Results for "Masai+Mara+|+121+>+59"
2508 results found.
Guide local pour un safari d'environ dix jours au Kenya: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons cet été au Kenya et faisons un safari d'environ 10 jours ; nous sommes sur le point de choisir Ali de Grandebalades.
J'aimerai avoir des conseils et avis de personnes qui sont parties avec lui,
Merci d'avance,
Vanessa
Choix d'un tour opérateur pour le Kenya English translation pending
Bonjour à tous, je pense partir avec mes parents au Kenya fin aout (migration des gnous obligent...), et nous serions interéssé de partir avec ASDA (african safari diani..).
Pouvez vous me parler de cette agence? Vos ressentis? votre expérience?
Sachant que mes parents y ont déjà été 3 fois au Kenya, ils connaissent déjà l'endroit où ils veulent aller..
Merci de vos réponses.
Pouvez vous me parler de cette agence? Vos ressentis? votre expérience?
Sachant que mes parents y ont déjà été 3 fois au Kenya, ils connaissent déjà l'endroit où ils veulent aller..
Merci de vos réponses.
Aller de Johannesburg aux Chutes Victoria en 4x4? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Afrique du Sud le 8 Février et je souhaites remonter jusq'aux Chutes Victoria de Johannesburg, avez vous des conseils sur la route à prendre pour y aller, soit par Gaboro et Francistown soit par Pietersburg et Bulawayo ? Botswana ou Zimbabwe ? Quels sont les "escales sympa" à faire en route et trouvera t'on des hôtels sur notre route ? J'ai déjà réalisé le tour du lac Victoria en 1998, en autonomie complète, ce genre de voyage ne m'est pas inconnu. Merci pour les infos Kali
Je pars en Afrique du Sud le 8 Février et je souhaites remonter jusq'aux Chutes Victoria de Johannesburg, avez vous des conseils sur la route à prendre pour y aller, soit par Gaboro et Francistown soit par Pietersburg et Bulawayo ? Botswana ou Zimbabwe ? Quels sont les "escales sympa" à faire en route et trouvera t'on des hôtels sur notre route ? J'ai déjà réalisé le tour du lac Victoria en 1998, en autonomie complète, ce genre de voyage ne m'est pas inconnu. Merci pour les infos Kali
Que prévoir comme vêtements pour un safari au Kenya? English translation pending
Bonjour ! 🙂
Nous partons à 2 en voyage au Kenya en janvier. Il s'agit d'un combiné safari-balnéaire. J'aurai voulu avoir quelques infos sur le climat pour les safaris.
Quels vêtements prévoir ? On me dit qu'il faut des vêtements longs, mais il fait chaud non ? (pantacourts, shorts ??)
Nous avons un safari qui commence au lever du soleil, et certains jours nous finissons au coucher du soleil, faut il alors prévoir des vêtements plus chauds ?
Et je voulais également savoir s'il faisiat plus froid le soir ? (dans les lodges ou campements)
Ah ! Dernière interrogation : quel vêtements pour la nuit ?
Merci pour vos réponses... Perrine
Nous partons à 2 en voyage au Kenya en janvier. Il s'agit d'un combiné safari-balnéaire. J'aurai voulu avoir quelques infos sur le climat pour les safaris.
Quels vêtements prévoir ? On me dit qu'il faut des vêtements longs, mais il fait chaud non ? (pantacourts, shorts ??)
Nous avons un safari qui commence au lever du soleil, et certains jours nous finissons au coucher du soleil, faut il alors prévoir des vêtements plus chauds ?
Et je voulais également savoir s'il faisiat plus froid le soir ? (dans les lodges ou campements)
Ah ! Dernière interrogation : quel vêtements pour la nuit ?
Merci pour vos réponses... Perrine
Vivre à Nairobi? (Kenya) English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai savoir comment est la vie dans cette ville pour une famille Française avec des enfants?
Est ce dangereux? Y a t'il beaucoup de Français vivant làbas?
Le cout de la vie?
Le climat ect...
Merci par avance de vos reponses.
Merci par avance de vos reponses.
Quelle destination choisir? English translation pending
Bonjour
J'aimerai partir en Afrique mais j'hésite entre : Kenya + Tanzanie Afrique du Sud + Swaziland Zimbabwe + Mozambique
Tout est beau, mais qu'est-ce qui mérite le plus le coup d'oeil ? Merci d'avance pour vos réponses.
J'aimerai partir en Afrique mais j'hésite entre : Kenya + Tanzanie Afrique du Sud + Swaziland Zimbabwe + Mozambique
Tout est beau, mais qu'est-ce qui mérite le plus le coup d'oeil ? Merci d'avance pour vos réponses.
Projets des femmes Samburu au Nord Kenya? English translation pending
Bonsoir,
Qui pourrait me faire part des projets des femmes Samburu au Nord Kenya ? Ces femmes émancipées vivent en petits groupes dans des bomas près du parc Samburu et n'ont, à ma connaissance, guère de ressources pour survivre.
Merci.
Namayiana.
Qui pourrait me faire part des projets des femmes Samburu au Nord Kenya ? Ces femmes émancipées vivent en petits groupes dans des bomas près du parc Samburu et n'ont, à ma connaissance, guère de ressources pour survivre.
Merci.
Namayiana.
Quelle destination pour 3000€? (voyage de noce) English translation pending
Bonjour,
Voilà avec ma femme nous voulons faire un safari pour notre voyage de noce (une quinzaine de jours), notre budget tourne autour de 3000/3500€ par personne. Après avoir fait plusieurs agences ont a un peu de mal à choisir une destination, personnellement je voulais aller au Botswana mais apparemment le budget est trop petit. Certaines agences nous disent d'aller plutôt en Afrique du sud, d'autres en Tanzanie ou au Kenya. De plus certaines nous déconseille un pays alors que l'autre le recommande. Bref difficile de choisir. Si une âme charitable pouvait nous aider, je la remercie d'avance.
Un mois en Afrique beaucoup pour la faune: Botswana, Namibie, Zambie ou Tanzanie? English translation pending
Coucou! Je désire partir en 2008 avec une amie en Afrique. Nous penchions d'abord pour Madagascar, mais je crois comprendre que nous ne verrons pas tellement d'espèces sauvages, et c'est principalement un aspect de la destination très important. Quelle destination regrouperait culture, paysages, et faune et serait la meilleur choix selon vous? Pour la faune, je sais que le Kenya est trèsprisé, mais j'ai peur que ce soit un endroit trop "touristique" vus le nombre de safaris organisés. Impatiente d'attendre vos réponses et commentaires. Merci!
Recherche association pour bénévolat en Afrique English translation pending
Salut à tous,
j'aimerais avoir des infos sur des associations qui acceuillent des bénévoles pour des missions à buts humanitaires. Si vous avez déjà vecu ce genre d'expérience en Afrique vos commentaires sont les bien venus. Moi je suis partie deux mois en Roumanie il y à trois ans. Cette expérience était géniale, et il me tarde de repartir...
Merci d'avance pour vos réponses🙂
Où aller en Décembre en Afrique? English translation pending
Salut à tous.
Voilà j'ai une question simple, que me proposez vous pour le mois de Décembre dans cette région ?
Voilà ce que je recherche : Chaleur, pas trop de pluie, en bord de mer, température de l'eau de mer à plus de 20°, peu de délinquance et beauté du pays.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!
Voilà j'ai une question simple, que me proposez vous pour le mois de Décembre dans cette région ?
Voilà ce que je recherche : Chaleur, pas trop de pluie, en bord de mer, température de l'eau de mer à plus de 20°, peu de délinquance et beauté du pays.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!
Réserve naturelle africaine pour un reportage photo? English translation pending
Bonsoir à tous !
Je m'appelle sébastien, j'ai 20 ans et je souhaite réussir dans la photographie animalière. Je débute à peine et je souhaiterais commencer sur des photos de la faune et la flore africaine. Malheureusement mon travail actuel ne me pemet pas de partir plus de 15 jours c'est pourquoi je souhaiterais savoir quel réserve naturel pourrait me permettre de réaliser une grande diversité de photos tout en reprenant les animaux emblematiques tels que le lion, le guèpard, le rhinocéros, la girafe...
C'est pourquoi j'espère que vous partagerez vos expériences (précisez la meilleure période pour mon séjour)!
Pour ceux qui seraient interessés par mes premières photos je les ai mises sur , il s'agit d'un reportage effectué en france dans le parc du mercantour...n'hésitez pas à "critiquer" mes photos!
Merci d'avance.
Je m'appelle sébastien, j'ai 20 ans et je souhaite réussir dans la photographie animalière. Je débute à peine et je souhaiterais commencer sur des photos de la faune et la flore africaine. Malheureusement mon travail actuel ne me pemet pas de partir plus de 15 jours c'est pourquoi je souhaiterais savoir quel réserve naturel pourrait me permettre de réaliser une grande diversité de photos tout en reprenant les animaux emblematiques tels que le lion, le guèpard, le rhinocéros, la girafe...
C'est pourquoi j'espère que vous partagerez vos expériences (précisez la meilleure période pour mon séjour)!
Pour ceux qui seraient interessés par mes premières photos je les ai mises sur , il s'agit d'un reportage effectué en france dans le parc du mercantour...n'hésitez pas à "critiquer" mes photos!
Merci d'avance.
Safari individuel au Kenya English translation pending
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...
Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Organisation d'un safari au Kenya English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un séjour du 29 août au 13 septembre à Diani et je souhaiterai organiser un petit safari. D'apres les infos que j'ai pu lire sur internet et dans les guides je pense que notre choix se portera sur Tsavo-Est.
J'ai visité plusieurs sites dont celui des safaris de fred. Est-ce que quelqun à fait cette excursion avec eux ? comment etait-ce ?
Avez vous d'autre receptifs à me conseiller ? je ne sais pas si il vaut mieux attendre d'etre sur place (si on trouve facilement des agences à proximité) oubien si c'est plus confortable de prévoir à l'avance ce petit safari
Je compte sur vos réponses et merci.
J'ai oublié de préciser que nous cherchons à faire un safari en français car mon mari ne parle pas anglais.
Climat en octobre au Kenya English translation pending
🙂 Hello,
Pourriez vous me dire si le mois d'octobre au Kenya est bon pour y séjourner en hôtel (profiter de la piscine....pour ma fille) et pour les safaris.......
Merci de vos témoignages
Mich
Pourriez vous me dire si le mois d'octobre au Kenya est bon pour y séjourner en hôtel (profiter de la piscine....pour ma fille) et pour les safaris.......
Merci de vos témoignages
Mich
Diana Beach- Mombassa (Kenya) English translation pending
😊 Rerebonjour. Je mets mes questions séparées pour interpeler les personnes concernées. Désolée si cela n'est pas la façon de faire. Je suis parmi vous depuis peu...
Ma question est la suivante: quelqu'un est-il déjà allé à cette plage (vs Tiwi beach) et si oui, pourriez-vous me donner le nom d'un petit hotel, lodge avec l'eau courante, une toilette, un lieu pour accrocher mon moustiquaire et du calme SVP.
Sinon, quels ont été vos coups de coeur pour manger? (ce sera ma première destination d'un long voyage de 9 mois et je veux commencer en douceur ds des conditions pas trop difficiles de grâce mais évidemment mon $$$ est limité)
Merci à tous
Coyote
Ma question est la suivante: quelqu'un est-il déjà allé à cette plage (vs Tiwi beach) et si oui, pourriez-vous me donner le nom d'un petit hotel, lodge avec l'eau courante, une toilette, un lieu pour accrocher mon moustiquaire et du calme SVP.
Sinon, quels ont été vos coups de coeur pour manger? (ce sera ma première destination d'un long voyage de 9 mois et je veux commencer en douceur ds des conditions pas trop difficiles de grâce mais évidemment mon $$$ est limité)
Merci à tous
Coyote
Se déplacer et se loger au Kenya English translation pending
Bonjour à toute la communauté de VF
Je souhaiterai partir au Kenya prochaineent mais ne pas faire un voyage hotel club style tout inclus.
Donc j'aurai voulu savoir si il était facile de se loger et si c t cher ou pas et meme choses pour se deplacement dans le pays.
En faite je cherche une personne qui y serait parti comme je le veux et qui pourrais me donner plein de trucs et astuces.
cordialement
Je souhaiterai partir au Kenya prochaineent mais ne pas faire un voyage hotel club style tout inclus.
Donc j'aurai voulu savoir si il était facile de se loger et si c t cher ou pas et meme choses pour se deplacement dans le pays.
En faite je cherche une personne qui y serait parti comme je le veux et qui pourrais me donner plein de trucs et astuces.
cordialement
Safari en Tanzanie courant septembre English translation pending
Bonjour à tous
Ma fiancé et moi souhaitons partir la 1ère semaine de Septembre 2019 en Tanzanie pour un Safari.
Nous avons commencé à faire des recherches et de nombreux devis mais c'est très compliqué de choisir et d'avoir confiance en une agence.
Nous souhaitons faire 4 jours ou 1 semaine de Safari cela dépendra du budget. Nous avons eu l'idée de faire que 2 parcs Seregeti et Tanrangire.
Pouvez vous nous donner des conseils, nous avons un petit budget et nous avons pensée loger dans les tantes. Est-ce une bonne idée ? L'avez vous déjà fait ?
Ma fiancé et moi souhaitons partir la 1ère semaine de Septembre 2019 en Tanzanie pour un Safari.
Nous avons commencé à faire des recherches et de nombreux devis mais c'est très compliqué de choisir et d'avoir confiance en une agence.
Nous souhaitons faire 4 jours ou 1 semaine de Safari cela dépendra du budget. Nous avons eu l'idée de faire que 2 parcs Seregeti et Tanrangire.
Pouvez vous nous donner des conseils, nous avons un petit budget et nous avons pensée loger dans les tantes. Est-ce une bonne idée ? L'avez vous déjà fait ?
Back to RUAHA and SELOUS (Southern Tanzania).
...
" We’re ALL different, and so are our expectations when it comes to travel or leisure ". There are—without a doubt—as many ways to experience a trip as there are travelers!! For the two of us, it’s only our love of wild nature that guides us to East Africa. The stated goal of this trip was purely wildlife-focused, and NOT about discovering the country or its people.
...
Hello everyone,
Previously, I shared the account of a trip/safari in southern Tanzania in June 2024, in the Mikumi and Selous reserves.
This time, still in southern Tanzania, I invite you to join us in Ruaha National Park. (Then, depending on the number of images allowed in my quota, at the end of my story, we’ll return to Selous for the second part of the same trip.)
- This trip/safari took place in November 2022. - Our flight started in Marseille, heading to Addis Ababa, then Dar es Salaam (via Ethiopian Airlines). In Dar, we spent one night at a hotel near the airfield.
-1- During the layover in Addis Ababa. The Airbus A-350 in the early morning mist.

Reminder: Click on each image to enlarge it, if needed. .
From Dar es Salaam, if you want to go by road to Ruaha, it’ll take a very long and tiring day. 🤪
On previous trips, we’ve always taken a bush plane for this route. In this case, it took just over an hour and a half, with two short intermediate stops to drop off passengers at other bush airstrips.
Since I’m also passionate about aviation, I love these flights where you can admire the landscapes from low altitude while sitting right behind the pilot 🙂.
-2- These routes mainly use Cessna 208 Caravans.

At the Msembe airstrip, we’re greeted around 1:30 PM by a guide and a driver from our chosen lodge. They brought a picnic basket, which we enjoy at a nearby picnic area. We’re by the Ruaha River, completely dry—it’s scorching hot.
-3- The first mammals we encounter are a pair of female impalas, accompanied by a young male.

Reminder: Click on the image to view it in larger size. 😉
-4- To save the hippopotamus populations from certain death, rangers had to dig holes in the sand with bulldozers. Fortunately, water is present beneath the sand layer.

-5- This crocodile doesn’t seem to have been accepted as a swimming neighbor by the hippos...

We’ll explore along the river for 2-3 hours before crossing it at a ford toward the southern part of the reserve.
-6- The typical landscape of Ruaha, with its many baobabs.

-7- My buddy the R.L.B. is also here to welcome me.... 🙂 🙂

-8- As well as this little bee-eater... 😎

-9- ...which reminds us of the origin of its name...!

-10- Above a rare waterhole, a fish eagle keeps watch for fish...

...
*** Please wait until the end of the story for any questions or to share your own experiences in Ruaha. (Or via PM.) Thanks in advance for keeping this account smooth and enjoyable. 😉
...
*** I’m not an ornithologist, but birds are an important and unavoidable part of safari discoveries. You’ll find quite a few in the images of my story. 😎
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" We’re ALL different, and so are our expectations when it comes to travel or leisure ". There are—without a doubt—as many ways to experience a trip as there are travelers!! For the two of us, it’s only our love of wild nature that guides us to East Africa. The stated goal of this trip was purely wildlife-focused, and NOT about discovering the country or its people.
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Hello everyone,
Previously, I shared the account of a trip/safari in southern Tanzania in June 2024, in the Mikumi and Selous reserves.
This time, still in southern Tanzania, I invite you to join us in Ruaha National Park. (Then, depending on the number of images allowed in my quota, at the end of my story, we’ll return to Selous for the second part of the same trip.)
- This trip/safari took place in November 2022. - Our flight started in Marseille, heading to Addis Ababa, then Dar es Salaam (via Ethiopian Airlines). In Dar, we spent one night at a hotel near the airfield.
-1- During the layover in Addis Ababa. The Airbus A-350 in the early morning mist.

Reminder: Click on each image to enlarge it, if needed. .
From Dar es Salaam, if you want to go by road to Ruaha, it’ll take a very long and tiring day. 🤪
On previous trips, we’ve always taken a bush plane for this route. In this case, it took just over an hour and a half, with two short intermediate stops to drop off passengers at other bush airstrips.
Since I’m also passionate about aviation, I love these flights where you can admire the landscapes from low altitude while sitting right behind the pilot 🙂.
-2- These routes mainly use Cessna 208 Caravans.

At the Msembe airstrip, we’re greeted around 1:30 PM by a guide and a driver from our chosen lodge. They brought a picnic basket, which we enjoy at a nearby picnic area. We’re by the Ruaha River, completely dry—it’s scorching hot.
-3- The first mammals we encounter are a pair of female impalas, accompanied by a young male.

Reminder: Click on the image to view it in larger size. 😉
-4- To save the hippopotamus populations from certain death, rangers had to dig holes in the sand with bulldozers. Fortunately, water is present beneath the sand layer.

-5- This crocodile doesn’t seem to have been accepted as a swimming neighbor by the hippos...

We’ll explore along the river for 2-3 hours before crossing it at a ford toward the southern part of the reserve.
-6- The typical landscape of Ruaha, with its many baobabs.

-7- My buddy the R.L.B. is also here to welcome me.... 🙂 🙂

-8- As well as this little bee-eater... 😎

-9- ...which reminds us of the origin of its name...!

-10- Above a rare waterhole, a fish eagle keeps watch for fish...

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*** Please wait until the end of the story for any questions or to share your own experiences in Ruaha. (Or via PM.) Thanks in advance for keeping this account smooth and enjoyable. 😉
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*** I’m not an ornithologist, but birds are an important and unavoidable part of safari discoveries. You’ll find quite a few in the images of my story. 😎
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In the midst of Kenya's wildlife, October 2025
Hello everyone,
After sharing some safari photos from southern Tanzania, I’d like to show you those from our latest safari in Kenya in October 2025.
First, I’d like to thank Sylvie56, whose previous travel journals about this country inspired our trip choices. Thanks also for the info you sent us via PM. THANK YOU!
The following account is from a simple wildlife enthusiast. You won’t find anything here but images of landscapes, mammals, and birds. The stated purpose of this trip was purely and solely wildlife-focused. (It was in no way a discovery of the country or its people).
This stay/safari began (and ended) in Nairobi, with flights between France and Kenya operated by Qatar Airways departing from Nice.
Over two weeks, we first visited the reserves of Tsavo West and Tsavo East, then after a long road trip, the two reserves of Buffalo Springs and Samburu.
= Please wait until the end of the journal to ask any specific questions (or send them via PM) to keep the story flowing without interruptions or off-topic comments.
Thanks for your understanding.
...
Previous Kenya safari trip in 2017, here:
http://www.image-nature.com/forum/viewtopic.php?f=162&t=61119
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After sharing some safari photos from southern Tanzania, I’d like to show you those from our latest safari in Kenya in October 2025.
First, I’d like to thank Sylvie56, whose previous travel journals about this country inspired our trip choices. Thanks also for the info you sent us via PM. THANK YOU!
The following account is from a simple wildlife enthusiast. You won’t find anything here but images of landscapes, mammals, and birds. The stated purpose of this trip was purely and solely wildlife-focused. (It was in no way a discovery of the country or its people).
This stay/safari began (and ended) in Nairobi, with flights between France and Kenya operated by Qatar Airways departing from Nice.
Over two weeks, we first visited the reserves of Tsavo West and Tsavo East, then after a long road trip, the two reserves of Buffalo Springs and Samburu.
= Please wait until the end of the journal to ask any specific questions (or send them via PM) to keep the story flowing without interruptions or off-topic comments.
Thanks for your understanding.
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Previous Kenya safari trip in 2017, here:
http://www.image-nature.com/forum/viewtopic.php?f=162&t=61119
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Safari en Afrique de l'Est English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions faire cette année un safari, nous étions parti sur l'Afrique du Sud mais beaucoup de personnes parlent également du Botswana, la Namibie et la Tanzanie. Qu'est ce qui vous semble le mieux pour un premier voyage en Afrique? Quelles sont les différences entre les différents pays niveau paysage, animaux, sites à visiter, ..? Niveau sécurité, il n'y a rien à craindre si nous organisons notre voyage nous-même? Quelle est la meilleure période pour partir? Nous sommes un couple sans enfants, on pensait partir 3 semaines entre avril et septembre.
Merci d'avance pour vos conseils. Si vous avez des sites ou blogs à nous conseiller, on est preneur.
Nous aimerions faire cette année un safari, nous étions parti sur l'Afrique du Sud mais beaucoup de personnes parlent également du Botswana, la Namibie et la Tanzanie. Qu'est ce qui vous semble le mieux pour un premier voyage en Afrique? Quelles sont les différences entre les différents pays niveau paysage, animaux, sites à visiter, ..? Niveau sécurité, il n'y a rien à craindre si nous organisons notre voyage nous-même? Quelle est la meilleure période pour partir? Nous sommes un couple sans enfants, on pensait partir 3 semaines entre avril et septembre.
Merci d'avance pour vos conseils. Si vous avez des sites ou blogs à nous conseiller, on est preneur.
Quel safari pour fin août / début septembre 2016? English translation pending
Bonjour,
Je me permets de poster pour demander un peu d'aide. Je cherche pour fin aout/début septembre 2016 une destination pour faire des safaris. Coutumier de ces extraordinaires moments, je me retrouve un peu coincé entre déjà-vu, frustration et budget.
J'ai déjà visité le Botswana en lodge privé (du temps où la nuit était encore abordable!), et 3 fois le Kruger (Sabi Sand, Elephant Plains & Timbavati (Motswari)).
Mon dilemme: le Kruger possède une flore avec beaucoup de Bush, je trouve la visibilité moyenne, on est souvent confrontés au fléau des multiples 4x4 qui se battent et s'échangent toutes les 20min devant une scène. Le Botswana quant à lui est devenu intouchable en Lodge, existe-t-il des alternatives aux Lodges privés qui permettent de bien voir les animaux? Photographe de passion, je recherche une destination où je pourrais voir des scènes sans être frustré et où mon budget (pas ridicule me semble-t-il (de 3500 à 5000€ pour 15 jours par personne)) me permettrait d'aller.
Auriez-vous des suggestions (réserve, pays, ...)? A votre avis, le self drive est-il une solution? Ne sachant pas pister ni conduire un Land Rover, est-ce possible d'apprendre sur le tard? Et verrons-nous tout de même des choses par nous-mêmes?
Merci par avance!!
Je me permets de poster pour demander un peu d'aide. Je cherche pour fin aout/début septembre 2016 une destination pour faire des safaris. Coutumier de ces extraordinaires moments, je me retrouve un peu coincé entre déjà-vu, frustration et budget.
J'ai déjà visité le Botswana en lodge privé (du temps où la nuit était encore abordable!), et 3 fois le Kruger (Sabi Sand, Elephant Plains & Timbavati (Motswari)).
Mon dilemme: le Kruger possède une flore avec beaucoup de Bush, je trouve la visibilité moyenne, on est souvent confrontés au fléau des multiples 4x4 qui se battent et s'échangent toutes les 20min devant une scène. Le Botswana quant à lui est devenu intouchable en Lodge, existe-t-il des alternatives aux Lodges privés qui permettent de bien voir les animaux? Photographe de passion, je recherche une destination où je pourrais voir des scènes sans être frustré et où mon budget (pas ridicule me semble-t-il (de 3500 à 5000€ pour 15 jours par personne)) me permettrait d'aller.
Auriez-vous des suggestions (réserve, pays, ...)? A votre avis, le self drive est-il une solution? Ne sachant pas pister ni conduire un Land Rover, est-ce possible d'apprendre sur le tard? Et verrons-nous tout de même des choses par nous-mêmes?
Merci par avance!!
Voyage en Zambie pas cher: location de voiture, hébergements, agence de safari? English translation pending
Nous avons réservé nos billets d'avion (2 adultes et 4 enfants) et commençons à préparer de plus près ce voyage ne Zambie qu'on va faire en famille du 4 au 27 août et là... sueurs froides en découvrant les prix des loc de voitures, hébergements et safari !
Qui peut me donner de bonnes adresses pour tout ça ?
- location de voiture
- hébergements même simples mais propres
- agence qui propose des safaris
Nous avons envie d'aller à Livingstone (hôtel déjà trouvé à priori), de voir les fameuses chutes bien sûr, de faire une petite incursion au Botswana pour aller au parc de Chobe, ensuite d'aller au bord du lac kariba avant de remonter vers le nord du pays (Mutinondo et shiwa n'gandu)
Tous vos avis seront les bienvenus !
Merci d'avance !
Sophie
Itinéraire de vingt-quatre jours en Namibie: votre conseil? English translation pending
Bonjour à tous, je dispose actuellement de 28 jours environ pour visiter la Namibie. Pour des raisons financières je dois atterrir à Cap Town.
Mais voilà quand je fais mon parcours je bloque, j'ai pas assez de jours, alors j'ai besoins de vos conseils.
Voilà l'itinéraire actuel, non terminé car je suis bloqué. En effet je veux faire aussi la Bande de Caprivi, Waterberg, j'aurai voulu aussi faire Kaudom Game Park et finir à Windhoek.
Jour 1: atterrissage à Cap Town, location voiture préparatif jour 2: visite de Cap de bonne espérance jour 3: même chose et activités diverses (requins blancs, baleines) jour 4 et 5 : Cap vers Noordoewer jour 6: Fisher River Canyon (Hobas) jour 7: Hobas rando suite puis cap à Aus. (Garub) jour 8: en route pour Sesriem (340 km) en empruntant la D707 arrivé dans la soirée, dune Elim à faire jour 9: activités sur places; dunes rouges, dead vlei, et canyon de Sesriem, nuit sur place jour 10: activités suite, puis direction section Naukluft en fin d'après midi. Jour 11: rando « Olive Trail » puis départ vers Walvis Bay. Jour 12: Walvis Bay et Sandwich Harbour départ en fin d'après midi vers Swakopmund jour 13: visite de Swakop et départ en direction de Brandberg. 192 km de Swakopmund= 4h (White Lady), nuit à Brandberg. jour 14: direction Twyfelfontein (site préhistorique) jour 15: départ le matin vers Sesfontein (180km= 4h) Hebergement: Ongongo Campsite jour 16 : Warmquelle à côté de Sesfontein. 2 ième nuit sur place Jour 17 : départ à l'aube car une longue journée de route nous attends( 326 km pour se rendre à Epupa Falls, dont 80km difficile(voiture surélevée utile)= 7 à 9h de route peut être.) hébergement:Epupa Community Campsite jour 18 : visite du site, activités diverses. Deuxième nuit sur place. Jour 19: en route pour Kunene River Lodge en direction de Epembe puis D3701 en camping: 105N$/pers (165 km depuis Epupa Falls) activités: rafting, canoë, visite village Himbas, nuit sur place jour 20 : en route vers Kamanjab (350 Km environ = 6h) en passant par Ruacana (très jolie route en bord de rivière et frontière Angolaise) D3700 et C35. Plein d'essence possible à Ruacana. Jour 21: départ en matinée, Kamanjab - Outjo - Okaukuejo - 270 km (4h) (Etosha) 1ère nuit jour 22: Etosha 2 ième nuit jour 23: Etosha partir en milieu d'après midi pour une longue route vers Rundu (itinéraire: C38, B1, D3610, B8) 370Km = 6h jour 24:
Jour 1: atterrissage à Cap Town, location voiture préparatif jour 2: visite de Cap de bonne espérance jour 3: même chose et activités diverses (requins blancs, baleines) jour 4 et 5 : Cap vers Noordoewer jour 6: Fisher River Canyon (Hobas) jour 7: Hobas rando suite puis cap à Aus. (Garub) jour 8: en route pour Sesriem (340 km) en empruntant la D707 arrivé dans la soirée, dune Elim à faire jour 9: activités sur places; dunes rouges, dead vlei, et canyon de Sesriem, nuit sur place jour 10: activités suite, puis direction section Naukluft en fin d'après midi. Jour 11: rando « Olive Trail » puis départ vers Walvis Bay. Jour 12: Walvis Bay et Sandwich Harbour départ en fin d'après midi vers Swakopmund jour 13: visite de Swakop et départ en direction de Brandberg. 192 km de Swakopmund= 4h (White Lady), nuit à Brandberg. jour 14: direction Twyfelfontein (site préhistorique) jour 15: départ le matin vers Sesfontein (180km= 4h) Hebergement: Ongongo Campsite jour 16 : Warmquelle à côté de Sesfontein. 2 ième nuit sur place Jour 17 : départ à l'aube car une longue journée de route nous attends( 326 km pour se rendre à Epupa Falls, dont 80km difficile(voiture surélevée utile)= 7 à 9h de route peut être.) hébergement:Epupa Community Campsite jour 18 : visite du site, activités diverses. Deuxième nuit sur place. Jour 19: en route pour Kunene River Lodge en direction de Epembe puis D3701 en camping: 105N$/pers (165 km depuis Epupa Falls) activités: rafting, canoë, visite village Himbas, nuit sur place jour 20 : en route vers Kamanjab (350 Km environ = 6h) en passant par Ruacana (très jolie route en bord de rivière et frontière Angolaise) D3700 et C35. Plein d'essence possible à Ruacana. Jour 21: départ en matinée, Kamanjab - Outjo - Okaukuejo - 270 km (4h) (Etosha) 1ère nuit jour 22: Etosha 2 ième nuit jour 23: Etosha partir en milieu d'après midi pour une longue route vers Rundu (itinéraire: C38, B1, D3610, B8) 370Km = 6h jour 24:
Produit le plus efficace contre les moustiques au Kenya? English translation pending
bonjour à tous,
mon voyage au Kenya en septembre approche rapidement.
pourriez-vous m'indiquer quel produit est le plus efficace contre les moustiques ?
est-ce que la ville de Monbasa est très infestée ?
j'envisage d'acheter dans le commerce le produit 5sur5 ? qu'en pensez-vous ?
est-ce que l'essence de citronnelle serait également efficace ?
merci beaucoup pour vos réponses.
mon voyage au Kenya en septembre approche rapidement.
pourriez-vous m'indiquer quel produit est le plus efficace contre les moustiques ?
est-ce que la ville de Monbasa est très infestée ?
j'envisage d'acheter dans le commerce le produit 5sur5 ? qu'en pensez-vous ?
est-ce que l'essence de citronnelle serait également efficace ?
merci beaucoup pour vos réponses.
Voyage au Kenya avec un bébé English translation pending
Bonjour a toutes/tous,
Nous partons tres bientot ma femme et moi au Kenya pour trois semaines avec notre fille qui a 22 mois.
Nous avons juste un billet d'avion et sommes en train de preparer itineraire ainsi que materiel.
Je desirerai connaitre les conseils de personnes qui connaissent bien ce pays, qui y ont un peu voyagé, etc...
Je sais que le fait de voyager avec notre fille ne va pas nous permettre de tout faire et nous ne comptons surtout pas tenter le diable. Elle a néanmoins deja voyagé sans probleme (jamais en Afrique) de nombreuses fois.
Je sais que certain(e)s d'entre vous seraient tentés de nous traiter d'inconscients dans ces cas la je vous demanderai gentiment de ne pas le faire, nous partons au Kenya 3 semaines avec elle, point barre.
Ce que j'aimerai connaitre, c'est des endroits "entre-deux", c'est a dire pas trop touristiques, mais cependant "safe" pour notre situation. Nous comptons faire un peu de plage mais pas trop. Nous ne comptons pas faire de safari, comprenant bien que les conditions d'un Safari sont impossibles pour un bebe.
Par exemple, quelles villes/villages peuvent etre interessants et agreable?
Qu'en est-il de l'hospitalité Kenyane?
Est-il realiste d'imaginer que l'on peut prendre le train/bus de ville en ville sans trop de probleme quant a trouver hebergements satisfaisant?
Et bien sur n'importe quel conseil que vous auriez a nous refiler (a part celui de ne pas y aller!).
Merci beaucoup d'avance, vos reponses pourraient grandement nous aider.
Nous partons tres bientot ma femme et moi au Kenya pour trois semaines avec notre fille qui a 22 mois.
Nous avons juste un billet d'avion et sommes en train de preparer itineraire ainsi que materiel.
Je desirerai connaitre les conseils de personnes qui connaissent bien ce pays, qui y ont un peu voyagé, etc...
Je sais que le fait de voyager avec notre fille ne va pas nous permettre de tout faire et nous ne comptons surtout pas tenter le diable. Elle a néanmoins deja voyagé sans probleme (jamais en Afrique) de nombreuses fois.
Je sais que certain(e)s d'entre vous seraient tentés de nous traiter d'inconscients dans ces cas la je vous demanderai gentiment de ne pas le faire, nous partons au Kenya 3 semaines avec elle, point barre.
Ce que j'aimerai connaitre, c'est des endroits "entre-deux", c'est a dire pas trop touristiques, mais cependant "safe" pour notre situation. Nous comptons faire un peu de plage mais pas trop. Nous ne comptons pas faire de safari, comprenant bien que les conditions d'un Safari sont impossibles pour un bebe.
Par exemple, quelles villes/villages peuvent etre interessants et agreable?
Qu'en est-il de l'hospitalité Kenyane?
Est-il realiste d'imaginer que l'on peut prendre le train/bus de ville en ville sans trop de probleme quant a trouver hebergements satisfaisant?
Et bien sur n'importe quel conseil que vous auriez a nous refiler (a part celui de ne pas y aller!).
Merci beaucoup d'avance, vos reponses pourraient grandement nous aider.
Préparation d'un voyage au Botswana English translation pending
Salut,
Je viens de m'inscrire à voyage forum et ne suis pas un pro de ce moyen de communication, mais espère le devenir... En fait nous nous sommes inscrits à un safari au Botswana (sous tente) en bivouac. Et après avoir lu quelques une de vos expériences j'aimerai savoir quels sont les risques réels du camping au sol. Avez vous des conseils ou anecdotes à ce sujet ?
Nous partons en juillet prochain, le 15 plus exactement pour une durée de 15 jours. Nous devons visiter le PN de CHOBE - SAVUTI - MOREMI - le Delta de l'OKAVANGO - le désert du KALAHARI (MKGADIKGADI PANS) - KASANE pour finir par les Chutes VICTORIA. Christine et moi sommes fascinés par vos récits et aussi par ceux et celles qui partent seuls sans accompagnement. En ce qui nous concerne, étant limités par la durée des vacances d'été - travail oblige. Nous devons nous contenter de voyages plus conventionnels. De plus cette année nous partons en famille et j'ai convaincu ma mère mon frangin ainsi que ma filleule de venir avec nous (ils n'en sont pas à leur première expérience!) mais voudraient savoir si quelqu'un connaît "Nomade" car c'est l'organisateur de notre prochain voyage...
D'avance merci pour vos suggestions - conseils...
Tout étant bon à prendre!!!
Animaux: adulte et jeune sur le même cliché English translation pending
Férue de photographie animalière ... J'aimerais lancer l'idée d' un topic photos d'animaux "adulte-jeune sur un même cliché" 😉
1.& 2 Nyalas 3. Babouin 4. Vervet Monkey
1.& 2 Nyalas 3. Babouin 4. Vervet Monkey
Les griots au Mali (en bambara) English translation pending
LES GRIOTS AU MALI
JELIW MALI LA
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Jeliw Mali la
Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi.
Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu wala k’u den furu nyamakala ma. Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye.
Numuw ye nègèbaaralaw ye. Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. Jeliw ye kumatigiw de ye. U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na.
Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, ka nkòni fò u kun. Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. U tun b’u juguw laboli sinyè caman.
Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. Dònniyaba de tun b’u kun na. U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, o fana tun b’a taw d’a woloden ma. O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò an ka laada caman tun tununna.
Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, olu man ca bilen. O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. U bè olu mabalima, k’u fasa da. Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. O b’u tanga tògòtinyè ma. A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de walasa u ka se k’u yèrè jira. Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè.
Kunko si tè fò jeliw kò. N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, u b’u teliya ka taa yen, sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. E ka kan k’i miiri dòròn de, i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. U bè nafolo min sòrò jeliya la, hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò.
Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, o ye Jeli Baba Sisoko de ye. Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò.
Mali la, jòyòròba bè jeliw la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Les griots au Mali
On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, mais voici les pays où ils sont très nombreux : le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.
Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots. Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes (nyamakala). On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier, on naît griot, forgeron et cordonnier. Les gens de castes peuvent se marier entre eux, mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste ou de marier leur enfant à une personne de caste. On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.
Les forgerons travaillent le fer. Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir. Les griots sont les maîtres de la parole. Ils ont la langue bien pendue, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois. C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles. A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération, car ils étaient les conseillers des rois. Ils élevaient les enfants desdits rois et leur donnaient des cours. Personne ne connaissait les lois antant que les griots. En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers. Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille. Une fois arrivés sur le champ de bataille, ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers, et jouaient de la kora pour eux. Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux. Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite. Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays, c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois. Ils avaient beaucoup de connaissances et se les transmettaient. Le père transmettait ses connaissances à son fils, celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant. De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali ancien. Sans les griots, beaucoup de nos traditions auraient aujourd’hui disparu.
Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué. Les gens qui peuvent entretenir les griots et leurs familles ne sont plus nombreux. C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches. Ils les flattent et chantent leurs louanges. Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent. Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas, ils peuvent tout de suite composer une chanson sur toi, t’insulter et te tourner en ridicule. Les Maliens craignent la honte plus que tout. A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot, ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent. Cela leur évite de perdre leur réputation. Personne n’aime être traité d’avare. Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots que pour se faire voir. Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.
Aucune manifestation ne se fait sans les griots. S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême, une circoncision ou un décès, ils s’y rendent vite, car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas. Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages. Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi, tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé. Toi, tu dois seulement penser à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot. Les griots tirent beaucoup de proftis de leur situation de griots. Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune telle que celle qu’ils font en tant que griots. C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler. Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches. Ils se promènent même en Mercedes.
Le griot le plus connu du Mali est Jeli Baba Sissoko. Il raconte des contes à la Radio Mali. Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.
Au Mali, les griots ont une fonction très importante.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Jeliw Mali la jeliw / Mali / la griots / M. / à Les griots au Mali
Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, jeliw / bè / sòrò / Afiriki / tilebin-yan-fan-jamana / caman / na griots / INAC / trouver / A. / ouest-ici-côté-pays / beaucoup / dans On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest,
nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : nka / u / ka / ca / jamana / minw / na / kosèbè / olu / de / filè mais / ils / DES / nombreux / pays / REL / à / très / eux / FOC / voici mais voici les pays où ils sont très nombreux :
Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi. Mali / Lagine / Senegali / Kònòwari / Burukina Faso / ani / Ganbi M. / G. / S. / CdI. / BF. / et / G. le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.
Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Kuyatè / Jabaatè / ni / Sisoko / ye / jeli-jamuw / de / ye K. / J. / et / S. / EQ / griot-noms de famille / FOC / EQ Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots.
Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. jeliw / ni / numuw / ni / garankew / tè / hòrònw / ye / olu / bèè / ye / nyamakalaw / de / ye griots / et / forgerons / et / cordonniers / EQnég / nobles / EQ / eux / tous / EQ / forgerons / FOC / EQ Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes.
Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò / tè / kè / jeli / numu / wala / garanke / ye homme / INACnég / faire / forgeron / ou / cordonnier / à On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier,
mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. mògò / bè / wolo / de / jeliya / numuya / wala / garankeya / la homme / INAC / naître / FOC / griotisme / métier de forgeron / ou / métier de cordonnier / dans on naît griot, forgeron et cordonnier.
Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nyamakalaw / bè / se / ka / furu / u / yèrè / damaw / ni / nyògòn / cè personnes de caste / INAC / pouvoir / CONV / marier / eux / même / nombres / et / l’un l’autre / entre Les gens de castes peuvent se marier entre eux,
nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu nka / hòròn / caman / tè / sòn / ka / nyamakala / furu mais / noble / beaucoup / INACnég / accepter / personne de caste / marier mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste
wala k’u den furu nyamakala ma. wala / ka / u / den / furu / nyamakala / ma ou / CONV / leur / enfant / marier / personne de caste / à ou de marier leur enfant à une personne de caste.
Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye. Mali / la / a / bè / fò / ko / nyamakalaw / ni / hòrònw / tè / furunyògònw / ye M. / à / il / INAC / dire / que / personnes de caste / et / nobles / EQnég / marier-mutuels / EQ On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.
Numuw ye nègèbaaralaw ye. numuw / ye / nègè-baaralaw / ye forgerons / EQ / fer-travailleurs / EQ Les forgerons travaillent le fer.
Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. garankew / bè / sabaraw / ni / wolomafèn / wèrè / caman / dilan cordonniers / INAC / chaussures / et / chose en cuir /autre / beaucoup / fabriquer Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir.
Jeliw ye kumatigiw de ye. jeliw / ye / kuma-tigiw / de / ye griots / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ Les griots sont les maîtres de la parole.
U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na. u / nèn / ka / di / kojugu / o de ye a to / u / tè / dèsè / fosi / fò-cogo / nyuman / na leur / langue / DES / bon / c’est pourquoi / ils / INACnég / ne pas arriver à / rien / dire-manière / bon / à Ils ont la langue bien douce, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. fòlòfòlò / jeliw / tun / bè / masaw / ka / palèw / de / la autrefois / griots / INACT / SIT / rois / CONN / palais / FOC / SIT Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois.
Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. masaw / de / tun / bè / olu / ni / u / ka / denbayaw / balo rois / FOC / INACT / INAC / eux / et / leurs / CONN / familles / nourrir C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles.
O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, o / tuma / na / bonya-ba / tun / da-len / bè /jeliw / kan DEM / époque / à / respect-grand / INACT / poser-PART / SIT / griots / sur A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération,
bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. bawo / olu / tun / ye / masaw / laadi-bagaw / ye parce que / eux / INACT / EQ / rois / conseiller-agents / EQ car ils étaient les conseillers des rois.
U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. u / tun / bè / masa / olu / denw / lamò / ka / u / kalan ils / INACT / INAC / roi / leur / enfants / élever / CONV / eux / enseigner Ils élevaient les enfants des rois et faisaient cours à eux.
Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. mògò / si / tun / tè / sariyaw / dòn / ka / jeliw / bò homme / aucun / INACT / INACnég / lois / connaître / CONV / griots / égaler Personne ne connaissait les lois antant que les griots.
Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. kèlè / waatiw / la / olu / de / tun / bè / u / ka / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / ja / lagèlènya guerre / temps / à / eux / FOC / INACT / INAC / leur / CONN / roi / et / son / CONN / guerriers / image? / rendre cher En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers.
U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. u / tun / bè / tugu / olu / kò / ka / taa / kèlè-kè-yòrò / la ils / INACT / INAC / suivre / eux / derrière / CONV / aller / guerre-faire-lieu / à Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille.
U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u / tun / mana / se / kèlè-kènè / kan / dòròn ils / INACT / HYP / arriver / guerre-surface / sur / seulement Une fois arrivés sur le champ de bataille,
u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, u / tun / bè / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / fasa / da ils / INACT / INAC / roi / et / ses / CONN / guerriers / louange / chanter ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers,
ka nkòni fò u kun. ka / nkòni / fò / u / kun CONV / ngoni / jouer / eux / pour et jouaient de la kora pour eux.
Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. olu / fana / tun / bè / a / jira / bèè / la / ko / olu / ye / cè / farinw / de / ye eux / aussi / INACT / INAC / le / montrer / tous / à / que / eux / EQ / homme / courageux / FOC / EQ Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux.
U tun b’u juguw laboli sinyè caman. u / tun / bè / u / juguw / laboli / sinyè / caman eux / INACT / INAC / leurs / ennemies / faire fuire / fois / beaucoup Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite.
Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, komin / sèbènni / tun / tè / kè / o / tuma / na / anw / ka / jamana / kònò comme / écriture / INACT / INACnég / faire / DEM / époque / à / notre / CONN / pays / dans Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays,
jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. jeliw / de / tun / bè / jamana / tariki / ni / masaw / buruju / mara griots / FOC / INACT / INAC / pays / histoire / et / rois / généalogie / garder c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois.
Dònniyaba de tun b’u kun na. dònniya-ba / de / tun / bè / u / kun / na savoir-grand / FOC / INACT / SIT / leur / tête / à Ils avaient beaucoup de connaissances
U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. u / tun / bè / o / dònniya / ladi / nyògòn / ma / de ils / INACT / INAC / DEM / connaissances / transmettre / l’un l’autre / à / FOC et se les transmettaient.
Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, fa / tun / bè / a / ka / dònniyaw / di / a / denkè / ma père / INACT / INAC / ses / CONN / connaissances / donner / son / fils / à Le père transmettait ses connaissances à son fils,
o fana tun b’a taw d’a woloden ma. o / fana / tun / bè / a / taw / di / a / wolo-den / ma DEM / aussi / INACT / INAC / ses / parts / donner / son / engendrer-enfant / à celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant.
O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. o / cogo / la / jeliw / ye / Mali / ko / kòrò / caman / lakana DEM / manière / de / griots / AC / M. / chose / vieille / beaucoup / protéger De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali (ancien).
Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò ni / jeliw / tun / tè / bi / tun / bè / a / sòrò quand / griots / INACT / SITnég / aujourd’hui / INACT / INAC / le / gagner Sans les griots, beaucoup de nos traditions
an ka laada caman tun tununna. an / ka / laada / caman / tun / tunun-na nos / CONN / tradition / beaucoup / INACT / perdre-AC auraient aujourd’hui disparu.
Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. nka / bi bi in na / masaw / dama / dògòya-ra mais / de nos jours / rois / quantité / diminuer-AC Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué.
Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, mògò / minw / bè / se / jeliw / ni / u / ka / denbayaw / kòrò homme / REL / INAC / pouvoir / griots / et / leurs / CONN / familles / sous Les gens qui arrivent à porter les griots et leurs familles,
olu man ca bilen. olu / man / ca / bilen eux / DESnég / nombreux / plus ils ne sont pas nombreux.
O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. o de ye a to / jeliw / bè / u / nyèsin / wari-tigiw / de / ma / sisan pour cela / griots / INAC / REF / s’orienter vers / argent-propriétaires / FOC / à / aujourd’hui C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches.
U bè olu mabalima, k’u fasa da. u / bè / olu / mabalima / ka / u / fasa / da ils / INAC / eux / flatter / CONV / leurs / louanges / chanter Ils les flattent et chantent leurs louanges.
Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. olu / mana / nisòndiya / u / bè / wari / di / u / ma eux / HYP / réjouir / ils / INAC / argent / donner / eux / à Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent.
Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, ni / jeliw / ye / i / fasa / da / ni / i / ma / u / ladiya quand / griots / AC / tes / louanges / chanter / si / tu / ACnég / eux / récompenser Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas,
u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, u / bè / se / ka / dònkili / di / i / la / o / yòrò / bèè / la ils / INAC / pouvoir / CONV / chanson / donner / toi / à / DEM / lieu / tous / à ils peuvent immédiatement composer une chanson sur toi,
k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. ka / i / neni / ka / i / kè / yèlè-ko-fèn / ye CONV / te / insulter / CONV / te / faire / rire-affaire-chose / en t’insulter et te tourner en ridicule.
Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. malidenw / bè / siran / maloya / nyè / ka / tèmèn fèn bèè kan Maliens / INAC / craindre / honte / devant / CONV / surpasser / chose / toutes / de Les Maliens craignent la honte plus que tout.
O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, o kosòn / mògò / caman / bè / juru / ta / ka / jeliw / sòn pour cela / homme / beaucoup / INAC / dette / prendre / CONV / griots / offrir A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot,
wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. wala / ka / u / kanaduloki / bò / ka / a / di / u / ma ou / CONV / leurs / habits / enlever / CONV / le / donner / eux / à ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent.
O b’u tanga tògòtinyè ma. o / bè / u / tanga / tògò-tinyè / ma DEM / INAC / eux / protéger / nom-vérité / à Cela protège leur réputation.
A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. a / man / di / mògò / si / ye / a / ka / fò / i / ma / baliku il / DESnég / bien / homme / aucun / à / il / INJ / jouer / toi / à / adulte Personne n’aime être traité d’avare.
Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de nka / mògò / dòw / fana / bè / jeliw / sòn / de mais / homme / certains / aussi / INAC / griots / offrir / FOC Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots
walasa u ka se k’u yèrè jira. walasa / u / ka / se / ka / u / yèrè / jira afin que / ils / INJ / pouvoir / CONV / REF / même / se révéler que pour se faire voir.
Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè. olu / bè / a / dòn / ko / ni / i / ye / jeliw / sòn / u / bè / o / lakali / fan / bèè eux / INAC / le / savoir / que / si / tu / AC / griots / offrir / ils / INAC / DEM / raconter / côté / tous Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.
Kunko si tè fò jeliw kò. kun-ko / si / tè / fò / jeliw / kò tête-affaire / aucune / INACnég / jouer / griots / sauf Aucune manifestation ne se fait sans les griots.
N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, ni / u / ye / a / mèn / ko / furusiri / denkundi quand / ils / AC / le / écouter / que / fête de mariage / baptême S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême,
bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, bolokoli / wala / janaja / bè / yòrò / dò / la circoncision / ou / enterrement / SIT / lieu / un / à une circoncision ou un enterrement,
u b’u teliya ka taa yen, u / bè / u / teliya / ka / taa / yen ils / INAC / REF / se dépêcher / CONV / aller / là-bas ils s’y rendent vite,
sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. sabula / u / bè / a / dòn / ka / u / bè / se / ka / wari / sòrò / yen car / ils / INAC / le / savoir / CONV / ils / INAC / pouvoir / CONV / argent / gagner / là-bas car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas.
Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. jeliw / ye / furu-boloma / nyumanw / fana / ye griots / EQ / mariage-intermédiaire / bons / aussi / EQ Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages.
N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, ni / i / ye / a / nyini / jeliw / fè / ka / u / ka / muso-ko / dò / nyènabò / i / ye si / tu / AC / le / chercher / griots / à / CONV / ils / INJ / femme-chose / certain / régler / toi / pour Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi,
i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. i / bè / se / ka / i / hakili / sigi / o / muso-ko / bè / nyènabò tu / INAC / pouvoir / CONV / ton / esprit / déposer / DEM / femme-chose / INAC / régler tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé.
E ka kan k’i miiri dòròn de, e / ka kan ka / i / miiri / dòròn / de toi / devoir / ta / pensée / seulement / FOC Toi, tu dois seulement penser
i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. i / bèna / i / ka / jelikè / ladiya / cogo / min / na tu / FUT / ton / CONN / griot / rendre heureux / manière / REL / à à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot.
Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. jeliw / bè / nafa-ba / sòrò /u / ka / jeliya / in / na griots / INAC / profit-grand / gagner / leur / CONN / métier de griots / ce / de Les griots tirent beaucoup de profit de leur métier de griots.
U bè nafolo min sòrò jeliya la, u / bè / nafolo / min / sòrò / jeliya / la ils / INAC / fortune / REL / obtenir / griotisme / à Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune
hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. hali / u / tè / sugo / ka / o / nyògòn / sòrò / baara / la au point que / ils / INACnég / rêver / CONV / DEM / l’un l’autre / gagner / travail / à telle que celle qu’ils font en tant que griots.
O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. o de ye a to / jeli / d��w / tè / a / fè / ka / baara / kè c’est pourquoi / griot / certains / SITnég / le / à / CONV / travail / faire C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler.
Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. bi / Bamakò / jeli / caman / kè-ra / wari-tigiw / ye aujourd’hui / B. / griot / beaucoup / faire-AC / argent-propriétaires / à Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches.
U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò. u / bè / yaala / yèrè / Mèrisedèsiw / de / kònò ils / INAC / se promener / même / Me. / FOC / dans Ils se promènent même en Mercedes.
Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, jeli / min / dòn-nen / don / ka / tèmèn / Mali / jeli / bèè / kan griot / REL / connaître-PART / PRES / CONV / surpasser / M. / griot / tous /à Le griot le plus connu du Mali,
o ye Jeli Baba Sisoko de ye. o / ye / Jeli Baba Sisoko / de / ye DEM / EQ / J.B.S. / FOC / EQ celui-ci est Jeli Baba Sissoko.
Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. ale / bè / nsiirinw / de / da / Arajo / Mali / la Lui / INAC / contes / FOC / raconter / radio / M. / à Il raconte des contes à la Radio Mali.
Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, su / mana / ko / jamana / in / kònò / mògò / caman / bè / kòròtò / ka / se / so soir / HYP / tomber / pays / ce / dans / homme / beaucoup / se presser / CONV / arriver / maison Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison
walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò. walasa / Jeli Baba / ka / sufè / baroninw / ni / a / ka / nsiirinw / kana / daminè / olu / kò pour que / J.B. / INJ / le soir / conversation-petites / et / ses / CONN / contes / PROH / commencer / eux / après afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.
Mali la, jòyòròba bè jeliw la. Mali / la / jòyòrò-ba / bè / jeliw / la M. / à / fonction-grand / SIT / griots / à Au Mali, les griots ont une fonction très importante.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INACT = marque de l’inactuel ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Jeliw Mali la
Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi.
Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu wala k’u den furu nyamakala ma. Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye.
Numuw ye nègèbaaralaw ye. Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. Jeliw ye kumatigiw de ye. U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na.
Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, ka nkòni fò u kun. Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. U tun b’u juguw laboli sinyè caman.
Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. Dònniyaba de tun b’u kun na. U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, o fana tun b’a taw d’a woloden ma. O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò an ka laada caman tun tununna.
Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, olu man ca bilen. O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. U bè olu mabalima, k’u fasa da. Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. O b’u tanga tògòtinyè ma. A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de walasa u ka se k’u yèrè jira. Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè.
Kunko si tè fò jeliw kò. N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, u b’u teliya ka taa yen, sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. E ka kan k’i miiri dòròn de, i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. U bè nafolo min sòrò jeliya la, hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò.
Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, o ye Jeli Baba Sisoko de ye. Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò.
Mali la, jòyòròba bè jeliw la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Les griots au Mali
On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, mais voici les pays où ils sont très nombreux : le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.
Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots. Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes (nyamakala). On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier, on naît griot, forgeron et cordonnier. Les gens de castes peuvent se marier entre eux, mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste ou de marier leur enfant à une personne de caste. On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.
Les forgerons travaillent le fer. Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir. Les griots sont les maîtres de la parole. Ils ont la langue bien pendue, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois. C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles. A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération, car ils étaient les conseillers des rois. Ils élevaient les enfants desdits rois et leur donnaient des cours. Personne ne connaissait les lois antant que les griots. En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers. Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille. Une fois arrivés sur le champ de bataille, ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers, et jouaient de la kora pour eux. Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux. Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite. Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays, c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois. Ils avaient beaucoup de connaissances et se les transmettaient. Le père transmettait ses connaissances à son fils, celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant. De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali ancien. Sans les griots, beaucoup de nos traditions auraient aujourd’hui disparu.
Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué. Les gens qui peuvent entretenir les griots et leurs familles ne sont plus nombreux. C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches. Ils les flattent et chantent leurs louanges. Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent. Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas, ils peuvent tout de suite composer une chanson sur toi, t’insulter et te tourner en ridicule. Les Maliens craignent la honte plus que tout. A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot, ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent. Cela leur évite de perdre leur réputation. Personne n’aime être traité d’avare. Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots que pour se faire voir. Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.
Aucune manifestation ne se fait sans les griots. S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême, une circoncision ou un décès, ils s’y rendent vite, car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas. Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages. Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi, tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé. Toi, tu dois seulement penser à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot. Les griots tirent beaucoup de proftis de leur situation de griots. Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune telle que celle qu’ils font en tant que griots. C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler. Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches. Ils se promènent même en Mercedes.
Le griot le plus connu du Mali est Jeli Baba Sissoko. Il raconte des contes à la Radio Mali. Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.
Au Mali, les griots ont une fonction très importante.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Jeliw Mali la jeliw / Mali / la griots / M. / à Les griots au Mali
Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, jeliw / bè / sòrò / Afiriki / tilebin-yan-fan-jamana / caman / na griots / INAC / trouver / A. / ouest-ici-côté-pays / beaucoup / dans On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest,
nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : nka / u / ka / ca / jamana / minw / na / kosèbè / olu / de / filè mais / ils / DES / nombreux / pays / REL / à / très / eux / FOC / voici mais voici les pays où ils sont très nombreux :
Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi. Mali / Lagine / Senegali / Kònòwari / Burukina Faso / ani / Ganbi M. / G. / S. / CdI. / BF. / et / G. le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.
Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Kuyatè / Jabaatè / ni / Sisoko / ye / jeli-jamuw / de / ye K. / J. / et / S. / EQ / griot-noms de famille / FOC / EQ Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots.
Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. jeliw / ni / numuw / ni / garankew / tè / hòrònw / ye / olu / bèè / ye / nyamakalaw / de / ye griots / et / forgerons / et / cordonniers / EQnég / nobles / EQ / eux / tous / EQ / forgerons / FOC / EQ Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes.
Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò / tè / kè / jeli / numu / wala / garanke / ye homme / INACnég / faire / forgeron / ou / cordonnier / à On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier,
mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. mògò / bè / wolo / de / jeliya / numuya / wala / garankeya / la homme / INAC / naître / FOC / griotisme / métier de forgeron / ou / métier de cordonnier / dans on naît griot, forgeron et cordonnier.
Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nyamakalaw / bè / se / ka / furu / u / yèrè / damaw / ni / nyògòn / cè personnes de caste / INAC / pouvoir / CONV / marier / eux / même / nombres / et / l’un l’autre / entre Les gens de castes peuvent se marier entre eux,
nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu nka / hòròn / caman / tè / sòn / ka / nyamakala / furu mais / noble / beaucoup / INACnég / accepter / personne de caste / marier mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste
wala k’u den furu nyamakala ma. wala / ka / u / den / furu / nyamakala / ma ou / CONV / leur / enfant / marier / personne de caste / à ou de marier leur enfant à une personne de caste.
Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye. Mali / la / a / bè / fò / ko / nyamakalaw / ni / hòrònw / tè / furunyògònw / ye M. / à / il / INAC / dire / que / personnes de caste / et / nobles / EQnég / marier-mutuels / EQ On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.
Numuw ye nègèbaaralaw ye. numuw / ye / nègè-baaralaw / ye forgerons / EQ / fer-travailleurs / EQ Les forgerons travaillent le fer.
Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. garankew / bè / sabaraw / ni / wolomafèn / wèrè / caman / dilan cordonniers / INAC / chaussures / et / chose en cuir /autre / beaucoup / fabriquer Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir.
Jeliw ye kumatigiw de ye. jeliw / ye / kuma-tigiw / de / ye griots / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ Les griots sont les maîtres de la parole.
U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na. u / nèn / ka / di / kojugu / o de ye a to / u / tè / dèsè / fosi / fò-cogo / nyuman / na leur / langue / DES / bon / c’est pourquoi / ils / INACnég / ne pas arriver à / rien / dire-manière / bon / à Ils ont la langue bien douce, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. fòlòfòlò / jeliw / tun / bè / masaw / ka / palèw / de / la autrefois / griots / INACT / SIT / rois / CONN / palais / FOC / SIT Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois.
Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. masaw / de / tun / bè / olu / ni / u / ka / denbayaw / balo rois / FOC / INACT / INAC / eux / et / leurs / CONN / familles / nourrir C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles.
O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, o / tuma / na / bonya-ba / tun / da-len / bè /jeliw / kan DEM / époque / à / respect-grand / INACT / poser-PART / SIT / griots / sur A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération,
bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. bawo / olu / tun / ye / masaw / laadi-bagaw / ye parce que / eux / INACT / EQ / rois / conseiller-agents / EQ car ils étaient les conseillers des rois.
U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. u / tun / bè / masa / olu / denw / lamò / ka / u / kalan ils / INACT / INAC / roi / leur / enfants / élever / CONV / eux / enseigner Ils élevaient les enfants des rois et faisaient cours à eux.
Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. mògò / si / tun / tè / sariyaw / dòn / ka / jeliw / bò homme / aucun / INACT / INACnég / lois / connaître / CONV / griots / égaler Personne ne connaissait les lois antant que les griots.
Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. kèlè / waatiw / la / olu / de / tun / bè / u / ka / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / ja / lagèlènya guerre / temps / à / eux / FOC / INACT / INAC / leur / CONN / roi / et / son / CONN / guerriers / image? / rendre cher En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers.
U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. u / tun / bè / tugu / olu / kò / ka / taa / kèlè-kè-yòrò / la ils / INACT / INAC / suivre / eux / derrière / CONV / aller / guerre-faire-lieu / à Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille.
U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u / tun / mana / se / kèlè-kènè / kan / dòròn ils / INACT / HYP / arriver / guerre-surface / sur / seulement Une fois arrivés sur le champ de bataille,
u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, u / tun / bè / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / fasa / da ils / INACT / INAC / roi / et / ses / CONN / guerriers / louange / chanter ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers,
ka nkòni fò u kun. ka / nkòni / fò / u / kun CONV / ngoni / jouer / eux / pour et jouaient de la kora pour eux.
Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. olu / fana / tun / bè / a / jira / bèè / la / ko / olu / ye / cè / farinw / de / ye eux / aussi / INACT / INAC / le / montrer / tous / à / que / eux / EQ / homme / courageux / FOC / EQ Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux.
U tun b’u juguw laboli sinyè caman. u / tun / bè / u / juguw / laboli / sinyè / caman eux / INACT / INAC / leurs / ennemies / faire fuire / fois / beaucoup Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite.
Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, komin / sèbènni / tun / tè / kè / o / tuma / na / anw / ka / jamana / kònò comme / écriture / INACT / INACnég / faire / DEM / époque / à / notre / CONN / pays / dans Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays,
jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. jeliw / de / tun / bè / jamana / tariki / ni / masaw / buruju / mara griots / FOC / INACT / INAC / pays / histoire / et / rois / généalogie / garder c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois.
Dònniyaba de tun b’u kun na. dònniya-ba / de / tun / bè / u / kun / na savoir-grand / FOC / INACT / SIT / leur / tête / à Ils avaient beaucoup de connaissances
U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. u / tun / bè / o / dònniya / ladi / nyògòn / ma / de ils / INACT / INAC / DEM / connaissances / transmettre / l’un l’autre / à / FOC et se les transmettaient.
Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, fa / tun / bè / a / ka / dònniyaw / di / a / denkè / ma père / INACT / INAC / ses / CONN / connaissances / donner / son / fils / à Le père transmettait ses connaissances à son fils,
o fana tun b’a taw d’a woloden ma. o / fana / tun / bè / a / taw / di / a / wolo-den / ma DEM / aussi / INACT / INAC / ses / parts / donner / son / engendrer-enfant / à celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant.
O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. o / cogo / la / jeliw / ye / Mali / ko / kòrò / caman / lakana DEM / manière / de / griots / AC / M. / chose / vieille / beaucoup / protéger De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali (ancien).
Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò ni / jeliw / tun / tè / bi / tun / bè / a / sòrò quand / griots / INACT / SITnég / aujourd’hui / INACT / INAC / le / gagner Sans les griots, beaucoup de nos traditions
an ka laada caman tun tununna. an / ka / laada / caman / tun / tunun-na nos / CONN / tradition / beaucoup / INACT / perdre-AC auraient aujourd’hui disparu.
Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. nka / bi bi in na / masaw / dama / dògòya-ra mais / de nos jours / rois / quantité / diminuer-AC Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué.
Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, mògò / minw / bè / se / jeliw / ni / u / ka / denbayaw / kòrò homme / REL / INAC / pouvoir / griots / et / leurs / CONN / familles / sous Les gens qui arrivent à porter les griots et leurs familles,
olu man ca bilen. olu / man / ca / bilen eux / DESnég / nombreux / plus ils ne sont pas nombreux.
O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. o de ye a to / jeliw / bè / u / nyèsin / wari-tigiw / de / ma / sisan pour cela / griots / INAC / REF / s’orienter vers / argent-propriétaires / FOC / à / aujourd’hui C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches.
U bè olu mabalima, k’u fasa da. u / bè / olu / mabalima / ka / u / fasa / da ils / INAC / eux / flatter / CONV / leurs / louanges / chanter Ils les flattent et chantent leurs louanges.
Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. olu / mana / nisòndiya / u / bè / wari / di / u / ma eux / HYP / réjouir / ils / INAC / argent / donner / eux / à Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent.
Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, ni / jeliw / ye / i / fasa / da / ni / i / ma / u / ladiya quand / griots / AC / tes / louanges / chanter / si / tu / ACnég / eux / récompenser Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas,
u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, u / bè / se / ka / dònkili / di / i / la / o / yòrò / bèè / la ils / INAC / pouvoir / CONV / chanson / donner / toi / à / DEM / lieu / tous / à ils peuvent immédiatement composer une chanson sur toi,
k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. ka / i / neni / ka / i / kè / yèlè-ko-fèn / ye CONV / te / insulter / CONV / te / faire / rire-affaire-chose / en t’insulter et te tourner en ridicule.
Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. malidenw / bè / siran / maloya / nyè / ka / tèmèn fèn bèè kan Maliens / INAC / craindre / honte / devant / CONV / surpasser / chose / toutes / de Les Maliens craignent la honte plus que tout.
O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, o kosòn / mògò / caman / bè / juru / ta / ka / jeliw / sòn pour cela / homme / beaucoup / INAC / dette / prendre / CONV / griots / offrir A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot,
wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. wala / ka / u / kanaduloki / bò / ka / a / di / u / ma ou / CONV / leurs / habits / enlever / CONV / le / donner / eux / à ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent.
O b’u tanga tògòtinyè ma. o / bè / u / tanga / tògò-tinyè / ma DEM / INAC / eux / protéger / nom-vérité / à Cela protège leur réputation.
A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. a / man / di / mògò / si / ye / a / ka / fò / i / ma / baliku il / DESnég / bien / homme / aucun / à / il / INJ / jouer / toi / à / adulte Personne n’aime être traité d’avare.
Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de nka / mògò / dòw / fana / bè / jeliw / sòn / de mais / homme / certains / aussi / INAC / griots / offrir / FOC Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots
walasa u ka se k’u yèrè jira. walasa / u / ka / se / ka / u / yèrè / jira afin que / ils / INJ / pouvoir / CONV / REF / même / se révéler que pour se faire voir.
Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè. olu / bè / a / dòn / ko / ni / i / ye / jeliw / sòn / u / bè / o / lakali / fan / bèè eux / INAC / le / savoir / que / si / tu / AC / griots / offrir / ils / INAC / DEM / raconter / côté / tous Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.
Kunko si tè fò jeliw kò. kun-ko / si / tè / fò / jeliw / kò tête-affaire / aucune / INACnég / jouer / griots / sauf Aucune manifestation ne se fait sans les griots.
N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, ni / u / ye / a / mèn / ko / furusiri / denkundi quand / ils / AC / le / écouter / que / fête de mariage / baptême S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême,
bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, bolokoli / wala / janaja / bè / yòrò / dò / la circoncision / ou / enterrement / SIT / lieu / un / à une circoncision ou un enterrement,
u b’u teliya ka taa yen, u / bè / u / teliya / ka / taa / yen ils / INAC / REF / se dépêcher / CONV / aller / là-bas ils s’y rendent vite,
sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. sabula / u / bè / a / dòn / ka / u / bè / se / ka / wari / sòrò / yen car / ils / INAC / le / savoir / CONV / ils / INAC / pouvoir / CONV / argent / gagner / là-bas car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas.
Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. jeliw / ye / furu-boloma / nyumanw / fana / ye griots / EQ / mariage-intermédiaire / bons / aussi / EQ Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages.
N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, ni / i / ye / a / nyini / jeliw / fè / ka / u / ka / muso-ko / dò / nyènabò / i / ye si / tu / AC / le / chercher / griots / à / CONV / ils / INJ / femme-chose / certain / régler / toi / pour Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi,
i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. i / bè / se / ka / i / hakili / sigi / o / muso-ko / bè / nyènabò tu / INAC / pouvoir / CONV / ton / esprit / déposer / DEM / femme-chose / INAC / régler tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé.
E ka kan k’i miiri dòròn de, e / ka kan ka / i / miiri / dòròn / de toi / devoir / ta / pensée / seulement / FOC Toi, tu dois seulement penser
i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. i / bèna / i / ka / jelikè / ladiya / cogo / min / na tu / FUT / ton / CONN / griot / rendre heureux / manière / REL / à à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot.
Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. jeliw / bè / nafa-ba / sòrò /u / ka / jeliya / in / na griots / INAC / profit-grand / gagner / leur / CONN / métier de griots / ce / de Les griots tirent beaucoup de profit de leur métier de griots.
U bè nafolo min sòrò jeliya la, u / bè / nafolo / min / sòrò / jeliya / la ils / INAC / fortune / REL / obtenir / griotisme / à Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune
hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. hali / u / tè / sugo / ka / o / nyògòn / sòrò / baara / la au point que / ils / INACnég / rêver / CONV / DEM / l’un l’autre / gagner / travail / à telle que celle qu’ils font en tant que griots.
O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. o de ye a to / jeli / d��w / tè / a / fè / ka / baara / kè c’est pourquoi / griot / certains / SITnég / le / à / CONV / travail / faire C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler.
Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. bi / Bamakò / jeli / caman / kè-ra / wari-tigiw / ye aujourd’hui / B. / griot / beaucoup / faire-AC / argent-propriétaires / à Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches.
U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò. u / bè / yaala / yèrè / Mèrisedèsiw / de / kònò ils / INAC / se promener / même / Me. / FOC / dans Ils se promènent même en Mercedes.
Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, jeli / min / dòn-nen / don / ka / tèmèn / Mali / jeli / bèè / kan griot / REL / connaître-PART / PRES / CONV / surpasser / M. / griot / tous /à Le griot le plus connu du Mali,
o ye Jeli Baba Sisoko de ye. o / ye / Jeli Baba Sisoko / de / ye DEM / EQ / J.B.S. / FOC / EQ celui-ci est Jeli Baba Sissoko.
Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. ale / bè / nsiirinw / de / da / Arajo / Mali / la Lui / INAC / contes / FOC / raconter / radio / M. / à Il raconte des contes à la Radio Mali.
Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, su / mana / ko / jamana / in / kònò / mògò / caman / bè / kòròtò / ka / se / so soir / HYP / tomber / pays / ce / dans / homme / beaucoup / se presser / CONV / arriver / maison Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison
walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò. walasa / Jeli Baba / ka / sufè / baroninw / ni / a / ka / nsiirinw / kana / daminè / olu / kò pour que / J.B. / INJ / le soir / conversation-petites / et / ses / CONN / contes / PROH / commencer / eux / après afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.
Mali la, jòyòròba bè jeliw la. Mali / la / jòyòrò-ba / bè / jeliw / la M. / à / fonction-grand / SIT / griots / à Au Mali, les griots ont une fonction très importante.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INACT = marque de l’inactuel ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
Départ au Kenya avec un tour opérateur English translation pending
je dois partir pour le kenya dans une semaine près de Mombasa, formule avec un opérateur,
les séjours et départs sont ils possibles ? je n'ai pas pris d'assurance annulation, avez vous des infos sur les départs pour le kenya
merci