Results for "Grave+|+127+>+353"
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Vols intérieurs en connexion de Maio vers Fogo (Sao Felipe) English translation pending
Bonjour,
Est-il raisonnable de prévoir des vols intérieurs en connexion, de Maio vers Fogo (Sao Felipe) ?
Binter le propose !
Ou alors, vaut-il mieux passer la nuit à Praia ?
Merci de vos avis !
Randonnée au parc national des Écrins English translation pending
Bonjour
Nous serons fin août dans ce parc pour à peu près 8 / 10 jours .
Pas de tour pour nous mais plutôt des sorties a la journée , j' ai commencé a regarder et j' ai sélectionné quelques balades mais J' aurais bien besoin d' avis éclairés.
Merci d' avance
Source du Veneon , plateau d' Emparis , lac de Goleon , lac du glacier d' Arsine , pic du glacier Blanc dans la vallée de la Claree , glacier Blanc ......
Zion: route fermée pour une durée indéterminée English translation pending
Suite aux violents orages sur la région, futur visiteur, revoyez vos plans et votre route:
www.stgeorgeutah.com/...trails/#.W0iQ4NIzZPa
Des réouvertures de route et trails sont en cours mais tout ne l'ai pas à 100%
www.stgeorgeutah.com/...trails/#.W0iQ4NIzZPa
Des réouvertures de route et trails sont en cours mais tout ne l'ai pas à 100%
Bilan sur Madagascar - 8 ans déjà! English translation pending
Lorsque j'étais arrivé à Madagascar en 2010, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. L'année précédente il y avait un putsch dans lequel Marc Ravalomanana s'était fait renversé par Andry Rajoelina, et j'étais sur sol Malgache en pleine transition.
Ayant beaucoup voyagé dans d'autres pays d'afrique, j'avais une appréhension sur ce qui m'attendait éventuellement. Une fausse appréhension avec du recul. Parce qu'il ne faut pas confondre Madagascar avec le reste de l'Afrique, la mentalité y est beaucoup plus complexe.
Les "vazahas" à Madagascar
Et bien désolé de le dire, mais pour 90% d'entre eux, ça ne vole pas bien haut. Une majorité d'alcooliques traînant dans les bordels, pensant qu'ils sont des lumières. Se mariant avec des prostitués qu'ils pensent être des princesses. Oui je pense que ça résume bien.
Beaucoup sont des retraités végétatifs passant leur temps à critiquer les autres. Se pavanant avec quelques €uros pour attirer l'attention des cuisses ouvertes. C'est une grave erreur à Madagascar d'afficher ce que l'on a. Il vaut mieux rouler en 4L défoncée, qu'en 4x4 rutilant pour ne pas attirer les jalousies et les bandits. D'autres viennent simplement pour avoir un pouvoir d'achat plus agréable qu'en Europe, ce qui est parfaitement compréhensible à la vue de l'austérité actuelle.
Les Malgaches
Il y en a franchement des super. Oui ! Ils viendront en toute sincérité, sans jamais rien te demander. Mais il faut arrêter de rêver aussi, c'est comme partout dans le monde, ils sont assez rares. La plupart verront dans le vazaha, une manière d'avoir une bonne image ou de profiter.
Les Gasys, ont une culture forte, qui leur est propre. Et lorsque l'on vient à Mada, il vaut mieux oublier d'où l'on vient. Regarder et s'adapter à leur culture, ceci s'applique surtout si vous souhaitez vivre ici. En tant que touriste, il vaut mieux se renseigner pour ne pas transgresser un "fady" (interdit). Sinon vous risquez de vous mettre très vite les gens à dos.
Pour les affaires, c'est comme partout. Ne s'attacher qu'aux actes qui renforcent une fiabilité réciproque. Les belles promesses et les paroles ne sont que du vent. Donc ne payer que quand la chose est devant vos yeux.
Les femmes Malgaches
Quand je vois des vazahas arriver à Madagascar pour se marier, alors qu'ils n'ont eu jusqu'ici qu'une relation virtuelle à travers internet. Désolé mais ça me fait bien marrer. Et ces mêmes gars, vont traiter ces femmes de putes, de profiteuses, et je ne sais quoi d'autre quelques années plus tard après s'être fait vidé les poches... Alors c'est très simple, sur internet il n'y a pas forcément les meilleures, ni dans les boîtes, ni dans les cabarets... Et surtout pas au Glacier/Mojo/Manson (pour les plus connus) à Tanà. En fait, une femme qui vous aime vraiment, que ce soit ici ou ailleurs, c'est très rare. C'est sûr que rivaliser avec un beau gosse de 20 ans, lorsque l'on a 65 ans et plus, il faudrait peut-être arrêter la fumette.
Les femmes ici, c'est comme partout, beaucoup de connasses matérialistes qui vous font perdre votre temps et votre argent. Mais il y a aussi des femmes bien. C'est sûr qu'à 45 ans, j'ai trouvé une femme correspondant à mon âge qui est bien dans sa tête, mais ça m'a quand même occupé 5 ans pour la trouver, en étant sur place ;)
Alors sur Internet, je vous souhaite un bon miracle ;)
Le pays
C'est un pays magnifique, encore un peu sauvage et sincère. Des paysages à couper le souffle, des plages paradisiaques, des gens souriants, des gosses curieux, des routes improbables...
Ce pays, même après 8 ans, arrive toujours à me surprendre, et à me séduire aussi.
Et si on parlait de cette "insécurité" récurrente ? Oui elle existe, elle est partout et omniprésente. Mais j'ai une bonne nouvelle pour les touristes, elle ne concerne que très peu les vazahas (étrangers) touristes occidentaux, ni les vahinys (invités) résidents. Cette insécurité est très forte entre malgaches et aussi envers les Karanas (Indo-Pakistanais), mais pour des raisons différentes. A Tanà, je ne la ressens pas beaucoup, même dans des endroits comme petite vitesse ou 67ha nord, simplement parce que je suis véhiculé. Mais à entendre mes amis gasys, il y a beaucoup de problèmes dans ces endroits. Dans le sud du pays, par contre c'est très grave, car les dahalos (bandits) sont armés lourdement et pillent des villages entiers. Récemment dans le nord du pays vers Maevatanana des personnes voyageant la nuit en taxi brousse, se sont fait voler et couper les mains. Je suis pourtant moi-même passé par Maevatanana en allant sur Majunga très souvent et sans aucun problème... Oui il y a de l'insécurité, mais non, il n'y a pas de quoi devenir hystérique et paranoïaque...
--
Voilà quelques pensées d'un résident, bien sûr non exhaustives sur tout ce qu'il y a à dire sur ce pays. Mais je n'ai pas le temps d'écrire un livre dessus ;)
Et vous ? Que pensez-vous de Mada ?
Ayant beaucoup voyagé dans d'autres pays d'afrique, j'avais une appréhension sur ce qui m'attendait éventuellement. Une fausse appréhension avec du recul. Parce qu'il ne faut pas confondre Madagascar avec le reste de l'Afrique, la mentalité y est beaucoup plus complexe.
Les "vazahas" à Madagascar
Et bien désolé de le dire, mais pour 90% d'entre eux, ça ne vole pas bien haut. Une majorité d'alcooliques traînant dans les bordels, pensant qu'ils sont des lumières. Se mariant avec des prostitués qu'ils pensent être des princesses. Oui je pense que ça résume bien.
Beaucoup sont des retraités végétatifs passant leur temps à critiquer les autres. Se pavanant avec quelques €uros pour attirer l'attention des cuisses ouvertes. C'est une grave erreur à Madagascar d'afficher ce que l'on a. Il vaut mieux rouler en 4L défoncée, qu'en 4x4 rutilant pour ne pas attirer les jalousies et les bandits. D'autres viennent simplement pour avoir un pouvoir d'achat plus agréable qu'en Europe, ce qui est parfaitement compréhensible à la vue de l'austérité actuelle.
Les Malgaches
Il y en a franchement des super. Oui ! Ils viendront en toute sincérité, sans jamais rien te demander. Mais il faut arrêter de rêver aussi, c'est comme partout dans le monde, ils sont assez rares. La plupart verront dans le vazaha, une manière d'avoir une bonne image ou de profiter.
Les Gasys, ont une culture forte, qui leur est propre. Et lorsque l'on vient à Mada, il vaut mieux oublier d'où l'on vient. Regarder et s'adapter à leur culture, ceci s'applique surtout si vous souhaitez vivre ici. En tant que touriste, il vaut mieux se renseigner pour ne pas transgresser un "fady" (interdit). Sinon vous risquez de vous mettre très vite les gens à dos.
Pour les affaires, c'est comme partout. Ne s'attacher qu'aux actes qui renforcent une fiabilité réciproque. Les belles promesses et les paroles ne sont que du vent. Donc ne payer que quand la chose est devant vos yeux.
Les femmes Malgaches
Quand je vois des vazahas arriver à Madagascar pour se marier, alors qu'ils n'ont eu jusqu'ici qu'une relation virtuelle à travers internet. Désolé mais ça me fait bien marrer. Et ces mêmes gars, vont traiter ces femmes de putes, de profiteuses, et je ne sais quoi d'autre quelques années plus tard après s'être fait vidé les poches... Alors c'est très simple, sur internet il n'y a pas forcément les meilleures, ni dans les boîtes, ni dans les cabarets... Et surtout pas au Glacier/Mojo/Manson (pour les plus connus) à Tanà. En fait, une femme qui vous aime vraiment, que ce soit ici ou ailleurs, c'est très rare. C'est sûr que rivaliser avec un beau gosse de 20 ans, lorsque l'on a 65 ans et plus, il faudrait peut-être arrêter la fumette.
Les femmes ici, c'est comme partout, beaucoup de connasses matérialistes qui vous font perdre votre temps et votre argent. Mais il y a aussi des femmes bien. C'est sûr qu'à 45 ans, j'ai trouvé une femme correspondant à mon âge qui est bien dans sa tête, mais ça m'a quand même occupé 5 ans pour la trouver, en étant sur place ;)
Alors sur Internet, je vous souhaite un bon miracle ;)
Le pays
C'est un pays magnifique, encore un peu sauvage et sincère. Des paysages à couper le souffle, des plages paradisiaques, des gens souriants, des gosses curieux, des routes improbables...
Ce pays, même après 8 ans, arrive toujours à me surprendre, et à me séduire aussi.
Et si on parlait de cette "insécurité" récurrente ? Oui elle existe, elle est partout et omniprésente. Mais j'ai une bonne nouvelle pour les touristes, elle ne concerne que très peu les vazahas (étrangers) touristes occidentaux, ni les vahinys (invités) résidents. Cette insécurité est très forte entre malgaches et aussi envers les Karanas (Indo-Pakistanais), mais pour des raisons différentes. A Tanà, je ne la ressens pas beaucoup, même dans des endroits comme petite vitesse ou 67ha nord, simplement parce que je suis véhiculé. Mais à entendre mes amis gasys, il y a beaucoup de problèmes dans ces endroits. Dans le sud du pays, par contre c'est très grave, car les dahalos (bandits) sont armés lourdement et pillent des villages entiers. Récemment dans le nord du pays vers Maevatanana des personnes voyageant la nuit en taxi brousse, se sont fait voler et couper les mains. Je suis pourtant moi-même passé par Maevatanana en allant sur Majunga très souvent et sans aucun problème... Oui il y a de l'insécurité, mais non, il n'y a pas de quoi devenir hystérique et paranoïaque...
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Voilà quelques pensées d'un résident, bien sûr non exhaustives sur tout ce qu'il y a à dire sur ce pays. Mais je n'ai pas le temps d'écrire un livre dessus ;)
Et vous ? Que pensez-vous de Mada ?
Visa de 6 mois pour l'Inde: sortie au bout de 90 jours? English translation pending
bonjour
quelqu un qui est alle recemment en Inde peut il me dire si la sortie au bout de 90 jours est toujours en vigueur pour le visa de 6 mois ?
merci a vous et bonne route
premaria
Concernant la règle 90/180 jours pour la Russie English translation pending
Je tiens a apporter mon experience pour ceux qui sont tres inquiets par rapport a un dépassement de quelques jours pour la Russie.
Je me suis retrouvé dans le cas ou j'ai fait 85 jours en début d'années puis 5jours dernièrement (donc j'etais dans mes 90 jours) cependant suite a un problème (avion annulé) je me retrouve donc a m'inquieter car plus que quelques heures avant mon dépassement de 90 jours.
Bref en plus la douane me prends ma carte d'immigration alors autant vous dire que je suis au bout de ma vie puisque la seul reponse que j'ai de l'aeroport c'est de prendre un autre billet pour un autre pays (la bonne blague) Je téléphone donc a ma conjointe russe qui gueule un bon coup a l'aéroport.
Je téléphone a l'ambassade de france qui me rassure et qui me dit que c'est pas grave, qu'il faut téléphoner au service de l'immigration Russe le lendemain. Je cherche quand meme une solution a l'aeroport et meme la police comprends ma situation et de ne pas m'en faire. Je fini donc par dormir chez ma conjointe avec la boule au ventre..
Le lendemain je dois donc aller au service de l'immigration a moscou pour recuperer un visa transit pour sortir de Russie.. Sauf que les responsables viennent me voir et me dises que dans mon cas pas besoin de visa de transit car mon vise est valable jusqu'en février 2019. Je leur dit qu'avec la regle des 90 jours je suis en depassement et que j'ai peur d'avoir des problèmes. Ils m'expliquent alors que non. Que ils vont juste décompter les jours que j'ai fait en plus de mes prochains 90 jours.
A l'aéroport je suis parti sans aucun problème.. Je comprend pas car ce pays semble strict mais ils s'en foutent complètement dans la réalité.. Je suis vraiment surpris et étonné car je suis aller a la rencontre de la police et de differends services a chaque fois et personne n'etait au courant de ça.. Et on me disait juste de ne pas m'inquieter car j'avais un visa d'un an..
Même l'ambassade m'a avoué qu'il ne savait pas non plus comment ça fonctionnais.. Quelqu'un a une explication de cette situation ?
Bref en plus la douane me prends ma carte d'immigration alors autant vous dire que je suis au bout de ma vie puisque la seul reponse que j'ai de l'aeroport c'est de prendre un autre billet pour un autre pays (la bonne blague) Je téléphone donc a ma conjointe russe qui gueule un bon coup a l'aéroport.
Je téléphone a l'ambassade de france qui me rassure et qui me dit que c'est pas grave, qu'il faut téléphoner au service de l'immigration Russe le lendemain. Je cherche quand meme une solution a l'aeroport et meme la police comprends ma situation et de ne pas m'en faire. Je fini donc par dormir chez ma conjointe avec la boule au ventre..
Le lendemain je dois donc aller au service de l'immigration a moscou pour recuperer un visa transit pour sortir de Russie.. Sauf que les responsables viennent me voir et me dises que dans mon cas pas besoin de visa de transit car mon vise est valable jusqu'en février 2019. Je leur dit qu'avec la regle des 90 jours je suis en depassement et que j'ai peur d'avoir des problèmes. Ils m'expliquent alors que non. Que ils vont juste décompter les jours que j'ai fait en plus de mes prochains 90 jours.
A l'aéroport je suis parti sans aucun problème.. Je comprend pas car ce pays semble strict mais ils s'en foutent complètement dans la réalité.. Je suis vraiment surpris et étonné car je suis aller a la rencontre de la police et de differends services a chaque fois et personne n'etait au courant de ça.. Et on me disait juste de ne pas m'inquieter car j'avais un visa d'un an..
Même l'ambassade m'a avoué qu'il ne savait pas non plus comment ça fonctionnais.. Quelqu'un a une explication de cette situation ?
Croisière: les algues sargasses aux Grenadines English translation pending
Bonsoir,
Je souhaiterai partir en croisière aux grenadines avec des amis pour les vacances de février 2019. Je m'inquiete à propos de l'invasion des sargasses aux Antilles. Le problème des sargasses touche t il les îles composant les grenadines habituellement visitée lors des croisières : St Vincent, Canouan, Bequia, Morpio, Union....et dans quelle proportion? Existe t il un site mis à jour régulièrement qui informe sur les zones touchées par le phénomène ? Merci d'avance pour vos réponses.
Pourquoi cette condescendance vis-à-vis de Singapour? English translation pending
La "Ville-Etat" suivant le poncif des journalistes: Singapour affiche une réussite éclatante:
Celle du bon goût dans ses réalisations architecturales, urbaines et ses jardins. Une réussite économique, sécuritaire, écologique, technologique, sanitaire, maîtrise de l'immigration, réussite du " vivre ensemble" de 3 communautés principales, même si ce n'est pas le grand amour entre elles.....
Et pourtant si vous évoquez Singapour et sa réussite on vous approuve du bout des lèvres, on évoque même la "face cachée" de Singapour.
Alors je suis un touriste de passage, je m'ébahis à chaque visite devant les réalisations de cet Etat. Qui peut me révéler la face cachée de Singapour? Qui peut me retirer mes illusions et mon admiration?
Je sais que par le passé le Gouvernement a utilisé à l'excès les pendaisons pour réprimer le traffic de drogue; la criminalité liée à ce traffic semble maintenant réduite et la jeunesse préservée. Je sais que Singapour pille ses voisins en important massivement du sable pour étendre son territoire.....Y a t'il plus grave? Le Gouvernement est très paternaliste, par exemple en taxant les Singapouriens jouant au casino, en interdisant le Chewing gum, ou forçant les travailleurs à garder intacts leur économies de retraite....Mais quoi d'autre? (Anecdote sur la propreté: J'étais allé au Bar du Raffles prendre un Singapore Sling, le sol était jonché d'écorces de cacahouète, j'ai demandé à un barman la raison de ce relâchement . Il me déclara: "C'est notre réaction silencieuse par rapport au "Trop de propreté")
Pourquoi cette condescendance ? La raison en est elle que cette réussite n'a pas éclos dans un pays d'Occident? Singapour est il le portait inversé de nos pays d'Occident où la crise sévit dans tous les domaines: Santé, économie, écologie, sécurité....
Comment ne pas admirer ses réalisations architecturales si l'on compare avec certaines capitales asiatiques assez laides? Quant à la pollution, la profusion de taxis à bas prix et au comportement très encadré, l'a éliminée. A Pékin on ne voit pas à 200 mètres. En technologie Singapour est un leader mondial pour le recyclage de l'eau......Quant à la Santé, l'Education...
Ce qui est remarquable à Singapour, c'est la détermination et la persistance de la Politique. Le pays embellit et s'enrichit à chaque visite. En France nous avions le Plan, beaucoup de réalisations ont été faites sous la IVè. Maintenant tout est au démantèlement depuis 20 ans, aux friches industrielles, à l'exode de nos Jeunes, à la Dette, aux brancards dans les Urgences; l'Etat ne réalise plus rien et taxe à l'infini pour nourrir l'ogre jamais rassassié qu'il est devenu, avec l'aide de ses Serviteurs, persuadés de la magie de leur Verbe. Affamé l'Etat va même faire la poche de ses sujets les plus pauvres.
Alors je suis un touriste de passage, je m'ébahis à chaque visite devant les réalisations de cet Etat. Qui peut me révéler la face cachée de Singapour? Qui peut me retirer mes illusions et mon admiration?
Je sais que par le passé le Gouvernement a utilisé à l'excès les pendaisons pour réprimer le traffic de drogue; la criminalité liée à ce traffic semble maintenant réduite et la jeunesse préservée. Je sais que Singapour pille ses voisins en important massivement du sable pour étendre son territoire.....Y a t'il plus grave? Le Gouvernement est très paternaliste, par exemple en taxant les Singapouriens jouant au casino, en interdisant le Chewing gum, ou forçant les travailleurs à garder intacts leur économies de retraite....Mais quoi d'autre? (Anecdote sur la propreté: J'étais allé au Bar du Raffles prendre un Singapore Sling, le sol était jonché d'écorces de cacahouète, j'ai demandé à un barman la raison de ce relâchement . Il me déclara: "C'est notre réaction silencieuse par rapport au "Trop de propreté")
Pourquoi cette condescendance ? La raison en est elle que cette réussite n'a pas éclos dans un pays d'Occident? Singapour est il le portait inversé de nos pays d'Occident où la crise sévit dans tous les domaines: Santé, économie, écologie, sécurité....
Comment ne pas admirer ses réalisations architecturales si l'on compare avec certaines capitales asiatiques assez laides? Quant à la pollution, la profusion de taxis à bas prix et au comportement très encadré, l'a éliminée. A Pékin on ne voit pas à 200 mètres. En technologie Singapour est un leader mondial pour le recyclage de l'eau......Quant à la Santé, l'Education...
Ce qui est remarquable à Singapour, c'est la détermination et la persistance de la Politique. Le pays embellit et s'enrichit à chaque visite. En France nous avions le Plan, beaucoup de réalisations ont été faites sous la IVè. Maintenant tout est au démantèlement depuis 20 ans, aux friches industrielles, à l'exode de nos Jeunes, à la Dette, aux brancards dans les Urgences; l'Etat ne réalise plus rien et taxe à l'infini pour nourrir l'ogre jamais rassassié qu'il est devenu, avec l'aide de ses Serviteurs, persuadés de la magie de leur Verbe. Affamé l'Etat va même faire la poche de ses sujets les plus pauvres.
Le "volontourisme" ou l'humanitaire de l'inutile English translation pending
Lorsque les "bons sentiments" croisent le "business de l'humanitaire" au détriment des populations concernées. De plus en plus de pseudos ONG racolent sur le Web à la recherche de bénévoles prêts à payer (cher) pour s'investir sur des projets le plus souvent... complètement inutiles.
Lire la suite...
Retour d'une croisière à bord du Royal Princess English translation pending
Bonsoir à tous,
De retour d'une croisière à bord du Royal Princess, départ du Havre en direction des iles britanniques. Du 05 au 17 juin. Cabine balcon deluxe avec anytime dinning.
Croisière à la hauteur de ce à quoi, nous nous attendions. Tout a été parfait SAUF que le jour du débarquement, nous avons été 4 passagers français, dont nous, en règle, ayant soldé leur compte de bord, JE DIS BIEN SOLDE, donc inutile d'aborder ce sujet, Ont été bloqués sur le navire. Impossible pour nous de mettre un pied sur le sol français, nos bagages ont bien été descendus comme prévu. On nous a baladés sur le navire pour trouver une solution, et avons vécu une situation très stressante, injustifiée. Après avoir bien palabré, pas facile, car personne ne parle français à bord, je dis bien personne, on nous a enfin délivré 4 cartes spéciales de débarquement, et avons demandé qu'un message soit bien envoyé à la passerelle pour pouvoir enfin débarquer. Nous ne connaissons pas la ou les raisons de cet événement que je trouve à mon sens grave, et nous n'avons eu aucune excuse.
En postant ici je tenais simplement à relater ce fait.
De retour d'une croisière à bord du Royal Princess, départ du Havre en direction des iles britanniques. Du 05 au 17 juin. Cabine balcon deluxe avec anytime dinning.
Croisière à la hauteur de ce à quoi, nous nous attendions. Tout a été parfait SAUF que le jour du débarquement, nous avons été 4 passagers français, dont nous, en règle, ayant soldé leur compte de bord, JE DIS BIEN SOLDE, donc inutile d'aborder ce sujet, Ont été bloqués sur le navire. Impossible pour nous de mettre un pied sur le sol français, nos bagages ont bien été descendus comme prévu. On nous a baladés sur le navire pour trouver une solution, et avons vécu une situation très stressante, injustifiée. Après avoir bien palabré, pas facile, car personne ne parle français à bord, je dis bien personne, on nous a enfin délivré 4 cartes spéciales de débarquement, et avons demandé qu'un message soit bien envoyé à la passerelle pour pouvoir enfin débarquer. Nous ne connaissons pas la ou les raisons de cet événement que je trouve à mon sens grave, et nous n'avons eu aucune excuse.
En postant ici je tenais simplement à relater ce fait.
Réservation de croisière MSC: passager fictif English translation pending
Bonjour
J aimerais savoir si cela est arrivé à d autres personnes .. j ai réservé pour partir seule une croisière msc et l agence sans m en parler à indiquer un passager fictif pour me dit elle « que j ai un meilleur tarif »!ok sauf que j ai rien demandé et que le bon de commande signé marque bien une personne et 0 enfant! Bref elle me dit que c est pas grave mais moi cela m inquiète.. si vous avez déjà eu le problème
Merci
Dormir dans la Death Valley English translation pending
bonjour,
besoin de vos conseils svp
avez vous une idee de quelle température il peut faire en ce moment dans la death valley la nuit ? on voudrait y dormir en tente , fous que nous sommes🤪 est ce envisageable , ou allons nous finir déséché comme de vieux crapauds ? 😕
un conseil sur les choses que nous pouvons visiter a LA sachant que nous y resterons une journée voir une et demie autre que venice , hollywood...?
merciiiiiii!!!!
besoin de vos conseils svp
avez vous une idee de quelle température il peut faire en ce moment dans la death valley la nuit ? on voudrait y dormir en tente , fous que nous sommes🤪 est ce envisageable , ou allons nous finir déséché comme de vieux crapauds ? 😕
un conseil sur les choses que nous pouvons visiter a LA sachant que nous y resterons une journée voir une et demie autre que venice , hollywood...?
merciiiiiii!!!!
Tu sais que tu as fait le tour du monde quand... English translation pending
Tu as vécu des choses de fou, vu des trucs inimaginables (genre un boeuf sur une moto), mangé un paquet de plats pas nets, pris environ 12.000 photos, tu as négocié 2 centimes comme si ta vie en dépendait, tu dis à tout le monde que tu parles couramment vietnamien désormais, et pour toi Bali c’est grave surfait. Bref, tu sais que tu as fait le tour du monde quand…
Les transports en tour du monde
louer un scooter devient aussi banal qu’acheter son pain ! tu manies la conduite à gauche ou à droite sans aucun soucis ! tu réfléchis à ce que tu manges avant un long trajet en bus #PasSerein ! tu as tellement conduit un 2 roues en Asie que tu estimes qu’on devrait t’offrir le permis moto en France ! tu sais qu’il n’y a pas besoin d’un arrêt de bus pour que le bus s’arrête ! Tu sais aussi d’ailleurs que l’horaire d’un bus est une notion bien relative ! ça ne te choque plus de devoir faire un trajet de 4h en bus, debout, sur les marches d’escalier, la porte ouverte, sur une route de montagne ! tu comprends vraiment la signification de « route de la mort » ! tu dis « oh 14h de bus, ça va c’est vite fait et puis c’était 20€ de moins que l’avion » ! tu remercies le ciel de mesurer moins d’1,80m quand tu es dans un bus couchette en Asie ! prendre l’avion devient aussi banal que prendre le métro… du coup tu joues de + en + au jeu du « tu penses que si on arrive 30mn avant le décollage, on nous laissera vraiment pas embarquer » ? tu as tout tenté au check-in à l’aéroport pour gratter une place en 1ère classe, parce qu’on sait jamais ! le gamin qui chiale est toujours à côté de toi, ou juste devant, ou juste derrière, peu importe que ça soit en bus, en avion, en bateau ou en licorne, il est POUR TOI ! tu te rends compte que le tuk-tuk c’est sympa, mais pas vraiment pratique avec tes gros sacs à dos !
La bouffe en tour du monde
tu as déjà mangé du fried rice matin, midi et soir pendant une semaine, des fois au poulet, des fois à l’oeuf, des fois avec tout en même temps quand c’est jour de fête ! tu en viens à apprécier le seul fromage que tu peux trouver partout dans le monde : la vache qui rit, et oui (#HonteDeRien) ! tu gères les baguettes comme personne. T’es même fier de montrer que tu peux manger jusqu’au dernier grain de riz avec (en galérant un peu quand même) ! tu t’es abonné a démotivateur food, tasty et toutes ces chaines de pOrn food pendant ton voyage ! tu as déjà demandé que le plat ne soit « pas trop épicé »…et puis tu as compris que ça ne servait à rien ! tu t’es déjà demandé si c’était vraiment du poulet que tu étais en train de manger… et puis en fait tu préfères ne pas savoir ! tu t’es déjà dit « putain et dire qu’à Paris on paye 15 balles un bo bun » ! tu sais que l’indice Big Mac est la meilleure référence pour savoir si tu vas raquer ou pas dans un pays… a égalité avec l’indice bière ! tu dis à tout le monde que la street food en Thaïlande c’est la vie, pourquoi on n’a pas ça en France !? tu as déjà mangé une mygale ouais, mais « tu sais c’est pas si mauvais que ça »… trouver un pain au chocolat te rend heureux pour la semaine ! tu te rends compte que c’était pas une légende la viande argentine, c’est vraiment une tuerie !
La vie de backpacker
ton premier réflexe quand tu arrives dans une auberge, c’est de vérifier si tu captes le wifi depuis ta chambre ! tu sais faire ton sac en moins de 12 secondes chrono ! t’es devenu expert en négociation « ben ouais, 1€ par-ci, 1€ par-là, ça va super vite tu sais » ! tu te demandes après une semaine s’il est temps de changer de chaussettes ou pas encore ! tu fais tes réserves de savon/shampoing/coton tiges/brosse à dent à l’hôtel ! tu en viens à apprécier les jours de pluie (= jour de repos du voyageur) ! tu n’apprécies pas les jours de pluie quand tu es à 2h de marche de ta guesthouse ! aller au supermarché c’est devenu mieux qu’aller à Disney ! tu sais qu’avoir un rouleau de PQ dans son sac peut sauver des vies ! un des plus grand bonheur, c’est d’arriver à se connecter à un wifi public ! tu est devenu maître ninja tueur de moustiques ! tu prends ton plus bel accent anglais, mais au bout de 2 mots on te dit « ah t’es français » ! tu connais mieux ton numéro de passeport que ton numéro de téléphone ! tu as eu envie de mettre des claques à ceux qui ne jurent que par des expressions du genre : « hors des sentiers battus », « authentique » ou encore « à la rencontre des gens » ! tu ne regardes que la première partie du menu au « resto » (celle avec les plats les moins chers) ! tu as déjà été millionnaire (bon en monnaie locale certes, mais quand même) !
Article tiré du blog Les Gros Sacs 😉
Les transports en tour du monde
louer un scooter devient aussi banal qu’acheter son pain ! tu manies la conduite à gauche ou à droite sans aucun soucis ! tu réfléchis à ce que tu manges avant un long trajet en bus #PasSerein ! tu as tellement conduit un 2 roues en Asie que tu estimes qu’on devrait t’offrir le permis moto en France ! tu sais qu’il n’y a pas besoin d’un arrêt de bus pour que le bus s’arrête ! Tu sais aussi d’ailleurs que l’horaire d’un bus est une notion bien relative ! ça ne te choque plus de devoir faire un trajet de 4h en bus, debout, sur les marches d’escalier, la porte ouverte, sur une route de montagne ! tu comprends vraiment la signification de « route de la mort » ! tu dis « oh 14h de bus, ça va c’est vite fait et puis c’était 20€ de moins que l’avion » ! tu remercies le ciel de mesurer moins d’1,80m quand tu es dans un bus couchette en Asie ! prendre l’avion devient aussi banal que prendre le métro… du coup tu joues de + en + au jeu du « tu penses que si on arrive 30mn avant le décollage, on nous laissera vraiment pas embarquer » ? tu as tout tenté au check-in à l’aéroport pour gratter une place en 1ère classe, parce qu’on sait jamais ! le gamin qui chiale est toujours à côté de toi, ou juste devant, ou juste derrière, peu importe que ça soit en bus, en avion, en bateau ou en licorne, il est POUR TOI ! tu te rends compte que le tuk-tuk c’est sympa, mais pas vraiment pratique avec tes gros sacs à dos !
La bouffe en tour du monde
tu as déjà mangé du fried rice matin, midi et soir pendant une semaine, des fois au poulet, des fois à l’oeuf, des fois avec tout en même temps quand c’est jour de fête ! tu en viens à apprécier le seul fromage que tu peux trouver partout dans le monde : la vache qui rit, et oui (#HonteDeRien) ! tu gères les baguettes comme personne. T’es même fier de montrer que tu peux manger jusqu’au dernier grain de riz avec (en galérant un peu quand même) ! tu t’es abonné a démotivateur food, tasty et toutes ces chaines de pOrn food pendant ton voyage ! tu as déjà demandé que le plat ne soit « pas trop épicé »…et puis tu as compris que ça ne servait à rien ! tu t’es déjà demandé si c’était vraiment du poulet que tu étais en train de manger… et puis en fait tu préfères ne pas savoir ! tu t’es déjà dit « putain et dire qu’à Paris on paye 15 balles un bo bun » ! tu sais que l’indice Big Mac est la meilleure référence pour savoir si tu vas raquer ou pas dans un pays… a égalité avec l’indice bière ! tu dis à tout le monde que la street food en Thaïlande c’est la vie, pourquoi on n’a pas ça en France !? tu as déjà mangé une mygale ouais, mais « tu sais c’est pas si mauvais que ça »… trouver un pain au chocolat te rend heureux pour la semaine ! tu te rends compte que c’était pas une légende la viande argentine, c’est vraiment une tuerie !
La vie de backpacker
ton premier réflexe quand tu arrives dans une auberge, c’est de vérifier si tu captes le wifi depuis ta chambre ! tu sais faire ton sac en moins de 12 secondes chrono ! t’es devenu expert en négociation « ben ouais, 1€ par-ci, 1€ par-là, ça va super vite tu sais » ! tu te demandes après une semaine s’il est temps de changer de chaussettes ou pas encore ! tu fais tes réserves de savon/shampoing/coton tiges/brosse à dent à l’hôtel ! tu en viens à apprécier les jours de pluie (= jour de repos du voyageur) ! tu n’apprécies pas les jours de pluie quand tu es à 2h de marche de ta guesthouse ! aller au supermarché c’est devenu mieux qu’aller à Disney ! tu sais qu’avoir un rouleau de PQ dans son sac peut sauver des vies ! un des plus grand bonheur, c’est d’arriver à se connecter à un wifi public ! tu est devenu maître ninja tueur de moustiques ! tu prends ton plus bel accent anglais, mais au bout de 2 mots on te dit « ah t’es français » ! tu connais mieux ton numéro de passeport que ton numéro de téléphone ! tu as eu envie de mettre des claques à ceux qui ne jurent que par des expressions du genre : « hors des sentiers battus », « authentique » ou encore « à la rencontre des gens » ! tu ne regardes que la première partie du menu au « resto » (celle avec les plats les moins chers) ! tu as déjà été millionnaire (bon en monnaie locale certes, mais quand même) !
Article tiré du blog Les Gros Sacs 😉
Faute d'orthographe à mon troisième prénom sur mon passeport English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un peu énervé car nous venons de remarquer que sur mon passport tout neuf (de deux mois environ) il manque un i à mon troisième prénom qui au lieu de Didier devient Dider. J'ai téléphoné à la mairie, partant en Aout pour le Canada, ils m'ont répondu "vous n'êtes pas prioritaire, ca ne sera pas avant 4 mois" et ils exigent que je restitue l'actuel si je veux en faire une nouvelle fabrication....
Pensez-vous que cette erreur sur mon troisième prénom peut être grave pour voyage au Canada ?
Je vous remercie d'avance pour votre réponse
Jérôme
Je suis un peu énervé car nous venons de remarquer que sur mon passport tout neuf (de deux mois environ) il manque un i à mon troisième prénom qui au lieu de Didier devient Dider. J'ai téléphoné à la mairie, partant en Aout pour le Canada, ils m'ont répondu "vous n'êtes pas prioritaire, ca ne sera pas avant 4 mois" et ils exigent que je restitue l'actuel si je veux en faire une nouvelle fabrication....
Pensez-vous que cette erreur sur mon troisième prénom peut être grave pour voyage au Canada ?
Je vous remercie d'avance pour votre réponse
Jérôme
L'île de Kanawa au large de Florès à la journée English translation pending
Bonjour les voyageurs, et particulierement les amoureux de l'Indo !
Nous prevoyons une nouvelle viree a la magnifique Flores. Nous souhaitions decouvrir l'ile de Kanawa (merci a Lhorison !) Je sais qu'il y existe des possibilites basiques de logement. Mais les retours sont plus ou moins, et plutot moins que plus, elogieux sur cette formule apparemment excessive en prix aux vues des maigres prestations.
Pas grave, nous souhaitons juste y passer quelques heures. C'est la que ca se corse. Les agences locales consultees a LB proposent soit Kanawa sur des multi-stops d'iles en un jour (et ce type de croisiere jaune ne nous parait pas correspondre a nos envies), soit des bateaux prives a environ 200 euros pour 2 la journee...
On a entendu dire qu'on pouvait aussi s'entendre en direct avec un pecheur sur le port de LB. Dans l'esprit, ca nous dit plus de donner nos sous a ce type de personnes qu'a une grosse agence. Mais nous n'avons aucune idee du tarif. On ne voudrait pas passer pour des pingres ni pour des pigeons... Une proposition de 100 euros la journee vous parait-elle decente pour quelques heures sur l'ile ? Nous connaissons bien ce pays et cela nous semble tres correct, mais Kanawa est une ile de plus en plus prisee, alors....l'interrogation subsiste. Est- il facile de trouver un gentil pecheur capable d'assurer ce convoyage pour nous en toute securite ? Comme d'habitude, et pour nous ca va de soi si satisfaction, nous ajouterons un pourboire et un petit cadeau de notre pays d'adoption (la Coree) pour l'equipage.
Nous prevoyons une nouvelle viree a la magnifique Flores. Nous souhaitions decouvrir l'ile de Kanawa (merci a Lhorison !) Je sais qu'il y existe des possibilites basiques de logement. Mais les retours sont plus ou moins, et plutot moins que plus, elogieux sur cette formule apparemment excessive en prix aux vues des maigres prestations.
Pas grave, nous souhaitons juste y passer quelques heures. C'est la que ca se corse. Les agences locales consultees a LB proposent soit Kanawa sur des multi-stops d'iles en un jour (et ce type de croisiere jaune ne nous parait pas correspondre a nos envies), soit des bateaux prives a environ 200 euros pour 2 la journee...
On a entendu dire qu'on pouvait aussi s'entendre en direct avec un pecheur sur le port de LB. Dans l'esprit, ca nous dit plus de donner nos sous a ce type de personnes qu'a une grosse agence. Mais nous n'avons aucune idee du tarif. On ne voudrait pas passer pour des pingres ni pour des pigeons... Une proposition de 100 euros la journee vous parait-elle decente pour quelques heures sur l'ile ? Nous connaissons bien ce pays et cela nous semble tres correct, mais Kanawa est une ile de plus en plus prisee, alors....l'interrogation subsiste. Est- il facile de trouver un gentil pecheur capable d'assurer ce convoyage pour nous en toute securite ? Comme d'habitude, et pour nous ca va de soi si satisfaction, nous ajouterons un pourboire et un petit cadeau de notre pays d'adoption (la Coree) pour l'equipage.
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune situ��e quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune situ��e quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Meilleurs endroits pour se baigner au Lake Powell en août English translation pending
BOnjour
Nous partons 15 jours pour découvrir l'ouest americain.
J'avance petit à petit dans la préparation de chaque journée.
Nous arriverons le 7 aout dans l'après midi à Page et repartons le 9, sachant que j'ai réservé pour la visite du Lower pour 7 heures du matin... tout est déjà complet.
Question : que me conseillez vous pour cette période, sachant que j'aimerais avoir un endroit au top pour la baignade, est ce que la croisière d'1h30 vaut le coup. Merci par avance
Nathy44
Disparition: Kassé Mady Diabaté (Mali) English translation pending
« Plus personne ne chante avec cette émotion. Et une fois qu’il aura disparu, il n’y aura plus personne pour le faire. » (Ry Cooder, 2014)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
Trois semaines au Cambodge: itinéraire, budget, bilan et bonnes adresses English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre bilan d'un séjour de 3 semaines en Asie lors de notre voyage de 8 mois. Pour retrouver plus de détails sur les points d'intérêt cambodgiens ou sur d'autres pays, vous pouvez suivre ce lien.
serialtravelers.fr/...t-budget/#more-25395
La singularité du Cambodge est d’avoir été largement médiatisé par ce qu’il a donné de plus grandiose avec les temples d’Angkor, et par ce qu’il a donné de plus terrible avec le génocide des Khmers Rouges… Aujourd’hui, la situation s’est apaisée, laissant place à un pays formidable et chaleureux qui mérite qu’on s’y attarde ! Voici une synthèse de notre séjour de 3 semaines durant notre dixième étape de Tour Du Monde.
Le Cambodge est un tout petit pays comparé à ses voisins du Sud-Est asiatique et c’est pourquoi nombre de voyageurs choisissent de n’y passer que deux semaines, en visitant les points touristiques principaux tels qu’Angkor ou la capitale Phnom Penh. Mais ce serait une grave erreur !Sur le blog : portrait d’un moine bouddhiste au coucher du soleil sur les marches du Bayon à Angkor
Nous avions nous aussi prévu 2 semaines de visite dans ce petit pays avant d’y atterrir et de tomber sous le charme de ses contrées et de ses habitants… Et oui, nous avons eu un véritable coup de cœur pour le Cambodge, ce qui tombait à pic après 2 semaines froides et pluvieuses au Vietnam.
Bilan de 3 semaines au Cambodge : Nous avons rejoint la ville de Phnom Penh au Cambodge le vendredi 29/12/17, après 8H de bus depuis Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon) au Vietnam. Nous avons quitté Siem Reap en bus pour rejoindre Bangkok en Thaïlande, le mercredi 17/01/18. Nous sommes donc restés 19 jours au Cambodge. Durant notre séjour, nous avons parcouru : Sur le blog : tableau récapitulatif qui ne peut être inséré sur le forumNotre ressenti global sur le pays : Globalement, nous avons un retour extrêmement positif sur notre séjour au Cambodge ! Nous étions à la base partis pour rester deux petites semaines mais avons prolongé notre séjour tellement nous avons adoré le pays et les Cambodgiens ! Avec les voyages et les pays qui défilent durant notre Tour du Monde, la concurrence devient rude… Mais on peut désormais affirmer que le Cambodge est l’un de nos plus beaux coups de cœur, et qu’il se place dorénavant en n°2 dans notre classement ! Ceci, après l’Indonésie et juste avant le Myanmar et la Malaisie, qui sont désormais n°3 ex-æquo de notre classement ! A l’approche du départ vers l’Océanie, nous avons eu beaucoup de mal à quitter l’Asie, et c’est en grande partie grâce à l’accueil incroyable et généreux que nous ont réservé les Cambodgiens !Sur le blog : un jeune moine et son précepteur, au hasard de notre sortie en scooter dans les environs de Battambang Nous avons trouvé les Cambodgiens extrêmement bons, affables, chaleureux, très souriants et désireux de faire notre connaissance. Le petit plus : la majorité des personnes rencontrées parlaient très bien anglais et nous avons pu avoir de véritables échanges, ce qui est très appréciable ! Avec du recul, on se dit que c’est un peuple qui a tellement souffert avec les horreurs passées, qu’il souhaite maintenant renouer avec le bonheur et les Cambodgiens savent rendre ce bonheur très communicatif ! Mais dans ce tableau idyllique, il ne faut pas oublier que le Cambodge est l’un des pays les plus pauvres de la planète, et ceci se voit dès que l’on passe la frontière à l’Est (Vietnam) ou à l’Ouest (Thaïlande). En effet, le contraste est assez saisissant : les routes principales sont bitumées mais dans un piteux état, on voit beaucoup d’enfants nus jouer dans les villages bordant les routes du côté de la frontière vietnamienne et on rencontre de la misère à Phnom Penh… A bien des égards, le Cambodge ressemble à l’Inde du Nord (végétation et paysages proches) en plus propre toutefois et moins pauvre…Sur le blog : les fameux palmiers de Palmyre, si beaux et que l’on retrouve partout au Cambodge, rappelant le Myanmar et certains paysages d’Inde du Nord Cette pauvreté explique les tentatives d’arnaque et de corruption (chez les fonctionnaires), bien connues des voyageurs arrivant dans le pays par une frontière terrestre. Par chance, nous n’y avons jamais été confrontés à notre arrivée et à notre départ du Cambodge. Toutefois, on peut noter une tentative d’arnaque avortée par la police cambodgienne dans la capitale Phnom Penh (à prononcer « Pnom Penne »), et ce fut la seule et unique tentative pendant tout notre séjour cambodgien ! Nous ne pouvons pas énumérer ici toutes les personnes sympathiques que nous avons rencontré là-bas, mais nous retiendrons notre rencontre avec Oeun et Bery, deux Cambodgiens que nous avons rencontré lors de notre dernière soirée dans le pays, à Siem Reap.Sur le blog : si vous passez par Siem Reap, faîtes un crochet par le Palm Container Night Market au lieu de vous rendre à Pub StreetHébergement & nourriture : Nous avons logé principalement dans des guesthouses proposant des chambres avec salle de bain privative et mangé dans des petits restaurants locaux, ou dans la rue la plupart du temps. Concernant la nourriture, nous avons adoré les spécialités cambodgiennes comme le fameux Lok Lak de bœuf ou encore l’Amok au poisson. On en salive encore, rien que d’y penser. Plus qu’un coup de cœur culturel, la nourriture cambodgienne, diverse et variée nous a totalement ravi ! De plus, c’est l’une des nourritures les moins pimentées que nous ayons test durant nos 6 mois de voyage en Asie Sur le blog : le Beef Lok-Lak, une merveille culinaire, simple et délicieuse !Environnement & climat : Tout comme son voisin du Nord, le Laos, le Cambodge reste encore assez rural et dès que l’on s’éloigne des grands centres urbains, on tombe sur une très belle campagne, parsemée de rizières, de palmiers de Palmyre et de vaches. Mais, contrairement à son voisin, on trouve énormément de décharges à ciel ouvert, et les déchets plastiques étalés au sol sont hélas, légion dans le pays. Un peu dommage… Concernant le climat, nous avons adoré retrouver de la chaleur et un air sec, après avoir affronté le froid et l’humidité continue lorsque nous étions au Vietnam ! Toutefois, il ne faut pas rigoler avec le soleil qui tape très fort, surtout dans le centre du pays et à Battambang ! Ce n’est pas pour rien que les Cambodgiens sont les personnes les plus foncées de peau en Asie du Sud-Est ! Nous n’avons toutefois pas souffert de la chaleur lors de notre visite des temples d’Angkor, lorsque nous y étions en janvier, comme l’indiquent beaucoup d’autres voyageurs. Anecdotes, trucs & astuces : Lorsque vous arriverez au Cambodge, vous serez surpris par quelques petites choses :
L’état des routes assez mauvais qui présente des trous en tous genres, des routes de graviers ou de terre. Cela dit, cela reste moins pire que les routes du Laos. Contrairement aux autres pays d’Asie visités jusqu’à présent, le Myanmar, le Laos, le Vietnam et le Cambodge font figure d’exception : en effet, il n’y qu’ici qu’on roule à droite en Asie du Sud et du Sud-Est !
La conduite complètement anarchique des conducteurs Cambodgiens…Pour nous, ils détiennent la palme des plus mauvais conducteurs et de loin (devant les Indiens et les Vietnamiens, c’est tout dire…) ! Débouler sur la voie de circulation sans regarder, rouler à contre-sens, s’insérer à l’aveuglette ou se placer à droite pour ensuite tourner à gauche sont des comportements tout à fait normaux dans le pays. Enfin, il n’est pas rare de voir les voitures faire des écarts de 2 m sur la chaussée pour doubler quelqu’un, même si une voiture arrive en face ! Prudence donc si vous conduisez sur place !
La plupart des habitations que l’on trouve dans les campagnes se trouvent sur pilotis ! Et oui, pour faire face aux crues du Tonle Sap et aux inondations pendant la mousson, les pièces de vie principales des maisons sont construites en hauteur pour être au sec !
Lorsque vous paierez en dollars (voir l’explication plus bas), il se peut que le commerçant refuse votre billet si ce dernier paraît trop vieux, abîmé ou déchiré !
On retrouve des panneaux bleus « Cambodian People’s Party » et des antennes locales du parti un peu partout dans le pays ! Il s’agit de la formation politique actuellement au pouvoir au Cambodge.
Les chauffeurs de tuktuks sont très peu insistants et un simple orkun (« merci » en khmer) suffit pour être laissé tranquille, ce qui fait du bien en Asie du Sud-Est !
Communication : Si vous désirez entamer la conversation avec quelqu’un, rien ne vaut quelques mots en khmer pour aborder les locaux, qui est la langue officielle du pays. Vous le verrez tout de suite, un « tchem rep sourr » amorcera tout de suite un large sourire sur le visage de votre interlocuteur, contrairement à un « hello »… Bonjour se dit « Tchem Riep Sour » (à prononcer « Tchem Rep Sourr », merci à Isabelle, une collègue d’origine Cambodgienne qui nous a donné le tuyau ) Merci se dit « Orkun » (à prononcer « O-Kon ») et peut se décliner en « Orkun Makabrou » (à prononcer « O-Kon Makabrrou ») pour dire merci beaucoup Au revoir se dit « Liyeu haye » (à prononcer « Liyeu Haïye »)Déplacements / Transports : Concernant les déplacements entre les villes, nous sommes tout le temps passés par des bus standard (de nuit ou de jour) ou des minibus, en réservant en agence ou avec nos guesthouses, après comparaison des prix. Une exception toutefois, nous avons rallié Siem Reap depuis Battambang en bateau, afin de naviguer sur le Tonle Sap et d’apercevoir les villages flottants. Avec la Thaïlande, le Cambodge est le pays où nous avons le plus roulé en scooter, surtout dans la région des temples d’Angkor où nous sommes restés près d’une semaine. Même si l’état des routes reste à désirer et que la conduite des Cambodgiens est la plus dingue à nos yeux, il suffit d’être prudent et tout devrait bien se passerVisa touristique : Pour les résidents Français, un visa touristique est requis pour entrer sur le territoire cambodgien, et vous offre une durée maximale de 30 jours pour visiter le pays. Le plus simple est de faire une demande de E-Visa cambodgien directement sur internet, pour le prix de 36 $/pers. (~30,60 €). Conservez une copie papier sur vous, le document vous sera demandé pour entrer et sortir du territoire. Comme indiqué plus haut et contrairement à d’autres voyageurs moins chanceux, nous n’avons subi aucune tentative de corruption pour entrer sur le territoire, en provenant d’Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon) au Vietnam, grâce à notre compagnie de bus !
Itinéraire de 3 semaines au Cambodge :
Notre itinéraire s’est déroulé de la façon suivante : Cambodge : 19 jours 3 nuits à Phnom Penh] (Prison/musée du génocide de Tuol Sleng ou S-21 / Killing Fields de Choeung Ek) 2 nuits à Kampot 2 nuits à Otres Beach 2 (journée à Koh Ta Kiev) bus de nuit vers Battambang 4 nuits à Battambang 7 nuits à Siem Reap (Beng Mealea / découverte des temples d’Angkor])
Budget de 3 semaines au Cambodge : Au cours de notre séjour de 19 jours au Cambodge, nous avons dépensé au total 871 € (frais bancaires de 11 € inclus – soit 1,3% du montant total – , hors billets d’avion et visa) soit 435 €/personne, ce qui représente une dépense de 22,92 €/jour/personne pour un budget prévisionnel établi à 23,00 €/jour/personne. Sur le blog : graphique Comme vous pouvez voir ci-dessus, c’est la nourriture et les visites qui nous ont coûté le plus cher au Cambodge, même si le budget des visites est à nuancer. En effet, nous avons opté pour le pass 7 jours à Angkor d’une valeur de 72 $/pers. (~60,50 €), ce qui alourdit considérablement la note !
Taux moyen de conversion EUR / USD (dollar américain) : 1€ = 1,198 USD Taux de conversion fixe USD/KHR (riel cambodgien) : 1 USD = 4 000 KHR Des dollars US ??? Oui, vous n’avez aucun problème de vue ! Depuis la fuite des Khmers Rouges, des centaines d’ONG sont venues en aide pour participer à la reconstruction du pays… Et tous ces travailleurs étrangers ont inondé le pays de dollars américains, qui est restée la monnaie locale, utilisée par tout le monde ! En effet, tous les prix sont strictement affichés en dollars US, et d’ailleurs vous ne pourrez retirer que des billets verts dans les ATM du pays ! Pour le rendu de la monnaie, tout ce qui est inférieur à 1 dollar sera rendu en riel cambodgien, qui est la monnaie officielle du pays, et qui fait alors office de centimes. On récapitule :
Dans les ATM, vous retirez uniquement des dollars US Vous payez les commerçants et autres en dollars US Les rendus monnaies se font en dollars US pour ce qui est supérieur à 1 USD et se font en riels pour ce qui inférieur à 1 USD
Exemple : Si vous faîtes un achat de 4,75 USD, vous tendez un billet de 5 dollars. Le commerçant vous rendra 1 000 riels, qui est l’équivalent de 0,25 USD. On n’a perdu personne ? Les Cambodgiens sont sûrement les champions du monde de calcul mental ! En quelques jours, on prend vite l’habitude et on redevient vite les pros de la négociation. Au Cambodge, comme dans beaucoup d’autres pays d’Asie du Sud-Est, l’utilisation de la carte bancaire n’est pas entièrement démocratisée (il y a des exceptions où l’on peut payer en CB dans les grandes villes par exemple). Il vous faudra retirer systématiquement de l’argent aux nombreux ATM présents sur place, ce qui explique les frais bancaires. Toutefois, nos frais bancaires sont assez réduits grâce à l’utilisation de la carte bancaire N26 : 1,7% de frais sur les retraits mais aucun frais sur les paiements en carte bancaire. La plupart des distributeurs prennent une commission de 1,5% à 2,7% en plus de votre banque, chaque fois que vous retirez de l’argent ; le mieux est donc de n’effectuer qu’un gros retrait si vous le pouvez ! A noter, la banque MayBank n’applique aucun frais de retrait (mais n’est disponible que pour les cartes Visa). Voici quelques exemples de prix : Bouteille d’eau 1,5 L : 2 000 KHR ou 0,5 $ Canette de bière Angkor ou Cambodia (330 ml) : 3 000 KHR ou 0,75 $ Plat dans un restaurant avec boisson : 3 à 6 $ en fonction du standing de l’établissement Prix moyen d’une nuit en guesthouse : 7 $ à 18 $ en fonction de l’endroit Prix d’un laundry : 3 000 ou 0,75 $/kg de linge
Voici quelques clichés de notre super aventure cambodgienne ! Place maintenant aux paysages de jungle urbaine à Bangkok, en Thaïlande.
Bilan de 3 semaines au Cambodge : Nous avons rejoint la ville de Phnom Penh au Cambodge le vendredi 29/12/17, après 8H de bus depuis Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon) au Vietnam. Nous avons quitté Siem Reap en bus pour rejoindre Bangkok en Thaïlande, le mercredi 17/01/18. Nous sommes donc restés 19 jours au Cambodge. Durant notre séjour, nous avons parcouru : Sur le blog : tableau récapitulatif qui ne peut être inséré sur le forumNotre ressenti global sur le pays : Globalement, nous avons un retour extrêmement positif sur notre séjour au Cambodge ! Nous étions à la base partis pour rester deux petites semaines mais avons prolongé notre séjour tellement nous avons adoré le pays et les Cambodgiens ! Avec les voyages et les pays qui défilent durant notre Tour du Monde, la concurrence devient rude… Mais on peut désormais affirmer que le Cambodge est l’un de nos plus beaux coups de cœur, et qu’il se place dorénavant en n°2 dans notre classement ! Ceci, après l’Indonésie et juste avant le Myanmar et la Malaisie, qui sont désormais n°3 ex-æquo de notre classement ! A l’approche du départ vers l’Océanie, nous avons eu beaucoup de mal à quitter l’Asie, et c’est en grande partie grâce à l’accueil incroyable et généreux que nous ont réservé les Cambodgiens !Sur le blog : un jeune moine et son précepteur, au hasard de notre sortie en scooter dans les environs de Battambang Nous avons trouvé les Cambodgiens extrêmement bons, affables, chaleureux, très souriants et désireux de faire notre connaissance. Le petit plus : la majorité des personnes rencontrées parlaient très bien anglais et nous avons pu avoir de véritables échanges, ce qui est très appréciable ! Avec du recul, on se dit que c’est un peuple qui a tellement souffert avec les horreurs passées, qu’il souhaite maintenant renouer avec le bonheur et les Cambodgiens savent rendre ce bonheur très communicatif ! Mais dans ce tableau idyllique, il ne faut pas oublier que le Cambodge est l’un des pays les plus pauvres de la planète, et ceci se voit dès que l’on passe la frontière à l’Est (Vietnam) ou à l’Ouest (Thaïlande). En effet, le contraste est assez saisissant : les routes principales sont bitumées mais dans un piteux état, on voit beaucoup d’enfants nus jouer dans les villages bordant les routes du côté de la frontière vietnamienne et on rencontre de la misère à Phnom Penh… A bien des égards, le Cambodge ressemble à l’Inde du Nord (végétation et paysages proches) en plus propre toutefois et moins pauvre…Sur le blog : les fameux palmiers de Palmyre, si beaux et que l’on retrouve partout au Cambodge, rappelant le Myanmar et certains paysages d’Inde du Nord Cette pauvreté explique les tentatives d’arnaque et de corruption (chez les fonctionnaires), bien connues des voyageurs arrivant dans le pays par une frontière terrestre. Par chance, nous n’y avons jamais été confrontés à notre arrivée et à notre départ du Cambodge. Toutefois, on peut noter une tentative d’arnaque avortée par la police cambodgienne dans la capitale Phnom Penh (à prononcer « Pnom Penne »), et ce fut la seule et unique tentative pendant tout notre séjour cambodgien ! Nous ne pouvons pas énumérer ici toutes les personnes sympathiques que nous avons rencontré là-bas, mais nous retiendrons notre rencontre avec Oeun et Bery, deux Cambodgiens que nous avons rencontré lors de notre dernière soirée dans le pays, à Siem Reap.Sur le blog : si vous passez par Siem Reap, faîtes un crochet par le Palm Container Night Market au lieu de vous rendre à Pub StreetHébergement & nourriture : Nous avons logé principalement dans des guesthouses proposant des chambres avec salle de bain privative et mangé dans des petits restaurants locaux, ou dans la rue la plupart du temps. Concernant la nourriture, nous avons adoré les spécialités cambodgiennes comme le fameux Lok Lak de bœuf ou encore l’Amok au poisson. On en salive encore, rien que d’y penser. Plus qu’un coup de cœur culturel, la nourriture cambodgienne, diverse et variée nous a totalement ravi ! De plus, c’est l’une des nourritures les moins pimentées que nous ayons test durant nos 6 mois de voyage en Asie Sur le blog : le Beef Lok-Lak, une merveille culinaire, simple et délicieuse !Environnement & climat : Tout comme son voisin du Nord, le Laos, le Cambodge reste encore assez rural et dès que l’on s’éloigne des grands centres urbains, on tombe sur une très belle campagne, parsemée de rizières, de palmiers de Palmyre et de vaches. Mais, contrairement à son voisin, on trouve énormément de décharges à ciel ouvert, et les déchets plastiques étalés au sol sont hélas, légion dans le pays. Un peu dommage… Concernant le climat, nous avons adoré retrouver de la chaleur et un air sec, après avoir affronté le froid et l’humidité continue lorsque nous étions au Vietnam ! Toutefois, il ne faut pas rigoler avec le soleil qui tape très fort, surtout dans le centre du pays et à Battambang ! Ce n’est pas pour rien que les Cambodgiens sont les personnes les plus foncées de peau en Asie du Sud-Est ! Nous n’avons toutefois pas souffert de la chaleur lors de notre visite des temples d’Angkor, lorsque nous y étions en janvier, comme l’indiquent beaucoup d’autres voyageurs. Anecdotes, trucs & astuces : Lorsque vous arriverez au Cambodge, vous serez surpris par quelques petites choses :
L’état des routes assez mauvais qui présente des trous en tous genres, des routes de graviers ou de terre. Cela dit, cela reste moins pire que les routes du Laos. Contrairement aux autres pays d’Asie visités jusqu’à présent, le Myanmar, le Laos, le Vietnam et le Cambodge font figure d’exception : en effet, il n’y qu’ici qu’on roule à droite en Asie du Sud et du Sud-Est !
La conduite complètement anarchique des conducteurs Cambodgiens…Pour nous, ils détiennent la palme des plus mauvais conducteurs et de loin (devant les Indiens et les Vietnamiens, c’est tout dire…) ! Débouler sur la voie de circulation sans regarder, rouler à contre-sens, s’insérer à l’aveuglette ou se placer à droite pour ensuite tourner à gauche sont des comportements tout à fait normaux dans le pays. Enfin, il n’est pas rare de voir les voitures faire des écarts de 2 m sur la chaussée pour doubler quelqu’un, même si une voiture arrive en face ! Prudence donc si vous conduisez sur place !
La plupart des habitations que l’on trouve dans les campagnes se trouvent sur pilotis ! Et oui, pour faire face aux crues du Tonle Sap et aux inondations pendant la mousson, les pièces de vie principales des maisons sont construites en hauteur pour être au sec !
Lorsque vous paierez en dollars (voir l’explication plus bas), il se peut que le commerçant refuse votre billet si ce dernier paraît trop vieux, abîmé ou déchiré !
On retrouve des panneaux bleus « Cambodian People’s Party » et des antennes locales du parti un peu partout dans le pays ! Il s’agit de la formation politique actuellement au pouvoir au Cambodge.
Les chauffeurs de tuktuks sont très peu insistants et un simple orkun (« merci » en khmer) suffit pour être laissé tranquille, ce qui fait du bien en Asie du Sud-Est !
Communication : Si vous désirez entamer la conversation avec quelqu’un, rien ne vaut quelques mots en khmer pour aborder les locaux, qui est la langue officielle du pays. Vous le verrez tout de suite, un « tchem rep sourr » amorcera tout de suite un large sourire sur le visage de votre interlocuteur, contrairement à un « hello »… Bonjour se dit « Tchem Riep Sour » (à prononcer « Tchem Rep Sourr », merci à Isabelle, une collègue d’origine Cambodgienne qui nous a donné le tuyau ) Merci se dit « Orkun » (à prononcer « O-Kon ») et peut se décliner en « Orkun Makabrou » (à prononcer « O-Kon Makabrrou ») pour dire merci beaucoup Au revoir se dit « Liyeu haye » (à prononcer « Liyeu Haïye »)Déplacements / Transports : Concernant les déplacements entre les villes, nous sommes tout le temps passés par des bus standard (de nuit ou de jour) ou des minibus, en réservant en agence ou avec nos guesthouses, après comparaison des prix. Une exception toutefois, nous avons rallié Siem Reap depuis Battambang en bateau, afin de naviguer sur le Tonle Sap et d’apercevoir les villages flottants. Avec la Thaïlande, le Cambodge est le pays où nous avons le plus roulé en scooter, surtout dans la région des temples d’Angkor où nous sommes restés près d’une semaine. Même si l’état des routes reste à désirer et que la conduite des Cambodgiens est la plus dingue à nos yeux, il suffit d’être prudent et tout devrait bien se passerVisa touristique : Pour les résidents Français, un visa touristique est requis pour entrer sur le territoire cambodgien, et vous offre une durée maximale de 30 jours pour visiter le pays. Le plus simple est de faire une demande de E-Visa cambodgien directement sur internet, pour le prix de 36 $/pers. (~30,60 €). Conservez une copie papier sur vous, le document vous sera demandé pour entrer et sortir du territoire. Comme indiqué plus haut et contrairement à d’autres voyageurs moins chanceux, nous n’avons subi aucune tentative de corruption pour entrer sur le territoire, en provenant d’Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon) au Vietnam, grâce à notre compagnie de bus !
Itinéraire de 3 semaines au Cambodge :
Notre itinéraire s’est déroulé de la façon suivante : Cambodge : 19 jours 3 nuits à Phnom Penh] (Prison/musée du génocide de Tuol Sleng ou S-21 / Killing Fields de Choeung Ek) 2 nuits à Kampot 2 nuits à Otres Beach 2 (journée à Koh Ta Kiev) bus de nuit vers Battambang 4 nuits à Battambang 7 nuits à Siem Reap (Beng Mealea / découverte des temples d’Angkor])
Budget de 3 semaines au Cambodge : Au cours de notre séjour de 19 jours au Cambodge, nous avons dépensé au total 871 € (frais bancaires de 11 € inclus – soit 1,3% du montant total – , hors billets d’avion et visa) soit 435 €/personne, ce qui représente une dépense de 22,92 €/jour/personne pour un budget prévisionnel établi à 23,00 €/jour/personne. Sur le blog : graphique Comme vous pouvez voir ci-dessus, c’est la nourriture et les visites qui nous ont coûté le plus cher au Cambodge, même si le budget des visites est à nuancer. En effet, nous avons opté pour le pass 7 jours à Angkor d’une valeur de 72 $/pers. (~60,50 €), ce qui alourdit considérablement la note !
Taux moyen de conversion EUR / USD (dollar américain) : 1€ = 1,198 USD Taux de conversion fixe USD/KHR (riel cambodgien) : 1 USD = 4 000 KHR Des dollars US ??? Oui, vous n’avez aucun problème de vue ! Depuis la fuite des Khmers Rouges, des centaines d’ONG sont venues en aide pour participer à la reconstruction du pays… Et tous ces travailleurs étrangers ont inondé le pays de dollars américains, qui est restée la monnaie locale, utilisée par tout le monde ! En effet, tous les prix sont strictement affichés en dollars US, et d’ailleurs vous ne pourrez retirer que des billets verts dans les ATM du pays ! Pour le rendu de la monnaie, tout ce qui est inférieur à 1 dollar sera rendu en riel cambodgien, qui est la monnaie officielle du pays, et qui fait alors office de centimes. On récapitule :
Dans les ATM, vous retirez uniquement des dollars US Vous payez les commerçants et autres en dollars US Les rendus monnaies se font en dollars US pour ce qui est supérieur à 1 USD et se font en riels pour ce qui inférieur à 1 USD
Exemple : Si vous faîtes un achat de 4,75 USD, vous tendez un billet de 5 dollars. Le commerçant vous rendra 1 000 riels, qui est l’équivalent de 0,25 USD. On n’a perdu personne ? Les Cambodgiens sont sûrement les champions du monde de calcul mental ! En quelques jours, on prend vite l’habitude et on redevient vite les pros de la négociation. Au Cambodge, comme dans beaucoup d’autres pays d’Asie du Sud-Est, l’utilisation de la carte bancaire n’est pas entièrement démocratisée (il y a des exceptions où l’on peut payer en CB dans les grandes villes par exemple). Il vous faudra retirer systématiquement de l’argent aux nombreux ATM présents sur place, ce qui explique les frais bancaires. Toutefois, nos frais bancaires sont assez réduits grâce à l’utilisation de la carte bancaire N26 : 1,7% de frais sur les retraits mais aucun frais sur les paiements en carte bancaire. La plupart des distributeurs prennent une commission de 1,5% à 2,7% en plus de votre banque, chaque fois que vous retirez de l’argent ; le mieux est donc de n’effectuer qu’un gros retrait si vous le pouvez ! A noter, la banque MayBank n’applique aucun frais de retrait (mais n’est disponible que pour les cartes Visa). Voici quelques exemples de prix : Bouteille d’eau 1,5 L : 2 000 KHR ou 0,5 $ Canette de bière Angkor ou Cambodia (330 ml) : 3 000 KHR ou 0,75 $ Plat dans un restaurant avec boisson : 3 à 6 $ en fonction du standing de l’établissement Prix moyen d’une nuit en guesthouse : 7 $ à 18 $ en fonction de l’endroit Prix d’un laundry : 3 000 ou 0,75 $/kg de linge
Voici quelques clichés de notre super aventure cambodgienne ! Place maintenant aux paysages de jungle urbaine à Bangkok, en Thaïlande.
Comment réagir face à une "morsure" mexicaine? English translation pending
Bien que nous ayons beaucoup voyagés, nous avons été confronté pour la première fois aux agissements illégaux d’un policier. Nous aimerions vous raconter notre expérience.
Pour débuter: une chose doit être claire et précise: nous sommes les seuls responsables de ne pas avoir respecter la loi en vigueur, et aurions dû être (légalement) sanctionné. Cependant, le représentant de la loi (policier municipal de la ville de Mexico) à fait preuve de manoeuvres ilégales dans le seul et unique but de nous soutirer de l’argent illégalement exigé de notre part.
Lors de la location d’une voiture pour une période de 58 jours à l’aéroport de Mexico auprès de Europcar, nous nous sommes aperçus qu’une feuille 8 ½ X 11 avait été collé à l’intérieur de la lunette arrière du véhicule.
Lors des préparatifs de locations dans le local de la firme, le préposé nous avait très brièvement mentionné la presence de ce permis qui permettait de circuler dans la ville pour une période de 24 heures. Il a aussi mentionné que nous devions faire une demande de circuler à nouveau pour une période de 24 heures lors de notre retour à Mexico.
Le lendemain, nous avons retiré cette feuille, et enregistré mentallement le site Internet où presenter une demande. Grave erreur… la feuille aurait dû être conservée dans le coffre à gants pour nous rappeler d’entreprendre les demarches en temps et lieu…
Retour à Mexico deux jours avant notre depart pour le Québec. À moins de 400 mètres de notre hôtel, un policier nous fait signe de nous tasser. Il nous fait patienter environ 5 minutes puis vient à notre rencontre. Il s’agit du policier R. Ramirez avec carte d’identité et photo. Son matricule apparait aussi, mais nous l’avons par la suite oublié.
Il nous dit que nous n’avons pas la “vignette” nécessaire pour circuler dans la ville, ce qui est tout à fait exact. 58 jours passés plus tard, nous avions bien sûr, oublié.
Il sait très bien qu’il a affaire à des gringos, mais parle néanmoins très vite comme s’il s’adressait à ses propres concitoyens. Nos cerveaux fonctionnent à 100 à l’heure, et débutons par “implorer” sa clémence puisque nous sommes à 400 mètres de notre hôtel (où on doit laisser nos bagages avant de poursuivre vers l’aéroport pour remettre la voiture).
Il ne veut rien savoir. Nous lui demandons ensuite quelle est le coût de l’amende pour cette infraction. Il répond que nous devons le suivre jusqu’à la fourrière, et que la situation serait “éclaircie” là-bas. Franchement, avons-nous le choix?
Nous le suivons pour une période d’environ 15 minutes. Il passé systématiquement sur tous les feux rouges (il est policieur après tout, non?). En bons conducteurs soucieux des lois (hum!), nous décidons de respecter tous les feux, ce qui le met en rogne puisqu’il decide de “remonter” un boulevard dit “sens unique” pour nous déclarer le plus sérieusement du monde que l’on peut “laissez faire” les feux rouge. Ah! bon…
Nous arrivons près d’une guérite qui donne sur un grand espace alphalté où sont stationnés plusieurs voitures. S’agit-il vraiment d’une fourrière ou du stationnement d’un poste de police? No se…
On se place devant la guérite, mais il nous faire signe de ne pas entrer, mais plutôt de se garer devant une énorme cloture qui bloque la vue sur la fourrière/poste de police. Tiens, tiens, tiens…
Il descend de sa moto, et se place devant la vitre du conducteur. Je remarque illico que son identification a disparue. Le tout semblait fixé par du Velcro, car je vois deux de ces bandes vides. J’ai un sens de l’humour des plus cyniques, et je m’exclame à mon copain: son nom est désormais “personne”, et à cet instant précis je realise que nous sommes ses prochaines victimes, et que nous allons lui payer une formidable vacances à Acapulco dont sa jeune famille va se rappeler pour longtemps…
Bon, toute l’histoire s’est déroulée sur une période de 2 heures trente, car les “négociations” pour faire baisser la somme furent longues et quelque peu rocambolesques. N’ayez crainte, je vais vous fournir la version allégée…
Il nous dit que l’amende à payer est de 8000 P. Après 90 jours dans ce pays, nous connaissons parfaitement la valeur de cette somme, et on ne peut se retenir de littéralement pouffer de rire quand il éructe nonchalamment le montant.
Discussions discussions, palabres palabres, moins de 5 minutes plus tard, la somme est réduite par magie à 6000 P.
Difficile à croire, mais notre espagnol parlé devient de plus en plus ardu. À certains moments, je prend les pourparlers en main, et à d’autres occasions, c’est mon conjoint.
Ah! oui… j’avais oublié de mentionner que le policier nous avait confié qu’il ne comprenait pas un traître mot d’anglais, et qu’il ne le parlait pas aussi… Nous avons nous aussi rapidement pris la même approche, ce qui explique les négo de plus de 2 heures. Ça prend du temps, pour trouver l’angle ideal pour de telles palabres, non?
Je m’éloigne donc du “couple maudit” formé du policieur et de mon conjoint pour investiguer de plus près le groupe de 7/8 policieurs qui placotent nonchalamment près de la guérite. De bout en blanc, je demande si l’un deux comprend l’anglais. Ils me regardent comme si j’étais un extraterrestre. Je n’en n’attendait pas moins d’eux… Ils restent obstinément coîts et regardent ailleurs…
Je decide d’appeller Europcar. Par miracle, je tombe sur un préposé qui baragouine la langue de Shakespeare. Je raconte l’histoire, et je sens dans son timbre de voix que le mec ne pourra pas influence grand chose… Effectivement, Il nous souhaitent: bonne chance et raccroche illico.
Bon, il faut trouver un scenario plus punché, car les discussions s’enlisent. Il est quand même fascinant qu’un policier puisse passer autant de temps sur un “dossier” sans devoir justifier son absence… On est rendu à 90 minutes…
J’accouche de ce scenario que je met en branle tout en avertissant sommairement mon conjoint de ce que je m’apprête à faire.
J’ouvre le coffre, et je commence à sortir les bagages, 2 énormes sacs à dos, 2 très grandes caisses de plastique (nos 5 carpettes et tout le tralala), et je dis au policier que nous allons appeler un taxi, laisser la voiture ici, prendre la clé, et quitter pour aller remettre celle-ci à Europcar. Un bluff monumental, car nous avons versés une caution de 15000 P sur la voiture. Scénario probable: Europcar viendra chercher la voiture, et nous dira que le coût aura été de 14999 P. Nous on sera au Canada, avec cette somme très conséquente perdue…
Ah! ah! le coup semble porter fruit, car le prix descend à 4000P. Ce n’est pas la “vente de feu” que nous escomptions, mais c’est prometteur!
Jusqu’à présent, dans ces négociations incroyablement alambiquées et rocambolesques, nous avions insistés auprès du policier pour avoir un reçu official dans le but de contester le tout devant les instances officielles, comme ils dissent… On voulait aussi une preuve formelle à montrer à d’autres policiers pour montrer que nous avions payé l’amende au cas où on se ferait arrêter une seconde fois en route vers l’hôtel ou l’aéroport.
Nous décidons de laisser tomber cette demande, et nous nous retrouvons à 3000P. Ben cou donc, on vas-tu se retouver à zero P dans les prochaines 6 heures?
Bon, nous en sommes à 150 minutes, et il fait de plus en chaud (au sens propre du terme). Nous disons à notre corps defendant: oui. Il nous remet aussitôt son gant de motocycliste. Nous sommes éberlués, et ne comprenons pas du tout ce geste. On sort l’argent, et on le lui remet. Ses yeux risquent de sortir de leurs orbites quand il voit les billets passer de nos mains aux siennes. Il prend les pesos comme si c’était du combustible nucléaire irradié, et le fourre dans ses pantalons. À voir ses yeux de merlans frits, on comprend que le gant jouait le role de l’enveloppe brune. Décidément, on a beaucoup à apprendre sur le sujet…
Encore une fois: nous sommes responsables de cette mésaventure, car nous n’avions pas le permis requis. Mais certaines questions brûlent mes lèvres:Aurions-nous pu procéder d’une autre façon? Prendre son badge en photo? Insister pour aller à un “vrai” poste de police? Vos avis et suggestions sont les bienvenus en vue de d’autres longs voyages en voiture au Mexique dans ce merveilleux pays dont nous gardons de doux et agréables souvenirs malgré cet episode peu glorieux pour la réputation des policieurs mexicains.
P.S. Ce site n'acceptant pas les fichiers .pdf, je ne peux afficher le minuscule laissez-passer remis par le "policier".
P.S. Ce site n'acceptant pas les fichiers .pdf, je ne peux afficher le minuscule laissez-passer remis par le "policier".
Comment se rendre de Arequipa (Pérou) à Iquique (Chili) English translation pending
Bonsoir,
Je souhaite me rendre de Arequipa à Iquique les 4 ou 5 août étape vers St Pierre d'Atacama. Je me rends compte qu'il n'y a pas de bus directs et qu'on ne peut éviter au moins trois changements et des transferts parfois d'une gare à l'autre dans une même ville. Il semble assez facile d'aller de Arequipa à Tacna, voire Arica. Y a-t-il des bus de nuit pour faire le trajet ? Est-il plus facile de trouver une correspondance de Tacna ou Arica à Saint Pedro de Atacama (en évitant Iquique ? Je bute sur ce problème de transport (qui n'est pas très grave !... Merci pour votre aide...
Randonnée pédestre de 5 à 6 jours en France English translation pending
Bonjour,
Une amie et moi partons en France début juillet et nous souhaitons faire une randonnée de 5 à 6 jours, moyennant une vingtaine de km par jour. Nous sommes actives mais ne sommes pas entraînées. Nous souhaitons un itinéraire avec une majorité de sentiers en campagne et nature, nous voulons dormir dans des gîtes sein de villages. Si certaines parties du chemin sont pavées, ce n'est pas si grave, mais cela doit rester minime. Nous prenons les suggestions. Nous avons en tête le GR70 et le chemin de St-Guilhem, si jamais vous voulez commenter! Merci beaucoup!
Une amie et moi partons en France début juillet et nous souhaitons faire une randonnée de 5 à 6 jours, moyennant une vingtaine de km par jour. Nous sommes actives mais ne sommes pas entraînées. Nous souhaitons un itinéraire avec une majorité de sentiers en campagne et nature, nous voulons dormir dans des gîtes sein de villages. Si certaines parties du chemin sont pavées, ce n'est pas si grave, mais cela doit rester minime. Nous prenons les suggestions. Nous avons en tête le GR70 et le chemin de St-Guilhem, si jamais vous voulez commenter! Merci beaucoup!
Coup de gueule Sagrada Família English translation pending
Je ne trouve pas normal qu'il soit nécessaire de réserver des semaines a l'avance via internet pour visiter la Sagrada familia.
Je ne savais qu'il fallait réserver longtemps à l'avance et quelle ne fut pas ma surprise quand 2 jours avant de partir je ne trouvais plus de place en matinée. Il n'y avait que des places à partir de 15h.
Je me dit pas grave, une fois sur place j'irais de bonne heure et j'aurais une place à 9h
Et bah kenini. Les disponibilités que vous voyez sur internet et bah c'est les même sur place.
On a eu beau pleurer et embêter tout le monde pas moyen de rentré avant.
Quand on vois que l'entrée basique est déjà a 15€. Et la total à 29€. Cela parait allucinant.
Même au vatican. Si on arrive tot en rentre tot.
Bref nous ne l'aurons vu que de l'extérieur. Le prix et leur système nous aurons trop énervé.
Lydie
Je ne savais qu'il fallait réserver longtemps à l'avance et quelle ne fut pas ma surprise quand 2 jours avant de partir je ne trouvais plus de place en matinée. Il n'y avait que des places à partir de 15h.
Je me dit pas grave, une fois sur place j'irais de bonne heure et j'aurais une place à 9h
Et bah kenini. Les disponibilités que vous voyez sur internet et bah c'est les même sur place.
On a eu beau pleurer et embêter tout le monde pas moyen de rentré avant.
Quand on vois que l'entrée basique est déjà a 15€. Et la total à 29€. Cela parait allucinant.
Même au vatican. Si on arrive tot en rentre tot.
Bref nous ne l'aurons vu que de l'extérieur. Le prix et leur système nous aurons trop énervé.
Lydie
Erreur d’adresse courriel lors d'un achat de billet d'avion English translation pending
Bonjour ,
Je viens de commander des billets par internet sur Govoyage. J’ai commander des billets en 2 fois mais j’ai fait une erreur de frappe et j’ai mal mis mon adresse mail. De plus, je n’ai que la référence de réservation que d’une seule commande sur les deux.
Je voudrais donc savoir s’il est possible de changer son adresse mail sur le site, si c’est grave de n’avoir qu’une seule référence de réservation sur les deux et si je les appelles , ils pourront régler les soucis ?
Erreur dans demande anticipée de passeport English translation pending
En remplissant la demande anticipée de passeport sur Internet je me suis trompée sur le lieu de naissance de mon père. Pensez-vous que cela ait de l’importance et bloque l’obtention de mon passeport ?merci de votre aide !
Voyage en Andalousie: une ville ou plus? English translation pending
Nous serons à Malaga du 11- 20 novembre 2018, on se demande si nous allons passer tout ce temps dans cette ville pour visiter les alentours tout en restant à la même hôtel où si nous divisions notre temps en deux, soit 4-5 jour a Malaga et 4-5 jour à Barcelone pour découvrir cette ville.
On aimerait avoir des suggestions.
On aimerait avoir des suggestions.
TSA PRE (vol United Airlines): quelqu'un connaît? English translation pending
Bjr
En faisant mon CHECKIN ce matin pour mon vol de demain, j'ai inscrit sur le Boarding Passes "TSA PRE"

N’étant pas certain de la signification je suis allé voir sur le site d'United : https://www.united.com/web/fr/content/travel/airport/tsa-precheck.aspx
Si j'ai bien compris selon concerne un programme de sécurité dit accéléré pour certains voyageurs (serais une exception ... 😛, un haut dignitaire 🤪)
Ils disent que "Les voyageurs éligibles n’ont pas besoin de retirer leurs chaussures, ordinateurs portables, liquides, ceintures ni leurs vestes" donc on passe dans une file spéciale ? ça marche en France ? (ça m’entonnerais !!!) - Cool je vais pouvoir transporter des pdts illicites lol
Ils parlent d'un Nr KTN ... je n'ai rien de tout ça ...
Est ce que je peu utiliser le kiosque GLOBAL ENTRY dans ce cas ( escale de 3H à SFO pour Lax ensuite) ... bon même sans ça ça devrait largement aller et comme je connais assez bien SFO
Si quelqu'un connais...
Si c'est pas le cas ... pas grave je poserais la question demain à CDG
Merci à vous
En faisant mon CHECKIN ce matin pour mon vol de demain, j'ai inscrit sur le Boarding Passes "TSA PRE"

N’étant pas certain de la signification je suis allé voir sur le site d'United : https://www.united.com/web/fr/content/travel/airport/tsa-precheck.aspx
Si j'ai bien compris selon concerne un programme de sécurité dit accéléré pour certains voyageurs (serais une exception ... 😛, un haut dignitaire 🤪)
Ils disent que "Les voyageurs éligibles n’ont pas besoin de retirer leurs chaussures, ordinateurs portables, liquides, ceintures ni leurs vestes" donc on passe dans une file spéciale ? ça marche en France ? (ça m’entonnerais !!!) - Cool je vais pouvoir transporter des pdts illicites lol
Ils parlent d'un Nr KTN ... je n'ai rien de tout ça ...
Est ce que je peu utiliser le kiosque GLOBAL ENTRY dans ce cas ( escale de 3H à SFO pour Lax ensuite) ... bon même sans ça ça devrait largement aller et comme je connais assez bien SFO
Si quelqu'un connais...
Si c'est pas le cas ... pas grave je poserais la question demain à CDG
Merci à vous
Période du ramadan au Maroc: ce qu'il faut faire ou ne pas faire English translation pending
Bonjour à tous,
Je saurais en vacances à Marrakech pendant la période du Ramadan.
J'aimerais savoir comment çà se passe pendant le Ramadan
En tant que touriste la journée y'a des activités à faire la journée ou faut attendre le soir 😛, Pour manger au resto les horaires vont être décalé... Les visites des monuments...
Par contre à la tombée de nuit sa va être géniale je suppose, l'ambiance et l'atmosphère seront au RDV.
Merci j'attends vos conseils. Cordialement.
Je saurais en vacances à Marrakech pendant la période du Ramadan.
J'aimerais savoir comment çà se passe pendant le Ramadan
En tant que touriste la journée y'a des activités à faire la journée ou faut attendre le soir 😛, Pour manger au resto les horaires vont être décalé... Les visites des monuments...
Par contre à la tombée de nuit sa va être géniale je suppose, l'ambiance et l'atmosphère seront au RDV.
Merci j'attends vos conseils. Cordialement.
Problème avec la compagnie Flybe English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà dimanche dernier je devais m'envoler de Paris-Charles-de-Gaulle pour Edimbourg, mais tout ne sait pas passer comme prévu...
Je dois effectuer un stage dans un hotel à Edimbourg du 7 Mai au 24 Aout. De ce fait j'avais pris un billet pour un vol Paris CDG-Edimbourg avec la compagnie FLYBE à 14h50 car ma copine prenait le même. En arrivant à 13h à l'aéroport, nous constatons mon amie et moi, que le vol est annulé ! Nous n'avons pas du tout été prévenu par mail... (Ils avaient bien nos mail car nous avons reçu une confirmation) De plus sur les tableaux d'affichage notre vol à 14h50 n'était pas avec la compagnie Flybe mais Air France. C'était un petit peu l'incompréhension mais nous avons lu que Flybe est une filiale d'Air France.
Ainsi nous sommes aller demander comment procéder pour avoir un autre vol chez air France. Une dame d'air France nous propose un vol Paris CDG-Southampton à 17h30-18h15 et ensuite un Southampton-Edimbourg à 22h30-23h30 ce qui fut déjà embêtant meme si ce n'est pas encore tres grave pour le moment. Ainsi nous avons demandé pour être indemnisé sachant que nous travaillons tout les deux le lundi matin à 8h et que ca nous faisait arriver vers 0h-1h... Indemniser car nous n'avons pas été tenu au courant de l'annulation du vol. La dame chez air France nous envois chez Flybe et inversement, ils n'ont pas arrté de se renvoyer la balle.. En retournant chez air France une autre dame nous explique qu'ils n'ont pas notre adresse email ni notre numero de telephone mais que c'est à Flybe de nous prévenir de l'annulation du vol.. Alors en en retournant chez Flybe on leurs à demandés si ils avaient nos adresses mail, et oui ils les avaient.. On a demandé à Flybe de nous imprimer un justificatif de notre vol montrant qu'ils avaient bien notre email. Ils l'ont fait sans problème, en retournant chez air France la dame nous explique qu'il faut aller sur air France sur le site pour faire un dépôt de plainte... Bref il faut que je le fasse aujourd'hui même si je ne suis pas sur que ca soit tres utile..
Ensuite lorsque nous nous sommes enregistrés nous sommes tombés sur une dame désagréable au possible qui ne nous a meme pas dit bonjour et qui nous a donné des ordres comme si on été des chiens en mode "Vos carte d'identité ! Vos ticket !" Je lui ai demandé d'être un peu plus professionnel et elle s'est énervé, alors je n'ai pas insisté j'ai demandé à continuer avec un monsieur qui été tres gentil à coté, sauf que le problème étant que cette dame a étiqueté nos valises et s'est trompé.... Expres, je pense mais bref elle avait étiqueté la valise de ma copine à mon nom et inversement la mienne été au nom de ma copine.. Biensur nous n'avons pas remarqué sur le moment.
Ensuite nous avons avancé et voilà le moment de passer à la douane :) Ma copine passe devant moi sans problème et lorsque je passe le policier prend un certains temps à tapoter sur son ordinateur, à me regarder, et il m'a indiqué que ma carte d'identité n'était pas valable !! :o Alors que je suis parti à Berlin avec cette meme carte et il n'y a eu aucun soucis... En faite j'ai compris le problème à ce moment était mon ancienne carte d'identité alors que la nouvelle que j'avais fais faite il y a un certain temps est perdu... Bref ca m'a couter 1h30 au commissariat à attendre, j'ai perdu 160€ (billet d'avion+valise en soute) + 60€ d'hotel et j'ai du laisser ma copine avancer toute seule. En sortant du commiseriat j'ai voulu récupéré ma valise, je suis alors retourné chez Flybe pour leur expliqué la situation. Il m'ont indiqué d'aller au service bagage où j'ai de nouveau expliqué mon problème..
Au service bagage donc j'explique à un monsieur mon problème, je veux récupérer ma valise en soute. Sauf que ma copine m'a indiqué par message "Fais attention en récupérant ta valise il doit y avoir mon nom sur le coupon bagage qui est collé au billet d'avion. J'explique ceci au monsieur qui me dit comprendre. Lorsque j'ai vu la valise sortir dur tapie, j'ai eu un coup au coeur, c'était la valise de ma copine qui été sorti et non la mienne... Furieux, j'explique ca au monsieur il était désolé et me dit qu'il ne peut plus rien faire. Je lui demande d'appeler un supérieur sous peine de lourd commentaire négatif à l'encontre de la compagnie. Il m'a demandé de le suivre à son bureau et à trouvé une solution. Il me dit d'abord qu'il va renvoyer la valise à Edimbourg mais qu'il faudra que ma copine vienne la rechercher à l'aéroport d'Edimbourg.. En insistant un petit peu, il m'a dit qu'il aller pouvoir l'envoyer directement à son hotel (où elle fait le meme stage de quatre mois dans un hotel) je lui tant mon telephone pour lui montrer l'adresse de l'hotel. Il me dut que tout est bon etc. Ainsi je suis rentré chez moi à Rouen..
Lorsque j'apprend la nouvelle à ma copine, elle n'en croyait pas ces oreilles mais bref elle n'avait plus trop le choix. Je lui dis qu'elle l'aura ce lundi au plus tard. Sauf que le lundi midi toujours aucune nouvelles de cette valise.. Du coup elle a pris un taxi pour se rendre à l'aéroport (elle s'est dit que la compagnie allé la rembourser) en arrivant à l'aéroport elle explique son problème et la dame lui dit que la valise a bien été expédié. Ma copine insiste pour savoir ou exactement est la valise et la dame lui dit que c'est à l'hotel ... rue ... et en fait ce n'était pas son hotel... Furieuse elle est aller à cette hotel pour rechercher sa valise, elle s'est par la suite rendu compte qu'elle s'était fais voler ces médicaments, des robes... Enfin bref la compagnie nous à apporter que des emmerde..
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ma mésaventure.
Que dois je faire ? Quelles sont mes droits ? Puis je être indemnisé ? Toutes les personnes amenant des commentaires interessant sont les bienvenue !! :)
Voilà dimanche dernier je devais m'envoler de Paris-Charles-de-Gaulle pour Edimbourg, mais tout ne sait pas passer comme prévu...
Je dois effectuer un stage dans un hotel à Edimbourg du 7 Mai au 24 Aout. De ce fait j'avais pris un billet pour un vol Paris CDG-Edimbourg avec la compagnie FLYBE à 14h50 car ma copine prenait le même. En arrivant à 13h à l'aéroport, nous constatons mon amie et moi, que le vol est annulé ! Nous n'avons pas du tout été prévenu par mail... (Ils avaient bien nos mail car nous avons reçu une confirmation) De plus sur les tableaux d'affichage notre vol à 14h50 n'était pas avec la compagnie Flybe mais Air France. C'était un petit peu l'incompréhension mais nous avons lu que Flybe est une filiale d'Air France.
Ainsi nous sommes aller demander comment procéder pour avoir un autre vol chez air France. Une dame d'air France nous propose un vol Paris CDG-Southampton à 17h30-18h15 et ensuite un Southampton-Edimbourg à 22h30-23h30 ce qui fut déjà embêtant meme si ce n'est pas encore tres grave pour le moment. Ainsi nous avons demandé pour être indemnisé sachant que nous travaillons tout les deux le lundi matin à 8h et que ca nous faisait arriver vers 0h-1h... Indemniser car nous n'avons pas été tenu au courant de l'annulation du vol. La dame chez air France nous envois chez Flybe et inversement, ils n'ont pas arrté de se renvoyer la balle.. En retournant chez air France une autre dame nous explique qu'ils n'ont pas notre adresse email ni notre numero de telephone mais que c'est à Flybe de nous prévenir de l'annulation du vol.. Alors en en retournant chez Flybe on leurs à demandés si ils avaient nos adresses mail, et oui ils les avaient.. On a demandé à Flybe de nous imprimer un justificatif de notre vol montrant qu'ils avaient bien notre email. Ils l'ont fait sans problème, en retournant chez air France la dame nous explique qu'il faut aller sur air France sur le site pour faire un dépôt de plainte... Bref il faut que je le fasse aujourd'hui même si je ne suis pas sur que ca soit tres utile..
Ensuite lorsque nous nous sommes enregistrés nous sommes tombés sur une dame désagréable au possible qui ne nous a meme pas dit bonjour et qui nous a donné des ordres comme si on été des chiens en mode "Vos carte d'identité ! Vos ticket !" Je lui ai demandé d'être un peu plus professionnel et elle s'est énervé, alors je n'ai pas insisté j'ai demandé à continuer avec un monsieur qui été tres gentil à coté, sauf que le problème étant que cette dame a étiqueté nos valises et s'est trompé.... Expres, je pense mais bref elle avait étiqueté la valise de ma copine à mon nom et inversement la mienne été au nom de ma copine.. Biensur nous n'avons pas remarqué sur le moment.
Ensuite nous avons avancé et voilà le moment de passer à la douane :) Ma copine passe devant moi sans problème et lorsque je passe le policier prend un certains temps à tapoter sur son ordinateur, à me regarder, et il m'a indiqué que ma carte d'identité n'était pas valable !! :o Alors que je suis parti à Berlin avec cette meme carte et il n'y a eu aucun soucis... En faite j'ai compris le problème à ce moment était mon ancienne carte d'identité alors que la nouvelle que j'avais fais faite il y a un certain temps est perdu... Bref ca m'a couter 1h30 au commissariat à attendre, j'ai perdu 160€ (billet d'avion+valise en soute) + 60€ d'hotel et j'ai du laisser ma copine avancer toute seule. En sortant du commiseriat j'ai voulu récupéré ma valise, je suis alors retourné chez Flybe pour leur expliqué la situation. Il m'ont indiqué d'aller au service bagage où j'ai de nouveau expliqué mon problème..
Au service bagage donc j'explique à un monsieur mon problème, je veux récupérer ma valise en soute. Sauf que ma copine m'a indiqué par message "Fais attention en récupérant ta valise il doit y avoir mon nom sur le coupon bagage qui est collé au billet d'avion. J'explique ceci au monsieur qui me dit comprendre. Lorsque j'ai vu la valise sortir dur tapie, j'ai eu un coup au coeur, c'était la valise de ma copine qui été sorti et non la mienne... Furieux, j'explique ca au monsieur il était désolé et me dit qu'il ne peut plus rien faire. Je lui demande d'appeler un supérieur sous peine de lourd commentaire négatif à l'encontre de la compagnie. Il m'a demandé de le suivre à son bureau et à trouvé une solution. Il me dit d'abord qu'il va renvoyer la valise à Edimbourg mais qu'il faudra que ma copine vienne la rechercher à l'aéroport d'Edimbourg.. En insistant un petit peu, il m'a dit qu'il aller pouvoir l'envoyer directement à son hotel (où elle fait le meme stage de quatre mois dans un hotel) je lui tant mon telephone pour lui montrer l'adresse de l'hotel. Il me dut que tout est bon etc. Ainsi je suis rentré chez moi à Rouen..
Lorsque j'apprend la nouvelle à ma copine, elle n'en croyait pas ces oreilles mais bref elle n'avait plus trop le choix. Je lui dis qu'elle l'aura ce lundi au plus tard. Sauf que le lundi midi toujours aucune nouvelles de cette valise.. Du coup elle a pris un taxi pour se rendre à l'aéroport (elle s'est dit que la compagnie allé la rembourser) en arrivant à l'aéroport elle explique son problème et la dame lui dit que la valise a bien été expédié. Ma copine insiste pour savoir ou exactement est la valise et la dame lui dit que c'est à l'hotel ... rue ... et en fait ce n'était pas son hotel... Furieuse elle est aller à cette hotel pour rechercher sa valise, elle s'est par la suite rendu compte qu'elle s'était fais voler ces médicaments, des robes... Enfin bref la compagnie nous à apporter que des emmerde..
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ma mésaventure.
Que dois je faire ? Quelles sont mes droits ? Puis je être indemnisé ? Toutes les personnes amenant des commentaires interessant sont les bienvenue !! :)
Six mois en Afrique de l'Ouest en camionnette aménagée English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu beaucoup de sujet sur le forum mais j'ai du mal à synthétiser toutes les infos et surtout je ne connais pas l'Afrique. Nous avons juste voyagé au Maroc un mois en voiture. Notre idée (à l'état de rêve pour le moment) serait de partir 6 mois dans qques années (profitant d'un mi-temps annualisé) pour l'Afrique de l'Ouest avec nos deux plus jeunes (qui auront 15 et 10 ans). Nous partirions avec notre camionnette aménagée (un vieux Renault Trafic je crois) Nous avons l'habitude des voyages au long cours en camping-car (je me demande s'il n'y a pas nos blogs dans ma signature), sommes partis deux fois un an en Asie et aimerions revivre l'aventure avec nos derniers qui étaient petits. Et surtout nous rêvons d'Afrique. C'était notre projet initial en 2010 et puis la situation géo-politique et l'âge des enfants nous avaient découragés. J'ai plusieurs questions pour les pros : pour X raisons raisonnables nous ne pourrions partir qu'en février, j'ai parcouru plein de sites météo et ai du mal à savoir si c'est envisageable ou pas sur le plan météo. Risquons-nous des conditions terribles et surtout je pense à l'état des routes ? S'il faut juste adapter l'itinéraire et supporter des averses ou qques jours bloqués ce n'est pas grave évidemment mais si c'est le déluge partout... Autre question liée à la météo : n'est-ce pas dangereux sur le plan médical en saison des pluies (je pense à la Malaria surtout) ?
bref, est-ce jouable selon les experts de l'Afrique en véhicule ? (nous aimons l'aventure hein je vous le rappelle)
Merci Thérèse
J'ai lu beaucoup de sujet sur le forum mais j'ai du mal à synthétiser toutes les infos et surtout je ne connais pas l'Afrique. Nous avons juste voyagé au Maroc un mois en voiture. Notre idée (à l'état de rêve pour le moment) serait de partir 6 mois dans qques années (profitant d'un mi-temps annualisé) pour l'Afrique de l'Ouest avec nos deux plus jeunes (qui auront 15 et 10 ans). Nous partirions avec notre camionnette aménagée (un vieux Renault Trafic je crois) Nous avons l'habitude des voyages au long cours en camping-car (je me demande s'il n'y a pas nos blogs dans ma signature), sommes partis deux fois un an en Asie et aimerions revivre l'aventure avec nos derniers qui étaient petits. Et surtout nous rêvons d'Afrique. C'était notre projet initial en 2010 et puis la situation géo-politique et l'âge des enfants nous avaient découragés. J'ai plusieurs questions pour les pros : pour X raisons raisonnables nous ne pourrions partir qu'en février, j'ai parcouru plein de sites météo et ai du mal à savoir si c'est envisageable ou pas sur le plan météo. Risquons-nous des conditions terribles et surtout je pense à l'état des routes ? S'il faut juste adapter l'itinéraire et supporter des averses ou qques jours bloqués ce n'est pas grave évidemment mais si c'est le déluge partout... Autre question liée à la météo : n'est-ce pas dangereux sur le plan médical en saison des pluies (je pense à la Malaria surtout) ?
bref, est-ce jouable selon les experts de l'Afrique en véhicule ? (nous aimons l'aventure hein je vous le rappelle)
Merci Thérèse