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Hôtel Villa Cojimar English translation pending
Bonjour a tous, je pars bientôt au cojimar et j'ai qq petites interrogations, est ce qu'il y a une cafetiere dans la chambre, est-il possible de faire de la plongée devant l'hôtel, est ce que je suis mieux de changer mon argent a l'aéroport ou a cet hôtel et est ce que les mets sont épicés car mon fils souffre de la maladie de crohn????
merci pour les réponses, valérie🙂
merci pour les réponses, valérie🙂
Moscou-Pékin par le Transsibérien en septembre English translation pending
Bonjour à tous les voyageur forumeux.
C'est décidé, en septembre je parts pour un périple de 15 jours à 3 semaines de Moscou via Pékin par le transsibérien et je voudrais savoir auprès de ceux ou celles qui l'ont emprunté, si septembre est une bonne période pour éviter les grandes migrations de touristes, pour la faune et la flore à observer, pour les paysages.... Sachant que ce train n'a pas le luxe de l'Orient express, est-il quand même pas trop mal équipé pour vivre plusieurs jours de trajet (toilette, lavabo, prise de courant pour recharger les accus des APN et caméscope....la restauration dans le train ou dans les gares , ????) Je n'ai pas l'intention de faire d'un seul coup d'un seul Moscou Pékin, mais d'arrêter quelques jours dans les villes et contrées incontournables traversées, (lesquelles ?). Bref, je n'est pas beaucoup d'info sur ces régions, je suis demandeur de vos impressions de voyage, de vos trucs et astuces. Merci d'avance
C'est décidé, en septembre je parts pour un périple de 15 jours à 3 semaines de Moscou via Pékin par le transsibérien et je voudrais savoir auprès de ceux ou celles qui l'ont emprunté, si septembre est une bonne période pour éviter les grandes migrations de touristes, pour la faune et la flore à observer, pour les paysages.... Sachant que ce train n'a pas le luxe de l'Orient express, est-il quand même pas trop mal équipé pour vivre plusieurs jours de trajet (toilette, lavabo, prise de courant pour recharger les accus des APN et caméscope....la restauration dans le train ou dans les gares , ????) Je n'ai pas l'intention de faire d'un seul coup d'un seul Moscou Pékin, mais d'arrêter quelques jours dans les villes et contrées incontournables traversées, (lesquelles ?). Bref, je n'est pas beaucoup d'info sur ces régions, je suis demandeur de vos impressions de voyage, de vos trucs et astuces. Merci d'avance
Qui part sur le Gem le 25 octobre 2009 de Barcelone? English translation pending
Je suis de Perpignan, et mon mari et mon fils de 5ans et demi partons pour une semaine sur le GEM.
Nous aimerions rencontrer des gens avec ou sans enfants pour parler français lors du voyage, il parait qu'il y a peu de personnel francophone.
Je parle espagnol et anglais, si cela peut aider quelqu'un.
Si mon fils participe à des activités au club enfant, j'aimerai qu'il ait des petits camarades français pour ne pas être depaysé si personne ne parle français!
Merci pour vos réponses.
a +😉
Idées de reportage photo sur le Vietnam? English translation pending
Je suis photographe.
Mon ami (d'origine vietnamienne, sa famille habite à Nha Trang, il y a vecu en 2007/2008 et est revenu en France depuis fin 2008) et moi comptons aller au vietnam 1 ou 2 mois l'an prochain.
J'aimerais profiter de cette experience pour realiser un reportage photo... mais digne d'interet. Plein de choses ont deja été faite, pas envie de faire pareil. Je ne connais absolument pas la culture, la société, l'histoire, et je compte bien me documenter... mais j'aimerais m'orienter sur 1 ou 2 themes précis, afin de realiser une belle serie photo qui pourrait etre "utile", montrer qqch d'important...
Avez vous des idées ?? Quel genre de reportage aimeriez vous voir ? Ou quels domaines ne sont pas exploité ??
Merci à tous
J'aimerais profiter de cette experience pour realiser un reportage photo... mais digne d'interet. Plein de choses ont deja été faite, pas envie de faire pareil. Je ne connais absolument pas la culture, la société, l'histoire, et je compte bien me documenter... mais j'aimerais m'orienter sur 1 ou 2 themes précis, afin de realiser une belle serie photo qui pourrait etre "utile", montrer qqch d'important...
Avez vous des idées ?? Quel genre de reportage aimeriez vous voir ? Ou quels domaines ne sont pas exploité ??
Merci à tous
Hôtel Barcelo Bavaro Palace English translation pending
Bonjour
Je me rends avec avec ma petite famille a l' hotel Barcelo Bavaro Palace, mais je n'ai vu que tres peu de commentaires sur cet hotel, si vous y etes deja allé ou si vous en avez entendu parlé, pourriez vous me donnez des infos ou encore mieux si vous avez des photos. Merci
Je me rends avec avec ma petite famille a l' hotel Barcelo Bavaro Palace, mais je n'ai vu que tres peu de commentaires sur cet hotel, si vous y etes deja allé ou si vous en avez entendu parlé, pourriez vous me donnez des infos ou encore mieux si vous avez des photos. Merci
Importation de notre 4x4 en Australie English translation pending
Bonjour,
nous prevoyons de rester en Australie plus de 6 mois et nous desirons enmener votre 4x4 ( aménagé en camping-car) qui peut nous aider pour connaitre les formalités, comment cela se passe a l'arrivée, bateau ou avion ? combien de temps cela met-il? et quel est le cout en gros?
merci de nous renseigner
alex et Marie
nous prevoyons de rester en Australie plus de 6 mois et nous desirons enmener votre 4x4 ( aménagé en camping-car) qui peut nous aider pour connaitre les formalités, comment cela se passe a l'arrivée, bateau ou avion ? combien de temps cela met-il? et quel est le cout en gros?
merci de nous renseigner
alex et Marie
Air France: codes, accès patios et salons English translation pending
Bonsoir, je suis nouveau membre fb gold. Je privilegie toujours les bornes d'enregistrement plutot que les comptoirs (pas de queue, pratique, e tc etc). Aussi, ces derniers n'indiquent jamais quels sont les codes d'accès aux patios ou salons af.... et c'est toujours une galère innomable pour récuperer ces derniers !!!
De plus, certains salons existent en province (Nice, Marseille?, Lyon?, etc etc etc) et la, sans passer par les comptoirs et pire (!!) sans "réclammer" ces codes au pnt, inutile d'esperer y pénetrer !
Af devrait faire qq chose pour nous, nous indiquer quels sont les salons, patios, etc auxquels nous pouvons avoir accès, ainsi que les modalités pour y accéder !
Qu'en pensez-vous ? comment faites vous vous ?
Merci de vos réponses !
De plus, certains salons existent en province (Nice, Marseille?, Lyon?, etc etc etc) et la, sans passer par les comptoirs et pire (!!) sans "réclammer" ces codes au pnt, inutile d'esperer y pénetrer !
Af devrait faire qq chose pour nous, nous indiquer quels sont les salons, patios, etc auxquels nous pouvons avoir accès, ainsi que les modalités pour y accéder !
Qu'en pensez-vous ? comment faites vous vous ?
Merci de vos réponses !
Hôtel Azzurro Club Estrella à Cabarete (Puerto Plata) English translation pending
Bonjour,
Je vais partir en République Dominicaine du 24/07 au 07/08 et plus précisément à Puerto Plata (Cabarete, Hôtel Azzurro, Club Estrella). J'aimerai avoir des informations sur cet hôtel si quelqu'un y a déjà été ainsi que sur le climat à cette période. Et aussi, j'aimerai connaître les excursions sympas à faire et si on peut louer facilement une moto. Merci pour votre aide. A très bientôt
Je vais partir en République Dominicaine du 24/07 au 07/08 et plus précisément à Puerto Plata (Cabarete, Hôtel Azzurro, Club Estrella). J'aimerai avoir des informations sur cet hôtel si quelqu'un y a déjà été ainsi que sur le climat à cette période. Et aussi, j'aimerai connaître les excursions sympas à faire et si on peut louer facilement une moto. Merci pour votre aide. A très bientôt
Circuit organisé États-Unis - Canada English translation pending
😉 Bonjour a tous,
Je souhaiterais faire un circuit organisé usa canada le 09 juillet 07 avec Transat en 13 jours et 11 nuits. j'aimerais avoir l'avis de personnes qui l'ont déja fait.
France/Boston Boston/Région de Victoriaville Région de Victoriaville/Région de Québec Région de Québec/Région Montréal Région Montréal/Ottawa/Région des mill-iles Région des mill-iles/Région de Totento Région de Totento/Région de Niagara Région de Niagara/Finger lakes/Région de Corning Région de Corning/Pays Amish/Région de Washington Région de Washington/Région de New York Région de New York/France
Merci d'avance! 😏
France/Boston Boston/Région de Victoriaville Région de Victoriaville/Région de Québec Région de Québec/Région Montréal Région Montréal/Ottawa/Région des mill-iles Région des mill-iles/Région de Totento Région de Totento/Région de Niagara Région de Niagara/Finger lakes/Région de Corning Région de Corning/Pays Amish/Région de Washington Région de Washington/Région de New York Région de New York/France
Merci d'avance! 😏
Retour de l'hôtel Blau Costa Verde Holguin English translation pending
Salut tout le monde!!!
Je suis à peine revenue de mon voyage à Holguin (du 12 nov au 19 nov 2006) et voici ce que j'ai aimé, ou non de mon séjour là bas.
Vol: Compagnie aérienne Sunwing. Cette compagnie commence tout juste a faire des vols à partir de montréal. Certaines hôtesses de l'air en était également à leur premiers vols, alors l'organisation était un peu défficiente et on voyait qu'elles avaient du mal à satisfaire tout le monde. Les sièges sont par contre comfortables et la nourriture était bonne également. Le vol d'allée a été retardée de 30 min car 4 personnes étaient overbookées et on a du attendre qu'elles descendent.
Hotel: Blau Costa Verde. Nous avions décidé d'aller là bas suite aux nombreux commentaires qu'on a lu sur le sujet. Très bel hôtel, quoique un peu viellot, mais c'est un détail pour nous.
Chambre: Nous avions la chambre 6315. Quelle belle chambre!!!! Vue sur la mer et les couchers de soleil, plafond cathédrale. lit king, et un balcon qui nous permet de regarder les couchers de soleil direct devant la chambre à tous les soirs. Wow!
Nourriture: Buffet assez varié, mais nous trouvions que les mêmes choses revenaient régulièrement. Le resto italien est bon, surtout la pizza et les brushettas. Le resto cubain est pas mal non plus: faites attention de bien vérfier la cuisson de votre viande, nous avons eu de petites surprises même si on avait demandé Bien Cuit.
Spectacles: 4 spectacles sur 7 nous ont vraiment impressionnés. Les danseurs sont de vrais gymnastes, ils dansent très bien et ont toujours un beau sourire.
La piscine: Il n'y a qu'une seule piscine (plus une pour enfant) assez grande et beaucoup de chaises pour s'installer tout au tour de celle-ci. Il y a aussi un bar dans l'eau, mais il n'est pas ouvert quand il n'y a pas beaucoup de monde.
La plage: La plage est très belle, quelques palapas ou des arbres s'y trouvent afin de nous procurer un peu d'ombre. Puisqu'il n'y avait pas beaucoup de monde à l'hôtel, nous avions toujours un palapas de disponible pour nous. Je me demande par contre s'il y en aurait assez pour tout le monde si l'hôtel serait remplit... Le sable est doux, pas un blanc éclatant, mais tout de même un très beau blanc. A peine quelques petites roches nous attendent a l'entrée de l'eau, mais vraiment rien de grave. L'eau est translucide, de toute beauté. Il n'y a presque pas de vagues puisque cette plage est située dans une baie (playa pesquero).
Apnée: Wow!!!!! Que dire de plus?? C'était tout simplement merveilleux. Petit conseil: apportez votre propre équipement, vous pourrez en profiter plus longtemps... Vous n'avez qu'a entrer dans l'eau, aller sur le bord des roches, mettre votre masque et tubas et hop, vous mettez la tête dans l'eat et que le spectacle commence! Apporter du pain et des bananes et vous verrez tous les poissons venir vous voir. Nous avons vu des raies, des barracudas, des poissons trompettes, et toutes sortes d'autres poissons de couleurs et de tailles différentes, j'ai rarement vu des choses aussi belles!
Excursions: plusieurs excursions sont possibles. Nous on en a pas fait, on aimait trop l'apnée. Nous sommes par contre allés à Guadavalarca. Avec le tit train, ca coute 5 pesos aller/retour, par contre c'est vraiment, vraiment long!!! Surtout quand il fait chaud. Le marché a Guadavalarca n'est pas très grandm quelques petits kiosques seulement, mais vous pouvez aussi allé vous promener sur une autre plage de Holguin (playa Esmeralda je crois) qui est très belle.
Et voilà!! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, il me fera plaisir d'y répondre!!!
Je suis à peine revenue de mon voyage à Holguin (du 12 nov au 19 nov 2006) et voici ce que j'ai aimé, ou non de mon séjour là bas.
Vol: Compagnie aérienne Sunwing. Cette compagnie commence tout juste a faire des vols à partir de montréal. Certaines hôtesses de l'air en était également à leur premiers vols, alors l'organisation était un peu défficiente et on voyait qu'elles avaient du mal à satisfaire tout le monde. Les sièges sont par contre comfortables et la nourriture était bonne également. Le vol d'allée a été retardée de 30 min car 4 personnes étaient overbookées et on a du attendre qu'elles descendent.
Hotel: Blau Costa Verde. Nous avions décidé d'aller là bas suite aux nombreux commentaires qu'on a lu sur le sujet. Très bel hôtel, quoique un peu viellot, mais c'est un détail pour nous.
Chambre: Nous avions la chambre 6315. Quelle belle chambre!!!! Vue sur la mer et les couchers de soleil, plafond cathédrale. lit king, et un balcon qui nous permet de regarder les couchers de soleil direct devant la chambre à tous les soirs. Wow!
Nourriture: Buffet assez varié, mais nous trouvions que les mêmes choses revenaient régulièrement. Le resto italien est bon, surtout la pizza et les brushettas. Le resto cubain est pas mal non plus: faites attention de bien vérfier la cuisson de votre viande, nous avons eu de petites surprises même si on avait demandé Bien Cuit.
Spectacles: 4 spectacles sur 7 nous ont vraiment impressionnés. Les danseurs sont de vrais gymnastes, ils dansent très bien et ont toujours un beau sourire.
La piscine: Il n'y a qu'une seule piscine (plus une pour enfant) assez grande et beaucoup de chaises pour s'installer tout au tour de celle-ci. Il y a aussi un bar dans l'eau, mais il n'est pas ouvert quand il n'y a pas beaucoup de monde.
La plage: La plage est très belle, quelques palapas ou des arbres s'y trouvent afin de nous procurer un peu d'ombre. Puisqu'il n'y avait pas beaucoup de monde à l'hôtel, nous avions toujours un palapas de disponible pour nous. Je me demande par contre s'il y en aurait assez pour tout le monde si l'hôtel serait remplit... Le sable est doux, pas un blanc éclatant, mais tout de même un très beau blanc. A peine quelques petites roches nous attendent a l'entrée de l'eau, mais vraiment rien de grave. L'eau est translucide, de toute beauté. Il n'y a presque pas de vagues puisque cette plage est située dans une baie (playa pesquero).
Apnée: Wow!!!!! Que dire de plus?? C'était tout simplement merveilleux. Petit conseil: apportez votre propre équipement, vous pourrez en profiter plus longtemps... Vous n'avez qu'a entrer dans l'eau, aller sur le bord des roches, mettre votre masque et tubas et hop, vous mettez la tête dans l'eat et que le spectacle commence! Apporter du pain et des bananes et vous verrez tous les poissons venir vous voir. Nous avons vu des raies, des barracudas, des poissons trompettes, et toutes sortes d'autres poissons de couleurs et de tailles différentes, j'ai rarement vu des choses aussi belles!
Excursions: plusieurs excursions sont possibles. Nous on en a pas fait, on aimait trop l'apnée. Nous sommes par contre allés à Guadavalarca. Avec le tit train, ca coute 5 pesos aller/retour, par contre c'est vraiment, vraiment long!!! Surtout quand il fait chaud. Le marché a Guadavalarca n'est pas très grandm quelques petits kiosques seulement, mais vous pouvez aussi allé vous promener sur une autre plage de Holguin (playa Esmeralda je crois) qui est très belle.
Et voilà!! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, il me fera plaisir d'y répondre!!!
Pèlerinage de Shikoku: préparons le voyage ensemble? English translation pending
Bonjour à toutes et tous!!!
Je m'appelle Benjamin, j'ai 39 ans. Gros enthousiaste du Japon, j'ai eu la chance de pouvoir y aller (Honshû plusieurs fois et Kyûshû l'été dernier).
Depuis quelques années, j'ai le projet de faire le pèlerinage de Shikoku, idéalement d'ici à 5 ans. Ces choses se préparent, ne serait ce que financièrement et je me disais que c'est toujours plus fun et plus enrichissant de préparer un voyage d'envergure avec d'autres personnes dans mon cas. D'où ce message. Si vous avez envie d'échanger parce que vous êtes aussi dans cette optique, je serais ravi que l'on fasse de ce fil un endroit de partage, de conseils, d'échange de bonnes idées ou de doutes aussi :)
Il y a énormément de choses à penser en même temps (Voyage, logement, équipement (rando+pélerinage)), je commence à peine un budget sur excel par catégories. J'avais aussi acheté le guide 88 shikoku (https://www.amazon.fr/Shikoku-Japan-Route-Guide-4th/dp/4829710586) qui a l'air plus qu'indispensable.
Je suis hyper motivé à entreprendre un projet aussi riche, car tout reste à faire. Pour information, je pense a priori faire ce pèlerinage à pied mais sans camper.
N'hésitez pas à laisser un petit mot, et au plaisir de partager ce projet qui me tient beaucoup à coeur.
Benjamin
Je m'appelle Benjamin, j'ai 39 ans. Gros enthousiaste du Japon, j'ai eu la chance de pouvoir y aller (Honshû plusieurs fois et Kyûshû l'été dernier).
Depuis quelques années, j'ai le projet de faire le pèlerinage de Shikoku, idéalement d'ici à 5 ans. Ces choses se préparent, ne serait ce que financièrement et je me disais que c'est toujours plus fun et plus enrichissant de préparer un voyage d'envergure avec d'autres personnes dans mon cas. D'où ce message. Si vous avez envie d'échanger parce que vous êtes aussi dans cette optique, je serais ravi que l'on fasse de ce fil un endroit de partage, de conseils, d'échange de bonnes idées ou de doutes aussi :)
Il y a énormément de choses à penser en même temps (Voyage, logement, équipement (rando+pélerinage)), je commence à peine un budget sur excel par catégories. J'avais aussi acheté le guide 88 shikoku (https://www.amazon.fr/Shikoku-Japan-Route-Guide-4th/dp/4829710586) qui a l'air plus qu'indispensable.
Je suis hyper motivé à entreprendre un projet aussi riche, car tout reste à faire. Pour information, je pense a priori faire ce pèlerinage à pied mais sans camper.
N'hésitez pas à laisser un petit mot, et au plaisir de partager ce projet qui me tient beaucoup à coeur.
Benjamin
Voyage en août dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
Hello,
Voilà je suis en train d’organiser un voyage au mois d’août prochain en Argentine avec nos deux grands enfants de 19 et 21 ans.
Nous prévoyons d’aller à Buenos aires et dans la région de Salta. Nos contraintes : trois d’entre nous disposent de trois semaines et l’un de deux (ajustable à la marge pour ce dernier).
Voilà ce que j’ai déjà recensé. (Nous avons décidé de le faire à un rythme pas trop speed).
Nous pensons aussi aller Tolar grande mais avec une agence.
Boucle Nord Compter entre 5 et 7 jours
Jour 1 : départ de Salta (1152 m) - Arrêt à Tumbuya Maimara (cimetière et painter’s palette) Tilcara : Pucara del Tilcara – il y aussi un jardin botanique, un musée archéologique - nuit Tilcara (2465m)
Jour 2 : Suite de Tilcara - les gorges du Diable (petite rando) si temps Uquia (2 824 m): cerro de las senoritas- le village et sa coopérative - Humahuaca - el hornocal (4,350 mètres – une heure de conduite de Humahuaca) - nuit Humahuaca (3012 m)
Jour 3 : trajet – Nuit Iruya (2 780 m)
Jour 4 : Visite Iruya et mini rando Nuit Iruya
Jour 5 : retour Les gorges du Diable si pas fait avant Visite du village – colline des 7 couleurs Nuit Purmamacar (2 324 m)
Jour 6 : Salinas– retour à Salta ou trajet jusqu’à San Antonio de Los Cobres (3 775 m) Nuit Salta ou San Antonio de Los Cobres
Jour 7 (selon) : retour Salta
Mes questions - Iruya : une nuit serait-elle suffisante - et surtout pas trop fatigant - si on veut gagner un jour ? - Un détour par à Susque (3500 mètres) est-il envisageable J6? Faut-il avoir une 4*4 pour cette partie ? (J’ai compris que pour le reste ce n’était pas nécessaire
Boucle Sud Compter 4 à 6 Jours
Jour 1 Parc National los Cardones- Cachi (église-cimetière) Nuit Cachi (2 531 m) ou Molinos (2 040m)
Option : 1 jour de promenade en plus pour aller par exemple jusqu’à La Poma (3015 mètres) ou aller au Cuevas de Acsibi
Jour 2 Molinos et villages (Sequantes – Angastaco)- Quebreda de las Flechas Nuit Cafayate (1683m)
Jour 3 (en option) Cascades - village Visite bodega Nuit Cafayate
Jour 4 Quilmes (ruines) + optionnel : Amaicha dela Valle (2 000m) (village + musée Pachamama) et Talfi del valle Nuit Cafayate
Jour 5 : Quebrada de las conchas Nuit Salta
Je suis preneuse de tout commentaire.
Une dernière question : j’ai lu dans de nombreux post que les retraits avec carte étaient compliqués et chers et qu’il était donc préférable de prendre du liquide. C’est toujours le cas ? Quant aux paiement par carte même s’ils ne sont pas toujours acceptés, font-ils aussi l’objet d’une taxation?
Merci d’avance
Voilà je suis en train d’organiser un voyage au mois d’août prochain en Argentine avec nos deux grands enfants de 19 et 21 ans.
Nous prévoyons d’aller à Buenos aires et dans la région de Salta. Nos contraintes : trois d’entre nous disposent de trois semaines et l’un de deux (ajustable à la marge pour ce dernier).
Voilà ce que j’ai déjà recensé. (Nous avons décidé de le faire à un rythme pas trop speed).
Nous pensons aussi aller Tolar grande mais avec une agence.
Boucle Nord Compter entre 5 et 7 jours
Jour 1 : départ de Salta (1152 m) - Arrêt à Tumbuya Maimara (cimetière et painter’s palette) Tilcara : Pucara del Tilcara – il y aussi un jardin botanique, un musée archéologique - nuit Tilcara (2465m)
Jour 2 : Suite de Tilcara - les gorges du Diable (petite rando) si temps Uquia (2 824 m): cerro de las senoritas- le village et sa coopérative - Humahuaca - el hornocal (4,350 mètres – une heure de conduite de Humahuaca) - nuit Humahuaca (3012 m)
Jour 3 : trajet – Nuit Iruya (2 780 m)
Jour 4 : Visite Iruya et mini rando Nuit Iruya
Jour 5 : retour Les gorges du Diable si pas fait avant Visite du village – colline des 7 couleurs Nuit Purmamacar (2 324 m)
Jour 6 : Salinas– retour à Salta ou trajet jusqu’à San Antonio de Los Cobres (3 775 m) Nuit Salta ou San Antonio de Los Cobres
Jour 7 (selon) : retour Salta
Mes questions - Iruya : une nuit serait-elle suffisante - et surtout pas trop fatigant - si on veut gagner un jour ? - Un détour par à Susque (3500 mètres) est-il envisageable J6? Faut-il avoir une 4*4 pour cette partie ? (J’ai compris que pour le reste ce n’était pas nécessaire
Boucle Sud Compter 4 à 6 Jours
Jour 1 Parc National los Cardones- Cachi (église-cimetière) Nuit Cachi (2 531 m) ou Molinos (2 040m)
Option : 1 jour de promenade en plus pour aller par exemple jusqu’à La Poma (3015 mètres) ou aller au Cuevas de Acsibi
Jour 2 Molinos et villages (Sequantes – Angastaco)- Quebreda de las Flechas Nuit Cafayate (1683m)
Jour 3 (en option) Cascades - village Visite bodega Nuit Cafayate
Jour 4 Quilmes (ruines) + optionnel : Amaicha dela Valle (2 000m) (village + musée Pachamama) et Talfi del valle Nuit Cafayate
Jour 5 : Quebrada de las conchas Nuit Salta
Je suis preneuse de tout commentaire.
Une dernière question : j’ai lu dans de nombreux post que les retraits avec carte étaient compliqués et chers et qu’il était donc préférable de prendre du liquide. C’est toujours le cas ? Quant aux paiement par carte même s’ils ne sont pas toujours acceptés, font-ils aussi l’objet d’une taxation?
Merci d’avance
Carte SIM en Mongolie English translation pending
Le départ approche et d'un coup j'ai un doute..
Une carte SIM data achetée en Mongolie nous permettra-t-elle d'accéder à internet avec un de nos smartphones occidentaux?
N'y a-t-il pas des histoires de fréquences différentes?
Merci de m'éclairer!
Marie
Itinéraire 4 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Afrique du Sud du 17/11 au 17/12/2016, avec une arrivée prévue à 9h30. Dans la foulée, nous irons prendre possession de la voiture de location (petit modèle). Afin de limiter les coûts, nous camperons le plus souvent possible. Nous sommes plus paysage qu’animaux mais peut-être que ce sera la révélation une fois sur place. Habituellement, nous voyageons sans réservation, libre de rester plus longtemps ou de modifier notre itinéraire en fonction des rencontres faites, de la météo... Je pense réserver la 1ère nuit à Marakele, les nuits au Kruger et Shindzela (la folie du voyage) et pour le reste, le faire au jour le jour. Qu’en pensez-vous ? Voici une ébauche du circuit que nous envisageons de faire. On réservera le KTP, Augrabies … pour un prochain voyage couplé avec la Namibie.
Nov 17 Arrivée à 9h30 à Johannesburg - Départ Marakele Nov 18 Marakele - Départ en fin d'aprem vers Louise Trichardt Nov 19 Louise trichardt Nov 20 Mapungubwe Nov 21 Mapungubwe - Nuit avant Pafuri ? Nov 22 Pafuri - Shingwedi Nov 23 Shingwedi - Olifants ou Balule ? Nov 24 Olifants ou Balule ? - Orpen - Shindzela Nov 25 Shindzela - Blyde Nov 26 Blyde - Swaziland par Bulembu ou par AFS nuit ? Nov 27 Swaziland par Bulembu ou Afs Nuit Nov 28 Isimangaliso Nov 29 Isimangaliso Hluhluwe Nov 30 Hluhluwe Déc 1 Imofo Hluluwe Déc 2 Giant Castle Déc 3 Giant Castle Déc 4 Sani Pass Déc 5 Underberg par la 56 - Nuit à Elliot Déc 6 Elliot - Mount Zebra NP Déc 7 Mount Zebra NP Déc 8 Mount Zebra NP - Cambedoo Vallée de la désolation Déc 9 Graaff Reinet - Prince Albert par Meiringspoort ou Sawp.. Déc 10 Prince Albert - Oudtshoorn - Déc 11 Oudtshoorn Calitzdorp De Hoop Déc 12 De hoop Bredasdorp Hermanus R43 Déc 13 Hermanus betty s bay Grabouw R44 Franschhloek Stellenbosch le cap R44 Déc 14 Le Cap Déc 15 Le Cap Déc 16 Vol Le Cap - Johannesburg Déc 17 Johannesburg depart 19h40
Je sais que l’itinéraire est chargé, mais je vous laisse le commenter, donner vos suggestions. Marakele, Mapungubwe et Pafuri sont incontournables pour moi. Dans quel sens le feriez-vous ? Pour les baleines, je pense qu'il sera trop tard pour en voir, même si on inverse le circuit.
Je n’ai pas encore épluché tous les messages des forums donc je vais certainement poser des questions qui ont déjà été posées, je me lance :
1. Voiture : Quels sont les agences de location à éviter ? Le Doit-on nettoyer la voiture avant de la rendre ou il faut juste qu'elle ne soit pas trop sale ? Quand je lis que certaines personnes ont leur caution une fois revenu en France et qu'ils ont l'air surpris de ne pas être remboursé dans l'intégralité, j’ai du mal à comprendre comment est-ce possible puisque le véhicule a certainement dû être vérifié au retour. Quelqu’un peut m’expliquer ce fonctionnement ?
Qu’elles sont les particularités de la conduite en AFS, hormis les essuies glaces pour tourner ? Les feux rouges se trouvent de l’autre côté de la rue comme aux USA ? Trouve-t-on de l’essence partout ? Les autoroutes sont payantes. De quel ordre sont les prix ?
2. Argent : nous voyageons toujours avec de l’argent liquide. Les taux de change sont-ils les mêmes partout où faut-il privilégier un endroit en particulier pour faire le change ?
3. Camping : Ce sera une 1ère à l’étranger, et on se pose beaucoup de questions sur l’organisation (glacière, table, réchaud…). J’ai lu que l’on pouvait acheter sur place des affaires mais qu’en fait-on par la suite ? Existe t'il un système de location de matériel de camping ?
4. Réserves : La vallée de la désolation fait- elle partie du parc Cambedoo ou peut-on y aller sans entrer dans le parc ? Au Kruger, à quoi correspondent les codes CK6 et CK6P dans un même camp exemple Punda Maria ?
Merci à vous tous pour les commentaires, infos… @+
Nous partons en Afrique du Sud du 17/11 au 17/12/2016, avec une arrivée prévue à 9h30. Dans la foulée, nous irons prendre possession de la voiture de location (petit modèle). Afin de limiter les coûts, nous camperons le plus souvent possible. Nous sommes plus paysage qu’animaux mais peut-être que ce sera la révélation une fois sur place. Habituellement, nous voyageons sans réservation, libre de rester plus longtemps ou de modifier notre itinéraire en fonction des rencontres faites, de la météo... Je pense réserver la 1ère nuit à Marakele, les nuits au Kruger et Shindzela (la folie du voyage) et pour le reste, le faire au jour le jour. Qu’en pensez-vous ? Voici une ébauche du circuit que nous envisageons de faire. On réservera le KTP, Augrabies … pour un prochain voyage couplé avec la Namibie.
Nov 17 Arrivée à 9h30 à Johannesburg - Départ Marakele Nov 18 Marakele - Départ en fin d'aprem vers Louise Trichardt Nov 19 Louise trichardt Nov 20 Mapungubwe Nov 21 Mapungubwe - Nuit avant Pafuri ? Nov 22 Pafuri - Shingwedi Nov 23 Shingwedi - Olifants ou Balule ? Nov 24 Olifants ou Balule ? - Orpen - Shindzela Nov 25 Shindzela - Blyde Nov 26 Blyde - Swaziland par Bulembu ou par AFS nuit ? Nov 27 Swaziland par Bulembu ou Afs Nuit Nov 28 Isimangaliso Nov 29 Isimangaliso Hluhluwe Nov 30 Hluhluwe Déc 1 Imofo Hluluwe Déc 2 Giant Castle Déc 3 Giant Castle Déc 4 Sani Pass Déc 5 Underberg par la 56 - Nuit à Elliot Déc 6 Elliot - Mount Zebra NP Déc 7 Mount Zebra NP Déc 8 Mount Zebra NP - Cambedoo Vallée de la désolation Déc 9 Graaff Reinet - Prince Albert par Meiringspoort ou Sawp.. Déc 10 Prince Albert - Oudtshoorn - Déc 11 Oudtshoorn Calitzdorp De Hoop Déc 12 De hoop Bredasdorp Hermanus R43 Déc 13 Hermanus betty s bay Grabouw R44 Franschhloek Stellenbosch le cap R44 Déc 14 Le Cap Déc 15 Le Cap Déc 16 Vol Le Cap - Johannesburg Déc 17 Johannesburg depart 19h40
Je sais que l’itinéraire est chargé, mais je vous laisse le commenter, donner vos suggestions. Marakele, Mapungubwe et Pafuri sont incontournables pour moi. Dans quel sens le feriez-vous ? Pour les baleines, je pense qu'il sera trop tard pour en voir, même si on inverse le circuit.
Je n’ai pas encore épluché tous les messages des forums donc je vais certainement poser des questions qui ont déjà été posées, je me lance :
1. Voiture : Quels sont les agences de location à éviter ? Le Doit-on nettoyer la voiture avant de la rendre ou il faut juste qu'elle ne soit pas trop sale ? Quand je lis que certaines personnes ont leur caution une fois revenu en France et qu'ils ont l'air surpris de ne pas être remboursé dans l'intégralité, j’ai du mal à comprendre comment est-ce possible puisque le véhicule a certainement dû être vérifié au retour. Quelqu’un peut m’expliquer ce fonctionnement ?
Qu’elles sont les particularités de la conduite en AFS, hormis les essuies glaces pour tourner ? Les feux rouges se trouvent de l’autre côté de la rue comme aux USA ? Trouve-t-on de l’essence partout ? Les autoroutes sont payantes. De quel ordre sont les prix ?
2. Argent : nous voyageons toujours avec de l’argent liquide. Les taux de change sont-ils les mêmes partout où faut-il privilégier un endroit en particulier pour faire le change ?
3. Camping : Ce sera une 1ère à l’étranger, et on se pose beaucoup de questions sur l’organisation (glacière, table, réchaud…). J’ai lu que l’on pouvait acheter sur place des affaires mais qu’en fait-on par la suite ? Existe t'il un système de location de matériel de camping ?
4. Réserves : La vallée de la désolation fait- elle partie du parc Cambedoo ou peut-on y aller sans entrer dans le parc ? Au Kruger, à quoi correspondent les codes CK6 et CK6P dans un même camp exemple Punda Maria ?
Merci à vous tous pour les commentaires, infos… @+
Bangkok en train English translation pending
Bonjour à toute et tous j'aurai voulu savoir comment faire pour rallier pratunam ainsi que sukhumvit depuis l'aéroport de Bangkok ( en arrivant de Paris) en métro car ça sera bien plus rapide qu'en taxi
Et pendant que j'y suis auriez vous des bonnes adresses à bkk ( resto sortie centre commerciaux etc )
Un grand merci à tous
Circuit Montréal - Toronto - New York: le vol English translation pending
Bonjour à tous !
J'envisage de partir en septembre 2013 avec ma soeur pour faire un circuit Montréal, Ottawa, Toronto, Chutes du Niagara, New York puis retour à Montreal et s'il nous reste du temps escale à Québec City.
- Pour commencer le vol : j'hésite entre Corsair et Transat. Apparemment Air transat a meilleur réputation mais si vous avez essayé les deux qu'en pensez vous ?
- Pour ce qui est du circuit qu'en pensez-vous ? Est-ce que les villes et lieux cités sont intéressants à visiter ou non ? Est-ce que vous avez des idées de visites a faire a proximité de ce parcours comme Boston ou Syracuse par exemple ?
- Pour les déplacements entre les villes et les hébergements qu'est-ce que vous me conseillez de pas trop cher ? 😄 Est-ce que le wwoofing est une solution répandue au Canada ou aux USA ?
Merci d'avance pour tous vos conseils 😉
- Pour commencer le vol : j'hésite entre Corsair et Transat. Apparemment Air transat a meilleur réputation mais si vous avez essayé les deux qu'en pensez vous ?
- Pour ce qui est du circuit qu'en pensez-vous ? Est-ce que les villes et lieux cités sont intéressants à visiter ou non ? Est-ce que vous avez des idées de visites a faire a proximité de ce parcours comme Boston ou Syracuse par exemple ?
- Pour les déplacements entre les villes et les hébergements qu'est-ce que vous me conseillez de pas trop cher ? 😄 Est-ce que le wwoofing est une solution répandue au Canada ou aux USA ?
Merci d'avance pour tous vos conseils 😉
Deux semaines en Namibie en septembre 2012: carnet pratique English translation pending
Quelques chiffres :
2 personnes
14 jours de voyage
7 braai (barbecue)
3112 kilomètres parcourus en voiture, dont la majorité sur des « gravel road »
Une quantité innombrable de zèbres, girafes, éléphants, oryx, et antilopes en tout genre (j’ai fini par arrêter de compter)
3 lions et 6 lionnes
4 guépards
3 léopards
2771 photos
Pourquoi la Namibie ? Parce qu’après avoir vue les photos de Marie sur son site https://sites.google.com/site/sibellelaterrenamibie/home j’avais vraiment envie de voir moi aussi ces belles dunes de sable rouge avec ces beaux arbres morts qui se détachent sur le ciel bleu (il s’agit de Deadvlei) Et puis aussi parce que j’avais depuis longtemps envie d’aller à la rencontre des gros félins d’Afrique. Alors un pays pouvant offrir à la fois de magnifiques paysages, et les attraits d’un safari, un pays sur dans lequel on pouvait circuler librement en individuel, pourquoi hésiter ?!
TO ou pas TO ? J’ai choisi de faire appel à un Tour Opérateur pour l’organisation du voyage, et surtout pour les réservations, et je ne regrette pas ce choix. A priori pas plus cher que si j’avais réservé moi-même les hébergements, le TO apporte - Son expertise du pays et des conseils sur le circuit que j’avais imaginé en m’inspirant des forums - Le confort de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour toutes les réservations (hébergements et voiture de location) J’ai demandé un devis à Madiza et Tourmaline Safaris, deux agences qui m’avaient été recommandées. J’ai choisie, un peu au hasard et au feeling, Tourmaline. Excellente réactivité de mon contact tout au long de la préparation du voyage, beaucoup de conseils me permettant d’ajuster l’itinéraire initial, réponses à toutes mes questions. Excellent accueil à l’arrivée en Namibie, briefing sur l’utilisation du 4x4 avec tente sur le toit, explication du circuit étape par étape. Excellent carnet de route, décrivant chaque étape, avec conseils au jour le jour, carnet de vouchers pour les hébergements, documents très intéressant sur la Namibie (histoire politique, géologique, vie dans le désert, peuple Himba…)
Quelle voiture, quels hébergements ? Nous avions décidé de camper, afin de profiter des levers et couchers du soleil, et d’être au plus proche de la nature. Comme nous changions de lieu tous les soirs, la tente sur le toit du 4x4 est idéale. Après un premier jour où on tâtonne un peu, on prend très rapidement le coup de main pour la déplier et la replier. La voiture était louée par Africa 4x4 Rental. Aucun problème, très bon accueil, aucune crevaison, matériel très complet dans le coffre (couvert, assiettes…., sacs de couchages et oreillers, réfrigérateur…) Nous avons aussi dormi quelques nuits en lodge, le premier soir (pour se remettre de la nuit passée dans l’avion), le dernier soir, et 2 nuits au milieu du séjour pour couper un peu. C’est bien de rester au moins une fois 2 nuits au même endroit, ça permet de pouvoir faire laver son linge, et ainsi de n’emporter que le minimum. Nous n’avons eu aucun problème avec la voiture, ni crevaison, ni pare-brise abimé. Mais attention, les routes sont traitres, il faut être très attentif quand on conduit. Nous avons croisés un couple de français qui a crevé en roulant sur une épine d’acacia, ils ne pouvaient pas l’éviter. A priori, les pneus ont une durée de vie d’environ 3000 km sur ce genre de route. Nous avions des pneus neuf au départ, mais bien abimé après notre circuit. Un couple croisé à Windhoek nous a dit avoir crevé parce que l’un de leur pneu avait déjà bien vécu quand ils ont loué la voiture.
Quel guide, quelle carte ? Les sites www.voyageforum.com et www.routard.com/forum/namibie/174.htm (un grand merci à tous les intervenants passionnés par la Namibie qui m’ont bien aidé à peaufiner mon itinéraire). J’ai imprimé et emporté les carnets de voyages de Pimprenell et Nancy (voyageforum). Nous avons acheté le Petit Futé, qui nous a servi pour préparer le voyage, et pour la section « histoire du pays », mais qui nous a très peu servi sur place. Les documents fournis par Tourmaline sont suffisants durant le voyage. Tourmaline fourni aussi une excellent carte routière (toutes les routes y sont, ainsi que les stations-services, le plan de Windhoek, celui de Swakopmund, et celui d’Etosha). Nous avons acheté une carte d’Etosha plus détaillé (avec des pages représentant chaque animal) dans une boutique à Swakopmund. Et surtout, le livre qui ne nous a pas quittés du voyage : « Compagnon de Safari » de Caroline Oriol. Livre très détaillé, très bien écrit, sur la faune namibienne. Je le recommande chaudement ! On peut le commander (il est envoyé depuis la France) ici : http://guide-faune.voyage-namibie.fr/
Quel matériel photo ? Nous avions 2 appareils photos : - Un compact : Panasonic Lumix TZ7 - Un reflex : Canon EOS 500 D avec 2 objectifs, Sigma 17-70mm f/2,8-4,5 DC MACRO et TAMRON 70-300mm SP f/4-5.6 Di VC USD. Le 70-300 a été très utile pour photographier les animaux.
Quelle compagnie aérienne ? Nous avions le choix entre une escale à Francfort, et une escale à Johannesburg. Nous avons choisi l’escale à Francfort, en voyageant sur Air Namibia, pour deux raisons : - J’avais lu qu’il y a souvent des bagages qui se perdent lors de l’escale à Johannesburg - Et surtout le vol sur Air Namibia nous permet d’arriver à Windhoek à 5h du matin, et de repartir à 21, ce qui nous fait gagner deux jours de voyages sur place ! Le vol Paris – Frankfort s’est effectué sur Air France. Nous n’avons pas eu besoin de récupérer nos bagages à Frankfort, ils étaient enregistrés jusqu’à Windhoek. Air France donne de grands sacs en plastique pour protéger les sacs à dos, pas Air Namibia. Du coup, arrivés à Windhoek, nous avons gardé ces sacs plastiques qui nous ont ainsi servis à retour.
Qu’est-ce qu’on met dans sa valise ? On achète quoi sur place ? On peut acheter quasiment tout sur place arrivé à Windhoek. Nous aimons randonner et nous campions, la liste est faite en conséquence. A ne pas oublier dans sa valise : - Une paire de jumelle par personne - Une bonne carte mémoire pour chaque appareil photo - 2 batteries par appareil photos - Une lampe frontale par personne - De la crème solaire, lunettes, chapeau, stick à lèvres (l’air est très sec), crème hydratante après solaire… - Bétadine, pansements anti ampoule… - Chaussures de rando - Polaire pour le soir - Eponge et torchon pour la vaisselle - Taies d’oreiller pour les oreillers fournis avec la voiture - Sacs de couchage (même s’il y en avait dans la voiture, vu le froid la nuit, on était bien content d’avoir 2 sacs de couchage chacun !) - Sac à viande (plus agréable que de dormir direct dans le sac de couchage, et ça permet de gagner 1 degrés supplémentaire) - Des sacs congélation avec zip pour protéger les appareils électroniques de la poussière
A acheter en arrivant à Windhoek : - De l’eau (en bouteilles, et en bonbonnes de 5 litres) - De quoi manger au petit déjeuner : pain, café, thé, nutella, confiture, jus d’orange, céréales… il y a du choix - De quoi manger en pique-nique : pain, fromage (cheddar), salami, œufs, tomates, carottes, thon, maïs, bananes, pommes, biscuits, briquettes de jus de fruit…. La encore, il y a le choix. - De quoi manger le soir : bois (1 sac fait entre 1 et 2 soirs), allume-feu (pas besoin de charbon), viandes, pommes de terre (et papier d’alu pour les faire cuire dans la braise), cheddar, œufs, carottes, fruits (ou fruits au sirop), chips… - Sopalin - 1 rouleau de papier toilettes (il y en a dans quasiment tous les campings) - Adaptateurs pour les prises électriques - Sacs poubelles (bien que ce ne soit pas trop utiles, on utilisait les sacs des courses comme poubelle) - Liquide vaisselle Nous avons fait des grosses courses à Windhoek le premier jour, et ensuite on s’est ravitaillé (produits frais, eau et bois principalement) à Mariental, à l’épicerie de Sesriem, à Solitaire, à Swakopmund et à Outjo.
Et ça coute combien tout ça ? Les prix indiqués sont pour 2 personnes. Tourmaline Safaris (Hébergements, activités avec les lodges, voiture de location) : 35 574 N$ (à payer en 2 fois : 10 311 N$ pour lancer les réservations, et le reste 40 jours avant le départ) Avion Air Namibia : 2372,88 euros (taxes comprises) Argent liquide (courses, essence, restaurants, activité non réservées avec Tourmaline, pourboire, entrées dans les parcs, souvenirs��) : 10 000 N$ Attention, le distributeur de l’aéroport ne permet de retirer que 2000 N$, c’est très peu. A Swakopmund, il permet de retirer 3000 N$, c’est un peu mieux. Bref, heureusement que j’avais changé des euros pour l’équivalent de 5000 N$ en France avant le départ. Attention bis : la visa passait bien, mais pas la mastercard.
Quel itinéraire ? Oui il serait temps d’en parler ! Nous avons choisi de commencer par les dunes, et de finir par Etosha, pour aller crescendo sur les animaux ! Voici les grandes lignes de notre itinéraire, avec parfois nos avis ou conseils. Le récit détaillé est en cours de rédaction.
31 aout 2012 - vol Paris- Windhoek, via Frankfort
1er septembre 2012 - Arrivée à Windhoek - Accueil par le loueur de voiture pour nous rendre à l’agence de location à Windhoek - Accueil par Joseph de Tourmaline qui nous briefe sur la voiture, l’itinéraire… - Route vers le sud (direction Mariental) - Diner et nuit au Bagatelle Kalahari Game Ranch en Dune Chalet (vue imprenable sur le Kalahari !)
2 septembre - Petit déjeuner au Bagatelle Kalahari - Cheetah Viewing au Bagatelle Kalahari (3 guépards orphelins ont été recueillis par le ranch, on peut, accompagnés bien sûr, entrer dans leur grand enclos pour les voir de près) - Courses à Mariental - Route pour Sesriem - Déjeuner et achet de souvenirs au restaurant-boutique-camping à Maltahohe (Oahera Craft & Tradition Center). Brian, le propriétaire, parle très bien français. - Dune Elim au coucher du soleil - Nuit au camping NWR Sesriem (lumière et électricité à chaque emplacement)
3 septembre - Lever tôt, départ environ 30 minutes après l’ouverture du parc pour éviter le rush matinal et surtout profiter de la route sous la belle lumière du soleil levant - Navette pour Deadvlei - Deadvlei (par la dune sur le côté gauche, on est donc arrivés dans le vlei, après l’avoir surplombé, par le « fond ») - Navette pour Sossusvlei - Ascension de la dune à droit de Sossusvlei pour une vue extraordinaire - Pique-nique sous un arbre devant l’étendue d’eau (au fond du vlei) - Navette pour le parking - Dune 45 (il est dommage qu’on ne dormait pas une 2eme nuit au camping dans le parc, on a vu le coucher de soleil depuis la route et pas depuis la dune) - Installation au camping Sossus Oasis (très sympa, lumière, électricité, douche et wc privés) - Diner au Sossus Lodge (excellent buffet, en plus il y en a pour vraiment tous les goûts !)
4 septembre - Lever tôt (je vais arrêter de l’écrire, on s’est toujours levé tôt…) - Courses à l’épicerie de Sesriem - Départ pour le Naukluft - Randonnée Olive Trail - Nuit au camping NWR Naukluft (ni lumière, ni électricité, douches et sanitaires communs, mais très propres)
5 septembre - Arrêt à Solitaire dans la matinée pour faire un peu de courses, déguster l’excellent appfelstruddel, et acheter des gâteaux à emporter (arrêt très sympa) - Gecko Camp : notre coup de cœur du voyage côté camping ! Emplacement en haut d’une colline (Eagle Camp) sans personnes d’autres que nous, le monde entier pour nous tout seul, toilettes avec une vue imprenable, douche (avec l’eau qui chauffe au feu de bois grâce au « donkey », sorte de chaudière) sous le ciel bleu… Franchement génial ! Mais beaucoup de vent la nuit. Et pas d’électricité.
6 septembre : - Longue route jusqu’à Walvis Bay (arrêt pour voir les flamants) - Puis route pour Swakopmund - Déjeuner au Deli Fish (très bon fish ‘n chips) - Courses au supermarché - Balade dans la ville et sur la plage - Diner au restaurant Tug (dans un ancien bateau, excellent ! Il faut réserver) - Nuit à l’hôtel The Stiltz (bungalow très agréable, avec matelas chauffant !)
7 septembre - Petit déjeuner au Stiltz - Route pour Uis - Pique-nique avec des amis qui « tournaient » dans l’autre sens, échange d’informations sur Etosha et Sesriem - Après-midi et nuit au Aabadi Camp (pas d’électricité, douche (avec « donkey ») et sanitaire commun, pas de papier toilette) Mais terrasse pour prendre un verre en regardant le coucher du soleil avec Fluffy le chat sur les genoux très agréable !
8 septembre - Twyfelfontein : j’ai beaucoup aimé ces pétroglyphes, ça donne une petite idée de comment vivaient les gens qui les ont gravés - Organ Pipes : j’ai trouvé ces formation géologiques vraiment sympa, et puis c’est juste à côté de Twyfelfontein, alors pourquoi s’en priver - Montagne Brulée : paysage lunaire, qui nous rappelle l’Etna par certains côtés, étonnant - Forêt Pétrifié : voir ces arbres gigantesques qui datent qui vivaient sur Gondwana, à l’époque où l’Amérique Latine et l’Afrique ne faisaient qu’un, ça m’impressionne vraiment !! Attention, il y a beaucoup de forêts pétrifiées « privées », avec panneaux peints à la main. Nous avons été à la forêt pétrifiée « officielle ». La guide, Susanna, était vraiment intéressante. - Fin d’après-midi, diner, et nuit au Huab Lodge. Superbe hébergement, très agréable, très convivial. J’ai adoré.
9 septembre - Marche matinale avec le guide du Huab Lodge - Petit déjeuner (découverte du milipop, sorte de polenta/porridge namibienne qu’on peut manger sucrée ou salée) - Nature Drive avec le guide qui nous donne beaucoup d’info sur la région, les plantes, les animaux… - Sundowner (apéro au milieu de nulle part au coucher du soleil) toujours avec le guide - Diner et nuit au Huab Lodge
10 septembre - Petit déjeuner au Huab Lodge - Route vers Etosha - Courses à Outjo (en allant à la boucherie conseillée par le Huab Lodge, très bonne viande, et au supermarché juste à côté) - Arrivée à Etosha, nos premières girafes ! - Installation au camping de Okaukuejo - Fin d’après-midi et soirée au point d’eau illuminé (girafes, zèbres des plaines, oryx, springboks, chacals, éléphants, rhinocéros noirs…)
11 septembre - Etre réveillée à 4h30 du matin par les rugissements d’un lion, ça n’a pas de prix ! - Hyène croisée sur la route en quittant Okaukuejo ! - Découverte de bubales à Olinfantsbad, et d’impala à face noire à Aus - 4 lionnes non loin d’Okaukuejo, qui dorment sous des buissons - Point d’orgue à 14h à Nebrowni : Eléphants, zèbres, oryx, springboks, autruches, et tout ça en quantité phénoménale à 2 pas de notre voiture ! - Installation à Halali, Braai au coucher du soleil - Point d’eau d’Halali de nuit : scène de ménage des rhinos noirs, 2 lionnes qui viennent boire, séquence émotion !
12 septembre - Le pan d’Etosha, grande étendue vide, est impressionnant. En chemin on croise raphicères, koudous et éléphants - En direction d’Okerfontein, 2 girafes, un troupeau de springboks assez tendus et… un lion mâle qui fait la sieste sous un arbre ! - Un peu plus loin quelques voitures arrêtées, on nous fait signe de regarder en l’air et on découvre… un léopard, dans un arbre, juste au bord de la piste ! Grandiose ! - Au point d’eau de Chudop (13h30): 1 hyène, 2 lions, et beaucoup beaucoup d’herbivores un peu tendus (les zèbres montent la garde) - En arrivant vers Namutoni, 2eme léopard de la journée ! On devrait jouer au loto nous. - Pique-nique, douche, barbecue à Namutoni en compagnie des mangues rayées et du phacochère. On n’ira pas au point d’eau, on est crevé et demain il faut (encore) se lever tôt
13 septembre - 1 hyène est direction de Klein Okevi - Quelques girafes et chacals à Chudop - Des dik-dik sur la route pour quitter Etosha - Route vers Okonjima pour un court séjour à la Fondation Africat (au lodge Bush Camp) - Déjeuner au lodge - Cheetah tracking avec 2 guides. Le guépard, recueillie orpheline (sa mère a été tuée par un fermier) est remis à la vie sauvage dans la réserve d’Africat. Elle a un collier émetteur, mais pas facile de la trouvée. On finit par s’approcher à pied. Quelle émotion de se retrouver, sans la protection de la voiture, à 2 mètres d’un guépard ! Qu’elle est belle… - Diner au lodge - Départ de nuit avec le guide pour observer les porcs-épics et un ratel - Nuit au lodge
14 septembre - Petit dej léger au lodge - Leopard tracking : encore plus dur à trouver que le guépard la veille, le léopard est un grand timide. On finit par rencontrer MJ, femelle léopard de 13 ans née dans la réserve en train de patiemment attendre qu’un phacochère sorte de son terrier pour en faire son petit déjeuner ! Elle est magnifique ! - Brunch au lodge - Route vers Windhoek - Arrêt pique-nique sur une aire après Okahandja, on donne le reste de nos courses (1 paquet de chips, l’éponge et le liquide vaisselle, quelques bouteilles d’eau…) à une famille Namibienne qui s’est arrêtée pour pique-niquer au même endroit. - Retour à Windhoek, pour rendre la voiture. - Le loueur de voiture nous ramène à l’aéroport à 17h - On attend patiemment notre vol à 21h en regardant le dernier coucher de soleil des vacances et en dépensant nos derniers dollars namibiens.
15 septembre - Arrivée à Frankfort - Petit déjeuner à l’aéroport - Vol pour Paris - Retour chez nous
Et nos chats dans tout ça ? Pendant que nous observions leurs cousins africains, qu’ont donc fait nos deux chats domestiques ? Ils sont restés dans l’appartement à Paris, et nous avons fait appel à KeepCat http://keepcat.fr/ qui est passée tous les jours pour s’occuper d’eux pendant une heure. Ils ont aussi passés de bonnes vacances !
Pourquoi la Namibie ? Parce qu’après avoir vue les photos de Marie sur son site https://sites.google.com/site/sibellelaterrenamibie/home j’avais vraiment envie de voir moi aussi ces belles dunes de sable rouge avec ces beaux arbres morts qui se détachent sur le ciel bleu (il s’agit de Deadvlei) Et puis aussi parce que j’avais depuis longtemps envie d’aller à la rencontre des gros félins d’Afrique. Alors un pays pouvant offrir à la fois de magnifiques paysages, et les attraits d’un safari, un pays sur dans lequel on pouvait circuler librement en individuel, pourquoi hésiter ?!
TO ou pas TO ? J’ai choisi de faire appel à un Tour Opérateur pour l’organisation du voyage, et surtout pour les réservations, et je ne regrette pas ce choix. A priori pas plus cher que si j’avais réservé moi-même les hébergements, le TO apporte - Son expertise du pays et des conseils sur le circuit que j’avais imaginé en m’inspirant des forums - Le confort de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour toutes les réservations (hébergements et voiture de location) J’ai demandé un devis à Madiza et Tourmaline Safaris, deux agences qui m’avaient été recommandées. J’ai choisie, un peu au hasard et au feeling, Tourmaline. Excellente réactivité de mon contact tout au long de la préparation du voyage, beaucoup de conseils me permettant d’ajuster l’itinéraire initial, réponses à toutes mes questions. Excellent accueil à l’arrivée en Namibie, briefing sur l’utilisation du 4x4 avec tente sur le toit, explication du circuit étape par étape. Excellent carnet de route, décrivant chaque étape, avec conseils au jour le jour, carnet de vouchers pour les hébergements, documents très intéressant sur la Namibie (histoire politique, géologique, vie dans le désert, peuple Himba…)
Quelle voiture, quels hébergements ? Nous avions décidé de camper, afin de profiter des levers et couchers du soleil, et d’être au plus proche de la nature. Comme nous changions de lieu tous les soirs, la tente sur le toit du 4x4 est idéale. Après un premier jour où on tâtonne un peu, on prend très rapidement le coup de main pour la déplier et la replier. La voiture était louée par Africa 4x4 Rental. Aucun problème, très bon accueil, aucune crevaison, matériel très complet dans le coffre (couvert, assiettes…., sacs de couchages et oreillers, réfrigérateur…) Nous avons aussi dormi quelques nuits en lodge, le premier soir (pour se remettre de la nuit passée dans l’avion), le dernier soir, et 2 nuits au milieu du séjour pour couper un peu. C’est bien de rester au moins une fois 2 nuits au même endroit, ça permet de pouvoir faire laver son linge, et ainsi de n’emporter que le minimum. Nous n’avons eu aucun problème avec la voiture, ni crevaison, ni pare-brise abimé. Mais attention, les routes sont traitres, il faut être très attentif quand on conduit. Nous avons croisés un couple de français qui a crevé en roulant sur une épine d’acacia, ils ne pouvaient pas l’éviter. A priori, les pneus ont une durée de vie d’environ 3000 km sur ce genre de route. Nous avions des pneus neuf au départ, mais bien abimé après notre circuit. Un couple croisé à Windhoek nous a dit avoir crevé parce que l’un de leur pneu avait déjà bien vécu quand ils ont loué la voiture.
Quel guide, quelle carte ? Les sites www.voyageforum.com et www.routard.com/forum/namibie/174.htm (un grand merci à tous les intervenants passionnés par la Namibie qui m’ont bien aidé à peaufiner mon itinéraire). J’ai imprimé et emporté les carnets de voyages de Pimprenell et Nancy (voyageforum). Nous avons acheté le Petit Futé, qui nous a servi pour préparer le voyage, et pour la section « histoire du pays », mais qui nous a très peu servi sur place. Les documents fournis par Tourmaline sont suffisants durant le voyage. Tourmaline fourni aussi une excellent carte routière (toutes les routes y sont, ainsi que les stations-services, le plan de Windhoek, celui de Swakopmund, et celui d’Etosha). Nous avons acheté une carte d’Etosha plus détaillé (avec des pages représentant chaque animal) dans une boutique à Swakopmund. Et surtout, le livre qui ne nous a pas quittés du voyage : « Compagnon de Safari » de Caroline Oriol. Livre très détaillé, très bien écrit, sur la faune namibienne. Je le recommande chaudement ! On peut le commander (il est envoyé depuis la France) ici : http://guide-faune.voyage-namibie.fr/
Quel matériel photo ? Nous avions 2 appareils photos : - Un compact : Panasonic Lumix TZ7 - Un reflex : Canon EOS 500 D avec 2 objectifs, Sigma 17-70mm f/2,8-4,5 DC MACRO et TAMRON 70-300mm SP f/4-5.6 Di VC USD. Le 70-300 a été très utile pour photographier les animaux.
Quelle compagnie aérienne ? Nous avions le choix entre une escale à Francfort, et une escale à Johannesburg. Nous avons choisi l’escale à Francfort, en voyageant sur Air Namibia, pour deux raisons : - J’avais lu qu’il y a souvent des bagages qui se perdent lors de l’escale à Johannesburg - Et surtout le vol sur Air Namibia nous permet d’arriver à Windhoek à 5h du matin, et de repartir à 21, ce qui nous fait gagner deux jours de voyages sur place ! Le vol Paris – Frankfort s’est effectué sur Air France. Nous n’avons pas eu besoin de récupérer nos bagages à Frankfort, ils étaient enregistrés jusqu’à Windhoek. Air France donne de grands sacs en plastique pour protéger les sacs à dos, pas Air Namibia. Du coup, arrivés à Windhoek, nous avons gardé ces sacs plastiques qui nous ont ainsi servis à retour.
Qu’est-ce qu’on met dans sa valise ? On achète quoi sur place ? On peut acheter quasiment tout sur place arrivé à Windhoek. Nous aimons randonner et nous campions, la liste est faite en conséquence. A ne pas oublier dans sa valise : - Une paire de jumelle par personne - Une bonne carte mémoire pour chaque appareil photo - 2 batteries par appareil photos - Une lampe frontale par personne - De la crème solaire, lunettes, chapeau, stick à lèvres (l’air est très sec), crème hydratante après solaire… - Bétadine, pansements anti ampoule… - Chaussures de rando - Polaire pour le soir - Eponge et torchon pour la vaisselle - Taies d’oreiller pour les oreillers fournis avec la voiture - Sacs de couchage (même s’il y en avait dans la voiture, vu le froid la nuit, on était bien content d’avoir 2 sacs de couchage chacun !) - Sac à viande (plus agréable que de dormir direct dans le sac de couchage, et ça permet de gagner 1 degrés supplémentaire) - Des sacs congélation avec zip pour protéger les appareils électroniques de la poussière
A acheter en arrivant à Windhoek : - De l’eau (en bouteilles, et en bonbonnes de 5 litres) - De quoi manger au petit déjeuner : pain, café, thé, nutella, confiture, jus d’orange, céréales… il y a du choix - De quoi manger en pique-nique : pain, fromage (cheddar), salami, œufs, tomates, carottes, thon, maïs, bananes, pommes, biscuits, briquettes de jus de fruit…. La encore, il y a le choix. - De quoi manger le soir : bois (1 sac fait entre 1 et 2 soirs), allume-feu (pas besoin de charbon), viandes, pommes de terre (et papier d’alu pour les faire cuire dans la braise), cheddar, œufs, carottes, fruits (ou fruits au sirop), chips… - Sopalin - 1 rouleau de papier toilettes (il y en a dans quasiment tous les campings) - Adaptateurs pour les prises électriques - Sacs poubelles (bien que ce ne soit pas trop utiles, on utilisait les sacs des courses comme poubelle) - Liquide vaisselle Nous avons fait des grosses courses à Windhoek le premier jour, et ensuite on s’est ravitaillé (produits frais, eau et bois principalement) à Mariental, à l’épicerie de Sesriem, à Solitaire, à Swakopmund et à Outjo.
Et ça coute combien tout ça ? Les prix indiqués sont pour 2 personnes. Tourmaline Safaris (Hébergements, activités avec les lodges, voiture de location) : 35 574 N$ (à payer en 2 fois : 10 311 N$ pour lancer les réservations, et le reste 40 jours avant le départ) Avion Air Namibia : 2372,88 euros (taxes comprises) Argent liquide (courses, essence, restaurants, activité non réservées avec Tourmaline, pourboire, entrées dans les parcs, souvenirs��) : 10 000 N$ Attention, le distributeur de l’aéroport ne permet de retirer que 2000 N$, c’est très peu. A Swakopmund, il permet de retirer 3000 N$, c’est un peu mieux. Bref, heureusement que j’avais changé des euros pour l’équivalent de 5000 N$ en France avant le départ. Attention bis : la visa passait bien, mais pas la mastercard.
Quel itinéraire ? Oui il serait temps d’en parler ! Nous avons choisi de commencer par les dunes, et de finir par Etosha, pour aller crescendo sur les animaux ! Voici les grandes lignes de notre itinéraire, avec parfois nos avis ou conseils. Le récit détaillé est en cours de rédaction.
31 aout 2012 - vol Paris- Windhoek, via Frankfort
1er septembre 2012 - Arrivée à Windhoek - Accueil par le loueur de voiture pour nous rendre à l’agence de location à Windhoek - Accueil par Joseph de Tourmaline qui nous briefe sur la voiture, l’itinéraire… - Route vers le sud (direction Mariental) - Diner et nuit au Bagatelle Kalahari Game Ranch en Dune Chalet (vue imprenable sur le Kalahari !)
2 septembre - Petit déjeuner au Bagatelle Kalahari - Cheetah Viewing au Bagatelle Kalahari (3 guépards orphelins ont été recueillis par le ranch, on peut, accompagnés bien sûr, entrer dans leur grand enclos pour les voir de près) - Courses à Mariental - Route pour Sesriem - Déjeuner et achet de souvenirs au restaurant-boutique-camping à Maltahohe (Oahera Craft & Tradition Center). Brian, le propriétaire, parle très bien français. - Dune Elim au coucher du soleil - Nuit au camping NWR Sesriem (lumière et électricité à chaque emplacement)
3 septembre - Lever tôt, départ environ 30 minutes après l’ouverture du parc pour éviter le rush matinal et surtout profiter de la route sous la belle lumière du soleil levant - Navette pour Deadvlei - Deadvlei (par la dune sur le côté gauche, on est donc arrivés dans le vlei, après l’avoir surplombé, par le « fond ») - Navette pour Sossusvlei - Ascension de la dune à droit de Sossusvlei pour une vue extraordinaire - Pique-nique sous un arbre devant l’étendue d’eau (au fond du vlei) - Navette pour le parking - Dune 45 (il est dommage qu’on ne dormait pas une 2eme nuit au camping dans le parc, on a vu le coucher de soleil depuis la route et pas depuis la dune) - Installation au camping Sossus Oasis (très sympa, lumière, électricité, douche et wc privés) - Diner au Sossus Lodge (excellent buffet, en plus il y en a pour vraiment tous les goûts !)
4 septembre - Lever tôt (je vais arrêter de l’écrire, on s’est toujours levé tôt…) - Courses à l’épicerie de Sesriem - Départ pour le Naukluft - Randonnée Olive Trail - Nuit au camping NWR Naukluft (ni lumière, ni électricité, douches et sanitaires communs, mais très propres)
5 septembre - Arrêt à Solitaire dans la matinée pour faire un peu de courses, déguster l’excellent appfelstruddel, et acheter des gâteaux à emporter (arrêt très sympa) - Gecko Camp : notre coup de cœur du voyage côté camping ! Emplacement en haut d’une colline (Eagle Camp) sans personnes d’autres que nous, le monde entier pour nous tout seul, toilettes avec une vue imprenable, douche (avec l’eau qui chauffe au feu de bois grâce au « donkey », sorte de chaudière) sous le ciel bleu… Franchement génial ! Mais beaucoup de vent la nuit. Et pas d’électricité.
6 septembre : - Longue route jusqu’à Walvis Bay (arrêt pour voir les flamants) - Puis route pour Swakopmund - Déjeuner au Deli Fish (très bon fish ‘n chips) - Courses au supermarché - Balade dans la ville et sur la plage - Diner au restaurant Tug (dans un ancien bateau, excellent ! Il faut réserver) - Nuit à l’hôtel The Stiltz (bungalow très agréable, avec matelas chauffant !)
7 septembre - Petit déjeuner au Stiltz - Route pour Uis - Pique-nique avec des amis qui « tournaient » dans l’autre sens, échange d’informations sur Etosha et Sesriem - Après-midi et nuit au Aabadi Camp (pas d’électricité, douche (avec « donkey ») et sanitaire commun, pas de papier toilette) Mais terrasse pour prendre un verre en regardant le coucher du soleil avec Fluffy le chat sur les genoux très agréable !
8 septembre - Twyfelfontein : j’ai beaucoup aimé ces pétroglyphes, ça donne une petite idée de comment vivaient les gens qui les ont gravés - Organ Pipes : j’ai trouvé ces formation géologiques vraiment sympa, et puis c’est juste à côté de Twyfelfontein, alors pourquoi s’en priver - Montagne Brulée : paysage lunaire, qui nous rappelle l’Etna par certains côtés, étonnant - Forêt Pétrifié : voir ces arbres gigantesques qui datent qui vivaient sur Gondwana, à l’époque où l’Amérique Latine et l’Afrique ne faisaient qu’un, ça m’impressionne vraiment !! Attention, il y a beaucoup de forêts pétrifiées « privées », avec panneaux peints à la main. Nous avons été à la forêt pétrifiée « officielle ». La guide, Susanna, était vraiment intéressante. - Fin d’après-midi, diner, et nuit au Huab Lodge. Superbe hébergement, très agréable, très convivial. J’ai adoré.
9 septembre - Marche matinale avec le guide du Huab Lodge - Petit déjeuner (découverte du milipop, sorte de polenta/porridge namibienne qu’on peut manger sucrée ou salée) - Nature Drive avec le guide qui nous donne beaucoup d’info sur la région, les plantes, les animaux… - Sundowner (apéro au milieu de nulle part au coucher du soleil) toujours avec le guide - Diner et nuit au Huab Lodge
10 septembre - Petit déjeuner au Huab Lodge - Route vers Etosha - Courses à Outjo (en allant à la boucherie conseillée par le Huab Lodge, très bonne viande, et au supermarché juste à côté) - Arrivée à Etosha, nos premières girafes ! - Installation au camping de Okaukuejo - Fin d’après-midi et soirée au point d’eau illuminé (girafes, zèbres des plaines, oryx, springboks, chacals, éléphants, rhinocéros noirs…)
11 septembre - Etre réveillée à 4h30 du matin par les rugissements d’un lion, ça n’a pas de prix ! - Hyène croisée sur la route en quittant Okaukuejo ! - Découverte de bubales à Olinfantsbad, et d’impala à face noire à Aus - 4 lionnes non loin d’Okaukuejo, qui dorment sous des buissons - Point d’orgue à 14h à Nebrowni : Eléphants, zèbres, oryx, springboks, autruches, et tout ça en quantité phénoménale à 2 pas de notre voiture ! - Installation à Halali, Braai au coucher du soleil - Point d’eau d’Halali de nuit : scène de ménage des rhinos noirs, 2 lionnes qui viennent boire, séquence émotion !
12 septembre - Le pan d’Etosha, grande étendue vide, est impressionnant. En chemin on croise raphicères, koudous et éléphants - En direction d’Okerfontein, 2 girafes, un troupeau de springboks assez tendus et… un lion mâle qui fait la sieste sous un arbre ! - Un peu plus loin quelques voitures arrêtées, on nous fait signe de regarder en l’air et on découvre… un léopard, dans un arbre, juste au bord de la piste ! Grandiose ! - Au point d’eau de Chudop (13h30): 1 hyène, 2 lions, et beaucoup beaucoup d’herbivores un peu tendus (les zèbres montent la garde) - En arrivant vers Namutoni, 2eme léopard de la journée ! On devrait jouer au loto nous. - Pique-nique, douche, barbecue à Namutoni en compagnie des mangues rayées et du phacochère. On n’ira pas au point d’eau, on est crevé et demain il faut (encore) se lever tôt
13 septembre - 1 hyène est direction de Klein Okevi - Quelques girafes et chacals à Chudop - Des dik-dik sur la route pour quitter Etosha - Route vers Okonjima pour un court séjour à la Fondation Africat (au lodge Bush Camp) - Déjeuner au lodge - Cheetah tracking avec 2 guides. Le guépard, recueillie orpheline (sa mère a été tuée par un fermier) est remis à la vie sauvage dans la réserve d’Africat. Elle a un collier émetteur, mais pas facile de la trouvée. On finit par s’approcher à pied. Quelle émotion de se retrouver, sans la protection de la voiture, à 2 mètres d’un guépard ! Qu’elle est belle… - Diner au lodge - Départ de nuit avec le guide pour observer les porcs-épics et un ratel - Nuit au lodge
14 septembre - Petit dej léger au lodge - Leopard tracking : encore plus dur à trouver que le guépard la veille, le léopard est un grand timide. On finit par rencontrer MJ, femelle léopard de 13 ans née dans la réserve en train de patiemment attendre qu’un phacochère sorte de son terrier pour en faire son petit déjeuner ! Elle est magnifique ! - Brunch au lodge - Route vers Windhoek - Arrêt pique-nique sur une aire après Okahandja, on donne le reste de nos courses (1 paquet de chips, l’éponge et le liquide vaisselle, quelques bouteilles d’eau…) à une famille Namibienne qui s’est arrêtée pour pique-niquer au même endroit. - Retour à Windhoek, pour rendre la voiture. - Le loueur de voiture nous ramène à l’aéroport à 17h - On attend patiemment notre vol à 21h en regardant le dernier coucher de soleil des vacances et en dépensant nos derniers dollars namibiens.
15 septembre - Arrivée à Frankfort - Petit déjeuner à l’aéroport - Vol pour Paris - Retour chez nous
Et nos chats dans tout ça ? Pendant que nous observions leurs cousins africains, qu’ont donc fait nos deux chats domestiques ? Ils sont restés dans l’appartement à Paris, et nous avons fait appel à KeepCat http://keepcat.fr/ qui est passée tous les jours pour s’occuper d’eux pendant une heure. Ils ont aussi passés de bonnes vacances !
Croisière sur le Mariner of the Seas le 27 septembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Nouvellement arrivée sur le forum, je vous sollicite pour avoir plus d'infos sur la compagnie Royal Caribbean. Nous partons avec mon compagnon sur le Mariner of the Seas fin septembre de Civitavecchia pour notre toute première croisière.
Après avoir lu quelques posts, je crois savoir que certains d'entre-vous sont des passionnés de croisière !
Les quelques infos que j'aimerais avoir sont : - les excursions sont-elles avantageuses ou non ? - comment se passe les repas à bord ? même table chaque jour ? - est-il conseillé d'avoir des dollars avant d'embarquer ?
Merci par avance pour vos conseils,
Tiffanie
Nouvellement arrivée sur le forum, je vous sollicite pour avoir plus d'infos sur la compagnie Royal Caribbean. Nous partons avec mon compagnon sur le Mariner of the Seas fin septembre de Civitavecchia pour notre toute première croisière.
Après avoir lu quelques posts, je crois savoir que certains d'entre-vous sont des passionnés de croisière !
Les quelques infos que j'aimerais avoir sont : - les excursions sont-elles avantageuses ou non ? - comment se passe les repas à bord ? même table chaque jour ? - est-il conseillé d'avoir des dollars avant d'embarquer ?
Merci par avance pour vos conseils,
Tiffanie
Allemagne - Hongrie - Italie - Côte d'Azur en camping-car (avec deux enfants) English translation pending
Version:1.0 StartHTML:0000000105 EndHTML:0000012120 StartFragment:0000002353 EndFragment:0000012084
Bonjour à tous,
je remercie par avance ceux qui prennent la peine d’ouvrir ce message et jespère qu’ils auront quelques bonne suggestions à me proposer.
Je pense utile de vous décrire un peu le contexte pour que vous puissiez me donner un avis „éclairé“!
Ma femme et moi avons deux enfants (presque 3 ans et 10 mois). Nous comptons nous rendre de Bonn (Allemagne) vers Budapest le 4 août où nous avons un RDV important (mariage). Pour cela après avoir passé en revu tous les moyens possibles de faire beaucoup de route (je souhaite aussi aller en France rendre visite à mes parents) avec de jeunes enfants, nous somme arrivés à la solution Camping Car loué de fin juillet à la fin août (25 jours en tout). Nous prévoyons de prendre nos vélo et notre Chariot permettant de faire des balades vélo en famille. Nous louons le camping car et avons réservé un modèle avec Alcôve (6 places) qui doit avoir moins de deux ans.
Notre itinéraire obligatoire est Bonn (Allemagne), Budapet (Hongrie), L’Aveyron(France). Ensuite nous avons donc tout notre temps pour faire du tourisme.
J’ai plusieurs types d’interrogations. 1- Les questions relatives au Camping Car en général a) comment dégoter de bon endroits où passer la nuit b) peut-on dormir avec son camping car chez des particuliers ou n’importe où au bord d’une route ? c) Est-ce qu’une installation particulière est nécessaire pour vidanger le camping car ? d) Où m’informer sur les législations relatives au camping car dans les divers pays (Hongrie, Autriche, Allemagne, Italie, France, Slovénie) e) Est-il facile de trouver des recharges de gaz ou vaut-il mieux s’équiper avant f) Canicule + enfants + camping car… est-ce raisonnable?
2- Les questions d’ordres touristiques sur les sites à visiter L’itinéraire du triangle Bonn, Budapest, Rodez donne ceci (capture écran Google Map)
Sachant que pour le point 2, il faut tenir compte du fait que nous ne voulons pas faire un marathon touristique au détriments de nos filles qui doivent avoir suffisamment de calme pour profiter de nos haltes et que en gros les vacances soient agréables pour toute la famille et source de détente !
C’est d’ailleurs pour moi la grosse interrogation.
J’ai un souvenir plutôt agité des bords de mer méditerranéen. La folie des Parking pleins à craquer, la voiture brûlante après à peine 4 heures de plages… Que va-t-il se passer avec notre nourriture ? Comment réagit un camping car en plein soleil ? Ainsi, je me demande sérieusement s’il est envisageable de profiter de la méditerranée. De même je me demande quelle est la meilleure stratégie pour garer notre camping car…
Devons nous éviter les plages type Lavandou et leurs équivalents italiens.
Alors voilà … pour mettre un peu d’ordre dans mon message très brouillon, J’aurais besoin d’un côté d’être rassuré par des petits trucs que les habitués du camping-car doivent bien avoir. Si possible des trucs de jeunes parents avec de jeunes enfants comme nous qui ont osé affronter les aoûtiens.
Et ensuite j’aimerais des conseils sur des destinations qui permettront à la famille de ne pas subir le voyage mais bien d’en profiter et de le savourer! Dans cette optique, nous avons sérieusement réfléchi à faire une croix sur Venise et tous les charmes de la côte pour profiter de l’arrière pays et de sa tranquillité.
Je m’arrête… je suis ouvert à tous les conseils qui permettront au père de famille de se détendre :D
Réservation ? Précautions ? Equipement ? Table de camping ? Chaises pliantes ? Soleil ? Canicule ? Ombre ? Eau ? Gaz ? Frigidaire ? Assurance ? Que de questions…………………..
Merci à vous ! Fabien
je remercie par avance ceux qui prennent la peine d’ouvrir ce message et jespère qu’ils auront quelques bonne suggestions à me proposer.
Je pense utile de vous décrire un peu le contexte pour que vous puissiez me donner un avis „éclairé“!
Ma femme et moi avons deux enfants (presque 3 ans et 10 mois). Nous comptons nous rendre de Bonn (Allemagne) vers Budapest le 4 août où nous avons un RDV important (mariage). Pour cela après avoir passé en revu tous les moyens possibles de faire beaucoup de route (je souhaite aussi aller en France rendre visite à mes parents) avec de jeunes enfants, nous somme arrivés à la solution Camping Car loué de fin juillet à la fin août (25 jours en tout). Nous prévoyons de prendre nos vélo et notre Chariot permettant de faire des balades vélo en famille. Nous louons le camping car et avons réservé un modèle avec Alcôve (6 places) qui doit avoir moins de deux ans.
Notre itinéraire obligatoire est Bonn (Allemagne), Budapet (Hongrie), L’Aveyron(France). Ensuite nous avons donc tout notre temps pour faire du tourisme.
J’ai plusieurs types d’interrogations. 1- Les questions relatives au Camping Car en général a) comment dégoter de bon endroits où passer la nuit b) peut-on dormir avec son camping car chez des particuliers ou n’importe où au bord d’une route ? c) Est-ce qu’une installation particulière est nécessaire pour vidanger le camping car ? d) Où m’informer sur les législations relatives au camping car dans les divers pays (Hongrie, Autriche, Allemagne, Italie, France, Slovénie) e) Est-il facile de trouver des recharges de gaz ou vaut-il mieux s’équiper avant f) Canicule + enfants + camping car… est-ce raisonnable?
2- Les questions d’ordres touristiques sur les sites à visiter L’itinéraire du triangle Bonn, Budapest, Rodez donne ceci (capture écran Google Map)
Sachant que pour le point 2, il faut tenir compte du fait que nous ne voulons pas faire un marathon touristique au détriments de nos filles qui doivent avoir suffisamment de calme pour profiter de nos haltes et que en gros les vacances soient agréables pour toute la famille et source de détente !C’est d’ailleurs pour moi la grosse interrogation.
J’ai un souvenir plutôt agité des bords de mer méditerranéen. La folie des Parking pleins à craquer, la voiture brûlante après à peine 4 heures de plages… Que va-t-il se passer avec notre nourriture ? Comment réagit un camping car en plein soleil ? Ainsi, je me demande sérieusement s’il est envisageable de profiter de la méditerranée. De même je me demande quelle est la meilleure stratégie pour garer notre camping car…
Devons nous éviter les plages type Lavandou et leurs équivalents italiens.
Alors voilà … pour mettre un peu d’ordre dans mon message très brouillon, J’aurais besoin d’un côté d’être rassuré par des petits trucs que les habitués du camping-car doivent bien avoir. Si possible des trucs de jeunes parents avec de jeunes enfants comme nous qui ont osé affronter les aoûtiens.
Et ensuite j’aimerais des conseils sur des destinations qui permettront à la famille de ne pas subir le voyage mais bien d’en profiter et de le savourer! Dans cette optique, nous avons sérieusement réfléchi à faire une croix sur Venise et tous les charmes de la côte pour profiter de l’arrière pays et de sa tranquillité.
Je m’arrête… je suis ouvert à tous les conseils qui permettront au père de famille de se détendre :D
Réservation ? Précautions ? Equipement ? Table de camping ? Chaises pliantes ? Soleil ? Canicule ? Ombre ? Eau ? Gaz ? Frigidaire ? Assurance ? Que de questions…………………..
Merci à vous ! Fabien
Périple de trois semaines en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je suis entrain d'organiser un périple de 3 semaines en NZ (2 semaines île du Sud + 1 semaine île du Nord) et après avoir potassé le lonely planet en anglais (mon niveau étant très scolaire!!) , épluché les messages sur le forum et farfouillé un peu sur le net j'ai tout de même qques interrogations qui persistent et peut être que certains d'entre vous pourront m'éclairer bien plus vite que si je continues à chercher sur google !!😛
Voilà mes questions (ds l'ordre par lequel elles me passent par la tête!!)
Question 2. Mon ami et moi arrivons en NZ le 29/12. Nous aurons récupéré notre campervan à Christchurch et nous passerons donc le réveillon du 31/12 sur la route. J'aimerais avoir vos avis et conseils sur l'endroit où le passer histoire de "marquer le coup" ! A la vue du planning que j'ai effectué nous serions soit au Lac Tekapo, soit au village de Mont Cook. Qu'en pensez-vous? Est ce qu'il est possible de trouver des endroits sympas pour se poser avec le campervan ds le coin ? vaut-il mieux "assurer" en réservant une place en camping pour ce soir là ?
Question 1. Nous arrivons sur Christchurch en fin de journée et nous récupérons immédiatement notre Campervan. Pensez-vous que ça vaille la peine de rester sur Christchurch pour passer la fin de journée et la nuit? (auquel cas auriez-vous des bons plans camping peu cher à proximité ? Comme il n'y a pas de DOC les campings avoisinent les 35$NZ la nuit pour le campervan. Je trouve ça un peu élevé...) Depuis le séisme je ne sais pas du tout s'il faut qd même visiter la ville ou s'il n'y a malheureusement plus rien à voir... Question 2. J'ai cru comprendre que décembre-janvier est la pleine saison en NZ et qu'il est donc nécessaire de réserver certaines activités... Est ce que certains d'entre vous ont été amenés à effectuer des réservations à distance pour faire du canöe ou des excursions ds le Doubtful Sound et/ou Milford Sound ? Si oui, pourriez-vous me dire où, via quel intermédiaire, pkoi faire et les tarifs pratiqués?
Question 3. Nous envisageons de passer une journée ds le Doubtful Sound + une journée ds Milford Sound au départ de Te Anau. Est ce réalisable de dormir sur Te Anau pour partir le matin voir ces "régions" ?Est ce que ses 2 journées (sachant qu'on a seulement 15j sur l'île du sud) sont indispensables ou vaut-il mieux faire un choix entre l'une ou l'autre pour ensuite privilégier une autre étape ?
Question 4. D'une manière générale les villes disposent-elles toutes d'un office du tourisme où l'on peut récupérer les randonnées et activités à faire afin de ne pas avoir à tout organiser "à la lettre" avant le départ ?
questions 5. Pour ceux qui ont voyagé en campervan, où vous êtes vous posé la plupart du temps pour passer la nuit ? dans des DOCS ou "sur le bord de la route" ? Si 'jai bien compris c'est assez réglementé et il est parfois difficile de passer la nuit n'importe où... aviez-vous réservé les DOCS/campings à l'avance ou bien vous faisiez au fil de l'eau? A la vue du planning "restreint" J'ai peur de perdre du temps dans la recherche d'un point de chute pour la nuit et je me demande si ce n'est pas mieux de réserver? Mais d'un autre côté ça ne laisse plus de place à l'improvisation ou au changement de programme 😐
Question optionnelle !! 😎 Pour ceux qui ne sont pas lassés de lire les prévisions d'itinéraires voici le notre ouvert aux suggestions et avis en PJ !! Il ne concerne que l'Ile du Sud, je ne me suis pas encore occupé du Nord !!!
Merci par avance pour vos retours, 😉
..en attendant que d'autres questions me viennent à l'esprit ! 🙂
Je suis entrain d'organiser un périple de 3 semaines en NZ (2 semaines île du Sud + 1 semaine île du Nord) et après avoir potassé le lonely planet en anglais (mon niveau étant très scolaire!!) , épluché les messages sur le forum et farfouillé un peu sur le net j'ai tout de même qques interrogations qui persistent et peut être que certains d'entre vous pourront m'éclairer bien plus vite que si je continues à chercher sur google !!😛
Voilà mes questions (ds l'ordre par lequel elles me passent par la tête!!)
Question 2. Mon ami et moi arrivons en NZ le 29/12. Nous aurons récupéré notre campervan à Christchurch et nous passerons donc le réveillon du 31/12 sur la route. J'aimerais avoir vos avis et conseils sur l'endroit où le passer histoire de "marquer le coup" ! A la vue du planning que j'ai effectué nous serions soit au Lac Tekapo, soit au village de Mont Cook. Qu'en pensez-vous? Est ce qu'il est possible de trouver des endroits sympas pour se poser avec le campervan ds le coin ? vaut-il mieux "assurer" en réservant une place en camping pour ce soir là ?
Question 1. Nous arrivons sur Christchurch en fin de journée et nous récupérons immédiatement notre Campervan. Pensez-vous que ça vaille la peine de rester sur Christchurch pour passer la fin de journée et la nuit? (auquel cas auriez-vous des bons plans camping peu cher à proximité ? Comme il n'y a pas de DOC les campings avoisinent les 35$NZ la nuit pour le campervan. Je trouve ça un peu élevé...) Depuis le séisme je ne sais pas du tout s'il faut qd même visiter la ville ou s'il n'y a malheureusement plus rien à voir... Question 2. J'ai cru comprendre que décembre-janvier est la pleine saison en NZ et qu'il est donc nécessaire de réserver certaines activités... Est ce que certains d'entre vous ont été amenés à effectuer des réservations à distance pour faire du canöe ou des excursions ds le Doubtful Sound et/ou Milford Sound ? Si oui, pourriez-vous me dire où, via quel intermédiaire, pkoi faire et les tarifs pratiqués?
Question 3. Nous envisageons de passer une journée ds le Doubtful Sound + une journée ds Milford Sound au départ de Te Anau. Est ce réalisable de dormir sur Te Anau pour partir le matin voir ces "régions" ?Est ce que ses 2 journées (sachant qu'on a seulement 15j sur l'île du sud) sont indispensables ou vaut-il mieux faire un choix entre l'une ou l'autre pour ensuite privilégier une autre étape ?
Question 4. D'une manière générale les villes disposent-elles toutes d'un office du tourisme où l'on peut récupérer les randonnées et activités à faire afin de ne pas avoir à tout organiser "à la lettre" avant le départ ?
questions 5. Pour ceux qui ont voyagé en campervan, où vous êtes vous posé la plupart du temps pour passer la nuit ? dans des DOCS ou "sur le bord de la route" ? Si 'jai bien compris c'est assez réglementé et il est parfois difficile de passer la nuit n'importe où... aviez-vous réservé les DOCS/campings à l'avance ou bien vous faisiez au fil de l'eau? A la vue du planning "restreint" J'ai peur de perdre du temps dans la recherche d'un point de chute pour la nuit et je me demande si ce n'est pas mieux de réserver? Mais d'un autre côté ça ne laisse plus de place à l'improvisation ou au changement de programme 😐
Question optionnelle !! 😎 Pour ceux qui ne sont pas lassés de lire les prévisions d'itinéraires voici le notre ouvert aux suggestions et avis en PJ !! Il ne concerne que l'Ile du Sud, je ne me suis pas encore occupé du Nord !!!
Merci par avance pour vos retours, 😉
..en attendant que d'autres questions me viennent à l'esprit ! 🙂
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Hôtel Princess Tropical Punta Cana English translation pending
Qui connais le Princess Tropical Punta Cana? Départ le 22 février 2011.
Bons plans pour mon séjour à Budapest début septembre? English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà je pars à Budapest le 1er Septembre et j'ai quelques questions à poser à ceux qui connaissent bien Budapest !
_ Tout d'abord y a t'il des choses qu'on doit savoir ? ( pour ne pas se faire avoir ? ) J'ai entendu dire qu'il y avait de "faux-contrôleurs" en civils qui circulent dans le métro, qui contrôlent les touristes et se font passer pour des vrais contrôleurs ( qui sont aussi en civils ) ? comment les différencier, déjouer les pièges etc ... ? _ Faut-il laisser un pourboire au restaurant ?
_ J'aurais aimé qu'on me dise s'il y a une liaison en train entre Bratislava et Budapest et quel est le prix de cette liaison ?
_ Y a t'il une navette qui relie l'aéroport au centre ville ? où se trouve t'elle dans l'aéroport, son prix, ses arrêts ?
_ J'ai entendu dire qu'il y avait une carte d'abonnement 7 jours pour le métro/bus et tram, est-ce vrai ? quel est son prix ?
Merci d'avance d'avoir pris le temps de me lire, et pour vos réponses ! :)
Adeline.
Voilà je pars à Budapest le 1er Septembre et j'ai quelques questions à poser à ceux qui connaissent bien Budapest !
_ Tout d'abord y a t'il des choses qu'on doit savoir ? ( pour ne pas se faire avoir ? ) J'ai entendu dire qu'il y avait de "faux-contrôleurs" en civils qui circulent dans le métro, qui contrôlent les touristes et se font passer pour des vrais contrôleurs ( qui sont aussi en civils ) ? comment les différencier, déjouer les pièges etc ... ? _ Faut-il laisser un pourboire au restaurant ?
_ J'aurais aimé qu'on me dise s'il y a une liaison en train entre Bratislava et Budapest et quel est le prix de cette liaison ?
_ Y a t'il une navette qui relie l'aéroport au centre ville ? où se trouve t'elle dans l'aéroport, son prix, ses arrêts ?
_ J'ai entendu dire qu'il y avait une carte d'abonnement 7 jours pour le métro/bus et tram, est-ce vrai ? quel est son prix ?
Merci d'avance d'avoir pris le temps de me lire, et pour vos réponses ! :)
Adeline.
J-9 pour le Rajasthan, que faut-il absolument savoir? (valise et sur place) English translation pending
Bonjour,
tout est dans le titre, départ samedi 7 pour 15 jours. Que doit on absolument savoir avant de s'y rendre pour la première fois? Et les valises? Trucs et astuces? Les immanquables?
Merci pour votre aide
beaucoup lu les guides mais les avis des forumistes calent tous les guides de la terre.
Séjour de trois mois aux États Unis cet été English translation pending
Bonsoir à tous,
Actuellement étudiante, je pars du 1er Juillet au 26 Septembre aux Etats Unis. Après 2 mois dans une famille à St Paul (pas en tant que fille au pair mais simplement pour apprendre le français à leur fils de 5 ans !) je compte partir à "l'aventure" pendant 1 mois, histoire de faire le tour de quelques villes (de sûr Los Angeles, Miami, New York et Montréal par où je repars)
Bref, j'aimerai quelques conseils à la fois sur St Paul et ses alentours (on m'a dit que c'était la campagne américaine mais bon, j'en sais pas beaucoup plus !), mais aussi sur par exemple quelque chose de tout bête mais que mettre dans sa valise pour passer 2 mois la bas ? Que visiter absolument dans le coin ?
d'autre part, je sais que la couverture sociale au EU, ce n'est pas du luxe, mais comment ca se passe quand on part longtemps la bas ? je veux dire, dans un précédent voyage en Europe j'avais pris une carte vitale Européenne, y a t il des choses qu'il serait bon de souscrire ?
ah oui aussi en ce qui concerne mon mois de vadrouille, je compte certes faire les voyages en avions parce que j'ai trouvé des prix assez bas mais pour dormir, ca m'arrangerait si je ne prenais pas une nuit d'hotel à chaque fois (assez moyen financièrement!), que pourriez vous me conseiller ? sachant que je serai toujours dans des grandes villes ...
Merci beaucoup pour tout vos conseils, retours d'expériences et autres commentaires 😉
Actuellement étudiante, je pars du 1er Juillet au 26 Septembre aux Etats Unis. Après 2 mois dans une famille à St Paul (pas en tant que fille au pair mais simplement pour apprendre le français à leur fils de 5 ans !) je compte partir à "l'aventure" pendant 1 mois, histoire de faire le tour de quelques villes (de sûr Los Angeles, Miami, New York et Montréal par où je repars)
Bref, j'aimerai quelques conseils à la fois sur St Paul et ses alentours (on m'a dit que c'était la campagne américaine mais bon, j'en sais pas beaucoup plus !), mais aussi sur par exemple quelque chose de tout bête mais que mettre dans sa valise pour passer 2 mois la bas ? Que visiter absolument dans le coin ?
d'autre part, je sais que la couverture sociale au EU, ce n'est pas du luxe, mais comment ca se passe quand on part longtemps la bas ? je veux dire, dans un précédent voyage en Europe j'avais pris une carte vitale Européenne, y a t il des choses qu'il serait bon de souscrire ?
ah oui aussi en ce qui concerne mon mois de vadrouille, je compte certes faire les voyages en avions parce que j'ai trouvé des prix assez bas mais pour dormir, ca m'arrangerait si je ne prenais pas une nuit d'hotel à chaque fois (assez moyen financièrement!), que pourriez vous me conseiller ? sachant que je serai toujours dans des grandes villes ...
Merci beaucoup pour tout vos conseils, retours d'expériences et autres commentaires 😉
Croisière sur le MSC Splendida le 6 septembre 2009 English translation pending
😉bonjour😉
je part en croisiére à bort du msc splendida en séptembre . Je voudrais savoir votre avi sur les ville à visité et combien coute une éscurtion organisé pour préparé un budjet les villes son .
Marseille, barcelonne, la goulette, la valette, messine, civitavecchia (rome), et gene, Marseille 😕
je voyage seul une autre question pour ceux qui on déja fait une croisiére à bort d'un navire msc si le perssonel à bort parle til français ? 😉
d'autre perssonne fon til la meime croisiére?
je part en croisiére à bort du msc splendida en séptembre . Je voudrais savoir votre avi sur les ville à visité et combien coute une éscurtion organisé pour préparé un budjet les villes son .
Marseille, barcelonne, la goulette, la valette, messine, civitavecchia (rome), et gene, Marseille 😕
je voyage seul une autre question pour ceux qui on déja fait une croisiére à bort d'un navire msc si le perssonel à bort parle til français ? 😉
d'autre perssonne fon til la meime croisiére?
Hôtel Grand Bahia Montego Bay English translation pending
Bonjour à tous chers voyageurs!
je suis nouvelle sur le forum et j'aimerais beaucoup avoir des renseignements (récents si possible) sur l'hôtel Grand Bahia Principe de Montego Bay en Jamaïque. Je m'y rends en avril avec mon conjoint et nous avons pris une suite-club royal golden: est-ce que ça vaut la peine? Aussi, si nous sommes deux jeunes de 30 ans, croyez-vous que l'on va rencontrer d'autres personnes de notre âge dans cet hôtel ou c'est davantage une clientèle plus âgée? Bref, est-ce que l'animation est présente et est-ce que c'est animé le soir dans l'hôtel et à la discothèque? Est-ce vrai aussi que le soir, dans tous les restaurants de l'hôtel et au buffet, les hommes doivent porter des pantalons longs et des souliers fermés? Chutes de Dunn's River Falls ou YS Falls? Pourquoi un choix plus que l'autre? Croyez-vous que la température sera clémente ou fraîche?. je sais... ça fait beaucoup de questions en peu de phrases, je m'en excuse mais vous savez, quand l'on part vers une nouvelle destination, on aime bien avoir des renseignements qui ne sont pas dans les brochures... alors je remercie d'avance ceux qui prendront le temps de me répondre, ce sera très apprécié!
bye!
je suis nouvelle sur le forum et j'aimerais beaucoup avoir des renseignements (récents si possible) sur l'hôtel Grand Bahia Principe de Montego Bay en Jamaïque. Je m'y rends en avril avec mon conjoint et nous avons pris une suite-club royal golden: est-ce que ça vaut la peine? Aussi, si nous sommes deux jeunes de 30 ans, croyez-vous que l'on va rencontrer d'autres personnes de notre âge dans cet hôtel ou c'est davantage une clientèle plus âgée? Bref, est-ce que l'animation est présente et est-ce que c'est animé le soir dans l'hôtel et à la discothèque? Est-ce vrai aussi que le soir, dans tous les restaurants de l'hôtel et au buffet, les hommes doivent porter des pantalons longs et des souliers fermés? Chutes de Dunn's River Falls ou YS Falls? Pourquoi un choix plus que l'autre? Croyez-vous que la température sera clémente ou fraîche?. je sais... ça fait beaucoup de questions en peu de phrases, je m'en excuse mais vous savez, quand l'on part vers une nouvelle destination, on aime bien avoir des renseignements qui ne sont pas dans les brochures... alors je remercie d'avance ceux qui prendront le temps de me répondre, ce sera très apprécié!
bye!
Projet de vivre et travailler en Australie pour un an minimum English translation pending
Bonjour 🙂
Nous sommes actuellement en terminale et souhaiterions partir l'année prochaine en Australie (aux alentours de novembre). Mais le projet est encore assez neuf et on hésite pas mal entre différents coins d'Australie.
Les villes qui nous tentent bien sont : Brisbane, Perth, Melbourne, Adelaide....y a-t-il par ici des gens qui connaissent, et qui pourraient d'expérience nous conseiller...
De même, l'un d'entre nous n'a pas encore 18 ans et ne sera majeur que le 21 novembre 2007. Peut-on faire une demande de visa-travail-vacances quand même, même s'il n'est pas majeur actuellement (mais le sera quand on partira)? ou sinon, quels autres visas sont disponibles et avantageux?
Mais je vais un peu vite...il serait peut-être utile que je présente notre projet avant toute chose...
Alors voilà...nous aimerions partir à la rentrée prochaine, enfin, plus précisément en novembre, puisque Sylvain n'aura 18 ans que le 21 de ce mois....bref, nous voulons donc partir un an (enfin, un an au moins), l'endroit n'est pas encore déterminé (mais ça ne saurait tarder!), on s'est renseigné sur les vols et apparemment opodo est l'agence la plus avantageuse....est-ce que ça tient la route, ce truc? On voudrait se trouver un logement là-bas, et par la même occasion un boulot.....et, si possible, suivre deux-trois cours à l'université...mais comment est-ce que ça marche, là-bas, en ce qui concerne l'université? est-ce que c'est cher?
Et puis...y a-t-il des gens ici qui pourraient nous faire partager leur expérience s'ils ont eux aussi tenté la même chose? vos impressions seront les bienvenues et nous seront fort utiles...!! 🙂
Mille mercis!
Nous sommes actuellement en terminale et souhaiterions partir l'année prochaine en Australie (aux alentours de novembre). Mais le projet est encore assez neuf et on hésite pas mal entre différents coins d'Australie.
Les villes qui nous tentent bien sont : Brisbane, Perth, Melbourne, Adelaide....y a-t-il par ici des gens qui connaissent, et qui pourraient d'expérience nous conseiller...
De même, l'un d'entre nous n'a pas encore 18 ans et ne sera majeur que le 21 novembre 2007. Peut-on faire une demande de visa-travail-vacances quand même, même s'il n'est pas majeur actuellement (mais le sera quand on partira)? ou sinon, quels autres visas sont disponibles et avantageux?
Mais je vais un peu vite...il serait peut-être utile que je présente notre projet avant toute chose...
Alors voilà...nous aimerions partir à la rentrée prochaine, enfin, plus précisément en novembre, puisque Sylvain n'aura 18 ans que le 21 de ce mois....bref, nous voulons donc partir un an (enfin, un an au moins), l'endroit n'est pas encore déterminé (mais ça ne saurait tarder!), on s'est renseigné sur les vols et apparemment opodo est l'agence la plus avantageuse....est-ce que ça tient la route, ce truc? On voudrait se trouver un logement là-bas, et par la même occasion un boulot.....et, si possible, suivre deux-trois cours à l'université...mais comment est-ce que ça marche, là-bas, en ce qui concerne l'université? est-ce que c'est cher?
Et puis...y a-t-il des gens ici qui pourraient nous faire partager leur expérience s'ils ont eux aussi tenté la même chose? vos impressions seront les bienvenues et nous seront fort utiles...!! 🙂
Mille mercis!
Mon séjour au Portillo Beach resort English translation pending
Bonjour à tous,
Comme promis voici le compte rendu de mon séjour au El portillo Beach Resort du 01 au 09 juin, même si je vois que d’autres personnes ont déjà posté leur avis.
Personnellement, j’ai passé un excellent séjour, et j’ai trouvé l’hôtel et la plage absolument magnifiques. Donc, partez les yeux fermés. Ce n’est même pas la peine de lire la suite, ça vous gâcherait la surprise. Bon, pour ceux qui veulent savoir quand même, voici du détail :
L’aller : départ avec Corsair de Orly Sud avec une heure et demi de retard, ce qui est tout à fait acceptable. Je tiens à saluer l’excellente prestation du personnel de bord, car je vois beaucoup de critiques négatives sur cette compagnie. Mon ami a été pris de fièvre juste avant le décollage (en fait il couvait une coqueluche qu’il a traîné pendant tout le voyage. Il n’a pas arrêté de tousser, certains le reconnaîtront certainement). Dès le moment où on l’a signalé, tout le monde était aux petits soins pour lui. Ils étaient au moins trois autour pour savoir si il n’avait pas besoin d’un calmant, d’aspirine ou d’une couverture ! Durant tout le vol ils ont été très prévoyants et souriants. Seul bémol : 9h de vol c’est long et on aurait bien aimé voir le film projeté dans l’avion, mais toute la rangée du milieu n’avait pas de son … Dommage.
Nous arrivons à Puerto Plata par temps couvert à la tombée de la nuit. Il est 19h30 environ heure locale. L’atmosphère est lourde et orageuse. Nous sentons une forte odeur d’humidité dans l’air. Là on se rend compte qu’on est loin de Paris.
4 h de bus nous attendent. Elles seront assez pénibles car nous somme crevés et n’arrivons pas à dormir assis.
A l’approche de l’hôtel j’ai été marquée par la végétation luxuriante qui nous entourait. Je n’étais jamais partie dans cette région du monde, et c’est assez impressionnant. Il y avait tellement de végétation, que les feuilles de palmiers tapaient contre les fenêtres du bus.
L’arrivée à l’hôtel : A la descente du bus, première bonne surprise : l’hôtel est magnifique ! Il est décoré avec goût, tout en bois et en rotin, ouvert sur l’extérieur avec un petit jardin tropical garni de fleur de lotus au milieu. On nous remet nos clés et un bagagiste nous conduit à travers un parc tropical très joli jusqu’à notre chambre (n°621 pour ceux que ça intéresse). Et là autre bonne surprise : lit kingsize double, mini bar, sèche cheveux, hauts plafonds, salle de bain rénovée. Serais-je tombée sur une chambre supérieure ? Il semble bien que oui ! J’ai discuté avec d’autres personnes qui ne semblaient pas disposer du même standing.
A propos de la chambre : elle était très propre. Eau chaude à volonté. Ménage réalisé parfaitement tous les jours (même les carreaux, j’ai vérifié). Aucun problème. Nous avons même une très jolie vue sur le jardin et un beau balcon sans vis-à-vis. Clim+ventilo impeccable mais clim un peu bruyante. Il y avait même des bougies à la citronnelle sur les tables de chevet. La télé fonctionnait également parfaitement. Nous étions ravis !
Premier jour : Le temps est magnifique. Nous découvrons l’hôtel en commençant par le restaurant où le petit déjeuner nous attend. Pancakes, crêpes, fruits frais, céréales, omelettes, etc. Il y en pour tous les goûts. Des musiciens viennent même nous jouer un petit air à notre table. (Pour les autres repas : ce n’est pas extraordinaire, mais très correct. Nous n’avons pas été malades une seule seconde, et on ne s’est pas privé !)
Nous allons ensuite voir la plage, et là émerveillement total : eau turquoise, cristalline, sable blanc, plage déserte, palmiers partout. Jusqu’à présent je n’avais vu cela que sur les magazines. Et bien oui : ça existe. Nous sommes enchantés. Nous nous rendons ensuite à la réunion d’accueil où un animateur de chez Marsans fort sympathique nous présente les excursions. Nous avons hésité jusqu’au dernier moment, mais nous avons quand même choisis de passer par l’hôtel. En effet, en recevant nos billets de retour, nous constatons que nous partons le 08/06 à 13h de l’hôtel. Ca ne fait que 6, 5 jours sur place ! Quand on a si peu de temps, on ne peut pas prendre de risque. Nous choisissons de faire Los Haitises et El Limon, et sur une autre journée Cayo Leventado. Nous passons le reste de la journée sur la plage à siroter des cocktails de toutes sortes. (Il y a le choix).
Deuxième jour : 2h de pluie le matin, temps splendide l’après-midi. Nous prenons une navette pour nous rendre à Las Terrenas qui se trouve à quelques kilomètres de là. Nous arrivons vers 15h30 et tout est encore fermé. Personnellement, je n’ai pas trouvé dans cette ville le charme décris par le guide du routard. C’est poussiéreux et bruyant. Dans les commerces nous rencontrons des français, pas trop sympathiques. Mais le dépaysement est là. Au moins ça nous permet de voir à quoi ressemble la vie des villageois, en dehors des grands hôtels. Nous achetons toute une panoplie de tableaux (une dizaine), nous négocions fortement, ce qui amuse les vendeurs très souriants. Nous nous baladons le reste de l’après midi dans les environs. Nous choisissons de rentrer à pieds par la plage. C’est magnifique, mais galère : Nous avons marché pendant presque 2 heures, car nous nous étions fort éloigné ! A la fin je n’en pouvais plus. Je me suis jetée dans la piscine en arrivant en fin de journée. Quel délice, elle était à plus de 30° …
Troisième jour : Beau temps. Nous partons pour Los Haitises. La traversée se fait dans la bonne humeur. Tout le monde est content d’être en vacances. Notre guide, Elvis, est rigolo mais pas extrêmement intéressant. J’ai eu l’impression qu’il ne maîtrisait pas complètement l’histoire du parc. Dommage car il doit y avoir matière à raconter (histoire des indiens tainos, faune et flore, etc). Je ne l’ai pas trouvé très clair dans ces propos, mais la visite est sympa (et bien arrosée). L’après-midi nous partons par des routes caillouteuses pour El Limon. La route est périlleuse mais très sympa. On voit les maisons des dominicains dans les terres et les enfants courent pour vous dire bonjour sur la route.
A l’arrivée des chevaux nous attendent pour faire la montée. Alors là je vous préviens c’est folklo ! D’abord la répartition des chevaux se fait au hasard. Une jeune femme qui devait faire 45 kilos toute mouillée a eu un superbe étalon, alors qu’un monsieur bien en chaire qui devait peser son quintal s’est vu attribuer une pauvre petite mule ! Pour ma part, j’ai eu un cheval pas très costaud non plus, qui a bien souffert pour m’amener à destination. Par contre, j’ai eu un guide génial. Il m’a aidé tout le long du trajet en tenant mon cheval, il m’a tendu la main pour grimper les rochers, il m’a même cueilli des mangues fraîches le long de la route (un régal). Je peux vous dire qu’avoir un bon guide c’est pas du luxe. La montée est TRES périlleuse. Jamais on ne verrait un truc pareil en France. On passe par des passages escarpés, le long de précipices. Certes la vue est à couper le souffle, mais personnes fragiles s’abstenir ! Je trouve qu’ils ne préviennent pas assez de la difficulté du parcours à l’hôtel. Les dominicains, eux, ça les fait rigoler. Ils n’ont pas l’air de s’en faire. Arrivé à la cascade, la vue est superbe. On s’est baigné, c’était excellent. Ca restera un de mes meilleurs souvenirs (attention : c’est sportif et boueux, n’y allez pas en jupe et ballerines comme certaines l’ont fait …). On était tout poisseux en rentrant.
Quatrième jour (Dimanche) : Farniente au soleil. Coups de soleil terribles pour mon ami. Il en pèle encore …
Cinquième jour (Lundi) : Nous partons pour Cayo Leventado en Catamaran. Il fait couvert mais nous sommes contents, car Yohann est tout brûlé. Le bateau s’arrête au large de l’île pour que nous puissions plonger. C’était la première fois pour nous, et on a bien rigolé. On a vu pas mal de poissons, mais toujours les mêmes. Ca reste un bon souvenir, mais je peux comprendre que les gens qui ont déjà plongé soient déçus.
Le midi nous arrivons sur l’île où nous dégustons de très bons cocktails servis dans des noix de cocos ou des ananas. Comme il nous reste pas mal de pesos, nous choisissons de prendre un supplément langouste pour le repas : un régal, mais vite avalé.
L’après-midi nous restons sur la plage. On s’est bien amusé à plonger et à ramasser des coquillages très jolis (il n’y en a pas près de l’hôtel). Une bonne journée, mais certains ont été déçus. C’est vrai que ça ne vaut pas les 70 dollars par personnes. Personnellement, je vous conseillerai de faire plutôt le safari (je ne l’ai pas fait).
Sixieme jour : plage – Beau temps avec quelques averses très brèves. Nous louons des masques de plongés, amusés par ce que l’on avait fait la veille. Et là : émerveillement. Il y a plein de poissons tropicaux aux abords des récifs ! Nous courons pour aller chercher des bananes à l’hôtel. Une fois dans l’eau, les poissons accourent appâtés par les fruits : des bleus, des jaunes, des poissons avec un bec pointu (je ne sais pas ce que c’est, je vais me renseigner), des rayés …! C’est un superbe spectacle.
Septième jour : Temps splendide le matin. C’est déjà l’heure du départ. On fait les valises et on profite des dernières heures sur la plage.
Le retour : Nous partons avec une demi-heure d’avance pour Orly ! Nous avons dormi pendant tout le trajet. Ca passe très vite.
Arrivés à Paris, il fait beau, heureusement car j’ai un peu le cafard …
🙂 Les + : Très bel hôtel Très belle région Plages magnifiques Beau temps dans l’ensemble Bon voyage avec Corsair Dominicains très sympas La musique omniprésente Très peu de monde sur les plages et dans l’hôtel El Limon
😕 Les - : Cayo Leventado pas extra Guide moyen à Los Haitises Pas de fruits de mer au resto Et surtout : séjour trop court !
J’ai fait un site web avec quelques photos. Pour faire patienter ceux qui partent, pour faire rêver ceux qui sont revenus. « Certes un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage … »
http://yohann.barbara.free.fr.
A propos du site : contactez-moi si vous rencontrez des pb pour y accéder. Cliquer sur l'icône avec des baton en bas à gauche puis sur "play" pour lancer la petite musique ! Ca met dans l'ambiance !
N'hesitez pas à me contacter pour toutes vos questions sur le voyage, je serai ravie de vous aider comme d'autres l'ont fait pour moi avant mon départ !
Comme promis voici le compte rendu de mon séjour au El portillo Beach Resort du 01 au 09 juin, même si je vois que d’autres personnes ont déjà posté leur avis.
Personnellement, j’ai passé un excellent séjour, et j’ai trouvé l’hôtel et la plage absolument magnifiques. Donc, partez les yeux fermés. Ce n’est même pas la peine de lire la suite, ça vous gâcherait la surprise. Bon, pour ceux qui veulent savoir quand même, voici du détail :
L’aller : départ avec Corsair de Orly Sud avec une heure et demi de retard, ce qui est tout à fait acceptable. Je tiens à saluer l’excellente prestation du personnel de bord, car je vois beaucoup de critiques négatives sur cette compagnie. Mon ami a été pris de fièvre juste avant le décollage (en fait il couvait une coqueluche qu’il a traîné pendant tout le voyage. Il n’a pas arrêté de tousser, certains le reconnaîtront certainement). Dès le moment où on l’a signalé, tout le monde était aux petits soins pour lui. Ils étaient au moins trois autour pour savoir si il n’avait pas besoin d’un calmant, d’aspirine ou d’une couverture ! Durant tout le vol ils ont été très prévoyants et souriants. Seul bémol : 9h de vol c’est long et on aurait bien aimé voir le film projeté dans l’avion, mais toute la rangée du milieu n’avait pas de son … Dommage.
Nous arrivons à Puerto Plata par temps couvert à la tombée de la nuit. Il est 19h30 environ heure locale. L’atmosphère est lourde et orageuse. Nous sentons une forte odeur d’humidité dans l’air. Là on se rend compte qu’on est loin de Paris.
4 h de bus nous attendent. Elles seront assez pénibles car nous somme crevés et n’arrivons pas à dormir assis.
A l’approche de l’hôtel j’ai été marquée par la végétation luxuriante qui nous entourait. Je n’étais jamais partie dans cette région du monde, et c’est assez impressionnant. Il y avait tellement de végétation, que les feuilles de palmiers tapaient contre les fenêtres du bus.
L’arrivée à l’hôtel : A la descente du bus, première bonne surprise : l’hôtel est magnifique ! Il est décoré avec goût, tout en bois et en rotin, ouvert sur l’extérieur avec un petit jardin tropical garni de fleur de lotus au milieu. On nous remet nos clés et un bagagiste nous conduit à travers un parc tropical très joli jusqu’à notre chambre (n°621 pour ceux que ça intéresse). Et là autre bonne surprise : lit kingsize double, mini bar, sèche cheveux, hauts plafonds, salle de bain rénovée. Serais-je tombée sur une chambre supérieure ? Il semble bien que oui ! J’ai discuté avec d’autres personnes qui ne semblaient pas disposer du même standing.
A propos de la chambre : elle était très propre. Eau chaude à volonté. Ménage réalisé parfaitement tous les jours (même les carreaux, j’ai vérifié). Aucun problème. Nous avons même une très jolie vue sur le jardin et un beau balcon sans vis-à-vis. Clim+ventilo impeccable mais clim un peu bruyante. Il y avait même des bougies à la citronnelle sur les tables de chevet. La télé fonctionnait également parfaitement. Nous étions ravis !
Premier jour : Le temps est magnifique. Nous découvrons l’hôtel en commençant par le restaurant où le petit déjeuner nous attend. Pancakes, crêpes, fruits frais, céréales, omelettes, etc. Il y en pour tous les goûts. Des musiciens viennent même nous jouer un petit air à notre table. (Pour les autres repas : ce n’est pas extraordinaire, mais très correct. Nous n’avons pas été malades une seule seconde, et on ne s’est pas privé !)
Nous allons ensuite voir la plage, et là émerveillement total : eau turquoise, cristalline, sable blanc, plage déserte, palmiers partout. Jusqu’à présent je n’avais vu cela que sur les magazines. Et bien oui : ça existe. Nous sommes enchantés. Nous nous rendons ensuite à la réunion d’accueil où un animateur de chez Marsans fort sympathique nous présente les excursions. Nous avons hésité jusqu’au dernier moment, mais nous avons quand même choisis de passer par l’hôtel. En effet, en recevant nos billets de retour, nous constatons que nous partons le 08/06 à 13h de l’hôtel. Ca ne fait que 6, 5 jours sur place ! Quand on a si peu de temps, on ne peut pas prendre de risque. Nous choisissons de faire Los Haitises et El Limon, et sur une autre journée Cayo Leventado. Nous passons le reste de la journée sur la plage à siroter des cocktails de toutes sortes. (Il y a le choix).
Deuxième jour : 2h de pluie le matin, temps splendide l’après-midi. Nous prenons une navette pour nous rendre à Las Terrenas qui se trouve à quelques kilomètres de là. Nous arrivons vers 15h30 et tout est encore fermé. Personnellement, je n’ai pas trouvé dans cette ville le charme décris par le guide du routard. C’est poussiéreux et bruyant. Dans les commerces nous rencontrons des français, pas trop sympathiques. Mais le dépaysement est là. Au moins ça nous permet de voir à quoi ressemble la vie des villageois, en dehors des grands hôtels. Nous achetons toute une panoplie de tableaux (une dizaine), nous négocions fortement, ce qui amuse les vendeurs très souriants. Nous nous baladons le reste de l’après midi dans les environs. Nous choisissons de rentrer à pieds par la plage. C’est magnifique, mais galère : Nous avons marché pendant presque 2 heures, car nous nous étions fort éloigné ! A la fin je n’en pouvais plus. Je me suis jetée dans la piscine en arrivant en fin de journée. Quel délice, elle était à plus de 30° …
Troisième jour : Beau temps. Nous partons pour Los Haitises. La traversée se fait dans la bonne humeur. Tout le monde est content d’être en vacances. Notre guide, Elvis, est rigolo mais pas extrêmement intéressant. J’ai eu l’impression qu’il ne maîtrisait pas complètement l’histoire du parc. Dommage car il doit y avoir matière à raconter (histoire des indiens tainos, faune et flore, etc). Je ne l’ai pas trouvé très clair dans ces propos, mais la visite est sympa (et bien arrosée). L’après-midi nous partons par des routes caillouteuses pour El Limon. La route est périlleuse mais très sympa. On voit les maisons des dominicains dans les terres et les enfants courent pour vous dire bonjour sur la route.
A l’arrivée des chevaux nous attendent pour faire la montée. Alors là je vous préviens c’est folklo ! D’abord la répartition des chevaux se fait au hasard. Une jeune femme qui devait faire 45 kilos toute mouillée a eu un superbe étalon, alors qu’un monsieur bien en chaire qui devait peser son quintal s’est vu attribuer une pauvre petite mule ! Pour ma part, j’ai eu un cheval pas très costaud non plus, qui a bien souffert pour m’amener à destination. Par contre, j’ai eu un guide génial. Il m’a aidé tout le long du trajet en tenant mon cheval, il m’a tendu la main pour grimper les rochers, il m’a même cueilli des mangues fraîches le long de la route (un régal). Je peux vous dire qu’avoir un bon guide c’est pas du luxe. La montée est TRES périlleuse. Jamais on ne verrait un truc pareil en France. On passe par des passages escarpés, le long de précipices. Certes la vue est à couper le souffle, mais personnes fragiles s’abstenir ! Je trouve qu’ils ne préviennent pas assez de la difficulté du parcours à l’hôtel. Les dominicains, eux, ça les fait rigoler. Ils n’ont pas l’air de s’en faire. Arrivé à la cascade, la vue est superbe. On s’est baigné, c’était excellent. Ca restera un de mes meilleurs souvenirs (attention : c’est sportif et boueux, n’y allez pas en jupe et ballerines comme certaines l’ont fait …). On était tout poisseux en rentrant.
Quatrième jour (Dimanche) : Farniente au soleil. Coups de soleil terribles pour mon ami. Il en pèle encore …
Cinquième jour (Lundi) : Nous partons pour Cayo Leventado en Catamaran. Il fait couvert mais nous sommes contents, car Yohann est tout brûlé. Le bateau s’arrête au large de l’île pour que nous puissions plonger. C’était la première fois pour nous, et on a bien rigolé. On a vu pas mal de poissons, mais toujours les mêmes. Ca reste un bon souvenir, mais je peux comprendre que les gens qui ont déjà plongé soient déçus.
Le midi nous arrivons sur l’île où nous dégustons de très bons cocktails servis dans des noix de cocos ou des ananas. Comme il nous reste pas mal de pesos, nous choisissons de prendre un supplément langouste pour le repas : un régal, mais vite avalé.
L’après-midi nous restons sur la plage. On s’est bien amusé à plonger et à ramasser des coquillages très jolis (il n’y en a pas près de l’hôtel). Une bonne journée, mais certains ont été déçus. C’est vrai que ça ne vaut pas les 70 dollars par personnes. Personnellement, je vous conseillerai de faire plutôt le safari (je ne l’ai pas fait).
Sixieme jour : plage – Beau temps avec quelques averses très brèves. Nous louons des masques de plongés, amusés par ce que l’on avait fait la veille. Et là : émerveillement. Il y a plein de poissons tropicaux aux abords des récifs ! Nous courons pour aller chercher des bananes à l’hôtel. Une fois dans l’eau, les poissons accourent appâtés par les fruits : des bleus, des jaunes, des poissons avec un bec pointu (je ne sais pas ce que c’est, je vais me renseigner), des rayés …! C’est un superbe spectacle.
Septième jour : Temps splendide le matin. C’est déjà l’heure du départ. On fait les valises et on profite des dernières heures sur la plage.
Le retour : Nous partons avec une demi-heure d’avance pour Orly ! Nous avons dormi pendant tout le trajet. Ca passe très vite.
Arrivés à Paris, il fait beau, heureusement car j’ai un peu le cafard …
🙂 Les + : Très bel hôtel Très belle région Plages magnifiques Beau temps dans l’ensemble Bon voyage avec Corsair Dominicains très sympas La musique omniprésente Très peu de monde sur les plages et dans l’hôtel El Limon
😕 Les - : Cayo Leventado pas extra Guide moyen à Los Haitises Pas de fruits de mer au resto Et surtout : séjour trop court !
J’ai fait un site web avec quelques photos. Pour faire patienter ceux qui partent, pour faire rêver ceux qui sont revenus. « Certes un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage … »
http://yohann.barbara.free.fr.
A propos du site : contactez-moi si vous rencontrez des pb pour y accéder. Cliquer sur l'icône avec des baton en bas à gauche puis sur "play" pour lancer la petite musique ! Ca met dans l'ambiance !
N'hesitez pas à me contacter pour toutes vos questions sur le voyage, je serai ravie de vous aider comme d'autres l'ont fait pour moi avant mon départ !
Retour du Coral Canoa à Bayahibe - République Dominicaine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes rentrés (mon épouse et moi + deux enfants de 3 et 5 ans) d'une semaine de vacances au Canoa Coral by Hilton à Bayahibe (3 au 11 avril).
Transporteur: Corsair sur Airbus A330 - 200 Orly Sud / La Romana
- vol CRL 916 à l'aller: 3 heures de retard
- vol CRL 917 à l'aller: 7 heures de retard
Je ne m'étendrai pas sur le transport qui n'est pas le sujet de l'article mais, hormis les problèmes de retard, les conditions de vol sont tout à fait acceptables et l'équipage (surtout à l'aller) très agréable.
Si je devais résumer en une note, ce serait 9 sur 10 pour ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas le temps de lire tout mon avis ! Donc, n'hésitez pas, foncez les yeux fermés, vous ne serez pas déçus !
Tout d'abord, la localisation.
L'hôtel est le dernier de la plage de Bayahibe, avant le parc naturel. Le jardin du resort est magnifique (nombreuses plantes: orchidées, bambous …), très bien entretenu, très propre. Seul le gazon est un peu "grillé" à de nombreux endroits. Plusieurs ponts en bois enjambent les pièces d'eau. Les 12 "bohio" tous identiques (comprenez groupes d'une cinquantaine d'appartements sur deux étages) sont peints en ocre et vert (certains sont en peinture à l'heure actuelle) sont très sympas, bien disposés et agréablement intégrés à la végétation. Bien ouverts avec des arcades donnant sur les chambres, ils sont donc bien aérés et l'ombre qu'on y trouve est rafraîchissante.
Les chambres.
Pas immenses certes mais fonctionnelles. De toute façon, on n'est pas là pour rester à l'intérieur !!! Donc, pour notre part, deux lits doubles, TV satellite, table avec cafetière et café fourni, penderie dans l'entrée avec table et fer à repasser, mini frigo avec boissons gazeuses et eau, salle de bain baignoire et étendoir, balcon (en étage) ou terrasse (rez de chaussée). Rien à dire côté propreté, le niveau de finition est "local". Quelques fuites ou ratés sur la douche et les toilettes mais rien de bien important !
Les restaurants.
La Piragua (le principal restaurant): buffet pour tous plats, renouvelé tous les jours avec chaque soir un thème différents. Poissons grillés, viandes grillées, crudités, gâteaux (nombreux mais un peu style anglais plutôt que français), fromages (style cheddar et mimolette uniquement) le soir, boissons à volonté (cocktails alcoolisés, jus de fruit, sodas, vins rouge et blanc locaux). Les vins importés sont payants.
Restaurant italien: entrées sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte.
Restaurant mexicain: entrées sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte (les tapas sont excellents).
Restaurant snack: entrées (peu variées, essentiellement crudités) sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte.
Pour les trois derniers restaurants, le service est un peu long (on prend vite l'habitude de l'immédiat avec la formule buffet).
La plage.
Sympa, sympa sympa à condition de se lever tôt et passer à la plage avant d'aller au petit-déjeuner pour réserver des transats à l'ombre (enfants obligent !), en posant ses serviettes dessus (les serviettes sont fournies par l'hôtel, 1 par personne, et changées à votre convenance. Les transats sont en nombre suffisant (sauf ceux évidemment à l'ombre des parasols made in RD en cocotiers), en relativement bon état (certains sont un peu détendus mais rien de bien grave). Les fameux cailloux sont bien présents, de manière inégale sur la longueur de la plage, à quelques mètres du bord. Ils ne sont pas saillants ni coupants et donc rien à craindre pour les enfants qui, de plus, nagent et ne marchent plus à cette distance. Le sable est bien blanc en bordure de mer mais moins propre au niveau des cocotiers (sans doute un mélange sable terre qui le rend salissant, notamment quand les enfants y font des châteaux !). Domes de pierre installés à une vingtaine de mètres du rivage où vous pourrez, avec masques et tubas, admirer de nombreuses espèces de poissons multicolores.
La piscine.
Je devrais plutôt dire les piscines. RAS. Propres, peu profondes (1, 20 m partout) avec deux jacuzzis (l'un d'eau froide et l'autre d'eau tempéré). Un seul regret peut-être, l'absence de piscine pour enfants à cet endroit là mais le manque est comblé par le club enfants, un peu reculé à l'extrémité et obligeant les parents à s'installer dans le coin.
Les activités et animations
Nombreuses activités nautiques gratuites sur la plage (5 ou 6 kayaks de mer / masques et tubas / 2 catamarans / planches à voile /…) et payantes (banana boat / ski nautique / …)
Animations sportives et dansantes toutes la journée (beach volley / pétanque / fléchettes / cours d'espagnol, de merengue / …): les animateurs vous invitent mais ne sont pas n'insistent pas lourdement si vous n'avez pas envie !!!
Spectacle de grande qualité tous les soirs
En bref, que du bonheur, des gens très très agréables, pour notre part, une semaine de soleil omniprésent … et une seule envie: y retourner
N'hésitez donc pas et si vous voulez plus d'infos ou des photos, contactez moi !
Nous sommes rentrés (mon épouse et moi + deux enfants de 3 et 5 ans) d'une semaine de vacances au Canoa Coral by Hilton à Bayahibe (3 au 11 avril).
Transporteur: Corsair sur Airbus A330 - 200 Orly Sud / La Romana
- vol CRL 916 à l'aller: 3 heures de retard
- vol CRL 917 à l'aller: 7 heures de retard
Je ne m'étendrai pas sur le transport qui n'est pas le sujet de l'article mais, hormis les problèmes de retard, les conditions de vol sont tout à fait acceptables et l'équipage (surtout à l'aller) très agréable.
Si je devais résumer en une note, ce serait 9 sur 10 pour ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas le temps de lire tout mon avis ! Donc, n'hésitez pas, foncez les yeux fermés, vous ne serez pas déçus !
Tout d'abord, la localisation.
L'hôtel est le dernier de la plage de Bayahibe, avant le parc naturel. Le jardin du resort est magnifique (nombreuses plantes: orchidées, bambous …), très bien entretenu, très propre. Seul le gazon est un peu "grillé" à de nombreux endroits. Plusieurs ponts en bois enjambent les pièces d'eau. Les 12 "bohio" tous identiques (comprenez groupes d'une cinquantaine d'appartements sur deux étages) sont peints en ocre et vert (certains sont en peinture à l'heure actuelle) sont très sympas, bien disposés et agréablement intégrés à la végétation. Bien ouverts avec des arcades donnant sur les chambres, ils sont donc bien aérés et l'ombre qu'on y trouve est rafraîchissante.
Les chambres.
Pas immenses certes mais fonctionnelles. De toute façon, on n'est pas là pour rester à l'intérieur !!! Donc, pour notre part, deux lits doubles, TV satellite, table avec cafetière et café fourni, penderie dans l'entrée avec table et fer à repasser, mini frigo avec boissons gazeuses et eau, salle de bain baignoire et étendoir, balcon (en étage) ou terrasse (rez de chaussée). Rien à dire côté propreté, le niveau de finition est "local". Quelques fuites ou ratés sur la douche et les toilettes mais rien de bien important !
Les restaurants.
La Piragua (le principal restaurant): buffet pour tous plats, renouvelé tous les jours avec chaque soir un thème différents. Poissons grillés, viandes grillées, crudités, gâteaux (nombreux mais un peu style anglais plutôt que français), fromages (style cheddar et mimolette uniquement) le soir, boissons à volonté (cocktails alcoolisés, jus de fruit, sodas, vins rouge et blanc locaux). Les vins importés sont payants.
Restaurant italien: entrées sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte.
Restaurant mexicain: entrées sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte (les tapas sont excellents).
Restaurant snack: entrées (peu variées, essentiellement crudités) sous la forme de buffet, plat principal et dessert à la carte.
Pour les trois derniers restaurants, le service est un peu long (on prend vite l'habitude de l'immédiat avec la formule buffet).
La plage.
Sympa, sympa sympa à condition de se lever tôt et passer à la plage avant d'aller au petit-déjeuner pour réserver des transats à l'ombre (enfants obligent !), en posant ses serviettes dessus (les serviettes sont fournies par l'hôtel, 1 par personne, et changées à votre convenance. Les transats sont en nombre suffisant (sauf ceux évidemment à l'ombre des parasols made in RD en cocotiers), en relativement bon état (certains sont un peu détendus mais rien de bien grave). Les fameux cailloux sont bien présents, de manière inégale sur la longueur de la plage, à quelques mètres du bord. Ils ne sont pas saillants ni coupants et donc rien à craindre pour les enfants qui, de plus, nagent et ne marchent plus à cette distance. Le sable est bien blanc en bordure de mer mais moins propre au niveau des cocotiers (sans doute un mélange sable terre qui le rend salissant, notamment quand les enfants y font des châteaux !). Domes de pierre installés à une vingtaine de mètres du rivage où vous pourrez, avec masques et tubas, admirer de nombreuses espèces de poissons multicolores.
La piscine.
Je devrais plutôt dire les piscines. RAS. Propres, peu profondes (1, 20 m partout) avec deux jacuzzis (l'un d'eau froide et l'autre d'eau tempéré). Un seul regret peut-être, l'absence de piscine pour enfants à cet endroit là mais le manque est comblé par le club enfants, un peu reculé à l'extrémité et obligeant les parents à s'installer dans le coin.
Les activités et animations
Nombreuses activités nautiques gratuites sur la plage (5 ou 6 kayaks de mer / masques et tubas / 2 catamarans / planches à voile /…) et payantes (banana boat / ski nautique / …)
Animations sportives et dansantes toutes la journée (beach volley / pétanque / fléchettes / cours d'espagnol, de merengue / …): les animateurs vous invitent mais ne sont pas n'insistent pas lourdement si vous n'avez pas envie !!!
Spectacle de grande qualité tous les soirs
En bref, que du bonheur, des gens très très agréables, pour notre part, une semaine de soleil omniprésent … et une seule envie: y retourner
N'hésitez donc pas et si vous voulez plus d'infos ou des photos, contactez moi !