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Le jeu des photos est éternel! English translation pending
by Aristomakos · 2013-03-08 · 1047 replies
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Deux semaines de visites des cantons Valais, Berne, Fribourg, Vaud, Genève English translation pending
by MissMartini · 2013-01-13 · 15 replies
Bonjour!

Nous sommes un couple québécois dans la trentaine qui désire visiter une partie de la Suisse (cantons Valais, Berne, Fribourg, Vaud, Genève) pendant 2 semaines en mai ou juin 2013. Nous sommes ouverts à faire différentes activités lors de nos voyages mais nos intérêts se centrent davantage autour de la randonnée, des vignobles, des beaux paysages et des attraits typiques du pays visité.

J'ai quelques questions à poser: - Quels sont, en général, les incontournables des cantions mentionnés ci-haut? - Considérant que nous aimerions faire de la randonnée en montagne et que nous aimerions visiter différentes autres attraits touristiques (bains thermaux, croisière Lac Léman, etc), est-il préférable de partir au début mai ou mi-mai ou début juin? - Quels types de transport et quels types de billets nous suggérez-vous si nous voulons voyager facilement et librement à faible coût?

- Quel type d'hébergement est le moins cher dans les cantons que nous désirons visiter?..autre que le camping.

- J'ai lu que les cars de la poste peuvent être des moyens de transport en milieu rural. Pouvez-vous m'en dire plus?

Merci!

Itinéraire d'un mois en Thaïlande avec visite des ruines à Angkor au Cambodge English translation pending
by JosRoux · 2012-08-16 · 30 replies
J aimerais avoir des suggestions pour partir 1mois au total en thailande tout en passant par les ruines d Angkor .Nous sommes 2 voyageurs dans la trentaine qui aimerais visiter et feter . Merci ! :-)
Activités pour faire participer des enfants aux randonnées (Corse) English translation pending
by Trotteuse · 2012-03-30 · 4 replies
Bonjour,

Nous partons en Corse avec un enfant de 3 ans, habitué a voyager en routard, certes ca va nous changer!!! mais on compte quand meme faire des randonnées..donc je vais emmener des jumelles (enfant), un appareil photo Polaroid pour la faire participer, lui apprendre les plantes et ce qu'elle voit et essayer de lui demander de prendre des petites feuilles d'arbres et lui mettre dans une pochette placstique et le soir lui demander de coller ca dans son herbier (que j'aurais préparer avant), voila si vous avez d'autres idées pour la plage, hésitez pas...je suis preneuse...
Prix exorbitant des locations de voiture au Brésil English translation pending
by Flavien1321 · 2012-03-24 · 24 replies
Bonjour !

Je souhaite louer 2 voitures au Brésil pour 1 semaine en juin, dans la région de Rio. Quelle surprise quand j'ai vu les tarifs...

Il faut compter pas moins de 800€ pour louer une bagnole moyenne type Mégane pour 7 jours. En France c'est 300€. J'arrive pas à comprendre pourquoi c'est si cher.

Quelqu'un à t il une explication et surtout avez vous des plans pour louer une voiture ou un 4x4 à moindre coût ?!

Merci pour vos réponses,
Voyage au nord des États-Unis, tout à planifier! English translation pending
by Freddie2 · 2012-03-18 · 8 replies
bonjour à tous, voilà nous prévoyons un voyage d'environ 4/5 semaines aux Etats Unis, et nous aimerions nous concentrer sur le nord, en partant des grands lacs vers le Dakota et le Colorado. Ce qui nous plait c'est la faune et flore, les paysages de rêve et l'amérique sauvage. Qui pourrait nous aider à planifier l'itinéraire? avec les endroits à ne pas louper. Et comment voyager? Louer une voiture ou un camping car est-il pratique? Je recherche les avis et expériences,

d'avance merci !
Itinéraire final pour l'Inde dès le 29 mai English translation pending
by Mathbc · 2012-01-23 · 11 replies
Bonjour à tous, j'ai finalement fini mon itinéraire après nombre de vos conseils et je crois qu'il est bien même s'il semble quelque peu exhaustif. J'aimerais donc votre avis.

Départ de Montréal le 27 mai 2012 Arrivé à Kolkata le 29 mai à 3h10 am Quelques jours à Kolkata Varanasi Bandhavgarh (safari) Khajuraho Agra Delhi Amritsar Jaipur Bikaner Jaisalmer (safari) Jodhpur Udaipur Mumbai Hampi Mysore Ooty Allepey (backwaters houseboat vers Kollam) Madurai Pondicherry Chennai Kolkata (vol intérieur ou train tout dépend du temps restant) Départ pour Montréal le 1er aout 2012

Qu'en pensez vous? Selon mes calculs sa semble jouable même si ça risque d'être quelque peu serré si on a un pépin. Je risque de m'ajuster en cours de route mais d'après vous est-ce que c'est trop chargé? Tous les commentaires sont les bienvenus. De plus, si vous avez des bons plans (guesthouse, resto...etc.) n'hésitez pas. Nous comptons voyager le plus souvent en train et nous avons un bon budget (3800$ billet d'avion inclut) pour ce voyage. (je préfère les guesthouse à petit budget aux grands hotels à 100$ la nuit) Finalement, je compte réservé mes billets de trains sur place en appliquant la méthode suivante: aussitôt arrivé à destination j'achète le prochain billet soit 1-2 jours en avance. Pensez vous que c'est une bonne idée compte tenu que nous sommes en basse saison?

Merci beaucoup Mathbc
La Loire à vélo avec des enfants en itinérant English translation pending
by Flomavata · 2012-01-16 · 9 replies
Bonjour,

Nous envisageont de faire une partie de Loire à vélo en itinérant (avec les tentes) avec nos quatres enfants(13,10,7 et 3 ans). Trois des enfants seront à vélos. nous avons déjà fait le canal de NANTES à BREST. Mais nous ne savons pas quelle partie faire par rapport à l'état des voies cyclables, et du dénivelé, car nous serons chargés.

merci de vos conseils😉
Zambie: safari des rivières Kafué, Luangwa et Zambéze English translation pending
by Coursault · 2011-11-01 · 11 replies
Safari des Rivières Kafué, Luangwa, Zambéze

Premier jour:

Paris, Johannesburg, Lusaka

Au départ de Paris déjà 1 heure de retard à l'aéroport Charles de Gaulle, cela nous fait louper le vol de Jobourg à Lusaka 4 heures de retard; Arrivée à Lusaka nous prenons en charge les 4x4 sur le parking de l'aéroport, il est déjà 18hoo, nous finissons de remplir les documents de prise en charge à la lumière des torches électriques, j’avais prévu les courses dans l'après midi c'est foutu!!! Nous cherchons en pleine nuit le lieu pour passer la première nuit (prévu à Lusaka Backpakers) après quelques demi-tours, nous trouvons enfin ... c'est un peu vieux mais très sympa, deux bières et un hamburger /frites plus tard et c'est la première nuit en Zambie pour mes Amis, plus on se couche tôt le soir moins on se bat avec les Moustiques !!! Avec Val nous étions déjà venu en 2008 à Livingstone voir les chutes Victoria du coté Zambien et le bas du Lac Kariba en extension d'un voyage au Botswana.

Deuxième jour:300 Kms

Lusaka Kafue Camp Mayukuyuku Lever très tôt pour faire tout ce qui était prévu la veille, je veux absolument partir de Lusaka avant midi pour arriver avant la nuit à Mayukuyuku Kafue Camp Environ 300 kilomètres de route et de pistes. On fait une bourse commune qui est confiée à Val, nous changeons 300 euros par couple (140 euros = 1 million de Kwa chas environ) ils sont très vite dépensés, nous faisons à peu près cinq jours de réserves, pour les courses, impec tout est à 5 minutes de notre" logement", un Hyper marché Shoprite, je pense le plus gros de Lusaka, et les pleins de gasoil sont faits. Il faut maintenant quitter la ville et rouler, rouler le plus possible; dans le deuxième 4x4 il y a Martine et Jo, Dom et Véro, Jo qui n'a aucune expérience de la circulation à Gauche prend le volant et se débrouille très bien, après une heure trente sur la Great North T2 nous tournons sur la gauche en prenant la piste de Mumbwa, je laisse passer un corbillard qui vient de notre droite, mais derrière au moins 5 ou 600 personnes suivent dans des semi-remorques des camions des voitures des tracteurs avec des remorques c'est inouï le monde qu'il y a, nous faisons des signes d'amitiés aux personnes juchées dans les camions qu'ils nous rendent aussitôt par de grands sourires et des grands gestes de leurs bras;à peine sur la piste, on voit que c'est en travaux on s'arrête peu après dans un petit magasin au bord de la piste on boit un C..A il y a que ça tant pis pour moi ! j'explique un peu les rudiments de la conduite sur piste à Jo ( le mieux c'est de rouler ou c'est le plus facile à gauche à droite au milieu sans oublier de se rabattre à gauche chaque fois que l'on croise;"au début c'est pas évident avec la conduite Européenne" mais il s'y fait très bien, tout le long de la piste il y a des familles dans des huttes en terre ou en paille à coté de l'habitation des greniers à grains, Millet et Maïs les remplissent souvent, tous les gens répondent à nos salutations; Nous arrivons à l'entrée de Kafue National Park, il nous reste 90 kilomètres avant le camp de Mayukuyuku; Nous y sommes à 17h30 environ c'est juste le temps de monter le campement avant la nuit heureusement que nous avons l'habitude pour le montage des tentes sur le toit des 4x4 le camp est superbe, nous sommes à 20 mètres de la rivière Kafue la patronne des lieues nous dit qu'il faut dire Kafué, nous prenons le diner du camp pas le temps de cuisiner ce soir. Nous nous endormons tôt avec tous les bruits de la faune, des Hippos, des Hyènes et mêmes des lions très loin qui rugissent !

Troisième jour:

Kafue Camp Mayukuyuku

5H15 à peine levée la moustiquaire de ma tente j'aperçois à trente mètres un énorme éléphant mâle qui mange les branches d'un Acacia J’appelle doucement les autres qui dorment dans l'autre voiture, c'est encore la pénombre mais quel bonheur de voir cela en se levant Mes Amis sont ébahis !à 8h30 nous partons pour un safari Boat sur la Kafué : Croco, Hippo, Eléphants, impalas, Cob, aigle pécheur, nous revenons vers midi il fait déjà très chaud, l’après midi nous faisons un safari avec nos voitures mais la chaleur fait se cacher les animaux hors des chemins que nous empruntons.

Quatrième jour : 500 Kms

Kafue Camp Mayukuyuku, Forest Camp sur la route T2 à Mkushi

Très grosse journée de route qui nous attend nous devons rejoindre Mpika au Nord pour entrer dans la réserve de North Luangwa après 400 kils dans les pattes, je vois le panneau Ndola zut de zut je me suis trompé à Kapiri Mposhi, nous devions tourner à droite, il y avait des camions garés partout et je n'ai pas vu la route T2 qui partait à droite 100 bornes de trop, il faut les refaire dans l'autre sens deux heures de perdues sur la journée la galère commence, mais, il en faut plus pour me saper le moral, arrivé à Kapiri je comprends mon erreur il y avait une grosse entrée d'usine sur notre gauche et les camions entraient à la queue leu leu, j'ai compris que la route était juste en face et que les camions sur notre droite bloquaient la rue pour entrer dans la société en face. enfin sur la bonne route nous roulons encore une heure il est 15h45 nous ne serons pas à notre rendez vous prévu à Forest camp , nous décidons de nous arrêter dès que nous verrons un Lodge ou camp site, après une heure sur notre gauche un endroit convenable, demi tour et vite voir le proprio pour savoir si il peut nous recevoir c'est un Zambien qui se lance dans l'hébergement de touristes, il a déjà trois chalets, mais ils ne sont pas encore en service nous nous installons à coté d'un dont il nous ouvre la porte pour avoir des toilettes et une douche dispo. En se levant le matin Martine croise un serpent dans le chalet heureusement que ce n'est pas Val qui l'a vu !

Cinquième jour : 300kms

Petit déj et départ, dommage pour la douche l'eau est très dure et orange car chargée de fer (elle est dans une cuve en fer et toute rouillée à l'intérieur) et personne ne veut se doucher. Avec Val c'était fait depuis la veille comme je dis tout le temps "faite le maintenant, après c'est trop tard». Départ 7h00, après 10 kilomètres on voit sur notre droite le lodge de Forest Camp où nous devions passer la nuit. On refait les pleins sur la route, on s'arrête sur un petit marché de légumes les vendeurs sont très sympas avec nous et nous décidons de sortir des habits et des doudous pour les petits enfants; il y à déjà cinq mamans avec un bébé dans le dos, un papa porte une petite fille sur les bras, pendant quelques minutes, nous faisons des heureux avec des petits cadeaux, notre fils Thomas avait offert des maillots de foot du PSG "pour les fans" de Paris ! En partant Val offre un K-way à un jeune homme qui tellement heureux a failli se faire renverser en traversant la route ; arrivé à Mpika nous déjeunons à l'entrée de la ville dans un resto tenu par des Zambiens , c'est maillots bien, nous mettons encore du gas-oil car après il sera impossible d'en remettre avant Chipata petite ville après les réserves de North Luangwa et South Luangwa. 100 kilomètres après Mpika nous arrivons à l'entrée de la Réserve de North Luangwa et c'est à Natvangwé Community que nous devons dormir deux nuits, Mais il n'y a plus d'électricité et d'eau pour les douches simplement un sceau pour les toilettes. (Je zappe la deuxième nuit prévue à Natvangwé)Il n'y a personne pour nous installer pourtant il est 17 heures, un homme arrive deux heures après c'est le gérant il nous demande 15 Dollars US par nuit et par personne sans aucun confort, simplement sous le prétexte que c'est pour la Communeauté c'est dommage; Je mettais beaucoup de volonté pour aider les Communeauté et aller dans des camps tenus par des gens du secteur, mais c'est dommage nous ne pouvons rester et payer plus cher des nuits (cela varie entre 7.5 Dollars et 15 dollars) c'est eux les plus cher que nous avons eu en Zambie, je sais que depuis 2010, ils n'ont plus de subventions par les parcs Nationaux, il faut vraiment qu'ils y arrivent, mais par d'autres solutions;

Sixième jour : 100 Kms

North Luangwa National Parc

la veille nous avions décidé de ne pas rester sur Natvangwé une deuxième nuit, nous partons dès le soleil levé pour traverser le parc et rejoindre le camp de Chifunda Bush Camp de l'autre coté environ 80 kilomètres, avec Val nous laissons passer devant nous nos apprentis Africains ! nous croisons des babouins, des vervets, au loin Dom aperçois un Rhino (c'est le seul que nous verrons en Zambie)pourtant nous sommes dans le Sanctuaire Rhino, je suis content car dans la voiture de devant, je vois qu'ils cherchent partout et Dom a une bonne vue de loin...(nous avons emmené avec nous des talkies et chaque fois que quelqu'un voit quelque chose d'intéressant, il prend le talkie et prévient la voiture derrière en lui disant par exemple à 9 heures Impalas ou à 1 heure Elephant comme ça même s'il s'éloigne rapidement, nous pouvons au moins les apercevoir et savoir de quel coté ils vont!Nous apercevons au loin des troupeaux d'élephants ! Dans le North Luangwa les animaux sont très peureux et disparaissent dés que l'on arrête la voiture. En traversant la piste d'atterrissage de Marula , nous partons à gauche en bas près de la rivière Luangwa un éléphant ne sait pas s'il nous chargera ou fuira, Joël est devant hésitant à couper la route à l'animal furieux d'être dérangé à la sortie de la rivière asséchée, nous passons à gué, il faut remonter une très rude pente et à la sortie, il y a l'éléphant qui comprends que si nous continuons sur la piste nous allons le coincer à découvert sur la rivière, alors dans un mouvement de colère il s'ébroue violemment et fait mine de charger . A ce moment, je coupe sa course en démarrant rapidement pour passer devant Joël et faire fuir le coléreux dans la brousse ! la piste est facile à suivre il n'y a pas beaucoup de panneaux, mais très peu de croisements, sur notre gauche une piste qui indique le camp site de Délia , nous y passons pour déjeuner, le camp est désert, nous sommes accueillis par deux locaux le campement est situé tout près de la Luangwa l'emplacement est magnifique tout est sur pilotis mon montons sur le parapet qui nous emmène sur une énorme terrasse un balcon superbe sur la Luangwa, nous buvons une bière avec le gérant, un espagnol depuis trente ans en Afrique, il nous explique que la saison est terminée que les pluies vont arriver avec de l'avance cette année et que c'est très compliqué de circuler dans le parc à partir de novembre.Nous déjeunons d'un casse croute à coté des 4x4, Cornet de Beef a dit Dom, eh oui, il faut savoir se contenter de peu quelques fois (les stock sont prévus pour cela). arrivée au bout du parc il faut traverser la Luangwa sur un ponton pour aller dans notre camp de Chifunda Bush Camp , après un passage dans le sable de la rivière presque séche, il faut traverser sur des rondins pour accéder au ponton et c'est encore Jo qui s'y colle, je filme la scéne et Valerie mitraille avec l'appareil photo, Jo est au volant les autres doivent sortir du véhicule, on ne sait jamais ??? Une fois les deux voitures passées on trouve cela super mais, pendant le passage on préfere ne pas trop penser aux conséquences si un des deux passe à la flotte avec la bagnole ! Chifunda Bush Camp est juste en face de nous, le camp est vieux mais entretenu moyennement par des locaux, c'est mieux qu'à Natvangwe, il y a du personnel même un cuisto prêt à cuire notre propre cuisine, les douches sont rudimentaires mais ouvertes sur le ciel, très spacieuses cela plait à Martine et Véro . Des ennuis avec le frigo de la voiture de JO : il fait des caprices depuis quelques jours et nous devons mettre les choses qui risquent dans le notre, on commande des bières au camp, mais le congel ne sert plus que de buffet !!! Tout est chaud, il n'y a que du courant solaire et cela ne marche pas ! J’emmène les trois filles faire un petit tour pour approcher les Hippos au bord de la rivière, c’est formidable d'être à coté des animaux sans la protection de la voiture, à coté d'eux debout au bord de la rivière c'est autre chose !il faut garder une longueur de trente à cinquante mètres au cas ou ! C’est notre premier beau coucher de soleil avec la rivière et les Hippos en contrebas, c’est superbe ! Quelle joie d'être ici La nuit tombe nous dînons tôt et à 19h10 nous sommes sous la tente avec Val, les autres décident de faire une Belote juste avec les frontales je les regarde et les entends quelques minutes, mais je m'endors rapidement ils nous ont dit s'être couchés à 20h10, mais nous étions déjà dans le pays des songes sous le duvet !

Septième jour : 240 kms

Bush Camp North Luangwa, Croc Valley South Luangwa

Apres quelques renseignements pris la veille vers Walter, un suisse avec sa femme en safari en Zambie et au Malawi de 50 jours, il me dit qu'il faut au moins huit heures pour rejoindre le village de Kakumbi que de la piste est très petite, nous partons comme d'hab tôt le matin en route on s'arrête dans un tout petit village devant une hutte, une maman et les enfants finnissent leur premier repas, nous nous sommes arrêtés pour leur offrir quelques cadeaux et avoir l'autorisation de prendre des photos des enfants que nous trouvons toujours aussi mignons, j'ai vu qu'ils mangeaient du mais pillé cuit au feu de bois. sans être de la curiosité mal plaçée nous avons demandé au mari de visiter sa maison , il a accepté chaleureusement de mous montrer les deux pieces qu'ils occupent une pour dormir et l'autre pour le rangement et la cuisine c'est plus que rudimentaire .....

Walter avait raison : pas sur les kilomètres, mais sur le temps ! nous nous arrêtons chaque fois pour une photo du paysage, d'un enfant, d'un village ou pour ramasser de quoi faire un pot pourri pour les filles (d'ailleurs pourquoi on dit pourri c'est moche !!!) une petite piste loupée à droite et 15 kil de plus au compteur! Nous traversons Luambé NP la piste est facile à suivre : des camions chargés de coton sont passés avant nous et presque tous les arbres le long de la piste ont le bout des branches blanc c'est comme le petit poucet ! Arrivés au bout de la piste juste avant de reprendre le goudron qui nous emmene à l'entrée de South Luangwa NP, crevaison à l'arrière pour Jo, pendant qu'ils "regonflent" avec Dom pour essayer de rejoindre le camp site avant les réparations plus sérieuses, je vais avec Val acheter de l'eau, du pain, des fruits et des tomates pour le dinner , l'épicerie est superbe comme chez nous dans les années cinquantes il y a de tout, des rayons remplis du sol au plafond, il y a très peu de lumière à l'interieur c'est après avec le flash de l'appareil photo que je vois mieux ce qu'il y a dans de la boutique!!! Juste à la sortie du village de Kakumbi nous arrivons à Croc Valley notre Camp pour deux nuits peut être trois avec la nuit non passée à Natvangwé ? Croc Valley est merveilleux c'est vert, entretenu et accueillant : le boss (Schaun) nous dit que des élephants étaient dans le camp juste avant notre arrivée, il nous emmène sur un emplacement superbe au bord de la rivière, le Bar, les douches tout est niquel !nous dînons au resto du camp, un jeune homme qui passe nous souhaite bon appétit en Français et nous dit bien le bonjour d'un gars de Montbéliard ! Nous lui disons avec joie que nous sommes de Besançon c'est fou ! En fait il s'appelle Chris, il est Guide il a la nationalité Sud Africaine, depuis 1998 il vit en Afrique Australe, il nous dit que la France ne lui manque pas ! (Je le crois volontiers)

Huitième jour : 60 Kms

Parc National de South Luangwa

Après un petit déj copieux de Dom (c'est lui qui fait tous les petits déj depuis le début : Oeufs, Bacon, Fromage Etc...Il s'améliore de jours en jours !!! Nous partons pour un Safari avec nos voitures ce qui veut dire qu'il faut tout plier et laisser seulement les tables et les fauteuils sur l'emplacement, je donne souvent le départ avant 7heures, tout le monde doit être prêt pour ne pas déranger, cela se passe très bien, nous sommes tous complémentaires pour les actions et les tâches à accomplir tous les jours c'est NICKEL!!! À la Gate de SLNP il faut sortir le porte monnaie commun pour prendre les entrées 30 Dollars par personne et 15 Dollars par voiture et hop ... 210 Dollars envolés. À peine traversé le pont des centaines d'Hippos dans la rivière sonnollent je dis au talkie à Jo : "tu prends la première à gauche et nous longerons le plus possible la Luangwa " Il y a beaucoup d'animaux Cob, Koudou, Impalas, Puku, Phacochère, Crocos, Hippos hors de l'eau, Elephant Zèbres et Lions ou plutôt deux Lionnes qui dorment sous un arbre, peu après sur la piste le pneu regonflé s'est complètement vidé alors obligation de démonter et changer de roue, une demi heure et une petite bière après nous repartons vers le camp site, nous reviendrons ce soir faire un Night Drive.il est déjà midi... Nous passons l'après midi sur l'emplacement j'en profite pour aller voir Chris le guide Français pour discuter de l'Afrique avec lui un moment ! À 16h30 départ pour le Night Drive nous serons neuf deux Canadiens et un ? Très discret. c'est merveilleux tout ce que nous voyons, des oiseaux Marabout qui pèchent ensemble et qui ratissent toute la mare, ils gobent des poissons chats énormes ! Des aigles pécheurs essayent de leurs voler au passage quand ils essayent de les avaler. Plus loin des Girafes magnifiques nous toisent de leur hauteur ce sont des Girafes de TornChorft une espèce Zambienne unique ... splendide !!! C'est avec une lumière superbe que nous prenons quelques photos, la nuit arrive et notre guide nous montre sous un bosquet deux lionnes, je pense aussitôt à celles de ce matin mais il y a aussi un mâle dans le buisson on le voit à peine ! Le chauffeur nous dépose au bord de la Luangwa pour le coucher du soleil, mais le temps est très nuageux des Hippos se battent dans l'eau et un Croco surveille le filet d'un pécheur qui attend avec impatience dans un petit Mokoro que des poissons se prennent dans son filet; Retour de nuit nous voyons dans la Torche du guide une Civette, une Genette, une Hyène des Hippos qui fuient la lumière des phares le léopard tant recherché par les guides ne sera pas sur notre tableau de chasse ce soir !

Neuvième jour : 60 Kms

Parc National de South Luangwa Ce matin nous allons réserver la marche à pieds dans le Parc National Nous devons aller au camp de Wild Life Safari , ce camp est situé à quelques kilomètres de Croc Valley, c'est l'endroit ou nous devons dormir ce soir c'est dommage de dévoiler le site à nos amis, mais il faut que je confirme notre participation cet après midi à la place de demain matin , j'ai réservé une nuit en tente à Wild Life et cela est " bien tombé "car nos tentes sont trempées depuis hier nous avons reçu une forte averse à Croc Valley notre ami Espagnol nous as dit que la saison des pluies arrive plus tôt cette année en effet c'est déjà la deuxième fois qu'il pleut ! Une fois notre réservation effectuée nous retournons à la Gate SLNP pour un safari de quelques heures, dans la grande plaine nous trouvons 7 lionnes et 1 lion, jeune, mais qui doit déjà être le reproducteur de ces dames;nous rentrons pour midi, à la sortie on passe par le Lodge de Mfuwe , magnifique , nous apprendrons cet après midi qu'il est la proprièté de Steve Jobs patron d' Apple, décédé le jour même (5 Octobre 2011) d'un cancer du pancréas à 53 ans , quelle drôle de coincidence que nous ayons visité ce même jour sa propriété ... à 16 heures rendez vous à l'accueil de Wild Life nous partons les six avec un guide un chauffeur et un garde armé pour le SLNP le guide nous explique les traces des animaux, les crottes !!! C’est très intèrressant on voit peu d'animaux je pense que le garde ne sortira pas les cartouches qu'il nous a montré au début, on parle de tout c'est un peu trop cool pour nous, cela manque d'action mais le guide est bon c'est le principal après une boisson prés du 4x4, nous partons en Night Drive comme hier, nous voyons les mêmes animaux à l'arrivé au camp des girafes sont couchées sur le coté c'est rare de les voir comme cela !

Dixième jour : 250 Kms

Wild Life Safari Camp, Chipata ville Frontière avec le Malawi Depuis hier j'avais accordé à Dom une grasse matinée il est 6h00 c'est l'heure petit déj à 6h30 le mieux ce serait de ne pas avoir à plier les tentes mais comme elles n'étaient pas sèches hier soir il faut le faire ce matin ! Nous partons pour Chipata nous devons refaire les pleins de bouffe et de gasoil, on s'arrête dans le village tribal qui fabrique des textiles c'est une Communauté qui peint sur tissus c'est très beau et cela fait une visite agréable dans la matinée; Arrivée à l'entrée de Chipata, nous allons direct chez Mama Rula, s le camp site ou nous dormirons ce soir si il n'est pas à notre goût nous pourrons chercher ailleurs sur la route après Chipata, mais c'est plaisant nous déjeunons chez eux et partons l'après midi à la banque puis en courses, ici, c'est un SPAR pas un SHOPRITE !!! Et surtout il faut faire réparer les deux roues crevées une à Jo et une à moi : 2 dollars par roue ce n'est vraiment pas cher, nous offrons au mécano 4 Dollars de plus !! En rentrant à Mama Rula, s nous nous arrêtons pour acheter à des enfants, sur le bord de la piste, des tomates et des bananes ils sont très heureux d'avoir fait des affaires avec nous ! Chez Mama Rula, s est arrivé un camion avec au moins 15 personnes à bord ! Notre campement étant monté depuis la fin de matinée il ne nous restait plus qu'à ouvrir les tentes, prendre un bon p'tit bain dans la belle piscine et ensuite avec un bon feu de bois nous avons cuit un excellent steak de 4 Cm d'épaisseur !! Au moins !! Hum ... un goût fabuleux!!

Onzième jour : 300 Kms

Chipata, Bridge Camp Tout le long de la T4 il y a des carcasses de voitures ou de camions des accidents récents ou anciens, presque à chaque virage, je peux dire à Val regarde encore un, regarde encore un autre; cette route sinueuse est très dangereuse de grande montées et descentes pendant 150 kilomètres un homme, nous fait signe avec son pouce pour demander à boire, on s'arrête 100 mètres plus loin , l'homme arrive en courant pieds nus, il nous dit avoir eu un accident et qu'il à très soif, nous lui offrons de l'eau et allons voir sa voiture, j'ai cru que l'accident venait d'arriver, mais cela faisait déjà 7 jours, la voiture est en contrebas à l'envers, tout le chargement est éparpillé les 5 occupants sont là , seulement une fille a été blessé au dos et transportée , ils attendent qu'un jour quelqu'un puisse les sortir de là , si ils abandonnent la voiture elle sera pillée dans la journée, Si nous avions eu un treuil, on aurait pu sortir la voiture facilement, j’étais très déçu de ne pouvoir les aider plus, nous leurs offrons le pain qu'il nous reste de l'eau et des soupes, des pâtes, nous les quittons vraiment à regret; Nous arrivons enfin à Bridge Camp un petit camp site tenu par des Hollandais en surplomb de la rivière Kafué.

Douzième jour : 250 Kms

Bridge Camp, Lower Zambézi NP Départ et arrêt juste à la sortie du Camp dans le village, il y a plein de vendeurs d'objets en paille chapeaux, plats, dessous de plat, pots, paniers etc... Les prix sont vraiment attractifs !!! Entre 2 et 5 Dollars, les filles n'hésitent pas longtemps pour ouvrir la porte monnaie !!! Il faut bien faire marcher le commerce !!! Après quelques heures de route goudronnée : arrivée à Chongwe, nous prenons à gauche la piste qui nous emmène dans la Léopard Hills, en croisant des Suisses sur la piste qui arrivent de Lusaka on se rend compte que nous devions tourner à gauche 1 kil avant ! Donc demi tour et tout le monde se suit sur la piste, on s'arrête sous un gros arbre pour déjeuner et laisser de l'avance aux Suisses, la Léopard Hills est très difficile c'est la "route mythique" avec des côtes énormes à passer, nous "rattrapons" les suisses avant la fin de la descente, ils nous laissent passer devant, nous les reverrons à Mvuu notre camp site pour deux nuits. A peine arrivés le gérant nous dit que des élephants sont dans le camp et qu'ils ont cassé une tente hier sur l'emplacement que nous devons avoir cette nuit !nous prenons une bière au bar en attendant qu'ils veuillent bien quitter notre emplacement ! Mvuu veut dire la place des Hippopotames .... On changerait bien le nom pour ces deux jeunes éléphants un peu énervés contre les photographes amateurs que nous sommes !

Treizième jour : 60 Kms

Mvuu Camp Lower Zambézi NP nous partons tôt ce matin, je voudrais passer la porte du parc à 6h30 pour un safari le long du Zambéze après trois heures de recherche nous tombons sur un éléphant mort au bord de la rivière il est énorme , tout gonflé , à coté dans un buisson je vois une forme bouger mais dans le doute ne dis rien à Val , je pense que c'est une lionne en s'approchant de l'arbre on aperçoit une lionne cachée, elle se sauve à notre approche (je la trouve très sauvage )dans un sous bois très éclairé sous de grands Acacias, nous " tombons " sur un troupeau d'élephants très éparpilles il y en a partout sur 5 ou 6 km² , c'est fabuleux !!! Plein de petits groupes des mères avec des petits, des groupes d'adultes, des grands mâles seuls à l'écart, c'est vraiment beau nous passons avec les voitures à moins de dix mètres d'eux il faut être très prudent mais il n'y a pas d'autres chemin ! Je m'ensable une fois et Jo préfere faire demi tour, nous nous retrouverons après : rendez vous à coté de l'éléphant mort ! Il faudrait déjeuner mais l'odeur et la lionne pas loin, nous font choisir un autre endroit après quelques belles photos d'Hippos sortis de l'eau nous quittons cet endroit magnifique ! Pendant notre retour un squelette d'Hippo, d’éléphant, d’impala de buffle et même de girafe nous signale que même si on ne les voit pas, les fauves sont présents partout !

Quatorzième jour : 200 Kms

Mvuu Camp / Kiambi Safari Lodge Ce qui est prévu c'est de dormir à Kiambi Safari et faire ce matin du Canoé sur le Zambèze .... Et hop journée annulée : le ponton de Chirundu est en panne depuis quelques jours...et ne sera pas réparé avant 3 jours (info du Suisse avec qui nous avons roulé la veille, info confirmée par le gérant de Kiambi) Mais je veux voir de mes propres yeux, pas par manque de confiance mais juste pour voir la Kafué qui nous barre la route cette rivière avec qui nous avons commencé notre périple Zambien ! C'est ça l'Afrique ! Et les courses et le gasoil que nous devions mettre à Chirundu attendrons Lusaka ...Je suis persuadé que nous ne manquerons pas de gasoil, mais dans le deuxième véhicule Dom a un peu mis le doute .... Il nous faut donc refaire la "Léopard Hills" dans l'autre sens et du coup changer le parcours...repasser par Lusaka pour rejoindre Siavonga au bord du lac Kariba. Super la" léopard Hills" !! Arrivée à Lusaka sous la pluie, nous déjeunons dans la galerie marchande de Shoprite avant de faire les courses pour la dernière fois il faut calculer ce qu'il nous reste à faire en repas. Il nous reste 180 kilomètres avant Siavonga mais à 16h30 nous sommes encore dans Lusaka, nous décidons de dormir sur la route entre Kafue et Chirundu, mais rien ... aucun Lodge sur notre passage ! La nuit tombe ... toujours rien en vue je prends la décision d'aller à Eagles rest Camp; lieu où nous devons dormir la prochaine nuit nous arrivons à 20h00 au Campement, c’est beau de nuit nous sommes à 5 mètres du lac Kariba le camping est directement sur la plage c'est merveilleux !!! Val n'est pas très contente (c'est moi qui lui dit qu'il ne faut jamais rouler la nuit et j'ai bien fait le contraire cette fois!!) Mais nous sommes arrivés c'est le principal !

Quinzième jour : 20 Kms

Eagles ressort Camp (lac Kariba) Ce matin nous partons en visite sur le barrage de Kariba de l'autre coté c'est le Zimbabwe, nous déposons nos passeports à la douane et nous pouvons aller sur le barrage c'est énorme ! Il a été construit entre 1955 et 1959. La construction finale ne fut achevée qu'en 1977: Le barrage de Kariba fournit 1266 MW d'électricité, le réservoir créé par le barrage, s'étend sur 280 km, d'une hauteur de 128 Mètres et 579 Mètres de long ! De 1960 à 1961 le sauvetage de la faune a eu lieu : L'opération «Noah»a capturé et sauvé près de 6000 animaux de grande taille et de nombreux petits menacés par la montée des eaux du lac. Après cette belle visite, un petit tour dans une ferme d'élevage de Crocodiles juste à coté de Siavonga, c'est triste pour ces animaux mais c'est interrêssant pour voir les Crocos reproducteurs de près !

Seizième jour : 180 Kms

Eagles rest camp, Lusaka Backpakers

Départ tranquille nous rangeons un peu dans les valises!! C'est notre dernier jour en Zambie nous rentrons demain matin, quelques achats de statues en bois sur le bord de la route à coté de Kafue (c'est le seul endroit ou nous en avons vu pendant notre séjour en Zambie) maintenant une belle Girafe de 160 Cm trône dans le salon de notre maison ! ( je me permets de rajouter que pour 50 Dollars nous n'avons pas pris de grands risques ...de casse ... lors de son voyage en avions !!! soyons fous nous ne sommes pas à 50 dollars près )

Dix-septième jour : 20 Kms

Lusaka Backpakers/Aéroport de Lusaka À notre arrivé nous avions pris rendez vous avec les "drivers" du loueur de 4x4 à 9hoo pour la remise en main propre (à 10h00 personne au rendez-vous) Val téléphone à l'agence qui nous dit de remettre les clefs au bureau d'"Europ. Car" présent dans l'aéroport ... Vol pour Paris correspondance à Nairobi arrivée le lendemain matin à 6h30

Fin du voyage du Safari des Rivières
Blog photos et vidéos de voyages English translation pending
by JDK67 · 2011-10-14 · 5 replies
mon Leitmotiv : Partager des Voyages et Donner envie de Partir !

JDK Travel The World

J'ai rajouté une nouvelle destination : la Réunion / Montage en 4 Parties :Salazie et le Nord-EstMafate et la côte OuestCilaos et le Sud sauvagele Volcan et le Sud-Estsection : îles de l'Océan Indien

@ bientôt
La grande traversée des montagnes Bleues (Livradois-Forez) English translation pending
by Tomas3 · 2011-06-23 · 38 replies
La grande traversée du Parc du Livradois-Forez(1)

L’axe Nord-Sud du Massif Forez et les Hautes Chaumes du Haut Forez peuvent être une excellente façon de débuter le parcours…

Vous laissez votre voiture et vous prenez le Train Express Régional en direction de Clermont-Ferrand- , pour gravir les premiers contreforts des Monts du Forez…

A Noirétable(800 mètres d’altitude) vous n’êtes plus qu’à 4 kms du fameux GR3 qui traverse du Nord au Sud le Parc du Livradois-Forez…

Ne pas oublier de faire des réserves d’eau et des provisions de bouche, vous ne trouverez plus de point de ravitaillement avant 28 kms…

Et là, le GR 3 une fois atteint, plus de goudron, plus de voitures, des mélèzes, des épicéas, des champs de myrtilles et de gentianes auxquels vous accéderez au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude…

La crête des Monts du Forez a la particularité de vous permettre de découvrir en même temps le Puy de Sancy(à 170 kms) le Mont d’Or et le Puy de Dôme (à 120 kms)et, cerise sur le gâteau, le Mont Blanc et la chaîne des Alpes ( Bâle n’est qu’à 350 kms)…

Par temps clair, c’est un émerveillement…vous parvenez très vite sur les Hautes Chaumes, au milieu de troupeaux d’estive, et, à part quelques essaims sauvages égarés sur le parcours, deux ou trois randonneurs, une cavalière, vous avez l’impression d’être seul au monde…

L’impression est presque ‘aussi irréelle que dans le Parc du Vercors, avec un bon point, c’est que le parc du Livradois-Forez n’est pas encore ouvert au tourisme de masse…

C’est l’occasion de se ressourcer, même si vous êtes païen, à chaque calvaire croisé, à chaque crucifix égaré qui vous rappelle que vous êtes en terre romane...
Itinéraire à vélo du département des Vosges jusqu'en Alsace? English translation pending
by Than88 · 2011-04-19 · 8 replies
Bonsoir Je souhaite faire un petit "périple" en vélo avec mon mari.Existe-t-il un itinéraire sympa en vélo pour aller de Thaon les Vosges à l'Alsace, sans trop de voitures? Je ne sais pas s'il existe des sites spécialisés dans les itinéraires vélo. Merci beaucoup!🙂
Choix d'un circuit en voiture avec deux enfants (8 et 9 ans) autour de Chiang Mai English translation pending
by Timlulu · 2011-03-28 · 10 replies
bonjour j'ai compulsé des centaines de messages mais n'arrive pas encore à décider du circuit que l'on va faire fin juillet autour de chiang mai nous sommes 4 (avec 2 enfants de 8 et 9 ans) et passeront 7 jours dans le nord thailande. nous voulons louer une voiture pour plus de liberté et j'hésite entre 3 options :

1- faire le circuit vers l'ouest mae sariang , mae hon song , pai et monter ensuite dans le triangle d'or et redescendre ensuite à CM ( avion pour ko samui) mais j'ai un peu peur que la route pleine de virage soit un peu fatigante pour les enfants 2- monter par chiang do, mae salong CR ciang saen et redescendre par la très belle route 1020 sur phagyao ( cf lonely planet) puis CM 3- alléger et faire un circuit plus simple : chiang dao , mae salong , CR , chiang klong et redescente directe sur CM...

merci de vos conseils avisés timlulu
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête s��parant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le tour des Pyrénées (pleine nature) en autonomie complète English translation pending
by TonTon35 · 2009-10-14 · 21 replies
Bonjour à tous,

Actuellement je suis dans une ferme dans le cadre du Wwoofing. Je vais traverser tout le pays par ce concept pour ensuite vivre en autonomie complète en haute montagne (pyrenées, puis alpes, jura et peut être vosges).

Une fois dans les pyrénées je compte bivouaquer dans le parc national (j'imagine que c'est là que la nature est la plus sauvage ?). Pour me nourrir, je vais emporter quelques sacs de riz, graines de soja et autres légumineuses que je vais cuire (pour les protéines) ainsi que faire la cueillette de baies et plantes sauvages comestibles. En ce qui concerne l'eau je la récolterai dans les nombreuses sources disponible et la ferai bouillir, pour ensuite la laisser reposer une bonne demi heure histoire que les acidités restent au fond.

Comme je compte traverser toute la chaine de montagne, je pense vivre de Avril à Septembre environ.

Maintenant voici venu le temps des questions:

Quelqu'un a t-il déja vécu de cette manière pendant une durée similaire ? Si oui, des conseils à me donner ?

Je ne compte pas suivre les chemins de randonnée mais complètement sortir des sentiers battus, pensez vous que je puisse être totalement seul, ou risquerai-je de rencontrer ne serais-ce que quelques randonneurs ou autre ?

Je me suis informé en ce qui concerne la règlementation du bivouac dans le parc national, en ce qui concerne le montage de la tente vers 19h et départ le lendemain entre 7h et 9h cela ne me pose pas de problème, cependant l'interdiction de faire du feu si. Je préfère devoir fabriquer un feu avec toute la préparation que cela demande plutôt que d'appuyer sur un bouton pour cuire mon eau en moins de deux. Alors quelqu'un a t-il déjà enfreint cette loi ? Quels en sont les risques ? Et si je décider quand même de faire mon feu, pensez vous vraiment qu'on puisse me l'interdire alors que je suis au milieu de nulle part ?

Voila donc si quelqu'un a déjà tenté l'expérience se serait sympa de m'éclairer sur ses sujets.

Je vous souhaite à tous une belle fin de journée en vous remerciant d'avance,

Ciao
Guadeloupe: location de véhicule ou taxi pour des sédentaires? English translation pending
by Clcar34 · 2009-10-01 · 12 replies
bonjour , je me présente je suis nouvelle sur ce forum

Nous avons l'habitude de paetir les hivers en GUADELOUPE , réchauffer nos os de retraités 😏!! Jusqu'a ce jour nous prenions la location d'un véhicule Mais cette année nous avons la possibilité de faire par un organisme la garde d'une superbe maison, piscine, jardins etc ... et en retour ne quitter la villa que lorsque le jardinier ou femme de ménage sont présents = donc pas trop de déplacements MAIS il faut bien aller faire les achats de nourriture , quelle est la façon la moins onéreuse - location d'un véhicule de decembre a fin mars + de 2000 € ou - prendre un taxi une fois par semaine et profiter de notre belle villa

Merci si vous avez une idée

Cordialement
Randonnée en Aragon autour des Mallos de Riglos (Espagne) English translation pending
by Fredlaf · 2009-08-26 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je connais assez bien l'Aragon, mais pour octobre, je cherche des renseignement pour une rando de quelques jours autour des Maillos de Riglos, de Aguero et du castillo de Loare. Avez-vous marché dans ces endroits? 1) Il y aurait une piste entre La Pena estacion et los Maillos de Riglos (piste ou chemin empruntée par 4x4 et motos)? 2) Peut-on rejoindre le village de Riglos au village de Loare par des pistes? 3) Que voir autour du village de Aguero?

Je possède le guide "Haut Aragon" de chez Rando Editions. Il faut que j'achète les cartes IGN 209-III et El reino de los Maillos chez Editorial Pirineos. Merci pour vos réponses! FRED!
Histoire d'une semaine autour des lacs italiens: impressions et conseils English translation pending
by Vegafi · 2009-08-12 · 3 replies
Tout d'abord le temps, même l'été la météo y est beaucoup plus incertaine que dans le reste de l'Italie en raison de la proximité des montagnes. Les températures ne dépassent guère 30° et les nuits sont fraîches. Le ciel est souvent voilé le matin mais le soleil finit (toujours ?) par apparaître.

Arrivés à MILANO - MALPENZA, nous avons rejoins le centre de MILAN en taxi (prix forfaitaire de la course 85 euros !!!!) Privilégiez donc le MALPENZA Express - Train qui relie l'aéroport au centre. Nous avons passé une journée et 1/2 à MILAN et cela suffit pour avoir un bon aperçu de la ville. A noter, en dehors des monuments classiques cités dans tous les guides : le quartier 'I NAVIGLI' (autour de la Piazza 24 Maggio) - Lieu de vie nocturne de la ville.

Nous partons alors pour le lac Majeur, situé à 1 heure 1/2 d'autoroute (très chargée) de MILAN. Impression de calme et de douceur se dégage. Pour votre lieu de séjour, nous vous conseillons une ville desservie par les bateaux qui vous permettront de rejoindre les îles Borromées (Stresa, Verbania ou Baveno). Optez pour VERBANIA pour l'ensoleillement. Deux jours sur place sont nécessaires, une journée pour les îles et une journée pour vous rendre au lac d'ORTA - indispensable. Nous déconseillons en revanche l'excursion au mont Mottarone (site pas entretenu - RAS).

Direction ensuite le lac de Côme, toujours par l'autoroute (toujours très chargée). Atmosphère très différente, région très montagneuse (presque hostile), ici les montagnes tombent directement dans le lac. La route longeant le lac reste superbe. A visiter la Villa CARLOTTA avec ses superbes jardins exotiques. Bellagio ne nous a pas vraiment séduit, très désuet. On croirait revenir au siècle précédant...

Nous nous rendons au lac de Garde et séjournerons à Desenzano del Garda. Encore une ambiance différente avec l'idée d'être au bord de la méditerranée avec son eau bleue turquoise et ses stations balnéaires. Ici le lac est aménagé pour la baignade et les sports nautiques se pratiquent en nombre. A noter que les amateurs de sport de glisse trouveront leur bonheur à Riva del Garda tandis que la Punta San Vigilio offre des conditions de farniente optimales (plage payante mais parfaite).

Nous finissons notre semaine par Vérone et regrettons de ne pouvoir assister à un spectacle dans les arènes. La ville est magnifique. Nous reviendrons. Pour ceux qui devrait choisir entre Vérone ou Milan - pas d'hésitation : Vérone.

Enfin, quelques photos de notre séjour sont en ligne à l'adresse suivante :
http://www.flickr.com/photos/12783341@N06/sets/72157621966172220/ Bon séjour à tous.
Népal à vélo: où trouver des pistes d'altitude? English translation pending
by Christribe · 2009-08-06 · 6 replies
Bonjour,

Je pars 5 semaines au népal en tt septembre et je souhaite faire moitié velo moitié trek. Je suis donc à la recherche d'itineraire de velo/vtt, sur piste car je suis allergique au bitume, qui me permettrait de monter en altitude, passer des cols, avoir des belles vues sur les montagnes tout en croisant de jolie village comme on peut en trouver sur les treks?

Merci à tous.

Chris
Faite le palmares des îles outsiders (donc méconnues) de la Thaïlande English translation pending
by Mirael · 2009-07-28 · 13 replies
😉

j'attends donc votre palmares des iles encore peu écrasées par le tourisme de masse ! Des iles splendides, plages comme vegetations, avec des hébergements d'un confort simple, des endroits propres pour 8 jours de repos bien mérités après un loooong road trip en Thailande! MERCI !!

NB/ on évitera Phuket et ses synonymes ...
S'installer à Agadir avec des problèmes respiratoires? English translation pending
by Jeanbrfr · 2009-05-08 · 24 replies
Bonjour à tous, Je dois m'installer à Agadir pour quelques mois, je voudrais savoir pour des raisons de santé (respiratoires) si cette ville est très polluée, et si il y a d'autres formes de pollution. Merci pour vos réponses avisées.

Jean, écologiquement votre,
Au pays des Nabatéens: la Jordanie English translation pending
by Senmout · 2009-05-05 · 35 replies
Au pays des nabatéens : la Jordanie

Un petit pays dont les trois quarts livrés au désert, toute une page d’histoire biblique, romaine, nabatéenne, des forteresses des croisés, des châteaux du désert, une mer en passe de disparaître, une mer riche en fond marin, les traces de Lawrence d’Arabie, autant de merveilles culturelles et naturelles qui ne pouvaient que nous attirer ! Depuis longtemps la Jordanie nous faisait envie, depuis très longtemps la cité de Pétra nous faisait rêver ! Nous ne devions partir qu’à quatre mais au dernier moment, Romain s’est ravisé et à décider de partir avec nous pendant onze jours sur les dix-huit ; juste le temps de rêver devant Pétra ! Nous devions aussi jumeler notre voyage en Jordanie avec 5 jours à Jérusalem et ses environs. Les récents événements en Palestine nous ont décidés à boycotter le pays… Dernière particularité de ce voyage : nous sommes en partie passer par un prestataire, chose que d’habitude, nous n’aimons pas faire et dont dorévavant nous nous passerons …

ITINERAIRE : J1 : Lyon- Madrid- Amman ( Romain : escale à Istanbul) ( nuit à Amman : Sheperd hôtel) J2 : Jerash – Aljun ( nuit à l’Olive Branch) J3 : Les châteaux du désert ( nuit à l’Olive branch) J4 : Jérash- Béthanie- Mer morte ( nuit au Mariam à Madaba) J5 : Madaba- Kérak- réserve de Dana ( Nuit Dana Guesthouse) J6 : Réserve de Dana ( nuit au Rumana Campsite) J7 : Dana- Shoback- Petit Pétra ( nuit au Sunset hôtel Pétra) J8 – 9 - 10 : Pétra J11- 12 –13-14 : Désert du Wadi Rum J15 : Aqaba ( nuit au bédouin garden hôtel) J16 – 17 : Madaba ( nuit au Pilgrim Hôtel)

BUDGET :

Pas facile à calculer un coût par personne exactement puisque Romain n’était là que quelques jours et que certaines prestations étaient incluses dans le forfait donné à Anne Total : 7000eAvion : 2430 e + 380 e pour billet RomainLocation voiture : 380 eNourriture : 640 eHébergement : 470 eEssence : 90 eVisites : 250eForfait prestataire Anne : 2200 eDivers : 180 e ( dont pourboires)

TRANSPORTS :

Avion : Pour nous : Lyon- Madrid- Amman avec Iberia : 2430e Pour Romain : Lyon – Istanbul- Amman avec Turkich : 380e Iberia : au retour, surboockés (autre avion 4h plus tard) sans nous demander notre avis et sans aucune compensation ! ! ! Lettre de réclamation mais à ce jour aucune réponse 😠

Location de voiture : On a voulu innover avec www.voituredelocation.fr. Tarifs très compétitifs ; regroupe différents « grossistes » dont holidaysauto…

A l’arrivée, le loueur ( Alamo) nous attend et nous sommes surclassés avec une C4 au lieu d’une C3 (ouf, maintenant qu’il y a Romain !).

Deuxième jour, la voiture s’étouffe sans cesse. Appel à Alamo qui 2 h plus tard, nous change la voiture de nuit( encore plus grande une chevrolet).

Troisième jour, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de ceintures de sécurité à l’arriére ( gloups) !

Quatrième jour, bruit d’enfer à chaque freinage ! Appel Alamo qui viendra quand nous serons arrivés à l’hôtel, nous changer la voiture . A notre arrivée personne. Nouvel appel : ils nous ont oubliés et arriverons vers 22h ! A 23h personne ! Nouvel appel, ils seront là dans une demi-heure. A l’arrivée, la voiture est complètement pourrie et sans ceinture ! Eddy pête les plombs et téléphone « au boss » qui nous assure que nous aurons une voiture pour le lendemain matin. A 7h, le gars est de retour avec une C5 qui a l’air en bon état !

Ce sera la bonne ( et dire que je pensais finir en limousine) !

Dernière aventure Alamo à la restitution de la voiture : nous avions rendez-vous à 8h30. 9h : personne ! Nouveau coup de téléphone… ils arrivent. 9h15 personne . Eddy pête les plombs à nouveau : les clefs seront dans la voiture, notre enregistrement ne peut plus attendre ! C’est ce que nous ferons non sans crainte mais à ce jour pas de caution de débiter.

Bref est-ce la faute du grossiste qui en proposant des tarifs aussi compétitifs n’a que des voitures pourries ou d’Alamo Jordanie, incapable d’entretenir ses voitures, nous ne le sauront jamais… J’ai téléphoné au grossiste pour le prévenir, il tombait des nues

Gérable quand on maîtrise l’anglais, qu’on a un portable et qu’on a l’habitude de voyager mais paniquant à mon avis quand c’est une première expérience. 😠😠

CLIMAT Quelques journées nuageuses, une de pluie et froid sinon soleil. Frais dans les hauteurs de Pétra . Chaud dans le Wadi et pas de nuit en dessous de 10°.

CHANGE 1 JD = 0, 9 e Nombreux bureaux de change, tous au même prix sauf à l’aéroport. Distributeurs dans les grandes villes mais à certains, nous n’avons pas réussi à retirer de l’argent.

GUIDES Le routard : bien pour le synthétique Lonely planet : bien pour adresses resto et hôtels Attention aucun des deux n’est à jour dans les tarifs annoncés . A rajouter environ 40 %. Guide bleu : excellent pour les grands sites touristiques comme Jerash, Pétra ….

ARTISANAT Pas de quoi faire exploser les valises ! ! ! ! Le désert ! Pour une fois nous n’avons ramené qu’un vase et du thé ! Et oui ! Des keffiefs ( les rouges, les noirs, les blancs), des mosaïques en tout genre, des flacons de sable, voilà en gros les principaux articles.

VISITES Jerash : 8 par adulte Châteaux du désert ( billet pour tous les sites) : 1 pars pers + 12 ans Béthanie : 7 par pers Mer morte : Hôtel Dead Sea Spa hôtel : 15 par pers Kerak : 1 par pers Sources chaudes d’Afra : 5 par pers Complexe Dead sea panoramic : 2 par adulte et 1 par enf Reserve du Wadi rum : 2 par A et 1 par enf Madaba : billet couplé parc archéo, burnt palace, musée, église des apôtres : 1 par pers Pétra : admission 3 jours : 31 par adulte

PETRA : PETIT MODE D’EMPLOI

Billeterie au visitor center : 3j = 31 jd sauf moins de 15 ans Valable encore le quatrième jour à condition de faire tamponner son billet.

Du visitor center à l’entrée du siq : 800m. Facile le matin car en légère descente et sous une température clémente mais un peu plus épuisante le soir après avoir autant marché dans le site. Cheval possible : 3 Jd . Pas utilisé.

Entre l’entrée du siq et le Kazneth ( premier monument ) : 1, 2 km . Conditions identiques. Calèche possible : 3JD . Non utilisée.

DONC : vous vous assurez déjà rien que pour atteindre le premier monument et le quitter au moins 4 km de marche . A ne pas négliger pour les personnes âgées et les enfants. Repas : seulement deux resto ( buffet) dans le site, pris d’assaut le midi par les groupes. Pas utilisés.

VISAS Pris sur place : 10JD par personne. Très facile et rapide, aucun formulaire à remplir. Payable uniquement en JD ; bureau de change à côté de l’immigration ouvert tout le temps.

PRESTATAIRE : ANNE : Coup de gueule ! ! ! ! ! ! ! 😠😠😠😠😠😠

Nous ne passons jamais par des intermédiaires pour nos voyages car je préfère m’occuper moi-même de mes réservations. « On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » Cela allait se révéler encore plus vrai que prévu ! ! ! ! !

J’avais contacté Anne ( une française mariée à un jordanien et qui s’occupe de différentes prestations touristiques dans le pays) suite à un commentaire très louable sur le trek dans le désert du Wadi rum. On s’est contacté plusieurs fois, sa prestation dans le wadi me paraissant correcte. Nous nous sommes ensuite rencontré sur Paris . Elle m’a alors proposé d’apporter quelques modifications sur notre itinéraire et de s’occuper de modifier certains hôtels ( pour elle pas très corrects) . Sure d’elle qu’elle paraissait, je l’ai laissé sans occuper. Elle m’a alors proposer un forfait global comme suit :

Nuit à la GH de Dana en demi-pension Nuit au campsite de Rumana en pension compléte 4 nuits à l’hôtel sunset 2 nuits à l’hôtel Mo ab de Madaba Un guide dans la réserve de Dana pour la journée( et acheminement de nos bagages au campsite) Un guide bédouin pour le petit Pétra Un guide pour une journée à Pétra Les pique-niques pour les 4 jours à Pétra Un barbecue un soir avec musique bédouine Un dîner traditionnel dans la famille de son mari Le trek dans le Wadi 4 jours et 4 nuits

Ce ne fut ensuite qu’une longue suite de déboires, Anne n’arrivant plus rien à gérer dans le pays étant en passe d’être expulsée définitivement du pays pour pratiques illégales dans le tourisme. Bref, en résumé, des prestations non assurées ou mal assurées : guide pour seulement une demi-journée à Dana, pas d’acheminement de nos sacs prévu, retard du guide au petit Pétra, pas de guide à Pétra, le barbecue transformé en repas au Movienpick ( nous avons refusé de rajouter la différence de coût), hôtel non réservé à Madaba, hôtel et campsite de Dana réservé pour 3 et non 5 personnes... Soit un peu prés une catastrophe par jour ! 😕🏴‍☠️

Nous avons rencontré là-bas, deux couples de Français aussi pris en charge par Anne et qui on fait les frais également sur de nombreuses prestations de son incompétence.

Il va sans dire que nous avons fait réviser son tarifs et quand on lui a demandé de détailler chaque poste, le prix global a très bizarrement chuté de 800 e ! Elle voulait qu’on la règle avant le trek au wadi rum mais nous avons refusé car nous ne savions pas ce qui s’y passerait. Nous avons réglé à Ali le solde, nous aurions dû nous abstenir car cela incluait nos dernières nuits à Madaba qui n’étaient pas ou plus réservées. Nous avons convenu un remboursement en juin.

Nous avons réussi à chaque fois à nous débrouiller par nous même mais ici encore parce que nous sommes des voyageurs avertis mais qu’en aurait-il été si c’était notre premier voyage ? En conclusion : évitez Anne !

TREK DU WADI RUM : COUP DE CŒUR ! 🙂🙂🙂

Réservé auprés d’Anne. Tantôt elle le délègue à Ali, un bédouin du wadi, tantôt elle accompagne elle-même les touristes dans le désert avec son mari . Eddy lui a très clairement fait comprendre que ce n’était pas la peine de nous accompagner car sa présence aux vues des nombreuses péripéties, nous serait insupportable. Elle nous donc confiée à Ali pour notre plus grand bonheur .

La prestation pour 4 jours et 4 nuits : www.wadirumdesert.ca.cx prix : 70e par jour et par personne (+ pourboires) Guide : Ali et cuisinier Sliman Bagages transportées et disponible midi et soir Bivouac en tente ( decatlon) avec matelas et couvertures Pension complète et eau et thé à volonté

Le trek : organisation Départ vers 9 h après un solide petit-déjeuner Marche pendant 3h Pause déjeuner ( camp installé et repas prêt quand nous arrivions) jusqu’à 15h Marche entre 2h30 et 3h Installation au camp du soir Dîner Et belles nuits étoilées….

Concernant la marche : à notre rythme, avec toujours une pause en milieu de matinée et d’après-midi avec fruits ou biscuits… Ali nous avait demandé si nous voulions voir impérativement les sites les plus connus du wadi ( peintures rupestres….) nous lui avons laissé carte blanche car nous venions pour l’expérience et les paysages. Cela lui a permis de nous aménager l’itinéraire selon la situation climatique : canyon l’après –midi ….

Concernant les repas : en grosse quantité et toujours de qualité ! Maglouba, grillades, salades….fruits en dessert. On s’est régalé ! ! ! !

Concernant la vie au camp : nous prenions nos repas tous ensembles et Ali et Sliman ont aussi toujours veillé à ce que nous ayons nos moments en famille . Idem pendant la marche. Bref une super ambiance !

En conclusion : un grand moment de bonheur sans aucune ombre au tableau ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! FONCEZ !

HEBERGEMENT

Sheperd hôtel à Amman (jabal amman) Dans les guides annoncés comme calme et accueil chaleureux, pour nous ce fut accueil glacial et discothèque. Une double et une triple pour 80 Jd avec petit-déj. Chambres spacieuses et propres.

Olive Branch resort entre Jérash et Aljun 🙂 Une chambre pour 4 et un matelas : 60JD avec petit- dej. Accueil super chaleureux et convivial. Belle chambre propre et spacieuse au milieu d’un jardin fleuri. Vue magnifique sur les environs. Nous vous le recommandons !

Dana Guesthouse : coup de cœur ! ! ! ! 🙂🙂🙂 Génial ! ! Chambres avec balcon sur un magnifique panorama. Accueil super chaleureux, on s’y sent de suite chez soi. Salle de bain commune mais d’une propreté irréprochable. Prix facturé par Anne : 50e par personne en demi-pension

Rumana Campsite : énorme coup de cœur ! ! ! ! ! 🙂🙂🙂🙂 Un pur moment de bonheur ! ! ! ! ! ! ! Accessible à partir du village après une rando magnifique de 4h ou par une navette ( aucune voiture dans la réserve) Nichées sur un vaste plateau, de grandes tentes au milieu de nulle part, une tente bédouine pour le thé à volonté, un petit coin repas sous une tonnelle, des sanitaires ( pas d’eau chaude mais très propres) . Pas d’électricité. Dans les tentes : matelas, couvertures, draps. Un cadre idyllique, un accueil extraordinaire, des repas( sous forme de buffet) excellents et en abondance . Départ de nombreux sentiers de rando. Dépaysement assuré ! En pension complète, prix facturé par Anne : 60e par pers en pension complète, entrée réserve incluse.

Sunset hôtel à Pétra A 5mn à pied du visitor center. Chambre toute simple mais propre ( cependant pas très lumineuse). Un bon compromis entre le luxe des hô tels du secteur et ceux éloignés de wadi musa. Deux triples facturées par Anne : 75e la nuit (mais sur place : 40 la chambre) Petit dej buffet.

Bedouin garden hôtel à Aqaba (12km au sud) 😕 Souvent cité sur le forum, il nous a un peu déçu. 90 Jd pour une double et une triple en demi-pension. Bien situé à 100 m de la plage ; poissons multicolores par centaines. Chambres en bungalow mais à peine propres ! Location masque – tuba- palmes : 5 JD la journée

Pilgrim hôtel à Madaba 🙂 Très bien situé à côté de l’église St Georges. Accueil chaleureux Grande chambre pour 4, extrêmement propre, lumineuse . Petit dej buffet La patronne est au petit soin pour ses hôtes !

NOURRITURE

Le mensaf, l’houmos( purée de pois chiche) et le maglouba sont les plats les plus répandus. La viande est essentiellement le poulet.

Resto sur parking de Jerash 🙂 Buffet pour 6 JD Copieux, varié et accueil chaleureux pour cette première prise de contact avec la nourriture jordanienne. Ceci nous aura permis de tester les différents plats et d’éviter ensuite les mauvaises surprises. Repas sous une tonnelle. Un bon moment !

Le Taloubi prés du site de Béthanie Grand resto totalement impersonnel plutôt réservé aux groupes. Accueil sympa mais hors de prix : aucun plat à moins de 15 JD . On se contentera d’une salade ( tout de même à 6 jd)

Resto de l’hôtel Mariam à Madaba 8JD le buffet On y retrouve les plats traditionnels. Service impersonnel Bof….

Adel-halabi à Kerak En face du château. Petite gargote, petits prix et cuisine locale, accueil sympa : une bonne adresse ! Movienpick resort Pétra : buffet 🙂🙂 Le prix de 30 Jd est à la hauteur de la variéte, la qualité, l’abondance, la fraîcheur des plats et de l’accueil réservé ! Cadre superbe, un tantinet trop luxe pour nous. Le petit coup de folie du séjour

L’oriental à Pétra Pas très loin de l’hôtel sunset. Prix affichés TTC c’est rare ! Environ 7 JD pour un plat local très copieux. Accueil sympa.

Resto de l’hôtel bedouin Bof ! Ne pas oublier d’aller commander et de dire à quelle heure on veut être servi. Les gros appétits restent sur leur faim.

Complexe panoramique de la mer morte Cadre raffiné et accueil chaleureux pour des prix peu élevés. Excellent rapport qualité-prix

Mystic pizza à Madaba Proche église st Georges, trottoir en face. Petits prix, accueil super sympa, grosse pizza ou portion pâtes. Ouf ça change de l’houmos en fin de séjour !

CARNET DE ROUTE

1er avril :

Départ de Lyon via Madrid sans encombre. Arrivée à Amman à 19h, passage de l’immigration et délivrance du visa sans problème et prise en charge de la voiture.

On attend l’arrivée de Romain à 21h via Istanbul. A 21h30, nous prenons la route du centre d’Amman où se trouve l’hôtel que nous avons réservé et que nous trouverons avec beaucoup de difficultés après 1h30 de recherche tant la signalisation routière est inadaptée !

L’hôtel qui est annoncé dans le routard comme un havre de paix est animé d’une discothèque🏴‍☠️ ! Mais le sommeil aura rapidement raison de nous !

2 avril

Lever à 8h30 et petit déjeuner vers 9h30 ; il ne reste quasiment plus rien à manger : tollé général des ados !

Petite mise en route habituelle : trouver de l’eau minérale, des fruits, un guichet automatique et quitter Amman sans trop de galére. Nous avons fait le choix de ne pas visiter Amman souvent annoncée comme moyennement intéressante.

Arrivée à Jerash à 12h. Repas au resto situé sur le parking ( bizarre les garçons trouvent qu’ils vaut mieux manger avant d’attaquer la visite ? !) . Présenté sous forme de buffet, ce repas nous permettra de découvrir les différents plats du pays . On comprend très vite que l’houmos ne remporte pas tous les suffrages mais que le maglouba fera souvent l’affaire !

Visite du site sous une chaleur caniculaire. On apprécie tout particulièrement le théâtre, la place ovale et les colonnes du temple d’Artémis. Le site est très agréable et noyé dans le colza !

Passage prés de la forteresse d’Aljun.

On souhaitait se balader dans la Woodland réserve amis le prix de 7 JD pour un sentier de 2 kms, nous laisse sans voix !

Nuit à l’olive branch et longue discussion avec le patron très bavard mais ô combien charmant !

3 avril

Départ pour les châteaux du désert. Une longue journée de route pour somme toute pas grand chose…Le premier est ruiné. Le second Azraq ressemble plutôt à une forteresse. Le troisième, à notre goût le beau, Aqsar Amra est en plein désert . Bien conservé, on saisit ici plus le sens de ces châteaux destinés aux loisirs. De belles peintures .

A l’arrivée à l’hôtel, la voiture montre de plus en plus de signe de faiblesse. Premier déboire avec Alamo ( cf : transport).

Nuit à l’olive branch.

4 avril

Départ le long de la vallée du Jourdain pour la mer morte. On comprend que la mer morte est variment en passe de mourir quand on voit les dizaines kilomètres de serres agricoles le long du Jourdain et l’irrigation intensive. On aperçoit Israël de l’autre côté.

Visite du site du baptême du Christ : Béthanie. Nous sommes athées mais cette visite est symbolique et chargé d’histoire. Elle est guidée car trop proche de la frontière israëlienne ( un simple grillage). Très intéressant.

Route vers la mer morte. Nous modifions un peu l’itinéraire initial car Romain ne sera plus là en fin de séjour et rêve de flotter dans la mer morte. Nous choisissons un hôtel plutôt que la plage public pour pouvoir se rincer mais aussi profiter des piscines car le sel c’est bien pour flotter mais se rendre compte de la moindre écorchure aussi ! romain exulte : il flotte ! On se badigeonne aussi de boue noire et tirons quelques photos assez cocasses😊 ! Nous n’y restons que 30 mn puis nous profiterons des piscines.

Route panoramique vers Madaba.

Nuit au Mariam hôtel.

5 avril

Ce matin, nous commençons par la visite du mont Nébo ( Moïse annonçant la terre promise). Tout aussi symbolique que la veille mais moins intéressant et moins chargé d’émotions. Le lieu offre toutefois un magnifique panorama quoique brumeux sur Israël : nous sommes ici à 25 km de Jérusalem, 18 de Jéricho… autant de noms qui nous rappellent nos leçons d’histoire🙂 et de catéchisme🤪.

Route vers Kérak : une des citadelle des croisés. Une autre page d’histoire…Endommagé certes mais visite ludique grâce à de nombreux passages souterrains( emmener les lampes frontales et attention la tête !) musée très intéressant ; on s’y attarde au grand désespoir de Thomas ( l’anti-musée de la famille).

Déjeuner en face de la forteresse.

On continue la route des rois vers Dana. La route est tantôt sublime par ses paysages et panoramas époustouflants, tantôt monotone . A nouveau, la voiture montre des signes de faiblesse au niveau des freins ( et pourtant difficile de s’en passer dans la région !) . Le fait que tout le monde se retourne sur notre passage sonne la sonnette d’alarme. Coup de téléphone à Alamo qui sera à l’hôtel à notre arrivée.

Arrêt aux sources chaudes d’Afra. Louées par le routard ce n’est somme toute pas grand chose ! Lucie et moi nous sentirons très mal à l’aise quand les messieurs du cois viendront squattés prés de notre bassin…On décide toutes les deux de ne pas se baigner. La police touristique qui a compris notre souci, fera évacuer le bassin le temps de notre baignade .

Nuit dans le village de Dana( relancé par ce projet d’éco-tourisme), petit lieu enchanteur de quelques maisons en pierre et avec un somptueux panorama sur la vallée de Dana . La guesthouse est un vrai coin de paradis ! Sans parler de l’accueil ! On s’y sent chez nous.

Dîner super sympa où nous faisons la connaissance de deux couples de grenoblois et valentinois qui subissent eux aussi les incompétences de notre prestataire : Anne. Cette rencontre sera suivie d’une autre à Pétra et constituera une vraie force pour re –négocier le montant de notre forfait aux vues des prestations défaillantes ou inexistantes.

Seule ombre au tableau : aucune nouvelle d’Alamo ( cf plus haut).

6 avril

Lever 7h et la nouvelle voiture qui a l’air d’aplomb nous attend : est-ce la bonne ? Petit-déjeuner buffet très copieux.

Départ avec notre guide ( on gère au mieux le manquement d’Anne concernant l’acheminement de nos bagages) dans la réserve de Dana qui est très variée de par ses quatre écosystèmes différents : méditerranéen, steppe, subtropical et désertiques. On y compte 500 variétés de plantes et 300 espèces animales dont des loups, des hyènes, bouquetins ( nous n’en verrons que les traces) C’est parti pour 4h de marche au milieu des pistachiers, cyprès…Le guide est génial, aménage des pauses découvertes. Une très belle balade au milieu des roches ( un faux air de Cappadoce avec ses cheminée de fées..) .

Arrivée à 13h au camp où un solide déjeuner nous attend. Nous sommes enchantés par ce camp au milieu de nulle part, au panorama somptueux. Nous y sommes accueillis par le cuisinier et un vieux monsieur qui sert d’intendant, un personnage haut en couleurs qui fera le pitre avec les enfants la journée durant et ne ménagera pas ses efforts dans une partie de foot acharnée avec les garçons.

Nous devions repartir avec le guide l’après-midi en rando mais nouveau manquement d’Anne, il n’est prévu que pour le matin…

Pause thé sous la tente puis on part seul marcher, assez simple puisque fléché. Encore un beau moment à profiter de cette superbe nature.

Dîner, thé, échanges ….clôturent cette journée extraordinaire ! Nous sommes nostalgiques à l’idée de partir dés demain….

7 avril

Après une nuit dans un profond silence et le petit déjeuner, nous regagnons avec la navette notre voiture. Nouvelle surprise : Anne n’a réservé que pour 3 et non 5 personnes. Nous donnons ses coordonnées et ne démordons pas : pas question de payer !

Route vers le petit Pétra où nous sommes attendus pour une randonnée à 11h. On passe devant le château de Shoback que nous voyons de loin. Celui-ci étant encore plus endommagé que celui de Kérak, nous décidons de nous passer de sa visite d’autant plus qu’un car vient d’y débarquer. Quelques km après Shoback, nous bifurquons vers Beida : petite route panoramique de toute beauté !

Arrivée à l’heure au lieu de rendez-vous, nous patienterons trois quart d’heure : pas de guide, impossible de contacter Anne puis nous décidons de partir nous balader dans le petit siq.

A 12h, à notre retour, nous sommes accostés par un français qui vient de la part d’Anne nous dire que le guide est en retard : ah ben on n’avait pas remarqué !

Dans la demi-heure qui suit, nous partons en rando au milieu des rochers de Beida. Paysages extraordinaires mais quelques passages qui relèvent plus de l’escalade que de la rando. Nous sommes de retour 3h plus tard, un peu fatigués mais enchantés !

On rejoint le Sunset hôtel réservé et retrouvons Anne qui se confond en excuse pour les désagréments déjà rencontrés . Elle nous annonce aussi que sous la menace d’une expulsion, elle ne pourra organiser le barbecue prévu ni nous fournir de guide pour la visite demain de Pétra. L’aventure continue ! ! ! ! ! Eddy se fâche ! ! ! ! ! Elle nous propose le buffet du Movienpick moyennant supplément ( et quel supplément) ; nous refusons, elle finira par nous l’offrir, occasion pour nous de retrouver nos français et de passer une bonne soirée !

8 avril

On se lève le cœur plein d’entrain : aujourd’hui, on va découvrir PETRA ! ! ! ! ! ! ! 🙂

On part à 6h30 pour être sûr au moins ce premier jour d’être seuls dans le siq ! c’est réussi ! ! !On progresse seul dans ce siq long de 1, 2 km et enfin la vision tant attendue ( vous savez celle qui est dans tous les magazines et que vous vous dites : un jour j’y serai !) : le kazneth en arriére –plan de la faille. 🙂🙂

Longue pause photo et émotion ( petit pensée pour fifi) . Vous vous le demandez, vous qui lisez souvent mes carnets ? Eh ben, bien sûr que j’ai pleuré, vous me connaissez maintenant !

Pas de guide donc ; eh bien pour cette première journée : tant mieux ! Romain décide d’être notre guide pendant les trois jours et remplira son rôle avec mention très bien ! Il s’accapare le guide bleu et c’est parti. On décide de s’en tenir aujourd’hui à l’essentiel : Kazneth, tombeau de l’urne, théâtre, palais, cardo maximus, église byzanthine, temple aux colonnes bleues, qsar el-bint…et tout cela dans un magnifique décor de roches, montagnes… un univers de pierres dans la pierre, des tons bigarrés…Une splendeur…Les qualificatifs nous feront souvent défaut pour décrire notre émerveillement.

Je vais vous passer les commentaires et descriptions car les guides le font très bien . Sachez cependant que cette première journée se trouve sur le passage des foules donc il vaut mieux y aller comme nous très tôt, vous distancerez tout le monde .

Anne nous a commandé des pique-niques fournis par l’hôtel mais ils sont non seulement infâmes ( Romain vous dirait : « vous connaissez les sandwichs au pain ? »🏴‍☠️😠) mais peu copieux. Tollé général chez les ados !

Nous ne renouvelons pas l’expérience et annulerons les suivants, préférant faire quelques emplettes par nous mêmes à la petite supérette du coin. Cela fera beaucoup mieux l’affaire.

A 14h, nous entreprenons la montée au Deir, édifice imposant, l’un de nos préféré qui se mérite après 45 mn d’ascension et 800 marches ! cela se fait somme toute très bien. Longue pause en haut partagée entre la vue sur ce magnifique monument et le vaste panorama. Nous redescendons et nous dirigeons vers la sortie que nous atteindrons à 16h30. Nous comprenons que nous avons bien fait de venir tôt car la foule est maintenant dense et le soleil écrase un peu les monuments.

Repas avec les 2 couples rencontrés dans la famille d’Anne . Au menu ce soir : maglouba ( riz, poulet, légumes) et pâtisseries. Un excellent moment dans une charmante famille. Enorme fou rire quand nous nous apercevrons tous que si nous trouvons Anne très étrange dans ses comportements c’est aussi l’avis de sa belle famille.

9 avril

On décide de se ménager un peu avec un départ à 7h45.

Nous voilà partis avec notre propre pique-nique. Aujourd’hui au programme : la montée au sacrifice ( 30mn de bonne grimpette pour déboucher au lieu de sacrifice mais aussi sur un panorama à couper le souffle). Descente vers qsar el bint par le siq de wadi farasab : les roches moarées sont de toute beauté ! En route, différents monuments : celui du lion, triclinium du jardin, tombeau du soldat romain… Subtil mélange du l’Histoire et de la Nature …Au lieu de regagner directement qsar el bint, on bifurque vers El habis ( forteresse croisées), encore quelques kilométres de plus dans ce décor enchanteur . Aujourd’hui, nous sommes quasiment seuls au monde, on ne fera que croiser quelques personnes…Génial !

Encore une belle journée et des cuisses en béton ! Foi de podomêtre : 20 km par jour ! ! !

Demain dernier jour pour romain qui rentre ensuite en France alors on s’offre à nouveau la petite gourmandise de manger au buffet du Movienpick ! Une bonne soirée !

10 avril

Nous nous réveillons un peu fourbus …

Découverte d’un autre côté de Pétra. Balade ( attention avec quelques passages un peu plus périlleux pour ceux qui ont des difficultés à marcher) de toute beauté dans le wadi el mataba ( juste avant l’entrée du siq et de la police touristique, prendre à droite, descendre dans le wadi et passer dans tunnel, ensuite on suit le canyon) avec des passages qui nous rappellent Antelope canyon. Le matin, la lumière est superbe. On se retrouve proche du tombeau de Sextus Florentinus. Une de nos plus belles balades. Montée au haut lieu de la Khubta qui offre une vue imprenable sur le théâtre et le Kazneth. Deux heures à deux heures trente de rando mais en AR ( pas de boucle possible) dont 45 mn de montée (30mn par des marches) ;

Pique nique en haut .

Retour vers l’hôtel pour préparer le départ de Romain que son père et son frère remonteront sur Amman ( 5h aller-retour par l’autoroute) dans la nuit. C’est le cœur lourd que nous laissons s’envoler un élément de la tribu … 🙁🙁

Pétra en bref : un lieu idyllique non seulement pour ses monuments mais aussi par la beauté de la Nature. Un désert et des roches aux multiples couleurs. Des randonnées variées à l’infini ( nous aurions pu rester encore au moins deux jours). Bref un lieu les plus fabuleux qui nous a été donné de voir depuis notre courte carrière de voyageurs pour son alliance de vieilles pierres et de pierres…

11-12-13-14 avril

Romain est parti…Nous quittons Pétra vers le Wadi rum . Les hommes sont un peu fatigués par la route faite cette nuit… dans la voiture le silence est de mort, tous affecté par ce départ. Nous sommes aussi un peu inquiet de savoir sil aura géré aussi bien son retour seul en avion que son aller.

Notre deuxième inquiétude est dans le fait d’avoir confié à Anne l’organisation de notre séjour dans le désert. Alors on croise les doigts…

Nous arrivons au visitor center à 10h30 comme prévu et Ali nous attend. D’un premier coup d’oeil nous sommes rassurés par ce grand gaillard tout mince… le contact est passé de suite. Accueil chaleureux autour d’un thé. On charge nos sacs et départ en 4x4 jusqu’au milieu de l’immense plaine désertique non sans avoir attendu le sms tant attendu de Romain nous confirmant son arrivée ( nous savions qu’après nous n’allions plus avoir de réseau pendant 4 jours) . Nous sommes accompagnés pour cette aventure d’Ali, le guide, un bédouin qui a toujours vécu sous tente avec sa famille nomade dans le wadi, de Sliman, un jeune homme très discret, chargé de déménager le camp chaque midi et soir et de cuisiner et enfin de Naba’han le lévrier d’Ali ! (j’avoue mon coup de foudre, pour qui les enfants m’accuseront ( si, si ils ont osés !😕) de porter plus d’intérêt qu’à leur égard) . Avec Naba’han, nous ne nous quitterons plus ! Et ali finira par dire qu’il était temps que je parte car j’allais vraiment donner de mauvaises habitudes à son chien. Thomas ira jusqu’à m’avouer que j’ai très bien su élever mes enfants ( c’est déjà ça ! 😛) mais que je suis une catastrophe avec les animaux😕 … le pire…. : c’est vrai 😊😛😏!

Une première pause déjeuner dans un décor de rêve !

Reprise de la marche et arrivée à notre premier camp à 18h. C’est blotti dans une faille de montagne que nous passerons notre première nuit et goûteront les saveurs de notre premier dîner autour d’un feu …première nuit étoilée, c’est merveilleux….

C’est à ce rythme de marche, de découvertes, de décors sans cesse renouvellés sable blanc, jaune, rouge, des canyons, des falaises, arches… que nous vivrons nos quatre jours dans ce prodigieux désert, loin du monde et de la civilisation, sans croiser personne, en apprenant combien la Nature est fragile, l’eau précieuse ….et tant d’autres choses qui sont des sentiments vécus au plus profond de nous même et ici intranscriptible. Rencontre avec un homme fabuleux, drôle, sensible et tellement professionnel. Aucun manquement, aucun impairs .

15 avril

Après notre dernière nuit agitée par une tempête de sable, nous retournons chez Ali. C’est alors le moment des adieux … séquence émotion au moment où on a l’impression de quitter un ami de longue date, séquence larmes quand je prodigue les dernières caresses à celui que j’appelai déjà « mon chien ». On monte dans la voiture, la gorge nouée et les yeux encore émerveillés de cette belle aventure à jamais gravée en nous. Silence imposant jusqu’à Aqaba avec la maigre consolation de se dire qu’enfin nous allons nous doucher …

Nous arrivons à 12h30 et sommes un peu déçus de l’hôtel bédouin si souvent cité sur le forum . Certes bien placé, il est cher pour ce qu’il propose : des chambres minuscules et loin d’être propre avec une salle de bain, allez j ‘ose, minable ! Nous restons car nous n’avons pas du tout envie de partir en chasse d’un autre hôtel.

Après-midi snorkelling . En voyant la plage, nous sommes sceptiques sur la splendeur des fonds marins que nous allons découvrir. On se jette à l’eau, grr, c’est froid ….Très vite, nous sommes enchantés : des coraux, des poissons multicolores… les garçons se découragent assez vite quand ils verront qu’il y a des méduses . Lucie et moi sommes poussées par notre curiosité d’en voir toujours plus et plus loin… Nous batifolons de récif en récif pendant 2 heures, fascinant monde marin et pourtant j’ai horreur des aquariums. Nous trouvons très vite le truc de nous avancer à l’emplacement des bateaux à fond de verre, c’est très payant.

Le soir, et après une bonne douche( je ne pensais pas avoir emmener la moitié du sable du wadi dans mes cheveux😕), retour à la civilisation avec une petit balade dans le centre d’aqaba : bof pas grand intérêt !

Première nuit loin du désert, on a le blues…

16 avril

On demande à Anne s’il est possible d’annuler une nuit à Madaba afin de rester un jour de plus à profiter des fonds marins d’Aqaba mais la réponse est sans appel, ce que nous comprenons fort bien, impossible d’annuler et c’est payé !

Nous quittons donc Aqaba vers Madaba par la route de la mer morte.

Arrêt au complexe panoramique de la mer morte avec certes une vue imprenable sur les lieux mais au musée somme toute pas très intéressant. Resto sympa.

Nous arrivons à 14h à Madaba sous une pluie battante et 13°. Super surprise à l’hôtel, le patron nous annonce qu’Anne a annulé la chambre et qu’il n’y a plus de place ! On n’y perd notre latin. Finalement, on trouve une chambre super sympa au Pilgrim hôtel. Et dire qu’on a quitté les 30° d’Aqaba pour ce temps pourri à Madaba. Le temps nous rebute, on renonce au circuit des mosaïques en ville.

17 avril

On souhaitait finir le séjour par une journée farniente dans un complexe de la mer morte mais la météo ne nous en laissera pas la chambre, en effet, il ne pleut plus mais il fait froid. Adieu le bon plan… On entreprend donc la visite des différents emplacements des mosaïques. De belles fresques !

Déjeuner dans une pizzeria pour se changer un peu de l’houmos et du maglouba.

Après-midi à Machéronte qui ne vaut le déplacement que pour le panorama et beaucoup d’imagination pour s’imaginer qu’il y a eu un jour un château ici ! On comptait faire quelques achats mais décidément l’artisanat est vraiment pauvre.

Dernier repas .

18 avril

Retour en France via Madrid et les effets glacés d’un surboocking sauvage ! ( cf transport)

CONCLUSION

On a adoré : Pétra pour son mélange subtil de vieilles pierres et de pierres ! Et ses innombrables randonnéesL’expérience dans le désert du Wadi rum avec Ali, avec ses paysages à couper le souffle et la vie en totale isolement. C’est beau, c’est grand, ça vide la tête ! Pour moi : le chien d’Ali ! La réserve de Dana pour ses paysages variés et pour s’être senti seul au monde au Rumana campsite

On a aimé : L’hospitalité, l’accueil et l’humour des jordaniens Un si petit pays mais aussi varié ! Le fun de flotter dans la mer morteLes fonds marins de la mer rouge

On a moins aimé :Le coup de la vie élevée Le manque d’indications routières

On a détesté :Avoir fait confiance à Anne, ses manquements, ses mauvais plans, son incompétence ! Passez votre chemin 😠😠😠😠La compagnie de voiture de location Alamo et ses voitures pourries !
Abums photos des cabines de paquebots English translation pending
by Alcati · 2009-02-15 · 404 replies
Bonjour,

Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !

Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.

Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.

Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.

Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.

J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.

Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.

Bonne journée à tous.

JC
Des nouvelles du Phrea Vihear (Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-09-14 · 35 replies
L'UNESCO, avant de reconnaitre le Preah Vihear au nombre des sites du patrimoine de l'humanité, avait posé des exigences notamment un zonage précis des activités humaines...les garanties données pas le gouvernement Cambodgien(zonage) sont satisfaisantes et l'UNESCO va collaborer à un developpement harmonieux de l'acceuil des touristes...

Le Cambodge souhaite développer un village au pied de la montagne du temple Preah Vihear

AKP Phnom Penh, 12 septembre 2008 --

Le Cambodge et l’UNESCO ont le projet de développer le village « Kor 1 » situé au pied de la montagne du temple Preah Vihear.

Le site (Gopuras 2, 3, 4 + sanctuaire central) vu depuis le Nord Ouest (photo : Cambodia helicopters).



Dans leur entretien au début de cette semaine, Thong Khon, ministre du Tourisme, Ty Yav, président de l’Autorité nationale du temple Preah Vihear, et Pierre Guertain, expert de l’UNESCO, souhaitent développer le village « Kor 1 » de manière durable.

La promotion de la protection de l’environnement, de l’hygiène, de l’ordre, de la reconstruction des infrastructures, des activités touristiques, de l’éducation aux habitants locaux d’augmenter leurs revenus grâce au tourisme figurera dans le projet de développement de ce village. Situé dans la commune Kantuot, district Choam Ksan, province de Preah Vihear, le village « Kor 1 » compte 300 familles. C’est une porte importante pour atteindre le sommet de la montagne du temple Preah Vihear.
Voyage avec enfant à Trivandrum English translation pending
by Pensée · 2007-11-16 · 1 reply
Bonjour Un couple d'amis et leur fille de douze ans arrivent à Trivandrum le 12.12.07 pour un mois et me demande ce que les connaisseurs de la région recommandent en matière d'animaux et de choses à voir pour émerveiller une enfant dans la région (je précise que je transmettrai les réponses et vos emails car Jean-Pierre est aveugle et ne peut communiquer directement dans le forum mais avec adresse email cela ne pose pas de problème.) A vos plumes!
Découverte de la Belgique avec des enfants English translation pending
by Ghita · 2007-07-27 · 16 replies
BONJOUR A TOUS

JE SERAI AVEC MES ENFANTS (BAS-AGE) EN BELGIQUE DU 11.08.2007 AU 24.08.2007.

JE TOUTE OUIE A VOS SUGESTIONS ET PROPOSITIONS POUR MEUBLER MON TEMPS ET SURTOUT CELUI DE MES ENFANTS DANS CE PAYS QUE JE VAIS VISITER POUR LA PREMIERE FOIS. ( ZOO-PARC POUR ENFANT LIEU DE SHOPPING POUR MOI SURTOUT ) etc..

JE VS REMERCIE POUR VOTRE COLLABORATION

EN SOUHAITONS DE TRES BONNES VACANCES A TOUS

LA VOTRE
Itinéraire pour la Thaïlande avec des enfants en août 2007 English translation pending
by Pgbclb · 2007-05-28 · 20 replies
BONJOUR à tous, enfin les enfants ont grandi et nous nous decidons à repartir globe trotter. Bon ce sera encore un peu soft car nous emmenons notre petite puce de deux ans et quelques mois et deux grands de 10 et 12 ans. Nous partons avec la Royal Jordanian et tout ce que j'ai lu dans le forum m'a un peu refroidi... J'ai presqu'envie de changer de compagnie aerienne..??? Je l'ai déjà prise deux fois en 87 et 89... J'en ai pas un trop mauvais souvenir pourtant... Si certain d'entre vous on des choses à me dire a ce propos je suis preneuse. ensuite je vous lais quelques avis sur ce que nous avons prévu de faire. BKK 2 nuits pour se reposer et faire quelques visites. Les temples les klongs en barques et peut etre les barges royales.

Le nord pour 6 jours: Option 1 Chiang rai et descente par thaton jusqu'à Chiang mai avec voiture de loc Option 2 Chiang Mai directe et ballade autour de la ville et peut etre jusqu'à PAI avec voiture de location

Descente vers le Sud avion Chaing mai phuket direct

Phuket 4 jours J'ai souvenir de la baie de Pang nga en septembre qui était magique on avait loué un bateau pour nous seuls sans la foule très tot le matin... peut etre pourrez vous me dire si c'est une bonne idée. J'ai lu pas mal de chose sur le coin pendant la mousson perso j'ai toujours eu un temps très correct y compris à Phi Phi. D'ailleurs peut etre est ce mieux de penser aller direct à Phi Phi. ou Khao Sok?

Enfin on finit a samui et phagan pour - jours.

Merci de me dire si ca vous semble pas mal et pas trop roots avec une petite pépette de deux ans.
Recherche association pour aider des écoles à Tiznit au Maroc English translation pending
by Kems02 · 2007-05-02 · 12 replies
Je cherche des associations pour aider des écoles dans la ville de TIZNIT au MAROC pour: » les équiper en matériels informatique pour offrir aux enfants une ouverture sur le monde » leurs fournir des fournitures scolaires pour qu'ils puissent apprendre le français » les aider a la construction de structures scolaire

Merci de bien vouloir me contacté si vous pouvez les aider. Bien cordialement.
Itinéraire pour la traversée complète des Alpes à vélo? English translation pending
by Cyclote · 2007-03-21 · 4 replies
Bonjour à tous les passionnés de montagne et de cols alpins à vélo,

Je compte effectuer une traversée complète des Alpes cet été de Nice à Lublijana (Slovénie) et je cherche à récolter vos expériences de cols en Suisse, Italie (côté Dolomites) et Autriche. Je compte passer que par des petites routes et faire le maximum de cols...Je connais bien ceux de France et de Suisse. Pouvez-vous me faire part de vos coups de coeur sur ce parcours? Plus beaux sites et plus belles ascensions.... Merci par avance pour vos renseignements. La cyclote.

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