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Mais où donc est ce truc là? (5) English translation pending
by Carassou · 2020-04-28 · 582 replies
Bonjour Où se trouve cette serre ? En premier chercher le pays et ensuite la ville Françoise

Voyager à la "roots" en Éthiopie, au Kenya, Tanzanie, et Mozambique English translation pending
by Jerom68 · 2015-02-28 · 22 replies
Salut à tous !

Pour un voyage programmé fin d'année dont l'itinéraire serait Éthiopie, Kenya, Tanzanie et Mozambique. Nous serions 2 et prévoyons de voyager sac au dos, petit budget et en faisant du stop si ça fonctionne, ou utiliser les transports locaux, camper de temps à autre serait super !

Je cherche des retours d'expériences, n’hésitez pas !! 😉

MERCI Jérôme
Carnet de voyage: 3 semaines en Malaisie péninsulaire (août) English translation pending
by Fabt84 · 2015-01-24 · 8 replies
Bonjour à tous,

Grâce à ce forum et à ses contributeurs avisés que je remercie vivement (Lepiaf, Croquignol, Yellowmop, Leyann, Isa et Benji..…) ainsi qu’à nos longues recherches, nous avons pu réaliser un magnifique séjour de 3 semaines en Malaisie péninsulaire au mois d’août dernier. Nous étions en couple avec nos 2 enfants de 12 et 15 ans.

Je compile ici nos sentiments et points de vue, ainsi que notre circuit.

Je vous invite à découvrir le détail jour par jour, lieu par lieu, toutes nos photos, ainsi que les avis sur les différents hébergements sur notre blog :

http://www.deloinenlarge.com/...euille-de-route....

De ce premier lien vous accéder à la feuille de route, vous pouvez ensuite accéder au détail.

Nous nous sommes régalés aussi bien dans la préparation, que dans le voyage lui-même, et la restitution sous forme de carnet de voyage est toujours un grand moment.

Nous sommes à disposition pour répondre à toutes vos questions, juste retour des choses sur un forum :)

Bien à vous et bons préparatifs à tous ! 🙂 Fabrice

http://www.deloinenlarge.com/p/tous-nos-voyages....

-- 3 semaines en août 2014Kuala LumpuCameron HighlandsMalacca - (Mersing)TiomanCheratingPerhentian BesarKota BharuIntroduction

Après plusieurs mois de préparation nous chargeons enfin nos sacs dans la voiture en direction de l'aéroport de Nice. Il est 10h30 ce jeudi 10 juillet.

Quelques semaines d'hésitation ont été nécessaires avant d'arriver au programme définitif, chacun a pu donner son avis. Il a donc fallu concilier les envies de tous et logique de déplacement, et nous avons trouvé un bon compromis mêlant culture, découverte de la faune et flore (marine aussi !), beaux paysages et farniente sous les cocotiers. Le voyage est donc en 2 parties : - la première moitié au rythme plus soutenu : Kuala Lumpur, Cameron Highlands, Melaka, jusqu’au premiers jours sur Tioman - La seconde moitié plus cool avec la fin du séjour à Tioman, Cherating et Perhentian Besar (peut-être un dernier stop d'une nuit sur Kota Bharu). Côté hébergement, comme à notre habitude on varie les plaisirs : auberges de jeunesse, petites guesthouses, hôtels de charme, hôtels tout simples pour les nuits de transit, chalets de plage sur les îles... Côté déplacement, une fois n'est pas coutume nous préférons les transports en commun sur la première partie du séjour. Les réseaux sont très développés et les bus donnés pour confortables. De plus les prix défient toute concurrence. Nous prendrons le taxi quand nous voudrons gagner du temps, et terminerons par un vol intérieur Air Asia en fin de séjour. Pour les bagages, on laisse tomber nos confortables valises à roulettes pour de plus pratiques sacs à dos. Chacun le sien !

Sentiments et conclusion

Premier voyage si loin, tous les quatre, en mode “sac à dos”. Un voyage superbe et varié qui nous a permis d’approcher cette culture malaisienne où le pluralisme et la tolérance règnent, tout du moins en apparence. Le gouvernement actuel penche vers la préférence nationale, au profit des “vrais” malais... Mais c’est ce multi-culturalisme, on l’a vu, qui fait la richesse du pays. Mosquées, temples hindous, et temples chinois se côtoient, parfois séparés de quelques mètres. Côtes sublimes et fonds marins superbes, très poissonneux. Iles tropicales paradisiaques où il fait bon se prélasser sur le sable blanc ou doré, qu’il est bon d’arpenter au cœur de jungles épaisses et forêts primaires. Mais aussi un pays où la nature se débat face à une humanité colonisatrice, parfois admirative et consciente, souvent irresponsable. Un pays facile à visiter, où les déplacements sont faciles et où les prix restent faibles pour nos moyens occidentaux. Un voyage réussi, qui restera dans nos mémoires.

Nos coups de cœur 😎A KL : Madras Lane, Jalan Alor et les Tours PetronasDans les Cameron Highlands : les plantations de thé dans la lumière mordorée d’une fin de journée, les balades dans la forêt d’altitudeA Malacca : Chinatown et ses beaux temples, et surtout notre mamie de la villa SentosaTioman dans son ensemble, elle nous a conquis car magnifique et encore sauvage (sa jungle, ses criques paradisiaques), et surtout car elle abrite encore une vie localeLes sorties sublimes en bateau sur Tioman (Coral Island) et dans les Perhentian (Pulau Rawa)Turtle beach sur Perhentian BesarLes sourires et la cuisine de rue au marché de nuit de Kota Bharu, l’explosion de couleurs et d’odeurs de son marché centralLa gentillesse malaisienneLa facilité des déplacements en bus, en taxi, en avionLa faune et flore terrestres et sous-marinesLes moins 😕Les petites villes des Camerons Highlands, horriblesLes champs de palmiers à huile qui ont grignoté une partie du paysage et surtout la forêtLes Perhentian pourtant sublimes, mais avec un léger bémol : pas de vie locale, exclusivement consacrées au tourisme donc les rapports humains ne sont pas les mêmes (même si, pour rester objectif, on est loin de voir des côtes défigurées et peuplées d’êtres avides !!)Cherating : sans aucun intérêt, même si nous avons fait des activités sympa.Globalement si certains quartiers sont agréables et réservent de belles surprises, nous n’avons pas trouvé les villes particulièrement belles…--

HébergementsKL : Sahabat Guesthouse **Cameron Highlands/ Tanah Rata : Orchid Lodge ***Malacca : Puri Hotel **Mersing : Riverside hotel *Tioman : Bamboo hill chalets ****Cherating : Tanjung Inn ***Perhentian Besar : Abdul’s chalets ****Kota Bharu : Crystal Lodge **Les “*” correspondent à un classement personnel, rien à voir avec les étoiles d’un classement officiel :)

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Programme

Jours 1 et 2 : Introduction au voyage et arrivée à Kuala LumpurVoyage vers Kuala Lumpur (Emirates depuis Nice)Première soirée en Malaisie : Jalan AlorJour 3 : Plongée dans Kuala LumpurChinatownMerdeka SquareLittle IndiaBatu CavesKampung BaruPetronas Tower (by night)Jour 4 : De Kuala Lumpur aux Cameron HighlandsBerjaya Times SquareTrajet en bus vers les Cameron HighlandsArrivée et installation à Tanah RataJour 5 : Cameron Highlands, plantations de thé et jungle trekPaysages des plantations de théMossy ForestRandonnée par le 9A trail jusqu'à Boh Tea PlantationJour 6 : Cameron Highlands puis route vers MalaccaBoh Tea PlantationRoute (bus) vers MalaccaMalacca by nightJour 7 : Découverte de MalaccaJalan Tun Tan Cheng Lock (Baba - Nyonya Heritage)Jalan Hang Jebat (Jonker street)Kampung Morten et la villa SentosaQuartier HollandaisResto Pak PutraJour 8 : Malacca toujours, puis route vers MersingJalan Tokong Emas : harmonie des 3 cultesWah Aik shoemakerZheng He tea houseBus vers Mersing en fin de journéeJour 9 : De Mersing à Tioman - Bienvenue au paradis !Traversée Mersing - Tioman (ABC)Arrivée au Bamboo HillBalade et baignade à Panuba beachApéro tropical :)Jour 10 : Tioman - Jungle trek vers Monkey Bay, TekekJungle trek Berus Bay - Monkey BaySnorkeling dans une crique, seuls au mondeTraversée agitée vers TekekBalade superbe au soleil couchant, de Tekek l'authentique à ABC...Jour 11 : Tioman - De Coral Island à Malang Rock, snorkeling et plages de rêve... En bateau...Coral Island (Pulau Tulai) : tour de l’île, plages de rêve et snorkelingSalangMalang Rock au coucher de soleilJour 12 : Tioman - Jungle trek vers JuaraRandonnée dans la jungle : serpents, singes et arbres mystiquesBaie de JuaraSuperbe coucher de soleil depuis la pointe sud d'ABCJour 13 : Tioman - Tour de l'île mémorable par la cascade d'AsahTour de l'île en bateauDéjeuner sur JuaraOrage à la cascade AsahRengis IslandJour 14 : De Tioman aux lucioles de CheratingFerry depuis TiomanArrivée (taxi) et premiers pas à CheratingLucioles de la rivière CheratingJour 15 : Cherating - Découverte de la mangrove et batikBalade en bateau dans la mangrove (serpents...)Déjeuner à KemamanStage de batikJour 16 : En route pour les Perhentian, et premières bulles sur BesarDe Cherating à Perhentian Besar (taxi)Arrivée à Abdul's Chalets au sud de BesarBeau snorkeling et coucher de soleil Jour 17 : Perhentian Besar - Jungle trek Flora bay et plage du PIRJungle trekFlora BayPlage et criques du Perhentian Island ResortSnorkeling : tortues et requinJour 18 : Perhentian Besar - Snorkeling et Discovery Scuba Diving 1/2Snorkeling sur love beachDiscovery Scuba Diving (1/2) avec Universal DiversJour 19 - Perhentian Besar - De Turtle beach à Pulau Rawa, du rêve à la tempêteMatinée sur Turtle Beach - Perhentian BesarAprès-midi en bateau…Pulau SerengehPulau RawaDîner et orage au WatercoloursJours 20 et 21 : Perhentian Besar - Balade, derniers bains et arrivée à l'authentique Kota BharuBalade et baignade sur KecilPlongéeRetour à Turtle Beach sur BesarArrivée (taxi) à Kota Baru et superbe marché de nuitJour 22 : Temples de Tumpat - marché central de Kota Bharu - Retour en France et conclusionLes temples de Tumpat : Wat Phothivihan, Wat Matchinmaram, Wat Phikulyai, Wat Pikulthong, Wat MaisuwankiriLe marché central de Kota BharuVol intérieur vers KL (Air Asia) et retour en France
Septembre 2014 sera Sud-Africain ou ne sera pas... English translation pending
by Nicoyzfr6 · 2014-07-29 · 65 replies
Bonjour,

nous serons en Afrique du Sud du 4 septembre au 23 septembre 2014 (décollage de Lyon, le 3 et retour à Lyon le 24). J'ai gagné les billets d'avion, forcément ça aide !

Notre programme : - 4 : Arrivée à JoBurg et départ pour le Cap (FlyMango). Arrivée au Cap et direction Stellenbosch. - 5 : Stellenbosch, wine route et le soir direction Hermanus. - 6 : Hermanus et ses baleines + journée calme + direction Fish Hoek (entre le Cap et le Cap de Bonne Espérance). - 7 : Cap de Bonne Espérance et retour à Fish Hoek. - 8 : Cape Town (Table Mountain, quartier malais, Robben Island etc. et nuit à Fish Hoek. - 9 : Cape Town + nuit à Fish Hoek. - 10 : Départ tôt pour Cape Town Airport et vol vers Durban. Récupération de la voiture et route vers le Drakensberg. - 11 : Drakensberg. - 12 : Drakensberg + route vers Hluhluwe. - 13 : Hluhluwe (réserve) + éventuellement Cat Centre + nuit à Hluhluwe. - 14 : Santa Lucia et nuit à Hluhluwe. - 15 : Ismangaliso Wet Park + nuit à Hluluwe. - 16 : route vers le Swaziland + nuit dans le Swaziland. - 17 : Nord ouest du Swaziland + route vers le Parc Kruger (nuit dans le parc). - 18 : Parc Kruger (Sunset et Sunrise excursion). - 19 : Parc Kruger (Afternoon walk). - 20 : Parc Kruger et route vers la route des cascades (nuit au nord de Graskop). - 21 : route des cascades et nuit à Graskop. - 22 : route vers JoBurg avec une étape au milieu. - 23 : arrivée en fin d'aprem à l'aéroport et départ pour la France.
Retour de Tanzanie English translation pending
by Tyzef · 2009-09-05 · 4 replies
Salut à tous routards et touristes,

ci après quelques infos, assez fraiches (retour de tanzanie le 31/08 dernier) cela concerne, MIKOUMI, DAR et ZANZIBAR.

MIKOUMI

Nous avons fait la route et le safari avec une voiture privée

Compter 4 heures de route depuis DAR, nombreux contrôle de police, nombreux camions. Des paysages sympas, vers Morogoro, champs de sisal avec en toile de fond les monts Uluguru.

Nous avons logés au Tan-swiss, hotel à Mikoumi, juste à l’entrée du village et à 15 minutes de route de l’entrée du parc. Hôtel propre, mais prendre les chambres, car par rapport au prix payé les bungalows n’offrent pas beaucoup plus d’avantage. 80 USD le bungalow, contre 60 USD pour les chambres tout aussi sympas. Restauration sur place ok, mais service très aléatoire, du genre plat manquant, plat autre que celui commandé, service assez lent, mais bon ce n’est pas vraiment une surprise.

Possibilité de restauration dans les nombreux restos du village., à prix d'amis bien sur...

A visiter la ferme aux serpents, très bien surtout avec des enfants, (au départ ca fait vraiment attrape touriste)crocos et tortues également présents dans la ferme. Le guide parlait bien anglais, très satisfaisant au niveau des explications sur le mode de vie des serpents…

A noter que en suivant la route qui coupe le parc de Mikoumi, il est possible de voir déjà pas mal d’animaux. (voir plus que dans le parc !!!!)

Pas de taxe à payer pour utilser la route qui coupe le parc

Prix du parc de Mikoumi, compter 20 USD par adulte et par jour / 5 USD par enfant et par jour + taxe de 10.000 TSH par jour pour le véhicule(compter 1 € = 1800 TSH).

Véhicule impératif, possibilité de sortir de véhicule dans le parc, mais rester à – de 25 metres de la voiture. pas faisable à pied ou en vélo, à caus ede la sécurité et des distances

Animaux que nous avons pu voir à Mikoumi : babouins, éléphants, zèbres, girafes, chacals, 2 lionnes, phacochéres, hippopotames, crocodiles, gazelle, buffle, etc...les animaux sont proches, pas besoin de jumelle !!!!!

Il y avait assez peu de touriste à Mikoumi ( les 19 et 20/08/2009) avons comptés jusqu’à 6 véhicules max, pour un parc assez grand quand même.

Compter 2 à 3 visites du parc sur 2 jours(1 tôt le matin vers 06 :00 et l’après midi vers 16 :00) mais bon le parc se visite toute la journée. Il ne faisait pas trop chaud +/- 25 °c donc les animaux ne trainées pas trop à faire la sieste.

Le seul point négatif, c’est la végétation brulée en de nombreux point du parc, pour que les touristes voient mieux les animaux ?

Petite anecdote, nous avons comptés +/- 50 stations service sur les 100 derniers kms avant d’arriver à Dar, dont au moins la moitié sont en construction, ca fait en moyenne 1 station tout les 2 kms !!!!!! 1ére fois de ma vie que je vois une telle concentration…

1400 TSH le litre de gasoil

DAR ES SALAAM

Pour être honnête, pas grand-chose à voir et à faire dans cette ville, mais nous conseillons juste un resto éthiopien le ADDIS IN DAR, absolument original et délicieux, déco originale. attention pas mal de monde, mieux vaut réserver. Pour le reste pas mal de restos libanais, chinois et indiens.

Monuments ? pas vu grand chose de vraiment marquant, mais rien que de se balader dans les rues d’une ville africaine, c’est vraiment une claque, je ne m’en lasse pas… surtout quand je pense aux bien tristes rues de la ville ou j’habite.

Pas mal de travaux de voiries, ce qui augmente le nombre d’embouteillages, et ce à toute heure du jour, c’est vraiment le gros et infernal problème de Dar, car il vaut vraiment prendre large pour vos déplacements, nous avons pour notre part faillis rater notre vol pour Zanzibar et notre vol retour pour Dubai.

A titre personnel, j’ai trouvé Dar, un peu plus « riche » ou un peu moins « pauvre » comme vous voulez, que d’autres villes d’afrique de l’ouest ou de Madagascar. Les bus sont en meilleurs état, moins de mendiants, rues +/- propres, etc…

A noter, la piètre prestations des douaniers/immigration à notre arrivée, aucune file d’attente, le souk complet pour acheter son visa, la foire d’empoigne, presque 1 heure pour avoir une petite remarque sur notre passeport comme quoi nous avions bien payé 50 USD, aucune vignette/visa, 4 pauvres douaniers courageux, mais débordés comme jamais….

En périphérie de Dar il y a, des plages et des iles, nous sommes allés à M’boudia, départ de la plage et hôtel « white sands » compter 8000 TSH aller/retour en pirogue, par compte il faut payer une taxe de 10 USD pour aller sur l’ile, un peu l’arnaque, nous avons négocier et notre fils de 10 ans n’a pas payer les 5 USD de taxe pour les enfants, restauration sur place, poisson

Petite plage sympa, baobabs, snorkeling moyen, à moins de vraiment s’éloigner du bord....bondé le week end.

ZANZIBAR (UNGUNJA)

Vol Dar / Stone town avec Coastal aviation, 1 heure de retard (vol du week end, pas mal de monde, plusieurs rotations, place vendues pour décollage à 17 :45, mais nous étions sur le 3éme vols de 17:45 !!!! du coup le temps que nous décollions il faisait nuit, un peu frustrant quand je repense que nous prenions l’avion pour profiter justement de la vue sur stone town, bon pas grave, l’avion à quand même atterri c’est ce qui compte le plus de nos jours !!! il faut quand même dire que l’avion est juste 10 à 15 USD (chez Coastal) plus cher que le ferry. Par contre comme c’était un petit avion (en gros 15 places), j’ai eu la place du co-pilote, sensation garantie….

Matemwe / côte nord-est

Trajet de nuit en taxi, 50.000 TSH, il faut 1 heure pour aller de l’aéroport à Matemwe.

Sommes allés au ALLY KEYS, des bungalows à 50 USD(avec petit déj) qui donnent directement sur la plage, un bar/resto vraiment sympa, le tout tenu par des rastas, des vrais avec dreadlocks et jointos au bec, et reggae dans le transistor je dois préciser que j’étais en famille, et que au début je me suis un peu posé des questions. Et bien c’est avec eux que nous avons eut le meilleur service de notre séjour, rapidité, serviabilité, efficacité, etc… rien à redire, les bungalow sont un corrects. Le village de pêcheurs est juste à côté, le marché aux poissons aussi.

De cet hôtel vous avez directement accès sur la plage, départ des pécheurs, les femmes qui plantent des algues, une plage qui n’en fini pas, un coin paradisiaque, attention ici la baignade est soumise aux marées, mais bon c’est sympa de patauger dans le lagon à marée basse entre la terre et la barrière de corail, attention aux oursins fort nombreux dans les parages. sandales conseillées.

Pas mal d’hôtel de luxe le long de la plage, mais assez discret car +/- cachés par la végétation et en moin sgrand nombre que dans le nord de l'ile.

Snorkeling à Mnemba, tout simplement inoubliable, 1er prix à 40 USD, mais vous pouvez baisser à 20 USD par personne bien sur. C’est à mon avis le plus bel endroit de zanzibar, (pour ce que j'en ai vu bien sûr) mais interdiction de mettre les pieds sur l’ile qui appartient à un hôtel, des gardes en bateau veillent, mais bon les spots de snorkeling sont vraiment beaux, tout les poissons tropicaux sont au rdv, et la marée basse découvre un banc de sable à n’en plus finir ( du moins aussi loin que porte ma vue….)

Nungwi / côte nord-ouest

Nous avons payés 25.000 TSH pour faire matemwe/nungwi en taxi

Nungwi c’est l’endroit le moins bien de notre voyage, trop d’hôtels, trop de touristes, des prix à la limite de l’arnaque. Suite d’hôtels qui longe la plage, maispossibilité de se baigner à +/- toute heure. Des restos et des bars sympas (quand même) la concurrence joue, donc possibilité de trouver des coins sympas. C’est à mon avis plutôt un endroit pour jeune qui veulent faire la fête, je n’ai absolument rien contre d’ailleurs, mais bon ca manque de charme, à moins de vraiment prendre un hôtel de luxe. Heureusement pour nous il y de l’autre côté de la rue, un village de pécheurs. Bon là s’étale au grand jour le contraste entre nos vies et la leur. Mais nous avons appréciés nos ballades dans le village, et sur la plage (près du phare) là ou les pêcheurs réparent boutres et filets. Le retour des pêcheurs et la criée pour la vente du poisson valent le coup d’œil. Aucun problème à se promener dans le village, tout le monde est très poli, et nous devons répondre à des dizaines de « jambo » (bonjour) tenue vestimentaire correcte dans le village.

Nous étions au Amaan bungalow, 1er prix à 100 USD la nuit (pour une chambre à 3 personnes) j’ai réussi à descendre à 90 USD, mais bon le prix de la chambre ne valait pas plus de 50 à 60 USD Max !!!! en prime la 1ére nuit nous avons eu un rat dans notre salle de bain !!!!! petit déjeuner correct (avec des pancake) sur une terrasse qui surplombe l’eau.

SPICE TOUR

Je crois avoir vu le tour en vente à 13 USD par personne à Stone town. Pour notre part nous avions convenu avec notre taxi de faire un stop au spice tour pendant notre trajet nungwi/stone town. A savoir que ce trajet coute 50.000 TSH. Pour infos au départ de nungwi, il est possible de prendre un taxi à plusieurs et partager les frais. Nous n’avons pas pris de dala dala, à tort surement, mais avec nos sacs et un enfant, nous avons choisi, l’option confortable (et chère) du taxi

Le surcoût pour faire le stop au spice tour était de 20.000 TSH, soit 70.000 tsh en tout, nous avons pris un guide francais (domido) à qui nous avons payé 10.000 ( prix non fixé, c’est vous qui donné en fonction de votre satisfaction) pour la superbe visite de prés de 2 heures , poivre, vanille, cannelle, gingembre , café, etc…Vraiment très instructif, pendant la visite, dégustation de fruits, noix de coco, etc.., nous étions vraiment ravis de cette visite.

Attention les prix proposés pour les épices dans les stands du tour sont très très cher, en gros sur stonetown, en faisant le tour des boutiques, nous avons trouvés de la vanille à 1 ou 2 dollars, sachet de girofles, cannelle, à 500 TSH, etc les prix sont moins chers à stone town que au spice tour (3 fois plus cher, voir plus...)

STONE TOWN kiponda hotel, dans un quartier populaire (60 USD/Nuit) petit dèj sur le toit. Mosquée juste à côté. Hôtel correct. En face il y a le Asmina palace (105 USD la nuit) un bon petit palace de compétition) le resto sur le toit est sympa, accès handicapé, via l’ascenceur

Forodhani gardens, pas mal de touristes, mais endroits sympas pour manger. Je recommande le jus de canne à sucre avec citron et gingembre (300 TSH le petit verre, 500 le moyen et 700 la pinte, attention j’ai vu un gars en vendre à 1000 TSH le petit verre !!!!) normalement si le type est sérieux, les prix sont affichés. Bref tout ca pour dire que c’est un délice…

Se balader dans stone town, pas besoin de guide, les papasi = vendeur de rue, pseudo guide( la crainte de ma femme) bon certains sont un peu lourdingue, mais ca reste gérable, enfin bon faut être ferme.

Toujours diviser les prix par 2 voir 3, exemple un awalé en forme de tortue, grand modèle, suivant les boutiques 1er prix à 65.000, 45.000 TSH, j’ai pu l’avoir à 18.000 TSH

Kanga (pagne que portent les femmes) ca vaut 4000 TSH, pour ce prix là, vous aurez 2 piéces. (elle se vende par 2, le haut et la bas)

Etc…idem pour tout les souvenirs, ne pas hésiter à barraguiner, et faire baisser les prix.

Une chose qui marche à zanzibar, mais pas à dar, c’est de faire semblant de partir, ou partir vraiment, vous aurez le souvenir au prix que vous voulez (dernier prix que vous aviez fixé)

Prison island, en 30 minutes de bateau de stone town, entrée 4 ou 5 USD, la visites des tortues d’aldabra vaut le coup., les reste du bagne/prison se visite en 5 minutes. Petit spot de snorkeling sympa au bord de l’ile. Avons payés 10 USD par personne au lieu des 35 USD par personne, annoncés en 1er prix.

Le marché (darajani market) vaut vraiment un détour, épices, dates, fruits divers, biscuits, etc…

Retour à Dar, en ferry avec la compagnie Azaam navigation, prix 35 USD par adulte, 25 USD par enfant, compter 2 heures de navigation. Navire, en état, propre, gilet de sauvetage à chaque siège, bar dans le navire. Les bureaux se trouve au rond point près du cinéma afrique, attention aux papasi, très collants dans ce coin là. Et départ presque à l’heure. Attention ca remue un peu en mer !!!!

Ce fut pour nous (le 1er voyage en afrique de ma femme et son fils de 10 ans) un voyage vraiment très bien et instructif, bon sur Dar, nous étions chez des amis, ce qui a rendu encore plus sympa notre voyage. Aucun problème avec les tanzaniens, aucune grosse embrouille, des gens toujours très polis , je ne compte plus le nombre de jambo que nous avons entendu. Malgré le ramadan, nous avons pu vivre normalement, les gens de zanzibar, m’on paru assez tolérant, bon nous sommes restés discret de toute façon (tenue correcte, pas de pause cigarette ne public, etc…) dans une grande majorité, les restos sont ouverts… un gros stress quand même pour prendre notre avion du retour en temps et en heure ( à cause des embouteillages)

Bon voyage aux veinards qui vont là bas, ...

a+ tyzef
Parcs de Zambie et du Zimbabwe English translation pending
by Mango12 · 2009-08-04 · 31 replies
Salut,

Mon mari et moi revenons de trois semaines passées au Botswana et en Zambie (South Luangwa) et nous n'avons qu'une envie: repartir au plus vite! Nous envisageons cette fois de faire le Zimbabwe (Hwange, Matusadona et Mana Pools) et de finir par le parc du Lower Zambezi en Zambie (jute en face de celui de Mana Pools). La question est la suivante: est-ce possible de passer la frontière (le Zambèze) à cet endroit? Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Namibie-Botswana juillet 2005 avec carte et photos English translation pending
by Mlefevre · 2005-07-27 · 14 replies
Pour voir le carnet avec plein de photos, cliquez ici : sibellelaterre

Voyage en Namibie du 04 au 22 juillet 2005

Après un voyage en Afrique du sud en 2000, en louant un camping car à Cape Town, nous avions envie de retourner en Afrique Australe. La situation en Afrique du Sud s’étant fortement dégradée ces dernières années, la Namibie et ses paysages de désert nous a paru adaptée à un voyage en famille avec nos enfants maintenant âgés de 9, 10 et 12 ans. Les informations trouvées sur internet et en particulier sur Voyage Forum nous ont beaucoup aidés dans la préparation du voyage. Nous renvoyons maintenant l’ascenseur en faisant à notre tour partager notre expérience et nos impressions. Ce récit comporte donc un mélange d’informations pratiques et de perceptions subjectives.

Carte du trajet tirée de Google Earth :admirez les dunes de Sossusvlei(entre 12 et 13), le Pan d'Etosha (entre 3 et 4) et le Delta de l'Okavango (au-dessus du 8).



LEGENDE : 1-Windhoek 2-Dan Vijoen NP 3-Etosha Okaukuejo 4-Etosha Namutoni 5-N'Kwazi Lodge 6-Mahango 7-Tsodillo Hills 8-Maun 9-Ghanzi 10-Solitaire 11-Naukluft 12-Sossusvlei 13-Walvis Bay 14-Swakopmund 15-Cape Cross 16-Brandberg 17-Spitzkoppe

Dimanche 03/07 Départ de Francfort (20h45) pour Joburg puis Windhoek (12h le 04/07) Adulte 865euro, enfant 482 euro, taxes d’aéroport comprises, billets achetés sur internet en janvier auprès de la Lufthansa. Vol de South Africa Airways.

Lundi 04/07 Le loueur du C car vient nous chercher à l’aéroport, très pro et nous conduit au dépôt de Bobocamper à mi-chemin de Windhoek. 1h après nous voilà au volant (à droite) pour rouler (à gauche) vers Windhoek. Circulation fluide, courses au « super »marché puis nous filons vers le Dan Viljoen Park au NO de Windhoek non sans nous perdre auparavant dans la banlieue pas du tout résidentielle du nord de W, qu’on ne peut toutefois pas qualifier de township. 5h après être descendus de l’avion, nous voyons nos premiers animaux « sauvages » en arrivant dans cette petite réserve aux portes de la ville : gnous, damans, antilopes diverses, hérons, canards, ibis, cormorans, perdrix et autres oiseaux moins familiers.



On est tout de suite dans le bain après 15 h d’avion et 1h de route. Déjà la nuit tombe, c’est l’hiver et il fait nuit à 17h30. Il va falloir se caler sur le soleil pour profiter au maximum de nos journées. Le camping est bien aménagé près d’un petit lac (chose rare en Namibie) : eau, électricité, barbecue.

Mardi 05/07 Au matin, tout excités, nous nous réveillons frigorifiés (5°C DANS le camping car) avant que le soleil ne se lève. A 6h30, nous sommes sur le pied de guerre pour une randonnée de 8 km dans les collines de la réserve. La température devient très agréable en quelques dizaines de minutes. Nous voilà bientôt en T-shirt faisant du canyoning (sans eau), pistant les gazelles (qui sont ici très craintives) et les damans.



La végétation est hivernale avec beaucoup d’arbres à feuilles caduques, l’herbe est jaune, la terre ocre, les nids de tisserins jaunes, le ciel tout bleu : ce seront les couleurs dominantes de notre voyage. Camping site : 150 dollars N, entrée parc 10DN pour le véhicule, 40DN/adulte, gratuit –de 16 ans. Nous n’avions pas réservé. Pas mal de monde sur le terrain de camping, quasi pas de randonneurs. Nous déjeunons rapidement puis filons sur Etosha (Okaukuejo, à l’Ouest). La route, toute droite, goudronnée, file entre les termitières et les arbres « pique-nique » (sous les quelques arbres de taille suffisante est aménagée une aire de pique-nique). Nous arrivons juste avant la tombée de la nuit (heure à laquelle l’entrée du parc ferme) et rencontrons tout de suite notre premier éléphant. Le camping est très grand avec eau, électricité mais manque un peu de charme. Il y a- nous semble-t-il- beaucoup de monde mais nous trouvons de la place sans avoir réservé. Camping site avec electricité 240ND, entrée du parc adulte 80ND, véhicule 10ND, gratuit avant 16 ans. Nous dînons rapidement puis filons au point d’eau éclairé la nuit. L’ambiance est d’abord un peu agitée avec les jeunes enfants qui courent dans tous les sens. Il leur faut bien se défouler après avoir passé toute la journée confinés dans les voitures (il est interdit de descendre de sa voiture sauf dans les camps, pour des raisons de sécurité et aussi sûrement pour la tranquillité des animaux). Cette agitation ne gêne d’ailleurs en rien les éléphants, rhinocéros, girafes, gemsboks, chacals et autres springboks qui se succèdent au point d’eau. Puis les plus jeunes vont au lit et l’ambiance devient presque religieuse. On ose à peine murmurer, on guette à la jumelle les girafes qui apparaissent au loin et attendent le départ des rhinos pour approcher. On ose à peine éternuer quand un vent frisquet se lève : les anoraks et bonnets ne sont effectivement pas un luxe, même si les gants et écharpes que j’avais emportés n’ont finalement pas servis (et pourtant, je suis une frileuse de première !) Est-ce la température nocturne, la clim de l’avion ou l’air très sec ? Les enfants ont tous les 3 eu les lèvres super gercées (un tube de crème à lèvre peut être utile). Finalement, à contre-cœur, nous abandonnons le spectacle pour prendre des forces pour le lendemain car nous ne passerons qu’une deuxième nuit à Etosha (à Namutoni).

Mercredi 06/07 A l’aube, nous quittons Okaukuejo vers l’est et sillonnons le parc au gré des quelques pistes transversales qui permettent de faire des « boucles ». Très rapidement, nous sommes seuls et ne croisons que d’épisodiques voitures.

Les zèbres échappent à une attaque de lionnes.



Les animaux sont nombreux et très peu craintifs, les voitures font « partie » de leur paysage.



La zone immédiatement au bord du pan présente une végétation clairsemée, puis à mesure que l’on s’éloigne du pan vers le sud, les buissons deviennent plus denses pour finir par donner un bush impénétrable au sein duquel l’observation des animaux relève de la loterie.



Le seuil relief est celui de la colline de Halali faite de blocs rocheux noirâtres, parsemés de baobabs. Le paysage d’Etosha est assez monotone et la lumière du soleil au zénith écrase encore les reliefs.



L’aube et le couchant sont donc les moments privilégiés pour se rincer l’œil, mais sous ces latitudes tropicales, ces moments sont éphémères. C’est donc in extremis que nous arrivons à Namutoni avant la fermeture. Ici aussi, nous trouvons de la place avec électricité (mais ce doit être la dernière). A Namutoni, le point d’eau reste désespérément désert (est-ce habituel ?).

Jeudi 07/07 Aujourd’hui nous décidons de partir sur la piste qui monte vers le nord vers la sortie d’Andoni car nous devons quitter Etosha vers midi pour dormir à Rundu ce soir. Cette partie de la réserve présente un paysage plus varié, légèrement vallonné, avec une alternance de pans, de forêts, de savanes ponctuées de beaux arbres. Ca doit être magnifique quand il y a de l’eau. Il y a ici aussi beaucoup d’animaux et très très peu de monde. C’est la partie du parc d’Etosha que nous avons préférée. Vers midi, comme prévu, nous filons plein NE vers Rundu et franchissons la barrière vétérinaire environ 120 km avant Rundu. Il s’agit d’une frontière à la fois sanitaire (fièvre aphteuse au nord) mais aussi sociale et ethnique. Au sud, il s’agit d’une Afrique occidentalisée. Au Nord, 100 mètres après cette « frontière », se succèdent d’innombrables petits villages que les enfants qualifient de « village de KIRIKOU » : qq huttes de bois et de terre séchée, au toit de chaume, toutes de la même taille (définie par la longueur des gerbes qui font le toit), entourées d’une palissade de branches, ombragées par quelques arbres.



Et il n’y a pas d’autre type d’habitat. La route file, toute droite, ponctuée de place en place de citernes d’eau et l’on voit les femmes porter l’eau et le bois, les garçons essayer des maîtriser des ânes ou des bœufs récalcitrants qui tirent des traîneaux chargés de bidons d’eau ou de bois. Rares sont ceux qui ont des roues ! On n’en revient pas. Finalement, au culot et au pif, on décide de s’arrêter dans un de ces villages. Tout au long de la route sont disposés de petits tas de bois soigneusement empilés que les gens vendent pour qq dollars. C’est l’occasion d’entrer en contact. Nous demandons à visiter le village du marchand de bois. Il accepte volontiers : dans ce village qui est en fait une maison vivent 7 personnes : le marchand, son frère Serengui qui parle un peu anglais, leur deux épouses, deux petites jumelles de 6 ans et un petit garçon de 2 ans.



Serengui est appelé à la rescousse à travers la savane.



Bien sûr nous faisons quelques photos en « essayant de ne pas abuser » : nous sommes tous un peu gênés, la situation étant nouvelle tant pour ces villageois que pour nous.



Nous apprenons que les deux petites filles vont à l’école juste à côté : Serengui nous la fait visiter et la maîtresse arrive alors. Elle nous explique qu’elle a 25 élèves auxquels elle fait la classe 6h par jour. Les plus grands sont à l’école primaire à 20 km où ils restent toute la semaine. L’école est une case de 8 m sur 4 en bois et torchis comme les huttes, sans autre porte qu’un buisson épineux pour empêcher les animaux d’y entrer. On y trouve en tout et pour tout 5 ou 6 troncs d’arbre alignés en face d’un tableau noir. Au fond trônent 2 casiers métalliques qui contiennent les trésors de l’école et dont la maîtresse détient la clé. En remerciement nous laissons 2 bidons d’eau que j’avais emportés en prévision (lors d’un précédent voyage au Maroc, nous avions remarqué l’importance des récipients pour le transport de l’eau). A la maîtresse, les enfants abandonnent les quelques feutres et crayons qu’ils avaient emportés. Quelle expérience, d’autant plus marquante qu’inattendue ! Nulle part dans les guides ou sur le net, je n’avais rien lu sur ces villages ! Finalement, nous arrivons à Rundu alors qu’il fait déjà nuit noire (la lune, à l’envers, est réduite à un mince croissant). Nous arrivons péniblement par une piste sablonneuse au camping du N’KWAZI Lodge, à l’est de Rundu, sur la rive sud de l’Okavango. Nous trouvons encore une fois la dernière place du camping (eau, douches chaudes, électricité jusqu’à 1h du matin) Camping 175ND pour nous 5. Le camping ressemble à un jardin avec une végétation tropicale luxuriante, toutefois seuls les lodges ont la vue sur le fleuve.

Vendredi 08/07 Au petit matin nous longeons à pied la rive en aval sur quelques centaines de mètres. Il fait très frais ici aussi. Sur la rive opposée, des huttes rondes comme partout ici, un maigre feu autour duquel se presse une famille et le tam tam qui résonne dans l’aube naissante… Puis c’est la corvée d’eau avec les bœufs qui tirent leur traîneau lourdement chargé. Nous voyons nos premiers mokoros, ces pirogues taillées dans un tronc d’arbre. Notre prochaine étape est la petite réserve de Mahango à l’entrée de la bande de Caprivi, juste avant la frontière avec le Botswana. Nous faisons le plein de diesel à Divundu, dernière station avant le Botswana. Sur notre route nous faisons une pause à Popa Falls :



petits rapides entourés d’une végétation tropicale assez dense avec quelques plages de sable fin (entrée 46 ND pour nous 5). 1h30 à 2h00 suffisent largement pour en faire le tour. Nous arrivons à Mahango vers midi (entrée 90 ND) : la garde, très gentille, nous énumère tous les animaux dangereux de l’endroit et nous indique que contrairement à ce qui est indiqué dans les guides, on ne peut descendre de voiture qu’en deux endroits. La route Est qui longe l’Okavango est accessible sans 4X4 : singes, antilopes, oiseaux, zèbres. Pas un « chat »… Nous pique-niquons seuls au bord du fleuve près des baobabs géants,



farniente au soleil en observant les oiseaux, photos « rapprochées » d’oiseaux. Soudain je vois un crocodile de bonne taille filer dans l’eau à l’endroit même où je me trouvais 10 mn avant pour immortaliser un bel oiseau vert. Glups ! Au dessert, nous percevons tous distinctement un grognement derrière les buissons situés à une dizaine de mètres : reGlups !! Nous finissons le repas en vitesse en jetant des coups d’œil inquiets par-dessus nos épaules… Sensation inédite…Finalement nous ne verrons aucun fauve dans ce parc. Plus tard, nous décidons d’aller au point d’eau que l’on atteint en prenant la première piste à droite en entrant par le nord dans le parc. Déception, rien. Nous continuons donc la piste qui bien que réservée aux 4X4 au-delà du point d’eau nous paraît carrossable. 500 m plus loin, nous voilà ensablés ! Je sors alors triomphalement les plaques de désensablement en plastique souple et la pelle que j’avais placés dans nos bagages malgré le sourire narquois de Fred mon mari. On ne rigole quand même pas vraiment car l’heure tourne et nous devons avoir quitté la réserve avant la nuit. Finalement, on s’en sort, très poussiéreux, mais soulagés. Demi-tour. Arrivés au point d’eau, un troupeau d’éléphants nous barre la route.



Super ! Nous restons à bonne distance d’autant plus qu’il y a des jeunes. Au bout d’une demi-heure, ils cèdent le terrain et nous filons vers la sortie sud, en route pour le Botswana. Nous aurions aimé consacrer un peu plus de temps à cette charmante petite réserve qui permet de profiter un peu du fleuve qui sinon reste relativement inaccessible car loin de la route ou entouré d’un rideau de roseaux et de papyrus impénétrable. Mais nous avons réservé au Naukluft puis à Sessriem donc c’est un peu la course car initialement nous n’avions pas prévu cette petite virée vers l’Okavango. 16h59 : nous arrivons au poste frontière : panique à bord, ça ferme dans 1 minute !! Nous ne le savions pas. Après un accueil un peu frais : « la prochaine fois, vous dormirez entre les deux postes frontières ! » (ouiiii, j’aimerais bien qu’il y ait une prochaine fois), quand les douanières botswanaises comprennent que nous ne sommes pas des sudafs (notre c car est immatriculé en afrique du sud) mais des français, tout s’arrange, elles font des risettes aux enfants, nous leur faisons visiter le camping car… Ouf, nous sommes passés in extremis. Il fait nuit à présent mais nous roulons jusqu’au camping du Shakawe Lodge (10 km au sud de Shakawe)au bord de l’Okawango que jpw de VF nous avait recommandé.



Super en effet, vue sur le fleuve, électricité, douches chaudes, accueil chaleureux, vraiment pas grand-monde (175ND la nuit). Nous convenons avec le mari de Kate d’une balade sur l’Okavango le lendemain après-midi (500 pula. 1 pula=environ 0, 15 euro)

Samedi 09/07 De très bonne heure, nous partons pour les Tsodillo Hills à 1h30 de piste. Nous arrivons vers 8h et choisissons de prendre un guide - pas obligatoire - (6 euros, nous n’avons pas de pulas) mais à notre avis indispensable à moins de passer des jours à inspecter chaque pan de rocher. Les peintures rupestres sont très bien conservées, très contrastées pour la plupart, très variées. Nous faisons avec notre guide une balade tranquille de 2heures. Du haut de Female Hill, nous surplombons le Kalahari qui s’étend vers l’ouest à perte de vue (ici il ne s’agit pas du désert comme dans le Kalahari Gemsbok Park mais du bush). De retour à Shakawe mous essayons en vain de nous procurer des pulas. Trois commerces offrent des taux d’usuriers : 50 à 60 pulas pour 100 ND quand le taux est plutôt à 80, nous renonçons. L’après-midi, le mari de Kate nous embarque sur un bateau en alu à fond plat



pour une virée jusqu’au coucher du soleil sur l’Okavango : il connaît le coin comme sa poche et nous fait découvrir des myriades d’oiseaux de toutes sortes. On ne sait plus où donner de la tête, crocodiles, hippos (à bonne distance pour ces derniers).



Nous croisons des pêcheurs sur leurs frêles mokoros. Finalement, après cet aperçu détaillé de la faune du fleuve, nous nous félicitons du franc-bord qu’offre notre barcasse en alu, certes moins romantique. Les bords du fleuve sont bordés de papyrus et de palmiers, la végétation par endroits est luxuriante.



Que de vert, que d’eau…C’est un sacré contraste avec le reste de notre voyage placé sous le signe de la sécheresse. C’est une parenthèse vraiment rafraîchissante que nous aurions bien aimé prolonger un peu. Nous passons donc une deuxième nuit au camping du Shakawe Lodge.

Dimanche 10/07 Heureusement, le Shakawe Lodge accepte les euros et nous vend aussi des pulas à un taux de change moins défavorable (5, 5 pula pour 1 euro, bon….) De toute façon, il n’y a pas de banque avant Maun et ce que nous n’allons pas tarder à découvrir, c’est qu’il n’y a pas non plus de diesel avant Maun, la station de Gumare n’ayant pas été approvisionnée. Quand le sera-t-elle ? Peut-être cet après-midi ou demain. Nous faisons donc un détour de 200 km pour aller faire le plein à Maun avant de repartir sur Ghanzi. Malheureusement, c’est Dimanche et nous ne pourrons donc pas découvrir l’artisanat bushmen vanté par les guides. Toute cette route depuis la frontière namibienne au nord jusqu’à la frontière namibienne à l’ouest (poste de Mamuno) est goudronnée et en parfait état, elle est cependant très monotone et ne laisse jamais apercevoir le fleuve. Dans la portion Shakawe-Tsau, il y a toutefois quelques villages, qui ressemblent beaucoup à ceux du nord de la Namibie avec beaucoup plus d’ânes, extrêmement peu de voitures si l’on exclue les 4X4 des touristes, quelques taxis collectifs. Plus au sud et à l’ouest, c’est plat, très très plat et très vide, aucun village - sur la route principale du moins. En Namibie et au Botswana les routes sont bordées de chaque côté d’une zone dégagée qui permet aux piétons, charrettes et autre bétail de circuler et aux conducteurs de les voir longtemps à l’avance : ces routes ne sont donc pas dangereuses à condition de ralentir suffisamment. Elles sont de place en place ponctuées de totem fait de matériaux vraiment mais alors vraiment pas recyclables : pneu éclatés, bidons crevées, cartons éventrés, qui servent à signaler les sentiers qui mènent aux villages en retrait de la route : les gens peuvent ainsi indiquer au chauffeur du taxi collectif l’arrêt correspondant à leur village. C’est un vrai plaisir d’ailleurs de croiser tous ces gens qui vous saluent avec un sourire ultrabright en agitant la main un peu comme des enfants. En Namibie comme au Botswana, nous avons été agréablement surpris par la courtoisie, la gentillesse et la disponibilité des gens. Les bouquins d’Alexander Mac Call Smith (par ex Vague à l’Ame au Botswana) rendent très bien compte de cette atmosphère bon enfant et bien élevée. Jamais - du moins dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons été « sollicités ». Les gens sont disponibles si vous allez vers eux mais sont très respectueux de votre tranquillité. Un régal. Par ailleurs, bien que la Namibie ait également souffert de l’apartheid et même s’il est vrai que les tâches subalternes sont exclusivement dévolues aux noirs, on ne ressent pas cette défiance des noirs vis-à-vis des blancs telle que celle qui nous avait mis mal à l’aise en Afrique du sud.

Nous fonçons vers le poste frontière de Mamuno car nous craignons que lui aussi ne ferme à 17 heures. En fait, étant situé sur la Transkalahari Highway, il ne ferme qu’à minuit…Il y a même un poste de change côté namibien juste avant la frontière, ce qui fait cruellement défaut à la frontière près de Shakawe). On y trouve aussi du carburant (côté Botswana, la station de Charles Hill n’avait plus de diesel …) C’est une longue journée de transition, alors nous bouffons du km. Nous nous arrêtons vers 20 heures 100 km avant Windhoek et dormons sur une aire de pique-nique un peu à l’écart de la route. Aucune difficulté pour faire cette route de nuit, il y a très peu de villages, les ânes sont tous restés au Botswana et la route est bien dégagée.

Lundi 11/07 Nous repassons à Windhoek faire un ravitaillement avant d’attaquer le Naukluft et Sessriem où nous ne trouverons pas grand-chose. Le supermarché qui nous avait paru minuscule lors de notre premier ravitaillement nous parait maintenant opulent après les petites épiceries du Botswana. Ca a d’ailleurs été un vrai choc cette pauvreté au Botswana. Nous ne la soupçonnions pas vu les prix pratiqués en matière de prestations touristiques. Dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons pas vu de « vieux ». Au Botswana, l’espérance de vie est de 42 ans !!! (les vieux, c’était nous !!) et 56 ans en Namibie (mais avec une population blanche plus importante). Nous quittons Windhoek par la C26 puis le Gamsberg Pass, la route serpente à 2000 m d’altitude. Paysage tourmenté magnifique, animaux du désert (gemsboks, autruches, springboks, suricates, aigle serpentaire). L’étape est cependant bien longue : 270 km jusqu’à Solitaire puis encore 80 km jusqu’au Naukluft Camp site soit en camping car 6h30 de piste. C’est long mais c’est beau ! Nous arrivons à la nuit tombante à l’entrée du camping du Naukluft (entré autorisée seulement entre le lever et le coucher du soleil) entrée adulte 80ND, véhicule 10DN, moins de 16 ans gratuit. Camping environ 175ND. C’est vraiment le bout du monde. Le camping est très bien aménagé, ombragé, douches chaudes, pas d’électricité, emplacement perso très cosy. Une quinzaine de places seulement environ dont seule la moitié est occupée.

Mardi 12/07 En route pour le Waterkloof trail, balade de 17 km, après 2 jours de route ça va nous dégourdir les jambes. 9h plus tard, ah ça oui, elles sont drôlement dégourdies les gambettes.



La balade commence tranquillement dans le lit d’une rivière jonché de gros galets instables de la taille de ballons de foot, hand, basket, rugby, bref de toute taille et les ¾ des 17 km continuent sur ce type de terrain. La dénivelée n’est pas importante du tout mais on n’avance pas d’autant plus qu’il y a plein de choses à voir et qu’il faut aussi regarder où l’on met les pieds. En vrac : canyons, cuvettes, pools, bassins glougloutants, roseaux, cactus, ficus géants qui s’incrustent dans la montagne, grimpette sur un petit sommet, vue panoramique sur les montagnes du Naukluft.



Une bonne douche chaude à l’arrivée suivie d’un bon feu de bois mais aussi d’un peu de bricolage les « baboons » ayant profité de notre absence pour tordre les capots de toit du camping car et passer la main à travers les moustiquaires. Ils ne sont heureusement pas parvenus à entrer. Quand nous les avons croisés à la fin de la balade, ils m’avaient bien semblés fuir un peu notre regard. En attendant quelle force pour tordre ainsi du bout des doigts des capots métalliques qui étaient pourtant fermés. Donc gare !! Dorénavant, nous éviterons de nous garer sous un arbre et prendrons soin de replier les rétroviseurs pour ne pas leur fournir d’escabeau trop pratique. 2ème nuit au Naukluft

Mercredi 13/07 Aujourd’hui nous jetons nos dernières forces dans l’Olive Trail, 11 km seulement, sur le même type de terrain avec un relief de canyon plus marqué et une végétation « de rocailles » superbe.



Pas mal non plus mais un peu moins varié que le Waterkloof Trail (car beaucoup de pools à sec), doit être plus beau encore avec de l’eau. L’après-midi, départ pour Sessriem, 120km de bonne piste, 2h. Le camping de Sessriem est super pour qui a réservé et vraiment pas terrible sinon. Dans le premier cas, emplacement avec vue sur la dune Elim, sous un immense arbre solitaire, avec point d‘eau et barbecue (douches à 300m, chaudes, pas d’électricité).



L’imprévoyant est relégué sur un parking de sable en plein soleil, sans eau, loin de tout, (mais il aura toujours de la place à mon avis). Nous ne regrettons pas le marathon que nous a imposé notre réservation à Sessriem. Nous profitons des dernières heures de jour pour filer jusqu’à la dune Elim à 2 km du camp qui nous offre un avant-goût du désert de sable, le vrai de vrai.



Le vent souffle assez fort depuis plusieurs jours si bien que les dunes sont quasiment vierges et nous prenons d’autant plus de plaisir à y laisser nos empreintes.



Nous regagnons ensuite notre royal emplacement et comme tout le monde nous endormons bien vite bercé par les cris de bestioles mystérieuses : on dirait des crapauds, mais dans le désert, on a du mal à y croire.

Jeudi 14/07 A l’aube, c’est la ruée vers l’or des dunes. A 100 à l’heure sur une piste mal goudronnée pleine de nid de poules, comme les autres, je roule trop vite. Il faut arriver avant que le soleil ne soit trop haut. Mais même si le parc ouvre ses portes à 5h45, le soleil se levant vers 6h30, les 60 km qui nous séparent de l’eldorado nous paraissent bien longs. Pourtant au fil des minutes, l‘aube rougit les dunes dont le pied est parfois baigné de brume. C’est beau mais on fonce, comme tout le monde. Les 5 derniers km sont à faire en 4X4 : ils sont là, fins prêts et nous sautons dans l’un d’eux. Il fait encore froid, les deux petits se calent à l’intérieur à côté du chauffeur qui conduit avec une jambe dans le plâtre. Ca serait trop facile sinon… C’est une piste de sable profond certainement réservée aux vrais 4X4. (180 ND A/R pour nous 5) Nous demandons au chauffeur de nous déposer entre Dead Vlei et Sossusvlei pour nous choisir notre dune perso et de fait, il n’y a personne.

Cherchez les enfants sur la photo



La lumière est superbe, rasante, chaude, on fait des photos 13 à la douzaine et il n’y a rien à jeter. On repère d’autres vlei que Dead Vlei où il n’y a personne.



Le GPS n’est pas inutile pour éviter de trop se perdre. Nous marchons dans les dunes quelques heures puis retournons au parking 2X4 à pied, belle balade, un peu chaude (32°C à l’ombre). L’après-midi, les enfants jettent l’éponge et restent jouer près du camping-car pendant que nous allons jusqu’à Hidden Vlei que l’on atteint à partir du parking 2X4, pas mal non plus mais quasiment que dans du sable mou, dur, dur… Au retour, arrêt à la Dune 45, les enfants ont recouvré des forces et vont poser en haut de la dune. Photo…encore et encore…

Cherchez nos traces sur la photo



2ème nuit à Sessriem, toujours au son des « crapauds ???? ».

Vendredi 15/07 Départ pour Walvis Bay. Nous avions d’abord pensé « shunter » la côte pour aller plein nord vers Spitzkoppe, Brandberg puis Twyfelfontein. Mais Twyfelfontein nous a semblé (peut-être à tort) faire double-emploi avec les Tsodillo Hills qui étaient vraiment magnifiques. Donc en route pour les flamands roses puis les otaries de Cape-Cross. Mais d’abord un peu de mécanique car nous éclatons un pneu (arrière heureusement) 100 km avant Walvis Bay. Nos pneus qui nous paraissaient en bon état en prenant le C car à Windhoek ont pris en 4000 km un sacré coup de vieux. Prix du pneu 1170 ND : pneu d’utilitaire que le garagiste a du commander et qu’il a reçu dès le lendemain matin. On se dit qu’on a crevé au bon endroit au bon moment : en semaine, dans un coin « civilisé ». Un WE dans le Naukluft, ça doit être beaucoup moins drôle, surtout quand on a besoin d’un pneu un peu spécial. Si c’était à refaire, nous demanderions une deuxième roue de secours. Nous avions pris une assurance maxi et le loueur nous a donc remboursé le pneu sans problème.



Nous passons donc l’après-midi à Walvis Bay à admirer les très nombreux flamands roses. Ils sont vraiment très près et il est difficile de les effrayer pour les faire décoller (ils savent bien que l’eau est fraîche). La baie est en partie bordée d’une Esplanade, zone résidentielle où se côtoient de belles maisons. Tous les styles architecturaux sont représentés : la législation doit être bien moins contraignante que chez nous mais l’ensemble est harmonieux. Dans cette ville, pas ou très peu de barbelés autour des villas, pas de hauts murs hérissés de piquants. C’est cool… Pourquoi ici et pas à Windhoek ? En plus, il fait un temps magnifique. Ce n’est pas toujours le cas : quelques jours auparavant, il y a eu une tempête de sable terrible, parait-il. Le lendemain, brouillard, qui persistera toute la journée, du moins sur la frange littorale. Il pénètre au plus à quelques km à l’intérieur des terres mais peut être très épais. Il nous empêche de profiter de la vue sur les dunes qui bordent la route à l’est. A Swakopmund, nous faisons quelques achats souvenirs (pas donnés d’ailleurs, c’est beaucoup moins cher à Windhoek par ex). Nous croisons notre 2ème et dernier camping car (l’autre était à Sessriem). NB : en cherchant une piste pour pique-niquer au bord de l’Océan, nous arrivons près du camping de mile 4 : horrible, à éviter absolument, on dirait un camp de concentration. Puis nous montons jusqu’à Cape Cros (160 km depuis Walvis Bay) sur une bonne route goudronnée : à part la route nous ne verrons pas grand-chose si ce n’est de drôles de crustacés motorisés avec de longues antennes (il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ici que d’aller à la pêche avec son 4X4 décoré de grandes cannes à pêche fixées verticalement à l’avant du capot.) Cape Cross, c’est le bout du monde. Il n’y a rien sauf les otaries. Quel vacarme, on dirait des bêlements. L’odeur ce jour-là n’était pas si terrible, c’est vraiment le bruit qui est saoûlant. Il y a effectivement des milliers d’otaries dont on n’est séparé que part un muret de 50 cm contre lequel elles s’adossent !



Nous tentons une petite promenade en longeant la mer plus loin mais nous effrayons les bestioles qui ont l’habitude de voir les humains au parking et pas au-delà. Nous sommes obligés de nous éloigner de l’océan. Quelques chacals rôdent entre leurs victimes : de jeunes otaries. On rencontre pas mal d’os, de squelettes, une dépouille de chacal. Avec la brume, c’est spécial…. NB : éviter de faire le plein d’eau potable à Cape cross (au bureau de l’entrée du parc) ; elle sent fort la citerne en plastique. Nous quittons finalement la côte et 2 ou 3 km plus loin retrouvons le soleil. Route goudronnée jusqu’à Henties Bay (juste avant, township vraiment lugubre dans le brouillard humide et glauque) puis bonne piste jusqu’au Brandberg où nous arrivons à la nuit. Le camping est interdit au Brandberg mais il est tard et puis… nous stationnons, c’est tout. Le matin à l’aube, la montagne s’embrase en effet pendant 10 mn puis le soleil monte et la température aussi, très vite. Nous sommes à l’entrée de Tsibab Ravine qui mène à la fameuse White lady : ce ravin est orienté plein est donc ça chauffe très très vite. Un panneau indique que la présence d’un guide est obligatoire. A 8 heures, toujours personne. Tant pis, nous ferons sans guide. Le chemin est d’ailleurs parfaitement tracé et mène en 40 mn au site de la White lady qui est très aménagé avec « salle d’attente »… Dommage à notre avis, mais ça doit être pour son bien… Le graphisme de ces peintures est d’ailleurs magnifique, très fin et -c’est vrai- fait penser à une origine méditerranéenne. C’est assez troublant dans cette région si australe de l’Afrique. Les guides mentionnant plus de 8000 peintures dans le Brandberg, nous décidons de monter plus haut dans le ravin dans l’espoir d’en découvrir d’autres, en vain. C’est un dédale de blocs de la taille de maisons voire d’immeubles de plusieurs étages, sans sentier identifiable. Impossible sans un guide de trouver quelque chose : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Au bout de 5h de crapahut, nous n’en pouvons plus (il fait 32°C). Nous regagnons donc le parking et payons 65 ND à la cabane des guides pour l’accès au site. Les guides nous confient arriver à des heures très variables, parfois seulement vers 9h ! Nous sommes un peu déçu par le massif qui n’est vraiment pas facilement « randonnable », mais pas par les peintures qui sont vraiment magnifiques (bien que le site de la White Lady soit limité à un pan de rocher). Au hit parade de la peinture rupestre, nous placerions les Tsodillo Hills loin devant (mais nous ne connaissons pas Twyfelfontein) : très nombreuses peintures, massif accessible aussi sans guide, facile à randonner, même si un guide est utile pour ne pas passer à 5m de certaines peintures sans les voir). L’après-midi nous nous requinquons au bord de la piscine de l’Ugab Wilderness Camp (1ère piste à gauche en quittant Tsibab ravine) : petite nappe d’eau turquoise (un peu laiteuse c’est vrai), ceinte d’une couronne d’herbe verte fluo, au milieu de la caillasse ocre, avec un beau jardin japonisant : un régal.



Il y a plein de suisses (enfin plein, tout est relatif, peut-être 3 groupes) : le camp doit être dans un guide … suisse. Le camping est très grand, ombragé, douche chaude (l’employé allume un feu de bois sous le réservoir vers 16 h et à 18 h c’est prêt !). Vraiment une bonne adresse, 110ND la nuit.

Lundi 18/07 Nous partons pour Spitzkoppe où nous arrivons de bonne heure après quelques courses à UIS (« super »market sommaire, pompe ouverte de 5h à 21h). Le massif –orange- se détache sur l’horizon des dizaines de km à l’avance. Il gardera cette couleur chaude tout au long de la journée. Au Spitzkoppe, il n’y a pas d’eau. Ils sont approvisionnés par un camion citerne. L’eau est donc rare et … chère : 0, 50 ND/litre. Avant d’arriver à l’entrée du parc, pour la première fois, nous nous sentons mal à l’aise. La route est bordée de huttes misérables, des bushmens nous tendent quelques objets d’artisanat avec insistance, des enfants en guenilles dans les bras, nous faisant signe qu’ils ont faim. Que faut-il en penser ? Il nous semble avoir pourtant parcouru des régions au moins aussi pauvres…Difficile de faire la part des choses. Au cours de nos balades dans le massif, nous croisons des écoliers qui aimeraient aussi nous vendre leurs amulettes, mais sans trop insister. La géologie du coin est vraiment très amusante, toute en rondeurs, avec des blocs posés en équilibre, des tobogans, des pools, des arches.



C’est un régal de s’y perdre. C’est une végétation de désert : quiver tree, cactus, plein de « trucs qui piquent ». Nous verrons peu d’animaux : des « chamois locaux », antilopes que nous n’avions pas vues ailleurs, des damans, quelques oiseaux ressemblant à des hirondelles et quelques petits rapaces. Ici aussi on trouve des peintures rupestres : le site le plus amusant (on « s’y croirait ») est Bushman Paradise dans les Pondoks.

Cherchez le camping car sur la photo



Les « montagnes » s’étendent sur quelques km seulement mais sont sillonnées de pistes en bon état qui permettent de se choisir un coin (vraiment) tranquille pour la nuit. Les emplacements font parfois plusieurs hectares, il n’y a pas grand monde. On peut comme partout y faire son petit feu.



Vraiment un bel endroit, que nous avons préféré au Brandberg.

Mardi 19/07 Départ pour Tsaobis au sud de Karibib : 50 km de bonne piste, puis 11km d’une piste vraiment pas faite pour un camping-car qui nous prendront 40 mn ! C’est une petite « réserve » dont la vocation serait la conservation d’espèces en voie de disparition comme le léopard et le guépard. Elle semble toutefois un peu sur le déclin, nous n’y avons vu que de rares antilopes et quelques damans. Les propriétaires plus tout jeunes, fort sympathiques au demeurant, nourrissent leurs félins avec de la pâtée pour chat agrémentée du produit de la chasse dans leur réserve (zèbre, cheval ou oryx). Et la chasse semble de + en + difficile…

A Tsaobis, on caresse CP (c'est son nom, dire sipi) APRES la "pâtée"



Les enfants se sont beaucoup plus dans ce petit camp où ils ont pu observer à loisir de jeunes singes, caresser un guépard, se rafraichir dans la piscine.

Mercredi 20/07 A la demande unanime des enfants, nous avons passé une deuxième nuit dans ce parc. Il existe 3 balades très bien balisées de 4 à 9 km environ qui permettent d’apprécier un paysage vallonné mais la faune est vraiment discrète.

Jeudi 21/07 Décidemment, il fait beaucoup plus chaud qu’au début de notre séjour et les enfants ont pris goût aux piscines. Nous reprenons l’avion demain. Il faut nous rapprocher de Windhoek. Nous décidons d’aller à Gross Barmen, au sud d’Okahandja. Il s’agit d’un complexe touristique créé autour d’une source d’eau chaude. Il parait surdimensionné en cette saison. Nous sommes seuls dans la piscine, survolée par des pélicans. L’endroit n’a pas beaucoup de charme, mais c’est une halte commode près de Windhoek (à 60 km). 110ND tout compris. Eau, électricité.

Vendredi 22/07 Après un bon nettoyage du camping car, nous le rendons vers midi et nous faisons raccompagner à l’aéroport. South African Airways est en grève. Nous prendrons donc un vol direct de Air Namibia vers Francfort qui partira avec 6h30 de retard. Nous patientons donc 12 heures à l’aéroport sans être sûrs d’avoir de la place sur ce vol. Finalement, on embarque. Vol sans histoire, personnel de bord souriant. Je crois que les billets sur ce vol sont moins chers que par South Africa Airways qui en plus fait transiter par Joburg. A voir…

ET LA PROCHAINE FOIS ?

Nous aimerions retourner en Namibie ET au Botswana en dehors de la saison sèche. On se la jouerait « aventuriers » en louant un 4X4 avec 2 tentes de toit. On aimerait voir de beaux ciels d’orage, de gros cumulus, de l’eau dans les rivières et les pans, des feuilles aux arbres, des fleurs et de l’herbe tendre et verte. On combinerait peut-être Moremi et Chobe au Botswana et le Kaokoland en Namibie

LES BONNES SURPRISES DE NOTRE VOYAGE La découverte du nord de la Namibie et du NO du Botswana. La bonne humeur et la gentillesse de la population. La quiétude de ces 2 pays, aucun sentiment d’insécurité. L’affluence qui reste très raisonnable même dans les lieux qui font partie des incontournables en Namibie comme Sessriem ou Etosha. Pas de moustique dans les zones impaludées (NE) donc arrêt de la prophylaxie au bout de 2 jours. Très peu d’insectes : beaucoup moins que chez nous en été, sauf plein de moustiques à Walvis Bay. Pas vu de scorpions ni de serpents malgré nombreuses ballades (mais vu une mue de belle taille, 5cm de diamètre, 1, 50 m de long, donc…)

UN SEUL REGRET Le fait de voyager en camping-car offre certainement moins d’opportunités de contact avec la population blanche. En fréquentant les lodges, il est certainement plus facile d’appréhender son mode de vie et ses préoccupations. Le camping-car permet toutefois de voyager l’esprit libre, au feeling, sans souci de l’étape du soir et de dormir dans des sites uniques comme Sessriem ou Spitzkoppe. Une bonne formule doit être de combiner tente et lodge de temps en temps.

COMBIEN CA COUTE AVION pour 5 : 3851 euro Location camping car avec assurance maxi (CDW3) : 3050 euro Sur place (parcs, camps, nourriture, souvenirs, divers) : 1165 euro TOTAL : 8065 euro pour 3 semaines à 5.

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