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Trajet Paris-Bamako en voiture English translation pending
Bonjour en decembre je dois faire paris bamako en voiture j'aurai bien aimer savoir environ combien de jour sa prend sans faire des balades ni des visites en prenant la route directe " rouler rouler " et escale pour dormir mais bien sur je fais paris Espagne Bamako
Où faire une pause sur le trajet Buenos Aires-Iguazu et Iguazu-Salta? English translation pending
Bonjour,
Je pars au mois de juillet en Argentine et je rejoins un ami qui a une voiture là bas. Nous comptons faire un joli tour dans le nord ouest argentins pendant 3 semaines. Cependant étant donné les distances notamment BSA-Iguazu et Igazu -Salta il est évident que nous devront faire des pauses.
Je voulais donc savoir si il ya des endroits sympa à visiter sur ces 2 trajets qui nous permettrait de se reposer.
Merci d'avance
Je pars au mois de juillet en Argentine et je rejoins un ami qui a une voiture là bas. Nous comptons faire un joli tour dans le nord ouest argentins pendant 3 semaines. Cependant étant donné les distances notamment BSA-Iguazu et Igazu -Salta il est évident que nous devront faire des pauses.
Je voulais donc savoir si il ya des endroits sympa à visiter sur ces 2 trajets qui nous permettrait de se reposer.
Merci d'avance
Vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
😕 Mon conjoint aurait une opportunité de l'enfer pour être tranféré deux ans en NC, le gros kit, déménagement, localisé, prise en charge de notre maison actuelle.... Mais il ne veut pas y aller, il a peur, il ne sait trop. Être confiné sur une île, lorsque nous somme habitué aux grands espaces Québécois.
Moi j'adorerai y aller, pour l'expérience, pour y apprendre, ...
Avez-vous des points positifs qui pourraient m'aider à l'inciter d'au moins considérer la proposition de son employeur...
Nous sommes des adeptes de moto enduro, y a t'il de la place pour en faire...
😉
Moi j'adorerai y aller, pour l'expérience, pour y apprendre, ...
Avez-vous des points positifs qui pourraient m'aider à l'inciter d'au moins considérer la proposition de son employeur...
Nous sommes des adeptes de moto enduro, y a t'il de la place pour en faire...
😉
Voyage Belgique - Burkina Faso en voiture English translation pending
Bonjour,
Je termines mes études (architecture) cette année et j’envisages de partir au Burkina Faso, durant les mois d’août et septembre 2006, rejoindre ma copine qui y vit et y rester 1 mois ou 2. J’ai déjà eu l’occasion d’y aller 3 fois en avion mais cette fois-ci je songe à y aller en voiture en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. J’aimerai tenter de vendre le véhicule là-bas, à Ouaga et rentrer en avion.
J’ai plusieurs questions :
Sur le choix du véhicule, je ne sais pas trop vers quoi me diriger étant donné et que ça sera la fin de la saison des pluies, que mes moyens sont très limités et que je n’ai pas de notions de mécaniques avancées (mais j’ai un ami mécano qui peut réviser la voiture, la préparer un peu et m’expliquer les bases). Plusieurs choix sont possibles : une petite propulsion légère à mécanique simple: 2CV, 4L, …(ça commence à difficile à trouver) …je serai bien tenté par une VW Corrado, mais je ne sais pas si c’est un choix judicieux…je serai bien tenté également par une Audi 80 ou 100 quattro …mais je ne sais pas si ça se revend facilement et si on trouve facilement les pièces en cas de pépin… un véhicule qui se revend facilement: vieille berline Mercedes (ça risque d’être galère dans le sable) ou étant donné la saison, le 4x4 s’impose …mais c’est difficile d’en trouver d’occasion à un prix « abordable »…mais c’est de toute façon pour le revendre sur place.
Mon budget maximum pour la voiture est d’environ 1700€. Que me conseillez-vous ?
Pour l’itinéraire, je pense passer par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. Il y a-t-il des itinéraires recommandés et des itinéraires à absolument éviter? Des endroits à absolument visiter au passage…? Quelles formalités y a-t-il ? Puis-je prendre tous les Visa nécessaires en Belgique, dans les ambassades respectives avant mon départ ? J’espère pouvoir arriver à Ouaga en 15-20 jours, est-ce réalisable ? Pour le logement durant le trajet, quelles sont les possibilités et les trucs à éviter (dormir dans la voiture, tente, auberge, hôtels, chez l’habitant…) ? Quel budget prévoir à peu près pour le trajet (hors prix du véhicule) ?
Voilà…ça fait beaucoup de question…
Je vous remercies d’avance pour vos précieux conseils,
Pour l’instant ça n’est qu’au stade de projet, mais c’est un rêve que j’ai vraiment envie de réaliser. Ca me fait un peu peur de partir tout seul (quoique… ça peut être intéressant). Si quelqu’un (un peu plus expérimenté que moi de préférence) est tenté par l’aventure, on peut éventuellement s’arranger…
Je termines mes études (architecture) cette année et j’envisages de partir au Burkina Faso, durant les mois d’août et septembre 2006, rejoindre ma copine qui y vit et y rester 1 mois ou 2. J’ai déjà eu l’occasion d’y aller 3 fois en avion mais cette fois-ci je songe à y aller en voiture en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. J’aimerai tenter de vendre le véhicule là-bas, à Ouaga et rentrer en avion.
J’ai plusieurs questions :
Sur le choix du véhicule, je ne sais pas trop vers quoi me diriger étant donné et que ça sera la fin de la saison des pluies, que mes moyens sont très limités et que je n’ai pas de notions de mécaniques avancées (mais j’ai un ami mécano qui peut réviser la voiture, la préparer un peu et m’expliquer les bases). Plusieurs choix sont possibles : une petite propulsion légère à mécanique simple: 2CV, 4L, …(ça commence à difficile à trouver) …je serai bien tenté par une VW Corrado, mais je ne sais pas si c’est un choix judicieux…je serai bien tenté également par une Audi 80 ou 100 quattro …mais je ne sais pas si ça se revend facilement et si on trouve facilement les pièces en cas de pépin… un véhicule qui se revend facilement: vieille berline Mercedes (ça risque d’être galère dans le sable) ou étant donné la saison, le 4x4 s’impose …mais c’est difficile d’en trouver d’occasion à un prix « abordable »…mais c’est de toute façon pour le revendre sur place.
Mon budget maximum pour la voiture est d’environ 1700€. Que me conseillez-vous ?
Pour l’itinéraire, je pense passer par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. Il y a-t-il des itinéraires recommandés et des itinéraires à absolument éviter? Des endroits à absolument visiter au passage…? Quelles formalités y a-t-il ? Puis-je prendre tous les Visa nécessaires en Belgique, dans les ambassades respectives avant mon départ ? J’espère pouvoir arriver à Ouaga en 15-20 jours, est-ce réalisable ? Pour le logement durant le trajet, quelles sont les possibilités et les trucs à éviter (dormir dans la voiture, tente, auberge, hôtels, chez l’habitant…) ? Quel budget prévoir à peu près pour le trajet (hors prix du véhicule) ?
Voilà…ça fait beaucoup de question…
Je vous remercies d’avance pour vos précieux conseils,
Pour l’instant ça n’est qu’au stade de projet, mais c’est un rêve que j’ai vraiment envie de réaliser. Ca me fait un peu peur de partir tout seul (quoique… ça peut être intéressant). Si quelqu’un (un peu plus expérimenté que moi de préférence) est tenté par l’aventure, on peut éventuellement s’arranger…
Mikado English translation pending
Un tiroir de bric et de broc ouvert brusquement et mes trésors qui se cassent la figure, des crayons qui s'échappent d'une trousse et voilà le plus beau jeu de mikado étalé sur le parquet, mikado de crayons de couleur. Il ne m'en faut pas plus pour partir en voyage : sans déplacer les autres, le jeu consiste à prendre un crayon dont la couleur évoque un souvenir, une image, une émotion...
Le rouge et voilà les coquelicots qui dodelinent le long d'un champ de blé ; simple balade campagnarde. Et puis ce vert céladon, c'est la trace laissée par la goutte de pluie qui glisse sur la feuille d'un manguier ; bain de fraicheur sous une averse tropicale. L'ocre c'est la poussière de cette terre indienne écrasée de chaleur ; ce doit être de là que je viens. Le gris argent c'est la couleur d'un fleuve ; survol d'un hiver de glace. Ce jaune orangé c'est le sable léché par des vagues paresseuses ; pensées vagabondes et rêveuses le long de l'océan. Et enfin Je prends un dernier crayon, c'est la couleur dans laquelle je me glisse pour le plus délicieux des voyages, c'est le bleu d'un regard...
Des crayons, des couleurs et des voyages en souvenirs de bric et de broc, comme le tiroir aux trésors...
Dolma
Le rouge et voilà les coquelicots qui dodelinent le long d'un champ de blé ; simple balade campagnarde. Et puis ce vert céladon, c'est la trace laissée par la goutte de pluie qui glisse sur la feuille d'un manguier ; bain de fraicheur sous une averse tropicale. L'ocre c'est la poussière de cette terre indienne écrasée de chaleur ; ce doit être de là que je viens. Le gris argent c'est la couleur d'un fleuve ; survol d'un hiver de glace. Ce jaune orangé c'est le sable léché par des vagues paresseuses ; pensées vagabondes et rêveuses le long de l'océan. Et enfin Je prends un dernier crayon, c'est la couleur dans laquelle je me glisse pour le plus délicieux des voyages, c'est le bleu d'un regard...
Des crayons, des couleurs et des voyages en souvenirs de bric et de broc, comme le tiroir aux trésors...
Dolma
Compte-rendu du MSC Armonia du 17 au 24 août 2012 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes
de retour de croisière en amoureux pour nos 10 ans de mariage sur le MSC ARMONIA en destination de VENISE ANCONE CORFOU SANTORIN ATHENES ARGOSTOLI ET KOTOR, je vous remercie tous et toutes pour toutes les informations précieuses laissées sur le site
A mon tour, je vais vous faire part de mon compte rendu :
VENDREDI 17 AOUT 2012 : départ à 5h00 du Var en voiture à destination de Venise (après un faux départ car oubli de la glacière !)
Nous voilà sur la route des vacances sauf que le GPS refuse de nous donner l'itinéraire pour aller sur Venise
Donc nous voilà dans l'obligation d'acheter une bonne vieille carte routière d'Italie dans la première station service du pays (bonjour la pression pour le co-pilote que je suis !!!!😛)
Nous arrivons à Venise vers les 13h30, on laisse la voiture au parking et embarquons assez rapidement
Ayant déjà pris notre déjeuner, on en profite pour visiter le bateau décoré avec goût et simplicité et qui semble être très agréable
Nous nous dirigeons vers notre cabine pont 10 : jolie cabine avec hublot assez spacieuse et avec des rangements suffisants. La valise de mon mari est déjà là (la mienne arrivera 3 heures plus tard ... Bonjour l'angoisse ...😕)
L'accueil par le personnel de cabine est très chaleureux
L'exercice de sauvetage est programmé pour 18h
De retour à la cabine, (ouf ma valise est là) je range les affaires et on a à peine le temps de prendre une douche que l'on doit se présenter pont 6 au restaurant La pergola pour le premier service
Le restaurant est joliment décoré dans les tons rouge avec de grandes baies vitrées car il est à l'arrière du bateau.
Nous sommes à une table de 4 proche des baies vitrées et nous apercevons le coucher de soleil sur Venise et là je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo.
Le repas est délicieux (comme tous ceux qui suivront) et nous terminons la soirée avec un petit verre en amoureux et repartons direction la cabine car le débarquement le lendemain se fera à 7h00 et la route a été longue aujourd'hui.
de retour de croisière en amoureux pour nos 10 ans de mariage sur le MSC ARMONIA en destination de VENISE ANCONE CORFOU SANTORIN ATHENES ARGOSTOLI ET KOTOR, je vous remercie tous et toutes pour toutes les informations précieuses laissées sur le site
A mon tour, je vais vous faire part de mon compte rendu :
VENDREDI 17 AOUT 2012 : départ à 5h00 du Var en voiture à destination de Venise (après un faux départ car oubli de la glacière !)
Nous voilà sur la route des vacances sauf que le GPS refuse de nous donner l'itinéraire pour aller sur Venise
Donc nous voilà dans l'obligation d'acheter une bonne vieille carte routière d'Italie dans la première station service du pays (bonjour la pression pour le co-pilote que je suis !!!!😛)
Nous arrivons à Venise vers les 13h30, on laisse la voiture au parking et embarquons assez rapidement
Ayant déjà pris notre déjeuner, on en profite pour visiter le bateau décoré avec goût et simplicité et qui semble être très agréable
Nous nous dirigeons vers notre cabine pont 10 : jolie cabine avec hublot assez spacieuse et avec des rangements suffisants. La valise de mon mari est déjà là (la mienne arrivera 3 heures plus tard ... Bonjour l'angoisse ...😕)
L'accueil par le personnel de cabine est très chaleureux
L'exercice de sauvetage est programmé pour 18h
De retour à la cabine, (ouf ma valise est là) je range les affaires et on a à peine le temps de prendre une douche que l'on doit se présenter pont 6 au restaurant La pergola pour le premier service
Le restaurant est joliment décoré dans les tons rouge avec de grandes baies vitrées car il est à l'arrière du bateau.
Nous sommes à une table de 4 proche des baies vitrées et nous apercevons le coucher de soleil sur Venise et là je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo.
Le repas est délicieux (comme tous ceux qui suivront) et nous terminons la soirée avec un petit verre en amoureux et repartons direction la cabine car le débarquement le lendemain se fera à 7h00 et la route a été longue aujourd'hui.
Deux semaines en Corse English translation pending
Bonjour,
Je pense faire un voyage en septembre 2017 en Corse et aimerais avoir les conseils de personnes qui y ont déjà séjourné.
Tout premièrement, nous voyagerons à quatre adultes et passerons sur place 12 jours environ. J'aime bien m'installer pour 5 à 6 jours dans une maison, un appartement, non pas déménager quotidiennement. Bref, j'aime m'installer et ensuite rayonner dans les environs. Bref, les paysages, les beaux villages sont notre priorité.
Ceci dit, vos conseils, vos expériences sont les bienvenus. Merci à tous ceux qui m'aideront.
Sylvain
Sylvain
Île Maurice: Des histoires de bateaux English translation pending
Un océan, une île, des horizons marins et des alizés … et tout de suite on pense, navigation, plaisance et bateaux.
L’océan, c’est l’Indien, l’île, il s’agit de Maurice.
A travers ce carnet de voyage, j’évoque quelques souvenirs vécus lors d’un périple à l’île Maurice … c’était il y a quelques années.
Les bateaux, pirogues et modèles réduits mais également les pêcheurs en sont les vedettes comme également le récit d’une dépaysante balade nautique sur les eaux d’un lagon turquoise entre îles et barrière de corail.
Sentez-vous déjà l’air iodé ? Alors suivez mon sillage…
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L’homme est probablement à la retraite, pourtant, comme tous les jours sans doute il pousse à l’aide de cette grande perche sa petite barque. Peu à peu, il s’éloigne de la plage pour atteindre sa pirogue. On imagine qu’il va partir pour une partie de pêche dans les eaux poissonneuses du lagon. Quant au splendide paysage qui comble mon regard de voyageur avec ces îles à l’horizon, ces eaux bleues, l’homme ne le remarque même plus, il le connaît par cœur, c’est toute sa vie et tout son quotidien laborieux de pêcheur … Prenons nous aussi une embarcation pour caboter de plages en criques. Ici, nous sommes proche du Cap Malheureux, tout au nord de l’île Maurice. Et même si les eaux sont calmes ce matin, la navigation en ces lieux peut être dangereuse, les courants sont forts entre ces îles aux noms imagés : Coin de Mire, île Plate, île Blanche, île aux serpents … sans oublier les dizaines d’îlots et de récifs dont il faut se méfier. Si l’on a affublé ce cap (aux vrais paysages de rêve !) d’un nom si triste c’est que les naufrages ont été nombreux dans les parages.

Une voile grenat gonflée et tendue par le vent apparaît à bâbord, elle file à vive allure en notre direction. Voilà qu’une pirogue traditionnelle croise notre bateau, le pêcheur à la barre, tout sourire, nous salue d’un geste sympathique. Mais au fait, que pêche-t-on dans les eaux mauriciennes ? Des poissons cordonniers, des capitaines, des dorades … mais aussi des marlins, des thazars ou des espadons. Les marins-pêcheurs qui pratiquent la pêche artisanale vendent souvent un partie de leur prise dès leur retour sur la côte sitôt débarqué les poissons sont proposés à la vente comme ici prés de la pimpante église à la toiture rouge de Notre-Dame-Auxiliatrice. Un air de marché improvisé, quelques clientes fidèles et des poissons qui se vendent … comme des petits pains ! Le choix n’est certes pas aussi varié que sur l’étal d’un poissonnier mais question fraîcheur, difficile de faire mieux !

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Ma curiosité naturelle me pousse vers le village de Grand Gaube, une bourgade pas vraiment touristique mais à l’atmosphère authentique et surtout c’est dans ce village que l’on peut trouver les dernières fabriques de pirogues traditionnelles. Il me faut interroger deux habitantes avant d’arriver au bord d’un petit chemin côtier, là même où est situé un atelier de plein air. Une pirogue en restauration, des outils, scie, rabot, marteaux, quelques lattes de bois … et un homme, le propriétaire des lieux, dont le visage et le sourire vous rassurent immédiatement. On est déjà sûr que la conversation va s’engager naturellement.

« Moi, j’étais pêcheur pendant 45 ans et maintenant je retape cette pirogue pour mon fils … » et d’ajouter avec un brin de nostalgie. « la pêche professionnelle en pirogue, c’est bientôt finie … pour gagner sa vie, il vaut mieux travailler pour les touristes … ». L’homme n’est pas avare de renseignements sur cette fabrication artisanale, il me décrit maintenant toutes les étapes et les détails de la construction. Les bois utilisés sont le jaquier d’une part, cette essence a la particularité d’être imputrescible dans l’eau de mer, et le méritan, très cher, car on l’importe d’Indonésie ! La pirogue mauricienne a un profil effilé, elle est peu profonde et longue d’environ 5 mètres et demi. Les lattes de bois sont assemblées puis fixées par des clous habituellement en cuivre. Le mât en filao est fixé dans un trou de la coque et pour tendre la voile, il est relié à une vergue en bambou … Voilà un pêcheur-charpentier de marine passionné par son activité et pour moi, une rencontre sympathique et instructive.
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D’autres passionnés de constructions navales, je vais les rencontrer un peu plus loin à Goodlands dans un atelier bien plus grand que celui du pêcheur retraité de Grand Gaube … et pourtant ce sont des modèles réduits de bateaux que l’on fabrique ici ! L’île Maurice est devenue une spécialiste de la construction de maquettes de bateaux, de pirogues mauriciennes en miniature pour les touristes mais surtout de la réalisation de somptueuses répliques de vieux gréements.

Dans l’atelier, une dizaine d’ouvrières et d’ouvriers s’activent, les uns découpent les lattes de balsa ou poncent les coques récemment assemblées, d’autres peignent avec beaucoup d’attention les canons d’un imposant grand voilier de guerre. Sur l’établi voisin, une consciencieuse employée fixe à la colle des cordages … La visite de cet atelier me replonge quelques années en arrière, au temps où la construction de maquettes était un de mes loisirs. La salle d’exposition de cette fabrique valorise à souhait les bateaux et trois-mâts qu’elle contient, sa décoration cossue avec ses vitrines et ses boiseries vernies vous plonge immédiatement dans l’ambiance marine. On admire ces pièces de collections qui iront orner des appartements, des hôtels particuliers ou des musées dans le monde entier.

La réplique la plus célèbre, superbement réalisée, est certainement celle du Saint Géran un majestueux bateau qui est entré dans l’histoire de Maurice en raison de son naufrage sur les côtes de l’île. La tragédie est évoquée dans le fameux roman « Paul et Virginie » publié en 1787 par Bernardin de Saint Pierre. De l’aventure romanesque à la réalité, des plongeurs ont retrouvé en 1966 des éléments et des objets de l’épave du navire gisant prés des récifs de la petite île d’Ambre, située sur la côte est de l’île.
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Tiens ! Si on allait voir les rivages inhospitaliers où s’est produit ce dramatique naufrage. Il suffit pour cela d’emprunter une route campagnarde cheminant entre des champs de canne à sucre, elle mène en quelques minutes à Poudre d’or, un village qui évoque plus une Maurice profonde qu’un eldorado. L’atmosphère y est paisible avec sa grève de galets, ses rochers sombres puis son étendue de mangrove …

Et le monument en hommage aux disparus du Saint Géran ? C’est à gauche, au bout de ce chemin poussiéreux, m’indique gentiment une passante. Là, face à la mer a été érigée une stèle où l’on peut lire : « Au large de cette côte dans la nuit du 17 au 18 Août 1744 périt le Saint Géran ».

Avant de quitter cette avancée rocheuse, je jette un coup d’œil vers l’océan, histoire d’apercevoir parmi le dédale de récifs et d’îlots, la fameuse île d’Ambre, lieu du célèbre naufrage.
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Direction Trou d’eau Douce sur la côte Est, nous avons rendez-vous ce matin sur la plage de sable clair, près du cocotier. Un bateau (rapide) nous y attend pour une balade dans le lagon, entre les îles de la barrière de corail. Le puissant moteur nous propulse sur les eaux lisses en traçant dans notre sillage une longue traîne, blanche d’écume. Les cases et les habitations du bourg semblent s’éloigner alors que les paysages défilent sous nos yeux : en fond de décor les crêtes escarpées des montagnes volcaniques mauriciennes, les champs de cannes à sucre qui prennent une belle teinte vert tendre et le rivage où se succèdent, plages, hameaux et rochers … un vrai tableau, superbe !


La première escale de ce mini cabotage sera pour l’île du Phare. Un phare à l’abandon construit tout en corail au XVIII ème domine les falaises. Cette île déserte a tout pour plaire aux Robinsons en mal de solitude. En quelques minutes on en fait le tour sur un sol aux rochers acérés, ici, une petite crique, là un arbre unique … Le point de vue privilégié permet de contempler la longue barrière de corail et les vagues successives qui viennent y déferler puis s’y briser. Le vent souffle et balaie par rafale l’île. Du haut des falaises on peut facilement observer les oiseaux marins qui se jouent de ces courants d’air ascendants puis descendants … à l’image de ce paille-en-queue dont le ballet aérien a attiré mon objectif.

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Des oiseaux, il y en a en nombre sur l’île des Aigrettes une petite île devenue un sanctuaire protégée pour sa riche faune ornithologique. La halte est pour nous l’occasion d’un agréable moment de baignade dans des eaux cristallines, tièdes à souhait avec pour décor un horizon bleu lagon … inoubliable, bien sûr !
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Quelle palette de bleus ! Cette partie du lagon, située plus au sud, porte bien son nom : Blue Bay.

Comme posée sur cette mer de rêve on aperçoit une nouvelle île aux airs de paradis, un long ruban de sable, quelques cocotiers et filaos et une demeure de style mauresque quelque peu surprenante sous les tropiques. L’île des Deux Cocos est un havre de luxe et de tranquillité réservé à quelques privilégiés fortunés. L’île est privée, y séjourner vaut de l’or … heureusement, la contempler reste gratuit, aussi, je ne m’en prive pas ! Mais le plus fascinant dans cette baie réside sans doute plus dans ce que l’on peut admirer sous l’eau qu’observer en surface. Des bateaux à fond de verre attendent les visiteurs et permettent d’avoir un aperçu de ces magnifiques fonds marins, même si au travers de la vitre, la vision semble déformée, un peu floue et les couleurs tirent vers la teinte presque sépia !
Non, pour profiter pleinement de la beauté des coraux et des centaines de poissons qui s’y cachent, il faut se mettre à l’eau, palmes aux pieds, tuba et masque sur le visage … et là, la féerie peut commencer. Allons-y, plouf ! Génial spectacle, la lumière fait miroiter les reflets et donne encore plus de relief au massif de corail, par ici quelques poissons aux stries multicolores surgissent par là, d’autres aux écailles scintillantes se précipitent vers les anfractuosités de la roche corallienne, un vrai ballet nautique. On dénombre plus de 20 espèces de coraux dans ce lagon, le plus vaste de Maurice, il s’étend sur 7 kilomètres entre la côte et la barrière de corail quant aux variétés de poissons, il y en aurait 72 … et dire que pendant cette plongée, je n’en ai vu qu’une dizaine, pas de doute, il faudra que j’y retourne ! Un si riche jardin corallien est évidemment protégé, il est loin le temps (et c’est tant mieux) où certains pêcheurs utilisaient des explosifs pour faire sauter les coraux afin de faciliter et d’accroître leurs prises. Mais d’autres menaces fragilisent parfois ce corail : les variations de température des eaux de l’Océan Indien comme cela est déjà arrivé, une hausse presque brutale due à un courant chaud et c’est l’hécatombe au sein des fonds coralliens.
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La dernière étape de ce périple nautique est réservée pour l’île aux Cerfs, l’escale est incontournable lorsqu’on visite la côte est de Maurice. Et même si ces rivages sont très fréquentés (les hôtels y « déversent » leur résidents à tours de bateaux !) la découverte s’avère agréable. Comment pourrait-il en être autrement devant une telle beauté, eaux translucides, bancs de sable blanc, filaos (pins des tropiques) … et si le voyageur préfère le contact des grains de sable aux confort des transats, il peut s’éloigner un peu des groupes de touristes, les plages de l’île aux Cerfs sont longues, les baies vastes … bien sûr, il faut marcher un peu pour mériter son coin de tranquillité.
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Après cette belle virée en bateau dans le lagon, me voilà à Grand Baie, un autre haut lieu du tourisme à Maurice. Assis en bord de plage, j’admire la baie qui forme une anse régulière et observe le va et vient continu des bateaux … avec droit devant moi un catamaran et des embarcations pour promenades en mer, c’est Maurice, côté tourisme et sur la droite une pirogue traditionnelle de pêcheur qui rentre dans la baie, c’est Maurice, côté authenticité … Un panorama où le passé et le présent se mêlent mais où la mer et les bateaux restent toujours au cœur de la vie des mauriciens.
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PS : A voir et à lire sur VF, mon autre récit rédigé au retour de ce voyage à l'île Maurice. "Les couleurs de Maurice" y sont à l'honneur. Voici le lien : http://voyageforum.com/discussion/couleurs-ile-maurice-d4250488/
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L’homme est probablement à la retraite, pourtant, comme tous les jours sans doute il pousse à l’aide de cette grande perche sa petite barque. Peu à peu, il s’éloigne de la plage pour atteindre sa pirogue. On imagine qu’il va partir pour une partie de pêche dans les eaux poissonneuses du lagon. Quant au splendide paysage qui comble mon regard de voyageur avec ces îles à l’horizon, ces eaux bleues, l’homme ne le remarque même plus, il le connaît par cœur, c’est toute sa vie et tout son quotidien laborieux de pêcheur … Prenons nous aussi une embarcation pour caboter de plages en criques. Ici, nous sommes proche du Cap Malheureux, tout au nord de l’île Maurice. Et même si les eaux sont calmes ce matin, la navigation en ces lieux peut être dangereuse, les courants sont forts entre ces îles aux noms imagés : Coin de Mire, île Plate, île Blanche, île aux serpents … sans oublier les dizaines d’îlots et de récifs dont il faut se méfier. Si l’on a affublé ce cap (aux vrais paysages de rêve !) d’un nom si triste c’est que les naufrages ont été nombreux dans les parages.

Une voile grenat gonflée et tendue par le vent apparaît à bâbord, elle file à vive allure en notre direction. Voilà qu’une pirogue traditionnelle croise notre bateau, le pêcheur à la barre, tout sourire, nous salue d’un geste sympathique. Mais au fait, que pêche-t-on dans les eaux mauriciennes ? Des poissons cordonniers, des capitaines, des dorades … mais aussi des marlins, des thazars ou des espadons. Les marins-pêcheurs qui pratiquent la pêche artisanale vendent souvent un partie de leur prise dès leur retour sur la côte sitôt débarqué les poissons sont proposés à la vente comme ici prés de la pimpante église à la toiture rouge de Notre-Dame-Auxiliatrice. Un air de marché improvisé, quelques clientes fidèles et des poissons qui se vendent … comme des petits pains ! Le choix n’est certes pas aussi varié que sur l’étal d’un poissonnier mais question fraîcheur, difficile de faire mieux !

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Ma curiosité naturelle me pousse vers le village de Grand Gaube, une bourgade pas vraiment touristique mais à l’atmosphère authentique et surtout c’est dans ce village que l’on peut trouver les dernières fabriques de pirogues traditionnelles. Il me faut interroger deux habitantes avant d’arriver au bord d’un petit chemin côtier, là même où est situé un atelier de plein air. Une pirogue en restauration, des outils, scie, rabot, marteaux, quelques lattes de bois … et un homme, le propriétaire des lieux, dont le visage et le sourire vous rassurent immédiatement. On est déjà sûr que la conversation va s’engager naturellement.

« Moi, j’étais pêcheur pendant 45 ans et maintenant je retape cette pirogue pour mon fils … » et d’ajouter avec un brin de nostalgie. « la pêche professionnelle en pirogue, c’est bientôt finie … pour gagner sa vie, il vaut mieux travailler pour les touristes … ». L’homme n’est pas avare de renseignements sur cette fabrication artisanale, il me décrit maintenant toutes les étapes et les détails de la construction. Les bois utilisés sont le jaquier d’une part, cette essence a la particularité d’être imputrescible dans l’eau de mer, et le méritan, très cher, car on l’importe d’Indonésie ! La pirogue mauricienne a un profil effilé, elle est peu profonde et longue d’environ 5 mètres et demi. Les lattes de bois sont assemblées puis fixées par des clous habituellement en cuivre. Le mât en filao est fixé dans un trou de la coque et pour tendre la voile, il est relié à une vergue en bambou … Voilà un pêcheur-charpentier de marine passionné par son activité et pour moi, une rencontre sympathique et instructive.
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D’autres passionnés de constructions navales, je vais les rencontrer un peu plus loin à Goodlands dans un atelier bien plus grand que celui du pêcheur retraité de Grand Gaube … et pourtant ce sont des modèles réduits de bateaux que l’on fabrique ici ! L’île Maurice est devenue une spécialiste de la construction de maquettes de bateaux, de pirogues mauriciennes en miniature pour les touristes mais surtout de la réalisation de somptueuses répliques de vieux gréements.

Dans l’atelier, une dizaine d’ouvrières et d’ouvriers s’activent, les uns découpent les lattes de balsa ou poncent les coques récemment assemblées, d’autres peignent avec beaucoup d’attention les canons d’un imposant grand voilier de guerre. Sur l’établi voisin, une consciencieuse employée fixe à la colle des cordages … La visite de cet atelier me replonge quelques années en arrière, au temps où la construction de maquettes était un de mes loisirs. La salle d’exposition de cette fabrique valorise à souhait les bateaux et trois-mâts qu’elle contient, sa décoration cossue avec ses vitrines et ses boiseries vernies vous plonge immédiatement dans l’ambiance marine. On admire ces pièces de collections qui iront orner des appartements, des hôtels particuliers ou des musées dans le monde entier.

La réplique la plus célèbre, superbement réalisée, est certainement celle du Saint Géran un majestueux bateau qui est entré dans l’histoire de Maurice en raison de son naufrage sur les côtes de l’île. La tragédie est évoquée dans le fameux roman « Paul et Virginie » publié en 1787 par Bernardin de Saint Pierre. De l’aventure romanesque à la réalité, des plongeurs ont retrouvé en 1966 des éléments et des objets de l’épave du navire gisant prés des récifs de la petite île d’Ambre, située sur la côte est de l’île.
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Tiens ! Si on allait voir les rivages inhospitaliers où s’est produit ce dramatique naufrage. Il suffit pour cela d’emprunter une route campagnarde cheminant entre des champs de canne à sucre, elle mène en quelques minutes à Poudre d’or, un village qui évoque plus une Maurice profonde qu’un eldorado. L’atmosphère y est paisible avec sa grève de galets, ses rochers sombres puis son étendue de mangrove …

Et le monument en hommage aux disparus du Saint Géran ? C’est à gauche, au bout de ce chemin poussiéreux, m’indique gentiment une passante. Là, face à la mer a été érigée une stèle où l’on peut lire : « Au large de cette côte dans la nuit du 17 au 18 Août 1744 périt le Saint Géran ».

Avant de quitter cette avancée rocheuse, je jette un coup d’œil vers l’océan, histoire d’apercevoir parmi le dédale de récifs et d’îlots, la fameuse île d’Ambre, lieu du célèbre naufrage.
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Direction Trou d’eau Douce sur la côte Est, nous avons rendez-vous ce matin sur la plage de sable clair, près du cocotier. Un bateau (rapide) nous y attend pour une balade dans le lagon, entre les îles de la barrière de corail. Le puissant moteur nous propulse sur les eaux lisses en traçant dans notre sillage une longue traîne, blanche d’écume. Les cases et les habitations du bourg semblent s’éloigner alors que les paysages défilent sous nos yeux : en fond de décor les crêtes escarpées des montagnes volcaniques mauriciennes, les champs de cannes à sucre qui prennent une belle teinte vert tendre et le rivage où se succèdent, plages, hameaux et rochers … un vrai tableau, superbe !


La première escale de ce mini cabotage sera pour l’île du Phare. Un phare à l’abandon construit tout en corail au XVIII ème domine les falaises. Cette île déserte a tout pour plaire aux Robinsons en mal de solitude. En quelques minutes on en fait le tour sur un sol aux rochers acérés, ici, une petite crique, là un arbre unique … Le point de vue privilégié permet de contempler la longue barrière de corail et les vagues successives qui viennent y déferler puis s’y briser. Le vent souffle et balaie par rafale l’île. Du haut des falaises on peut facilement observer les oiseaux marins qui se jouent de ces courants d’air ascendants puis descendants … à l’image de ce paille-en-queue dont le ballet aérien a attiré mon objectif.

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Des oiseaux, il y en a en nombre sur l’île des Aigrettes une petite île devenue un sanctuaire protégée pour sa riche faune ornithologique. La halte est pour nous l’occasion d’un agréable moment de baignade dans des eaux cristallines, tièdes à souhait avec pour décor un horizon bleu lagon … inoubliable, bien sûr !
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Quelle palette de bleus ! Cette partie du lagon, située plus au sud, porte bien son nom : Blue Bay.

Comme posée sur cette mer de rêve on aperçoit une nouvelle île aux airs de paradis, un long ruban de sable, quelques cocotiers et filaos et une demeure de style mauresque quelque peu surprenante sous les tropiques. L’île des Deux Cocos est un havre de luxe et de tranquillité réservé à quelques privilégiés fortunés. L’île est privée, y séjourner vaut de l’or … heureusement, la contempler reste gratuit, aussi, je ne m’en prive pas ! Mais le plus fascinant dans cette baie réside sans doute plus dans ce que l’on peut admirer sous l’eau qu’observer en surface. Des bateaux à fond de verre attendent les visiteurs et permettent d’avoir un aperçu de ces magnifiques fonds marins, même si au travers de la vitre, la vision semble déformée, un peu floue et les couleurs tirent vers la teinte presque sépia !
Non, pour profiter pleinement de la beauté des coraux et des centaines de poissons qui s’y cachent, il faut se mettre à l’eau, palmes aux pieds, tuba et masque sur le visage … et là, la féerie peut commencer. Allons-y, plouf ! Génial spectacle, la lumière fait miroiter les reflets et donne encore plus de relief au massif de corail, par ici quelques poissons aux stries multicolores surgissent par là, d’autres aux écailles scintillantes se précipitent vers les anfractuosités de la roche corallienne, un vrai ballet nautique. On dénombre plus de 20 espèces de coraux dans ce lagon, le plus vaste de Maurice, il s’étend sur 7 kilomètres entre la côte et la barrière de corail quant aux variétés de poissons, il y en aurait 72 … et dire que pendant cette plongée, je n’en ai vu qu’une dizaine, pas de doute, il faudra que j’y retourne ! Un si riche jardin corallien est évidemment protégé, il est loin le temps (et c’est tant mieux) où certains pêcheurs utilisaient des explosifs pour faire sauter les coraux afin de faciliter et d’accroître leurs prises. Mais d’autres menaces fragilisent parfois ce corail : les variations de température des eaux de l’Océan Indien comme cela est déjà arrivé, une hausse presque brutale due à un courant chaud et c’est l’hécatombe au sein des fonds coralliens.
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La dernière étape de ce périple nautique est réservée pour l’île aux Cerfs, l’escale est incontournable lorsqu’on visite la côte est de Maurice. Et même si ces rivages sont très fréquentés (les hôtels y « déversent » leur résidents à tours de bateaux !) la découverte s’avère agréable. Comment pourrait-il en être autrement devant une telle beauté, eaux translucides, bancs de sable blanc, filaos (pins des tropiques) … et si le voyageur préfère le contact des grains de sable aux confort des transats, il peut s’éloigner un peu des groupes de touristes, les plages de l’île aux Cerfs sont longues, les baies vastes … bien sûr, il faut marcher un peu pour mériter son coin de tranquillité.
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Après cette belle virée en bateau dans le lagon, me voilà à Grand Baie, un autre haut lieu du tourisme à Maurice. Assis en bord de plage, j’admire la baie qui forme une anse régulière et observe le va et vient continu des bateaux … avec droit devant moi un catamaran et des embarcations pour promenades en mer, c’est Maurice, côté tourisme et sur la droite une pirogue traditionnelle de pêcheur qui rentre dans la baie, c’est Maurice, côté authenticité … Un panorama où le passé et le présent se mêlent mais où la mer et les bateaux restent toujours au cœur de la vie des mauriciens.
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PS : A voir et à lire sur VF, mon autre récit rédigé au retour de ce voyage à l'île Maurice. "Les couleurs de Maurice" y sont à l'honneur. Voici le lien : http://voyageforum.com/discussion/couleurs-ile-maurice-d4250488/
Préparation d'une croisière Medina (bateau Zenith) le 19 juillet 2014 English translation pending
Bonjour
Nous partons pour cette croisière en famille 2 adultes et 2 enfants.
Avez vous des infos utiles sur les excursions à faire par nous même.
Merci de vos renseignements qui me seront forts utiles.
Merci de vos renseignements qui me seront forts utiles.
Traversier de l'île de Vancouver à Nanaimo, motels ou gîtes? English translation pending
Salut à tous
Nous continuons a préparer notre trip Ouest Canada et Ouest USA cet été (décrit ici http://voyageforum.com/v.f?post=4625499;page=unread#unread) et nous aurions qques questions
Le traversier vers l'île de Vancouver pour Nanaimo, vaut il mieux le prendre à Horseshoe Bay au nord de Vancouver ou à Tsawwassen au sud ? Et où dormir dans les 2 cas ? Motels ou gite proches du quai d'embarquement ?
Merci pour vos réponses
Philippe et Audrey
Nous continuons a préparer notre trip Ouest Canada et Ouest USA cet été (décrit ici http://voyageforum.com/v.f?post=4625499;page=unread#unread) et nous aurions qques questions
Le traversier vers l'île de Vancouver pour Nanaimo, vaut il mieux le prendre à Horseshoe Bay au nord de Vancouver ou à Tsawwassen au sud ? Et où dormir dans les 2 cas ? Motels ou gite proches du quai d'embarquement ?
Merci pour vos réponses
Philippe et Audrey
Retour du Grand Ouest américain English translation pending
Hello à tous les experts de l’Ouest Américain.
J’en reviens ! et malgré un voyage très peu préparé à part l’itinéraire il n’y a qu’un mot : amazing !!!
Tout d’abord merci à tous ceux qui m’ont aidé et particulièrement à PAPJ59 (merci Jean).
Je me suis inspiré de ton itinéraire à partir de Las Vegas jusqu’à Grand Canyon !
Quelques campgrounds étaient réservés (3 nuits sur les 19 !). Cela dit nous avons toujours eu de la chance d’en trouver un.
Tout est gigantesque ! On en prend plein la vue !!! Même le nez ! Car lorsqu’on se balade, les odeurs de pins, de genévriers et autres nous embaument … C’est magique ! il n’y a pas de mot … il faut y aller.
L’organisation dans les parcs est irréprochable ! Reflexe premier : le Visitor Center. Si on y est pas allé on a du mal à s’imaginer !! Tout est fait pour nous recevoir, nous guider, nous apprendre, respecter la beauté du site, la faune la flore !!!!
J’avais quelques appréhensions car contrairement à tous « les experts », j’y allais un peu la fleur au fusil ! Après mon premier parc j’ai adopté le fonctionnement : Visitor Center, Shuttle etc … tous y est si bien expliqué !
Au niveau propreté : rien à redire, c’est nickel et ce malgré les milliers de touristes qui visitent !
Nous avons voyagé en camping car (mon épouse, ma fille de 12 ans et moi-même). C’est magique cependant couteux en essence! Car on n’arrête pas de se rendre à la pompe !! Mais bon … on le savait.
J’ai quand même vécu un cauchemar (mais aujourd’hui cela fait partie des anecdotes sympas à raconter)
A la fin du trip nous sommes allés à Santa Monica. A la sortie de l’autoroute, je quitte la route des yeux pour programmer mon GPS (c’est bien frenchie) et là je heurte une voiture et lui arrache son rétroviseur !! Je passe les détails mais il s’agissait d’un special agent du FBI !!!
Pas moyen de s’arranger comme en France, je lui ai proposé 200 USD, refus ! je lui ai dit qu’il n’avait qu’à dire que c’était arrivé dans un parking …. He said : You want me to lie !!? here we’re in the US not in France !!!!!
J’alimenterai le forum plus tard avec quelques trucs et astuces qui pourront servir à d’autres visiteurs !! Mais pour ceux qui hésitent à y aller, je ne peux que les y encourager.
AMAZING !!!
A+
PAscal
J’en reviens ! et malgré un voyage très peu préparé à part l’itinéraire il n’y a qu’un mot : amazing !!!
Tout d’abord merci à tous ceux qui m’ont aidé et particulièrement à PAPJ59 (merci Jean).
Je me suis inspiré de ton itinéraire à partir de Las Vegas jusqu’à Grand Canyon !
Quelques campgrounds étaient réservés (3 nuits sur les 19 !). Cela dit nous avons toujours eu de la chance d’en trouver un.
Tout est gigantesque ! On en prend plein la vue !!! Même le nez ! Car lorsqu’on se balade, les odeurs de pins, de genévriers et autres nous embaument … C’est magique ! il n’y a pas de mot … il faut y aller.
L’organisation dans les parcs est irréprochable ! Reflexe premier : le Visitor Center. Si on y est pas allé on a du mal à s’imaginer !! Tout est fait pour nous recevoir, nous guider, nous apprendre, respecter la beauté du site, la faune la flore !!!!
J’avais quelques appréhensions car contrairement à tous « les experts », j’y allais un peu la fleur au fusil ! Après mon premier parc j’ai adopté le fonctionnement : Visitor Center, Shuttle etc … tous y est si bien expliqué !
Au niveau propreté : rien à redire, c’est nickel et ce malgré les milliers de touristes qui visitent !
Nous avons voyagé en camping car (mon épouse, ma fille de 12 ans et moi-même). C’est magique cependant couteux en essence! Car on n’arrête pas de se rendre à la pompe !! Mais bon … on le savait.
J’ai quand même vécu un cauchemar (mais aujourd’hui cela fait partie des anecdotes sympas à raconter)
A la fin du trip nous sommes allés à Santa Monica. A la sortie de l’autoroute, je quitte la route des yeux pour programmer mon GPS (c’est bien frenchie) et là je heurte une voiture et lui arrache son rétroviseur !! Je passe les détails mais il s’agissait d’un special agent du FBI !!!
Pas moyen de s’arranger comme en France, je lui ai proposé 200 USD, refus ! je lui ai dit qu’il n’avait qu’à dire que c’était arrivé dans un parking …. He said : You want me to lie !!? here we’re in the US not in France !!!!!
J’alimenterai le forum plus tard avec quelques trucs et astuces qui pourront servir à d’autres visiteurs !! Mais pour ceux qui hésitent à y aller, je ne peux que les y encourager.
AMAZING !!!
A+
PAscal
Week-end à Palma de Majorque: plages sympathiques? English translation pending
Bonjour,
je vais un week-end à Palma le 27 Août, et je cherche à savoir quelles sont les plages sympas où criques... pas trop trop inondées de monde.
Merci
Sur la route de Zagora (2006) English translation pending
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.
Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien �� dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !

Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bord��e d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ?
Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !
J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages. Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien �� dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie ! 
Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bord��e d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ? Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères ! J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Randonnée en canoë sur le Verdon (France) English translation pending
Bonjour, je viens d'acheter un canoé et je désirepè naviguer sur le verdon, entre esparron sur verdon et quinson.
Je recherche des infos sur le niveau, la qualité et la durée de la balade.
D'avance merci a tous!
Circuit pour 7 jours en Bretagne Nord? English translation pending
Bonjour tout le monde ! 😉
Mon ami et moi partons le 16 juillet avec un premier arrêt à Rennes. Ensuite, nous pensons faire toute la côte Nord de la Bretagne.
Pensez-vous que 7 jours seront suffisants pour tout faire ? J'ai du mal à m'imaginer les distances là haut...que nous conseilleriez-vous ? Combien de temps passer sur chaque site, que faut-il ne pas louper ? Existe-t-il des endroits super et peu touristiques ? Le temps nous est compté et nous voudrions optimiser au maximum notre aventure...
Merci de vos idées, chers bretons et autres connaisseurs de cette région que je suis si impatiente de visiter !
Cerise
Mon ami et moi partons le 16 juillet avec un premier arrêt à Rennes. Ensuite, nous pensons faire toute la côte Nord de la Bretagne.
Pensez-vous que 7 jours seront suffisants pour tout faire ? J'ai du mal à m'imaginer les distances là haut...que nous conseilleriez-vous ? Combien de temps passer sur chaque site, que faut-il ne pas louper ? Existe-t-il des endroits super et peu touristiques ? Le temps nous est compté et nous voudrions optimiser au maximum notre aventure...
Merci de vos idées, chers bretons et autres connaisseurs de cette région que je suis si impatiente de visiter !
Cerise
Quels coins visiter dans le sud-est de la France? English translation pending
Salut tout le monde!
Je suis du nord de la France et cet été je pars à Nice ou je vais emprunter un camping car d'une amie :-)
Ma questions est simple: que puis-je faire comme parcours ou quoi visiter dans le sud? car j'aimerai juste ne pas juste rester à la plage étant donné qu'on va avoir un camping car autant visiter un peu le sud ;)
J'aime bien tout ce qui est cascade, beau lac, belle gorge, belle plage avec palmier et tout lol mais je suis ouvert à toute proposition
Je connais déjà le lac de st cassien, les gorges du verdon, gorge du tarn, cascade du sautadet, cascade de la visse à gange même si ce n'est pas trop dans le même coin.
VOilà je vous remercie d'avance
Je suis du nord de la France et cet été je pars à Nice ou je vais emprunter un camping car d'une amie :-)
Ma questions est simple: que puis-je faire comme parcours ou quoi visiter dans le sud? car j'aimerai juste ne pas juste rester à la plage étant donné qu'on va avoir un camping car autant visiter un peu le sud ;)
J'aime bien tout ce qui est cascade, beau lac, belle gorge, belle plage avec palmier et tout lol mais je suis ouvert à toute proposition
Je connais déjà le lac de st cassien, les gorges du verdon, gorge du tarn, cascade du sautadet, cascade de la visse à gange même si ce n'est pas trop dans le même coin.
VOilà je vous remercie d'avance
Choix d'une randonnée en Corse pour juin 2011? English translation pending
Bonjour
J'ai parcouru le GR20 il y a une trentaine d'années, et j'en garde encore un excellent souvenir. Je souhaite refaire une rando en Corse avec des amis en juin 2011, le GR20 étant exclu car certains ne se sentent pas capables de le faire.
Je vous sollicite pour me conseiller parmi les différents "Mare è monti" et autres "Mare a mare".
Si vous en avez déjà parcouru, pouvez-vous me donner vos conseils et me faire profiter de votre expérience, et m'indiquer vos préférences si vous en connaissez plusieurs.
Merci pour vos réponses et bonnes randos...... en Corse ou ailleurs 😎
Christian
Le sud de la France en dix jours: Arles, Avignon...? English translation pending
Bonjour!
Nous sommes six filles du Québec et nous voudrions partir en voyage une dizaine de jours en mai.
Nous avons penser à aller dans le sud de la France.
Pour le moment, Arles et Avignon ont retenu notre attention, mais nous ne sommes pas fermées à d'autres suggestions. Croyez-vous que cela se fait bien en dix jours environ?
Nous voulons faire un voyage culturel, enrichissant, aller dans des musées, voir de beaux monuments, se balader à pied, voir de belles choses quoi!
Si nous partons du Québec, nous allons arriver à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, je suppose?
Merci de me répondre!
Merci de me répondre!
Voyage en Europe de l'Est: quelle destination? English translation pending
Bonjour
pour les vacances de juillet je n'aurais qu'une semaine avec mon compagnon, et hier j'ai pensé à l'Europe de l'Est, mais j'ignore tout de ce coin de continent! Quelle destination me conseillez vous? Bulgarie, Slovénie, Lettonie/Estonie/Lituanie, Roumanie, Géorgie, Albanie, Monténégro....?
Je recherche plus un coin, si c'est encore possible, pas trop gâché par les constructions immobilières sauvages (genre côte d'azur), ou il fait beau mais pas trop trop chaud.
ça n'a rien à voir mais j'avais aussi pensé à l'Islande...
Vos avis???
Merci beaucoup
pour les vacances de juillet je n'aurais qu'une semaine avec mon compagnon, et hier j'ai pensé à l'Europe de l'Est, mais j'ignore tout de ce coin de continent! Quelle destination me conseillez vous? Bulgarie, Slovénie, Lettonie/Estonie/Lituanie, Roumanie, Géorgie, Albanie, Monténégro....?
Je recherche plus un coin, si c'est encore possible, pas trop gâché par les constructions immobilières sauvages (genre côte d'azur), ou il fait beau mais pas trop trop chaud.
ça n'a rien à voir mais j'avais aussi pensé à l'Islande...
Vos avis???
Merci beaucoup
Dix jours en Nouvelle-Calédonie: quels bons plans? English translation pending
Salut !
Ludo&Nina, couple debut 30aine effectuant un tour du monde à partir du mois d'avril. Nous passons 10 jours en nouvelle calédonie et avons prévu noumea+ile des pins... est ce un bon choix ? nous recherchons belles ballades sur ile principale et plages tranquilles (et sublimes :) sur une autre ile si possible. Avez vous des idees pour 10 jours ?
Autrement nous sommes plongeurs (niveau 2) ... quels sont les plus beaux spots (2 plongées prévues !)
Merci à tous nous devons réserver bientot !
ah oui, notre blog pour vos idées !
http://tourmonde.e-monsite.com/
http://tourmonde.e-monsite.com/
Pique-Nique aux Iles de Lérins le dimanche 29 juin 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous propose de nous réunir autour d'un pique nique dans un joli cadre :
LES ILES DE LERINS (dans la Baie de Cannes).
La date : le Dimanche 29 Juin avant qu'il n'y ait trop de monde...
Il y a des départs en bateau environ toutes les heures (durée 15mn) de Juan les Pins, Cannes, Mandelieu et peut être d'ailleurs.
Au niveau de l'horaire ça serait un départ vers 10H ou maxi 11H et il faut compter dans les 10 euros aller/retour.
Le lieu du RV : à l'embarcadère de Cannes.
Voilà, voilà, qui est partant ?
A bientôt 😎
Je vous propose de nous réunir autour d'un pique nique dans un joli cadre :
LES ILES DE LERINS (dans la Baie de Cannes).
La date : le Dimanche 29 Juin avant qu'il n'y ait trop de monde...
Il y a des départs en bateau environ toutes les heures (durée 15mn) de Juan les Pins, Cannes, Mandelieu et peut être d'ailleurs.
Au niveau de l'horaire ça serait un départ vers 10H ou maxi 11H et il faut compter dans les 10 euros aller/retour.
Le lieu du RV : à l'embarcadère de Cannes.
Voilà, voilà, qui est partant ?
A bientôt 😎
Etape au nord ou sud de San Francisco? English translation pending
Bonjour,
Je compte aller à San Francisco en venant de Yosemite park.
Mais j'ai un ou deux jours entre les 2.
Me conseillez-vous de faire étape plutôt au nord ou au sud (monterey-carmel) de San francisco?
Merci
Bonne journée
San
Je compte aller à San Francisco en venant de Yosemite park.
Mais j'ai un ou deux jours entre les 2.
Me conseillez-vous de faire étape plutôt au nord ou au sud (monterey-carmel) de San francisco?
Merci
Bonne journée
San
Littoral Ouest à vélo (France) English translation pending
bonjour à tous,
je souhaite faire du vélo e angers jusqu'à arcachon, voir biarritz en 10 jour à cheval sur juillet et aout. je voulais avoir des renseignements sur l'état des route. de angers à st florent le veil, pas e probleme, ça longe la loire, donc se n'estn à priori pas danagerreux, en se qui concerne saint florent le veil aux sables d'olones, pas le choix, des départementale. mais j'aurais voulu savoir s'il existait une sort de parcourt comme la loie à vélo, le long du littoral ouest???? merci beacoup de vos futures réponses.......... estelle
je souhaite faire du vélo e angers jusqu'à arcachon, voir biarritz en 10 jour à cheval sur juillet et aout. je voulais avoir des renseignements sur l'état des route. de angers à st florent le veil, pas e probleme, ça longe la loire, donc se n'estn à priori pas danagerreux, en se qui concerne saint florent le veil aux sables d'olones, pas le choix, des départementale. mais j'aurais voulu savoir s'il existait une sort de parcourt comme la loie à vélo, le long du littoral ouest???? merci beacoup de vos futures réponses.......... estelle
Pauvre Terre! English translation pending
J'ai lu ce témoignage sur le forum du Pacte écologique et il m'a suffisamment remuée pour que j'ai envie de le faire circuler...
Bonjour à tous. Je découvre cette arène avec plaisir car je vois que les gladiateurs y sont nombreux et de grande qualité, c'est le point de vue d'un ancien militaire et d'un passionné des sciences et de l'espace qui a aujourd'hui 55 ans, c'est mon point de vue après une vie consacrée à l'aéronautique et au service de mon pays. Mon éducation nord-américaine, mes racines françaises et le commandement des hommes me donnent une vue élargie de la nature humaine, de ses humeurs et de ses ressorts. L'urgence de la situation énergétique de notre civilisation et l'imminence bien plus proche que l'on veut bien nous le dire de bouleversements climatiques cataclysmiques dont les oligarques de ce monde ne sont pas ignorants, m'amènent à espérer l'impossible: un éclair de lucidité et de courage pour inverser brutalement le compte à rebours. Cet éclair de lucidité est arrivé, en la personne de Nicolas HULOT. C'est déjà un grand pas pour l'humanité, mais le suivant reste à faire...Car il en va des pactes comme des gouvernements; tous très éphémères, des bouts de papier, des signatures, des moisissures... Car il ne suffit pas de faire signer un pacte, une résolution, une promesse; il faut aussi la faire appliquer. L'intention seule ne suffit pas, la détermination est nécessaire et indispensable! L'Histoire est pleine de pactes rompus ou ignorés. Le pouvoir permet toutes les audaces, y compris celle de renier ses propres engagements, il me semble pourtant que nous en avons la démonstration flagrante dans l'actualité politique et économique, que nous faut-il de plus pour évaluer le devenir de ce pacte sur l'environnement? Que pèse vraiment une promesse politique pré-électorale face à la mondialisation économique et industrielle? Que pèse un homme politique face aux appareils politiques, aux lobbies industriels, au système bancaire mondial, à la concurrence, aux marchés financiers, aux fonds d'investissements; si il n'a pas derrière lui la force de tout un peuple, la détermination de la survie face à une mort programmée et à une agonie prolongée par les famines, les pollutions, les pandémies et les guerres pour les ressources qui subsistent. Vous dissertez tous du bien fondé de la candidature d'un homme en position de faire changer les choses. C'est extrêment raisonnable et je salue le discernement d'Eric, de Richard ou de Sébastien, entre autres, mais aujourd'hui un homme doit faire appliquer aux hommes politiques une promesse qu'ils ont signé par simple intérêt électoral et entre hommes il n'y a qu'un seul code, un seul langage; celui du dominant sur le dominé! Ainsi va le monde et le pouvoir ne laisse pas de place aux sentiments. Dans le vrai monde du pouvoir il n'y a pas de blancs et de noirs, tout est gris et l'opportunité l'emporte sur la raison, sauf lorsqu'elle est raison d'Etat. Le monde politique n'est pas un palais de verre, c'est une arène sanglante où survivre passe avant toute autre considération et où on se retrouve toujours tout seul face à des ennemis qui ne font pas de quartiers et des amis qui trahissent si l'on ne les tient pas par les c...! Aujourd'hui un homme est mort! Aujourd'hui l"Abbé" est parti! Il nous laisse seuls face à notre indétermination à l'accompagner dans un combat permanent contre les égoïsmes et les promesses non tenues d'hommes politiques de toutes aubédiences depuis plus de 50 ans. Engagé dans la Résistance en 1942 face à la lèpre brune, sous le nom de code de l"Abbé", l'abbé Pierre s'est toujours battu pour son pays, jusqu'à son dernier instant, comme un guerrier, sans penser à lui, sans se lasser, sans écouter sa fatigue, sans écouter son corps usé . Il va arriver devant Dieu comme un homme debout, malgré sa tâche innachevée, car un homme seul ne peux rien sans les autres hommes. Il a accordé sa confiance et espéré beaucoup, il a obtenu une obole, comme tout homme de Foi, de la part des riches et des puissants qui l'ont beaucoup utilisé à leur profit mais bien peu rétribué son abnégation. Les puissants de ce monde ne reconnaissent que leurs pairs et oublient vite qu'ils ne sont que des hommes qui doivent honneur, respect et service aux autres hommes. Aujourd'hui notre destin à tous est lié au-delà des limites des nations, des terres et des océans. La Terre est ronde et on ne peut pas se cacher dans les coins car il n'y en a pas. Tout ce que nous faisons a un effet qui fait le tour du monde et nous reviens innéluctablement. Nous sommes arrivés aux limites de l'irresponsabilité et du mépris face à une Nature généreuse qui n'en peut plus de notre arrogance et de nos gâchis de consommateurs hallucinés par les derniers fantasmes à la mode. Nos déchetteries sont pleines de nos fantasmes d'enfants gâtés qui s'empilent les uns sur les autres dans un capharnaeum horrible avant même d'avoir achevé leur vie utile. Pis encore; nous ne sommes même pas capables de déconstruire et de recycler correctement nos joujoux technologiques et les écrasons simplement les uns sur les autres au fond d'un container avec des vérins hydrauliques. Le résultat de ce "conditionnement" est un salmigondi ignoble de plastique, de métaux et de liquides toxiques qui n'est plus recyclable et que nous enterrons comme s'il n'avaient jamais existés. C'est le digne devenir de nos frasques de consommateurs boulimiques! Il ne suffit plus de mettre son bourrier sur le trottoir pour qu'il disparaisse comme par enchantement à cinq heures du matin, il faut aussi avoir le courage de visiter de temps à autre sa déchetterie communale pour avoir une petite idée du dérapage matérialiste de notre société de consommation avancée! Prenons garde que cette consommation ne soit d'ores et déjà trop avancée et que nous ayons dépassé la date de péremption...! Aujourd'hui nous reconnaissons tous les effets des gas à effet de serre, plus simplement appelés GES. Il aura fallu près de vingt ans à nos chers scientifiques (météorologues & climatologues) pour qu'ils s'accordent sur le fait que le dioxide de carbone avait un effet prépondérant sur notre environnement et que nous avions modifié un équilibre précaire hérité de la dernière glaciation (achevée aux environs de 10 000 ans avant J.C). C'était alors au début des années 90 et le phénomène issu de l'ère industrielle des années 1920 avait commencé à faire ressentir ses effets sur les relevés de température en moyenne mondiale depuis 1978. AUJOURD'HUI UNE NOUVELLE ALERTE EST LANCEE!!! Depuis deux ans environ le taux moyen de méthane en dilution dans l'atmosphère est en évolution anormale. Il a commencé à augmenter plus vite qu'il ne se dégrade et va à terme être en concurrence avec le CO2 pour renforcer le réchauffement global de la planète. LE METHANE EST UN GAS A EFFET DE SERRE TROIS FOIS PLUS PUISSANT QUE LE CO2. Lorsque l'on sait que le dioxide de carbone à lui seul menace un emballement thermique dans 25 ans, que dire du CH4 lorsque sont effet se cumule à celui du CO2. C'est un gas lourd qui a la particularité de se s'accumuler dans des zones limitées et de s'y concentrer tant qu'il n'est pas dispersé par des vents soutenus. Il est facilement inflammable et est déflagrant (comme l'essence).Il est issu des marais et se caractérise par une odeur de putréfaction envahissante mais toujours très localisée, ce qui ne le rend pas dangereux dans nos campagnes. Il en va tout autrement des zones de pergélisol où il était retenu prisonnier depuis la dernière glaciation. Ces zones sont essentiellement situées sur le cercle arctique de notre hémisphère boréal; à savoir toutes les terres gelées du nord du continent européen (Russie incluse bien sûr) et toutes les terres en cours de dégel accéléré de l'Alaska et du nord du Canada (baie d'Hudson notamment) où une odeur de putréfaction s'y étend de plus en plus pour y accueillir les menbres des expéditions scientifiques qui viennent évaluer le dégel local et ses effet sur l'environnement. En l'espace de deux ans (depuis 2004) des zones immenses de toundra et de steppe sont entrées dans un état de décomposition végétale accélérée où les pins s'affaissent et se couchent comme des bataillons de grognards napoléonniens fauchés par la mitraille. La faune locale fuie sont habitat dévasté et les cervidés crèvent de faim puisqu'ils ne peuvent plus ni accéder aux lichens qui poussaient sur le sol transformé en bourbier ni même trouver ceux-ci qui dépérissent du fait des sols détrempés. Là ou il était facile de marcher avec de simples chaussures de ranronnées il y a deux ans, il est aujourdh'hui impossible d'accéder sans une paire de cuissardes et des cordes de rappel pour pouvoir être arraché des tourbières lorsqu'elles vous aspirent jusqu'aux cuisses...! Quant à l'odeur....sans commentaires. Le processus n'a pas encore été pris en compte dans les modélisations climatiques déjà pessimistes qui viennent seulement d'accepter la rétroaction des puits de carbone (les forêts saturées de CO2 commencent à le rejeter au lieu de le capter). Les climatologues se concertent pour savoir lequel d'entre eux va avoir le courage de tirer ce deuxième signal d'alarme et accepter de l'intégrer. Comme pour le CO2, tous les spécialistes découvrent la menace avec effroi et sont tenus au silence pour en retarder l'impact social et économique le plus longtemps possible. Bien qu'aucune évaluation de l'impact climatique du NH4 n'aie été donnée, il y a fort à parier que celui-ci va être très proche au regard de l'évolution hyperbolique de la production de ce gas. Il n'est pas non plus inutile de savoir qu'au terme d'un réchauffement accéléré des océans au dessus des plateaux continentaux, ces derniers eux aussi riches en hydrures de méthanes commences à les libérer en masse du fait de la fonte des pergelisols océaniques et de la sublimation des hydrures au contact de l'eau de mer. Mais lorsque cet ultime phénomène se produira nous ne serons probablement plus très nombreux ni très vigoureux pour le voir...Alors combien de temps va t-il falloir attendre pour reconnaître la menace du NH4...? NOUS SOMMES DONC FACE A UN DESASTRE CLIMATIQUE PLANETAIRE IMMINENT. Nos politiques sont nécessairement au courant, tout du moins les plus éminents d'entre eux, ceux qui ont les moyens d'envoyer sur le terrain des expéditions polaires coûteuses et surréquipées, ceux qui ont des moyens satellites puissants. Il est évident que reconnaître cette nouvelle menace remettra en question tout nos modèles économiques ou l'obsolescence programmé des produits de consommation est devenu le leitmotiv des ingénieurs. Au regard de ce qui se prépare je ne donne pas cher du futur de notre espèce et je trouve que le pacte sur l'environnement est bien timide. Mais je l'ai signé car il y a un début à tout. EN FAIT NOUS DEVRIONS ABANDONNER IMMEDIATEMENT L'USAGE DES ENERGIES FOSSILE. Et commencer à planifier la gestion de la crise climatique qui s'annonce. Stopper la consommation effrénée. Envisager des structures capables de résister à des vents de près de 400 km/h. Redistribuer la population des littoraux vers les zones continentales moins exposées aux tempêtes océaniques (cyclones, tsunamis). Gérer les flux économiques et industriels pour qu'il y ait moins d'apport de ressources naturelles et donc moins de déchets. Discipliner la spéculation boursière, notamment sur les outils financiers. Enfin et ce n'est pas la moindre des choses; stimuler la recherche appliquée (R&D) sur les découvertes récentes de la recherche fondamentale: l'hydrogène, qui doit devenir un priorité des priorités car l'industrie, les transports et les communications ne peuvent se satisfaire des énergies dites alternatives. Puis devront venir la fusion à froid et les énergies du point zéro (vide quantique et mobilisation des énergies de celui-ci par distorsion contrôlée de l'espace temps), non je n'ais pas regardé trop longtemps la télé et je ne fume pas la moquette. Ces énergie son connues depuis Nikola TESLA et elles sont bien plus puissantes que l'énergie nucléaire sans en avoir les effets polluants et sont déjà l'objet de recherches très avancées sous l'égide d'agences gouvernementales à fonds secrets dans un but essentiellement stratégique et politique (IDS et ses développements, appropriation du domaine spatial, monopole de l'exploration du système solaire et du contrôle de ses ressources) et encore je ne vous parle que du cercle extérieur de ces officines placées sous le contrôle des consortiums militaro-industriels, le cercle intérieur de ces organisations planifie des choses encores bien plus ahurissantes et des réalisations époustouflantes faces auxquelles les savants de Hitler dans les laboratoires secrets de Pennemüde seraient passés pour de joyeux papy bricoleurs du dimanche. Peut-être que lorsque nos institutions seront mieux contrôlées par des représentants des contribuables nous pourrons comprendre et accepter les choses qui nous parraissent révoltantes aujourd'hui mais qui ne peuvent être connues sans détruire notre société où pour le moins lui faire franchir une crise nécessaire. C'est une attitude cynique en effet que de s'exprimer ainsi mais c'est la seule qui soit politiquement correcte face à une réalité qui doit pour l'instant demeurée inconnue du grand public, c'est celle des responsables politiques qui savent et ne peuvent parler tant que les mentalités n'auront pas évoluées. Certains scientifiques sont assez avertis de toutes ces choses, tel le physicien français Jean-Pierre PETIT et je vous invite à visiter son site à www.jp-petit.com . NOUS ALLONS DONC VERS UNE CRISE ET NOUS DEVONS LA PREVENIR OU LA SUBIR. (...)
Bonjour à tous. Je découvre cette arène avec plaisir car je vois que les gladiateurs y sont nombreux et de grande qualité, c'est le point de vue d'un ancien militaire et d'un passionné des sciences et de l'espace qui a aujourd'hui 55 ans, c'est mon point de vue après une vie consacrée à l'aéronautique et au service de mon pays. Mon éducation nord-américaine, mes racines françaises et le commandement des hommes me donnent une vue élargie de la nature humaine, de ses humeurs et de ses ressorts. L'urgence de la situation énergétique de notre civilisation et l'imminence bien plus proche que l'on veut bien nous le dire de bouleversements climatiques cataclysmiques dont les oligarques de ce monde ne sont pas ignorants, m'amènent à espérer l'impossible: un éclair de lucidité et de courage pour inverser brutalement le compte à rebours. Cet éclair de lucidité est arrivé, en la personne de Nicolas HULOT. C'est déjà un grand pas pour l'humanité, mais le suivant reste à faire...Car il en va des pactes comme des gouvernements; tous très éphémères, des bouts de papier, des signatures, des moisissures... Car il ne suffit pas de faire signer un pacte, une résolution, une promesse; il faut aussi la faire appliquer. L'intention seule ne suffit pas, la détermination est nécessaire et indispensable! L'Histoire est pleine de pactes rompus ou ignorés. Le pouvoir permet toutes les audaces, y compris celle de renier ses propres engagements, il me semble pourtant que nous en avons la démonstration flagrante dans l'actualité politique et économique, que nous faut-il de plus pour évaluer le devenir de ce pacte sur l'environnement? Que pèse vraiment une promesse politique pré-électorale face à la mondialisation économique et industrielle? Que pèse un homme politique face aux appareils politiques, aux lobbies industriels, au système bancaire mondial, à la concurrence, aux marchés financiers, aux fonds d'investissements; si il n'a pas derrière lui la force de tout un peuple, la détermination de la survie face à une mort programmée et à une agonie prolongée par les famines, les pollutions, les pandémies et les guerres pour les ressources qui subsistent. Vous dissertez tous du bien fondé de la candidature d'un homme en position de faire changer les choses. C'est extrêment raisonnable et je salue le discernement d'Eric, de Richard ou de Sébastien, entre autres, mais aujourd'hui un homme doit faire appliquer aux hommes politiques une promesse qu'ils ont signé par simple intérêt électoral et entre hommes il n'y a qu'un seul code, un seul langage; celui du dominant sur le dominé! Ainsi va le monde et le pouvoir ne laisse pas de place aux sentiments. Dans le vrai monde du pouvoir il n'y a pas de blancs et de noirs, tout est gris et l'opportunité l'emporte sur la raison, sauf lorsqu'elle est raison d'Etat. Le monde politique n'est pas un palais de verre, c'est une arène sanglante où survivre passe avant toute autre considération et où on se retrouve toujours tout seul face à des ennemis qui ne font pas de quartiers et des amis qui trahissent si l'on ne les tient pas par les c...! Aujourd'hui un homme est mort! Aujourd'hui l"Abbé" est parti! Il nous laisse seuls face à notre indétermination à l'accompagner dans un combat permanent contre les égoïsmes et les promesses non tenues d'hommes politiques de toutes aubédiences depuis plus de 50 ans. Engagé dans la Résistance en 1942 face à la lèpre brune, sous le nom de code de l"Abbé", l'abbé Pierre s'est toujours battu pour son pays, jusqu'à son dernier instant, comme un guerrier, sans penser à lui, sans se lasser, sans écouter sa fatigue, sans écouter son corps usé . Il va arriver devant Dieu comme un homme debout, malgré sa tâche innachevée, car un homme seul ne peux rien sans les autres hommes. Il a accordé sa confiance et espéré beaucoup, il a obtenu une obole, comme tout homme de Foi, de la part des riches et des puissants qui l'ont beaucoup utilisé à leur profit mais bien peu rétribué son abnégation. Les puissants de ce monde ne reconnaissent que leurs pairs et oublient vite qu'ils ne sont que des hommes qui doivent honneur, respect et service aux autres hommes. Aujourd'hui notre destin à tous est lié au-delà des limites des nations, des terres et des océans. La Terre est ronde et on ne peut pas se cacher dans les coins car il n'y en a pas. Tout ce que nous faisons a un effet qui fait le tour du monde et nous reviens innéluctablement. Nous sommes arrivés aux limites de l'irresponsabilité et du mépris face à une Nature généreuse qui n'en peut plus de notre arrogance et de nos gâchis de consommateurs hallucinés par les derniers fantasmes à la mode. Nos déchetteries sont pleines de nos fantasmes d'enfants gâtés qui s'empilent les uns sur les autres dans un capharnaeum horrible avant même d'avoir achevé leur vie utile. Pis encore; nous ne sommes même pas capables de déconstruire et de recycler correctement nos joujoux technologiques et les écrasons simplement les uns sur les autres au fond d'un container avec des vérins hydrauliques. Le résultat de ce "conditionnement" est un salmigondi ignoble de plastique, de métaux et de liquides toxiques qui n'est plus recyclable et que nous enterrons comme s'il n'avaient jamais existés. C'est le digne devenir de nos frasques de consommateurs boulimiques! Il ne suffit plus de mettre son bourrier sur le trottoir pour qu'il disparaisse comme par enchantement à cinq heures du matin, il faut aussi avoir le courage de visiter de temps à autre sa déchetterie communale pour avoir une petite idée du dérapage matérialiste de notre société de consommation avancée! Prenons garde que cette consommation ne soit d'ores et déjà trop avancée et que nous ayons dépassé la date de péremption...! Aujourd'hui nous reconnaissons tous les effets des gas à effet de serre, plus simplement appelés GES. Il aura fallu près de vingt ans à nos chers scientifiques (météorologues & climatologues) pour qu'ils s'accordent sur le fait que le dioxide de carbone avait un effet prépondérant sur notre environnement et que nous avions modifié un équilibre précaire hérité de la dernière glaciation (achevée aux environs de 10 000 ans avant J.C). C'était alors au début des années 90 et le phénomène issu de l'ère industrielle des années 1920 avait commencé à faire ressentir ses effets sur les relevés de température en moyenne mondiale depuis 1978. AUJOURD'HUI UNE NOUVELLE ALERTE EST LANCEE!!! Depuis deux ans environ le taux moyen de méthane en dilution dans l'atmosphère est en évolution anormale. Il a commencé à augmenter plus vite qu'il ne se dégrade et va à terme être en concurrence avec le CO2 pour renforcer le réchauffement global de la planète. LE METHANE EST UN GAS A EFFET DE SERRE TROIS FOIS PLUS PUISSANT QUE LE CO2. Lorsque l'on sait que le dioxide de carbone à lui seul menace un emballement thermique dans 25 ans, que dire du CH4 lorsque sont effet se cumule à celui du CO2. C'est un gas lourd qui a la particularité de se s'accumuler dans des zones limitées et de s'y concentrer tant qu'il n'est pas dispersé par des vents soutenus. Il est facilement inflammable et est déflagrant (comme l'essence).Il est issu des marais et se caractérise par une odeur de putréfaction envahissante mais toujours très localisée, ce qui ne le rend pas dangereux dans nos campagnes. Il en va tout autrement des zones de pergélisol où il était retenu prisonnier depuis la dernière glaciation. Ces zones sont essentiellement situées sur le cercle arctique de notre hémisphère boréal; à savoir toutes les terres gelées du nord du continent européen (Russie incluse bien sûr) et toutes les terres en cours de dégel accéléré de l'Alaska et du nord du Canada (baie d'Hudson notamment) où une odeur de putréfaction s'y étend de plus en plus pour y accueillir les menbres des expéditions scientifiques qui viennent évaluer le dégel local et ses effet sur l'environnement. En l'espace de deux ans (depuis 2004) des zones immenses de toundra et de steppe sont entrées dans un état de décomposition végétale accélérée où les pins s'affaissent et se couchent comme des bataillons de grognards napoléonniens fauchés par la mitraille. La faune locale fuie sont habitat dévasté et les cervidés crèvent de faim puisqu'ils ne peuvent plus ni accéder aux lichens qui poussaient sur le sol transformé en bourbier ni même trouver ceux-ci qui dépérissent du fait des sols détrempés. Là ou il était facile de marcher avec de simples chaussures de ranronnées il y a deux ans, il est aujourdh'hui impossible d'accéder sans une paire de cuissardes et des cordes de rappel pour pouvoir être arraché des tourbières lorsqu'elles vous aspirent jusqu'aux cuisses...! Quant à l'odeur....sans commentaires. Le processus n'a pas encore été pris en compte dans les modélisations climatiques déjà pessimistes qui viennent seulement d'accepter la rétroaction des puits de carbone (les forêts saturées de CO2 commencent à le rejeter au lieu de le capter). Les climatologues se concertent pour savoir lequel d'entre eux va avoir le courage de tirer ce deuxième signal d'alarme et accepter de l'intégrer. Comme pour le CO2, tous les spécialistes découvrent la menace avec effroi et sont tenus au silence pour en retarder l'impact social et économique le plus longtemps possible. Bien qu'aucune évaluation de l'impact climatique du NH4 n'aie été donnée, il y a fort à parier que celui-ci va être très proche au regard de l'évolution hyperbolique de la production de ce gas. Il n'est pas non plus inutile de savoir qu'au terme d'un réchauffement accéléré des océans au dessus des plateaux continentaux, ces derniers eux aussi riches en hydrures de méthanes commences à les libérer en masse du fait de la fonte des pergelisols océaniques et de la sublimation des hydrures au contact de l'eau de mer. Mais lorsque cet ultime phénomène se produira nous ne serons probablement plus très nombreux ni très vigoureux pour le voir...Alors combien de temps va t-il falloir attendre pour reconnaître la menace du NH4...? NOUS SOMMES DONC FACE A UN DESASTRE CLIMATIQUE PLANETAIRE IMMINENT. Nos politiques sont nécessairement au courant, tout du moins les plus éminents d'entre eux, ceux qui ont les moyens d'envoyer sur le terrain des expéditions polaires coûteuses et surréquipées, ceux qui ont des moyens satellites puissants. Il est évident que reconnaître cette nouvelle menace remettra en question tout nos modèles économiques ou l'obsolescence programmé des produits de consommation est devenu le leitmotiv des ingénieurs. Au regard de ce qui se prépare je ne donne pas cher du futur de notre espèce et je trouve que le pacte sur l'environnement est bien timide. Mais je l'ai signé car il y a un début à tout. EN FAIT NOUS DEVRIONS ABANDONNER IMMEDIATEMENT L'USAGE DES ENERGIES FOSSILE. Et commencer à planifier la gestion de la crise climatique qui s'annonce. Stopper la consommation effrénée. Envisager des structures capables de résister à des vents de près de 400 km/h. Redistribuer la population des littoraux vers les zones continentales moins exposées aux tempêtes océaniques (cyclones, tsunamis). Gérer les flux économiques et industriels pour qu'il y ait moins d'apport de ressources naturelles et donc moins de déchets. Discipliner la spéculation boursière, notamment sur les outils financiers. Enfin et ce n'est pas la moindre des choses; stimuler la recherche appliquée (R&D) sur les découvertes récentes de la recherche fondamentale: l'hydrogène, qui doit devenir un priorité des priorités car l'industrie, les transports et les communications ne peuvent se satisfaire des énergies dites alternatives. Puis devront venir la fusion à froid et les énergies du point zéro (vide quantique et mobilisation des énergies de celui-ci par distorsion contrôlée de l'espace temps), non je n'ais pas regardé trop longtemps la télé et je ne fume pas la moquette. Ces énergie son connues depuis Nikola TESLA et elles sont bien plus puissantes que l'énergie nucléaire sans en avoir les effets polluants et sont déjà l'objet de recherches très avancées sous l'égide d'agences gouvernementales à fonds secrets dans un but essentiellement stratégique et politique (IDS et ses développements, appropriation du domaine spatial, monopole de l'exploration du système solaire et du contrôle de ses ressources) et encore je ne vous parle que du cercle extérieur de ces officines placées sous le contrôle des consortiums militaro-industriels, le cercle intérieur de ces organisations planifie des choses encores bien plus ahurissantes et des réalisations époustouflantes faces auxquelles les savants de Hitler dans les laboratoires secrets de Pennemüde seraient passés pour de joyeux papy bricoleurs du dimanche. Peut-être que lorsque nos institutions seront mieux contrôlées par des représentants des contribuables nous pourrons comprendre et accepter les choses qui nous parraissent révoltantes aujourd'hui mais qui ne peuvent être connues sans détruire notre société où pour le moins lui faire franchir une crise nécessaire. C'est une attitude cynique en effet que de s'exprimer ainsi mais c'est la seule qui soit politiquement correcte face à une réalité qui doit pour l'instant demeurée inconnue du grand public, c'est celle des responsables politiques qui savent et ne peuvent parler tant que les mentalités n'auront pas évoluées. Certains scientifiques sont assez avertis de toutes ces choses, tel le physicien français Jean-Pierre PETIT et je vous invite à visiter son site à www.jp-petit.com . NOUS ALLONS DONC VERS UNE CRISE ET NOUS DEVONS LA PREVENIR OU LA SUBIR. (...)
Cannes - Acte I - Iles de Lérins 29 mai 2005 English translation pending
Hello à tous,
Il se trouve que notre amie Douya va quitter notre région pour quelques mois et ce, début Juin 😕.
Alors, pour pouvoir lui dire au revoir et nous réunir à nouveau, nous avons pensé faire, non pas un restau mais plutôt un pique-nique dans un endroit somme toute sympathique : LES ILES DE LERINS (dans la Baie de Cannes). Il se pourrait même qu'on puisse s'y baigner si l'eau est bonne. 🙂
La date serait le Dimanche 29 Mai 2005.
Il y a des départs en bateau environ toutes les heures (durée 15mn) de Juan les Pins, Cannes, Mandelieu et peut être d'ailleurs.
Je ne connais pas encore les horaires, ni les tarifs mais je vais me renseigner.
Voilà, qu'en pensez vous ?
Il se trouve que notre amie Douya va quitter notre région pour quelques mois et ce, début Juin 😕.
Alors, pour pouvoir lui dire au revoir et nous réunir à nouveau, nous avons pensé faire, non pas un restau mais plutôt un pique-nique dans un endroit somme toute sympathique : LES ILES DE LERINS (dans la Baie de Cannes). Il se pourrait même qu'on puisse s'y baigner si l'eau est bonne. 🙂
La date serait le Dimanche 29 Mai 2005.
Il y a des départs en bateau environ toutes les heures (durée 15mn) de Juan les Pins, Cannes, Mandelieu et peut être d'ailleurs.
Je ne connais pas encore les horaires, ni les tarifs mais je vais me renseigner.
Voilà, qu'en pensez vous ?
Randonnée dans les Pyrénées English translation pending
Bonjour :))
Je suis sur le point de partir pour le sud de la France et j'aimerais surement faire un trek de deux ou trois jour dans les Pyrénées!!!
Je me demandais si c'étais trop cours donc pas possible...??
J'aimerais avoir des conseil pour mon organisation et des suggestions pour quoi où et quand ;P
Je part le 3 septembre et j'ai l'intention de me diriger vers les Pyrénées vers le 10-11-12 septembre!
Donc j’espère pouvoir bénéficier de votre expérience hésiter pas a me conseiller ou partager vos expérience Merci :))
Donc j’espère pouvoir bénéficier de votre expérience hésiter pas a me conseiller ou partager vos expérience Merci :))
Let's go West! English translation pending
je m'étais promis de faire ce carnet une fois rentré. Et comme ça va faire un mois et demi que je suis rentré, je m'y mets. Je vais m'efforcer de mettre des infos pratiques quand j'en aurai, de choisir de belles photos pour me mettre au niveau des maitres en la matière sur ce forum et de ne pas trop m'étendre sur des longues discussions avec moi-même (je ne promets rien sur ces deux derniers points 🤪)
Commençons donc !
1- La genèse je me dois de commencer par remercier tous ceux qui ont contribué, parfois sans le savoir, à ce voyage. Ce forum a été une mine d'informations sans égale. C'est au travers de longues lectures de posts plus ou moins vieux, mais souvent passionnants que j'ai pu découvrir des lieux magiques comme yellow rock, choisir de passer beaucoup de temps sur escalante ou affiner des prévisions de budget. C'est grâce au forum enfin que, sur les conseils des anciens qui savent, j'ai fait l'acquisition de la sainte bible de l'ouest américain, le vénérable ouvrage que les initiés auquel je me flatte d'appartenir désormais désignent par ces quelques lettres : PTSW Sans vous donc ce voyage risquait de se résumer à une immersion constante au milieu des chenilles processionnaires. MERCI donc !
Revenons à l'origine de ce voyage, l'envie de revenir 15 ans après une première découverte sur ces lieux magiques. avec une différence notable, nous passons de 2 à 12 dont 6 enfants de 8 à 15 ans. les premières discussions pour préparer le voyage ont eu lieu un an et demi avant la date du départ et il fallait bien ça. la volonté était de revoir des lieux emblématiques, mais aussi de découvrir d'autres choses, loin des sentiers battus. Nous souhaitions également varier les approches (nature, roches, wildlife, villes, culture, sport) pour ne pas se lasser pendant les 5 semaines envisagées (surtout les ados !) Les dates nous étaient dictées par les vacances scolaires, ce serait donc entre mi-juillet et mi-aout
Commençons donc !
1- La genèse je me dois de commencer par remercier tous ceux qui ont contribué, parfois sans le savoir, à ce voyage. Ce forum a été une mine d'informations sans égale. C'est au travers de longues lectures de posts plus ou moins vieux, mais souvent passionnants que j'ai pu découvrir des lieux magiques comme yellow rock, choisir de passer beaucoup de temps sur escalante ou affiner des prévisions de budget. C'est grâce au forum enfin que, sur les conseils des anciens qui savent, j'ai fait l'acquisition de la sainte bible de l'ouest américain, le vénérable ouvrage que les initiés auquel je me flatte d'appartenir désormais désignent par ces quelques lettres : PTSW Sans vous donc ce voyage risquait de se résumer à une immersion constante au milieu des chenilles processionnaires. MERCI donc !
Revenons à l'origine de ce voyage, l'envie de revenir 15 ans après une première découverte sur ces lieux magiques. avec une différence notable, nous passons de 2 à 12 dont 6 enfants de 8 à 15 ans. les premières discussions pour préparer le voyage ont eu lieu un an et demi avant la date du départ et il fallait bien ça. la volonté était de revoir des lieux emblématiques, mais aussi de découvrir d'autres choses, loin des sentiers battus. Nous souhaitions également varier les approches (nature, roches, wildlife, villes, culture, sport) pour ne pas se lasser pendant les 5 semaines envisagées (surtout les ados !) Les dates nous étaient dictées par les vacances scolaires, ce serait donc entre mi-juillet et mi-aout
Une semaine sur la Côte d'Azur English translation pending
Bonjour à tous
Je suis présentement à préparer notre voyage en France pour septembre 2016
Nous allons une semaine à Paris, une semaine en Alsace trois jours au Lac de Côme en chemin vers une dernière semaine sur la Côte d'Azur C'est cette dernière semaine qui demande peut être un ajustement
Voici mon premier travail sur la semaine et j'ai peur d'en avoir trop mis chaque jour
Nous avons loué un appartement à Antibes pour 7 nuits Nous aurons une voiture
Voici 1 journée pour Nice 1 journée pour Villefranche , Cap Ferrat, Eze , La Turbie 1 journée pour Monaco et Menton 1 journée pour Antibes, Juan les Pins, Biot, Vence et St Paul de Vence 1 journée pour Cannes , Grasse 1 journée pour Fréjus, Roquebrune sur Argens , St-Raphael
Merci Christine
Je suis présentement à préparer notre voyage en France pour septembre 2016
Nous allons une semaine à Paris, une semaine en Alsace trois jours au Lac de Côme en chemin vers une dernière semaine sur la Côte d'Azur C'est cette dernière semaine qui demande peut être un ajustement
Voici mon premier travail sur la semaine et j'ai peur d'en avoir trop mis chaque jour
Nous avons loué un appartement à Antibes pour 7 nuits Nous aurons une voiture
Voici 1 journée pour Nice 1 journée pour Villefranche , Cap Ferrat, Eze , La Turbie 1 journée pour Monaco et Menton 1 journée pour Antibes, Juan les Pins, Biot, Vence et St Paul de Vence 1 journée pour Cannes , Grasse 1 journée pour Fréjus, Roquebrune sur Argens , St-Raphael
Merci Christine
Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015) English translation pending
Le Japon... un fantasme enfin à portée de main. Etudiant en géographie et aménagement, j'ai eu l'opportunité (financière) de passer 18 jours dans ce pays si éloigné mais pourtant si... éloigné de nous. Fantasme car je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment sa culture vidéoludique, son cinéma, sa nourriture, et sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).
Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.
Les dates : du 18 mai au 4 juin
Le programme :
J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu
J7 à J11 : Kyoto
J12 à J18 : Tokyo
Météo
Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.
Les dates : du 18 mai au 4 juin
Le programme :
J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu
J7 à J11 : Kyoto
J12 à J18 : Tokyo
Météo
Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
Escapade en couple de 1 à 2 semaines en septembre en Nouvelle-Calédonie au départ d'Australie English translation pending
Salut à tous,
nous sommes en pleine réflexion concernant ce voyage en Nouvelle Calédonie mais on a besoin de quelques réponses concernant par exemple, la météo là-bas à cette période de l'année. (1 à 2 semaine en septembre)
Nous avons un budget de 3000$AUD à deux, vol inclus ET, nous aimerions voir l'essentiel et profiter de belles plages, faire de la plongée, des balades et découvrir les plaisirs du "cailloux" ...
Je m'interroge également sur l’accueil qui est réservé aux Français. Je crois savoir que pour certains ça n'a pas toujours était cordial.. Qu'en est-il en ce moment?? Si vous avez des précisions.. sur les différentes compagnies aériennes afin d'avoir des prix intéressant, et concernant le logement avec notre budget..? Pour les repas c'est resto chaque jour ou direction supermarché et sandwich tout les jours??
Merci et si d'aventure vous aviez des choses à rajouter ..!! 🙂
nous sommes en pleine réflexion concernant ce voyage en Nouvelle Calédonie mais on a besoin de quelques réponses concernant par exemple, la météo là-bas à cette période de l'année. (1 à 2 semaine en septembre)
Nous avons un budget de 3000$AUD à deux, vol inclus ET, nous aimerions voir l'essentiel et profiter de belles plages, faire de la plongée, des balades et découvrir les plaisirs du "cailloux" ...
Je m'interroge également sur l’accueil qui est réservé aux Français. Je crois savoir que pour certains ça n'a pas toujours était cordial.. Qu'en est-il en ce moment?? Si vous avez des précisions.. sur les différentes compagnies aériennes afin d'avoir des prix intéressant, et concernant le logement avec notre budget..? Pour les repas c'est resto chaque jour ou direction supermarché et sandwich tout les jours??
Merci et si d'aventure vous aviez des choses à rajouter ..!! 🙂