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La gastronomie: un frein aux voyages? English translation pending
Vous est-il arrivé de renoncer à un ou des voyages à cause de la nourriture servie à destination ?
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Actualité à Bangkok et itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous devons nous rendre en Thailande (Bangkok) le 8 avril. Nous allons voyager pendant 3 mois en Asie du Sud Est (Cambodge-Loas-Vietnam). Nous avons prévu de commencer par le nord de la Thailande :
Bangkok
Kanchanaburi
Ayuthaya
Sukhothai
Chiang Mai
Chiang Kong pour passer ensuite au Laos.
Mais vu les événements actuels à Bangkok, pense-vous que cet itinéraire est faisable ou est-il préférable de quitter la Thailande dès notre arrivée par le Cambogde et Vietnam ?
Merci par avance de vos réponses. Antho et cyss
Mais vu les événements actuels à Bangkok, pense-vous que cet itinéraire est faisable ou est-il préférable de quitter la Thailande dès notre arrivée par le Cambogde et Vietnam ?
Merci par avance de vos réponses. Antho et cyss
Administrateur de colonies, récit (Togo) English translation pending
Togo
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
../..
(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
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(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Ma réconciliation avec la Corée du Sud English translation pending
J’étais déjà allé une fois en Corée du Sud, en 2002, un an avant de rendre visite à son homologue nordiste, et il faut bien reconnaître que j’avais gardé une opinion plutôt négative de ce pays. Je ne m’étais pas promis de ne jamais y retourner, mais je l’avais trouvé insipide, peu accueillant et somme toute, peu intéressant à visiter. Plus tard, au fil des années, la Corée du Nord et le Yanbian m’ont réconcilié avec le monde coréen et bon an mal an, j’ai fini par oublier mes mauvais souvenirs sud-coréens. Mon intérêt pour la culture coréenne grandissant presque de jour en jour, un retour en Corée du Sud était inévitable, malgré l’intense propagande anti-sudiste qui a fini par m’imprégner à force de me plonger dans la littérature nord-coréenne.
Mais c’est l’amour du ski plus que l’amour de la Corée qui m’a ramené là-bas pour les vacances du Nouvel An chinois 2008. Vivre à Shanghai et être fou de ski est un gage certain de grande frustration car les pistes les plus proches sont bien loin de la grande métropole des plaines de Chine de l’Est, et les abondantes chutes de neige qui ont enseveli cette partie de la Chine peu avant les vacances étaient inexploitables en raison de l’absence de relief dans la région. Bref, si on veut partir au ski au départ de Shanghai, les options sérieuses ne sont pas si nombreuses que ça. On peut évacuer toutes les stations chinoises dont tous les témoignages concordent pour en souligner le manque d’intérêt et la petite taille, et il ne reste donc plus que le Japon et la Corée du Sud si on veut éviter les vols longs courriers. Ayant skié à Nagano il y a deux ans, la Corée du Sud semblait cette fois toute désignée pour assouvir ma passion, d’autant plus que le seul ami que j’ai réussi à convaincre de partir au ski avec moi voulait justement faire un tour dans ce pays. En ce qui me concerne, une réconciliation avec la Corée du Sud était-elle à la clé?
Mais c’est l’amour du ski plus que l’amour de la Corée qui m’a ramené là-bas pour les vacances du Nouvel An chinois 2008. Vivre à Shanghai et être fou de ski est un gage certain de grande frustration car les pistes les plus proches sont bien loin de la grande métropole des plaines de Chine de l’Est, et les abondantes chutes de neige qui ont enseveli cette partie de la Chine peu avant les vacances étaient inexploitables en raison de l’absence de relief dans la région. Bref, si on veut partir au ski au départ de Shanghai, les options sérieuses ne sont pas si nombreuses que ça. On peut évacuer toutes les stations chinoises dont tous les témoignages concordent pour en souligner le manque d’intérêt et la petite taille, et il ne reste donc plus que le Japon et la Corée du Sud si on veut éviter les vols longs courriers. Ayant skié à Nagano il y a deux ans, la Corée du Sud semblait cette fois toute désignée pour assouvir ma passion, d’autant plus que le seul ami que j’ai réussi à convaincre de partir au ski avec moi voulait justement faire un tour dans ce pays. En ce qui me concerne, une réconciliation avec la Corée du Sud était-elle à la clé?
Bangladesh: quinze jours de balade English translation pending
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions.

Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.
Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.


Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.

Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.

Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue
~
« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
~
Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
~
TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Retour du Mali et conseils English translation pending
Bonjour à tous,
Dans un précédent post (http://voyageforum.com/v.f?post=626472), je demandais des conseils. Je reviens maintenant du Mali où j'ai fait du tourisme 3 semaines. C'était ma première fois au Mali et en Afrique en général. Je remercie les membres de ce forum qui m'ont aidé, et en particulier Herbert, dont les conseils avisés m'ont été très utiles. Je suis parti au début de la saison des pluies (fin juillet-début aout). Par pluies, il faut entendre une bonne pluie de quelques minutes tous les 2/3 jours.
D'une manière générale, c'était un voyage assez fatiguant mais très intéressant. Je ne peux bien sûr pas prétendre connaître le Mali mais je me permet d'écrire ici quelques commentaires qui pourraient être utiles à d'autres. Si je me trompe, n'hésitez pas à me houspiller. Dans l'ordre, j'ai donc fait :
Bamako :
J'ai logé à l'auberge de Fatime et Mariétou à Badalabougou. On apprécie d'être dans un quartier tranquille comme ça plutôt qu'au centre. Autour du marché, c'est invivable de bruit, de sollicitations de coxers et autres. A Badala, au moins, on respire et on peut prendre le temps. Mariétou et Youssouf (qui s'occupent de l'auberge) sont très accueillants et de bon conseil. Les chambres mériteraient parfois un petit coup de peinture mais au moins, c'est d'une propreté irréprochable, ce qui n'est pas le cas partout au Mali. De Badala au centre, le taxi se négocie à 1000 FCFA. De l'aéroport à l'auberge, 4000 est un bon prix. On peut aussi prendre les Sotrama mais au début, ça intimide un peu !
Ségou :
J'y suis resté quelques jours et je n'ai pas regretté : Ségou est très sympa et très reposante. On n'est pas embêté par des coxers. Je devais loger à la Mission mais finalement il n'y avait pas de chambres dispos. Je me suis donc rabattu sur du plus cher. J'ai passé une nuit à l'hôtel Djoliba : rien à dire c'est impeccable. C'est un peu cher mais ça vaut le prix. Le bâtiment est bien conçu et même en ventilée il ne fait pas trop chaud. Comme c'était un peu cher quand même, j'ai ensuite passé 2 nuits à l'Auberge, où on a un peu l'impression d'être confrontés à une mafia libanaise. En ventilée, il fait très chaud. Heureusement qu'une bonne pluie bien longue m'a sauvé la mise. Ce n'est pas très propre et finalement, cet hôtel laisse une impression de "tape à l'oeil" assez creux, et je crois que le rapport qualité/prix du Djoliba est beaucoup plus intéressant (une ventilée au Djoliba est d'ailleurs moins chère qu'une climatisée à l'Auberge, et il n'y a pas photo). A Ségou, on mange très bien au Soleil de minuit. Tous les lieux cités sont dans le même coin, au centre commercial (et touristique). N'hésitez pas à parcourir Ségou de long en large. Allez notamment au quartier de la mission au petit soir pour rencontrer les catholiques qui semblent affirmer leur identité cultuelle au travers de la Bière de Mil et de la consommation de cochon. Vous rencontrerez aussi quelques musulmans qui viennent ripailler en douce ;) Si vous venez à Ségou en bus, préférez la compagnie Somatra dont la gare routière est plus proche du centre commercial. Evitez l'hôtel de l'Indépendance tenu par les mêmes personnes que l'Auberge : c'est si loin qu'une fois là bas, vous n'en bougerez plus ou alors en taxi, ce qui est moins sympa qu'à pied. Pour aller à Kalabougou (le village de pêcheurs), vous pouvez voir avec l'association des pinassiers pour partir en groupe (moins cher). La ballade est sympa. Je suis tombé avec des maniaques de la photo qui se croyaient au zoo et prenaient tous les spécimens en photo : un peu désagréable mais bon, la visite vaut le coup quand même. J'y suis allé samedi, jour de cuisson.
Sévaré/Mopti :
J'ai logé à Sévaré. C'est pas terrible, Sévaré mais on a au moins la paix sauf avec les gamins qui deviennent ici plus envahissants avec les toubabous qu'à Bamako ou Ségou. J'ai logé à l'hôtel Oasis qui est correct et propre, mais sans charme aucun. La nourriture n'y pas pas excellente et on préférera aller au MankanTe : très bonne nourriture et cadre très agréable et reposant. J'ai pas trop aimé Mopti non plus même si j'ai été surpris de ne pas me faire harceler plus que ça. Il faut dire que j'y suis allé le jour de marché de Djenné. C'était peut-être plus tranquille.
Pays Dogon :
Je m'étais mis d'accord avec un guide avant de partir mais comme je n'arrivais plus à le joindre une fois à Ségou et que comme nous n'étions qu'un groupe de deux, j'avais un peu peur qu'il nous préfère un groupe de cinq au dernier moment. A Ségou, j'ai rencontré Mohamed Sacko (Aventures Sarakolé) avec qui j'ai un peu discuté et qui m'a présenté un guide avec qui il travaillait : Ibrahim Touré. Le courant est bien passé et nous avons fait affaire en passant pas l'agence de Mohamed (avec des contrats écrits, des tampons et tout et tout). Nous nous sommes revus à Sévaré et avons été pris en charge à ce point et retour à Sévaré. Nous avons fait Sévaré-Bandiagara en taxi-brousse et Bandiagara-Sangha en petite voiture individuelle. Je ne regrette pas d'avoir pris la prestation à partir de Sévaré. Pour le Dogon proprement dit, nous avons fait Banani->Dourou en 4 jours/3 nuits (avec les transports jusqu'à Sévaré dans les quatre jours). Ca se fait bien mais un peu plus de temps pour flâner n'aurait pas non plus été du luxe. Prévoyez un boîte de pâté ou de n'importe quoi qui vous fasse plaisir quand vous allez en brousse : après quelques jours de spaghettis/riz à la dogonaise, le moral culinaire baisse un peu. Je n'ai rencontré que trois ou quatre blancs pendant tout mon séjour au Dogon. Moi qui m'attendais à un truc bondé de touristes, j'ai dû avoir de la chance. En tous cas, le Dogon, ça déchire : et je suis content d'avoir fait ça pendant les pluies (c'est tout vert), même si parfois, on a de l'eau jusqu'à la taille et que j'ai une fois été surpris par la pluie alors que je dormais sur un toit.
Djénné :
Je devais y aller mais finalement j'ai zappé. On m'avais dit que c'était très sale (plus que Mopti encore) et qu'en dehors des jours de marché, il n'y avait que la mosquée à voir et encore, c'était pas aussi extra que sur les cartes postales. J'ai préféré retourner à Bamako pour aller voir le pays Mandingue. Pour Djénné, on m'avait quand même dit qu'en venant de Sévaré, le mieux était d'attendre les bus Mopti>Bamako du matin sur la grande route de Sévaré, et de descendre au carrefour de Djenné. De là, Taxi-brousse jusqu'à Djenné. Pour quitter Djenné vers Bamako, pareil : partez le matin vers le carrefour et prenez les bus qui passent. Il gardent toujours des places.
Kangaba :
Dans le pays Mandingue, derrière Sibi. Nous y sommes allés avec un autre couple de français sympas rencontrés à Sévaré et qui revenaient sur Bamako comme nous. Nous nous sommes faits accompagner par notre guide Dogon : Ibrahim. J'ai bien aimé Ibrahim parce qu'il nous fait bien partager son vécu propre de "broussard" musulman, et la manière dont il accommode sa tradition animiste avec l'islam. Il est bien calé en histoire. Très intéressant. Nous sommes donc repartis avec lui au pays mandingue. J'ai logé à l'hotel Mande : nous étions seuls. L'hôtel est très correct même si la nourriture est un peu "dogonnaise". En fait, en brousse, je crois qu'il est inutile de chercher à manger de la viande correcte. J'ai été malade là bas (grosse dysenterie avec près de 40 de fièvre) alors je n'ai pas vu grand chose sauf l'hotel. Ma petite amie a trouvé ça formidable. les villages alentours sont très accueillants, c'est encore peu touristique. Bref, que du bonheur. Pour aller là bas : transport collectif Sotrama (camionnettes vertes) au départ de Bamako. Il y en a pour 100km. Le trajet aller a été pour nous une expérience forte : il a commencé à pleuvoir très fort au début du voyage et ça a continué des heures. Nous avons fait le trajet en roulant de 20/30 cm d'eau, à 15 à l'heure. Nous avons mis 6 heures à 20 dans le Sotrama qui fuyait de partout. Epique ! En teps normal, on nous a dit que ça faisait 1h30 (la piste est bonne) : comptez donc 2h/2h30.
Sinon concernant les recommandations d'ordre général : J'ai pris des répulsifs moustiques 5/5 (durée 8h) pour la nuit et de l'Insect Ecran (5h) pour le soir et le matin. Je n'ai pas été piqué. Je suppose que je n'ai pas la palu mais je continue bien à prendre ma Savarine Prenez bien tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier contre la tourista : vous risquez de ne pas y échapper Les coxers (rabatteurs) : c'est un peu une plaie mais c'est aussi normal : vous êtes blancs et si vous allez au Mali, c'est que vous ne faites pas non plus partie des français les plus pauvres (rien que le billet d'avion...). Vous êtes donc bien plus riches que la plupart des gens là bas. Le rapports sont donc forcément faussés. On vous sollicitera souvent. Parfois sans (trop d') arrières pensées, parfois avec. Quelqu'un vient vous voir avec un grand sourire : "Les maliens sont accueillants, j'adore les blancs !" : c'est un coxer ! Les Maliens ne sont pas des extraterrestres mais des gens comme vous : iriez-vous spontanément et insisteriez-vous avec obstination envers quelqu'un qui est occupé à autre chose juste pour discuter ? Non, vous ne le ferez que si vous êtes intéressés. Et quand vous vous adressez à quelqu'un juste comme ça, tententez-vous de le mettre particulièrement en confiance ? Les gens au Mali sont accueillants quand même mais ça se manifeste autrement. Si vous habitez même juste quelques jours dans un quartier, vous croiserez souvent les mêmes personnes et à force de dire bonjour vous discuterez un peu plus. Ce processus normal est assez rapide au Mali et c'est ici que je situe l'"accueil". Mais ne misez pas un copek sur les gens qui vous abordent. Souvent, et c'est normal aussi, les rapports les plus "authentiques" ont souvent lieu avec des gens à l'abri du besoin. Autre plaie aussi : le taxi est en face, on se dirige vers lui et un coxer se met entre pour faire l'intermédiaire et prendre sa commission : dites au taxi que vous ne connaissez pas le type en question et traitez directement avec lui. Pareil avec les marchands... La tenue vestimentaire : surtout si vous comptez rester un peu à Bamako, prévoyez une tenue un peu classe et des chaussures chouettes. Si vous sortez ou que l'on vous invite manger, vous serez moins mal à l'aise. Sinon, pas de vêtements blancs (très salissant et on se salit vite au Mali) Préparez-vous un peu à voir la misère côtoyer le luxe et le luxe s'afficher au milieu des ordures. La société Malienne, derrière la sympathie, la bonhomie et les thés partagés, est très dure et les inégalités sont énormes, surtout en ville. Il y a un esclavage encore manifeste (des noirs en réduisent d'autres en esclavage), il n'y a de fait qu'un vrai parti, la corruption est érigée en système, l'argent compte beaucoup dans les rapports humains et ce qui permet au système de tenir, c'est en grande partie une soumission (parfois un peu tartuffe) à l'Islam. Donc c'est pas tout rose et ne vous attendez pas à un compte de fées où les gens sont tous sympas en jouant du tam tam : le Mali EST un pays du tiers monde, ne vous trompez pas de voyage. Je m'attendais à ça et je n'ai pas été détrompé. Bien sûr, ça n'enlève rien aux bons côtés, mais il faut – par moments – savoir faire abstraction de certaines choses. Quand on se promène un peu, on reste aussi abasourdi de la richesse culturelle, du potentiel économique du pays et du peu de parti quien est tiré. Les Maliens ne font rien de tout ça. Alors le côté SystèmeD/bricolage omniprésent est sympa par moments mais des fois cette improductivité agace aussi quand on met en perspective le potentiel du pays et la pauvreté des gens.
En espérant que ça profitera à quelqu'un.
Dans un précédent post (http://voyageforum.com/v.f?post=626472), je demandais des conseils. Je reviens maintenant du Mali où j'ai fait du tourisme 3 semaines. C'était ma première fois au Mali et en Afrique en général. Je remercie les membres de ce forum qui m'ont aidé, et en particulier Herbert, dont les conseils avisés m'ont été très utiles. Je suis parti au début de la saison des pluies (fin juillet-début aout). Par pluies, il faut entendre une bonne pluie de quelques minutes tous les 2/3 jours.
D'une manière générale, c'était un voyage assez fatiguant mais très intéressant. Je ne peux bien sûr pas prétendre connaître le Mali mais je me permet d'écrire ici quelques commentaires qui pourraient être utiles à d'autres. Si je me trompe, n'hésitez pas à me houspiller. Dans l'ordre, j'ai donc fait :
Bamako :
J'ai logé à l'auberge de Fatime et Mariétou à Badalabougou. On apprécie d'être dans un quartier tranquille comme ça plutôt qu'au centre. Autour du marché, c'est invivable de bruit, de sollicitations de coxers et autres. A Badala, au moins, on respire et on peut prendre le temps. Mariétou et Youssouf (qui s'occupent de l'auberge) sont très accueillants et de bon conseil. Les chambres mériteraient parfois un petit coup de peinture mais au moins, c'est d'une propreté irréprochable, ce qui n'est pas le cas partout au Mali. De Badala au centre, le taxi se négocie à 1000 FCFA. De l'aéroport à l'auberge, 4000 est un bon prix. On peut aussi prendre les Sotrama mais au début, ça intimide un peu !
Ségou :
J'y suis resté quelques jours et je n'ai pas regretté : Ségou est très sympa et très reposante. On n'est pas embêté par des coxers. Je devais loger à la Mission mais finalement il n'y avait pas de chambres dispos. Je me suis donc rabattu sur du plus cher. J'ai passé une nuit à l'hôtel Djoliba : rien à dire c'est impeccable. C'est un peu cher mais ça vaut le prix. Le bâtiment est bien conçu et même en ventilée il ne fait pas trop chaud. Comme c'était un peu cher quand même, j'ai ensuite passé 2 nuits à l'Auberge, où on a un peu l'impression d'être confrontés à une mafia libanaise. En ventilée, il fait très chaud. Heureusement qu'une bonne pluie bien longue m'a sauvé la mise. Ce n'est pas très propre et finalement, cet hôtel laisse une impression de "tape à l'oeil" assez creux, et je crois que le rapport qualité/prix du Djoliba est beaucoup plus intéressant (une ventilée au Djoliba est d'ailleurs moins chère qu'une climatisée à l'Auberge, et il n'y a pas photo). A Ségou, on mange très bien au Soleil de minuit. Tous les lieux cités sont dans le même coin, au centre commercial (et touristique). N'hésitez pas à parcourir Ségou de long en large. Allez notamment au quartier de la mission au petit soir pour rencontrer les catholiques qui semblent affirmer leur identité cultuelle au travers de la Bière de Mil et de la consommation de cochon. Vous rencontrerez aussi quelques musulmans qui viennent ripailler en douce ;) Si vous venez à Ségou en bus, préférez la compagnie Somatra dont la gare routière est plus proche du centre commercial. Evitez l'hôtel de l'Indépendance tenu par les mêmes personnes que l'Auberge : c'est si loin qu'une fois là bas, vous n'en bougerez plus ou alors en taxi, ce qui est moins sympa qu'à pied. Pour aller à Kalabougou (le village de pêcheurs), vous pouvez voir avec l'association des pinassiers pour partir en groupe (moins cher). La ballade est sympa. Je suis tombé avec des maniaques de la photo qui se croyaient au zoo et prenaient tous les spécimens en photo : un peu désagréable mais bon, la visite vaut le coup quand même. J'y suis allé samedi, jour de cuisson.
Sévaré/Mopti :
J'ai logé à Sévaré. C'est pas terrible, Sévaré mais on a au moins la paix sauf avec les gamins qui deviennent ici plus envahissants avec les toubabous qu'à Bamako ou Ségou. J'ai logé à l'hôtel Oasis qui est correct et propre, mais sans charme aucun. La nourriture n'y pas pas excellente et on préférera aller au MankanTe : très bonne nourriture et cadre très agréable et reposant. J'ai pas trop aimé Mopti non plus même si j'ai été surpris de ne pas me faire harceler plus que ça. Il faut dire que j'y suis allé le jour de marché de Djenné. C'était peut-être plus tranquille.
Pays Dogon :
Je m'étais mis d'accord avec un guide avant de partir mais comme je n'arrivais plus à le joindre une fois à Ségou et que comme nous n'étions qu'un groupe de deux, j'avais un peu peur qu'il nous préfère un groupe de cinq au dernier moment. A Ségou, j'ai rencontré Mohamed Sacko (Aventures Sarakolé) avec qui j'ai un peu discuté et qui m'a présenté un guide avec qui il travaillait : Ibrahim Touré. Le courant est bien passé et nous avons fait affaire en passant pas l'agence de Mohamed (avec des contrats écrits, des tampons et tout et tout). Nous nous sommes revus à Sévaré et avons été pris en charge à ce point et retour à Sévaré. Nous avons fait Sévaré-Bandiagara en taxi-brousse et Bandiagara-Sangha en petite voiture individuelle. Je ne regrette pas d'avoir pris la prestation à partir de Sévaré. Pour le Dogon proprement dit, nous avons fait Banani->Dourou en 4 jours/3 nuits (avec les transports jusqu'à Sévaré dans les quatre jours). Ca se fait bien mais un peu plus de temps pour flâner n'aurait pas non plus été du luxe. Prévoyez un boîte de pâté ou de n'importe quoi qui vous fasse plaisir quand vous allez en brousse : après quelques jours de spaghettis/riz à la dogonaise, le moral culinaire baisse un peu. Je n'ai rencontré que trois ou quatre blancs pendant tout mon séjour au Dogon. Moi qui m'attendais à un truc bondé de touristes, j'ai dû avoir de la chance. En tous cas, le Dogon, ça déchire : et je suis content d'avoir fait ça pendant les pluies (c'est tout vert), même si parfois, on a de l'eau jusqu'à la taille et que j'ai une fois été surpris par la pluie alors que je dormais sur un toit.
Djénné :
Je devais y aller mais finalement j'ai zappé. On m'avais dit que c'était très sale (plus que Mopti encore) et qu'en dehors des jours de marché, il n'y avait que la mosquée à voir et encore, c'était pas aussi extra que sur les cartes postales. J'ai préféré retourner à Bamako pour aller voir le pays Mandingue. Pour Djénné, on m'avait quand même dit qu'en venant de Sévaré, le mieux était d'attendre les bus Mopti>Bamako du matin sur la grande route de Sévaré, et de descendre au carrefour de Djenné. De là, Taxi-brousse jusqu'à Djenné. Pour quitter Djenné vers Bamako, pareil : partez le matin vers le carrefour et prenez les bus qui passent. Il gardent toujours des places.
Kangaba :
Dans le pays Mandingue, derrière Sibi. Nous y sommes allés avec un autre couple de français sympas rencontrés à Sévaré et qui revenaient sur Bamako comme nous. Nous nous sommes faits accompagner par notre guide Dogon : Ibrahim. J'ai bien aimé Ibrahim parce qu'il nous fait bien partager son vécu propre de "broussard" musulman, et la manière dont il accommode sa tradition animiste avec l'islam. Il est bien calé en histoire. Très intéressant. Nous sommes donc repartis avec lui au pays mandingue. J'ai logé à l'hotel Mande : nous étions seuls. L'hôtel est très correct même si la nourriture est un peu "dogonnaise". En fait, en brousse, je crois qu'il est inutile de chercher à manger de la viande correcte. J'ai été malade là bas (grosse dysenterie avec près de 40 de fièvre) alors je n'ai pas vu grand chose sauf l'hotel. Ma petite amie a trouvé ça formidable. les villages alentours sont très accueillants, c'est encore peu touristique. Bref, que du bonheur. Pour aller là bas : transport collectif Sotrama (camionnettes vertes) au départ de Bamako. Il y en a pour 100km. Le trajet aller a été pour nous une expérience forte : il a commencé à pleuvoir très fort au début du voyage et ça a continué des heures. Nous avons fait le trajet en roulant de 20/30 cm d'eau, à 15 à l'heure. Nous avons mis 6 heures à 20 dans le Sotrama qui fuyait de partout. Epique ! En teps normal, on nous a dit que ça faisait 1h30 (la piste est bonne) : comptez donc 2h/2h30.
Sinon concernant les recommandations d'ordre général : J'ai pris des répulsifs moustiques 5/5 (durée 8h) pour la nuit et de l'Insect Ecran (5h) pour le soir et le matin. Je n'ai pas été piqué. Je suppose que je n'ai pas la palu mais je continue bien à prendre ma Savarine Prenez bien tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier contre la tourista : vous risquez de ne pas y échapper Les coxers (rabatteurs) : c'est un peu une plaie mais c'est aussi normal : vous êtes blancs et si vous allez au Mali, c'est que vous ne faites pas non plus partie des français les plus pauvres (rien que le billet d'avion...). Vous êtes donc bien plus riches que la plupart des gens là bas. Le rapports sont donc forcément faussés. On vous sollicitera souvent. Parfois sans (trop d') arrières pensées, parfois avec. Quelqu'un vient vous voir avec un grand sourire : "Les maliens sont accueillants, j'adore les blancs !" : c'est un coxer ! Les Maliens ne sont pas des extraterrestres mais des gens comme vous : iriez-vous spontanément et insisteriez-vous avec obstination envers quelqu'un qui est occupé à autre chose juste pour discuter ? Non, vous ne le ferez que si vous êtes intéressés. Et quand vous vous adressez à quelqu'un juste comme ça, tententez-vous de le mettre particulièrement en confiance ? Les gens au Mali sont accueillants quand même mais ça se manifeste autrement. Si vous habitez même juste quelques jours dans un quartier, vous croiserez souvent les mêmes personnes et à force de dire bonjour vous discuterez un peu plus. Ce processus normal est assez rapide au Mali et c'est ici que je situe l'"accueil". Mais ne misez pas un copek sur les gens qui vous abordent. Souvent, et c'est normal aussi, les rapports les plus "authentiques" ont souvent lieu avec des gens à l'abri du besoin. Autre plaie aussi : le taxi est en face, on se dirige vers lui et un coxer se met entre pour faire l'intermédiaire et prendre sa commission : dites au taxi que vous ne connaissez pas le type en question et traitez directement avec lui. Pareil avec les marchands... La tenue vestimentaire : surtout si vous comptez rester un peu à Bamako, prévoyez une tenue un peu classe et des chaussures chouettes. Si vous sortez ou que l'on vous invite manger, vous serez moins mal à l'aise. Sinon, pas de vêtements blancs (très salissant et on se salit vite au Mali) Préparez-vous un peu à voir la misère côtoyer le luxe et le luxe s'afficher au milieu des ordures. La société Malienne, derrière la sympathie, la bonhomie et les thés partagés, est très dure et les inégalités sont énormes, surtout en ville. Il y a un esclavage encore manifeste (des noirs en réduisent d'autres en esclavage), il n'y a de fait qu'un vrai parti, la corruption est érigée en système, l'argent compte beaucoup dans les rapports humains et ce qui permet au système de tenir, c'est en grande partie une soumission (parfois un peu tartuffe) à l'Islam. Donc c'est pas tout rose et ne vous attendez pas à un compte de fées où les gens sont tous sympas en jouant du tam tam : le Mali EST un pays du tiers monde, ne vous trompez pas de voyage. Je m'attendais à ça et je n'ai pas été détrompé. Bien sûr, ça n'enlève rien aux bons côtés, mais il faut – par moments – savoir faire abstraction de certaines choses. Quand on se promène un peu, on reste aussi abasourdi de la richesse culturelle, du potentiel économique du pays et du peu de parti quien est tiré. Les Maliens ne font rien de tout ça. Alors le côté SystèmeD/bricolage omniprésent est sympa par moments mais des fois cette improductivité agace aussi quand on met en perspective le potentiel du pays et la pauvreté des gens.
En espérant que ça profitera à quelqu'un.
A340 de la République française English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Sur quel site peut t on se procurer des images de cet airbus?(exteieur et interieur) merci
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