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Vol Paris-Maroc avec Air France English translation pending
by Stephanois75 · 2011-09-03 · 4 replies
Bonjour cela va être la 1ere fois que je prends notre compagnie nationale pour le maroc. Je prend souvent AF en Europe ou pour allez aux USA. J'ai une question, vu le départ à 19h de Roissy est ce que allons avoir un plateau (ce qui me parait raisonnable pour un vol de 3h même en voyageur) ou un simple sucré salé. 🙂 Merci
Renseignements sur Air India? English translation pending
by Rolandino · 2011-08-28 · 4 replies
salut a tous je recherche des renseignements sur la compagnie air india merci pour vos reponses bonne journee😄😄
Laos et Angkor en août 2011 English translation pending
by Kartel5 · 2011-07-27 · 4 replies
Bonjour,

je pars en Asie avec 3 amis la semaine prochaine. Nous arrivons en avion a Bangkok et nous voulons ensuite aller au Laos et finir par Angkor. Nous avons seulement un mois pour voyager et je me demande si nous avons assez de temps pour l'itinéraire que nous avons prévu. on arrive a Bangkok le 3 aout et on pense etre a Vientiane le 6 au matin (train de nuit), on veut par la suite allez a Vang Vieng, Luang Prabang, Pakse, Plateaux des Bolovens et finir par les 4000 iles et entrer au Cambodge pour aller directement a Angkor, le tout par voie terrestre. Mais nous devons etre a Angkor le 22 aout, je me demande donc si nous avons assez de temps au laos pour faire toutes les étapes que l'on a prévu.

Merci de vos réponses.
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l��Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Température sur la province du Khammouan et le plateau des Boloven fin juillet? (Laos) English translation pending
by Bermyt · 2011-05-22 · 8 replies
Bonjour,

Fin juillet, nous serons dans la région du centre, puis sud du Laos. Nous aimerions partir quelques jours visiter la province du Khammuan et le plateau des Boloven , sans nous dépêcher.

Merci d'avance pour toutes les infos que vous pourrez nous donner.Des agences de randonnées proposent différents circuits mais toujours entre octobre et mai. Cela signifie-t-il qu'il est impossible de circuler à pied à ce moment là ? Les grottes sont-elles inondées?Un guide est-il indispensable ? Vaut-il mieux trouver son guide sur place? Nous ne pouvons pas nous permettre un budget de 900$ pour 3 jours ... On dit que la température est plus fraîche sur les plateaux ? En été aussi ?
Quels studios visiter à Los Angeles? English translation pending
by Alborosie · 2011-03-23 · 7 replies
Bonjour,

Nous nous rendons en Californie avec 2 amies cet été et nous aimerions visiter les studios à Los Angeles mais nous avons vu beaucoup d'avis mitigés sur internet. J'aurais aimé savoir selon vous quel studio vaut le coup d'être visité entre Universal Studios, Warner Studios ou Paramount Studios ? Ou si tout simplement aucun ne vaut vraiment le coup !

A préciser que nous sommes de grandes fan de séries TV et c'est donc surtout les plateaux des séries que nous aimerions voir !

MErci d'avance pour vos réponses 😉
Vietnam du 20 juillet au 20 août, du Sud vers le Nord English translation pending
by Wabie · 2011-03-08 · 7 replies
Bonjour! Je vous écris car je pars au vietnam pour 2 mois, je resterais 1 mois à Hô Chi Minh et après je compte visiter le pays en 1 mois! Je compte débuter mon voyage itinérant le 20 juillet à peu près et je serais rejoint à Hanoi par ma soeur vers le 10 août pour que nous visitions le nord ensemble. J'ai plusieurs questions: - Je voulais savoir s'il était réaliste de faire le sud du vietnam et le centre du vietnam en 20 jours et si 10 jours suffisent pour visiter Hanoi et les plateaux du haut tonkin ? - D'après des infos du forum j'ai vu qu'à partir de juillet c'est la mousson dans le sud, n'ayant jamais connu de mousson je voulais savoir si ça pouvait compromettre la visite du sud notemment le delta du mékong ? - Est-ce qu'il est possible d'aller au Tunnel de Cu Chi et à Tay Ninh ou à Phu Quoc en 1 week-end à partir de HCMV? - J'ai vu également que le climat de hanoi au mois d'août est plutôt agréable, est-ce également le cas des hauts plateaux ? - Faut-il être sportif pour visiter les haut plateaux du tonkin ? Les hébergements type hotel y sont-ils fréquents ? Voilà pour mes questions du jour! Si un connaisseur passe par-là, je veux bien de ses lumières! Merci!
Cyclo trek au Maroc en octobre 2009 English translation pending
by 78proserpine · 2011-02-14 · 4 replies
Voyage à bicyclette sur la piste des papillons migrateurs Moyen et Haut Atlas marocain Octobre 2009

Parti de Digne-les-bains le 03 octobre 2009, je mets trois jours pour rejoindre le port de Sète, le seul en France qui dessert Tanger au nord du Maroc. Trente six heures de ferry me permettent de récupérer, je prends ensuite un train qui m’amène à Sidi Kacem, lieu de départ de mon trek dans l’Atlas. Nous sommes le 08 octobre. La route me fait traverser des plaines fertiles jusqu’à El Hajeb, puis se transforme progressivement en plateaux arides qui me mènent jusqu’à Azrou, au pied du Moyen Atlas. Ici se déroule une des rencontres parmi les plus cocasses de mon voyage. Durant l’ascension du premier col de mon périple (Jbel Hebri-1965m.), je décide de faire une pause à l’ombre d’une forêt de Cèdres centenaires. A peine je déballe quelques affaires qu’ un magot (singe du genre macaque endémique d’Afrique du Nord) s’approche à quelques mètres et m’observe quelques instants. Surpris de cette proximité familière, je sors mon appareil photo, histoire de lui tirer le portrait. J’ai à peine le temps de prendre un cliché qu’il saute sur une bouteille de coca juste entamée. Petite poursuite histoire de récupérer mon bien, mais très vite il grimpe sur une branche basse inaccessible et me nargue du haut de son perchoir. Sans hésitation, il dévisse le bouchon et s’envoi rasade après rasade ce liquide bien éloigné de son régime alimentaire naturel. Après s’être gavé de cette boisson gazeuse, il urine du haut de sa branche et se débarrasse de la bouteille quasiment vide. Je ne peux m’empêcher de me tordre de rire devant cette petite mésaventure. La route se poursuit par le difficile col du Zad (2178m.), puis continue sur le plateau de l’Arid (le bien nommé) pour rejoindre Midelt. Un nouveau col (Tagalm-1907m.) m’ouvre la porte du Haut Atlas. Le paysage montagnard devient de plus en plus minéral et désolé. Je longe ensuite les fameuses gorges du Ziz, oasis de verdure entouré de falaises et montagnes désertiques, l’influence du Sahara se fait sentir pour de bon. Passé Er-Rachidia, j’emprunte une route rectiligne par une forte chaleur (34°C) durant deux journées qui me mène à Tinerhir. J’y fait un arrêt prolongé histoire de me rafraîchir dans les immenses palmeraies et de visiter les gorges du Todra (un des grands spot de grimpe du Maroc). Je me remet en selle pour deux journées difficiles avec la chaleur et le vent de face. Au passage, j’observe de nombreux papillons Belle dame arrivés dans leurs quartiers d’hiver . Ce sont les rescapés d’un long voyage à peu prés équivalent au mien puisque la plupart sont nés sur le continent européen durant l’été passé. Ils traversent la méditerranée pour trouver des températures hivernales plus clémentes en Afrique. Ils s’y reproduisent puis meurent. Une nouvelle génération apparaîtra durant l’hiver et entamera un voyage vers le nord. Chaque printemps, ils arrivent en masse en Provence et certains continuent ce périple en été jusqu’en Scandinavie, parfois même l’Islande. Ce sont des immigrants au long court à la manière de nombreux oiseaux , tout çà sans passeport… Passé Ouarzazate, je remonte une longue vallée qui me mène au pied des plus grands sommets du Haut Atlas. La météo devient orageuse, les pluies peuvent très vite inonder le fond des vallées, la végétation très éparse ne retenant pas l’eau. Ma situation de cyclotouriste devient périlleuse dans ces contrées battues par la pluie et le vent. Je profite d’un matin calme pour gravir les longues pentes du col Tizi Tichka (2260m.) point culminant de mon trek. Le mauvais temps revient de plus belle durant la longue descente vers Marrackech, que je traverse sous une véritable pluie diluvienne par les souks et la célèbre place Jemâa el-Fna avec ses charmeurs de serpents et ses vendeurs d’eau. Cette grande ville, trop touristique à mon goût, marque la fin de mon tour de l’Atlas. Nous sommes déjà le 20 octobre et il faut penser au retour à Digne-les-bains. Un train de nuit me fait traverser le pays pour rejoindre de nouveau Tanger. Le lendemain matin je réserve ma place pour la traversée vers Sète trois jours plus tard. Ce qui me laisse le temps de visiter une partie des montagnes du Rif jusqu’à Chefchaouen, cité fortifiée fascinante et haut lieu de la culture du kif. Arrivé à Sète, je file par le canal fluvial qui rejoint le Rhône à Tarascon, je passe donc par Aigues Mortes et la Camargue qui s’est déjà paré de splendides couleurs d’automne. J’arrive chez moi le 28 octobre après environ 1500 km de route et de piste, une dizaine de crevaisons mais surtout après de belles rencontres et des paysages inoubliables. J’ai surtout découvert une manière de voyager nouvelle pour moi, proche de mon idéal de vie. Antoine LONGIERAS
2011: quel nouveau vélo choisir pour voyager? English translation pending
by Hélaine34 · 2011-02-09 · 55 replies
Je sais que le sujet est traité régulièrement, mais... en 2011, avec les vélos qui viennent de sortir... que conseilleriez-vous pour voyager ? VTT ou pas ?

- Je souhaite voyager mais aussi grimper des côtes ! Donc pb du poids, du rendement... - J'aurais souhaité m'aventurer sur les chemins : peut-on mettre des sacoches avant sur un VTT s'il y a une fourche avant ? Le vendeur me dit que non (?). - Je suis prête ce coup-ci à mettre un bon prix, auriez-vous des conseils de marque et de modèle ? Quelle dimension de roues ? Combien de plateaux ? De vitesses ? Toute autre remarque sera la bienvenue ! Merci d'avance pour vos réponses. Une nana qui pédale mais qui est archi-nulle en technique et qui a déjà été plusieurs fois la proie révée des vendeurs !
Cambodge début 2011: Banlung et Takeo English translation pending
by Riderfreedom · 2011-02-03 · 1 reply
BANLUNG : la seule GH qui fournit toutes les commodites pour les backpackers est LAKE VIEW, velos vtt, motorbikes, dirt bikes, restaurant. mais j'ai des vieux doutes sur la proprete... J' etais au Lake Side , en face, de l'autre cote du Lac, un enorme hotel pour asiatiques, super clean et pas cher (5 a 8 doll) , mais attention: la chambre et rien d'autre . et vu que le centre ville est a 15mn a pied , c'est un peu dommage....demander Chi ko, il peut tout arranger. Perso, j'ai ete super decue de Banlung. je m'attendais a trouver les meme paysages de haut plateaux asiatiques deja vus au Vietnam, (a la meme hauteur que Banlung). La, rien de vraiment grandiose a part le celebre Lac-cratere. Mais tout ca ne vaut pas les 6 a 8 heures de bus pour atteindre cette ville, ville en elle-meme sans interet et ou les locaux ne sont pas tres sympas.

TAKEO: aller a Takeo depuis PPhen, c'est facile. Mais en repartir (par ex pour Kampot) c'est plus dur. Il faut aller (en moto, tuktuk...whatever)a une sorte de ville-carrefour-rv- de minivans- taxis : Angk Tasaom a 13km de Takeo. La, etre bien prets pour affronter le harcelement des chauffeurs de minivans et pour trouver celui qui conduit a la destination voulue a un prix "normal". corrrespondant par ex au prix du bus depuis Pphen.

Takeo, on peut aller visiter Angkor Borei et Phnom Da en louant un bateau du "quai" de Takeo(15 a 20$). par contre c'est la demerde car personne ne parle anglais...et moi meme ne parlant pas khmer....pour les GH aussi faut se demerder un peu seul, j'etais dans une grosse GH asiat sur le bord de la NH2. pas franchement drole mais un peu le seul plan fiable dans cette ville...disons...hum...tres isolee ...

a bon entendeur! enjoy le Cambodge
Idées de grande randonnée en avril? English translation pending
by Minimonstre · 2011-01-21 · 9 replies
Bonjour! J'aimerais partir une semaine avec mon copain en avril, mais je n'arrive pas à me décider pr la destination... Nous voudrions faire une grande randonnée, si possible balisée et dormir sous tente. Auriez-vous des idées? Je précise que la neige ne nous dérange pas. Merci d'avance
R66: Risques de fermeture motels et commerçants en septembre/octobre? (Etats-Unis) English translation pending
by Rivendell · 2011-01-11 · 5 replies
Hello!

Toujours en pleine préparation de notre voyage sur la Route 66, j'ai un doute au niveau des dates à choisir.

On désire partir pour 4 semaines. Mais j'hésite (oui parce que dans le couple chez moi c'est toujours la femme qui pense à tout) entre septembre et octobre...

En octobre on risque de se retrouver devant des établissements fermés à cause de la "basse saison"? Motels, pompes, restaurants, pubs, commerçants, ...?

Et pour la température, septembre est-il vraiment plus chaud que chez nous?
Conseils de livres de voyage? English translation pending
by Juju2nice · 2011-01-04 · 8 replies
Bonjour les amis, j'ai depuis peu pris le virus de la lecture des récits de voyage.J'aimerais faire le tour du monde en bouquin.Pourriez vous me conseillez des livres de voyage, d'expedition et d'aventure.Merci
Auvergne: Cantal ou Puy-de-Dôme? English translation pending
by Rieu · 2011-01-02 · 11 replies
Bonjour , j'aimerais partir cet été en Auvergne , mais je ne sais pas ou aller entre le Cantal et le Puy de dome Qui peut m'aider Je recherche la campagne avec de beaux paysages , le calme , un peu d'eau( rivière) Connaissez- vous des gites sympas avec piscine ( à partager avec plusieurs gites ) Merci pour votre aide
Nord Chili: logements faciles à trouver entre le 19 décembre et le 1er janvier? English translation pending
by Namast · 2010-11-29 · 34 replies
Bonjour,

on sera une famille de 4 (dont 2 enfants de 9 et 11 ans) au nord Chili entre le 19 décembre et le 1er janvier. Je ne sais pas si ca correspond déjà aux congés d'été au Chili. Il semble que les congés, ou du moins les touristes chiliens, puissent déjà pas mal bouger entre noel et le jour de l'an.

On prévoie de loger dans l'ordre chrono sans avoir les jours exacts : - Santiago - Arica - Putre - ce qu'on trouve entre Putre et Surire et Islugo et Colchane et Huara si la route est faisable à cette époque - San Pedro de Atacama, avec peut-etre qq nuits sous tente/"refuges" sur les hauts plateaux cote Tatio, Salar de Tara, Miscanti - Parc Pan de Azucar (on devrait camper) - et on sera de nouveau à Santiago ou Valparaiso le soir du 31 décembre.

Autre problème, autant on devrait réserver d'ici 1 ou 2 jour des vols pour Santiago/Arica, sera t-il facile de trouver des bus pour redescendre ? (Arica - Calama puis Calama - Copiapo puis Copiapo - Santiago).

Merci
Petit compte rendu Corsairfly sur Réunion - Marseille, Marseille - Toulouse - Réunion English translation pending
by Damss974 · 2010-10-30 · 19 replies
Bonjour à tous,

J'ai profite de la promo DUO de Corsairfly ce mois-ci en retournant en métropole entre le 8 et le 19 octobre, prix du billet : 551 euros A/R. Je n'ai pas trop le temps de faire un gros compte rendu pour cette fois, surtout que le vol est assez banal. Juste histoire de comparer avec AF, je vous propose un comparatif des plateaux que j'ai rencontré, puis sinon quelque photos pour le plaisir.

Aller, Réunion (RUN) - Marseille (MRS), vol de jour 9h15 - 17h40 direct, B747-400. Vol à l'heure, même légère avance, vol de jour assez long, mais magnifiques paysages à voir si on a la chance d'être à un hublot. Télévision collective vraiment "pourries", pas moyen de regarde les films pendant 30 minutes sans une coupure allant de 1 à 5 minutes, sans compte les vacillements perpétuels. PNC vraiment sympas, rien à dire de plus spécial.

Voici quelques photos de RUN avant le décollage, juste un B777-300 Air Austral (F-OSYD) qui venait d'atterrir de CDG peu avant en compagnie de notre avion F-HSEX.







Voici le petit-déjeuner servit juste après le décollage, vers 10h. Un peu minimaliste.. plat principal : fricasse de Poulet aux olives vertes. Juste en dessous celui d'AF, photo prise par moi-même en février dernier.





Survol de l'Océan Indien...



Survol de l'Ethiopie...



Voici maintenant le repas de midi, très peu à manger également. Voici en dessous comme tout à l'heure le plateau AF, dîner.





Survol du Sahara...



Ville de Benghazi, Lybie, nous quittons donc le continent Africain, pour traverser la Méditerranée.



Petit "goûter" servit une heure avant l'atterrissage vers 16h heure francaise.



Par contre, quand vous vous mettez au niveau des ailes, y a un monsieur qui vous regarde tout le long du vol 😛



Et voilà l'atterrissage sur MRS après 10h de vol, désolé gros contre-jour 🙂



Arrivée tranquille dans un Marseille-provence presque vide. Par contre attente des bagages : 55 minutes.

Retour, Marseille - Réunion via Toulouse, vol de nuit, 19h45 - 11h10, B747-400. Après avoir effectué un LYS-ORY en CRJ-100 de Brit Air le 17/10, puis un CDG - MRS le 19/10 en A321 Air France, je repars de MRS sur RUN via TLS. J'ai donc voyagé le 19/10, jour de grève nationale, mon CDG-MRS avait été changé, puis 2h de retard, puis 9h d'escale à MRS, avant de savoir que le vol Corsair a aussi 3h de retard, du aux incendies dans l'ouest de l'île à la Réunion. Nous enregistrons nos bagages en premier, à 16h45. L'agent nos informe que le vol décollera finalement à 22h35 pour Toulouse, il nous donne un bon pour un sandwich + boisson 33cl à la sandwicherie du Hall 1.



L'avion se pose à devant nos yeux à Marignane à 22h15, pour un débarquement/embarquement express, nous avons décollé vers 22h50. Nous nous posons ensuite 45 minutes plus tard à Toulouse, soit aux environs des 23h35. Nous sommes débarqués en salle de transit (que j'ai reconnu après quelque minutes, j'y avait embarqué pour un vol EZY, TLS-LYS en avril dernier!) Pendant 2h10 exactement nous avons dormi sur ces bancs neufs du nouveau Hall de TLS 😎 pour ré-embarquer à 1h45, décollage 2h du matin...





Nous serons placé juste derrière le nez à l'avant de l'appareil, rangée centrale alors qu'à l'agence on nous avait promis un hubot, mais bon !



Dîner à 3h30 du matin (faudrait qu'on me file le nom de celui qui s'est plaint du diner à 1h30 du matin chez AF pour JNB dans l'autre discussion la 😇) Plat principal : Poulet au Soja je ne sais plus trop quoi, mais vraiment pas bon 😛.



Long sommeil jusqu'à Midi heure Réunion, puis petit déjeuner servit une heure avant l'atterrissage.



Atterrissage à 14h15 à RUN... Une première pour moi 🤪 C'est rare un LC Métropole qui se pose en milieu d'aprem ici 😛 Nous attendrons encore 1h les bagages... Et enfin arrivés au chaud !! 😎



CONCLUSION : Corsairfly niveau prix rien à dire sur ce coup la, confort pas extrêmement pénible mais il y a mieux. Service minimaliste mais bon il y a l'essentiel, et places pour moi comparable à celles du B777 Air France. Gros manque de divertissement par contre : Pas d'IFE, Ecrans centraux deffectueux et pas de films diffusés au retour ! Pour finir, vu que c'est un retard indépendant de leurs services, ils ne nous ont pas remboursés les fameux 30 euros/heures, tant pis 😛

Bonne journée à tous !
Voyage à vélo sept vitesses dans le moyeu English translation pending
by Astalafiesta · 2010-09-29 · 4 replies
bonjour a tous, je veux savoir si on peut voyager avec un velo 7 vitesses dans le moyeu , je l'ai pas encore essayé , c'est pour cela je me demande son équivalent par rapport a un dérailleur classique ? et si c'est déconseille pour les régions montagneuse ( tichka par exemple )
Vos coups de coeur pour la musique et les instruments malgaches? English translation pending
by Karakory49 · 2010-09-26 · 23 replies
Malgré toutes les turpitudes que nous avons connues sur les plans politique et économique, la musique n'a jamais cessé d'évoluer à Madagascar. C'est peut-être même l'un des rares secteurs qui a continué de progresser. Du point de vue du nombre des interprètes, et des instruments traditionnels, quelles sont vos préférences, et le regard que vous aviez sur la musique Malgache, vu la richesse musicale énorme du pays, avec les styles du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et des hauts plateaux. _Vos sentiments sur le rôle essentiel tenu par la musique dans la société Malagasy_

j'en profite pour rendre hommage à Raolona (l'Homme) l'un des quatre compositeurs du groupe Mahaleo, Raosolosolofo Razafindranoa de son vrai nom, qui nous a quittés vendredi 3 septembre 2010, à l'âge de 59 ans, à Tamatave.
Balades à dos d'éléphants au Vietnam? English translation pending
by Cindyduvar · 2010-09-22 · 4 replies
bonjour

y-a-t-il une autre adresse que vers dalat pour faire des promenades à dos d'éléphant? notre parcours: ho chi ming con dao phan thiet nha trang hoi an danang hue hanoi merci de vos réponses cindy
Passer les Pyrénées en camping-car pour rejoindre l'Espagne? English translation pending
by Rhumontaise · 2010-08-28 · 29 replies
Bonjour à tous Je suis novice . Je viens d acheter un CC J5 de 1992, donc sans turbo, 60 000 km au compteur. J ai envie de partir au Maroc, mais j apréhende un peu... Surtout pour le passage des Pyrénées. Qui peut me dire comment sont les Autosvia en JANVIER , est ce qu elles sont bien dégagées ? Vaut il mieux que je prenne l Autoroute jusqu à Madrid avec mon vieux bolid ?? Dans un autre ordre d idées, où faut il que je passe la nuit Connaissez vous des endroits sûrs, tout au long du parcours, en dehors des campings qui sont d ailleurs peut être fermés a cette saison de l année ? Merci pour vos réponses
Retour très mitigé du Vietnam English translation pending
by Harocaro · 2010-08-09 · 65 replies
Nous voila de retour apres 3 semaines d un periple du Sud au Nord. Et nos ressentis ont ete tres partages. Si nous avons ete enchantes par certains paysages nous avons ete par contre tres decus par l attitude de certains vietnamiens. Trop nombreux a notre gout a avoir un comportement desagreable, mercantile. La roublardise et le mensonge ont souvent ete de mise. Parfois allant jusqu a la mechancete comme lorsque l on s est fais jeter d un bus manu milatari. Par contre nous avons adore notre sejour dans les montagnes du Nord et l accueil que les montagnards nous ont reserve. C est une region vraiment epoustoufflante. Merci a notre chauffeur qui a ete remarquable sur des routes parfois tres difficiles. En revanche les hauts plateaux ne nous ont pas laisse une grande impression. Des forets entieres decimees laissant place a des paysages monotones. Nha Trang vraiment tres moyen avec sa pauvre tour Cham, sa plage un peu sale et son hideux front de mer. Hanoi nous a vraiment plu dommage que les habitants soient si austeres. A ce demander si ils ont deja vu des Noirs. Mon mari se faisant montrer du doigt suivis de ricanements imbeciles.

Bref nous ne regrettons pas notre voyage que nous laissera de bons souvenirs. C est juste un peu dommage que pour un pays a vocation touristique les gens se comportent parfois ainsi.

Et comme l Asie nous a enchante, sur les conseils de voyageurs rencontres, l annee prochaine ce sera le Laos ou la Birmanie.
Prendre une canne à pêche en Amérique du Sud? English translation pending
by Lucbertrand · 2010-08-07 · 3 replies
Dans le cadre d'un voyage de 3 à 4 mois à vélo à travers l'Equateur le Pérou la Bolivie et le Chili, de l'utilité de prendre une canne à pêche? Les lacs et les rivières sont-ils poissonneux? Quelqu'un a-t-il une expérience en la matière? Luc
Météo sur Ambatondrazaka au mois de juillet? (Madagascar) English translation pending
by Cloti · 2010-06-30 · 3 replies
Bonjour,

J'ai une adresse près de Ambatodrasaka, et cela me plairait bien d'y aller. Je suis à Mada en juillet...

Je voudrais savoir quel temps il fait dans la région en juillet? D'après mes recherches: pluie (Andisabé) froid (Moramanga)...

Je ne sais pas si c'est loin ou pas d'Ambatodrasaka, j'ai cru comprendre que c'est dans le coin...

Et s'il fait froid, c'est quoi? 20 degrés???😉
Visites à faire absolument à Madagascar? English translation pending
by Aurorelea · 2010-06-28 · 13 replies
Bonjour a tous

Tout est dans le titre, je cherche a planifier 3 semaines ou un mois a madagascar en octobre et je ne voudrais pas passer a coté de quelquechose !! Merci d'avance pour vos réponses
Heureux qui comme Ulysse... et Pénélope! English translation pending
by Jonath62 · 2010-06-13 · 9 replies
A 3 heures de l’ultime vol de la British qui nous ramènera en Europe, on fait un peu le chemin à l’envers et on se dit que oui, on en aura bien rêvé.

Sans y croire un seul instant d’abord. Et puis le projet s’est concrétisé, petit à petit.

Au début, on se met à méditer naïvement, se projetant mentalement dans des images « cartes postales » qui nous font fantasmer depuis l’enfance (les steppes de Mongolie, les moais de l’île de Pâques, les hauts plateaux de Bolivie, les tribus reculées de Papouasie, les temples hindous d’une Inde mystérieuse, etc…). Les semaines passent et on continue en s’amusant innocemment à calculer des budgets, des durées possibles pour tel ou tel pays, des itinéraires idéaux mais irréalistes comptant forcément 10 000 destinations. On fait cela comme ca, juste pour rire bien sûr… Et puis vient un jour précis où l’évidence se fait criante et l’on ne peut plus reculer: il vous faudra partir ou le regretter chaque jour de votre vie.

Alors on l’a fait. On a largué les amarres. Sans but réel, sans expérience, sans savoir à quoi s’attendre. Juste pour l’avoir fait. c’était il y a un an. Depuis, on a vécu une seconde vie, en accéléré. Nous étions timides et naïfs les premiers mois, puis matures et plus à l’aise ensuite et enfin, depuis quelques semaines, nostalgiques et tournés vers le chemin accompli. On se dit qu’on a su mué lentement mais sûrement du statut de touriste à celui de « routards », de voyageurs longue-durée que j’espère plus ouvert, plus posé, plus à-même à regarder le monde. Et maintenant, déjà sur le retour d’une aventure dont je ne vous rappellerai pas les nombreux épisodes, que reste t-il de tout ca?

He bien Il y a, pêle-mêle, le gratifiant sentiment de devoir accompli, celui de plénitude apaisante, le plaisir d’avoir échangé ave tant de cultures si différentes, La richesse inouïe d’avoir côtoyé l’humble pêcheur papou, l’honneur d’avoir pu partagé un moment sincère avec le simple maraîcher birman. Le souvenir délicieux des rencontres enthousiastes avec d’autres voyageurs. La joie et la satisfaction d’avoir creusé tant que possible à la recherche de l’authentique et d’avoir toujours récolté bien plus qu’on ne l’avait soupçonné. Le réconfort bien sûr, d’avoir été suivis et soutenus par tant de proches. On aura aussi développé une conscience plus fine et plus concrète des défis écologiques et politiques de notre vaste planète, dont notre univers occidental ne représente à peine que 10%. Il y a aussi le rappel apaisant que la majorité de l’humanité vit encore sur les principes d’entraide et de confiance. On aura acquis la conviction que le bonheur ne vaut que s’il est partagé, que l’homme loin du tourisme de masse est originellement bon, la preuve que la générosité n’attend pas la richesse …

… Et puis soyons honnêtes, malgré tous les textes et toutes les photos de la terre, on présage déjà qu’il y aura toujours dans nos esprits l’écrasante frustration de ne pouvoir décrire que très grossièrement l’introspection inhérente à ce voyage et l’enrichissement individuel, idéologique, culturel et humain que cette aventure nous a légué. Bref, beaucoup d’émotions distinctes dont l’enchevêtrement forme un sac bien rempli que on espère porter pendant encore longtemps. Merci a vous tous de nous avoir suivis.

Voyagez. Longtemps.

les textes du voyage là: www.aroundthemonde.com/blog.php la première vidéo post-voyage ici:
http://www.youtube.com/watch?v=wB4wE4nd1bo

Meilleure période pour un circuit dans l'Ouest américain avec des enfants? English translation pending
by Sandrine67 · 2010-06-07 · 6 replies
Bonjour,

je souhaiterais effectuer un circuit à partir de Las Vegas (death valley, zion enfin les grands classiques...) avec mon mari et mes 3 enfants (16/13/8 ans) quelle est la période la plus propice par rapport au climat:derniere quinzaine d'avril ou bien fin juin/debut juillet ?

d'autre part savez vous pourquoi les vols vers les US sont bien moins chers à partir de Bruxelles par rapport à Paris (environ 150 euros d'ecart par billet ) ?

merci pour réponse
Tibet, Népal ou Inde du Nord? English translation pending
by Napelle · 2010-04-27 · 9 replies
Bonjour, Nous sommes deux fous de nature sauvage, de montagne, `mon compagnon et moi voulons partir dans l'himalya 1 mois (mi aout, mi sept), nous hésitons entre inde, népal et tibet; 2 aspects nous font hésiter: la mousson: quelle région serait épargnée à cette saison et aussi: mon ami a eu la jambe dans le plâtre l'hiver dernier, la rééducation commence plutot bien, mais je me dit que pouvoir retourner sur des hauts plateaux (Inde du nord) en cas de douleurs(..) serait une bonne chose; il me semble que le tibet est plus enclavé, non? Il y a t il une possibilité d'y faire autre chose qu'un treek intense?

Merci de vos conseils!!
Kit de survie, Pérou à l'arrache... English translation pending
by Tohine · 2010-03-31 · 16 replies
Bonjour, J'ai beaucoup voyagé et souvent un peu à l'arrache, mais là je vais battre tous mes propres records. Je file dans moins de 2 semaines et je ne sais (pour l'instant) presque rien du Perou, (en revanche je me suis déjà baladée dans des coins bien paumés du Guatemala).

Donc en avril-mai, ne sachant pas encore où vous allez vous balader (Amazonie, hauts plateaux...), du genre à filer n'importe où sur un coup de tête dans n'importe quel trou perdu par les pires moyens de transport, sac au dos mais mauvaise marcheuse vous prendriez quoi avec vous? - Un sac de couchage est utile si pas de treck (mais balades mémé bienvenues)? - il peut faire froid à quel point? au cas où, n'est-ce pas facile d'acheter des pulls sur place un peu n'importe où? - il peut faire chaud à quel point? - une gourde ou on trouve facilement de l'eau en bouteille partout? - quel guide? je trouve le lonely sur le Pérou plutôt succint - quelles chaussures? - quoi contre les moustiques?

Mon kit voyage "survie de base" habituel pour le monde entier: tenue chaud / froid / "soigné" / bain / confort / kit "routard" couverts / desinfectant eau / drap / chaussures pour eau / boîte étanche / PQ / cape de velo (ou imper asiat en sac poubelle) pagne*

(*pagne=jupe/robe/serviette/drap/sac/voile/siège/oreiller/paravent/parapluie/châle/echarpe/porte-bb/monnaie de troc...)

Bref vous qui êtes allés au Pérou et pourquoi pas à cette période-là (ou avez l'habitude de filer partout), qu'est-ce qui vous a été utile / salutaire ou l'aurait été si vous aviez su ou aviez eu l'idée?

Merci et bon voyages à tous!
Amener les bons vêtements à Madagascar en mai? English translation pending
by Archer33 · 2010-03-01 · 12 replies
Bonjour,

Malgré les écrits alarmistes de certains, je pars pour la première fois (le 21 mai) à Mada.

Peut-être aurai-je la chance de croiser Tamerlan

Je compte faire le circuit « classique » de la RN7 à savoir : Tana/Miandrivazo

Miandivazo descente en chaland pour les tsingys

Tsingys/ Morondava

Morondava/Ifaty (avion)

Ifaty/Isalo

Isalo/fianara

Fianara/Manakara (train)

Manakara/Ranomafana

Ranomafana/Ambositra

Ambositra/Antsirabe

Antsirabe/andasibe

Andasibe/Mananbato

Retour Tana

Un chauffeur guide nous accompagnera tout au long de ce périple.

Je crains un peu la chaleur, mais je ne voudrai pas être dévoré et surtout infecté par les moustiques, c’est pourquoi je mettrai une chemise à manches longues là où ce sera nécessaire (côte est ???)

On parle aussi de nuits fraîches sur les hauts plateaux, ou se trouve la limite ???

En clair je voudrai savoir quels sont les endroits où il me faudra une « petite laine » pour le froid, ceux où je devrai me protéger des piqûres et de la chaleur et ceux ou le « débardeur » sera de rigueur.

Grâce à ces précisions je saurai quels (et surtout combien) vêtements emporter.

Je commence à avoir des fourmis…en attendant le départ.

Cordialement

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