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Mon opinion sur le climat d'insécurité au Brésil English translation pending
by Galileo · 2005-06-30 · 138 replies
Bonsoir,

Je souhaite apporter ma pensée aussi symbolique soit-elle concernant le sentiment et le climat d'insécurité tant dénoncé par les médias et autres facteurs extérieur influants...qui règne dans ce pays(sois-disant)

Je connais très bien ce pays et moi je dis...

STOP y en a marre d entendre systématiquement les clichés des favelas, des pistoleiros a tout les coins de rues, etc, etc...

Ce pays est "monstrueux"(je m'adresse a tout les fans de culture latine), il y à mille choses a voir et à faire et comme partout certes il y'a des pb mais arrêtons d'en faire une généralité qui finit par exaspérer les passsionés(comme moi) de ce beaux pays!

a bon entendeur 🙂
Antivols: le banc d'essai grandeur nature des Suisses English translation pending
by Florence21 · 2005-05-25 · 27 replies
Je capte la télé suisse TSR et hier ils ont diffusé dans "A Bon Entendeur", le mag de la consommation là-bas (un genre de "60 Millions de consommateurs" à la télé), une enquête sur les antivols qui confirme mot pour mot ce que disent d'autres études ( http://www.fubicy.org/vol/antivols/index.html) : seuls les cadenas en U résistent. Et voici ce que dit le script de l'émission, récupéré sur le site de la TSR :

"Pour tester la solidité des cadenas pour vélos, nous avons réuni un échantillonnage qui va de CHF 5, 90 à plus de CHF 120. Il y a des cadenas à câble, des cadenas torsadés, des cadenas articulés et des cadenas en U. Comme outil, nous avons utilisé la pince-monseigneur. La pince a ouvert huit cadenas sur douze. Quatre cadenas en U ont résisté. Aucun cadenas souple n’a résisté à notre pince-monseigneur géante et deux cadenas en U ont aussi cassé.

Les cadenas qui ont résisté à la pince sont : Abus, GranitXPlus (en U) à CHF 99 Trelock, BS400 ( en U) à CHF 59 Cyclomate (en U) à CHF 29 Zhongli Shackle lock (en U) à CHF 22.90

Les cadenas qui n’ont pas résisté : Abus, Buffo 34HB 180 (en U) à CHF 49.5 Générique Coop (en U) à CHF 17.90 Abus, Centuro à CHF 49.50 Trelock, KS 695 à CHF 49.90 Trelock, BS 400 à CHF 65 Trelock, SK 806 à CHF 34.90 Abus, Trésor à CHF 34.50 Générique-Coop, à CHF 9.90 Genérique Migros à CHF 27.90 Stoke cycles à CHF 7.90 Abus Primo à CHF 17.50 Stoke cycles à CHF 5.90"

Pour note : Coop et Migros sont des enseignes de GD de chez eux. Pour mémoire : voici en PJ le fichier PDF de ce que disait la Fuciby en 2003-2004. En gros étaient jugés très résistants Granit plus, buffo, sinus +, sinus (tous de chez Abus), Lock and Load, U5 (Décathlon ? Quelqu'un connaît cette marque ? le cadenas ne vaut que 26€ donc c'est un très bon rapport qualité-prix).

Florence
Mygales en République Dominicaine English translation pending
by Villers14 · 2004-12-15 · 98 replies
Salut à tous,

Je viens d'apprendre avec STUPEUR sur un autre site, que c'était courant de rencontrer des migales en RD. 😕 un français qui résidait là bas...

Quelqu'un peut-il m'en dire un peu plus ????? j'ai en HORREUR ces bestioles, même devant un faucheux je détale, alors imaginez devant une migale........

dans l'espoir que les connaisseurs vont me rassurer..... 🤪
Questions sur voyage au Brésil en juillet English translation pending
by Foxlooping · 2004-05-22 · 11 replies
Bien le bonjour a tt le monde,

Donc voila je pars pour le Brésil avec un pote pendant un mois et de poussieres!!!!!! Donc beaucoup de questions se posent a moi!!!

Nous avons pris le Brazil Air Pass de 5coupons, nous avons vu chez TAM(compagnie aerienne bresilienne) que c t eux les moins cher!!

J'aurais aimé savoir s'il excitait moins cher pour 5coupons sachant que nous allons faire: SAO PAULO-Iguacu, Iguacu-Manaus, Manaus-Belem, Belem-Recife et Recife-Rio. De plus si ya des plans pour avoir juste un vol supplémentaire soit 6 coupons pour le meme prix cité au dessus!!!!

Par rapport a Manaus, nous allons pouvoir y rester 4 a 5jours donc peu de temps, si kelkun connait un plan dans l'amazonie facon "Aventure-Nature" remontée de l'amazonie etc....pour la durée citée ca serait bien cool!!!

Sachant que le Nordeste est une zone du brésil a voir absolument mais que le temps est compté pour nous, je souhaiterai savoir si ya des imperatifs a faire.Nous allons certainement sur Fortaleza et Bahia, REcife donc, mais nous sommes pas trop accros du tourisme de masse!!!donc si kelkun pouvait nous donner un plan genre une ile magnifique ou ya personne(le reve si ca existe) ou autre, un trip original et depaysant. Un endroit typiquement Bresilien ou on fait la fete et on vit com les gens du pays!!!! Peut etre que je reve un peu mais les voyages c fait pour ça!!

Pour Rio on recherche un endroit trankil pour dormir, sympa, sur, pas tres cher non plus, c qd meme "le nerf de la guerre".Si possible des endroits inconnus du tourisme de masse mais avec une beauté certaine!!!!!!

BREF nous on cherche les bons plans sur les villes dites au debut, tt conseil est bienvenu!!!!si d'autres personnes ont besoin d'infos kil me laisse un message, nous aussi on a kelkes bons plans a donner.

donc je vous laisse repondre

Meerci.Bye
Coût de la vie en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Patitit · 2004-05-08 · 16 replies
😉mon ami et moi partons pour trois semaines en nouvelle zelande au mois de septembre, avec une location de camping car, je voudrais d'une part avoir des infos sur le cout de la vie dans ce pays et d'autre part quel est le moyen le plus economique de faire des courses et de se nourrir au moindre cout, merci a vous
Croisière St-Martin - Ste Lucie, Barbades, St Thomas, St Kitts English translation pending
by Coucou · 2003-12-07 · 12 replies
Bonjour Voyageurs !!😎

Nous ferons en janvier prochain notre première croisière ! Nous aimerions avoir des informations, des expériences vécues sur le monde des croisières. Nous partirons pour 10 jours à bord du Summit de Celebrity en partance de Fort Lauderdale en Floride et ferons escales à St-Martin, Ste-Lucie, Barbades, St-Thomas et St-Kitts.

Nous avons déjà faits plusieurs voyages dans le sud mais c'est la première fois que nous partirons "en mer" et que nous irons dans les antilles du sud !

Alors si avez de l'information soit, sur la compagniie de croisière, le bateau, la vie à bord ou sur les différentes escales (excursions à faire ou choses à voir) nous en serions bien reconnaissants !! 🙂
Visite du village de Tha Bo avec enfants (Isan, Thaïlande) English translation pending
by Kamoulle · 2011-01-06 · 5 replies
Nous devons passer quelques jours dans les environs de Nong Khai en février de cette année : qui peut me parler du village de Tha Bo : taille, commerces, activités...je cherche un point de chute calme mais pas mort non plus, vaut il mieux être centré à Nong Khai pour visiter la région ? Merci de tous vos avis
Quoi faire à Calvi en Corse? English translation pending
by Sandra2204 · 2008-04-23 · 17 replies
jepars vers calvi l ile rousse que de bo a faire ? je par en septembre ca va j pourai me baigner?
Aide pour fin de voyage en Afrique du Sud English translation pending
by Fredxiii · 2012-03-02 · 56 replies
Salut à tous. Mon voyage en Afrique du Sud est quasi bouclé. Après une boucle "classique" qui nous verra aller de J'bo à Imfolozi via les Parcs de Marakele, Mapunbugwe, Kruger, St Lucia et Kosi Bay et un petit détour pour aller jeter un oeil sur le Blyde river canyon, on termine notre voyage selon ce programme.

J 20 - Hluhluwe (Hilltop camp, nuit réservée) J 21 - Imfolozi (?) J 22 - Drakensberg (?) J 23 - Drakensberg (?) J 24 - Johannesbourg et vol vers paris le soir

Je ne sais pas encore comment organiser les J 21 à 24 car je ne sais pas vraiment que faire dans la région du Drakensberg (même si je pense aller voir Giant Castle et Cathedral Peak) et la dernière journée (J24) j'ai une belle journée de route pour rejoindre l'aéroport. 😕. Où dormir, que voir, comment me ménager en J24 une étape pas trop longue pour rejoindre l'aéroport où je dois me présenter vers 16h00.

si l'un(e) d'entre vous a une idée géniale pour "m'organiser" ça, ça me rendrait bien service. FreD.
Quels quartiers de Siem Reap choisir pour le logement? English translation pending
by Zazou99 · 2009-07-18 · 26 replies
Bonjour à tous/toutes,

Je vais à Siem Reap début août, et souhaiterais savoir quel quartier vous conseillez pour loger : - Psar Chaa ? - Sivatha street ? - Wat Bo ?

Je penche pour Wat Bo, afin d'être le plus près possible de la route d'Angkor. Est-ce une idée valable d'après vous ?

Merci de vos réponses.
Vols avec "point afrique" pour le Burkina Faso English translation pending
by Marine92 · 2003-12-13 · 6 replies
Bonjour,

Qui aurai déjà voyagé avec la compagnie du "point afrique " ? il me semble que ce soit la seule compagnie qui ai des tarifs pour le burkina faso vraiment interessant

votre avis m'interesse de toute urgence sinon je pourrai pas aller revoir

le burkina le pays ki l'es bô 🙂
Restaurants au Vietnam English translation pending
by Sarouman32 · 2016-03-12 · 26 replies
Bonjour à tous,

J'organise mes 3 semaines de vacances pour cet été, le Vietnam m'intrigue. La restauration jouant un grand rôle dans mon choix. Je me suis dit que je viendrais chercher de l'aide ici. Est ce que vous avez des renseignement sur les restaurants?

merci d'avance pour vos réponses Sarouman
Été en montagne avec petits enfants English translation pending
by Kuzie · 2015-11-01 · 11 replies
Comme chaque année, je me réjouis de retourner l'été prochain à la montagne avec ma femme et mes petits bouts (qui auront 6 et 7 ans).

On aime le calme, le soleil, la rando, le vélo, les villages authentiques, les marchés et quelques extra pour les enfants.

D'autres années, on a adoré la Clarée et le Brianconnais et aussi le Queyras et le Guillestrois. Ce fut moins bien en Suisse (Engadine) à cause de l'accueil et des prix et dans les Aravis (Gd Bo) à cause du monde et de la météo.

J'ai pointé les Hautes Pyrénées (Val d'Azun) ou la région du Mont Blanc (Combloux ou Contamines Montjoie).

Que pensez vous de ces choix et/ou en avez vous de meilleurs encore ?

Merci de votre aide (toujours si précieuse).

Vincent
Un petit tour au paradis (ou trois jours de rêve sur l’île de Koh Dach) English translation pending
by JMPe · 2014-11-21 · 32 replies
Nous sommes rentrés depuis quelques temps d’un périple de 5 mois en Asie (Cambodge, Laos et Vietnam) et déjà nous rêvons d’y repartir. Afin de nous remémorer quelques bons souvenirs et de vous faire partager une destination dont on n’entend pas très souvent parler, voici le récit de trois jours merveilleux passés sur l’île de Koh Dach au Cambodge.

5 janvier 2014 :

Notre voyage a débuté à Phnom Penh et aujourd'hui, après quelques jours à vivre au milieu de l’effervescence de cette capitale attachante, nous faisons un tour au marché Russe et une dernière balade sur le quai du Mékong avant de partir pour l’île de Koh Dach (l’île de la soie). Cette île, qui fait une dizaine de kilomètres de longueur, est située à 10/15 kilomètres de Phnom Penh, sur le fleuve Mékong. On y accède facilement en tuk-tuk en empruntant le Pont Japonais (au nord de Phnom Penh) pour rejoindre la presqu’île de Chrouy Changvar puis par ferry.



Rassurez-vous, c’est très facile d’y venir, tous les chauffeurs de tuk-tuk de Phnom Penh connaissent. Après une petite heure de voyage notre chauffeur nous dépose devant la Villa Koh Dach (
http://villakohdach.free.fr/), une charmante guesthouse où nous allons résider pendant trois jours. Nous y sommes accueillis chaleureusement par les propriétaires de la Villa : Meng et son épouse Bô. Nous prenons possession de notre immense chambre (qui vient d’être refaite) et sans plus attendre nous partons à la découverte de Koh Dach.

Nous partons au hasard, plein nord. Fini l’agitation et le vacarme incessant de Phnom Penh. Ici nous sommes à la campagne. Nous ne rencontrons pas une seule voiture, tout le monde se déplace à vélo ou à moto. Sur notre chemin nous croisons beaucoup d’enfants. A chaque fois nous avons droit à de grands sourires et à un « Hello », généralement suivi de « What’s your name ? ». Les gamins adorent être photographiés et sont morts de rire quand ils se voient sur l’écran.





Quelques centaines de mètres après notre guesthouse nous faisons un petit détour jusqu’à un joli temple embelli par la patine du temps.



Nous balade nous permet de découvrir l’habitat rural du Cambodge. De jolies maisons où, en dehors des toits, tout est fait avec des matériaux naturels.







Nous poursuivons notre balade en direction de la pointe nord de l’île. Rapidement nous arrivons à un barrage. Un mariage s’est installé en plein milieu de la voie et il ne reste plus qu’un petit passage sur un côté qui permet de transiter à pied, en vélo ou en moto. C’est dire qu’il ne doit pas y avoir souvent une voiture qui passe dans le coin.



Tout au bout de la piste nous arrivons à la seule plage de l’île de Koh Dach. Nous y passons un long moment au milieu des familles qui sont venues ici pour la journée. Pendant que les enfants s’amusent dans l’eau ou sur le sable, les parents se détendent sous des petites paillottes dont certaines ont les pieds dans l’eau. Ce n’est peut-être pas le paradis, mais cela commence à y ressembler.







L’après-midi est bien avancé, il est temps de rejoindre notre guesthouse. Sur le chemin du retour nous passons à nouveau à hauteur du mariage. La mariée a troqué sa belle robe rouge pour une tenue argentée du plus bel effet.



Pour notre premier dîner à la guesthouse, Bô a fait des miracles. En plat principal nous dégustons un poulet avec une sauce à base de mangue qui est tout simplement divin ! Soyons francs, nous ne mangerons pas toujours aussi bien au Cambodge et à plusieurs reprises les petits plats de Bô nous manquerons beaucoup.

Après une longue soirée pleine de discussion avec nos hôtes, Roger (le beau-père de Bô, un retraité passionnant originaire du sud-ouest de la France) et un couple de français en voyage de noces, nous profitons d’une bonne nuit de repos. C’est notre première nuit calme depuis notre arrivée au Cambodge. Pas de circulation, pas de coups de klaxon, pas de motos qui pétaradent, pas de vendeurs de rue qui apostrophent les passants dès les premières lueurs du jour, … Les nuits de Koh Dach sont d’une douceur incroyable pour nos oreilles fatiguées par la vie trépidante de Phnom Penh.

à suivre …

plus d’infos sur notre séjour sur http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
Conte bambara: "Nuguma saba ka maana/Les trois gourmands" (en bambara/français) (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2013-07-11 · 6 replies
NUGUMA SABA KA MAANA LES TROIS GOURMANDS

– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Hababan tun ye kamalennin ye, baara tun man di min ye. A tun tè foyi nyè dumuni kò. A tun bè to k’i dogo a ba la, ka taa barama yèlèm’a kun gabugu kònò. Ni dumuni tun sigira, mògò tòw tun tè foyi sòrò Hababan kòrò, barisa a tègè tun ka teli wa a lògòma tun ka bon. A fa nana dimi a kòrò, k’a gèn ka bò du kònò.

Hababan ye dinyè minè a kònòbaraba fadumuni nyinini na. A ka sira kan, a ye cè dò ye jirisun dò la, bulu kelenpe tun bè min na. Hababan kulela ka cè wele ko : n teri, e bè min nyini jiri in bala ? E tògò ye di ? Cè y’a jaabi k’ale tògò ye ko Awalon ; k’ale fa y’a gèn k’a bè dumuni kè kojugu ; ko a kelen ye nin jiri ninnu bulu bèè dun. A tò tora bulu kelenpe min ye ko a sirannen bè k’o dun, kòngò kana n’a minè tugun, k’a sòrò foyi t’a bolo. Hababan ko a ma k’a ka bulu laban in dun, u ka tèmèn ni nyògòn ye ; k’u kèra terimaw de ye, bawo ale fana fa y’a gèn i n’a fò Awalon ta nyògòn. Hababan ni Awalon ye sira minè. U selen nyèfè, u dabali banna cè dò la, min tun bè ka wo belebele dò sen n’a tègè ye. Dingè dunyara fò ka cè kun tunun a kònò.

Awalon ko a ma : e cè ! Munna e bè ka nin dingè sen n’i tègè ye tan ? E tògò ? Dunankè y’a jaabi k’ale tògò ko Abèdumu. Ka jigi tun ye tigakisènin kelen min ye, k’o de binna. N tè fara ko la bè bò ni wokònòfèn ye. Ko tigakisènin kelen in tè taa k’ale dan ! A y’a ka dingèsen dadon tuguni. Hababan ko a ma: i nugu ka bon i n’a fò ne ni Awalon. Tigakis��nin in to yen, an ka taa nyògòn fè. An bè taa dumuni nyini k’a dun fò k’an bèlèhè !

Terima saba sera buguda dò la. U taara dugutigi bara. O y’u bisimila konyuman, ka dumuni d’u ma. Dumuni min dir’u ma, o bènna u bèè dakurunyè kelen kelen ma. U ma maloya ka girin ka da musow ni denmisènninw ka suman sigilen kan, k’o fiyè ka bò a la. O yòrònin bèè, dugutigi n’a ka dugudenw bèè wulila k’u wulukolon gèn.

Hababan ni Awalon ni Abèdumu sera dugu wèrè la kuluw sanfè, minnu yèlènni gèlèyar’u ma hali. U y’u kunda dugutigi ka so kan, k’a f’o ye : Anw ye dabanganaw de ye ; an bè foro sènèta nyini de la, walasa ka wari dòònin sòrò. Samiyè waati tun don. O diyara dugutigi ye, barisa foro belebele tun b’ale bolo ; a hakili la ko nuguma minnu k’u ye dabangana ye, k’olu na se k’a ka samiyè diy’a la. Dugutigi taara n’i u ye a ka shòforo la. Bèè taalen k’a tò u kelen ye, Hababan ni Awalon ni Abèdumu ye dugutigi ka shòkènè bèè dun. Yòrònin kelen, dugutigi ka foro bèè fara shòbulu la.

Dugumògòw bòra walejugu in kalama yòrò min, nyògòngèn dabòra. U ye kabakurufèlè wuli nuguma saba ninnu na. Hababan n’a teri fila y’u pan kuluwow ni nyògòn cè, ka tunun kungo kònò. A ma mèèn, u sera dugu wèrè la. Abèdumu ko fèèrè dò b’ale kònò, k’u ka tugu a kò. U taara baganmarala Pulò bara ; saga baaden tun bè min bolo, k’a f’o ye, k’olu ka baara ye bagangèn ye. Pulò y’a ka saga kulu kalifa u ma.

U janfalen dugu la ni sagaw ye, nuguma saba ye dòn ni dònkilida daminè, k’u nyagari bò Pulò la ; u ma fila kè, u sinna ka saga caman don dibi la, kò bèè dun ! Dugumògòw bè s’u ma tuma min, o y’a sòrò u ye saga mugan ka ko ban. U ye nuguma saba ninnu walon ni berekurunw ye, k’u wulukolon gèn !

U bòr’a la ka bala u yèrè la, n’u ka duloki faralenw ye ani kurukuruw falennen u kuncè ma. U taamana, ka taama n’u ka kònònafili ye, bawo fèèrè wèrè tun t’u kònò bilen k’u ka kòngò mada. Halisa an ka nuguma saba bè ka taa.

E min ye nin maana kalan, ni nuguma saba ninnu hinè b’i la, munna i t’u wele dumuni na i bara ?

– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Hababan était un jeune homme qui n’aimait pas travailler. Tout ce qu’il savait faire, c’était manger. Souvent, à l’insu de sa mère, il se cachait pour entrer dans la cuisine et vidait la marmite sur le feu. Parfois, quand toute la famille se retrouvait autour du plat, Hababan le dévorait tellement vite que les autres ne réussissaient même pas à prendre plus de deux tartines. C’est pourquoi son père se fâcha et le renvoya de sa maison.

Hababan s’en alla donc chercher ailleurs de quoi remplir son énorme estomac. Or, en chemin, il aperçut un homme sur un arbre qui ne portait qu’une seule feuille. – Hé, mon ami, lui cria Hababan, que fais-tu donc assis sur cet arbre ? Quel est ton nom ? – Je m’appelle Awalon, lui répondit l’homme. C’est mon père qui m’a chassé de chez lui parce que je mange trop. J’ai mangé toutes les feuilles des arbres que voici. Il n’en reste qu’une sur celui-ci et j’ai peur de la manger car je n’aurais plus rien à me mettre sous la dent. – Mange cette dernière feuille et viens avec moi, car nous sommes désormais des amis, parce que mon père m’a chassé pour la même raison, lui conseilla Hababan. Aussitôt dit, aussitôt fait. Hababan et Awalon se mirent donc en chemin. Quelle ne fut leur surprise d’apercevoir peu après un homme qui creusait un grand trou avec ses mains. Le trou était déjà tellement profond que notre homme y disparaissait complètement.

– Hé, toi, lui lança Awalon, pourquoi creuses-tu ce trou avec tes mains ? Comment t’appelles-tu ? – Mon nom est Abèdoumou, répondit l’inconnu. Je creuse ce trou parce qu’il me restait une graine d’arachide qui est tombée à cet endroit. J’espère la retrouver. Aussitôt, il se remit à la tâche. – Tu es aussi gourmand que Awalon et moi, lui dit Hababan. Laisse donc cette graine d’arachide et viens avec nous. Nous allons chercher de quoi manger à notre faim.

Les trois amis arrivèrent bientôt dans un village. Ils se rendirent chez le chef du village qui les reçut courtoisement et leur fit apporter à manger. Or, du plat qui leur fut offert, nos trois gourmands ne firent qu’une bouchée. Ensuite, sans honte, ils se précipitèrent sur ceux des femmes et des enfants et les dévorèrent. Aussitôt, la famille du chef et les autres villageois les chassèrent sans ménagement.

Hababan, Awalon et Abèdoumou arrivèrent dans un autre village situé sur les falaises qu’ils escaladèrent avec grand-peine. Là aussi, ils se rendirent chez le chef du village et lui déclarèrent : "Nous sommes des braves gens ; nous cherchons des champs à labourer contre un peu d’argent". C’était l’hivernage. Le chef du village en fut heureux car il possédait un grand champ et croyait que nos trois gourmands étaient vraiment de braves cultivateurs. Le chef les fit donc conduire dans son champ de haricots. Or, dès qu’ils furent seuls, Hababan, Awalon et Abèdoumou arrachèrent tous les haricots et les mangèrent crus. Bientôt, le champ du chef du village ne fut plus qu’un vaste terrain jonché de feuilles et de racines (voir photo01). Alertés, les villageois furieux se lancèrent aux trousses des trois gourmands en les bombardant de projectiles de toutes sortes. Hababan et ses deux amis dévalèrent les falaises et disparurent (voir photo02).

Ils ne tardèrent pas à arriver dans un autre village. "J’ai une idée ! Suivez-moi !", s’écria Abèdoumou. Ils se rendirent dare-dare chez Poulo-le-berger qui possédait un grand troupeau de moutons et lui dirent que leur métier était de faire paître les animaux. Poulo-le-berger leur confia donc son troupeau. Une fois qu’ils eurent éloigné les moutons du village, nos trois gourmands se mirent à danser et à chanter en se moquant de la naïveté de Poulo-le-berger. Sans tarder, ils allumèrent un grand feu et se mirent à rôtir les moutons et à les dévorer. Ils en avaient déjà englouti vingt quand les villageois tombèrent sur eux à bras raccourcis. Alors nos braves gourmands s’enfuirent, pourchassés par leurs hôtes.

Les trois gourmands réussirent péniblement à s’échapper. Leurs habits avaient été déchirés et ils avaient des bosses sur le crâne. Ils marchèrent, marchèrent, mais ils ne savaient plus quelle ruse employer pour assouvir leur faim. Jusqu’à ce jour, ils continuent de marcher (voir photo03).

Lecteur, si les trois gourmands te font pitié, pourquoi ne les inviterais-tu pas chez toi ?

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Nuguma saba ka maana nuguma – saba – ka – maana goinfre – 3 – CONN – histoire L’Histoire des Trois Goinfres

Hababan tun ye kamalennin ye, baara tun man di min ye. H. – tun – ye – kamalennin – ye – baara – tun – man – di – min – ye H. – PAS – EQ – jeune homme – EQ – travail – PAS – DESnég – bon – REL – pour Hababan était un jeune homme qui n’aimait pas le travail.

A tun tè foyi nyè dumuni kò. a – tun – tè – foyi – nyè – dumuni – kò il – PAS – INACnég – rien – être bon – manger – sauf Rien ne lui convenait sauf manger.

A tun bè to k’i dogo a ba la, a – tun – bè – to – ka – i dogo – a – ba – la il – PAS – INAC – rester – CONV – se cacher – sa – mère – à Souvent, il se cachait à sa mère

ka taa barama yèlèm’a kun gabugu kònò. ka – taa – barama – yèlèma a kun – gabugu – kònò CONV – partir – marmite – tourner au bout – cuisine – dans pour entrer dans la cuisine et vidait la marmite sur le feu.

Ni dumuni tun sigira, ni – dumuni – tun – sigi-ra quand – repas – PAS – déposer-AC Quand le repas était déposé,

mògò tòw tun tè foyi sòrò Hababan kòrò, mògò – tò-w – tun – tè – foyi – sòrò – H. - kòrò homme – reste-PL – PAS – INACnég – rien – recevoir – H. – contre les membres de la famille ne gagnaient qu’une poignée de nourriture

barisa a tègè tun ka teli wa a lògòma tun ka bon. barisa – a – tègè – tun – ka – teli – wa – a – lògòma – tun – ka – bon parce que – ses – mains – PAS – DES – vite – ?? – sa – poignée de nourriture – PAS – DES – grand parce que Hababan le dévorait à toute vitesse.

A fa nana dimi a kòrò, k’a gèn ka bò du kònò. a – fa – na-na – dimi – a – kòrò – ka – gèn ka bò – du – kònò son – père – venir-AC – se fâcher – lui – contre – CONV – chasser de – cour – dans Son père se fâchait avec lui et le chassait de sa cour.

Hababan ye dinyè minè a kònòbaraba fadumuni nyinini na. H. – ye – dinyè – minè – kònòbara-ba – fa-dumuni – nyini-ni – na H. – AC – monde – chercher – ventre-grand – remplir-manger – chercher-ACT – à Hababan s’en allait donc chercher de quoi remplir sa grande ventre.

A ka sira kan, a ye cè dò ye jirisun dò la, a – ka – sira – kan – a – ye – cè – dò – ye – jiri-sun – dò – là sa – CONN – route – sur – il – AC – homme – un – voir – arbre-branche – un – à Sur son chemin, il apercevait un homme sur un arbre

bulu kelenpe tun bè min na. bulu – kelenpe – tun – bè – min – na feuille – unique – PAS – SIT – REL – à qui ne portait qu’une seule feuille.

Hababan kulela ka cè wele ko : H. – kule-la – ka – cè – wele – dire H. – crier-AC – CONV – homme – appeler – dire Hababan criait après l’homme :

n teri, e bè min nyini jiri in bala ? E tògò ye di ? n – teri – e – bè – min – nyini – jiri – in – bala – e – tògò – ye – di mon – ami – tu – INAC – REL – chercher – arbre – DEM – sur – ton – nom – EQ – di Mon ami, qu’est-ce que tu cherches sur l’arbre ? Tu t’appelles comment ?

Cè y’a jaabi k’ale tògò ye ko Awalon ; cè – ye – a – jaabi – ka – ale – tògò – ye – ko – Aw. homme – AC – le – répondre – CONV – son – nom – EQ – dire – Aw. L’homme lui répondait : je m’appelle Awalon.

k’ale fa y’a gèn k’a bè dumuni kè kojugu ; ko – ale – fa – ye – a – gèn – ka – a – bè – dumuni kè – kojugu dire – son – père – AC – lui – chasser – CONV – il – INAC – manger – trop Et disait que son père l’a chassé de chez lui parce qu’il mange trop.

ko a kelen ye nin jiri ninnu bulu bèè dun. ko – a – kelen – ye – nin – jiri – ninnu – bulu – bèè – dun dire – il – 1 – AC – DEM – arbre – DEM – feuille – tous – manger J’ai mangé toutes les feuilles des arbres que voici.

A tò tora bulu kelenpe min ye ko a sirannen a – tò – to-ra – bulu – kelenpe – min – ye – ko – a – siran-nen il – reste – rester-AC – feuille – unique – REL – à – dire – il – craindre-PART2 Il n’en reste qu’une seule feuille sur celui-ci

bè k’o dun, kòngò kana n’a minè tugun, bè – ka – o – dun – kòngò – kana – ni – a – minè – tugun INAC – CONV – DET – manger – faim – HORTnég - ?? – le – saisir - encore et j’ai peur de la manger,

k’a sòrò foyi t’a bolo. ka – a – sòrò – foyi – tè – a – bolo CONV – le – gagner – rien – SITnég – le – main car je n’en ai plus rien.

Hababan ko a ma k���a ka bulu laban in dun, H. – ko – a – ma – ka – a – ka – bulu – laban – in – dun H. – dire – lui – à – CONV – sa – CONN – feuille – achever – DEM - manger Hababan lui répondait de manger cette dernière feuille

u ka tèmèn ni nyògòn ye ; u – ka – tèmèn – ni – nyògòn – ye ils – HORT – passer – avec1 – ensemble – avec2 et de venir avec lui,

k’u kèra terimaw de ye, ka – u – kè-ra – terima-w – de – ye que – ils – faire-AC – ami-PL – FOC – à car ils sont devenus amis,

bawo ale fana fa y’a gèn i n’a fò Awalon ta nyògòn. bawo – ale – fana – fa – ye – a – gèn – i na fò – Aw. – ta – nyògòn car – son – aussi – père – AC – lui – chasser – jusquà – Aw. – part – les uns les autres parce que son père aussi l’a chassé pour la même raison qu’Awalon.

Hababan ni Awalon ye sira minè. H. – ni – Aw. – ye – sira – minè H. – et – Aw. – AC – route – prendre Hababan et Awalon se mettaient en route.

U selen nyèfè, u dabali banna cè dò la, u – se-len – nyèfè – u – dabali – ban-na – cè – dò – la eux – arriver-PART2 – plus loin – leur – sortilège – finir-AC – homme – un – à Plus loin et sans qu’on s’y attende, ils rencontraient un homme

min tun bè ka wo belebele dò sen n’a tègè ye. min – tun – bè – ka – wo – belebele – dò – sen – ni – a – tègè – ye REL – PAS – INAC – CONV – trou – grand – un – creuser – avec1 – sa – main – avec2 qui creusait un grand trou avec ses mains.

Dingè dunyara fò ka cè kun tunun a kònò. dingè – dunya-ra – fò – ka – cè – kun – kun – tunun – a – kònò trou – être profond-AC – jusque – CONV – homme – tête – perdre – le – dans Le trou était tellement profond que l’homme y disparaît complètement.

Awalon ko a ma : e cè ! Aw. – ko – a – ma – e – cè Aw. – dire – lui – à – eh! – homme Eh, toi, lui lançait Awalon.

Munna e bè ka nin dingè sen n’i tègè ye tan ? munna – e – bè – ka – nin – dingè – sen – ni – i – tègè – ye – tan pourquoi – tu – INAC – CONV – DEM – trou – creuser – avec1 – tes – mains – avec2 – ainsi Pourquoi creuses-tu ce trou avec tes mains ?

E tògò ? Dunankè y’a jaabi k’ale tògò ko Abèdumu. e – tògò – dunan-kè – ye – a – jaabi – ka – ale – tògò – ko – Ab. ton – nom – étranger-mâle – AC – le – répondre – CONV – son – nom – dire – Ab. Quel est ton nom ? L’étranger répondait par ‘Je m’appelle Abèdoumou’.

Ka jigi tun ye tigakisènin kelen min ye, ka – jigi – tun – ye – tiga-kisè-nin – kelen – min – ye CONV – arbre – PAS – SIT – arachide-graine-petit – 1 – REL – SIT Et cet arbre avait une seule petite graine d’arachide

k’o de binna. ka – o – de – bin-na CONV – DET – FOC – tomber-AC qui est tombée dedans.

N tè fara ko la bè bò ni wokònòfèn ye. n – tè – fara – ko – la – bè – bò – ni – wo-kònò-fèn - ye je – INACnég – ajouter – chose – à – INAC – sortir – avec1 – trou-dans-chose – avec2 Je creuse ce trou

Ko tigakisènin kelen in tè taa k’ale dan ! ko – tiga-kisè-nin – kelen – in – tè – taa – ka – ale – dan que – arachide-graine-petit – 1 – DEM – INACnég – partir – CONV – lui – compter parce qu’il me restait une graine d’arachide qui est tombée à cet endroit. J’espère la retrouver.

A y’a ka dingèsen dadon tuguni. a – ye – a – ka – dingè-sen – dadon – tuguni il – AC – son – CONN – trou-creuser – entamer – de nouveau Il commençait de nouveau à creuser le trou.

Hababan ko a ma: i nugu ka bon i n’a fò ne ni Awalon. H. – ko – a – ma – i – nugu – ka – bon – i n’a fò – ne – ni – Aw. H. – dire – lui – à – intestin – DES – grand – jusque – moi – et – Aw. Hababan lui répondait : ton intestin est aussi grand que le mien et celui d’Awalon.

Tigakisènin in to yen, an ka taa nyògòn fè. tiga-kisè-nin – in – to – yen – an – ka – taa – nyògòn fè arachide-graine-petit – DEM – laisser – là-bas – nous – HORT – partir – ensemble Laisse cette graine d’arachide et viens avec nous.

An bè taa dumuni nyini k’a dun fò k’an bèlèhè ! an – bè – taa – dumuni – nyini – ka – a – dun – fò – ka – an – bèlèhè nous – INAC – partir – repas – chercher – CONV – le – manger – jusqu’à – CONV – nous – gaver Nous allons chercher de quoi manger à notre faim.

Terima saba sera buguda dò la. terima – saba – se-ra – buguda – dò – la ami – 3 – arriver-AC – hameau – un – à Les trois arrivaient dans un petit village.

U taara dugutigi bara. u – taa-ra – dugutigi – bara ils – partir-AC – chef de village – chez Ils se rendaient chez le chef de village.

O y’u bisimila konyuman, ka dumuni d’u ma. o – ye – u – bisimila – konyuman – ka – dumuni – di – u – ma DET – AC – eux – accueillir – bien – CONV – repas – donner – eux – à Celui les recevait bien et leur donnaient à manger.

Dumuni min dir’u ma, o bènna u bèè dakurunyè kelen kelen ma. dumuni – min – di-ra – u – ma – o – bèn-na – u – bèè – dakurunyè – kelen – kelen – ma repas – REL – donner-AC – eux – à – DET – rencontrer-AC – eux – tous – bouchée – 1 – 1 – à Du repas qui leur était présenté, ils ne faisaient qu’une bouchée.

U ma maloya ka girin ka da musow ni denmisènninw u – ma – maloya – ka – girin – ka – da – muso-w – ni – denmisènnin-w ils – ACnég – avoir honte – CONV – se précipiter – CONV - ?? – femme-PL – et – enfant-PL Sans honte, ils se précipitaient sur la nourritures des femme et des enfants

ka suman sigilen kan, k’o fiyè ka bò a la. ka – suman – sigi-len – kan – ka – o – fiyè – ka – bò – a – la CONN – nourriture – poser-PART2 – sur – CONV – DET – vanner – CONV – sortir – le – à et la dévoraient.

O yòrònin bèè, dugutigi n’a ka dugudenw bèè wulila o yòrònin bèè – dugutigi – ni – a – ka – dugu-den-w – bèè – wuli-la aussitôt – chef de village – et – ses – CONN – village-enfant-PL – tous – se lever-AC Aussitôt, le chef de village et ses villageois se levaient

k’u wulukolon gèn. ka – u – wulukolon – gèn CONV – eux – ?? – chasser et les chassaient sans ménagement.

Hababan ni Awalon ni Abèdumu sera dugu wèrè la kuluw sanfè, H. – ni – Aw. – ni – Ab. se-ra – dugu –wèrè – la – kulu-w – sanfè H. – et – Aw. – et – Ab. – arriver-AC – village – autre – à – falaise-PL – sur Hababan, Awalon et Abèdoumou arrivaient dans un autre village situé sur les falaises

minnu yèlènni gèlèyar’u ma hali. minnu – yèlèn-ni – gèlèya-ra – u ma hali REL-PL – monte-ACT .- être pénible-AC – ?? qu’ils escaladaient avec peine.

U y’u kunda dugutigi ka so kan, k’a f’o ye : u – ye – u kunda – dugutigi – ka – so – kan – ka – a – fò – o – ye ils – AC – se diriger vers – chef de village – CONN – maison – à – CONV – le – dire – DET – à Là, ils se dirigeaient vers la maison du chef de village et lui annon��ait :

Anw ye dabanganaw de ye ; anw – ye – dabangana-w – de – ye nous – EQ – champion de culture-PL – FOC – EQ Nous, nous sont d’excellents cultivateurs ;

an bè foro sènèta nyini de la, an – bè – foro – sènè-ta – nyini – de – la nous – INAC – champ – cultiver-PART1 – chercher – FOC – à nous cherchons un champ à cultiver

walasa ka wari dòònin sòrò. walasa – ka - wari – dòònin – sòrò afin que – HORT – argent – un peu – obtenir pour gagner un peu d’argent.

Samiyè waati tun don. samiyè – waati – tun – don hivernage – temps – PAS – PRES C‘était l’hivernage.

O diyara dugutigi ye, barisa foro belebele tun b’ale bolo ; o diya-ra – dugutigi – ye – barisa – foro – belebele – tun – bè – ale – bolo DET – plaire – chef de village – à – parce que – champ – grand – PAS – SIT – lui – SIT Ça faisait plaisir au chef de village, parce qu’il avait un grand champ

a hakili la ko nuguma minnu k’u ye dabangana ye, a – hakili – la – ko -. nuguma – minnu -. ka – u – ye – dabangana – ye son – esprit – à – que – goinfre – REL-PL – HORT – eux – EQ – champion de culture – EQ et il croyait que les goinfres étaient vraiment des braves cultivateurs

k’olu na se k’a ka samiyè diy’a la. ka – olu – na – se – ka – a – ka – samiyè – diya – a – la CONV – eux – FUT – arriver à – CONV – son – CONN – hivernage – faire réussir – lui – à qui arriveront à lui faire agréable l’hivernage.

Dugutigi taara ni u ye a ka shòforo la. dugutigi – taa-ra – ni – u – ye – a – ka – shò-foro – la chef de village – partir-AC – avec1 – eux – avec2 – son – CONN – haricot-champ – à Le chef de village partait avec eux dans son champ de haricots.

Bèè taalen k’a tò u kelen ye, bèè – taa-len – ka – a – tò – u – kelen – ye tous – partir-PART2 – CONV – le – rester – eux – 1 – avec Dès qu’ils restaient seuls,

Hababan ni Awalon ni Abèdumu ye dugutigi ka shòkènè bèè dun. H. – ni – Aw. – ni – Ab. – ye– dugutigi – ka – shò-kènè – bèè – dun H. – et – Aw. – et – Ab. – AC – chef de village – CONN – haricot-vert – tout – manger Hababan, Awalon et Abèdoumou mangeaient tous les haricots du chef de village, même crus.

Yòrònin kelen, dugutigi ka foro bèè fara shòbulu la. yòrò-nin – kelen – dugutigi – ka – foro – bèè – fa-ra – shò-bulu – la lieu-petit – 1 – chef de village – CONN – champ – tout – remplir-AC – haricot-feuille - de Bientôt, le champ du chef de village était jonché de feuilles de haricots.

Dugumògòw bòra walejugu in kalama yòrò min, dugu-mògò-w – bò-ra – wale-jugu – in – kalama – yòrò – min village-homme-PL – sortir-AC – acte-méchant – DEM – avec tige – lieu – REL Les villageois se lançaient, de fureur et armés de tiges aux trois goinfres

nyògòngèn dabòra. nyògòn-gèn – da-bò-ra ensemble-chasser – bouche-sortir-AC et la chasse commençait :

U ye kabakurufèlè wuli nuguma saba ninnu na. u – ye – kabakuru-fèlè – wuli – nuguma – saba – ninnu – na ils – AC – pierre-chasse collective – démarrer – goinfre – 3 – DEM – à la chasse collective aux trois goinfres, avec tiges et pierres.

Hababan n’a teri fila y’u pan kuluwow ni nyògòn cè, H. – ni – a – teri – fila – ye – u pan – kulu-wo-w – ni nyògòn cè H. – et – ses – ami – 2 – AC – sauter – colline-trou-PL – parmi Hababan et ses deux amis dévalaient les falaises et disparaissaient

ka tunun kungo kònò. A ma mèèn, u sera dugu wèrè la. ka – tunun – kungo – kònò – a ma mèèn – u – se-ra – dugu – wèrè - la CONV – disparaître – brousse – dans – peu de temps après – ils – arriver à-AC – village – autre – à dans la brousse. Peu de temps après, ils arrivaient à un autre village.

Abèdumu ko fèèrè dò b’ale kònò, k’u ka tugu a kò. Ab. – ko – fèèrè – dò – bè – ale – kònò – ka – u – ka – tugu – a – kò Ab. – dire – ruse – un – SIT – lui – SIT – CONV – ils – HORT – suivre – lui – à Abèdoumou déclarait d’avoir une autre méthode, qu’on lui suive.

U taara baganmarala Pulò bara ; u – taa-ra – bagan-mara-la – Pulò – bara ils – partir-AC – bétail-garder-AG – Peul – chez Ils se rendaient chez Poulo-le-berger

saga baaden tun bè min bolo, k’a f’o ye, k’olu ka baara ye bagangèn ye. saga – baaden – tun – bè – min – bolo – ka – ka – a – fò – o – ye mouton – troupeau – PAS – SIT – REL – main – CONV – le – dire .- DET – à qui possédait un grand troupeau de moutons et l’informaient

k’olu ka baara ye bagangèn ye. ka – olu – ka – baara – ye – bagan-gèn – ye CONV – eux – CONN – travai. – EQ – bétail-chasser – EQ d’être des pasteurs.

Pulò y’a ka saga kulu kalifa u ma. pulò – ye – a – ka – saga – kulu – kalifa – u – ma Peul – AC – son – CONN – mouton – bande – confier – eux – à Poulo-le-berger leur confiait donc son troupeau de moutons.

U janfalen dugu la ni sagaw ye, u – janfa-len – dugu – la – ni – saga-w – ye ils – s’éloigner-PART2 – village – à – avec1 – mouton-PL – avec2 Eloignés du village avec les moutons,

nuguma saba ye dòn ni dònkilida daminè, nuguma – saba – ye – dòn – ni – dònkili-da – daminè goinfre – 3 – AC – danse – et – chanter – commencer les trois goinfres commençaient à danser et chanter

k’u nyagari bò Pulò la ; ka – u – nyagari – bò – Pulò – la CONV – leur – moquerie – se rendre – Peul – à en se moquant du Peul ;

u ma fila kè, u sinna ka saga caman don dibi la, u ma fila kè – u – sin-na – ka – saga – caman – don –dibi – la sans tarder – ils – se diriger vers-AC – CONV – mouton – nombreux – mettre – gril – à Sans tarder, ils commençaient à rôtir les moutons

kò bèè dun ! kò – bèè – dun après – tous – manger et à les manger.

Dugumògòw bè s’u ma tuma min, dugu-mògò-w – bè – se – u ma – tuma – min village-homme-PL – INAC – arriver – eux – à – moment – REL Les villageois tombaient sur eux au moment où

o y’a sòrò u ye saga mugan ka ko ban. o y’a sòrò – u – ye – saga – mugan – ka – ko – ban il se trouvait que – ils – AC – mouton – 20 – CONN – affaire – achever ils ont déjà englouti vingt moutons.

U ye nuguma saba ninnu walon ni berekurunw ye, u – ye – nuguma – saba – ninnu – walon – ni – bere-kuru-w –ye ils – AC – goinfre – 3 – DEM – frapper – avec1 – bâton-morceau-PL – avec2 Les villageois ont frappé ces trois goinfres avec des gourdins,

k’a wulukolon gèn ! ka – a – wulukolon – gèn CONV – son – ?? – poursuivre et les ont pourchassé.

U bòr’a la ka bala u yèrè la, u – bò-ra – a – la – ka – bala – u – yèrè – la ils – sortir-AC – le – à – CONV – surprendre – eux – même – à Ils s’échappaient avec peine.

n’u ka duloki faralenw ye ani kurukuruw falennen ni – u – ka – duloki – fara-len – ye – ani – kurukuru-w – falen-nen – lorsque – leur – CONN – habit – déchirer-PART2 – à – et – bosse-PL – pousser-PART2 Leurs habits avaient été déchirés et ils avaient des bosses

u kuncè ma. u – kun-cè – ma leur – tête-milieu – à sur le crâne.

U taamana, ka taama n’u ka kònònafili ye, u – taama-na – ka – taama – ni – u – ka – kònònafili – ye ils – marcher-AC – CONV – marcher – avec1 – leur – CONN – inquiétude – avec2 Ils marchaient et marchaient et marchaient,

bawo fèèrè wèrè tun t’u kònò bilen k’u ka kòngò mada. bawo – fèèrè – wèrè – tun – tè – u – bolo – bilen – ka – u – ka kòngò – mada car – ruse – autre – PAS – INACnég – leur – ventre – encore – CONV – leur – CONN – faim – calmer parce qu’ils ne savaient plus quelle ruse employer pour assouvir leur faim.

Halisa an ka nuguma saba bè ka taa. halisa – an – ka – nuguma – saba – bè – ka – taa jusque là – nous – CONN – goinfre – 3 – INAC – CONN – partir Jusqu’à ce jour, nos trois goinfres continuent de marcher.

E min ye nin maana kalan, ni nuguma saba ninnu hinè b’i la, e – min – ye – nin – maana – kalan – ni – nuguma – saba – ninnu – hinè – bè – i – la toi – REL – AC – DEM – histoire – lire – si – goinfre – 3 – DEM – pitié – SIT – tu – à Toi qui lis cette histoire, si tu as pitié pour ces trois goinfres,

munna i t’u wele dumuni na i bara ? munna – i – tè – u – wele – dumuni – na – i – bara pourquoi – tu – INACnég – les – appeler – repas – à – toi – chez pourquoi ne les invites-tu pas chez toi ?

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACT = suffixe dérivatif verbal (de valeur d’action) ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; HORTnég = marque de prédication (de valeur hortative négative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert

Circuit pour une semaine au Cambodge, hébergement? English translation pending
by Sylvie37 · 2009-11-13 · 3 replies
j'ai pas mal voyagé à travers l'Asie, j'aime l'esprit aventure sac à dos, mon souhait est d'aller au Cambodge une semaine accompagnée d'une personne qui ne connait pas "le voyage" aussi j'aimerais concilier un peu les deux ! que me proposez vous comme circuit, (avion vol sec + circuit par nous même) ? , comme hébergement ? fin fév début avril ! merci
Tour du nord-est du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-09-25 · 6 replies
LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est compliqué.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !

Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :

- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;

- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.

Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !

POUR LES AVENTURIERS

Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

HANOÏ - CAO BANG

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

BABE – CAO BANG

A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).

CAO BANG

DORMIR

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on

pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :

d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC

LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.

POUR ALLER A HA GIANG

- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.

On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.

L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).

- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.

Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-06-23 · 38 replies
Bonjour tout le monde!

Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).

LES LACS DE BABE

Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:

- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.

OU DORMIR ET MANGER

A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).

Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!

Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:

1. Reprendre la même route qu'à l'aller

2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi

3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.

En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!

PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.

LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!

CAO BANG

DORMIR:

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :

Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:

- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG

ARRIVER – QUITTER

- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.

BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !

Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!

Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Sousse ou Hammamet? English translation pending
by Fripouille7 · 2008-04-26 · 15 replies
Bonsoir,

je pars avec une amie pour deux semaines en Tunisie. Une première semaine en circuit et la deuxième à l'hôtel. nous hésistons entre Sousse et hammamet... nous voulon s aller au moins 1 journée à Tunis. Nous avons la possibilité de dormir dans la famille d, une amie 1 soir à Tunis au besoin. Avez-vous des suggestions? Nous sommes plutôt du genre à visiter que de rester à l'hôtel pendant 1 semaine. En ce moment nous hésitons entre l'hôtel Bel Azur Thlassa à Hammamet et le tej marhaba.

Un gros merci Francine
Les îles Bazaruto au Mozambique English translation pending
by Lolodesiles · 2005-08-19 · 16 replies
salut

Petite question aux spécialistes du Mozambique: qui connait l'archipel des iles Bazaruto que j'ai découvert en photos dans le bouquin de Nicolas Hulot et qui me fait sérieusement tripper?

Des recherches sur le web n'aboutissent que sur des hôtels luxueux ou des clubs de plongée hyper cher...🏴‍☠️

Est-ce du genre Seychelles en moins connu? Ou bien un endroit qu'on peut réellement parcourir les Bazaruto en individuel?

merci !
Seychelles: hébergement et climat à mi-mai English translation pending
by Nysunshine · 2004-01-21 · 17 replies
Bonjour, Mon ami et moi voulons faire un tres beau voyage apres 2 ans de travail sans aucune vacances😎. Au programme: detente, merveilleux paysages, snorkeling, plongee, feerie. Donc j'ai quelques questions pour ceux qui connaissent les Seychelles: Quid du climat a la mi-Mai? Connaissez vous les croisieres en catamaran qui font le tour des iles et qu'en pensez-vous (confor, intimite, interet)? Avez vous des hotels a recommander (surtout Praslin, la Digue ou les petites iles privees)? J'ai lu sur un le forum onparou.com le temoignage d'un voyageur qui de sejour a l'hotel Meridien Barbarons debut Juin n'a pas pu se baigner a cause des courants 😕. Est ce recurrent a cette periode?

Merci de vos lumieres. nysunshine
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou English translation pending
by Patbill · 2019-11-26 · 184 replies
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

2 semaines à Palawan en avril English translation pending
by Titeiris · 2016-02-29 · 24 replies
Bonjour à tous,

Ca y'est les billets d'avion sont pris, c'est décidé nous passerons 2 semaines à Palawan en avril ! Nous arrivons à Puerto Princessa le 3 à 9h30, et prévoyons de partir directement direction Port Barton.

J'ai repéré le Coconut Garden Island Resort sur Cacnipa Island. Je pensais y passer 3 nuits. Me le recommendez vous ou devrions nous plutot rester sur Port Barton et faire des excursions à la journée ?

Ensuite direction El Nido. Je n'ai pas encore choisi d'hotel, mais je pense que nous logerons sur Corong Corong pour être un peu plus au calme d'après ce que j'ai lu. Nous prévoyons d'y passer 5 nuits, avec peut etre 1 ou 2 sur un bateau avec SecretCruise. De la nous prévoyons bien sur de profiter des iles Bacuits, et surement plonger.

Ensuite nous prendrons le ferry pour Coron ou nous passerons les 5 dernières nuits. Puis nous repartirons directement de Coron vers Manille le 16 avril.

Voila dans les très grandes lignes.

Petites questions : -Pensez vous que nous loupons quelque chose ? Nous n'avons que 2 semaines et j'ai lu que les déplacements étaient assez long, aussi nous avons décidé de privilégier la qualité à la quantité pour ce premier voyage aux philippines :) Mais si d'après vous nous manquons quelque chose de crucial alors nous modifierons notre parcours :)

-Pour les trajets PPS - Port Barton / Port Barton - El Nido, doit-on réserver à l'avance ou bien pourrons nous voir sur place ?

-Avez vous des conseils, bons plans, choses à ne pas louper; à nous donner sur ces 3 destinations ?

Merci à tous de votre aide !

Iris
Quelle guest house pas chère à Phnom Penh et Siem Reap? English translation pending
by Artefakt · 2015-12-22 · 11 replies
Bonjour à tous, Je m'envole pour le Cambodge en Janvier 2016 avec arrivée à Phnom Penh.

Je recherche un hôtel ou guest house sympa, propre, et proche des principaux points d’intérêt de la ville, afin de pouvoir faire pas mal de chose à pied.

Etant donné que je vais passer pas mal de nuit en dortoir lors de mon voyage (6 mois), je souhaiterais m'acclimater doucement pour les deux trois premières nuits à Phnom Penh avec une chambre perso.

J'ai trouvé deux adresses intéressantes dans des GH francophones mais à 25 €.

Avez vous des suggestions autour de 15€. Je suis également preneur des bons plans sur Siem Reap.

Merci par avance pour les éventuelles réponses.

Stéphane
Voyage à Phuket février 2015. Tout-inclus ou demi-pension? English translation pending
by Jojo62 · 2014-09-04 · 9 replies
Salut à tous. J aimerais aller en THailande en février prochain. Sans doute PHuket pour une dizaine de jours Pour gagner un peu de sous et faire plus d activités je pensais à la demi pension. Quelqu un peut il me faire part de son expérience ou me donner des tuyaux si ça vaut le coup ou pas de faire ainsi? A toute .....
Conte bambara (en bambara/français): "Nsonsannin ani surukuba/Le petit lièvre et la grande hyène" English translation pending
by Taamaden · 2013-07-15 · 0 replies
Salut Assigué, tu as bien raison : on rencontre beaucoup d’hyènes dans les contes bambara (et dans les contes bozo également) : l’éternelle opposition de l’hyène. Et souvent en relation avec la nourriture, juste compte tenu du fait que cet animal est incroyablement vorace, une attitude qui ne se fait pas dans un pays comme le MALI où la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et oppressantes. Comme évoqué, la présence de la nourriture comme motif ou ressort essentiel de l’intrigue se retrouve dans les contes, mais aussi dans les récits, les proverbes et notamment dans l’histoire : p.ex. le "prix du miel" est le nom de l’impôt qu’on payait dans le Royaume de Ségou. Bon, dans beaucoup de sociétés traditionnelles où la certitude de manger n’est pas assurée pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est (presque) obsessionnelle dans le quotidien – et avant tout dans celui des femmes –, ou quand même dans toutes les domaines de la vie sociale. Un autre sujet important dans les contes est l’amitié, pour dire que l’amitié est le meilleur des sentiments qui puissent lier les gens.

C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...

(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)

NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE

– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...

– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.

Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.

Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.

Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,

nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.

San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.

Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.

Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.

Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.

Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.

A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,

a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.

A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.

Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :

"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.

Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus

ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,

kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.

Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,

an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."

Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.

Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :

"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."

Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.

U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.

Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :

"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"

Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.

Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.

Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.

O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés

ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.

Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.

Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.

A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :

"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,

wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"

Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.

Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.

U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.

O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène – SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.

O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.

A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC – le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.

Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.

Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons

k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.

Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.

A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,

k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.

Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait

ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.

A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons

ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.

A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé

k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.

Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :

"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait

ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.

A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre

ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.

Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas

a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.

Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.

Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.

N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...

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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.

Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.

Bonne lecture !

Herbert

Proverbes bambara (2) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-23 · 0 replies
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)

Encore 40 proverbes bambara ...

31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.

= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.

= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.

(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)

33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.

= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.

34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.

= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.

35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.

= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.

36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.

= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !

37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.

= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.

38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.

= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.

(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)

39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.

= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.

40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.

= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.

41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.

= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.

42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.

= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.

43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.

= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.

44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.

= L’impatience va au devant d’échecs.

45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.

= Un noble ne devrait pas voler.

46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.

= On tire toujours profit de quelqu’un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.

47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.

= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.

48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.

= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.

49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.

= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...

50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.

= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).

51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.

= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.

52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.

= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.

53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.

= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.

54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.

= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.

55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.

= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.

56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.

= Il n’y a pas de fait sans cause.

57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’��ne est mort, il n’y aura plus de pets.

= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.

58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.

= On fuit ce dont on redoute les conséquences.

59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.

= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.

60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.

= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.

61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.

= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.

62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.

= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.

63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.

= Il ne faut pas se fatiguer en vain.

64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.

= On ne peut pas dépasser ses capacités.

65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.

= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.

66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.

= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».

67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.

= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.

68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.

= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.

(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)

69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.

= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.

70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".

= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

A suivre ...

VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!

Bonne lecture, Herbert
Le mariage au Mali (en bambara) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-02 · 1 reply
LE MARIAGE AU MALI FURUSIRI MALI LA

– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Furusiri Mali la

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.

1. Musonyini furu la

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.

2. Maminèni

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.

3. Furunafolo

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.

4. Furusiri yèrè

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.

– Mèri furusiri

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.

– Silamè furusiri

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.

– texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Le mariage au Mali

Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

1. Demander une femme en mariage

Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.

2. Les fiançailles

Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

3. La dot

Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.

4. La cérémonie de mariage elle-même

Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.

– Le mariage civil

Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.

– Le mariage religieux (musulman)

Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.

An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :

musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,

olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,

a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,

a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué

ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.

Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.

Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.

Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches

bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.

O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.

Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages

ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,

bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.

O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots

ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.

Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages

ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille

wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola

(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)

ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.

Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas

k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.

U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.

Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir

walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.

Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,

ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.

Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.

N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,

fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.

Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –

bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.

Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,

o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.

Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.

O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.

N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,

a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.

O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore

ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,

bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.

Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,

saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.

Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille

ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.

(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).

Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,

n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.

Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,

a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.

O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances

k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.

O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,

furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.

Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,

cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage

o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.

Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,

a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.

Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.

Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent

o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.

N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,

o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.

Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de

muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.

Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.

Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.

Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que

« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,

mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête

k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.

Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur

k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,

bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.

O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.

Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.

Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,

o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.

Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,

an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.

Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,

furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.

Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie

– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,

a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)

wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.

Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille

o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).

Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.

Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.

Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.

Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent

ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.

O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.

N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.

O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée

n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.

Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.

Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée

ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.

N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture

ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.

O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.

Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,

komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.

Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances

bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.

Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans

bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.

Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.

O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.

Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.

Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola

ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.

Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.

Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée

ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.

Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.

U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.

Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds

hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour

k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.

Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.

Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau

a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert
Coût de la vie en Suisse ou frontalier, salaire minimum pour un couple et un enfant? English translation pending
by Iysou4 · 2012-01-22 · 45 replies
Bonjour à tous, je tourne et retourne les questions dans tous les sens pour en vain trouver des réponses.

J'ai lu beaucoup d'articles postés sur le coût de la vie en suisse, les avantages et les inconvénients, les frais, les conditions de vie etc...mais même comme ça je n'arrive pas à me décider. Nous sommes un couple et une princesse de 8 ans. Ici je suis prothésiste ongulaire à mon compte, je gagne correctement ma vie, j'ai un peu plus de temps pour ma fille et m'occuper d'elle mais souvent difficile pour joindre les deux bouts si on veu se faire une ou deux sorties par mois. Je regarde les offres d'emplois et trouve que les salaires en suisse sont tres attrayants en sachant que bientôt je serais coiffeuse en plus. Mon ami, quant a lui, est ouvrier qualifié et touche un peu a tout. Pour lui aussi il y a pas mal d'offres intéressantes. Je voulais savoir si a nous deux, pour avoir une vie un peu plus confortables, c'était envisageable de venir travailler tous les deux en suisse et selon vous quel serait le minimum de salaire ( a deux) pour pouvoir sen sortir la haut.... Vivre en suisse est plus honéreux mais aux frontières également sans compter les embouteillages , l'essence, et aussi la mésentante frontaliers/suisses... Est -il préférable de rester quand même o frontières et de faire les allers retours? J'ai été en suisse plusieurs fois et le coté nature me plait énormément , même pour ma fille je pense que ce serait un cadre de vie agréable.. J'ai un autre souci également mais la plutôt scolaire... Vivre en suisse même ne me dérangerait absolument pas si on avait les salaires qui suivent bien entendu, mais ma fille, ici est scolarisé dans une classe particulière, une CLIS car elle a été diagnostiqué hyperactive. Depuis qu'elle est dans cette classe ( depuis deux ans) elle y est tres bien suivi et a fait d'énormes progrès. Existe-t-il en Suisse une équivalence? car je sais que le niveau scolaire suisse est plus élevé et j'ai peur qu'elle se noie et délaisse complètement sa scolarité...

Merci d'avance pour réponses...

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