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Hôtel à Bangkok et Koh Chang? English translation pending
by Mimietbad · 2009-07-18 · 13 replies
Bjr, nous sommes en pleines recherches pour notre séjour, 1ére partie : Bangkok, puis repos à Koh Chang -Kai Bae, nous serons accompagnés de nos 2filles (2 et 9ans), pour BKK (3nuits) aimerions visiter les klongs, & Wat Pô ... quels sont les choses à ne pas rater, et quel hotel (plutot Khaosan ou Sukumvit) pour trouver des points de départ faciles... Quant à Koh Chang (nous y avons déjà sejourné mais du côté de Klong Prao), nous nous orientons vers le KAI BAE huts, KB resort ou Coral Resort, étant donné qu'au départ étions partis pour reserver les Siam resort (mais apres recherches, il semble vraiment à éviter), merci de bien vouloir partager votre vécu...😉
Kho Samet et conseils pour la côte est de la Thaïlande English translation pending
by Cheepie · 2006-01-31 · 8 replies
😉Bonsoir a tous, 😉 nous comptons faire notre 3ème voyage en Thailande, nous avons peu de temps (2 semaines en Mars) ou nous aimerions découvrir de nouveaux sites (mais programme orienté +farniente...) .On connait bien toute la cote Ouest (Ko Lanta qu'on a beaucoup aimé!) et on voudrait votre avis sur la cote Est.. on aimerait éviter les sites trop plein de "touristes" et donc plus chers(donc éviter Ko Samui) et on se demande si Ko Samet vaut le coup (belles plages, petite animation, marchés thais, ambiance cool...?) ou Ko Chang? En visitant le site, les avis sont trés partagés sur ce coin... je n'arrive pas a me faire une idée claire! Merci d'avance pour vos conseils éclairés!!!
Quel hôtel choisir à l'Ile Maurice? English translation pending
by Philaloha · 2004-05-20 · 2 replies
tout compte fait je vais sans doute partir en 1/2 pension

quelqu'un peut il me conseiller un hôtel de catégorie 3 ou 4 *

genre Ambre, Pirogue ou Coco Beach ou d'autres si vous en connaisser

je cherche tranquillité, repos chambre vue sur mer et pas des clubs trop grand et trop animés

merci
Which island to choose in Thailand for a few days with my sister?
by Bonjourciao · 2026-07-19 · 6 replies
Hello, it’s been a while since I last asked for your help on this forum—I’ve really missed it! I hope you’re all doing well, whether you're new or returning members.

I’m planning a trip from February 6 to 18, 2027, with my sister (we’re 47 and 50—time flies!). I’ve got my eye on a flight from Paris that lands in Bangkok on February 7 at 3 PM, with a return flight from Bangkok on February 18 at noon.

My sister has never been to this destination, and it’ll be her first time in Asia. Her priorities: beaches, sunshine, and cocktails by the shore. For me, I love that too, but I also enjoy exploring, nature, forests, and a bit of comfort (mixing guesthouses and higher-end hotels with pools). A little evening entertainment would be great, but not too much—good cocktails in a nice atmosphere rather than a rave party ;-). And I can’t help but dream of taking her on a little trek through a tropical forest (guaranteed memories and laughs, though she might curse me at the time) and showing her some karst landscapes.

I’ve been to Thailand before, but it was 15 years ago...

The idea is to give her a taste of Bangkok for 1 or 2 nights, a few days on an island (but which one...?), a tropical forest excursion with 1 or 2 nights on-site (Khao Sok?), and then back to Bangkok.

For the "main" island, even after reading the *Guide du Routard*, I’m still undecided. It’s hard to find a place that ticks all the boxes without feeling as crowded as the French Riviera in August: Koh Lanta? Khao Lak (though it’s not an island)? Koh Tao (I could maybe get my PADI certification, but I’m afraid she’d get bored, and it might be better to save that for a solo trip)? Koh Yao Yai (I worry we’d be bored in the evenings)? What a dilemma!

Thank you if you’ve read this far! Feel free to share any advice—it’ll all be warmly welcomed.

Here’s a rough outline of the itinerary (I’d rather skip a night in Bangkok if needed):

· Saturday, February 6, 2027: departure (overnight flight) · Sunday, February 7, 2027: arrival at 3 PM, probably at the hotel by 6 PM, evening in Bangkok (overnight in Bangkok) · Monday, February 8, 2027: day in Bangkok (Wat Pho and a floating market?) (overnight in Bangkok) · Tuesday, February 9, 2027: travel to Koh Lanta or another island (flight to Phuket or Krabi?) (overnight on island "x") · Wednesday, February 10, 2027: beach and walks (overnight on island "x") · Thursday, February 11, 2027: beach and walks (overnight on island "x") · Friday, February 12, 2027: beach and walks (overnight on island "x") · Saturday, February 13, 2027: beach and walks (overnight on island "x") · Sunday, February 14, 2027: beach and walks (overnight on island "x") · Monday, February 15, 2027: travel to Khao Sok—nighttime excursion to Khao Sok (overnight in Khao Sok) · Tuesday, February 16, 2027: exploration and hike in Khao Sok (overnight in Khao Sok) · Wednesday, February 17, 2027: return trip to Bangkok (overnight in Bangkok) · Thursday, February 18, 2027: return flight to Paris at noon
Ile Sainte Marie (Madagascar), octobre 2018 English translation pending
by 1sitraka2 · 2018-10-21 · 78 replies
C' est toujours décevant d' être dans l' obligation de modifier un voyage, surtout quand on l' a préparé minutieusement et qu 'on en a rêvé. Contraint peu de temps avant le départ de réduire de moitié, la durée de mon séjour à Madagascar, le voyage prévu dans l' ouest du Pays devenait impossible même en adoptant un rythme de marathon touristique. Ce n' est que partie remise. Tout en conservant le destination de la Grande Île, j' ai décidé de passer quinze jours à Sainte Marie. Le voyage devenait totalement différent, beaucoup moins de route, plus de temps à la contemplation et au plaisir de retrouver ce Pays, tout en gardant quand même de l' intérêt. Il n' y a pas beaucoup de renseignements sur Sainte Marie sur le forum, ce qui s' explique par la faible fréquentation touristique, je vais donc essayer de d' apporter une modeste contribution, pour faire connaître un peu cette île que j' ai beaucoup appréciée. J' ai trouvé des conseils sur des blogs et j' ai été aidé par quelques internautes que je remercie et qui se reconnaîtront. Il me restait à modifier les billets d' avion, Air Madagascar a une ligne directe La Réunion/Sainte. Il devenait inutile de perdre deux jours de route pour rejoindre Sainte Marie depuis Antananarivo. Il n' est pas toujours nécessaire d' aller très loin pour découvrir et satisfaire sa curiosité.

5 octobre 2018, départ pour Gillot l' aéroport nord de la Réunion.

Le vol se fait sur un ATR 72 de la compagnie Air Madagascar, vol court 1h50, départ 12h15 arrivée Sainte Marie 15h05 compte tenu du décalage horaire d' une heure.

Départ en fait avec 15 minutes d' avance, dès l' embarquement d' environ 25 passagers, arrivée avec la même avance.



Descente sur le tarmac et nous sommes à quelques mètres d' un minuscule, mais sympathique aéroport. Passage de le Police de l' air et des frontières sans le moindre problème. J' avais demandé le visa à l' ambassade de Madagascar avant mon départ ( 31 € pour 30 jours ) mais il est possible de se le faire délivrer sur place. Passage en douane, l' ambiance est bon enfant, le douanier fait ouvrir un sac de temps en temps et ça passe très vite. Sur le parking, chauffeurs de taxi et tuk tuk attendent les clients potentiels. On est bien loin de l' agressivité à Antananarivo (Ivato) des rabatteurs, ici tout se passe dans le calme et la bonne humeur. Par contre à l' aéroport il n' y a ni bureau de change, ni distributeur de billets.

En hébergement j' avais choisi, une petite structure hôtelière, dans le sud de l' île, au cœur du village de Vohilava. Quatre bungalows, deux personnes et un familial tout en bord de mer. 62000 ariary/jour. Construction traditionnelle ( briques rouges, falafa et raty) avec douche, toilettes intérieures (eau chaude) L' endroit est particulièrement calme.







Au mois d'octobre durant tout mon séjour, le taux de change était particulièrement avantageux (plus de 4000 ariary pour un euro)

Devant l' hôtel sur la plage, des jeunes femmes, proposent de l'artisanat, des épices, des huiles essentielles mais sans insistance aucune, chose appréciable à Madagascar. Pour les petits déplacements, j' ai loué un scooter ( négocié à 20 000 ariary/jour, pour 15 jours) ça évite d' attendre les tuk tuk qui passent sur la route mais de façon irrégulière et ça revient beaucoup moins cher.

A suivre...
Île-du-Prince-Édouard ou Îles de la Madeleine English translation pending
by Budetcri · 2017-01-17 · 25 replies
Bonjour, Après avoir visité la Gaspésie en 2015, nous repartons cet été au Canada. Nous allons louer une voiture et visiter les provinces Maritimes, une partie sera faite avec mon oncle et ma tante qui vivent à Sherbrooke et pour l'autre partie où nous serons seules avec mon amie, je ne sais que choisir entre l'Ile du Prince Edouard ou les Iles de la Madeleine, merci de vos infos. Christine
Alaska: carnet de photos, garanti sans selfies English translation pending
by Cheechako · 2016-08-23 · 89 replies
Bonjour, L'Alaska fait recette ! Nous avons droit cette année à plusieurs sympathiques carnets de voyage, plutôt bien suivis. J'ai donc pensé pouvoir désormais proposer quelques images d'un pays que je fréquente assidûment depuis plus de vingt ans (VF n'existait probablement pas lors de notre premier voyage en AK, en 1992.) Images de paysages bien sur mais surtout de la faune exceptionnelle qui hante ces grands espaces.

On commence par l'été :

A tout seigneur tout honneur : le Denali, visible 20% du temps..

gélinotte (Kenai)

écureuil (denali NP) Mouflon de Dall (Denali NP)

tétras du canada (spruce grouse)

spermophile (Denali NP)

Pygargue immature au bain (Kenai)

Porc épic (Anchorage)

Cygne trompette (Chitina)

Lièvre variable (Denali NP)

Pour le série suivante, si vous voulez, nous passerons à de plus grosses bêtes...

A plus...Cheechako.
Avis séjour île de Lombok juin 2014 English translation pending
by Bigfoot93 · 2014-02-02 · 5 replies
Bonjour,

Je sollicte votre avis concernant un séjour sur l'ile de Lombok pour le mois de Juin 2014.

Nous avons trouvé une offre vol-hotel (sur senggigi plage) petit dejeuner pour 16jours 13 nuits a 1400€. Nous aimerions sur place etre autonome pour toutes les visites (ile de gili, volcan de rinjani, parc narmada, kura lombok...) en louant un vehciule (scooter, voiture) tout en ayant notre pied a terre a l'hotel.

En comparant avec un voyage sur mesure (vol de notre coté, reservation hotel) nous avons l'impression que nous payerons plus cher.

Qu'en pensez vous?

En vous remerciant de l'attention portée a ce message.
Compte rendu d'un séjour de dix-huit jours en Sicile orientale et îles Eoliennes du 4 au 22 février 2013 English translation pending
by Jacou0109 · 2013-03-04 · 5 replies
Compte rendu d’un séjour de 18 jours en Sicile orientale et îles Eoliennes du 4 au 22 février 2013

Budget total pour 2 personnes : 2517 € Avion Strasbourg-(Rome)-Catane (Air-France/Alitalia) AR : 468 € Transports sur place (bateaux, bus, location auto) : 237 € Hôtels /location (18 nuits) : 1004 € Restaurants et nourriture : 624 € Divers : 184 €

04/02 Atterrissage à Catane sous un ciel gris et chargé dans l’après-midi. A la sortie de l’aéroport, nous attendons pendant ¾ d’heure le bus de la Cie SAIS qui va nous emmener par l’autoroute jusqu’à Messine en 1h30 là, sur la même place, la correspondance avec le bus (Giuntabus) pour Milazzo se fait sans problème, nous attendons 30 mn et repartons pour Milazzo où nous arrivons 1h plus tard. Nous nous installons au B&B Rei Umberto à 10 minutes du port : excellente adresse, le patron est très accueillant, la chambre est d’une propreté méticuleuse avec tout le confort et un plus : un design très épuré et sobre de plus le petit déjeuner est très complet (qualité et quantité). 05/02 Beau temps et ciel bleu, nous prenons l’aliscafi qui part de Milazzo à 9h30 en direction de Vulcano et Lipari que nous atteignons 1h plus tard. Installation à la Résidence la Giara située tout près du port, une dizaine de beaux studios (avec cuisine) s’éparpillent autour d’un beau jardin et d’une piscine. Après le déjeuner pris sur notre terrasse au soleil, nous prenons le bus local pour le village de Quatropani situé sur l’autre côté de l’île face à Salina. De là nous partons à pied sur la route, heureusement très peu fréquentée à cette saison, en direction du village d’Acquacalda situé au bord de la mer sur la côte Nord. Le panorama sur les îles environnantes est magnifique puisque l’on voit successivement, Salina, Alicudi et Filicudi puis Panarea et Stromboli. En quittant Acquacalda, nous passons devant les mines d’obsidienne, puis devant les mines de pierre ponce inexploitées depuis l’inscription de l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO il est vrai que le paysage minier est moins beau de ce côté, puis nous arrivons à Canneto, petite ville balnéaire lovée au bord d’un beau golfe, d’où nous reprenons le bus pour Lipari proche de 4 km, après 2h 30 de marche. 06/02 Temps gris, de gros nuages courent dans le ciel. Au port où nous sommes allés nous renseigner, le départ des aliscafi vers les autres îles est pour l’instant maintenu mais sans garantie pour le reste de la journée. Nous décidons d’aller jusqu’à l’île de Vulcano située tout près de Lipari. Nous partons à 9h15 et y sommes 15 mn plus tard. Nous quittons la petite ville de Vulcano encore endormie, et trouvons sans peine le chemin bien indiqué qui grimpe à gauche depuis la route principale vers le cratère. Il y a à peu près 300m de dénivelé pour atteindre la partie la plus basse du cratère et la montée est régulière et sans danger. Le vent s’est levé et souffle vers le N-E repoussant les fumerolles du cratère dans cette même direction. En évitant de se placer sous le vent, on peut approcher les fumerolles qui jaillissent de touts petits cratères jaunis et blanchis par les émanations de soufre à l’odeur caractéristique d’œufs pourris. Pour éviter toute intoxication, il nous faut ensuite les contourner en descendant un peu dans le cratère avant de remonter ensuite par un chemin en forte pente vers le bord le plus élevé du cratère d’où la vue sur les alentours et le volcan est magnifique. Nous redescendons vers le port et attendons le passage de l’aliscafi pour retourner sur Lipari. A cette saison l’île de Vulcano parait presque abandonnée avec toutes ces installations fermées : restaurants, hôtels, bars, villas etc. Nous retournons sur Lipari pour déjeuner puis décidons d’aller visiter le musée archéologique de Lipari, vu le temps maussade qui se maintient. Nous ne serons pas déçus mais bien au contraire émerveillés et surpris par la richesse de ce musée. Grâce à la situation géographique exceptionnelle de Lipari et à ses richesse naturelles (entre autres les mines de pierre ponce et d’obsidienne) l’ile a été occupée et convoitée depuis les temps les plus anciens. Il en est résulté une masse considérable d’objets qui s’échelonnent depuis le néolithique jusqu’à nos jours. De plus grâce au transport éolitithique, une masse considérable d’objets ont été concentrés et ensevelis par strates successives dans une zone géographique restreinte. Parmi toutes ces richesses, nous avons retenu une superbe collection de vases grecs de différentes époques et de lampes à huile, une autre collection étonnante de masques de théâtre grec, sans oublier les amphores récupérées dans la mer. Une autre partie du musée, tout aussi intéressante est consacrée à la vulcanologie. 07/12 Temps gris, nous partons nous promener en ville en poussant jusqu’au petit port de Marina Corta, c’est le port des pêcheurs de la ville et quel que soit le temps il y a toujours des pêcheurs en train de remailler leurs filets ou de parler de politique, surtout que nous sommes en période préélectorale en ce moment ici en Italie ! Vers 10h nous décidons de prendre le bus en direction du belvédère des Quattrocchi malgré une violente averse de grêle au moment du départ. Heureusement l’averse est de courte durée et quand nous arrivons au belvédère il fait de nouveau beau. La vue superbe embrasse toute la partie sud au-delà de Lipari, en direction des fariglioni (pitons rocheux dans la mer) et de Vulcano et vers l’Ouest en direction des îles Filicudi et Alicudi. Nous remontons à pied la route en direction de Piano Conte et prenons l’embranchement qui descend aux thermes de San Calogero par une belle route qui domine la mer et serpente entre les vergers, la vigne et les figuiers de barbarie. Retour par la même route pour reprendre le bus au belvédère de Quattrocchi. Dîner à l’excellent restaurant Il Filipino. 08/02 Les conditions météo ne s’améliorant pas nous annulons notre projet d’aller sur Stromboli pour partir d’abord sur l’île de Salina plus proche. Le problème de Stromboli est que l’on peut y rester bloqué pour plusieurs jours si de mauvaises conditions météo empêchent les hydroglisseurs d’accoster, risque que nous ne voulons pas prendre. Après avoir fait quelques courses alimentaires chez Pina, la sympathique épicière qui tient un commerce de produits locaux et de légumes dans la rue principale de Lipari, nous prenons l’aliscafi de 13h30 qui nous amène au port de Santa Marina à Salina en ½ heure. Ayant réservé un studio il y a plus d’un mois, nous sommes attendus et on nous emmène au studio situé au N-E de Santa Maria à 5mn du centre de la petite ville. C’est un petit appartement dans une villa à l’architecture typique des éoliennes avec cuisine, sdb et chambre à coucher, une grande terrasse couverte donne sur la mer et les îles de Stromboli et Panarea. Seul problème une clim réversible dans la chambre à coucher insuffisante pour réchauffer tout un appartement à cette saison où il fait encore bien froid, la preuve est qu’un beau tapis blanc d’un mélange de neige et de grêle a tapissé l’île le lendemain matin. La petite ville de Salina est toute petite et bien calme à cette saison. Heureusement que les commerces de base sont ouverts : superette, boulanger et boucher, pour nous permettre de faire nos courses. 09/02 Toujours le même temps incertain, pas suffisamment pour nous empêcher de partir à pied en direction du village de Lingua à la pointe Sud de l’île en empruntant la route. Ici aussi tout est fermé mais on imagine le monde et le bruit en haute saison. Balade le long de la lagune, une ancienne saline qui a donné le nom à cette île et retour vers Santa Marina en 40 mn environ. 10/02 « Bis repetitam » pour la météo, nous partons cette fois à pied en direction de la pointe nord, le Cap Faro d’où l’on voit bien les îles de Stromboli et Panarea, retour sous une pluie battante. 11/02 Enfin du soleil, nous prenons le bus pour le village de Pollara, là où a été tourné le film « le facteur ». Le bus nous laisse dans le bas du village, il ne nous reste plus qu’à remonter du fond du cratère où sont éparpillées les maisons du village vers le col puis de redescendre vers le village de Malfa pour y reprendre le bus (2h). Le paysage est très beau et sauvage avec ce relief volcanique très marqué et la vue depuis la route sur la campagne environnante est magnifique. Nous reprenons l’aliscafi pour Lipari. Le soir nous assisterons au défilé de carnaval avec de très beaux chars bien décorés, illuminés et sonorisés, entourés d’une foule de « lipariotes » en goguette, dansant et chantant, très bonne ambiance. 12/02 Retour sur Milazzo, balade vers le château et dans la vieille ville bon dîner chez « Casalingua » 13/02 Nous devons retrouver nos amis Marie-Claire et Daniel à l’aéroport de Catane vers 15h Pour ce faire nous prenons comme à l’aller mais en sens inverse le bus de Milazzo à Messine puis Messine à l’aéroport de Catan. En attendant l’atterrissage de l’avion nous allons régler les papiers pour la voiture de location. ½ h plus tard nous partons tous les 4 en direction de Syracuse sous un beau soleil. Nous avons réservé 2 chambres à l’hôtel « Villa dei Papiri » situé dans un superbe domaine à la campagne à 7 km de Syracuse, difficile à atteindre sans mon GPS. Bel endroit entouré d’orangers, de citronniers avec des chambres meublées de style rustique mais avec tout le confort. Les chambres groupées par quatre dans de petits bâtiments sont éparpillées dans le grand terrain qui entoure la maison de maître qui sert de salle à manger. Nous partons découvrir Ortygia, le vieux Syracuse qui occupe la péninsule. C’est un mélange de vieux palais et d’églises pas tous en très bon état et de ruelles plutôt miteuses en dehors des endroits très touristiques comme la piazza del Duomo. Nous dînons dans une trattoria populaire « Mariano » qui a du succès pour l abondance et la qualités des plats et qu’affectionnent aussi les locaux, prix doux surtout ici à Syracuse ville très touristique. 14/02 Somptueux petit déjeuner servi dans la grande maison de maître. Nous repartons pour Syracuse mais pour visiter d’abord le parc archéologique, autre visite incontournable de Syracuse. Le temps est superbe ce matin et le soleil met en valeur le magnifique théâtre grec et le parterre de fleurs jaunes qui tapissent le lieu. Nous passons ensuite aux carrières avec la fameuse « oreille de Denys ». Nous terminons par l’amphithéâtre romain. Retour à Ortygia pour compléter sous pluie et soleil la visite commencée hier soir. On en a retenu la belle place du Duomo, le Duomo lui-même avec le réemploi des anciennes colonnes du temple antique d’Athéna. Le soir dîner à la « Foglia » prix cher et portion congrue. 15/02 Beau ciel bleu, nous partons en direction de la ville de Noto, superbe ville baroque entièrement reconstruite à la suite du terrible tremblement de terre de 1693. A chaque coin de rue, une église ou un palais baroque de plus le soleil met en valeur la chaude couleur miel des pierres calcaires utilisées pour la construction. Pique-nique dans la campagne environnante sous le soleil. Nous enchaînons ensuite avec Modica également reconstruite après le tremblement de 1693, moins riche que Noto mais qui compense grâce à sa spécialité de chocolat artisanal, avis aux gourmands ! Nous continuons vers Raguse où nous nous installons à la Locanda Don Serafino en pleine vieille ville : rien à redire, c’est un **** obtenus à prix malin. Première balade dans la soirée dans Ragusa ibla (la ville basse), bien mise en valeur avec un éclairage adéquat qui sculpte bien les différents monuments. Excellent dîner au restaurant « Il Barocco », plats goûteux et très copieux. 16/02 Après le petit déjeuner buffet complet nous allons découvrir la ville entrevue hier soir. Il a plu toute la nuit mais le ciel s’éclaircit. Visite du Duomo, belle construction baroque aux belles proportions, on y accède en passant une très belle grille en fer forgé. Plus loin l’église San Giuseppe toute aussi belle et surtout remarquable par son intérieur de forme ovale. Nous avons ensuite la chance de pouvoir visiter le « Circolo de conversazione », palais privé réservé aux membres cotisants et dont plusieurs salles possèdent de très beaux plafonds peints. Nous terminons par le beau jardin qui offre une belle vue sur la campagne. L’après-midi nous allons visiter l’autre partie de la ville, Ragusa Alta, la rivale de Ragusa Ibla, pour ce faire il nous faut grimper les ruelles en escaliers pour arriver à la ville haute, un peu moins riche que la basse, on y trouve par contre des bâtiments de style mussolinien comme la Poste, assez caractéristique. Bon dîner à Ragusa Ibla au restaurant « Il giardino ». 17/02 Départ pour Caltagirone, connue pour les céramiques qui revêtent les 142 contremarches qui mènent à la Chiesa Santa Maria delle Scale. De part et d’autres de cette rue toute en escalier, les artisans vendeurs de céramique sont légion. Nous continuons vers Piazza Armerina, l’étape de ce soir, mais avant nous nous arrêtons pour revoir les magnifiques mosaïques romaines de la Villa Casale toute proche. Nous avions un souvenir mitigé des conditions de visite il y a 30 ans avec des groupes scolaires indisciplinés et excessivement bruyants. Là, un seul groupe d’adultes de 20 personnes et nous, autant dire quasiment seul pour un site de cette réputation, le pied ! 3500 m2 de mosaïques en excellent état, c’est exceptionnel. Retour à Piazza Armerina et installation en pleine nature à 1km du centre ville à l’hôtel Trigona qui appartient toujours à la famille du noble, bienfaiteur de la ville. Belle chambre, accueil très sympathique de la part des propriétaires, et très bon dîner de spécialités locales, le tout, chambre et repas pour un prix très doux. 18/02 Temps gris et pluvieux, nous allons néanmoins visiter la vieille ville de Piazza Armerina, avec comme toujours, églises et palais au programme. Enna que nous pensions également visiter est dans la purée de pois la plus totale, nous repartons par des petites routes à destination de Taormine en contournant l’Etna par l’Ouest. Les paysages sont très variés, passant de beaux vergers à des terres plus hostiles marquées par la lave et des terres noires où sont plantés des figuiers de barbarie. A certains endroits nous longeons de véritables déchetteries en plein air, des tas d’immondices trainent le long des routes, on se croirait à Naples au moment des grèves des éboueurs! l’Etna restera invisible toute la journée. Arrivée à la ville côtière de Giardini-Naxos, nous nous installons à l’hôtel « Cantone del faro », dans un environnement mitigé, coincé entre la gare, la mer et des constructions grises et inachevées. Dîner honnête dans une pizzeria sur le bord de mer. 19/02 Nous montons à Taormine et nous nous garons dans le silo à l‘entrée (attention tarif élevé : 8€ pour 3h) mais avons-nous vraiment le choix ? nous débutons la visite par la rue principale dévolue au « big business », donc magasins de luxe, de souvenirs avec des articles kischissimes, restaurants, bars, hôtels, etc. Heureusement il y a quelques beaux monuments, palais, églises et quelques places agréables pour compenser, mais c’est surtout la vue magnifique qui a fait la réputation de Taormine et son splendide théâtre grec dont les gradins sont tournés vers la mer et l’Etna (bien ennuagé ce matin). Nous quittons Taormine pour aller pas très loin d’ici à Fiumefreddo où nous avons réservé des chambres dans un hôtel situé dans un grand verger d’agrumes et de serres consacrées à l’horticulture : Ficus, Strelitzia, Bougainvillées etc. Nous en profitons pour visiter l’exploitation et faire le plein d’agrumes, c’est gratuit, les prix sont tellement bas que les fruits ne sont plus ramassés nous confie le gérant !!! Une petite éclaircie nous pousse à aller voir l’Etna de plus près en empruntant la route qui mène jusqu’au refuge Provenzana. Après avoir émergé de la brume, la route s’élève dans un paysage blanc de neige et nous pouvons enfin voir l’Etna et son panache de fumée. Il fait bien froid ici à 1800m d’altitude. En redescendant en direction de la ville de Giara nous commençons à rouler sur un léger tapis de cendres qui va un plus loin se transformer en un vrai tapis noir de scories que les gens un peu partout balaient. Tout est recouvert de noir ! Il s’agit de la zone sur laquelle les vents dominants ont soufflé de grosses quantités de scories crachées par le volcan, ça fait bizarre ! 20/02 Au moment du petit déjeuner, on nous apprend que l’Etna cette nuit à violemment craché du feu, si on avait su… Nous quittons Fiumefreddo pour notre dernière étape à Nicolosi. Nous ferons un crochet pour aller voir les petites villes situées sur la cote comme Acireale, Aci Castello et Aci Trezza. Accueil très convivial d’Angela la propriétaire du B&B Etna House à Nicolosi. Le temps n’étant pas trop défavorable nous décidons de monter vers l’Etna par la route qui mène au refuge Sapienza et effectivement même si la météo n’est pas au top nous voyons bien l’Etna et les gros nuages de fumée blanche (aurions-nous un nouveau Pape ?) qu’il rejette. Tout autour de nous la neige a recouvert la quasi-totalité des environs, il fait 1°. L’immense parking est vide et les « marchands du temple » sont aux abonnés absents, ils reviendront dès que la saison aura démarré. Retour à Nicolosi. 21/02 Somptueux petit déjeuner préparé par Angela, tant en qualité qu’en quantité. Dernier jour consacré à la visite de Catane. Nous descendons vers le centre ville et allons nous garer dans un parking gardé près de la place Stesicoro. Catane nous a réservé une belle surprise dans la mesure où ne nous attendions pas à voir d’aussi beaux monuments comme le très beau théâtre grec, le château d’Ursino, la très belle église Saint Agathe du monastère, œuvre majeure de Vaccarini, les bâtiments de l’université dont le superbe monastère baroque des Bénédictins et l’étrange église inachevée San Nicolo d’Arena. Nous n’avons pas non plus manqué le très vivant marché aux poissons. Pour reposer nos pieds malmenés par plusieurs heures de déambulation nous nous arrêterons dans une pâtisserie pour déguster des cassatas, friandises incontournables de la Sicile. Puis c’est la remontée en voiture vers Nicolosi qui s’avère périlleuse à la suite d’un orage violent qui s’abat sur la ville au même moment. Nous roulons dans des rues et routes transformées en rivières bouillonnantes, de plus nous sommes à contre courant remontant des rivières qui coulent avec violence dans le sens de la pente. Un peu partout des voitures en panne arrêtées en plein milieu de la chaussée rendent encore plus difficile une conduite déjà suffisamment problématique. Ce n’est qu’en arrivant à Nicolosi, 9 km plus haut que la situation se calme. Nous verrons le soir même à la télévision italienne des images impressionnantes de ces inondations dans le bas de la ville. Excellent dîner dédié aux champignons au restaurant Nuevo Tukano. 22/02 Départ de l’aéroport de Catane pour Rome et Strasbourg dans la matinée, un superbe soleil éclaire l’Etna complètement dégagé ce matin, on reviendra… Remarques Budget : l’Italie reste un pays cher même si le coût de l’hébergement en basse saison permet de faire quelques économies. Les trajets en hydroglisseurs sont également assez élevés (120 € à deux pour notre périple dans les trois îles au départ de Milazzo). Dans les restaurants, l’addition monte vite si on choisit du vin en bouteille dep lus les couverts et le pain sont payants .Les denrées alimentaires achetées en superette sont aussi chères que chez nous, même quand il s’agit de produits frais cultivés sur place. Pour les conducteurs français, intégrer le fait que le conducteur sicilien interprète les règles du code de la route à sa façon: - ligne blanche = on peut doubler sans problème - Limitation de vitesse = invisible aux yeux des Siciliens - Les emplacements de parking = la seule façon pour les Siciliens de se garer est de se mettre en épi sur des emplacements non prévus avec comme résultat d’empiéter et sur la chaussée et de bloquer le passage des piétons sur le trottoir. - Le panneau stop = si la manœuvre pour forcer le passage échoue, alors seulement on accepte de stopper. On a bien aimé : - la cuisine sicilienne savoureuse et parfumée - les Siciliens ouverts et attentionnés - L’île de Lipari, le village de Pollara, le parc archéologique de Syracuse, la ville de Noto et de Raguse (Ragusa Ibla), les mosaïques de la Villa Casale, le théâtre de Taormine, l’Etna et Catane. On a moins aimé : - Le climat de ce mois de février (pluvieux, froid et humide) Quelques rares journées ensoleillées. - Les tas d’ordures visibles dans la campagne - Le chauffage déficient ou sous-dimensionné pour certains hébergements. - Le coût de la vie (voir plus haut)

Pour ceux qui voudraient voir quelques photos, cliquer sur ce lien qui pointe vers l’album.
https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/SicileFevrier2013?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLzw49jjoaupwgE&feat=directlink
Idées d'excursions sur l'île Maurice? English translation pending
by Floratine · 2011-09-08 · 22 replies
bonjour

nous partons dans 3 semaines à l'ile Maurice et je voulais savoir quelles etaient les excursions à faire en priorité car j'ai lu par ex que celle sur l'ile aux cerfs était un attrappe touriste. je voulais aussi savoir si on pouvait louer un quad ou est ce plus interessant de prendre le bus?? nous serons à l'hotel Mauricia si il y avait des pieges à éviter quand aux excursions etcc merci d'avance

Flo
Hôtel pour un voyage de noce à l'île Maurice? English translation pending
by Cedric95 · 2009-08-25 · 9 replies
bonjours

voila avec ma futur femme nous voulons partir a l'ile maurice l'année prochaine fin juin debut juillet. nous souhaitons savoir ou partir et dans quel hôtel et aussi quel temps il fait a cette période pour que sa reste un merveilleux souvenir . nous avons un budget de 4000 a 4500 e.

merci de nos aidez car nous avons trouvé des hôtel mais nous avons peur de faire le mauvais choix par rapport aux critique.
Climat à Koh Chang mi-juillet? English translation pending
by Majaba · 2009-07-03 · 10 replies
Bonjour,

Je suis à Bangkok à partir du 11 juillet. Ensuite je souhaite aller à Ko Chang (l'ile en fgace de Trat) mais, statistiquement le climat ne semble pas terrible en cette période. Quelqu'un est il sur place en ce moment pour me dire ce quelles sont les conditions en ce moment ? Je suis également preneur de tout bon plan dans le coin.

D'avance, Merci.😎
Retour de Jamaïque et de l'hôtel Riu Negril English translation pending
by Begeju · 2007-02-15 · 28 replies
nous revenons de Jamaique ou nous avons passé 8 jours au Riu Negril .Nous avons passé d agreables vacances mais rien de depaysant en effet la mer est la meme qu a St Domaingue ou Cuba ni moins ni plus belle de plus la vie est horriblement chere ( 8 dollard us le paquet de cigarettes 3 dollard un petit coca) Les excursions ne derrogent pas a la regle tres cheres mais d un interet minime si ce n est le Risk Cafe qui est la seule excursion qui vaille la peine en effet le cadre est magnifique les plongeons impressionants et le coucher de soleil magnifique!!! Nous gardons de ce pays le fait qu il est plus facile de trouver de la Marijuana que des cigarettes (car tous les camelots en proposent a chaque touriste jusqu a la cocaine ) Enfin pour finir notre hotel etait bien mais il y en avait de bien plus sympa comme le Sandal et ils se trouvent tous sur la meme plage le Riu, couple, le tropical riu, le lido, l hedonite, le Sandal tous sur la meme plage a savoir que l on ne peut acceder au lido et a l hedoniste que par la route pour moi le pays n est pas si pauvre que je l ai vu sur le site, cuba est bien plus pauvre, les gens sont ni riches ni pauvres pas de mandiant dans les rue et ca c est vraiment une bonne chose les gens ne parle pas un mots francais donc ceux qui ne sont pas fort en anglais dur dur En conclusion joli pays mais il existe plein d autre destination aussi belle et surtout beaucoup moins chere alors bonnes vacances et "no probleme, Respect Man"
Voyage de noce à l'île Maurice ou en Polynésie-Française? English translation pending
by Globtrotters · 2006-06-02 · 21 replies
bonjour à tous 😉 nous sommes en pleine organisation de notre voyage de noce pour le mois de novembre 2006 et nous hésitons entre l'ile maurice et la polynésie française. notre budget est d'environ 2500 à 3000 euros pour tous les deux.

nous recherchons un voyage inoubliable avec lagons, plage de sable blanc et quelques activités sportives et culturelles. pouvez vous nous renseigner sur ces destinations ou d'autres selon ce profil recherché et surtout les bons plans et choses a éviter.

merci à tous et on attend vos suggestions avec impatience.
Choisir entre les hôtels Brisas del Caribe à Varadero et Tryp Cayo Coco English translation pending
by Vooxx · 2006-03-22 · 12 replies
Bonjour, nous sommes quatre étudiants du cegep, et en juin, nous voulons partir 2 semaines à Cuba. Nous voulons payer un maximum de 1500$. Nos priorités pour le voyage sont le buffet, le bar, la plage, la piscine et principalement le Party. Nous voulons avoir un plaisir fou pour notre premier voyage. Comme je dis, nous voulons vraiment faire la fête, mais aussi relaxer sur une belle plage de rêve. Alors, nous hésitons entre deux hôtels très intéressante à première vue. Il s'agit du Brisas Del Caribe à Varadero et du Tryp Cayo Coco à Cayo Coco.

J'aimerais avoir des informations sur ces hôtels et vos impressions.

Merci beaucoup et j'attend vos réponses ;-)

P.S Si vous avez d'autres suggestions pour les hôtels, n'hésitez pas à me le dire.
Vilamendhoo (Maldives): informations et photos English translation pending
by Nadouche · 2006-01-13 · 22 replies
Nous partons à Vilamendhoo fin Avril/début Mai. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette île : activités, logement en chambre Deluxe, qualité des fonds sous marins, ....? Si vous avez des photos, ce serait cool !!!! Merci d'avance
Tahiti, Île de Tikehau English translation pending
by Myrtille2 · 2005-03-16 · 29 replies
Bonjour à tous,

La semaine dernière, j'ai écouté une émission au Canal Évasion avec Geneviève Borne, Maeva portant sur les différentes îles de Tahiti. Celle qui a le plus retenu mon attention est celle de Tikehau. Avec ses bungalow sur pilotis avec les planchers de verre, le décor était à faire rêver. Je me demandais si quelqu'un pouvait me donner quelques détails plus précis. Les sites internet portant sur cette destination ne sont pas très faciles à consulter et de plus, tous les prix sont en euro. J'aimerais savoir si quelqu'un est déjà allé, quel était le prix, le nombre d'heures d'avion, les impressions, l'eau, la nourriture, bref, un récit de voyage qui me donnerait des informations complètes.

Merci beaucoup et continuons à parler de voyage, ça fait rêver.😉
Suisse, pays de lacs et montagnes du 16 au 28 mai 2020 English translation pending
by Ticapi · 2020-06-07 · 172 replies
Bonjour,

Comme pour beaucoup de voyageurs, le Coronavirus a perturbé nos plans pour cette année. Notre road trip au Pérou est tombé à l’eau et la fermeture des frontières ne nous permettait pas de quitter la Suisse.

Heureusement, en Suisse, nous n’avons pas subi un confinement strict et nous pouvions nous déplacer librement dans le pays, en respectant certaines règles (distance de 2 mètres entres les personnes, rassemblements de maximum 5 personnes). De plus, une semaine avant notre départ, les magasins, restaurants et musées pouvaient ouvrir. Par contre, les campings, télécabines et télésièges sont restés fermés jusqu’au 6 juin.

Nous avons décidé de ne pas préparer un itinéraire fixe. Le but principal était le canton des Grisons que nous connaissions très peu. Pour y aller et pour revenir, nous avons traversé d’autres cantons où nous avons profité de faire des visites et randonnées. Certains endroits nous étaient bien connus, mais les voir sans les touristes habituels, asiatiques, indiens et américains, change complètement la perception des lieux. Imaginez, le fameux pont de la Chapelle à Lucerne, sans les hordes de touristes asiatiques qui l’envahissent tous les jours.



Nous avons loué un van, afin d’être autonome et libre. Notre choix s’est porté sur le VW California Ocean. Ce van est passe-partout, on peut facilement emprunter toutes les petites routes de montagnes et se parquer partout. Seul inconvénient, il n’a pas de salle de bain. La douche se fait à l’extérieur (eau froide), mais nous avons des toilettes portables. Le California Ocean est équipé avec une petite cuisine (un réchaud à gaz avec deux feux, un frigo de 42 litres, un petit évier). Il y a des placards sous la cuisine, au-dessus de la banquette et à l’arrière, ainsi qu’un grand tiroir sous la banquette. Les sièges avant se tournent, il y a deux tables, une à l’intérieur et une autre, encastrée dans la portière, pour l’extérieur. Les deux chaises pour l’extérieur sont encastrées dans la porte du coffre. Le toit se lève, on peut donc se mettre debout à l’intérieur du van. Le lit sous le toit est confortable, avec son sommier sur lequel sont fixé des ressorts. Un store extérieur nous protège du soleil lorsqu’on est à l’arrêt. Le chauffage stationnaire est bien agréable pour chauffer l’habitacle lorsqu’il fait froid. Il y a aussi plusieurs prises, dont une qui fonctionne avec la deuxième batterie et permet de charger le téléphone, tablette, etc. la nuit. Bref, ce petit van est vraiment fonctionnel.

Au dernier moment, nous avons décidé de prendre notre chien Tidou avec nous. Il a fallu adapter nos randonnées et visites. Eh oui, notre Tidou n’est plus tout jeune et il a des soucis avec son dos. Nous avons acheté un sac à dos spécifique, pour pouvoir le porter en terrain abrupte et lorsqu’il sera trop fatigué.

Nous avons chargé l’application park4night sur nos iPhones. Cette application est bien utile pour trouver des emplacements pour passer la nuit. Contrairement, à ce que l’on peut souvent lire, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour passer la nuit. Le camping sauvage est donc possible en Suisse, si on ne s’installe pas pour plusieurs jours au même endroit. Concernant l’eau potable, on trouve de nombreuses fontaines, le plus souvent avec de l’eau potable.
Escales à Aruba et Curaçao, îles des anciennes Antilles néerlandaises English translation pending
by Jemaflor · 2017-11-04 · 40 replies
Aruba et sa voisine Curaçao sont des territoires insulaires des Pays Bas … mais des Pays Bas d'outre-mer ! Situées dans la mer Caraïbe à proximité de la côte du Venezuela, elles offrent aux visiteurs leur festival de couleurs où domine le bleu et leur douce ambiance tropicale. J'y ai fait récemment escale et vous propose de partager dans ce récit quelques impressions illustrées de nombreuses photos. « Bon Bini ! » dans l'archipel, c'est ainsi que l'on dit « Bienvenu ! » dans la langue locale, le papiamento.

Pour débuter la visite, suivons l'ordre alphabétique avec un A comme … Aruba, la plus à l'ouest des deux îles.

Une île se dévoile de la plus belle façon depuis la mer. Des eaux bleues, une pointe de sable blanc … voilà que nous longeons lentement la côte sud. Depuis le pont supérieur d'un bateau de croisière on bénéficie toujours d'un point de vue imprenable ainsi, sous nos yeux admiratifs défile au ralenti le paysage côtier d'Aruba. N'est-il pas séduisant ce camaïeu de bleus ? Une belle invitation à poursuivre la découverte.



Cette île des petites Antilles s'étend sur un peu plus de trente kilomètres sur à peine onze de large. Ils sont plus 110 000 arubiens à y vivre et à jouir de l'agréable climat tropical dont bénéficie le territoire. Une île devenue autonome sur le plan administratif sauf en ce qui concerne la défense et les affaires étrangères encore sous la tutelle de la lointaine mère patrie, la Hollande, située au-delà de l'océan Atlantique à plus de 8000 kilomètres. Ici, nous sommes à quelques encablures des côtes d'Amérique du sud, plus précisément des côtes du Venezuela localisées à moins de trente kilomètres. Des côtes que l'on aperçoit depuis l'île … mais seulement par temps très clair ce qui n'est pas tout à fait le cas en cette journée nimbée par quelques brumes de chaleur, mais le soleil brille généreusement, ne soyons pas trop exigeant.



Avec cette vue plongeante, on le constate, un tel littoral où se succèdent tant de jolies plages donne le ton : Aruba est une destination rêvée pour les amateurs de farniente entre mer et cocotiers. Mais Aruba a bien d'autres atouts à offrir aux visiteurs, suivez-moi, je vais vous en présenter quelques-uns … Justement, nous venons d'accoster sur le quai de débarquement d'Oranjestad, la capitale insulaire.





Impatient de poser pieds à terre, je jette un dernier coup d’œil à la ville depuis « mon » belvédère au point de vue si privilégié. Dans le centre ville et en front de mer, un bâtiment se remarque un peu plus que ceux des alentours. Le Royal Plaza est un grand Mall à l'architecture un peu kitsch qui fait penser à … un gros gâteau. Ses murs roses évoquent un parfum fraise et ses frises et pignons blancs à de la meringue ou de la chantilly. Quant à la coupole centrale, j'ai envie de la comparer au chapeau d'un gros choux … à la crème bien sûr ! Nous irons nous balader sur le front de mer et voir de plus près le bâtiment mais ce sera à la fin de notre visite d'Aruba, en guise de dessert.

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Pour l'instant, direction vers le centre de l'île, pour être plus précis nous prenons la route pour aller découvrir les étonnantes formations rocheuses de Casibari. Ici, on est bien loin des minuscules grains de sable des plages de rêve bordant l'île, des blocs de pierre gigantesques s'amoncellent en grappe ou par endroits semblent être le résultat d'un éboulement. Dans ce décor où chaque grain, enfin rocher ! pèse plusieurs tonnes, les hommes apparaissent minuscules comme des « lilliputiens » au pays des géants. On les aperçoit sur le sommet de Casibari, ils donnent ainsi une idée de l'échelle de ces énormes cailloux.



Il faut monter tout en haut pour admirer le paysage alentour : des amas de pierres arrondies qui contrastent avec les cactus droits comme des « i ». Et au-delà du premier plan, des yeux on balaye le panorama en mode 360°. D'un sommet à l'autre … Dans ce plat pays des Pays Bas ultramarin, en arrière plan, la pyramidale Jamanota avec ses 188 mètres de haut accroche le regard en prenant l'allure d'une vraie montagne.





C'est bien sûr le lent travail d'érosion qui a façonné ainsi ce relief, les angles des rochers sont tout en rondeur même si de plus près la surface paraît granitée. Et comme souvent, l'observation des formes des rochers a stimulé l'imagination des hommes. Vous le voyez le poisson de Casibari ? Sur la photo (du bas), on devine en scrutant ce rocher un profil évoquant celui d'un poisson. Une fissure dessine la bouche de ce gros « Nemo », il a l'air bien triste et terne sans aucune écaille colorée !



A bien contempler ces amas de rocs, voilà que ce paysage me remémore quelques souvenirs de voyage … Cet aspect ressemble beaucoup aux rochers de l'île de Virgin Gorda aux Îles Vierges Britanniques ou encore à ceux qui bordent aux Seychelles la fameuse plage d'Anse Source d'argent (île de La Digue). Si vous connaissez ces lieux enchanteurs, vous ne contredirez certainement pas ma comparaison, même si là, ce décor est à distance du rivage.

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Avec un climat semi aride et peu de précipitations, Aruba offre des conditions idéales pour la pousse des plantes cactées. Aussi les cactus prolifèrent sur une grande partie du territoire et à certains endroits ce sont de véritables champs de cactus candélabres (cadushien papiamento) qui s'étendent à perte de vue. Des cactus, Il y en même autour des habitations. Une haie en cactus est aussi dissuasive qu'une barrière en fil de fer barbelé. Car, qui s'y frotte à de grands risques de s'y piquer !

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On chemine maintenant sur une route sinueuse (et poussiéreuse) du centre de l'île. De chaque côté, les cactus sont en nombre, toujours ! Des cadushi que j'ai envie de nommer cactus « cierges », cette appellation semble parfaite dans un tel lieu où les fidèles catholiques se pressent. D'ailleurs la route d'accès s'avère être un chemin de croix, au vrai sens du terme. Tout le long de la route ont été placées des croix blanches.



Au point culminant de cette petite colline a été érigée une chapelle, très coquette avec ces murs peints en jaune. Alto Vista est un lieu de culte catholique construit en 1952. Cet emplacement dominant la région a été choisi car c'est ici que la première église catholique d'Aruba avait été bâtie, bien auparavant, c'était dans les années 1750 sur proposition d'un missionnaire espagnol.



L'intérieur avec son autel paré de bleu peut sembler exigu, il s'agit bien d'une chapelle. Cela suffit amplement pour les rares visiteurs voulant se recueillir mais tout est prévu pour les offices des dimanches : à l'extérieur, des bancs de pierre sont disposés en demi cercle pour accueillir une foule bien plus nombreuse.

Dans cette île où l'on n'économise pas les peintures de couleur pour décorer les habitations même modestes, on n'oublie pas d'égayer également les tombes des cimetières. Voici un exemple de cimetière arubien, avec des teintes éclatantes qui donnent une certaine gaîté aux dernières demeures locales.



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Parmi les paysages insulaires, il y a une variété d'arbre très présente : les Divi divi . Ilssont même devenus un des emblèmes d'Aruba. Ces petits arbres ont la spécificité de résister à la sécheresse locale et surtout au vent. Ils s'adaptent en s'orientant dans le sens des alizés. Mais un emblème se doit d'être protégé, aussi les plus vieux spécimens avec leurs troncs tortueux et leur branchages effilés ont parfois besoin d'être soutenus par quelques poteaux.



Aruba, suite …. message suivant -->
Châteaux, onsens et sakura... balade de printemps English translation pending
by Fuchan69 · 2015-04-13 · 106 replies
On est rentrés du Japon, des images plein les yeux et des pétales dans les cheveux😉 après un séjour de 16 jours entre Kansai, Shikoku et Shogoku. C'est cette balade que je viens partager avec vous, jour après jour. Une première partie, itinérante avec des découvertes... et une seconde où nous profiterons d'un appartement loué à Osaka pour visiter quelques endroits assez surprenants sous les sakura...

Premier jour... Lyon--> Matsuyama

Tout commence par trois avions... Le premier nous a amenés à Amsterdam Schiphol pour une escale d'une heure. J'avais une petite inquiétude en effectuant les réservations mais avec un horaires de vol respecté, on pourrait même descendre à 45 minutes. C'était la première fois que je faisais escale à Schiphol, aéroport construit sur des polders. On a atterri sur un polder et l'avion s'est ensuite "promené" longuement, roulant au dessus de canaux et d'une autoroute avant d'arriver au terminal. Là, il ne faut pas traîner en route car c'est plutôt grand, mais très bien repéré. L'embarquement avait à peine commencé quand on est arrivés dans la salle. Nuit dans l'avion... sans vraiment dormir avant d'arriver à Kansai Airport... et prendre la première navette pour l'autre aéroport de la ville: Itami. De là on a pris un vol régulier de la compagnie ANA pour Matsuyama par l'intermédiaire du programme "Expérience Japan" qui met tous les billets des lignes intérieures ANA à 10800 yens. Pour bénéficier de ce tarif, il suffit de donner son numéro de dossier de réservation du vol international, quelle que soit la compagnie utilisée. Après avoir rapidement survolé les innombrables îles de la mer de Seto, notre "coucou" à hélices a atterri à Matsuyama en début d'après midi...

On a pris le bus, direction le quartier historique de Dogo pour trouver notre hôtel. En chemin, on a aperçu le château... Patience, ce sera pour demain!

A l'entrée du quartier, l'horloge astronomique allait juste se mettre en mouvements à notre passage... arrêtons nous!

Juste derrière l'horloge, des enfants barbotaient tranquillement dans une eau thermale sortant à 40° d'une fontaine...

On s'installe à notre hôtel, Dogo yaya, situé au pied des pentes délimitant le quartier historique.

On était complètement vannés par notre voyage. Heureusement, nous avons un excellent remède pour nous régénérer: le onsen! Et ce quartier possède un véritable monument, une institution parmi les onsen du Japon. Dogo Onsen! Après avoir vu ces quelques photos, je pense que cela va vous rappeler quelque chose... Photos de jour:

Pour ceux qui n'auraient pas encore retrouvé la mémoire, quelques photos de nuit:

Là, il ne doit plus y avoir de doute... Ceux qui ont vu le film d'animation des studios Ghibli "le voyage de Chihiro" auront vu une ressemblance frappante entre ces photos de nuit et les décors dans lesquels évoluait la fillette. Le réalisateur Miyazaki s'est en effet fortement inspiré de ce monument pour créer certains décors de son film. Et l'intérieur n'est pas en reste... des escaliers abrupts, des chambres privées, des salles de bains au style suranné. On avait pris la prestation comportant un thé en chambre privée et accès à deux bains "semi-privés" situés dans les étages. Bien sur pas de photos des bains... mais de la chambre:

Cet endroit est magique... tout comme le film. Mais pour ma part, il m'a surtout remis en mémoire la première fois ou je me suis rendu dans cet endroit avec mon beau-père, il y a une quinzaine d'années lorsque mes beaux parents habitaient cette ville. C'était en quelque sorte une initiation au rituel du bain public qui m'a donné l'envie de renouveler l'expérience à chacun de mes voyages au Japon. Détente, bien être et purification... l'antichambre du paradis! Après avoir visité les bains impériaux qui attendent toujours la première visite d'un empereur... (à ce sujet, après cette hypothétique utilisation, le bain impérial ne sera plus visitable, selon la tradition).... nous avons dîné dans un restaurant réputé à proximité du onsen... en commandant des plats pour former une composition de style kaiseki:

Après cet excellent repas, la fatigue a inexorablement pris le dessus et nous avons quitté à regrets cet environnement enchanteur pour regagner notre hôtel.

La nuit nous redonnera des forces car demain, au lever du soleil, nous avons un château à attaquer!!! ..
Ibiza: existe-t-il des coins tranquilles et calmes en été? English translation pending
by Alto44 · 2014-11-23 · 5 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'un ptit coin de paradis pour nos vacances en famille en Août prochain. La réputation d'Ibiza est plutôt festive et rythmé par la musique et les boissons. Pensez vous que nous puissions aussi y passer des vacances de repos. Existe t il de petites criques plus calme? Que nous conseilleriez vous de faire sur l'île? Ce que nous aimons, les beaux paysages, loin des masses de foules. La nature en générale, montagne et eaux limpides. (pas faciles de trouver cela au mois d'Août, mais avec des enfants on ne peu pas vraiment faire autrement !!!). Aviez vous loué une voiture, est ce nécessaire ou pensez vous que des scooter soient plus adaptés. J'espère que vous pourrez nous renseigner, par avance merci !!

Cdlt,
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien�� 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivi��re sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Père et fils au Pérou! English translation pending
by PiscoSour · 2009-07-30 · 5 replies
Père et fils au Pérou – du 28 septembre au 18 octobre 2008

Comme j'ai souvent consulté ce site pour préparer mon voyage, je tiens à partager mon expérience du Pérou avec les autres membres. Bonne lecture !

Infos générales (septembre 2008)

Taux de change : 1$ US = 2, 9 PEN (Nuevo Sol) ou 6, 90 Bolivianos

Vols Vol aller-retour Montréal Lima : 1035, 00$ par personne Vol Lima-Arequipa (LAN) : 182, 00$ par personne Vol Cuzco-Lima (LAN) : 174, 00 par personne

Hôtels Lima : San Antonio Abad, Miraflores, 55, 00$ la double avec transfert de l’aéroport et petit-déjeuner. Arequipa : Posada Nueva España, 90 soles la double avec transfert de l’aéroport et petit-déjeuner. Puno : Tambo Real, 90 soles, négociée à 81 soles la double avec transfert du terminus d’autobus et petit-déjeuner.

Guide de voyage utilisé : Lonely Planet, édition 2007

28/09/2008 dimanche : Montréal – Mexico – Lima Réveil à 4h00. Départ de Montréal pour le Pérou à 8h00 (avec transfert de cinq heures à Mexico). Vol avec Air Canada. Le vol s’est bien passé, mais nous avons été déçus du service offert par Air Canada. En effet, il n’y avait aucun repas sur un vol de plus de cinq heures! Nous avons été mieux servis avec LAN Peru qui offrait même une collation sur un vol de une heure. Arrivée à Mexico à 12h00. Comme nous avions un transfert de 5h00 à Mexico, nous nous sommes rendus jusqu’au Zocalo en métro. Le métro de Mexico est vraiment très abordable et très sécuritaire. Le passage revient à environ 0, 20$ pour un passage. Le réseau de métro est très développé et très efficace. Il y a même une station juste à côté de l’aéroport. Nous avons fait deux transferts avant d’arriver au Zocalo, une place immense entourée d’édifices coloniaux et d’une impressionnante cathédrale avec au centre un grand drapeau mexicain. Nous sommes restés sur la place environ une heure avant de repartir vers 15h00 pour l’aéroport, car notre vol pour Lima partait à 17h50. Nous avons eu un peu de difficulté à prendre notre vol pour Lima, car le vol avec LAN avait été annulé et remplacé par un vol sur Aéro Mexico. Très bon service et repas fourni par Aéro Mexico. Arrivée à Lima vers 23h50 (1 heure de moins qu’à Montréal). Il est préférable d’avoir un chauffeur qui vous attend lorsque vous arrivez à Lima la nuit et il est déconseillé de choisir un taxi au hasard lorsque vous arrivez à cet aéroport (risque de vol et d’agression). Je ne conseillerais pas non plus de louer une voiture et de quitter l’aéroport, car la ville est immense et le risque de se perdre est très élevé (surtout la nuit). Le transfert de l’aéroport vers Miraflores dure environ 25 minutes au cours desquelles le chauffeur passe par des quartiers plus ou moins sûrs. Les Péruviens conduisent d’une façon assez particulière. Aucune règle du code routier (ou presque) n’est respectée et les chauffeurs ne laissent de chance à personne, pas même aux piétons. Soyez donc prudents lorsque vous traversez une intersection! Arrivée à l’hôtel vers 1h00 du matin. Hôtel très correct et abordable pour le quartier. Draps et salle de bains propres. Bon petit déjeuner avec jus d’orange frais, pain, œufs, café et fruits. Pour la première nuit, il n’y a pas vraiment d’autre choix que d’aller à Miraflores ou dans le Centro de Lima. En effet, il n’y a aucun hôtel près de l’aéroport qui est situé près de quartiers assez pauvres.

29/09/2008 lundi : Lima-Arequipa Réveil à 7h00. Déjeuner ver 8h00. Nous avons quitté l’hôtel vers 9h00 pour retourner à l’aéroport prendre notre vol vers Arequipa (vol réservé avant le départ sur le site Internet de LAN). Conduite assez folle dans Lima et beaucoup de circulation! Environ 30 min ou un peu plus pour retourner à l’aéroport. Prix du taxi vers l’aéroport : 40 soles. Départ pour Arequipa à 11h20. Arrivée à 12h45. Paysage magnifique du haut des airs. Très désertique et beaucoup de montagnes. Le chauffeur de notre hôtel, la Posada Nueva España, nous attendait à l’aéroport d’Arequipa. Arrivée à l’hôtel 10 minutes plus tard (la ville est beaucoup plus petite que Lima et il y a moins de circulation). L’hôtel n’est pas directement situé dans le centre-ville, mais de l’autre côté de la rivière. Il faut environ 10 minutes de marche pour atteindre la Plaza de Armas où se trouve la cathédrale. La promenade est sympathique, nous passons le Puente Bolognesi d’où nous avons une très belle vue sur la ville, le Misti et le Chachani. Nous avons pris un repas très correct dans une polleria de la calle Bolognesi. Soupe, salade, poulet, frites et bière (Arequipeña) pour environ 15 soles par personne. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la Plaza de Armas, une place magnifique avec fontaine, palmiers, cathédrale et immeubles construits en sillar (pierre volcanique blanche). Visite du Monasterio de Santa Catalina (le plus grand couvent du monde) avec guide francophone. Visite très intéressante de ce complexe immense datant du 16e siècle. Souper à la crêperie Zig Zag (consillé dans le Lonely Planet). Attention, l’enseigne du restaurant n’est pas très visible de la rue, nous l’avons cherchée durant plus d’une demi-heure et personne dans la rue ne savait où le restaurant se trouvait. La crêperie est située juste en face du Monasterio Santa Catalina, à côté de l’Alliance française d’Arequipa. Retour à notre chambre vers 21h00 et coucher vers 22h00.

30/09/2008 mardi : Arequipa : Mansion del Fundador, Molino de Sabandia, museo Santury et mirador de Yanahuara Réveil vers 7h00 et déjeuner vers 8h00 sur la terrasse de Posada Nueva España (terrasse très fleurie et très jolie). Petit-déjeuner compris constitué de pain, d’œufs, de café et d’un jus de fruit. Départ vers 9h00 pour une visite des alentours de la ville en compagnie du très sympathique Joseph et de son fils qui travaillent tous deux à la Posada Nueva España. Nous nous sommes rendus tout d’abord à la Mansion del Fundador, nommée ainsi en l’honneur du fondateur d’Arequipa, Don Garci Manuel de Carbajal. Une belle demeure avec meubles d’époque. Très peu de touristes et pas de visite guidée. Nous étions toutefois avec notre ami Joseph qui, avec son réel talent de conteur, s’est fait un grand plaisir de nous raconter l’histoire de la ville. Si vous passez par cet hôtel, que je vous recommande vivement, vous saluerez Joseph de ma part et de la part de mon père Gilles qu’il appelait « mi hermano ». Joseph a rendu notre séjour vraiment très agréable. Il nous a fait visité la ville, il nous a parlé en détail du Canyon del Colca, il nous a conseillé les meilleures compagnies de bus pour s’y rendre (Andalucia et Reina), a acheté pour nous nos billets de bus pour Puno et nous a même réservé une chambre à Puno dans l’hôtel de l’un de ses amis. Je recommande donc vivement cet hôtel. Les chambres sont simples, mais très propres. La salle de bain est entièrement rénovée et les chambres sont toutes situées autour d’un magnifique patio où le déjeuner est servi chaque matin. Les hôtes sont très accueillants et l’un d’eux est Français d’origine (Chrisitan). Ils sont très aimables et faciliteront votre séjour au Pérou. Après avoir visité la Mansion del Fundador, nous sommes partis vers le Molino de Sabandia, un ancien moulin situé aux alentours d’Arequipa. Je vous conseille de vous y rendre seulement si vous êtes à Arequipa pour quelques jours. Le site est enchanteur, mais il n’y a pas grand chose à voir. Il est possible de faire de l’équitation, car un petit ranch se trouve juste à côté du moulin. Nous sommes ensuite repartis pour Arequipa où nous nous sommes arrêtés au mirador de Yanahuara qui offre une superbe vue sur la ville et sur le Misti. La visite de ce mirador peut se faire très rapidement et vaut réellement le détour. Par la suite, Joseph nous a proposé de faire un arrêt à la Picanteria La Capitaña, son restaurant préféré. Si vous passez à Arequipa, je vous conseille de vous y arrêter. Il s’agit d’une cafeteria où l’on mange des mets typiques d’Arequipa sur des tables de bois en compagnie de Péruviens. La nourriture est très bonne et vraiment économique. Joseph a commandé presque tous les plats offerts par le restaurant ainsi que de la Chicha et cela n’a pas coûté plus de 30 soles pour trois personnes (tous les plats, beaucoup de Chicha ainsi qu’un digestif à l’anis). Ce fut vraiment une expérience intéressante de pouvoir échanger avec des Péruviens durant le repas et de goûter à la nourriture traditionnelle d’Arequipa. J’ai particulièrement aimé le Rocotto Relleno, un piment rouge farci servi avec un Pastel de patata (Gâteau aux pommes de terre). En après-midi, nous sommes partis visiter le Museo Santury où l’on peut voir la Juanita, la momie d’une jeune Inca retrouvée su sommet du volcan Ampato. La momie est très bien conservée et la visite guidée vaut vraiment la peine (environ 1 heure avec le film et la visite). Après, nous avons bu une Cuzqueña sur une terrasse devant la cathédrale. Nous avons assisté à un magnifique couché de soleil en dégustant notre bière. L’ambiance était vraiment agréable et le sillar blanc des édifices prenait des teintes mauves et orangées avec le coucher du soleil. Arequipa est une ville où il fait assez chaud durant la journée, mais dès que le soleil se couche, il faut bien se couvrir, car la température chute rapidement. Après l’apéritif, nous avons mangé du Pollo a la plancha (poulet et frites) dans un petit resto de la calle Bolognesi avant de retourner à l’hôtel.

01/10/2008 Mercredi : Arequipa – Cabanaconde (Canyon del Colca) Réveil à 4h30 du matin pour partir vers le Canyon del Colca. Un taxi est passé nous chercher à l’hôtel vers 5h30, car notre bus (de la compagnie Andalucia) partait à 6h00. Nous avions laissé nos sacs à dos à l’hôtel pour partir avec de petits sacs de jour contenant le strict minimum. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait pour nos sorties vers Copacabana et Machu Picchu. En effet, lorsqu’on part seulement pour un jour ou deux, il est beaucoup plus simple d’avoir un petit sac à dos plutôt que de porter un sac lourd et encombrant. Le trajet vers Cabanaconde est assez long. Cela prend de cinq à six heures, mais les paysages sont magnifiques. Il ne faut pas avoir peur de la vitesse et des hauteurs, car les chauffeurs de bus péruviens conduisent comme des dingues et passent à quelques centimètres de précipices profonds de plusieurs centaines de mètres. Le bus d’Arequipa à Cabanaconde fait environ trois arrêts. Le premier en banlieue d’Arequipa, le deuxième à Chivay et le troisième à la Cruz del Condor (site trop touristique). De plus, il s’arrête à de nombreuses reprises entre Chivay et Cabanaconde pour prendre de nouveaux passagers ou pour les laisser débarquer. Une fois arrivés à Cabanaconde, nous avons commencé à chercher un hôtel. Nous nous sommes dirigés vers l’hôtel La Posada del Conde que nous avions trouvé dans le Lonely Planet (60 soles avec petit-déjeuner pour 2 personnes, très propre, très correct). Bien sûr, il y a moins cher, mais le choix est assez limité dans ce petit village. Nous avons ensuite mangé quelque chose au petit restaurant de l’hôtel et discuté avec le serveur, Eduardo, qui a été très sympathique et nous a donné plusieurs conseils pour effectuer des randonnées dans le Canyon et aux alentours. Il a même pris la peine de nous dessiner une carte géographique de la région ! Comme nous avions prévu passer seulement une nuit dans le Canyon, nous n’avions pas le temps de descendre à l’oasis de Sangalle (ce que nous n’avons pas regretté, car cela nous a laissé le temps d’aller faire un tour en Bolivie, à Copacabana). Nous avons donc décidé de faire une randonnée dans le haut du canyon et de nous diriger vers les deux miradors situés près du village : Achachiua et San Miguel. Les deux miradors sont situés dans des directions opposées. Achachiua se trouve à environ 20 minutes du centre du village. De là, on a une magnifique vue sur le Canyon et sur l’oasis situé au fond. Toutefois, si vous disposez de peu de temps, je vous suggère de vous rendre directement au Mirador de San Miguel (tournez à gauche au cimetière qui se trouve au milieu de nulle part et marchez vers le canyon. Vous trouverez le sentier assez facilement). Ce mirador est un peu plus loin, mais les paysages sont splendides! Un long sentier longe le canyon et la vue est vraiment incroyable. À cet endroit, on peut également voir l’oasis au fond du canyon. On peut faire une longue randonnée à partir de ce mirador. On peut descendre dans le Canyon ou marcher jusqu’à la Cruz del Condor. Comme il était déjà assez tard, nous avons seulement fait une randonnée (environ 3 heures de marche aller-retour) dans le haut du Canyon et nous sommes revenus à la tombée de la nuit vers 19h00. Il est important de faire de bonnes réserves d’eau, car on se déshydrate rapidement à cette altitude et sous ce soleil (nous avons d’ailleurs manqué de liquide). Au mirador de San Miguel, nous avons vu les deux seuls condors du voyage. Il était à peu près 17h00 et nous avons vu les deux grands volatiles planer près de nous juste au-dessus du canyon. Le spectacle a été vraiment impressionnant ! Il y a peu, voire pas de restaurants à Cabanaconde. Vous mangerez probablement dans le restaurant de votre hôtel et c’est ce que nous avons fait au retour de notre randonnée dans le haut du canyon.

Note : À Chivay, à Cruz del Condor et à Cabanaconde, vous serez harcelés par des agents touristiques qui vous demanderont de payer environ 70 soles pour vous procurer le billet touristique vous donnant le droit d’accès aux attraits du canyon. Pour l’achat du billet, c’est à vous de voir, mais vous aurez deux choix : payer le billet pour qu’on vous laisse tranquille ou refuser. Si vous décidez de refuser, je vous avertis tout de suite : vous aurez droit à une longue discussion avec l’agent qui voudra vous obliger à payer le droit d’entrée. Vous devrez vous expliquer longuement avec lui pour éviter de payer. Cela peut être assez pénible, mais c’est tout à fait possible. Si vous décidez de ne pas payer, et c’est ce que j’ai fait, on vous laissera tranquille après dix longues minutes de discussion. La même chose se reproduira à la Cruz del Condor et à la sortie du bus à Cabanaconde. Pour ma part, je ne suis pas débarqué du bus à Cruz del Condor (trop de touristes) et j’ai réussi à m’échapper de l’agent de Cabanaconde en suivant l’employée d’un petit hôtel qui voulait me faire visiter une chambre. Une fois le bus reparti, plus aucun agent n’est présent pour vous harceler et vous pouvez randonner à votre guise dans le Canyon. La plupart des touristes ne sont pas intéressés à payer près de 25 $ US pour accéder à un site naturel et à de simples villages… D’ailleurs, la plupart des touristes que j’ai rencontrés ont fait comme moi et n’ont pas payé le droit d’entrée. J’imagine que d’ici quelques années, il sera impossible de dépasser Chivay sans billet.

02/10/2008 jeudi : Cabanaconde (Canyon del Colca) – Chivay – Arequipa Réveil vers 6h00. Nous avons fait une autre randonnée rapide vers le mirador de San Miguel (environ 2 heures aller-retour). Puis nous avons repris le bus vers Chivay. Je vous conseille d’acheter votre billet de bus assez tôt le matin, car je crois qu’il n’y a que trois bus par jour (7h00, 9h00 et 11h00 si je me souviens bien). Les billets peuvent être achetés sur la petite place centrale de Cabanaconde, près de l’église. Le prix du billet est de 15 soles jusqu’à Arequipa, mais vous pouvez descendre à Chivay et reprendre un bus plus tard dans la journée avec le même billet. Le dernier bus pour Arequipa est à 16h00.

Nous avons donc pris le bus de 9h00 et, après trois heures de trajet, nous sommes arrivés à Chivay vers midi. Après avoir mangé, nous sommes partis en taxi vers les sources thermales de La Caleta (environ 10 soles). Le site compte environ cinq ou six piscines d’eau chaude, mais ce jour là, seulement deux piscines étaient ouvertes. L’eau est très chaude et la vue sur le Canyon est superbe ! Nous avons apprécié cette pause qui a été l’un des seuls moments de vraie détente de tout notre voyage ! Nous y sommes restés entre deux et trois heures et nous sommes partis vers 15h00 pour prendre le bus de 16h00 pour Arequipa. Arrivée à Arequipa vers 19h00 et retour à la Posada Nueva España pour une dernière nuit.

03/10/2008 vendredi : Arequipa – Puno - Sillustani Réveil vers 6h00 et déjeuner sur la terrasse de notre hôtel. Départ d’Arequipa vers 8h30 avec Cruz del Sur (billet acheté par Joseph de la Posada Nueva España durant notre visite du Canyon au prix de 51 soles par personne). Arrivée à Puno vers 13h30. À mon arrivée à Puno, j’ai été atteint du mal d’altitude. Maux de tête, nausée et manque de coordination, etc. Joseph, de la Posada Nueva España nous avait réservé un hôtel à Puno (Tambo Real, 90 soles la nuit, négocié à 81 pour deux personnes avec petit déjeuner, très propre, très correct.) En arrivant, j’ai immédiatement bu un maté de coca et j’ai pris des médicaments contre le mal d’altitude (Diamox) qui m’avaient été prescrits par la Clinique du voyageur à Montréal. Je vous conseille d’en apporter à titre préventif, car les symptômes du mal d’altitude sont vraiment désagréables. En après-midi, nous nous sommes rendus en taxi vers Sillustani. Il était déjà tard, nous avons donc été obligés d’y aller en taxi. Comme le site est assez loin du centre de Puno, le coût du trajet aller-retour est assez cher (environ 70 soles), mais il vaut la peine. Le site, constitué d’anciennes tours funéraires circulaires, est situé sur un promontoire sur les rives du Lago Umayo. Là-haut, le vent est glacial. Je vous suggère donc de vous munir d’une bonne veste pour profiter de la visite. Aussi, la visite est assez difficile en raison de l’altitude. Un long escalier taillé dans la pierre donne accès au site et, avec l’altitude, il est assez long et pénible à gravir. Si cela est possible, je vous suggère donc de vous acclimater à l’altitude avant d’entreprendre sa visite (ce que je n’ai pas fait, faute de temps!). Il est possible de louer les services d’un guide sur place, mais comme il était déjà tard, nous avons fait le tour du site sans guide (environ une heure). Notre chauffeur de taxi nous attendait et, sur la route menant à Puno, il a fait un arrêt dans l’une des nombreuses petites maisons « traditionnelles » ou des familles de paysans vous accueillent pour vous faire visiter leur maison et vous apprendre davantage sur leur mode de vie. Il s’agit bien sûr de lieux touristiques, mais les familles qui vivent dans ces petites maisons sont authentiques et très sympathiques. Pour quelques sols, ils vous feront visiter leurs maisons et vous montreront de quelle façon ils cultivent la terre et répondront à toutes vos questions sur le tissage de la laine d’alpaca. Nous sommes ensuite revenus à l’hôtel vers 18h00 où un employé avait acheté pour nous des billets d’autobus pour Copacabana (15 soles par personne).

04/10/2008 samedi : Puno – Copacabana – Isla del Sol Réveil à 5h45, déjeuner et départ en taxi vers le terminal d’autobus. Départ pour Copacabana à 7h30. Attention : comme à Arequipa, il y a deux terminaux d’autobus à Puno. Il est donc important d’indiquer à votre chauffeur de taxi quelle est la destination de votre autobus. Sinon, il risque de vous déposer au mauvais terminal… Arrivée à Copacabana vers 11h30 (il faut reculer sa montre de une heure en Bolivie). À votre arrivée, il est important d’acheter tout de suite votre billet d’autobus de retour pour Puno (ou autre destination). Les autobus se remplissent vite et il sera peut-être difficile de trouver un billet à la dernière minute. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait. Dès que nous sommes arrivés, nous avons acheté notre billet de retour pour le lendemain (une journée est suffisante pour la visite de l’Isla del Sol). L’homme qui nous a vendu le billet nous a également proposé un forfait pour la visite de l’Isla del Sol. Nous avons négocié à 55$ un forfait comprenant une nuit pour deux personnes dans un hôtel de l’île avec petit-déjeuner (Hotel Inti Kala à Yumami), l’aller-retour en bateau et le billet de bus de retour pour Puno. Nous n’avons pas regretté l’achat de ce forfait, mais je crois qu’il est possible de visiter l’Isla del Sol pour beaucoup moins. En effet, le coût du transport en bateau depuis Copacabana vers l’Isla del Sol coûte moins de 2$. De plus, il y a un grand choix d’hébergement sur l’île et les prix sont vraiment très abordables (moins de 20 $ avec petit-déjeuner). Il est donc plus économique d’y aller sans forfait et de négocier les prix de la chambre directement sur l’île. Pour ce qui est de l’hôtel Inti Kala, je vous le recommande fortement. Il est situé au sommet de l’île à Yumami. De là-haut, la vue sur le lac Titicaca est magnifique et les couchers de soleil sont à couper le souffle! Les chambres ne sont pas chauffées, mais il y a de très épaisses couvertures de laine d’alpaca dans tous les lits (comme dans tous les hôtels du Pérou). De plus, il n’y a pas vraiment d’eau chaude. Alors, oubliez la douche chaude en arrivant le soir… Malgré ces détails, le détour par la Bolivie et l’Isla del Sol vaut vraiment la peine. Les paysages sont incroyables et la vue sur la cordillère bolivienne est magnifique. Je vous conseille donc fortement de faire un détour par cette île qui m’a beaucoup plus impressionné que Taquile.

Une fois arrivés sur l’île (départ de Copacabana vers 13h30, arrivée sur l’île à 15h30), la montée d’un long escalier nous attendait. La montée dure plus d’une heure et avec l’altitude, elle est parfois assez ardue! À notre arrivée au sommet, nous nous sommes dirigés vers notre hôtel et nous avons ensuite entrepris une promenade vers le petit site archéologique situé au sud de l’île, le Templo del Sol. Le site n’est pas très difficile à trouver, mais malgré cela nous nous sommes égarés ! Nous avons rencontré des paysans qui nous ont indiqué le mauvais chemin et nous nous sommes finalement rendus jusqu’à la pointe sud de l’île et au retour, la nuit commençait déjà à tomber. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil sur les sommets enneigés de la Cordillère bolivienne et nous avons même fini par trouver le Templo sel Sol. Toutefois, comme il était déjà tard, nous ne l’avons pas visité. Nous sommes revenus à l’hôtel et nous avons mangé de la truite pour le souper. La truite est vraiment la spécialité culinaire des villages situés sur les rives du lac Titicaca. Elle est toujours excellente et le coût d’un repas est toujours très abordable.

05/10/2008 dimanche : Isla del Sol – Copacabana Réveil vers 6h00. Déjeuner vers 7h00 et départ pour le nord de l’Isla del sol vers 8h00. Nous avons entamé une randonnée qui dure entre quatre et cinq heures vers l’extrémité nord de l’île. La marche en altitude est assez difficile et il y a quelques montées. Toutefois, les paysages sont vraiment incroyables. L’île est assez étroite de sorte que l’on a une vue magnifique sur le lac, et ce, peu importe le côté où se pose notre regard. À cet endroit, l’eau du lac est d’un bleu profond et au loin, on peut apercevoir différentes chaînes de montagnes. Sur la route, on croise quelques bergers avec leurs troupeaux de moutons, des chiens errants et peu de touristes. C’est vraiment une très jolie promenade ! Un moment fort de notre voyage ! C’est, je crois, l’un de mes meilleurs souvenirs du Pérou avec le Canyon del Colca et le Machu Picchu. Je vous conseille donc de faire un détour vers la Bolivie et l’Isla del Sol si vous passez dans la région du Lac Titicaca. À mi chemin, des paysans de la Communauté Challa vous demanderont de payer votre droit d’entrée à la partie nord de l’île. C’est un peu ridicule, car vous avez déjà payé votre entrée sur l’île à la sortie du bateau devant le grand escalier. Mais il y a deux communautés sur l’Isla del Sol : Yumami et Challa. Vous devez donc payer un droit d’entrée aux deux… Mais, le prix n’étant pas trop élevé (10 Bolivianos) nous avons payé et nous avons poursuivi notre chemin vers le petit site archéologique situé près de la pointe nord (Chinkana, Roca Sagrada et Mesa de Sacrificios). Vers midi, nous sommes arrivés au port du nord ou l’on trouve un joli village pittoresque devant lequel il y a une très belle petite plage (pas de baignade, car l’eau est trop froide!). Nous avons mangé dans un petit restaurant (encore de la truite!) puis nous avons pris le bateau pour retourner au port du sud vers 13h30. Nous sommes arrivés au port du sud vers 14h00 et nous avons dû attendre jusqu’à 16h30 pour reprendre le bateau vers Copacabana vers 17h30. Nous avons trouvé un bel hôtel très propre mais encore équipé d’une douche électrique (Wendy Mar, Av. 16 de Julio Esq. Potosi) vraiment pas cher (nous l’avons négocié pour environ 12 $ la nuit). Nous sommes partis manger et nous sommes revenus à l’hôtel pour nous coucher assez tôt.

06/10/2008 lundi : Copacabana – Puno Réveil vers 6h30. Comme notre autobus de retour vers Puno était seulement à 13h30, nous avons eu le temps de faire la montée du Calvario, une petite montagne qui domine Copacabana et le lac Titicaca sur laquelle se trouve un chemin de croix avec, au sommet un monument dédié à la Vierge de Copacabana. La montagne ne semble pas très haute, mais attention, car la montée, à 4 000 m d’altitude est assez éprouvante! Pour une personne en bonne forme physique, il faut compter environ une heure de montée. La vue qu’on a du sommet vaut cependant la peine. D’un côté, on peut voir toute la ville de Copacabana et de l’autre, le lac Titicaca avec au loin l’Isla del Sol et l’Isla de la Luna. Pour redescendre, c’est une autre histoire… Cela prend entre 15 et 20 minutes! Après avoir fait cette montée, nous avons eu le temps de nous balader dans la ville pour faire quelques achats dans les nombreuses boutiques de souvenirs. Nous avons visité la basilique de Nuestra Señora de Copacabana. Nous avons mangé dans l’un des petits restaurants situés face au lac. Les restaurants ne servent que de la truite, mais la nourriture est excellente et pas très coûteuse. Environ 8 Bolivianos pour un repas complet constitué d’une truite, de frites, de salade et d’une grosse bière bolivienne. Vers 13h30, nous avons repris l’autobus pour revenir sur nos pas à Puno. Arrivée vers 15h30, heure péruvienne. Nous sommes allés au marché d’artisanat de Puno qui est situé près du quai d’embarquement pour les îles Uros. Nous avons fait quelques achats et nous avons réservé un billet d’embarquement pour la visite des Uros et de Taquile le lendemain. Nous avons négocié le billet de bateau aller-retour, l’entrée sur les Uros et sur Taquile, le transport aller-retour du port à l’hôtel pour environ 30 soles par personne, ce qui doit revenir environ au même prix que de s’organiser soi-même.

07/10/2008 mardi : Puno – Islas Uros – Isla Taquile – Puno Réveil vers 5h30, déjeuner et départ vers 7h00 pour les îles Uros et Taquile. Départ sous la pluie et par une température glaciale (il fait froid à Puno !). Il fallait absolument être habillé chaudement (tuque et gants) et porter un imperméable. De plus, nous avions un parapluie qui a été très utile et qui nous a souvent évité d’être détrempés. Même s’il a plu rarement durant notre voyage, je vous suggère quand même d’apporter un mini-parapluie lors de votre voyage au Pérou. Il faut compter environ 20 minutes de bateau pour se rendre jusqu’aux Uros. En chemin, le capitaine s’arrête pour nous montrer le Yavari, l’ancien bateau à vapeur qui naviguait autrefois sur le lac. À l’arrivée sur les Uros, les habitants nous attendaient pour nous accueillir très chaleureusement. Les Uros sont des îles TRÈS touristiques, mais il s’agit tout de même d’une expérience inoubliable qu’il ne faut pas rater. Il s’agit d’un lieu unique au monde, et ce sera sans doute de la seule fois où vous marcherez sur des îles entièrement faites de roseaux. Le seul fait de marcher sur ces îles est une expérience en soi. Nous y sommes restés environ une heure. Nous avons eu droit à une petite présentation faite par le chef de l’île où nous nous trouvions et qui était traduite par notre guide, car le chef ne parlait que l’Aymara, je crois. Il nous a expliqué de quelle façon les îles étaient fabriquées et les principaux produits à la base de leur alimentation (poisson, pain et roseaux). Nous avons même pu goûter aux roseaux ! Après la présentation, nous sommes partis faire une promenade vers une autre île à bord d’un bateau fait de roseaux. Sur la deuxième île, plusieurs habitants nous attendaient pour nous vendre des produits d’artisanat. Notre bateau est ensuite reparti pour un trajet d’environ 2h30 pour l’île de Taquile. À notre arrivée, une montée d’environ une heure nous attendait. Comme nous étions déjà habitués à l’altitude, elle ne fut pas trop pénible. À l’arrivée au sommet de l’île, on peut visiter le petit village et voir les habitants en costumes traditionnels (ceintures tressées, tuques rouges pour les hommes mariés, tuques rouges et blanches pour les célibataires, robes noires pour les femmes mariées). J’ai été un peu déçu par Taquile, car j’ai trouvé l’endroit trop touristique. En effet, il y avait plus de touristes que d’habitants. Si vous devez choisir une île du lac Titicaca, je vous suggère plutôt de vous rendre à l’Isla del Sol en Bolivie et de ne visiter que les Uros du côté péruvien. Il y a également l’île d’Amantani, mais je ne peux rien dire à son sujet, car je ne l’ai pas visitée. Après être resté une demie heure sur la place principale du village, nous sommes partis manger de la truite dans un restaurant où notre guide nous fait une petite présentation sur les coutumes et costumes des habitants de l’île. Après être redescendus du l’autre côté de l’île par un escalier comptant plus de 500 marches, nous sommes repartis vers Puno à 15h00. Il faisait très froid, il pleuvait et le lac était très agité. La traversée a duré plus de trois heures et fut assez pénible pour ceux qui souffraient du mal de mer… Retour à Puno vers 18h30.

08/10/2008 mercredi : Puno – Cuzco Réveil vers 6h30. Petit-déjeuner et taxi jusqu’au terminal de bus de Puno. Bus Puno-Cuzco avec Cruz del Sur (41 soles). Départ à 8h30 et arrivée à 15h00. À notre arrivée au terminal de bus de Cuzco, plusieurs représentants nous attendaient pour nous faire visiter des chambres d’hôtel. Comme le transport en taxi vers l’hôtel était payé, nous sommes partis avec un représentant pour visiter une chambre de L’Hostal Huyanapata situé derrière la cathédrale (75 soles la nuit avec petit déjeuner). Nous avons finalement choisi une chambre dans cet hôtel qui était très correct et situé à quelques minutes à pieds de la Plaza de Armas. Soirée pluvieuse et froide. Nous avons mangé dans un restaurant situé face à la cathédrale le menu suivant qui vous donnera une petite idée du prix moyen d’un repas complet à Cuzco :

Pisco sour, soupe et pain, Rocotto Relleno, dessert et thé : 25 soles. Pisco sour, soupe et pain, Alpaca a la plancha, dessert et thé : 25 soles.

09/10/2008 jeudi : Cuzco – Pisaq – Cuzco Réveil vers 6h00. Petit-déjeuner et départ pour l’achat du billet de train pour Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo) et du Boleto Turistico. C’est la première chose que je vous conseille de faire à votre arrivée à Cuzco, car les places de train se vendent très rapidement. Nous avons donc acheté directement au bureau de Peru Rail le billet de train au prix de 180$ pour deux personnes (aller : Ollantaytambo/Aguas Calientes, Vista Dome) – retour : Aguas Calientes/Cuzco, Backpacker) Nous sommes également passés au bureau du tourisme pour l’achat du Boleto Turistico au coût de 120 soles par personnes. Nous nous sommes ensuite redu au petit terminal d’autobus pour prendre le bus vers Pisaq. Environ 4 soles par personne pour 45 minutes de trajet. À Cuzco, plusieurs chauffeurs de taxi vous proposeront de vous faire visiter plusieurs sites de la région pour environ 100 soles. Toutefois, il est beaucoup plus économique et très facile d’y aller soi-même. À Pisaq, nous avons pris un taxi qui nous a amenés au sommet de la montagne où se trouvent les ruines. Environ 20 soles pour 15 minutes de trajet. Comme le site de Pisaq est très vaste, je vous conseille vraiment d’y monter en taxi et de conserver votre énergie pour la visite du site qui dure environ trois heures avec la descente à pied jusqu’au village. La visite de ce site est très impressionnante. C’est d’ailleurs le site le plus impressionnant après le Machu Picchu, selon moi. Un long sentier à flanc de montagne traverse plusieurs ruines et la descente permet d’admirer la Cordillère des Andes et de voir le village de Pisaq à vol d’oiseau. Retour à Cuzco vers la fin de la journée.

10/10/2008 vendredi : Cuzco – Tambomachay – Puka Pukara – Qenko – Saqsaqwaman – Cuzco Réveil vers 6h00. Il y a plusieurs façons de faire la visite des sites de Tambomachay, Puka Pukara, Qenko et Saqsaqwaman, mais la plus simple et la moins onéreuse consiste à prendre le bus en direction de Pisaq et de demander au chauffeur d’arrêter à Tambomachay. À partir de ce site, vous pouvez revenir à pied par la route et visiter les autres sites au passage. Le Boleto Turistico est nécessaire pour l’entrée sur chacun de ces sites. La route menant de Cuzco à Pisaq sur laquelle vous marcherez pour visiter tous ces sites est toutefois très passante. En effet, de nombreux autobus touristiques effectuent le trajet entre Cuzco et Pisaq et la balade à pied est plus ou moins agréable. Les paysages sont très beaux, mais la circulation automobile rend le trajet un peu dangereux. Pour ce qui est des sites eux mêmes, nous avons préféré Tambomachay pour ses fontaines qui sont encore en fonction et Saqsaqwaman pour l’immensité des blocs qui composent ses fortifications. Un guide (qui parlait uniquement espagnol) nous a accompagné tout au long de notre visite pour environ 30 soles. La visite fut donc très intéressante et nous en avons appris beaucoup sur le peuple Inca. Saqsaqwaman .est à mon avis l’un des sites les plus impressionnants avec Machu Picchu et Pisaq. Pour faire la visite de tous ces sites, comptez un peu plus d’une demie journée (de 8h00 à 14h00) et n’oubliez pas d’avoir avec vous de l’eau et de la nourriture, car on ne peut pas faire de provisions sur les sites.

11/10/2008 samedi : Cuzco – Moray – Salinas de Maras – Ollantaytambo Départ vers 7h00 pour Moray. Pour nous y rendre, nous avons pris le bus en direction d’Urubamba et nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à l’embranchement de la route de Maras (tel que conseillé dans le Lonely Planet). À cet endroit, quelques chauffeurs de taxi attendent pour se rendre sur les sites archéologiques avec des touristes. Nous avons conclu une entente avec un chauffeur pour un trajet (aller seulement) vers Maras et les Salinas pour environ 45 soles. Il faut environ compter une heure pour visiter Moray (Boleto Turistico nécessaire). Le site n’est pas un incontournable, mais la visite est tout de même assez impressionnante. Il s’agit essentiellement de cultures en terrasses de forme concentrique qui étaient utilisées par les Incas pour mener diverses expériences d’agriculture. Après une heure de visite, nous sommes partis pour les Salinas de Maras. Ce site est vraiment impressionnant et vaut le détour. Il en coûte 5 soles par personne pour le visiter et la visite dure environ une heure. Après avoir visité le site, nous sommes descendus à pied jusqu’à la route qui mène d’Urubamba à Ollantaytambo (environ une heure de marche). De là, il est possible de prendre un autobus pour quelques soles en direction d’Ollantaytambo. Ollantaytambo est un petit village qui vaut la peine d’être visité. Il s’agit en fait de la seule ville qui a conservé le plan de la ville Inca d’origine avec des rues très étroites et des canaux qui amènent l’eau. La ville est entourée par les montagnes et, de chaque côté, on peut voir les deux forteresses d’Ollantaytambo. Pour visiter la plus importante des deux forteresses, il est nécessaire d’avoir le Boleto Turistico, mais l’entrée est libre pour la visite de la seconde. La vue sur la Olantaytambo et sur les montagnes environnantes est vraiment incroyable du haut des deux forteresses. Ollantaytambo étant la dernière gare avant d’arriver à Aguas Calientes, c’est une ville où il y a beaucoup de touristes et où il peut être difficile de trouver un hôtel, même en basse saison. De fait, tous les hôtels mentionnés dans le Lonely Planet étaient complets lorsque nous sommes arrivés. Nous avons trouvé un hôtel situé près de la gare (El Bosque, 20 $ petit déjeuner inclus). Toutefois, comme l’hôtel est situé près de la gare, il y a beaucoup de va et vient et de bruit lorsque les trains arrivent. Toutefois, pour dormir une nuit avant de prendre le train, c’était tout à fait correct.

12/10/2008 dimanche : Ollantaytambo – Aguas Calientes Réveil à 6h00 et départ pour une marche vers la seconde forteresse d’Ollantaytambo. Nous avons gravi environ la moitié de la montagne pour nous rendre à la seconde forteresse (entrée gratuite) où nous avons mangé en admirant le paysage et le village. Il paraît qu’on peut monter jusqu’au sommet de la montagne (c’est ce que des Péruviens rencontrés la veille nous avaient affirmé), mais comme le train pour Aguas Caliente partait à 10h30 nous n’avons pas eu le temps de nous y rendre. Vers 9h00, nous sommes revenus à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir pour la gare qui est située tout près. Le trajet vers Aguas Calientes dure environ deux heures et les paysages sont magnifiques (Vista Dome non nécessaire selon moi). Tout le long du trajet, on peut voir la rivière et on aperçoit même le Chemin de l’Inca et des randonneurs. Plus le train avance et plus la végétation est dense. Arrivée à Aguas Calientes vers 12h30. La ville est vraiment minuscule et il n’est pas nécessaire de prendre un taxi pour se rendre au centre. Il suffit de marcher, de suivre la foule de touristes, de traverser le marché d’artisanat et la rivière. On arrive ensuite au centre constitué essentiellement d’une seule artère principale où se trouvent tous les hôtels et les restaurants. Dès notre arrivée, un serveur péruvien nous a abordés pour nous demander si nous cherchions un hôtel. Au départ, j’étais assez méfiant et je ne voulais pas de son aide. Toutefois, je me suis rapidement rendu compte qu’il était très sympathique et très serviable. Il voulait évidemment un pourboire, mais pour l’obtenir, il nous a réellement aidés. Nous avons visité avec lui trois ou quatre hôtels et aucun n’avait de chambre disponible. Je vous conseille donc de réserver votre chambre à l’avance si vous y allez en haute saison. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons trouvé un hôtel (Hostal El Tumi, esq. Pachacutec y Tupac Inca Yupanqui) très convenable pour environ 20$ la nuit sans petit-déjeuner (je ne suis plus certain du prix). Nous sommes ensuite partis manger sur la rue principale d’Aguas Calientes et, pour remercier notre ami péruvien, nous avons choisi de manger dans son restaurant. Nous avons discuté avec lui et nous lui avons demandé où nous pouvions acheter nos billets pour le Machu Picchu. Il est venu avec nous jusqu’à la billetterie qui se trouve sur la rue principale d’Aguas Calientes où nous avons acheté deux billets pour le lendemain pour 122 soles par personne. Il nous a ensuite conduits à la station de bus où nous avons aussi acheté deux billets pour le premier départ (5h00 du matin) au coût de 12 $. (Si vous souhaitez vous rendre tôt au site de Machu Picchu, il est impératif d’acheter votre billet la veille, car il est impossible de se procurer un billet sur le site. Les billets ne sont vendus qu’à Cuzco et à Aguas Caliente.) Après avoir mangé et acheté nos billets, nous disposions de l’après-midi et de la soirée. Nous avons décidé de tenter l’ascension du Putucusi, une montagne située près d’Aguas Calientes. Je conseille vraiment aux amateurs de randonnée de gravir cette montagne. La montée dure environ trois heures et il faut être en bonne condition physique (en raison de l’altitude) et être équipé de bons souliers de marche. Il faut apporter avec soi de bonnes réserves d’eau et surtout ne pas avoir le vertige, car il est nécessaire de gravir plusieurs très longues échelles faites de bois. Soyez très prudents, car les échelles sont très longues, assez rudimentaires et peuvent parfois être très glissantes. Vous serez toutefois rapidement récompensés, car, vers la moitié du trajet, le paysage se révèle et on peut voir le petit village d’Aguas Calientes situé au bas de la montagne. Ensuite, un très long escalier taillé dans la pierre permet d’accéder au sommet où l’on peut voir le Machu Picchu situé juste en face. La vue sur le site est vraiment spectaculaire et il est intéressant de voir le site sous un nouvel angle. Nous nous sommes reposés environ 30 minutes au sommet du Putucusi avant de redescendre. À l’arrivée, nous étions épuisés, couverts de sueur et assoiffés. Nous nous sommes arrêtés dans le premier restaurant pour boire une Cuzqueña bien fraîche et manger. Nous n’avons pas eu le temps d’aller nous baigner dans les sources thermales, car il était trop tard. Nous sommes donc retournés à l’hôtel, mais avant, nous avons fait quelques provisions (jus, eau, sandwich, etc.) pour la journée du lendemain. Nous nous sommes couchés vers 21h00, car il fallait se lever tôt. Nous avons toutefois très mal dormi en raison du bruit. Comme tous les hôtels sont situés sur la rue principale, près des bars et les restaurants, il y a vraiment beaucoup de bruit la nuit. J’ai eu droit à tous les succès du groupe The Police à partir de minuit, et ce jusqu'à 3h00 du matin…

13/10/2008 lundi : Aguas Calientes – Machu Picchu – Cuzco Réveil vers 4h00 du matin pour la journée la plus importante de tout voyage au Pérou : la visite du Machu Picchu ! 🙂 Aussitôt levés du lit, nous nous sommes dirigés vers l’arrêt d’autobus. À cette heure, nous pensions être les premiers arrivés. Toutefois, environ une quarantaine de touristes nous avaient déjà devancés ! Nous avons ainsi attendu jusqu’à l’arrivée du premier bus vers 5h00 du matin. Comme il y avait déjà 40 personnes devant nous, nous n’avons pas pu monter dans le premier bus. Nous sommes donc montés à bord du deuxième bus qui suivait immédiatement derrière. À 5h00 du matin, il y avait au moins 300 touristes qui attendaient en ligne derrière nous ! Ainsi, si vous souhaitez être les premiers arrivés sur le site, il vaut mieux arriver à l’arrêt du bus vers 4h00 du matin. Le bus met environ une demi-heure avant de grimper jusqu’au site et il faut environ 15 minutes avant de passer le guichet. Une fois sur le site, le spectacle est grandiose ! L’ensemble est vraiment vaste et d’une beauté incroyable. Aucune photo ou film ne peut rivaliser avec l’expérience de la visite. Je pensais être déçu, car j’avais souvent vu le Machu Picchu à la télé ou en photo. Aussi, le fait de me retrouver sur le site le plus touristique du Pérou ne m’enchantait pas. Toutefois, je n’ai vraiment pas été déçu. De 6h45 à 10h00, j’ai pu profiter du site et m’y promener sans rencontrer une masse de touristes. J’ai pu prendre plusieurs photos sans touristes, ce qui devient impossible vers 12h00. Ainsi, si vous souhaitez profiter du site en paix, mieux vaut arriver tôt ! Par ailleurs, la visite ne saurait être complète sans l’ascension du Wayna Picchu. Toutefois, seulement 400 touristes sont autorisés à y grimper à chaque jour. Pour pouvoir y monter, il faut se procurer un billet auprès d’un gardien qui se trouve près de l’entrée Wayna Picchu. C’est d’ailleurs la première chose que nous avons fait en arrivant. Nous nous sommes dirigés vers l’entrée et nous avons attendu en file pendant environ 45 minutes. Nous avions le choix de commencer l’ascension à 7h00 ou à 10h00. Nous avons décidé de prendre un billet pour 10h00. Ainsi entre 6h45 et 10h00, nous avons pu faire le tour du site de Machu Picchu en toute tranquillité. À 10h00, nous avons commencé l’ascension du Wayna Picchu. Pour gravir la montagne, il faut monter un long escalier taillé à même la pierre. La montée dure environ 1h30 et il ne faut pas avoir le vertige, surtout au sommet du site où de petits escaliers incas permettent d’accéder aux temples. La vue sur la région et sur le site est vraiment incroyable ! Nous sommes restés au sommet durant environ 1h00 et nous sommes redescendus vers 13h00. Nous avons fait un autre petit tour sur le site qui était envahi par les touristes. Nous sommes ensuite repartis en autobus vers 14h00 pour ne pas rater le train pour Cuzco qui partait à 17h00.

14/10/2008 mardi : Cuzco Journée plutôt tranquille pour faire quelques achats au marché d’artisanat. Comme il nous restait encore du temps, nous en avons profité pour visiter quelques sites inclus dans le Boleto Turistico : le monument à Pachacuteq, le Museo historico Regional, le museo del sitio Qoricnacha et le Qoricancha (non inclus avec le Boleto). Le Qoricancha n’étant pas inclus dans le Boleto Turistico, vous devrez payer quelques soles pour le visiter. Même s’il a été en grande partie démoli par les Espagnols, ce site est incontournable. Comme il s’agissait du temple le plus important de l’empire Inca, sa visite est essentielle et vous permettra d’admirer des pierres finement ciselées et des murs construits à la perfection.

15/10/2008 mercredi : Cuzco – Lima – Miraflores Réveil vers 7h00 et départ vers 8h00 en taxi vers l’aéroport pour notre vol de retour à Lima à 10h00 (vol réservé avant le voyage sur le site Internet de LAN.) Arrivée à Lima vers 11h00 où le même chauffeur qu’à l’arrivée nous attendait pour nous conduire à l’hôtel San Antonio Abad de Miraflores. Nous avons profité de cette journée pour visiter Miraflores : le centre commercial Larcomar avec vue sur l’océan Pacifique, les casinos, le Parque El Amor, la cathédrale de Miraflores, le Parque Kennedy, etc. Nous avons pu voir les nombreux parapentistes qui pratiquent leur sport près de l’océan et nous sommes descendus sur la plage pour voir les nombreux surfeurs qui nous ont proposé leurs services pour des cours de surf. Nous avons pris un verre au très beau restaurant La Rosa Nautica, qui se trouve sur une jetée d’où on peut admirer l’océan, les surfeurs, les falaises et les parapentistes.

16/10/2008 jeudi : Lima – Centro et souper avec Christian au Cordon Bleu Réveil vers 7h00 pour une journée réservée à la visite du Centro de Lima. Nous avons pris le petit déjeuner à l’hôtel et nous sommes partis en taxi (30 soles) pour rejoindre le Centro qui est assez loin de Miraflores (compter 20 minutes en taxi). Arrivée à la Plaza de Armas où nous avons pu admirer la cathédrale et le Palacio de Gobierno. Nous avons attendu qu’il soit midi pour assister au changement de garde qui s’effectue sous haute surveillance policière devant le Palacio de Gobierno. Le « spectacle » dure environ une heure. Des musiciens, vêtus d’uniformes militaires traditionnels interprètent plusieurs des hymnes péruviens tandis que des gardes défilent d’un pas saccadé et selon un protocole très précis pour prendre la relève de ceux qui surveillaient l’entrée. Après avoir assisté au changement de garde, nous nous sommes dirigés vers le Monasterio de San Franciso, un monastère franciscain célèbre pour ses catacombes et sa bibliothèque. La visite guidée, en espagnol, vaut vraiment la peine et permet de mieux comprendre l’origine de cet endroit qui est l’un des premiers cimetières de Lima. Les catacombes, où sont regroupés des milliers d’ossements, sont vraiment impressionnantes. Après cette visite, nous avons visité rapidement le Parque de la Muralla qui présente les ruines de l’ancienne muraille qui ceinturait autrefois Lima. Nous sommes ensuite revenus à l’hôtel pour nous préparer pour le souper. À 19h00 nous avions rendez-vous avec mon ami péruvien Chrisitan que j’ai connu à Montréal, mais qui est retourné vivre au Pérou. Nous l’avons rencontré à l’école d’hôtellerie où il étudie, Le Cordon Bleu de Miraflores, où nous avons mangé le repas le plus gastronomique de notre voyage.

17/10/2008 vendredi : Lima – Pachacamac et spectacle au Brisas del Titicaca Aujourd’hui, pour notre derrière journée complète à Lima, nous sommes partis très tôt pour visiter le site de Pachacamac, situé en banlieue de Lima. Le site est intéressant, mais ce n’est pas un incontournable. Les pyramides sont situées dans un cadre très désertique et sont en mauvais état de conservation. De la plus haute pyramide, la vue est très belle et on peut apercevoir le Pacifique. L’entrée au site n’est pas très chère (environ 10 soles) et il est facile de s’y rendre avec les transports publics. Vous n’avez qu’à vous rendre à l’intersection d’Angamos et de la route Panaméricaine. De là de nombreux minibus partent en direction de Pachacamac. Le coût du trajet est très abordable (1.20 soles) et le trajet dure environ 20 minutes. Il faut environ 2 heures pour faire le tour du site à pieds. Apportez de l’eau, car il fait beaucoup plus chaud qu’à Lima. Vers l’heure du midi, nous sommes revenus à Miraflores. Dans l’après-midi, nous avons fait quelques achats au Mercado Indio de Miraflores. Nous sommes ensuite revenus nous reposer à l’hôtel, car nous avions rendez-vous en soirée avec mon ami Christian pour une soirée à Las Brisas del Titicaca, une extraordinaire salle de spectacle. Nous l’avons tout d’abord rencontré dans son appartement situé près du Centro. Nous avons mangé du Pollo a la brasa et nous avons discuté avec sa sœur et son ami. Vers 21h30, nous sommes partis voir le spectacle. Je vous conseille vraiment d’aller faire un tour dans cette « peña » si vous voulez avoir un aperçu de la grande richesse des danses et de la musique péruvienne. De 22h00 à 3h00, les danseurs se sont succédés sans arrêt! Nous avons assisté à des marineras, à des sayas, des morenadas, etc. Les danseurs étaient exceptionnels et ils étaient accompagnés d’un orchestre « live ». Le coût du spectacle est un peu cher (je crois que c’était quelque chose comme 45 soles) et il faut réserver, car c’est toujours complet. Mais je vous le conseille vivement! Après le spectacle, nous sommes revenus à la chambre vers 3h30. Une courte nuit nous attendait, car il nous devions nous lever vers 5h30 pour prendre l’avion de retour…

18/10/2008 samedi : Lima –Montréal Après avoir dormi seulement 2 heures, nous nous sommes réveillés vers 5h30. Nous avons terminé de préparer nos bagages, nous avons pris le petit déjeuner et nous avons quitté l’hôtel en taxi vers 7h30. Départ de l’avion à 10h40. Transfert à Miami vers 17h00. Arrivée à Montréal à 23h15. Conclusion : un magnifique voyage !
Transfert de Bangkok à Koh Samui et budget pour Koh Samui English translation pending
by Envie2partir · 2008-05-02 · 8 replies
😉 Bonjour à tous !!!

Je souhaite aller pour ma premiére fois en Thailande du coté de Koh Samui mais étant plutot habitué a faire le routard sur les caraibes pour moi c'est une toute nouvelle Aventure d'aller en Thailande avec mon amie

Donc j'ai quelques questions sur ce voyage :

Quels sont les possibles transferts de Bangkok a Koh samui ainsi que le tarif éventuel à débourser.

Je souhaite partir en juin, cette période est elle favorable pour avoir un temps àgréable ( Au moins à 70% 😇 ) et assez ensoleillé ( Mon amie est exigente en termes de rayons solaires lol )

Quel est le budget à prévoir pour un séjour de 1 mois en sachant que tout sera à la carte Vol, Hotel ou bungalow ainsi que frais de restauration.

Quel est le prix à mettre pour avoir un logement convenable sur Chaweng ( TV Satellite, Eau chaude ...voir clim' )

Merci a vous pour vos réponses.

A bientôt.
Avis sur itinéraire de vingt et un jours en Thaïlande avec des enfants au mois d'août 2008? English translation pending
by Wépionais · 2008-03-10 · 5 replies
Bonjour à tous, J'aimerais l'avis de ceux qui ont voyagé avec des enfants (et des autres...) sur l'itinéraire que nous imaginons pour trois semaines en Thaïlande en aout. J1 Arrivée en soirée à Bangkok J2 Bangkok J3 Bangkok-Par de Khao Yai via Pak Cong (train) J4 Parc Khao Yai J5 Parc Khao Yai - Sukhotai (j'imagine en minivan avec chauffeur?). Un peu long? Points intéressants sur l'itinéraire? J6 Sukhotai J7 Sukhotai - Chiang Mai J8-J11 Chiang Mai (Que ne pas manquer avec des enfants?) J12 Chiang Mai-Bangkok en avion puis train nuit Chumphon ou Cm-BKK-Surat Thani en avion? J13 Chumphon ou Surat Thani- Ko Tao ou Ko Phangan J14-J17 Ko Tao ou Ko Phangan (but farniente et snorkeling); quelle île préférer? ou Ko Samet? J18 Retour su Bangkok J19-J20 Bangkok J21 Bangkok - Bruxelles Sniff!!!

Sachant que nous sommes une famille avec 3 enfants de 6, 11 et 13 ans, nos interrogations principales concernentle choix du mode de transport surtout entre Khao Yai et Sukhotai (je me demande d'ailleurs si ce n'est pas un peu trop en 1 journée, surtout si on veut faire une pause pour se distraire un peu en chemin); minivan avec chauffeur?le choix du transport entre Sukhotai¨et Chiang Mai; idem?les plus belles activités en famille à Chiang Maile moyen le plus adapté pour joindre Chiang Mai et les îles (je trouve les vols sur Ko Samui un peu chers et de plus pas sur qu'il y ait moyen de joindre Chiang Mai à Ko Tao ou Phangan en 1 journée). Quid du train de nuit BKK-Chumphon; permet finalement de gagner du temps en voyageant la nuit.le choix de l'île. Voila cela fait pas mal de questions. Merci d'avance à tous; bons rêves et projets de vacances à tous!
Booking transport and accommodations in the Cyclades for May
by Christine · 2026-01-27 · 22 replies
HELLO!

For a trip to the Cyclades in early May (1st–18th), we’re planning to visit Naxos, Amorgos, and finish on Paros to catch a flight back to Athens.

I was wondering if we need to book the ferries now or if we can wait a bit... also, for car rental, can we book on the spot?

For accommodations, our bookings are done except for Paros... any suggestions for good value-for-money options?

Also, any other tips about our route or anything else would be super welcome!!!

Thanks in advance from Quebec! 🙂

Christine
Bali - Gili en juillet: touristes et coins à éviter? English translation pending
by Sergio92100 · 2018-04-24 · 21 replies
Bonjour à vous :)

J'ai besoin de vos précieux conseils et surtout d’être conforté sur mon choix de destination qui est Bali !

Voila nous partons mi juillet mais après multiples recherches / avis / carnet de voyage nous ne savons toujours pas où aller.

Enfin, j'abuse un peu 😎 Nous partons 2 semaines environ, nous aimons nous balader, les temples, un peu d'animation , la gastronomie, snorkeling, plage et être tranquille ( j'aime les enfants mais hôtel avec des mioches qui gueulent non stop dans la piscine ca va 5 min.. j'ai rien contre hein mais ce n'est pas pour moi )

Bon là je vous vois venir, en juillet sur Bali c'est complètement blindé ahaha les plages c'est pas le top, le snorkeling non plus..

Bref, après avoir longuement parcouru divers posts j'arrive toujours pas à me décider tellement les avis sont parfois contraire et contradictoire.

Je pense donc que vous pouvez m'aider pour une fois pour toute me décider 😛 Nous partons environ deux semaines et nous allons surtout bouger la 1ère semaine puis un peu plus de tranquillité et repos la seconde semaine avant la reprise ! ( et oui il faut bien travailler pour pouvoir repartir )

Alors la première semaine j'ai un faible pour Ubud car c'est central ( cela permet de rayonner autour et faire les activités genre temples cascades quelques village, riziere.. ), sur ubud le soir c'est comment ? on a de bon resto ? mais j'hésite avec Canggu qui est plus proche de la mer ( mais pas de baignade snorkeling si j'ai bien compris ) mais je ne suis pas bloqué sur le sujet si je peux me rattraper la seconde semaine et il paraitrait que Canggu a une très bonne atmosphère et un peu d'animation ( bar/resto de plage ) et je trouve cela top si le soir je peux me balader en bord de mer prendre un verre ( sans pour autant me retourner la tête jusqu'au petit matin 🤪 ) du coup je pourrais peut être faire 3j ubud et 3j canggu ? A votre avis ? ( j'y compte hein !! )

J'ai lu que la ville d'Ubud c’était horrible.. qu'en pensez vous ( bon après nous on va pas mal bouger.. )

Seconde semaine donc.. objectif, plage - snorkeling - balade a pied - resto - petit apéro : Plaisirs simple mais très appréciable pour se ressourcer et prendre du temps pour soi.

j'hésite donc avec Canggu si je n'y vais pas la 1ere semaine ( oui la plage c'est bof c'est bien ca ? ) sinon je pense partir sur les iles Gili !! ( j'ai écarté nusa dua trop tourisme de masse sans charme a part la qualité des plages.. )

Je pense, d'après mes recherches que Gili Air me conviendrait, mais n'est ce pas trop calme le soir ? et manque de variétés de restos / bars ? comment y est la gastronomie ? Coté activité , surtout lecture, musique, cours de cuisine, belle plage et snorkeling -> bon les coraux semblent tous morts mais si je vois quelques poissons, une petite tortue, une raie sans la mer de déchets ça serait top ! D'ailleurs il y a t il des mosquées qui font l'appel a la prière sur cette ile ? ( comme c''est le cas sur Meno il me semble ) si oui quel coin éviter pour ne pas subir l'appel de 5h du mat" ?

J'ai zap Gili T qui est, de ce que j'ai lu, kuta bis en cette période de juillet. Ai je tord ?

Bon plus généralement si vous avez des conseils, des bons plans, des adresses où bien manger, des activités qui vont ont le plus marqués, des guides francophone je suis PRENEUR !

Merci d'avoir eu le courage de lire ce post jusqu'au bout et j’espère que je trouverais en vous l'inspiration qui me manque ;-)

Baliement votre
Delta du Mékong et Phu Quoc, ce n'est pas le coup de coeur! English translation pending
by Yemen · 2018-04-03 · 94 replies
Voyage de 15 jours du 24 décembre 2017 au 7 janvier 2018 Je ne fais pas en général de compte rendu pour des destinations qui sont déjà bien ouvertes au tourisme. Cette partie du Vietnam n’est pas beaucoup exploité comme but de voyage. C’est le plus souvent un point de passage entre le Cambodge et HCM. Les voyageurs s’arrêtent en général à Can Tho et Chau doc. Je suis restée 7 nuits dans le Delta du Mékong, 5 nuits à Phu Quoc et une nuit à HCM.

Bilan très mitigé. D’où ce petit compte rendu. (Sans photo car je ne sais toujours pas les intégrer dans mes carnet sur VF, même si j’ai de magnifiques photos à vous monter !)

Taux de change : 1 euros = 26000 dongs

5 étapes dans le delta. 1 inintéressante, 1 que je n'ai pas aimé mais certains peuvent y trouver un intérêt et 3 que j'ai apprécié.

Bus : Dans le delta, sauf pour un trajet que je spécifie ci-dessous, j'ai toujours utilisé la compagnie FUTA. Excellente compagnie car des horaires fixes, bus confortables, pas chers et surtout, une navette vient vous chercher à votre hôtel (faites réserver par votre hôtel votre place, pas de surcoût) et à la gare d’arrivée, vous donnez le nom de l’hôtel ou de la rue où vous voulez aller et les navettes sont gratuites.

LE Routard : il est plus que dépassé pour cette partie du Vietnam. C’est même une honte tellement les informations sont obsolètes. De toute façon, l’esprit routard, de te donner des infos qui ne soient pas généralistes mais des tuyaux de découverte, c’est inexistant pour cette destination.

CAN THO Bateau (petite barque à moteur) pour le marché de Cai Rang. Pour 3 h, marché plus arroyos, 300 000. Nous sommes allés le matin, à 6 h, juste au début de l’esplanade, près du marché. Une dame nous a interpellé et nous a trouvé une barque. (Bien moins cher que si l’on convient la veille cette balade). Le marché des grossistes (le marché flottant de Can Tho), Bon… pas terrible. Par contre, le retour par 2 arroyos principaux nous a plut. Quand on est dans la ville, à droite de l’esplanade lorsque l’on regarde le fleuve, il y a un grand marché très animé. A faire. En vélo, retour au marché de Cai rang pour longer les arroyos. En effet, les bords des arroyos sont tous habités et des chemins logeant les arroyos permettent aux habitants de se rendre chez eux. C’est très agréable de prendre ces chemins à vélo pour voir la vie locale.

Pour manger dans la ville le soir, il y a des restaurants sur l’esplanade, mais c’est plus le coin des touristes. Il vaut mieux prendre la rue qui mène au lac et manger autour du lac. En arrivant sur le lac par cette rue, allez vers la droite et rentrer dans les rues au bout. Petit quartier bien calme a exploitez le soir ou la journée.

Pour aller au marché de Phong Dien, location d'une moto une demi- journée. Route toute droite qui longe le fleuve, aucune difficulté. Arrivée à Phong Dien, on voit le marché sur la gauche. Passer le pont, continuer 400 mètres et prendre ensuite un petit chemin sur la gauche. Au bout, au bord du fleuve, il y a un petit café avec une terrace en hauteur. Le marché est juste en dessous. C’est tout simplement excellent pour observer le marché et prendre des photos. En partant à 6 h de Can tho, nous avons mis ½ heure et sommes arrivés les premiers. ½ après, les premiers touristes sont arrivés en petite barque.

KIM LAN HOTEL Hôtel très bien placé, rapport qualité prix imbattable, chambre 1er prix, avec fenêtre, très agréable. chambre sans le PD mais pour finir offert à l'arrivée. Il ne se prend pas à l’hôtel mais dans un café sur la promenade dans un très beau cadre. Et le PD est excellent. Possibilité de location de moto pour 200 000 la journée. Le personnel à l’accueil parle anglais. 14 euros par booking sans PD et sans annulation possible.

ville agréable.

CAMAU Pas prévu d’y aller. Mais en regardant le routard, il était noté que c’était une ville hors du temps et des sentiers battus, avec un marché flottant classé 2 étoiles et un marché de ville très coloré et animé. Cela peut donner envie ! Et bien, le routard est bien dépassé : c’est une grande ville bruyante, peu d’intérêt pour un touriste (en tout cas pour moi), y compris pour le marché si bien côté dans le routard !

ÏLE DU TIGRE (CU LAO ONG HO), à côté de LONG XUYEN L’île est très agréable, pleines de canaux. Une douceur de vivre, un marché et tout ce qu’il faut pour que les habitants puissent y vivre au calme. On sillonne l’île à vélo mais il commence à y avoir pas mal de moto. Quid dans quelques temps. Il y a 5 homestays sur l’île. C’est bien car cela permet de découvrir un habitat et un mode de vie. Mais personne ne parle anglais dans ces logements. Logement au Homestay Ba Đính 10 euros sans PD. Comment personne dans le homestay ne parle anglais, le numéro de téléphone donné avec les coordonnées de l'établissement sur booking est celui d'une jeune fille qui parle parfaitement anglais. Elle est venue à la maison pour discuter mais habite sur Long xuyen. Elle se débrouille pour répondre aux questions et aider pour visiter le marché flottant et coordonner les transports pour le ferry. Réservation par booking (sinon impossible à trouver si l’on ne parle pas vietnamien) et pas de transport à l’arrivée du ferry. Il faut donc joindre cette jeune fille au téléphone avant l’arrivée. Ce logement permet de découvrir une maison vietnamienne traditionnelle et observer leur rythme de vie et activités (j’ai passé une partie de la nuit à les observer à amener les graines de soja à maturité pour les vendre au marché le lendemain matin !) Le matin, j’avais réservé un bateau juste sur le petit canal devant le guesthouse à 5 h 45. Objectif : rejoindre le marché flottant. L’activité est réellement entre 6 et 7 h. Destination sans touriste par rapport à Can tho et Phong Dien. Il y a pleins de bateaux car les personnes logent dessus mais l’activité commerciale est moyennement active. J’ai largement pr��féré ce marché à Cai Rang car aucun touriste. Mais quand même, un coup cœur pour le marché flottant de Phong Dien avec ses barques traditionnelles et cette vue pour observer ce marché sur la terrasse du petit café.

CHAU DOC Je n’ai pas aimé. 1 h 30 de bus à partir de Long Xuyen avec la compagnie Futa. Le village flottant, je n’y ai pas trouvé de charme. A voir de « Con Tien Bridge ». Sinon, en barque, rien de très jolie. Quand aux villages chams. Oui des mosquées (on voit bien plus beau partout dans le monde. L’habitat est le même que dans le reste du sud du Vietnam, les tenues idem (a part quelques toques pour les hommes). On n’a vraiment pas l’impression d’être dans un autre monde. Quelques maisons sur pilotis…. Il reste le marché, coloré, grand, animé (que le matin) Cela sera une étape sans intérêt. Ne faites pas le détour. Le routard me semble déconnecté dans ses commentaires. Aux alentours, Sam mountain, bof bof. Certes, en haut, une vue sur la nature aux alentours. Mais rien d’exceptionnel. En haut, rien, un aménagement nul. Je suis montée en moto pour 20000 dongs et descendu à pied. certes, il y a des temples dans la descente, mais l’intérêt ? il faudra m’expliquer les 3 étoiles du routard………. Pour y aller (en vélo) c’est une 6 voie plus la voie pour les vélos et motos. Ou est la balade à travers la nature comme j’avais lu sur le forum ! Bref, je n’ai pas vu l’intérêt. En période de pèlerinage, cela doit certainement être intéressant ? MURRAY GUESTHOUSE Chambre de luxe, 30, 73 euros avec PD (correct). Les autres chambres sont moins chers mais sans fenêtre. Prêt gratuit de bicyclette. Cher par rapport à l’ensemble du pays et ce que nous avons eu dans la même catégorie dans la ville pour moins cher. (Pour la notre, j’ai trouvé les murs un peu défraichi). Le plus, un balcon avec tables et chaises, une terrace à l’’étage, un accueil en anglais.

HA TIEN Chau doc / ha tien : 3 h de bus, seulement 2 bus par jour le matin. Bus local 60000 /pers. se faire conduire à la gare en taxi ou moto taxi car hors de la ville. J’ai bien aimé car enfin une ville sans une multitude de motos. Arrivé un midi, l’impression d’une ville sans vie. Vers 16 H 30, l’animation est arrivée, les abords du marché se sont animés. Sur l’esplanade, des tables et chaises ont été installé partout et c’était très animé (c’était un samedi soir) Plage de MUI NAI a 4 km à l’ouest de la ville. Rien d’exceptionnel…., c’est-à-dire pas belle. Mais on y observe les habitudes des familles à la plage. Entrée 10000/pers + 2000 dongs pour la moto. Il y a 2 entrées. Trajet par la route à travers la campagne et retour vers Ha tien en longeant la mer. Ce qui est très agréable dans cette ville, sur cette côte, c’est l’activité de la pêche. D’abord en revenant de Mui Nai par la mer, une belle surprise en découvrant des petits bateaux colorés de pécheurs. Superbes photos, bon accueil. Ensuite, en remontant la ville vers le nord, en longeant le fleuve, on arrive à un endroit où sont amarrés de plus gros bateaux de pêche avec des pêcheries. De magnifiques photos en fin d’après midi et une grosse activité le matin. SI l’on traverse le pont pour aller de l’autre côté de la rivière (d’où parte les bateaux pour Phu Quoc, prendre la route qui longe le fleuve et chercher des tout petits chemins entre 2 maisons pour aller découvrir les bateaux sur la berge. Des petits bateaux, encore différents et découverte de la vie locale. Moto pour HON CHONG : 1 h de moto, 35 km. La plage de Duong est toute petite (peu de sable), juste au bord de la plage, tout est envahi par des marchands de nourriture. Certains viennent y pique-niquer : il loue une bâche, une sono… Le lieu est populaire. Bien pour observer leur façon d’appréhender la plage !!! Avant, il y a la plage de Hon chong. Beaucoup plus grande mais pour les bains de soleil, ce n’est pas top. L’intérêt est de passer par une ville, par des villages où il y a de nombreux ports de pêche. C’est animé avec le retour de la pêche mais il faut que ce soit le matin. Ne pas hésitez à sortir de la route principale. Thach Dong : temple dans la montagne a 5 km de la ville. Bof, personnellement, je n’y ai pas trouvé d’intérêt. HÖTEL HAI PHUONG 0984191344 0773852240 Nouvel hôtel. Grande chambre, agréable et lumineuse avec balcon. Une personne parle l’anglais à l’accueil. S’occupe de trouver une moto pour 200000 dongs la journée. Hôtel très bien situé, après le marché et près de la rivière. Très bon rapport qualité prix 300000 dongs.

PHU QUOC Bateau « spead boat » avec la compagnie Superdong (230 000/par personne, minibus (50 000) de Ha Tien. 40000 de taxi pour aller au port du centre ville. Location moto : 200000 par jour Vraiment, c’est une île que je ne peux pas conseiller. Il y a une politique de construction d’hôtels qui frôle la folie. Les accès aux plages sont souvent inaccessibles à cause de tous les resorts qui privatisent les plages. PLAGE : grosse déception, vraiment rien de paradisiaque Sur la côte nord, les plages ne sont pas belles. Sur la côte ouest, il y la plage de Ong long beach qui est grande et pas encore envahi sur toute sa longueur de resorts, mais jusque quand ? D’autres, lorsque l’on peut y accéder, sont envahies de chaises longues. Pas d’un bleu magique. Au sud ouest, il y une grande plage un peu plus large mais une zone énorme de logements est en construction….. Il reste des petites plages qui sont bordées de maisons de pêcheurs mais elles ne sont pas belles et surtout, très très sales. Sur la côte est, il y a Sao Beach, très belle couleur d’eau, sable blanc, à l’extrémité des rochers qui lui donnent un cachet, des marchandes de fruits…. Mais déjà 2 hôtels et donc chaises longues mais rien de privatisé. La capitale est une grande ville. Certes, il reste 2 villages qui sont un peu plus tranquille : Ham Ninh à l’est et Rach Vem au nord mais bon ! Un aéroport, avec des lignes internationales, a été ouvert. Russes et ??? arrivent en masse. Une copie de Disneyland a été construite, un hôpital international, des routes qui ressemblent à des autoroutes, des 4 voies qui sont pour le moment pratiquement vides. Tout est prêt pour le tourisme de masse. Je pense que ce n’est vraiment plus une destination de « routard ». LOGEMENT Tout est fait la aussi pour le tourisme de masse. Je n’ai trouvé qu’un seul hôtel de routard au bord de la plage sur la côte ouest, chez Freddy, vu sur la plage jusque à la sortie nord de la capitale, 3 fois des bungalows récents donnant sur la plage et qui étaient des petites structures des 3 chambres. Sinon, hôtels qui ne correspondent en rien à un tourisme cool ou de jeunes comme l’on voit en Thailande, en bordure de plage.

BILAN

Ne surtout pas se fier au routard, il est dépassé !

Ce carnet a simplement pour but de donner quelques infos pour ceux qui passeront dans le coin. Pas du tout comme d'habitude de mettre en valeur des destinations plus "secrètes". cela n'a pas été magique. Néanmoins, j'ai pu y observer un mode de vie qui reste riche pour un voyageur. Et tout voyage reste est une école de vie même s'il ne correspond pas à toutes les attentes.

laurence
Des volcans et des moutons (Islande, juin 2017) English translation pending
by Tokala · 2017-08-13 · 12 replies
Pour lire le carnet accompagnées des photos que j'ai prises pendant le voyage, c'est par ICI.

Ça fait longtemps que je souhaitais aller en Islande… Les photos des paysages de ce pays m’ont toujours fascinées, et puis moi qui suis passionnées de volcans, je ne pouvait pas passer à côté de cette destination.

Nous avons décidé de partir les 2 dernières semaines de juin, afin de profiter des jours les plus longs (et en effet, nous n’avons pas vu la nuit en 15 jours !). Très bon choix, cela nous a rendu plus libre, puisque nous n’avions pas la contrainte de rentrer avant la nuit (faire une rando à 22h, seul sur les chemins du Landmannalaugar, c’est magique !). Nous avons loué un 4*4, en croisant les doigts pour que les pistes du centre soient ouvertes… Et nous avons eu de la chance ! Nous n’avons rien réservé à l’avance (à part la voiture), nous étions ainsi libres de décider au jour de le jour, en fonction de la météo, et de l’ouverture des routes, ce qu’on faisait dans la journée, et où on dormait le soir. Nous avons eu beau temps dans l’ensemble, nous en avons vraiment bien profité !

Quelques informations pratiques :

Guide papier Bibliothèque du voyageur : très bien avant le voyage, pour découvrir le pays, commencer à comprendre sa culture, prendre connaissance de son histoire Guide du routard : très bien sur place pour trouver des campings et avoir des infos sur les sites à Visiter

Avion Icelandair Seulement 3 heures de vol, des films pour s’occuper, des boissons (soft) offertes. Rien à redire.

Voiture Go Camper Cette voiture allait être notre maison pendant 2 semaines, alors on a choisi lemodèle le plus confortable et le plus pratique, similaire à ce que nous avions dans le parc du Yellowstone (à la différence près qu’en Islande nous avions le modèle 4*4). A savoir, les agences Go Camper, Kuku Camper, et autres, sont exactement au même endroit, et toutes associées (gérées par le même bureau sur place). En tous cas, l’agence est sérieuse, nous n’avons eu aucun problème pendant les 12 jours de location. Ah si, seul bémol, sur les pistes les placards ne fermaient pas super bien, on a retrouvé plusieurs fois tout leur contenu sur le sol... il faut se débrouiller autrement (comme par exemple ranger les casseroles dans le frigo ^^) Nous l'avons indiqué au loueur, les loquets vont, avec un peu de chance, être améliorés pour les prochaines locations. Nous avons pris la Camping Card, donnant accès à un certain nombre de camping en Islande gratuitement. Tous les campings ne sont pas inclus dans la carte, et lorsqu'ils sont inclus, il faut parfois payer en plus pour avoir accès aux douches ou pour avoir de l'électricité. La carte est rentabilisé si on passe 5 nuits dans des campings partenaires.

Courses Julie, stagiaire à Go Camper, qui est venue nous chercher à l'aéroport, nous a dit qu'elle préférait faire ses courses au Kronan qu'au Bonus, ce n'est pas beaucoup plus cher, et il y a beaucoup plus de choix. Nous confirmons ! Au Kronan (et c'est le cas aussi dans les supermarchés Netto) il y a beaucoup de produits bio, il y a également pas mal de produits vegan. Idéal pour faire les courses pour les 12 jours de campings ! En partant de Go Camper, nous sommes donc allé au Kronan juste à côté, pour y acheter : - de quoi petit déjeuner (thé, café, pain de mie, confiture, nutella, jus de fruits... selon les goûts de chacun) - de quoi déjeuner (pain pour les sandwich, fromage (vegan (violife) ou non), saumon fumé, jambon, tranches fumées végane...) - de quoi dîner (riz, pâtes, beans, pommes de terres, tomates, betteraves, ketchup, saucisse, houmous... et j'en passe, chacun trouvera son bonheur ^^ ) - de quoi goûter ou prendre des en-cas (bananes, barres énergétiques, compotes (je suis devenue fan des compotes de mangue aux graines de chia !), fruits secs, céréales, chips....) Nous avons refait quelques courses au Netto de Akureyry, et au mini Kronan (superette) de Vik, notamment pour le pain (avec l'humidité dans la voiture, il ne fallait pas en acheter trop, un paquet a moisi...)

Itinéraire et Campings/Hôtels J1 Arrivée à Reykjavik (aéroport), récupération du 4*4, courses au Kronan Nuit à Sellfoss. Le camping est agréable (entouré d'arbres, assez rare pour être signalé), avec une salle commune chauffée équipée de plaques électriques, d'éviers et d'une bouilloire. A l'intérieur, peu de douches et de toilettes (surtout en fin de semaine fin juin, il y a du monde). Toilettes et lavabo extérieurs également. Non compris dans la camping card.

J2 Cercle d'or Nuit à Skjol. Camping dans un immense champ, attenant à une auberge de jeunesse, et à un restaurant. On n'est pas les uns sur les autres. Possibilité de manger ou de prendre un verre au restaurant. Toilettes et lavabo du restaurant. Compris dans la camping card (hors électricité, et hors douche que nous pouvons prendre à l'AJ).

J3 F35 vers le nord, Kerlingarfjöll, Hveravellir Nuit à Hveravellir. Camping dans un site surprenant et dépaysant au possible ! Par contre pour les camper, on dort sur le parking (c'est plus sympa pour les tentes). Peu de toilettes et une seule douche, c'est peu, mais il n'y a pas grand monde. Possibilité de manger au restaurant, qui ferme tôt. Non compris dans la camping card.

J4 Toujours vers le nord, jusqu'à Akureyry Nuit à Heidarbaer. Le camping est vraiment agréable, dans un grand site, avec vue sur la mer et les montagnes. Salle commune très petite (juste utile pour faire la vaisselle au chaud). Douches communes (grande salle de douche avec 6 douches sans rideau de séparation) mais propres, et en fin de soirée, j'étais seule dans la douche. Compris dans la camping card (sans supplément)

J5 Myvatn Nuit à Modrudalur. Camping perdu dans un petit village au fin fond de nulle part, entre la petite église et les montons ! Franchement un super cadre ! Pas d'eau chaude pour la vaisselle (et il faisait froid ce soir là, ça m'a marqué). Douches dans une maison un peu plus loin dans le village.

J6 Askja Nuit à Seydisfjordur. Le site n'est pas le plus beau, mais le camping est parfait ! Salle commune agréable, douches et toilettes chauffées, laves-linge et sèches-linge. On a bien fait de s'installer là pour faire une pause repos / lessive lors de la grosse journée ne pluie du séjour. Compris dans la camping card (sans supplément, à part pour utiliser les machines à laver)

J7 Journée off (lessive, pluie abondantes, repos) dans les fjords de l'est, départ en fin de journée vers le sud Nuit à Hofn. Clairement le camping le moins agréable du séjour. Emplacement dans des grands parkings, salle commune très petite (par rapport aux nombre de campeurs), seulement 2 toilettes et une seule douche, autant dire qu'il y a une grande queue (et que je ne me suis pas douchée ^^ )

J8 Jökulsárlón rapidement le matin, Skaftafell Nuit à Svinafell. Superbe camping ! Le site est magnifique (surtout au soleil "couchant" quand il fait beau), il y a une immense salle commune avec des plaques pour cuisiner, des évier, un frigo, et même un grille pain pour le ptit dej !

J9 Jökulsárlón au soleil, route vers l'ouest Nuit à þakgil. Il faut déjà y arriver (une bonne demi-heure de piste), mais les paysages en chemin sont magnifique, et une fois arrivés au camping, le site est grandiose, on a adoré ! Pas de salle commune mais une grotte pour manger à l'abri de la pluie, très agréable. Douches et toilettes chauffées, propres, et nombreuses (il n'y a pas beaucoup de campeurs). Plusieurs randonnées possibles au départ du camping. non compris dans la Camping Card.

J10 Environs de ViK, soir aux îles Vestmann Fin juin, il est préférable de réserver le billet de ferry à l’avance, si vous voulez y aller avec la voiture. La dernière semaine de juin, en début de semaine les premières places avec la voiture étaient pour le vendredi. Il est possible de réserver sur leur site internet. Comme nous décidions au dernier moment de notre itinéraire, nous n’avons pas pu embarquer avec la voiture. Nous avons donc pris des places sans voiture, et nous avons réservé au dernier moment un hôtel dans l’île. L’hotel Aska est très bien, propre, salle commune avec cuisine pour se faire à manger. N’ayant pas eu le temps de nous organiser, nous avons dîné au restaurant Gott juste à côté (délicieux, et quelques plats végétariens ou vegan à la carte), et nous avons petit déjeuner et déjeuner à la boulangerie Stofan Bakhus.

J11 Iles Vestmann, Landmannalaugar Nuit au Landmannalaugar. Le camping fait penser au camps de base de l'Everest (en tous cas ce que j'en ai vu en photo ^^ ) ! Coincé entre les coulées de lave, pouvant accueillir un grand nombre de campeurs (tentes et campers), on ne peut pas faire mieux placé pour randonner. Plusieurs toilettes et douches, c'est bien organisé. Non compris dans la camping card.

J12 Landmannalaugar Nuit à Sellfoss (même camping que le premier jour)

J13 Site géothermique Seltun au sud de Reykjavik, balade dans Reykjavik Pour notre dernière nuit en Islande, après 12 jours de camping, nous avons choisi d’avoir une chambre d’hôtel avec toilettes et salle de bain privée. Et comme on souhaitait aussi être confortable, on a choisi un hôtel bien noté sur booking, et faisant partie des préférés du routard. Bon, c’est sur, on aurait pu trouver moins cher, mais nous avons vraiment adoré le cadre et l’ambiance du KEX hostel ! Très bien situé, avec une déco originale et surprenante, cet hostel propose aussi un bar et un restaurant (ouvert aux non-résidents de l’hôtel), et différents services (réservation de navette pour l’aéroport, excursions…). Certes, dormir au-dessus d’un bar, c’est un peu bruyant (ne pas oublier ses boules quies), mais en dehors de ça, j’y retournerai avec plaisir. Le petit déjeuner est également très bon.

J14 Musées à Reykjavik, avion du retour dans la nuit. Côté restaurants à Rekyavik, nous n’avons eu aucun problème à trouver des restaurants qui plaisent à tout le monde. Soit il y avait des plats vegan à la carte, soit quand ce n’était pas le cas, le serveur était pro-actif et proposait toujours une alternative. C’est vraiment agréable. Pizzeria Mikkeller and friends: très bonne pizzeria dans un cadre à la déco originale. Les cocktails et les desserts sont bons aussi. C’est vite complet un vendredi soir, il faut arriver tôt si on ne réserve pas. Glo: Restaurant sain et proposant beaucoup de plats végétariens (salades, quiche, wrap raw) et également quelques plats de viande (poulet). Les assiettes sont copieuses, le cadre est lumineux, et on y mange très bien. Lebowsky Bar: restaurant de burgers du le thème du célèbre film des frères Cohen ! Ils servent bien sur le white russian décliné sous toutes ses formes (y compris une version végane au lait de soja), mais également d’autres cocktails. Les burgers sont très bons, le végétarien peut être préparé sans fromage. J’aurais bien essayé lecafé restaurant Vinyl juste à côté de notre hôtel, d’autant plus que le samedi soir une chanteuse au style très trip-hop était présente pour un concert intimiste. Je l’ai retrouvé sur youtube, il s’agit de Mimra. Rekyavik est une toute petite ville, mais ça vaut vraiment le coup d’y être un samedi soir, il y a beaucoup de concerts, et les bars sont très animés. Je note pour la prochaine fois ^^

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Voici maintenant, si vous souhaitez vous évader, rêver au voyage le temps d'une lecture, le récit de notre séjour en Islande. Il s'agit mot pour mot des impressions que j'ai noté au fur et à mesure dans mon carnet de voyage.

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Samedi 17/06 Arrivés à Keflavik, Julie, une française en stage de marketing, nous récupère à l'aéroport pour rejoindre l'agence de location de voitures. Les paysages sont déjà vraiment impressionnants ! Collines de coulée de lave avec du lichen et de la mousse dessus, de belles fleurs violettes (nous apprendrons plus tard qu'il s'agit de lupin, planté pour ralentir l'érosion des sols), des couleurs pastel, au loin des montagnes... On se croirait en Terre du Milieu ! On roule jusqu'à Selfoss où on s'installe dans le premier camping du séjour. La salle commune chauffée pour faire la cuisine est bien agréable, car le vent est hyper froid dehors. 11h du soir, il fait encore jour, c'est perturbant ! On se fait une partie de boss monster car on a du mal à se dire qu'on va se coucher alors qu'on a l'impression qu'il est 6h du soir... Finalement la fatigue l'emporte, et on s'endort de jour au son des oiseaux et des bourrasques de vent...

Dimanche 18/06 On commence cette journée pluvieuse par Thingvellir, lieu où s'écartent les plaques eurasienne et nord américaine, et également lieu où se déroulait l'Althing, le parlement des vikings. Bref, un lieu chargé d'histoire et hyper intéressant d'un point de vue géologique. L'indépendance de l'Islande a également été proclamée à Thingvellir. En plus, le site est vraiment magnifique ! La boutique souvenir / cafet / musée est pratique pendant l'averse, et les vidéos interactives sont très bien faites. J'achète le livre de la Saga de Njal, a priori la plus connue. Après un pique-nique dans la voiture (il ne manquait plus que le thermos de thé), on part à Geysir. Geysir, le père de tous les geysers du monde ! C'est lui qui a donné son nom aux geysers ! Bon maintenant il n'est plus très actifs, mais Strokur juste à côté, avec ses grands jets, est plutôt impressionnant, même si les geysers de Geysir sont bien moins impressionnants que eux de Yellowstone. Par contre, les paysage islandais, très différent, est vraiment très beau ! Petite pause goûter à la cafet / boutique souvenir (où tout est très cher), puis direction Gullfoss, que nous découvrons sous la pluie. Les chutes sont impressionnantes ! L'eau du ciel rencontre l'eau de la terre, les esprits de l'eau dansent dans l'air, c'est poétique et vraiment joli !

En fin de journée nous nous installons au camping de Skjol. Le lieu, tout proche de Geysir, est très sympa. Le resto bar, à la déco très sympa (guitares au mur, canapé en velours rouge...) passe de la bonne musique et propose des pizzas à l'odeur alléchante. Nous n'y avons pas goûté, nous dînons dans la voiture, mais nous prenons ensuite u thé au chaud confortablement installés dans le canapé.

Et il ne fait toujours pas nuit...

Lundi 19/06 Au matin, le ciel se dégage, surtout vers le nord. On retourne à Gullfoss pour voir les chutes sous le soleil, puis on prend de l'essence et on part sur la F35 , gravel road qui traverse l'Islande du nord au sud.

Les paysages sont époustouflants ! D'abord des champs de lupins, puis des déserts rocailleux... A un moment on rejoint une montagne enneigée... On arrive à un lac à l'eau d'une couleur bleu vert jamais vu ailleurs.... On bifurque en direction de Kerlingarjöll, et on se gare au pied du névé (la route n'est pas encore totalement dégagée). Après un pique-nique dans la voiture, on part pour une petite balade en traversant le névé. Nous continuons la route jusqu'au parking. La vue sur la région d'où nous venons est impressionnante !De grands espaces désertiques à perte de vue ! De l'autre côté, le volcan nous attend. Nous descendons pur nous rapprocher des fumerolles. Le sol est tiède, c'est surprenant. Ce mélange de glace, de terre aux différentes nuances d'ocre, de vapeurs de souffre et de ciel bleu est grandiose !

Nous repartons ensuite et continuons notre route vers Hveravellir. Nous garons la voiture au campement, et nous partons pour une petite balade de 45 minutes (suivre les piquets verts) à travers les mignons paysages sous la lumière rasante de fin de journée. On termine la balade par les geysers de Hveravellir, , comme un mini Yellowstone, c'est magnifique.

Nous dînons dans la voiture et allons nous blottir dans nous sacs de couchage en regardant le soleil couchant depuis la fenêtre....

23h le soleil n'est toujours pas couché... on s'endort...

Mardi 20/06 Réveil sous le vent et la pluie... Nous ne profiterons donc pas des autres balades de Hveravellir, notamment celle de 3-4 heures pour aller au cratère du volcan Strytur (piquets rouges) qui me tentait bien...

On reprend la F35 direction le nord. On s'arrête au point de vue au dessus du lac. La vue est superbe, mais le vent est hyper violent ! Les paysages sont encore très rocailleux et volcaniques. A l'approche de la route 1, les paysages deviennent plus verdoyants, avec plein de jolis petits moutons et des petits chevaux ! On se croirait à nouveau dans la Comté ! On longe une rivière... Avec les montagnes à côté... C'est grandiose !

Le fait qu'il n'y ai pas d'arbre permet de voir loin, et de voir le sculptage des la roche sur le flan des montagnes, c'est vraiment joli.

On s'arrête pour visiter Víðimýrarkirkja, jolie petite église en tourbe.

Puis on file à Akureyry. Nous visitons le musée de l'aviation. Original, sympa, pas incontournable mais vaut le coup. On se balade un peu dans la ville, et on s'arrête au Akureyry Backpackers pour prendre un verre. On peut également y manger (plats de pubs, y compris vegan).

On va s'installer dans un mignon petit camping à Husavik (Heidarbaer). Il fait beau et pas trop froid ce soir, nous sortons les chaises pour manger dehors !

Mercredi 21/06 Aujourd'hui, le temps est couvert, mais il ne pleut pas. Nous allons au bord de la plage de sable noir de Hsavik, léchée par les vagues de l'océan arctique, avant de continuer notre voyage vers l'est.

Nous allons au Lac Myvatn. On s'arrête d'abord aux pseudo cratères, pour une jolie petite balade, et pour pique-niquer. On retrouve des cars de touristes, ça fait bizarre... On va ensuite au cratère Hverfell. Ce cône de cendre est impressionnant ! On fait l'ascension et le tour du cratère en 1h30, sous un vent phénoménal ! On se croirait être la Horde du Contrevent en voyage au Mordor ! La vue d'en haut est chouette.

On va ensuite à Hverir pour voir les formations géothermiques. Ce lieu nous rappelle vraiment Yellowstone, c'est magnifique !

Par contre, le temps est de plus en plus pourri... On abandonne donc l'idée d'aller au cratère Viti.

On va voir les chutes de Detiffoss, très jolies même sous la pluie. Un jeune islandais, en pull et tennis, les cheveux trempés, survole le site avec son drone, et interview un vieux monsieur...

On reprend la route pour aller à Möðrudalur, comme ça, on se rapproche d'Askja. Le village est super mignon, avec toutes ces maisons de hobbits avec les toits recouverts d'herbe !

Jeudi 22/06 Comme prévu, il fait beau ! Après ptit dej et douche, on part sur la F905 / F910 en direction d'Askja. La piste est magnifique ! Les paysages lunaires sont splendides ! On roule sur des champs de lave, on passe des gué, c'est impressionnant ! J'adore ces paysages hors du commun, des champs de lave à perte de vue, ces petites fleurs violettes et roses qui arrivent à pousser malgré le sol de cendre et le climat hostile... Cette montagne couverte de neige, illuminée par un rayon de soleil alors que le reste du paysage est à l'ombre, c'est magnifique.

Arrivés au bout de la piste, nous sommes accueillis en sortant de la voiture par quelques flocons de neige... qui ne dureront pas, le reste de la journée sera ensoleillée.

Nous marchons environ une heure dans la neige, et nous arrivons au cratère du volcan... waouh ! C'est magique !! Cet espace isolé du monde, ce lac bleu laiteux en contrebas, cet autre lac gelé sur lequel jouent les rayons du soleil perçant entre les nuages ! Magique !

Après avoir bien profité du lieu, nous redescendons par le même chemin et pique-niquons au soleil.

Nous reprenons la piste en sens inverse. On manque de se tromper de chemin : sur les coulée de lave, pas facile de voir où passe la piste ! Heureusement le 4*4 nous sort de ce mauvais pas (au passage, chapeau aux motards empruntant cette même route !)

Le temps change... Les nuages dégoulinent sur le lointain... On dirait un dessin de Enki Bilal...

Nous prenons ensuite la direction des fjords de l'est, et on s'arrête à Seyðisfjörður, adorable petit village, pour la nuit.

Il fait chaud dans la salle commune. Nous dînons avec un couple de français qui ont commencé leur voyage par le sud et nous partagent leur coups de coeurs (on fait de même).

Petite balade dans le village avant de se coucher et avant la pluie dont le bruit nous berce pour nous endormir.

Vendredi 23/06 Il pleut des cordes ! On fait la grasse mat', on prend notre temps à la douche, on fait une machine... journée off. On profite de la salle commune du camping pour faire des croque-monsieur avec nos sandwichs du midi, c'est chaud, ça fait du bien ! On peaufine le programme pour la suite, en comparant le Guide du Routard avec les sites météo (notamment yr.no, le plus fiable).

Nous prenons enfin la route vers 17h30, toujours sous la pluie. Les paysages ont complètement changés ! Un peu comme dans Yakari "les prisonniers de l'île", sauf que notre 4*4 nous permet de passer sans encombre les rivières qui débordent sur la route. Ça fait 17 heures qu'il pleut à verse, les collines dégoulinent d'eau... Le point de vue d'où j'ai pris une photo la veille au soir est maintenant sous l'eau...

On prend quand même la route qui longe les fjords... C'est superbe! Les paysages qu'on découvre au dernier moment, sortant du brouillard, sont vraiment magnifiques, majestueux ! La musique de Sigur ros accompagne très bien cette route. Et il y a plein de moutons. Arrivant au dernier fjord, le ciel s'éclairci. On voit darder les rayons du soleil sur le relief sculpté des massifs qui nous entourent, un magnifique arc-en-ciel s'élève au dessus des fjords.

A chaque virage, on est éblouis par tant de beauté à couper le souffle.

On a bien fait de prendre la route en soirée, on croise 2 jeune renards polaires qui détalent quand la voiture approche !

On arrive vers 23h au camping de Hofn, clairement le moins bien du séjour, pas adapté au nombre de personnes... Et les campeurs du sud sont moins respectueux, ça ne se fait pas de mettre fort la musique dans la voiture à minuit !

Samedi 24/06 On quitte le camping, on prend de l'essence, on regarde la météo pour organiser la journée. En partant vers l'ouest, on s'arrête à Jökulsárlón et ses icebergs. Joli, mais doit être encore plus beau au soleil, on reviendra demain.

Petite balade avec vue sur le glacier Svínafellsjökull.

On s'arrête ensuite à u parking avec une belle vue sur le glacier pour pique-niquer.

On arrive à Skaftafell, et c'est parti pour une belle balade de 3h en suivant des conseils de la personne au Tourism Office. La balade est très sympa, petits arbustes, jolies fleurs, oiseaux... et les chutes de Svartifoss avec ses orgues de basalte. Petit goûter avec vue sur le glacier avant de redescendre.

On ne reste pas au camping de Skaftafell, on préfère retourner sur nos pas et aller à celui de Svinafell, juste à côté à l'est. Vraiment très agréable !

Dimanche 25/06 On retourne à Jökulsárlón , sous le soleil cette fois-ci. C'est marrant comme le climat est différent à quelques km d'écart. On s'arrête à l'un des petits parkings discrets (dixit le routard) en venant de l'ouest et on fait une grande balade jusqu'à la plage de sable noir. Tout est sublimé au soleil ! On pique-nique sur la plage, le sable est étonnamment chaud !

On reprend ensuite la route de l'ouest vers Vik.

On s'arrête dans le petite village de Kirkjubæjarklaustur. On passe à l'office de tourisme où il y a une expo intéressante sur la mousse, et surtout un film documentaire sur l'importante éruption de 1783 qui dura 18 mois, projetant des nuages de cendres toxiques sur l'Islande mais aussi sur l'Europe. Une bonne partie de la population islandaise est décédée. Les nuages de cendre obscurcissant le ciel, les récoltes furent réduites, ce qui causa des famines, notamment en France... Le peuple a faim ! Révolution ! Pour nous remettre de ces émotions, on prend un verre au café restaurant Systrakaffi.

Nous reprenons la route et tournons sur la route 214 pour aller au camping de Þakgil. La route est vraiment magnifique ! Et le cadre du camping est sublime, encaissé entre les montagnes, avec les cascades...

Lundi 26/06 Après le p'tit dej, nous faisons une mini balade sous la bruine pour profiter du lieu qui est tellement majestueux.

Nous reprenons ensuite la route vers Vik. Balade sur la plage Reynisdrangar d'où l'on voit les rochers de Game of Throne (en fait 2 trolls changés en pierre au petit matin selon la légende ^^)

On se balade le long de la mer en escaladant les rochers plein d'algues pour s'approcher des "trolls". En chemin on voit un macareux (puffin). C'est tout petit en réalité !

On a l'impression que la mer monte, alors on rentre sagement.

On profite du beau temps pour faire une belle balade de 2 heures sur la colline, falaise qui surplombe la mer. Beaux paysages, et beaux moutons !

On monte ensuite jusqu'à l'église d'où on a une superbe vue sur la ville et les environs, et on pique-nique au soleil.

On prend la route de l'ouest pour rejoindre l'embarcadère pour les îles Vestmann. Déception, tout est complet jusqu'à la fin de la semaine pour prendre le ferry avec la voiture... Après réflexion, et quelques appels infructueux, nous trouvons une AJ ouverte (merci booking). On laisse donc notre voiture sur le parking, on fourre rapidement des quelques affaires dans un petit sac, et on embarque sur le bateau.

Notre hôtel est bien agréable (vrai lit, chauffage, douches communes mais propres et bien chaudes comme il faut... le rêve après 10 jours de camping), et bien placé non loin de l'embarcadère.

Nous allons dîner au restaurant Gott (qui ferme à 21h, mais en y allant à 20h45 on peut prendre une place). On s'est régalé !

Mardi 27/06 Après un p'tit dej au café non loin de l'hôtel, on commence notre tour de l'île à pied. On arrive au volcan Eldfell. Le vue arrivés en haut du cratère est impressionnante ! Il y a même un trou béant avec de l'air chaud qui souffle du volcan ! On voit bien la partie de l'île toute neuve suite à la dernière éruption, et on a une belle vue sur toute l'île, le village, et l'autre cratère (Helgafell).

En redescendant, on s'arrête au Eldheimar Volcano Museum construit autour d'une des maisons ensevelie sous les cendres en 1973. Le musée, grâce à l'audioguide très bien fait compris dans le prix, retrace l'éruption, l'évacuation de l'île et le retour à la vie. Une sorte de Pompei du nord. C'est très intéressant, et un peu inquiétant aussi.

Le bateau de retour étant à 16h, il ne faut pas traîner (à pied on prend forcément plus de temps qu'en voiture...). On va prendre un déjeuner rapide à emporter et on se dirige du côté du camping, à Heimaklettur, pour voir les oiseaux.

L'ascension de la falaise est raide, mais se fait bien. On croise plein d'oiseaux qui nichent là, et même un macareux ! La vue d'en haut, sous le soleil, est grandiose.

On redescend ensuite pour retourner à l'embarcadère. Dernières vues sur l'île depuis le bateau.

On prend la route pour le Landmannalaugar. Pas beaucoup de piste, mais le dernier tronçon est vraiment très cahotique, la route est moins bonne qu'à Askja. Plus on approche, plus les paysages grandioses s'offrent à nous !

Arrivés à proximité du camping, on voit des voitures garées sur un parking, mais le camping est bien plus loin. Je regarde, je vois une rivière, je dis "ah c'est parce que la route s'arrête la". "Mais non elle ne s'arrête pas !" répond le conducteur qui passe sans une hésitation passe en mode 4*4 et traverse les 2 gués d'affiler ! Ils sont plus impressionnants qu'à Askja, heureusement qu'on a l'entraînement ^^

Le camping, avec toutes ces tentes accrochées sur le terrain caillouteux, dans ce décor majestueux, fait un peu penser au camp de base de l'Everest... Mais ici il y a même un food truck !

A près dîner, vers 22h, on part sur la balade Laugahraun, la plus courte d'après le plan fourni quand on paye pour la camping. On passe 2 heures seuls au monde dans des décors à couper le souffle, on passe dans des fumerolles de vapeur à l'odeur de souffre, on entend l'eau bouillir sous la terre... C'est magique !

Nous sommes de retour au camping vers minuit, pour une "nuit" de sommeil bien mérité.

Mercredi 28/06 C'est parti pour une longue marche (Suðurnámur , 4 heures). Nous commençons par le même chemin que la veille au soir, puis au lieu d'aller vers la "montagne fumante", on tourne à droite vers la grande plaine. Nous devons franchir de petites rivières (pas facile de trouver son chemin sans se mouiller les pieds !). On attaque ensuite la première montée pour atteindre le haut de la crête. Tout le trajet, la vue, avec le ciel dégagé, est splendide ! Coulées de lave, montagnes enneigées, vallées, lacs, c'est magnifique ! La dernière descente est difficile, ça glisse bien... Heureusement qu'on a fait le trajet dans ce sens la !

Pique-nique bien mérité avant de reprendre la route (finalement on ne grimpe sur le cratère Strútur) pour rejoindre Sellfoss et le camping du premier soir, sous le soleil cette fois-ci. Ça y est, la boucle est bouclée...

Jeudi 29/06 Nous voulons, pour notre dernière matinée dans la nature, voir encore un peu de volcan. Alors direction le site géothermique de Seltún ! Un peu comme à Yellowstone, on voit de la boue qui bouillonne, de la vapeur qui part en fumerolles, des couleurs magnifiques... Ça aurait été encore mieux 'il n'avait pas plu !

Nous pique-niquons dans la voiture avec les petits pains achetés à la boulangerie de Sellfoss. Nous aurions du attendre un peu, et pique-niquer sur une des aires avec une belle vue sur le lac Kleifarvatn que nous longeons ensuite. Encore de magnifiques paysages, quand la lave et l'eau se rencontrent sur une plage de sable noir !

Nous rendons la voiture qui fut notre maison pendant 10 jours, et prenons un taxi pour Reykjavik. Arrivés à l'hôtel, petite frayeur en voyant l'extérieur et l'entrée qui fait penser à un vieux squat... Mais à l'intérieur quelle bonne surprise ! Beaucoup d'espace (nous sommes dans une ancienne biscuiterie), un bar, une déco de bric et de broc mais vraiment super sympa, j'adore ! Bon par contre, dormir au dessus d'un bar, c'est forcément un peu bruyant...

Nous partons ensuite nous balader dans la ville, qui fait penser à une mignonne petite ville de province. Nous montons au clocher de la Hallgrímskirkja pour avoir une vue d'ensemble. En effet, ce n'est pas très grand. La vue des montagnes au loin nous donne envie de repartir en vadrouille...

Vendredi 30/06 Après un bon p'tit dej à l'hôtel, on va visiter le Musée Nationnal d'Islande. Ce musée est vraiment très intéressant et super bien fait ! On apprend beaucoup sur l'histoire du pays. Les mini documentaires interactifs sont vraiment bien. Il y a également une belle expo photos du photographe islandais Björn Björnsson.

Après déjeuner, nous allons visiter le musée du Settlement 871+-2, qui complète bien la visite de ce matin. La encore, la visite est interactive. De petits hologrammes nous montrent des scènes de la vie à l'époque des vikings, tels de petits fantômes du passé reprenant vie l'espace d'un instant... Dans l'expo temporaire sur la faune au temps des vikings, on apprend que le seul mammifère présent sur l'île avant l'arrivée des hommes est le renard arctique. Je suis bien contente d'en avoir croisé 2 !

En rentrant à l'hôtel après dîner, on entend de la musique... On s'approche... Il y avait une DJ/chanteuse au resto Vinyl. Sa musique est magnifique, très bel electro, très belle voix ! Y'a pas à dire, Reykjavik est une ville sympa surtout le week-end !

On récupère nos valises à l'hôtel, on prend le bus (réservé par l'hôtel) pour l'aéroport, et nous voila dans l'avion à 1h30 du matin, à observer au dessus des nuages un magnifique lever de soleil ! L'Islande n'en fini pas de nous surprendre ! Clou du spectacle, une petite lune orange sur l'horizon, qui se couche tranquillement...

J'ai lu que chaque islandais écrit au moins un livre dans sa vie... je comprends pourquoi, je n'ai jamais autant écrit ans mon carnet que lors de ce voyage !
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016 English translation pending
by Jacou0109 · 2016-05-08 · 8 replies
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016

Carnet de voyage

07/04 de Bâle à Cagliari

Nous atterrissons à Cagliari après un vol d’1h30 depuis Bâle. Il est 20h30, il tombe quelques gouttes, nous prenons le train pour le centre ville (il n'y a que 2 stations). Un vent fort souffle en rafales. Piazza Matteotti, nous attendons le bus n° 8 mais devant la perspective d'attendre 15 mn, nous décidons d ' « escalader » à pied le trajet qui nous sépare de notre B&B situé dans le Castro donc sur un éperon qui domine la ville ! En 20 mn le trajet est effectué. La « Residenza kastrum » se trouve tout près de la cathédrale dans une ruelle étroite. Belle chambre avec tout le confort, au 3me étage (avec ascenseur) dominant la ville basse. Nous avons une petite faim et l'hôtelier, Michele, très sympa nous recommande l'hosteria del castello tout près de l'hôtel. Nous y dînerons d'un assortiment de charcuterie et de fromages locaux. J'ai toujours aimé ces premiers moments de découverte d'un nouvel endroit, d’un nouveau pays. C’est l'esprit en alerte, les sens en éveil que l’on prend possession de ce nouvel environnement.

08/04 Cagliari

Petit-déjeuner buffet copieux , salé et sucré. Dehors il y a du soleil et toujours du vent. Nous commençons par visiter la cathédrale toute proche qui donne sur cette belle place Palazzo entourée de plusieurs palais. La façade de la cathédrale est d'un très beau style pisan mais ne date que des années 1930 ! L'intérieur par contre est d'origine : on y voit de beaux autels baroques, deux belles chaires pisanes sculptées du XII me siècle, de belles fresques sur la nef, de beaux lions stylophores. La crypte est intéressante et abrite des tombeaux de la maison de Savoie. Les murs sont recouverts de sculptures en médaillons représentant des saints. Nous ressortons de la cathédrale et passons devant les palais construits de part et d'autre de l'église. Derrière, une terrasse domine la ville et offre un beau panorama en direction du sud-est. Nous remontons en direction du nord en empruntant les ruelles étroites et parallèles du Castro en longeant la torre di San Pancrazio puis sortons de la ville haute par l’une des portes fortifiées. En face de cette porte se trouve le musée archéologique, la référence pour tout ce qui a été trouvé ici comme objets préhistoriques et antiques. On retiendra les magnifiques bronzes coulés et travaillés à l'époque nuragique, les objets de l'époque phénicienne, punique et romaine. En sortant nous allons jeter un coup d'œil à l'amphithéâtre situé vers le nord. Nous prenons ensuite la route qui descend vers la mer en passant par les ruelles étroites du quartier de Stampace. C'est ensuite le moment de choisir un restaurant à notre goût, en tenant compte des avis du LP et du routard. Nous nous attablons finalement au restaurant Buongustaio, tout près de la via Roma. Un vieux serveur attentionné nous explique les subtilités de la carte : nous choisissons en entrée une salade de poulpe et de radice aromatisée au vinaigre balsamique, puis des spaghettis à la butarga (œufs de mulets fumés) et aux clovisses et des raviolis farcis au pecorino et à la pomme de terre: Bon choix, prix raisonnable. C'est étrange, en regardant par la fenêtre j'ai vu passer dans la rue un nombre important de jeunes africains comme s'il venait de descendre d'un bateau ou d'un bus ! Il est vrai que l'on en voit pas mal en ville surtout comme vendeurs à la sauvette. Nous repartons à pied en direction du vieux quartier à la recherche de l'ascenseur de la place Yenne, malheureusement il est en panne ! Il ne nous reste plus qu'à grimper jusqu'à la ville haute. Je ressors en fin de journée pour aller me balader en direction du port par la rue Carlo Felice. De beaux bâtiments de style classique s'étirent tout au long de la via Roma, des commerces chics et des restaurants en occupent le rez-de-chaussée. Je remonte en utilisant un autre ascenseur (en état de marche cette fois-ci!) qui me laisse tout près de la cathédrale côté est. Bel éclairage au soleil couchant.

09/04 de Cagliari à Domus de Maria A la gare, nous attrapons tout juste le train de 9h50, qui nous emmène en 10 mn à l'aéroport Elmas de Cagliari. Nous allons récupérer notre voiture chez Goldcar, subissons les avances commerciales insistantes de l'employée bien décidée à nous vendre le rachat de franchise que nous avons par ailleurs déjà acquis chez Autoescape. Nous récupérons une Peugeot 2008 neuve et partons en direction de la vieille église romane d'Uta. Le temps s'est un peu couvert et il tombe quelques gouttes en arrivant devant l'église. Heureusement ça ne durera pas et nous pourrons visiter cette petite chapelle romane toute dépouillée mais dont l'extérieur présente une belle frise de motifs divers sculptés. Nous repartons ensuite vers Pula longeant les marécages et les marais salants qui ceinturent Cagliari, on peut y voir de petits flamants roses le bec dans l'eau à la recherche de nourriture. Le site de Nora à côté de la station balnéaire de Pula est un site d'abord phénicien, puis punique et enfin romain : toutes ces civilisations se sont succédées et se sont « superposées. La visite guidée (audioguide en français) permet de parcourir le site et de voir les principales curiosités : thermes avec mosaïques, temple d'Esculape, maison patricienne, quartier commerçant, forum. On y trouve même un petit théâtre construit sous l'empire romain. La balade se clôt avec la visite de la tour défensive construite au temps de la domination espagnole sous Philippe II (il y en aurait près de 120 dans l’île) belle vue de là haut sur la côte et les environs. Nous continuons en direction de la ville de Chia toute proche et ses plages. Une belle balade répertoriée dans le Rother permet de découvrir de superbes plages de sable blanc et de belles vues sur la côte et les tours aragonaises régulièrement implantées pour communiquer et alerter de tout danger éventuel. Le chemin mène ensuite à un phare, d’où on peut voir au loin les fariglioni, petits pitons rocheux essaimés dans la mer. Le ciel bleu domine et le vent souffle en rafales. Retour à la voiture et départ pour notre hébergement à Domus de Maria tout proche à moins de 10 km. Nous sommes logés au B&B Andrew : accueil très sympathique. Le soir dînons chez Angelo, excellent restaurant réputé pour ses produits de la mer : Nous commandons une seule entrée de produits de la mer et deux risottos dei pescatori. Bien nous en a pris « l’ antipasti da mare » de copieuse et délicieuse : seiches à l'encre, crevettes, poulpes, filets de thon, carpaccio de saumon, rillettes de poissons, moules. Après une entrée aussi consistante le risotto du pêcheur a un peu de mal à passer, pourtant il est excellent.

10/04 de Domus de Maria à San Pietro

Depuis la ville de Chia nous suivons la petite route SP 71 vers le Nord : c’est la « route des douaniers » car elle longe souvent la côte au plus près. On y voit, totalement désertes à cette époque , de superbes plages de sable blanc dont l'horizon est barré par un promontoire rocheux qui porte à son sommet une tour espagnole ! Il fait un temps magnifique, le vent s'est un peu calmé et le ciel est tout bleu c'est vraiment un coin superbe et sauvage. Nous rejoignons la route principale et partons en direction de Tratalias pour y visiter une vieille église romane très belle avec de nombreuses sculptures extérieures. Le village abandonné dans les années 50 est en train d'être réhabilité dans une optique de valorisation touristique. Nous repartons vers la ville de Sant'Antioco toute proche. En nous promenant en ville nous avons la surprise de voir des habitants costumés d’habits multicolores revenir de la place centrale. On fête Sant'Antioco, le saint du village et patron de la Sardaigne. Des groupes folkloriques dansent sur la place centrale au son d’instruments tradition tout est fermé ! Je redescends vers la place principale où Monique m'attend, nous allons boire tous les deux un Spitz aperol (apéritif incontournable ici) sur la terrasse au soleil, c'est très agréable. Nous nous dirigeons ensuite vers le port pour prendre le ferry à destination de l'île de San Pietro. A 14h50 nous larguons les amarres (18,50 €) pour 30 mn de navigation jusqu'à Carlofote, capitale de l'île de San Pietro. Sur place notre logeuse, prévenue par téléphone nous attend pour nous conduire à l’appartement que nous avons loué à la campagne à Punta Nera au sud de Carloforte, dans une belle maison. Il est grand, la partie couchage est en mezzanine. Tout est propre, moderne et il s’ouvre sur une grande terrasse. En guise d’accueil la propriétaire nous a laissé de la pâtisserie et une petite bouteille de spumante. L'après-midi nous profiterons au maximum de la terrasse et du soleil, tout en essayant d'éviter un vent assez frais et tenace. Tout autour de nous c'est la campagne avec des vaches, des chevaux, des pâturages et des parcelles cultivées. Des maisons et des fermes isolées parsèment la campagne doucement vallonnée.

11/04 île de San Pietro Ce matin direction l'Ouest de l'île vers le cap Sandalo. Là nous nous garons sur le 1er parking et empruntons le chemin qui descend à un point de vue sur la Cala Fico et la mer. De la cabane de la LPO italienne le « sentiero verde » zigzague entre les roches volcaniques et offre de beaux points de vue sur les falaises environnantes où nichent des faucons et de nombreuses espèces d'oiseaux marins. Le chemin balisé d'une barre blanche et verte remonte au plus près des falaises et ramène un peu au-dessus du parking. Nous reprenons la voiture pour aller vers le 2me parking situé un peu plus loin. De là un chemin bétonné mène jusqu'à un mirador au-dessus de la Punta di Capo Rosso. Retour au parking d'où un autre sentier plus sommaire et balisé en rouge et blanc descend vers la plage de la Caletta. Ici aussi de nombreuses espèces d'oiseaux marins nichent et leurs nombreux cris à mesure que j'avance dans leurs domaines montrent que je ne suis pas le bienvenu ! Même type de paysage que précédemment. Retour à Carloforte distante de moins de 10 km. On se croirait dans un port grec, même avenue de bord de mer avec le port où arrivent les ferrys, de l'autre côté, bars et restaurants avec terrasses et nombreuses chaises prêtes à accueillir les clients, magasins de souvenirs avec cartes postales et accessoires pour la baignade. Il fait bon au soleil, et on pourrait se croire en été s’il n’y avait si peu de monde. La ville elle-même est très méditerranéenne avec ses petites ruelles étroites comme dans un souk et ses escaliers qui grimpent vers la ville haute. De petits commerces bordent les ruelles principales, les voitures ont du mal à circuler ici, par contre pour les vespas et les triporteurs pas de problème.

12/04 île de San Pietro

Aujourd’hui nous allons découvrir les quelques plages dignes d'intérêt du côté sud de l'île : une petite route étroite mène depuis la SP 104 à la belle plage de sable de la Bobba. Un chemin part ensuite à droite en direction de « le colonne » et longe les falaises et les fariglioni (pitons rocheux immergés). Belle balade assez courte, retour au parking. Nous continuons vers l'ouest jusqu' à la plage de la Conca, à laquelle on accède par un chemin qui serpente dans le maquis. Nous terminons notre périple par la plage de la Caletta, tout au bout de la route : plage de sable classique, un grand hôtel défigure un peu le paysage, c'est le premier exemple de bétonnage que nous voyons en Sardaigne. Nous repartons vers Carloforte et en profitons pour aller voir la côte nord vers la Tonnara (ancienne installation industrielle liée à la capture et transformation du thon) et la Cala Lunga : rien de particulier si ce n'est la Cala Lunga, longue ria encadrée par de hautes falaises.

13/04 de San Pietro à Portixeddu

Départ de San Pietro : A 11h le ferry lève les amarres pour 40 mn de navigation nous prenons la le route en direction de la ville d'Iglesias. Après nous être garés à l'entrée de la vieille ville, nous allons nous y promener, visitant le Dôme, les ruelles principales, les vieilles murailles aragonaises. Nous déjeunons dans un excellent restaurant, le « Gasebo medioeval », de spécialités de poissons comme les antipasti da mare, le couscous aux fruits de mer (réminiscence de l’influence tunisienne historique) ou le mérou aux petits légumes. Nous repartons en direction de Fluminimaggiore par une belle route qui sillonne sans arrêt en suivant le cours tortueux d'une rivière. Nous arrivons ensuite à Portixeddu et trouvons le B&B Armas de Dino assez facilement grâce au panneau indicateur. Notre studio est tout petit mais il donne sur un grand jardin planté d'oliviers et d'un néflier dont les fruits sont à point. Nous nous installons dans le jardin et profitons du hamac et de l'air frais.

14/04 Portiexeddu

Le beau temps aujourd’hui nous pousse à aller faire une balade du côté de Bruggeru depuis la spaggia Domestica quelques km plus au sud. Nous empruntons le début du sentier minier (bien indiqué et fléché) qui mène à Bruggeru : beaux points de vue sur la mer et les reliefs volcaniques tourmentés du secteur, le sentier, taillé par endroit dans la roche est une prouesse en lui-même. Comme d’habitude une « torre spagnola » monte la garde nichée sur son promontoire, la vue sur la côte y est superbe. Découverte maintenant du Nord en direction du village de Portixeddu et du capo Pecora. Du parking du Capo Pecora, un chemin fait le tour du cap : belle vue sur la côte, tant vers le nord que vers le sud. Beaucoup de chèvres et de moutons dans le secteur. Dernière balade sur la grande plage de sable de Portixeddu qui s'étire sur des km vers Buggeru. Deux pêcheurs ont installé leurs grandes cannes et attendent leurs frémissements prometteurs !

15/04 de Portixeddu à Rio la Sardo

Oh miracle, ciel uniformément bleu, petit-déjeuner dans le jardin. Nous quittons Dino et son sympathique cabanon pour aller vers la plage de dunes de Piscinas. Pour y arriver encore faut-il emprunter des routes puis des pistes de terre qui tortillonnent sans arrêt dans cette région montagneuse à souhait ! Nous voilà à Piscinas sur le parking terminal face à la grande plage de sable blanc. Nous démarrons la ballade (Rother n°46) en marchant sur l'ancienne voie de chemin de fer des mines du coin : quelques wagonnets sont là pour témoigner de cette époque révolue. Nous longeons la piste puis prenons le chemin vers la Marina de Arbus, un chemin mène ensuite au pied d'une grande dune qui domine le paysage, nous la gravissons puis aboutissons à un mirador de bois en piteux état. C’est assez étonnant de retrouver ici des dunes d’une aussi belle taille. Nous redescendons vers le chemin carrossable et passons un gué avant de redescendre le long de la rivière vers la mer. Il faut 1h30 pour faire la boucle jusqu'au parking. La mer est encore un peu fraîche mais elle sera bonne d'ici peu. Nous reprenons la voiture et remontons vers Ingurtosu pour continuer toujours par une route de montagne vers Arbus, village accroché à la montagne, puis Guspini Nous sommes maintenant dans une grande plaine fertile et nous nous approchons de Barumini et du fameux site nuragique. Nous ne serons que 2 couples de français pour suivre la guide parmi ces vestiges exceptionnels datés du XVe avant J.C. La guide est instructive et la visite impressionnante. Quel travail de titan pour extraire, transporter et assembler ces grosses pierres sur une hauteur de plus de 20 m avec des murs dont l'épaisseur dépasse les 6 m ! On en reste ébahi ! Nous repartons vers Riola Sardo où nous arrivons vers 16h30 toujours un peu difficile de trouver le studio dans ces ruelles étroites à sens unique aux places de parking inexistantes. Le studio donne sur un tout petit jardin attenant à la maison des propriétaires. Belle cuisine, lit-divan pour gagner de la place. Dîner dans le jardin, à l'ombre des citronniers.

16/04 de Rio la Sardo au Capo Mannu

Toujours du soleil, petit-déjeuner dans le jardin puis départ pour Oristano à 12 km de Riola Sardo. C'est une ville agréable, dont le centre piétonnier se visite facilement car tout est regroupé dans un périmètre restreint tout autour de la piazza Eleonora : le Duomo, la piazza Eleonora avec ses palais, sa statue d'Eleonora, la Jeanne d'Arc locale, les tours médiévales et quelques autres bâtiments. Il fait un beau soleil et les gens vaquent à leur occupation, la fréquentation des cafés en est une, prioritaire ! Dans l’après- midi, nous partons en voiture en direction du capo Mannu pour y faire la balade (n°41) indiquée dans le guide Rother. Le soleil tape fort et il n'y a pas de vent. Le sentier fait le tour du cap en partant de Porto Mandriola. Le maquis avec toutes ces fleurs, jaunes, bleues, rouges, mauves, est magnifique. Le sentier légèrement en hauteur domine la mer. Du haut des falaises qui plongent directement dans la mer on aperçoit de superbes criques rocheuses ou plus rarement sableuses. Les oiseaux marins, goélands, cormorans, poussent leurs cris stridents qui viennent troubler le silence. Peu de marcheurs à cette heure. Au bout de deux heures et 20 mn nous voilà de retour au parking.

17/04 de Riola Sardo à la péninsule de Sinis

Temps un peu voilé ce matin mais le soleil n'est pas loin. Nous reprenons la direction d'Oristano mais pour aller voir au sud de la ville la vieille basilique de Santa Giusta. C'est une basilique romane de style très pur avec un appareillage de pierres à la couleur très chaude surtout avec l'éclairage du matin. L'intérieur est sobre comme toujours dans ces églises anciennes, mais le déroulement de la messe dominicale ne nous permettra pas d'en jouir davantage. Nous repartons en direction de Cabras, ville spécialisée dans la confection de la butarga, mais ici aussi pour raison de repos dominical nous ne pourrons en acheter dans les échoppes fermées. Nous continuons vers la péninsule de Sinis pour faire la balade n° 42 du guide Rother celle du Capo San Marco. Nous ne sommes pas seuls, le parking à San Giovanni di Sinis est bien plein. Nous commençons par visiter la vieille église romane paléochrétienne de San Giovanni. Elle est massive, fortifiée, avec peu d'ouvertures construite avec de grosses pierres calcaires. L'intérieur est de même facture. Nous prenons le chemin qui mène au site archéologique de Tharros. C'est un site majeur qui remonte d'abord à l'époque nuragique, puis aux phéniciens, puis aux carthaginois et enfin aux romains. Si le site en lui-même n'est pas vraiment parlant, sa situation en bord de mer par contre, lui confère un attrait indéniable. Des chemins continuent après le site en direction de la péninsule vers des tours espagnoles jusqu'à un phare tout au bout. C'est dimanche et il y a du monde, soit des locaux qui profitent du dimanche pour s'aérer, aller à la plage ou au restaurant, soit des touristes venus en bus pour visiter ce site incontournable en Sardaigne. Nous allons ensuite voir la belle plage d'is Arutas, connue pour son sable particulier formé de tous petits galets réguliers. Retour à Riola Sardo.

18/04 de Riola Sardo à Bosa

En voulant prendre du gasoil à une station, je réalise que le litre est à 1,49 € soit 50% plus cher qu'en France alors que le brut vient encore de chuter ! Je m'abstiens pour cette fois ayant encore de quoi faire 250 km, on verra plus loin si c'est vraiment le prix ! Nous prenons la route de la montagne vers Santu Lissurgu, village de montagne perché à 500 m d'altitude. Petite ballade dans ses ruelles étroites, ses vieilles (pas tant que ça) églises, ses placettes, nous en profitons pour acheter les délicieuses pâtisseries du coin aux amandes : les raviolis di mandorla. La route serpente jusqu'à Cuglieri puis redescend vers Bosa où nous arrivons peu avant 13h. Difficile de trouver l'emplacement exact du B&B d'autant que le nom des ruelles n'est pas toujours indiqué. Finalement après avoir tourné en voiture et avoir demandé notre chemin nous nous garons dans la montée du château et faisons à pied le trajet jusqu'à la chambre. C'est un petit B&B tout en hauteur sur 3 étages avec une terrasse superbe qui domine le village la campagne et la mer au loin. Un peu plus tard nous descendons vers le centre de la vieille ville et la rue V.Emanuelle II. C'est une rue animée qui compte de nombreux magasins, bars et restaurants. Les autres rues parallèles sont très étroites et seuls y circulent les deux roues et quelques triporteurs typiquement italiens. La rue qui longe la rivière Temo est bordée de palmiers et de hautes maisons alors que de l'autre côté de la rivière se succèdent les anciens ateliers de tanneries progressivement transformés en boutiques et bars modernes.

19/04 Bosa

Ciel bleu pur, petit-déjeuner (compris dans le prix) servi par Giuseppe sur la terrasse. Vers 10h nous descendons en ville, c'est jour de marché et c’est toujours agréable d’y acheter des produits locaux. Balade dans l’après-midi vers Bosa marina, le quartier balnéaire de Bosa avec sa tour et sa plage de sable blanc. A 19h dîner au restaurant « Gamberro rosso » : entrée marine : salade de poulpes, crevettes et calamars, raviolis de lotte et seiches cuisinées à la myrte, puis petites pâtes locales (fregole) aux calamars, excellent de bout en bout.

20/04 de Bosa à Alghero

Départ pour Alghero par une belle route qui longe la côte tout du long offrant de beaux points de vue sur la mer. A Alghero, nous nous approchons au plus près de la via Ospedale où se trouve notre studio. Nous y déposons nos affaires et allons nous garer sur le grand parking gratuit du port. Le studio est bien aménagé avec tout le confort. Première découverte de la vieille ville et des remparts, d'emblée on est frappé par le grand nombre de touristes et de magasins de souvenirs qui se suivent les uns derrière les autres. Déjeuner de qualité sur les remparts au restaurant Angedras. Balade dans la ville « catalane » et le long des remparts.

21/04 d’Alghero au Capo Caccia

Temps un peu voilé ce matin. Nous partons vers le Capo Caccia en contournant la baie d'Alghero et de Porto Conte. Nous nous garons, au bout de la route juste avant les fameux 613 marches qui permettent de descendre jusqu'à la grotte de Neptune. Cet escalier vertigineux accroché sur des falaises verticales descend vers la grotte de Neptune dont l'entrée se trouve au niveau de la mer. N’étant pas venu pour la grotte mais pour la vue depuis les escaliers, je rebrousse chemin et remonte les 613 « marches positives » qui me ramènent jusqu'à la route. Nous nous arrêtons un peu plus bas au bar Dragunera pour emprunter un sentier jusqu'à une tour espagnole. Au retour nous ferons un petit détour pour voir Fertilia ville créée de toutes pièces par Mussolini pour fertiliser et bonifier la région : architecture carrée avec de grands blocs de maison dont le rez-de-chaussée est constitué par de grandes arches qui abritent les commerces. Retour à Alghero.

22/04 d'Alghero à Stintino

Soleil et quelques nuages. Nous récupérons notre voiture sur le port et partons vers Argentiera, ville fantôme minière dédiée à l'extraction de l'argent, située en bord de mer. Il reste de gros bâtiments en friche. C'est de là que démarre la rando n° 3 du guide Rother. Si le départ ne pose aucun problème, les choses se corsent quand le chemin carrossable fait place à un sentier à peine tracé qui se perd parmi les innombrables sentes formées par les chèvres (et elles ne manquent pas dans ce secteur) et comme il n'y a pas de balisage à part quelques cairns épars, la grimpette vers la Punta Argentiera se fait au petit bonheur la chance en essayant d'éviter les amas rocheux qui surplombent la mer et le maquis dense dans lequel on se déchire allègrement les mollets et les bras. Un semblant de sentier se dégage peu avant d'arriver à la Punta puis un bon chemin carrossable permet de rejoindre Argentiera. Durant la balade de nombreux points de vue offrent des échappées vers la côte déchiquetée et les falaises qui surplombent la mer. La balade aura duré 1h45mn. Nous reprenons la voiture pour aller à Stintino, petit port perdu sur la côte Nord-ouest peu avant le capo Falcone. Beau petit port niché le long d'une petite ria qui pénètre dans les terres. Quelques restos sur le boulevard maritime attirent les clients : le resto Skipper a l'air d'avoir du succès à voir les nombreux clients attablés. Nous faisons de même et nous nous attablons pour déjeuner de produits de la mer, comme d'habitude. Après cette pause bienvenue nous repartons vers la célèbre plage de Pelosa et le Capo Falcone. Belle plage de sable avec l'inévitable tour espagnole, quant au cap il est squatté par des résidences hôtelières privées.

23/04 D'Alghero à Castelsardo

Nous quittons Alghero, sous un ciel un peu gris et prenons la route en direction de Sassari. Notre premier arrêt est pour l'église romane de Sacargia près du village de Codronganios sur la route d'Olbia. Au moment d'y arriver un nuage se déleste de son poids en eau, première véritable pluie depuis notre arrivée en Sardaigne. Cela ne nous a pas empêchés de visiter cette belle église dont les décorations extérieures sont magnifiques avec entre autres cette fameuse vache qui a donné son nom à l'église. Nous continuons en direction d’Ardara pour voir une autre église romane réputée pour ses fresques et son retable peint en bois doré et relatant des épisodes de la vie du Christ. Par chance l'église va être ouverte grâce à un groupe de touristes qui vient de téléphoner au sacristain. Il est vrai que les fresques peintes sur les colonnes tout comme le grand retable sont magnifiques. Nous continuons en direction de Bizaccio où se trouve une autre église romane moins riche mais à l'architecture plus originale : une guide nous fait visiter l'intérieur. Pour terminer nous visitons les extérieurs des églises de Bulzy et de Tergu. Après être passé à Sedini, ville en partie troglodytique, nous arrivons à Castelsardo. Le vent violent a chassé les nuages et il fait de nouveau soleil. En attendant l'heure de récupérer notre chambre au b&b, nous allons faire un tour dans la vieille ville haute située contre le château tout en haut du rocher qui domine la mer. Castelsardo est Une petite ville fortifiée classique avec ses ruelles étroites en escaliers et ses maisons hautes qui empêchent le soleil d'atteindre le fond des ruelles. Pas mal de magasins de souvenirs et de boutiques d'artisanat révèlent le caractère touristique de Castelsardo., mais à cette saison c’est vraiment très calme.

24/04 de Castelsardo à Marazzino

Départ pour le village d'Aggius et la vallée de la lune située juste un peu avant : c'est une vallée encombrée de gros rochers arrondis par l'érosion. Aggius est construit dans ce décor particulier. Nous arrivons peu après à Marazzino, tout près de Santa Teresa di Gallura où est situé notre logement : nous avons loué un petit cabanon avec une grande terrasse qui donne sur un jardin. Nous déjeunons à l'intérieur, le vent est vraiment trop fort. Puis nous partons en voiture vers le Capo Testa. La mer y est déchainée et le vent violent qui vient de la mer pousse des vagues énormes qui déferlent en écume sur les côtes. Je pars faire le tour du Capo Testa en suivant plus ou moins à l'envers le parcours n° 5 du Rother. Par endroit le vent souffle en bourrasques si violentes que je dois me tenir aux rochers pour avancer. Les criques sont balayées par des vagues moussues toutes blanches. Les oiseaux se sont mis à l'abri. Si ce coin est naturellement sauvage il l’est d’autant plus aujourd’hui avec ce vent et cette mer déchaînée.

25/04 : les îles de la Maddalena

A Palau nous prenons le ferry pour l'archipel de la Maddalena. À 11h10 nous embarquons pour 15 mn de navigation (33€ AR 2 pax + voiture) pour l'île Maddalena. Pas mal de monde sur le bateau, il est vrai que c'est la fête nationale aujourd'hui et que les sardes sont de sortie pour profiter du soleil et des plages. Nous allons faire le tour de l'île nous arrêtant sur quelques plages : de petites criques miniatures ou des grandes plages de sable fin. Le paysage ressemble à celui vu déjà du côté de Santa Teresa di Gallura, c'est à dire la présence de gros rochers de granite de couleur rouge. Nous continuons notre balade en passant le pont pour aller sur l'île de Cabrera, ses pinèdes et ses petites criques abritées entre des amoncellements de rochers

26/04 de Santa Teresa di Gallura à Olbia

Temps mitigé, ciel chargé de gros nuages noirs mais il y a également pas mal de bleu, le vent se chargeant de faire alterner le chaud et le froid. Nous partons vers 9h30 en direction de Palau puis d’Arzachena pour aller voir le beau site nuragique « Lu coddu Ecchju » : c’est un impressionnant site funéraire très parlant avec ses monolithes dressés en arc de cercle. Un peu plus loin à 1 km on peut également visiter les ruines d’un village nuragique et d’une tour à la Prisgiona. Nous reprenons la route en direction de Puerto Cervo, avec quelque appréhension mais ayant du temps à perdre autant juger par soi-même. Effectivement c’est pas terrible, de loin ça parait joli avec cette unité architecturale de style méditerranéen mais de près on se croirait plutôt à Disneyland : ça sent le faux, le commercial à outrance et le pognon évidemment : les panneaux « Privata » « vidéosurveillance » sont légions, de même que les enseignes commerciales en anglais comme « contemporary art » « real estate » fleurent bon la jet set mondialisée. On fuit et on continue vers Olbia qui nous est apparu plus sympathique qu’attendu : Le beau soleil et le bon déjeuner pris près du port dans la rue Umberto y sont sûrement pour quelque chose. Décollage de l’aéroport d’Olbia à destination de Bâle pour un vol d’1h20mn, fin du voyage.

En guise de conclusion

Notre vision de la Sardaigne est fortement liée à la période hors saison (avril) où nous l'avons visitée. Plages désertes, parkings vides et gratuits sur les plages ou en ville, atmosphère calme, silencieuse, loin de l'image d’une Sardaigne estivale, remuante, bondée et bruyante. Et il est vrai que le printemps en méditerranée a beaucoup de charme avec une nature verte et fleurie. Cela dit, il existe bien deux Sardaigne, l’une très touristique, balnéaire, huppée vers le Nord, et l'autre plus authentique et sauvage dans le reste de l’île. Dans l'ensemble nous avons beaucoup apprécié les conditions d’hébergement : appartements modernes et récents, accueil très agréable de la part des employés ou propriétaires, prix honnêtes.

Budget total : 2300 €

avion AR Bâle – Cagliari, Olbia – Bâle : 120 € logement 19 nuits (moyenne 48€ par n.) 914 € restaurants, achats de nourriture 715 € transports (location auto, carburant, ferry) 420 € visites / divers /souvenirs 131 €

En résumé :

**Cagliari : vieille ville (dont le Duomo) à voir, musée archéologique incontournable avant de visiter les sites nuragiques **Chia et la balade vers le Cap Spartivento (belles plages de sable) *** île de San Pietro : ville de Carloforte, belles balades à faire le long de la côte, nombreuses plages de sable ** route du bord de mer entre Chia et Teulada **Iglesias : ville agréable dont le vieux centre ville *Portixeddu : petit hameau isolé au bout d'une longue plage de sable *** Su Nuragi (Barumini) site nuragique exceptionnel **Oristano : très beau centre ville médiéval *** péninsule de Sinis : Tharros (site antique) ruines peu parlantes, mais belle situation en bord de mer avec possibilité de balade sur la péninsule *Is Arutas : belle plage avec un sable un peu perlé **Bosa : ville photogénique accrochée sur sa colline sous la protection de son château médiéval ***Alghero : belle ville avec ses remparts, ses palais et églises ** Capo Caccia : les escaliers pour accéder à la grotte de Neptune, ** Stintino et la plage Pelosa *** Castelsardo : beau village perché sous son château *** églises romanes à l’est de Sassari (pour les amateurs) *** Capo Caccia : belle balade à faire entre les gros rochers granitiques et les plages ** îles de la Maddalena et de Caprera : beaux points de vue depuis la route, belles plages de sable ** Lu coddu Ecchju et Prisgiona : sites nuragiques

L’album de photos est visible ici :

https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/6282341063499652817?authkey=Gv1sRgCKWquOnA_qe47QE

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