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Que faire et où sortir à Antalya (Turquie)? English translation pending
by Lutis · 2005-08-27 · 4 replies
Je suis plutot balade, rando que plage. J'aime la beaute, la nature, les paysages, l'insolite, l'original, le depaysement, la montagne. Je peux aussi aimer les musees, a petites doses quand meme. Concernant les zones archeologiques, j'ai deja visite les villes romaines de Pompei et Herculanum, je ne regrette pas de l'avoir fait mais je n'ai pas trouve ca extraordinaire, donc par rapport a mon vecu ce serait plutot a petites doses egalement (enfin... les sites archeologiques sont peut etre completement differents en Turquie ?) Je prefere des sites comme le "chateau de coton" a Pamukkale que des ruines.

Alors, qu'est-ce que vous me conseillez de faire a Antalya et ses environs (Termessos, Side, ...) ? Est-ce qu'il y a beaucoup de choses a faire et a voir ou on s'ennuit vite et mieux vaut prendre la voiture pour aller voir un peu plus loin ? (A priori, sur une semaine, je compte rester 2-3 jours a Antalya/environs et bouger en voiture le reste de la semaine)

J'aime aussi sortir et faire la fete, dans quel coin il faut aller a Antalya pour trouver des pubs et des boites sympas ? Si vous avez de bonnes adresses, n'hesitez pas.

Quelle est la chose a faire ou a ne pas manquer a Antalya ?

Merci pour vos reponses
Hôtel calme et propre à Istanbul English translation pending
by EricBerthene · 2005-07-22 · 23 replies
J'ai lu sur ce forum, que le meilleurs quartier pour loger était BEYOGLU;

Je vais voyager 1 mois en Turquie et compte passer 8 jours à ISTANBUL ; je voudrais un hotel calme et propre type" moyen à plus chic " du Routard ; justement j'ai été surpris de constater qu'ils préconisent plutot SULTANAHMET alors que le LONELY pense l'inverse !

Nous sommes des Routards un peu "avancés" ( 50 ans ), mais si on souhaite un peu plus de confort que jadis, la curiosité et notre refus du " pret à porter touristique" sont tj là. Martine et Eric
Baie d'Olu Deniz et Hôtel Oludeniz Resort English translation pending
by Loulou854 · 2005-05-18 · 10 replies
Salut à tous,

j'envisage de partir fin octobre en Turquie avec mon mari et mes deux enfants et j'ai vu que la baie d'Oludeniz est l'une des plus belles baies avec eau turquoise...

Est-ce quelqu'un connait l'hotel Oludeniz resort ou a des infos sur cette fameuse baie.

C'est à 12 km de la ville de Fethyie. Est-ce qu'il y a des belles choses à voir..

Merci d'avance.

Loulou
Où aller randonner en Turquie? English translation pending
by Pokhara82 · 2005-04-14 · 33 replies
Avec ma petite amie on a decidé d'aller en Turquie pour faire de la rando pendant une dizaine de jours.je suis deja allé à istanbul et j'avais adoré l'ambiance!Par contre je ne sais pas trop vers quelles regions me dirigé sachant que je cherche plutot une zone montagneuse. Je fais donc appel à votre experience pour me conseiller. Et le mont Ararat c'est comment?C'est faisable sans avoir de connaissance en Alpinisme?Faut il forcement un guide ou bien c'est comme le toubkal au maroc une simple randonée sportive? Voila ca fait beaucoup de question mais c'est un pays tellment grand! merci à tous et bon voyage
Itinéraire de 10 à 15 jours en Turquie en octobre English translation pending
by Clarissa2 · 2019-08-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je consulte ce merveilleux forum depuis très longtemps et il m’a aidée à préparer de nombreux voyages 🙂. Je ne poste pas souvent car en général les postes existants suffisent à répondre à mes questions mais cette fois ci je suis un peu perdue pour l’organisation de mon prochain voyage.

Je souhaite partir en Turquie mi octobre pour une durée de 10 à 15 jours. Nous partons en couple et en plus de la visite d’Istanbul (3 jours?) et de Cappadoce (3/4 jours? Nous adorons la rando), nous aimerions nous poser quelques jours en bord de mer. D’après mes recherches, pour pouvoir se baigner à cette période de l’année il faut aller du côté d’Antalya.

Le contexte étant présenté, voici mes questions : - Où loger vers Antalya? Nous ne sommes pas fêtards et souhaitons surtout nous reposer. Les plages et l’eau sont elles belles et valent le coup d’y consacrer du temps? - quelles visites pourrons nous faire vers Antalya? - quel moyen de transport privilégier sur Antalya et en Cappadoce? - pouvant partir jusqu’à 15 jours, quels autres endroits me recommandez vous pour ce premier voyage en Turquie? Nous aimerions découvrir quelques sites archéologiques également.

Enfin, toute autre suggestion ou conseil sont les bienvenus.

Merci d’avance pour vos réponses 🙂
Entre Istanbul et la côte lycienne English translation pending
by Senmout · 2016-05-03 · 5 replies
COMPTE RENDU D’UN VOYAGE EN TURQUIE. Attention , ce n’est pas un carnet de voyage mais juste un compte -rendu pouvant servir à l’élaboration d’un voyage .

TRANSPORTS :

Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .

Location de voiture : Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠 Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) . 7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) . Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !

Essence : 4,40 TL / litre

Parking : La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .

- Antalya centre : 10 TL / jour - Aphrodisias : 7 TL - Sirince : 10 TL - Ephese : 10 TL - Termessos : 5 TL - Pamukkale : 10 TL

Metro à Istanbul : Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .

PRIX DES VISITES :

- Aphrodisias : 15 TL audioguide : 10 - Ephese : 30 TL audioguide : 20 - Terrace House d’Ephese : 15 TL - Topkapi : 30 TL audioguide : 20 - Harem : 15 TL - Citerne basilique : 20 - Sainte Sophie : 30 TL audioguide : 20 - Termessos : 5 - Myra tombes : 15 audioguide 15 couplé avec Eglise - Saint Nicolas : 15 - Xanthos : 10 - Chimaera : 6 - Pamukkale et Hierapolis : 25

HEBERGEMENTS :

Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .

Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .

Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂 Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !

Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .

Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .

Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇 Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .

Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠 La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !

Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’h��tel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…

RESTAURATION

Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .

Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet : La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .

Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂 Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL

Fethiye : Megri : C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL

DIVERS

- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage … : Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés . : Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur . : Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .

- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change . : 1 euro = 0,30 environ TL

- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites . : Le Lonely planet

- Quelques prix : - Thé turc : 3 - Café turc : 7 - Jus d’orange frais : 8 - Marrons chauds 200 gr : 10 - Grande bouteille d’eau : 1,5

ITINERAIRE

J 1 : Vol Lyon / Istanbul J 2 : Istanbul J 3 : Istanbul J 4 : Istanbul J 5 : Istanbul / Antalya J 6 : Antalya et Termessos J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique . J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir . J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon

NOS VISITES A ISTANBUL

- Topkapi 🙂🙂 Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance . Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné . Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses . Une très belle visite avec un audioguide indispensable .

- La citerne basilique . Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .

- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .

- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂 Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .

- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !

- Musée archéologique : En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .

- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂 Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …

- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂 Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul ! De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt . Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .

- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …

NOS VISITES HORS ISTANBUL

- Termessos . 🙂🙂🙂 Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé . Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là … On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures ! En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage ! Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres . Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux ! Bref , je vous recommande vivement cette visite !

- Site de Chimera . Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .

- Le site de Myra Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .

- Eglise Saint Nicolas . De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .

- Côte entre Kas et Fethiye La route longe la mer et offre des vues magnifiques . Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner . Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas . Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .

- Xanthos . Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .

- Pamukale 🙂🙂🙂 Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite . Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .

- Aphrodisias 🙂🙂🙂 A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.

- Ephese site antique .🙂🙂🙂 Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense . Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .

CONCLUSIONS :

- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos ! : L’Eglise St sauveur de Chora : Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale : L’accueil de nos hôtes à Pamukale .

- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul : Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra : L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider . : La côte sauvage lycienne : Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .

- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!! : le prix des parkings partout !
Idées de voyage avec petite fille de 6 ans English translation pending
by Loh2o · 2014-06-16 · 15 replies
bonsoir la communauté!

je devais pour la 3è fois partir au Liban au mois d'Août chez une bonne amie, mais celle ci ne peut finalement pas nous recevoir...

du coup, je manque d'idées pour partir 2-3 semaines avec ma fille de 6 ans...

Le Liban était une destination idéale pour moi : plage, nature, mais aussi culture et ville (pas trop trop son truc quand même encore... pour avoir rendu visite à un ami l'été dernier à Amsterdam, j'ai surtout visité les parcs... Mouais...)

pas trop de touristes,

il parait très difficile de trouver une destination sympa avec une petite fille (idéalement la mer, mais pourquoi pas une piscine - location?) sans tomber dans le tourisme de masse (l'Andalousie : quoique pourquoi pas l'arrière pays?), les chaleurs extrêmes (Grèce...) ou ultra cher...

BREF SI VOUS AVEZ DES IDÉES, DES SUGGESTIONS, LANCEZ VOUS! MERCI...

Je cherche un endroit pas trop touristique, mais comme je ne sais pas encore si je partirai avec une amie ou seule, je cherche malgré tout un endroit où rencontrer un peu de monde, aussi (surtout?) des autochtones...

a vos claviers...
Que voir en... Turquie English translation pending
by VoyageForum · 2014-02-06 · 1 reply
Que voir en Turquie ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

On peut diviser la Turquie en trois parties : - L'Ouest avec les régions Egéenne et de Marmara, - Le Centre avec les régions Méditerranéenne, Mer Noire et Anatolie Centrale, - L'Est avec l'Anatolie orientale et du Sud-est.

1- L'OUEST

1.1 - Région de Marmara Ayvalik : jolie petite cité portuaire où subsistent nombre de belles maisons et autres édifices notamment religieux (églises, mosquées, monastère). Plusieurs plages et des possibilités de plongées dans les environs.Balikesir : grande ville de l'intérieur dans la région de Marmara. Elle possède quelques monuments comme le tombeau des bey de Karasi.Bursa : pas très loin d'Istanbul, la ville est la quatrième du pays. Elle compte nombre de monuments et vestiges historiques, ainsi que divers musées. On peut également profiter de plages (Armutlu, Mudanya…) et même d'une station de ski dans ses environs (Mont Uludag).Edirne : c'est la grande ville de Thrace, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie. Relativement peu visitée, elle possède cependant quelques monuments, des vieux quartiers et surtout une mosquée qui a été récemment classée à l'UNESCO.Enez : située à la frontière grecque, c'est une petite ville avec une citadelle, des plages et nombre d'oiseaux qui nichent dans les lacs environnants.Erdek : station balnéaire de taille moyenne sur la côte méditerranéenne à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bursa. Elle accueille très majoritairement un tourisme local. Igneada : cette commune, à la frontière bulgare et face à la Mer Noire, attire un tourisme très majoritairement local pour ses plages ainsi que pour les petits lacs et forêts de ses environs parmi lesquels on peut se balader.Ile d'Imbros : à l'entrée des Dardanelles, la grande île montagneuse offre de belles plages avec des possibilités au niveau plongée et planche à voile. On peut également y voir plusieurs villages grecs plus ou moins abandonnés. Ile de Tenedos : à quelques kilomètres des côtes et à la sortie du détroit des Dardanelles. L'île possède un château, un bourg aux ruelles étroites et à l'architecture traditionnelle ainsi que de belles plages.Iles de Marmara : plusieurs îles montagneuses (Avsa, Marmara…) situées dans la mer du même nom face à Istanbul. On peut y voir divers témoignages de leur période grecque d'avant 1920 (maisons, monastères…) et surtout profiter des plages et autres activités nautiques.Istanbul : sans en être la capitale, Istanbul est la principale ville de Turquie et surtout un incontournable de tout voyage dans le pays tant au niveau de ses quartiers, de ses monuments que son animation. Toute sa zone historique est classée au patrimoine de l'UNESCO.Iznik : une grosse bourgade en bordure du lac du même nom avec un vieux centre et des remparts.Kilyos : à quelques kilomètres au nord d'Istanbul, sur la Mer Noire, ce village est devenu la station balnéaire des habitants de l'agglomération istanbouliote.Kirklareli : petite ville proche de la Bulgarie avec un centre ancien qui a préservé son architecture traditionnelle.Kiyikoy : en bord de Mer Noire, des plages et des forêts alentours pour ce gros village qui a su garder sa belle architecture et ses remparts.Mudanya : petite ville en bord de mer pas loin de Bursa avec des plages et de vieilles maisons.Osmaneli : une bourgade des environs de Bursa avec de belles demeures traditionnelles ottomanes et les vestiges d'une église orthodoxe de la fin du XIXe siècle. Péninsule de Gallipoli : cette longue péninsule de Thrace fut le théâtre d'une importante bataille de la première Guerre mondiale. On peut y voir plusieurs mémoriaux et les champs de batailles des Dardanelles.Polonezkoy : à quelques kilomètres d'Istanbul ce village créé au milieu du XIXe siècle par des polonais a gardé l'architecture de même que diverses traditions du pays d'origine de ses habitants.Sarkoy : la petite ville à l'entrée de la Péninsule de Gallipoli possède la plus longue plage de Turquie ainsi que des vignobles.Sile : sur la Mer Noire, une station balnéaire fréquentée par les habitants d'Istanbul.Vize : c'est l'ancienne capitale du Royaume de Thrace. Vize possède une belle mosquée, une citadelle et un amphithéâtre romain.Yalova : sur la Mer de Marmara, face à Istanbul qu'on peut rejoindre en ferries, Yalova offre juste quelques monuments dont une des maisons d'Ataturk. Plus touristique, la petite ville de Termal juste à côté est connue pour ses sources chaudes et ses cascades. Zeytingbagi : ce petit village de la côte à proximité de Mudanya et de Bursa possède nombre de beaux édifices et maisons datant des périodes ottomanes et byzantines.1.2- Région Egéenne Akyaka : cette bourgade située dans une jolie région au nord de Marmaris dispose d'une belle architecture traditionnelle.Alaçati : ce village à côté de Cesme est reconnu pour sa jolie architecture traditionnelle grecque et ses vieux moulins. Sa plage est également appréciée des amateurs de planche à voile.Altinoluk : petite station balnéaire du nord de la région égéenne bien moins connue et fréquentée que nombre d'autres sur cette côte.Bodrum : station balnéaire assez réputée de la côte sud-ouest qui dispose également d'un beau château et d'un théâtre antique. On peut aussi y faire de la plongée et des balades en bateaux traditionnels.Cesme : à l'ouest d'Izmir, la ville avec son château et son centre ancien est devenue une station balnéaire, ainsi qu'une porte d'entrée en Turquie grâce à ses lignes de ferries de/vers la Grèce et l'Italie.Dalaman : cette ville moyenne n'est uniquement connue au niveau touristique que pour accueillir un important aéroport international qui dessert une large partie de la Riviera turque.Denizli : grande agglomération de l'intérieur servant avant tout de "carrefour" en matière de transports ou de base pour découvrir Pamukkale tout proche.Dikili : dans une belle région, ce petit port de pêche-station balnéaire possède toujours un vieux centre à l'architecture typique de la côte ainsi qu'une remarquable mosquée en bois.Fethiye : une station de bord de mer très fréquentée de la côte sud-ouest (et voisine d'Oludeniz très connu pour sa superbe plage). La ville compte également une forteresse Croisée et plusieurs tombes antiques creusées dans la roche. C'est aussi de là que part la "Voie Lycienne" qui est un sentier de randonnée de presque 500 km qui va jusqu'à Antalya.Foça : au nord-ouest d'Izmir, sur la côte, la localité a gardé un vieux centre à l'architecture traditionnelle grecque. Plusieurs plages dans les environs.Göcek : des plages et un important port de plaisance proche de Dalaman. C'est aussi le point de départ de balades en bateaux à destination des petites criques et îles des environs.Izmir : c'est la troisième ville du pays. Malgré quelques monuments et un grand bazar, c'est plus une ville d'arrivée ou de passage pour découvrir les environs (plages, stations balnéaires, sites antiques…).Kusadasi : une station balnéaire au sud d'Izmir très fréquentée et qui accueille aussi nombre de bateaux de croisières et de tout-inclus. Plusieurs sites antiques (Ephèse, Milet…) sont situés dans ses environs.Marmaris : c'est une des principales stations balnéaires de la côte turque et des plus fréquentées en saison.Mugla : petite agglomération au nord de Marmaris avec un vieux centre-ville.Pamukkale : c'est dans cette commune que se situent les célèbres "sources calcaires pétrifiantes" d'ailleurs classées au patrimoine de l'UNESCO, tout comme d'ailleurs le site antique de Hierapolis qui les jouxte.Presqu'île de Datça : à l'ouest de Marmaris, la longue et jolie péninsule est devenue une zone très touristique avec plusieurs plages et petits villages autour de la principale commune qu'est Datça.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Selçuk : petite ville agréable au nord de Kusadasi servant généralement de base à la découverte du superbe site d'Ephèse situé à sa périphérie, de même que le beau village de Sirince.Sirince : petit village grec (jusqu'en 1920) à une dizaine de kilomètres de Selçuk connu pour son vin et ses belles maisons.1.3- Sites antiques Aphrodisias : pas loin de Denizli, ce sont les vestiges d'une cité romaine parmi les mieux conservés de la région. Assos : dans un petit village surplombant la mer face à l'île grecque de Lesbos se trouvent les vestiges de la cité grecque d'Assos. On y voit notamment le temple d'Athéna, le théâtre et les anciennes murailles de la cité.Dalyan : à deux pas des plages se découvrent en bateau plusieurs dizaines de tombes lyciennes creusées dans des falaises dominant la petite rivière Dalyan. Juste à côté, les vestiges de l'ancienne cité de Kaunos.Didymes : avec ses voisines Milet et Priène, Didymes est un important site antique grec de la côte Egéenne.Ephèse : juste à côté de Selçuk, Ephèse est un des principaux - et des plus beaux - sites antiques de Turquie.Milet : avec ses voisines Didymes et Priène, cette ancienne cité portuaire grecque est un important site antique de la côte Egéenne.Pergame : les importants vestiges d'une cité antique à la périphérie de le ville actuelle de Bergama.Priène : avec ses voisines Didymes et Milet, Priène est un important site antique grec de la côte Egéenne.Sardes : ce sont les vestiges de l'ancienne capitale de Lydie, à l'est d'Izmir. Troie : c'est le site archéologique de la célèbre ville de Troie. Situé pas loin de la ville de Cannakale, il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. 1.4 - Patrimoine naturel Gorges de Saklikent : entre Fethiye et Antalya. C'est un des plus grands canyons "d'Europe" dans lequel on peut randonner. Pas loin, on peut aussi faire du ski à la station de Saklikent.Grottes de Dupnisa : situées en Thrace, des grottes au milieu d'une forêt ouvertes à la visite.Lac Kus : ce lac au sud de Bandirma est réputé pour abriter en saison de multiples espèces d'oiseaux migrateurs.Mont Uludag : juste à côté de Bursa ce massif, classé parc national, est le plus haut de la partie ouest du pays (2 543 m). On peut y skier en hiver de même qu'y faire des randonnées le reste du temps.Parc national de la péninsule de Dilek : une presqu'île boisée au sud de Kusadasi dans laquelle randonner et profiter de plages tranquilles.Parc national de Kaz Dagi : une jolie zone montagneuse culminant à près de 1 800 m où on peut profiter des paysages et randonner.2- LE CENTRE

2.1- Région Méditerranéenne Adana : c'est la quatrième ville de Turquie. Elle possède quelques musées et vieux quartiers. On peut également visiter pas très loin les ruines de Mallus, Castabala, Anazarbe et quelques autres sites.Alanya : sur la côte, à l'est d'Antalya, la station balnéaire est connue pour sa citadelle et surtout les activités nautiques qu'elle propose (plongée, balades en bateau…).Anamur : la ville, face à l'île de Chypre, abrite un vieux château ainsi que les vestiges d'une ancienne cité antique. Plusieurs plages également dans les environs. Antakya : plus connue sous le nom d'Antioche, la ville est proche de la frontière syrienne. On y trouve plusieurs édifices religieux, une citadelle et quelques vestiges romains.Antalya : c'est la grande ville de la côte sud et un point d'entrée aérien possible dans le pays. Au delà des plages et autres stations balnéaires des environs, Antalya offre de vieux quartiers et nombre d'édifices et bâtiments anciens.Demre : c'est dans cette petite ville de la côte sud qu'est née la légende du Père Noël. La ville abrite également les vestiges de l'ancienne Myra avec sa nécropole et divers témoignages de l'époque romaine.Egirdir : en bordure du lac du même nom, Egirdir possède quelques vestiges de son passé (château, mausolées, édifices religieux). C'est aussi une bonne base pour découvrir la région des lacs.Iskendurun : proche de la Syrie, l'ancienne Alexandrette et un des principaux ports du pays et la plus grande ville de la partie est de la côte méditerranéenne.Isparta : c'est la grande ville de la Région des lacs. Elle est connue pour son huile de rose.Kalkan : petite station balnéaire à la belle architecture dans laquelle on peut pratiquer la plongée et les sports nautiques.Kas : ce port de pêche est aussi une station balnéaire qui comme beaucoup d'autres a su préserver son architecture traditionnelle de même que quelques vestiges de son passé antique. On peut aussi randonner et plonger dans ses environs.Kayakoy : à quelques kilomètres au sud de Fethiye. C'est un village fantôme abandonné par sa population grecque dans les années (19)20. On peut faire de petites randonnées dans ses environs.Kemer : station de bord de mer assez fréquentée en dessous d'Antalaya.Manavgat : station balnéaire entre Antalya et Alanya. On peut voir plusieurs cascades, ainsi que le site antique de Sidé, dans ses environs proches.Mersin : grande ville portuaire entre Antalya et la Syrie.Région des lacs : au nord d'Antalya, une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…). On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Silifke : cette localité entre Alanya et Mersin possède plusieurs vestiges comme sa forteresse, des remparts et une nécropole. Plusieurs plages et des grottes à visiter dans ses environs.Tarsus : à côté de Mersin, la ville compte nombre de vestiges datant aussi bien de l'époque antique qu'ottomane.Tasucu : cette ville portuaire à la belle architecture, située à côté de Silifke, est le point de départ des ferries pour Chypre Nord.2.2- Anatolie CentraleAnkara : assez délaissée des touristes, la capitale turque n'en compte pas moins plusieurs musées intéressants dont le Musée anatolien.Avanos : petit village à côté de Nevsehir et Göreme réputé pour ses poteries.Beypazari : cette petite ville proche d'Ankara est reconnue pour ses vieux quartiers à la belle architecture traditionnelle.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Derinkuyu : c'est une des principales villes souterraines des environs de Nevsehir et surtout une des plus représentatives. Juste à côté, Kaymakli est aussi un bon exemple.Divrigi : à la limite avec l'Est, cette petite ville abrite une grande mosquée et un hôpital datant des XII et XIIIe siècles. Ces deux édifices sont inscrits à l'UNESCO.Göreme : cette vallée/village de Cappadoce est inscrite à l'UNESCO (et classé parc national) pour ses magnifiques églises, ses habitations et villages troglodytiques, ses célèbres cheminées de fée et ses paysages en général. On peut y randonner notamment dans les vallées de Zelve qui font partie du site.Kayseri : grande agglomération de Cappadoce. Outre pour ses divers monuments, la ville est aussi appréciée pour la station de ski du Mont Erciyes (3 916 m) au pied de laquelle elle a été construite.Konya : considérée comme ville sainte, Konya est connue pour ses derviches tourneurs ainsi que pour ses édifices religieux.Nevsehir : c'est la capitale de la Cappadoce et une bonne base pour découvrir les environs où se mélangent nature (cheminées de fée, randonnées…) et histoire (églises, villes souterraines).Ozkonak : une des principales cités souterraines des environs de Nevsehir.Uçhisar : petit village entre Nevsehir et Göreme avec une intéressante forteresse perchée.Urgüp : une autre petite ville de Cappadoce pouvant servir de base à la découverte de la région. On y trouve nombre d'habitations (et hôtels) troglodytiques.2.3- Mer NoireAkçakoca : station balnéaire de la Mer Noire avec un château et une vieille ville.Amasra : jolie station de bord de mer qui attire pas mal de monde en saison, notamment en provenance d'Ankara et Istanbul.Amasya : une grande ville entre Cappadoce et Mer Noire qui a conservé nombre de ses maisons de style ottoman ainsi que plusieurs vestiges antiques.Château de Zilkale : belle forteresse byzantine située à quelques kilomètres de la côte de la Mer Noire, pas loin de la frontière géorgienne. D'autres citadelles et églises datant de l'époque du Royaume de Géorgie dans les environs.Giresun : en bord de mer, une petite ville avec un beau château, de vieilles maisons ottomanes et une petite île à découvrir.Kastamonu : cité portuaire sur la Mer Noire avec une vieille ville.Monastère de Sumela : à quelques kilomètres au sud de Trabzon, un superbe monastère niché au creux d'une falaise.Rize : grand port à l'est de la Mer Noire, au coeur d'une région productrice de thé. Rize est surtout une base pour découvrir les environs.Safranbolu : cette localité entre Ankara et la Mer Noire est réputée pour sa superbe architecture ottomane, au point d'ailleurs d'être classée à l'UNESCO.Samsun : c'est la plus grande agglomération turque des bords de la Mer Noire ainsi qu'un port très important.Sinop : sur la presqu'ile du même nom, un port avec des remparts et quelques vestiges historiques. Tokat : cette ville proche de Samsun abrite une belle citadelle ottomane de même que divers bâtiments et maisons de cette époque.Trabzon : grande cité portuaire de la côte nord-est avec de vieux quartiers. La ville est généralement utilisée pour visiter le superbe monastère de Sumela à quelques kilomètres.Vallée de Yusufeli : on peut voir plusieurs forts médiévaux et églises géorgiennes dans cette vallée qui abrite la petite bourgade du même nom.2.4- Sites antiquesArycanda : le site d'une ancienne cité lycienne des environs d'Antalaya.Aspendos : à une cinquantaine de kilomètre d'Antalya, les vestiges d'une cité gréco-romaine avec notamment un superbe théâtre antique parmi les mieux conservés.Gordiom : situé au sud-ouest d'Ankara, ce sont les restes de l'ancienne capitale du royaume de Phrygie.Hattusas : le site archéologique d'Hattusas, l'ancienne capitale hittite, est classé au patrimoine de l'UNESCO. Il est situé à côté du village de Bogazkale, au nord de la Cappadoce.Kekova : à côté de Kas, la petite île de Kekova abrite les vestiges d'une cité engloutie désormais devenue une balade "classique" au départ de Kas.Limyra : les ruines de ce qui fut en son temps une des plus importantes cités lyciennes.Olympos : les vestiges d'une cité antique construite en bord de mer à une soixantaine de kilomètres au sud d'Antalya.Pergé : le site d'une ancienne cité construite en bord de rivière dans la région d'Antalya. Un autre site antique, Phaselis, n'est pas loin.Phaselis : le site d'une ancienne cité Lycienne de la région d'Antalya. Un autre, Pergé, n'est pas loin.Sidé : un beau site antique à la périphérie de la station balnéaire de Manavgat.Termessos : au nord d'Antalya, en altitude, c'est un des sites antiques les mieux préservés de Turquie.Xanthos-Letoon : situés au nord de Kas, ce sont deux sites antiques de Lycie (sanctuaire et cité) classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. 2.5 - Patrimoine naturel Désert de Karapinar : une zone désertique avec des dunes dans les environs de Konya.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Lac Tuz : second plus grand lac de Turquie et un abris pour nombre d'oiseaux, notamment des flamants roses.Mont Chimère : pas loin d'Antalaya, ce lieu est connu pour ses phénomènes de "roches enflammées" dus à l'émanation souterraine de gaz combustibles.Monts Kaçkar : d'assez hautes montagnes proches de la Mer Noire dans le nord-est du pays. On y vient pour les paysages, le raft et la randonnée.Parc national d'Ilgaz : entre Ankara et la Mer Noire, ce parc montagneux et apprécié pour ses paysages, la randonnée et le ski en hiver.Parc national de Koprulu : ce parc de la province d'Antalya s'est constitué autour du canyon du même nom. On peut y randonner.Région des lacs : une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…) au nord d'Antalya. On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Vallée d'Ihlara : très belle vallée au coeur de la Cappadoce dans laquelle on peut randonner et découvrir divers vestiges historiques dont d'innombrables églises troglodytiques.3- L'EST

3.1- Anatolie orientale Ani : à deux pas de l'Arménie dont elle fut vers l'an mille la capitale de l'empire, Ani est une ville médiévale abandonnée où subsistent encore nombre d'édifices.Battalgazi : une petite agglomération avec divers vestiges anciens (mosquées, caravanserail, remparts romains...).Dogubeyazit : cette ville d'altitude à la frontière iranienne est d'abord une base pour découvrir le Mont Ararat, de même que le palais d'Ishak Pacha situé à sa périphérie.Erzurum : à presque 2 000 m d'altitude, c'est la principale agglomération d'Anatolie Orientale avec quelques (rares) témoignages anciens comme sa citadelle. Juste à côté, on peut faire du ski sur le Mont Palandöken.Kars : cette ville moyenne proche de l'Arménie possède une belle architecture russe du XIXe siècle et une citadelle perchée.Malatya : c'est une des principales villes de l'est de la Turquie. Quelques parcs et musées à voir.Van : grande ville kurde sur les bords du lac du même nom. On peut y voir notamment une citadelle, des édifices religieux arméniens et surtout s'en servir comme base pour découvrir le lac Van.3.2- Anatolie du Sud-estDiyarbakir : ville importante de la région sud-est avec un vieux centre et des remparts.Gaziantep : grande agglomération proche de la frontière syrienne avec une forteresse, un musée et un vaste bazar.Harran : à quelques kilomètres de la Syrie, ce site archéologique situé dans la ville éponyme se compose de longues murailles ainsi que de divers vestiges médiévaux.Hasankeyf : à l'extrême sud-est du pays, cette bourgade des bords du Tigre possède de nombreux vieux édifices (citadelle, mosquées, palais, pont…) qui en font un lieu pas mal visité au niveau local.Mardin : belle petite ville ancienne construite à flan de colline et reconnue pour son architecture.Urfa : la ville, à proximité de la Syrie, possède nombre d'édifices anciens et de façon générale une belle architecture. 3.3- Patrimoine naturel Lac Van : c'est le plus grand lac de Turquie. On peut s'y baigner et découvrir quelques petits villages, de même que les ruines médiévales de la cité de Tushpa ou la cathédrale arménienne de l'Ile d'Akdamar.Mont Ararat : à la frontière avec l'Iran, on peut assez facilement escalader (avec un permis) cette montagne de 5 165 m sur laquelle se serait échoué l'arche de Noé. L'Ararat est aussi le point culminant de la Turquie.Mont Nemrut Dagi : classé à l'UNESCO ce mont de 2 206 m, au sud-est de la Turquie, est connu pour ses paysages et surtout les statues antiques qu'on peut voir à son sommet.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...

L'Ouest : Aphrodisias; Dalyan; Didymes: Ephèse; Gorges de Saklikent; Istanbul; Milet; Mont Uludag; Pamukkale; Pergame; Priène; Riviera turque; Troie; Zeytingbagi.

Le Centre : Cappadoce; Derinkuyu; Göreme; Kekova; Monastère de Sumela; Monts Kaçkar; Ozkonak; Région des lacs; Riviera turque; Safranbolu; Sidé; Termessos; Vallée d'Ihlara.

L'Est : Ani; Hasankeyf; Mardin; Mont Ararat; Mont Nemrut Dagi.

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Retour de Turquie en famille English translation pending
by Annachris · 2013-08-14 · 1 reply
Bonsoir,

Je reviens d'1 mois passé en Turquie avec mon mari et mes 2 enfants de 6 et 9 ans. Pour ceux qui préparent leur futur voyage dans ce magnifique pays, voici un retour sur notre périple.

J1 et J2 : Istanbul De l'aéroport Ataturk, je déconseille aux familles de prendre les transports en commun pour faire comme nous quelques maigres économies : c'est quand même la galère. Nous avons enchaîné métro, tramway, train pour arriver à plus de 20h dans notre hôtel situé dans le quartier Kumkapi (pas très loin du Grand Bazar). Enfin, nous ne sommes peut-être pas très doués, hi, hi 😉 Nuit à l'Ottoman Apertele Suites : le propriétaire nous a heureusement attendu malgré notre retard. J'ai été un peu déçue par l'appartement mais ce dernier est toutefois bien situé et le prix intéressant (138€ : 2 nuits). Il n'est finalement pas très utile de prendre un appart avec cuisine. Cette dernière était très vétuste et nous n'avions aucune envie de cuisiner après ce périple (logique !!!). De plus, on mange pour pas cher à Istanbul. Nous avons beaucoup aimé Istanbul malgré cette visite express : promenade dans le vieil Istanbul, Grand Bazar, marché aux épices, croisière sur le Bosphore. Les enfants ont aussi adoré le spectacle des glaciers magiciens.

J3, J4, J5, J6, J7 : Cappadoce Nous sommes partis en avion jusqu'à Nevshehir avec Turkish airlines (environ 120€ pour 4). Départ à 7h05 (on aurait dû prendre le vol du soir car bonjour le réveil aux aurores !!). Nous avons logé à Gorëme au Nirvana Cave Hôtel (auberge de jeunesse) qui possède une petite piscine. Nous avons bénéficié d'une grande chambre familiale. L'accueil est un peu bourru au départ mais ensuite, les relations deviennent plus cordiales. Nous n'avons pas regretté notre choix de rayonner autour de Gorême. Nous avons utilisé les dolmus bien pratiques. Nous avons effectué comme randos : Love Valley en partant de Uschisar (superbe !!!), Pigeon Valley après avoir effectué l'ascension du piton rocheux d'Uschisar (nous nous sommes perdus mais avons retrouvé notre chemin grâce à un guide) et Rose Valley (là aussi on s'est bien perdu). Nous avons aussi effectué une rando équestre avec ma fille jusqu'à Cavusin. Il faut mieux savoir monter à cheval car cela peut être impressionnant 🤪 !! Enfin, nous avons visité le Musée en plein air de Gorëme : c'est là seule fois où nous avons dû supporter les affreux cars de touristes car le reste du temps, Gorëme était bien calme !! Pour manger, je vous conseille vivement le petit resto Nazar Borek 🙂 Nous y allions tous les soirs, un vrai bonheur d'être accueilli comme cela !!

J8-J9-J10 :Cirali Nous avons pris le bus de nuit (quasiment aussi cher que l'avion pour la Cappadoce). Le départ se fait de Gorême mais on repasse à Nevsehir pour prendre d'autres passagers. Le service est impeccable : boissons, friandises, TV. La climatisation n'est pas trop forte. Par contre : arrêt toutes les 2 heures. Impossible de fermer l'oeil et arrivée à Antalya à 5h30 au lieu de 7h !!! Donc, nous avons dû attendre la navette de notre hôtel pendant 1h30 ! On était pas très frais enfin les enfants si puisqu'ils avaient dormi eux 😠 A Cirali, nous avons réservé un cottage au Canada Hôtel. Accueil extraordinaire par Carrie : elle est aux petits soins. L'ensemble est bien tenu. On y mange très bien. Mais, je ne suis pas tombée sous le charme de Cirali. Je trouve qu'on y étouffe un peu trop. La plage est belle mais bon voilà ... on ne peut y rester très longtemps tellement ça cogne !! Les chimères, c'est sympa aussi (à faire de préférence la nuit car la journée, il fait trop chaud de toute façon ...) mais bon, voilà, 3 jours c'est bien suffisant !! Je conseille quand même le resto Cemil's Restaurant où nous avons mangé tous les midis. Et nous sommes partis contents, enfin en oubliant le doudou de mon fils que Carrie nous a d'ailleurs gentiment renvoyé !!

J11-J12-J13-J14-J15 :Kas

Nous avons pris un bus sans problème sur la grande route. Il faut environ 1h30 pour arriver à Kas de Cirali. Nous avons instantanément adoré Kas d'autant plus que lorsque nous y étions en juillet, l'affluence touristique était moindre ! Ce fut un régal. Nous avons logé au Hideaway Hôtel : notre coup de coeur ! Notre chambre familiale était merveilleuse, zen, propre avec baignoire jacuzzi s'il vous plaît... Les petits-dej sur la terrasse : un bonheur dont on se souviendra longtemps ! L'accueil de Marie est sensas ! Nous ne voulions plus partir ... Vraiment cela a été dur dur !! Nous avons accompagné mon mari faire de la plongée avec l'agence Dragoman (très bien) et nous avons pu nager avec 2 tortues carettas différentes. Emouvant !!! Notre plus beau souvenir en famille ! Nous avons aussi profité de la plage de Limanagizi (prendre un bateau taxi). Et pour les restos, nous avons beaucoup, beaucoup aimé : Kasim Resto. Ce dernier nous a beaucoup aidé à améliorer notre turc. Les enfants ont enfin adoré les plateformes de baignade de Kas alors que je craignais justement qu'ils ne regrettent les traditionnels plages. Là_bas, on peut profiter des transats gratuitement. On ne paye que les consos (mais on ne vous force pas la main ce qui est agréable). Les enfants se sont éclatés à plonger et sauter dans l'eau fraîche avec d'autres enfants turcs. Ils ne voulaient plus partir de Kas, snif !!

J16-J17-J18 : Patara

Bon ben après Kas, on a eu notre petit coup de déprime à Patara. j'avais réservé au Pataros Hôtel : belle piscine et grande chambre mais bon, pas pourvue d'un grand charme. Quant aux petits déjeuners .... Sans commentaire mais accueil par contre, adorable comme d'hab' ! La plage de Patara est belle mais voilà, hi, hi, on arrivait de Kas ! Bref, il nous a fallu 2 jours pour commencer à profiter un peu ! De plus, nous avons fait une autre rando équestre EPOUVANTABLE avec des chevaux complétement fous furieux ! Pas génial ! Le seul point positif est que j'ai pris connaissance du chemin pour aller à pied à la plage et là ça change tout ! On passe par les ruines et en fin d'aprem, avec la lumière, cela n'a pas de prix. De plus, on a fini par rencontrer des personnes forts sympathiques.... Nous avons été aussi faire du shopping à Kalkan car il faut savoir qu'à Patara le village est mortel !!! Et les enfants réclamaient un peu d'animation ..... Pour ceux qui voudraient des avis sur Kalkan, j'ai pas trop accroché. C'est vraiment très très touristique. Attention, si vous devez remonter du village jusqu'à la gare routière, ça grimpe sec et sous le cagnard, comment dire : prévoir absolument casquettes et à boire !!!

J19-J20-J21-J22-J23 :Fethiye

Mais que sommes-nous donc allés faire dans cette galère !!! Nous avions réservé à Calis Beach au Caretta Apart Hôtel. Que dire ??? Nous avons eu notre 2ème coup de déprime en arrivant à tel point, que nous avons essayé de repartir sur Kas (mais tout était full) et même Patara : c'est dire (bon là c'était pas full mais on s'est quand même demandé s'il n'était pas préférable d'y retourner !) L'endroit est un repère d'anglais mal dégrossis et j'en passe et des meilleurs. La plage est quelconque et nous avons tout de suite suivi les conseils de nos guides, à savoir profiter des alentours : excursions des 12 îles (magnifique et moments inoubliables avec les turcs de la partie) et les gorges de Saklikent (que nous avons fait nous-même en prenant le dolmus). Un régal de fraîcheur et de bonne humeur ! Mais voilà, mon fils a attrapé une otite et nous avons dû nous rabattre sur les séances shopping à Fethiye. Je pense aussi que le seul avantage de Calis Beach sont les restaurants : ils y sont vraiment délicieux ... et l'hopital pour mon fils qui a pu consulter un bon ORL et a été très bien soigné (nb : c'est le proprio de l'hôtel qui nous a obtenu un RV). Mais bon, on était contents d'en partir ...

J24-J25-J26-J27 : Dalyan

Après Fethiye, nous nous attendions à tout sauf à tomber amoureux également de Dalyan. Nous avions réservé au Sunlife appartement. L'endroit est super agréable car il y a peu de chambres et une belle piscine. Par contre, c'est un peu éloigné de la rivière. Mais Dalyan était vraiment le clou pour terminer notre séjour en Turquie. Nous avons pris le bateau pour aller à la plage et visiter le Turtle Hospital ainsi que la maison du capitaine Junes (des gens adorables). Nous avons privatisé un bateau avec les autres personnes de l'hôtel pour une soirée baignade dans le lac et profiter des bains de boue (agréable et amusant). Nous sommes allés aux cascades bien rafraichissante ... Et repos, repos !! Ah la la, le pied !

J28-J29 : Istanbul

Après un vol Dalaman-Istanbul avec Turkish airlines (130€), nous avons posé nos valises au Rast Hotel (très bien) et avons profité de ces derniers jours pour visiter un peu plus Istanbul : la mosquée bleue, la grande Citerne et Sainte Sophie juste avant de reprendre notre avion.

Bilan : un super beau voyage malgré les ratés que j'ai mentionnés, des rencontres inoubliables (les turcs sont d'une gentillesse !!), pas mal de mots turcs appris au gré de nos rencontres, une hydratation maximale également à cause de la chaleur (40° en moyenne). Si c'était à refaire : j'enlèverai donc Patara et Fethiye et ajouterai peut-être Bozburon ou Datça ! Ou alors, je resterai plus longtemps à Kas 😛
Itinéraire Cappadoce - Antalya - plages - Pamukkale English translation pending
by Mlampron · 2012-04-10 · 18 replies
Bonjour,

Mon conjoint et moi partons 3 semaines en Turquie en mai. Nous avons déjà prévu passer une semaine à Istanbul et 3 jours en Cappadoce.

Nous voulons encore voir plusieurs choses mais hésitons dans l'ordre du trajet. Voici les endroits qui nous intéressent :

- Antalya :une seule journée, simplement pour voir un endroit précis. Nous ne voulons pas y dormir - Konya : facultatif, nous ne sommes pas sûrs encore - Plages : quelques jours en Olympus et Fethie, pour prendre du soleil et faire une croisière en goélette - Éphèse et Pamukkale : 1 jour pour les deux, max 2 jours.

La question est : sommes-nous mieux de partir de Cappadoce pour aller tout de suite à Antalya (peut-être arrêter à Konya), ensuite les plages puis Éphèse/Pamukkale pour terminer à Izmir pour prendre un vol direct vers Istanbul.

OU

partir de Cappadoce pour aller à Pamukkale (en arrêtant peut-être à Konya), ensuite Éphèse puis redescendre vers les plages pour terminer à Antalya, d'où on reprend un vol direct vers Istanbul.

Vous me direz que le premier trajet est plus logique, mais ma crainte est d'être un peu trop tôt sur les plages. Comme nous serons en mai, j'ai peur qu'il ne fasse pas assez chaud pour en profiter au maximum. Aussi, en faisant Cappadoce -Pamukkale, ça nous permet de voir un peu l'intérieur du pays...

Qu'en pensez-vous?

Merci à l'avance pour vos réponses!

M.
Avis sur itinéraire de deux semaines en Turquie? English translation pending
by Penny12345 · 2012-01-26 · 12 replies
bonjour,

nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)

J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))

Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)

Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.

Par exemple:

point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)

point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"

point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...

J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)

Merci d'avance...
Compte rendu de la randonnée Voie Lycienne en Turquie (Lycian Way) en mars 2011: formidable English translation pending
by Willemspie · 2011-04-05 · 76 replies
Pour plus de details sur cette rando, voir le site www.lycianway.com (dans les forums sur ce site, vous trouverez des details jour par jour de mon itineraire, ainsi que de mes logements) et acheter le livre (topoguide avec carte). Tres beau temps en mars, mais froid certaines nuits (proche de 0°C). Avec le Maroc, seule randonnee proche possible en mars. Superbe itineraire. La cote Mediterraneenne reste largement preservee dans cette region comparee a d'autres endroits/pays. Nombreuses ruines greco-romaines aussi sur le parcours. Quasiment personne sur les chemins. Bon balisage tout du long, mais il faut etre attentif (certains troncons sont hors sentier) ! On n'est pas oblige de faire toute la Voie Lycienne, ce qui prendrait environ 4 semaines. Certaines sections necessitent le camping. Aussi en mars certains logements sont fermes. Pas mal de troncons peuvent se faire quand meme en logeant en hotel, pension ou chez l'habitant (le tout excellent et pas cher dans l'ensemble). Avec le materiel de camping, on est quand meme beaucoup plus libre (de faire les etapes qu'on veut).
Retour de Syrie en cellule amovible sur 4x4, avril 2010 English translation pending
by Victor84 · 2010-05-27 · 10 replies
Voici nos deux cellules (Patvoyageur et nous) de retour après un voyage de 9000 km en 5 semaines au total, dont 2500 km et 2 semaines en Syrie.

Trajet: - aller par ferry Ancône/Igoumenitsa puis traversée de la Grèce par autoroute neuve et gratuite (péages en cours de construction) puis le centre de la Turquie, tour de Syrie et retour par la côte sud de Turquie puis ferry Cesme/Ancône.

Cartes: - Freytag et Berndt au 700 000 et la même sur OZI sur le Eeepc T91

Un voyage sans problème, le contact avec des Syriens est le même qu'avec les Turcs, les gens sont plutôt sympathiques et toujour prêts à rendre service.

Le seul inconvénient du pays est le montant des taxes diverses à acquiter lors de l'entrée et à la sortie, environ 300 euros au total pour un véhicule, et deux personnes pour deux semaines de séjour. Ajouter les frais de visas 40 euros pour 2, plus 40 euros de Chronopost. Et le gasoil à 1,50 euros en Turquie.

Au passage de la frontière, les formalités sont 'bon enfant' mais un peu longues, compter 2 heures. A l'aller nous sommes passés par Kylis (petit poste frontière), et au retour par Duz Aghaj (un jour férié donc faible trafic).

En Syrie, le gasoil à 0,33 centimes d'euro ne laisse pas indifférent, le réseau routier est en assez bon état, se méfier cependant des dos d'ânes, fréquents et parfois redoutables.

Nous avons fait le tour du pays dans le sens des aiguilles d'une montre, en visitant les sites ou villes suivantes: - Saint Siméon, Alep, lac Asad, Chateau Al Jaber, Ar Rusafah, vallée de l'Euphrate, Dayr El Zawr, Dura Europos près de la frontière Irakienne, Palmyre, Damas, puis la région Druze du Sud avec Shaba, Kanawat, As Suwayda, et Bosra près de la frontère Jordanienne, passage au Krac des Chevaliers, Monastére Saint Georges, Chateau Al Marqab, Amrit, Tartous, Apamée, Sirjilla, Chateau de Saladin.. Le patrimoine historique est riche, certains sites sont exceptionnels, nous avons remarqué la présence de chrétiens dans la région du Krac des Chevaliers et dans la région de Maloulla où l'on produit un petit vin très agréable.

Le bivouac, libre et gratuit, n'a pas posé de problème en Syrie. En général sur les sites, sauf à Alep et Damas au camping. Il n'y a pas de problème de sécurité, la police est indifférente à notre égard, concentration de militaires près d'Israél.

La période était idéale: - au plan climatique, fin avril la température est agréable, environ 20° de moyenne - comme au plan politique, pas de tension particulière en ce moment avec les pays voisins, et bons rapports avec la France depuis peu..

En Syrie, nous avons rencontré une cellule amovible, deux 4x4, deux camping-cars et quelques bus de groupes en voyage organisé sur les sites importants.

Le niveau de vie sur place nous est très favorable, les dépenses sont faibles, un bon repas au restaurant revient à environ 8 euros par personnes.

A l'aller comme au retour nous avons visité un nombre important de sites en Turquie, frisant l'indigestion, pendant quelques mois ne me parlez plus des Hittites, des Grecs des Romains, des Bysantins, et des croisés, qu'ils aillent se faire voir!..

Conclusion: un voyage agréable que je vous recommande si vous avez le temps..
Thaïlande et Cambodge, départ dans un an (novembre 2009) English translation pending
by LeTigre · 2008-10-31 · 47 replies
Salut à tous. Etant donné que la Thailande nous manque et quen nous n'avons toujours pas visité Angkor .. So I'm back ! Et sauf catastrophe, ce voyage sera pour pile poil dans un an ... Comme je le disais dans mon titre original ça va être une longue attente !!

Gentil message pour vous prévenir que je vais - de nouveau - vous gonfler pdt de lonnnnnnnnng mois pour monter ce trip ! 😎😎😎

Iti préssenti : Paris - BKK BKK - Preah Vihear ( vu ce que je viens de lire ce sera probablement en avion même si je vais avoir un soucis de surcharge bagage, mon seul sac photo pesant plus des 15 kg ! ) Visite d'Ankgor PV - Thailande Nord BKK - Paris

Durée préssentie :

3 semaines ...

To be continued !
Asie du Sud-Est en novembre: étapes hors des sentiers battus? English translation pending
by Jperez27 · 2008-10-30 · 34 replies
Bonjour,

Voila, on part en asie du sud est mi novembre pour 3 semaines...J'aurais aimé faire une arrivée sur bangkok puis direction le cambodge avec angkor notamment, Ho Chi Minh, Hue, Hoi an, Hanoi, Baie d Along, puis retour sur Chiang Mai Par le Laos, pour finir sur les plages du sud de la Thailande. Je sais ça fait des bornes et j aimerais faire un maximum de bus(de nuit tant qu'a faire). Qu'en pensez vous? Y a t il des étapes hors des sentiers battus que vous avez particulierement apprécié? Merci d'avance pour tous vos conseils
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
by Edwindebxl · 2008-09-13 · 20 replies
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?

1. Concept général

Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.

Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.

Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :

· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient

Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.

Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.

Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :



L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.

Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.

Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.

En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.

2. La préparation

Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.

A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...

Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...

Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.

Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...

Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.

Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:

· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)

Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".

Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !

Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.

Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.

Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.

Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...

3. Bon à savoir…

3.1. L'accueil en Turquie

Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.

Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.

Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.

Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.

Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.

La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.

Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.

Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.

Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….

3.2 La voiture

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!),
http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.

Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.

Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé

De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.

La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…

Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…

3.3 En auto en Turquie

Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.

Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.

Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...

Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.

Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !

Pour le reste, pas de problème.

3.4. L'avion

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.

3.5. Le budget

Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.

Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !

En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.

Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :

Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR

Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.

Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:

1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.

A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.

Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…

Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.

Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.

4. Le circuit

4.1. Plan de route

· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul

· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul

· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale

· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.

· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.

· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye

· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye

· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan

· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan

· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat

· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat

· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya

· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme

· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme

· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles

3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul

Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.

Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.

Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…

Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.

Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.

Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...

4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul

Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.



La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :



Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.

Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.

Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :



Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...

Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.

Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.

Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :



Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…

Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.

Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…

Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :



Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…

La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :



La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :



Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine

Du haut de la tour Galata la vue est superbe.

Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:



Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :



Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :



Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :



Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.

Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.

Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :



4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite

Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :





Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :



Partout de remarquables mozaïques :



L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…

L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.

N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.

Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…

4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale

Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.

La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.

Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :



En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…

Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.

Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :

L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.

L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…

Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.

Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :





4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)

Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.

Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.

Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.

Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.

Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.

Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.

Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.

4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.

Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.

Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :



Aujourd'hui la mer est à 20 km...

En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.

Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :



Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.

Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.

4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)

Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :



Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.

L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.



4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)

Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !



Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.

4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)

Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.

La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.

L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :



La vue depuis notre chambre :



Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :



La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».

Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…

En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….

Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…



La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….

4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara

Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.

Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…

Nous voulions revoir cela.

Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.

De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.

A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.





Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…

4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)

Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.

Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.

La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.



Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.

La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…



Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.

Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….

Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.

Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…

Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.

Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.

Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.

Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.

4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club

L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !

La piscine :



Nous suivons un joli chemin :



pour attendre une grande plage



avec des chaises longues et des paillottes

Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones. Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.

Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…

« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.

Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !

Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.

Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.

Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.

Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.

Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.

Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...

Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :







4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)

Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...

Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.

La ville nous servira d’étape pour la nuit.

Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :



Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.

Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :

· Marchands ambulants de fruits:





· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :



Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :



4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)

Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.







Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :



Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :



La recette est très simple :

· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale

Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !

Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.

On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…

Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.



On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :



On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :



Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :

Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).



Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :



Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :



Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:



Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.

4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.

Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :



Un église de plus :







Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.

Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :



Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.



Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :





Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :



Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.

En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…



Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…

Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.

Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…



4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :

De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.

A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :



Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...

Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.

Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.

Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :



Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…

Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :



Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.

Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…

4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)

Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.

Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.

Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :



Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.

5. Si c'était à refaire

5.1. Concept

Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…

Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.

Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.

Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).

5.2. Circuit

Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.

Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.

Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.

5.3. Préparation

Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…

Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.

Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.

Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Où se prennent les taxis à l'aéroport de Bangkok? English translation pending
by Mimialti · 2008-06-23 · 56 replies
Mon précédent message ayant été supprimé ..... pourquoi ? that's the question. Je remet donc ma question à l'ordre du jour. Où se prennent les taxis à l'aérport de Bangkok. Au second étage donc à l'arrivée des vols ou au premier étage ? Le fameux guichet qui distribue les tickets pour les chauffeurs se trouve-t-il au même endroit ou bien à l'extérieur ?
Vol Bruxelles-Thaïlande, logement, plage English translation pending
by MissMiaouw · 2008-05-05 · 41 replies
Bonjour,

Ceci est mon premier post sur ce forum que je consulte avec avidité depuis 15 jours. En effet, j'y ai déjà trouvé des infos précieuses.

La situation est la suivante. Nous avons décidé, mon compagnon et moi-même, de nous envoler pour 28 jours en Thailande en novembre 2008. Nous ne désirons pas faire appel à un voyage déjà tout organisé parce que nous aimons prendre notre temps et flaner. Ce sera une première expérience de "grand voyage très loin", aussi n'avons nous pas la prétention de nous y connaitre ou de sortir des sentiers battus. Nous désirons juste faire les choses à notre rythme.

La partie organisationnelle du voyage me pose problème : je ne m'en sors pas avec tous ces billets d'avion. J'ai été regarder sur différents sites, les prix vont du simple au triple, les compagnies nous font faire le tour du monde, ou presque, avant de nous déposer en Thailande.

J'ai donc quelques questions précises : une bonne partie des compagnies bon marché est blacklistée. Existe-t-il un moyen de savoir ce qu'on leur reproche? Risquons-nous plus de revenir en cerceuil si nous prenons ces compagnies-là ou d'autres? est-il possible de trouver un billet d'avion bruxelles/thailande ( ou vous voulez, nous nous fichons de la destination où nous atterissons : on va quand-même faire un circuit) à moins de 800 EUR? pouvons-nous voyager en Thailande sans vraiment prévoir tout dès maintenant? les guesthouse et les hotels... comment s'y retrouver? quelle plage pour du farniente?

Merci pour votre attention,

Miss Miaouw
Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
by Mida · 2006-12-25 · 20 replies
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans. Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière. S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.

Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.

Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !

Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.

Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !

Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.

J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.

Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.

Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)

Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !

Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !

Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)

Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !

La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !

Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.

Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.

Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.

Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan

Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !

Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.

Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.

Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.

La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !

Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.

Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !

Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !

Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.

Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d��une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.

Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.

Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !

Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Le Kerala... si court mais tellement intense en émotions! (Inde) English translation pending
by Sabaidee · 2006-11-13 · 36 replies
Bonjour à tous !

Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ...

Alors s'il vous plait, soyez indulgents.

Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s.

Allez ... j'y vais !

Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?).

Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air).

C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus.

En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion !

Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien !

Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti !

Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu.

Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ...

Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ...

La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas.

La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin.

Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes.

Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue.

Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal !

Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles !

Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ...

Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ?

Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs).

Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen.

Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant !

Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ...

Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables.

Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi !

Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit.

Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans !

Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge.

Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ...

Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre.

Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ...

Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-)))

Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire !

Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ...

Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur.

Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris.

Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala.

D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ...

Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage.

Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage.

Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir !

Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer.

En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment.

Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille.

Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) !

Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!!

Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas).

On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage !

Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !).

On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché).

Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui !

Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...).

A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi.

Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ...

Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!!

Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ...

Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures.

Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ...

Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures.

On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ...

Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels.

Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach.

Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ...

On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ...

Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle !

De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala.

Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu.

@+, Sabaïdee
Thaïlande: une autre histoire de culture... le thé English translation pending
by Sidartha · 2006-09-21 · 52 replies
Et oui, encore moi pour le petit "post du jour" ...😉😛

depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)

ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??

c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
Birmanie 2006: en différé du pays du sourire et pagodes English translation pending
by Phil64 · 2006-08-25 · 17 replies
Comme je le pressentais, j’ai eu quelques problèmes pour vous faire vivre mon voyage en direct, Internet n’est pas encore évident à utiliser dans ce pays… Alors à défaut, voici mon voyage en différé. Je ne vais pas vous refaire le récit journalier car je l’ai déjà écrit dans mon carnet, mais je vais tenter de vous résumer tout ça. Un peu à la manière de Nancy (ses carnets sont un modèle du genre sur VF). Mon itinéraire reprend à peu près le sien mais le budget n’est pas le même et puis le mien est un voyage en solitaire.



En 3 semaines, plutôt que de courir pour voir le maximum de choses, j’ai préféré prendre un peu le temps pour faire l’itinéraire classique. La Birmanie recèle des lieux incontournables et pour un premier voyage il serait dommage de ne pas s’y rendre. D’autant qu’en été, pendant la mousson, ce n’est pas la saison touristique, nous n’étions pas bien nombreux.

Arrivé à Yangon par le vol Malaysia Airlines, Paris – Kuala Lumpur.- Yangon. Les vols par Bangkok sont meilleur marché mais disposant de peu de temps, je préférais ne pas perdre de jours à Bangkok. En vol direct, la Malaysia était le moins cher depuis paris (880 euros).

Voyage du 31 juin au 22 juillet.

Ven 31 Vol Paris – KL - Yangon Sam1Yangon Dim2Yangon : Shwedagon Lun3Yangon : Paya Chauktagyi & Ngatatagyi Mar4Mandalay Mer 5 Mandalay : Mingun Jeu6Hpo Win Daung Ven 7Mandalay Sam8Mandalay : Inwa & Amarapura Dim9Bateau Mandalay-Bagan Lun10Bagan Mar11Bagan Mer12Mont Popa Jeu 13Bagan Ven14 Bagan Sam15Bus vers Kalaw Dim16Trek Kalaw Lun17Trek Kalaw Mar18Inle Mer19Inle Jeu20Inle Ven21retour sur Yangon Sam 22retour sur Paris

IMPRESSIONS GENERALES : 3 semaines, c’est toujours un peu court pour connaître un pays, s’en imprégner.. Mais je pense toutefois avoir réussi mon voyage, je pense avoir capté l’essentiel du pays. Ce que je retiens le plus de ce voyage, c’est le sourire des birmans, plus particulièrement des birmanes avec leur joli sourire encadré de leurs joue poudrées au tanaka. J’avais beaucoup lu sur la gentillesse des birmans mais il n’y a qu’en allant là-bas que l’on mesure combien leur compagnie est agréable. Le pays est resté très traditionnel, le longyi (le sarong birman) est porté par 100% des hommes et femmes (excepté la capitale où l’on voit quelques jeans…), c’est d’ailleurs le premier pays où j’adopte le costume local. On est vraiment bien en longyi, et les gens aiment bien vous voir avec. Qu’en est-il de la dictature ? des difficultés que rencontre la population, qu’en ai-je vu ? A vrai dire, quasiment rien. En 3 semaines je n’ai croisé qu’un convoi de 3 camions militaires comme on peut en voir sur nos routes française en somme… Pas un militaire dans les rues ou ailleurs, pas plus de policiers qu’ailleurs. Ici, pas de culte de la personnalité avec statues mégalomanes, pas non plus de propagande omniprésente… Le malaise se ressent toutefois en réfléchissant un peu, en constatant l’état de délabrement et de sous-développement du pays alors que ce pays devrait être riche. Je n’ai pas vu de misère, hormis un peu sur les trottoirs de la capitale, mais comme partout, c’est là où elle est le plus visible. Le plus saisissant reste la vision de ces pauvres gens au bord de la route, à trier les cailloux, à faire les routes, cm par cm… des personnes souvent trop vieilles ou trop jeunes pour travailler ! Evidemment, je ne suis pas allé dans les zones interdites car le gouvernement nous cache une grande partie du pays, pour toutes sortes de raison malsaines (traffic en tout genre : pierres, drogue.. zone de conflit avec les minorités ethniques..). Alors fallait-il y aller ? Oui, je ne regrette pas d’avoir finalement opté pour l’affirmative, car je suis convaincu que le changement viendra de l’ouverture vers le monde. Je ne pense pas avoir personnellement donné beaucoup d’argent à ce gouvernement.

CHANGE : Au marché noir : 1 euro = 1600 k / 1 $ = 1200 à 1250 k Les euros ne se changent qu’à Yangon. Prévoir des dollars pour le change si possible en grosses coupures, mais les billets doivent être nickels, sans tâches ni abîmés. Prévoir aussi des dollars en petites coupures pour payer les hotels, l’entrée des sites, le bateau ou le train. Pour ces 3 semaines, j’avais prévu : 400 $ + 130 euros J’ai tout dépensé en ramenant pas mal de souvenirs (dont par exemple une écharpe en tige de lotus à 53 $)

TRANSPORTS : YANGON : Trishaw : astucieux rickshaw birman qui tel un side-car propose les 2 sièges passagers dos-à-dos, sur le coté.Taxi, efficace et pas trop cher.Bus pour se rendre à la gare routière (se faire écrire le n° en birman avant !)et puis un lift à mon actif, car il faut le savoir : quand il fait nuit et quand il pleut averse, les taxis sont rares !!! A savoir…

YANGON – MANDALAY : Bus (New Malakar express) (12000 k) départ 18h00, arrivée à 8h00. Impeccable, confortable, un peu bruyant avec le karaoke en dvd. Lors des arrêts pour se restaurer, je sympathise avec un gars qui m’invitera le lendemain dans sa famille pour diner.

MANDALAY : 2 jours avec un Trishaw, un bon moyen pour découvrir la ville. Mingun : bateau pour s’y rendre 3$, réservé aux touristes. Si c’était à refaire, je m’y rendrais par la route depuis Sagaing, car avec le bateau le temps est limité sur place. Trop court. Les cités impériales : la majorité des touristes prennent un taxi ou un blue taxi (petit Mazda) pour faire les 3 dans la journée. Ne voulant pas courir, je décide de zapper Sagaing, et me rends à Inwa et Amarapura en transport en commun. Pick-up pour Inwa, chouette de se retrouver sur le toit de ce pick-up surchargé, aux cotés de moines et de paniers surchargés de légumes et fruits. La barre métallique de la galerie me scie un peu le dessous des genoux…mais ceci est largement compensé par le fait de vivre le trajet de ce perchoir ! De la route à Inwa : trishaw Inwa : bateau pour se rendre sur l’ile, puis horse car obligatoire. Agréable. Inwa – Amarapura : je trouve une charmante Japonaise seule avec un blue taxi, et hop un lift ! Amarapura – Mandalay : le retour sur Mandalay après le coucher du soleil se devait problématique car les pick-up sont rares à cette heure et puis il faut se rendre déjà à la route principale… je compte sur ma bonne étoile, et hop la seule et unique voiture qui part du pont, veux bien me prendre et insiste même pour me déposer jusqu’à la porte de la guest house !

HPO WIN DAUNG: Taxi (45$) pour une journée complète aller-retour. A Monywa : bac pour traverser la Chindwin (1500 K) puis Jeep (8000 K) pour aller aux grottes (45 mn)

MANDALAY – BAGAN : bateau lent le dimanche et mercredi : 10$. J’ai organisé mon itinéraire en fonction de cet impératif, car je ne voulais prendre le speed boat (16$ et touristes exclusivement). Je ne regrette pas ! Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais c’est la vie à bord qui est intéressante, les arrêts dans la campagne où les gens viennent avec leurs chars à bœufs charger ou décharger le bateau. Et puis, une copine avait pris ce même bateau lent 3 mois auparavant, avait eu une belle rencontre avec la cuisinière, elle m’avait donné les photos au cas où… et bien, j’ai bien retrouvé la même femme ravie d’avoir les photos et du coup un très bon contact avec le capitaine !

BAGAN : 4 1/2 jours à Vélo, le meilleur moyen pour se balader entre les pagodes à son rythme. Choisir toutefois un bon vélo, style VTT recommandé pour les chemins ensablés ! (entre 500 et 1000 K/jour la location) Bateau agréable pour une ballade en fin de journée pour voir le coucher du soleil sur l’Irrawaddy.

MONT POPA : Mini-bus, quelques arrêts intéressants en campagne. Mais je ne suis pas fan de ce genre de transport où l’on ne rencontre pas la population.

BAGAN - KALAW : Bus, pas très grand, peu confortable, route assez chaotique, surtout quand le bus doit laisser passer les camions chargés de Teck et « descendre » de la chaussée peu large ! Mais on m’en avait tellement dit sur ce trajet que je m’attendais à pire !

KALAW : Les pieds bien sûr !! C’est d’ailleurs le moment de troquer les sandales pour des tennis (pour ma part des Columbia : excellent compromis entre les tennis et les chaussures de trek)

KALAW - INLE : Pick-up entre Kalaw et Shwenyaung, encore sur le toit ! Belle sensation en descendant cette route de montagne, euh, coup de bol car il n’a pas plu…(car s’il s’était mis à pleuvoir, l’arrière couvert s’étant remplit entre temps, le repli n’aurait pas été faisable…) De Shenyaung à Nyaungshwe : taxi, un peu tard pour les pick-up.

INLE – YANGON : Taxi Nyaunshwe - Heho (aéroport) : carton rouge !! prix excessif 14000 k, surtout quand on ne peut le partager… ! Heho – Yangon : Vol avec Air bagan : 75$

GUETS-HOUSES ET HOTELS : (tous les prix sont pour une single et comprennent le petit déjeuner )

YANGON : Golden Smile Inn : 5$ (3 nuits) Air conditionné, grande chambre sanss fenêtre, bains/wc communs Bien placé. (près de la Paya Sule). Un accueil super chaleureux. Quand je suis revenu à la fin de mon séjour, après avoir vu tant de visages je ne me rappelai plus comment ils étaient, juste un souvenir agréable, allaient-ils me reconnaître ? ils voient tellement de monde…. Et bien dès la porte franchie, j’ai eu l’impression de ne jamais les avoir quitté ! Par contre je suis allé voir la White House, non loin, pas du tout le même accueil… brrr… J’aurais aimé jouer un peu plus de guitare avec les gars…

MANDALAY : Royal Guet House : 3$ (5 nuits) Ventilo, petite chambre, bains/wc communs Très sympa, également, toujours des jeunes. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de jouer au Chinlon avec eux…

NYAUNG-U (BAGAN) : Maykalar Guest House : 4$ (6 nuits) Air conditionné, ventilo, grande chambre, parquet, bains/wc communs, standing au-dessus des autres. Accueil sympa, moins fraternel que les deux autres toutefois. Location de vélos : négocié 800 k /jour pour 5 jours.

KALAW : Golden Kalaw ( ?) : 4$ (1 nuit) Ventilo, petite chambre avec bains/wc et eau chaude (appréciable ici alors qu’ailleurs l’eau froide ne l’était pas assez !) Sympa, ambiance refuge de montagne. Pas eu toutefois l’occasion d’en profiter beaucoup.

TREK : 1 nuit chez l’habitant dans un village de montagne, compris dans le trek.

NYAUNGSHWE Queen Inn : 5$ (4 nuits) Dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) mais au vu de la qualité du repas, il serait dommage de s’en priver ! Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre, tout le confort quoi ! Préférez ceux le plus éloigné du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation au bord du canal. Accueil admirable, très chaleureux, se plient en 4 pour vous aider, il n’y qu’à lire leur livre d’or, tout est dit. D’ailleurs c’est le seul que j’ai vu là-bas…

LA MOUSSON ? Comme prévu en ce début de mousson j’ai eu beaucoup de pluie à Yangon. De la pluie tout le long du trajet Yangon - Mandalay, 1 jour de pluie à Mandalay, 1 nuit à Bagan et quelques heures de pluie plutôt bienvenue pour rafraîchir l’atmosphère en journée. A Kalaw, de la pluie le 2eme jour du trek. A Inle, pas mal de pluie aussi mais quelques éclaircies tout de même. En résumé, la pluie n’était pas vraiment un problème, mais il paraît qu’après mon départ la mousson était bien plus forte. Je n’ai pas vu de rues inondées…. Pas la peine d’amener son parapluie, vous en trouverez sans soucis !

LES PHOTOS NUMERIQUES Un régal, tellement de choses à photographier ! Les gens aiment se faire photographier, surtout s’ils se voient sur l’écran digital par la suite. Aucun soucis pour transférer les photos sur CD, du moins dans les coins touristiques. J’ai gravé 2 CD, sans problèmes. (1500 K le CD, 1000 K si vous avez votre CD)

ALLONS-Y !

YANGON : J’ai aimé cette capitale qui ressemble à une grosse ville de province, malgré ces 7 millions d’âmes. Trottoirs défoncés encombrés de tea-shops ou étalage divers, façades décrépites, certaines avec de belles couleurs, héritage d’une époque coloniale révolue. Marchés improvisés dans des ruelles. Évidemment beaucoup de trafic à toute heure, tout cela est un peu fatiguant. Ajouter à cela, la pluie qui fait se déplier les parapluies rendant la circulation sur les trottoirs plus hasardeuse, remplissant peu à peu la chaussée…

SHWEDAGON PAGODA : évidemment LA chose à voir dans la capitale. J’ai passé quasiment une journée complète sur le site pour m’imprégner de l’ambiance. Et en ce dimanche il y en avait du monde ! La pagode dorée (60 tonnes d’or) et ses multiples pavillons, son esplanade de marbre, auxquels on accède par des escaliers majestueux est un véritable havre de paix, de sérénité, à dix mille lieux du capharnaüm de la ville, à l’image de la Grande mosquée de Delhi. L’avantage d’y rester un long moment c’est de la voir sous un beau soleil, puis sous un déluge de mousson ! Réfugié sous un des multiples pavillons à discuter et dessiner, je m’amuse à voir de véritables cascades se former le long de la montagne d’or…

PAYA CHAUKTAGYI : Enorme bouddha couché, un peu trop kitsch à mon goût, et surtout la vision est gâché par la structure métallique de l’énorme hangar qui l’héberge, dont il est impossible de faire abstraction !

PAYA NGATHAGYI : J’ai bien aimé ce lieu peu visité. Entrée majestueuse gardée par 2 énormes Chinthes (lions-dragons), monastère et puis un énorme bouddha assis, semblant regarder ses fidèles prosternés à ses pieds.

PAYA BOTATAUNG : trop kitsch, étonnant toutefois ces murs recouverts de fragments de miroirs, on passe d’un pièce à l’autre et on se retrouve au point de départ, sans avoir l’impression de tourner en rond, astucieux !

PAYA SULE : son originalité vient du fait qu’elle sert de rond-point, étonnant pour un édifice de 2500 ans ! Attention, le carrelage mouillé ça glisse !!

MANDALAY : A priori, pas évident de se repérer dans cette ville où toutes les rues orthonormées semblent être identiques ! Heureusement, il y a la tour de l’horloge et la numérotation des rues. De nombreux rickshaws, motos et vélos. La concentration de pagodes au pied de la colline vaut le coup d’œil.

PAYA KUTODAW : étonnant avec ces 729 pavillons blancs, identiques, renfermant chacun une stèle de marbre écrite en pali (vieux birman), l’ensemble constituant un livre. Je vous avoue, j’ai pas tout lu ! Et encore, celle d’en face

MONASTERE SHWENANDAW : Super monastère tout en teck, de belles sculptures.

MANDALAY HILL : le nombre de marche est impressionnant ! heureusement à mi-hauteur, je m’attarde devant les œuvres d’un peintre, ce qui permet de se reposer, car avec cette chaleur, l’ascension est assez hard. Déception au sommet de ne pas voir les centaines de pavillons des paya Kuthodaw et autres.

MONASTERE SHWE INN BIN : superbe ce monastère, plus tranquille que Shwenandaw et pourtant les bas-reliefs en teck sont magnifiques.

PAYA MAHAMUNI : J’ai bien aimé l’atmosphère de fête avec les nombreux croyants prosternés devant le bouddha boursouflé tellement il a reçu de feuilles d’or. Dommage je suis arrivé après la fermeture de l’accès au bouddha. Musique sympa. Et puis j’y suis retourné un soir, grâce à un thaï rencontré à la guest house, sus un petit abri circulaire, assister à une exhibition de Chinlon. 10 jours durant, les meilleurs de la spécialité s’offraient en spectacle à l’assemblé, majoritairement constitué de moine quand j’y suis allé. (Le Chilon, j’en parle plus loin…) Derrière la pagode, j’ai aimé me balader parmi les étals des tailleurs de pierre où de jeunes gens sculptent et polissent de nouveaux bouddhas.

INWA : La ballade en horse-car est agréable, dans cette campagne parsemée de sites anciens, vieux stupas et monastères, un avant-goût de Bagan, en plus vert. Magnifique monastère soutenu par ses 163 piliers de teck, en plus je tombe au moment de la classe dispensée aux jeunes moines et aux enfants pauvres du coin. Intéressant. Je rencontre un jeune couple de Mandalay qui m’invite à boire un jus de sucre de canne, vraiment sympa. Si je ne partais pas le lendemain, ils m’invitaient chez eux.

AMARAPURA : PONT U-BEIN : évidemment l’attraction du coin, et c’est vrai qu’il en jette. Ce pont qui est en fait une passerelle ! La passerelle en teck la plus longue du monde. 1, 2 km. En cette période de mousson, je pensais voir le niveau de l’eau bien plus haut ! En fait, la passerelle surplombe l’eau sur la moitié du parcours environ. Beaucoup de monde s’y ballade, beaucoup de moines qui rejoignent leur monastère sur les 2 rives. Au bout du pont, je passe un long moment à jouer avec un guitariste (Hotel California en birman, ça déchire !), du coup je zappe les monastères, belle ballade au pied du pont parmi les arbres morts au bord de l’eau.

HPO WIN DAUNG : L’accès n’est pas évident (voir ci-dessus) mais la visite vaut la chandelle. Imaginez, près de 500 grottes creusées dans des falaises, au milieu de la verdure. Chaque sanctuaire recelant des bouddhas et des fresques superbes aux couleurs extrêmement bien conservées (du XIV au XVIIIe). De nombreux singes ont investi le site, peu respectueux des bouddhas qui sont leur terrain de jeu. Quelques fresques vraiment magnifiques et on peut en profiter grâce à l’éclairage naturel. Même si je m’attendais à un site moins aménagé, plus noyé dans la végétation, l’ensemble est superbe. Je regrette de ne pas avoir exploré les grottes moins visitées mais notre jeune guide, très charmante, nous a évidemment montré les plus remarquables. Non loin de là, dans la campagne, des milliers de bouddhas, dont un debout en construction de 167 m, juste derrière un couché de 90 m ! Et une pagode kitshissime, mais qui vaut le coup d’œil : la paya Thanboday avec ses quelques 600.000 bouddhas !

BAGAN Comment vous en parler en si peu de lignes… ? Bagan, c’est avant tout une ambiance, pédaler au milieu de toutes ces pagodes qui émergent de l’horizon partout où on regarde… j’ai réellement adoré ce lieu magique. Je ne vais pas vous citer toutes les pagodes visitées, juste un coup de cœur pour la Buledi, j’y suis revenu pour le lever et le coucher du soleil, j’y étais seul contrairement aux autres pagodes. Il faut un peu de temps pour profiter de cette ambiance particulière, pour moi ce sera 5 jours passés dans ce musée à ciel ouvert avec des petits plaisirs comme : Observer le gars labourer son champ avec les bœufs au pied de ces géants de brique, pédaler dans ces chemins ensablés, s’arrêter regarder les jeunes travaillant la laque, en inviter une partie à boire un coup à la sortie de leur boulot, observer d’autres jeunes peindre habilement sur le sable collé sur du tissus, jouer à mon tour à l’artiste, s’amuser à repérer de chaque plateforme atteinte les pagodes visitées et celles à visiter, terminer la journée là où elle avait commencée : au sommet d’une de ces pagodes pour voir peu à peu ce décor prendre vie ou disparaître…et puis bien sûr, rencontrer ces birmans ou birmanes toujours souriants, honorer leurs invitations si appréciables…. Que du bonheur quoi !

MONT POPA : Le site est remarquable et avec le peu de visiteurs à cette saison, la visite valait la peine. Même si j’ai eu quelque peu du mal à monter les quelque 800 marches sur une patte ! (Faute à une douleur sous le pied gauche…) Rencontre sympa avec 2 moines sur place, visite en compagnie des amis rencontrés sur le bateau, agréable donc. Et puis les arrêts en route, étaient sympas : nous croisons des jeunes paysannes dans un champ d’arachide, des ramasseurs de sucre de palme, qui grimpent aux palmiers, un zébu fait la noria pour presser les cacahuètes et en tirer l’huile, nous découvrons une petite école dans un des villages traversés.

KALAW Agréable petite ville de montagne, je n’en ai pas vu grand chose en fait car je suis parti en Trek, juste une petite ballade au monastère qui surplombe la ville, l’occasion de soulager sur quelques mètres une jeune porteuse d’eau (quel poids énorme !), de voir de jeunes footeux jouer au milieu des pins… Trek de 2 jours génial, seul avec une jeune guide de 23 ans, Khan-ew. Du coup tous les repas et les moments dans les villages se font en famille. Beaux paysages de collines, de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé, et puis bien sûr de nombreuses rizières. Quelques terrasses légères mais le plus souvent les rizières sont au fond des vallées. Ethnies Pa-laung, Danu et Pao découvertes lors des arrêts dans les villages pour manger et dormir, de beaux moments d’échange. Chouette moment aussi parmi les gamins du village baignant leurs buffles en soirée, belles crises de rires. Un regret de ne pas être parti plus de 2 jours…

INLE Site incontournable avec une ambiance vraiment particulière bien agréable en fin de séjour. J’ai passé 3 jours au total sur le site. Tour du lac en bateau sur une journée, incontournable. En compagnie d’une charmante chinoise et sa maman et leur ami moine rencontré l’été dernier. Pour nous ce fut une journée pluvieuse, qui enlève un peu de magie au site, mais nous avons passé pas mal de temps à croquer tous en choeur, chacun concentré sur son carnet, comme dans cet atelier de tissage. Cela a créé des beaux liens avec les ouvrières. Coup de cœur pour INDEIN, surtout en cette fin de journée, nous étions les seuls sur le site. Vraiment intéressant de visiter des lieux religieux avec un ami moine. A cause des croquis nous sommes rentrés à la nuit tombée, nous n’étions pas très fier de retraverser le lac dans le noir, sans éclairage aucun ! A faire absolument : une balade en canoë, j’avais lu qu’il était plus intéressant de le faire en dehors de NYAUNGSHWE, j’ai donc pris un motor boat jusqu’à un village du lac puis de là on est parti en canoë. Naviguer ainsi au raz de l’eau, parmi les jardins de tomates flottants, les maisons de bambou sur pilotis, croiser les autres pirogues, sans bruit, cela change tout ! Ce fut une super journée, le conducteur est passé prendre sa femme et son bébé qu’on a laissé chez des amis dans une petite fabrique familiale de cheroot, puis on est parti en pirogue, à la rame. Un des gars ramait de temps en temps avec le pied, c’est leur spécificité à ces Inthas. Pour faire un croquis d’une maison de bambou, j’ai demandé à ce qu’on accoste dans une de ces maisons perdues au milieu du lac. Evidement, super accueil, le bouche à oreille aidant, la maison s’est remplie de curieux de plus en plus nombreux… génial ! encore une fois, vive le dessin…. Le 3eme jour fut bien chouette aussi, juste un allez retour le matin pour voir le marché de KYAUK DAING, où nous sommes restés un long moment. Sur le chemin du retour, nous avons aidé les femmes à porter leur balancier jusqu’à leur pirogue, pas léger ! L’après-midi, visite de Nyangshwe, le monastère aux fenêtres ovales où encore grâce au croquis j’aurais un bon contact avec les moines. Et il y avait de quoi passer encore de nombreux jours atour du lac… plein de balades à faire.

ENTRÉE DES SITES :

YANGON Paya Swedagon : 5 $ J’ai rencontré des voyageurs qui ont réussi à ne pas les payer, en passant par les escaliers encombrés de livres sur la gauche de l’escalier sud. A condition de s’y rendre avant de passer devant le guichet ! J’y suis retourné le dernier soir et essayé de ne pas payer avec une Italienne, résultat, on s’est fait repérer. J’ai essayé de négocier vu l’heure tardive, le fait que j’avais déjà visité… rien à faire ils ne sont pas là pour discuter, faut payer c’est tout ! L’italienne m’a gentiment donné 4 $ pour que je puisse y aller, (j’avais déjà écumer mes derniers deniers !) et quand le gars m’as vu plus tard sur la plateforme il pensait que j’avais resquillé et s’apprêtais à me faire passer un mauvais quart d’heure. Là j’ai senti que ça pouvait ne pas etre rigolo…

MANDALAY : J’en ai croisé aussi qui n’avait pas payé le billet de 10 $, pourtant il est demandé à toutes les pagodes ! Idem pour BAGAN, je ne vois pas comment on peut l’inviter pourtant.

Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas seulement de resquiller pour économiser quelques $, c’est surtout pour éviter de les donner au Gouvernement. Bon, j’ai pas été tres efficace sur ce coup là moi… mais apparemment il y a moyen !

CUISINE La cuisine Birmane sans être exceptionnelle, n’est pas mauvaise. On peut lui reprocher d’être souvent grasse. Les currys baignent dans l’huile. On commande un curry et on se retrouve avec une dizaine de plats, soupe comprise. Le pays étant au carrefour entre les 3 gros pays que sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande, on trouve quasiment partout la cuisine de l’un ou l’autre et souvent les trois. Et j’avoue qu’il est tentant de le la préférer à la cuisine bamar. La cuisine SHAN est la meilleure cuisine Birmane que j’ai mangé. Les mangues sont excellentes et j’ai même apprécié la papaye pour la 1ere fois !

Mes meilleurs repas : le repas cuisiné par la femme de Kausyama à Mandalay. le dinner dans le village Danu lors du trek « menu Shan » au FLOWER à Kalaw les bons petits plats chez QUENN INN à NYANGSHWE le Thali vég à l’AROMA à Bagan (Super adresse, super resto indien, accueil sympa !) un « fish green curry » au resto thaï à Yangon les bons petits plats de la femme de Gérard à Yangon.

LA LANGUE Le birman est pas évident à proncer, c'est une langue tonale où il faut être précis sur l'intonation, l'accent. Même les noms de lieux pourtant connus, sont à proncer correctement pour etre compris. Comme d'habitude, les gens sont ravi d'entendre votre birman même approximatif. Une phrase bien apprécié en dehors des clasiques thchezoutinbade et mingalaba : "twe yada wanta bade" (à dire avec l'accent bien sûr) signifie : content de vous rencontrer. L'écriture est superbe, toute ronde. I est utile aussi d'apprendre à lire les chiffres, pour le bus par exemple !

J’AI AIMÉ : les GENS : toujours souriants, prêts à discuter, vraiment très agréables. Les BIRMANES, très mignonnes et charmantes. Elles m’ont semblé bien mieux loties que leurs voisines indiennes, elles partagent beaucoup de choses avec les hommes, la mixité est importante dans le pays. Le LUNGYI : agréable de voir quasiment tous les hommes et femmes porter ce vêtement traditionnel, en ville ou en campagne, celui des femmes est souvent très beau, celui des hommes est à carreaux, de couleurs variées. La plus fréquente étant le mauve. Très agréable à porter, c’est le 1er pays où j’adopte le costume local. Le TANAKA : ce bois qui une fois trempé donne cette poudre jaune avec laquelle les Birmanes et les enfants se badigeonnent le visage, autant de motifs possibles. Le CHINLON, (variante du Takraw thaï), se joue principalement en équipe de 6, en cercle, il s’agit de se faire passer la balle en jonglant, sans qu’elle touche par terre. Le Chinlon est une balle de bambou tressé, bien plus petite qu’un ballon de foot. Il faut voir avec quelle agilité ils jonglent avec pieds, talon, genoux, tête, enchaînant des sauts… Joli spectacle ! En fin d’après-midi les groupes se forment et les parties de Chinlon s’improvisent dans les rues. J’ai aimé me joindre à eux, pieds nus, relevant le lungyi entre les jambes pour en faire un short, comme eux… Pas si ridicule que ça le Phil, grâce à mes années foot dans ma jeunesse et mes nombreuses heures à jongler avec un ballon. Le BARBIER : après le rasage, hop une petite démonstration de Chinlon dans le salon ! puis en duo avec le père… épatant ! Les MARCHÉS : très animés, colorés, surtout vers Kalaw et Inle avec les femmes Pao et leur costume traditionnel. Les PAGODES : il vaut mieux aimer ça en venant ici, car des pagodes, on en voit !!! L’ECRITURE Birmane, si esthétique, toute en rondeur, mon carnet en est rempli ! La GUITARE : on trouve partout des jeunes qui gratouillent, particulièrement le soir, sur le bord des rues, on pourrait passer son temps à jouer avec eux. Comme ce jeune barbier rock’n Roll qui jouait avec ses potes (du Scorpions… en birman !), qui m’a invité spontanément et aussitôt tendu un verre de whisky. Les MOINES : rien à voir avec chez nous, puisque chaque Birman se doit d’être moine un jour pour un temps plus ou moins long, donc grand respect pour ces hommes. Belle allure avec leur robe aux couleurs chatoyantes, leur bol à aumône en laque noir. Les RENCONTRES : qui enrichissent toujours le voyage, locaux ou voyageurs. Le TOIT des PICK-UP surchargés ! Funny ! Tellement de choses en fait …

J’AI PAS AIMÉ : les MILITAIRES ET LE GOUVERNEMENT : Même je ne les ai pas vu, on sent leur influence en voyant l’état de délabrement et de sous-développement du pays. VOIR les TRAVAILLEURS sur les routes, casser les cailloux à la main, une vision d’un autre temps. Savoir l’impossibilité de dormir chez l’habitant, je trouve ça dingue tout de même ! La TOUR de béton, construite à Bagan par la fille d’un militaire pour mieux observer le site. Le KITSH : de certaines pagodes, des Nats au Mont Popa… Le « CLONAGE » de Bouddha : quand il est reproduit à l’identique en centaines, voire milliers d’exemplaires, alignés côte à côte, je trouve qu’il perd tout son sens. On es loin de l’hermite solitaire méditant contre l’arbre….plus proche de l’ « Attaque des clones » !

LE CARNET Mission accomplie, avec 9 carnets de 16 pages remplis sur place. Grande première : je les ai fait relier la veille de mon départ dans une toute petite échoppe de Yangon. Pas toujours facile de trouver le temps de le remplir, écrire malgré la fatigue et le sommeil après ces journées si remplies… Encore de nombreux témoignages, la plupart en birman. Et puis de nombreux dessins : croquis Noir & Blanc et aquarelles, un joli portrait de moi-même réalisé par Xaowei mon amie chinoise. Le regret de ne pas avoir dessiné certaines choses, j’ai exceptionnellement laissé quelques pages vides pour les dessiner à mon retour (même si j’aime pas trop ça). Si tout se passe bien on le publiera l’an prochain. ….si Bouddha le veut bien !

Voilà je voulais faire court, mais….🤪

En espérant que ça vous donnera envie d’y aller, ou bien que vous revivrez un peu de votre voyage pour ceux qui y sont déjà allé !

Ce même résumé sera illustré de photos, croquis et film sur mon blog…et puis sur mon site bien sûr !

En attendant : voici quelques portraits, illustration du sourire des birmanes...
Sultanats du Kelantan, de Terengganu (Malaisie) English translation pending
by Kalkan · 2006-08-01 · 33 replies
Ce voyage au voisinage du royaume thaïlandais et des myriades d'îles indonésiennes fut bercé dés son origine à l'ombre des pas d'henri fauconnier . Sans lui, je n'aurais sans doute pas penser à m'imprégner des bastions de la culture traditionnelle malaise. mais ce voyage n'aurait pas eu la même saveur sans la générosité, le temps offert, les conseils avisés et la gentillesse des vfistes de ce forum . mes remerciements vont des membres anonymes aux baroudeurs éclairés, yann, alan, lepiaf, marie33 et bien d'autres.

6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .

Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !

Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006 English translation pending
by Parvat · 2006-07-05 · 538 replies
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi... J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!! Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂 J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂 S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes. Au programme, au choix je précise 😉 Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc... Rejointoillage de murs, de la terrasse... Siestes dans les 4 hamacs... Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)... Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais... Promenade visite des animaux d'une ferme... Etc etc etc...

En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...

Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))

Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!

Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..

C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.

Voilà c'est parti! 😎

(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
Parfums et ambiance du Laos English translation pending
by Mida · 2006-04-01 · 20 replies
Une seule ambition en écrivant ce récit : partager avec vous mes sentiments et quelques anecdotes de notre voyage au Laos. Même si, pour des raisons de temps, nous avons choisi un parcours assez classique, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang, nous sûmes très vite que nous reviendrions au «royaume du million d’éléphants.»

Quel contraste quand à la descente des avions successifs qui nous amenèrent de Paris à Vientiane, le temps pressé, le temps stressé s’évanouit subitement pour laisser la place au temps long, délicat et si doux à saisir. Déjà un autre monde, celui du temps de vivre. Au Laos il faut savoir prendre son temps. Le temps de voguer sur le Mékong, le temps de vivre les moments d’un village, le temps d’apprécier la culture locale. Il y a une part de mystère et de discrétion qui séduit au Laos. Pas de mer au Laos mais l’eau est partout : le Mékong et ses affluents qui traversent le pays ne jouent pas qu’un rôle économique. Ces fleuves et rivières sont des lieux d ‘échanges, de vie de tous les jours et depuis toujours, comme un berceau de civilisation.

Ce récit n’a rien d’un guide touristique. C’est une modeste transmission du bonheur et de l’émerveillement qui nous ont transportés tout au long de notre rencontre avec ce pays si serein, chaleureux et accueillant.

Bienvenue dans les coulisses de nos souvenirs.

Nous quittons Paris par un temps maussade, gris et glacial pour nous retrouver 11 heures plus tard dans l’ambiance agitée et tellement occidentale de l’aéroport ultra-moderne de Bangkok. Heureusement la traditionnelle soupe thaïlandaise du snack du premier étage (celle au magret de canard, la meilleure !) nous donne un avant-goût de l’Asie. Cette soupe est devenue pour nous une habitude à chacun de nos passages dans cet aéroport. Transit, transfert et après un nouveau vol d’une heure nous sommes à Vientiane. 30° de différence avec Roissy, de quoi regretter de ne s’être changé à Bangkok !🤪 Pour l’obtention du visa, un vrai gag à la Tati ! 😏Quatre personnes dont deux en uniforme, derrière leur guichet et qui se passe consciencieusement nos passeports. Les uns tamponnent avec frénésie, les autres agrafent avec soin, les derniers font payer avec insistance. Mieux vaut être rapide car il n’y a aucun rapport entre la vitesse de sortie des passagers de l’avion et le calme olympien de ces fonctionnaires, souriants malgré tout.

C’est la nuit tombée que le taxi nous dépose devant le guest-house que nous avions réservé. A la vue du bâtiment délabré, je lui demande de nous attendre afin de vérifier si nous sommes au bon endroit. Je ne me vois pas du tout passer une seule nuit dans ce taudis ! 😕Longue discussion entre le propriétaire des lieux et le chauffeur. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. La discussion se prolonge comme si l’autre adresse, la bonne, était tout à fait à l’autre bout de Vientiane. Elle est au coin de la rue, à exactement 15 mètres ! Là nous sommes attendus par Diamond dans le nouveau guest-house. Même nom, même famille : le chauffeur de taxi est pardonné ! C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! 🙂Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux ! Par crainte que nous nous perdions, Diamond nous accompagne au restaurant de l’un de ses amis. Premier repas, premières senteurs et parfums des épices de l’Asie : par pitié, pas trop spicy…. Trop tard : c’est le remake de «hot lips» toute la nuit ! Lendemain matin : rencontre avec Aurèlie et son mari, les propriétaires. Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.

Diamond est adorable : elle nous réserve le bus VIP pour nous rendre, le lendemain, à Vang Vieng, passe des coups de fils pour un guest-house pour notre prochaine étape et va jusqu’à négocier le prix du tuk-tuk pour visiter le Pha That Luang (10, 000 kips pour deux – 80 cents d’€). Nous sommes tout de suite séduits par ce temple qui domine la ville au bout des « Champs Elysées » de Vientiane. Il symbolise à la fois la religion et la souveraineté du pays. Très peu de monde, juste un moine novice avec qui Daniel entame déjà la conversation !

Nouvelle négociation avec un tuk-tuk qui doit nous emmener au Patuxai : premier prix 30, 000 kips mais face aux experts que nous sommes grâce à Diamond, 😏il accepte nos 10, 000 kips pour deux. Le français d’Arcachon qui se trouve déjà dans le tuk-tuk a négocié dur pour obtenir 20, 000 kips pour lui tout seul. Il n’est pas fier ! Au Patuxai, pas la peine de monter en haut de « l’arc de triomphe » Envahis par la poussière, des étalages de souvenirs à chaque étage et, au sommet, une vue loin de ce que les guides promettent !

Promenade sur le Th Lan Xang, les fameux « Champs Elysées ». Visite à l’autorité touristique nationale du Laos où nous sommes immédiatement reconnus comme français. Mais comment sait il ? Allures, vêtements, signes particuliers, the french touch !!! Très sympa, de toute manière !

Un peu plus loin, c’est la découverte du marché Talat Sao. Flâneries parmi tous les étals d’étoffes, de vêtements, de bijoux, d’appareils électriques et électroniques. Il semble que l’on puisse tout trouver ici ! Mieux que chez Casto ! ! Je deviens « folle » au premier étage, chez les orfèvres. Mais il y trop de choix, ça tue l’envie…. Je n’achète rien. 😛Daniel, dans son coin, attend en faisant la conversation avec un agent de police.

Nous nous installons pour déjeuner au milieu du marché parmi toutes les savoureuses préparations culinaires, très colorées et parfumées et nous dégustons une délicieuse Larb Tao (soupe de nouilles et bœuf) et une beerlao (3$ pour nous deux). Ambiance sympa, animée mais qu’est ce qu’il fait chaud ! 😐Recherche ventilateur désespérément ! Ne pas manquer de visiter la cuisine ! En plein air, ouverte au passage de centaines de badauds, des assiettes et des verres empilés n’importe comment : de quoi faire fuir la plupart de nos amis plus « continental cuisine »😛

En route vers le Palais présidentiel, visite des Vat Si Saket et Haw Pha Kaew, de la marche et encore de la marche sous un soleil accablant et 100% d’humidité ! On n’en peut plus ! Retour au guest-house. Douche et sieste bien méritées.

Ne ratez pas les magnifiques coucher du soleil sur le Mékong, insistent les guides. Devant nos beerlao nous attendons ce moment magique. Dommage, trop de brume.🙁 En repartant nous assistons à un cours de gym tonic avec au moins une centaine de filles, plus ou moins douées mais bien coordonnées. Heureusement car la place manque !

Arrêt massage au White Lotus, pour gâter nos pauvres pieds meurtris par les kilomètres parcourus depuis le matin. Le rêve à l’état pur : ambiance feutrée, musique douce, la voix harmonieuse de Bocelli et en prime, une promotion : massage des bras et de la tête pour le même prix. Une heure de bonheur !🙂

Pour dîner, nous suivons les conseils de Lonely Planet. Leur coup de cœur nous amène au «Bounmala» un restaurant un peu en dehors de la ville. Nous « éclatons » notre budget pour un repas royal : salade aux nouilles, soupe aux pousses de bambou, canard laqué, poisson grillé, riz gluant, boissons et pastèques en dessert, 12$. Combien aurions nous payé à Paris ?

Départ pour Vang Vieng.

Diamond s’est occupée de tout : le tuk-tuk pour nous emmener à la gare routière pour un départ à 9 heures, un petit déjeuner simple mais suffisant, un petit paquet de «goodies» pour le voyage : chips de bananes séchées, et un paquet de café du Laos. Une vraie mère pour nous ! Faute de clients, le bus est retardé. Nous ne partons qu’à 10h30. Ce n’est pas grave, et nous nous apprêtons à faire un tour quand on nous rappelle : départ dans 10 minutes ! Faudrait savoir ! A la gare, quelle frénésie ! Il y a des gens partout, qui vont et viennent, des sacs, des cageots, un vrai capharnaüm. Le chargement des bus est un spectacle incroyable. Des paquets envoyés adroitement vers le toit, des motos hissées sur le porte-bagage, quelle technique ! Où sont les cages à poules ? Il fait une chaleur insupportable et nous attendons dans la poussière que soulèvent des dizaines de tuk tuk qui arrivent, déversent leur chargement de passagers et de bagages et repartent. 2 heures ! Ne nous énervons pas ! Finalement le bus annoncé à 9 heures, retardé à 10h30 et avancé ensuite à 9h30 partira à 11heures ! Oublions nos valeurs occidentales et prenons les choses comme elles viennent, après tout, nous sommes en vacances !😎 Trois heures de route, dans un bus dont les suspensions brillent par leur absence, trimballé de gauche à droite, une clim qui rend l’âme au bout d’une heure, des banquettes couvertes d’une housse plastique qui nous colle à la peau moite de chaleur et une musique à tue tête du dernier tube laotien ! Je réalise alors que mon profil de routard bourgeois s’oriente de plus en plus du côté bourgeois et s’éloigne inexorablement du routard ! C’est décidé, pour 1$ de plus nous prendrons le mini bus pour aller à Luang Prabang, notre troisième étape !

Vang Vieng : village écrasé par le soleil et des travaux partout ! 😐Les rues sont complètement défoncées pour l’installation du tout à l’égout : quel luxe ! Le site est cependant d’une beauté saisissante. Nous sommes sous le charme de ces paysages majestueux qui nous rappellent beaucoup Guilin, en Chine avec ses montagnes en forme de pomme de pin. Saisissant spectacle que ces immenses pics de rochers au milieu desquels la nature reprend ses droits en dressant des arbres accrochés comme par miracle. Nous restons au Bungalow Thavonsouk, dans un cadre magnifique, directement sur le Nam Song, la rivière qui traverse le village et près du pont en bambou. Un de ces ponts qui semble tenir par hasard sur ses piles de bambous et sur lequel passent des centaines de personnes, des vélos chargés à outrance et même des motos. Le pont a été construit par les villageois et c’est pourquoi c’est un pont….à péage ! Tout se paye au Laos, certes pas cher, mais on paye pour n’importe quoi. Pour traverser la rivière on doit débourser 0, 55 cents d’euros pour l’aller et le retour. Nous sommes à la saison sèche et pour faire des économies beaucoup traversent à pied. La rivière doit faire à peine 50 centimètres de profondeur en son milieu. De l’autre côté, nous faisons une merveilleuse balade de quelques heures dans la nature, à travers des rizières desséchées, et quelques fermes isolées. Visite de grottes pour lesquelles il faut encore payer. Les pancartes indiquent « grottes à 600m » et nous parcourons près de 6 kilomètres pour les atteindre !🤪 Belle promenade, juste avant la tombée de la nuit.

Le lendemain, journée très sympa sur le Nam Song. Nous choisissons la formule kayak avec visite de grottes et de quelques villages. On partage notre jumbo (gros tuk tuk) avec un groupe de jeunes israéliens, qui viennent juste de quitter l’armée. Longue conversation amicale et grand étonnement quand Daniel leur dit qu’il habitait à Jaffa en 1948 ! Non, ce n’est pas une blague ! C’est tellement loin pour eux, ils ont tout juste 20 ans. Je ne sais pas ce qui les étonne le plus : qu’il soit «si vieux» ou qu’il soit encore «routard» à son âge !!!😛 Nous passons la journée avec un couple d’anglais de Liverpool, (évocation de notre voyage d’il y a 35 ans pour nous recueillir au sanctuaire des Beatles) Ils sont sur la route depuis 3 mois et nous les retrouverons quelques jours plus tard à Luang Prabang. Journée délicieuse : la première grotte nous rappelle les plongées que nous avons faites dans les cénotes au Mexique, mais ici la balade se fait en chambre à air, en tirant sur la corde fixée sur la paroi. C’est amusant et la baignade en fin de parcours est une belle récompense rafraîchissante ! Rien de très compliqué pour pagayer en kayak, le Nam Song à cette époque est un cours d’eau assez calme, pas réellement de forts rapides mais on trouve quand même le moyen de se retourner. Quelle honte ! Daniel en perd sa casquette, sa chevalière et sa fierté ! L’eau est pure et transparente et les paysages que nous traversons sont magnifiques. Au détour d’un bras de la rivière, un véritable centre d’attraction aquatique avec des plongeoirs géants, des buvettes où le beerlao coule à flots (on y retrouve nos israéliens dans un état…un peu avancé) Le site est un peu dénaturé par ce Disneyland rustique fait de cordages et de bambou, mais l’expansion du tourisme et l’amélioration de la vie des habitants de la région peut excuser ce «débordement » ! Nous avons cependant passé une excellente journée ! Rien à regretter !😎

Nouveau voyage (en mini bus cette fois) que nous traduisons aujourd’hui en Vraiment Inconfortable et Pourri !!! Six heures difficiles, toujours sans clim et moi, sur un strapontin !😕 mais nous sommes éblouis par les somptueux paysages montagneux que nous traversons.🙂

Nous arrivons à Luang Prabang en fin de journée. Luang Prabang, un site privilégié, niché entre les montagnes. Nous sommes tout de suite séduits par l’architecture coloniale des maisons anciennes et les nombreux temples. Ce qui nous surprend également et que l’on ressent immédiatement, c’est ce sentiment de tranquillité que dégage le goût exquis de la décoration des villas transformées en guest- houses, en restaurants, en boutiques d’artisanats ou en galeries d’art. On sent le tourisme mais on conserve le pittoresque. Nous logeons au Senesouk guest house, ancien magasin colonial, face au temple Vat Saen avec un balcon en bois vernis où nous serons en première loge pour la procession des bonzes au petit matin.

Premier aperçu de Luang Prabang : nous montons au Phousi qui domine la ville et d’où la vue est splendide. Au pied de l’immense escalier qui mène au sommet, nous achetons une petite cage avec deux minuscules oiseaux à une vieille dame qui nous fait comprendre que nous devons leur redonner la liberté, ce que nous sommes heureux de faire immédiatement. Nous les regardons s’envoler au milieu d’une végétation luxuriante. Cette tradition qui est supposée apporter le bonheur et que nous avons souvent rencontré en Asie ne me plait pas beaucoup, surtout si l’on voit les cages s’accumuler avec leurs habitants dans des sacs poubelles pour être vendus le lendemain ! Notre bonheur peut-être, mais le leur, sûrement pas ! De même la pratique de garder des singes attrapés dans la jungle et attachés à un arbre par des cordes ou des chaînes me révolte. Les concessions culturelles inévitables ! En y repensant, on n’aurait peut être pas dû acheter ces petits oiseaux. On se souvient tout d’un coup de la grippe aviaire et on s’empresse de se laver les mains. Nouveaux réflexes !

Le marché d’artisanat, installé le long de Th Sisavangvong tous les soirs nous enchante. Une ambiance chatoyante à la fin du jour avec des ampoules électriques qui s’allument les une après les autres. On y vend de tout : des céramiques, les fameuses lampes en bambou, des bijoux et beaucoup de soieries, draperies et des couvertures. Souvent des coups de foudres pour de beaux souvenirs qui termineront leur existence au fond d’un placard, une fois de retour à la maison ! Une paire de pantoufle pour Daniel ! Devant le charme et la grâce des petites filles qui se baladent avec leur plateaux remplis de bijoux et de verroteries, je me trouve en possession d’une belle collection de bracelets de toutes les couleurs. En guise de remerciement, un si beau sourire.

Chaque matin, vers 6 heures les moines défilent pour l’aumône. Des boulettes de riz que des croyants leur glissent dans leur gamelle. Une procession qui se déroule dans une grande sérénité dans le silence du matin. Certains touristes se mêlent aux croyants : un peu déplacé à mon goût, comme cet américain, seul à Luang Prabang, et qui s’est trouvé en manque de bras pour à la fois donner les offrandes et prendre des photos ! Comique mais sympa, l’américain, notre voisin de chambre !

Les fameuses grottes de Pak Ou se trouvent le long du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou. Fleuve impétueux, avec une vie très intense et animée, pêcheurs, baignade, lessive, et même quelques chercheurs d’or. Rien de très exceptionnel mais à voir tout de même pour prendre la mesure de l’importance du Mekong dans la vie quotidienne de ses riverains. Démenti ! On m’avait signalé sur le forum lors de ma préparation le vol de tous les bouddhas des grottes. Je peux vous garantir qu’il en reste, et des milliers !😉 Arrêt dans plusieurs villages qui bordent le Mékong, où les habitants distillent le lào-lào local (alcool de riz), pratiquent le tissage des cotonnades et des soieries, et fabriquent le papier saa fait d’écorce de mûrier et confectionnent les grandes étoiles en papier éclairées de l’intérieur par des bougies et que l’on accroche devant sa maison.

Retour au centre ville : visite du Palais Royal, construit au début de la période coloniale française avec ses magnifiques jardins, promenade tranquille qui nous emmène de Vat en Vat, balade nonchalante sur les berges du Mékong et du Nam Ou, derniers achats dans les boutiques sur le Sisavangveng. Tout contribue à ce sentiment de calme et de bien être qu’offre la ville de Luang Prabang.

Just for fun (et pour la photo), nous prenons un tuk-tuk, genre rickshaw pour aller au Vat Xieng Thong, temple somptueux, véritable havre de paix, tout près du Mékong et dans un cadre reposant et verdoyant. Nous sommes un peu surpris par le contact chaleureux des bonzes, loin de la sévérité et des contraintes que nous pensions attachées à la pratique du bouddhisme. Ils engagent facilement la conversation, plaisantent avec nous et sont curieux de nos us et coutumes. Un groupe, à l’ombre étudie et nous les aidons pour un devoir d’anglais. D’autres étudient les civilisations et nous posent des questions sur la Sorbonne, s’étonnent que tous les élèves n’étudient pas dans cette université. Ils sont heureux d’échanger les quelques mots de français qu’ils possèdent. Le soir au Vat Sene nous participons discrètement à la cérémonie de la prière et retrouvons les bonzes novices rencontrés le matin. Ils nous font un signe de bienvenue.

Un après-midi délicieux aux chutes Tat Kuang Si. Nous partons à 2 dans un tuk-tuk et au bout du parcours nous sommes 8. Nous prenons en stop 3 grand mères avec qui nous avons bien « parlé », uniquement par gestes. Elles veulent savoir si nous sommes mariés et elles s’étonnent des cheveux tout blancs de Daniel, et lorsque j’ote ma casquette pour lui faire comprendre que moi aussi, ça commence, l’une d’elles nous fait comprendre qu’à 73 ans elle n’a pas un cheveux blanc ! A 10 km des chutes on récupère 2 hollandais et un anglais en panne. Plus on est des fous, plus on rit !😎 Malgré le monde, beaucoup de locaux, car nous sommes dimanche, nous arrivons à nous isoler pour prendre quelques photos et pour nous baigner dans ces bassins d’une belle couleur turquoise.

Au retour, arrêt dans un village où se déroule la fête du dimanche. Nous sommes les seuls « farangs » et nous sommes accueillis avec beaucoup de sympathie. Les femmes sont habillées en vêtements traditionnels, un orchestre joue de la musique locale et pour danser, il vaut mieux connaître les pas ! Un peu «square dance» ! Nous n’avons pas prit le risque de nous ridiculiser ! De retour d’une belle journée par une route que nous n’oublierons pas de si tôt ! Poussière, secousses dans tous les sens, mais nos yeux remplis de paysages magnifiques, de belles rizières bien vertes, villages typiques et d’une population accueillante si souriante et si aimable.

Passage obligé avant notre départ pour notre croisière plongée dans les Similans : massage et sauna traditionnel au Lotus de Laos. What a dream! Douche-massage aux huiles essentielles, contact d’appui par les billes et pierres plates chauffées par la vapeur, 20 minutes de sauna pour éliminer tous les toxiques, douche froide et une sensation de bien être, une heure et demi de détente inoubliable. On prend vite goût !

En conclusion, nous, amoureux de l’Asie depuis si longtemps, nous pouvons rajouter, sans hésiter, le Laos aux plaisirs que nous apporte cette région du monde. Nous avons fait un parcours certes classique, nous ne sommes pas vraiment sortis des sentiers battus et il nous reste à parcourir les régions sauvages du nord, le Boloven et le sud. Nous avons eu notre échantillon, en quelque sorte. Mais un échantillon des plus attrayants, des plus délicieux. De ceux qui donnent plus que l’envie de revenir, de ceux qui vous en procure le besoin et presque le devoir ! mars 2006
Isan ,Piste 211, offrandes à Bouddha.... English translation pending
by Kalkan · 2006-03-26 · 9 replies
de retour d'Isan, un petit récit de nos impressions .... merci de votre indulgence!

en partance pour ces grappes de hameaux disséminées le long des berges du Mékong peut-être y rencontrerons-nous Phrayanak le dragon serpent et ses boules de feu ? hier, en déambulant dans les rues de Nongkhai, nous avons fait la connaissance de jeunes français, adorables et plein d'entrain la gare routière est un monde en soi, cacophonie et mixité entre ceux qui viennent pour y vendre quelquechose et ceux qui s'essayent à grapiller quelques bahts en proposant leur service, pour porter vos sacs, vous dénicher l'horaire et le quai de départ de votre bus .... des voyageurs en provenance du Laos, d'autres en partance pour la même contrée ; certains comme nous sans véritable destination, l'est ou l'ouest? assis à mes côtés, un vieux bonze engage la discussion je suis tout d'abord surpris de son intérêt pour ma pomme, vraiment charmant nous papotons avec un anglais rudimentaire, lui le vieux bonze rempli de ses certitudes, moi l'athée qui essaye de se raccrocher à n'importe quel signe il part pour Luang prabang, ville monastére au nord-est du Laos, lieu d'échange entre la Chine et la péninsule indochinoise un sexagénaire suédois qui vit prés de la malaisie, et nos français de la veille se joignent à nous marrant le suédois, il passe son temps à jouer des farces aux thaïs, personnage haut en couleur sandrine s'amuse de ces facéties piste 211, offrandes à Bouddha sur le tableau de bord un vieux bus jaune s'élance avec ferveur dés 9h00 défilent les villages de tha bo, si chiang mai ... puis la route serpente le long du Mékong montées et descentes se succédent, mais vieux bus jaune n'en a cure arrogant et prétencieux, il avale les kilométres .... avec nonchalence à chaque arrêts, de nouveaux venus : bassines, paniers en osier, sacs de riz amusant! sandrine, égale à elle-même s'est assoupie ; quant à moi je penses au vieux bonze piste 211, offrandes à Bouddha, vieux bus jaune continu sa percée au travers des champs d'ananas, plantations de bananiers sangsorm! midi! le suédois hésite à descendre, demande l'avis à chacun et se décide à continuer en poursuivant ses facéties! aux calmes plats succédent les montées vieux bus jaune entame une longue agonie ..... et nous aussi 10km/h puis 5km/h défilent des images insolites, des paysannes qui s'abritent du soleil à l'ombre d'un parapluie les kilométres s'égrenent, la chaleur s'en mêle l'aide assistant s'évertue à lancer les ventilateurs du plafond ventilateurs à trois lames, à deux lames, ...... à rotules sans lames portes ouvertes bloquées, plancher aux lames de bois espacées, soubressauts à chaques bosses pak chom! 15h00! et là ....pas de correspondance, les sangthaews ont céssés leur service pour aujourd'hui un thaï sympathique, chauffeur de tuk ruk sur si chiang mai et qui rejoint sa petite famille sur chiang khan nous invite à poursuivre avec le bus sur loei et descendre à tham lo, puis de prendre un sangthaew pour chiang khan et nous voilà repartis plaisirs des imprévus on s'enfonce dans les montagnes, les champs de bananiers disparaissent au profit des plantations d'hévéas, vieux restes du lobbie mercantile du raj britannique fatigue et poussiére se marrient chocs et cacophonie des cardans usés des hameaux ignorés se révélent parsemés de granges à tabac tham lo! 18h00! on offre une singha à nôtre "sauveur" thaïlandais le suédois poursuit ses blagues, nous dévorons des galettes de riz soufflées et nappées de miel un sangthaew s'approche, surtout ne pas le rater nous atteignons chiang khan à la tombée de la nuit ici le Mékong s'écoule avec lenteur ; le village a des allures de western rempli de bâtisses en bois ; le réconfort est de la partie sam's guest house! des chambres immaculées, propres et spacieuses une terrasse à colonades qui surplombe le fleuve coucher de soleil aux tons orangés, safran petit bout du monde aux charmes envoûtant le lendemain, nous flanons au travers du marché, avec ses marmites coiffées de paniers en osier dans lesquelles cuit le riz à l'étouffé un bonze, pieds nus, visage serein fait son aumône matinale il oppose un contraste frappant avec le marché qui s'anime on déambule aux travers des ruelles, un vieux pêcheur, du moins je l'imagine ainsi, assis sur une table basse tresse des paniers en osiers plus loin, une cuisinère affublée d'un masque s'affaire de maniére énergique à la cuisson du riz une table devant une demeure sur laquelle repose des rambutans, énormes pomelos à la chair sucrée mat, la manager du sam's s'arrange avec l'épicier d'en face qui nous loue sa mobylette pour la journée nous voilà partis le long des sentiers et routes en direction de tandimi ; de tha li serge, un expatrié nous indique la route aux nids de poules succédent des pistes poussiéreuses, des parcelles goudronnées puis de nouveau des nids de poules dans chaque hameau traversé, nous sommes l'attraction, les villageois nous saluent, les gosses nous interpellent à la croisée des écoles, "hello mister, miss!! ......mister" les enfants nous courent aprés, on s'arrête, échanges de sourires langue anglaise limitée de part et d'autre, qu'importe ! certaines scénes cocasses, telles ce vieux paysan aux côtes décharnées, torse nu, couvert d'un chapeau indochinois qui s'affaire à son jardinet délimité par des troncs de bambous il nous sourit, s'arrête de jardiner et pose avec fierté pour un cliché à tandimi, une grand-mére se proméne en rase campagne abritée du soleil par un parapluie ; elle aussi, étonnée de notre présence, s'arrête, sourit et se fige avec droiture pour une photo derrière, une grappe d'enfants, intimidés, ils hésitent, semblent s'éloigner, puis à la vue de l'aïeule saisie par mon numèrique, intrigués, reviennent tout sourire pour un cliché au bout d'une piste rougeâtre et poussiéreuse, pentue ....trés raide se dresse un Bouddha immense, main en avant surplombant la vallée et le fleuve quelques offrandes et nous repartons en soirée, de retour à chiang khan, nous croisons nos compéres de la veille quant au suédois ........tout porte à croire qu'il a trouvé son bonheur ami(e)s voyageurs(euses) si vous vous égarer en terre d'Isan dans cet endroit préservé au rythme de vie paisible, à la population accueillante aux hameaux traditionnels n'oubliez pas de saluer pour moi "el clandestino", le suédois aux farces gentillettes le mékong et sa quiétude attachante mat et sa gaité serge et ses illusions perdues kalkan
Népal: décembre 2005 - janvier 2006 English translation pending
by Sawaddeekha · 2006-03-10 · 8 replies
Cela fait déjà deux mois que je suis rentrée du Népal … voici un mini-compte rendu avec quelques adresses qui pourraient être utiles à ceux qui planfient un voyage dans la region.

Tout d’abord un grand merci à Mile, Tashi, Parmod et Saru, macmizot, Maitairoa et tous ceux qui m’ont aidée dans la prépa du voyage.

Nous avons commencé, bien évidemment, par un vol sur Kathmandou, et le lendemain nous avons directement pris un vol interne (avec Cosmic Air, que nous avons depuis rebaptisée Comic Air) pour le parc national de Bardia.

Je m’étais arrangée avec des gens du Forest Hideaway (🙂🙂🙂) et ils sont venus nous chercher en Jeep à l’aéroport de Nepalganj. Très sympathiques et serviables. Ils se sont mis en 4 pour nous organiser un séjour sur mesure, tournant autour des dauphins du Gange présents dans la rivière Karnali. Nous sommes restés 4 jours complets sur place, dont 2 jours entiers de rafting sur la Karnali. Nous nous sommes aussi promenés dans la forêt à pied et à dos d’éléphant. Outre les dauphins du Gange, nous avons eu la chance de voir 5 rhinos au total : un mâle solitaire, une mère et son petit, et enfin un couple. On ne compte plus les espèces d’oiseaux et les daims que nous avons rencontrés. Aussi un éléphant sauvage, absolument énorme !

Ce séjour a été l’un des moments forts de notre voyage. Malheureusement peu de gens se rendent dans la région puisque Nepalganj est supposée être un repère de Maoïstes. Mais à mon avis, visiter le parc national ne pose pas de risque particulier, du moins en ce qui concerne les Maoïstes. Par contre vous pouvez toujours tomber nez à nez avec un rhino ou un tigre ! Un seul autre touriste était présent dans le « resort » au moment de notre visite. Lui venait pour les tigres, et il en a vu un.

De Bardia, nous avons pris des bus publics (3 au total) vers Lumbini. Nous avons rencontré 7 check-points militaires en cours de route, mais tout s’est très bien passé : les militaires faisaient descendre les népalais, tandis que les népalaises et les touristes pouvaient rester à bord.

Lumbini en soi nous a un peu déçus (😐); il y a de nombreux temples construits par tous les pays bouddhistes du monde, et il y a un temple dédié à Maya Devi, la mère du Bouddha, et dans le temple une pierre marque l’endroit exact (?) de la naissance de Siddartha Gautama. Nous avons également visité Kapilavastu et les sites archéologiques dispersés dans les environs, Kapilavastu étant l’endroit où régnaient les parents du Bouddha. Il reste quelques briques éparses à gauche et à droite mais il faut vraiment faire un gros effort d’imagination pour se représenter « la porte par laquelle le Bouddha est pour la première fois sorti du Palais » 🤪 ... Nous avons ensuite pris l’avion de Bhairawa (minuscule aéroport, légèrement sinistre…) vers KTM avec … Buddha Air. Ca ne s’invente pas.

Nous avons passé une dizaine de jours dans la vallée de KTM et avons visité, dans le désordre, KTM, Patan, Bakthapur, Dulikhel, Swayambunath, Bodnath, encore Patan ...

Nous ne sommes restés qu’une seule nuit à la Khangsar Guest House (😠): soit le personnel roupillait, soit il se foutait royalement de ce qu’on pouvait bien demander, soit encore il comprenait tout de travers mais ne s’en émeuvait de toute façon pas particulièrement. Ou encore il était absent. La guest house en soi était assez sombre et pas spécialement accueillante. Bien sûr cela ne nous a coûté que 6 USD pour une chambre double… c’est OK si vous ne planifiez de rester vraiment qu’une nuit ou 2, mais sinon l’endroit est déprimant et le service est nul. Nous avons donc déménagé vers la International Guest House (🙂🙂🙂) sur Khaldara, un vrai petit paradis un peu à l’extérieur (ô bonheur) de Thamel. Ils ont différents types de chambres ; une chambre double « très basique » avec sdb privée revient à 14 USD, petit déj pour 2 inclus. Une chambre un peu plus classe avec une sdb pourvue d’une baignoire + petit déj pour 2 revient à 18 USD. Nous avons pris le petit-déj au soleil dans le jardin (trèèèès joli !) quasiment tous les jours – oui, c’était en décembre. Le personnel qui sert le petit-déjeuner est parfois un peu lent, mais rien de bien grave, et les réceptionnistes sont très sympas et seviables. Seul défaut : leur service “lessive” est un peu cher mais il y a plein d’endroits dans Thamel où vous pouvez faire laver votre linge pour pas cher.

De là, nous avons encore pris l’avion (avec Co(s)mic Air) pour Pokhara. Nous avons logé au View Point Hotel (🙂🙂), bien nommé (12 USD pour une grande double avec sdb privée, baignoire et vue en plein sur le Macchapucchare ou Fishtail). De là, nous avons pris un avion (devinez quelle compagnie …) pour Jomsom, et avons commencé notre trek – le Jomsom trek, l’auriez-vous deviné.

Nous avons choisi de faire le trek avec un guide, contacté via Adventure Garden Nepal, (🙂🙂) une agence de trek et de voyage de Thamel. Notre guide s’appelle Nirpa Thapa. Son e-mail est nishant_struggle@yahoo.com (🙂🙂🙂); il s’est montré très serviable, très poli et très gentil. Il parle un anglais un peu … haché mais compréhensible, enfin la plupart du temps ;-)) Il connaît bien le trek, et les endroits qu’ils nous a conseillés pour le logement nous ont tous agréablement surpris par leur bon état de propreté, leur confort … et leurs prix très abordables. Ma tea house préférée sur tout le trek est la New Asia GH à Kagbeni (🙂🙂🙂). D’ailleurs j’ai beaucup aimé Kagbeni aussi. Nous avons réalisé le trek (“grimpette” jusqu’à Muktinath et ensuite marche jusqu’à Beni) en 7/8 jours, je ne sais plus exactement (on perd facilement la notion du temps dans ces montagnes !). Nous sommes restés 2 jours à Tatopani, à la fois pour profiter des sources chaudes et pour l’ambiance bien sympathique dans le village. Ici aussi, peu de trekkeurs, nous avons dû rencontrer tout au plus une dizaine de trekkeurs différents tout au long du parcours. On marchait tous plus ou moins au même rythme, et donc on se retrouvait de village en village. On a rencontré un couple de Japonais absolument adorables, ce qui fait que nous avons passé le réveillon de Noël avec eux, à manger de la soupe au miso qu’ils nous ont préparée dans la cuisine de notre guest house, à Lete. Ca changeait du dal bhat !

Retour à Pokhara. Nous pensions n’y rester qu’une nuit et rentrer ensuite sur KTM, mais nous sommes tombés en plein milieu du « Pokhara Street Festival », et avons décidé de prolonger le séjour, ce que nous n’avons pas regretté. Très intéressant, plein de népalais qui s’étaient déplacés pour l’occasion, et encore une fois, peu de touristes. Tous les restaurants avaient mis les petits plats dans les grands, installé des tables et chaises sur la rue – Lakeside était en grande partie fermée à la circulation. L’atmosphère était très détendue, et nous avons assisté à un défilé de différents costumes traditionnels, ainsi que de moines Gelugpa et d’éléphants domestiques. Très sympa.

De là, nous avons repris un bus « Green Line » pour KTM. Bon service, bus confortable, repas à Chitwan inclus dans le prix (12 USD pour Pokhara - KTm si ma mémoire est bonne).

Pendant notre séjour il y a eu une grève générale d’une journée à KTM, à cause d’un massacre qui avait eu lieu à Nagarkot – un soldat avait apparemment pété un plomb et descendu une douzaine de personnes suite à une bagarre. Il y avait des navettes « tourist bus » pour les étrangers devant se rendre à l’aéroport, et sinon tout a été fermé jusqu’à 18h environ, après quoi la vie a repris son cours normal.

Nous avons énormément apprécié notre séjour au Népal, le seul bémol étant parfois les vendeurs de Thamel … sinon les népalais sont très accueillants et souffrent malheureusement pas mal du manque de touristes dans leur pays ; beaucoup d’entre eux tirent en effet leurs revenus de là.

Les endroits que nous avons préférés sont Bodnath, les Annapurnas pendant le trek, et Bardia.

Voilà, j’espère que ces infos seront utiles à quelqu’un et n’hésitez pas à me contacter pour plus de détails. Namasté
Adapteur pour électricité en Thaïlande English translation pending
by Andy145arbou · 2006-03-05 · 6 replies
J' ai fait une recherche avec le moteur de recherche pour trouver des informations sur les adapteurs (ou adaptateurs) pour les chargeurs pour les appareils electroniques, du 120 volts(Canada) au 220 volts Thailande. J'ai tape plusieurs mots et je n'ai pas de resultat. On conseille d'utiliser le moteur de recherche avant de poster une question et tres souvent on a aucun resultat. Est-ce que quelqu'un sait si on doit avoir un adapteur pour recherger son rasoir, appareil photo numerique et telephone qui ici au Canada fonctionnent au 120 volts
Notre voyage en Thaïlande fin 2005 English translation pending
by LeTigre · 2006-02-20 · 63 replies
Salut a tous. Comparé à beaucoup de carnets de voyage qui sont posté ici, mon récit n’a rien d’aventureux ni de très exotique, il n’est qu’un carnet de vacances de nos deux semaines en Thailande du 19 décembre 2005 au 3 janvier 2006. C’est le récit que j’ai écrit pour mon site mais comme je sais que la majorité d’ entre nous ne clique jamais sur le lien en signature et que le récit est assezlong je vous propose d'en mettre une partie ici chaque jour avec une photo. Si vous êtes impatient ou que vous voulez voir toutes les photos, (et il y en a un paquet ! ) tout est sur mon site !

Let's go :

Mardi 20 décembre 2005 On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé ! L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air... Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...

Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français. Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits. Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici. A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou ! On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon ! Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop ! De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile … Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.

Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM. C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres. Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat. On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na. La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments … Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde. Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...

(... à suivre)

Les nagas qui garde l'accés au Doi Suthep :
Six mois en Thaïlande dans un foyer pour filles English translation pending
by LAjoulie · 2006-01-26 · 78 replies
Six mois en Thailande... Dans un orphelinat pour filles.

Peut-être que le titre rappellera des souvenirs à certains... ou donnera des idées à d'autres...

C'était en janvier dernier que je suis partie.... Avec une association qui m'a trouvé un bouleau et une famille d'accueil à PhraPutthabat, près de saraburi à 250km de bangkok... dans un petit villlage paumé.

Il faut foncer. C'est moi qui ai choisi de partir. de me fondre dans leur culture. de rencontrer une famille, d'y vivre, d'aller bosser dans un foyer pour filles. Moi qui ai décidé de découvrire... d'etre seule. d'etre mal, d'etre seule........ De rien capté à la langue. d'etre avec des dizaine de thai à table et de juste rien comprendre... Grand POING dans la gueule le premier mois... c'est dur. j'aimerais rentrer... souvent...

Mais je commence à travailler. A l'orphelinat-foyer de bansaraburi. OU vivent des filles de 5 à 20ans. Des fillettes, qui la plupart on été amenées ici par la police. Traffic sexuel, les parents souvent les ont vendues, car c'était surement encore la seule chose qui pouvait leur ramener un peu de tune... à bangkok, ou souvent dans cette putain de ville ignoble qui se nomme pattaya.....

Certaines ne savent pas d'où elles viennent... Certaines ne parlent plus... Certaines se font mal, se frappent, s'automutilent. Personne n'est là pour les écouter. Elles ont en elle quelque chose. Tout au fond. Un truc qui pleure et qui ne s'arrêtera surement jamais de pleurer. Quelque chose en sang. Quelque chose qu'on leur a arraché. Qu'on ne leur rendra pas. La confiance en la vie...

Dès mon début dans le foyer, je sens que ce sont ces gamines qui sont ma nouvelle famille.... Elles sont la, meurtrie, seules, avec un passé inimaginablement lourd.... mais elles sont la. Se sont reconstruites un petit univers... avec leurs amies. C'est la débandade, la vraie colonie de vacances. ON va a l'école, je donne des cours d'anglais alors que je parle vraiment mal, on mange des mangues vertes tout le temps, on court après les lézards, on mange des curry qui arrachent et elles se moquent de moi qui décède un peu quand c'est vraiment trop fort dans la bouche.....

je m'attache, elles s'attachent, après 1 mois c'est toutes mes petites soeurs, mes filles, mes petites découvertes.... J'y vais chaque matin avec un grand sourire... m'arrete dans la rue et achete des bananes fries et les leur amène. elles adorent. elles ont souvent aucun sous pour s'en acheter.

Dans ma famille ca va bien. y'a 4 momes un peu gatés sur les bords mais ca va. Peu à peu, je passe tout mon temps au foyer et fini par y habiter et après 3 mois chey les SOMbuphiboonporn, je pars vivre la bas, dans la petite maison de la directrice... une femme incroyable qui m'accueille les bras ouverts.......

Ah les thai. pour ca... ils sont fort...

Je decouvre en six mois plus de chose qu'en 5ans à lausanne.

Je découvre qu'ils vivent dans leur bulle les thai. ils croient que nous, les européens on est des surhommes. que l'on souffre pas. ou moins en tout cas. que tout nous est acquis, donnés. facile. on est beau, parce qu'on est grands.

Un jour, j'ai meme raconter que j'avais fait un cauchemar à ma mère thai et elle était tellement étonnée ! elle me croyais pas ! Elle me disait... Maiiiis noooon..... tu fais des cauchemars ?????

Peut-être etait-ce parce que je me trouvais dans un petit village reculé. ou la seule image qu'ils ont des blancs, ce sont celles de la famille royale anglaise... La grand mere me dit meme que je ressemble à lady di....... suuuper... je recherche toujours la ressemblance. à part la peau blanche, je vois pas...

Enfin bref..... six moi qui ont passé, tout de meme, lentement. je ne regrette rien. le début fut difficile. peut-être la chose la plus dure que j'aie vécu de toute ma vie jusque la. J'ai du me dépasser. etre seule, je me suis découverte. J'ai vu des choses fabuleuses, des choses qui m'ont touchées et chamboulées à vie...

Ces petites du foyer sont dans ma tete à jamais. au bout de mes doigts et dans mes yeux. J'y retourne en mai. j'ai peur que tout me retombe sur la gueule. toutes ces émotions que jai du surmonter.

La rage, de voir des petits êtres souillés, qu'on a jamais respecté. Qu'on a abandonné. QU'on ignore parce que l'on ne veut pas voir la verité en face. L'envie, de toutes les prendre. De rester. D'être là pour elles. De ne pas les abandonner moi aussi. L'espoir, d'y croire... De croire en la vie. Qu'elles lui donnent une deuxième chance. QU'elles lui refasse confiance à cette salope. Refaire confiance à quelqu'un. A un sourire. A une main, à des yeux...

Durant ces six mois, j'ai pu aller à khao lak aussi, au nord de pukhet, 4 mois après le tsunami, dans un village de pêcheurs, ou ma mère thai ( directrice du foyer ) avait construit avec d'autres femmes, un centre pour ces habitants meurtris... j'ai vu des gamins qui parlaient plus... à jamais morts dans l'ame de s'etre vu emportés par l'océan. Des parents trainants les pieds, ayant perdu leurs bébés. L'attente.

Et puis, un petit bébé, né juste après le tsunami, dont le sourire rappelle que la vie continue.

J'ai pu aller dans un orphelinat près de chiang mai. Ou j'ai vu des centaines de bébés alignés dans les couchettes, attendant qu'un NICE Fallang viennent les adopter.

J'ai meme été dans un Home pour personnes handicapées, au nord aussi, avec ma mère thai, éducatrice. une horreur.... des cinquantaines de personnes handicapées, dans des chambres, à dormir par terre, tous habillés pareil, en robe un peu verte. rasées. j'ai cru tomber à la renverse. Jcrois que ça, je l'ai mis dans un petit coin de ma mémoire. j'y repense souvent à ces personnes... maintenant que je bosse dans une institution ou les handicapés ont une chambre à eux. une armoire d'habits, des ateliers ou s'amuser.... des gens pour s'occuper d'eux et un NOM à eux.....

J'ai fait aussi 10 jours de méditation dans un temble, à surat thani. La folie, c'était dur dur.... 10jours sans parler... 10jours avec toi meme. Ca FORGe quelque chose... je sais pas quoi. mais ca forge.....

un truc pareil ca vous marque à jamais. je me demande si quelqu'un va lire ca.

POur la thailande. je reve. je reve de remanger des nouilles au bord de la route et de voir un éléphant marcher derrière moi. en silence. De me lever à 5h du matin pour voir les moines recolter leur dons de nourritures. de voir mes petites nanas jouer sous les cocotiers avec des cailloux, qu'elles m'apprennent leurs jeux qu'elles ont inventés et que je sois foudroyée par leur intelligence. leur capacité à rebondir sur la vie. après avoir subi tant de violences et d'abandons....

Les bouddhas, les temples, les elephants, les motos qui pétaradent 24/24h. LA bouffe de malade.... les tongs 6mois de suite, les sourires des enfants asiatiques, la curiosité des adultes, leur envie de parler anglais, leur fierté, leurs silences, leurs sourires qui cachent mille souffrances accumulées de générations en générations.........

Tout ca et tellement de choses encore. la folie. la meilleur chose qui pouvait m'arriver. Me remplir de tout ce que le peuple thai m'a offert !!!! Sans le savoir...

MERCI POUR CEux qui ont tout lu ! - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - AOUT 2006

Voila... Je suis retournee dans l'orphelinat il y a deux mois, j'aimerais repartager ces retrouvailles avec vous ! Ca va venir.... Difficile de retrouver les mots. Cest encore trop frais peut-etre !

Fantastique, inesperé... ce que ces petites m'ont offert a nouveau est presque indescriptible. Personne ne m'avait oublié. Et puis, jai senti que Revenir vers ces petites qui avaient subi l'abandon. Ces petites que j'avais abandonnees en quelque sortes a la fin de mes six mois. Je leur ai prouvé que ce n'est pas une regle, que je ne l'ai avais pas abandonnees. que j'etais revenue.... Qu'elle peuve faire confiance a nouveau en quelqu'un qui leur dit je t'aime, qu'elles ne doivent pas avoir si peur d'aimer. Que... Que j'etais revenue et que je reviendrai. Elles me croient cette fois.

Aucune d'entre elles n'avait changé. Elles etaient la, comme l'année d'avant. Même pas tellement plus grandes. En arrivant, le soir, j'avais les jambes en sauce, le coeur dans les talons et les chauves souris dans les cheveux tellement j'avais peur......

Et elle etait la... Porn, 14 ans, retrouvee dans la rue quelques annees auparavant. Personne ne sait d'ou elle vient, elle non plus. Defoncee a toutes sortes de substances et encore beau mal l'annee derniere, elle etait assise, sur un banc, a l'entree des dortoirs......

Elle s'est levee et a crié : Piiii JUUUliiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

elle m'a saute dans les bras et la cetait juste la folie... Elle a rameuté toutes les petites qui sont venues me sauter dessus et ont pris ma pote maude d'assaut tout en douceur....

c'etait fabuleux...

Nous sommes restées deux semaines, à les accompagner à l'ecole, à manger avec elles, à rire sur les bancs, à reapprendre le thai, à ne plus avoir peur, à etre bien, à profiter de chaque moment, à partager ca avec une amie... A esperer que ces petites s'en sortiront.

J'y retournerai. le plus vite possible...

J'arrive pas a croire que j'ai pu faire une rencontre pareille. au bout du monde, j'ai une maman thailandaise avec ses 180 enfants. Pleins de petites soeurs et de petites fillettes...

MERCI à tous ceux qui ont lu jusqu'au BOut !!! A BIENTOT !

YAAAhhooou SAWADEEKA !!!

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