Results for "frontière+|+5+>+161"
51220 results found.
Visa pour la Chine depuis le Laos English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t il passé la frontière terrestre entre le Laos et la Chine récemment ?
Le visa Chinois est il facile à obtenir depuis le Laos et dans quelles villes peut on le faire ?
Merci pour vos réponses.
Aide pour séjour de vingt et un jours en Thaïlande en famille de cinq English translation pending
Bonsoir a tous,
Nous sommes une famille de 5 (couple avec 3 enfants de 19, 14 et 11 ans) et preparons notre premier grand voyage hors des frontieres du 17 avril au 08 mai en Thailande.
Apres voir beaucoup lu, recherché sur internet, etudié le lonely planet et le routard, j'ai besoin de votre aide pour quelques infos supplementaires :
Nous arrivons sur Bangkok le 18 avril à 16h et partons le lendemain pour Kanchanaburi en fin d'apres midi (en bus ou mini bus) pour y passer une journée entiere le lendemain.
Au programme de la journée du 20 avril: baignade et ballade à dos d'éléphant, visite des cascades d'Erawan et descente de la riviere Kwai en raft bambou.
Premiere interrogation : N'est pas trop chargé comme journée ? ... tout en sachant que nous aimerions enchaîner le depart, le soir meme, pour le sud en train.
Et c'est là, ma deuxieme question : D'où peut-on prendre, de nuit, le train le plus proche de Kanchanaburi pour Chumphon ?
Je vous remercie sincèrement de l'aide que vous pourriez m apporter afin de poursuivre notre initéraire familiale.
J'aurai certainement d'autres demandes et interrogations durant ma programmation et me permettrai de vous solliciter a nouveau.
Merci de votre gentillesse et vos conseils.
Traversée du Baloutchistan en décembre 2011 - récit (Pakistan) English translation pending
Bonjour à tous,
je viens de passer la frontière pakistanaise en provenance de l'iran et j'ai pu aller jusqu'en inde avec ma 2CV. Voici un petit résumé qui je l'espère pourra apporter quelques réponses aux questions que l'on se pose avant cette frontière. Je vais parler en mon nom et en celui de la personne qui m'accompagne car nous sommes deux a avoir entrepis cette aventure. Il est bien evident que ce ne sont que mes impressions et qu'elles n'ont absolument pas valeur de vérité.
En iran :
On arrive par Kerman puis Bam. A Bam nous dormons dans la akbar guest house (300 000 RL pour un hotel un peu délabré mais avec un bon accueil...). Départ de Bam à 7h30 et arrivé à Zahedan vers 12h sans aucune escorte. Tout au plus 2 contrôles de police. Par contre pour les véhicules qui viennent en sens inverse, il semble que ce soit arrêt à chaque chekpoint (une petite dizaine). a partir de zahedan, il reste 85 km et nous en ferons seulement 30 avec une escorte. Cette escorte, c'est un jeune sans arme qui ne pouvant monter dans ma 2CV (je n'ai plus de siège de libre...) monte dans la voiture civile suivante. Cette voiture nous suit et me double juste avant Mirjadeh. il est alors 15h et je pensais rejoindre et passer la frontière maintenant mais l'escort boy dit que c'est fermé et qu'il faut attendre le matin à 8h. L'escort boy ayant toujours nos passeports, nous ne pouvons pas faire grand chose. Il nous ccompagne à l'hotel et je crois qu'il me demande de l'argent pour rentrer à son poste militaire. Je refuse et nous attendons que la police locale vienne pour écrire sur un papier qu'ils prennent nos passeport et qu'ils viendront le lendemain matin à l'hotel (assez nul d'ailleurs mais pas trop cher : 275000 RL). Le second jour l'hôtolier appelle la police à 8h10 et l'escorte n'arrive qu'a 8h45. Ils sont 4 dans une voiture de police et ne vont nous escorter que pendant 3 km. (juste pour faire sortir de la ville). La, un militaire va prendre le relais jusqu'a à la frontière en se mettant dans un camion qui roulera devant nous.
La frontière coté iranien : Avoir le militaire de l'escort simplifie les choses et nous passons dans 3 bureaux différents (2 pour la voiture et un pour controler les passeports). Le tout prend une petite heure. L'escort nous abandonne ensuite.
La frontière côté pakistanais : Succession de bureaux (4 ou 5) mais tout se passe assez vite dans chacun d'eux. Encore une heure environ de ce côté de la frontière. L'avant dernier bureau est un peu à l'écart et semble être celui de l'escorte (ils appellent ca levies). La on nous dit de rejoindre la custom house (juste à gauche après le passage d'une barrière). Le truc c'est que je pense que la "custom" c'est le gars à la barrière et du coup je quitte Taftan sans passer vraiement par la "custom house" Résultat des courses je roule 10 km avant de tomber sur le premier chekpost. La ils me demandent ou est l'escorte. Aucun ne parle anglais. On attend 15 minutes et ensuite ils me disent de retourner à Taftan pour aller chercher l'escorte. Je retourne à la custom house que je trouve cette fois. Je passe encore une 20aine de minutes avant de pouvoir rejoindre les gens qui s'occupent de l'escorte. Pendant ce temps on remplit des registres et cela va assez vite et pas mal de personnes parlent anglais. une fois que c'est fait nous rejoignons l'endroit des personnes qui s'occupent de l'escorte (500 m environ de la custom house). La on m'explique qu'il faut absolument que le militaire qui va nous escorter vienne dans mon véhicule. C'est impossible car je n'ai plus aucun siège et tout le véhicule est plein des affaires dont nous avons besoin pendant 1 an. Cela leur pose un problème et après une petite demi heure ils nous expliquent que nous allons rentrer à la custom house ou nous passerons la nuit. Demain matin à 6h, un véhicule viendra pour nous escorter. La custom house est plutot un bon endroit pour passer la nuit même si c'est pour le moins bizarre de rester ici. L'idée est de faire taftan - padag en une journée puis padag - quetta le lendemain.
Route jusqu'a padag
Dans les choses a savoir absolument : 1) gardez une place de libre dans votre voiture pour que le mec de l'escorte puisse y monter. Dans notre cas ce n'était pas prévu et comme on est chargé on voulait qu'il monte dans une autre voiture. Le temps de leur faire comprendre + le temps de trouver un autre véhicule = bcp de temps de perdu. C'est plus rapide d'essayer de lui faire une place. A chaque changement d'escorte (tous les 30 km en moyenne), le problème se repose alors que si vous avez un siège, cela se passe assez rapidement. 2) economisez votre véhicule car y a vraiement moyen de casser une suspension ou autre chose. Même a vitesse quasi nulle, leur bumper font de vrai dégat et comme on ne les voient pas... Dans chaque village il y a au moins 2 bumper, ainsi qu'a chaque checkpoint et levies station et a chaque croisement de voies ferrees. 3) il semble que les moyens alloués aux "levies station", poste d'escorte, dépendent des districts. Conclusion : certaines régions sont mieux pourvues. Avant Nuski, ils n'ont ni véhicules, ni téléphone. Après c'est mieux. 4) demandez quand et ou se fera le changement d'escorte mais cela peux changer très vite... 5) chacune des personnes qui nous a escorté (ceux qui sont montés dans la voiture tout du moins) nous ont demander de l'argent : ne leur en donnez surtout pas. Ayez quelques conneries a manger genre bonbon ou biscuit car vous pourrez toujours leur en donner quelqu'uns et ca peut détendre l'atmosphère 6) n'essayez pas trop de réflechir au pourquoi du comment car vous ne comprendrez pas certains comportement : par exemple nous avons fait au moins 150 km sans escorte. pourquoi : l'escorte nous suit en voiture et s'arrete, on ne l'a jamais revue... il est possible qu'on vous dise que l'escorte suivante se trouve qqs kilomètres plus loin et pourtant nous ne l'avons jamais trouvée...
ps : on roule a gauche au pakistan, ce que je n'avais pas lu, grosse suprise donc, mais en même temps comme tout le monde roule dans le sens qu'il veut, on met un peu de temps à ce rendre compte que c'est bien a gauche qu'il faut se mettre.
Sur le site quetta-overland.com, on peut lire que les 320 premiers kilomètres sont bon ce qui n'est pas si vrai que cela. Le départ est affreux pendant environ 20 km surtout un double bumper qui déchire. Il est assez facile de rejoindre padag en une journée de route. Attention le poste de police "padag desert station" que conseille quetta-overland se situe apres le village de padag. Quand a nous, nous sommes arrivés à 17h30 (en décembre le soleil est presque couché) au chekpoint qui se situe 20 km avant. Il est possible d'y dormir car c'est ce que nous avons fait mais comme cela n'est pas "prévu" il faut moult palabre pour obtenir l'accord. (dans notre cas cela a pris 3h). Pendant ce temps on s'est quand meme occupé de nous. Une fois l'accord du chef donné, ils nous ont donné à manger et l'un des FC (frontiers corp) nous a laissé sa chambre. Le lendemain, comme nous ne nous étions pas arrété dans un endroit prévu, il a fallu attendre 1h30 avant de pouvoir repartir. Départ du coup à 10h30 pour une arrivée sur quetta à 17h30. Prévoir 30 minutes pour traverser quetta avec escorte
Au final une moyenne de 60-70 km/h sur la portion taftan-Padag et une moyenne de 40-50 km/h sur la portion padag-Quetta. La partie montagneuse n'est pas longue et pas très difficile. A mon avis, ce n'est pas un mauvais calcul de compter une journée pour passer la frontière. C'est a dire que vous dormez a mirjadeh (iran), vous passez la frontière en en partant de l'hotel assez tot (profitez bien de cette nuit pour que le chauffeur se repose car après...) et vous demandez à passer la nuit à la custom house. Cela peut paraitre une perte de temps (vous serez sans doute près à quitter la frontière vers 14-15h) mais cela permet de démarrer tot le lendemain matin et donc d'avoir une bonne chance de rejoindre padag dans la journée. On peut trouver de l'essence en bidon assez facilement (surtout après padag). J'ai cru comprendre que les pompes c'est pour le diesel et les barrils c'est pour le super. on a changer de l'argent par deux fois et a chaque fois le taux était de 1 euro pour 100 rupies paki. (au lieu de 1 pour 120). La seconde fois, il a fallu suivre car le change c'est fait dans une pharmacie et alors qu'il devait me donner 4000 RP il m'a dit ok pour 3800, j'ai refusé il a rajouté 100 RP, j'ai repris mes euros et il a enfin rajouté les 100 RP manquantes. en décembre 2011, 1 litre de "petrol" (d'essence) était à 100 RP.
Après Quetta : Les escortes continues car le mec de l'hotel nous demande notre heure du départ le lendemain pour pouvoir prévenir la police qui cette fois sera ponctuelle. Nous arrivons avec difficultés à obtenir un taux de change à l'hotel de 1 euro pour 110 RP ce qui nous parait honnete. L'escorte nous quittera quelques kilo après la sortie de la ville mais a notre surprise, les controles vont continuer toutes la journée. (moins cependant que les deux premiers jours). Nous mangons Sibbi et c'est l'escorte qui nous trouve le resto (585 RP pour deux personnes). La route avant sibbi est presque aussi mauvaise qu'entre quetta et taftan. Après sibbi par contre c'est beaucoup mieux et nous pouvons faire une moyenne de presque 90 km/heure. Attention toutefois car certains passage sont un peu dangereux et attention surtout aux mecs qui double comme des couillons, sans visibilité et surtout sans se rabbatre même si toi tu arrive en face. Les pires étant les chauffeurs de bus.
Pour le reste et malgré tout c'est que du bonheur. Venir ici avec sa propre voiture est une vraie aventure. Je le conseille a ceux qui prendrait la route de l'inde. Au pakistan on est un peu dans un autre monde...
ps : finalement on ne sera pas sorti indeme du baloutchistan car on viens de casser un bras de suspension à jacobabad => réparation par soudure, on verra si ca tient le choc... ps2 : portion de route entre jacobabad et shikarpur très mauvaise, meilleure entre shikarpur et sukkur. ps3 : les escortes semblent s'arréter a sukkur mais a bawhalpur on nous a presque grondé car nous étions dans la ville a pied sans escorte. ps4 : les routes dans le punjab sont bien meilleures que dans le reste du pays. ps5 : je mettrais un lien quand le récit complet sera sur mon site internet.
je viens de passer la frontière pakistanaise en provenance de l'iran et j'ai pu aller jusqu'en inde avec ma 2CV. Voici un petit résumé qui je l'espère pourra apporter quelques réponses aux questions que l'on se pose avant cette frontière. Je vais parler en mon nom et en celui de la personne qui m'accompagne car nous sommes deux a avoir entrepis cette aventure. Il est bien evident que ce ne sont que mes impressions et qu'elles n'ont absolument pas valeur de vérité.
En iran :
On arrive par Kerman puis Bam. A Bam nous dormons dans la akbar guest house (300 000 RL pour un hotel un peu délabré mais avec un bon accueil...). Départ de Bam à 7h30 et arrivé à Zahedan vers 12h sans aucune escorte. Tout au plus 2 contrôles de police. Par contre pour les véhicules qui viennent en sens inverse, il semble que ce soit arrêt à chaque chekpoint (une petite dizaine). a partir de zahedan, il reste 85 km et nous en ferons seulement 30 avec une escorte. Cette escorte, c'est un jeune sans arme qui ne pouvant monter dans ma 2CV (je n'ai plus de siège de libre...) monte dans la voiture civile suivante. Cette voiture nous suit et me double juste avant Mirjadeh. il est alors 15h et je pensais rejoindre et passer la frontière maintenant mais l'escort boy dit que c'est fermé et qu'il faut attendre le matin à 8h. L'escort boy ayant toujours nos passeports, nous ne pouvons pas faire grand chose. Il nous ccompagne à l'hotel et je crois qu'il me demande de l'argent pour rentrer à son poste militaire. Je refuse et nous attendons que la police locale vienne pour écrire sur un papier qu'ils prennent nos passeport et qu'ils viendront le lendemain matin à l'hotel (assez nul d'ailleurs mais pas trop cher : 275000 RL). Le second jour l'hôtolier appelle la police à 8h10 et l'escorte n'arrive qu'a 8h45. Ils sont 4 dans une voiture de police et ne vont nous escorter que pendant 3 km. (juste pour faire sortir de la ville). La, un militaire va prendre le relais jusqu'a à la frontière en se mettant dans un camion qui roulera devant nous.
La frontière coté iranien : Avoir le militaire de l'escort simplifie les choses et nous passons dans 3 bureaux différents (2 pour la voiture et un pour controler les passeports). Le tout prend une petite heure. L'escort nous abandonne ensuite.
La frontière côté pakistanais : Succession de bureaux (4 ou 5) mais tout se passe assez vite dans chacun d'eux. Encore une heure environ de ce côté de la frontière. L'avant dernier bureau est un peu à l'écart et semble être celui de l'escorte (ils appellent ca levies). La on nous dit de rejoindre la custom house (juste à gauche après le passage d'une barrière). Le truc c'est que je pense que la "custom" c'est le gars à la barrière et du coup je quitte Taftan sans passer vraiement par la "custom house" Résultat des courses je roule 10 km avant de tomber sur le premier chekpost. La ils me demandent ou est l'escorte. Aucun ne parle anglais. On attend 15 minutes et ensuite ils me disent de retourner à Taftan pour aller chercher l'escorte. Je retourne à la custom house que je trouve cette fois. Je passe encore une 20aine de minutes avant de pouvoir rejoindre les gens qui s'occupent de l'escorte. Pendant ce temps on remplit des registres et cela va assez vite et pas mal de personnes parlent anglais. une fois que c'est fait nous rejoignons l'endroit des personnes qui s'occupent de l'escorte (500 m environ de la custom house). La on m'explique qu'il faut absolument que le militaire qui va nous escorter vienne dans mon véhicule. C'est impossible car je n'ai plus aucun siège et tout le véhicule est plein des affaires dont nous avons besoin pendant 1 an. Cela leur pose un problème et après une petite demi heure ils nous expliquent que nous allons rentrer à la custom house ou nous passerons la nuit. Demain matin à 6h, un véhicule viendra pour nous escorter. La custom house est plutot un bon endroit pour passer la nuit même si c'est pour le moins bizarre de rester ici. L'idée est de faire taftan - padag en une journée puis padag - quetta le lendemain.
Route jusqu'a padag
Dans les choses a savoir absolument : 1) gardez une place de libre dans votre voiture pour que le mec de l'escorte puisse y monter. Dans notre cas ce n'était pas prévu et comme on est chargé on voulait qu'il monte dans une autre voiture. Le temps de leur faire comprendre + le temps de trouver un autre véhicule = bcp de temps de perdu. C'est plus rapide d'essayer de lui faire une place. A chaque changement d'escorte (tous les 30 km en moyenne), le problème se repose alors que si vous avez un siège, cela se passe assez rapidement. 2) economisez votre véhicule car y a vraiement moyen de casser une suspension ou autre chose. Même a vitesse quasi nulle, leur bumper font de vrai dégat et comme on ne les voient pas... Dans chaque village il y a au moins 2 bumper, ainsi qu'a chaque checkpoint et levies station et a chaque croisement de voies ferrees. 3) il semble que les moyens alloués aux "levies station", poste d'escorte, dépendent des districts. Conclusion : certaines régions sont mieux pourvues. Avant Nuski, ils n'ont ni véhicules, ni téléphone. Après c'est mieux. 4) demandez quand et ou se fera le changement d'escorte mais cela peux changer très vite... 5) chacune des personnes qui nous a escorté (ceux qui sont montés dans la voiture tout du moins) nous ont demander de l'argent : ne leur en donnez surtout pas. Ayez quelques conneries a manger genre bonbon ou biscuit car vous pourrez toujours leur en donner quelqu'uns et ca peut détendre l'atmosphère 6) n'essayez pas trop de réflechir au pourquoi du comment car vous ne comprendrez pas certains comportement : par exemple nous avons fait au moins 150 km sans escorte. pourquoi : l'escorte nous suit en voiture et s'arrete, on ne l'a jamais revue... il est possible qu'on vous dise que l'escorte suivante se trouve qqs kilomètres plus loin et pourtant nous ne l'avons jamais trouvée...
ps : on roule a gauche au pakistan, ce que je n'avais pas lu, grosse suprise donc, mais en même temps comme tout le monde roule dans le sens qu'il veut, on met un peu de temps à ce rendre compte que c'est bien a gauche qu'il faut se mettre.
Sur le site quetta-overland.com, on peut lire que les 320 premiers kilomètres sont bon ce qui n'est pas si vrai que cela. Le départ est affreux pendant environ 20 km surtout un double bumper qui déchire. Il est assez facile de rejoindre padag en une journée de route. Attention le poste de police "padag desert station" que conseille quetta-overland se situe apres le village de padag. Quand a nous, nous sommes arrivés à 17h30 (en décembre le soleil est presque couché) au chekpoint qui se situe 20 km avant. Il est possible d'y dormir car c'est ce que nous avons fait mais comme cela n'est pas "prévu" il faut moult palabre pour obtenir l'accord. (dans notre cas cela a pris 3h). Pendant ce temps on s'est quand meme occupé de nous. Une fois l'accord du chef donné, ils nous ont donné à manger et l'un des FC (frontiers corp) nous a laissé sa chambre. Le lendemain, comme nous ne nous étions pas arrété dans un endroit prévu, il a fallu attendre 1h30 avant de pouvoir repartir. Départ du coup à 10h30 pour une arrivée sur quetta à 17h30. Prévoir 30 minutes pour traverser quetta avec escorte
Au final une moyenne de 60-70 km/h sur la portion taftan-Padag et une moyenne de 40-50 km/h sur la portion padag-Quetta. La partie montagneuse n'est pas longue et pas très difficile. A mon avis, ce n'est pas un mauvais calcul de compter une journée pour passer la frontière. C'est a dire que vous dormez a mirjadeh (iran), vous passez la frontière en en partant de l'hotel assez tot (profitez bien de cette nuit pour que le chauffeur se repose car après...) et vous demandez à passer la nuit à la custom house. Cela peut paraitre une perte de temps (vous serez sans doute près à quitter la frontière vers 14-15h) mais cela permet de démarrer tot le lendemain matin et donc d'avoir une bonne chance de rejoindre padag dans la journée. On peut trouver de l'essence en bidon assez facilement (surtout après padag). J'ai cru comprendre que les pompes c'est pour le diesel et les barrils c'est pour le super. on a changer de l'argent par deux fois et a chaque fois le taux était de 1 euro pour 100 rupies paki. (au lieu de 1 pour 120). La seconde fois, il a fallu suivre car le change c'est fait dans une pharmacie et alors qu'il devait me donner 4000 RP il m'a dit ok pour 3800, j'ai refusé il a rajouté 100 RP, j'ai repris mes euros et il a enfin rajouté les 100 RP manquantes. en décembre 2011, 1 litre de "petrol" (d'essence) était à 100 RP.
Après Quetta : Les escortes continues car le mec de l'hotel nous demande notre heure du départ le lendemain pour pouvoir prévenir la police qui cette fois sera ponctuelle. Nous arrivons avec difficultés à obtenir un taux de change à l'hotel de 1 euro pour 110 RP ce qui nous parait honnete. L'escorte nous quittera quelques kilo après la sortie de la ville mais a notre surprise, les controles vont continuer toutes la journée. (moins cependant que les deux premiers jours). Nous mangons Sibbi et c'est l'escorte qui nous trouve le resto (585 RP pour deux personnes). La route avant sibbi est presque aussi mauvaise qu'entre quetta et taftan. Après sibbi par contre c'est beaucoup mieux et nous pouvons faire une moyenne de presque 90 km/heure. Attention toutefois car certains passage sont un peu dangereux et attention surtout aux mecs qui double comme des couillons, sans visibilité et surtout sans se rabbatre même si toi tu arrive en face. Les pires étant les chauffeurs de bus.
Pour le reste et malgré tout c'est que du bonheur. Venir ici avec sa propre voiture est une vraie aventure. Je le conseille a ceux qui prendrait la route de l'inde. Au pakistan on est un peu dans un autre monde...
ps : finalement on ne sera pas sorti indeme du baloutchistan car on viens de casser un bras de suspension à jacobabad => réparation par soudure, on verra si ca tient le choc... ps2 : portion de route entre jacobabad et shikarpur très mauvaise, meilleure entre shikarpur et sukkur. ps3 : les escortes semblent s'arréter a sukkur mais a bawhalpur on nous a presque grondé car nous étions dans la ville a pied sans escorte. ps4 : les routes dans le punjab sont bien meilleures que dans le reste du pays. ps5 : je mettrais un lien quand le récit complet sera sur mon site internet.
Formalités entre le Canada et les Etats-Unis? English translation pending
Bonjour en février prochain nous partons à 5 à Vancouver suivre l'équipe de France de coupe DAVIS, de ce fait nous aimerions traverser la frontière pour visiter SEATTLE durant une journée.
Pourriez vous me dire les formalités à remplir pour aller du Canada aux ETATS- UNIS ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponse.
Coridalement
Caroline
Coridalement
Caroline
Quel hôtel pour pour faire de la plongée en apnée près de Varadero? English translation pending
Bonjour
Habituée à partir avec Nouvelles Frontières, ils proposent cette année, les hôtels suivants : LE BARCELO SOLYMAR, LE PLAYA ALEMADA, LE BE LIVE TURQUESA. Tous sont à proximité de VARADERO, mais je voudrais un hôtel avec la possibilité de faire de l'apnée de la plage...Selon vous, lequel de ces3 hôtels choisir ? Merci pour vos conseils.
Passage Jordanie - Israël par Allenby / King Hussein Bridge? English translation pending
Bonjour,
Ce passage de la frontière est-il sujet à des imprévus de taille ou peut-on espérer que ça se fasse sans souci, moyennant un temps d'attente prévisible (lequel?)?
Je sais que cette question a déjà été discutée. Voici donc ma version personnalisée 😊
Je souhaite surtout savoir s'il vous semble déraisonnable de vouloir passer la frontière Jordanie-Israël juste pour aller prendre l'avion à Tel-Aviv (à des horaires et tarifs plus intéressants qu'à Amman)? Est-il irréaliste ou à tout le moins aléatoire d'espérer prendre un vol à 13h00 en partant le matin même de Jordanie? En bref, est-ce que, trajets et temps d'attente compris (avec les imprévus), on peut être vers 11h -11h30 à l'aéroport? Vaut-il mieux passer la frontière la veille et dormir une nuit en Israël pour assurer le coup.
Je pensais dormir la nuit précédente à l'hôtel Mövenpick Dead Sea et faire le trajet du matin encore en voiture de loc (j'ai vu qu'il était possible de rendre la voiture au pont King Hussein - quelqu'un a-t-il testé?) ou alors en taxi...
Pour info, l'idée serait de prendre easyjet au départ de Genève pour Sharm-el-Sheik et de repartir de Tel-Aviv, pour un séjour principalement en Jordanie (peut-être juste les 3 premières nuits à Dahab pour se reposer au début des vacances).
Merci pour vos avis et retours d'expérience,
Karin
Ce passage de la frontière est-il sujet à des imprévus de taille ou peut-on espérer que ça se fasse sans souci, moyennant un temps d'attente prévisible (lequel?)?
Je sais que cette question a déjà été discutée. Voici donc ma version personnalisée 😊
Je souhaite surtout savoir s'il vous semble déraisonnable de vouloir passer la frontière Jordanie-Israël juste pour aller prendre l'avion à Tel-Aviv (à des horaires et tarifs plus intéressants qu'à Amman)? Est-il irréaliste ou à tout le moins aléatoire d'espérer prendre un vol à 13h00 en partant le matin même de Jordanie? En bref, est-ce que, trajets et temps d'attente compris (avec les imprévus), on peut être vers 11h -11h30 à l'aéroport? Vaut-il mieux passer la frontière la veille et dormir une nuit en Israël pour assurer le coup.
Je pensais dormir la nuit précédente à l'hôtel Mövenpick Dead Sea et faire le trajet du matin encore en voiture de loc (j'ai vu qu'il était possible de rendre la voiture au pont King Hussein - quelqu'un a-t-il testé?) ou alors en taxi...
Pour info, l'idée serait de prendre easyjet au départ de Genève pour Sharm-el-Sheik et de repartir de Tel-Aviv, pour un séjour principalement en Jordanie (peut-être juste les 3 premières nuits à Dahab pour se reposer au début des vacances).
Merci pour vos avis et retours d'expérience,
Karin
Lastminute, Opodo, Ebookers, liste noire & Co & Co... English translation pending
Bonjour,
Je n'ai pris qu'une fois l'avion (Nouvelle frontière) et j'avais été en agence. Résultat : Aucun Problème, mais j'avais payé cher.
Alors voila, depuis les site de comparateur en ligne on bien Fleurit, et combien de services il n'y a que 10 de cela ou on demandais un site (l'on vous regardé comme un escargot albinos), qu'aujourd'hui on vous regarde de la même manière si vous répondez (c'est quoi un site, on peut pas le faire en agence et à la main)
Pour certains service (pas aérien), j'exagère a peine ...
Bref, du coup comme tout le monde je cherche mon prochain billet d'avion via internet, via des comparateur, et le résultat me semble ... bizarre, compliqué, douteux !
J'utilise pourtant les plus connus ..., soit les plus utilisés !!! Je tape "lastminute avis" via google et je vois : recommandé a 28% Je tape "ebookers avis" via google et je vois : recommandé a 29%
Je clique, curieusement pour chaque site tout les AVIS VERT (Avis Positif) sont rassemblé sur la 1ière page, les mauvais relégué aux dernières.
Alors je comprend bien que parfois ça ce passe bien, parfois ça ce passe mal ... Ok, sauf que quand l'on paie, l'on réserve, l'on prévoit (5 semaine de vac dans l'année c pas des masses), on s'attend au moins a 95% que ça se passe bien.
Heureusement qu'un avion ne ce scratch pas 1 fois sur 3, et que donc chaque vol soit recommandé a moins de 30% Pour crier, "Ouf, mois ça c'est bien passé, j'ai eu de la chance même en payant ..., content"
Alors voila, qu'est que vous utilisez-vous sur internet pour acheter vos vol (pas vol + sejour) au moins cher, mais surtout au plus fiable, sans trop de tracas (oui les vacances c pas censé être le boulot encore qu'au boulot on est payé au moins pour ça)
Moi je suis perdu !!! Merci
Je n'ai pris qu'une fois l'avion (Nouvelle frontière) et j'avais été en agence. Résultat : Aucun Problème, mais j'avais payé cher.
Alors voila, depuis les site de comparateur en ligne on bien Fleurit, et combien de services il n'y a que 10 de cela ou on demandais un site (l'on vous regardé comme un escargot albinos), qu'aujourd'hui on vous regarde de la même manière si vous répondez (c'est quoi un site, on peut pas le faire en agence et à la main)
Pour certains service (pas aérien), j'exagère a peine ...
Bref, du coup comme tout le monde je cherche mon prochain billet d'avion via internet, via des comparateur, et le résultat me semble ... bizarre, compliqué, douteux !
J'utilise pourtant les plus connus ..., soit les plus utilisés !!! Je tape "lastminute avis" via google et je vois : recommandé a 28% Je tape "ebookers avis" via google et je vois : recommandé a 29%
Je clique, curieusement pour chaque site tout les AVIS VERT (Avis Positif) sont rassemblé sur la 1ière page, les mauvais relégué aux dernières.
Alors je comprend bien que parfois ça ce passe bien, parfois ça ce passe mal ... Ok, sauf que quand l'on paie, l'on réserve, l'on prévoit (5 semaine de vac dans l'année c pas des masses), on s'attend au moins a 95% que ça se passe bien.
Heureusement qu'un avion ne ce scratch pas 1 fois sur 3, et que donc chaque vol soit recommandé a moins de 30% Pour crier, "Ouf, mois ça c'est bien passé, j'ai eu de la chance même en payant ..., content"
Alors voila, qu'est que vous utilisez-vous sur internet pour acheter vos vol (pas vol + sejour) au moins cher, mais surtout au plus fiable, sans trop de tracas (oui les vacances c pas censé être le boulot encore qu'au boulot on est payé au moins pour ça)
Moi je suis perdu !!! Merci
Dix-huit degrés à Nong Khai (Thaïlande) English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
Vol charter Nantes-Athènes et planification d'itinéraire pour les Cyclades? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver avec nouvelles frontières mon aller retour nantes-athènes en charter. Départ le 18 juin pour une semaine.
Je suis assez ennuyée par le fait qu'a priori je n'aurai mes horaires de vol que 48h avant. Comme nous n'avons qu'une semaine, une arrivée le matin ou le soir, ça change pas mal de choses.
A ceux qui connaissent y a t'il des horaires "classiques"? Y a t'il un moyen d'avoir cette info plus tôt?
On veut aller dans les cyclades faire une ou 2 îles je vais aller voir sur cycladen pour mûrir mon choix et surtout voir les liaisons et temps de trajet sur gtp... Pour le moment, je n'ai pas tranché, santorin ou pas santorin... amorgos, paros naxos?
Pour la 2ème île j'aurai aimé quelque chose de plus vert comme andros... mais à voir les liaisons... D'avance merci
A ceux qui connaissent y a t'il des horaires "classiques"? Y a t'il un moyen d'avoir cette info plus tôt?
On veut aller dans les cyclades faire une ou 2 îles je vais aller voir sur cycladen pour mûrir mon choix et surtout voir les liaisons et temps de trajet sur gtp... Pour le moment, je n'ai pas tranché, santorin ou pas santorin... amorgos, paros naxos?
Pour la 2ème île j'aurai aimé quelque chose de plus vert comme andros... mais à voir les liaisons... D'avance merci
Racket organisé à Rosso au Sénégal English translation pending
Mi-novembre 2010, nous sommes passés à la frontière de Rosso ayant tous nos papiers en main et en règle, nous avons eu la désagréable surprise de subir un racket organisé de la part du pseudo-facilitateur obligatoire et des administrations frontalières des deux pays.
Cela nous a valu des menaces, des intimidations, chantage à la confiscation du véhicule et le paiement d'un "droit de passage" d'un montant de 500 €. Le tout avec passavant restreint à 48h plus une distribution forcée en vêtements.
En raison de cet accueil déplorable et décourageant, nous avons pris une autre direction que celle du Sénégal pour dépenser nos devises.
Nous permettons de signaler que ce même jour d'autres touristes européens ont subi cette agression.
Comment développer une activité touristique avec de telles pratiques ?
Nous déplorons d' avoir vécu une si mauvaise expérience du Sénégal.
Des français très déçus🙁
En raison de cet accueil déplorable et décourageant, nous avons pris une autre direction que celle du Sénégal pour dépenser nos devises.
Nous permettons de signaler que ce même jour d'autres touristes européens ont subi cette agression.
Comment développer une activité touristique avec de telles pratiques ?
Nous déplorons d' avoir vécu une si mauvaise expérience du Sénégal.
Des français très déçus🙁
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten) English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN
Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord

07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.
09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !
09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.
Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures
09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.
Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.
Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.
Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.
10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.
11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.
Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.
Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.
Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.
Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.
Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.
12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…
Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.
12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !
Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.
Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.
Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.
Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.
Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.
16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…
Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.
17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.
20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.
20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !
22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.
Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.
23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !
Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.
C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.
Minuit à l'extrême nord de la Norvège
Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø

Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.
06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.
Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.
08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.
Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !
Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.
11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.
Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.
En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.
Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.
12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.
15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.
18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.
19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.
Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.
20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.
Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !
23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.
Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.
23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.
00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !
Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.
Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique
Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)

En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.
04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.
Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.
D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.
07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.
08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.
Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.
10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.
Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.
Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.
11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !
A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.
15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?
Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.
Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.
A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !
16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.
A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.
17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?
Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !
Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.
Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.
19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !
20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !
21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.
22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.
23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !
Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !
Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik

La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.
Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.
Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.
Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.
Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.
09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.
10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.
11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.
12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.
C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…
Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.
Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.
Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).
Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.
17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.
Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.
Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.
Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !
C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !
20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.
La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.
Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.
Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.

Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde

06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.
06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.
06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !
Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.
08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !
08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.
Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !
10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.
A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.
Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.
17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.
20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.
Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.
21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !
Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !
23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !
Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys
Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen

L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.
C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…
07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.
Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.
Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.
A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.
Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !
C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.
11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !
Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.
A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.
14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.
Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.
Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.
Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.
Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !
16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !
Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.
Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…
Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…
Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.
De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".
La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.
20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.
Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…
Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !
Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.
Le petit matin à Florø
A suivre…
1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie
3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN
Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord

07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.
09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !
09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.
Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures
09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.
Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.
Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.
Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.
10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.
11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.
Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.
Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.
Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.
Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.
Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.
12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…
Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.
12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !
Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.
Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.
Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.
Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.
Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.
16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…
Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.
17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.
20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.
20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !
22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.
Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.
23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !
Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.
C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.
Minuit à l'extrême nord de la NorvègeJour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø

Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.
06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.
Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.
08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.
Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !
Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.
11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.
Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.
En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.
Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.
12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.
15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.
18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.
19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.
Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.
20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.
Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !
23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.
Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.
23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.
00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !
Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.
Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale ArctiqueJour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)

En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.
04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.
Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.
D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.
07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.
08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.
Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.
10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.
Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.
Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.
11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !
A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.
15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?
Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.
Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.
A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !
16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.
A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.
17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?
Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !
Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.
Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.
19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !
20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !
21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.
22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.
23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !
Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche ! Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik

La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.
Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.
Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.
Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.
Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.
09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.
10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.
11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.
12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.
C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…
Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.
Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.
Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).
Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.
17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.
Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.
Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.
Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !
C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !
20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.
La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.
Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.
Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.

Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde

06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.
06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.
06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !
Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.
08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !
08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.
Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !
10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.
A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.
Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.
17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.
20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.
Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.
21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !
Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !
23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !
Le départ de Molde... bord à bord avec le MS PolarlysJour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen

L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.
C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…
07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.
Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.
Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.
A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.
Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !
C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.
11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !
Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.
A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.
14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.
Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.
Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.
Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.
Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !
16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !
Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.
Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…
Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…
Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.
De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".
La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.
20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.
Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…
Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !
Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.
Le petit matin à FlorøA suivre…
1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie
Carnet de passage en douane en Iran English translation pending
Le carnet est il toujours obligatoire a tous les postes frontière en Iran? Quelqu'un a-t-il fait l'expérience de passer sans, venant de Turquie ou du Turkmenistan ?
Tour de France à pied English translation pending
Nous allons entreprendre un tour de France au plus proche des côtes et des frontières. Nous ferons ce circuit avec un maximum d’autonomie, bivouac, camping...Quelques nuits en gîte.
Nous partons de Megève le 5 avril 2010, nous allons descendre vers le sud par Annecy, Chambéry, Grenoble, Gap, Dignes, Grasse et Cannes, nous contournons les cols des Alpes (GR 5) encore impraticables par l’enneigement, ensuite nous suivons au plus près la côte jusqu'aux Pyrénées, que nous traversons en partie par le GR 10 ensuite la côte Atlantide et La Manche, puis les Ardennes, l’Alsace, le Jura et retour Megève courant Juin 2011.
Nous pensons être sur les côtes bretonnes et normandes, pour les saisons d’automne et d’hiver 2010-2011, cette partie du parcours sera assez difficile en autonomie, pour ce faire nous recherchons des possibilités d’accueils gratuits (ferme, association de rando etc.) cela serait sympa de nous les faire partager, si vous en connaissez.
Merci de vos suggestions et conseils, sur la messagerie ci-dessous.
Notre Mail : (tdf_marie_et_claude@yahoo.fr)
Marie et Claude
Hôtel Club Diana à Djerba English translation pending
Qui connait cet hôtel ? il fait parti de nouvelles frontières, je pars seule le 21 juin, j'aimerais bien savoir si des femmes partent dans cet hôtel à cette date, on pourrait se contacter avant pour faire un peu connaissance !
Randonnées en famille sur la côte atlantique du Maroc? English translation pending
bonjour,
nous voulons partir en randonnée sur la cote atlantique au maroc avec nouvelles frontieres. nous cherchons à nous renseigner sur la difficulté du circuit. En effet, nous partons à 7 (flo et fred et nos 5 enfants) et il s annoncent 6-7 h de marche par jour. je crains que cela soit trop dur pour les enfants.
pouvez vous nous renseigner ???
merci d'avance
flo et fred
flo et fred
Croisière Xuay Xai - Luang Prabang au Laos English translation pending
Bonjour,
je me rends à la frontière du Laos le 14 avril prochain et mon but est de faire le croisière en "slow-boat" entre Xuay Xai et Luang Prabang. J'ai lu dans des livres que le Mékong risque d'être très bas dû à la saison sèche et qu'il se peut que ce trajet soit impossible.Est-ce que le niveau de l'eau peut vraiment m'empêcher de faire ce trajet sur le Mékong?
merci beaucoup, et j'espère qu'il y a assez d'eau...car il parrait que ce trajet est particulièrement impressionnant!!!ca serait dommage 😕
Pokhara - Mustang par la route? English translation pending
Bonjour,
Est-il possible de rejoindre la frontière du Mustang par la route (transports en communs) de KTM ou de Pokhara ? Je le pense, si je m'en réfère aux cartes, mais je ne parviens pas à trouver la moindre information pratique sur ce sujet. Par ailleurs je suis preneur d'infos sur ce qu'il y a à voir ou à faire sur ces axes. Je vais poursuivre mes recherches en attendant vos réponses.
Merci d'avance.
Est-il possible de rejoindre la frontière du Mustang par la route (transports en communs) de KTM ou de Pokhara ? Je le pense, si je m'en réfère aux cartes, mais je ne parviens pas à trouver la moindre information pratique sur ce sujet. Par ailleurs je suis preneur d'infos sur ce qu'il y a à voir ou à faire sur ces axes. Je vais poursuivre mes recherches en attendant vos réponses.
Merci d'avance.
Traversée du Turkménistan avec visa de transit English translation pending
Bonjour
Je compte traverser le Turkmenistan en provenance d'İran (poste frontiere de Gaudan, le plus proche d'Achkabat) et a destination de l'Ouzbekistan, avec un visa de transit (en esperant obtenir pas moins de 5 jours...).
İl semble qu'il y ait deux itineraires principaux pour ce faire :
1, passer vers l'est par Merv et entrer en Ouzbekistan en gros a hauteur de Boukhara
2, passer vers l'ouest et entrer en Ouzbekistan a hauteur de Nukus
Ce deuxieme itineraire etant plus long
Si qqn d'entre vous a deja traverse ce pays, que me conseille-t-il ?
Sur plusieurs aspects : l'itineraire le plus beau et le plus interessant l'itineraire qui peut etre parcouru de facon pas trop compliquee et trop chere sachant que 5 jours c'est ultra court...
Sur ce plan-la toutes infos relatives aux moyens de transport (je voyage sans mon propre vehicule mais avec les transports locaux) seront les bienvenues ! je souhaiterais eviter de traverser le pays en taxi et de debourser je ne sais combien... mais je ne sais pas si c'est possible... !
Merci
Itinéraire pour l'est du Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Qui a fait le trajet du Cambodge Nord Est à partir de la frontière sud du Laos :
Voen Kham / Stung Treng / Kratie / Kampong Cham / Phnom Penh ...
(je connais déjà Siem Reap)
Le trajet en bus est-il fatiguant ?
Je vais prendre à Bangkok un vol sur Ubon Ratchathani ensuite je passe 5 ou 6 jours dans le Sud du Laos (je connais déjà Vientiane et Luang Prabang)
donc je voudrais redescendre par le Cambodge rester 2/3 jours à la plage de Sihanoukville et repartir sur Bangkok.
c'est faisable en 1 mois ?
Merci pour votre aide.
Passeport tamponné en Croatie et Bosnie-Herzegovine English translation pending
Depuis 5 ans nous faisont le trajet Belgique-Slovènie-Croatie-Bosnie.Herzegovine, pour nous adultes notre carte d'identité nationale suffit, et pour notre fille mineur de moins de 12 ans, qui n'a pas droit à ce type de document, nous avons demandé un passeport.Et pour la première fois le passeport a été temponé à l'entrée en Croatie, mais pas à sa sortie, mais a été à nouveau temponé à l'entrée et la sortie de Bosnie-Herzegovine.
Quelle mouche à donc picquè ces braves gardes frontières ?
Le débat est ouvert...
Le débat est ouvert...
Inquiétude sur mon circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous, j'ai trouvé un circuit par nouvelle frontière et je me demande s'il n'est pas trop rapide malgré qu'il dure 19 jours et 18 nuits.
Itinéraire: 1 :arivé a los angeles 2 : visite de LA 3 : nuit a plam spring (190km) 4 : nuit a phoenix (460 km) 5 :visite grand canyon nuit a Flagstaff (482 km) 6 : nuit a Gallup (315 km) 7 : nuit a albuquerque (250 km) 8 : nuit a santa fe (110 km) 9 : visite de masa verde nuit a cortez (570 km) 10 : viste de canyonlands nuit à moab 11 : nuit a moab 12 : visite de capitol reef nuit a bryce ( 470 km) 13 : visite de Bryce et Zion nuit a las vegas (410 km) 14 : Las vegas 15 : nuit a mammoth lakes (690 km) 16 visite parc de yosemite et seqoia (487 km) 17 : nuit a san fransisco 18 nuit a sanfrancisco
Voila ça me parait très intensif surtout au niveau des kilométrages, mais est-ce faisable car ce voyage reste dans nos prix?
Itinéraire: 1 :arivé a los angeles 2 : visite de LA 3 : nuit a plam spring (190km) 4 : nuit a phoenix (460 km) 5 :visite grand canyon nuit a Flagstaff (482 km) 6 : nuit a Gallup (315 km) 7 : nuit a albuquerque (250 km) 8 : nuit a santa fe (110 km) 9 : visite de masa verde nuit a cortez (570 km) 10 : viste de canyonlands nuit à moab 11 : nuit a moab 12 : visite de capitol reef nuit a bryce ( 470 km) 13 : visite de Bryce et Zion nuit a las vegas (410 km) 14 : Las vegas 15 : nuit a mammoth lakes (690 km) 16 visite parc de yosemite et seqoia (487 km) 17 : nuit a san fransisco 18 nuit a sanfrancisco
Voila ça me parait très intensif surtout au niveau des kilométrages, mais est-ce faisable car ce voyage reste dans nos prix?
Circuit de cinq semaines au Laos et au Cambodge cet été English translation pending
Bonjour,
Je pars pour 5 semaines cet été visiter le Laos et le Cambodge. Pour l'instant, je n'ai qu'un vol Paris / Bangkok / Paris et je suis en train d'organiser "mon circuit". Voici mon idée, pour les grandes étapes : Bangkok / Luang Prabang Luang Prabang / Vientiane Vientiane / Paksé Paksé / Champasak et la frontière avec le Cambodge Frontière Cambodge / Phnom Penh / Sihanoukville Phnom Penh / Siem Reap Pour réussie celà je me pose des questions : 1/ Est-ce que Luang Prabang / Vietiane peut se faire sans risque en bus (plus de braquages) ? 2/ J'ai lu dans un guide récent que la frontière cambodgienne du Sud du Laos (à Voen Kham) était ouverte et franchissable, alors que j'ai entendu une info contraire => est-ce que vous savez si on peut se fier à ce passage ? 3/ Si jamais nous ne pouvons passer au Sud du Laos, de Paksé nous irions un peu en Thaïlande pour aller ensuite au Cambodge : savez-vous s'il existe un vol Ubon Ratchathani / Phnom Penh 4/ Enfin, est-ce que les routes autour de Phnom Penh sont sures ?
Merci d'avance de vos réponses ... A bientôt😉 Khiva
Je pars pour 5 semaines cet été visiter le Laos et le Cambodge. Pour l'instant, je n'ai qu'un vol Paris / Bangkok / Paris et je suis en train d'organiser "mon circuit". Voici mon idée, pour les grandes étapes : Bangkok / Luang Prabang Luang Prabang / Vientiane Vientiane / Paksé Paksé / Champasak et la frontière avec le Cambodge Frontière Cambodge / Phnom Penh / Sihanoukville Phnom Penh / Siem Reap Pour réussie celà je me pose des questions : 1/ Est-ce que Luang Prabang / Vietiane peut se faire sans risque en bus (plus de braquages) ? 2/ J'ai lu dans un guide récent que la frontière cambodgienne du Sud du Laos (à Voen Kham) était ouverte et franchissable, alors que j'ai entendu une info contraire => est-ce que vous savez si on peut se fier à ce passage ? 3/ Si jamais nous ne pouvons passer au Sud du Laos, de Paksé nous irions un peu en Thaïlande pour aller ensuite au Cambodge : savez-vous s'il existe un vol Ubon Ratchathani / Phnom Penh 4/ Enfin, est-ce que les routes autour de Phnom Penh sont sures ?
Merci d'avance de vos réponses ... A bientôt😉 Khiva
Prix du visa mauritanien English translation pending
Olivia m'apprend que le prix du visa à la frontière a encore baissé 20€ et qu'on ne donne plus 10€ à la police, seulement 10€ à la douane.
Décidément, plus de Casablanca!
Occidental Grand Flamenco Punta Cana English translation pending
Bonjour,
j'ai réservé 1 semaine avec Nouvelles Frontières à cet hôtel du 08 au 15 avril 2006. J'ai lu plusieurs messages à son sujet. Apparemment le bloc 13 serait le mieux situé près de la plage. Comme je n'ai pas eu le choix de la chambre par NF, est-ce que en envoyant un fax ou un mail à l'hôtel j'aurai des chances d'être placé dans ce batiment? Et si oui combien de temps avant faut-il faire la demande? Si vous avez des commentaires sur cet hôtel (bons ou mauvais) je suis preneuse aussi! Merci d'avance pour votre aide!
j'ai réservé 1 semaine avec Nouvelles Frontières à cet hôtel du 08 au 15 avril 2006. J'ai lu plusieurs messages à son sujet. Apparemment le bloc 13 serait le mieux situé près de la plage. Comme je n'ai pas eu le choix de la chambre par NF, est-ce que en envoyant un fax ou un mail à l'hôtel j'aurai des chances d'être placé dans ce batiment? Et si oui combien de temps avant faut-il faire la demande? Si vous avez des commentaires sur cet hôtel (bons ou mauvais) je suis preneuse aussi! Merci d'avance pour votre aide!
Permis de travail pour travailler en Suisse English translation pending
voila j aimerai partir habiter pres de la frontiere suisse francaise ( Geneve) et j aimerai savoir comment faut il faire pour avoir un permis de travail pour bosser en Suisse, est ce possible de trouver un job, serveur barman, manutention, usine, ...
Est ce possible d habiter en France et de travailler en Suisse ou c est mieux d habiter en Suisse enfin je chercher des gens qui font ou qui ou déja bosser en Suisse, merci d avance
Bruxelles Katmandou en camionnette English translation pending
départ 1 mars 2006 à 5 personnes de Bruxelles à Katmandou en passant par Turquie, Iran, Turk, Ouz, Tadji, Kirgi, Paki..an, Inde, et Népal où ns avons tous les 5 vécu qq tps.
Ms voilà, le côté formalités administratives...c pas facile. Qq'1 aurait il des tuyaux sur la fameux carnet de passage dont il faut etre dôté pour passer les frontières avec un véhicule? Qu en est il des difficultés avec les autorités lorsqu on voyage en camionnette ds cette zone?
kel conseils sur les visas? est ce vrai qu il vaut mieux les avoir de France (ou Bxl pour mes compagnosn de route)?
Ms voilà, le côté formalités administratives...c pas facile. Qq'1 aurait il des tuyaux sur la fameux carnet de passage dont il faut etre dôté pour passer les frontières avec un véhicule? Qu en est il des difficultés avec les autorités lorsqu on voyage en camionnette ds cette zone?
kel conseils sur les visas? est ce vrai qu il vaut mieux les avoir de France (ou Bxl pour mes compagnosn de route)?
namibie et victoria falls English translation pending
Nous partons du 5 au 27 juillet en Namibie, en famille avec nos 3 enfants (11, 14 et 17 ans). Nous nous sommes déjà beaucoup renseigné, avons lu vos conseils sur le forum. Il nous reste cependant une question à résoudre. Nous avons un problème avec le passage des frontières avec une voiture de location. Nous aurions aimé aller voir les Vic Falls, mais le loueur Avis demande environ 5000 dollars namibiens pour passer la frontière du Zimbabwé (c'est évidemment sans compter le coût des visas), tout çà pour passer une journée sur place celà nous parait énorme. Autoescape quant à lui ne demande rien pour le passage des frontières, mais maintenant on a un doute car j'ai vu sur le forum que les douaniers pouvaient demander 150 € par personne, ce qui reviendrait à peu près au même.
Par ailleurs j'ai également lu (Birdy) que la carte visa premier pouvait prendre en charge l'assurance de la voiture, or quand j'ai appelé le service, ils m'ont répondu qu'ils considéraient le toyota condor (2x4) comme un véhicule de loisirs, type 4x4, et que ce type de véhicules était exclu de l'assurance visa premier.
Je vais essayé de demander un devis chez Enyandi Car Hire qui selon les dires de certains sont pas mal.
Merci à ceux qui voudront bien éclairer notre lanterne.
Par ailleurs j'ai également lu (Birdy) que la carte visa premier pouvait prendre en charge l'assurance de la voiture, or quand j'ai appelé le service, ils m'ont répondu qu'ils considéraient le toyota condor (2x4) comme un véhicule de loisirs, type 4x4, et que ce type de véhicules était exclu de l'assurance visa premier.
Je vais essayé de demander un devis chez Enyandi Car Hire qui selon les dires de certains sont pas mal.
Merci à ceux qui voudront bien éclairer notre lanterne.
iran à ouzbzekistan English translation pending
est il simple de passer les frontieres de l'iran au turkmenistan puis à nouveau frontiere de l'ouzbekistan?
merci de vos reponses!
asmara
merci de vos reponses!
asmara
Avant le voyage... il reste la musique (Maroc) English translation pending
Bonjour,
En attendant cette mythique réouverture des frontières , j'occupe un peu de mon temps à écouter de la musique du Maroc, du désert et plus largement d' Afrique et du pourtour Méditerranéen .
J'ai découvert un groupe marocain qui s'appelle Tasuta N'Imal que j'apprécie beaucoup . C'est de la musique du Sud . Le clip est fait à Aït Benhaddou, à l'auberge Ayouz où j'ai séjourné déjà 2 fois . Donc çà me fait chaud au coeur et remue de bons souvenirs .
La musique adouci les moeurs et certains esprits s'étant échauffés sur le forum récemment, pourquoi ne pas tenter cette thérapie collective ...
J'espère que çà va passer et si çà marche, on pourrait peut-être continuer ?
https://www.youtube.com/watch?v=r4OjsKUBT-Q
A plus....
En attendant cette mythique réouverture des frontières , j'occupe un peu de mon temps à écouter de la musique du Maroc, du désert et plus largement d' Afrique et du pourtour Méditerranéen .
J'ai découvert un groupe marocain qui s'appelle Tasuta N'Imal que j'apprécie beaucoup . C'est de la musique du Sud . Le clip est fait à Aït Benhaddou, à l'auberge Ayouz où j'ai séjourné déjà 2 fois . Donc çà me fait chaud au coeur et remue de bons souvenirs .
La musique adouci les moeurs et certains esprits s'étant échauffés sur le forum récemment, pourquoi ne pas tenter cette thérapie collective ...
J'espère que çà va passer et si çà marche, on pourrait peut-être continuer ?
https://www.youtube.com/watch?v=r4OjsKUBT-Q
A plus....
Nécessité d'enregistrement en Azerbaïdjan English translation pending
Bonjour à tous,
je compte passer quelques jours, entre 5 et 15 jours, en Azerbaïdjan après mon séjour en Iran, en passant par la frontière terrestre. Jusque là, pas de soucis.
Par contre, sur le site du ministère aff étrangères, il est marqué : "Tout étranger arrivant en Azerbaïdjan et désirant y séjourner pendant plus de quinze jours doit s’enregistrer dans les trois jours suivant son arrivée." Et sur le site de l'ambassade d'Azerbaïdjan : "Les étrangers résidant plus de 3 jours en Azerbaïdjan doivent s'enregistrer auprès du Service de Migration d'Etat de la République d'Azerbaïdjan en envoyant le formulaire spéciale..."
Donc, je pense bien qu'il faut que je privilégie les renseignements pris sur le site de l'Ambassade d'Azb. Néanmoins, si des voyageurs sont passés récemment en Azb, merci d'avance pour leur retour concernant cette nécessité d'enregistrement (car les infos sur les sites ne sont pas toujours totalement à jour). Alors, l'enregistrement, c'est pour un voyage de 15 jours ou bien dès 3 jours ??
merci d'avance pour vos retours !
je compte passer quelques jours, entre 5 et 15 jours, en Azerbaïdjan après mon séjour en Iran, en passant par la frontière terrestre. Jusque là, pas de soucis.
Par contre, sur le site du ministère aff étrangères, il est marqué : "Tout étranger arrivant en Azerbaïdjan et désirant y séjourner pendant plus de quinze jours doit s’enregistrer dans les trois jours suivant son arrivée." Et sur le site de l'ambassade d'Azerbaïdjan : "Les étrangers résidant plus de 3 jours en Azerbaïdjan doivent s'enregistrer auprès du Service de Migration d'Etat de la République d'Azerbaïdjan en envoyant le formulaire spéciale..."
Donc, je pense bien qu'il faut que je privilégie les renseignements pris sur le site de l'Ambassade d'Azb. Néanmoins, si des voyageurs sont passés récemment en Azb, merci d'avance pour leur retour concernant cette nécessité d'enregistrement (car les infos sur les sites ne sont pas toujours totalement à jour). Alors, l'enregistrement, c'est pour un voyage de 15 jours ou bien dès 3 jours ??
merci d'avance pour vos retours !