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Petite croisière au Svalbard – Août 2012 English translation pending
Attirés par la nature « sauvage », la faune …, cette destination nous trottait dans la tête depuis longtemps.
Ce fut donc cette année ou nous avons sauté le pas (et cassé la tirelire !) pour aller à la rencontre de superbes paysages, d’animaux que l’on voit rarement et du soleil de minuit qui crée toujours des lumières que j’adore…
Nous sommes rentrés contents, l'objectif est atteint d'avoir vu de superbes paysages, une belle luminosité, le jour perpétuel ....
Autre point fort pour nous : avoir pu voir des ours polaires, morses...et aussi phoques, rennes (de loin), oiseaux (dont la toujours superbe sterne arctique!)
Pour les amoureux des ambiances arctiques, c'est une très belle destination ...
Et maintenant on projette sérieusement les aurores boréales cet hiver ...en Norvège continentale ...
Organisation
Sauf à être assez aventureux et/ou marin, cette destination se visite de manière assez organisée...Ayant de plus une forte sensibilité au mal de mer, nous avons opté pour une croisière avec Hurtigruten.
Ceci dit, le bateau restait "relativement" peu grand, le Nordjsternen (étoile polaire), avec environ une centaine de passagers et comme on était réparti par groupe pour les débarquements (norvégien / allemand / anglophone) finalement nous étions en gros avec environ 25 personnes. Donc cela restait correct, avons nous trouvé.
On débarquait 2 fois par jour à terre avec un canot à moteur (7 personnes à la fois), pour des petites ballades d’environ 1h30 à chaque fois...ce n'est pas une formule sportive mais cela permet de bien approcher la nature.
Les guides étaient forts sympathiques et compétents…
Le bateau

La cabine

Débarquement + le fusil du guide, on ne peut pas se déplacer hors des villes sans un fusil en cas de rencontre avec un ours !


Le trajet
Le Svalbard est composé de plusieurs îles, dont la plus grande est nommée Spitzberg. C’est là où vivent les environs 2 500 habitants permanents, et il y aurait 3 000 ours sur l’archipel !
Nous sommes partis de Longyearbyen (ville principale) pour remonter jusqu’à l’île de Moffen au 80° de latitude Nord et retour.
Le trajet dessiné par une des guides du bateau

Les principales visites :
La ville principale de Longyearbyen, du nom de l’américain (John Longyear) qui a créé cette ville pour exploiter les mines de charbon, au début du XXe siècle. Seule une mine reste encore en exploitation (hormis l’exploitation russe). La visite du musée est très intéressante pour connaitre l’histoire de l’île, les animaux qui y vivent, …

rue principale

Soleil de minuit au dessus de l'église de Longyearbyen , notre premier jour !

Ancien mode de transport du charbon des mines au port - jusque dans les années 80

Les canalisations (eau, électricité, …) sont hors sol ; celui-ci étant gelé la majeure partie de l’année

Panneau à la limite de la ville

départ de la ville...



La ville minière russe de Barentsburg – environ 300 russes y vivent et exploitent la mine de charbon. Ils viennent pour des contrats de 2 ans et vivent quasi en autarcie (une ferme les fournit notamment en nourriture « fraiche » !), ils écoutent la télé russe …c’est assez surprenant et parait hors du temps !...


La ville de Ny Alensud s’est développée autour de l’exploitation de charbon. Mais suite à de nombreux accidents dont un très important en 1963, l’exploitation minière a été stoppée et la ville est maintenant devenue un centre de recherche scientifique rassemblant des chercheurs d’une dizaine de nationalités…Un petit musée dédié à l’exploitation minière est très intéressant.


avec un guide armé, nous nous promenons , et au bord du chemin un grand gravelot qui couve
et au loin quelques phoques commun (veau marin)

la baie
au premier plan oiseaux, puis "glaçons", puis glacier...


Au pied du glacier de Monaco

pour se rendre compte de l'échelle !

morceau de glacier qui tombe:

extraordinaire couleur bleue


une ambiance de bout du monde ...


et sur un iceberg ...

un beau phoque barbu (on en verra plusieurs fois sur des icebergs !)

La baie de la Madeleine, un des « haut » lieu connu de l’île. Au 17e siècle, lors de la découverte de l’île, les marins venus essentiellement d’Angleterre et des Pays-Bas ont pêché et sur-pêché les morses et baleines… À tel point qu’au bout d’environ 100 ans, ils ont été quasi décimés…Les pêcheurs venaient notamment dans cette baie assez abritée pour transformer la chair des baleines en huile… On y trouve également un cimetière des marins de l’époque…


un béluga longe la plage :

une éclaircie!

sterne arctique

un petit, déjà gros, dans son "nid" à même la plage

défendu par sa mère

Maison de trappeur
Certaines maisons de trappeur ont été conservées, en signe de mémoire

bois échoué en provenance de Russie ou de Canada...

ballet de sternes ...

La toundra
Surprenant paysage qui recèle des dizaines de plantes différentes…

le saule arctique, nous marchons sur des arbres!




Déjection d'un ours male qui a mangé un ourson...

griffe de l'ourson

on se sent presque genés de marcher sur toute cette flore.

Les animaux
Nous avons pu voir plusieurs fois (7 !!) depuis le bateau des ours marcher ou dormir le long des côtes. Certains ont des colliers et sont suivis par les scientifiques…

il se camoufle très bien parmi les rochers...



Au passage du 80°parrallèle Nord, sur l'ile de Moffen, une troupe de morses...




Nous avons vu quelques rennes , mais vraiement de loin ...

très souvent des fulmars boréals suivaient le bateau

Guillemot

Quelques paysages encore....





Nous étions donc à 3 300 km de Paris et 1 300 du pôle Nord 😎

Une dernière remarque, j’aime bien accompagner mes voyages d’un livre lié au lieu, je lisais donc un polar de Monica Kristensen, qui a vécu plusieurs années à Longyearbyen – très très bien pour être dans l’ambiance et raconter la vie locale (j’ai lu Le 6e homme qui se passait l’hiver , donc très complémentaire par rapport à notre voyage)
Ce fut donc cette année ou nous avons sauté le pas (et cassé la tirelire !) pour aller à la rencontre de superbes paysages, d’animaux que l’on voit rarement et du soleil de minuit qui crée toujours des lumières que j’adore…
Nous sommes rentrés contents, l'objectif est atteint d'avoir vu de superbes paysages, une belle luminosité, le jour perpétuel ....
Autre point fort pour nous : avoir pu voir des ours polaires, morses...et aussi phoques, rennes (de loin), oiseaux (dont la toujours superbe sterne arctique!)
Pour les amoureux des ambiances arctiques, c'est une très belle destination ...
Et maintenant on projette sérieusement les aurores boréales cet hiver ...en Norvège continentale ...
Organisation
Sauf à être assez aventureux et/ou marin, cette destination se visite de manière assez organisée...Ayant de plus une forte sensibilité au mal de mer, nous avons opté pour une croisière avec Hurtigruten.
Ceci dit, le bateau restait "relativement" peu grand, le Nordjsternen (étoile polaire), avec environ une centaine de passagers et comme on était réparti par groupe pour les débarquements (norvégien / allemand / anglophone) finalement nous étions en gros avec environ 25 personnes. Donc cela restait correct, avons nous trouvé.
On débarquait 2 fois par jour à terre avec un canot à moteur (7 personnes à la fois), pour des petites ballades d’environ 1h30 à chaque fois...ce n'est pas une formule sportive mais cela permet de bien approcher la nature.
Les guides étaient forts sympathiques et compétents…
Le bateau

La cabine

Débarquement + le fusil du guide, on ne peut pas se déplacer hors des villes sans un fusil en cas de rencontre avec un ours !


Le trajet
Le Svalbard est composé de plusieurs îles, dont la plus grande est nommée Spitzberg. C’est là où vivent les environs 2 500 habitants permanents, et il y aurait 3 000 ours sur l’archipel !
Nous sommes partis de Longyearbyen (ville principale) pour remonter jusqu’à l’île de Moffen au 80° de latitude Nord et retour.
Le trajet dessiné par une des guides du bateau

Les principales visites :
La ville principale de Longyearbyen, du nom de l’américain (John Longyear) qui a créé cette ville pour exploiter les mines de charbon, au début du XXe siècle. Seule une mine reste encore en exploitation (hormis l’exploitation russe). La visite du musée est très intéressante pour connaitre l’histoire de l’île, les animaux qui y vivent, …

rue principale

Soleil de minuit au dessus de l'église de Longyearbyen , notre premier jour !

Ancien mode de transport du charbon des mines au port - jusque dans les années 80

Les canalisations (eau, électricité, …) sont hors sol ; celui-ci étant gelé la majeure partie de l’année

Panneau à la limite de la ville

départ de la ville...



La ville minière russe de Barentsburg – environ 300 russes y vivent et exploitent la mine de charbon. Ils viennent pour des contrats de 2 ans et vivent quasi en autarcie (une ferme les fournit notamment en nourriture « fraiche » !), ils écoutent la télé russe …c’est assez surprenant et parait hors du temps !...


La ville de Ny Alensud s’est développée autour de l’exploitation de charbon. Mais suite à de nombreux accidents dont un très important en 1963, l’exploitation minière a été stoppée et la ville est maintenant devenue un centre de recherche scientifique rassemblant des chercheurs d’une dizaine de nationalités…Un petit musée dédié à l’exploitation minière est très intéressant.


avec un guide armé, nous nous promenons , et au bord du chemin un grand gravelot qui couve
et au loin quelques phoques commun (veau marin)

la baie
au premier plan oiseaux, puis "glaçons", puis glacier...


Au pied du glacier de Monaco

pour se rendre compte de l'échelle !

morceau de glacier qui tombe:

extraordinaire couleur bleue


une ambiance de bout du monde ...


et sur un iceberg ...

un beau phoque barbu (on en verra plusieurs fois sur des icebergs !)

La baie de la Madeleine, un des « haut » lieu connu de l’île. Au 17e siècle, lors de la découverte de l’île, les marins venus essentiellement d’Angleterre et des Pays-Bas ont pêché et sur-pêché les morses et baleines… À tel point qu’au bout d’environ 100 ans, ils ont été quasi décimés…Les pêcheurs venaient notamment dans cette baie assez abritée pour transformer la chair des baleines en huile… On y trouve également un cimetière des marins de l’époque…


un béluga longe la plage :

une éclaircie!

sterne arctique

un petit, déjà gros, dans son "nid" à même la plage

défendu par sa mère

Maison de trappeur
Certaines maisons de trappeur ont été conservées, en signe de mémoire

bois échoué en provenance de Russie ou de Canada...

ballet de sternes ...

La toundra
Surprenant paysage qui recèle des dizaines de plantes différentes…

le saule arctique, nous marchons sur des arbres!




Déjection d'un ours male qui a mangé un ourson...

griffe de l'ourson

on se sent presque genés de marcher sur toute cette flore.

Les animaux
Nous avons pu voir plusieurs fois (7 !!) depuis le bateau des ours marcher ou dormir le long des côtes. Certains ont des colliers et sont suivis par les scientifiques…

il se camoufle très bien parmi les rochers...



Au passage du 80°parrallèle Nord, sur l'ile de Moffen, une troupe de morses...




Nous avons vu quelques rennes , mais vraiement de loin ...

très souvent des fulmars boréals suivaient le bateau

Guillemot

Quelques paysages encore....





Nous étions donc à 3 300 km de Paris et 1 300 du pôle Nord 😎

Une dernière remarque, j’aime bien accompagner mes voyages d’un livre lié au lieu, je lisais donc un polar de Monica Kristensen, qui a vécu plusieurs années à Longyearbyen – très très bien pour être dans l’ambiance et raconter la vie locale (j’ai lu Le 6e homme qui se passait l’hiver , donc très complémentaire par rapport à notre voyage)
Douane australienne: médicaments et répulsifs moustiques English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour un voyage (de noces) de 3 semaines en Australie le 28 septembre prochain. 😎 Sachant que l'entrée de produits est très stricte, j'aurais aimé savoir ce qui est autorisé ou non, notamment en ce qui concerne la pharmacie :
- Médicaments : Paracétamol (efferalgant / doliprane), gel pour les coups ou foulures, etc... Bref, des médicaments de base contre les petits maux quotidiens. 😕
- Répulsifs moustique : Ça me semble indispensable (surtout à Kakadu) et je préférerai acheter en France, pour être sûr du produit acheté et le payer pas trop cher.
D'avance merci pour vos réponses 🙂
Nous partons pour un voyage (de noces) de 3 semaines en Australie le 28 septembre prochain. 😎 Sachant que l'entrée de produits est très stricte, j'aurais aimé savoir ce qui est autorisé ou non, notamment en ce qui concerne la pharmacie :
- Médicaments : Paracétamol (efferalgant / doliprane), gel pour les coups ou foulures, etc... Bref, des médicaments de base contre les petits maux quotidiens. 😕
- Répulsifs moustique : Ça me semble indispensable (surtout à Kakadu) et je préférerai acheter en France, pour être sûr du produit acheté et le payer pas trop cher.
D'avance merci pour vos réponses 🙂
Arequipa au Pérou: informations et climat? English translation pending
Bonjour,
je pars dans quelques semaines à Arequipa pour 6mois dans un premier temps et plus si possible. je voulais savoir si quelqu un qui vit là bas peut repondre à 2 ou 3 questions avant que je parte? notamment sur le client qu 'est ce que je mets dans ma valise pour 6mois? Merci beaucoup!
je pars dans quelques semaines à Arequipa pour 6mois dans un premier temps et plus si possible. je voulais savoir si quelqu un qui vit là bas peut repondre à 2 ou 3 questions avant que je parte? notamment sur le client qu 'est ce que je mets dans ma valise pour 6mois? Merci beaucoup!
Chargeur Gaspérini pour camping-car: vos retours d'utilisation? English translation pending
Bonjour,
Tout est presque dit dans le titre. J'envisage de poser un chageur Gaspérini sur mon cc afin de compléter mon autonomie énegétique surtout par temps sans soleil. C'est pourquoi je remercie d'avance les campingcaristes qui ont déjà installé et utilisé cet appareil de me faire part de leurs impressions positives mais aussi négatives, ce qui m'aidera beaucoup dans ma décision. Je précise que dans mon cas j'ai un parc de 2 batteries gel de 200A chacune et des panneaux solaires pour un total de 320w, ce qui me suffit la plupart du temps lorsqu'il fait beau mais reste très insuffisant par temps couvert ou pire (je ne pratique que du camping dit "sauvage").
D'avance merci de vos réponses
Cordialement
Vincent
Chili Nord en décembre: valise, téléphone, internet? English translation pending
nous partons en décembre pour lauca, atacama
que mettre dans la valise?
y at'il des connxions internet faciles d'accès?
faut il acheter un téléphone sur place?
merci
oliès
Trek au camp de base de l'Everest, printemps 2012 English translation pending
Bonjour
Je prépare un trek au Népal, où je serai du 24 mars au 17 avril 2012
J'envisage la boucle "classique" : Lukla, Camp de base Everest, Col Chô la, lacs de Gokyo (si possible jusqu'au 6ème ou 7ème) En individuel, sans guide, ni porteur.
J'ai lu avec grand intérêt toutes les informations postées par chacun sur ce parcours (et notamment le sens de la boucle!), prenant tous les conseils avec le plus grand sérieux, car mise à part une courte expérience d'alpinisme encadrée il y a 15 ans, je n'ai jamais fait de trek! Pour compenser je m'entraîne physiquement (footings 2 fois par semaine depuis 4 mois)
J'ai choisi le sens est ouest pour le passage du Cho la car la montée en altitude les jours précédents semble plus progressive, et il semble plus facile de trouver un guide sur place pour passer le col en cas de mauvaise météo.
J'aimerais filmer mon aventure, mais je ne sais quel matériel choisir. Je n'y connais pas grand chose. J'aimerais avoir une sorte de caméra "embarquée" et la plus discrète possible. Si vous avez des conseils, je suis preneur!
En fait c'est plus l'arrivée à Kathmandou qui m'angoisse que le trek lui même (pas savoir comment répondre aux sollicitations, peur de se faire avoir...)
Enfin, si d'autres trekkeurs sont sur le parcours à cette période (je pense arriver à Lukla le 27 mars), ce serait un plaisir de faire un bout de chemin ensemble.
Cordialement,
Victorien, de Tours (France)
Je prépare un trek au Népal, où je serai du 24 mars au 17 avril 2012
J'envisage la boucle "classique" : Lukla, Camp de base Everest, Col Chô la, lacs de Gokyo (si possible jusqu'au 6ème ou 7ème) En individuel, sans guide, ni porteur.
J'ai lu avec grand intérêt toutes les informations postées par chacun sur ce parcours (et notamment le sens de la boucle!), prenant tous les conseils avec le plus grand sérieux, car mise à part une courte expérience d'alpinisme encadrée il y a 15 ans, je n'ai jamais fait de trek! Pour compenser je m'entraîne physiquement (footings 2 fois par semaine depuis 4 mois)
J'ai choisi le sens est ouest pour le passage du Cho la car la montée en altitude les jours précédents semble plus progressive, et il semble plus facile de trouver un guide sur place pour passer le col en cas de mauvaise météo.
J'aimerais filmer mon aventure, mais je ne sais quel matériel choisir. Je n'y connais pas grand chose. J'aimerais avoir une sorte de caméra "embarquée" et la plus discrète possible. Si vous avez des conseils, je suis preneur!
En fait c'est plus l'arrivée à Kathmandou qui m'angoisse que le trek lui même (pas savoir comment répondre aux sollicitations, peur de se faire avoir...)
Enfin, si d'autres trekkeurs sont sur le parcours à cette période (je pense arriver à Lukla le 27 mars), ce serait un plaisir de faire un bout de chemin ensemble.
Cordialement,
Victorien, de Tours (France)
Météo à Miami, dernière semaine d'avril? English translation pending
Salut tout le monde , je m'apprete a partir a miami la derniere semaine d'avril jusqu'au 5 mai , je voulais savoir quelle temps fait-il labas à cette periode ? Car les prévisions météo indiques qu'il faira gris avec des précipitaions juste à la periode ou je part . D'après ce qu'on m'a dit il pleut environ 15 min par jour en début de matinée , est-ce vrai ? Svp aidez moi car c'est ma premiere fois aux states et la j'ai la boule au ventre de ne pas pouvoir profiter de mes vacnces , et du soleil ...
Merci d'avance
Marche dans les calanques autour de Marseille et Cassis English translation pending
Bonjour, dans 2 semaines je serai en Provence. J'aimerais marcher un peu pour découvrir les calanques autour de Marseille et Cassis.
Ma question est ; devrais-je apporter des bottes de randonnées ou mes souliers de marche ( comme pour la ville) ferons l'affaire.
Qu'on l'air ces sentiers ?
Merci,
Louis
Louis
Nouvelle-Calédonie durant le mois d'avril: les immanquables? English translation pending
Bonjour à toutes et tous 🙂
Concrétisation d'un vieux rêve, nous partons en Nouvelle-Calédonie pour pratiquement un mois en avril avec ma compagne. Comme c'est une destination où nous n'irons pas tous les huit jours ( sauf si on reste là-bas 😄 ), nous voudrions, dans la mesure du possible, ne pas rater l'immanquable ... ( bien sûr, en un mois, nous ne pourrons pas tout faire mais bon ... 😉 )
Donc la question est simple : quels sont pour vous les immanquables, incontournables lieu, gens, tribu, le truc " ketumeursitulapavu " ( 😏 ) en Nouvelle-Calédonie ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Concrétisation d'un vieux rêve, nous partons en Nouvelle-Calédonie pour pratiquement un mois en avril avec ma compagne. Comme c'est une destination où nous n'irons pas tous les huit jours ( sauf si on reste là-bas 😄 ), nous voudrions, dans la mesure du possible, ne pas rater l'immanquable ... ( bien sûr, en un mois, nous ne pourrons pas tout faire mais bon ... 😉 )
Donc la question est simple : quels sont pour vous les immanquables, incontournables lieu, gens, tribu, le truc " ketumeursitulapavu " ( 😏 ) en Nouvelle-Calédonie ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Trek sur le Salar d'Uyuni et le désert d'Atacama English translation pending
bonjour
Pour ces 2 treks, faut il mieux passer par une agence ou peut on les faire en solo (si non est ce a cause de danger ?)
Sinon existe t il en bolivie des treks que l'on peut faire sans agence ? Sachant que je marche assez bien
Merci pour votre aide
Pour ces 2 treks, faut il mieux passer par une agence ou peut on les faire en solo (si non est ce a cause de danger ?)
Sinon existe t il en bolivie des treks que l'on peut faire sans agence ? Sachant que je marche assez bien
Merci pour votre aide
Trois mois au Pérou, six en Inde, un sac, quoi emmener? English translation pending
Bonjour à tous.
Je part 3 mois au Pérou du côté d'Iquitos chez une dame en pleine forêt chez qui je dormirais sur hamac. Je resterais essentiellement la-bas et je n'ai pas a priori pas de randonnées prévues. J'enchaine ensuite 6 mois en Inde, où je vais d'abord travailler dans une ONG, et je compte ensuite remonter peu à peu le pays en passant par des ashrams jusqu'au Népal où je travaillerai dans un orphelinat et où j'espère visiter certains monastères.
Ma question est la suivante : que prendre dans mon sac ? Le minimum, certes, mais encore faut-il savoir prendre ce qu'il y'a de plus essentiel.
En vous remerciant,
Maleau.
Je part 3 mois au Pérou du côté d'Iquitos chez une dame en pleine forêt chez qui je dormirais sur hamac. Je resterais essentiellement la-bas et je n'ai pas a priori pas de randonnées prévues. J'enchaine ensuite 6 mois en Inde, où je vais d'abord travailler dans une ONG, et je compte ensuite remonter peu à peu le pays en passant par des ashrams jusqu'au Népal où je travaillerai dans un orphelinat et où j'espère visiter certains monastères.
Ma question est la suivante : que prendre dans mon sac ? Le minimum, certes, mais encore faut-il savoir prendre ce qu'il y'a de plus essentiel.
En vous remerciant,
Maleau.
Météo aux Maldives fin octobre? English translation pending
Bonjour, je pars fin octobre aux Maldives, et j'ai vu à l'agence de voyage et sur internet que c'était quitte ou double pour le temps, certes c'est la fin de la période humide mais on m'a dit que là bas, une pluie dure quelques heures souvent la nuit et que ensuite le soleil apparaît ...
Et même si le soleil ne brille pas, il fait quand même 28/30 degrés.
Si quelqu'un d'entres vous est déjà allé là bas en octobre ou équivalent, donnez moi vos avis et conseils.
Merci beaucoup
Si quelqu'un d'entres vous est déjà allé là bas en octobre ou équivalent, donnez moi vos avis et conseils.
Merci beaucoup
Chaleur et exposition universelle à Shanghai en août? English translation pending
bonjour, je me permets de vous écrire parce que je m'inquiète. j'ai prévu de partir une semaine à shanghai mi août pour visiter la ville, et l'expo universelle. je lis partout que la chaleur est écrasante. Est il quand meme possible de faire du tourisme ou devrais je m'abstenir? Quelqu'un a t-il visité l'expo cet été? qu'en avez vous pensé? (petite précision je suis architecte)
en vous remerciant
La gastronomie: un frein aux voyages? English translation pending
Vous est-il arrivé de renoncer à un ou des voyages à cause de la nourriture servie à destination ?
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Météo au Ladakh et Zanskar en juillet-août? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Inde du Nord en juillet et en août et nous aurions voulu avoir vos avis, conseils recommandations sur des régions à visiter au Ladakh ou Zanskar!
Nous sommes deux filles de 22 ans pas super sportives mais qui aimerions marcher et faire au moins un trek de cinq jours... Quels sont vos coups de coeur? Quels endroits recommandez-vous?
Que faut-il prendre comme habits? Un bon sac de couchage est-il indispensable pour du trekking? toutes les nuits se font-elles sous tentes ou avez-vous plutôt passer des nuits dans des home stay? Quels habits faut-il prendre?
Merci d'avance pour vos réponses!
Nous partons en Inde du Nord en juillet et en août et nous aurions voulu avoir vos avis, conseils recommandations sur des régions à visiter au Ladakh ou Zanskar!
Nous sommes deux filles de 22 ans pas super sportives mais qui aimerions marcher et faire au moins un trek de cinq jours... Quels sont vos coups de coeur? Quels endroits recommandez-vous?
Que faut-il prendre comme habits? Un bon sac de couchage est-il indispensable pour du trekking? toutes les nuits se font-elles sous tentes ou avez-vous plutôt passer des nuits dans des home stay? Quels habits faut-il prendre?
Merci d'avance pour vos réponses!
Circuit de quinze jours en Thaïlande fin septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons mon fils de 24 ans et moi meme pour un circuit de 15 jours en Thailande et restons 2 jours sur Puket et retour à la maison, ma question voilà, c est notre premier circuit et nous ne savons pas s il faut une valise coque ou sac à roulette et le genre de vétements à prendre pour cette saison là et comment cela ce passe t il
Merci de vos réponses
Nous partons mon fils de 24 ans et moi meme pour un circuit de 15 jours en Thailande et restons 2 jours sur Puket et retour à la maison, ma question voilà, c est notre premier circuit et nous ne savons pas s il faut une valise coque ou sac à roulette et le genre de vétements à prendre pour cette saison là et comment cela ce passe t il
Merci de vos réponses
Liste d'équipement pour trek de cinq mois au Pérou-Bolivie? English translation pending
Bonjour à tous !
Alors je m'en retourne vers les conseils avisé de VF pour quelques questions... Comme dit dans d'autres messages, je pars en avril pour la traversée Pérou-Bolivie à pied, en hiver donc, mais à priori avec plus de soleil aussi...
Après multiples recherches, questionnement, et lectures sur le matos, voilà une liste des "mes couches" plus ou moins définitive :
- Double peau ODLO très chaude : TS ML COL TURTLE ZIPPE FEMME - Polaire fine de type coupe vent décathlon (déjà en possession) - Polaire à poil long MONKEY W de la marque MOUNTAIN - Veste North Face 2,5 couche : VENTURE W ( THE NORTH FACE ), 2,5 couches Hyvent - 2 t-shirt technique decathlon - Un pantalon-short - 1 double peau haut+bas décathlon pour dormir et pour le soir
Et ma grosse question c'est : Faut-il changer la polaire poil long pour une doudoune de style patagonia à manche longue (ou courte ?) ou voire, la rajouter à la liste ?
C'est mon premier voyage dans des pays à une telle altitude, je sais qu'il va faire froid, j'ai même très peur d'avoir froid, mais je ne réalise pas à quel point... la nuit surtout ! et sous la tente dans le Sud Lipez !
J'aurai tendance à vouloir rajouter la Doudoune et acheter une polaire moins cher et moins épaisse... qu'en pensez vous ? cela est-il vraiment nécessaire ? ou est ce que le poil-long en polaire aura le même effet chaleur qu'une doudoune ?
Sinon pour dormir, j'ai un duvet Valandré Bloody Mary (qui est chaud mais pas SI chaud finalement), pour ceux qui ont fait l'expérience d'une nuit en tente sur le Salar ou dans le SUd lipez, double peau + duvet ça suffit ? Quelle température fait-il plus ou moins DANS la tente ?
Merci d'avance de vos conseils..
A bientot,
Alors je m'en retourne vers les conseils avisé de VF pour quelques questions... Comme dit dans d'autres messages, je pars en avril pour la traversée Pérou-Bolivie à pied, en hiver donc, mais à priori avec plus de soleil aussi...
Après multiples recherches, questionnement, et lectures sur le matos, voilà une liste des "mes couches" plus ou moins définitive :
- Double peau ODLO très chaude : TS ML COL TURTLE ZIPPE FEMME - Polaire fine de type coupe vent décathlon (déjà en possession) - Polaire à poil long MONKEY W de la marque MOUNTAIN - Veste North Face 2,5 couche : VENTURE W ( THE NORTH FACE ), 2,5 couches Hyvent - 2 t-shirt technique decathlon - Un pantalon-short - 1 double peau haut+bas décathlon pour dormir et pour le soir
Et ma grosse question c'est : Faut-il changer la polaire poil long pour une doudoune de style patagonia à manche longue (ou courte ?) ou voire, la rajouter à la liste ?
C'est mon premier voyage dans des pays à une telle altitude, je sais qu'il va faire froid, j'ai même très peur d'avoir froid, mais je ne réalise pas à quel point... la nuit surtout ! et sous la tente dans le Sud Lipez !
J'aurai tendance à vouloir rajouter la Doudoune et acheter une polaire moins cher et moins épaisse... qu'en pensez vous ? cela est-il vraiment nécessaire ? ou est ce que le poil-long en polaire aura le même effet chaleur qu'une doudoune ?
Sinon pour dormir, j'ai un duvet Valandré Bloody Mary (qui est chaud mais pas SI chaud finalement), pour ceux qui ont fait l'expérience d'une nuit en tente sur le Salar ou dans le SUd lipez, double peau + duvet ça suffit ? Quelle température fait-il plus ou moins DANS la tente ?
Merci d'avance de vos conseils..
A bientot,
Avis sur circuit de 26 nuits dans l'Ouest américain en juillet 2010? English translation pending
Bonjour,
Puisque la question de Yellowstone ou pas Yellowstone ne se pose plus, je continue la topic sur mon projet de voyage ici
la 1ere partie là : http://voyageforum.com/...ost=3149116;#3149116
Avec l'aide des premières réponses voici ce à quoi j'arrive :
Lundi 5 SFO (nuit à Union Square) Mardi 6 SFO Mercredi 7 SFO Jeudi 8 Yosemite (Cedar Lodge) Vendredi 9 Yosemite Samedi 10 Lone Pine (Dow hotel) Dimanche 11 Death Valley (Furnace creek) Lundi 12 LV Mardi 13 LV Mercredi 14 Grand Canyon (BW Squire Inn Grand Canyon) Jeudi 15 Grand Canyon Vendredi 16 Page Samedi 17 Page Dimanche 18 Page Lundi 19 MV (View Hotel) Mardi 20 Moab (La Quinta Inn) Mercredi 21 Moab Jeudi 22 Moab Vendredi 23 Torrey Samedi 24 Torrey Dimanche 25 Bryce Lundi 26 Bryce Mardi 27 Bryce Mercredi 28 Las Vegas Jeudi 29 Los Angeles Vendredi 31 Los Angeles
Quelques questions aux initiés !
Nous avons remis une nuit à LV le 28, car il faut qu'on fasse étape entre Bryce et LA, mais on a pas particulièrement le désir d'y retourner ... Y a t-il dans ce cas un autre lieu où loger, si possible sympathique et qui coupe bien le trajet ?
Nous avons rajouté une nuit à Torrey, mais en fait, nous n'avons pas encore défini le planning des activés, donc difficile de voir si la durée de séjour est bien ciblée.
Dans la famille, les marcheurs sont de différents niveaux, donc on compte faire des balades pas trop difficiles et au maxi 3, 4h de marche (aller et retour)... Dans ces conditions, est ce que les temps de présence par site sont cohérents ?
C'est aussi un peu le casse-tête pour les hotels à 5 ! souvent pas de dispo sur les sites de résa alors qu'à 4, ça passe impeccable 🤪
Merci pour votre aide 😉
Puisque la question de Yellowstone ou pas Yellowstone ne se pose plus, je continue la topic sur mon projet de voyage ici
la 1ere partie là : http://voyageforum.com/...ost=3149116;#3149116
Avec l'aide des premières réponses voici ce à quoi j'arrive :
Lundi 5 SFO (nuit à Union Square) Mardi 6 SFO Mercredi 7 SFO Jeudi 8 Yosemite (Cedar Lodge) Vendredi 9 Yosemite Samedi 10 Lone Pine (Dow hotel) Dimanche 11 Death Valley (Furnace creek) Lundi 12 LV Mardi 13 LV Mercredi 14 Grand Canyon (BW Squire Inn Grand Canyon) Jeudi 15 Grand Canyon Vendredi 16 Page Samedi 17 Page Dimanche 18 Page Lundi 19 MV (View Hotel) Mardi 20 Moab (La Quinta Inn) Mercredi 21 Moab Jeudi 22 Moab Vendredi 23 Torrey Samedi 24 Torrey Dimanche 25 Bryce Lundi 26 Bryce Mardi 27 Bryce Mercredi 28 Las Vegas Jeudi 29 Los Angeles Vendredi 31 Los Angeles
Quelques questions aux initiés !
Nous avons remis une nuit à LV le 28, car il faut qu'on fasse étape entre Bryce et LA, mais on a pas particulièrement le désir d'y retourner ... Y a t-il dans ce cas un autre lieu où loger, si possible sympathique et qui coupe bien le trajet ?
Nous avons rajouté une nuit à Torrey, mais en fait, nous n'avons pas encore défini le planning des activés, donc difficile de voir si la durée de séjour est bien ciblée.
Dans la famille, les marcheurs sont de différents niveaux, donc on compte faire des balades pas trop difficiles et au maxi 3, 4h de marche (aller et retour)... Dans ces conditions, est ce que les temps de présence par site sont cohérents ?
C'est aussi un peu le casse-tête pour les hotels à 5 ! souvent pas de dispo sur les sites de résa alors qu'à 4, ça passe impeccable 🤪
Merci pour votre aide 😉
Traversée du Salar d'Uyuni à vélo English translation pending
J'aimerais en savoir plus sur la route et la ou les pistes qui traversent le Salar. Comment se repérer ? Les traces au sol laissées par les 4X4 sont-elles suffisantes ? Indications routières, repères quelconque ? Boussole / GPS indispensables ? Je compte traverser la zone à vélo en autonomie. L'Hôtel de sel offre-t-il du ravitaillement ? Quelles sont les possibilités à ce niveau (ravitaillement + orientation) ?
Merci !
Merci !
Éléments essentiels à mettre dans la valise pour l'ouest des États Unis? English translation pending
Avant de partir pour les Etats Unis(circuit Los Angeles_GC-Lake powell-LV-Death Valley_Yosemite-SF) au mois d août, une question, peut être stupide, quels sont les éléments(vêtements, appareils ou autres) essentiels à mettre dans la valise? En sachant que nous sommes 4 avec 2 enfants de 13 ans.
Merci à tous.
Machu Picchu: trépied autorisé? English translation pending
Bonsoir,
je me rend au Pérou en Juillet et visiterais le Machu Picchu. Photographe amateur voulant réaliser des images au lever du soleil , je souhaite utiliser un trépied pour des prises de vues à vitesses lentes.
Le trépied est-il autorisé sur le site?
Savez-vous vers quelle heure le soleil commence à inonder de tons chauds le machu picchu? Quels points de vue me conseillez-vous? j'ai déjà entendu parler du mirador et de la zone proche de l'horloge solaire.
Enfin, combien de temps faut il compter pour aller de la billeterie (entrée du site) au mirador (hutte restaurée)?
Beaucoup de questions qui trouveront des réponses j'espère.
Bons voyages et merci pour vos réponses.
je me rend au Pérou en Juillet et visiterais le Machu Picchu. Photographe amateur voulant réaliser des images au lever du soleil , je souhaite utiliser un trépied pour des prises de vues à vitesses lentes.
Le trépied est-il autorisé sur le site?
Savez-vous vers quelle heure le soleil commence à inonder de tons chauds le machu picchu? Quels points de vue me conseillez-vous? j'ai déjà entendu parler du mirador et de la zone proche de l'horloge solaire.
Enfin, combien de temps faut il compter pour aller de la billeterie (entrée du site) au mirador (hutte restaurée)?
Beaucoup de questions qui trouveront des réponses j'espère.
Bons voyages et merci pour vos réponses.
Mon dernier voyage (avril 2009) English translation pending
Il y a ceux qui voyagent en voiture, en train, à moto, ou qui prennent l'avion pour des destinations dîtes de rêves... Moi j'ai choisi le vélo ! A pied c'est trop lent, et en voiture c'est trop rapide, puis pas écolo ! Le vélo se présente comme une forme simple et ajustée à notre rythme. On imprime une certaine cadence et ça laisse le temps d'apprécier les choses ...
Pour cette nouvelle aventure, j'ai choisi le Grand-Duché, le Luxembourg. Coincé entre la Belgique, la France et L'Allemagne; le plus petit des pays européens m'attirait déjà depuis un petit moment. Après une tentative avortée en février (et tant mieux!), me voici en quête de cette nouvelle contrée...
1ere étape
Je suis parti le lendemain d'un week-end club, assez agîté ! En ce lundi 20 avril, il fait beau, malgré de fraiches températures. Il ne pleut pas et c'est déjà le début d'un beau voyage !
Je quitte Vitry s/seine pour rejoindre Maisons-Alfort, Créteil, Boissy, Sucy ...
Mon premier bonheur est l'étendue verte de Ferrières, ou je pose mon dévolu pour un premier repas nature! Pontcarré, Villeneuve-le-Comte... Crécy-la-Chapelle est incontournable! Véritable charme urbain! Roulant au gré du vent, je vais vite tout en profitant des nombreux paysages forestiers. La campagne fait place et bientôt la Marne qui me guide et m'amène à la route de la Champagne ! Joaurre et la Ferté-sous-Jouarre, Chamigny, Nanteuil-sur-Marne... Côteaux et vallons se succèdent laissant ça et là, une part d'émotion perceptible... Petit à petit je rentre dans une sorte de bulle, ou seul, je règne ! Quel pied ! Si vous saviez !
Je rencontre Patrick, cycliste du coin qui m'accompagne au premier camping sur ma route situé à Nogent-l'Artaud et qui après une belle ascension s'avère fermé ... définitivement par la commune ! Dommage ! Du coup on revient un peu plus bas à Charly-sur-Marne et pour mon plus grand plaisir, un camping est ouvert ! Je suis le premier cyclo de l'année !
2ième étape
Le lendemain je reverrai Patrick au super-marché du coin ! Bla-bla et échange de coordonnées...
La magie du vélo opère dans ce sens; ce n'est pas en voiture que de tels échanges auraient lieu... en général...
Je longe toujours la Marne et la quitte par moments. Relief varié, ici, en Champagne. Nature incroyable et parfum des futurs coupes qui couleront dans nos gosiers !!
Château-Thierry marque un arrêt-collation avec du pain donné aux signes... Dormans, Verneuil, Anthenay, Olisy, Chambrecy, Chapelle-st-Lie...
Reims s'offre à moi en cette après-midi chaude et printanière ! La Cathédrale de Reims fait partie de mes priorités ! Mon émotion est grande devant ce monument qui a vu l'histoire défiler, et qui doit garder mille et un secrets ! Reims est en travaux; ça déménage sec ! Parfois je descends pour pousser Pépito. La ville est en ébullition, car ce soir il y a foot... Cherchant ou poser ma bosse, une dame est prête à m'accueillir pour la nuit, mais je refuse et décide de vivre l'aventure à 100% en me disant : arrivera ce qui arrivera! Du coup je décide de poursuivre le canal de la Marne, pour enfin, revenir de nouveau sur Reims après 5 km ! Je n'ai rien trouvé de sécurisant et préfère aller à l'auberge indiqué par des locaux...
A l'auberge je tombe sur Cyclotourisme d'avril et à ma grande surprise, tombe sur un article écrit par un certain Jean-Pierre Buys !! Décidément ils sont partout ces Brévannais! Ma soirée n'est pas si banale, car le Stade de Reims, accueille un match à rejouer, que Reims emporte 3-2 face à Brest! Du coup ils sortent de la zone rouge...
3ième étape
Quittant le chef-lieu de la Champagne je reprends le canal de la Marne, sous un soleil bien présent. Chemin faisant, je le quitte pour récupérer plus loin à Asfeld, le canal des Ardennes. Celui-ci est d'une longueur de 89 km et possède pas moins de 27 écluses! C'est dire le dénivelé ! Car il finit à Sedan, ou la Meuse prend le relais...
Toute une journée au bord de l'eau c'est vraiment le pied ! Déjeuner et collations en toute tranquillité! Je rencontrerai peu de gens, et à ce moment là, je me sens vraiment libre!! Une péniche Hollandaise suit le même chemin que moi, et on se rattrape au gré des arrêts et des écluses...
Château-Porcien, Rethel, Attigny, Semuy et enfin le Chêsne ou après un dernier effort et une descente d'enfer, je me retrouve au Lac de Bairon, ou un camping superbe m'attend. Une nuit pleine d'étoiles me guide vers les bras de Morphée... Cette journée à été comblé par une nature d'une simplicité incroyable, mais d'une profondeur si intense que je me suis vraiment senti petit et humble...
4ième étape
Cette nouvelle journée est pour moi une incroyable aventure. Alors que je range tout le barda et que je charge mon âne métallique, je m'aperçois au moment de décoller que je suis crevé à l'arrière ! Dès lors je comprends que c'est au canal que j'ai du choper quelque chose... Réparation, frustration ! RRRR il est déjà 11h00 !
Je quitte ce bout de paradis en direction de Sedan, en prenant le canal des Ardennes sur quelques portions. Quand je suis sur la route, le dénivelé augmente, mais pour l'instant ça va. Mon plateau de 22 dents est prêt à en découdre s'il le faut ! Sedan pointe son nez et je sens vite la pression des villes bétonnées... Sur un super-marché un camion-friterie me gardera Pépito alors que je ferai des provisions pour la nuit et pour le lendemain-matin... Je suis fainéant et je prends un sandwich américain! Parfois sortir la popote c'est galère! Demi-baguette avec viande et frites. C'est énorme! On est bien servi dans le coin !
En quittant Sedan, le pire et le meilleur est à venir! Un panneau touristique indique la forêt de Sedan, mais pour l'instant ça monte léger... Tu parles ! Après seulement quelques foulées me voici au pied du mur! Mes 22 dents rentrent en action et ça grimpe sévère et longtemps! Je m'arrête plusieurs fois pour reprendre mon souffle et admirer cette immensité ou je me sens définitivement ridicule!
Le paysage est digne de ce nom et mon émerveillement est entier! Les Ardennes sont là. Plusieurs teintes de vert forment un relief riche et varié. L'endroit culmine à 400 km d'altitude. Plusieurs montées et descentes se succèdent sur plusieurs kilomètres; c'est dire le cumul ! Un dernier effort et me voici prêt à descendre une pente vertigineuse ! J'atteins la vitesse de 68 km tout en freinant! Mes freins hurlent à la mort et le bruit transperce la vallée ! Bouillon est en bas et des gens se précipitent pour voir ce qui provoque ce crissement si déchirant! J'avoue avoir eu peur, surtout quand tu freines à fond! L'arrêt sera juste!
Bouillon me fait penser à Briançon. La petite montagne est environnante; on sent bien l'impact du tourisme, bien que discret en cette saison de l'année. Quelques Hollandais, Allemands et des petits groupes de motards forment une communauté étrangère et passagère ... Nous sommes en Belgique! Je ne passe pas inaperçu et aux rires des jeunes du coin, je me demande s'ils se moquent de moi ou pas! En plus ça parle Flamand !
Ici coule la Semois, qui se dit : Se-moi-se; et c'est encore ce court d'eau qui va me guider par moments! Les forêts de Bouillon et de Muno font leur apparition et je roulerai tout en grimpant pendant 2h00 durant !!! Je commence à avoir mal où je pense! En haut de ce qui s'avère être la dernière côte, stationne un camion-frites. J'y prend un soda bien frais, récompensant mes efforts. Je parlerai longtemps avec le patron de la vie ici à la frontière, où le tourisme est important économiquement.
S'ensuit une descente toute légère qui m'amène à Florenville où un camping au bord de la Semois m'accueille!
Une Orval, bière locale, au bar du camping... une deuxième m'est offerte par un groupe de résidents! La tête tourne un peu! Côtes, descentes, soleil et bière! Ma tente est posée au bord de l'eau avec un remou qui fait cascade! C'est magique! Ce soir je ne tarderai pas à m'endormir...
5ième étape
La nuit à été fraiche, mais j'étais bien couvert et j'ai bien dormi. Bien récupéré... Un grand bol de café et quelques biscuits pour un petit déjeuner au bord de la Semois. Les oiseaux chantent, et quelques canards viennent donner vie à cette belle matinée ensoleillée...
Je pars assez tôt avec à l'esprit Luxembourg-ville que je dois atteindre dans l'après-midi. Pas pressé, il y peu de route, et je veux faire durer le plaisir. Ca sent la fin, et ça me fais chier un max! La route est en revanche banale et je sens que la campagne cède du terrain à l'urbanisme. Quelques portions résistent ça et là, et un relief plus plat se fait sentir... Pin, Izel, Jamoigne, Tintigny, Etalle, Vance et Fouches et Arlon ou je suis à la frontière! Une barquette de frites! Une dernière! Elles sont si bonnes les frites belges, c'est pas une légende! Un coup à boire m'est offert par le parton de l'établissement, qui me questionne sur mon voyage. Partout ou je passe, je provoque l'étonnement et suscite la curiosité surtout avec Pépito chargé! Le Luxembourg est devant à quelques centaines de mètres et me voici enfin en terre Ducale! Steinford, marque le pas avec déjà une structure urbaine très différente de la Belgique. Propre, structurée et généreuse avec ses nombreux jardins fleuris. Beaucoup de panneaux de signalisation sont fournis en énergie solaire. Des poubelles et des collecteurs ici et là respectent et renforcent ce sentiment d'effort collectif et marque indiscutablement la volonté d'un état conscient des enjeux écologiques...
Capellen, Mamer et enfin Luxembourg-ville! Ici le schéma est identique, avec le luxe en plus. L'architecture ancienne et contemporaine se mélange pour former un urbanisme de toute beauté. Banques et grosses cylindrées industrielles ont trouvé place et fief ici. La population est assez jeune, et le respect est de mise!
Me renseignant à la gare, je prendrais mon billet pour le lendemain... J'ére dans les rues un moment savourant mon arrivée, et prend petit à petit le chemin de l'auberge pour la nuit...
Une douche, et très vite je pars à pied pour visiter la vieille ville. Pour une si petite capitale, le dénivelé est assez impressionnant! Limeil avec le relief de Montmartre!! Des souvenirs sont achetés, et je rejoins la terrasse de mon auberge ou je sirote plusieurs bières! Le soleil est là et j'en profites encore avant que ça change...
Ma chambre est partagé par d'autres individus, ce qui me gène au final. Mais je ne tarderai pas à tomber mort de fatigue. Puis c'est juste pour une nuit...
6ième étape Cette matinée est la dernière en terre Luxembourgeoise. Petit-déj au soleil, et départ assez rapide afin de profiter encore une dernière fois... Le ciel gris vient couvrir l'horizon et marque par la même occasion mon départ en train. TGV; compartiment spécial pour vélo. Je suis seul jusqu'à Metz, où Alain monte et prends place... Alain a 55 ans, marié une première fois, 2 filles et 1 garçon, vit et travaille 6 mois en France dans les transports routiers. Les 6 autres mois il vit au Laos en Thaillande, ou il possède maison, rizière et bétail. Une femme d'une autre union y partage sa vie... Nous parlerons des cultures et religions diverses que possède l'Asie et notamment la Thaillande... Gare de l'Est, nous descendons du wagon et sommes interpelés par un groupe de Luxembourgeoises, venues enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elle. Une liste sur laquelle figure un panel d'objets à obtenir, c'est le jeu. Pour ma part je sortirai une allumette du fond d'une sacoche. Heureuse, la future mariée part en quête d'autres objets me laissant un chocolat mars pour récompense! Alain et moi nous nous quittons et je suis chaleureusement invité à venir le voir en Thaillande. Rencontre brève et furtive qui encore me laisse le coeur plein de joie...
Paris et son effervescence! A République, une manif de sans-papiers à la bourse du travail donne le ton! Plus loin des sans-abri au pied de Picard-surgelés, que je photographie... Ils m'invectivent de noms d'oiseau, me réclamant de l'argent pour la photo! Bastille, Austerlitz, Ivry ou je me retrouve à la jonction de la Seine et la Marne. Je m'arrête pour m'y faire un sandwich, le dernier. Mon regard se porte su l'horizon, avant que les première gouttes de pluie ne vienne sonner définitivement la fin de mon périple... Bilan : 6 jours pour 521 km. Une crevaison! La première en voyage depuis 2006!!! Paysages variés et incroyables. Des rencontres très riches et énormes sur le plan humain. Cette aventure m'a apporté beaucoup de joie et de sérénité. De loin, un des plus beaux voyages que j'aurai fait... Mais d'autres sont déjà en vue! Roulez jeunesse !!! Joao et Pépito
6ième étape Cette matinée est la dernière en terre Luxembourgeoise. Petit-déj au soleil, et départ assez rapide afin de profiter encore une dernière fois... Le ciel gris vient couvrir l'horizon et marque par la même occasion mon départ en train. TGV; compartiment spécial pour vélo. Je suis seul jusqu'à Metz, où Alain monte et prends place... Alain a 55 ans, marié une première fois, 2 filles et 1 garçon, vit et travaille 6 mois en France dans les transports routiers. Les 6 autres mois il vit au Laos en Thaillande, ou il possède maison, rizière et bétail. Une femme d'une autre union y partage sa vie... Nous parlerons des cultures et religions diverses que possède l'Asie et notamment la Thaillande... Gare de l'Est, nous descendons du wagon et sommes interpelés par un groupe de Luxembourgeoises, venues enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elle. Une liste sur laquelle figure un panel d'objets à obtenir, c'est le jeu. Pour ma part je sortirai une allumette du fond d'une sacoche. Heureuse, la future mariée part en quête d'autres objets me laissant un chocolat mars pour récompense! Alain et moi nous nous quittons et je suis chaleureusement invité à venir le voir en Thaillande. Rencontre brève et furtive qui encore me laisse le coeur plein de joie...
Paris et son effervescence! A République, une manif de sans-papiers à la bourse du travail donne le ton! Plus loin des sans-abri au pied de Picard-surgelés, que je photographie... Ils m'invectivent de noms d'oiseau, me réclamant de l'argent pour la photo! Bastille, Austerlitz, Ivry ou je me retrouve à la jonction de la Seine et la Marne. Je m'arrête pour m'y faire un sandwich, le dernier. Mon regard se porte su l'horizon, avant que les première gouttes de pluie ne vienne sonner définitivement la fin de mon périple... Bilan : 6 jours pour 521 km. Une crevaison! La première en voyage depuis 2006!!! Paysages variés et incroyables. Des rencontres très riches et énormes sur le plan humain. Cette aventure m'a apporté beaucoup de joie et de sérénité. De loin, un des plus beaux voyages que j'aurai fait... Mais d'autres sont déjà en vue! Roulez jeunesse !!! Joao et Pépito
Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous? English translation pending
Je suis partie 2 semaines avec 5 élèves de ma classe ainsi que 2 professeurs ds le cadre d'une association au Maroc. Nous sommes allés installés un système de pompage solaire dans un village de l'Atlas. Nous avons passé 1 jour à fez, 6 jours sur le chantier, 3 sud puis de nouveau 1 à Fez. Nous sommes partis du 5 au 17. Le retour était très dur. Dur à cause du décalage. Pas le décalage horaire (2 heures...) mais du décalage de vie. Parce que forcément, vivre une semaine dans un villlage, chez l'habitant, découvrir une culture, des traditions, le vrai pays (et pas le visage des villes qui deviennent européenne à cause du tourisme...) ça laisse des traces. Il m'a été très dur "d'atterir" lors du retour. Trop de futilit, de superficialité... Imaginer 12 jours sans entendre parler de crise, de grippe A, de manif, de grève, de blocus, d'accidents et j'en passe. 12 jours à vivre sans heure, quasi sans argent (sans argent sur le chantier), ds une culture acceuillante. 12 jours à tt voir d'un pays, ses montagnes, son désert, sa neige, son soleil, ses forets et le reste. C'est dur de rentrer en France.
Pourtant dans mes envies d'ailleurs, jamais le Maroc ou quelques pays d'Afrique n'a été présent. Comme quoi...
Et vous ? Comment ressentez vous vos retours ? ressentez vous une envie de repartir ? Ici ou ailleurs, partir 10 jours à l'aventure pr découvrir une culture ? Ou etes-vous content du voyage mais content de rentrer ?
Quoi emporter pour les enfants dans le sud de la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir le 4avril pour le sud de la Thailande avec notre fils de 2ans et demi. Je me demandais ce que vous emportiez avec lors de vos voyages. Déjà pour dans l'avion?? (quoi comme occupations, habits de rechange, couche, évent. médicament, ..??) Ensuite pour sur place?? (j'ai déjà pensé habits léger, casquette, lunette soleil, une paire de sandale, une paire de basket, crème solaire, anti moustiques et ??? Médicament? (j'ai déjà pensé désinfectant+ pansements, ciseaux à ongle, paracetamol, anti diarrhée, ??) Je pense tout de même prendre le pousse-pousse.
Pour nous c'est une première un si long voyage avec notre petite tornade.... Donc pleins de questions....
Merci d'avance pour vos réponses et bon dimanche à vous!!
Nous allons partir le 4avril pour le sud de la Thailande avec notre fils de 2ans et demi. Je me demandais ce que vous emportiez avec lors de vos voyages. Déjà pour dans l'avion?? (quoi comme occupations, habits de rechange, couche, évent. médicament, ..??) Ensuite pour sur place?? (j'ai déjà pensé habits léger, casquette, lunette soleil, une paire de sandale, une paire de basket, crème solaire, anti moustiques et ??? Médicament? (j'ai déjà pensé désinfectant+ pansements, ciseaux à ongle, paracetamol, anti diarrhée, ??) Je pense tout de même prendre le pousse-pousse.
Pour nous c'est une première un si long voyage avec notre petite tornade.... Donc pleins de questions....
Merci d'avance pour vos réponses et bon dimanche à vous!!
Nuweiba (Egypte): sans les palmiers, la plage English translation pending
Le moral est variable.
Ces trois derniers jours, j'ai alterné l'exceptionnel à Petra et au Wadi Rum avec le nettement moins exceptionnel sur la journée de bateau pour quitter la Jordanie.
Le climat est inchangé.
Que l'on soit d'un côté ou de l'autre de la mer rouge, c'est soleil à tous les étages, avec un bon vent au grenier.
Seulement pour l'instant il fait nuit. Le ferry vient d'accoster et il me faut franchir à nouveau des barrières douanières pour enfin penser à des jours meilleurs qui ne commenceraient pas avant 6h du matin. Je ne suis pas en possession de mon passeport, tout va donc consister à remettre la main dessus. Pas d'inquiétude cependant, il est tenu en lieu sûr par les douaniers égyptiens comme ceux des autres touristes ayant pris le bateau. Le jeu va donc être de le retrouver dans la zone portuaire de Nuweiba. L'endroit est assez grand et les entrepots succèdent ici et là aux bureaux de police. En premier, comme ailleurs, il faut que je trouve l'endroit où on délivre les timbres fiscaux qui serviront dans un 2ème lieu et temps (respire) à garnir mon passeport jamais rassasié. En tournant un peu, j'arrive à une petite cahute sans prétention. A l'intérieur, le préposé m'informe du tarif en dollars (américains, les dollars). Qu'est que c'est que ce binz? Pourquoi veux-tu que je me trimballe une monnaie d'un pays situé à plus de 10.000 km de là? Le guichetier me regarde avec des yeux hébétés de merlans fris... Déjà échaudé par toute cette journée d'attente maintenant longue de 11 heures, j'insiste et lui montre mes euros en disant que je n'ai que ça. C'est alors que notre brave monsieur au monopole incroyable me fait le pire cours de l'histoire des échanges mondiaux : 1 euro = 1 US dollar. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ça doit faire au moins 6-7 ans que l'euro n'a pas atteint une telle cotte. Au dernière nouvelle, on était plutôt à 1 euro = 1, 3 dollars. D'ailleurs depuis plusieurs semaines, l'euro a tendance à se casser la figure, il va falloir m'aider les français et les françaises, et faire remonter tout ça!! Le petit monsieur derrière son bureau est sûr de son fait et m'entube comme un grand monsieur. C'est pas la bonne personne ni le bon endroit pour faire un scandale et sortir un carton rouge! Cette gentille magouille passée, direction le bureau des douanes qui n'ont plus qu'à coller le timbre douloureusement acquis et tamponner par dessus. Et bien je sais pas ce qu'ils boivent les douaniers du coin mais le douanier d'ici me colle tout ça en avant-dernière page! Quel sens de la logique imparable! Déjà en Jordanie, ils m'avaient fait le coup en sautant environ 10 pages mais là, ils ont sauté le passeport entier!!! Je récupère quand même mon bien, il est GRAND temps de partir. Il est 19h30, et j'ai mis 12 heures pour faire 50 km en bateau rapide!!
Au début, tous les touristes à sacs-à-dos rencontrés dans le ferry (et pas sur le ferry, damned!!!!), avaient prévu d'aller directement à Dahab, une station balnéaire à 45 minutes de Nuweiba. Ca semblait un bon plan pour eux sans exception mais pas pour le Braïce. Dahab a tout l'air d'être un supermarché touristique, de taille réduite certes, mais supermarché quand même, je vois déjà le coup où une échoppe sur deux vend des souvenirs ou de la crème solaire. Qui plus est, le LP indique qu'à Nuweiba-village "se trouve le meilleur camp de tout le Sinaï dont le propriétaire tente et réussi à recréer un coin de paradis perdu". Impossible de passer à côté d'autant que le camp en question a les pieds dans l'eau. Mais vu l'heure qu'il est, tout le monde décide que cette idée est excellente et qu'il est trop tard pour rejoindre Dahab en voiture, sachant en plus qu'un taxi commandé de nuit est forcément plus cher que de jour. Quand en plus on connait les taxis... je sens que j'ai pas fini d'en parler sur le blog. Si j'avais le temps peut-être serait-il même bon de faire un chapitre entier "tous les trucs négatifs qui me sont arrivés en 2 ans avec les taxis", avec ça je suis sûr de pouvoir faire des pages, et des pages. Et des pages. Et des pages. Et des pages... Point positif, je vais pouvoir profiter de toute cette soudaine affluence pour partager les frais du taxi qui m'amènera à l'hotel. En fin de compte, on est 5 dans le taxi qui est une fourgonette. Grace à une des 2 australiennes qui négocie les prix comme on entre dans l'arène, on obtient pour sûr un excellent tarif vue la racaille qui négocie en face.
A 20h, on arrive au camp, enfin...
Camp n'est pas un joli mot mais si on ajoute "Soft Beach" devant, c'est tout de suite beaucoup mieux.
Théoriquement, je pense que je vais rester ici environ 3 jours. Plus si il est possible de faire des bonnes plongées, on verra bien quand il fait jour.
Pour l'instant, concentrons-nous sur le camp et ses environs immédiats. Passant l'entrée jusqu'à la réception, sur le côté s'étendent plein de petites huttes de bois à l'allure modeste mais robuste. Elles sont les pieds dans le sable, un sable pas aussi fin que ceui du Wadi Rum mais confortable à souhait quand même, si on veut on doit pouvoir passer la journée pieds nus. Que demande le peuple? Et bien, pile çà!!! Devant nous l'entrée vers la réception est une des entrées de l'espace principal et commun. Une lumière tamisée, des coussins installés autour de tables basses où les gens mangent ou se prélassent, des objets de déco divers et variés répartis sous un toit en palmes traissés, un chat qui dort, rien ne manque. On a pas encore vu la plage mais ça sent déjà bon le bord de mer avec une ambiance relax et un climat chaud indiquant que la température de l'eau n'est pas celle de la Bretagne (NDLR : Quoi, Qu'est qu'il y a les bretons?). On est gracieusement accueilli avec un jus de fruit maison. Dixit le manager : "C'est pour moi, remettez-vous de votre longue journée et ensuite je vous montre vos huttes et je vous donne les tarifs". Et bien puisque c'est comme ça, je vais prendre un jus de fruit s'il vous plait! Les minutes qui suivent se gouleillent lentement, le temps d'apprécier pour la première fois les lieux qui sont calmes et reposés comme nous. Il doit y avoir une douzaine d'autres voyageurs, aucun stress, tous respirent l'herbe fraîchement coupée. On lève très provisoirement le camp pour reprendre nos sacs obèses, direction : les bungalows. Très sommaires : un matelas, des draps propres, un oreiller, une moutisquaire, une ampoule pour la lumière et le tour est joué. Le prix traduit : 5 euros / jour avec le petit déjeuner, de l'eau chaude dans les douche; Où est-ce que je signe? Seul bémol : pas d'internet, ça va faire 4 semaines sans wifi donc sans photos et le reste pour ton esprit versatil, et sans Skype en permanence pour être sûr de tomber sur les Rousseau dont le foyer s'est sans doute déjà multiplié par 2. Faudra trouver une solution.
Retour au restocamp. Je m'installe et comme d'hab, j'ai les canines qui transpire. Seulement pour la première fois du voyage, je suis dans un endroit où, de par sa situation, on sais y faire questions fruits de mer et poissons grillés. Plaisir des papilles, je jette mon dévolu sur un plat de crevettes en sauce. A 5 euros le plat, elles vont prendre cher les crevettes et je parle pas que de ce soir! L'assiette est cuisinée avec amour et est garnie avec une pelle (ou une grosse louche). Je sens que je vais aimer donner de l'argent à ces gentils hoteliers cordons bleus. Le repas fini, rejoins par une partie de la bande du soir, je file sur la plage pour tremper mes orteils et avoir un aperçu nocturne de l'agencement. La plage commence dès qu'on pose le pied en dehors du restocamp en direction de la mer qui fait valoir ses fines vaguelettes à 30 mètres de là. Sur le chemin de l'eau, sont disposés, Ô merveille, différents endroits où on peut d'une façon ou d'une autre se détendre à toutes heures du jour ou de la nuit. Hamacs, petits toits de bois montés sur tronc et protègeants coussins et bougies, chaises longues ou courtes de bois itou recouvertes d'encore plus de coussins, il y en a pour tous les gouts pourvu qu'on aime les coussins. A part un fakir, je vois pas qui pourrait avoir quelque chose à redire... Moi, sur le moment, j'ai pas à me plaindre sauf que je vais pas illico m'affaler comme c'est pas permis, j'enlève mes flipflops et vais plonger mes arpions dans la mer rouge pour la 1ère fois. L'eau est tiède limite froide. Je me rendrais compte que je deviens difficile en apprenant le lendemain qu'elle est à 25°! En tout cas dans la minute, je vais pas me baigner plus profond que les chevilles, elle est froide! Je ressors, reste pieds nus dans le sable jusqu'au restocamp (NDLR : on va rester sur restocamp pour décrire le "lieu commun où on lézarde, mange, boit, branche ses appareils électriques genre laptop pour t'écrire ma vie". C'est plus simple même si ça sort comme souvent de nulle part). Le temps de ne faire qu'un avec une bière fraîche et minuit sonne. Je baille aux corneilles de m'être levé à l'aube. Un brossage de dents plus tard, je m'endors sans descendre la moustiquaire. Vous avez dit erreur?
Cette même nuit, vers 3h du matin, un vrombissement comme un réacteur d'avion en plus aïgu dans mon oreille. Le pire son possible pour le Braïce d'autant plus quand il dors depuis plusieurs heures : le moustique qui vole à 2cm de mon tympan. Dans la millisecondes, je suis tiré de ma béatitude, tous mes poils hérissés, me débattant tel un épouvantail articulé pour faire reculer l'assaillant. En plus n'étant pas prévenu à l'avance, j'ai pas ma lampe près de moi, je sais plus où est l'interrupteur. Comme si la guerre du sang ne suffisait pas, c'est aussi une guerre des nerfs. Ayant retrouvé toute ma lucidité, une autre surprise, ça me gratte déjà de partout, j'ai déjà été le plat de résistance de quelques uns de ses cannibals. Cerise sur le gateau, j'ai sur le front 3 piqures parfaitements symétriques, une à gauche, une au milieu, une à droite. Espérons que ça s'estompe avant le matin car ça gratte et, si j'avais eû la lumière et un miroir, j'aurais pû dire que c'est ridicule. Seule solution pour que la situation n'empire pas : descendre la moustiquaire et en faire un camp retranché impénétrable pour l'ennemi ailé. Tant bien que mal j'y parviens et me rendors jusqu'à une heure avancée de la matinée si tant est que 9h45 est une heure tardive pour un réveil à la plage. Pendant ce temps, les chacals doivent voler au dessus de ma tête et chercher l'ouverture mais c'est pas cette fois que ça se reproduira. Pour demain (jeudi 6/11) en tout cas, je suis prévenu...
Le matin du jeudi, réveil du corps, réveil des papilles, même combat. Le petit déjeuner inclus dans ma nuit à 5 euros est un buffet à volonté. Des salades, du pain, de la confiture, du miel, un jus de fruit, du thé, de quoi voir venir. Quoi? La plage!
Nouvellement arrivé à Nuweiba, cette sortie matinale est aussi l'occasion de se rendre compte du paysage immédiat. Lorsqu'on est dos à la mer, qu'on regarde vers l'Egypte, une barrière montagneuse sombre s'élève juste derrière l'hotel. Lorsqu'on est dos à l'hotel, qu'on regarde vers la mer, le récif de corail énumère toute la palette des bleus. La mer ne faisant en face de Nuweiba que 20km de large, on voit aussi derrière l'étendue bleue, l'Arabie Saoudite dont on apprécie ici également des montagnes mais aux couleurs claires et tranchantes. Au nord, on distingue également Eilat en Israël et Aqaba en Jordanie. Toutes ces perspectives donnent à la vue depuis le camp des airs uniques, l'endroit est un hâvre de tranquilité et l'horizon le lui rend bien.
La tranquilité est telle qu'ici, le temps n'a plus cours. Les vacanciers se découvrent tous à rester plus longtemps que prévu.
D'ailleurs le premier jour et pour la première fois, je fénéante, je paresse, je me dors la pilule. Des hamacs aux chaises longues, dix pas à faire. Des chaises longues à la mer, dix autres pas. De la mer au restocamp, 30 mètres, un effort suffisant pour vous creuser l'appétit ou la soif. Le soir tombé, je n'ai pas fait grand chose d'autre que ce doux manège et c'est très bien comme ça. Reste une responsabilité, trouver une connection internet pour avoir des nouvelles de notre douce France. 1/2 heure de recherche plus tard + 10 minutes pour que la charette veuille bien avancer un peu, me voilà sur la toile pour la première fois depuis une semaine, c'est l'heure d'aller à la pêche aux nouvelles. Et bien, un flash spécial m'attend. Ou plutôt LE flash spécial m'attend. Ca doit faire la une des journeaux chez vous mais le 4 novembre est passé par là et a accouché d'Elodie et Morgane. 9 mois qu'on avait les genoux qui tremblent, le coeur qui palpite, les poils dressés. Obama n'a qu'à bien se tenir, il n'aura droit qu'à une brève en quatrième de couverture... Félicitations puissance des millions. Attendez donc que je vous fasse des bises les Rousseau, ça risque d'être tellement intense que vous allez être couverts de suçons!!
Comparé à cette info brûlante, tout le reste n'est que broutilles, pas la peine de s'éterniser sur internet sachant qu'en plus le réseau est aussi inconsistant qu'un discours du front national...
Retour à mes foyers. La nuit me tend ses bras grands ouverts. Quelques discussions rapides plus lojn, je retrouve mon chez-moi. La moustiquaire est prête à être descendue, la guerre du sang reprend son souffle. La lumière est éteinte, je me glisse furtivement dans mon abri anti-aérien. Tout est OK. Je m'endors lourdement de tous les efforts consentis dans la journée. Soudain, incroyable, il doit y avoir une brêche dans la défense, les attaquants d'en face tournoient autour de mon visage incrédule de m'être laissé envahir. En plus, comme la veille, ça me gratte déjà de partout, c'est déjà le deuxième round! Eclair de lucidité, accès de colère, prise de conscience aussi informative que vaine : Les salauds d'en face étaient déjà dans la moustiquaire dès la première minute. Ils sont drolement fortiches les enfoirés volants!! Y'a donc rien à faire dans le coin pour dormir du sommeil du juste! Parce que là, c'est juste l'apocalypse dans ma tête. Pas de produit anti-moustiques, je ne pensais voir les moustiques qu'en arrivant en Thailande. Pas de patience, mais alors pas du tout. Rien d'autre pour répondre à l'assault des voltigeurs qu'une rage contre cette foudre qui s'abat sur moi et qui me démange dans tous les sens du terme. Finalement je décide de me couvrir de la tête aux pieds. J'emmitoufle chaque pore de ma peau sous tout ce que je trouve de tissus. Les pieds dans des chaussettes. Les mains dans des chaussettes. Le tronc dans un T-shirt à manches longues. La tête dans un T-shirt à manches courtes. Les fesses dans mon jeans. Et le tout enveloppé dans mon sac à viande. J'ai perdu une bataille mais la guerre est loin d'être finie... En tout cas, enrobé comme un bonbon, je vois pas comment ils peuvent maintenant parvenir à leur fin de substanter leur faim. Et pour cause, le petit matin arrive, le mur contre les moustiques a tenu bon. Pendant ce temps, j'ai chaud pire qu'aux bains turques. J'aurais sans doute dû aller dormir sur la plage, mais dans ces cas-là, on ne réfléchit pas rond mais en gribouillis, c'est beaucoup moins bien structuré!
Le réveil sonne l'heure du petit déjeuner. J'ai la désagréable impression d'avoir dormi moins longtemps qu'un éphémère. La première chose, mettre mes lunettes de soleil, elles ne me quitteront pas de la journée pour des raisons autres que la lumière aveuglante du soleil; une allumette allumée suffirait à m'écorcher la rétine. La bataille a laissé des traces que la pratique d'aucune activité physique servira à effacer. Petit effort quand même des neurones, j'écris du début de l'après-midi jusqu'aux environs de 22h au restocamp affalé sur une dizaine de coussins que je réquisitionne pour l'occasion. J'y suis donc lorsque le soleil se couche. Vous allez dire que je fais une fixation, mais la lumière de l'écran d'ordinateur agit comme un aimant sur qui vous savez. En quatre heures de temps passées à écrire de nuit, je deviens expert dans l'art de démoustiquer. Je claque des mains à tout va passant d'une moyenne de un moustique tous les 3 clapements à un record de 3 moustiques en 1 seul clapement. Seulement ces imbéciles d'insectes ne comprennent pas au fur et à mesure que je suis une bête sauvage et que partout autour de moi ça sent la mort; ils continuent à se présenter comme on participe à un concours de mangeage de flancs. ils n'en ont jamais assez, moi oui. Je demande avant d'aller me mettre sous mes draps à tous les personnes présentes au restocamp de me sortir leur répulsif. 5 bouteilles et sprays tombent du ciel, j'en fais un joyeux cocktail ne laissant rien au hasard, je sens les produits chimiques à des kilomètres mais au moins, je vais bien dormir. En effet, aucune trace des combattants ce soir-là, je dois vraiment sentir un truc qui leur convient pas.
Enfin je fais une nuit de plus de 8 heures qui ne précède pas une journée commençant à 6h du matin. Je suis frais comme un gardon et ça se voit. Comme je suis au camp depuis 3 jours, je suis non seulement familier des lieux mais également de ses occupants sans restrictions. Tout le monde commence à connaître le Braïce, son caractère et son prénom. Je commence à comprendre les gens qui s'éternisent ici... Personnellement, j'ai trop à voir en Egypte pour prendre le temps de m'éterniser ici, sachant qu'en plus j'ai coûte que coûte envie de passer plus de temps au bord de la mer Rouge pour plonger voir nos amis poissons et coraux multicolores. Pas possible de le faire à Nuweiba, vous allez comprendre...
Au cours de la journée, je décide d'accompagner une petite new-yorkaise pour un tour de village, quoi y'a pas de mal? Je quitte pour la première fois le camp autrement que pour chercher internet. L'itinéraire suit la mer à l'aller pour revenir par l'unique route du village qui le traverse de part en part ( par en par? par emparre? pahrahnpar?). La plage nettoyée quotidiennement du Soft Beach n'a rien à voir avec ce qui suit. La marée chariant tous les déchets possibles et inimaginables, toutes les plages hormi la nôtre sont assaillies de bouteilles, sacs plastiques, j'en passe et des pires... Pas de clients dans les hotels, personne pour s'occuper de la plage. Ce spectacle se prolonge tristement jusqu'à la fin de la baie. On poursuit un peu pour se poser sur le sable voire même piquer une tête et là on tombe sur 2 campings-cars stationnés sur la plage déserte. Une famille déjeune devant l'un d'eux. Ils sont français, ont fait tout le chemin depuis Nantes depuis 4 mois. Ils voyagent à 6!!!! 2 parents, 3 enfants d'ages supérieurs à 6 ans, et 1 chien grand comme un poney! Leur destination finale, Le Cap en Afrique du Sud, prévu pour dans 6 mois. Et là je dis chapeau!!!!
Ca me rappelle que dans la journée ferry pour rejoindre L'Egypte, j'avais croisé également une famille de 3 enfants en camping car dont les enfants étaient agés de 13 mois, 3 et 5 ans!!!! Ils sont partis d'Allemagne il y a 5 mois, ce qui fait que le plus jeune avait 8 mois à ce moment là. Re-chapeau!!!!
La plage sur laquelle sont stationnés les français, n'est pas beaucoup plus propre que les autres, le meilleur endroit pour nager est encore au camp, retour par la "rue principale". Dans le village, deux mini-marchés, trois boutiques de souvenirs et d'artisanat local se battent pour capter l'attention des passants. Et pour cause, on ne croise pour ainsi dire personne. Tout le long de la baie longue de 2km se succèdent les hotels bons marchés et les restaurants de plage, mais on y voit pas l'ombre d'un client ou vraiment à peine. Certains des hotels ont les toits qui s'effondrent, ça fout la frousse et donne un aspect de ville fantome. On apprend en discutant avec un vieux bougre que le village était à l'origine conçu pour accueillir les touristes israëliens, d'autant plus nombreux que leur pays se trouve à quelques kilomètres. Seulement avec le climat de tension perpétuel, le gouvernement israëlien a conseillé à ses ressortissants de ne plus passer la frontière avec l'Egypte. Et bien on peut dire qu'ils appliquent plus qu'à la lettre les consignes et ce, au grand damne des habitants de Nuweiba qui seraient ravis de revoir fleurir les kippas (qui pas? qu'ipah?). Voilà donc l'histoire triste du jour...
Pour noyer mon chagrin, rien de tel que de piquer une tête et de boire quelques larmes de mousse. Ca passe d'autant mieux que je me retrouve aussi invité sur le sable à voir si il y a du monde sur la corde à linge en compagnie notamment d'un guitariste chanteur qui blues de plaisir. L'après-midi avance bon train. Je suis en mode "veille" mais toujours pas rassasié. Loin de là. Il faut profiter de chaque minute. Avec un norvégien végétarien, fan d'escalade, affuté comme un rasoir, iI avait été question dans la matinée de grimper sur une des montagnes derrière l'hotel pour savourer le coucher de soleil. C'est d'autant plus indispensable que chaque crépuscule a jusqu'à présent été plus beau que le précédent. Le soleil se cache derrière cette barre vers 15h45 et l'obscurité n'est totale que 2 heures plus tard, ça laisse du temps aux couleurs de se diversifier et à la lumière de se photogéniser(?!?). A 15h15, je vois mon sportif dormir comme un phoque sur la plage. Moi qui suis déjà bien calmé, on peut dire que lui, il ne fait qu'un avec le marchand de sable. D'ailleurs il dort sur tout son stock. J'ai des doutes sur nos capacités d'arriver à quoi que ce soit dans ces conditions... Malgré tout, je vais le réveiller, le tenter, le retenir, l'encourager, le freiner, semer le doute. A 15h25, croyez-le ou pas (de toute façon vous verrez un jour ou l'autre les photos, ne perdez pas patience), on est sur le chemin du départ. En quittant la plage pour prendre mes affaires, je tente d'ouvrir le bungalow se situant juste avant le mien, ça ne s'ouvre pas, c'est sans doute pour ça. On attaque la montagne à proprement parler à 15h35. 10 minutes après, comme le veut la logique, le soleil se cache derrière. On a pris nos lampes au cas où... Mais il ne ferait définitivement pas bon rentrer à la nuit noire car la pente n'est qu'un amas grossier de pierrailles coupantes. On monte; au début c'est pénible et le norvégien a vite retrouvé ses habitudes sportives. Une sauterelle n'irait pas plus vite. Si c'était un cartoon, on ne verrait même plus ses jambes. Faut pas faire attendre, tentons de suivre la cadence. Le robinet de sueur déverse à grandes eaux, et pourtant je suis le randonneur le plus chic du monde. Adidas blanches ou presque, et chemise en soie blanche immaculée presque réfléchissante à n'utiliser qu'en cas de lessive du reste des T-shirts et c'est le cas. La pente continue du début se termine quelques centaines de mètres devant nous, après c'est un mur tirant sur la verticalité, j'exagère à peine. Cette même différence d'inclinaison et de nature de promenade re-descent jusque sur notre gauche et sur notre droite. On est cerné de flancs asserrés. Trois options, s'arrêter là et en profiter malgré tout, faire demi tour vu qu'on arrive à rien, biffurquer sur un des côtés et tenter coûte que coûte. Et bien? Of course, réponse 3!!!!! Le norvégien ne compte forcément pas s'arrêter là! Comme dans pareille situation, on ne se sépare pas. J'ai encore choisi le bon cheval... La ballade tient maintenant plus de l'escalade, il faut assurer ses prises et si tu tombes, au mieux tu te fais mal. Manque de bol supplémentaire, la montagne malgré ses airs massifs est un géant aux pieds d'argile, très souvent si on y prend pas gare, les blocs et les arrêtes auxquels on s'agrippe se détache d'eux même. Je vous cache pas, que si je continue à avancer, c'est parce que le norvégien est 30 mètres devant, et qu'à chaque fois qu'il se retourne et me voit pire qu'en galère, il me répète sans cesse pour me rassurer : "jusqu'ici tout va bien..." (on connait la suite : "mais l'important c'est pas la chute mais l'atterrissage..."), "après c'est mieux". Moi, j'espère juste que c'est moins pire... Alors que je lutte, tremblotant, je vois mon viking aux bottes de 7 lieues sur le sommet visé, les bras en l'air en signe de victoire. Je suis à vue d'oeil 10 minutes derrière, la lumière tombe, pas question de faiblir. Pas question non plus de faire demi-tour, l'escalade dans le sens de la descente, personne ne pratique plus depuis la semaine dernière... (sic) Petit à petit le visage souriant presque moqueur de la sauterelle nordique se rapproche. Je montre les dents, pousse dans un dernier effort, fais attention à ce que ça ne s'écroule pas sous mes pieds, et j'y suis. Notre sommet fait moins d'1/2 m², autour ça tombe vite. On prend les photos de rigueur. Pour que mon équipier ait sa photo avec le ciel coloré derrière, il faut qu'on se contourne. Lui virevolte, moi j'ai les chevilles qui flagèlent. Pour redescendre, il faut passer sur l'autre versant un peu moins abrupte mais pas plus réjouissant. Je suis toujours plus souvent à quatre pattes à m'accrocher où je peux. Toujours à gauche ou à droite, ça penche trop pour ne pas dévaler pendant de longues secondes potentielles en cas de vautrage. Parfois on ne peut plus avancer car partout devant ça tombe. Le jeu consiste à suivre la crête ou à prendre les profonds sillons creusés entre les pierres. Le sillon se transforme en petit canyon haut de deux fois ma taille, c'est trop étroit pour qu'on puisse voir ce qu'il y a après chaque virage, d'ailleurs on en rigole. En tout cas, on descend et c'est le plus important. Le demi-tube se poursuit, on y est presque, je suis (du verbe suivre, surtout pas être) l'homme qui valait 3 milliards quand une dernière fois il s'arrête. Dernière trouille, la voie se termine par un trou de plusieurs étages, on a bien fait d'en rire! il suffira de remonter un peu et de faire le tour pour se sortir de là et retrouver la première pente du début, quand il faisait soleil. Maintenant, on voit encore clair, le ciel, la lumière est sublime. Les montagnes d'Arabie Saoudite sont encore éclairées, ça me rappelle la sensation au Wadi Rum où on peu prendre mille et une photos sans qu'une seule ne soit à jeter. En plus, on a vaincu en partie la montagne, et j'ai dératisé en totalité les fourmis qui jadis étaient dans mes jambes. Je suis cuit. Ai besoin d'une bière et d'un repas chaud. Ca tombe bien, au Soft Beach Camp, on boit et on mange à toute heure. On s'installe sous les yeux écarquillés des personnes que j'avais laissées sur la plage. La nuit tombe.
Ce soir là je suis comme à la maison, privilège de celui qui connait déjà bien les murs. Je passe de tables en tables, de lampées de bière en lampées de bière, euphorique de cette journée déjà bien remplie. Et malgré l'ambiance, le jour suivant, je pars c'est déjà décidé, je peux pas faire mieux que cette journée, rien ne sert de tenter le diable pour essayer de faire encore mieux le lendemain. Le lendemain en question, ça ne pourra être que pire, j'ai trois bus différents à attraper, 17 heures en perspective si le LP a raison et si j'arrive à enchaîner les bus les uns après les autres, 900km de patience à l'évidence et d'inconfort en théorie. Le départ est pour 6h du matin à la sortie du camp, douleur pupillaire au programme... L'arrivée du dernier bus de la nuit suivante sera à Marsa Alam, petite bourgade perdue le long des côtes de la Mer Rouge. Si tout va bien dans 2-3 jours, je replonge dans le grand bain des fonds coraliens.
Avant d'y être, pensons déjà à dire au revoir à mes hôtes et à mes compagnons. Je vais sur le chemin du lit à 0h30 alors que la très grande majorité des voyageurs est déjà partie se coucher. Un brossage de dents suivant, alors que je suis à 10 secondes de ma hutte, je croise Ally et Helen, soeurs britaniques, et leur ami Momen, égyptien de nature.Ah bon, tu pars demain, c'est trop bête... Et vu que tu n'es pas encore parti, on était juste en train d'aller se baigner, tu voudrais pas nous rejoindre? Allez!!Non, là, franchement je suis nase, elle est froide, et j'ai pas envie de reprendre une douche après. C'est gentil mais non merci, c'est pas raisonnable.Allez!!! Vis un peu! La petite effrontée a mis le doigt là où ça fait mal, a trouvé l'argument ultime. La journée avait beau être riche, c'est jamais assez.Vous êtes sûr que c'est absolument indispensable? Pfffff... bon ben je vais chercher mon maillot... 1/2 heure dans l'eau à faire les marsouins, voilà ce qu'il s'en suit. Ca paraît pas, mais c'est vachement long. Et crevant. J'ai besoin d'une bouée. Les derniers "salut, à plus, profite bien", la douche, le remplissage des sacs avec mon maillot de bain et serviette trempés qui devraient sentir le bon chacal séché en rouvrant le sac plus tard, le temps de se dire ensuite que je n'ai rien perdu ni rien oublié, le réveil est branché à 5h dans l'espoir d'ouvrir un oeil pour partir en ayant profité en partie du lever de soleil. (NDLR : jamais écrit une phrase aussi longuement alambiquée, désolé) Je m'endors sous ma moustiquaire de combat à 2h30, pourvu que je ne sois pas dérangé!!!!!!!!
Et bien non, je ne suis dérangé par rien d'autre dans mon sommeil que par le réveil MP3 qui hurle AC/DC pour bien me faire comprendre que maintenant c'est l'heure d'en mettre un coup. Dans la minute de ténèbres qui s'en suit, je finis de boucler mes affaires, héroïque au milieu de la nuit, personne pour fêter ça. A 5h05, je suis sur la plage avec ma maison portable. Une chaison longue, non, trop risquée. Une chaise courte, parfait. La lumière apparaît derrière la mer, c'est joli. A 5h50, je suis parti sans que cette ordure de soleil ne soit encore sorti de sa tannière derrière les montagnes. Mais, déjà bien content d'en être arrivé à ce point sans me rendormir sur moi, il est temps.
Temps de prendre le bus mais aussi d'arrêter d'écrire. Je pensais rattraper le temps perdu dans le récit en te narrant "Quelques jours à la plage parmi les moins intéressants pour toi depuis le début du voyage", et bien caramba, c'est encore raté. Juste pour que tu aies une idée, j'ai encore une semaine de retard... Tu n'as pas en plus les photos depuis la Cappadoce soit environ 5 semaines de retard de plus. Et pour les vidéos, c'est le même topo. Et là, je te vois déjà brandir un carton jaune de colère, mais saches que sans un bon cheval, le meilleur turfiste, et bien il peut pas gagner le tiercé. Si j'ai pas le débit adéquat, le transfert, c'est juste pas possible... En tout cas, je salive d'avance pour toi qui n'a encore rien vu de tous ces endroits syriens, jordaniens et maintenant egyptiens voires sous-marins.
Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, c'est pas que je m'ennuies mais j'ai 3 bus à prendre!!! J'vous tamponne de mes baisers.
Seulement pour l'instant il fait nuit. Le ferry vient d'accoster et il me faut franchir à nouveau des barrières douanières pour enfin penser à des jours meilleurs qui ne commenceraient pas avant 6h du matin. Je ne suis pas en possession de mon passeport, tout va donc consister à remettre la main dessus. Pas d'inquiétude cependant, il est tenu en lieu sûr par les douaniers égyptiens comme ceux des autres touristes ayant pris le bateau. Le jeu va donc être de le retrouver dans la zone portuaire de Nuweiba. L'endroit est assez grand et les entrepots succèdent ici et là aux bureaux de police. En premier, comme ailleurs, il faut que je trouve l'endroit où on délivre les timbres fiscaux qui serviront dans un 2ème lieu et temps (respire) à garnir mon passeport jamais rassasié. En tournant un peu, j'arrive à une petite cahute sans prétention. A l'intérieur, le préposé m'informe du tarif en dollars (américains, les dollars). Qu'est que c'est que ce binz? Pourquoi veux-tu que je me trimballe une monnaie d'un pays situé à plus de 10.000 km de là? Le guichetier me regarde avec des yeux hébétés de merlans fris... Déjà échaudé par toute cette journée d'attente maintenant longue de 11 heures, j'insiste et lui montre mes euros en disant que je n'ai que ça. C'est alors que notre brave monsieur au monopole incroyable me fait le pire cours de l'histoire des échanges mondiaux : 1 euro = 1 US dollar. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ça doit faire au moins 6-7 ans que l'euro n'a pas atteint une telle cotte. Au dernière nouvelle, on était plutôt à 1 euro = 1, 3 dollars. D'ailleurs depuis plusieurs semaines, l'euro a tendance à se casser la figure, il va falloir m'aider les français et les françaises, et faire remonter tout ça!! Le petit monsieur derrière son bureau est sûr de son fait et m'entube comme un grand monsieur. C'est pas la bonne personne ni le bon endroit pour faire un scandale et sortir un carton rouge! Cette gentille magouille passée, direction le bureau des douanes qui n'ont plus qu'à coller le timbre douloureusement acquis et tamponner par dessus. Et bien je sais pas ce qu'ils boivent les douaniers du coin mais le douanier d'ici me colle tout ça en avant-dernière page! Quel sens de la logique imparable! Déjà en Jordanie, ils m'avaient fait le coup en sautant environ 10 pages mais là, ils ont sauté le passeport entier!!! Je récupère quand même mon bien, il est GRAND temps de partir. Il est 19h30, et j'ai mis 12 heures pour faire 50 km en bateau rapide!!
Au début, tous les touristes à sacs-à-dos rencontrés dans le ferry (et pas sur le ferry, damned!!!!), avaient prévu d'aller directement à Dahab, une station balnéaire à 45 minutes de Nuweiba. Ca semblait un bon plan pour eux sans exception mais pas pour le Braïce. Dahab a tout l'air d'être un supermarché touristique, de taille réduite certes, mais supermarché quand même, je vois déjà le coup où une échoppe sur deux vend des souvenirs ou de la crème solaire. Qui plus est, le LP indique qu'à Nuweiba-village "se trouve le meilleur camp de tout le Sinaï dont le propriétaire tente et réussi à recréer un coin de paradis perdu". Impossible de passer à côté d'autant que le camp en question a les pieds dans l'eau. Mais vu l'heure qu'il est, tout le monde décide que cette idée est excellente et qu'il est trop tard pour rejoindre Dahab en voiture, sachant en plus qu'un taxi commandé de nuit est forcément plus cher que de jour. Quand en plus on connait les taxis... je sens que j'ai pas fini d'en parler sur le blog. Si j'avais le temps peut-être serait-il même bon de faire un chapitre entier "tous les trucs négatifs qui me sont arrivés en 2 ans avec les taxis", avec ça je suis sûr de pouvoir faire des pages, et des pages. Et des pages. Et des pages. Et des pages... Point positif, je vais pouvoir profiter de toute cette soudaine affluence pour partager les frais du taxi qui m'amènera à l'hotel. En fin de compte, on est 5 dans le taxi qui est une fourgonette. Grace à une des 2 australiennes qui négocie les prix comme on entre dans l'arène, on obtient pour sûr un excellent tarif vue la racaille qui négocie en face.
A 20h, on arrive au camp, enfin...
Camp n'est pas un joli mot mais si on ajoute "Soft Beach" devant, c'est tout de suite beaucoup mieux.
Théoriquement, je pense que je vais rester ici environ 3 jours. Plus si il est possible de faire des bonnes plongées, on verra bien quand il fait jour.
Pour l'instant, concentrons-nous sur le camp et ses environs immédiats. Passant l'entrée jusqu'à la réception, sur le côté s'étendent plein de petites huttes de bois à l'allure modeste mais robuste. Elles sont les pieds dans le sable, un sable pas aussi fin que ceui du Wadi Rum mais confortable à souhait quand même, si on veut on doit pouvoir passer la journée pieds nus. Que demande le peuple? Et bien, pile çà!!! Devant nous l'entrée vers la réception est une des entrées de l'espace principal et commun. Une lumière tamisée, des coussins installés autour de tables basses où les gens mangent ou se prélassent, des objets de déco divers et variés répartis sous un toit en palmes traissés, un chat qui dort, rien ne manque. On a pas encore vu la plage mais ça sent déjà bon le bord de mer avec une ambiance relax et un climat chaud indiquant que la température de l'eau n'est pas celle de la Bretagne (NDLR : Quoi, Qu'est qu'il y a les bretons?). On est gracieusement accueilli avec un jus de fruit maison. Dixit le manager : "C'est pour moi, remettez-vous de votre longue journée et ensuite je vous montre vos huttes et je vous donne les tarifs". Et bien puisque c'est comme ça, je vais prendre un jus de fruit s'il vous plait! Les minutes qui suivent se gouleillent lentement, le temps d'apprécier pour la première fois les lieux qui sont calmes et reposés comme nous. Il doit y avoir une douzaine d'autres voyageurs, aucun stress, tous respirent l'herbe fraîchement coupée. On lève très provisoirement le camp pour reprendre nos sacs obèses, direction : les bungalows. Très sommaires : un matelas, des draps propres, un oreiller, une moutisquaire, une ampoule pour la lumière et le tour est joué. Le prix traduit : 5 euros / jour avec le petit déjeuner, de l'eau chaude dans les douche; Où est-ce que je signe? Seul bémol : pas d'internet, ça va faire 4 semaines sans wifi donc sans photos et le reste pour ton esprit versatil, et sans Skype en permanence pour être sûr de tomber sur les Rousseau dont le foyer s'est sans doute déjà multiplié par 2. Faudra trouver une solution.
Retour au restocamp. Je m'installe et comme d'hab, j'ai les canines qui transpire. Seulement pour la première fois du voyage, je suis dans un endroit où, de par sa situation, on sais y faire questions fruits de mer et poissons grillés. Plaisir des papilles, je jette mon dévolu sur un plat de crevettes en sauce. A 5 euros le plat, elles vont prendre cher les crevettes et je parle pas que de ce soir! L'assiette est cuisinée avec amour et est garnie avec une pelle (ou une grosse louche). Je sens que je vais aimer donner de l'argent à ces gentils hoteliers cordons bleus. Le repas fini, rejoins par une partie de la bande du soir, je file sur la plage pour tremper mes orteils et avoir un aperçu nocturne de l'agencement. La plage commence dès qu'on pose le pied en dehors du restocamp en direction de la mer qui fait valoir ses fines vaguelettes à 30 mètres de là. Sur le chemin de l'eau, sont disposés, Ô merveille, différents endroits où on peut d'une façon ou d'une autre se détendre à toutes heures du jour ou de la nuit. Hamacs, petits toits de bois montés sur tronc et protègeants coussins et bougies, chaises longues ou courtes de bois itou recouvertes d'encore plus de coussins, il y en a pour tous les gouts pourvu qu'on aime les coussins. A part un fakir, je vois pas qui pourrait avoir quelque chose à redire... Moi, sur le moment, j'ai pas à me plaindre sauf que je vais pas illico m'affaler comme c'est pas permis, j'enlève mes flipflops et vais plonger mes arpions dans la mer rouge pour la 1ère fois. L'eau est tiède limite froide. Je me rendrais compte que je deviens difficile en apprenant le lendemain qu'elle est à 25°! En tout cas dans la minute, je vais pas me baigner plus profond que les chevilles, elle est froide! Je ressors, reste pieds nus dans le sable jusqu'au restocamp (NDLR : on va rester sur restocamp pour décrire le "lieu commun où on lézarde, mange, boit, branche ses appareils électriques genre laptop pour t'écrire ma vie". C'est plus simple même si ça sort comme souvent de nulle part). Le temps de ne faire qu'un avec une bière fraîche et minuit sonne. Je baille aux corneilles de m'être levé à l'aube. Un brossage de dents plus tard, je m'endors sans descendre la moustiquaire. Vous avez dit erreur?
Cette même nuit, vers 3h du matin, un vrombissement comme un réacteur d'avion en plus aïgu dans mon oreille. Le pire son possible pour le Braïce d'autant plus quand il dors depuis plusieurs heures : le moustique qui vole à 2cm de mon tympan. Dans la millisecondes, je suis tiré de ma béatitude, tous mes poils hérissés, me débattant tel un épouvantail articulé pour faire reculer l'assaillant. En plus n'étant pas prévenu à l'avance, j'ai pas ma lampe près de moi, je sais plus où est l'interrupteur. Comme si la guerre du sang ne suffisait pas, c'est aussi une guerre des nerfs. Ayant retrouvé toute ma lucidité, une autre surprise, ça me gratte déjà de partout, j'ai déjà été le plat de résistance de quelques uns de ses cannibals. Cerise sur le gateau, j'ai sur le front 3 piqures parfaitements symétriques, une à gauche, une au milieu, une à droite. Espérons que ça s'estompe avant le matin car ça gratte et, si j'avais eû la lumière et un miroir, j'aurais pû dire que c'est ridicule. Seule solution pour que la situation n'empire pas : descendre la moustiquaire et en faire un camp retranché impénétrable pour l'ennemi ailé. Tant bien que mal j'y parviens et me rendors jusqu'à une heure avancée de la matinée si tant est que 9h45 est une heure tardive pour un réveil à la plage. Pendant ce temps, les chacals doivent voler au dessus de ma tête et chercher l'ouverture mais c'est pas cette fois que ça se reproduira. Pour demain (jeudi 6/11) en tout cas, je suis prévenu...
Le matin du jeudi, réveil du corps, réveil des papilles, même combat. Le petit déjeuner inclus dans ma nuit à 5 euros est un buffet à volonté. Des salades, du pain, de la confiture, du miel, un jus de fruit, du thé, de quoi voir venir. Quoi? La plage!
Nouvellement arrivé à Nuweiba, cette sortie matinale est aussi l'occasion de se rendre compte du paysage immédiat. Lorsqu'on est dos à la mer, qu'on regarde vers l'Egypte, une barrière montagneuse sombre s'élève juste derrière l'hotel. Lorsqu'on est dos à l'hotel, qu'on regarde vers la mer, le récif de corail énumère toute la palette des bleus. La mer ne faisant en face de Nuweiba que 20km de large, on voit aussi derrière l'étendue bleue, l'Arabie Saoudite dont on apprécie ici également des montagnes mais aux couleurs claires et tranchantes. Au nord, on distingue également Eilat en Israël et Aqaba en Jordanie. Toutes ces perspectives donnent à la vue depuis le camp des airs uniques, l'endroit est un hâvre de tranquilité et l'horizon le lui rend bien.
La tranquilité est telle qu'ici, le temps n'a plus cours. Les vacanciers se découvrent tous à rester plus longtemps que prévu.
D'ailleurs le premier jour et pour la première fois, je fénéante, je paresse, je me dors la pilule. Des hamacs aux chaises longues, dix pas à faire. Des chaises longues à la mer, dix autres pas. De la mer au restocamp, 30 mètres, un effort suffisant pour vous creuser l'appétit ou la soif. Le soir tombé, je n'ai pas fait grand chose d'autre que ce doux manège et c'est très bien comme ça. Reste une responsabilité, trouver une connection internet pour avoir des nouvelles de notre douce France. 1/2 heure de recherche plus tard + 10 minutes pour que la charette veuille bien avancer un peu, me voilà sur la toile pour la première fois depuis une semaine, c'est l'heure d'aller à la pêche aux nouvelles. Et bien, un flash spécial m'attend. Ou plutôt LE flash spécial m'attend. Ca doit faire la une des journeaux chez vous mais le 4 novembre est passé par là et a accouché d'Elodie et Morgane. 9 mois qu'on avait les genoux qui tremblent, le coeur qui palpite, les poils dressés. Obama n'a qu'à bien se tenir, il n'aura droit qu'à une brève en quatrième de couverture... Félicitations puissance des millions. Attendez donc que je vous fasse des bises les Rousseau, ça risque d'être tellement intense que vous allez être couverts de suçons!!
Comparé à cette info brûlante, tout le reste n'est que broutilles, pas la peine de s'éterniser sur internet sachant qu'en plus le réseau est aussi inconsistant qu'un discours du front national...
Retour à mes foyers. La nuit me tend ses bras grands ouverts. Quelques discussions rapides plus lojn, je retrouve mon chez-moi. La moustiquaire est prête à être descendue, la guerre du sang reprend son souffle. La lumière est éteinte, je me glisse furtivement dans mon abri anti-aérien. Tout est OK. Je m'endors lourdement de tous les efforts consentis dans la journée. Soudain, incroyable, il doit y avoir une brêche dans la défense, les attaquants d'en face tournoient autour de mon visage incrédule de m'être laissé envahir. En plus, comme la veille, ça me gratte déjà de partout, c'est déjà le deuxième round! Eclair de lucidité, accès de colère, prise de conscience aussi informative que vaine : Les salauds d'en face étaient déjà dans la moustiquaire dès la première minute. Ils sont drolement fortiches les enfoirés volants!! Y'a donc rien à faire dans le coin pour dormir du sommeil du juste! Parce que là, c'est juste l'apocalypse dans ma tête. Pas de produit anti-moustiques, je ne pensais voir les moustiques qu'en arrivant en Thailande. Pas de patience, mais alors pas du tout. Rien d'autre pour répondre à l'assault des voltigeurs qu'une rage contre cette foudre qui s'abat sur moi et qui me démange dans tous les sens du terme. Finalement je décide de me couvrir de la tête aux pieds. J'emmitoufle chaque pore de ma peau sous tout ce que je trouve de tissus. Les pieds dans des chaussettes. Les mains dans des chaussettes. Le tronc dans un T-shirt à manches longues. La tête dans un T-shirt à manches courtes. Les fesses dans mon jeans. Et le tout enveloppé dans mon sac à viande. J'ai perdu une bataille mais la guerre est loin d'être finie... En tout cas, enrobé comme un bonbon, je vois pas comment ils peuvent maintenant parvenir à leur fin de substanter leur faim. Et pour cause, le petit matin arrive, le mur contre les moustiques a tenu bon. Pendant ce temps, j'ai chaud pire qu'aux bains turques. J'aurais sans doute dû aller dormir sur la plage, mais dans ces cas-là, on ne réfléchit pas rond mais en gribouillis, c'est beaucoup moins bien structuré!
Le réveil sonne l'heure du petit déjeuner. J'ai la désagréable impression d'avoir dormi moins longtemps qu'un éphémère. La première chose, mettre mes lunettes de soleil, elles ne me quitteront pas de la journée pour des raisons autres que la lumière aveuglante du soleil; une allumette allumée suffirait à m'écorcher la rétine. La bataille a laissé des traces que la pratique d'aucune activité physique servira à effacer. Petit effort quand même des neurones, j'écris du début de l'après-midi jusqu'aux environs de 22h au restocamp affalé sur une dizaine de coussins que je réquisitionne pour l'occasion. J'y suis donc lorsque le soleil se couche. Vous allez dire que je fais une fixation, mais la lumière de l'écran d'ordinateur agit comme un aimant sur qui vous savez. En quatre heures de temps passées à écrire de nuit, je deviens expert dans l'art de démoustiquer. Je claque des mains à tout va passant d'une moyenne de un moustique tous les 3 clapements à un record de 3 moustiques en 1 seul clapement. Seulement ces imbéciles d'insectes ne comprennent pas au fur et à mesure que je suis une bête sauvage et que partout autour de moi ça sent la mort; ils continuent à se présenter comme on participe à un concours de mangeage de flancs. ils n'en ont jamais assez, moi oui. Je demande avant d'aller me mettre sous mes draps à tous les personnes présentes au restocamp de me sortir leur répulsif. 5 bouteilles et sprays tombent du ciel, j'en fais un joyeux cocktail ne laissant rien au hasard, je sens les produits chimiques à des kilomètres mais au moins, je vais bien dormir. En effet, aucune trace des combattants ce soir-là, je dois vraiment sentir un truc qui leur convient pas.
Enfin je fais une nuit de plus de 8 heures qui ne précède pas une journée commençant à 6h du matin. Je suis frais comme un gardon et ça se voit. Comme je suis au camp depuis 3 jours, je suis non seulement familier des lieux mais également de ses occupants sans restrictions. Tout le monde commence à connaître le Braïce, son caractère et son prénom. Je commence à comprendre les gens qui s'éternisent ici... Personnellement, j'ai trop à voir en Egypte pour prendre le temps de m'éterniser ici, sachant qu'en plus j'ai coûte que coûte envie de passer plus de temps au bord de la mer Rouge pour plonger voir nos amis poissons et coraux multicolores. Pas possible de le faire à Nuweiba, vous allez comprendre...
Au cours de la journée, je décide d'accompagner une petite new-yorkaise pour un tour de village, quoi y'a pas de mal? Je quitte pour la première fois le camp autrement que pour chercher internet. L'itinéraire suit la mer à l'aller pour revenir par l'unique route du village qui le traverse de part en part ( par en par? par emparre? pahrahnpar?). La plage nettoyée quotidiennement du Soft Beach n'a rien à voir avec ce qui suit. La marée chariant tous les déchets possibles et inimaginables, toutes les plages hormi la nôtre sont assaillies de bouteilles, sacs plastiques, j'en passe et des pires... Pas de clients dans les hotels, personne pour s'occuper de la plage. Ce spectacle se prolonge tristement jusqu'à la fin de la baie. On poursuit un peu pour se poser sur le sable voire même piquer une tête et là on tombe sur 2 campings-cars stationnés sur la plage déserte. Une famille déjeune devant l'un d'eux. Ils sont français, ont fait tout le chemin depuis Nantes depuis 4 mois. Ils voyagent à 6!!!! 2 parents, 3 enfants d'ages supérieurs à 6 ans, et 1 chien grand comme un poney! Leur destination finale, Le Cap en Afrique du Sud, prévu pour dans 6 mois. Et là je dis chapeau!!!!
Ca me rappelle que dans la journée ferry pour rejoindre L'Egypte, j'avais croisé également une famille de 3 enfants en camping car dont les enfants étaient agés de 13 mois, 3 et 5 ans!!!! Ils sont partis d'Allemagne il y a 5 mois, ce qui fait que le plus jeune avait 8 mois à ce moment là. Re-chapeau!!!!
La plage sur laquelle sont stationnés les français, n'est pas beaucoup plus propre que les autres, le meilleur endroit pour nager est encore au camp, retour par la "rue principale". Dans le village, deux mini-marchés, trois boutiques de souvenirs et d'artisanat local se battent pour capter l'attention des passants. Et pour cause, on ne croise pour ainsi dire personne. Tout le long de la baie longue de 2km se succèdent les hotels bons marchés et les restaurants de plage, mais on y voit pas l'ombre d'un client ou vraiment à peine. Certains des hotels ont les toits qui s'effondrent, ça fout la frousse et donne un aspect de ville fantome. On apprend en discutant avec un vieux bougre que le village était à l'origine conçu pour accueillir les touristes israëliens, d'autant plus nombreux que leur pays se trouve à quelques kilomètres. Seulement avec le climat de tension perpétuel, le gouvernement israëlien a conseillé à ses ressortissants de ne plus passer la frontière avec l'Egypte. Et bien on peut dire qu'ils appliquent plus qu'à la lettre les consignes et ce, au grand damne des habitants de Nuweiba qui seraient ravis de revoir fleurir les kippas (qui pas? qu'ipah?). Voilà donc l'histoire triste du jour...
Pour noyer mon chagrin, rien de tel que de piquer une tête et de boire quelques larmes de mousse. Ca passe d'autant mieux que je me retrouve aussi invité sur le sable à voir si il y a du monde sur la corde à linge en compagnie notamment d'un guitariste chanteur qui blues de plaisir. L'après-midi avance bon train. Je suis en mode "veille" mais toujours pas rassasié. Loin de là. Il faut profiter de chaque minute. Avec un norvégien végétarien, fan d'escalade, affuté comme un rasoir, iI avait été question dans la matinée de grimper sur une des montagnes derrière l'hotel pour savourer le coucher de soleil. C'est d'autant plus indispensable que chaque crépuscule a jusqu'à présent été plus beau que le précédent. Le soleil se cache derrière cette barre vers 15h45 et l'obscurité n'est totale que 2 heures plus tard, ça laisse du temps aux couleurs de se diversifier et à la lumière de se photogéniser(?!?). A 15h15, je vois mon sportif dormir comme un phoque sur la plage. Moi qui suis déjà bien calmé, on peut dire que lui, il ne fait qu'un avec le marchand de sable. D'ailleurs il dort sur tout son stock. J'ai des doutes sur nos capacités d'arriver à quoi que ce soit dans ces conditions... Malgré tout, je vais le réveiller, le tenter, le retenir, l'encourager, le freiner, semer le doute. A 15h25, croyez-le ou pas (de toute façon vous verrez un jour ou l'autre les photos, ne perdez pas patience), on est sur le chemin du départ. En quittant la plage pour prendre mes affaires, je tente d'ouvrir le bungalow se situant juste avant le mien, ça ne s'ouvre pas, c'est sans doute pour ça. On attaque la montagne à proprement parler à 15h35. 10 minutes après, comme le veut la logique, le soleil se cache derrière. On a pris nos lampes au cas où... Mais il ne ferait définitivement pas bon rentrer à la nuit noire car la pente n'est qu'un amas grossier de pierrailles coupantes. On monte; au début c'est pénible et le norvégien a vite retrouvé ses habitudes sportives. Une sauterelle n'irait pas plus vite. Si c'était un cartoon, on ne verrait même plus ses jambes. Faut pas faire attendre, tentons de suivre la cadence. Le robinet de sueur déverse à grandes eaux, et pourtant je suis le randonneur le plus chic du monde. Adidas blanches ou presque, et chemise en soie blanche immaculée presque réfléchissante à n'utiliser qu'en cas de lessive du reste des T-shirts et c'est le cas. La pente continue du début se termine quelques centaines de mètres devant nous, après c'est un mur tirant sur la verticalité, j'exagère à peine. Cette même différence d'inclinaison et de nature de promenade re-descent jusque sur notre gauche et sur notre droite. On est cerné de flancs asserrés. Trois options, s'arrêter là et en profiter malgré tout, faire demi tour vu qu'on arrive à rien, biffurquer sur un des côtés et tenter coûte que coûte. Et bien? Of course, réponse 3!!!!! Le norvégien ne compte forcément pas s'arrêter là! Comme dans pareille situation, on ne se sépare pas. J'ai encore choisi le bon cheval... La ballade tient maintenant plus de l'escalade, il faut assurer ses prises et si tu tombes, au mieux tu te fais mal. Manque de bol supplémentaire, la montagne malgré ses airs massifs est un géant aux pieds d'argile, très souvent si on y prend pas gare, les blocs et les arrêtes auxquels on s'agrippe se détache d'eux même. Je vous cache pas, que si je continue à avancer, c'est parce que le norvégien est 30 mètres devant, et qu'à chaque fois qu'il se retourne et me voit pire qu'en galère, il me répète sans cesse pour me rassurer : "jusqu'ici tout va bien..." (on connait la suite : "mais l'important c'est pas la chute mais l'atterrissage..."), "après c'est mieux". Moi, j'espère juste que c'est moins pire... Alors que je lutte, tremblotant, je vois mon viking aux bottes de 7 lieues sur le sommet visé, les bras en l'air en signe de victoire. Je suis à vue d'oeil 10 minutes derrière, la lumière tombe, pas question de faiblir. Pas question non plus de faire demi-tour, l'escalade dans le sens de la descente, personne ne pratique plus depuis la semaine dernière... (sic) Petit à petit le visage souriant presque moqueur de la sauterelle nordique se rapproche. Je montre les dents, pousse dans un dernier effort, fais attention à ce que ça ne s'écroule pas sous mes pieds, et j'y suis. Notre sommet fait moins d'1/2 m², autour ça tombe vite. On prend les photos de rigueur. Pour que mon équipier ait sa photo avec le ciel coloré derrière, il faut qu'on se contourne. Lui virevolte, moi j'ai les chevilles qui flagèlent. Pour redescendre, il faut passer sur l'autre versant un peu moins abrupte mais pas plus réjouissant. Je suis toujours plus souvent à quatre pattes à m'accrocher où je peux. Toujours à gauche ou à droite, ça penche trop pour ne pas dévaler pendant de longues secondes potentielles en cas de vautrage. Parfois on ne peut plus avancer car partout devant ça tombe. Le jeu consiste à suivre la crête ou à prendre les profonds sillons creusés entre les pierres. Le sillon se transforme en petit canyon haut de deux fois ma taille, c'est trop étroit pour qu'on puisse voir ce qu'il y a après chaque virage, d'ailleurs on en rigole. En tout cas, on descend et c'est le plus important. Le demi-tube se poursuit, on y est presque, je suis (du verbe suivre, surtout pas être) l'homme qui valait 3 milliards quand une dernière fois il s'arrête. Dernière trouille, la voie se termine par un trou de plusieurs étages, on a bien fait d'en rire! il suffira de remonter un peu et de faire le tour pour se sortir de là et retrouver la première pente du début, quand il faisait soleil. Maintenant, on voit encore clair, le ciel, la lumière est sublime. Les montagnes d'Arabie Saoudite sont encore éclairées, ça me rappelle la sensation au Wadi Rum où on peu prendre mille et une photos sans qu'une seule ne soit à jeter. En plus, on a vaincu en partie la montagne, et j'ai dératisé en totalité les fourmis qui jadis étaient dans mes jambes. Je suis cuit. Ai besoin d'une bière et d'un repas chaud. Ca tombe bien, au Soft Beach Camp, on boit et on mange à toute heure. On s'installe sous les yeux écarquillés des personnes que j'avais laissées sur la plage. La nuit tombe.
Ce soir là je suis comme à la maison, privilège de celui qui connait déjà bien les murs. Je passe de tables en tables, de lampées de bière en lampées de bière, euphorique de cette journée déjà bien remplie. Et malgré l'ambiance, le jour suivant, je pars c'est déjà décidé, je peux pas faire mieux que cette journée, rien ne sert de tenter le diable pour essayer de faire encore mieux le lendemain. Le lendemain en question, ça ne pourra être que pire, j'ai trois bus différents à attraper, 17 heures en perspective si le LP a raison et si j'arrive à enchaîner les bus les uns après les autres, 900km de patience à l'évidence et d'inconfort en théorie. Le départ est pour 6h du matin à la sortie du camp, douleur pupillaire au programme... L'arrivée du dernier bus de la nuit suivante sera à Marsa Alam, petite bourgade perdue le long des côtes de la Mer Rouge. Si tout va bien dans 2-3 jours, je replonge dans le grand bain des fonds coraliens.
Avant d'y être, pensons déjà à dire au revoir à mes hôtes et à mes compagnons. Je vais sur le chemin du lit à 0h30 alors que la très grande majorité des voyageurs est déjà partie se coucher. Un brossage de dents suivant, alors que je suis à 10 secondes de ma hutte, je croise Ally et Helen, soeurs britaniques, et leur ami Momen, égyptien de nature.Ah bon, tu pars demain, c'est trop bête... Et vu que tu n'es pas encore parti, on était juste en train d'aller se baigner, tu voudrais pas nous rejoindre? Allez!!Non, là, franchement je suis nase, elle est froide, et j'ai pas envie de reprendre une douche après. C'est gentil mais non merci, c'est pas raisonnable.Allez!!! Vis un peu! La petite effrontée a mis le doigt là où ça fait mal, a trouvé l'argument ultime. La journée avait beau être riche, c'est jamais assez.Vous êtes sûr que c'est absolument indispensable? Pfffff... bon ben je vais chercher mon maillot... 1/2 heure dans l'eau à faire les marsouins, voilà ce qu'il s'en suit. Ca paraît pas, mais c'est vachement long. Et crevant. J'ai besoin d'une bouée. Les derniers "salut, à plus, profite bien", la douche, le remplissage des sacs avec mon maillot de bain et serviette trempés qui devraient sentir le bon chacal séché en rouvrant le sac plus tard, le temps de se dire ensuite que je n'ai rien perdu ni rien oublié, le réveil est branché à 5h dans l'espoir d'ouvrir un oeil pour partir en ayant profité en partie du lever de soleil. (NDLR : jamais écrit une phrase aussi longuement alambiquée, désolé) Je m'endors sous ma moustiquaire de combat à 2h30, pourvu que je ne sois pas dérangé!!!!!!!!
Et bien non, je ne suis dérangé par rien d'autre dans mon sommeil que par le réveil MP3 qui hurle AC/DC pour bien me faire comprendre que maintenant c'est l'heure d'en mettre un coup. Dans la minute de ténèbres qui s'en suit, je finis de boucler mes affaires, héroïque au milieu de la nuit, personne pour fêter ça. A 5h05, je suis sur la plage avec ma maison portable. Une chaison longue, non, trop risquée. Une chaise courte, parfait. La lumière apparaît derrière la mer, c'est joli. A 5h50, je suis parti sans que cette ordure de soleil ne soit encore sorti de sa tannière derrière les montagnes. Mais, déjà bien content d'en être arrivé à ce point sans me rendormir sur moi, il est temps.
Temps de prendre le bus mais aussi d'arrêter d'écrire. Je pensais rattraper le temps perdu dans le récit en te narrant "Quelques jours à la plage parmi les moins intéressants pour toi depuis le début du voyage", et bien caramba, c'est encore raté. Juste pour que tu aies une idée, j'ai encore une semaine de retard... Tu n'as pas en plus les photos depuis la Cappadoce soit environ 5 semaines de retard de plus. Et pour les vidéos, c'est le même topo. Et là, je te vois déjà brandir un carton jaune de colère, mais saches que sans un bon cheval, le meilleur turfiste, et bien il peut pas gagner le tiercé. Si j'ai pas le débit adéquat, le transfert, c'est juste pas possible... En tout cas, je salive d'avance pour toi qui n'a encore rien vu de tous ces endroits syriens, jordaniens et maintenant egyptiens voires sous-marins.
Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, c'est pas que je m'ennuies mais j'ai 3 bus à prendre!!! J'vous tamponne de mes baisers.
Voyage d'une dizaine de jours en Corse au mois d'avril English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons avec mon amie de partir une dizaine de jour en Corse fin avril (arrivée par avion à Bastia puis voiture de loc ou bateau avec notre propre véhicule au départ de Lyon )
J'ai besoin de vos lumières pour préparer ce petit séjour.
Quelle temps fait il à cette période de l'année ?
Est t'il possible de trouver un hotel ou un gite facilement sans avoir forcément réservé ? Au grés de notre périple ?
Quels sites ne pas rater ?
Vaut 'il mioeux louer une voiture sur place où y aller avec la notre ?
Quel est en moyenne le prix d'une chambre standard à cette période ?
Un grand merci à vous d'avance.
Cédric
Un grand merci à vous d'avance.
Cédric
Quelle est la bonne période pour partir au Pérou? English translation pending
Bonjour à tous !
Avec mon ami, nous souhaiterions partir à la découverte du Pérou, nous ne savons pas tellement vers quelle période partir... mai, juillet ou octobre ? Nous désirons surtout rester dans le Sud du Pays (macchu picchu, lac titicaca, nazca, paracas), quelle serait la meilleure période pour ne pas avoir trop de mauvais temps ? ... et celle qui serait la plus "tranquille" pour visiter (la moins "touristique" si on peut dire) ?
Merci de votre réponse 🙂
J'aurais peut etre besoin de vous pour d'autres questions quand notre itinéraire sera bien mis au point 😉 mais j'ai déjà trouvé beaucoup de renseignement grace à vous ! Merci !
* ** Audrey ***
Avec mon ami, nous souhaiterions partir à la découverte du Pérou, nous ne savons pas tellement vers quelle période partir... mai, juillet ou octobre ? Nous désirons surtout rester dans le Sud du Pays (macchu picchu, lac titicaca, nazca, paracas), quelle serait la meilleure période pour ne pas avoir trop de mauvais temps ? ... et celle qui serait la plus "tranquille" pour visiter (la moins "touristique" si on peut dire) ?
Merci de votre réponse 🙂
J'aurais peut etre besoin de vous pour d'autres questions quand notre itinéraire sera bien mis au point 😉 mais j'ai déjà trouvé beaucoup de renseignement grace à vous ! Merci !
* ** Audrey ***
Check-list à un mois du départ à l'hôtel Gran Bahia Principe Bavaro English translation pending
Bonjour,
J'emmène toute ma petite famille en RD à l'hotel Gran Bahia Principe du 21/02 au 07/03 pour ce qui sera notre premier voyage au soleil en hiver donc un peu d'apprenhension de ne pas avoir pensé à ceci ou cela... :-)
quelqu'un a t-il une check liste de tous les petits trucs à penser à 1 mois du départ, à faire ou à emmener et qui me permettra d'arriver plus serein à l'aéroport le 21 ^^ Par exemple je crois savoir qu'il faut des adaptateur electrique pour pouvoir brancher nos appareils ? voir avec l'agence pour la situation de la chambre ? peux on amener un appareil reflex d'une certaine valeur ... sur place ? bien entendu prévoir la trousse à pharmacie..... pas de moustiques fin février ? petite calculatrice pour le change ?
Enfin voila des choses auquel on ne pense pas forcément lorsque l'on est pas un voyageur expérimenté et que c'est une destination que l'on ne connait pas
Merci d'avance pour votre aide ^^
J'emmène toute ma petite famille en RD à l'hotel Gran Bahia Principe du 21/02 au 07/03 pour ce qui sera notre premier voyage au soleil en hiver donc un peu d'apprenhension de ne pas avoir pensé à ceci ou cela... :-)
quelqu'un a t-il une check liste de tous les petits trucs à penser à 1 mois du départ, à faire ou à emmener et qui me permettra d'arriver plus serein à l'aéroport le 21 ^^ Par exemple je crois savoir qu'il faut des adaptateur electrique pour pouvoir brancher nos appareils ? voir avec l'agence pour la situation de la chambre ? peux on amener un appareil reflex d'une certaine valeur ... sur place ? bien entendu prévoir la trousse à pharmacie..... pas de moustiques fin février ? petite calculatrice pour le change ?
Enfin voila des choses auquel on ne pense pas forcément lorsque l'on est pas un voyageur expérimenté et que c'est une destination que l'on ne connait pas
Merci d'avance pour votre aide ^^
Solution d'électricité en randonnée? English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà je vais partir 10 jours en randonée seulement je vais evidement être à cours de batterie de téléphone mais surtout d'appareil photo numérique. J'ai vu quelques lampes dynamo mais qui ne sont pas compatibles avec mon téléphone et le prix des chargeurs solaires est beaucoup plus élevé et en plus cela dépend... du soleil! 😉
Je voulais donc savoir si quelqu'un connaissait une solution (un site ou l'on vend des dynamo etc..) Pour info mon téléphone est le samsung D900.
Merci par avance. A bientôt
Voilà je vais partir 10 jours en randonée seulement je vais evidement être à cours de batterie de téléphone mais surtout d'appareil photo numérique. J'ai vu quelques lampes dynamo mais qui ne sont pas compatibles avec mon téléphone et le prix des chargeurs solaires est beaucoup plus élevé et en plus cela dépend... du soleil! 😉
Je voulais donc savoir si quelqu'un connaissait une solution (un site ou l'on vend des dynamo etc..) Pour info mon téléphone est le samsung D900.
Merci par avance. A bientôt
Voyager en République Dominicaine avec un enfant de 2 ans? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans le sud, en république dominicaine, dans 2 semaines avec mon garçon de 2 ans. Comme J, aime tout prévoir (comme si c'était possible avec des enfants😉), je me demandais si les habitués de voyages pouvaient me donner des conseils ou trucs à ne pas oublier, car j'ai vraiment la tête dans les nuages de ces temps-ci...
C'est un tout inclu alors pas vraiment d, AVENTURES, mais bon ces conseils me sécuriseront.