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Rencontres ethniques au Vietnam English translation pending
by Minala · 2010-03-03 · 2 replies
Description du sejour :premier pays asiatique a visiter, pour moi, une evidence. ado j'avais lu toute la nuit indochinoise, cette meme adolescence s'est deroulée sur fond de guerre du vietnam puis de boat people. bref vietnam lu, entendu, relu, reentendu, je ne pouvais commencer l'asie que par ce pays. il m'a longtemps trotté dans la tete sans que je trouve vraiment le voyage que je voulais; puis un jour, il s'est trouvé sur le catalogue. c'est decidé nous allons partir. helas nous attendrons 6 mois de trop, ce voyage nous l'avons fait (le meme) a 6 mois d'interval avec casot. ce sera mon regret que nous ne l'ayons pas fait ensemble.

pays millenaire, il a ete longtemps sous dominance etrangere. des siecles de domination chinoise, puis la colonisation francaise n'ont pas entammé sa volonté d'independance. ensuite des decennis de guerre puis d'embargo ont suivis; ce pays qui a enormement souffert des tonnes de defoliants et d'agent orange deversé ainsi que de l'embargo economique est un pays jeune et dynamique en plein essort, la premiere impression lorsque l'on traverse le vietnam c'est un vaste chantier.

ce pays avec le cambodge et le laos formait l'indochine francaise;, nous n'y avons pas senti de rancune, certains disent que les francais ont au moin laissé des infrastructures (routes café heveas). sans tout de meme faire de la colonisation une periode rose.

trois secteurs composent la pays. la cochinchine autour du delta du mekong, l'anam, le tonkin autour du delta du fleuve rouge.

l'ancienne capitale imperiale hué a laissé la place a la nouvelle, ha noi mais sai gon (ho chi mihn ville maintenant mais tout le monde continue de dire sai gon) reste le centre economique du pays.

de multiples ethnies, religions formennt ce pays dont le ciment est le culte des ancetres.

l'artisanat vietnamien est de qualité outre la soie, on trouve des laques, des poteries, des tissages sans parler de l'artisanat des montagnards et tout est de qualité

la nouriture, un vrai delice, sans doute l'une des plus saine au monde, diferentes selon les regions, plus epicee au sud plus rafinee a hué et partout des marchandes de pho

pour preparer ce voyage je me suis beaucoup appuyée sur le forum vietnam voyage et monde (voir lien dans ma signature), en effet bien qu'etant en groupe je prepare chaques voyage comme si je devais partir seule. avant le depart j'avais soumis le circuit a doc (webmaster du forum) qui m'avait dit: "jamais un tour operateur ne t'ememnera ou tu vas!"et pourtant...... ce sera bien la cas!

VOYAGE jour 1 vol paris ha noi via singapour. nous sommes 18 ce qui est beaucoup par rapport a d'habitude. en fait lors de l'escale a singapour nous nous sommes dejas presque tous trouvés. surprenant dans un si grand aeroport de trouver des gens dont on a aucune iddee.

jour 2 a l'aeroport, hai nous attend, ce sera notre guide pour le nord. nous partons de suite pour la baie d'along. un premier arret pres de gens recoltant le riz, je m'essaie a en couper, les tiges sont tres resistantes. nouvel arret dans un centre pour handicapé (victime entre autre de l'agent orange et de l'ambargo sur les vaccins) un artsanat realisé par eux y est vendu arrivé a ha long dommage de n'avoir pas embarquer le soir pour une nuit dans la baie

jour 3 croisiere dans la baie d'ha long avec repas a bord. j'avais peur d'etre déçue, on l'a tellement vue en photo, en film... et bien non! elle est encore plus belle que cela! realiser ou l'on se trouve alors qu'on en a tellement rever.... nous arrivons a ha noi a la tombee de la nuit (il faut dire qu'elle tombe tot) un petit tour dans la ville avant de retrouver le groupe pour le spectacle de marionnettes sur l'eau je n'ai pas besoin d'aller bien loin pour que les choses se gatent pour moi. en passant sous un echafaudage un sceau de platre me tombe dessus! me voila crepie! de plus nous avons trié nos sac pour n'emener que le minimum dans les montagnes (le reste de nos affaire restant a ha noi), et quand on me dit minimum, c'est minimum, je n'ai en tout et pour tout qu'un pantalon de rechange pour 5 jours et nous ne l'avons meme pas avec nous. bref c'est crepie que je continue la soiree! spectacle de marionnettes sur l'eau sympa mais bon je travaille toute l'anne avec les enfants alors... par contre la musique....je me retrouve scotché par le son de cet instrument a une corde, le dan bao restau toujours crepie avant de rejoindre le train de nuit pour lao cai. les compartiments sont pour quatre, nous y sommes bien plus a l'aise que dans nos compartiments pour 6 je peux enfin le changer! ouf je me sent mieux! par contre.... c'est la fermeture du sac qui lache!decidement, tout vas bien!il va falloire en trouver un avant dien bien phu ou nous reprenons l'avion

jour 3 arrivée a lao cai a la frontiere chinoise au petit matin je m'essaie au pho pour le petit dejeuné a la facon veitnamienne mais je ne suis pas convaincue juste sur la frontiere se trouve un petit temple tres prisé pour les pelerinages, sur le pont entre les deux pays un vas et vien incessant de marchandises. la, une vielle dame en costume traditionelle et aux dents laquee qui vient de loin pour ce temple (une des rares que nous verrons en costume), charmante vielle dame qui sera ravie de repartir avec des polaroids. je l'ai dejas dit je suis tres mauvaise eleve, je suis incapable de suivre le guide, je vais de mon coté, j'essaie de sentir les choses a ma facon (avant le depart j'ai beaucoup lu et j'ai besoin de peu d'explications)du coup certaines rencontres sont possibles. depart pour sa pa et nous admirons nos premieres rizieres en terrasse nous avons la chance de nous trouver a sa pa pratiquement sans touriste. je me regale, ses h'mong, ses daos rouges, son marché.... en fait je me retrouve tellement occupee a acheter colliers, tissus et chemises h'mong que tres vite je n'ai plus de temps pour les photos. apres le marché, petit tour a pied dans les villages des environs de sa pa, les paysages sont superbes c'est arrivés dans les villages que les polaroids facilietent vraiment la comunication surtout quand on ne parle pas la meme langue. quelques boucles d'oreilles plus tard, nous reprenons la descente. au bout du chemin des motos taxis nous proposent de nous remonter "moto madame?" certains en profitent pour remonter sans effort, pour ma part je prefere marcher. le tout escortés de 'moto madame" certains les prendrons a mi pente.une vrai partie de rigolade. certains trouvent harcelant l'insitance des vendeurs (ce qui se comprend) pour nous c'est a chaques fois une franche partie de rigolade et cette fois ne fera pas exception avec ces gens qui rient d'un rien demain, un nouveau tour dans les rizieres avec pique nique, programme allechant!

jour 4 nous voici repartis a travers les rizieres, cela commence tres fort des le matin avec des paysages splendides, encore plus que la veille, comment est ce possible? dans un village nous croisons des enfants avec le cartable de l'uncicef, je fait des photos pour les copines du groupe, de quoi remotiver celles qui en aurait besoin. avec les enfants bien evidement la question est "vas tu a l'ecole?" hai nous a dit comment cela se disait. ce qui les fait beaucoup rire la prononciation ne devait pas etre top! le vietnamien est une langue monosylabique ou les intonations peuvent changer le sens d'une phrase. nous revoila sous bonne escorte pour continuer notre chemin. une petite fille me prend la main, elle ne me quitera plus jusque la fin de la ballade. elle parle francais qu'elle a appris aupres des touristes et oui, elle a un cartable de l'unicef. elle me noue un bracelet de tissus au poignet en disant cadeau.elle me fait des bouquets de feuilles tressées. elle m'explique ici c'est un village h'mong, la bas c'est dao, la c'est ma maison, voici ma grand mere, la bas c'est ma famille qui recolte.... avant de quitter ma nouvelle amie je lui acheterai quelques babioles. retour a sa pa ou un nouveau tour de marché s'impose des fois que des babioles m'aient echapees

a sa pa excelent massage traditionel dao

jour 5 nous repartons et jusque lai chau ne croiserons olus un seul touriste ( apres nonplus d'ailleur jusque ha noi) le passage du col se fait avec pas mal de brume mais le paysage est splendide. plusieurs arrets dans les villages ou je passe beaucoup de temp a faire des polaroids un repas delicieux dans un bouiboui, un petit tour de marché avant de reprendre la route a chaque arret tout le monde est pret a repartir alors que je distribue toujours des photos. cette route est l'une des plus belles que nous ayons fait au vietnam nous arivons a lai chau dans un hotel un peu desuet (parait il le seul restant encore, la vallée va etre inondee par un barrage et les gens reloges, du coup l'hotel n'est plus entretenu) il reste plein de charme. nous y rencontrons un couple faisant la boucle en sens inverse en moto, la fille n'avait jamais conduit de moto avant. nous leur garantissons une route superbe pour le lendemain

jour 6 nous abordons le pays thai, attention rien n'est autant tranché on y trouve aussi des villages h'mong ou autre les maisons thai sont sur pilotis les villages se succedent, rien de monotonne chaque arret est unique, les blagues differentes meme si tout est gestuel. je raffole de ces villages arrivee a dien bien phu visites des sites historiques, pas bien d'interet pour moi, cette histoire on la connait, on l'a dejas lu et revu et le cote "on a gagné " un peu lassant. seul interet pour moi la maquette de la bataille permettant de visualiser ce que je savais.

jour 7 heureusement a dien bien phu il y a un marché tres sympa, nous y trouverons un sac pour reprendre l'avion. nous ne serons pas les seuls a en acheter un, beaucoup commencent dejas a avoir les bagages qui debordent, heureusement j'aime voyager leger et nous avons de la place. retour a ha noi d'un saut de puce ou plustot de vietnam airline ou nous retrouvons le gros de nos affaires. visite du musé ethnographique (assez rapide vu que notre voyage est axé la dessus et que nous voyons tout cela sur place) visite du temple de la literature et en rentrant a l'hotel, devinez???? mes sandales lachent! cela devient vraiment comique!

jour 8 nous laissons hai a ha noi et tot le matin nous envolons pour hué ou truoc nous attend, il sera notre guide pour la deuxieme partie du voyage en attendant il me faut trouver des sandales mes pieds commencent a bouillir dans les chaussures fermees. nous embarquons sur la riviere des parfums direction la pagode thien mu puis le tombeau ming mang enfin des sandales, mais je tombe sur le seul endroit au vietnam ou il n'y a pas une pointure en dessous du 40! apres midi visite de la cité imperiale bilan de la journee tre spositif mais j'ai toujours les pieds enfermés

jour 9 nous commencons la journee par une echoppe fabriquant de l'encans et des chapeaux coniques (casot tu as vu la meme vue nos photos) et la, miracle, des sandales et a ma pointure. jolies, bon elles n'ont pas l'air tres solide mais si je ne veux pas de grosses fleures de platique rose je n'ai pas trop le choix!esperons qu'elle tienne jusque sai gon - mes pieds sont ravis!!! visite du tombeau thu duc, puis le marché de la ville n, les marchés au vietnam c'est un regal nous rejoignons danang par le col des nuages a danang j'ai rendez vous. juste avant notre depart un typhon a frappé la ville. la diabetologue de mon fils a adopté son enfant dans un orpheminat de cette ville, j'ai rendez vous la bas pour porter des medicaments couteux a une religieuse et des vetements que j'ai recolté pour les sinistrés. la veille truoc a eu la gentillesse de telephoner pour avertir de notre arrivée (contact par mail avait dejas été pris) notre chauffeur vihn fera un detour pour nous y deposer. ce sont ces religieuse qui avant le typhon ont fait le tour des villages alentour pour inciter les gens a se refugier dans les murs de l'orphelinat. soeur gemma nous y accueille et est desolee que nous ne puissions pas rester polus longtemsp mais le reste du groupe nous attend arrivee en fin d'apres midi a hoi an ou nous visitons une fabrique de soie. beaucoup se font faire des vetement sur mesure, impossible pour moi montraitement pour la thyroide est en train de me faire gonfler alors le sur mesure... ce n'est pas vraiment le moment! j'achete des sac en soie pour mes nieces a noel puis attend les autres devant un bon thé offert si facilement partout au vietnam nous sommes le 28, c'est mon anniversaire, j'avais vu avec truoc pour offri a boire a tout le monde le soir mais surpirse truoc a aussi commenadé un gateau! et tout le monde se leve pour feter mon anniversaire, une grosse boule d'emotion monte.

jour 10 hoi an est un tres jolie ville ( ma preférée au vietnam) avec des echoppes toutes plus interessantes les unes que les autres. nous passons la matinée a visiter puis apres le repas pendant que certains restent en ville, nous sommes quelques uns a retourner a l'hotel indochine un peu en dehors de la ville (voir l'album de casot) en prenant une barque, excelente iddee etant bas sur l'eau nous voyons les choses autrement. l'hotel n'est pas loin de la plage ou nous finissons la journee au mileu des femmes qui nettoyent la plage apres le passage du typhon, pas de baignade une nouvelle tempete est annoncee. le soir toutes les commandes sont pretes, tout est impecable, un travai rapide, soigné et peu cher.

jour 11 cette fois nous partons vers les plateaux du centre par la piste ho chi mihn, la route est tres belle bordee de forets luxuriantes ( sauf aux endroits ou il y a encore des traces des defoliants deversés sur le pays). par moment la route est plutot cahotique sans parler de certains ponts a kontun, un guide local nous prend en charge. devant lui truoc sera muet, nous comprenons que nous devons faire attention a ce que nous disons. ce secteur est ouvert depuis peu et parfois des probleme occasionent une nouvelle fermture de la zone. ces ethnies ne sont pas dans les petits papiers du regime. visite d'un village bahnar. des gens m'invitent a monter chez eux et partagent un fruit avec moii, , j'hesite mais je ne veux pas les vexer, bon , j'ai tout ce au'il faut dans ma pharmacie, inch allah! ils se disent tres honores et me remercie, c'est le monde a l'enver!ce serait plutot a moi d'etre honoree et de remercier! tres vite le guide reviens me chercher comme s'il s'inquietait de ce que nous pourrions dire alors que nous ne parlons pas la meme langue!nous ne risquons pas d'aborder des sujets tabou! je quitte donc mes hote et en descendant..... ma sandale casse!!!!!!je savais qu'elle n'etaient pas solide , il ne me reste plus qu'a rentrer a l'hotel pieds nus! je ne sais plus quoi inventer pour me faire remarquer!

jour 12 mes pieds une fois de plus enfermés nous allons visiter la superbe eglise en bois de kontun puis l'orphelinat pour les ethnies montagnardes. au vietnam la politique c'est deux enfants par familles, sauf pour les ethnies minoritaire ou ils peuvent avoir autant d'enfants qu'ils veulent, il semble qu'il y ai beaucoup de mortalité lors des naissances et les peres ne peuvent pas toujours assumer les enfants. un nouveau village ou le chef nous dit avoir combattus au coté des francais et etre ravi de parler avec nous. nous finissons au marche ou..... je trouve une echoppe remplie de sandales! des sandales en pneu pour un euro! et la au moin c'est du solide! (je les ai toujours et compte bien les emener au laos) nous prenons le repas de midi a pleiku en route nous voyons les poivriers, cafeies et heveas nuit a ban me tuot

jour 13 au lac lake nous faisons une ballade a dos d'elephants (un vrai regal et quelle rigolade lorsque nous tracversons le lac) notre cornac n'arrette pas de regarder mes pieds! ah non! on ne touche pas a mes sandales!!!! apres l'effort, le reconfort des jares d'alcool de riz nous attendent avec plusieurs palles. ces jarres sont superbe et l'alcol le mailleur que nous ayons gouté dommage qu'elles soient si lourde pour les ramener. heureusement que nous n'avons pas abusé de la jarre avant d'aller sur les ponts suspendus des chutes de dray sap le guide nous dit de faire attention la roche est glissante, pas de probleme mes pneus ont une super aderance! le soir c'est l'anniversaire de truoc et c'est a notre tour de le faire craquer en lui souhaitant, chacun son tour!

jour 14 route pour sai gon et coup dur pour vihn vihn c'ets notre chauffeur, il a un aide chauffeur lake et avec truoc c'est une equipe tres attentionnee qui nous accompagne. la route coutera un trou dans le permis de vihn. au vietnam au lieu de points sur le permis lors d'infraction on fait un trou, au bout de trois trous, plus de permis et c'est definitif! pour vihn c'est son deuxieme trou. vraiment un mauvais moment, le bakchich plié dans le permis n'a pas été accepté, sans doute parce que nous etiosn en train de rerader (erreure) je crois que longtemps nous reverrons le visage decomposé de vihn lorsuqe son billet lui a été rendu, j'espere que cela n'aura pas de consequences pour lui pour de futurs contrats. nous nous sommes (presque) tous cotisé pour payer le pv lui rendant le sourire enfin sai gon, heureusement je n'ai presque plus de pellicules nous en sommes a notre troisieme hotel indochine, quelle imagination! un petit tour dans la ville

jour 15 un dernier marché et bien sur encore des achats il y a tellemnt de choses a raporter pour certains un dernier massage, je vous recommande l'institut des aveugles envol pour paris via singapour

nous n'avons pas vu le delta du mekong, nous reviendrons! en tout cas le pays nous en a donné l'envie.

les photos sont des argentiques scannées

diaporamas en musique du voyage

boucle du nord
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4445.php

boucle du centre http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4459.php
Trois semaines en camping-car pour le cap Nord (Norvège) English translation pending
by Daniel133 · 2010-02-25 · 22 replies
😉

bonjour, Nous envisageons de partir 3 semaines depuis Nice pour le cap nord en camping car, nous n'avons jamais fait de camping car et justement nous aimerions tester l'expérience pour peut être un futur achat. Pour le moment nous n'avons aucune idée du budget qu'il faudrait pour 4 personnes en sachant que nous voudrions louer le camping car au départ du voyage. Nous n'avons aucune idée du prix des campings pour les nuits et du prix du carburant. Si quelqu'un a des informations à nous donner sur un tel voyage ça serait super! Nous sommes 1 pers 50 ans et 3 enf (17,20,21) merci
Quoi manger et boire à Cuba? English translation pending
by Anyy · 2010-02-18 · 190 replies
Bonjour, j'entends pleins de trucs au sujet de la bouffe et de l'eau dans le sud, svp, pouvez vous m'eclairer, je n'ai pas le gout de tomber malade pendant mon sejour. Merci beaucoup!
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-02-01 · 94 replies
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.

La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Première partie

Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)

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Vendredi 8 mai

Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.

Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !

Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.

Samedi 9 mai

Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.

Dimanche 10 mai

J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.

Lundi 11 mai

Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.

Mardi 12 mai

En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.

Mercredi 13 mai

Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.

Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.

Jeudi 14 mai

Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.

Vendredi 15 mai

Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.

Samedi 16 mai

Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !

Dimanche 17 mai

Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !

Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.

Lundi 18 mai

8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.

Mardi 19 mai

Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.

Mercredi 20 mai

Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.

Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.

Jeudi 21 mai

Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.

Vendredi 22 mai

Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.

Samedi 23 mai

Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.

Dimanche 24 mai

C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…

Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.

Lundi 25 mai

Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.

Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.

Mardi 26 mai

Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.

Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Retour de treize jours en Oman: informations et avis English translation pending
by Labaronne · 2010-01-10 · 13 replies
Bonne année aux VFistes, Nous venons de rentrer de 13 jrs d'Oman et sommes enchantés de notre voyage. Nous avions loué un 4x4 Nissan patrol 4.5Lt manuel par http://www.elegantoman.com/ à 299 RO (soit 550 € env) pour 13 jours, assurance vol et collision-dommage inclus, avec 150 euros de franchise. C'est un tarif défiant toute concurrence après avoir écumé le Web. Ils son filiales de Nissan donc en cas de problème on peut s'adresser à un concessionnaire Nissan. Nous n'en avions pas eu. Notre itinéraire: A/R par Qatar Airways à 503 euros. Pour info au 8/1/10 date de notre vol retour, le "Oman off-road" nouvelle édition n'est toujours pas disponible à la libraire de l'aéroport. Prix sur place: essence à 0.12 RO/litre (soit 20 centimes d'euro), on peut manger pour 1 à 2 RO Les principales dépenses porteront sur les séjurs à l'hotel et la location de voitures.

J1: Arrivée à 3h30 à l'aéroport. Taxi jusqu'au loueur. Prise de la voiture à 8h30. Visite grande mosquée, balade dans la vieille ville, déjeuner à Muttrah, séjour à l'hôtel Delmon situé à Al Wadi Al kabeer, réservé par www.booking.com. Excellent rapport qualité/prix (23 RO, petit déj inclus). Il est un peu excentré mais situé près des plages du Sud (les + belles de Mascate) où nous avons passé l'après-midi.

J2: Courses au Carrefour de Seeb, situé entre l'aéroport et Seeb. Il n'est pas bien approvisionné et nous n'avions pu trouvé de réchaud à gaz par exemple. Dans ce cas , il faut chercher dans d'autres magasins ailleurs d'où perte de temps. Nous avions opté pour acheter du charbon en remplacement. Par précaution, nous avions emporté nos tentes (Quechua 2") et matelas gonflable de Paris. Mais vous pouvez trouver des tentes basiques et autres maé=tériels de camping chez Carrefour. J'ai aussi acheté des chaussures de trek chez Sun & Sands dans le même centre commercial City Center, mais sachez qu'il est très difficile d'en trouver pour femme (pas de clientèle). A 13h, bignade de pied aux sources d'eau chaude dd'Al Thowara à Nakhal A 17h, arrivée à Wadi Bani Awf, bivouac pour la nuit.

J3: Baignade (délicieuse) dans l'un des pool de Wadi Bani Awf. Visite de Bilad Sayt. Route vers Al Hamra. Bivouac au-dessus du village de Misfat Al Abriyyin

J4: Visite de Misfat Al Abriyyin (magnifique). Picnic déjeuner puis visite de wadi Ghul. Montée jusqu'au Djebel shams où nous avions bivouaqué sur le plateau. Il a fait très froid (température 7°C), la brume et la bruine sont arrivés au petit matin.

J5:Visite de Bahla (le fort est en restauratuion donc vous ne pourrez voir que l'extérieur) puis de Jabrin. Visite de Tanuf. Bivouac à Tanuf.

J6: Séjour à l'hotel Al-Diyar de Nizwa (45RO). La piscine était gelée comparée à la température de la mer et des wadis! Déjeuner au resto Al-Arzaq en centre ville derrière le fort, dans la principale artère commerçante de Nizwa. Plats et jus de fruits délicieux et bon marché. Le nan maison est 'lun des meilleurs que j'ai goûté. Visite du souk et du fort. Diner au resto Bin Atique (déco sympa car nous disposions d'un salon privé où manger allongés sur des coussins mais nourriture servie tiède et peu savoureuse). Comme c'était le 31/12, nous sommes allés célébrer le réveillon au Bar Arabic du Golden Tulip où il y avait de l'alcool, sans droit d'entrée à acquitter (contrairement au bar Occidental) et l'ambiance locale garantie.

J7: Départ pour le désert, Wahiba Sands. Il pleuvait. 1ère fois depuis 7 ans: compte tenu des stats il faut le prendre comme une vraie chance! Cela dit, le climat nous a été bénéfique sur l'ensemble du séjour, soleil et chaleur au RDV tous les jours sauf le 1/1 mais dans le désert ça facilite la conduite sur le sable. Nuit à Al Raha Camp (19 RO/pers, thé et café ainsi que fruits à volonté dès l'arrivée, buffet diner et petit déj inclus). Les huttes sont sommaires mais comportent une douche (froide). Descente des dunes en 4x4, quad et surf: super marrants! Le camp propose aussi d'autres activités.

J8: Wadi Bani Khalid, baignade et bronzade. Cap sur le village de pêcheurs d'Al AshKhara, bivouac sur la plage.

J9: Plages au sud d'Al Ashkhara, des pêcheurs nous ont offert une énorme seiche fraîchement pêchée. Remobntée jusqu'à Sur pour séjour à l'hôtel Sur Plaza. Visite de la ville.

J10: Séjour au Turtle Beach Resort à ras-Al-Hadd. Nous voulions au début passer J9 au Turtle beach Resort puis J10 au Sur Plaza ce qui aurait été logique par rapport à l'itinéraire et aurait évéité de refaire 80 kms A/R entre Sur et Ras-Al Hadd, mais faute de disponibilité au Turtle beach il nous a fallu inverser. Avis sur le Turtle B.R : très cher pour la prestation. Bungalows sans fenêtre ni sanitaires à 42 RO la nuit pour 2 avec dinet et petit déj. Le camp est très stric et affiche l'interdiction d'y introduire nourriture et boissons. Poste de garde à l'entrée et barbelé! Accueil franchement tiède et impersonnel.Le seul avantage est d'être les pieds dans l'eau face à une merveilleuse crique où l'eau est cristalline et les fonds poissonneux. Le soir, nous sommes allés voir la ponte des tortues au Turtle Visitor center. C'est situé à une vingtaine de kms. En début janvier, compter 3 tortues pour 100 touristes donc vous n'assisterez peut-être pas à leur ponte. Nous avons eu de la chance ce jour-là et avons pu voir ce spectacle incroyable.

J11: Wadi Tiwi- Wadi Shab. Pour ce dernier, il faut taverser une succession de 3 piscines pour accaéder à la fameuse grotte à ciel ouvert. L'entrée n'est pas forcément visible, il faut éventuellement plonger pour la trouver. Wadi Shab est magnifique et l'eau si chaude. Bivouac à côté de Fins. Nous avions galéré pour trouver la fameuse White Beach et ne l'avions localisé que le lendemain.

J12: Baignade à White beach. A Dibab, visite du Sink Hole puis de Wadi Suwayh. L'accès n'est possible qu'en 4x4 par contre la récompense est à la hauteur car la piscine au bout du trajet est large, profonde (possibilité de plonger depuis les rochers) et riche en poissons. Direction Yiti via Mascate. Bivouac à Yiti.

J13: Baignade à Yiti. Retour à Mascate (30mns). Séjour à l'Hôtel Al Naseem (22RO la nuit taxe incluse, sans petit déj). L'hôtel est vieillot, les chambres petites mais la situation centrale. Diner près de l'Oman Arab Bank dans un resto en plein air qui sert de très bons menus grillades.

J14: Restitution du 4x4 à l'aéroport (s'arranger avec le loueur qui ne dispose pas de bureau sur place). Vol retour vers la France. Nous prévoyons déjà de revenir visiter le Musandam et le Dhofar.

J'espère que ces infos vous seront utiles pour la préparation de votre voyage.
Hendaye/Brest ou Brest/Hendaye au mois de juillet? English translation pending
by Pastel7 · 2010-01-02 · 13 replies
Bonjour, Pour quelle direction opteriez-vous au mois de juillet en tenant compte du vent et du dénivelé? Du nord au sud ou du sud au nord? Sur quel site puis-je voir une étape en profil avec les montées et les descentes? Peut-être à bientôt sur la route. Tous les vents favorables possibles. Meilleures pensées
Quoi faire en dix semaines en Europe? English translation pending
by MaximeRG · 2009-12-21 · 112 replies
Bonjour à tous. Je suis en train de voir à mon voyage en Europe. Malheureusement je ne pourrai pas prendre 5-6 mois comme je le voulais dû à l'université. Par contre, je vais prendre entre 9 et 10 semaines de vacances à la fin de mon étude collégiales et j'aimerais ne pas manquer les HOT SPOTS de certains endroits que je vais visiter. Tous commentaires sont bienvenues, que ce soit sur mes choix d'endroits, ou trucs à faire ou voir.

Alors moi et 2 potes allons faire notre petit voyage en Europe de Fin juin à Fin aout et voici ce que nous avions en tête. Italie: Rome, Milan, Naples, Florence, Pise France: la Loire, St-Denis, Paris, Avignon, Marseille Espagne: Barcelone Pays-Bas: Amsterdam Suisse: Genève Corse: Ajaccio

Nous pensions également faire un petit tour en Belgique, tant qu'à aller à Amsterdam! En vaut-il la peine? Si oui, où est-il préférable d'aller?

En Corse, nous voulions aller en Corse car se semblait une belle place chaude et avec de belles plages, y a-t-il quelque chose à savoir? Expériences?

Barcelone, choses à ne pas manquer s.v.p.?

Milan et Florence valent-il la peine? Y-a-t'il des villes que je devrais rajouter en Italie?

En France, y-a-t'il des villes que je devrais rajouter?

En Suisse, Genève en vaut-il la peine, où une autre ville serait mieux?

Nous avons également penser à aller voir Londres, par contre il faut traverser la manche, cela en vaut-il le détour? Si oui, trucs à voir, à faire et temps suggérer ?

Ne vous gêner surtout pas à partager vos expériences et opinions et suggestions, cela serait très utile à mes amis et moi pour la réalisation de notre projet.!

Merci beaucoup!
Sicile: Syracuse ou Taormina? English translation pending
by Emmerson · 2009-12-17 · 12 replies
Bonjour,

Nous faisons un circuit "grande vitesse" fin avril en Sicile et nous sommes devant un dilemme du fait du temps qui nous manque entre aller ou ne pas aller à Syracuse, rester ou ne pas rester à Taormina. Plusieurs personnes nousdisent que c'est vraiment dommage de ne pas rester plus longtemps à Taormina... et que nous ne prenons pas le temps de nous poser pour apprécier cette ville si agréable. Alors qu'en pensez-vous ? Sachant que les personnes avec qui nous voyagerons veulent vraiment faire l'Etna, sacrifiereriez-vous Syracuse pour rester une vraie journée à Taormina ?.. Certains nous disent ne pas avoir apprécié Syracuse (trafic, ville bof)... et nous ne sommes pas avec des férus d'archéologie.

Notre choix pourrait être l'un ou l'autre :

Choix 1 avec Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. (Pas de temps de visite à Taormina juste la soirée) Jour 2 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Syracuse. Jour 3 : visite de Syracuse. Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina

Ceci ne nous laissant pas le temps de visiter Taormina, on m'a dit que je faisais une bêtise car il paraît que c'est une ville très sympa. Est-ce une erreur de ne pas y passer une journée ?

choix 2 sans Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. Jour 2 : Taormina visite et éventuelle plage. Jour 3 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Taormina Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina

Éventuellement, sur la 2ème option, si nous restons une vraie journée à Taormina, que devons nous faire ? visite de Taormina (amphithéatre, téléphérique et ... ???), faire une jolie plage proche. Connaissez-vous de belles plages à proximité de Taormina : Pozillo ? Isola bella ? Y-a-t'il un intérêt à aller à Aciréale ?

J'aimerai vraiment votre avis ; considérant le fait que nous voyagerons avec une personne très faible au niveau santé, le choix 2 est peut-être préférable sauf si c'est une grosse erreur de privilégier Taormina à Syracuse. Votre avis sur la question sachant que nous ne pouvons forcer ni sur les visites ni sur les kilomètres. 3h de route maxi par jour et au moins 3 heures de repos ou plage par jour.

Pa ailleurs, sauriez-vous me trouver le numéro en Sicile - s'il y en a un- qui correspondrait au 15 (SOS médecin) et pouvez-vous me dire où se trouve l'hôpital le plus à la pointe en matière de cancérologie en Sicile s'il nous arrivait un soucis avec mon amie ?

Dans l'attente de vous lire, excellentes fêtes de fin d'année.
Louisiane: compte rendu de voyage English translation pending
by Feefee · 2009-12-16 · 67 replies
Bonjour,

Pour ceux qui se rappellent de mon projet d'escapade en Louisiane début Décembre... et bien, c'est extrêmement triste... car je suis rentré... 😛

J'avais fait 2 posts sur le sujet - le premier pour poser des questions sur le climat et l'endroit http://voyageforum.com/v.f?post=2920944;search_string=louisiane%20escapade; - le deuxième pour le parcours et les bonnes adresses : http://voyageforum.com/v.f?post=2952650;search_string=louisiane%20escapade;

La Louisiane n'etant pas un sujet traité régulièrement comme l'Utah, le Grd Canyon ou LA... je me permets un p'tit résumé.

Les adresses cités dans les post ci dessus ont été testées et très appréciées (Mulate's / Randol's / etc...) Nous en avons trouvé d'autres tout aussi sympa, que je distillerais si besoin 😎

Pour tout ceux qui visitent la Nouvelle Orleans : une adresse de circuit :
http://www.mondecreole.com Visite en francais du French Quarter, ciblée sur une famille créole, aucune langue de bois, faisant decouvrir une histoire non asseptisé comme peut l'etre l'histoire américaine. Le Garden District est un quartier magnifique.

Pour les plantations : Comme il a été dit (dans les posts ci dessus), et je le confirme, rien ne sert de faire 10 visites de plantations. Une greek revival suffit (J'ai fait Oak Alley Plantation - visite a l'américaine : costume d'époque et aucune info sur l'esclavagisme) Je dirais qu'en voir de l'extérieur 2/3 suffit... j'en ai vu 7/8... au bout d'un moment, elles sont toutes plus ou moins pareilles 😛 Après tout dépend du temps dont on dispose... 2 Créoles incontournables : The Myrtle (visite géniale) & Laura plantation (intérieur sans grand intêret (tout a brulé en 2005) mais visite sans langue de bois et focus sur les propriétaires) / San Francisco Plantation est terrible de l'exterieur (pas visitée) j'ajouterais Longwood Plantation (style inclassable - visite interressante) Il m'est difficile de juger les visites, nous avions toujours un guide perso... vu le peu de touriste a cette époque, ils ont donc tous été sympas et disponibles pour parler histoire

La route longeant le Mississippi n'a absolument aucun charme ! a moins d'être un fan de l'industrie petro-chimique et de collectionner les photos de raffineries, de plus, une digue de 4m de haut cache la vue sur un mississippi transformé en autoroute a péniche...

Au point de vue saison, je déconseille de découvrir les USA en commençant par la Louisiane un mois de Décembre. (avant de m'incendier, bien lire tous les mots de ma phrase ci dessus) De plus, a mon avis, pour découvrir la Louisiane et la savourer pleinement, les meilleurs moments doivent etre au printemps ou en automne. Le mois de Décembre est tristounet : peu d'animation, pas de faune, flore en sommeil, peu de lumière, froid, (pluie).

Pour ma part, je le savais. et j'ai aimé cette ambiance de bayou en hiver... envoutante, étrange, parfois même angoissante (complètement seul dans le Chicot SP en hiver au milieu des bois et des bayous...)

Le circuit que j'ai fait (cf 2eme lien) était plutôt équilibré, il aurait fallu 1 journée de plus à la Nouvelle Orléans. j'aurai pu zapper Natchez, sans grand interet mais je ne regrette pas (le saloon d'under the hill est top).

La Louisiane est un état : - pour les passionnés de nature (et chasse/peche) - pour découvrir un morceau d'histoire Française/Espagnole et Américaine très intéressante et méconnue - pour découvrir qu'aux Etats-Unis, il existe une vraie culture culinaire (au moins la bas...) 😉

En un mot, j'y retournerais dans qq années, au printemps.

Pour finir, pour tout ceux qui pourraient hésiter : Allez y !!!

A dispo pour plus d'infos.
Meilleur itinéraire de Haguenau à Grenoble à vélo en mai 2010? English translation pending
by Maluc · 2009-12-10 · 17 replies
Quel est le meilleur itinéraire pour me rendre à grenoble? en partant de Haguenau 67 via l'allemagne et la Suisse , ou rester en France et ce en bivouac sur l'ensemble du trajet . Je pense faire entre 70 et 100 KM jour
Hésitation entre deux circuits aux Etats-Unis English translation pending
by Vinnylove · 2009-12-10 · 24 replies
Bonjour à tous, bon c'est décidé les vacances 2010 seront américaines.(fin juillet -mi août) Ce sera notre 6eme voyage au pays de l'Oncle Sam. J'hésite entre 2 itinéraires le point commun des 2 sera la visite de Yellowstone que nous avions adoré mais vu trop rapidement.

1 au départ de san francisco (ma femme adore cette ville) remontée par la côte jusqu'à Seattle avec les incontournables du trajet sur 15 jours, vol pour bozeman, yellowstone 1 semaine, retour SFO depuis Jackson Hole J'ai un peu peur de la pluie à cette période sur la côte ? les paysages de l'oregon et Washington ne sont ils pas redondants avec les rocheuses canadiennes que nous avons déjà faites ?

2 une boucle au départ de Denver avec Arches et Canyonlands que nous ne connaissons pas encore, ainsi que Rocky mountains. en passant au minimum 5 jours à yellowstone aurons nous le temps d'intégrer les classiques, MV et Grand canyon ? nous les avons déjà faits en 2002 mais bon, on s'en lasse pas existe t'il des vols directs sur Denver ou Salt lake ?

alors merci de me donner votre ressenti et retours d'expérience sur ces 2 itinéraires possibles Vinny
Carnet de bord d'une croisière sur le Costa Serena du 15 au 22 novembre 2009 English translation pending
by Capucine18 · 2009-11-26 · 170 replies
😎Ah ! Ouf ! Nous y voilà ! Voilà enfin mon carnet de bord de ma croisière "Dernière Minute" sur le Costa SERENA du 15 au 22 novembre 2009.

Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.

Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.

Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE

607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !

7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !

Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.

Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.

Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .

Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.

La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....

Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !

Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".

Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.

Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !

Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !

Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.

Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!

Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.

Bonne nuit !

Capucine18

1 2 Lever du jour sur l'Alsace

3 4 Montagnes enneigées en Suisse

5 Arrêt technique

6 Entrée du Tunnel du ST Gothard

7 Directions

8 Lugano

9 10 11 L'hotel à Padoue

12 la place de la Gare à Padoue

13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates

15 16 et ça aussi !!!!

Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Voyage humanitaire au Togo en août 2010 English translation pending
by Chamalow08 · 2009-11-17 · 9 replies
bonjour j 'ai 18 ans et j' aimerais partir en voyage humanitaire en aout 2010 c 'est pourquoi je recherche des personnes et des &associations qui pourraient maider et aussi me faire part de leur expérience . je serais plutot attiré par le togo et "travailler " avec les enfants dans les écoles ou les orphelinats .Je compte sur ce voyage pour pouvoir aider les plus démunis et pouvoir apprendre la culture et les habitudes des habitants des pays du togo . Alors nésitez pas à me répondre merci .
Séjour linguistique aux Etats-Unis avec organisme English translation pending
by Gigidusud · 2009-11-07 · 20 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai pour projet de partir quelques mois aux USA afin d'y apprendre l'anglais.

Pour cela, j'ai ciblé deux organismes : EF et ESL. Sachant que ces derniers pratiquent à peu prés les mêmes tarifs à prestations égales.

J'ai deux questions :

1) Connaissez vous ces organismes ?

2) J'hésite entre plusieurs villes : NYC, Chicago, Boston, Washington pour la côte Est ; ou bien Los Angeles, ou San Fransisco pour la côte Ouest. Si certains d'entre vous pouvaient me donner leurs impressions.

Merci à tous.
Une boucle "papillon" dans l'Ouest américain English translation pending
by Cendryon · 2009-10-29 · 63 replies
Nous y voici !!! Le temps est venu de raconter moi aussi nos aventures, ... notre premier voyage de 4 semaines à l'ouest des USA !!! ...

En espérant que ce récit puisse autant servir que m'ont servi d'autres carnets de voyages de ce même forum ! 😉

Merci encore à tous ceux qui participent à ce forum 🙂

Carte du circuit .

Vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé la boucle " papillon "... mais c'est aussi parceque l'on s'est "posé" peu de temps sur les sites visités...

Les étapes :

1er aout – Vol Bruxelles/Londres/LA avec BMI + New Zeland Airways (1nuit au Sheraton aeroport de LA) 2 aout /3aout – Los Angeles Hollywood (2 nuits au Magic castle hotel) 4 aout – Santa Barbara (1 nuit au Virginia Holidays inn express) 5 aout – Carmel (1 nuit au Wayside inn) 6, 7, 8, 9 aout - san Francisco (4 nuits à l'Holiday inn express fisherman wharf) 10 aout – Yosemite village (1 nuit au Yosemite lodge) 11 aout – Bridgeport (1 nuit au Virginia creek settlement) 12 aout – Death valley (1 nuit au Stovepipe well) 13, 14, 15, 16 aout – Las Vegas (4 nuits au Venetian) 17 aout – Grand Canyon (1 nuit au Thunderbird lodge) 18, 19 aout – Page (2 nuits au Holiday inn express) 20 aout – Monument valley (1 nuit au View) 21 aout – Torrey (1 nuit à l'Austins chuckwagon) 22, 23 aout – bryce Canyon (2 nuits au Ruby's inn) 24 aout – las Vegas (1 nuit au Golden Nugget) 25, 26 et 27 aout – Los Angeles Anaheim (3 nuits au Park vue inn) 28 aout – Vol LA/Londres/Bruxelles avec New Zeland Airways + BMI

J'allais oublier : Nous sommes une famille de 4 à faire ce voyage : Le père, la mère, le fils (18ans) et la fille (presque 13ans)

Commençons le récit directement avec...

...le jour d'après (notre arrivée). En effet le temps passé dans les aéroports et les avions n'a rien de très excitant et l'arrivée tardive à Los Angeles nous a fait rejoindre bien vite le Sheraton où une suite avec un lit très confortable - et un canapé lit moins confortable pour les enfants - était bienvenu après une si longue journée.

Dimanche 2 aout Réveillés très tôt, ce qui n'a rien d'exceptionnel vu le décalage horaire, nous sommes impatients de découvrir la vue de Los Angeles. A quoi ressemble la ville ? Comment sera le temps ? Va-t-on découvrir le fameux smug dont on parle tant à Los Angeles ? Déception. La vue depuis le 7ème étage d'un hotel moderne et sans âme proche de l'aéroport n'a rien de folichon et en plus elle baigne dans une brume grisâtre.. Les voitures s'affolent pourtant déjà sur le boulevard qui jouxte l'hotel. C'est dimanche mais près d'un aéroport, il y a toujours de la circulation...

Tout le monde est prêt rapidement, curieux de découvrir la mégapole. En descendant par l'ascenseur je repense à la réflexion de Nicolas hier au soir qui avait été étonné de constater que je ne lui avais pas raconter de blague : Il n'y a pas de 13ème étage dans les hotels américains !...

La récupération de la voiture chez AVIS se fait rapidement, il n'y a personne au comptoir et lorsqu'on propose un 4X4 à Patrick à la place de la berline réservée, il accepte illico ! Je n'en reviens pas, lui qui ne voulait pas que je loue un 4X4... Bonne opération pour le commercial de chez AVIS, mauvaise pour mon porte monnaie mais finalement, nous ne regretterons pas un instant ce choix (impulsif) de véhicule PONTIAC TORRENT, certes peu nerveux à notre goût, mais qui nous permettra de faire nos 4800 km de routes et pistes sans problème. Il est tout blanc et il est immatriculé "HOT"... On dira donc...qu'il semble tout indiqué pour affronter les températures que nous rencontrerons !

En traversant la ville vers le sud, le voile terne qui enveloppait le ciel s'est levé et c'est sous un soleil radieux que nous apparaît le vieux, mais encore majestueux, QUEEN MARY... Cet élégant navire a eu a chance de na pas finir dépecé dans un sordide chantier de casse indien car les américains l'ont récupéré pour le transformer ...en hotel restaurant. C'est justement dans le restaurant que nous avons rendez-vous pour un traditionnel brunch dominical...eh oui, c'est dimanche !

Nous voici donc dans le grand salon du bateau, plongés immédiatement dans un univers rétro et élégant. Un buffet pantagruélique s'offre à nous avec différentes cuisines du monde organisées par "stations". Nous aurons l'occasion lors de ce voyage de nous apercevoir que les américain aiment beaucoup les grands buffets.... Un grand blues man noir trônant au dessus d'un buffet de poisson et fruits de mer réchauffe l'ambiance en chantant de vieux tubes de sa voie éraillée ... It's a wonderful world !

Après les agapes, place à la visite du navire. Avant d'arriver à la salle des machines, rarement accessible dans un paquebot, nous admirons quelques maquettes en coupe... L'histoire de ce navire qui a servi au transport des troupes pendant la guerre est racontée à travers de nombreux documents d'époque visuels ou sonores et nous suivons son évolution tout au long des coursives.

Sur les ponts supérieur nous avons accès à la salle des commandes ainsi qu'aux appartements privés des officiers de bord ainsi qu'à une superbe vue sur Long Beach.

Il est temps de quitter ce paquebot de légende pour rejoindre HOLLYWOOD, ce qui signifie également qu'il faille traverser la ville... et traverser la ville, même un dimanche après-midi, ça ne se fait pas en 5 minutes. Nous sommes au sud, nous allons au nord ce qui fait en tout 52km à parcourir, et même si le GPS indique 40 minutes de temps de trajet, nous mettrons environ 1 heure pour traverser cette immense métropole de 13 millions d'habitants avec quelques ralentissements qui ne sont tout de même pas comparables aux embouteillages de la semaine.

Le MAGIC CASTLE HOTEL paraît bien sympathique au milieu d'un environnement fleuri. En entrant et en voyant la petite piscine je me dis que finalement j'aurais peut-être mieux fait de réserver ici plutôt que de m'embêter à loger au Hollywood Hill Hotel, l'ensemble d'appartements qui fait office d'annexe du Magic castle. Au comptoir du tout petit Lobby un tout petit homme m'annonce qu'il y a un tout petit problème de plomberie pour la chambre que j'ai réservé, et me propose une chambre plus grande ici même, en bas, avec tous les snacks que l'on désire et avec possibilité d'aller à la piscine d'en haut si l'on veut...et insiste en me disant que de toute façon, je n'aurais eu qu'une chambre avec vue sur la colline et non sur la ville... Je ne crois pas un instant à ce problème de plomberie me disant qu'ils préfèrent sans doute remplir l'hotel du bas avant d'ouvrir les chambre du haut, mais je me dis que finalement, nous n'aurons pas a descendre la colline à pied pour venir au petit déjeuner qui, de toute façon, doit être pris en bas et que ce n'est sûrement pas plus mal !

La chambre est en fait un appartement spacieux doté d'un coin cuisine et d'une chambre séparée. Les enfants quant à eux devront (encore) dormir dans le canapé lit ! Le petit déjeuner au magic Castle s'avèrera tout à fait correct avec d'excellentes scones aux myrtilles.

Le magic castle restera une des bonne surprises du voyage et je suis encore étonnée d'avoir pu trouver un hotel à taille humaine dans une si grande ville et en plus à 2 pas du Hollywood boulevard !

J'ai réservé un TOUR DE VILLE avec CALIFUN, une société qui propose des visites guidées en français. Le guide (québécois) vient nous chercher à l'hotel et nous embarque dans un van.

Nous voilà parti les quartiers chics de BERVERLY HILL suivi de la traversée de BEL AIR avec sont lot de villas de stars. Après avoir stationné dans une rue qui nous permet d'aperçevoir le fameux "signe HOLLYWOOD" qui surplombe le quartier, nous faisons un arrêt obligé sur Hollywood boulevard le temps de prendre quelques photos devant le chinese theatre mais il y a un monde fou. Comme notre hotel est tout proche, nous reviendrons un matin où le quartier s'avèrera beaucoup plus calme...

Nous partons vers le centre ville au milieu des grands buildings où le guide nous montre l'architecture moderne du Disney theatre.

Puis nous faisons une halte dans quartier très animé de Almera, le temps de voir les danses mexicaines et le petit marché d'une rue des plus anciennes de la ville. Là c'est vraiment le Mexique et toute sa communauté qui se rassemble pour faire la fiesta et on aurait envie d'y rester plus longtemps!

De retour à l'hotel la nuit tombée, nous décidons d'aller diner au YAMASHIRO, le restaurant qui domine la colline. Le receptionniste du Magic Castle, toujours plié en 4, qui appelle pour réserver notre table et nous emmène en voiture jusqu'à l'entrée du restaurant. Le repas est excellent (l'expresso est un vrai et bon expresso) et la vue sur la ville est superbe.

















Lundi 3 aout Aujourd'hui nous passons la journée aux studios Universal. Nous avons déjà eu l'occasion de visiter le parc d'attraction du même nom en Floride, à Orlando, mais ici, à Hollywood, en plus des attractions il y a les "véritables" studios de cinéma ! Nous avons choisi un tour VIP qui nous permettra, outre de se la "pèter" car ce n'est pas tous les jours que l'on est VIP, d'éviter de faire de longues files d'attente en cette chaude journée du mois d'aout, mais aussi d'aller visiter les studios en back stage !

Avant de pénétrer dans le parc , nous remarquons le sympathique "saddle ranch" avec ses décors très "western". Nous ne passons pas sous la clèbre arches des studios comme à Orlando, le passage se fait sur le côté.

La journée commence tranquille par un accueil souriant, genre sourire publicitaire pour une marque connue de dentifrice. Comme nous sommes en avance, nous avons le temps de faire un petit tour dans le parc à l'heure où il n'y a vraiment pas foule et Caroline commence ses "repérages" dans les boutiques !

Dans un premier temps, je ne remarque pas du tout l'intru de la sculpture du tournage à l'entrée !... très amusant !

Dans le salon d'accueil des VIP que nous sommes nous attendent café, jus de fruits et petits gateaux ainsi que nos guides qui nous répartissent en petits groupes d'une dizaine de personnes. Nous serons donc avec une famille anglaise et un couple d'australiens.

Le tour commence par l'attraction des Simpsons, un simulateur qui vous emmène faire un tour de roller coaster virtuel, donc très peu pour moi merci, je préfère attendre le reste de la "team" !

Vient ensuite la visite attendue des studios en "petit train" et nous commençons par les trucages pour le son. Puis nous nous rendons dans un hangar qui abrite la fabrication des décors avec toutes les techniques de trompe l'oeil pour agrémenter les constructions.

Puis, dans un autre bâtiment, nous nous faufilons entre de hautes étagères où s'entassent un nombre incalculable d'objets. Ce bric à brac extraordinaire est la salle des accessoires et c'est à se demander comment les employés arrivent à les retrouver dans cet incroyable cafarnaüm !

Le guide nous emmène ensuite sur des lieux de tournage en extérieur. Le commentaire est illustré par des extraits de films qui passent sur les écrans plats du petit train. Je retiendrais le passage près de la maquette qui a servi au tournage du dernier "King kong" : En réalité, il s'agit de décors miniature avec un petit bateau alors que le rendu dans le film est impressionant ! Lorsque nous arrivons à la hauteur du fameux motel de "Psychose", un homme sort du bâtiment avec un grand paquet qu'il place dans le coffre d'une vieille voiture. Lorqu'il aperçoit notre "petit train" il s'élance alors sur nous un couteau sanguinolant en main !

Puis c'est le passage dans la très chic, très propre, très fleurie visteria lane de "Desperates housewifes" où le guide nous parle déjà de personnages de "saisons" qui ne sont pas encore arrivées jusqu'en Europe !....

Plus loin notre véhicule passe sur un pont de bois qui s'effrondre au moment de notre passage.. mais heureusement, on s'en sort sans problème... Ah ces trucages sont vraiment bien faits !!

Après un repas servi sous forme de buffet nous poursuivons par quelques attractions dont "Jurassic parc" que nous avons trouvé meilleure que celle du parc de Orlando alors que la version de la Momie est ici beaucoup moins impressionante.

Enfin, avant de déambuler librement dans le parc où l'on peut croiser des "personnages" comme Marylin, Zorro ou les Simpsons, nous assistons au spectacle "Waterworld" dont l'attérissage de l'avion sur le plan d'eau qui sert de scène est assez impressionnant et je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment cet avion était arrivé là !

Nous quittons le parc en fin de journée car les enfants ont hâte d'aller diner au HARD ROCK CAFE qui se trouve au bout de la City walk. Il est moins vaste que celui de Orlando mais tout de même très bien décoré avec également une Cadillac qui tourne au dessus du bar ! Nous faisons nos emplettes à la boutique puis nous obtenons une table bien placée...









Mardi 4 aout Aujourd'hui nous prenons le temps de nous offrir une petite flanerie matinale sur Hollywood boulevard, beaucoup plus calme que lors de notre première visite l'après-midi. Il fait déjà très chaud mais il y a beaucoup moins de monde que l'après-midi et après être passé devant le théatre chinois, nous remontons un peu plus le boulevard histoire de trouver d'autres étoiles connues. C'est un jeu qui plait beaucoup à Caroline qui a en main le plan avec les emplacements des "stars des stars". Nous irons jusqu'à l'étoile de Marylin qui malheureusement n'est pas très propre mais, comme par hasard, il y a un type à 2 pas de là qui se balade avec un chiffon et un vaporisateur en main prêt à nettoyer les étoiles “au hasard” des demandes... et pour quelques dollars ! En revenant nous aperçevons sur la colline le YAMASHIRO où nous avions passé la soirée de l'avant veille.

Nous partons pour BURBANK et les studios WARNER BROS. Après avoir récupéré les tickets (les vrais car acheté sur le net) nous nous restaurons de quelques patisseries au starbuck café. Le VIP tour est très bien organisé. Moins “show à l'américaine” que celui des studios Universal, il nous permet d'aller sur des lieux de tournage où nous...ne verrons pas grand chose … si ce n'est quelques décors de villes comme New-York ou Chicago, , , enfin on nous dit que c'est Chicago car comme nous ne sommes jamais allées ni à New-York ni à Chicago...et aussi sur la scène du l'emission de TV américaine du “Ellen show”. En fait, les studios WARNER produisent pas mal de shows et de séries TV, dont FRIENDS, mais la plupart restent réservées aux chaines américaines. Nous visitons également un sorte de musée de voitures célèbres comme la "bat mobile" ou bien la voiture volante de Harry Potter mais aussi une exposition de costumes dont ceux justement du film "Harry Potter". Il y a même une dame qui nous fait le "coup du chapeau" de Harry Potter !

La route pour SANTA BARBARA se fait rapidement, ce qui n'et pas le cas pour ceux qui viennent dans le sens inverse !

Le GPS nous fait passer par des quartiers un peu triste avant d'arriver à l'hotel, petit holiday inn aux reflets espagnols dans le style de la ville que nous allons découvrir. Nous sommes un peu au pays de ZORRO ! La chambre, toujours dans le même style avec ses grands lits en bois, est plutôt petite mais jolie et les lits sont très confortables.

C'est parti pour une petite balade très sympa jusqu'au Pier en bord de mer ou nous verrons le “congrès des pélicans” juste à côté de celui des pigeons et un peu plus loin celui des goélands. Des "pirogues de mer" s'affrontent jusqu'à une bouée où l'on entend les supporters hurler . En fait ce sont des phoques ou otaries installés sur la bouée qui doivent raler pour ce dérangement !

Nous revenons à pied vers le centre ville où un marché bat son plein sur la très animée state street. Nous nous rendons directement vers le PALACE grill car j'avais lu sur tripadvisor qu'il s'agissait d'un bon restaurant, bien coté des internautes.

A la reception on nous demande si nous avons une réservation, je crains le pire...et puis finalement on nous installe de suite dans une salle assez bruyante du fait de la proximité des cuisines semi-ouvertes. En fait ce restau ne paye pas de mine et l'intérieur n'est pas franchement reluisant... et puis le bruit et l'air des ventilateurs n'a rien pour plaire.

Le serveur prend notre commande et dépose sur la table des muffins avec un bol de crème. Drôle d'entrée en matière. Alors on lui demande tout de même si c'est pour manger tout au long du repas où à la fin. Il nous suggère de commencer de suite. En fait la boule de crème se révèle être une sorte de beure salé, et les muffins n'ont rien de sucré. Ce sont plutôt de petits cakes aux noix, aux épices, aux herbes... et ils sont excellents.

Après cette bonne introduction nous dégustons littéralement nos plats. Ici la cuisine est celle de la Louisiane, les plats sont cajun et la musique est jazzy. J'ai pris des pates aux écrevisses (oui il y a beaucoup d'écrevisses de proposées dans les plats du menu) avec des champignons, une sauce créole épicée mais crémeuse. C'est très bon! Patrick déguste son filet mignon sur purée de pommes de terre.. aux écrevisses. Puis une serveuse nous amène un document à n'ouvrir que lorsque la musique commencera. On entend alors le grand Louis chanter “It's a wonderful world”, le son est à fond et tous les serveurs du restaurant viennent à chaque table trinquer avec les convives... original ! Sur le document il y a les paroles de la chanson que les clients peuvent reprendre en choeur. re-Original ! Le son baisse alors pour laisser s'egrener les classiques du jazz de la nouvelles orléans et le service reprend son cours...

Pour le dessert, le serveur apporte 4 assiettes pour partager ("just in case") … Ils doivent avoir l'habitude! Nicolas et moi avons commandé un pudding soufflé au grand Marnier à se partager, comme l'a suggéré le serveur qui connait la taille de la portion. C'est excellent !

Patrick et Caroline ont opté pour la Key Lime pie, portion plus raisonnable. Bref il n'y a que le café qui n'est franchement pas buvable mais le reste nous aura vraiment ravi. Une bonne adresse.

Nous revenons sur la state street où les touristes s'entassent sur les terrasses pour gouter à des cuisines mexicaines ou traditionnelles. C'est certes plus animé mais après avoir regardé les menus... et les tarifs, nous ne regreterons pas notre choix. Balade nocturne dans les petites rues de cette charmante cité aux accents espagnols qui vivra dès jeudi aux heures des “old spanish days” autant dire que la fiesta battera son plein ! Au final, la ville de Santa-Barbara nous laissera un excellent souvenir !













Mercredi 5 aout C'est parti aujourd'hui pour une grande journée de route le long de la côte. Nous quittons Santa Barbara sous le soleil et le GPS nous propose de passer à travers la montagne et les vignobles pour rejoindre SOLVANG. Initialement je n'avais pas prévu de passer par ici craignant que la route soit trop sinueuse et les paysages enlaidis par les récents incendies. Mais il n'en est rien et la route est très agréable à travers les vignes et les ranchs.

Avant d'entrer dans le village, il nous faut faire le plein d'essence. On parle rarement dans les carnets de voyage de cet embarras devant la pompe essence... Eh oui, une fois trouvée la fente pour introduire la carte de crédit, voilà la machine qui nous demande, non pas le code de la carte, mais le code postal de notre région !...Nous voici donc bien embarrassé pour prendre le carburant et Patrick de devoir demander au pompiste comment faire ! Heureusement que l'humain suplée parfois la machine qui n'a pas prévu que des étrangers puissent venir chercher du carburant !!! Nous aurons ce tour plusieurs fois au cours de notre voyage !

SOLVANG est un charmant village de style Dannois très fleuri avec son moulin et des maisons typiques et colorées. Les boutiques sont attirantes et nous nous laissons tentés par quelques patisseries pour le pique nique prévu ce midi sur la côte. La visite du village est très appréciable au matin car il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues.

Direction donc la côte. En passant près de San Obispo je remarque le Madonna Inn, l'hotel hyper kitsch dans lequel j'avais eu envie de dormir vu qu'il dispose de chambres démentielles!.. Finalement l'environnement de l'établissement n'a rien d'original : le bord de l'autoroute …ce qui explique que peut-être qui aient mis le paquet sur l'intérieur "so amazing!"

Arrivée sur MORRO BAY c'est la déception car la brume, enfin, les nuages bas de brume, se sont posés sur la mer et la côte ...Nous ne verrons donc pas Morro bay et nous poursuivons vers Cambria.

Et là, tout à coup, c'est le drame !!

Le tableau de bord indique qu'il faut changer l'huile !!! Patrick peste contre le loueur. C'est un peu fort de nous louer une bagnole pour le mois sans avoir fait la vidange !!! Nous nous arrêtons donc pour téléphoner à AVIS par le numéro de secours prévu... et là, c'est l'horreur : La nana au bout du fil nous demande notre nom, prénom (tout juste si elle ne demande pas l'age des passagers …) et n'arrive pas à nous situer quand on lui dit qu'on se trouve sur la N1en Californie, la route qui longe la mer, entre Cambria et San simeon!! De plus elle ne veut pas de nos coordonnées GPS la nullissime! Là je me rapelle soudain le texte d'un gars sur voyageforum qui disait avoir appelé car en plein désert, il avait abimé sa roue et le call center, sans doute situé à l'autre bout de la planète, l'avait envoyé dans un bled où le garage n'existait plus!

Moment d'angoisse (sauf que l'on est pas en plein désert, moment de doute, moment de rage, moment de désespoir... J'imagine la nana avec son casque de téléphone à New Delhi (voir slumdog millionnaire) en train d'essayer de nous situer sur une carte (ils n'ont donc pas google map?) Elle nous propose de RETOURNER vers San Luis Obispo dans l'agence AVIS dont elle nous donne l'adresse … Merci, on aurait pu la trouver directement avec tomtom , grrrrrr! Le call center dans ce cas ne nous aura aidé aucunement, pire il nous a fait perdre 20' et le coût d'un appel international pour tout ce temps (40€)!

Arrivés à l'adresse indiquée, nous nous retrouvons à l'entrée d'un vaste centre commercial, sic ! Heureusement la chance ne nous a pas totalement lâché car nous repérons un gars sympa sortant de sa boutique qui s'empresse de nous trouver l'agence AVIS sur son ordi (merci internet) et reviens illico presto pour nous indiquer qu'elle se trouve dans l'hotel Embassy au bout du parking. Merci, sympa, on n'aurait jamais pu trouver sans l'aide de ce gars car AVIS n'est pas indiqué et se trouve dans un recoin de l'hotel. Si un jour ce gars est au chômage, il pourra toujours se faire embaucher dans un call center !!

Wahouuu quel lobby !! On dirait l'hotel Alliance de Lille, un ancien cloitre couvert d'une verrière pyramidale dans sa version moderne ! Le gars de chez AVIS ne doit pas être souvent dérangé, dns un recoin de l'hotel, bien planqué dans son agence. Heureusement il est très aimable et souriant. Il remarque sur le contrat que l'entretien de la bagnole vient d'être fait et que le garagiste a dû oublié de faire un “reset” pour remettre en ordre l'électronique … grrrr... Il nous assure qu'il n'y a aucun problème et que nous ne sommes pas les premiers auxquels cela arrive. Il nous remet le bazar en ordre et on peut repartir.

Il est 14h et les ados ont faim. Alors on stationne l'auto à l'ombre et on entre dans le premier truc venu où l'on a vu sur la vitre que l'on pouvait avoir des salades. En fait c'est une bonne surprise. Au lieu de pique niquer près de la mer avec nos patisseries danoises, nous avons droit à un buffet à volonté, boissons incluses, pour 35$ à 4. Il y a du choix en chaud et froid, c'est frais et c'est bon! Patrick prend du lapin et goute diverses choses. Le crumble en dessert est excellent ! Bref ce BUFFET HOMETOWN est une excellente alternative au fast food... Nous prenons note du nom de la chaine .. au cas où...mais nous n'en reverrons pas d'autres au cours de notre périple.

Nous repassons devant le Madonna Inn pour la seconde fois puis rejoingnons la côte et MORRO BAY qui cette fois n'est plus dans le brouillard et se signale surtout par les grosses cheminées de sa centrale electrique (…)

Nous venons donc de prendre 2h de plus sur le planning prévu. Tant pis nous ne visiterons pas Point Lobos.

Nous nous arrêtons tout de même à l'endroit que j'avais prévu pour pique niquer, histoire de voir si les coordonnées GPS relevées étaient exactes. Yep, TOMTOM a l'air compatible avec les coordonnées données par google map.. mais pas pour toutes... L'endroit est plaisant, venteux et nous rencontrons nos premiers écureuils pas sauvages du tout.... L'arrêt suivant s'effectue sur la plage de San Simeon, bien signalée par un panneau, pour voir les sea lions, en d'autres termes, les éléphants de mer. Il n'y en a pas des masses, mais question masse ils font le poids !

La route qui suit attaque littéralement la montagne et donne l'impression de toujours monter sans jamais redescendre. Nous atteignons une hauteur assez vertigineuse...

Je vole quelques photos de la route car Patrick n'a pas l'intention de s'arrêter partout !... Je lui explique que nous devrons impérativement nous arrêter à Julia Pfeiffer Burns, un des points de vue des plus remarquables de la côte.

Julia Pfeiffer Burns est exactement comme sur les nombreuses photos que j'ai vues de l'endroit. La cascade n'est pas à sec et l'endroit ensoleillé à souhait est ravissant.

Nous terminons la route de BIG SUR avec un soleil déclinant qui rend la lumière de la mer aveuglante puisque le soleil se couche toujours... à l'ouest !

L'entrée dans CARMEL est assez surpenante car on se retrouve au milieu de pins très bas ce qui assombrit les rues en cette fin de journée. On a l'impression d'être dans les dunes. L'hotel WAYSIDE INN est super mimi avec des fleurs partout. La chambre est spacieuse et cosy, dans un style british. C'est trop mignon, nickel j'adore!

Nous ressortons rapidement car, je vous le donne en mille, les ados ont... faim !!! J'avais repréré sur le net, un restaurant italien car ils adorent ça. En fait il s'agit du restaurant NICO'S, un grec/italien où l'on trouve des plats assez classiques. 2 Spagghetis carbonara, 1 penne aux fruits de mer, pizza aux fruits de mer, crème brulée160 $ tips inclus à 20% d'office, (ils ne s'emm.. pas pour un service où, mis a part le patron qui se la joue à l'italienne .. où à la grecque, c'est selon, n'est pas très souriant). Craigneraient-ils que les européens ne laissent rien en pourboire ?

Nous partons faire un petit tour dans la rue principale. Il y a beaucoup de boutiques très classes. Les rues sont peu éclairées. Je me souviens avoir lu quelque part que c'était voulu car les habitants de Carmel, (au fait, les habitantes sont-elles des carmélites ???) refusaient la modernité ! Comme on ne voit pas grand chose dans le noir, nous décidons de rejoindre l'hotel. La visite, ce sera pour demain !









Jeudi 6 aout Ce matin on nous ammène un petit “panier déjeuner” devant la porte de la chambre à 7h30., une sorte de "panier repas" en sac isotherme avec des taourt, du lait et des céréales... Le ciel est gris quand nous partons faire une petite balade sur Océan street jusqu'à la plage bordée de pins "de Monterey" où les promeneurs et leurs chiens sont déjà nombreux. Après avoir marché dans le sable (pas très chaud), nous retournons vers l'hotel par la rue principale avec ses galeries d'art et ses patios commerciaux fleuris abritant des boutiques aux noms "frenchy". Au final cette ville nous aura parue très "snob", sorte de "Deauville" ou "Knokke le Zoute" du Pacifique...

MONTEREY est très proche de Carmel et nous avons prévu de visiter l'aquarium qui se trouve dans une ancienne fabrique de... sardines ! La visite est sympa. Ceux qui connaissent Nausicaa à Boulogne/mer (comme nous) ne seront pas surpris car c'est un peu le même système de visite pédagogique avec toutefois une collection de méduses et d'hipocampes assez chouette. Je m'attendais tout de même à plus grand. Le soleil est revenu ce qui nous permet de parcourir la route de la côte jusqu'à san Francisco en profitant encore de ses paysages qui font parfois penser à... la Bretagne !

Et puis voilà les premières vues de SAN FRANCISCO et ses petites maisons pastel qui nous invitent à poursuivre la visite. Nous savons déjà que cette ville va nous plaire !

A l'hotel HOLIDAY INN au FISHERMANS WHARF, nous avons une suite avec un salon/kichenette séparé de la chambre au 4ème et dernier étage de l'établissement . Les fenêtres donnent sur le sommet de la pyramid tower et la coit tower. C'est "nickel chrome" pour ma "team" qui a apprécie déjà notre environnement car notre première visite est pour les quais et leur animation. Nous traversons le musée mécanique pour voir quelques bateaux à quai et nous nous rendons ensuite vers le célèbre Pier 39 où nous avons prévu de diner, devinez où ??... au hard Rock Café qui devient passage obligé car les ados sont fans ! Le diner ne nous laissera pas un souvenir impérissable. La déco est moyenne et l'endroit est extrèmement bruyant ! J'ai tout de même testé le steak sirloin qui n'était pas si mal.

Mis à part la température hivernale, on a bien aimé l'ambiance du PIER 39. Il y a des tas de boutiques et de restaurants mais il y a surtout la visite aux otaries... ça pue un peu mais c'est tout de même marrant à voir !

Le FISHERMAN'S WHARF est certes très touristique mais l'ambiance y est festive et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter... et ça, c'est amusant ! Les garçons se trouvent des chapeaux “Indiana Jones”... dans des boutiques qui sont partiquement toutes tenues par... des chinois ! Quant à moi, je me prend un gilet polaire tellement j'ai froid !!! Caroline est aux anges car il y a vraiment de quoi faire du shopping. Il y a des centaines de tee shirts dont certains repésentent le président nouvellement élu. Avant de rentrer nous passons voir le terminus du CABLE CAR, ce funiculaire en bois, pour assister au retournement du véhicule qui se fait ici, à la main...et c'est vraiment l'attraction locale !









Vendredi 7 aout Levée avec le soleil, nous prenons notre temps pour prendre le petit déjeuner car nous avons rendez-vous à 10h30 pour un tour guidé avec Mr TOAD. Il s'agit d'un tour motorisé dans un "tacot" aménagé. Notre chauffeur est très sympa et son attitude cadre totalement avec le style du véhicule. Il me fait penser à un personnage Disney alternant les commentaires avec les "pouet pouet" à l'encontre des habitués croisés du parcours. Le véhicule limite le nombre de passagers à 10. Le parcours est classique et l'arrêt à Chinatown permet d'aller voir la fabrique des "fortune cakes". Le passage dans les beaux quartiers nous permet d'admirer de superbes villas victoriennes et dans le quartier hippie de High Hasbury, notre chauffeur enclanche la musique "If you go to San Francisco ..." Ambiance ambiance ! Nous terminons par la visite du Presidio et du Golden Gate. Hereusement que nous avons pensé à prendre les coupes vent car dans ce genre de véhicule ouvert il y a beaucoup d'air et il est très froid ici !!! Après avoir acheté un "MUNI pass" pour 3 jours, nous embarquons dans le fameux CABLE pour grimper jusqu'à Sutter street. Nous aurons l'occasion d'amortir ce Muni pass car nous emprunterons le bus plusieurs fois. Les bus sont nombreux et faciles à prendre. En revanche, le Cable est bondé de touristes. A cette heure il y a une file d'attente dingue au terminus et aux arrêts il faut presque se battre pour trouver une place ou s'accrocher au parapet... C'est une petite deception car pour notre premier trajet dans ce véhicule, on ne voit rien de la route ... Nous déjeunons au LORI'S DINNER situé à l'angle de Sutter street et Powell street (le cable passe juste devant). Le décor est super pour ceux qui aiment les années 50's façon "Grease" !! La nourriture est plutôt bonne et il y a du choix. On teste les hamburgers (of course), les premiers du voyage et ils sont très bon ! A noter que pour l'accompagnement on peut demander de la salade ou du coleslaw à la place des frites.

J'ai eu beau préparer ce voyage depuis plusieurs mois, je me sens perdue à San Francisco où j'ai l'impression que les routes qui descendent ou montent sont bien plus nombreuses que je ne l'avais repéré sur mes plans....Bref ici , ça monte, ça descend tout le temps !

Nous voici arrivés sur UNION SQUARE, la fameuse place centrale qui, selon moi, n'a pas grand chose de différent d'une autre ville. Macy's, qui trône au milieu de la place, est un grand magasin genre Galeries Lafayettes et le reste c'est "boutiques" etc...Je ne vois pas l'intérêt de s'y attarder, il y a tant d'autres choses à découvrir ici. Nous passons donc au quartier financier et ses buildings. On n'a jamais vu de buildings si hauts aussi rapprochés, alors ça fait un peu bizarre ce quartier de la finance. Le musée de la banque WELLS FARGO est tout petit mais comme c'est gratuit, ça vaut le coup de s'y poser 5' et de monter dans la diligence. Pendant notre voyage, nous penserons souvent à l'épopée des pionniers qui sont venus s'installer à l'ouest, osant s'aventurer sur des pistes incertaines et traverser des contrées hostiles pour parvenir jusqu'à l'océan !

Nous entreprenons de flaner dans le quartier MISSION pour voir les façades peintes. Le parc accueille de nombreux jeunes installés tranquillement face à des bâtiments anciens comme Mission Dolores. Nous nous promenons un peu dans la mission street et les rues adjacentes. C'est un quartier agréable et apparemment en pleine reconversion car il y a de nombreuses boutiques et restaurants branchés fraichement ouverts. Mais nous ne nous attraderons pas le soir car le coin de la station de métro sur Mission/16th est hyper mal famé (bandes, prostituées...)...

Nous nous rendons ensuite dans le quartier japonais, peu étendu mais dont le centre commercial et sa tour sont particulièrement significatifs. Nous avons réservé au BENIHANA , restaurant japonais Tepanyaki. Nous apprécions particulièrement ce rituel ou le chef japonais cuisine devant nous sur une plaque chauffante. C'est bon, frais et c'est léger. Le seul hic c'est que ce restaurant est bien bruyant. La "Japantown" est donc toute petite comparé à la Chinatown mais il y a de nombreux restaurants (non tepan) et quelques boutiques nippones.









Samedi 8 aout Aujourd'hui c'est notre journée "bicyclette". En route donc pour SAUSALITO via le GOLDEN GATE ! Nous louons nos vélos, sortes de "mountain bike" chez BAY CITY BIKE, une boutique proche de l'hotel.. appréciable au retour (rincés mais heureux....). C'est assez facile de louer un vélo à San Francisco car il y en a partout. Nous croiserons des centaines de cyclistes durant notre périple du jour ! Nous longeons la baie pour nous rendre vers le Golden gate qui est à moitié dans la brume. Ca monte un peu pour arriver sur le tablier du pont mais une fois qu'on y est, ça va, c'est presque plat... et là ce n'est que du bonheur ! On en a tout de même "plein les pattes" après car les vélos sont peut-être "secure" mais ils sont hyper lourds.. alors moi, dès que ça monte, c'est à côté du vélo que je me place... De l'autre côté, nous faisons une petite halte auprès des pêcheurs, histoire d'admirer le pont (toujours dans la brume). Avant d'arriver à Sausalito, ça monte un peu à travers la forêt d'eucalyptus... en même temps ça doit bien dégager les bronches !

SAUSALITO est une ville très mignonne mais il y a un monde fou ! A l'aller on se dit que l'on ne va pas s'arrêter de suite vu la foule. On préfère poursuivre vers les houseboats. Toutes les "résidences", autrefois celles des "hippies" ne sont pas accessibles au public pour préserver la tranquilité des riverains ... qui ne sont plus vraiment des hippies aujourd'hui... Sur le chemin du retour, on décide de s'arrêter déjeuner avant le centre ville dans un petit café très sympa, le CIBO, un tantinet branché écolo-nature. Bonne pioche !! On est bien tranquille ici. Il y a une petite terrace mais on préfère profiter de la fraicheur intérieure. Au menu Panini servi avec un petit ravier de pickles et moi j'ai testé un french toast avec des pêches et des fraises HUMMMMM. Dans ce café, on ne sert pas de coca, chose étrange pour les USA mais ce n'est pas plus mal ! J'en attrape pour 35$ boissons comprises, le même prix que l'autre jour au SUBWAY de Monterey, mais ici c'est bien meilleur et nettement plus clean avec un service souriant et "in french" ! Faudra qu'on m'explique là !!! Quand on se rend à Sausalito en vélo via le golden gate on a, en gros, é alternatives : Revenir par le pont ou bien traverser la baie en ferry qui nous ramène non loin du fisherman wharf ... Nous optons pour cette solution, la moins couteuse en ...énergie car nos batteries sont un peu déchargées à cette heure ... Nous tentons de stationner les vélos dans un parking (à vélos) du centre ville mais après avoir pris connaissance des heures du ferry nous renonçons de façon à avoir une place à bord .. et c'est pas gagné vu le nombre de vélos au centre ! C'est pourquoi nous sommes les premiers à embarquer. A en croire des français qui sont à bord du ferry du retour, on a bien fait de déjeuner à l'extérieur du centre. On a l'impression que tout le monde s'arrête au centre ville alors qu'après c'est beaucoup plus cool !

A bord du bateau, au moment de reprendre els bicyclettes pour débarquer, c'est le bins total ! Heureusement que les américains étaient mieux organisés pour débarquer en juin 44 ! Il faut dire que c'est le week end et on a vraiment l'impression que les californiens qui ne font pas de joging font du vélo !!! Bref on n'est pas tout seul sur la route... tant pis pour les autos, ce n'est pas leur jour !! Après un passage à l'hotel histoire de se reprendre un peu, nous repartons en cable vers le haut de la Columbus street mais en route, nous décidons d'aller voir de plus près la fameuse LOMBART street dans sa partie la plus attractive : Les lacets fleuris ! Pour de nombreux touristes, le jeu consiste à descendre cette rue en auto et de préférence en se tenant, pour les passagers, assis sur les portières du véhicule !... En haut de la rue il ne faut pas moins de 2 policiers pour réguler la circulation. Inutile de dire que si l'on tient absolument à effectuer la descente en voiture dans la journée, il convient de prendre son mal en patience !!! Avant de rejoindre notre restaurant du soir, la STINCKING ROSE, nous décidons d'aller voir d'un peu plus près la fameuse transamerica pyramid. Sur le trottoir, un orchestre chinois au grand complet nous rappelle que nous sommes aux portes de chinatown. Heureusement que j'ai réservé le restaurant "Stincking rose" sur internet sinon il aurait fallut attendre dehors ! On nous accompagne jusqu'à notre table, au premier étage, dans un dédale de petits passages. La salle de restaurant est assez vétuste. Ce restaurant est une vraie usine et c'est très bruyant !!! Ici l'ail est à l'honneur et il y en a dans tous les plats ! C'est le concept du resto qui en fait sa renommée mais la cuisine n'est pas super originale mis à part cet ail qui est partout, y compris dans les fresques grossières peintes sur les murs. Les plats sont plutôt italiens et le service pourrait être plus souriant. Attention, les gnocchis sont juste un peu...sucrés

Dimanche 8 aout C'est formidable de pouvoir passer un dimanche à San Francisco, surtout quand le soleil est au rendez-vous dès le matin et que le ciel est dégagé ! Le dimanche est un jour tranquille... mais notons que les californiens sont déjà assez cool et puis c'est le jour de la messe, de la célébration comme on dit dans les églises méthodistes et Cie...car nous avons prévu de nous rendre assister à la célébration de la GLIDE... et qu'a t'elle de particulier cette église pour que j'ai envie d'y aller alors que je n'assiste jamais à la messe d'habitude ? Ben j'vais vous l'dire : Il s'agit tout simplement d'une messe en GOSPEL !!!! Alors nous partons en Cable car à l'assaut du centre ville. Alors que nous marchons vers l'adresse indiquée, nous dépassons un groupe de dames chapeautées qui se rendent au même endroit que nous...mais nous sommes les premiers de la file d'attente et le chairman, très sympa, nous place près du mur. Ensuite il nous invite à entrer et nous choisissons de monter à l'étage car j'avais lu que c'était mieux pour les touristes. Nous nous installons au premier rang du balcon. Derrière nous il y a d'autres touristes français. Nous avons alors une vue imprenable sur la scène car ici, point d'hotel et de reliques, point de statues, de vitraux ou fantaisie, tout se passe dans le chant, le discours, l'attitude et ...la technologie car films et images se relaient sur le grand écran situé derrière la scène ! On nous distribue alors un éventail car il fait assez chaud au balcon. Il porte l'inscription d'une publicité pour le restaurant de l'hotel japonais du coin, brunch oblige...ou comment allier spiritualité, sponsoring et bien être ! J'avais lu que les messes en gospel de la Glide étaient super, mais en réalité c'est carrément surprenant, un véritable spectacle pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde !! On démarre directement par un chant et tout de suite on est dans l'ambiance. Le soliste est extraordinaire , les choeurs sont parfaits et les musiciens carrément top (Wahouuu le saxo !!). Au premier étage, un type tout aussi agité que les habitués du bas relaie l'enthousiasme des chanteurs et nous invite à frapper des mains comme un "chauffeur" de salle de spectacle ! Au cours de la célébration nous assistons à une scène surprenante. Un grand noir très efféminé nous présente les produits dérivés qui peuvent être achetés à la fin de l'office. Il se met à défiler comme dans une collection de haute couture avec un tablier à l'éfigie du groupe. On croirait Jacob dans la cage aux folles... Tout le monde éclate de rire... on n'en croit pas nos yeux ! Imaginez une telle scène dans une messe de chez nous !! Mais nous n'avons pas fini d'être surpris car voici qu'entre en scène le très dynamique, que dis-je, l'explosif pasteur noir qui va nous offrir un prêche carrément politique et rappeler au passage que "Maintenant, nous avons un président !" Après coup, je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de messe car ici il s'agit plutôt d'un show !!! et quel show !!! En tout cas c'est vraiment très chouette. Je suis ravie !

Quelle chance nous avons d'avoir un temps superbe sur cette ville dont on dit qu'elle est souvent dans la brume ! J'ai réservé pour le brunch au TOP OF THE MARK, le restaurant situé au sommet de l'hotel intercontinental Mark Hopkins. Le "Top" n'est qu'au 22ème étage, ce qui est nettement moins haut que le Carnelian room, le restaurant situé au 55ème étage de la tour de la bank of américa, mais qui n'etait pas ouvert ce dimanche !I Qu'importe, le Mark Hopkins est situé en hauteur sur une colline, par rapport aux autres buildings ce qui compense. Comme nous sortons assez tard de la Glide, nous hattons le pas pour nous rendre au restaurant ce qui fait que nous arrivons bien fatigués tellement la pente de la rue est rude ! En montant dans l'ascenseur, nous remarquons encore une fois qu'il n'y a pas de 13ème étage. Dans le restaurant très chic à l'ambiance feutrée il y a peu de touristes. Ce sont plutôt des gens de San Francisco qui viennent bruncher chic ici ! En tout cas le service est très soigné et buffet très fin ... un peu normal vu la classe de l'établissement ... et le prix .. mais la vue sur la baie est superbe !!! Le MUSEE DU CABLE, situé à deux pas de là, est un petit musée sympa et gratuit où l'on apprend comment fonctionne les "cable car" et où l'on voit les machines en mouvement... c'est donc très bruyant ! Après, en attendant ce cable car dans la rue déserte car il n'y a décidemment pas beaucoup de circulation à San Francisco le dimanche, nous prêterons une oreille d'autant plus attentive au bruit du cable situé au centre de la rue...

Retour à l'hotel pour se relaxer avant de partir visiter ALCATRAZ. Le bateau part à 18h45. J'ai réservé le tour de nuit. Nous prenons nos KWAY car j'imagine que le vent sera frais... je n'ai pas tord. Arrivés sur l'île, des guides nous prennent en charge pour nous accompagner jusqu'à l'entrée de la prison où nous prenons des audio guides dans notre langues c'est à dire en français pour moi et en néerlandais pour Patrick et les enfants. La visite est très interessante et la façon de faire commenter les lieux par d'anciens gardiens ou prisonniers est vraiment originale. Nous arpentons ainsi les couloirs de la prison, découvrant l'étroitesse des cellules et la vie des "pensionnaires" dont les plus célèbres ont même droit à l'affichage de leur trombine sur les murs! Au retour, nous pouvons admirer les lumières de la ville où nous passerons notre dernière soirée. Nous allons diner au BUBA GUMP à la demande des enfants, ce qui n'est pas une super idée car c'est assez cher pour manger ...quelques crevettes ! Mais bon, ce sont les vacances et on aime faire plaisir aux enfants (c'est comme au Hard rock café : hyper bruyant mais branché !). Au retour ils demanderont à voir le film Forrest GUMP...







(A suivre....)
Qui connaît San Sebastian? English translation pending
by Jalan22 · 2009-10-28 · 12 replies
Bonjour Je prépare un voyage en Espagne dans les régions de Navarre et Pays Basque. Peut-être avec un séjour à San-Sebastian .Qu'y a t-il à visiter dans cette ville et aux alentours ? Est-ce que quelqu'un connaît le camping Igueldo ? Je suis prête à écouter toutes les suggestions d'hébergement et de visites en ville ou en pleine nature pour cette région. Est-ce que ça vaut le coup de passer quelques jours à Pamplone ? Ce sera de toute façon en dehors de la San Fermin.....
Parcours de trois semaines Le Havre - La Rochelle à vélo English translation pending
by Pidjii · 2009-10-19 · 38 replies
Hello!

Alors, présentation, ne serait-ce que le minimum!

Moi, c'est Pierre, 16 ans tout ronds, Apprenti dans le milieu de la vente dans un grand magasin de cycles de Strasbourg. Je suis passionné de vélo, engagé dans la pratique du dirt pendant 3 ans, avant de passer à l'Enduro cet Eté.

J'ai déjà fait un court "voyage" avec un de mes cousins il y a deux ans, avec une remorque Croozer Cargo et un vieux vélo. "Seulement" 40km mais autant de kilomètres savourés et appréciés. C'était un peu la condition pour que mes parents me laissent partir. On devait coucher la première nuit à Bain les Bains (88) aux abords d'un étang appartenant à de la famille, ce que l'on à fait d'ailleurs. On est partis le matin, chargement dans les 2 remorques, tentes, un peu d'outils, réchaud etc. Instalation du camps, mise à l'abri, (2 guss sous la tente plus les caisses de matos, quelle galère!) On devait faire 3 étapes de 45km, avortées finalement en raison d'une météo capricieuse (et oh comment!), on est resté 2 jours sur place, toujours en autonomie, avec une visite chaque jour de nos parents pour vérifier que tout allait bien.

Voilà pour mon CV :)

Passons au pojet!

Partant du principe ou le vélo offre un moyen de déplacement et de loisir Hors Pairs, aimant non peu l'aventure, je me suis résolu à faire aboutir ce projet. Et de taille!

Strasbourg-Le Havre en train.

Puis redescendre toute la côte jusqu'à La Rochelle.

Sur 3 semaines.

- Pourquoi l'Ouest? J'ai toujours aimé le caractère marin de ces régions, pendant les années ou j'ai passé mes vacances là bas, en Camping car ou bien en Camping tout court, avant qu'on se pose dans une résidence secondaire sur Fréjus (Méditéranée). J'ai l'impression d'être ancré un peu à ces régions, si particulières, si accueuillantes ou repoussantes lors d'orages ou d'intempéries. Fabuleux embruns en bord de mer, odeur, paysages si différents de ma petite Alsace.

- Avec quel vélo? Je pensais à un Lapierre ROCK, SAND ou IRON. A voir le quel, j'en discuterais encore avec mes collègues, mais le Sand me parait vraiment un bon compromis, léger, bien monté et disposant d'une bonne transmission. Malgré des freins de merde, réputés pour leur manque de fiabilité... Formula, quand tu nous tien!

- Quand? Je pense en Aout 2010. Cela dépendra surtout de mes congés, mais c'est sur, le départ se fera de façon impromptue et au dernier moment!

- Le retour! En train de La Rochelle ou de Bordeaux jusqu'à Strasbourg!

- Quel portage? Bob YAK et porte bagage plus sacoches Combo 3 Vaude, de grande capacité et robustes...

J'attends avis, conseils et commentaires!

Pierre :)
Voyage de noces en circuit individuel au Vietnam English translation pending
by Aurelle78 · 2009-09-02 · 24 replies
Nouvelle sur ce forum, j'ai trouvé une mine d'informations sur ce que je cherchais. Je veins de me marier et je vais réaliser un de mes rêves : découvrir le Vietnam. Ma Grand mère et ma mère y sont nées, mais ont tellement cherché à se "franciser" à leur arrivée en France, que cette culture m'échappe.

Bref, je m'étale... J'ai lu à de nombreuses reprises que tout pouvait s'organiser sur place grâce aux nombreuses agences locales.Je ne vais pas vous faire répéter mais c'est vrai que ce n'est pas rassurant de se dire "Allez, je prends un vol, et je verrai bien sur place !".

En clair, j'aurai besoin de vos lumières sur comment organiser ce voyage, avec nos souhaits : - budget 2000€ / pers max pour 15 jours - hôtels 3* (niveau confortable quoi) - visites et repas libres - si possible guide et véhicule particulier - villes souhaitées : Hanoï / Baie d'Along / Hue et Hoi An (???) / Saïgon (passage obligé pour voir la maison dans laquelle ma mère a grandi) / fin balnéaire (4-5 j si possible)

Nous ne sommes absolument fas figés sur les villes (pour Hué et Hoi An, est-ce incontournable ?). Mon mari souhaite faire une halte balnéaire. J'avais pensé à Nha Trang, mais tout cela me semble un peu le cliché touristique. J'ai vu quelques photos de l'île de Phu Quoc : mais je ne veux évidemment pas perdre mon temps dans les transports...

Pour faire bref, nous souhaitons faire un circuit du nord au sud, en passant par les endroints qu'il ne faut pas rater. En même temps, nous ne voulons pas trop en faire (2-3 villes nous suffisent) pour bien prendre le temps de nous imprégner de la culture locale. Enfin, nous souhaitons avoir quelques jours de farniente en site balnéaire.

Pensez vous qu'une agence locale à Hanoï propose des formules très libres ?

Merci de m'avoir lue !
Dormir à Tikal? (Guatemala) English translation pending
by Cla27 · 2009-08-01 · 26 replies
Bonjour, je voulais savoir si c'était interessant et réalisable de dormir directement à Tikal le soir, pour le matin être au lever du soleil dans le site? connaissez vous des hotels, auberges dans Tikal? merci par avance pour vos réponsess
Improvisation Nomade English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-21 · 8 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Première Partie : France

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !

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Voyage au Canada en hiver: Montréal ou Québec? English translation pending
by Georgianna · 2009-07-11 · 33 replies
Bonjour, Nous avons un projet de voyage de 2 semaines en famille au canada pour noël et nouvel an. S'agissant de notre première visite, nous hésitons entre montréal (plutôt vers Mont tremblant) et québec. Pouvez-vous nous conseiller sur les endroits à visiter et à ne pas louper en hiver, sachant que nous aurons une voiture, mais que nous ne souhaitons pas faire trop d'heures de route car nous avons 2 enfants de 3 ans et 6 mois? Merci de votre aide!
En juin 2009 aux Etats-Unis? Comment ça c'est passé? English translation pending
by LeTigre · 2009-06-24 · 30 replies
Salut tout le monde.et notament ceux qui avez ardement et vaillament participé au topic " Qui part en juin ? ", je crois qu'il est temps de clore le sus nommé topic ( qui à - plus que - bien vécu 😉 ) et d'en ouvrir un autre ! 😉

En ce qui me concerne tout s'est trrèèèèèèès bien passé ( Bon c'est pas fini-fini puisqu'il reste Vegas demain ... ) et même si ce n'est guère original le mot qui résumerait le mieux ce voyage c'est GRANDIOSE.

On me l'avait dit mais bien que préparé, j'ai pris quotidiennement pdt 18 jours une grande baffe dans la tronche, le plus souvent à cause des paysages.😮😮😮😮

Toutes mes résas faites directement auprès des motels ont toutes été OK. La météo à globalement été de la partie puisque j'ai eu beau temps ( à part un jour ou deux) et pas trop chaud ...

Je reviendrais sur tout ça dans quelques jours mais comme ça vous pouvez laisser descendre l'autre topic ! 😎😎😎
Votre avis sur le parc national Mesa Verde? (Etats-Unis) English translation pending
by Bluesjake · 2009-06-23 · 62 replies
Hello les ami(e)s,

Pour mon prochain voyage aux Etats-Unis, prévu en 2010 sur 5 semaines, j'hésite à visiter Mesa Verde NP.

Je suis déjà aller à plusieurs reprises à Monument Valley, Grand Canyon, Bryce Canyon et Zion. Je compte aussi approfondir mes connaissances sur Moab (Arches et Canyonlands) avec une seconde virée.

Sans encore entrer dans les détails de ce US Tour 2010, encore en préparation, il y aura dans l'itinéraire ce passage: Tucson, Grand Canyon, Monument Valley, Mesa Verde, Moab, Salt Lake City, Reno, San Francisco...

Merci par avance pour votre avis sur Mesa Verde et sa région, que me conseillez-vous comme plan de visite, motels, restos...

A + et au plaisir de vous lire... 😎
Bons plans pour passer sept à dix jours en Alsace mi-juin? English translation pending
by Cracotte86 · 2009-05-08 · 20 replies
A vous tous qui allez me lire bonjour,

J'ai le projet de passer une semaine voir dix jours à parcourir, en voiture l'Alsace en

compagnie de trois autres personnes. J'aimerais, des conseils afin de visiter cette région

dans de bonnes conditions !......la route des vins dont j'ai entendu parler, quelques bons

restaurants et hotels. Ce séjour est prévu mi juin.

Merci par avance à tous ceux qui voudront bien me conseiller.

Bonne fin de journée
Faire la route de Apalachicola vers la Nouvelle-Orléans? English translation pending
by NewPat · 2009-04-15 · 9 replies
Bonjour les voyageurs, cet été je vais en floride : miami, keys, florida, everglades, naples, fort Myers puis je voudrais passer quelques jours à la nouvelle orléans avant de revenir sur Orlando pour renter sur NY. je voudrais faire la route entre fort Myers et la nouvelles orléans en 2 jours et je ne sais pas où m'arrêter pour passer la nuit et quels ont les points sympa à ne pas manquer de visiter ou peut être simplement des points ayant de très beau paysage. je pensais faire une première journée de trajet de fort myers jusqu'à Apalachicola puis une deuxième journée de apalachicola jusqu'à la nouvelle orléans. est ce une bonne idée ? est ce que vous avez des bons conseils à me donner ?

Par ailleurs je compte rester 3 jours pleins en louisiane ... si vous avez des conseils je suis preneur. je voulais faire un tour dans le bayou en bateau ou en barque faire un tour de bateau à aube et bien entendu visiter la ville et écouter de la musique le soir (je veux rester dormir à Nouvelle Orléans) .

merci de votre aide et de vos conseils Patrick
Tour du Mont Blanc avec ou sans variantes? English translation pending
by Quincyj · 2009-03-30 · 18 replies
Bonjour,

Avec quelques amis, nous avons l'intention de faire le tour du mont blanc sur 10 jours durant la première quinzaine de Juillet. Nous avons tous déjà fais de la randonnée, mais jamais avec un portage lourd et sur une telle durée. Cet itinéraire est-il accessible pour quelqu'un s'étant entrainé un minimum ou bien faut-il être déjà bien habitué à marcher sur plusieurs jours ?

J'ai lu le topo TBM et j'ai pu voir qu'il y a quelques variantes qui ont l'air très sympas. Cependant, pour une première, n'est-il pas plus prudent de rester sur le sentier principal ? Les panoramas sont-ils déjà splendides sur l'itinéraire de base ou est-il vrai que les variantes offrent des vues d'une bien meilleure qualité ? A la lecture de certains posts/sites, j'ai eu une impression globale que le tour du mont blanc par le chemin principal était vraiment moins intéressant que via les variantes qu'il propose : Me suis-je trompé ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et n'hésitez pas à nous donner quelques conseils/infos sur cet itinéraire !

Clément
Résumé de notre voyage au Vietnam en janvier-février 2008 English translation pending
by Ghinaine · 2009-03-28 · 12 replies
Notre voyage au Vietnam. Janvier-Février 2008

Nous sommes partis de Marseille le 13 janvier 2008 pour la Thaïlande.

Après deux jours à Bangkok, départ pour le Vietnam par un vol Air Asia réservé depuis la France. Nous sommes accueillis à Hanoï par notre guide Hinh et un chauffeur le 16 janvier. J'avais réservé un circuit à la carte de trois semaines depuis la France chez Asiatica Travel. La circulation dans cette ville, c'est de la folie!!! 4 millions d'habitants, 3 millions de motos nous dit le guide, les trottoirs sont impraticables car ils servent au stationnement de ces motos, traverser une rue relève de l'exploit. Le temps n'est pas super, frais et brumeux!!! Nous visitons la ville pendant deux jours, les principaux sites, et assistons au fameux spectacle de marionnettes sur l’eau. Le train pour aller plus au nord est assez confortable. Arrivés à Lao Caï, il ne fait plus frais, mais froid, nous sommes a 2 Km de la Chine, la route vers Sapa est belle, mais dans le brouillard c’est un peu stressant, la conduite à droite se fait plutôt au milieu, à gauche dans les virages, ils doublent aussi dans les virages, sans se soucier de la ligne continue !!! Heureusement, ils roulent lentement, 30-40 Km/heure, cela permet de se rabattre lorsque l’on se trouve nez à nez avec un autre véhicule qui fait la même chose en face. Ainsi, les distances ne se calculent pas en Km mais en temps !!!

Arrivés à Sapa, visibilité nulle, il paraît que les montagnes nous entourent, mais on n’y voit pas à 10 mètres. Installation à l’hôtel puis nous partons visiter le village Catcat des H’mong noirs sous la pluie, retour à l’hôtel, difficile de se réchauffer, car il fait vraiment froid et humide nous nous apercevons avant de sortir pour déjeuner que les lits sont munis d’alèzes chauffantes. Nous allons faire un tour sur le marché en marchant dans la boue, nous « apercevons » la cathédrale dans la brume avant d’aller se régaler dans un restaurant près d’un feu de cheminée. Nous faisons ensuite un tour dans le village toujours dans les nuages et la bruine donc en rentrant à l’hôtel nous testons l’efficacité des alèzes chauffantes, c’est super !!! Pour ajouter une touche « agréable », le matin au lever il n’y avait pas d’électricité, le linge que j’avais donné à laver m’a donc été rendu bien humide !!!

Nous avons pris la route vers Bac Ha, une éclaircie nous a permis d’apercevoir les alentours et les rizières jusqu’en haut des montagnes, après Lao Cai la route est un peu périlleuse à l’endroit où elle est en réfection. Là nous logeons chez l’habitant à même le sol de l’étage sur des petites paillasses, un peu dur pour mes vieux os, notre guide nous confectionne le repas accroupi dans la pièce qui est la « cuisine » !!! Deux petits feux de bois, un pour la bouilloire et un pour le wok. A deux mètres de là, les cochons, les poules et les chevaux. Les sanitaires avec douche chaude ont été construits à l’extérieur par l’agence de voyage. Le lendemain dimanche c’est le marché hebdomadaire, les costumes des H’Mongs fleurs sont très beaux, nous avons aussi du soleil. Tout est vendu au marché, cochons, buffles, chevaux….l'alcool de riz dans des bidons de 5 à 20 litres en plastique ressemblant à des bidons de gas oil, du pétrole dans des bassines, la viande à même les tables en bois(bonjour l’odeur !! comme dans tous les autres marchés d’ailleurs !). Le soir à Lao Cai avant de reprendre le train pour Hanoï nous nous arrêtons au poste frontière avec la Chine, il n’y a que des « commerçants » qui passent à pied avec de grosses charrettes, genre semi-remorque sans tracteur, remplies de fruits ou de légumes « made in China » ! Le train arrive à Hanoï à 4h30, il pleut, le chauffeur nous attend et nous prenons tout de suite la route pour Mai Chau.

Déjà beaucoup de monde circule à cette heure là, avec ou sans éclairage, il y a un col à passer, il est dans le brouillard, pour maintenir sa route, le chauffeur se positionne à cheval sur la ligne médiane et non sur celle de la bordure droite, ceux qui arrivent en face en font de même !!!! Des camions en panne restent sur le bas côté de la route pendant la réparation le moteur en pièces détachées par terre !!! Il faut aussi éviter les blocs de pierres décrochés on ne sait quand du flan de la montagne, on espère que cela ne se produira pas lors de notre passage !!!

A Mai Chau nous arrivons dans un petit hameau de maisons sur pilotis, nous nous installons dans une grande pièce où plusieurs paillasses sont installées sur le sol, celui-ci n’est fait que de bambous posés sur des traverses en bois, ils ont l’air de bien résister. Des rideaux seront tendus dans l’après-midi pour nous séparer d’un autre couple de français d’à peu près notre âge arrivés plus tard et dont on ne connaitra jamais le son de la voix, le mari nous a fait un signe de tête le lendemain matin, mais sa femme ne nous a même pas regardés !!! Peut-être nous en voulait-elle de l’avoir gênée par nos ronflements de la nuit !!! Nous avons fait une grande ballade dans les rizières l’après-midi, puis le soir après le repas nous sommes allés assister à un spectacle de danses traditionnelles dans une maison voisine. Nous avons eu la preuve que les bambous du sol étaient solides en les voyant danser et sauter dessus.

Le lendemain nous reprenons la route pour la Baie d’Halong terrestre, nous logeons à Tam Coc, temps toujours froid et brumeux, heureusement que nous avions nos vestes en laine polaire ! Pendant la promenade en sampan, j’avais une main au chaud dans la poche, et l’autre frigorifiée en tenant le caméscope. Le restaurant se trouvait au 7ème étage de l’hôtel, trois côtés de la pièce étaient vitrés le reste non, aussi pour le repas le soir, j’avais une veste de jogging et une polaire sur moi, une deuxième polaire autour des jambes, je ne suis pourtant pas frileuse en général ! Après le petit déjeuner nous reprenons la route pendant 4 heures pour la Baie d’Halong, le soleil est au rendez-vous en y arrivant. Pour accéder à notre jonque il a fallut en traverser deux autres puis passer tant bien que mal à la troisième en descendant de l’une sur l’autre pour moi, les autres passagers eux, ont escaladé. Ces jonques sont de vrais petits hôtels flottants, nous partagons la table avec une famille Québequoise de 8 personnes dont un couple de Vietnamiens qui avait quitté le Vietnam depuis plus de 30 ans. Nous avons eu la chance d’avoir le soleil jusqu’à son coucher, puis le temps s’est rafraichit, heureusement que la clim de la cabine était réversible, nous avons pu chauffer un peu pendant la nuit. Au réveil, temps gris, et vent froid.

Retour à Hanoï où nous repassons quelques heures avant de prendre le train pour Hué. Nous disons au revoir à Hinh qui ne nous avait pas quittés depuis le début du séjour. Le train n’est pas aussi net que celui qui dessert le nord, tout ce qui part dans les WC arrive directement sur la voie comme c’était le cas chez nous quand j’étais enfant, je passe sur l’odeur !!! Les draps ont du être blancs un jour.

Un nouveau guide, Hong, et un nouveau chauffeur nous attendent à l’arrivée à Hué, nous déposons nos affaires à l’hôtel puis allons petit-déjeuner. Ensuite visite de la cité impériale et du tombeau de l’empereur Minh Mang. La circulation est vraiment beaucoup plus calme qu’à Hanoï. Le lendemain, après une excursion sur la rivière des parfums et la visite de la pagode de La Dame Céleste, nous prenons la route pour Hoi An. En passant par le col des nuages. On dit qu’il est la frontière météorologique entre le nord et le sud, c’est bien la vérité !!! Ce col porte bien son nom, froid, brume et bruine, mais aussitôt la descente commencée, le temps s’améliore et l’on aperçoit Danang en bas, au soleil.

Il parait que le monde est petit, nous en avons encore eu la preuve. En visitant un atelier de sculpture de marbre avant d’arriver à Hoi An, nous avons rencontré un couple de personnes que nous connaissons qui habite près de chez nous à Carqueiranne.

A Hoi An nous avons revu nos « amis » Québequois, à Nha Trang ils étaient également au même hôtel que nous, et à Saïgon nous les avons encore rencontrés.

Trois nuits à Hoi An, la ville est à 4 Km de la mer, mais comme notre hôtel était en ville, nous n’y sommes allés en taxi que le jour où nous avions quartier libre. Il y avait des vagues, et l’eau n’était pas claire donc pas envie de se baigner. Nous avons visité My Son le premier jour, puis la ville de Hoï An à pied, pont Japonais, marché… tout seuls puis avec le guide, sans oublier l’artisanat. Nous avons ensuite pris le train de Danang à Nha Trang de jour.

Les trains au Vietnam sont très lents, il faut en moyenne 32 heures pour aller de Hanoï à Saïgon (1141 Km), à 60 Km/h maximum. Le voyage de Danang à Nha Trang a duré 11 heures, heureusement que nous avions pris un petit déjeuner copieux car nous pensions acheter quelque chose à manger dans le train, mais la vue des vendeurs et de ce qu’ils vendent coupe l’appétit. Le guide du couple de Suisses qui était avec nous dans le compartiment, leur avait fait acheter ce qu’il fallait, ils nous on donné un petit sandwich. Nous avons trouvé de justesse un restaurant encore ouvert en arrivant à Nha Trang à 22 heures, car celui de l’hôtel venait de fermer. Notre nouvelle guide, Nga, nous a emmenés le lendemain matin faire une excursion en bateau vers l’une des îles de la baie de Nha Trang, occasion de découvrir plusieurs espèces maritimes. Visite de l’ile de Hon Tam, de l’aquarium de Tri Nguyen et du village de pécheurs flottant, puis nous avons pris un bain sur une autre île, l’eau était claire, il nous en a coûté 7000 dongs( un Euro=20000 dongs) chacun pour pouvoir se rincer à l’eau douce . Nga nous a proposé de visiter le musée Yersin, mais nous n’avons pas eu le courage, dommage pour nous car nous avons appris le lendemain au moment du départ qu’elle en était la conservatrice. Elle est guide en plus de sa formation de microbiologiste afin de pouvoir payer les études de ses enfants. Alexandre Yersin (1863-1943) Médecin et biologiste français, d'origine suisse, né à Lavaux (Canton de Vaud, Suisse), le 22/09/1863. Son père, intendant des poudres de la Suisse française, meurt avant sa naissance. Sa mère s'installe alors à Morges où elle ouvre une institution pour les jeunes filles et élève seule ses trois enfants (Emilie, Franck et Alexandre). 1883-1884 Etudes secondaires à Lausanne. Etudes de médecine à Lausanne, puis à Marburg en Allemagne. 1885-1886 Poursuit ses études de médecine à Paris, à l'Hôtel-Dieu, dans le service du Docteur Cornil. Rencontre E. Roux qui le fait entrer dans le laboratoire de L. Pasteur, à l'Ecole normale supérieure, où il participe aux séances de vaccination contre la rage. 1887 Reçu à l'externat des hôpitaux. Entre dans le service du professeur J.-J. Grancher, à l'Hôpital des Enfants-malades. 1888 Soutient sa thèse de doctorat en médecine : Etude sur le développement du tubercule expérimental, qui lui vaut la médaille de bronze de la Faculté de médecine de Paris (1889). Entre mai et juin, suit le cours de bactériologie de R. Koch, à Berlin. 1889 Nommé préparateur du premier cours de microbiologie de l'Institut Pasteur. Prend part aux travaux de E. Roux sur la diphtérie, et à la rédaction des mémoires sur le bacille diphtérique et sa toxine, qui paraissent dans les Annales de l'Institut Pasteur. Obtient sa naturalisation française. 1890 Quitte l'Institut Pasteur pour devenir médecin des Messageries maritimes sur la ligne Saigon-Manille. 1891 Est affecté sur la ligne Saigon-Haiphong. En décembre, obtient un congé des Messageries maritimes pour explorer l'Indochine. Rencontre A. Calmette à Saigon. 1892-1894 Effectue trois missions d'exploration en pays Moïs (Indochine) et découvre le plateau du Lang-Bian où s'élèvera plus tard la ville de Dalat. 1894 A la demande du Gouvernement français et de l'Institut Pasteur, se rend à Hong-Kong, pour y étudier la nature de l'épidémie de peste qui y fait rage et isole, le 20 juin, le bacille responsable de la maladie. Démontre l'identité entre la maladie humaine et celle du rat dont il souligne le rôle dans l'épidémie. Au mois de juillet, E. Duclaux communique à l'Académie des sciences la note de Yersin sur La peste bubonique de Hong-Kong. 1895 Est envoyé sur la petite île de Nossi-bé, proche de Madagascar, où il autopsie des malades atteints de fièvre bilieuse hématurique. De retour en France, poursuit au laboratoire d'E. Roux (Institut Pasteur), avec A. Borrel et A. Calmette, ses travaux sur le bacille de la peste et prépare un sérum antipesteux. Obtient une nouvelle mission à Nhatrang, où il installe un petit laboratoire (devenu Institut Pasteur de Nhatrang en 1905) pour y étudier les maladies du cheptel indochinois. 1896 Départ pour la Chine, où il expérimente à Canton, puis à Amoy le sérum antipesteux reçu de l'Institut Pasteur de Paris. Edifie de nouveaux bâtiments pour son laboratoire de Nhatrang et obtient une concession, à Suoi Giao, pour y créer une station agricole. 1897 Se rend à Bombay (Inde), où la peste vient d'éclater, avec d'importantes provisions de sérum antipesteux. Les résultats des injections sont décevants. Le vaccin, utilisé par W. Haffkine, n'est pas plus efficace. P.-L. Simond, envoyé par l'Institut Pasteur, vient le relayer. 1899 Introduit l'hévéa (arbre à caoutchouc) en Indochine. La première récolte de latex est achetée par l'entreprise Michelin en 1904. 1902-1904 A la demande de P. Doumer, gouverneur général de l'Indochine, crée et dirige l'Ecole de médecine de Hanoi. 1904 Nommé mandataire en Indochine de l'Institut Pasteur de Paris et directeur des Instituts Pasteur de Saigon et de Nhatrang. 16/02/1905 Décès de sa mère avec laquelle il a entretenu une correspondance régulière. C'est désormais à sa soeur qu'il adresse ses nombreuses lettres. 1908 Fait construire, sur le toit de sa maison de Nhatrang, une coupole abritant une grande lunette astronomique et un astrolabe à prisme. 1909 Devient membre associé de la Société de pathologie exotique (SPE). 1915 Ouvre une nouvelle station agricole au Hon Ba. Premiers essais d'acclimatation des Cinchonas pour produire la quinine nécessaire à l'Indochine. 1916 Elu correspondant pour la section de médecine et de chirurgie de l'Académie des sciences. Prix Lecomte de cette même académie (1927). 1924 Devient inspecteur général des établissements de l'Institut Pasteur en Indochine (titre honorifique), N. Bernard devenant directeur des Instituts Pasteur d'Indochine. 1934 A la suite du décès de A. Calmette et E. Roux, le conseil d'administration de l'Institut Pasteur crée le Conseil scientifique de l'Institut Pasteur dont A. Yersin devient membre aux côtés de G. Bertrand, J. Bordet, A. Borrel, F. Mesnil, Ch. Nicolle. Il est nommé dans le même temps directeur honoraire de l'Institut Pasteur de Paris dont il vient chaque année présider l'assemblée générale. 28/02/1943 Décès, dans sa maison de Nhatrang. Les plages de Nha Trang s’étendent sur plusieurs km, surtout celle de sable blanc qui est près de du nouvel aéroport et qui n’a pas encore été investie par les « promoteurs ». Cette fois-ci, nous prenons l’avion pour Saigon où nous attendent guide et chauffeur, tous deux bons francophones. Notre hôtel est en plein centre à cinquante mètres du marché. Le lendemain matin, départ pour Tay Ninh où nous visitons le Temple Caodai. Trajet de plus de 2 heures. Très coloré et unique en son genre, ce temple est le centre de la religion caodaïste au Vietnam. Les saints y sont Jésus, Bouddha et des personnes légendaires comme Victor Hugo, Churchill et Nguyen Binh Khiem ! Visite en chemin des Tunnels de Cu Chi. Situé à 60 km du centre ville de Saigon, ce réseau très complexe de souterrains, long de 250 km a été creusé de nuit comme de jour par les habitants et la guérilla durant la guerre contre les Américains. Nous rentrons dormir à Saigon, pour repartir le lendemain vers le delta du Mékong. Après la Visite de la Poste Centrale (Eiffel), de la Cathédrale Notre Dame, et du grand marché nous prenons la direction de Cai Be, nous nous arrêtons à My Tho pour déjeuner dans un grand restaurant, nous y mangeons entre autre de drôles de « ballons » frits faits avec du riz gluant. A Cai Be nous embarquons sur un petit sampan à moteur et naviguons sur le Mékong et ses canaux vers une ferme éco-touristique située sur une île dans un cadre luxuriant. Nuit en bungalow en pleine nature, mais le moins confortable, surtout au niveau sanitaires, que nous ayons eu depuis le début. Nous sommes déjà au 19ème jour, de bonne heure, nous participons au marché flottant de Cai Be. Ensuite, nous visitons à pied l'île de Tan Phong en traversant des villages et vergers, nous déjeunons dans une maison typique aménagée en restaurant. Route vers Long Xuyen via Sadec, la ville où vécu Marguerite Duras, nous y visitons d’ailleurs « la maison du chinois » son ancien amant, celle-ci est devenue un musée. A Long Xuyen, notre chambre était plutôt une suite !! Il y avait un coin salon avec deux canapés, un coin bureau et le coin chambre ainsi qu’une grande salle de bain. Avant de rentrer à Saigon nous visitons le marché flottant de Long Xuyen sur le Mékong, surprenant par son étendue. Nous découvrons l’activité quotidienne des gens vivant sur le Mékong. Visite de Cu Lao Ong Ho, à pied, pour reprendre ensuite la route vers Saïgon en s’arrêtant au même restaurant à My Tho. Les trois semaines au Vietnam sont finies, après une journée libre qui nous permet de profiter des préparatifs du Tet, notre chauffeur nous emmène à l’aéroport. Bizarrement, le billet le moins cher pour Bangkok que j’avais trouvé avant de partir était un billet sur le vol Air France Saigon-Bangkok-Paris !!! Car les vols Air Asia entre Saïgon et Bangkok n’existaient pas encore. Nous sommes repartis de Bangkok, où nous avons passé six jours, le 11 février.

Vivement que notre porte-monnaie se regarnisse afin de pouvoir repartir en Asie du sud-est.
Cuba méli mélo (suite 2) English translation pending
by Infiniti · 2009-03-20 · 4 replies
🙂 cuba si pour le climat (janvier-fev-mars) meme si parfois frais pour les baigneurs...et surtout pour le climat social...strictement aucune violence...liberté totale de circuler a toute heure du jour et de la nuit en tout lieu...un des pays les plus sécuritaires au monde...sinon le plus...ce qui amene un climat de confiance absolu...avec comme conséquence..des relations interpersonnelles et des contacts grandement facilités par l absence de méfiance...par exemple...a plusieurs reprises...des dames d un certain age m invitaient, apres quelques minutes de conversation, a visiter leur maison et a prendre une consommation....presque tout a fait impensable dans les pays soi disant libres...pratiquement aucune drogue...hormis la cigarette(les cubains fument beaucoup et malheureusement dans les restos entre autre...) et la boisson qu on peut ingurgiter n importe ou..mais je n ai jamais été témoins de comportements disgracieux... aucun vandalisme comme celui dont j ai fais les frais ce matin...des voyous ont renversé mon bac de recyclage et celui de nombreux voisins...autre bel exemble de confiance...les jeunes femmes toujours bien vetues et souvent en tenue tres osées, n hésitent aucunement a monter a bord de n importe lequel des véhicules qui leurs offrent une occasion.......................et parlant de la gente féminine...il faut savoir qu a cuba elles adorent se mettre en évidences et s offrent avec grand plaisir au regard des cubains qui ne se genent d aucune facon, parce que dans ce pays les femmes n ont absolument rien a craindre...au contraire...sans doute pour compenser, beaucoup plus sainement, l absence de drogues et parce que la religion et sa morale n ont pas eu d emprise comme ailleurs...la sexualité est une composante omniprésente....et totalement acceptée et partagée par l ensemble de ce peuple...a preuve...a de nombreuses reprises des grand mere s informaient tout bonnement....sur l etat de mes aventures sexuelles avec les chicas(femmes) bienvenue...liberté....................................................ceci dit, comme étranger, il ne se passait une seule heure sans que je ne sois solicité ou qu on me propose une chicas...tantot la niece ou la soeur ou une l amie qu on pouvait meme me présenter dans les minutes qui suivaient une premiere rencontre et l offre provenait autant des hommes que des femmes...parlez moi d ouverture d esprit ....on est bien loin du pape...................... naturellement beaucoup de cubaines revent d etre choyées par un blanc, peut importe la forme, et c est également vrai pour certains cubains......et plusieurs voyageurs comblent leurs attentes dans ce que je qualifirais d échange de service entre adultes consentants....en passant...il n y a pas de misere a cuba....parfois certaines nécessités...et encore....tous les cubains mangent a leur faim et davantage...ils ont tous un toit....l eau courante et l électricité et les égouts pour la tres grande majorité...et la télé envahie toutes les chaumieres....ajoutez a cela que les services de santé sont totalement gratuit...que les médicaments de base sont tres peu couteux et produits en grande partie au pays...que l éducation est entierement gratuite et ce a tout les niveaux...y incluant les uniformes qui en passant ajoutent une touche singuliere...au surplus la quasi absence de tél.cellulaires....uni davantage les individus qu elle ne l est isole...et plus que tout le pays s endort paisiblement en silence...(hormis tres souvent les coq...et les chiens errants qui se portent beaucoup mieux que dans les autres pays latinos ou sud asiatiques....est-ce un signe d opulence.....)et contrairement a de trop nombreux pays soit disant civilisés..ou..la cacaphonie des puissants systemes de son cranchant tous les bruits imaginables et nous privant trop souvent de l harmonie naturelle... et qui devient une importante source de pollution sonore cuba demeure a ce jour, heureusement, relativement bien épargné....suite bientot guy...
Vues du ciel en photos English translation pending
by Lilie82 · 2009-01-24 · 253 replies
Salut aux accros ou simples interesses de la photo,

Quand j'etais mome, et que je voyais de beaux gros nuages blancs tout la-haut, depuis mes quelques dizaines de centimetres, ca me faisait rever. J'avais deux reves bien precis: le premier, je revais de sauter sur ce gros matelas de nuages qui devaient certainement etre tout doux, parmi les bisounours. Le deuxieme, j'avais envie de les manger, ces gros marshmallows.

Aujourd'hui, quand je suis au-dessus de ces nuages, je repense toujours a ces reves. Et j'ai toujours envie de sauter sur ce gros matelas tout doux.

Je ne me lasse pas de ce que m'offre le ciel. Ainsi, il m'arrive parfois d'etre pendue au hublot, appareil en main, a m'amuser parmis les bisounours...

Recemment, un petit garcon, le nez au hublot, juste devant moi: "Papa, pourquoi l'avion n'avance pas?"...🙂

Juste quelques petites photos, pour vous inviter a apporter les votres, vues du ciel et/ou depuis le ciel... et je me doute que les cales vont nous poster de bien plus belles images! Faites nous rever!🙂

Lilie
Location de voiture avec une carte bancaire aux États-Unis English translation pending
by Pinkshana · 2008-12-31 · 42 replies
Bonjour,

nous partons dans l'ouest des USA en juin avec location de voiture, les billets c'est fait mais il nous reste un problème : la location de la voiture !

Les 2 loueurs que j'avais sélectionnés exigent que la cb utilisée soit au nom du conducteur... problème mon conjoint, qui sera le conducteur, n'a qu'une visa electron refusée par les agences... j'ai de mon côté une mastercard mais pas le permis 🤪

Connaissez vous un loueur qui n'exige pas que la cb soit au nom du conducteur ? Nous prendrons et déposerons la voiture à San Francisco.

Merci de votre aide car maintenant que les billets sont réglés.... nous sommes vraiment très embêtés à cause de ça !!!!

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