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Entre mer et montagne, entre écologie et marketing (Costa Rica) English translation pending
INTRO
Nous nous sommes décidés, après moult tergiversations, à faire ce voyage au Costa Rica, repoussé depuis deux ou trois ans. Il a fallu un concours de circonstances, à savoir l' envie qu' a eu notre ami R., opérateur de tourisme à San Salvador, de tester la destination pour des clients et de nous proposer d'être ses cobayes, en quelque sorte, pour ce voyage inaugural. ( il est venu par voie de terre du Salvador , via le Nicaragua ). Et puis, le Costa Rica a une forte exposition touristique, ce qui n' est pas le cas de ses voisins, Panama ou Salvador ou Guatemala, ce qui, a priori, nous rebutait. C'est une destination tendance, très prisée des Américains et des Allemands en particulier, depuis des années. Les autorités costaricaines ont eu deux idées de génie. La première a été de déclarer en 1948 que le pays se passerait d'une armée, décision inédite qui a attiré l' attention sur ce petit pays et a enthousiasmé les pacifistes. Mais un pays sans armée est une pays qui solde sa souveraineté nationale. Le Costa Rica est sous la férule du grand frère nord-américain à qui il a confié sa destinée et qui, par exemple, contrôle et oriente l' agriculture du pays, et forcément influe sur sa politique étrangère. C'est cher payé.. La seconde a été de promouvoir le tourisme écologique qui attire les foules. Le Costa Rica n' a pas, comme ses voisins, de patrimoine monumental, archéologique ou architectural. Il a donc fallu trouver autre chose qui singulariserait le pays de façon pérenne. Les agents de tourisme à tous les échelons, sont dûment chapitrés, ils récitent une leçon, alors que les expressions ' Pura Vida ' et ' Todo Bien ' remplacent mécaniquement les formules de politesse habituelles. La première, marque de fabrique du tourisme local, veut tout dire et finit par ne rien vouloir dire. L' écologie est devenue un business lucratif qui permet de faire payer aux étrangers le prix fort pour visiter musées ou bâtiments anciens et iconiques tel le Théâtre National à San Jose, ou pour entrer dans les parcs nationaux, avec ou sans guide ( prix fortement majoré avec guide ). Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar. Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras : On ne prend pas le touriste ' gringo'' ( ou assimilé = européen ) pour un nigaud et une vache à lait. Certains trouveront que je polémique d'emblée, mais ils verront que j' ai su aussi trouver les mots pour apprécier ce que j' ai vu et éprouvé au Costa Rica. Ceci dit, la politique touristique demeure aberrante et injuste.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Le Costa Rica est le plus petit pays d'Amérique centrale après le Salvador et le Bélize. Il est situé au sud du Nicaragua et au nord du Panama, bordé par l' Océan Pacifique à l' ouest et par la Côte Caraïbe à l' est. Son relief montagneux est jeune et l' activité volcanique et sismique est intense. Une chaîne de montagnes et de volcans - qui appartient à la ceinture de feu du Pacifique - s'étire du nord au sud, de la cordillère de Guanacaste à la cordillère centrale à la cordillère de Talamanca au sud où se trouve le sommet culminant du Chirripo Grande. Au milieu de cette chaîne se trouve la Vallée Centrale, densément peuplée. Au centre, la capitale San Jose, dominée par les volcans Poas ( 2704m ), Barva ( 2906 m ), Turrialba (3328 m ) et Irazu ( 3432 m ). On n'oubliera pas les éruptions de l' Arenal au nord, volcan en activité ralentie actuellement mais potentiellement dangereux. Plus du quart du pays est constitué de parcs ou réserves nationaux, le premier parc ayant été créé en 1955. La protection de l' environnement est devenue cause nationale en 1970, avec des paradoxes dont je parlerai plus tard.

UN PEU D' HISTOIRE
Avant l' arrivée des Espagnols, le territoire était habité par trois tribus amérindiennes : les Chorotegas, descendants des Mayas et Aztèques venus du Mexique au 8ème siècle, les Borucas, installés sur la côte pacifique et originaires de Colombie, et enfin les Huetares sur la côte caraïbe, faisant partie des tribus amazoniennes. Christophe Colomb découvre officiellement le pays en 1502 et lui donne à tort le nom de Costa Rica, pensant qu'il regorgeait d'or. La colonisation espagnole se poursuit lentement au cours du 16ème siècle, alors que le Costa Rica devient en 1569 partie intégrante de la Capitainerie du Guatemala , elle même dans la vice-royauté du Mexique. Il faudra attendre presque deux siècles pour voir se construire des villes d'importance dont San Jose en 1737 et Alajuela, sa voisine, en 1782. Le Costa Rica, au départ peu rentable pour la monarchie espagnole et donc délaissé, s'enrichit peu à peu grâce à la culture du tabac à la fin du 18ème siècle ainsi qu'au 19 ème siècle. La domination de Cartago, en tant que première capitale du pays pendant deux siècles, disparait, au moment de l' indépendance, au profit de San Jose. Le pays diversifie son agriculture au profit du café, de la culture bananière, de celle de la canne à sucre, des palmeraies à huile, et depuis une cinquantaine d'années, de l' éco-tourisme. On notera - comme contradiction première - que les plantations de palmiers à huile aussi denses qu'en Indonésie et que l' on voit à perte de vue le long de la route côte pacifique ( ' Carretera Nacional Pacifica Fernandez ' ) appauvrissent et stérilisent les sols et vont à l' encontre de tout souci écologique. En outre, l' agriculture du pays utilise les pesticides nord-américains ( la plupart sont interdits en Europe ) pour améliorer la rentabilité aux dépens de la bonne santé des terres et des hommes. Plus positif : Un système d'aide sociale, un revenu minimum garanti et le droit de vote pour tous existent depuis 1948, également année de la disparition des forces armées, comme je l' ai dit précédemment.
FLORE ET FAUNE L' arbre iconique du Costa Rica est le guanacaste, la plante également emblématique étant une orchidée de couleur lilas, la Guaria Morada. On mentionnera aussi les colibris, les perroquets, aras et toucans, le grand papillon Morpho aux ailes bleues ainsi que le quetzal, oiseau très discret et difficile à voir malgré la couleur vert émeraude de sa longue queue ( uniquement le mâle ). Parmi les mammifères, les singes hurleurs, à face blanche ou singes- araignées, les singes capucins, les paresseux, les tapirs, pécaris et coatis, les pumas et jaguars.
ECOLOGIE
L' éco-tourisme tel que pratiqué au Costa Rica est depuis des décennies le fer de lance du tourisme local et plus généralement centre-américain, avec un succès certain, il faut le dire, car le CR est le pays le plus visité d'Amérique centrale, et il a une visibilité éco-touristique forte, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Le tourisme médical est aussi très en vogue en particulier chez les visiteurs nord-américains. Le pays est propre, les villes sont nettoyées et les trottoirs ou parcs publics ne sont pas jonchés de débris et de détritus comme ailleurs ( excepté à Puntarenas cependant ). Les poubelles ne débordent pas, et il n' y a pas d'odeurs nauséabondes de produits en décomposition. C 'est un succès incontestable, les Costaricains ont été sensibilisés à la cause écologique et au fait que le pays pourrait en retirer des bénéfices qui retomberaient sur tous. Et c'est ce qui se passe en effet. Beaucoup d'emplois ont été créés dans la sphère touristique. Les guides suivent une formation sérieuse dans laquelle un séjour à l' étranger ( pays anglophone de préférence ) est prévu. Cela aussi est appréciable et positif. Ensuite il y a des dérives d'un système qui n' est pas toujours aussi vertueux que cela. La ville de San Jose est la plus laide d'Amérique centrale, construite sans aucun souci de beauté , d'harmonie ou d'innovation architecturale. Un effort de ravalement serait souhaitable pour améliorer cette vitrine du pays. Que San Jose prenne exemple sur San Salvador ! La circulation y est infernale et source de pollution intense, ce qui ne va pas du tout dans le sens du message écologique officiel. Bref, il faudrait que les autorités se remettent un peu en question, clarifient le message et y rajoutent un peu d' éthique. L' exploitation financière - et outrancière - des touristes étrangers est inadmissible, dans quelque pays que ce soit, d'ailleurs.
DETAILS PRATIQUES
CLIMAT Nous avons eu un temps magnifique, chaud et humide en bord de mer, plus sec dans la Vallée Centrale, frais en altitude. La meilleure période pour visiter le Costa Rica, et plus généralement l' Amérique centrale, est de janvier à mars.
ARGENT La monnaie national est le colon : 600 colones pour 1 dollar environ. On utilise beaucoup le dollar américain pour les paiements, dans les hôtels par exemple ou les restaurants. Personnellement, j' avais emporté du liquide ( en dollars exclusivement ) pour éviter de trop utiliser la carte de crédit ( placée systématiquement sur un sabot au CR, dont on sait qu'il écrase et abîme les cartes ).
SECURITE Le Costa Rica est le pays le plus sur d'Amérique Centrale. On y circule librement sans tomber sur des barrages de police comme au Nicaragua par exemple. La police est très discrète, presque invisible, mais active pour traquer les trafiquants de drogue qui passent sur le territoire. Le trafic de drogue est une plaie qui touche tous ces pays d'Amérique centrale et latine, de la Colombie au sud au Mexique au nord, en passant par le Panama, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Bélize, ce dernier, ancien repaire de pirates, remportant peut-être la palme !
VOLS Air France a un vol direct au départ de Paris vers San Jose qui est, avec Panama City, la seule ville desservie par la compagnie tricolore. Pour d'autres destinations centro-américaines, il faut transiter par les Etats-Unis, Atlanta ou Miami. Iberia a une liaison vers toutes les capitales de la région via Madrid bien sur. Arrivant de Tahiti, nous avons voyagé de jour sur un vol AF entre Papeete et Los Angeles le 27, puis, de nuit, entre Los Angeles et San Jose sur un vol Delta Airlines, compagnie associée dans Skyteam. Arrivée à 8 heures du matin le 28.
ROUTES Le réseau routier est passable, avec beaucoup de nids-de-poule, des plaques de mauvais goudron superposées et des pistes caillouteuses qui se présentent soudainement au détour d'un virage. C ' est, à mon avis, le plus mauvais réseau routier d'Amérique centrale. Rouler sur mauvaise piste ou route bosselée et trouée doit sans doute faire partie d'une expérience écologique vertueuse... La Panaméricaine qui traverse le pays par la Vallée Centrale est une route à deux voies ( on imagine une 4 voies lisse et panoramique, mais non... ! ) en assez mauvais état et encombrée d'énormes camions. Seule la Route Nationale Pacifique a été refaite correctement. Beaucoup de pistes dans le parc national Monteverde. Si on loue une voiture, il faut privilégier un 4X4 de style Rav4 Toyota, très prisé ici, ou plus gros si nécessaire. Pas de GPS sinon sur téléphone personnel avec applications dédiées et signalisation déficiente ou inexistante en général. Surtout là où elle serait nécessaire ! Sortir d'une ville comme SJ, bloquée en permanence dans des embouteillages énormes, est une gageure ! Pas de radars fixes sur les bords de route. Nous sommes tombés sur un unique contrôle-radar de vitesse ( radar mobile ) entre Fortuna et San Carlos. De toute façon, il est difficile de dépasser le 60 km/h sur des routes bombées et encombrées, donc le problème ne se pose pas !
PREPARATION DU VOYAGE Nous avons utilisé le dernier guide du Costa Rica Petit Futé 2018 / 2019. Notre ami R. avait, quant à lui, le guide Lonely Planet. Je conseille la carte routière du Costa Rica de marque IGN. C 'est la plus lisible.
NOTRE VOYAGE 1er jour : 28 janvier Arrivée à San Jose. Notre ami Rémy ( je vous renvoie à mon carnet sur le Salvador ) nous attend avec un fourgon Nissan qu'il a loué à San Salvador et un chauffeur, Mario, reconverti avec bonheur de la police salvadorienne au tourisme. Dès que nous serons partis, il démarre un autre circuit avec 2 couples et 4 enfants, d'où la nécessité de disposer d'un véhicule de grande taille et non d'une voiture particulière. Nous allons directement à l' hôtel choisi pour la première nuit : l' EXE San Jose Center. Nous allons être surclassés d'office et nous réjouir d'avoir choisi cet hôtel idéalement situé au centre-ville.
San Jose est une ville quelconque et sans grâce d'un point de vue architectural. Elle manque d'esthétique et est construite de bric et de broc, avec quelques beaux bâtiments ici et là, qu'il faut chercher, par exemple dans le quartier Amon. Nous commençons par la visite du Marché Central. L' architecture de la halle est sans interêt, mais l' ambiance est sympathique. Les Ticas sont chaleureux et souriants. On vend de tout dans ce marché : des fruits et légumes, de la viande et du poisson, des poteries, des herbes médicinales, de la vaisselle... Les allées sont bordées de ' sodas ', à savoir des comptoirs rallongés avec tabourets hauts, où l'on peut se restaurer rapidement , en particulier du plat de base typique costaricain : riz, haricots rouges et morceaux de viande, ce que l'on appelle le ' gallo pinto ' . Après le Marché, nous partons arpenter les rues piétonnes et les places qui s'enchaînent les unes aux autres, les plus excentrées étant les plus paisibles et les plus arborées aussi : Parque Central, Plaza de la Cultura ( sur laquelle donne le Théâtre National ), Parque Nacional ( et sa statue du héros national Juan Santamaria ), et, dans le barrio Amon au nord-est de la ville, le Parque Morazan ( avec, en son centre, son kiosque à musique ) ainsi que le Parque Espana et ses grands arbres remplis d'oiseaux. Il faut une bonne heure pour s'imprégner de l' atmosphère bon enfant de cette modeste capitale où, je le signale, on peut circuler en toute sécurité, et où l' on fait la queue avec discipline pour prendre le bus. Ce n' est pas forcément le cas ailleurs... Ensuite visite rapide à la Catedral Metropolitana, de construction récente car ne datant que du début du 20ème siècle, toute en pierres jaune pastel et colonnes anti-sismiques. Le Gran Hotel Costa Rica, hôtel haut de gamme central, est un bâtiment classique 18ème siècle entièrement restauré, coiffé d'une verrière esthétique et de belle facture. Cette réhabilitation réussie d'un bâtiment ancien pourra servir d'exemple dans la ville où demeurent quelques édifices d' intérêt.





Après les extérieurs, nous allons consacrer la fin de matinée et le début d'après-midi à deux édifices emblématiques de San Jose, le Théâtre National et le Musée de l'Or.
1 / Teatro Nacional C' est un bijou néo-classique. Il fut construit en 1891 - et inauguré en 1897- sous l' impulsion du Président de la République de l' époque, José Zeledón, avec des fonds en provenance d'une taxe spéciale prélevée sur les planteurs de café. Au départ, les autorités locales furent piquées par le refus d'une diva italienne, Adeline Patti, de se produire à San Jose, faute d'un endroit à la mesure de son talent. C' est un théâtre à l'italienne, sur le modèle de l' Opéra Garnier, avec marbres, dorures, cristaux et bois précieux. Il fut construit avec l' aide d'architectes, de sculpteurs et de peintres européens. L' une des plus belles pièces est le foyer, au plafond superbement décoré, tandis que l' escalier est agrémenté sur l'un de ses murs hauts, d'une fresque intitulée ' Alegoria del Cafe y el Banano ' du peintre milanais Aleardo Villa. Elle représente une scène portuaire dans laquelle se glissent des erreurs involontaires du peintre. Les plantations de café et bananeraies sont sur le même plan et en bord d'océan, ce qui est aberrant et impossible dans la réalité; le régime de bananes est porté non sur le dos mais dans les bras et à l' envers; enfin, les cueilleuses de café ont le type européen et sont vêtues et chapeautées à la sicilienne ou à la calabraise, comme dans les oliveraies ou les orangeraies du sud de l' Italie ! Bref, ce tableau, même infidèle à la réalité tropicale exubérante du pays est iconique. Il a été ré-utilisé sur un billet de banque de 5 colones pendant des décennies jusqu'à ce qu' on le supprime pour coût excessif de production, dépassant de loin la valeur monétaire du billet ! C'est, parait-il, un objet de collection très convoité et très cher désormais. Le théâtre a été endommagé par un tremblement de terre en 1992, mais a été impeccablement restauré depuis.

2 / Musée de l' Or
On considère que ce musée est le plus beau après celui de Bogota ( Je vous renvoie à mon carnet sur la Colombie ). Il ne contient pas seulement des objets d'orfèvrerie précolombienne superbes, mais aussi des poteries utilisées de façon cérémonielle, dans des chefferies très organisées et hiérarchisées socialement entre 300 avant JC et 800 après JC. On admirera aussi des poteries en argile soulignant le rôle primordial des femmes dans les sociétés indigènes en ce qui concernait la préservation des traditions orales et du savoir-faire artisanal. Les objets en or sont arrivés de la Colombie actuelle entre 0 et 500 ans après JC. Il y a aussi des objets en jade ( dit jade social car non extrait sur le territoire costaricain ) dont la possession était symbole de pouvoir et qui sont arrivés via la tradition Olmeca et plus tard la tradition Maya. Ces objets ont forme humaine, mais aussi animale : alligators, oiseaux, félins, , crapauds, grenouilles. Le jade a précédé l' or en tant que symbole de pouvoir. Sont exposés aussi de magnifiques ornements de poitrine, de tête et d'oreilles qui reliaient au pouvoir et à la mort. Ils étaient portés par les chefs, les guerriers, les chamans. Il est passionnant de voir l' évolution au fil du temps de la valeur de l' or en tant que métal précieux : au départ, il a une valeur symbolique, puis sa valeur devient usuelle, puis esthétique, puis marchande et enfin patrimoniale. Aujourd'hui, il y a 8 communautés indigènes au Costa Rica : les Malecu, Chrotega, Huetar, Cabecar, Bribri, Broran, Brunka, Ngobe-Buglé. Elles vivent dans 24 territoires aborigènes et communiquent en 6 langues. Comme au Brésil ou ailleurs, elles sont confrontées au modernisme et à l' appropriation illégale de terres indigènes par les puissantes associations de planteurs et l' agrobusiness en général, parfois avec la complicité des autorités. Cela a été le cas dans le passé au CR.










3 / On peut aussi aller au Musée du Jade, inauguré en 2014, qui présente plus de 7000 pièces uniques, la plus importante collection du genre sur le continent latino-américain. Le jade est une pierre précieuse aux couleurs variées dont on pensait qu'il conférait des pouvoirs magiques. Il était utilisé lors des rites religieux des Amérindiens. La présentation des objets est pédagogique et interactive, destinée en priorité aux élèves et étudiants.
4 /. La Poste Centrale ( ou ' Correo Central' ) C'est un bâtiment monumental, flanqué de tours, édifié par l' architecte Luis Llach entre 1914 et 1917. On en peut le manquer au détour d'une rue principale au centre de SJ. En fait, c'est le premier édifice imposant sur lequel on tombe quand on commence à marcher dans le centre-ville...
Fin d'une journée très chargée, surtout après un vol de nuit de plusieurs heures, et donc une nuit écourtée. Mais nous avons survécu... !
Nous nous sommes décidés, après moult tergiversations, à faire ce voyage au Costa Rica, repoussé depuis deux ou trois ans. Il a fallu un concours de circonstances, à savoir l' envie qu' a eu notre ami R., opérateur de tourisme à San Salvador, de tester la destination pour des clients et de nous proposer d'être ses cobayes, en quelque sorte, pour ce voyage inaugural. ( il est venu par voie de terre du Salvador , via le Nicaragua ). Et puis, le Costa Rica a une forte exposition touristique, ce qui n' est pas le cas de ses voisins, Panama ou Salvador ou Guatemala, ce qui, a priori, nous rebutait. C'est une destination tendance, très prisée des Américains et des Allemands en particulier, depuis des années. Les autorités costaricaines ont eu deux idées de génie. La première a été de déclarer en 1948 que le pays se passerait d'une armée, décision inédite qui a attiré l' attention sur ce petit pays et a enthousiasmé les pacifistes. Mais un pays sans armée est une pays qui solde sa souveraineté nationale. Le Costa Rica est sous la férule du grand frère nord-américain à qui il a confié sa destinée et qui, par exemple, contrôle et oriente l' agriculture du pays, et forcément influe sur sa politique étrangère. C'est cher payé.. La seconde a été de promouvoir le tourisme écologique qui attire les foules. Le Costa Rica n' a pas, comme ses voisins, de patrimoine monumental, archéologique ou architectural. Il a donc fallu trouver autre chose qui singulariserait le pays de façon pérenne. Les agents de tourisme à tous les échelons, sont dûment chapitrés, ils récitent une leçon, alors que les expressions ' Pura Vida ' et ' Todo Bien ' remplacent mécaniquement les formules de politesse habituelles. La première, marque de fabrique du tourisme local, veut tout dire et finit par ne rien vouloir dire. L' écologie est devenue un business lucratif qui permet de faire payer aux étrangers le prix fort pour visiter musées ou bâtiments anciens et iconiques tel le Théâtre National à San Jose, ou pour entrer dans les parcs nationaux, avec ou sans guide ( prix fortement majoré avec guide ). Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar. Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras : On ne prend pas le touriste ' gringo'' ( ou assimilé = européen ) pour un nigaud et une vache à lait. Certains trouveront que je polémique d'emblée, mais ils verront que j' ai su aussi trouver les mots pour apprécier ce que j' ai vu et éprouvé au Costa Rica. Ceci dit, la politique touristique demeure aberrante et injuste.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Le Costa Rica est le plus petit pays d'Amérique centrale après le Salvador et le Bélize. Il est situé au sud du Nicaragua et au nord du Panama, bordé par l' Océan Pacifique à l' ouest et par la Côte Caraïbe à l' est. Son relief montagneux est jeune et l' activité volcanique et sismique est intense. Une chaîne de montagnes et de volcans - qui appartient à la ceinture de feu du Pacifique - s'étire du nord au sud, de la cordillère de Guanacaste à la cordillère centrale à la cordillère de Talamanca au sud où se trouve le sommet culminant du Chirripo Grande. Au milieu de cette chaîne se trouve la Vallée Centrale, densément peuplée. Au centre, la capitale San Jose, dominée par les volcans Poas ( 2704m ), Barva ( 2906 m ), Turrialba (3328 m ) et Irazu ( 3432 m ). On n'oubliera pas les éruptions de l' Arenal au nord, volcan en activité ralentie actuellement mais potentiellement dangereux. Plus du quart du pays est constitué de parcs ou réserves nationaux, le premier parc ayant été créé en 1955. La protection de l' environnement est devenue cause nationale en 1970, avec des paradoxes dont je parlerai plus tard.

UN PEU D' HISTOIRE
Avant l' arrivée des Espagnols, le territoire était habité par trois tribus amérindiennes : les Chorotegas, descendants des Mayas et Aztèques venus du Mexique au 8ème siècle, les Borucas, installés sur la côte pacifique et originaires de Colombie, et enfin les Huetares sur la côte caraïbe, faisant partie des tribus amazoniennes. Christophe Colomb découvre officiellement le pays en 1502 et lui donne à tort le nom de Costa Rica, pensant qu'il regorgeait d'or. La colonisation espagnole se poursuit lentement au cours du 16ème siècle, alors que le Costa Rica devient en 1569 partie intégrante de la Capitainerie du Guatemala , elle même dans la vice-royauté du Mexique. Il faudra attendre presque deux siècles pour voir se construire des villes d'importance dont San Jose en 1737 et Alajuela, sa voisine, en 1782. Le Costa Rica, au départ peu rentable pour la monarchie espagnole et donc délaissé, s'enrichit peu à peu grâce à la culture du tabac à la fin du 18ème siècle ainsi qu'au 19 ème siècle. La domination de Cartago, en tant que première capitale du pays pendant deux siècles, disparait, au moment de l' indépendance, au profit de San Jose. Le pays diversifie son agriculture au profit du café, de la culture bananière, de celle de la canne à sucre, des palmeraies à huile, et depuis une cinquantaine d'années, de l' éco-tourisme. On notera - comme contradiction première - que les plantations de palmiers à huile aussi denses qu'en Indonésie et que l' on voit à perte de vue le long de la route côte pacifique ( ' Carretera Nacional Pacifica Fernandez ' ) appauvrissent et stérilisent les sols et vont à l' encontre de tout souci écologique. En outre, l' agriculture du pays utilise les pesticides nord-américains ( la plupart sont interdits en Europe ) pour améliorer la rentabilité aux dépens de la bonne santé des terres et des hommes. Plus positif : Un système d'aide sociale, un revenu minimum garanti et le droit de vote pour tous existent depuis 1948, également année de la disparition des forces armées, comme je l' ai dit précédemment.
FLORE ET FAUNE L' arbre iconique du Costa Rica est le guanacaste, la plante également emblématique étant une orchidée de couleur lilas, la Guaria Morada. On mentionnera aussi les colibris, les perroquets, aras et toucans, le grand papillon Morpho aux ailes bleues ainsi que le quetzal, oiseau très discret et difficile à voir malgré la couleur vert émeraude de sa longue queue ( uniquement le mâle ). Parmi les mammifères, les singes hurleurs, à face blanche ou singes- araignées, les singes capucins, les paresseux, les tapirs, pécaris et coatis, les pumas et jaguars.
ECOLOGIE
L' éco-tourisme tel que pratiqué au Costa Rica est depuis des décennies le fer de lance du tourisme local et plus généralement centre-américain, avec un succès certain, il faut le dire, car le CR est le pays le plus visité d'Amérique centrale, et il a une visibilité éco-touristique forte, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Le tourisme médical est aussi très en vogue en particulier chez les visiteurs nord-américains. Le pays est propre, les villes sont nettoyées et les trottoirs ou parcs publics ne sont pas jonchés de débris et de détritus comme ailleurs ( excepté à Puntarenas cependant ). Les poubelles ne débordent pas, et il n' y a pas d'odeurs nauséabondes de produits en décomposition. C 'est un succès incontestable, les Costaricains ont été sensibilisés à la cause écologique et au fait que le pays pourrait en retirer des bénéfices qui retomberaient sur tous. Et c'est ce qui se passe en effet. Beaucoup d'emplois ont été créés dans la sphère touristique. Les guides suivent une formation sérieuse dans laquelle un séjour à l' étranger ( pays anglophone de préférence ) est prévu. Cela aussi est appréciable et positif. Ensuite il y a des dérives d'un système qui n' est pas toujours aussi vertueux que cela. La ville de San Jose est la plus laide d'Amérique centrale, construite sans aucun souci de beauté , d'harmonie ou d'innovation architecturale. Un effort de ravalement serait souhaitable pour améliorer cette vitrine du pays. Que San Jose prenne exemple sur San Salvador ! La circulation y est infernale et source de pollution intense, ce qui ne va pas du tout dans le sens du message écologique officiel. Bref, il faudrait que les autorités se remettent un peu en question, clarifient le message et y rajoutent un peu d' éthique. L' exploitation financière - et outrancière - des touristes étrangers est inadmissible, dans quelque pays que ce soit, d'ailleurs.
DETAILS PRATIQUES
CLIMAT Nous avons eu un temps magnifique, chaud et humide en bord de mer, plus sec dans la Vallée Centrale, frais en altitude. La meilleure période pour visiter le Costa Rica, et plus généralement l' Amérique centrale, est de janvier à mars.
ARGENT La monnaie national est le colon : 600 colones pour 1 dollar environ. On utilise beaucoup le dollar américain pour les paiements, dans les hôtels par exemple ou les restaurants. Personnellement, j' avais emporté du liquide ( en dollars exclusivement ) pour éviter de trop utiliser la carte de crédit ( placée systématiquement sur un sabot au CR, dont on sait qu'il écrase et abîme les cartes ).
SECURITE Le Costa Rica est le pays le plus sur d'Amérique Centrale. On y circule librement sans tomber sur des barrages de police comme au Nicaragua par exemple. La police est très discrète, presque invisible, mais active pour traquer les trafiquants de drogue qui passent sur le territoire. Le trafic de drogue est une plaie qui touche tous ces pays d'Amérique centrale et latine, de la Colombie au sud au Mexique au nord, en passant par le Panama, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Bélize, ce dernier, ancien repaire de pirates, remportant peut-être la palme !
VOLS Air France a un vol direct au départ de Paris vers San Jose qui est, avec Panama City, la seule ville desservie par la compagnie tricolore. Pour d'autres destinations centro-américaines, il faut transiter par les Etats-Unis, Atlanta ou Miami. Iberia a une liaison vers toutes les capitales de la région via Madrid bien sur. Arrivant de Tahiti, nous avons voyagé de jour sur un vol AF entre Papeete et Los Angeles le 27, puis, de nuit, entre Los Angeles et San Jose sur un vol Delta Airlines, compagnie associée dans Skyteam. Arrivée à 8 heures du matin le 28.
ROUTES Le réseau routier est passable, avec beaucoup de nids-de-poule, des plaques de mauvais goudron superposées et des pistes caillouteuses qui se présentent soudainement au détour d'un virage. C ' est, à mon avis, le plus mauvais réseau routier d'Amérique centrale. Rouler sur mauvaise piste ou route bosselée et trouée doit sans doute faire partie d'une expérience écologique vertueuse... La Panaméricaine qui traverse le pays par la Vallée Centrale est une route à deux voies ( on imagine une 4 voies lisse et panoramique, mais non... ! ) en assez mauvais état et encombrée d'énormes camions. Seule la Route Nationale Pacifique a été refaite correctement. Beaucoup de pistes dans le parc national Monteverde. Si on loue une voiture, il faut privilégier un 4X4 de style Rav4 Toyota, très prisé ici, ou plus gros si nécessaire. Pas de GPS sinon sur téléphone personnel avec applications dédiées et signalisation déficiente ou inexistante en général. Surtout là où elle serait nécessaire ! Sortir d'une ville comme SJ, bloquée en permanence dans des embouteillages énormes, est une gageure ! Pas de radars fixes sur les bords de route. Nous sommes tombés sur un unique contrôle-radar de vitesse ( radar mobile ) entre Fortuna et San Carlos. De toute façon, il est difficile de dépasser le 60 km/h sur des routes bombées et encombrées, donc le problème ne se pose pas !
PREPARATION DU VOYAGE Nous avons utilisé le dernier guide du Costa Rica Petit Futé 2018 / 2019. Notre ami R. avait, quant à lui, le guide Lonely Planet. Je conseille la carte routière du Costa Rica de marque IGN. C 'est la plus lisible.
NOTRE VOYAGE 1er jour : 28 janvier Arrivée à San Jose. Notre ami Rémy ( je vous renvoie à mon carnet sur le Salvador ) nous attend avec un fourgon Nissan qu'il a loué à San Salvador et un chauffeur, Mario, reconverti avec bonheur de la police salvadorienne au tourisme. Dès que nous serons partis, il démarre un autre circuit avec 2 couples et 4 enfants, d'où la nécessité de disposer d'un véhicule de grande taille et non d'une voiture particulière. Nous allons directement à l' hôtel choisi pour la première nuit : l' EXE San Jose Center. Nous allons être surclassés d'office et nous réjouir d'avoir choisi cet hôtel idéalement situé au centre-ville.
San Jose est une ville quelconque et sans grâce d'un point de vue architectural. Elle manque d'esthétique et est construite de bric et de broc, avec quelques beaux bâtiments ici et là, qu'il faut chercher, par exemple dans le quartier Amon. Nous commençons par la visite du Marché Central. L' architecture de la halle est sans interêt, mais l' ambiance est sympathique. Les Ticas sont chaleureux et souriants. On vend de tout dans ce marché : des fruits et légumes, de la viande et du poisson, des poteries, des herbes médicinales, de la vaisselle... Les allées sont bordées de ' sodas ', à savoir des comptoirs rallongés avec tabourets hauts, où l'on peut se restaurer rapidement , en particulier du plat de base typique costaricain : riz, haricots rouges et morceaux de viande, ce que l'on appelle le ' gallo pinto ' . Après le Marché, nous partons arpenter les rues piétonnes et les places qui s'enchaînent les unes aux autres, les plus excentrées étant les plus paisibles et les plus arborées aussi : Parque Central, Plaza de la Cultura ( sur laquelle donne le Théâtre National ), Parque Nacional ( et sa statue du héros national Juan Santamaria ), et, dans le barrio Amon au nord-est de la ville, le Parque Morazan ( avec, en son centre, son kiosque à musique ) ainsi que le Parque Espana et ses grands arbres remplis d'oiseaux. Il faut une bonne heure pour s'imprégner de l' atmosphère bon enfant de cette modeste capitale où, je le signale, on peut circuler en toute sécurité, et où l' on fait la queue avec discipline pour prendre le bus. Ce n' est pas forcément le cas ailleurs... Ensuite visite rapide à la Catedral Metropolitana, de construction récente car ne datant que du début du 20ème siècle, toute en pierres jaune pastel et colonnes anti-sismiques. Le Gran Hotel Costa Rica, hôtel haut de gamme central, est un bâtiment classique 18ème siècle entièrement restauré, coiffé d'une verrière esthétique et de belle facture. Cette réhabilitation réussie d'un bâtiment ancien pourra servir d'exemple dans la ville où demeurent quelques édifices d' intérêt.





Après les extérieurs, nous allons consacrer la fin de matinée et le début d'après-midi à deux édifices emblématiques de San Jose, le Théâtre National et le Musée de l'Or.
1 / Teatro Nacional C' est un bijou néo-classique. Il fut construit en 1891 - et inauguré en 1897- sous l' impulsion du Président de la République de l' époque, José Zeledón, avec des fonds en provenance d'une taxe spéciale prélevée sur les planteurs de café. Au départ, les autorités locales furent piquées par le refus d'une diva italienne, Adeline Patti, de se produire à San Jose, faute d'un endroit à la mesure de son talent. C' est un théâtre à l'italienne, sur le modèle de l' Opéra Garnier, avec marbres, dorures, cristaux et bois précieux. Il fut construit avec l' aide d'architectes, de sculpteurs et de peintres européens. L' une des plus belles pièces est le foyer, au plafond superbement décoré, tandis que l' escalier est agrémenté sur l'un de ses murs hauts, d'une fresque intitulée ' Alegoria del Cafe y el Banano ' du peintre milanais Aleardo Villa. Elle représente une scène portuaire dans laquelle se glissent des erreurs involontaires du peintre. Les plantations de café et bananeraies sont sur le même plan et en bord d'océan, ce qui est aberrant et impossible dans la réalité; le régime de bananes est porté non sur le dos mais dans les bras et à l' envers; enfin, les cueilleuses de café ont le type européen et sont vêtues et chapeautées à la sicilienne ou à la calabraise, comme dans les oliveraies ou les orangeraies du sud de l' Italie ! Bref, ce tableau, même infidèle à la réalité tropicale exubérante du pays est iconique. Il a été ré-utilisé sur un billet de banque de 5 colones pendant des décennies jusqu'à ce qu' on le supprime pour coût excessif de production, dépassant de loin la valeur monétaire du billet ! C'est, parait-il, un objet de collection très convoité et très cher désormais. Le théâtre a été endommagé par un tremblement de terre en 1992, mais a été impeccablement restauré depuis.

2 / Musée de l' Or
On considère que ce musée est le plus beau après celui de Bogota ( Je vous renvoie à mon carnet sur la Colombie ). Il ne contient pas seulement des objets d'orfèvrerie précolombienne superbes, mais aussi des poteries utilisées de façon cérémonielle, dans des chefferies très organisées et hiérarchisées socialement entre 300 avant JC et 800 après JC. On admirera aussi des poteries en argile soulignant le rôle primordial des femmes dans les sociétés indigènes en ce qui concernait la préservation des traditions orales et du savoir-faire artisanal. Les objets en or sont arrivés de la Colombie actuelle entre 0 et 500 ans après JC. Il y a aussi des objets en jade ( dit jade social car non extrait sur le territoire costaricain ) dont la possession était symbole de pouvoir et qui sont arrivés via la tradition Olmeca et plus tard la tradition Maya. Ces objets ont forme humaine, mais aussi animale : alligators, oiseaux, félins, , crapauds, grenouilles. Le jade a précédé l' or en tant que symbole de pouvoir. Sont exposés aussi de magnifiques ornements de poitrine, de tête et d'oreilles qui reliaient au pouvoir et à la mort. Ils étaient portés par les chefs, les guerriers, les chamans. Il est passionnant de voir l' évolution au fil du temps de la valeur de l' or en tant que métal précieux : au départ, il a une valeur symbolique, puis sa valeur devient usuelle, puis esthétique, puis marchande et enfin patrimoniale. Aujourd'hui, il y a 8 communautés indigènes au Costa Rica : les Malecu, Chrotega, Huetar, Cabecar, Bribri, Broran, Brunka, Ngobe-Buglé. Elles vivent dans 24 territoires aborigènes et communiquent en 6 langues. Comme au Brésil ou ailleurs, elles sont confrontées au modernisme et à l' appropriation illégale de terres indigènes par les puissantes associations de planteurs et l' agrobusiness en général, parfois avec la complicité des autorités. Cela a été le cas dans le passé au CR.










3 / On peut aussi aller au Musée du Jade, inauguré en 2014, qui présente plus de 7000 pièces uniques, la plus importante collection du genre sur le continent latino-américain. Le jade est une pierre précieuse aux couleurs variées dont on pensait qu'il conférait des pouvoirs magiques. Il était utilisé lors des rites religieux des Amérindiens. La présentation des objets est pédagogique et interactive, destinée en priorité aux élèves et étudiants.
4 /. La Poste Centrale ( ou ' Correo Central' ) C'est un bâtiment monumental, flanqué de tours, édifié par l' architecte Luis Llach entre 1914 et 1917. On en peut le manquer au détour d'une rue principale au centre de SJ. En fait, c'est le premier édifice imposant sur lequel on tombe quand on commence à marcher dans le centre-ville...
Fin d'une journée très chargée, surtout après un vol de nuit de plusieurs heures, et donc une nuit écourtée. Mais nous avons survécu... !
Guatemala hors des sentiers battus (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
Les images et les récits sur cette merveilleuse terre qui est le Guatemala nous ont convaincus d'acheter des billets d'avions. Nous partons, mon conjoint, mes deux filles (11 et 9 ans) et moi pour un beau 3 semaines en sac à dos au mois août. Nos besoins et nos envies pour ce voyage sont de vivre des choses authentiques avec la population locales et de sortir des sentiers battus.
Le but de se message est de recueillir vos suggestions et recommandations. Je ne suis aucunement fermée à vos suggestions touristiques qui valent le détour, je vais noter tout tout tout, mais mentionnez moi aussi les petits endroits purs et merveilleux qui vous ont mis la larme à l'œil ou qui vous ont réellement donné le pouls du pays.
Aussi, est-ce que vous avez des recommandations coup de cœur pour les passer là nuits? (environ 175 GTQ) Des restos/cantines/marchés/bouffe de rue? Notez que nous cherchons aucunement des endroits luxueux.
A la suite de plusieurs lectures, semble-t-il qu'il est fortement recommandé d'être accompagné d'un guide pour certains endroits. A quels endroits est-ce nécessaire pour notre sécurité? Avez-vous des références de guides qui se débrouillent en français?
En terminant, chers complices, quelqu'un d'entre vous a louer une voiture? Est-ce recommandable? État des routes, barrages, sécurité ( et oui, encore elle!)...
Merci à tous et au plaisir de vous lire.
Le but de se message est de recueillir vos suggestions et recommandations. Je ne suis aucunement fermée à vos suggestions touristiques qui valent le détour, je vais noter tout tout tout, mais mentionnez moi aussi les petits endroits purs et merveilleux qui vous ont mis la larme à l'œil ou qui vous ont réellement donné le pouls du pays.
Aussi, est-ce que vous avez des recommandations coup de cœur pour les passer là nuits? (environ 175 GTQ) Des restos/cantines/marchés/bouffe de rue? Notez que nous cherchons aucunement des endroits luxueux.
A la suite de plusieurs lectures, semble-t-il qu'il est fortement recommandé d'être accompagné d'un guide pour certains endroits. A quels endroits est-ce nécessaire pour notre sécurité? Avez-vous des références de guides qui se débrouillent en français?
En terminant, chers complices, quelqu'un d'entre vous a louer une voiture? Est-ce recommandable? État des routes, barrages, sécurité ( et oui, encore elle!)...
Merci à tous et au plaisir de vous lire.
20 jours dans l'Ouest...: La suite de l'histoire English translation pending
Voici la suite des posts écrits le 31 janvier de cette année , et , en particulier , de celui posté le 18 avril : l'itinéraire que nous avons suivi .
Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !
J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .
Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50
0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .

Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !
J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .
Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50
0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .

Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
MSC Preziosa le 19 novembre 2016 English translation pending
Vu que je fais parti des pipelettes du quartier.
j'ouvre le post
vu qu'on commence à être une sacré bande sur cet itinéraire..
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Hébergement en Thaïlande: quelle stratégie? English translation pending
Bonjour à tous -
désolé je relance un sujet sur l'hébergement, mais d'ordre plus général cette fois ci.
Je voudrais savoir si à coté des grands hôtels et resorts référencés dans les sites comme tripadvisor, booking, etc., il y avait aussi une offre de logements qui ne sont pas visibles sur le net car tenus par des particuliers ou petits proprios mais qui sont plus abordables à qualité comparable ?
Sous-jacent à cette question:
- est ce que je peux débarquer à Bangkok et Koh Tao avec 2 adultes et 4 enfants et trouver facilement un logement de particulier (non référencé) et plutôt moins cher sans réserver à l'avance.
- mon impression est qu'à cause de la visibilité internationale des hébergements référencés sur les sites de réservation online, les prix affichés sont aux standards occidentaux, contrairement à des logements qui ne seraient pas accessibles depuis le net. Me trompe-je?
Merci!
Guillaume
désolé je relance un sujet sur l'hébergement, mais d'ordre plus général cette fois ci.
Je voudrais savoir si à coté des grands hôtels et resorts référencés dans les sites comme tripadvisor, booking, etc., il y avait aussi une offre de logements qui ne sont pas visibles sur le net car tenus par des particuliers ou petits proprios mais qui sont plus abordables à qualité comparable ?
Sous-jacent à cette question:
- est ce que je peux débarquer à Bangkok et Koh Tao avec 2 adultes et 4 enfants et trouver facilement un logement de particulier (non référencé) et plutôt moins cher sans réserver à l'avance.
- mon impression est qu'à cause de la visibilité internationale des hébergements référencés sur les sites de réservation online, les prix affichés sont aux standards occidentaux, contrairement à des logements qui ne seraient pas accessibles depuis le net. Me trompe-je?
Merci!
Guillaume
De retour de 15 jours au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
nous (couple d'âge mûr) sommes de retour après 15 jours, (dernière semaine de janvier et 1ère de février)
Voici quelques informations sur notre circuit, hôtels et informations/recommandations diverses.
Considérations générales : - nous avons eu beaucoup de pluie, malgré la saison "sèche", sauf sur la côte Pacifique où il a fait très beau. - le Costa Rica est une destination assez chère - tous les parcs sont payants, à 15 USD l'entrée (et pas 10 comme indiqué sur les guides) - nous avions réservé tous les hôtels et la location de voiture (4X4 indispensable sur notre trajet) depuis la France - nous n'avons jamais rien laissé dans la voiture en notre absence pour éviter tout risque de vol et effraction - les routes sont en général limitées à 60 km/h, pas en très bon état, avec de nombreux ralentisseurs, ce qui fait que les temps de trajet sont assez longs - nous avions 2 guides, le Petit Futé et le LP 2015 qui se complètent bien - les restaurants proposent en général le plat typique, casados, qui est un plat complet avec viande, poulet ou poisson. Après 2 semaines, vous aurez envie d'autre chose... On mange pour 10-12 USD/pers. avec une boisson. - question argent, nous sommes partis avec 2000 Euros en dollars, mais n'en avons dépensé que les 2/3 pour les hôtels principalement. Nous avons retiré un peu plus de 1000 Euros aux distributeurs en Colonnes pour toutes les autres dépenses. La location de voiture a été réglée par carte bancaire pour éviter de payer les assurances facultatives. - les hôtels ajoutent 13 % de TVA. Les restaurants (sauf les basiques) aussi, ainsi que le service de 10 %. La note peut grimper très vite. Les prix que j'ai indiqués sont tout compris.
1er jour Arrivée à San Jose par Iberia (pas fâmeux). Location de voiture chez Tricolor. 4X4 Daihatsu Bego pour 15 jours : 800 USD avec 2ème conducteur, sans GPS. Très bon service, rien à redire. Hôtel Country Inns and Suite, près de l'aéroport (bon). 78 USD avec pdj. 2ème jour Départ pour La Pavona (bateau vers Tortuguero) via Guapiles et Cariari. Parking sécurisé à l'embarcadère. Hôtel à Tortuguero Casa Marbella 55 USD avec pdj. Simple et pas cher pour le CR. Eviter le restaurant Taylor's Place (arnaque sur le plat servi). Bons restos : SunRise et Miss Myriam. 3ème jour: Tortuguero excursion dans la mangrove organisée par l'hôtel (20 USD/pers). Intéressant mais peu d'animaux avec la pluie. Excursion par nous-mêmes dans le parc l'après-midi. Singes, toucans, oiseaux divers. 4ème jour: départ de Tortuguero vers La Fortuna (Arenal). Hôtel Rancho Cerro Azul, à l'écart du centre. 96 USD avec pdj. Bon, mais pas très calme dans la journée. Le soir Paradise Hot Springs, 23 USD/p 5ème jour: La Fortuna. Visite d'une réserve de papillons et grenouilles, près du parc national, puis randonnée dans parc privé (10 USD/p) pendant une accalmie. Nous avions prévu de monter au Cerro Chato, mais avons renoncé à cause de la pluie et du terrain très boueux. 6ème jour: trajet La Fortuna - Bijagua par route et piste. Hôtel Sueno Celeste. Excellent accueil. 86 USD sans pdj. Le pdj maison est succulent avec vue sur les oiseaux tout proches. Le soir visite d'un arbre "magique" où tous les oiseaux du coin viennent se retrouver 6USD/p. 7ème jour: excursion au Rio Celeste. Piste en très mauvais état. Parc national payant. Location de bottes à l'entrée indispensable. La balade à pied vaut le coup, environ 2-3h. Départ vers Monteverde. Hôtel Los Pinos 90 USD sans pdj. Bon hôtel, un peu à l'écart, calme, dans chalet avec kitchenette. Attention: pas de pdj à l'hôtel, mais café/thé fournis. 8ème jour: Santa Elena Rain Forest. Avons marché 2h30 sous la pluie et dans la boue (location de bottes dans resto à l'entrée du parc). Pas vu d'animaux :-( 9ème jour: départ vers côte Pacifique sous le soleil. Passer à Tarcoles et s'arrêter après le pont pour voir les crocodiles. Hôtel à Parrita Beso des Viento, tenu par un français. Belle piscine et plage immense et déserte. Bon hôtel. 99 USD avec pdj. A refaire, nous aurions dormi à Quepos, car le lendemain, ne voulant rien laisser dans la voiture, nous sommes allés au parc Manuel Antonio, puis sommes revenus à Parrita pour rechercher les bagages, ce qui nous a fait faire plus d'une heure de route supplémentaire. 10ème jour: parc Manuel Antonio. Grosse chaleur. Plage magnifiques. Nombreux singes, iguanes et oiseaux. Faire attention aux singes amateurs de sacs surtout si vous avez de la nourriture. Ensuite départ pour Sierpe (embarcadère vers Bahia Drake). Avons laissé la voiture à Sierpe (parc pas vraiment gardé, 6USD/nuit). Resto sympa devant l'embarcadère. Bateau 20 USD/pers. Arrivée à Bahia Drake où le personnel de l'hôtel Las Cotingas Lodge vient chercher nos bagages (escaliers rudes à monter). C'est l'hôtel que nous avons préféré au CR. Vue exceptionnelle surplombant la baie. Chambre en bois précieux. Accueil chaleureux de Maurizio. 111 USD avec pdj. Nous y sommes restés 3 nuits. 11ème jour: balade de 2h30 à pied le long de la côte. Nombreuses plages désertes. Eau de mer chaude (plus de 30). Nombreux oiseaux en route. 12ème jour: excursion au parc du Corcovado. 85 USD/pers avec bateau, pique-nique et guide anglophone. Un peu cher, mais ça vaut le coup. Nombreux animaux, dont tapir. 13ème jour: retour en bateau à Sierpe (15 USD/pers). Voyage en voiture via Dominical, San Isidro, Cerro de la Muerte (excellent restaurant à l'intersection vers San Gerardo de Dota). Attention: la route panaméricaine vers San Jose était coupée quand nous sommes passés, ce qui nous a occasionné 1h30 de route en plus. Arrivée à Orosi (Orosi Lodge). Bon hôtel, tenu par des allemands, un peu bruyant avec les animaux du village. 82 USD avec pdj (très bon et copieux). 14ème jour: volcan Irazu. Y aller tôt, car les nuages montent en matinée. L'après-midi, visite d'une plantation de café biologique Finca Christina. Très intéressant. 15 USD/pers. Dîner à la pizzeria Luz de Juna. Excellentes pizzas et accueil très sympa. Prix dérisoire. Y avons dîné 2 fois. 15ème jour: vélo autour du lac, loués 4USD l'heure par pers à l'hôtel (cher). Sommes allés jusqu'à Ujarras et retour. Ensuite resto La Casona del Cafetal au bord du lac (très beau décor, resto cher). L'après-midi, balade en voiture (pluie) vers le parc Tapanti. 16ème jour: départ matinal vers San Jose puis vers volcan Poas où nous ne sommes pas arrivés car la route était bloquée pour cause de travaux. Avons fait un beau tour en voiture, puis retour à l'aéroport via la location de voiture.
Voilà, c'est l'essentiel, si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Cordialement
Gilles
Considérations générales : - nous avons eu beaucoup de pluie, malgré la saison "sèche", sauf sur la côte Pacifique où il a fait très beau. - le Costa Rica est une destination assez chère - tous les parcs sont payants, à 15 USD l'entrée (et pas 10 comme indiqué sur les guides) - nous avions réservé tous les hôtels et la location de voiture (4X4 indispensable sur notre trajet) depuis la France - nous n'avons jamais rien laissé dans la voiture en notre absence pour éviter tout risque de vol et effraction - les routes sont en général limitées à 60 km/h, pas en très bon état, avec de nombreux ralentisseurs, ce qui fait que les temps de trajet sont assez longs - nous avions 2 guides, le Petit Futé et le LP 2015 qui se complètent bien - les restaurants proposent en général le plat typique, casados, qui est un plat complet avec viande, poulet ou poisson. Après 2 semaines, vous aurez envie d'autre chose... On mange pour 10-12 USD/pers. avec une boisson. - question argent, nous sommes partis avec 2000 Euros en dollars, mais n'en avons dépensé que les 2/3 pour les hôtels principalement. Nous avons retiré un peu plus de 1000 Euros aux distributeurs en Colonnes pour toutes les autres dépenses. La location de voiture a été réglée par carte bancaire pour éviter de payer les assurances facultatives. - les hôtels ajoutent 13 % de TVA. Les restaurants (sauf les basiques) aussi, ainsi que le service de 10 %. La note peut grimper très vite. Les prix que j'ai indiqués sont tout compris.
1er jour Arrivée à San Jose par Iberia (pas fâmeux). Location de voiture chez Tricolor. 4X4 Daihatsu Bego pour 15 jours : 800 USD avec 2ème conducteur, sans GPS. Très bon service, rien à redire. Hôtel Country Inns and Suite, près de l'aéroport (bon). 78 USD avec pdj. 2ème jour Départ pour La Pavona (bateau vers Tortuguero) via Guapiles et Cariari. Parking sécurisé à l'embarcadère. Hôtel à Tortuguero Casa Marbella 55 USD avec pdj. Simple et pas cher pour le CR. Eviter le restaurant Taylor's Place (arnaque sur le plat servi). Bons restos : SunRise et Miss Myriam. 3ème jour: Tortuguero excursion dans la mangrove organisée par l'hôtel (20 USD/pers). Intéressant mais peu d'animaux avec la pluie. Excursion par nous-mêmes dans le parc l'après-midi. Singes, toucans, oiseaux divers. 4ème jour: départ de Tortuguero vers La Fortuna (Arenal). Hôtel Rancho Cerro Azul, à l'écart du centre. 96 USD avec pdj. Bon, mais pas très calme dans la journée. Le soir Paradise Hot Springs, 23 USD/p 5ème jour: La Fortuna. Visite d'une réserve de papillons et grenouilles, près du parc national, puis randonnée dans parc privé (10 USD/p) pendant une accalmie. Nous avions prévu de monter au Cerro Chato, mais avons renoncé à cause de la pluie et du terrain très boueux. 6ème jour: trajet La Fortuna - Bijagua par route et piste. Hôtel Sueno Celeste. Excellent accueil. 86 USD sans pdj. Le pdj maison est succulent avec vue sur les oiseaux tout proches. Le soir visite d'un arbre "magique" où tous les oiseaux du coin viennent se retrouver 6USD/p. 7ème jour: excursion au Rio Celeste. Piste en très mauvais état. Parc national payant. Location de bottes à l'entrée indispensable. La balade à pied vaut le coup, environ 2-3h. Départ vers Monteverde. Hôtel Los Pinos 90 USD sans pdj. Bon hôtel, un peu à l'écart, calme, dans chalet avec kitchenette. Attention: pas de pdj à l'hôtel, mais café/thé fournis. 8ème jour: Santa Elena Rain Forest. Avons marché 2h30 sous la pluie et dans la boue (location de bottes dans resto à l'entrée du parc). Pas vu d'animaux :-( 9ème jour: départ vers côte Pacifique sous le soleil. Passer à Tarcoles et s'arrêter après le pont pour voir les crocodiles. Hôtel à Parrita Beso des Viento, tenu par un français. Belle piscine et plage immense et déserte. Bon hôtel. 99 USD avec pdj. A refaire, nous aurions dormi à Quepos, car le lendemain, ne voulant rien laisser dans la voiture, nous sommes allés au parc Manuel Antonio, puis sommes revenus à Parrita pour rechercher les bagages, ce qui nous a fait faire plus d'une heure de route supplémentaire. 10ème jour: parc Manuel Antonio. Grosse chaleur. Plage magnifiques. Nombreux singes, iguanes et oiseaux. Faire attention aux singes amateurs de sacs surtout si vous avez de la nourriture. Ensuite départ pour Sierpe (embarcadère vers Bahia Drake). Avons laissé la voiture à Sierpe (parc pas vraiment gardé, 6USD/nuit). Resto sympa devant l'embarcadère. Bateau 20 USD/pers. Arrivée à Bahia Drake où le personnel de l'hôtel Las Cotingas Lodge vient chercher nos bagages (escaliers rudes à monter). C'est l'hôtel que nous avons préféré au CR. Vue exceptionnelle surplombant la baie. Chambre en bois précieux. Accueil chaleureux de Maurizio. 111 USD avec pdj. Nous y sommes restés 3 nuits. 11ème jour: balade de 2h30 à pied le long de la côte. Nombreuses plages désertes. Eau de mer chaude (plus de 30). Nombreux oiseaux en route. 12ème jour: excursion au parc du Corcovado. 85 USD/pers avec bateau, pique-nique et guide anglophone. Un peu cher, mais ça vaut le coup. Nombreux animaux, dont tapir. 13ème jour: retour en bateau à Sierpe (15 USD/pers). Voyage en voiture via Dominical, San Isidro, Cerro de la Muerte (excellent restaurant à l'intersection vers San Gerardo de Dota). Attention: la route panaméricaine vers San Jose était coupée quand nous sommes passés, ce qui nous a occasionné 1h30 de route en plus. Arrivée à Orosi (Orosi Lodge). Bon hôtel, tenu par des allemands, un peu bruyant avec les animaux du village. 82 USD avec pdj (très bon et copieux). 14ème jour: volcan Irazu. Y aller tôt, car les nuages montent en matinée. L'après-midi, visite d'une plantation de café biologique Finca Christina. Très intéressant. 15 USD/pers. Dîner à la pizzeria Luz de Juna. Excellentes pizzas et accueil très sympa. Prix dérisoire. Y avons dîné 2 fois. 15ème jour: vélo autour du lac, loués 4USD l'heure par pers à l'hôtel (cher). Sommes allés jusqu'à Ujarras et retour. Ensuite resto La Casona del Cafetal au bord du lac (très beau décor, resto cher). L'après-midi, balade en voiture (pluie) vers le parc Tapanti. 16ème jour: départ matinal vers San Jose puis vers volcan Poas où nous ne sommes pas arrivés car la route était bloquée pour cause de travaux. Avons fait un beau tour en voiture, puis retour à l'aéroport via la location de voiture.
Voilà, c'est l'essentiel, si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Cordialement
Gilles
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Rapport sur mes randonnées au Monténégro (et Albanie) - 2013 2014 English translation pending
- Environnement karstique exceptionnel (en corollaire peu d'eau de surface)
- Climat aleatoire, j'ai eu ma part de pluie et de brouillard (on ne le croirait pas, mais le Montenegro a la pluviometrie la plus elevee d'Europe)
- Peu de touristes, meme en aout, a part Bobotov Kuk et quelques endroits
- Idee de ces randos: du guide Cicerone Mountains of Montenegro, meme si ce guide est depasse et pas tres bon
- La plupart des randos sont flechees en rouge et blanc
ENTRE MONTENEGRO ET ALBANIE - Carte Huber Verlag Thethi et Kelmund - Depart Gusinje - Excursion vallee de Grbaja (8 km), encore mieux monter au point de vue de Volusnica, soit le sentiner direct, soit une boucle autour du Mt Karavla (seulement en partie flechee) - Ensuite Gusinje - frontiere (par la route) - detour possible au village de Vermosh ou directement a Lepushe - traversee a Thethi (discutee dans http://voyageforum.com/v.f?post=6694938;) - trraversee a Valbona. - En dessous de Valbona, encore 4 km de sentier agreable du cote Sud de la riviere (piscines tres froides) jusque Dragobla, mais malheureusement plus de minibus apres tot le matin pour continuer a Bajram Curri (ensuite bateau sur le lac Koman, je recommande le bateau local de 6 heures du mat a Fierze)
CT1 LAC BIOGRAD - VERUSA - Environ 5 jours, le sentier CT1 est la rando la plus interessante du Montenegro. Elle commence a Mojkovac mais on peut preferer commencer a la place au Lac Biograd. Peut se faire dans les 2 sens - Au lac Biograd, ils vendent une carte valable jusqu'aux Monts Komovi, le Sud se trouve sur la carte albanaise Huber Verlag pour la geographie physique (pas les chemins) - Train a la gare de Rijeka Stitaricka et 6 km au lac Biograd - Puis le chemin suit les cretes vers le Sud. Au passge on peut grimper un ou deux sommets des monts Komovi. Ensuite le Mont Maglic. On arrive au col de Shrokar - La detour possible au lac Rikavec, ou route directe a Verusa. Le CT1 fait un detour supplementaire vers le Sud, par le lac Bukumir, le flechage n'est pas evident - Bus Podgorica Verusa 7 et 15 heures. Verusa Podgorica 9 et 17 heures.
CETINJE - KOTOR - TIVAT (Parc National Lovcen) - De Cetinje 5 km sur la route jusque Dubrava. La fleche a gauche - La montee au mausolee de Njegusi est un detour - Panorama exceptionnel et descente directe par le chemin militaire historique sur la forteresse de Kotor - Kotor a Tivat par la crete de Vrmac
SUBRA - ORJEN - De Herceg Novi, bus local a Kameno et marche au refuge de Vratlo, puis le mont Subra
CANYON DE MRTVICA - Au Nord de Podgorica, sur la route vers Kolasin (pas du tout indique) - Attention, un guide local a fleche en rouge et blanc ... vers sa maison. NE PAS TRAVERSER le petit pont, le sentier est sur la rive Nord - On arrive rapidement au pont historique Danilov - Ensuite le chemin traverse un peu de campagne avant d'arriver dans le canyon proprement dit - Canyon superbe, chemin historique creuse dans la paroi, sources et piscines naturelles ...
PARC NATIONAL DE DURMITOR - Logements chez l'habitant (de vieilles dames ...) a ZABLJAK, 10 euros la nuit, je recommande au numero 21 (sur la gauche apres le supermarche en allant vers le lac) - Attention, les randos a la journee sont longues si on part de Zabljak: Bobotov Kuk (compter 9 heures de marche AR, les motorises partent su cote Sud plus court), grotte de glace. Une des plus belles est le point de vue de Curevac sur les gorges de la Tara (on peut descendre aussi au fond a Tepca) - Donc si on veut voir tout le parc, il vaut mieux partir pour plusieurs jours. Il y a des refuges gardes basiques aux lacs de Susic et Skrcka (attention la descente directe de Plananica au refuge est ultraraide). Du refuge de Skrcka, on peut continuer vers le Sud par la belle vallee de Komarnica pour rejoindre le canyon de Nevidlo (logement a cote a l'Ecokatun Nevidlo, et on peut y reprendre un bus). Du refuge de Susic, on peut marcher vers Pluzine.
ENTRE MONTENEGRO ET ALBANIE - Carte Huber Verlag Thethi et Kelmund - Depart Gusinje - Excursion vallee de Grbaja (8 km), encore mieux monter au point de vue de Volusnica, soit le sentiner direct, soit une boucle autour du Mt Karavla (seulement en partie flechee) - Ensuite Gusinje - frontiere (par la route) - detour possible au village de Vermosh ou directement a Lepushe - traversee a Thethi (discutee dans http://voyageforum.com/v.f?post=6694938;) - trraversee a Valbona. - En dessous de Valbona, encore 4 km de sentier agreable du cote Sud de la riviere (piscines tres froides) jusque Dragobla, mais malheureusement plus de minibus apres tot le matin pour continuer a Bajram Curri (ensuite bateau sur le lac Koman, je recommande le bateau local de 6 heures du mat a Fierze)
CT1 LAC BIOGRAD - VERUSA - Environ 5 jours, le sentier CT1 est la rando la plus interessante du Montenegro. Elle commence a Mojkovac mais on peut preferer commencer a la place au Lac Biograd. Peut se faire dans les 2 sens - Au lac Biograd, ils vendent une carte valable jusqu'aux Monts Komovi, le Sud se trouve sur la carte albanaise Huber Verlag pour la geographie physique (pas les chemins) - Train a la gare de Rijeka Stitaricka et 6 km au lac Biograd - Puis le chemin suit les cretes vers le Sud. Au passge on peut grimper un ou deux sommets des monts Komovi. Ensuite le Mont Maglic. On arrive au col de Shrokar - La detour possible au lac Rikavec, ou route directe a Verusa. Le CT1 fait un detour supplementaire vers le Sud, par le lac Bukumir, le flechage n'est pas evident - Bus Podgorica Verusa 7 et 15 heures. Verusa Podgorica 9 et 17 heures.
CETINJE - KOTOR - TIVAT (Parc National Lovcen) - De Cetinje 5 km sur la route jusque Dubrava. La fleche a gauche - La montee au mausolee de Njegusi est un detour - Panorama exceptionnel et descente directe par le chemin militaire historique sur la forteresse de Kotor - Kotor a Tivat par la crete de Vrmac
SUBRA - ORJEN - De Herceg Novi, bus local a Kameno et marche au refuge de Vratlo, puis le mont Subra
CANYON DE MRTVICA - Au Nord de Podgorica, sur la route vers Kolasin (pas du tout indique) - Attention, un guide local a fleche en rouge et blanc ... vers sa maison. NE PAS TRAVERSER le petit pont, le sentier est sur la rive Nord - On arrive rapidement au pont historique Danilov - Ensuite le chemin traverse un peu de campagne avant d'arriver dans le canyon proprement dit - Canyon superbe, chemin historique creuse dans la paroi, sources et piscines naturelles ...
PARC NATIONAL DE DURMITOR - Logements chez l'habitant (de vieilles dames ...) a ZABLJAK, 10 euros la nuit, je recommande au numero 21 (sur la gauche apres le supermarche en allant vers le lac) - Attention, les randos a la journee sont longues si on part de Zabljak: Bobotov Kuk (compter 9 heures de marche AR, les motorises partent su cote Sud plus court), grotte de glace. Une des plus belles est le point de vue de Curevac sur les gorges de la Tara (on peut descendre aussi au fond a Tepca) - Donc si on veut voir tout le parc, il vaut mieux partir pour plusieurs jours. Il y a des refuges gardes basiques aux lacs de Susic et Skrcka (attention la descente directe de Plananica au refuge est ultraraide). Du refuge de Skrcka, on peut continuer vers le Sud par la belle vallee de Komarnica pour rejoindre le canyon de Nevidlo (logement a cote a l'Ecokatun Nevidlo, et on peut y reprendre un bus). Du refuge de Susic, on peut marcher vers Pluzine.
Que voir au... Chili English translation pending
Que voir au Chili et à l'Ile de Pâques ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois avec la partie au nord de Santiago, celle au sud et l'Ile de Pâques.
1- AU NORD DE SANTIAGO Arica : station balnéaire du nord du Chili appréciée pour ses plages et le surf. Antofagasta : grande ville portuaire de la côte nord du pays. Caldera : une autre station balnéaire. Chuquicamata : située dans les environs de Calama, c'est la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. On peut la visiter. Humberstone et Santa Laura : les deux anciennes usines de salpêtre du désert d'Atacama sont aujourd'hui abandonnées et devenues des attractions touristiques. Elles sont classées à l'UNESCO Iquique : cette ville portuaire aux vastes demeures du XIXe siècle possède plusieurs plages. C'est aussi une zone franche. La Serena : une grande ville de la côte qui attire beaucoup de monde grâce à ses plages. Elle possède également une belle architecture du XIXe siècle avec nombre d'églises. Portillo : c'est la principale station de ski et la plus réputée du Chili. Pukara de Quitor : ancienne forteresse précolombienne des environs de San Pedro d'Atacama. San Pedro de Atacama : petit village touristique du désert d'Atacama très populaire pour ses environs (sites archéologiques, salars, geysers, volcans, sandboard, treks…). Santiago du Chili : la capitale chilienne est une ville animée avec divers musées, parcs et édifices intéressants. Valparaiso : très belle ville de bord de mer, proche de Santiago, dont le centre historique est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO. Vina del Mar : située juste à côté de Valparaiso, c'est la principale station balnéaire du pays avec beaucoup de plages, d'hôtels et de casinos.Patrimoine naturelGeysers del Tatio : à une centaine de kilomètres de San Pedro d'Atacama, 80 geysers actifs situés dans un paysages désertique à plus de 4 000 m d'altitude.Lacs Miscanti et Miniques : jolis lacs d'altitude au sud de San Pedro d'Atacama où nichent d'importantes colonies de flamants roses des Andes.Licancabur : un volcan de 5 920 m à la limite de la Bolivie dont on peut faire l'ascension.Parc national Fray Jorge : ce parc littoral possède une végétation luxuriante qui fait son charme. On peut y randonner.Parc national Lauca : ce parc, à l'extrême nord du Chili, offre de beaux paysages avec des lacs d'altitude sur fond de volcans.Parc national Pan de Azucar : parc désertique du littoral nord où on peut voir notamment des guanacos et divers mammifères marins.Puritama : des sources d'eaux chaudes au nord-est de San Pedro d'Atacama.Réserve nationale de Los Flamencos : ce site limitrophe de l'Argentine et de la Bolivie abrite plusieurs salars (déserts de sel) dont le plus connu est le salar d'Atacama, de même que la célèbre Vallée de la lune.Vallée de la lune : cette magnifique zone désertique d'altitude de la Réserves de Los Flamencos offre des paysages lunaires à couper le souffle…2- AU SUD DE SANTIAGO Archipel Juan Fernández : un petit archipel de trois îles à plus de 600 km des côtes avec de beaux paysages.Chiloé : c'est la plus grande île du Chili. Elle est connue pour ses paysages et surtout ses villages traditionnels dont les églises en bois sont d'ailleurs classées à l'UNESCO. On peut randonner sur l'île.Conception : c'est la deuxième agglomération du Chili, à environ 500 km au sud de Santiago.Pucon : sur la rive est du lac Villarrica, Pucon est une station balnéaire lacustre très appréciée. On peut faire du ski ou du trek sur les pentes du volcan Villarrica tout proche.Puerto Montt : c'est la grande ville du sud et un carrefour important au niveau transports.Puerto Natales : petite ville de l'extrême sud servant généralement de base à la découverte du parc Torres del Paine. C'est aussi le terminus du ferry effectuant le superbe trajet depuis Puerto Montt.Puerto Varas : en bord de lac, à côté de Puerto Monnt, la localité a vu son architecture influencée par la forte immigration allemande dans la région.Puerto Williams : sur l'île Navarino, c'est le village situé le plus au sud au monde (Ushuaia en Argentine étant la ville la plus au sud).Punta Arenas : c'est la grande ville de l'extrême sud et un bonne base pour découvrir les environs (paysages, faune marine, treks, balades en bateau…).Sewell : classée à l'UNESCO pour ses bâtiments en bois peints, Sewell abrite une des plus grandes mines souterraines au monde.Temuco : la ville est intéressante pour ses musées et monuments dédiés à la culture Mapuche.Valdivia : on découvre à proximité de cette ville portuaire tout un réseau d'anciens forts espagnols du XVIIe siècle dont on peut encore voir les vestiges.Villarrica : au bord du lac du même nom, la ville est une bonne base pour découvrir les environs (lacs, volcans, cascades, ski, raft, treks…).Patrimoine naturel Canal de Beagle : mince détroit entre le sud de la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Canal du Senoret : un ensemble de voies navigables le long de la côte patagonienne et de ses fjords. Il se découvre notamment avec le ferry assurant la liaison entre Puerto Montt et Puerto Natales.Détroit de Magellan : c'est le détroit entre le Chili "continental" et le nord la Grande île de la Terre de Feu. On peut y faire des balades en bateaux dans de magnifiques paysages.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau. Parc national Bernardo O'Higgins : c'est le plus grand parc du Chili. Il abrite de nombreux glaciers et n'est accessible qu'en bateau ou hélicoptère.Parc national Huerquehue : ce parc montagneux de lacs et de forêts est un bon endroit pour randonner.Parc national Laguna del Laja : joli parc d'altitude dans lequel on peut randonner.Parc national Laguna San Rafaël : au nord du parc O'Higgins, ce site magnifique abrite entre autres le glacier San Rafaël qui est un des plus importants de la région. On peut y randonner.Parc national Puyehue : ce parc andin est un des plus visités du pays. On peut y randonner et pratiquer diverses activités de plein air (y compris le ski) dans un décor de lacs, de forêts et de volcans.Parc national Queulat : un très beau site avec des fjords et de multiples possibilités de randonnées.Parc national Radal Siete Tazas : au sud de Santiago, c'est un joli parc avec de nombreux petits lacs et cascades. On peut y randonner.Parc national Torres del Paine : magnifique parc mondialement connu pour ses paysages, ses glaciers et ses possibilités de treks.Parc national Vicente Perez Rosales : cet ensemble naturel limitrophe du parc Puyehue est lui aussi propice à la randonnée et aux activités nature.Parc national Villarrica : proche de la ville du même nom, ce parc d'altitude se compose de forêts, montagnes et volcans. On peut y randonner.Vallée de Chochamo : la vallée est appréciée par les grimpeurs du monde entiers pour ses hautes parois rocheuses. On peut également y randonner.3- ILE DE PÂQUESHanga Roa : c'est la "capitale" et la base pour visiter l'île.Parc national de Rapa Nui : le parc inscrit à l'UNESCO abrite 300 des 800 statues (les "moaïs") que compte l'Ile de Pâques.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Au nord de Santiago : Geysers del Tatio; Lacs Miscanti et Miniques; Réserve nationale de Los Flamencos; San Pedro de Atacama; Vallée de la lune; Valparaiso.
Au sud de Santiago : Canal de Beagle; Canal du Senoret; Chiloé; Détroit de Magellan; Parc national Laguna San Rafaël; Parc national Puyehue; Parc national Queulat; Parc national Torres del Paine; Parc national Villarrica; Pucon.
plus l'Ile de Pâques.
- © VoyageForum -
Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois avec la partie au nord de Santiago, celle au sud et l'Ile de Pâques.
1- AU NORD DE SANTIAGO Arica : station balnéaire du nord du Chili appréciée pour ses plages et le surf. Antofagasta : grande ville portuaire de la côte nord du pays. Caldera : une autre station balnéaire. Chuquicamata : située dans les environs de Calama, c'est la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. On peut la visiter. Humberstone et Santa Laura : les deux anciennes usines de salpêtre du désert d'Atacama sont aujourd'hui abandonnées et devenues des attractions touristiques. Elles sont classées à l'UNESCO Iquique : cette ville portuaire aux vastes demeures du XIXe siècle possède plusieurs plages. C'est aussi une zone franche. La Serena : une grande ville de la côte qui attire beaucoup de monde grâce à ses plages. Elle possède également une belle architecture du XIXe siècle avec nombre d'églises. Portillo : c'est la principale station de ski et la plus réputée du Chili. Pukara de Quitor : ancienne forteresse précolombienne des environs de San Pedro d'Atacama. San Pedro de Atacama : petit village touristique du désert d'Atacama très populaire pour ses environs (sites archéologiques, salars, geysers, volcans, sandboard, treks…). Santiago du Chili : la capitale chilienne est une ville animée avec divers musées, parcs et édifices intéressants. Valparaiso : très belle ville de bord de mer, proche de Santiago, dont le centre historique est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO. Vina del Mar : située juste à côté de Valparaiso, c'est la principale station balnéaire du pays avec beaucoup de plages, d'hôtels et de casinos.Patrimoine naturelGeysers del Tatio : à une centaine de kilomètres de San Pedro d'Atacama, 80 geysers actifs situés dans un paysages désertique à plus de 4 000 m d'altitude.Lacs Miscanti et Miniques : jolis lacs d'altitude au sud de San Pedro d'Atacama où nichent d'importantes colonies de flamants roses des Andes.Licancabur : un volcan de 5 920 m à la limite de la Bolivie dont on peut faire l'ascension.Parc national Fray Jorge : ce parc littoral possède une végétation luxuriante qui fait son charme. On peut y randonner.Parc national Lauca : ce parc, à l'extrême nord du Chili, offre de beaux paysages avec des lacs d'altitude sur fond de volcans.Parc national Pan de Azucar : parc désertique du littoral nord où on peut voir notamment des guanacos et divers mammifères marins.Puritama : des sources d'eaux chaudes au nord-est de San Pedro d'Atacama.Réserve nationale de Los Flamencos : ce site limitrophe de l'Argentine et de la Bolivie abrite plusieurs salars (déserts de sel) dont le plus connu est le salar d'Atacama, de même que la célèbre Vallée de la lune.Vallée de la lune : cette magnifique zone désertique d'altitude de la Réserves de Los Flamencos offre des paysages lunaires à couper le souffle…2- AU SUD DE SANTIAGO Archipel Juan Fernández : un petit archipel de trois îles à plus de 600 km des côtes avec de beaux paysages.Chiloé : c'est la plus grande île du Chili. Elle est connue pour ses paysages et surtout ses villages traditionnels dont les églises en bois sont d'ailleurs classées à l'UNESCO. On peut randonner sur l'île.Conception : c'est la deuxième agglomération du Chili, à environ 500 km au sud de Santiago.Pucon : sur la rive est du lac Villarrica, Pucon est une station balnéaire lacustre très appréciée. On peut faire du ski ou du trek sur les pentes du volcan Villarrica tout proche.Puerto Montt : c'est la grande ville du sud et un carrefour important au niveau transports.Puerto Natales : petite ville de l'extrême sud servant généralement de base à la découverte du parc Torres del Paine. C'est aussi le terminus du ferry effectuant le superbe trajet depuis Puerto Montt.Puerto Varas : en bord de lac, à côté de Puerto Monnt, la localité a vu son architecture influencée par la forte immigration allemande dans la région.Puerto Williams : sur l'île Navarino, c'est le village situé le plus au sud au monde (Ushuaia en Argentine étant la ville la plus au sud).Punta Arenas : c'est la grande ville de l'extrême sud et un bonne base pour découvrir les environs (paysages, faune marine, treks, balades en bateau…).Sewell : classée à l'UNESCO pour ses bâtiments en bois peints, Sewell abrite une des plus grandes mines souterraines au monde.Temuco : la ville est intéressante pour ses musées et monuments dédiés à la culture Mapuche.Valdivia : on découvre à proximité de cette ville portuaire tout un réseau d'anciens forts espagnols du XVIIe siècle dont on peut encore voir les vestiges.Villarrica : au bord du lac du même nom, la ville est une bonne base pour découvrir les environs (lacs, volcans, cascades, ski, raft, treks…).Patrimoine naturel Canal de Beagle : mince détroit entre le sud de la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Canal du Senoret : un ensemble de voies navigables le long de la côte patagonienne et de ses fjords. Il se découvre notamment avec le ferry assurant la liaison entre Puerto Montt et Puerto Natales.Détroit de Magellan : c'est le détroit entre le Chili "continental" et le nord la Grande île de la Terre de Feu. On peut y faire des balades en bateaux dans de magnifiques paysages.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau. Parc national Bernardo O'Higgins : c'est le plus grand parc du Chili. Il abrite de nombreux glaciers et n'est accessible qu'en bateau ou hélicoptère.Parc national Huerquehue : ce parc montagneux de lacs et de forêts est un bon endroit pour randonner.Parc national Laguna del Laja : joli parc d'altitude dans lequel on peut randonner.Parc national Laguna San Rafaël : au nord du parc O'Higgins, ce site magnifique abrite entre autres le glacier San Rafaël qui est un des plus importants de la région. On peut y randonner.Parc national Puyehue : ce parc andin est un des plus visités du pays. On peut y randonner et pratiquer diverses activités de plein air (y compris le ski) dans un décor de lacs, de forêts et de volcans.Parc national Queulat : un très beau site avec des fjords et de multiples possibilités de randonnées.Parc national Radal Siete Tazas : au sud de Santiago, c'est un joli parc avec de nombreux petits lacs et cascades. On peut y randonner.Parc national Torres del Paine : magnifique parc mondialement connu pour ses paysages, ses glaciers et ses possibilités de treks.Parc national Vicente Perez Rosales : cet ensemble naturel limitrophe du parc Puyehue est lui aussi propice à la randonnée et aux activités nature.Parc national Villarrica : proche de la ville du même nom, ce parc d'altitude se compose de forêts, montagnes et volcans. On peut y randonner.Vallée de Chochamo : la vallée est appréciée par les grimpeurs du monde entiers pour ses hautes parois rocheuses. On peut également y randonner.3- ILE DE PÂQUESHanga Roa : c'est la "capitale" et la base pour visiter l'île.Parc national de Rapa Nui : le parc inscrit à l'UNESCO abrite 300 des 800 statues (les "moaïs") que compte l'Ile de Pâques.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Au nord de Santiago : Geysers del Tatio; Lacs Miscanti et Miniques; Réserve nationale de Los Flamencos; San Pedro de Atacama; Vallée de la lune; Valparaiso.
Au sud de Santiago : Canal de Beagle; Canal du Senoret; Chiloé; Détroit de Magellan; Parc national Laguna San Rafaël; Parc national Puyehue; Parc national Queulat; Parc national Torres del Paine; Parc national Villarrica; Pucon.
plus l'Ile de Pâques.
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Que voir en... Argentine English translation pending
Que voir en Argentine ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser l'Argentine en trois parties : - Les Andes avec ses régions nord et centre, - La Pampa et les plaines du nord (Chaco, Mesopotamie). - La Patagonie qui englobe aussi le sud de la cordillère des Andes et la Terre de Feu.
1- LES ANDES Cachi : jolie petite ville coloniale de la partie nord des Vallées Calchaquies.Cafayate : au sud des Vallées Calchaquies, cette bourgade est connue pour ses vignobles et comme base pour découvrir les environs.Catamarca : une ville à l'architecture coloniale, capitale de la province du même nom.Humahuaca : petite commune de style colonial au coeur de la Quebrada de Huamahuaca.Jujuy : ou plus exactement San Salvador de Jujuy. Capitale de la province de Jujuy, la ville possède quelques édifices de l'époque espagnole et du XIXe siècle.La Rioja : la ville, capitale de la province du même nom, est un mélange d'architecture faite de styles européens et "locaux".Las Lenas : une station de ski au sud de Mendoza.Los Penitentes : autre station de sports d'hiver proche de Mendoza et la frontière chilienne.Mendoza : aux pieds des Andes, Mendoza est réputée pour sa production de vin. Elle abrite plusieurs musées, églises et édifices remarquables. C'est aussi une bonne base pour découvrir les alentours.Purmamarca : petit village au coeur du Cerro de los Siete Colores ("montagne aux sept couleurs").Quilmes : ce site archéologique entre Tucuman et Cafayate protège les vestiges d'une ville-citadelle construite par les indiens Quilmes.Salta : c'est une des grandes villes du nord-ouest de l'Argentine. Elle est plutôt agréable avec son centre colonial.San Miguel de Tucuman : grande agglomération du nord-ouest avec plusieurs beaux édifices, dont notamment sa cathédrale, et des musées.Tafi del Valle : joli bourg des Vallées Calchaquies. Tafi est aussi connu pour ses menhirs précolombiens et ses possibilités de randonnées dans les environs.Tilcara : petite ville sympathique à l'entrée de la Quebrada de Huamahuaca pouvant servir de base à la découverte des environs. La ville abrite aussi la Pucara de Tilcara qui est la reconstitution d'une forteresse construite il y a 900 ans par les indiens Tilcaras.Patrimoine naturelAconcagua : c'est le sommet des Andes situé dans le parc du même nom, proche de la ville de Mendoza. On peut en faire l'ascension.Cerro de los Siete Colores : une curieuse petite montagne composée de sept couleurs aux abords du village de Purmamarca.La Payunia : réserve naturelle, à la limite de la Patagonie, constituée de plus de 800 cônes volcaniques.Laguna de los pozuelos : petit lac d'altitude proche de la Bolivie. Plusieurs colonies de flamants et de vigognes y ont élu domicile.Parc naturel d’Ischigualasto : appelé aussi "Vallée de la lune", ce parc classé à l'UNESCO abrite de magnifiques paysages semi-désertiques avec également nombre de fossiles de dinosauresParc national Baritu : un parc forestier à la frontière bolivienne qui accueille une faune assez variée (oiseaux, singes, pumas…). On peut y randonner.Parc national Calilegua : ce site du nord-ouest de l'Argentine a pour vocation de protéger la forêt humide limitrophe des Andes. On peut y randonner et observer les oiseaux.Parc national Talampaya : classé à l'UNESCO, ce parc de la Rioja offre de superbes paysages semi-désertiques de roches et de canyons et abrite quantité de pétroglyphes. On peut y randonnerQuebrada de Humahuaca : classée à l'UNESCO, ce canyon du nord-ouest est remarquable pour ses paysages, ses petits villages et ses divers vestiges historiques.Rio Mendoza : dans la province du même nom, la rivière est réputée pour le raft.Salinas Grandes : un vaste désert de sel situé à trois heures de Jujuy et perché à 3 350 m d'altitude. Tren a las nubes : ou Train des nuages. C'est une ligne de train touristique au départ de Salta qui fonctionne plus ou moins selon les époques sur un superbe trajet.Vallées Calchaquies : situées en gros entre Cafayate et Salta pour leur partie "touristique", ces vallées forment un des plus beaux sites d'Argentine au niveau des paysages.2- PAMPA ET PLAINES DU NORD
2.1- Chaco Formosa : grande ville du nord à la frontière avec le Paraguay.Resistencia : c'est la principale agglomération du Chaco argentin, sur les bords du fleuve ParanaPatrimoine naturelParc national Chaco : ce parc, dans la province éponyme, se caractérise par son paysage varié (savane, marais, lagunes) et sa faune (oiseaux, singes, pumas, anacondas…). On peut y randonner.Parc national Rio Pilcomayo : une zone de marais réputée avant tout pour l'observation des oiseaux. 2.2- Mesopotamie Colon : face à l'Uruguay, Colon est une destination touristique locale appréciée pour son vieux centre, ses thermes et les activités possibles sur le Rio Uruguay.Corrientes : capitale de la province du même nom sur les bords du fleuve Parana. La ville possède un centre ancien et des bâtiments de l'époque coloniale.Missions jésuites : au nord-est du pays, près du Paraguay et d'Iguazu, ces missions datent du XVIIe siècle et sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parana : capitale de l'état d'Entre Rios, Parana offre un mélange intéressant d'architecture et de nombreux parcs qui la rendent agréable.Posadas : grande ville, capitale de la provinces Misiones, faisant surtout office de porte d'entrée au Paraguay.Puerto Iguazu : c'est la ville proche des chutes et la base recommandée (en tous cas plus que son homologue brésilienne) pour découvrir celles-ci.San Ignacio : une petite bourgade limitrophe du Paraguay qui abrite une des plus belles missions jésuites de la région (San Ignacio Miní). D'autres missions se trouvent à quelques kilomètres : Santa Ana, Nuestra Senora de Loreto, Santa Maria Mayor.Patrimoine naturelChutes d'Iguazu : les célèbres chutes, mondialement connues, sont à cheval sur l'Argentine et le Brésil. Elle sont situées à l'intérieur du parc national du même nom.Esteros del Ibera : vastes marécages du nord-est argentin où vit une faune très riche (caïmans, anacondas, loups, oiseaux…).Parc national El Palmar : proche de Colon, ce parc est connu pour sa palmeraie et sa faune (mammifères, reptiles, oiseaux). Parc national Mburucuya : une zone en partie marécageuse du nord du pays qui abrite une faune riche (oiseaux, singes, caïmans…).Saltos del Mocona : des chutes de 15 m de haut sur 3 km de large à l'est de Posadas, à la frontière du Brésil.2.3- PampaAlta Gracia : ville à une trentaine de kilomètres au sud de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Bahia Blanca : grand port au sud de Mar del Plata avec une belle architecture de style "européen" du XIXe siècle.Buenos Aires : des musées, des monuments, des quartiers animés et un air de vieille Europe pour la capitale de l'Argentine.Carmen de Patagones : petite ville à la limite de la Patagonie possédant de beaux édifices et témoignages de l'époque espagnole.Cayasta : à quelques kilomètres au nord de Santa Fe, les ruines de la première implantation de Santa Fe (Santa Fe la Vieja).Cordoba : grande ville du centre et capitale de la province du même nom. Cordoba est reconnue pour son architecture coloniale et ses monuments historiques.Jesus Maria : ville à cinquante kilomètres au nord de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.La Cumbre : une localité des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.La Plata : capitale de la province de Buenos Aires, cette ville culturelle possède une belle architecture XIXe siècle et des musées reconnus.Mar del Plata : c'est LA station balnéaire d'Argentine. Au delà des plages, la ville compte aussi pas mal de musées et de belles demeures victoriennes.Mina Clavero : au coeur de la Vallée de de Traslasierra, la commune sert de base pour les activités nature qu'on peut pratiquer dans ses environs (treks, escalade, kayak, pêche).Necochea : d'immenses plages au sud de Mar del Plata avec des vagues pour le surf et une forêt à proximité pour les balades.Pinamar : station balnéaire à la belle architecture de la côte Atlantique, au nord de Mar del Plata.Rosario : la troisième plus grande agglomération d'Argentine est agréable et appréciée pour son animation, ses musées et son "front de rivière" en bordure du Parana.San Antonio de Areco : au nord-ouest de la capitale, cette petite ville gaucho est une des plus belles de la Pampa avec ses vieux bâtiments.San Isidro : en périphérie de Buenos Aires, face au Rio de la Plata, la ville possède une belle cathédrale et un centre historique.Santa Catalina : à une centaine de kilomètres au nord de Cordoba des établissements jésuitiques (XVIIe siècle) classés au patrimoine de l'UNESCO.Santa Fe : ville culturelle avec un centre historique.Santa Rosa : au centre du pays. La capitale de la province de la Pampa est avant tout un carrefour au niveau transports terrestres.Tigre : jolie banlieue plutôt chic de Buenos Aires d'où on peut prendre un bateau pour l'Uruguay ou pour découvrir le delta du Parana.Villa General Belgrano : une bourgade au sud de Cordoba fondée par des allemands dans un style architectural bavarois avec en prime une énorme fête de la bière en octobre.Villa Gesell : station balnéaire populaire de la côte nord de Mar del Plata. Patrimoine naturelDelta du Parana : il commence à l'embouchure du Rio de la Plata, au niveau de Buenos Aires. Depuis la ville de Tigre (au nord de la capitale) on peut effectuer de belles balades en bateau parmi ses îles.La Cumbre : petite ville des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.Laguna de Mar Chiquita : cette lagune proche de Mar del Plata en bordure d'Atlantique est entourée en partie de dunes. Elle offre de beaux paysages et est réputée pour la pêche et ses oiseaux.Los Gigantes : ces formations rocheuses des environs de Cordobas sont un haut lieu de l'escalade dans le pays.Mar Chiquita : c'est le plus grand lac (salé) d'Argentine. Il accueille dans de beaux paysages nombre d'espèces d'oiseaux ainsi que des caïmans.Parc national Lihué Calel : au coeur du pays, le site assez isolé et désertique abrite une faune variée (puma, guanaco, oiseaux…) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc national Sierra de las Quijadas : joli parc des contreforts andins dans lequel on peut randonner.Réserve de Punta Rasa : petite réserve naturelle de l'embouchure du Rio de la Plata reconnue pour l'observation des oiseaux.Sierra de La Ventana : un village au centre des monts du même nom parmi lesquels on peut randonner, pêcher ou faire de l'escalade.3- PATAGONIE ET TERRE DE FEU
3.1- PatagonieColonia Suiza : petit village fondé par des suisses au XIXe siècle et dont le style rappelle ce pays.Comodoro Rivadavia : grande ville portuaire au milieu de la côte Atlantique de Patagonie.Cueva de las Manos : ce sont des grottes riches en peintures rupestres classées à l'UNESCO. Elles sont situées dans le canyon du Rio Pinturas, au sud de la Patagonie.Dolavon : c'est la mieux "préservée" dans son style de toutes les bourgades de la région atlantique créées par des migrants gallois au XIXe siècle.El Bolson : localité agréable des Andes servant de base pour découvrir ses environs et pratiquer des activités nature.El Calafate : ville touristique de par sa situation sur les bord du lac Argentino et surtout sa proximité avec le parc de Los Glaciares.El Chalten : petit village du parc de Los Glacieres servant de base pour l'ascension du Fitz Roy et du Cerro Torre tout proche.Esquel : la ville, sur les contreforts andins, sert surtout de base ou d'étape pour la découverte des environs.Gaiman : une des "villes galloises" de la côte atlantique avec une activité touristique tournant autour de sa création par des gallois au XIXe siècle.Neuquen : grande agglomération du nord de la Patagonie utilisée généralement par les voyageurs comme ville-carrefour au niveau transports.Puerto Deseado : petite ville à l'embouchure du fleuve du même nom qui a gardé quelques témoignages de l'époque (au XIXe siècle) où elle accueillait nombre de cargos et paquebots.Puerto Madryn : au nord de la Patagonie sur la côte. C'est d'abord une base pour visiter la Péninsule de Valdés.Puerto Piramides : un village de la Péninsule de Valdès et souvent une étape dans la découverte de celle-ci.Rio Gallegos : la capitale de la province de Santa Cruz. C'est d'abord la porte d'entrée à la Terre de Feu ou aux parcs du sud des Andes.San Carlos de Bariloche : au pied des Andes, entourée de lacs et de montagnes, la ville est appréciée pour les activités sport-nature qu'offrent ses environs (ski, randonnées, escalade, raft…).San Martin de los Andes : cette petite ville de la superbe région des lacs est une destination touristique d'hiver (ski) et d'été (rando, VTT, raft…). C'est aussi la base pour découvrir le parc Lanin tout proche et le départ de la Route (panoramique) des Sept lacs.Trelew : une des villes galloises de la région. Elle sert surtout de base pour découvrir les environs (Péninsule de Valdés, Punta Tombo…).Villa La Angostura : bourgade touristique des Andes patagoniennes au coeur de superbes paysages de lacs et de montagnes où se pratiquent toutes sortes d'activités nature.Patrimoine naturelBosques Petrificados : zone désertique dans laquelle on peut voir de nombreux arbres fossilisés.Cerro Catedral : une des plus grosses stations de ski d'Amérique du Sud.La Trochita : connue aussi sous le nom de "Old Patagonian Express", c'est une ligne de train à vapeur touristique qui circule au départ d'Esquel essentiellement vers Nahuel Pa.Lago Aluminé : proche de la frontière chilienne, ce lac (naviguable) et ses environs abritent plusieurs communautés Mapuche et surtout pas mal d'endroits propices à la randonnée (et au ski).Lago Caviahue : à proximité de la frontière chilienne, ce lac et ses environs offrent de multiples possibilités de randonnées et de ski dans de beaux paysages volcaniques.Parc national Laguna Blanca : un désert volcanique sur les contreforts des Andes, près d'un lac. L'endroit abrite de nombreux oiseaux aquatiques. On peut y randonner.Parc national Lanin : dans la région des lacs, proche du Chili, le Lanin offre de superbes paysages de lacs et montagnes propices à la randonnée et autres activités nature.Parc national Los Alerces : un parc constitué de lacs, rivières et forêts de la région d'El Bolson. On peut y pêcher, randonner et y faire du bateau.Parc national Los Arrayanes : site forestier auquel on peut accéder par voie terrestre depuis Villa La Angostura aussi bien qu'en bateaun, via le lac Nahuel Huapi, depuis San Carlos de Bariloche. On peut y randonner.Parc national Los Glaciares : magnifique parc de lacs, de glaciers (dont le célèbre Perito Moreno) et de montagnes (Fitz Roy et Cerro Torre notamment qu'on peut gravir) classé à l'UNESCO. On peut y pratiquer la randonnée et bien d'autres activités nature.Parc national Monte Leon : sur la côte sud de Patagonie, l'endroit offre de très beaux paysages marins désolés, de même qu'une abondante faune (oiseaux, manchots, lions de mer…).Parc national Nahuel Huapi : parc très visité des Andes apprécié pour ses supers paysages parmi lesquels on peut randonner.Péninsule de Valdés : cette péninsule du nord de la Patagonie est un paradis pour les amoureux de la nature. On peut y observer de nombreux oiseaux mais aussi des colonies d'otaries, d'éléphants de mer et des baleines.Punta Tombo : cette péninsule au sud de Trelew abrite, de septembre à avril, une immense colonie de manchots de Magellan. Région des lacs : magnifique région (touristique) du centre des Andes. Dans d'extraordinaires paysages on peut y pratiquer le ski, la randonnée et diverses autres activités sport-nature.Route des Sept lacs : belle route panoramique d'une centaine de kilomètres au départ de San Martin de los Andes.3.2- Terre de FeuRio Grande : c'est la grande ville de la Terre de Feu, une centaine de kilomètres avant Ushuaia.Ushuaia : ville à la réputation surfaite considérée comme la plus australe du monde. C'est avant tout la base pour découvrir la région, voire au delà en bateau (Malouines, Antarctique).Patrimoine naturelCanal de Beagle : mince détroit entre la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau.Parc national Tierra del Fuego : une zone montagneuse proche d'Ushuaia avec de superbes paysages de côtes, lacs, forêts parmi lesquels on peut randonner et voir la faune et la flore locales.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Andes Parc naturel d'Ischigualasto; Parc national Talampaya; Quebrada de Humahuaca; Salinas Grandes; Vallées Calchaquies.
- Pampa et plaines du nord Chaco : Parc national Chaco. Mesopotamie : Chutes d'Iguazu; Esteros del Ibera; Missions jésuites; San Ignacio. Pampa : Buenos Aires; Cordoba; Delta du Parana; Mar del Plata; Parc national Lihué Calel.
- Patagonie et Terre de Feu Patagonie : Parc national Laguna Blanca; Parc national Lanin; Parc national Los Glaciares; Parc national Nahuel Huapi; Péninsule de Valdés; Punta Tombo; Région des lacs; Route des Sept lacs. Terre de Feu : Canal de Beagle; Parc national Tierra del Fuego.
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Au niveau touristique, on peut diviser l'Argentine en trois parties : - Les Andes avec ses régions nord et centre, - La Pampa et les plaines du nord (Chaco, Mesopotamie). - La Patagonie qui englobe aussi le sud de la cordillère des Andes et la Terre de Feu.
1- LES ANDES Cachi : jolie petite ville coloniale de la partie nord des Vallées Calchaquies.Cafayate : au sud des Vallées Calchaquies, cette bourgade est connue pour ses vignobles et comme base pour découvrir les environs.Catamarca : une ville à l'architecture coloniale, capitale de la province du même nom.Humahuaca : petite commune de style colonial au coeur de la Quebrada de Huamahuaca.Jujuy : ou plus exactement San Salvador de Jujuy. Capitale de la province de Jujuy, la ville possède quelques édifices de l'époque espagnole et du XIXe siècle.La Rioja : la ville, capitale de la province du même nom, est un mélange d'architecture faite de styles européens et "locaux".Las Lenas : une station de ski au sud de Mendoza.Los Penitentes : autre station de sports d'hiver proche de Mendoza et la frontière chilienne.Mendoza : aux pieds des Andes, Mendoza est réputée pour sa production de vin. Elle abrite plusieurs musées, églises et édifices remarquables. C'est aussi une bonne base pour découvrir les alentours.Purmamarca : petit village au coeur du Cerro de los Siete Colores ("montagne aux sept couleurs").Quilmes : ce site archéologique entre Tucuman et Cafayate protège les vestiges d'une ville-citadelle construite par les indiens Quilmes.Salta : c'est une des grandes villes du nord-ouest de l'Argentine. Elle est plutôt agréable avec son centre colonial.San Miguel de Tucuman : grande agglomération du nord-ouest avec plusieurs beaux édifices, dont notamment sa cathédrale, et des musées.Tafi del Valle : joli bourg des Vallées Calchaquies. Tafi est aussi connu pour ses menhirs précolombiens et ses possibilités de randonnées dans les environs.Tilcara : petite ville sympathique à l'entrée de la Quebrada de Huamahuaca pouvant servir de base à la découverte des environs. La ville abrite aussi la Pucara de Tilcara qui est la reconstitution d'une forteresse construite il y a 900 ans par les indiens Tilcaras.Patrimoine naturelAconcagua : c'est le sommet des Andes situé dans le parc du même nom, proche de la ville de Mendoza. On peut en faire l'ascension.Cerro de los Siete Colores : une curieuse petite montagne composée de sept couleurs aux abords du village de Purmamarca.La Payunia : réserve naturelle, à la limite de la Patagonie, constituée de plus de 800 cônes volcaniques.Laguna de los pozuelos : petit lac d'altitude proche de la Bolivie. Plusieurs colonies de flamants et de vigognes y ont élu domicile.Parc naturel d’Ischigualasto : appelé aussi "Vallée de la lune", ce parc classé à l'UNESCO abrite de magnifiques paysages semi-désertiques avec également nombre de fossiles de dinosauresParc national Baritu : un parc forestier à la frontière bolivienne qui accueille une faune assez variée (oiseaux, singes, pumas…). On peut y randonner.Parc national Calilegua : ce site du nord-ouest de l'Argentine a pour vocation de protéger la forêt humide limitrophe des Andes. On peut y randonner et observer les oiseaux.Parc national Talampaya : classé à l'UNESCO, ce parc de la Rioja offre de superbes paysages semi-désertiques de roches et de canyons et abrite quantité de pétroglyphes. On peut y randonnerQuebrada de Humahuaca : classée à l'UNESCO, ce canyon du nord-ouest est remarquable pour ses paysages, ses petits villages et ses divers vestiges historiques.Rio Mendoza : dans la province du même nom, la rivière est réputée pour le raft.Salinas Grandes : un vaste désert de sel situé à trois heures de Jujuy et perché à 3 350 m d'altitude. Tren a las nubes : ou Train des nuages. C'est une ligne de train touristique au départ de Salta qui fonctionne plus ou moins selon les époques sur un superbe trajet.Vallées Calchaquies : situées en gros entre Cafayate et Salta pour leur partie "touristique", ces vallées forment un des plus beaux sites d'Argentine au niveau des paysages.2- PAMPA ET PLAINES DU NORD
2.1- Chaco Formosa : grande ville du nord à la frontière avec le Paraguay.Resistencia : c'est la principale agglomération du Chaco argentin, sur les bords du fleuve ParanaPatrimoine naturelParc national Chaco : ce parc, dans la province éponyme, se caractérise par son paysage varié (savane, marais, lagunes) et sa faune (oiseaux, singes, pumas, anacondas…). On peut y randonner.Parc national Rio Pilcomayo : une zone de marais réputée avant tout pour l'observation des oiseaux. 2.2- Mesopotamie Colon : face à l'Uruguay, Colon est une destination touristique locale appréciée pour son vieux centre, ses thermes et les activités possibles sur le Rio Uruguay.Corrientes : capitale de la province du même nom sur les bords du fleuve Parana. La ville possède un centre ancien et des bâtiments de l'époque coloniale.Missions jésuites : au nord-est du pays, près du Paraguay et d'Iguazu, ces missions datent du XVIIe siècle et sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parana : capitale de l'état d'Entre Rios, Parana offre un mélange intéressant d'architecture et de nombreux parcs qui la rendent agréable.Posadas : grande ville, capitale de la provinces Misiones, faisant surtout office de porte d'entrée au Paraguay.Puerto Iguazu : c'est la ville proche des chutes et la base recommandée (en tous cas plus que son homologue brésilienne) pour découvrir celles-ci.San Ignacio : une petite bourgade limitrophe du Paraguay qui abrite une des plus belles missions jésuites de la région (San Ignacio Miní). D'autres missions se trouvent à quelques kilomètres : Santa Ana, Nuestra Senora de Loreto, Santa Maria Mayor.Patrimoine naturelChutes d'Iguazu : les célèbres chutes, mondialement connues, sont à cheval sur l'Argentine et le Brésil. Elle sont situées à l'intérieur du parc national du même nom.Esteros del Ibera : vastes marécages du nord-est argentin où vit une faune très riche (caïmans, anacondas, loups, oiseaux…).Parc national El Palmar : proche de Colon, ce parc est connu pour sa palmeraie et sa faune (mammifères, reptiles, oiseaux). Parc national Mburucuya : une zone en partie marécageuse du nord du pays qui abrite une faune riche (oiseaux, singes, caïmans…).Saltos del Mocona : des chutes de 15 m de haut sur 3 km de large à l'est de Posadas, à la frontière du Brésil.2.3- PampaAlta Gracia : ville à une trentaine de kilomètres au sud de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Bahia Blanca : grand port au sud de Mar del Plata avec une belle architecture de style "européen" du XIXe siècle.Buenos Aires : des musées, des monuments, des quartiers animés et un air de vieille Europe pour la capitale de l'Argentine.Carmen de Patagones : petite ville à la limite de la Patagonie possédant de beaux édifices et témoignages de l'époque espagnole.Cayasta : à quelques kilomètres au nord de Santa Fe, les ruines de la première implantation de Santa Fe (Santa Fe la Vieja).Cordoba : grande ville du centre et capitale de la province du même nom. Cordoba est reconnue pour son architecture coloniale et ses monuments historiques.Jesus Maria : ville à cinquante kilomètres au nord de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.La Cumbre : une localité des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.La Plata : capitale de la province de Buenos Aires, cette ville culturelle possède une belle architecture XIXe siècle et des musées reconnus.Mar del Plata : c'est LA station balnéaire d'Argentine. Au delà des plages, la ville compte aussi pas mal de musées et de belles demeures victoriennes.Mina Clavero : au coeur de la Vallée de de Traslasierra, la commune sert de base pour les activités nature qu'on peut pratiquer dans ses environs (treks, escalade, kayak, pêche).Necochea : d'immenses plages au sud de Mar del Plata avec des vagues pour le surf et une forêt à proximité pour les balades.Pinamar : station balnéaire à la belle architecture de la côte Atlantique, au nord de Mar del Plata.Rosario : la troisième plus grande agglomération d'Argentine est agréable et appréciée pour son animation, ses musées et son "front de rivière" en bordure du Parana.San Antonio de Areco : au nord-ouest de la capitale, cette petite ville gaucho est une des plus belles de la Pampa avec ses vieux bâtiments.San Isidro : en périphérie de Buenos Aires, face au Rio de la Plata, la ville possède une belle cathédrale et un centre historique.Santa Catalina : à une centaine de kilomètres au nord de Cordoba des établissements jésuitiques (XVIIe siècle) classés au patrimoine de l'UNESCO.Santa Fe : ville culturelle avec un centre historique.Santa Rosa : au centre du pays. La capitale de la province de la Pampa est avant tout un carrefour au niveau transports terrestres.Tigre : jolie banlieue plutôt chic de Buenos Aires d'où on peut prendre un bateau pour l'Uruguay ou pour découvrir le delta du Parana.Villa General Belgrano : une bourgade au sud de Cordoba fondée par des allemands dans un style architectural bavarois avec en prime une énorme fête de la bière en octobre.Villa Gesell : station balnéaire populaire de la côte nord de Mar del Plata. Patrimoine naturelDelta du Parana : il commence à l'embouchure du Rio de la Plata, au niveau de Buenos Aires. Depuis la ville de Tigre (au nord de la capitale) on peut effectuer de belles balades en bateau parmi ses îles.La Cumbre : petite ville des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.Laguna de Mar Chiquita : cette lagune proche de Mar del Plata en bordure d'Atlantique est entourée en partie de dunes. Elle offre de beaux paysages et est réputée pour la pêche et ses oiseaux.Los Gigantes : ces formations rocheuses des environs de Cordobas sont un haut lieu de l'escalade dans le pays.Mar Chiquita : c'est le plus grand lac (salé) d'Argentine. Il accueille dans de beaux paysages nombre d'espèces d'oiseaux ainsi que des caïmans.Parc national Lihué Calel : au coeur du pays, le site assez isolé et désertique abrite une faune variée (puma, guanaco, oiseaux…) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc national Sierra de las Quijadas : joli parc des contreforts andins dans lequel on peut randonner.Réserve de Punta Rasa : petite réserve naturelle de l'embouchure du Rio de la Plata reconnue pour l'observation des oiseaux.Sierra de La Ventana : un village au centre des monts du même nom parmi lesquels on peut randonner, pêcher ou faire de l'escalade.3- PATAGONIE ET TERRE DE FEU
3.1- PatagonieColonia Suiza : petit village fondé par des suisses au XIXe siècle et dont le style rappelle ce pays.Comodoro Rivadavia : grande ville portuaire au milieu de la côte Atlantique de Patagonie.Cueva de las Manos : ce sont des grottes riches en peintures rupestres classées à l'UNESCO. Elles sont situées dans le canyon du Rio Pinturas, au sud de la Patagonie.Dolavon : c'est la mieux "préservée" dans son style de toutes les bourgades de la région atlantique créées par des migrants gallois au XIXe siècle.El Bolson : localité agréable des Andes servant de base pour découvrir ses environs et pratiquer des activités nature.El Calafate : ville touristique de par sa situation sur les bord du lac Argentino et surtout sa proximité avec le parc de Los Glaciares.El Chalten : petit village du parc de Los Glacieres servant de base pour l'ascension du Fitz Roy et du Cerro Torre tout proche.Esquel : la ville, sur les contreforts andins, sert surtout de base ou d'étape pour la découverte des environs.Gaiman : une des "villes galloises" de la côte atlantique avec une activité touristique tournant autour de sa création par des gallois au XIXe siècle.Neuquen : grande agglomération du nord de la Patagonie utilisée généralement par les voyageurs comme ville-carrefour au niveau transports.Puerto Deseado : petite ville à l'embouchure du fleuve du même nom qui a gardé quelques témoignages de l'époque (au XIXe siècle) où elle accueillait nombre de cargos et paquebots.Puerto Madryn : au nord de la Patagonie sur la côte. C'est d'abord une base pour visiter la Péninsule de Valdés.Puerto Piramides : un village de la Péninsule de Valdès et souvent une étape dans la découverte de celle-ci.Rio Gallegos : la capitale de la province de Santa Cruz. C'est d'abord la porte d'entrée à la Terre de Feu ou aux parcs du sud des Andes.San Carlos de Bariloche : au pied des Andes, entourée de lacs et de montagnes, la ville est appréciée pour les activités sport-nature qu'offrent ses environs (ski, randonnées, escalade, raft…).San Martin de los Andes : cette petite ville de la superbe région des lacs est une destination touristique d'hiver (ski) et d'été (rando, VTT, raft…). C'est aussi la base pour découvrir le parc Lanin tout proche et le départ de la Route (panoramique) des Sept lacs.Trelew : une des villes galloises de la région. Elle sert surtout de base pour découvrir les environs (Péninsule de Valdés, Punta Tombo…).Villa La Angostura : bourgade touristique des Andes patagoniennes au coeur de superbes paysages de lacs et de montagnes où se pratiquent toutes sortes d'activités nature.Patrimoine naturelBosques Petrificados : zone désertique dans laquelle on peut voir de nombreux arbres fossilisés.Cerro Catedral : une des plus grosses stations de ski d'Amérique du Sud.La Trochita : connue aussi sous le nom de "Old Patagonian Express", c'est une ligne de train à vapeur touristique qui circule au départ d'Esquel essentiellement vers Nahuel Pa.Lago Aluminé : proche de la frontière chilienne, ce lac (naviguable) et ses environs abritent plusieurs communautés Mapuche et surtout pas mal d'endroits propices à la randonnée (et au ski).Lago Caviahue : à proximité de la frontière chilienne, ce lac et ses environs offrent de multiples possibilités de randonnées et de ski dans de beaux paysages volcaniques.Parc national Laguna Blanca : un désert volcanique sur les contreforts des Andes, près d'un lac. L'endroit abrite de nombreux oiseaux aquatiques. On peut y randonner.Parc national Lanin : dans la région des lacs, proche du Chili, le Lanin offre de superbes paysages de lacs et montagnes propices à la randonnée et autres activités nature.Parc national Los Alerces : un parc constitué de lacs, rivières et forêts de la région d'El Bolson. On peut y pêcher, randonner et y faire du bateau.Parc national Los Arrayanes : site forestier auquel on peut accéder par voie terrestre depuis Villa La Angostura aussi bien qu'en bateaun, via le lac Nahuel Huapi, depuis San Carlos de Bariloche. On peut y randonner.Parc national Los Glaciares : magnifique parc de lacs, de glaciers (dont le célèbre Perito Moreno) et de montagnes (Fitz Roy et Cerro Torre notamment qu'on peut gravir) classé à l'UNESCO. On peut y pratiquer la randonnée et bien d'autres activités nature.Parc national Monte Leon : sur la côte sud de Patagonie, l'endroit offre de très beaux paysages marins désolés, de même qu'une abondante faune (oiseaux, manchots, lions de mer…).Parc national Nahuel Huapi : parc très visité des Andes apprécié pour ses supers paysages parmi lesquels on peut randonner.Péninsule de Valdés : cette péninsule du nord de la Patagonie est un paradis pour les amoureux de la nature. On peut y observer de nombreux oiseaux mais aussi des colonies d'otaries, d'éléphants de mer et des baleines.Punta Tombo : cette péninsule au sud de Trelew abrite, de septembre à avril, une immense colonie de manchots de Magellan. Région des lacs : magnifique région (touristique) du centre des Andes. Dans d'extraordinaires paysages on peut y pratiquer le ski, la randonnée et diverses autres activités sport-nature.Route des Sept lacs : belle route panoramique d'une centaine de kilomètres au départ de San Martin de los Andes.3.2- Terre de FeuRio Grande : c'est la grande ville de la Terre de Feu, une centaine de kilomètres avant Ushuaia.Ushuaia : ville à la réputation surfaite considérée comme la plus australe du monde. C'est avant tout la base pour découvrir la région, voire au delà en bateau (Malouines, Antarctique).Patrimoine naturelCanal de Beagle : mince détroit entre la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau.Parc national Tierra del Fuego : une zone montagneuse proche d'Ushuaia avec de superbes paysages de côtes, lacs, forêts parmi lesquels on peut randonner et voir la faune et la flore locales.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Andes Parc naturel d'Ischigualasto; Parc national Talampaya; Quebrada de Humahuaca; Salinas Grandes; Vallées Calchaquies.
- Pampa et plaines du nord Chaco : Parc national Chaco. Mesopotamie : Chutes d'Iguazu; Esteros del Ibera; Missions jésuites; San Ignacio. Pampa : Buenos Aires; Cordoba; Delta du Parana; Mar del Plata; Parc national Lihué Calel.
- Patagonie et Terre de Feu Patagonie : Parc national Laguna Blanca; Parc national Lanin; Parc national Los Glaciares; Parc national Nahuel Huapi; Péninsule de Valdés; Punta Tombo; Région des lacs; Route des Sept lacs. Terre de Feu : Canal de Beagle; Parc national Tierra del Fuego.
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Excursion au Kawah Ijen depuis Ubud à Bali en scooter – Juillet 2013 English translation pending
😏Comme le titre l’indique, voici un petit compte rendu de notre expédition au Kawah Ijen depuis Ubud.
Séjournant à Ubud chez des amis balinais, depuis une petite quinzaine de jours, ma copine et moi avons eu envie de changer d’air. Quoi de mieux que l’ascension de ce volcan dont des connaissances nous avaient dit le plus grand bien.
Seulement voilà, après avoir fait un tour des différentes petites agences d’excursions touristiques d’Hanoman Road et après avoir « tawar » de longs moments, nous nous sommes rendu compte qu’en pleine saison touristique, impossible de s’en tirer pour moins de 300 € pour deux 😕.
Hors, nous avons trouvé ce prix un peu disproportionné comparativement au service proposé pour cette excursion, à savoir: Trajet aller – retour Ubud - Banyuwangi, nuit à hôtel, repas, ascension du volcan au petit matin et retour dans la même journée.
Nous avons donc décidé d’entreprendre cette expédition par nous même. Après avoir demandé à notre ami de nous y accompagné et après qu’il ait refusé maintes fois, nous le persuadons et il accepte😄. Nous partons donc à bord de nos scooters 125cc aux alentours de 7 heures du matin en direction de Gilimanuk. Ketut, notre ami, me persuade de prendre la route de la montagne en me disant que le trajet est le plus court par là… et de passer par Bedugul puis Singaraja pour qu’on aille dire bonjour à ses frères et ensuite se rendre à Gilimanuk. (Je me rendrais compte plus tard qu’en fait c’est le seul trajet qu’il connaisse et il faut savoir que les balinais aiment aller là où ils ont déjà été…) Arrivés à Singaraja vers 10 heures en prenant notre temps, nous passons voir sa mère et ses frères qui nous disent que les ferries pour Gilimanuk sont pleins à cause de la fête de fin de ramadan😐. Ca commence bien…Connaissant, la propension qu’ont les balinais à tout dramatiser et après avoir persuadé Ketut, nous nous remettons donc en route direction Gilimanuk. Une fois sur la route, après avoir passé Lovina, le vent s’est mis à soufflé super fort (quand je dis super-fort au point de devoir s’accrocher au volant pour rester sur le scooter🤪), ce qui n’est pas étonnant vu la proximité de la route avec l’océan. Après une heure trente de route en bonne état et 15 km sur la route traversant le parc national Bali Barat, nous arrivons enfin à l’embarcadère des ferries. C’est bien sûr à ce moment là que, comme nous le pressentions, Ketut nous annonce qu’il ne se sent pas bien et qu’il n’est pas prêt à prendre le bateau… (Ce n’est pas encore cette fois-ci qu’on arrivera à le faire changer d’île…) Ce n’est pas grave, on lui dit que ça ne fait rien et qu’on se sent prêt à poursuivre l’expédition à deux… Après 5 minutes d’attente et non deux jours comme l’avait dit la famille à Singaraja, nous montons sur le ferry avec le scooter et cela nous coute aux alentours des 60 000RP pour deux. …
Après une petite heure de traversée, nous sortons du ferry et prenons la route en direction de Banyuwangi. Etant assez tôt dans l’après-midi, nous suivons les panneaux indiquant la direction du Kawah Ijen afin de trouver un hôtel au plus prêt du volcan et ainsi diminuer le temps de trajet du lendemain matin. Nous nous rendons compte en montant vers le volcan qu’il n’y a aucune plaque indiquant des hôtels à proximité mais décidons tout de même d’atteindre l’entrée du parc. Après une heure de route dont les trois quart de côte, nous finissons par l’atteindre et on nous dit qu’il y a un hôtel à 3 minutes de trajet à l’intérieure du parc. Nous nous acquittons donc de l’entrée 3000 Rp pour deux, continuons la route et arrivons à l’hôtel. Pas de chance pour nous l’hôtel est full de chez full et il ne reste plus la moindre petite chambre… Nous décidons donc de redescendre, le gardien du parc nous laisse un papier comme quoi nous avons déjà réglé l’entrée du parc pour le lendemain et les locaux nous disent qu’il existe un autre hôtel pas trop loin mais qu’il est extrêmement cher🤪… Nous décidons d’aller quand même y faire un tour mais la route complètement défoncée nous fait changer d’avis et nous nous retapons les 3 quarts d’heure de descente jusque Banyuwangi pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un assez rapidement avec eau chaude dans les chambres pour 14 dollars par nuit (prix affiché non négociable) et décidons de nous y installer. Après un petit décrassage, nous partons manger. En route, nous nous arrêtons au centre commercial de Banyuwangi où nous achetons deux vestes en vue de l’ascension du lendemain.
Trois heures du matin le lendemain, le réceptionniste qui avait très gentiment accepté, la veille, de venir nous réveillé, frappe à la porte… Une demi-heure après, nous étions prêts et nous partions avec notre petit déjeuner (encore une fois, le sous le bras en direction du volcan. Après les 3 quarts d’heure de route désormais habituels, nous arrivons à l’entrée du parc où le gardien qui n’était bien sur plus le même nous demande la somme de 20000 Rp par personne. Après l’avoir envoyé baladé en bahasa indonesia et après avoir un peu « forcé le passage »😇, nous continuons notre chemin persuadés que le début du trek n’est plus très loin. C’est là que nous avons commis notre principale erreur🙁, en effet, bien que la route soit bonne (contrairement à ce que j’avais pu lire sur ce forum), elle grimpe fortement et le trajet est long. Tellement long qu’après 40 minutes de route on se demande si on va y arriver, en effet la jauge d’essence est plus que dans le rouge et nous n’avons croisé personne, ni vu aucune lumière nulle part… 5 minutes plus tard, pour ne rien arrangé nos rétroviseurs gèlent littéralement… En effet, même si nous ne roulons qu’à 30 km/H il fait froid à 1700 mètres d’altitude… Alors que nous n’y croyons plus, nous apercevons, enfin, une lumière….😎
Après s’être réchauffé les mains et les pieds, nous allons mettre notre scooter au parking comme la plupart des porteurs de souffre pour 5000 Rp. Nous décidons ensuite de prendre un guide que nous négocions 200 000 Rp et hop c’est parti pour la montée… Après une heure trente de marche où nous croisons pas mal d’autres touristes dont des chinois en tongs (qui n’arriveront jamais au dessus) et une pente plutôt raide au début, nous arrivons au sommet du volcan… Le soleil étant en train de se lever, la lumière est super belle et nous voyons le sommet des autres volcans sortir de la brume du petit matin.
Après une petite pause de 15 minutes, nous entreprenons la descente dans le cratère et croisons pas mal d’autres personnes faisant le trajet inverse… En effet, la nuit, des flammes sont visibles à l’intérieur du cratère, ce que nous ne verrons pas et ce qui au final n’est pas plus mal car selon un autre touriste croisé pendant la descente « Il y avait autant de monde qu’à Disneyland ».
Arrivés en bas, nous sommes seuls avec les porteurs de souffre et ils me laissent essayer de décrocher des plaques de souffre avec eux… Avec le guide nous nous aventurons près du lac et pas de chance pour nous, nous faisons étouffer par un énorme nuage de souffre… Impossible de respirer pendant quelques secondes, en effet contrairement au groupe de vulcanologues suisses rencontré plus tard, nous ne disposons pas de masques à oxygène n’ayant emporté que de simples masques de chirurgiens (autant le dire tout de suite ces masques de chirurgiens ne servent à rien mais je pense qu’investir dans des masques à oxygène pour la descente est un peu « too much », il suffit juste de se tenir éloigné de la fumée… Suite à ce petit épisode, le guide et moi avons d’ailleurs été un peu malade😕… Rien de grave cependant nous nous baladons encore un peu dans le cratère histoire de prendre quelques centaines de photos et que notre guide nous confectionne un petit souvenir en coulant du souffrir liquide dans une forme et en le refroidissant dans de l’eau. Nous nous essayons aussi à la portée de paniers de souffre plein sur l’épaule (poids 80 kg). C’est là qu’on s’est réellement rendu compte de la difficulté de ce boulot…
Après une heure, on décide de remonté, en chemin nous distribuons des barres chocolatées, des clopes et tout ce qu’ il restait dans nos sacs aux porteurs que nous croisons et ça à plutôt l’air de leurs faire plaisir… 45 minutes plus tard nous sommes au dessus du cratère où il y a de plus en plus de monde. Après avoir parlé avec plusieurs personnes, nous nous rendons compte que peu de gens envisagent de descendre dans le cratère car leurs guides leurs déconseillent… Mis à part un peu de fumée, je peux affirmer qu’il n’y a rien de dangereux à descendre dans ce cratère si on fait attention où on marche pendant la descente.
Après être redescendu au parking, nous quittons notre guide et nous lui donnons 300 000 Rp (100 000 Rp de plus que prévu parce qu’on a simplement trouvé que sa prestation méritait bien cela.)
Nous reprenons le scooter sans allumer le moteur pour économiser l’essence jusqu’à ce qu’on trouve un petit vendeur sur le bord de la route à l’entrée du parc et remplissions le réservoir juste assez pour arriver à la prochaine pompe Pertamina. Une heure de route après, nous arrivons à l’embarcadère des ferries pour Gilimanuk où nous attendons un peu plus longtemps que pour le trajet aller, environ 15 minutes. Nous nous acquittons des 60 000 Rp de traversée et nous embarquons… C’est à l’arriver que les choses se compliquèrent, en effet, petit contrôle de police… Tous les indonésiens montrent leurs permis de conduire et moi, ayant oublié mon permis international en Belgique, je montre mon passeport… Bien sûr, ça n’a pas marché et on me demande de me mettre sur le côté… Après avoir fait semblant de ne pas comprendre ce qu’on me demande et après avoir sonné à Ketut pour lui demandé où étaient rangés les papiers du scooter, j’avoue enfin que je n’ai pas mon permis international… Le policier a l’air soulagé d’avoir trouvé quelque chose qui n’était pas en ordre et moi je suis content de pouvoir commencer à négocier… Je lui demande combien il veut pour me laisser continuer ma route tranquillement et il m’annonce le montant de 150 000 Rp ce que je ne trouve pas spécialement abusif pour un défaut de permis, il aurait pu me demander plus… (J’apprendrai après que Ketut lui avait demandé au téléphone d’être conciliant avec nous)… Je lui demande quand même une petite note sur un papier pour montrer que j’ai déjà payé un bakchich au cas où je me ferais arrêter à un autre contrôle (même si je suis sûr que ça n’aurait rien changé c’était plus histoire de l’ennuyer un petit peu)… Je lui donne 140 000 Rp devant tous ses collègues (pour être sûr qu’il soit bien obligé de partager) en prétextant que je n’ai pas plus, il me dit que c’est bon comme ça et nous laisse continuer notre route en nous disant d’aller faire régulariser notre permis à Denpasar…
Après cela, nous décidons de prendre la route de la côte plutôt que la route des montagnes pour rejoindre Ubud (nous croisons un grand nombre de policiers sur le bord de la route mais, heureusement, aucun barrage), nous passons donc par Negara, nous continuons jusque Tabanan et un peu après nous tournons à gauche vers Mengwi pour enfin rejoindre Ubud… Comme je l’avais prédit, ce trajet retour durera une heure trente de moins que le trajet aller😉…
Cette excursion nous aura finalement couté :
200 000Rp pour l’essence
120 000Rp pour le ferry
140 000Rp pour l’hôtel
300 000Rp pour le guide
140 000Rp pour la police
5000 Rp pour le parking
3000 Rp pour l’entrée du parc
200 000 Rp pour les repas en comptant large et en mangeant bien
Un total de 1 108 000 Rp c'est-à-dire 85€ pour deux, bien moins cher que si nous étions parti en trip organisé…
J'espère que ces indications pourront servir à d'autres que nous qui hésite à prendre la route eux-mêmes pour aller au Kawah Ijen depuis Bali 🙂...
Séjournant à Ubud chez des amis balinais, depuis une petite quinzaine de jours, ma copine et moi avons eu envie de changer d’air. Quoi de mieux que l’ascension de ce volcan dont des connaissances nous avaient dit le plus grand bien.
Seulement voilà, après avoir fait un tour des différentes petites agences d’excursions touristiques d’Hanoman Road et après avoir « tawar » de longs moments, nous nous sommes rendu compte qu’en pleine saison touristique, impossible de s’en tirer pour moins de 300 € pour deux 😕.
Hors, nous avons trouvé ce prix un peu disproportionné comparativement au service proposé pour cette excursion, à savoir: Trajet aller – retour Ubud - Banyuwangi, nuit à hôtel, repas, ascension du volcan au petit matin et retour dans la même journée.
Nous avons donc décidé d’entreprendre cette expédition par nous même. Après avoir demandé à notre ami de nous y accompagné et après qu’il ait refusé maintes fois, nous le persuadons et il accepte😄. Nous partons donc à bord de nos scooters 125cc aux alentours de 7 heures du matin en direction de Gilimanuk. Ketut, notre ami, me persuade de prendre la route de la montagne en me disant que le trajet est le plus court par là… et de passer par Bedugul puis Singaraja pour qu’on aille dire bonjour à ses frères et ensuite se rendre à Gilimanuk. (Je me rendrais compte plus tard qu’en fait c’est le seul trajet qu’il connaisse et il faut savoir que les balinais aiment aller là où ils ont déjà été…) Arrivés à Singaraja vers 10 heures en prenant notre temps, nous passons voir sa mère et ses frères qui nous disent que les ferries pour Gilimanuk sont pleins à cause de la fête de fin de ramadan😐. Ca commence bien…Connaissant, la propension qu’ont les balinais à tout dramatiser et après avoir persuadé Ketut, nous nous remettons donc en route direction Gilimanuk. Une fois sur la route, après avoir passé Lovina, le vent s’est mis à soufflé super fort (quand je dis super-fort au point de devoir s’accrocher au volant pour rester sur le scooter🤪), ce qui n’est pas étonnant vu la proximité de la route avec l’océan. Après une heure trente de route en bonne état et 15 km sur la route traversant le parc national Bali Barat, nous arrivons enfin à l’embarcadère des ferries. C’est bien sûr à ce moment là que, comme nous le pressentions, Ketut nous annonce qu’il ne se sent pas bien et qu’il n’est pas prêt à prendre le bateau… (Ce n’est pas encore cette fois-ci qu’on arrivera à le faire changer d’île…) Ce n’est pas grave, on lui dit que ça ne fait rien et qu’on se sent prêt à poursuivre l’expédition à deux… Après 5 minutes d’attente et non deux jours comme l’avait dit la famille à Singaraja, nous montons sur le ferry avec le scooter et cela nous coute aux alentours des 60 000RP pour deux. …
Après une petite heure de traversée, nous sortons du ferry et prenons la route en direction de Banyuwangi. Etant assez tôt dans l’après-midi, nous suivons les panneaux indiquant la direction du Kawah Ijen afin de trouver un hôtel au plus prêt du volcan et ainsi diminuer le temps de trajet du lendemain matin. Nous nous rendons compte en montant vers le volcan qu’il n’y a aucune plaque indiquant des hôtels à proximité mais décidons tout de même d’atteindre l’entrée du parc. Après une heure de route dont les trois quart de côte, nous finissons par l’atteindre et on nous dit qu’il y a un hôtel à 3 minutes de trajet à l’intérieure du parc. Nous nous acquittons donc de l’entrée 3000 Rp pour deux, continuons la route et arrivons à l’hôtel. Pas de chance pour nous l’hôtel est full de chez full et il ne reste plus la moindre petite chambre… Nous décidons donc de redescendre, le gardien du parc nous laisse un papier comme quoi nous avons déjà réglé l’entrée du parc pour le lendemain et les locaux nous disent qu’il existe un autre hôtel pas trop loin mais qu’il est extrêmement cher🤪… Nous décidons d’aller quand même y faire un tour mais la route complètement défoncée nous fait changer d’avis et nous nous retapons les 3 quarts d’heure de descente jusque Banyuwangi pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un assez rapidement avec eau chaude dans les chambres pour 14 dollars par nuit (prix affiché non négociable) et décidons de nous y installer. Après un petit décrassage, nous partons manger. En route, nous nous arrêtons au centre commercial de Banyuwangi où nous achetons deux vestes en vue de l’ascension du lendemain.
Trois heures du matin le lendemain, le réceptionniste qui avait très gentiment accepté, la veille, de venir nous réveillé, frappe à la porte… Une demi-heure après, nous étions prêts et nous partions avec notre petit déjeuner (encore une fois, le sous le bras en direction du volcan. Après les 3 quarts d’heure de route désormais habituels, nous arrivons à l’entrée du parc où le gardien qui n’était bien sur plus le même nous demande la somme de 20000 Rp par personne. Après l’avoir envoyé baladé en bahasa indonesia et après avoir un peu « forcé le passage »😇, nous continuons notre chemin persuadés que le début du trek n’est plus très loin. C’est là que nous avons commis notre principale erreur🙁, en effet, bien que la route soit bonne (contrairement à ce que j’avais pu lire sur ce forum), elle grimpe fortement et le trajet est long. Tellement long qu’après 40 minutes de route on se demande si on va y arriver, en effet la jauge d’essence est plus que dans le rouge et nous n’avons croisé personne, ni vu aucune lumière nulle part… 5 minutes plus tard, pour ne rien arrangé nos rétroviseurs gèlent littéralement… En effet, même si nous ne roulons qu’à 30 km/H il fait froid à 1700 mètres d’altitude… Alors que nous n’y croyons plus, nous apercevons, enfin, une lumière….😎
Après s’être réchauffé les mains et les pieds, nous allons mettre notre scooter au parking comme la plupart des porteurs de souffre pour 5000 Rp. Nous décidons ensuite de prendre un guide que nous négocions 200 000 Rp et hop c’est parti pour la montée… Après une heure trente de marche où nous croisons pas mal d’autres touristes dont des chinois en tongs (qui n’arriveront jamais au dessus) et une pente plutôt raide au début, nous arrivons au sommet du volcan… Le soleil étant en train de se lever, la lumière est super belle et nous voyons le sommet des autres volcans sortir de la brume du petit matin.
Après une petite pause de 15 minutes, nous entreprenons la descente dans le cratère et croisons pas mal d’autres personnes faisant le trajet inverse… En effet, la nuit, des flammes sont visibles à l’intérieur du cratère, ce que nous ne verrons pas et ce qui au final n’est pas plus mal car selon un autre touriste croisé pendant la descente « Il y avait autant de monde qu’à Disneyland ».
Arrivés en bas, nous sommes seuls avec les porteurs de souffre et ils me laissent essayer de décrocher des plaques de souffre avec eux… Avec le guide nous nous aventurons près du lac et pas de chance pour nous, nous faisons étouffer par un énorme nuage de souffre… Impossible de respirer pendant quelques secondes, en effet contrairement au groupe de vulcanologues suisses rencontré plus tard, nous ne disposons pas de masques à oxygène n’ayant emporté que de simples masques de chirurgiens (autant le dire tout de suite ces masques de chirurgiens ne servent à rien mais je pense qu’investir dans des masques à oxygène pour la descente est un peu « too much », il suffit juste de se tenir éloigné de la fumée… Suite à ce petit épisode, le guide et moi avons d’ailleurs été un peu malade😕… Rien de grave cependant nous nous baladons encore un peu dans le cratère histoire de prendre quelques centaines de photos et que notre guide nous confectionne un petit souvenir en coulant du souffrir liquide dans une forme et en le refroidissant dans de l’eau. Nous nous essayons aussi à la portée de paniers de souffre plein sur l’épaule (poids 80 kg). C’est là qu’on s’est réellement rendu compte de la difficulté de ce boulot…
Après une heure, on décide de remonté, en chemin nous distribuons des barres chocolatées, des clopes et tout ce qu’ il restait dans nos sacs aux porteurs que nous croisons et ça à plutôt l’air de leurs faire plaisir… 45 minutes plus tard nous sommes au dessus du cratère où il y a de plus en plus de monde. Après avoir parlé avec plusieurs personnes, nous nous rendons compte que peu de gens envisagent de descendre dans le cratère car leurs guides leurs déconseillent… Mis à part un peu de fumée, je peux affirmer qu’il n’y a rien de dangereux à descendre dans ce cratère si on fait attention où on marche pendant la descente.
Après être redescendu au parking, nous quittons notre guide et nous lui donnons 300 000 Rp (100 000 Rp de plus que prévu parce qu’on a simplement trouvé que sa prestation méritait bien cela.)
Nous reprenons le scooter sans allumer le moteur pour économiser l’essence jusqu’à ce qu’on trouve un petit vendeur sur le bord de la route à l’entrée du parc et remplissions le réservoir juste assez pour arriver à la prochaine pompe Pertamina. Une heure de route après, nous arrivons à l’embarcadère des ferries pour Gilimanuk où nous attendons un peu plus longtemps que pour le trajet aller, environ 15 minutes. Nous nous acquittons des 60 000 Rp de traversée et nous embarquons… C’est à l’arriver que les choses se compliquèrent, en effet, petit contrôle de police… Tous les indonésiens montrent leurs permis de conduire et moi, ayant oublié mon permis international en Belgique, je montre mon passeport… Bien sûr, ça n’a pas marché et on me demande de me mettre sur le côté… Après avoir fait semblant de ne pas comprendre ce qu’on me demande et après avoir sonné à Ketut pour lui demandé où étaient rangés les papiers du scooter, j’avoue enfin que je n’ai pas mon permis international… Le policier a l’air soulagé d’avoir trouvé quelque chose qui n’était pas en ordre et moi je suis content de pouvoir commencer à négocier… Je lui demande combien il veut pour me laisser continuer ma route tranquillement et il m’annonce le montant de 150 000 Rp ce que je ne trouve pas spécialement abusif pour un défaut de permis, il aurait pu me demander plus… (J’apprendrai après que Ketut lui avait demandé au téléphone d’être conciliant avec nous)… Je lui demande quand même une petite note sur un papier pour montrer que j’ai déjà payé un bakchich au cas où je me ferais arrêter à un autre contrôle (même si je suis sûr que ça n’aurait rien changé c’était plus histoire de l’ennuyer un petit peu)… Je lui donne 140 000 Rp devant tous ses collègues (pour être sûr qu’il soit bien obligé de partager) en prétextant que je n’ai pas plus, il me dit que c’est bon comme ça et nous laisse continuer notre route en nous disant d’aller faire régulariser notre permis à Denpasar…
Après cela, nous décidons de prendre la route de la côte plutôt que la route des montagnes pour rejoindre Ubud (nous croisons un grand nombre de policiers sur le bord de la route mais, heureusement, aucun barrage), nous passons donc par Negara, nous continuons jusque Tabanan et un peu après nous tournons à gauche vers Mengwi pour enfin rejoindre Ubud… Comme je l’avais prédit, ce trajet retour durera une heure trente de moins que le trajet aller😉…
Cette excursion nous aura finalement couté :
200 000Rp pour l’essence
120 000Rp pour le ferry
140 000Rp pour l’hôtel
300 000Rp pour le guide
140 000Rp pour la police
5000 Rp pour le parking
3000 Rp pour l’entrée du parc
200 000 Rp pour les repas en comptant large et en mangeant bien
Un total de 1 108 000 Rp c'est-à-dire 85€ pour deux, bien moins cher que si nous étions parti en trip organisé…
J'espère que ces indications pourront servir à d'autres que nous qui hésite à prendre la route eux-mêmes pour aller au Kawah Ijen depuis Bali 🙂...
Islande: trek de Landmannalaugar à Thorsmork, juin 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Afrique du Sud 2012 - Safari English translation pending
Lorsque de retour du Canada j'ai commencé à réfléchir à notre destination estivale pour 2012, ma réflexion m'a tout d'abord porté vers les massifs andins d'Amérique du Sud. Après quelques recherches et consultation de la météo prévisionnelle, j'ai abandonné cette option. De plus, notre magnifique voyage en Namibie ressortait régulièrement lors de nos discussions. La Namibie... l'Afrique australe... Tiens, l'Afrique du Sud s'impose dans mon esprit. De beaux paysages, de nombreux animaux, des réserves, l'océan Indien... il semble que tout cela remplisse les conditions d'une belle aventure et d'un beau voyage.
Comme à notre habitude, je m'occupe de la préparation du voyage, Isa me faisant une confiance absolue sur ce point. 🙂
Je fait travailler pour partie Bel Africa qui s'occupe soigneusement de nos réservations dans les parc nationaux et sur quelques adresses. Merci à Gene.
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp

Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre

De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.
24. Impalas

25. Phacochère

Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.
27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush

Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.
Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp
Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 km
Nous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs
49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.
53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...

64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km
La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes

Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.
Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.
90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.
Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.
Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.
136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.
168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp


Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre 
De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.24. Impalas

25. Phacochère
Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.

27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush 
Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp

Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 kmNous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...
64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes


Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Une journée en dehors de Tallinn English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 2/3 jours à Tallinn et j'envisage de faire quelque chose en dehors de la ville le 2ème jour. Aussi j'ai le choix entre:
* Aller à Narva * Visiter Tartu * Faire un tour dans une réserve naturelle. Pour cette dernière option, j'aimerais soit aller dans une réserve près de la ville soit aller plus loin en bord de mer ou à la campagne. Eventuellement faire un circuit d'une journée avec un organisme.
Merci d'avance.
Je vais passer 2/3 jours à Tallinn et j'envisage de faire quelque chose en dehors de la ville le 2ème jour. Aussi j'ai le choix entre:
* Aller à Narva * Visiter Tartu * Faire un tour dans une réserve naturelle. Pour cette dernière option, j'aimerais soit aller dans une réserve près de la ville soit aller plus loin en bord de mer ou à la campagne. Eventuellement faire un circuit d'une journée avec un organisme.
Merci d'avance.
USA Côte ouest English translation pending
Voici le carnet de voyage rédigé pendant l'été 2010. Ce carnet a été alimenté au fur et à mesure du séjour et n'a pas été retouché.
Pour ce voyage, nous étions 3 familles de 5 personnes même si certaines parties n'ont pas été communes.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
Voyage à Dakar, hébergement pas trop touristique? English translation pending
Salut les voyageurs, 😏
Pour mes 30ans j'aimerais aller à dakar c'est mon rêve, avec mon conjoint nous pouvons y partir qu'une semaine du 6 aux 14 avril, je suis encore étudiante donc nous avons un budget serré, nous cherchons un coin sympa, pour l hébergement quelque chose de pas trop touristique, et des information sur les truc a voir, histoire de pas trop perdre de temps et voir pas mal de chose.😏😏😏
Merci d'avance
Pour mes 30ans j'aimerais aller à dakar c'est mon rêve, avec mon conjoint nous pouvons y partir qu'une semaine du 6 aux 14 avril, je suis encore étudiante donc nous avons un budget serré, nous cherchons un coin sympa, pour l hébergement quelque chose de pas trop touristique, et des information sur les truc a voir, histoire de pas trop perdre de temps et voir pas mal de chose.😏😏😏
Merci d'avance
Carnet de route au Costa Rica décembre 2010 - janvier 2011 English translation pending
VACANCES AU COSTA RICA – dec2010-jan2011 – PURA VIDA.
Départ pour Orly dès 23h le 28 décembre 2010, avec la nouvelle BMW d'André. Merci André, les conditions climatiques n'étaient pas particulièrement engageantes au départ de Rixensart (Belgique) …
2h du matin le 29 décembre et déjà à l'aéroport d'Orly ; le vol est annoncé à 7h40 et nous entrons par une porte latérale dans un aéroport désert qui se remplit progressivement à partir de 3h 30 du personnel d'entretien.
Enfin le grand départ avec escale à Madrid pour un voyage qui semble interminable vers San José. A la sortie de l'aéroport, un concert d'oiseaux nous annonce que l'on est bien au Costa Rica. Nous sommes épuisés et l'hôtel Sleep Inn porte bien son nom.
En avant pour un magnifique voyage. Le Costa Rica est un pays très attachant que je vous encourage vivement à visiter. Cela en vaut vraiment la peine.
Notre première journée au Costa Rica commence de bonne heure par la visite du volcan IRAZU. Au milieu d'une forêt primaire protégée de 2500 ha, ce volcan entré en éruption pour la dernière fois en 1963 lors d'une visite du Président américain JFK nous permet d'admirer deux cratères dont le principal est magnifique et abrite un lac vert jade. Par chance, ce matin il est particulièrement dégagé, ce qui permet de belles photos notamment des « parapluies du pauvre » qui ressemblent à la rhubarbe mais en plus grand. Deuxième découverte la vallée d'Orosi, centre de la culture du fameux café du Costa Rica où nous nous arrêtons pour un déjeuner délicieux. Nous admirons la végétation luxuriante, les fleurs et le panorama. A Cartago, la « Lourdes du CR », une petite statue de vierge noire est l'objet d'une dévotion particulière. Ici on boit l'eau miraculeuse sans se soucier de sa pureté.
31 décembre 2010 : En route pour Tortuguero et le climat équatorial jouxtant la Mer des Caraibes. Nous traversons le parc national Braulio Carillo avec sa forêt tropicale humide. La route 32, qui a été construite en 50 ans, vu la topographie, est tout à fait impressionnante : En forte descente en permanence, avec une végétation luxuriante qui me rappelle Madère, et dans le brouillard pour une bonne partie du trajet. Première halte pour un petit déjeuner typique ; dans les jardins un « singe paresseux » s'anime lentement sur un arbre. L'arrivée à l'embarcadère de « La Pavona » se fait après un long parcours sur une piste dont les trous n'ont rien à envier à ceux des routes wallonnes ; le trajet en bateau vers le lodge de Tortuguero nous fait traverser une forêt luxuriante, l'eau est montée avec les pluies et la navigation assez périlleuse dans les petits canaux conduisant à notre second hôtel. Les vaches « types asiatiques » regardent les bateaux passer. L'après-midi nous visitons sous la pluie le village de Totuguero qui jouxte la Mer des Caraibes qui comme son nom l'indique est consacré aux tortues. Visite un peu décevante d'autant plus que les tortues sont absentes à cette période de l'année et de toute manière visibles uniquement de nuit avec moulte précautions « écologiques » pour ne pas déranger leur ponte. Le réveillon sera court, agenda du 1er janvier 2011 oblige, mais nous faisons connaissance avec nos amis bretons : Monique, Jocelyn, Yann et Rémy. Egalement avec les cocktails du coin. Caïpirina pour nous 😏
Notre première journée de l'an 2011 sera marquée par la découverte en bateau couvert, à pied, en bottes, puis en pirogue du Parc de Totuguero. Belles photos de la faune et de la flore. Iguanes, croco, singes hurleurs, échassiers et tortues. Notre seconde sortie en pirogue est particulièrement animée notamment grâce à la pluie qui fait son apparition en fin de promenade alors que nous remorquons la pirogue de notre guide « Michel » tombée en panne. Celui-ci nous réserve une belle surprise au retour avec une réception animée de musique jamaïcaine et de petits plats locaux. La pluie redouble de violence et la nuit sera agitée ; sur le toit des lodges les singes gambadent et les crabes profitent de la boue ambiante. Dans la tête, de belles images enregistrées et une belle ambiance sympa. 2 Janvier 2011 : Journée de transit vers le parc naturel qui jouxte le Volcan Arenal toujours en activité. L'autocar de « Marvin » nous récupère au débarcadère de La Pavona, reprend la piste vers « La Quinta », en passant par des bananeraies. Après le déjeuner, nous admirons un élevage de papillons. Dans le groupe, seule Jocelyne réussit LA photo du papillon avec ses ailes déployées d'un bleu éclatant face intérieure, gris-brun face extérieure. Seule une grenouille « rouge » minuscule fait son apparition sur le seuil du restaurant. Mais désolé pas de photos. J'attendais de les voir dans leur milieu naturel mais pas de chance. Malgré ses recherches désespérées, Michel n'en déniche aucune. Heureusement, les oiseaux et les fleurs magnifiques ne manquent pas.
Sur le trajet vers « La Fortuna », notre base d'exploration du volcan « Arenal », nous avons l'occasion d'observer des toucans et un singe paresseux au prix de manœuvres dangereuses de notre super « Marvin » avec son bus. Non, nous ne nous sommes pas relevés la nuit pour observer de notre chambre le volcan réveillé qui crache sa lave. Il est vrai que le temps reste très pluvieux. Ballade matinale vers le volcan à travers une végétation variée. Les derniers mètres s'avèrent une escalade de rochers escarpés de lave. Temps couvert et vision limitée. Dommage pour les photos. Après un court shopping à La Fortuna, la visite tant attendue des ponts suspendus. Un parcours de 3km en forêt avec des ponts atteignant pour certains 100m de long, à diverses hauteurs nous fait découvrir cette forêt de manière surprenante. Jubilatoire !!! Nous terminons cette journée chargée par des bains d'eaux chaudes de différentes températures, un cocktail et un bon repas.
4 janvier : Avant le départ, je me branche sur Internet pour envoyer (enfin ;-) aux filles un message. Au programme ce matin, visite de la Communauté indigène des « Malekus », leurs traditions, quelques mots « capi capi, fufu, ti, … ». Cette visite nous permet de découvrir le jardin des plantes médicinales, un perroquet bien amusant, une cérémonie religieuse émouvante et un repas local délicieux. Alors que la radio locale annonce notre passage, nous sommes déjà repartis vers une nouvelle étape marquante du voyage la province du « Guanacaste » et le troisième volcan « Rincon de la Viega ».
Un rapide arrêt à Libéria nous permet de photographier son église moderne et la crèche de Noel monumentale installée à l'intérieur puis nous affrontons de nouveau la piste en excès de vitesse vu la tombée de la nuit pour atteindre l'Hacienda Lodge Guachipelin, avant dernière étape de notre périple. L'accueil se fait en musique et le temps est passé au soleil des tropiques. Ouf nous voilà débarrassés de nos K-way. 5 janvier : Le volcan Rinçon de la Viega nous réserve de nouvelles sensations avec ses fumerolles, le bouillonnement de la boue, les odeurs de souffre et le sifflement des gaz qui s'échappent de la terre. Nos attentes sont comblées. Au retour, nous nous arrêtons pour un bain de boue précédé d'uns séance de sauna et suivie de bains chauds, puis d'une douche froide. Daniel se prête à l'exercice quelque peu inquiet. Finalement, il apprécie. L'après-midi est consacrée à la ballade et nous permet de visiter une belle cascade dans de petits canyons, puis un rodéo assorti d'un magnifique coucher de soleil que Daniel capte dans son appareil photo. Photos également de la charrette symbole du pays tiré par deux bœufs et d'un magnifique « Woody Wood Peker » dans les arbres, les magnifiques arbres « guanacastes ». Nous terminons la journée par la consommation de plusieurs cocktails, tristes du départ de nos compagnons de voyage bretons le lendemain matin.
6 janvier : Départ pour le Pacifique et en particulier la station de Tamarindo où nous séjournerons trois nuits à l'hôtel Barcelo. Magnifique complexe, bordant la mer, notre chambre jouxtant la forêt. Dès notre arrivée, nous bénéficions d'un spectacle inoubliable des singes mangeant des feuilles dans les arbres juste en face de notre terrasse au 3 e étage. Après le show visuel, les singes se mettent à lancer leurs hurlements suggestifs. Egalement des iguanes et des écureuils évoluent dans cette nature conservée. La chaleur est étouffante dans l'après-midi malgré la piscine et la mer à proximité ; nous nous réfugions rapidement dans notre chambre. Début de soirée, juste avant l'apéro, magnifique coucher de soleil sur le Pacifique.
7 janvier : Nous partons dès 7h15 pour une excursion dans le « Parque Nacional Palo Verde », à l'estuaire du fleuve Liberia avec le Golfe de Nicoya. Superbe parc, lieu de migration privilégié de multiples espèces d'oiseaux. Pour y parvenir, nous faisons le voyage en minibus avec une famille québécoise bien sympathique et après un arrêt dans un village, la traversée d'immenses champs de canne à sucre embarquons dans un bateau pour une promenade d'observation de 2 heures. La forêt est moins élevée et moins dense qu'à Tortuguero, ce qui permet une observation plus rapprochée des oiseaux, singes et crocodiles en abondance. En plus, cette fois le soleil est de la partie. Au retour, nous croisons un troupeau de vaches entouré de cowboys du Costa Rica.
Nous récupérons de nos émotions par une longue sieste bienfaisante avant de terminer la journée par un spectacle années 70-80 et une magnifique chorégraphie imitant Mickael Jackson, John Travolta et Elvis Presley.
8 janvier : La matinée est consacrée au Shopping au village de Tamarindo, en bordure de mer. Denise repère un taximan « beau comme un dieu » dans un taxi « pourri' qui nous ramène à l'hôtel et pose avec elle pour la photo.
Nouveau show animalier dans les arbres qui prend l'après midi, puis bain dans la mer et à la piscine. Après notre dernier repas au Costa Rica, nous prenons notre cocktail (Daniel un Cuba libre et moi un Daiquiri lemon) puis allons voir le spectacle (ce soir danses et musiques sud américaines et carribéennes). 9 janvier : Jour du grand départ. A 10h nous embarquons pour un long voyage. En cours de route dernières photos et dernier incident avec l'arrêt obligé pour remplacer un pneu du minibus. Embarquement à l'heure avec un pincement au cœur de quitter pareille magnifique nature et pays attachant. « Pura Vida » disent–ils ? Faisons le souhait que cette nature reste conservée encore pour très longtemps.
Retrouvez notre voyage au Costa Rica (et ailleurs) en photos sur http://www.wagnerdenise.net
Départ pour Orly dès 23h le 28 décembre 2010, avec la nouvelle BMW d'André. Merci André, les conditions climatiques n'étaient pas particulièrement engageantes au départ de Rixensart (Belgique) …
2h du matin le 29 décembre et déjà à l'aéroport d'Orly ; le vol est annoncé à 7h40 et nous entrons par une porte latérale dans un aéroport désert qui se remplit progressivement à partir de 3h 30 du personnel d'entretien.
Enfin le grand départ avec escale à Madrid pour un voyage qui semble interminable vers San José. A la sortie de l'aéroport, un concert d'oiseaux nous annonce que l'on est bien au Costa Rica. Nous sommes épuisés et l'hôtel Sleep Inn porte bien son nom.
En avant pour un magnifique voyage. Le Costa Rica est un pays très attachant que je vous encourage vivement à visiter. Cela en vaut vraiment la peine.
Notre première journée au Costa Rica commence de bonne heure par la visite du volcan IRAZU. Au milieu d'une forêt primaire protégée de 2500 ha, ce volcan entré en éruption pour la dernière fois en 1963 lors d'une visite du Président américain JFK nous permet d'admirer deux cratères dont le principal est magnifique et abrite un lac vert jade. Par chance, ce matin il est particulièrement dégagé, ce qui permet de belles photos notamment des « parapluies du pauvre » qui ressemblent à la rhubarbe mais en plus grand. Deuxième découverte la vallée d'Orosi, centre de la culture du fameux café du Costa Rica où nous nous arrêtons pour un déjeuner délicieux. Nous admirons la végétation luxuriante, les fleurs et le panorama. A Cartago, la « Lourdes du CR », une petite statue de vierge noire est l'objet d'une dévotion particulière. Ici on boit l'eau miraculeuse sans se soucier de sa pureté.
31 décembre 2010 : En route pour Tortuguero et le climat équatorial jouxtant la Mer des Caraibes. Nous traversons le parc national Braulio Carillo avec sa forêt tropicale humide. La route 32, qui a été construite en 50 ans, vu la topographie, est tout à fait impressionnante : En forte descente en permanence, avec une végétation luxuriante qui me rappelle Madère, et dans le brouillard pour une bonne partie du trajet. Première halte pour un petit déjeuner typique ; dans les jardins un « singe paresseux » s'anime lentement sur un arbre. L'arrivée à l'embarcadère de « La Pavona » se fait après un long parcours sur une piste dont les trous n'ont rien à envier à ceux des routes wallonnes ; le trajet en bateau vers le lodge de Tortuguero nous fait traverser une forêt luxuriante, l'eau est montée avec les pluies et la navigation assez périlleuse dans les petits canaux conduisant à notre second hôtel. Les vaches « types asiatiques » regardent les bateaux passer. L'après-midi nous visitons sous la pluie le village de Totuguero qui jouxte la Mer des Caraibes qui comme son nom l'indique est consacré aux tortues. Visite un peu décevante d'autant plus que les tortues sont absentes à cette période de l'année et de toute manière visibles uniquement de nuit avec moulte précautions « écologiques » pour ne pas déranger leur ponte. Le réveillon sera court, agenda du 1er janvier 2011 oblige, mais nous faisons connaissance avec nos amis bretons : Monique, Jocelyn, Yann et Rémy. Egalement avec les cocktails du coin. Caïpirina pour nous 😏
Notre première journée de l'an 2011 sera marquée par la découverte en bateau couvert, à pied, en bottes, puis en pirogue du Parc de Totuguero. Belles photos de la faune et de la flore. Iguanes, croco, singes hurleurs, échassiers et tortues. Notre seconde sortie en pirogue est particulièrement animée notamment grâce à la pluie qui fait son apparition en fin de promenade alors que nous remorquons la pirogue de notre guide « Michel » tombée en panne. Celui-ci nous réserve une belle surprise au retour avec une réception animée de musique jamaïcaine et de petits plats locaux. La pluie redouble de violence et la nuit sera agitée ; sur le toit des lodges les singes gambadent et les crabes profitent de la boue ambiante. Dans la tête, de belles images enregistrées et une belle ambiance sympa. 2 Janvier 2011 : Journée de transit vers le parc naturel qui jouxte le Volcan Arenal toujours en activité. L'autocar de « Marvin » nous récupère au débarcadère de La Pavona, reprend la piste vers « La Quinta », en passant par des bananeraies. Après le déjeuner, nous admirons un élevage de papillons. Dans le groupe, seule Jocelyne réussit LA photo du papillon avec ses ailes déployées d'un bleu éclatant face intérieure, gris-brun face extérieure. Seule une grenouille « rouge » minuscule fait son apparition sur le seuil du restaurant. Mais désolé pas de photos. J'attendais de les voir dans leur milieu naturel mais pas de chance. Malgré ses recherches désespérées, Michel n'en déniche aucune. Heureusement, les oiseaux et les fleurs magnifiques ne manquent pas.
Sur le trajet vers « La Fortuna », notre base d'exploration du volcan « Arenal », nous avons l'occasion d'observer des toucans et un singe paresseux au prix de manœuvres dangereuses de notre super « Marvin » avec son bus. Non, nous ne nous sommes pas relevés la nuit pour observer de notre chambre le volcan réveillé qui crache sa lave. Il est vrai que le temps reste très pluvieux. Ballade matinale vers le volcan à travers une végétation variée. Les derniers mètres s'avèrent une escalade de rochers escarpés de lave. Temps couvert et vision limitée. Dommage pour les photos. Après un court shopping à La Fortuna, la visite tant attendue des ponts suspendus. Un parcours de 3km en forêt avec des ponts atteignant pour certains 100m de long, à diverses hauteurs nous fait découvrir cette forêt de manière surprenante. Jubilatoire !!! Nous terminons cette journée chargée par des bains d'eaux chaudes de différentes températures, un cocktail et un bon repas.
4 janvier : Avant le départ, je me branche sur Internet pour envoyer (enfin ;-) aux filles un message. Au programme ce matin, visite de la Communauté indigène des « Malekus », leurs traditions, quelques mots « capi capi, fufu, ti, … ». Cette visite nous permet de découvrir le jardin des plantes médicinales, un perroquet bien amusant, une cérémonie religieuse émouvante et un repas local délicieux. Alors que la radio locale annonce notre passage, nous sommes déjà repartis vers une nouvelle étape marquante du voyage la province du « Guanacaste » et le troisième volcan « Rincon de la Viega ».
Un rapide arrêt à Libéria nous permet de photographier son église moderne et la crèche de Noel monumentale installée à l'intérieur puis nous affrontons de nouveau la piste en excès de vitesse vu la tombée de la nuit pour atteindre l'Hacienda Lodge Guachipelin, avant dernière étape de notre périple. L'accueil se fait en musique et le temps est passé au soleil des tropiques. Ouf nous voilà débarrassés de nos K-way. 5 janvier : Le volcan Rinçon de la Viega nous réserve de nouvelles sensations avec ses fumerolles, le bouillonnement de la boue, les odeurs de souffre et le sifflement des gaz qui s'échappent de la terre. Nos attentes sont comblées. Au retour, nous nous arrêtons pour un bain de boue précédé d'uns séance de sauna et suivie de bains chauds, puis d'une douche froide. Daniel se prête à l'exercice quelque peu inquiet. Finalement, il apprécie. L'après-midi est consacrée à la ballade et nous permet de visiter une belle cascade dans de petits canyons, puis un rodéo assorti d'un magnifique coucher de soleil que Daniel capte dans son appareil photo. Photos également de la charrette symbole du pays tiré par deux bœufs et d'un magnifique « Woody Wood Peker » dans les arbres, les magnifiques arbres « guanacastes ». Nous terminons la journée par la consommation de plusieurs cocktails, tristes du départ de nos compagnons de voyage bretons le lendemain matin.
6 janvier : Départ pour le Pacifique et en particulier la station de Tamarindo où nous séjournerons trois nuits à l'hôtel Barcelo. Magnifique complexe, bordant la mer, notre chambre jouxtant la forêt. Dès notre arrivée, nous bénéficions d'un spectacle inoubliable des singes mangeant des feuilles dans les arbres juste en face de notre terrasse au 3 e étage. Après le show visuel, les singes se mettent à lancer leurs hurlements suggestifs. Egalement des iguanes et des écureuils évoluent dans cette nature conservée. La chaleur est étouffante dans l'après-midi malgré la piscine et la mer à proximité ; nous nous réfugions rapidement dans notre chambre. Début de soirée, juste avant l'apéro, magnifique coucher de soleil sur le Pacifique.
7 janvier : Nous partons dès 7h15 pour une excursion dans le « Parque Nacional Palo Verde », à l'estuaire du fleuve Liberia avec le Golfe de Nicoya. Superbe parc, lieu de migration privilégié de multiples espèces d'oiseaux. Pour y parvenir, nous faisons le voyage en minibus avec une famille québécoise bien sympathique et après un arrêt dans un village, la traversée d'immenses champs de canne à sucre embarquons dans un bateau pour une promenade d'observation de 2 heures. La forêt est moins élevée et moins dense qu'à Tortuguero, ce qui permet une observation plus rapprochée des oiseaux, singes et crocodiles en abondance. En plus, cette fois le soleil est de la partie. Au retour, nous croisons un troupeau de vaches entouré de cowboys du Costa Rica.
Nous récupérons de nos émotions par une longue sieste bienfaisante avant de terminer la journée par un spectacle années 70-80 et une magnifique chorégraphie imitant Mickael Jackson, John Travolta et Elvis Presley.
8 janvier : La matinée est consacrée au Shopping au village de Tamarindo, en bordure de mer. Denise repère un taximan « beau comme un dieu » dans un taxi « pourri' qui nous ramène à l'hôtel et pose avec elle pour la photo.
Nouveau show animalier dans les arbres qui prend l'après midi, puis bain dans la mer et à la piscine. Après notre dernier repas au Costa Rica, nous prenons notre cocktail (Daniel un Cuba libre et moi un Daiquiri lemon) puis allons voir le spectacle (ce soir danses et musiques sud américaines et carribéennes). 9 janvier : Jour du grand départ. A 10h nous embarquons pour un long voyage. En cours de route dernières photos et dernier incident avec l'arrêt obligé pour remplacer un pneu du minibus. Embarquement à l'heure avec un pincement au cœur de quitter pareille magnifique nature et pays attachant. « Pura Vida » disent–ils ? Faisons le souhait que cette nature reste conservée encore pour très longtemps.
Retrouvez notre voyage au Costa Rica (et ailleurs) en photos sur http://www.wagnerdenise.net
Circuit organisé de quatorze jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum et je souhaiterai avoir des informations sur un voyagiste du nom de "Un monde USA". Nous avons l'intention de faire un voyage en septembre prochain et ils proposent un circuit dans l'ouest américain qui nous plait bien. Mais voilà sur leur site il n'y a pas de rubrique dans laquelle les voyageurs donnent leurs avis. C'est pourquoi j'aimerai que quelqu'un, qui aurait dejà voyagé avec eux, nous donne son opinion. Voilà... merci d'avance
Je suis nouvelle sur ce forum et je souhaiterai avoir des informations sur un voyagiste du nom de "Un monde USA". Nous avons l'intention de faire un voyage en septembre prochain et ils proposent un circuit dans l'ouest américain qui nous plait bien. Mais voilà sur leur site il n'y a pas de rubrique dans laquelle les voyageurs donnent leurs avis. C'est pourquoi j'aimerai que quelqu'un, qui aurait dejà voyagé avec eux, nous donne son opinion. Voilà... merci d'avance
Retour de deux semaines magnifiques en Bulgarie English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens de deux semaines de "road trip" en Bulgarie et je tenais à publier ce message pour dire tout le bien que j'ai pensé de ce pays.
En préparant ce voyage, j'ai fait le tour des forums pour savoir comment étaient les routes, les conducteurs, s'il était facile de voyager dans ce pays, etc. A force de lire des horreurs (pas seulement, mais beaucoup) j'ai failli renoncer à ce voyage... Heureusement que non!
Les routes et les conducteurs: Sauf de rares exceptions (qui nous ont toujours été signalées par les habitants, les restaurateurs, les réceptionnistes d'hôtels, ...), les routes sont excellentes (elles ont été "refaites" depuis 2007, depuis que la Bulgarie est dans l'Europe). Et, moyennant une petite étude du cyrillique préalable (et encore), les indications sont très bonnes. Pour ce qui est de la conduite, rien de plus facile. Il y a peu de voitures sur les routes (tout du moins au mois de septembre), les limitations de vitesse (extrêmement fréquentes) sont scrupuleusement respectées, la police est très présente et dissuade les chauffards éventuels, les conducteurs ne sont pas agressifs du tout... Enfin, aucun problème.
Les habitants et le personnel "touristique": Nous avons rencontré des gens géniaux. Dans les restaurants, quand nous déployions notre carte routière pour prévoir la prochaine étape, ils étaient nombreux à proposer leur aide...des moments fabuleux dans les petits restaurants de bord de route (dans les Rhodopes)... Les Bulgares veulent tellement que tu aimes leur pays, ils font tout pour te rendre le séjour agréable.
Notre itinéraire: Sofia, Rila (+ monastère), Blagoevrad, Bansko (+ marche dans le Pirin), Melnik (+ monastère de Rojen), traversée des Rhodopes, Gorges du diable à Trigrad, Devin, Chiroka Laka, Plovdiv (+ monastère de Bachkovo), Nessebar, Jeravna, Veliko Tarnovo, Tryavna, Kazanlak, Koprivishtitsa, Sofia.
Si vous avez des questions n'hésitez pas. Moi, j'ai adoré.
Je reviens de deux semaines de "road trip" en Bulgarie et je tenais à publier ce message pour dire tout le bien que j'ai pensé de ce pays.
En préparant ce voyage, j'ai fait le tour des forums pour savoir comment étaient les routes, les conducteurs, s'il était facile de voyager dans ce pays, etc. A force de lire des horreurs (pas seulement, mais beaucoup) j'ai failli renoncer à ce voyage... Heureusement que non!
Les routes et les conducteurs: Sauf de rares exceptions (qui nous ont toujours été signalées par les habitants, les restaurateurs, les réceptionnistes d'hôtels, ...), les routes sont excellentes (elles ont été "refaites" depuis 2007, depuis que la Bulgarie est dans l'Europe). Et, moyennant une petite étude du cyrillique préalable (et encore), les indications sont très bonnes. Pour ce qui est de la conduite, rien de plus facile. Il y a peu de voitures sur les routes (tout du moins au mois de septembre), les limitations de vitesse (extrêmement fréquentes) sont scrupuleusement respectées, la police est très présente et dissuade les chauffards éventuels, les conducteurs ne sont pas agressifs du tout... Enfin, aucun problème.
Les habitants et le personnel "touristique": Nous avons rencontré des gens géniaux. Dans les restaurants, quand nous déployions notre carte routière pour prévoir la prochaine étape, ils étaient nombreux à proposer leur aide...des moments fabuleux dans les petits restaurants de bord de route (dans les Rhodopes)... Les Bulgares veulent tellement que tu aimes leur pays, ils font tout pour te rendre le séjour agréable.
Notre itinéraire: Sofia, Rila (+ monastère), Blagoevrad, Bansko (+ marche dans le Pirin), Melnik (+ monastère de Rojen), traversée des Rhodopes, Gorges du diable à Trigrad, Devin, Chiroka Laka, Plovdiv (+ monastère de Bachkovo), Nessebar, Jeravna, Veliko Tarnovo, Tryavna, Kazanlak, Koprivishtitsa, Sofia.
Si vous avez des questions n'hésitez pas. Moi, j'ai adoré.
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivi��re et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour p��nétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivi��re et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour p��nétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Voyage de trois semaines en Malaisie, Bornéo et Singapour English translation pending
Bonjour toute le monde !
Je lis depuis 15 jours pleins de blogs et autres sites sur les voyages en Malaisie ... Je me lance et me décide enfin à poster un message sur ce forum car je ne sais quoi faire et comment m'organiser tant les avis divergent d'un site à l'autre !
Alors nous allons à 3 en Malaisie pour 3 semaines et 3 jours (pleins de 3 j'avais pas remarqué:), c'est notre 1er voyage sans passer par un tour opérateur (qui s'occupe de tout et nous de rien de tout :) Mais en lisant les commentaires des baroudeurs que vous êtes ...on a décidé de sauter le pas... tant il y a de choses à voir en Malaisie et pour dire la vérité on en a marre de suivre comme des moutons un guide et un circuit imposé ! Le problème c'est que là il faut tout préparer et penser à tout avant le jour J ! Alors je voulais savoir si vous pouviez me donner votre avis et m'aider dans la finalisation de notre circuit
On arrive à Kuala lumpur : 1er problème l'hôtel j'en ai pas encore trouvé, tous les sites se contredisent coté qualité et surtout propreté...j'ai noté le swiss in ou l'alpha genesis ...qu'en pensez vous ? si vous en avez d'autres à me proposer je suis preneuse :) Nous comptons y rester 3 voire 4 jours histoire de se remettre du voyage et du décalage horaire... je pense que c'est suffisant pour voir chinatown, faire un tour a little india, bathu caves, Petronas towers
Une semaine à Bornéo (état de Sabah) Direction pour Bornéo en faisait kuala lumpur-tawau en avion puis direction semporna pour une semaine : on voudrait faire notre bapteme de plongée si c'était possible dans le coin! Sur 2- 3jours jours pour voir les iles de sibuan, sipadan et mataking. Séjourner au Dragon Inn hotel à Semporna j'ai noté que cet hotel de bien dans le coin Semporna - Sepilok/sandakan apparement on peut y aller en taxi mais bus ? je sais pas 2 jours à sepilok : séjourner au sepilok forestedge comme on ne peut pas faire le séjour à l'uncle tan (trop dur certains sont douillets:) on va se rabattre sur un séjour à Sepilok et voir les ourang utan park Puis direction sur kota kinabalu mais pour y faire quoi ? mont kinabalu ? en fait, on est obligé d'y aller pour reprendre avion direction kota barhu mais sur place je ne sais quoi faire et ou aller ...si vous connaissez les environs ...help me please :)
Une semaine sur la côte Est arrivée sur kota barhu : une journée sur place puis direction les perenthians-apparemment c'est mieu de séjourner à Kesil (+ tranquille) mais quel hotel ? je ne sais pas si on peut aller d'une ile à l'autre facilement, car nous voulons aller à pulan redang et d'apres notre bouquin il faut aller sur kuala terranganu pour prendre la navette. Je pense qu'il doit y avoir une navette qui fait directement les deux iles non? ensuite on redescend pour aller sur singapour si vous connaissez des coins sympas sur la cote est je suis preneuse (ça change pas:) Kuantan, l'ile Tioman, les cascades de kota tinggi ce sont les seuls lieux que j'ai retenu de mon guide mais les avis qj'ai lu sur les sites sont pas très encourageants :(
Singapour 2 à 3 jours
Retour sur Kuala Lumpur
Après je me dis est ce qu'on passe pas à coté de qq chose en allant pas à Penang, cameron highlands, ou taman negara...il y a tellement de lieux à visiter que c'est dur de choisir ! et là je viens de visiter le blog de Yann (http://yannsenant.com) merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos.... mais à cause de toi je me pose encore plus de questions sur mon circuit :)
Alors si y'en a qui peuvent m'aider, comme on dit l'expérience de certains enrichisse les autres ! et les guides du routards et cie je trouve q c'est pas si objectif que ça Merci à tous pour votre aide Bonne soirée
Je lis depuis 15 jours pleins de blogs et autres sites sur les voyages en Malaisie ... Je me lance et me décide enfin à poster un message sur ce forum car je ne sais quoi faire et comment m'organiser tant les avis divergent d'un site à l'autre !
Alors nous allons à 3 en Malaisie pour 3 semaines et 3 jours (pleins de 3 j'avais pas remarqué:), c'est notre 1er voyage sans passer par un tour opérateur (qui s'occupe de tout et nous de rien de tout :) Mais en lisant les commentaires des baroudeurs que vous êtes ...on a décidé de sauter le pas... tant il y a de choses à voir en Malaisie et pour dire la vérité on en a marre de suivre comme des moutons un guide et un circuit imposé ! Le problème c'est que là il faut tout préparer et penser à tout avant le jour J ! Alors je voulais savoir si vous pouviez me donner votre avis et m'aider dans la finalisation de notre circuit
On arrive à Kuala lumpur : 1er problème l'hôtel j'en ai pas encore trouvé, tous les sites se contredisent coté qualité et surtout propreté...j'ai noté le swiss in ou l'alpha genesis ...qu'en pensez vous ? si vous en avez d'autres à me proposer je suis preneuse :) Nous comptons y rester 3 voire 4 jours histoire de se remettre du voyage et du décalage horaire... je pense que c'est suffisant pour voir chinatown, faire un tour a little india, bathu caves, Petronas towers
Une semaine à Bornéo (état de Sabah) Direction pour Bornéo en faisait kuala lumpur-tawau en avion puis direction semporna pour une semaine : on voudrait faire notre bapteme de plongée si c'était possible dans le coin! Sur 2- 3jours jours pour voir les iles de sibuan, sipadan et mataking. Séjourner au Dragon Inn hotel à Semporna j'ai noté que cet hotel de bien dans le coin Semporna - Sepilok/sandakan apparement on peut y aller en taxi mais bus ? je sais pas 2 jours à sepilok : séjourner au sepilok forestedge comme on ne peut pas faire le séjour à l'uncle tan (trop dur certains sont douillets:) on va se rabattre sur un séjour à Sepilok et voir les ourang utan park Puis direction sur kota kinabalu mais pour y faire quoi ? mont kinabalu ? en fait, on est obligé d'y aller pour reprendre avion direction kota barhu mais sur place je ne sais quoi faire et ou aller ...si vous connaissez les environs ...help me please :)
Une semaine sur la côte Est arrivée sur kota barhu : une journée sur place puis direction les perenthians-apparemment c'est mieu de séjourner à Kesil (+ tranquille) mais quel hotel ? je ne sais pas si on peut aller d'une ile à l'autre facilement, car nous voulons aller à pulan redang et d'apres notre bouquin il faut aller sur kuala terranganu pour prendre la navette. Je pense qu'il doit y avoir une navette qui fait directement les deux iles non? ensuite on redescend pour aller sur singapour si vous connaissez des coins sympas sur la cote est je suis preneuse (ça change pas:) Kuantan, l'ile Tioman, les cascades de kota tinggi ce sont les seuls lieux que j'ai retenu de mon guide mais les avis qj'ai lu sur les sites sont pas très encourageants :(
Singapour 2 à 3 jours
Retour sur Kuala Lumpur
Après je me dis est ce qu'on passe pas à coté de qq chose en allant pas à Penang, cameron highlands, ou taman negara...il y a tellement de lieux à visiter que c'est dur de choisir ! et là je viens de visiter le blog de Yann (http://yannsenant.com) merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos.... mais à cause de toi je me pose encore plus de questions sur mon circuit :)
Alors si y'en a qui peuvent m'aider, comme on dit l'expérience de certains enrichisse les autres ! et les guides du routards et cie je trouve q c'est pas si objectif que ça Merci à tous pour votre aide Bonne soirée
Avis sur circuit à New York et dans l'Ouest américain English translation pending
bonsoir à tous
alors voila j'aurai besoin de vos conseils, expériences, infos et bons plans afin de rendre notre séjour le mieux organisé possible.
nous allons partir du 03/08/08 au 19/08/2008 et nous serons 4 adultes, 1 ado de 13 ans et 1 enfant de 8 ans.
étant donné que les vols se font avec escale (pour obtenir les meilleurs tarifs) on va rester 2 nuits à New York
voici l'itinéraire
03/08 arrivée à N.Y à 18h50 soirée et nuit à N.Y
04/08 visite de N.Y nuit à N.Y
05/08 visite de N.Y le matin et décollage à 15H25 pour Los Angeles avec Continental Airlines arrivée à Los Angeles à 18H25 soirée et nuit à L.A
06/08 visite de L.A nuit à L.A
07/08 départ vers San Diego tot le matin journée à Sea World nuit à SAN DIEGO
08/08 visite de San Diego avec peut être un passage par Tijuana-vos avis sur ce point nous interesse... nuit à SAN DIEGO
09/08 route vers Laughlin ou Phoenix (je ne sais pas, que me conseillez vous?) nuit dans une des 2 villes
10/08 départ vers le Grand Canyon visite (merci de m'expliquer la durée à prévoir et comment ça se passe sur place...) nuit vers le Grand Canyon
11/08 route vers Monument Valley après avoir vu le lever du soleil sur Grand Canyon visite de Monument Valley Nuit vers Monument Valley
12/08 route vers le Lac Powell visite et si possible Antelope Canyon et Horseshoe bend (est ce faisable- distance, durée...) nuit à Page
13/08 route vers Bryce Canyon visite Nuit vers Bryce Canyon
14/08 route vers Las Vegas en passant par le parc national Zion visite Nuit à Las Vegas
15/08 route vers Death Valley visite nuit vers Death Valley
16/08 route vers Yosemite visite du parc National (si vous avez des infos sur le temps à passer sur place et sur comment se passe la visite n'hésitez pas!!) nuit à Yosemite
17/08 route vers San Francisco visite Nuit à San Francisco
18/08 visite San Francisco Nuit à San Francisco
19/08 décollage à 7H00 pour N.Y arrivée à N.Y à 15H28 correspondance à 19h00 pour Paris le trajet et par quel moyen et à quel tarif? merci pour vos infos...
donc voila pour notre circuit pour l'instant seul les vols sont réservés le paris N.Y se fera avec Air France et le NY-L.A et SF-NY se feront avec Continental Airlines pour la location de voiture on ne louerait qu'à partir de L.A. est ce qu'à N.Y on peut se passer de voiture? on va louer un monospace 7 places et on a trouvé pour 14J (assurance comprises, plusieurs conducteurs et 1 plein d'esence) avec E bookers un tarif de 526€ ou avec elocationdevoitures un tarif de 548€ qu'en pensez vous?
si vous avez des conseils sur quoi faire et visiter aux différentes étapes ainsi qu'une idée des tarifs ce serait cool comme à L.A pour Universal Studio mais aussi tout les parcs comme à Yosemite, Bryce Canyon, Zion ou le Grand Canyon.
enfin tout autre infos utiles ou bon plans sont les bienvenus
bon voila ça fait un post plein de questions et je vous remercie d'avance pour vos réponses
alors voila j'aurai besoin de vos conseils, expériences, infos et bons plans afin de rendre notre séjour le mieux organisé possible.
nous allons partir du 03/08/08 au 19/08/2008 et nous serons 4 adultes, 1 ado de 13 ans et 1 enfant de 8 ans.
étant donné que les vols se font avec escale (pour obtenir les meilleurs tarifs) on va rester 2 nuits à New York
voici l'itinéraire
03/08 arrivée à N.Y à 18h50 soirée et nuit à N.Y
04/08 visite de N.Y nuit à N.Y
05/08 visite de N.Y le matin et décollage à 15H25 pour Los Angeles avec Continental Airlines arrivée à Los Angeles à 18H25 soirée et nuit à L.A
06/08 visite de L.A nuit à L.A
07/08 départ vers San Diego tot le matin journée à Sea World nuit à SAN DIEGO
08/08 visite de San Diego avec peut être un passage par Tijuana-vos avis sur ce point nous interesse... nuit à SAN DIEGO
09/08 route vers Laughlin ou Phoenix (je ne sais pas, que me conseillez vous?) nuit dans une des 2 villes
10/08 départ vers le Grand Canyon visite (merci de m'expliquer la durée à prévoir et comment ça se passe sur place...) nuit vers le Grand Canyon
11/08 route vers Monument Valley après avoir vu le lever du soleil sur Grand Canyon visite de Monument Valley Nuit vers Monument Valley
12/08 route vers le Lac Powell visite et si possible Antelope Canyon et Horseshoe bend (est ce faisable- distance, durée...) nuit à Page
13/08 route vers Bryce Canyon visite Nuit vers Bryce Canyon
14/08 route vers Las Vegas en passant par le parc national Zion visite Nuit à Las Vegas
15/08 route vers Death Valley visite nuit vers Death Valley
16/08 route vers Yosemite visite du parc National (si vous avez des infos sur le temps à passer sur place et sur comment se passe la visite n'hésitez pas!!) nuit à Yosemite
17/08 route vers San Francisco visite Nuit à San Francisco
18/08 visite San Francisco Nuit à San Francisco
19/08 décollage à 7H00 pour N.Y arrivée à N.Y à 15H28 correspondance à 19h00 pour Paris le trajet et par quel moyen et à quel tarif? merci pour vos infos...
donc voila pour notre circuit pour l'instant seul les vols sont réservés le paris N.Y se fera avec Air France et le NY-L.A et SF-NY se feront avec Continental Airlines pour la location de voiture on ne louerait qu'à partir de L.A. est ce qu'à N.Y on peut se passer de voiture? on va louer un monospace 7 places et on a trouvé pour 14J (assurance comprises, plusieurs conducteurs et 1 plein d'esence) avec E bookers un tarif de 526€ ou avec elocationdevoitures un tarif de 548€ qu'en pensez vous?
si vous avez des conseils sur quoi faire et visiter aux différentes étapes ainsi qu'une idée des tarifs ce serait cool comme à L.A pour Universal Studio mais aussi tout les parcs comme à Yosemite, Bryce Canyon, Zion ou le Grand Canyon.
enfin tout autre infos utiles ou bon plans sont les bienvenus
bon voila ça fait un post plein de questions et je vous remercie d'avance pour vos réponses
Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan English translation pending
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

Colombie... dépaysement et enchantement English translation pending
Bonjour à tous,
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Compte-rendu d'un voyage en Israël et en Jordanie du 26 février au 27 mars English translation pending
Bonjour à tous,
Pour aider ceux qui voudraient découvrir Israël et la Jordanie, voici quelques informations sur mon voyage entre le 26 février et le 27 mars de cette année.
Je voyage régulièrement en solitaire, habitude que j’ai prise il y a très longtemps devant la difficulté à organiser un voyage avec plusieurs personnes, difficultés pour se mettre d’accord sur la destination, sur les dates, sur l’itinéraire sans parler des défections de dernière minute… C’est sans doute un peu égoïste de ma part mais j’apprécie la grande souplesse dont on dispose quand on voyage seul.
Je suis retraité depuis bientôt deux ans. Comme j’étais enseignant, j’ai uniquement voyagé en juillet-août en évitant de voyager dans des pays trop chauds pendant ces mois d’été comme l’Égypte ou le Maroc par exemple. Maintenant, je peux voyager quand je veux, c’est pourquoi j’avais décidé d’aller en Israël et Jordanie au mois de mars, c’est-à-dire au début du printemps et juste avant la haute saison (avril-mai).
Je n’ai pas de gros moyens pour voyager (encore moins depuis que Macron s’en prend aux retraités pour compenser l’ISF que les très riches ne paient plus…), aussi j’essaie dans la mesure du possible de loger en dortoirs dans des auberges de jeunesse pour ne payer qu’un seul lit et de fréquenter les petits restaurants locaux. Je voyage principalement en bus, sauf quand cela complique vraiment trop le voyage, je loue alors une voiture pour 2 ou 3 jours uniquement.
Contrairement à ce que je lis trop souvent, la Jordanie n’est pas un pays cher quand on évite de fréquenter les hôtels luxueux bien sûr. Israël est beaucoup plus cher. Heureusement, il y est possible de voyager en bus sans se ruiner.
J’ai trouvé la Jordanie et la Palestine beaucoup plus accueillants qu’Israël. « Welcome to Jordan » n’est pas qu’un slogan. Les Jordaniens sont vraiment heureux de rencontrer les touristes même si la rencontre est souvent courte à cause de la barrière de la langue. En Israël, les touristes sont tolérés sans plus. Plusieurs fois j’ai ressenti un peu de mépris vis-à-vis de ces Européens qui, sans doute, ont l’outrecuidance de rappeler Israël au respect des règles internationales. Je ne suis pas Américain, mais je suis à peu près sûr qu’on les accueille eux à bras ouverts. En tout cas, quel que soit l’accueil, il est intéressant de découvrir ce petit pays et d’essayer de mieux comprendre pourquoi ses habitants sont en train de s’isoler de plus en plus.
J’avais réservé pratiquement tous mes hôtels sur Booking.com. Sur ce site, il est très facile de modifier les dates de réservation même quelques jours avant, ce qui est bien pratique quand on voyage plus de 2 semaines. Les seuls hôtels que j’ai dû réserver par moi-même sont ceux de l’association des auberges de jeunesse en Israël (http://www.iyha.org.il/wp-content/uploads/languages/french.html). C’est plus cher mais j’ai trouvé cette solution pratique pour Akho et Massada.
Voici mon itinéraire :
- Dimanche 25 février : départ de l’aéroport de Nantes
- Lundi 26 février: arrivée à Tel Aviv puis bus pour Jérusalem tôt le matin – 1er jour à Jérusalem
- Du mardi 27 février au jeudi 1er mars : Jérusalem
- Vendredi 2 mars : Bethléem et le monastère Mar Saba
- Du samedi 3 mars au dimanche 4 mars : Jéricho
- Lundi 5 mars : passage de la frontière Israël-Jordanie le matin puis visite d’Amman
- Du mardi 6 mars au jeudi 8 mars : Madaba (visite de Jérash et Ajlun, du Mont Nebo, de Béthanie et de la mer Morte) – début de location de voiture le 7 mars.
- Vendredi 9 mars : route vers Dana avec arrêts à Umm-er-Rasas et Karak. Arrivée à Dana en milieu d’après-midi.
- Samedi 10 mars : Route vers Wadi Ram avec arrêts à Shawbak et Little Petra. 1ère nuit dans le désert.
- Du dimanche 11 mars au lundi 12 mars : marche (2 jours et 2 nuits) dans le désert avec Wadi Rum Jordan Guide (https://www.wadirumjordanguide.com/copy-of-home). Un must ! Je resterais plus longtemps si c’était à refaire.
- Mardi 13 mars ; retour à Madaba par le Wadi Araba et la route de la Mer Morte pour rendre la voiture puis Amman en bus.
- Mercredi 14 mars : Amman – Pétra en bus puis début de la visite de Pétra.
- Du jeudi 15 mars au vendredi 16 mars : Pétra
- Samedi 17 mars : Pétra – Aqaba en bus. Après-midi à Aqaba.
- Dimanche 18 mars : passage de la frontière entre la Jordanie et Israël puis bus de Eilat à Mitzpe Ramon.
- Lundi 19 mars : Mitzpe Ramon, Avdad et En Avedad National Park.
- Mardi 20 mars : bus de Mitzpe Ramon à Massada puis visite de Ein Bokek et Massada.
- Mercredi 21 mars : Ein Guedi
- Jeudi 22 mars : bus de Ein Guedi à Jérusalem puis de Jérusalem à Akho. Visite de Akkho.
- Vendredi 23 mars : début de location de voture à Haïfa puis direction le lac de Tibériade.
- Samedi 24 mars : lac de Tibériade et plateau du Golan.
- Dimanche 25 mars : Nazareth et Haïfa puis train vers Tel Aviv après avoir rendu la voiture.
- Lundi 26 mars : Tel Aviv
- Mardi 27 mars : vol retour vers Nantes.
Je vais essayer de vous donner plus d’informations sur mon voyage dans les jours suivants mais je peux répondre à des questions auparavant bien sûr.
Dominique
Pour aider ceux qui voudraient découvrir Israël et la Jordanie, voici quelques informations sur mon voyage entre le 26 février et le 27 mars de cette année.
Je voyage régulièrement en solitaire, habitude que j’ai prise il y a très longtemps devant la difficulté à organiser un voyage avec plusieurs personnes, difficultés pour se mettre d’accord sur la destination, sur les dates, sur l’itinéraire sans parler des défections de dernière minute… C’est sans doute un peu égoïste de ma part mais j’apprécie la grande souplesse dont on dispose quand on voyage seul.
Je suis retraité depuis bientôt deux ans. Comme j’étais enseignant, j’ai uniquement voyagé en juillet-août en évitant de voyager dans des pays trop chauds pendant ces mois d’été comme l’Égypte ou le Maroc par exemple. Maintenant, je peux voyager quand je veux, c’est pourquoi j’avais décidé d’aller en Israël et Jordanie au mois de mars, c’est-à-dire au début du printemps et juste avant la haute saison (avril-mai).
Je n’ai pas de gros moyens pour voyager (encore moins depuis que Macron s’en prend aux retraités pour compenser l’ISF que les très riches ne paient plus…), aussi j’essaie dans la mesure du possible de loger en dortoirs dans des auberges de jeunesse pour ne payer qu’un seul lit et de fréquenter les petits restaurants locaux. Je voyage principalement en bus, sauf quand cela complique vraiment trop le voyage, je loue alors une voiture pour 2 ou 3 jours uniquement.
Contrairement à ce que je lis trop souvent, la Jordanie n’est pas un pays cher quand on évite de fréquenter les hôtels luxueux bien sûr. Israël est beaucoup plus cher. Heureusement, il y est possible de voyager en bus sans se ruiner.
J’ai trouvé la Jordanie et la Palestine beaucoup plus accueillants qu’Israël. « Welcome to Jordan » n’est pas qu’un slogan. Les Jordaniens sont vraiment heureux de rencontrer les touristes même si la rencontre est souvent courte à cause de la barrière de la langue. En Israël, les touristes sont tolérés sans plus. Plusieurs fois j’ai ressenti un peu de mépris vis-à-vis de ces Européens qui, sans doute, ont l’outrecuidance de rappeler Israël au respect des règles internationales. Je ne suis pas Américain, mais je suis à peu près sûr qu’on les accueille eux à bras ouverts. En tout cas, quel que soit l’accueil, il est intéressant de découvrir ce petit pays et d’essayer de mieux comprendre pourquoi ses habitants sont en train de s’isoler de plus en plus.
J’avais réservé pratiquement tous mes hôtels sur Booking.com. Sur ce site, il est très facile de modifier les dates de réservation même quelques jours avant, ce qui est bien pratique quand on voyage plus de 2 semaines. Les seuls hôtels que j’ai dû réserver par moi-même sont ceux de l’association des auberges de jeunesse en Israël (http://www.iyha.org.il/wp-content/uploads/languages/french.html). C’est plus cher mais j’ai trouvé cette solution pratique pour Akho et Massada.
Voici mon itinéraire :
- Dimanche 25 février : départ de l’aéroport de Nantes
- Lundi 26 février: arrivée à Tel Aviv puis bus pour Jérusalem tôt le matin – 1er jour à Jérusalem
- Du mardi 27 février au jeudi 1er mars : Jérusalem
- Vendredi 2 mars : Bethléem et le monastère Mar Saba
- Du samedi 3 mars au dimanche 4 mars : Jéricho
- Lundi 5 mars : passage de la frontière Israël-Jordanie le matin puis visite d’Amman
- Du mardi 6 mars au jeudi 8 mars : Madaba (visite de Jérash et Ajlun, du Mont Nebo, de Béthanie et de la mer Morte) – début de location de voiture le 7 mars.
- Vendredi 9 mars : route vers Dana avec arrêts à Umm-er-Rasas et Karak. Arrivée à Dana en milieu d’après-midi.
- Samedi 10 mars : Route vers Wadi Ram avec arrêts à Shawbak et Little Petra. 1ère nuit dans le désert.
- Du dimanche 11 mars au lundi 12 mars : marche (2 jours et 2 nuits) dans le désert avec Wadi Rum Jordan Guide (https://www.wadirumjordanguide.com/copy-of-home). Un must ! Je resterais plus longtemps si c’était à refaire.
- Mardi 13 mars ; retour à Madaba par le Wadi Araba et la route de la Mer Morte pour rendre la voiture puis Amman en bus.
- Mercredi 14 mars : Amman – Pétra en bus puis début de la visite de Pétra.
- Du jeudi 15 mars au vendredi 16 mars : Pétra
- Samedi 17 mars : Pétra – Aqaba en bus. Après-midi à Aqaba.
- Dimanche 18 mars : passage de la frontière entre la Jordanie et Israël puis bus de Eilat à Mitzpe Ramon.
- Lundi 19 mars : Mitzpe Ramon, Avdad et En Avedad National Park.
- Mardi 20 mars : bus de Mitzpe Ramon à Massada puis visite de Ein Bokek et Massada.
- Mercredi 21 mars : Ein Guedi
- Jeudi 22 mars : bus de Ein Guedi à Jérusalem puis de Jérusalem à Akho. Visite de Akkho.
- Vendredi 23 mars : début de location de voture à Haïfa puis direction le lac de Tibériade.
- Samedi 24 mars : lac de Tibériade et plateau du Golan.
- Dimanche 25 mars : Nazareth et Haïfa puis train vers Tel Aviv après avoir rendu la voiture.
- Lundi 26 mars : Tel Aviv
- Mardi 27 mars : vol retour vers Nantes.
Je vais essayer de vous donner plus d’informations sur mon voyage dans les jours suivants mais je peux répondre à des questions auparavant bien sûr.
Dominique
Vélo dans les Balkans English translation pending
Bonjour à tous,
Bien qu'il y ait déjà des discussions sur le sujet, il me manque encore des renseignements.
Je souhaite descendre en mai-juin à vélo de Slovénie vers la Grèce (en traversant donc Slovénie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Albanie).
Pourriez-vous m'apporter des renseignements à propos :
- des incontournables (les routes, lieux à visiter, particularités diverses) de ces pays ?
Les petites routes sympas ou celles à éviter à tout prix, en particulier.
- le points pour lesquels vous avez eu des déboires (du genre cartouche de gaz qu'on ne trouve pas...)
- de l'hébergement : que trouve-ton dans ces pays et à quel prix ?
- de l'accueil
Bref, tous vos coups de coeur ou de colère seront les bienvenus ! Vos ressentis également. D'avance un grand merci. Hélaine J'en profite pour remercier tous celles et ceux qui m'avaient aidé à préparer la descente du Danube au printemps dernier et qui liront peut-être ce post. Je suis allée seule sans problème de Vienne à la Mer Noire. Merci à vous !
Bref, tous vos coups de coeur ou de colère seront les bienvenus ! Vos ressentis également. D'avance un grand merci. Hélaine J'en profite pour remercier tous celles et ceux qui m'avaient aidé à préparer la descente du Danube au printemps dernier et qui liront peut-être ce post. Je suis allée seule sans problème de Vienne à la Mer Noire. Merci à vous !
Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
Du 8 au 27 octobre 2015Avant-Propos:
Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.
J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!
Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.
Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).
Préparation:
Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).
Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...
Situation:

Accès et Budget:
Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!
Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!
Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)
Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:
Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -
départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m
Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon
Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon
Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m
La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.
J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.

Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma
Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m
Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.
Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...
Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...
Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.
Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.
Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...

Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma
La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.
Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.
Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato
levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m
Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.
Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.


La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato
Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".
Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka
levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m
Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.



La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
L'est du continent américain est-il surcoté, surfait? English translation pending
Bonjour chère communauté,
Ce post est un sujet de réflexion et de débat. Avec ma famille nous revenons d'un voyage d'un mois en Ontario, Boston et au Québec. Si vous souhaitez savoir l'itinéraire complet : http://voyageforum.com/discussion/doutes-itineraire-nord-est-etats-unis-quebec-ontario-d6852144/
Avant de partir, tout notre entourage et ce forum nous avaient dit qu'ont allaient être ravis de cette 1 ère découverte du continent américain. En effet l'accueil québécois, la nourriture, la nature devaient nous emballer. C'est donc avec une certaine envie que nous avons fait ce voyage. Je précise aussi que nous avons déjà beaucoup voyagé en faisant énormément de villes d'Europe de l'est.
Au final si nous devons tirer un bilan de ce voyage, c'était bien car nous sommes partis en famille mais nous avons été très peu surpris, enthousiasmés par ce que nous avons vu. En effet durant 1 mois, nous avons eu 2-3 coups de cœurs ce qui est très peu.
Commençons par les points négatifs :
- A l'exception du parlement d'Ottawa qui est pas mal, aucun autre édifice historique nous as ébouriffés. Par contre sur ce point là, on s'y attendais. Nous avions déjà visité Saint Petersbourg et Moscou où la claque était totale, pour ainsi dire. La ville de Québec est joli mais pas sensationnel. Pareil pour Boston. Toronto, par contre est assez jolie et animé (je reviendrai plus tard sur cette partie show et animation) Par contre pour Montréal, j'ai vraiment été déçu tant les médias, notre entourage annonçait cela comme une belle ville. Au final la ville a mal vieilli. Seul le vieux Montréal est plutôt bien et encore aucun monument sensationnel. Le quartier du plateau-mont royal n'a rien de terrible. Le parc d'attraction La Ronde est vieux et ne possède aucun charme. Bilan au niveau des villes, dans l'ensemble jolie mais pas sensationnel.
- La nourriture et là c'est vraiment le point noir des vacances. Nous savions que la destination n'était vraiment pas réputé pour cela mais nous comptions au moins pouvoir manger de la bonne viande en quantité. Les restaurants sont très chers, quasiment tout est industriels. Par exemple pas moyen de trouver une côte de bœuf ou une entrecôte à moins de 35€ ! La Cabane à sucre de chez Danny vanté par le Routard et le guide Vert à Trois-Rivière alors oui ce n'est pas très cher mais tous est industriel. Au final sur une trentaine de restaurants, nous avons bien mangé dans 3 restaurants... D'ailleurs La maison cadorette à saint jean des piles est vraiment à conseiller.
Voilà pour les "points négatifs".
Ensuite concernant l'accueil des québécois, oui ils sont gentils mais nous avons trouvé qu'ils fonctionnaient beaucoup par intérêt. Les serveurs avec leurs pourboires par exemple.
Concernant l'animation et le show, c'était un bon point car à Toronto nous avons pu voir un match de baseball des Blue Jays et effectivement l'ambiance était au rendez vous dans un stade magnifique. Le Carnaval caribéen à Toronto était très animé aussi. Le spectacle Marvel à Montréal au centre Bell était aussi correct.
Concernant la nature, c'est là que nous avons eu nos 2 coups de cœurs. Tout d'abord avec les chutes du Niagara, qui sont vraiment magnifique. C'est sûr que la partie canadienne ressemble à Disneyland mais si on passe outre ça, il n'y a vraiment rien à redire. Ensuite voir les baleines à Tadoussac c'était majestueux aussi. Après concernant la nature notamment la région du fjord du Saguenay oui c'est joli mais là encore il y a d'aussi beaux paysages en Autriche par exemple.
Tout au long de mon texte c'est vraiment le rapport qualité-prix que je mets en avant car cela vaut-il le coup de traverser l'atlantique et de dépenser autant ?
En regardant sur le forum, j'ai vu très peu de gens déçus des Etats-Unis et du Canada. Du coup je me demande si toutes ces personnes avant de voyager en Amérique ont visité notre continent ? Bien sûr je me rends compte que je n'ai fait qu'une toute petite partie du Canada et des Etats-Unis et que mon avis est très subjectif.
Est ce que ce continent est surfait ?
Merci de m'avoir lu et je précise que mon post est vraiment pour comprendre et pour lire les avis d'autres personnes.
Malgré tout, nous avons quand même passé de bonnes vacances 🙂.
Ce post est un sujet de réflexion et de débat. Avec ma famille nous revenons d'un voyage d'un mois en Ontario, Boston et au Québec. Si vous souhaitez savoir l'itinéraire complet : http://voyageforum.com/discussion/doutes-itineraire-nord-est-etats-unis-quebec-ontario-d6852144/
Avant de partir, tout notre entourage et ce forum nous avaient dit qu'ont allaient être ravis de cette 1 ère découverte du continent américain. En effet l'accueil québécois, la nourriture, la nature devaient nous emballer. C'est donc avec une certaine envie que nous avons fait ce voyage. Je précise aussi que nous avons déjà beaucoup voyagé en faisant énormément de villes d'Europe de l'est.
Au final si nous devons tirer un bilan de ce voyage, c'était bien car nous sommes partis en famille mais nous avons été très peu surpris, enthousiasmés par ce que nous avons vu. En effet durant 1 mois, nous avons eu 2-3 coups de cœurs ce qui est très peu.
Commençons par les points négatifs :
- A l'exception du parlement d'Ottawa qui est pas mal, aucun autre édifice historique nous as ébouriffés. Par contre sur ce point là, on s'y attendais. Nous avions déjà visité Saint Petersbourg et Moscou où la claque était totale, pour ainsi dire. La ville de Québec est joli mais pas sensationnel. Pareil pour Boston. Toronto, par contre est assez jolie et animé (je reviendrai plus tard sur cette partie show et animation) Par contre pour Montréal, j'ai vraiment été déçu tant les médias, notre entourage annonçait cela comme une belle ville. Au final la ville a mal vieilli. Seul le vieux Montréal est plutôt bien et encore aucun monument sensationnel. Le quartier du plateau-mont royal n'a rien de terrible. Le parc d'attraction La Ronde est vieux et ne possède aucun charme. Bilan au niveau des villes, dans l'ensemble jolie mais pas sensationnel.
- La nourriture et là c'est vraiment le point noir des vacances. Nous savions que la destination n'était vraiment pas réputé pour cela mais nous comptions au moins pouvoir manger de la bonne viande en quantité. Les restaurants sont très chers, quasiment tout est industriels. Par exemple pas moyen de trouver une côte de bœuf ou une entrecôte à moins de 35€ ! La Cabane à sucre de chez Danny vanté par le Routard et le guide Vert à Trois-Rivière alors oui ce n'est pas très cher mais tous est industriel. Au final sur une trentaine de restaurants, nous avons bien mangé dans 3 restaurants... D'ailleurs La maison cadorette à saint jean des piles est vraiment à conseiller.
Voilà pour les "points négatifs".
Ensuite concernant l'accueil des québécois, oui ils sont gentils mais nous avons trouvé qu'ils fonctionnaient beaucoup par intérêt. Les serveurs avec leurs pourboires par exemple.
Concernant l'animation et le show, c'était un bon point car à Toronto nous avons pu voir un match de baseball des Blue Jays et effectivement l'ambiance était au rendez vous dans un stade magnifique. Le Carnaval caribéen à Toronto était très animé aussi. Le spectacle Marvel à Montréal au centre Bell était aussi correct.
Concernant la nature, c'est là que nous avons eu nos 2 coups de cœurs. Tout d'abord avec les chutes du Niagara, qui sont vraiment magnifique. C'est sûr que la partie canadienne ressemble à Disneyland mais si on passe outre ça, il n'y a vraiment rien à redire. Ensuite voir les baleines à Tadoussac c'était majestueux aussi. Après concernant la nature notamment la région du fjord du Saguenay oui c'est joli mais là encore il y a d'aussi beaux paysages en Autriche par exemple.
Tout au long de mon texte c'est vraiment le rapport qualité-prix que je mets en avant car cela vaut-il le coup de traverser l'atlantique et de dépenser autant ?
En regardant sur le forum, j'ai vu très peu de gens déçus des Etats-Unis et du Canada. Du coup je me demande si toutes ces personnes avant de voyager en Amérique ont visité notre continent ? Bien sûr je me rends compte que je n'ai fait qu'une toute petite partie du Canada et des Etats-Unis et que mon avis est très subjectif.
Est ce que ce continent est surfait ?
Merci de m'avoir lu et je précise que mon post est vraiment pour comprendre et pour lire les avis d'autres personnes.
Malgré tout, nous avons quand même passé de bonnes vacances 🙂.
Photos de balades au nord du Portugal English translation pending
Bonjour,
“Terra Quente Transmontana” en 27 de Abril de 2013
Balade de Abreiro a Senhora do Castelo, avec les beuax paysages de Vila Flor.
Les photos
http://s673.photobucket.com/user/ABarros/library/130427-TERRA%20QUENTE%20TRANSMONTANA?sort=2&page=1
Petites pelicules
Approche du fleuve Tua près du village Ribeirinha
http://www.youtube.com/watch?v=RVeH4bQ7gHI
Traversant un olivier a Vila Flor
http://www.youtube.com/watch?v=FNENjX5wGPQ
La vallée de Vilariça vue de Seixo de Manhoses (Vila Flor)
http://www.youtube.com/watch?v=gMf_165xesQ
Hirondelles au Ribeiro Grande (Vilariça)
http://www.youtube.com/watch?v=ySNFTm2xtHA
Au barrage de Vilariça (Nabo/Ribeiro Grande)
http://www.youtube.com/watch?v=fhp3sYSkTo8
La trace
http://www.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=4379034
“Terra Quente Transmontana” en 27 de Abril de 2013
Balade de Abreiro a Senhora do Castelo, avec les beuax paysages de Vila Flor.
Les photos
http://s673.photobucket.com/user/ABarros/library/130427-TERRA%20QUENTE%20TRANSMONTANA?sort=2&page=1
Petites pelicules
Approche du fleuve Tua près du village Ribeirinha
http://www.youtube.com/watch?v=RVeH4bQ7gHI
Traversant un olivier a Vila Flor
http://www.youtube.com/watch?v=FNENjX5wGPQ
La vallée de Vilariça vue de Seixo de Manhoses (Vila Flor)
http://www.youtube.com/watch?v=gMf_165xesQ
Hirondelles au Ribeiro Grande (Vilariça)
http://www.youtube.com/watch?v=ySNFTm2xtHA
Au barrage de Vilariça (Nabo/Ribeiro Grande)
http://www.youtube.com/watch?v=fhp3sYSkTo8
La trace
http://www.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=4379034
Que faire en 5/6 jours au départ de Montréal? English translation pending
Bonjour!
Nous prévoyons un séjour au québec pour aout prochain.
On fait Montréal, Quebec, et le lac saint jean/fjord du Saguenay.
Au final pour avoir un vol direct on reste quelques jours de plus, et donc on aurait 5/6 jours "en rab"!
On se demande donc quoi faire, sachant qu'on aura une voiture de loc et un petit bébé d'1 mois...
Est ce que Ottawa ça vaut le détour?
Est ce que ça vaut le coup de faire bcp de route pour aller voir les chutes du niagara?
Ou bien est ce que Kingston, sur le lac c'est sympa?
En fait on aimerait des propositions, quel qu'elles soient! On est ouvert à n'importes quelles idées, propositions!
Merci bcp de vos réponses!