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Deux semaines à la Réunion: le planning English translation pending
by Lumich · 2017-08-17 · 18 replies
Bonjoru à tous,

nous partons 15 jours à la Réunion à cheval sur Septembre Octobre. Nous logerons dans 2 endroti different, respectivement 6 et 7 nuits. Nosu serons avec notre eptit garçon de 18 mois.

voici un premier draft de planning. n'hesitez pas à commenter et à me faire vos retour . merci

Semaine 1, logement Saint-Pierre 1)Proche Saint Pierre : Saga du Rhum, Domaine du café grillé, plage Grand Anse (Rando 2h), Plage de sable noir 2)Direction le SUD : jardins des parfums et des épices, Cap Mechant, Cascade du grand galet, Riviere langevin, Cascade du trou noir 3)Direction les hautes plaines : Maison du Volcan, plaine de caffres, Belvedere du bois court, gand bassin, foret de becour belouve, 4)Direction l’EST par les hautes plaines : cascade du bras d’annette, grand etang, pont suspendue riviere de l’EST, cascade du biberon 5)Direction l’EST par le SUD : coulées de lave, tunnels de lave, notre dame des laves, vierge au parasol, anse des cascades, crateres… 6)Rando dans la région du Piton de la fournaise 7)Direction le nord (vers le 2eme logement) : Gouffre (point d’eau), etang salé les bains, musée stale matucina, kélonia (tortues), conservatoire botanique national de mascarin Semaine 2, logement Saint Paul 1)Saint Paul et environ (marché) et plages (Boucan Canot, Hermitage, Saint Gilles) 2)Rando cirque de Cilaos et environs 3)Rando cirque Salazie et Hell bourg 4)Saint Denis et environs 5)Saint André, Sainte Suzanne, Saint Benoit 6) ?? 7) ??

Cilaos serait apriori plus rapidement accessible depuis Saint Pierre, nous relfechissons à ajouter ca à la premiere semaine en restant une une nuit de plus à Saint-pierre et rester moins longtemps proche de Saint-Paul.
Itinéraire au Quèbec en septembre English translation pending
by Pacitti · 2017-08-16 · 33 replies
Bonjour à tous,

Tout d'abord je tenais à remercier tous les fidèles pour la mine d' informations que vous avez mis à nôtre dispositions sur ce forum. Je pars au Québec avec ma compagne du 10 septembre 2017 au 8 octobre. je voudrais vous soumettre mon itinéraire. Du 10 au 12: Montréal. Le 12 départ pour le parc de la Mauricie (transport blabla car ou transport public selon dispo). la intervient ma première interrogation? : Peut-on louer une voiture à Shawinigan pour se balader dans le secteur(Parc de la Mauricie), puis partir pour St Félicien(le zoo), Val- Jalabert, et restituer la voiture à Alma; Ou laisser la voiture à Shawi, et blablacar, ou transport local jusqu'à Alma, puis louer une voiture sur place à Alma?

Du 12 au 14 Parc de la Mauricie. Du 14 au 16 Zoo St Félicien, Val-Jalabert( village fantôme). Le 16 nous retrouvons des amis à Alma pour la fêtes des récoltes, puis départ en randonnée dans la région: petite balade sur les sommets du mont Valins, déplacement vers Tadoussac (couché à Tadoussac pour 2 nuits). Le 18 navette vers l'Anse de Roche, puis rando jusqu'au refuge de l'Anse creuse (coucher au refuge) Le 19 rando jusqu'au refuge de la boule (coucher au refuge). Le 20 rando jusqu'à Tadoussac (couché sur place). Ensuite nos amis vont rejoindre Québec, puis rentrer à Alma. Deuxième interrogations? : ou nous rentrons à Québec avec eux, louons une voiture à Québec pour remonter vers Tadoussac via Charlevoix (parc des Hautes Gorges, parc des Grands Jardins), puis continuité vers baie Comeau, traversier pour Matane, Amqui, vallée de Matapédia, parc du Bic, plus tous les centres d’intérêts jusqu à Québec (via le pont à Levis). Ou option 2; Après avoir quitter nos amis à Tadoussac, louer une voiture sur place, puis continué à partir de Tadoussac sur le même parcours jusqu'au retour à Québec. En espèrent avoir été suffisamment clair, je m'en remet à vous pour vos avis éclairés. Petite précision, nous devons trouver à Québec le 5 Octobre (location pour 3 nuits) Cordialement. fab.
Étape de randonnée "Les Orangers Marla" dans Mafate English translation pending
by Helenemarc · 2017-05-29 · 3 replies
Bonjour

Je sais qu'il est difficile de donner des temps de randonnée selon le niveau de chacun. Cependant, que pensez vous de l'étape Les Orangers Marla en passant par Roche Plate et Les trois roches pour des randonneurs habitués aux dénivelés (mais pas ceux de La Reunion) Selon les topos de la FFR, on en serait à 2h + 6 h30 de marche pour 13 km et environ 1000 m de denivelé positif + 500m de negatif .... Ces durées me paraissent tres longues....

Merci pour vos commentaires
Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord English translation pending
by Denis007 · 2017-04-21 · 84 replies
Bonjour à tous et toutes.

Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...

Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!

Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....

Jeudi 2 Juin:

Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.

Je suis content.

J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....

Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!

Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....

J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...

Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...

Mon œil!!

Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....

Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!

Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!

Que demande le peuple?

Un lit....

Vendredi 3 Juin

Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.

Un rat!!!!

Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.



Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.

Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.

Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.

Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!

Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...

Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.

La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!

C'est un bus local et ça se voit...



Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!

Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...

Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!

Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!

A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.

Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.

Et là, j'ai cru que j'allais vomir...

Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...

Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!

P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!

Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!

Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!

Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!

Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.

Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.

Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!



Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.

Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!

Samedi 4 Juin

Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.

Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.

La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!



Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.



Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.



Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".

On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".

Soit 20 euros pour 3 cafés...

On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!



Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...

La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.



J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.

Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...

Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...

Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!

Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!







Compte rendu de voyage Islande - 12 jours en février 2017 English translation pending
by Sab0214 · 2017-03-07 · 2 replies
Bonjour,

Voici mes avis, bons plans et budget que je me permets de poster sur les 3 sites qui m’ont aidé pour le voyage. Voyage réalisé en couple en février 2017.

Jeudi 9 février 2017 : - Avion arrivant vers 14h15. Wow Air à l’heure (et même en avance !), à l’aller comme au retour. - Récupération de la voiture de location : nous avons beaucoup hésité entre une voiture basique (Toyota Yaris avec pneus d’hiver) et le 4x4. En hiver, le 4x4 est utile surtout en cas de grosse neige je pense. Mais le prix est double voire triple… Alors nous avons décidé de rester sur une voiture classique. Sans regret (sauf dernière journée où un 4x4 aurait été utile). - Route vers Selfoss, couses alimentaires, repos. Dodo dans un AirBnB - Google maps pour toutes les trajets en 3G avec le pass destination de chez Free (gratuit avec le forfait le plus cher)

Vendredi 10 février 2017 : - Seljalandsfoss : sympa, et ça mouille bien quand vous allez derrière la cascade ! Mais ça vaut le coup d’y aller, c’est beau ! - Gljúfrafoss (à côté) : très jolie également avec une sorte de petit passage, une faille verticale qui se rejoint en haut et avec la cascade que l’on voit au dessus et dans la faille, en bas. A mon avis, possible de se faufiler dans le petit passage quand il y a moins d’eau (avec la pluie tombée les derniers jours, pas possible sans se mouiller les pieds) - Skógafoss : avec de timides arcs en ciels, c’est encore plus beau ! A voir d’en bas et d’en haut (le mieux c’est à mi-chemin car d’en haut, sur la passerelle, c’est moyen) - Kvernufoss : petite cascade à 15 minutes de marche depuis Skogar. Possibilité aussi d’aller derrière. Et surtout, personne ! Juste un couple croisé à l’aller et 3 filles au retour - Sólheimajökull : petite marche d’une quinzaine de minutes, il faut s’arrêter bien avant la glace même (panneau qui interdit d’aller plus loin sans guide) Dodo à Lækjarhus Farm Holidays pour 3 nuits. La chambre est minuscule !

Samedi 11 février 2017 : - Randonnée « Glacier Explorer » avec Glacier Guides. La randonnée est donnée pour 5h30 dont 3h sur glace, ça permet d’aller plus loin que la majorité des rando et d’être tranquille sur le glacier. Avec un maximum de 12 personnes. Sympa Ne se fait pas sans guide, le glacier bouge sans cesse, c’est dangereux. - Svínafellsjökull : très beau. Marcher sur les rochers à droite et à gauche pour différents points de vue

Dimanche 12 février 2017 : - Excursion Crystal Ice Cave annulée (grotte inondée à cause de la pluie) - Nous prenons le temps : plage de diamants avec levé de soleil (au moins 1h-1h30 sur place), Jökulsárlón (6h peut être sur place ?) Nous avons vu les phoques ! Depuis le parking principal et touristique, nous avons commencé à marcher vers la droite, nous pensions que c’était une balade courte mais en fait, on peut aller super loin ! Nous avons rebroussé chemin car nous n’avions prévu ni eau ni nourriture et du coup, ça a été frustrant de ne pas aller jusqu’au glacier. Si ça vous intéresse, emportez eau et provision ! - Fjallsárlón (1h ?) : super joli aussi, le glacier est très proche. Je suis fan du Jökulsárlón et du Fjallsárlón, je pense que ça se voit au temps passé sur place ! Sites magiques et hypnotisants. Bien de prendre son temps, nous avons vu le comportement des icebergs à marée basse et à marée haute. En plus, belle journée avec du soleil !

Lundi 13 février 2017 : - Rando au parc de Skaftafell : boucle Sjonarnipa-Svartifoss-Sjonarsker-Sel. Sjonarnipa est un super point de vue, dommage que le soleil ne soit plus là (et encore, nous avons juste eu le temps de voir le site avant que la brume et la pluie arrivent !) Svartifoss est sympa mais sous une petite pluie fine. Point de vue de Sjónarsker : sûrement beau mais trop couvert et brumeux. Crochet jusqu’à Sel, où il y a une ancienne bergerie (vous pouvez entrer dans les maisons) - Arrêts photos sur la route : Skeiðarársandur, Núpsstaður et ses jolies falaises, Dverghamrar, Foss á Síðu, Kirkjugólf Dodo au Hörgsland Cottages avec jacuzzi commun extérieur.

Mardi 14 février 2017 : Mon anniversaire mais journée la plus horrible du séjour niveau climat ! - Systrafoss : quelques balades mais on ne voit rien avec la pluie et la brume - Systrastapi : impossible de passer le denier ruisseau avec la pluie des derniers temps. - canyon Fjaðrárgljúfur : super sympa, à faire, dommage qu’il pleuve… Sol complètement détrempé, très très boueux et à d’autres endroits, spongieux. Après la passerelle métallique en travaux, possible de continuer plus loin (petit pont pour traverser le ruisseau en contrebas). Le canyon s’arrête ensuite rapidement. - Hjörleifshöfði : pas trouvé le livre d’or dans la boîte, toujours cette pluie et cette brume, du coup, on ne voit rien… On finit la journée trempés jusqu’aux os, même les sous vêtements… On a bien froid du coup. Dodo dans un cottage à Vik, près de la plage Reynisfjara.

Mercredi 15 février 2017 : - Reynisfjara : nous avons marché (c’est long et monotone !) jusqu’au bout de la plage de Reynisfjara mais y’a rien à voir ! La vue était mieux depuis le milieu de la plage. Il pleut toujours un peu, il n’y a pas de vent et les vagues ne sont pas trop grosses mais ça n’a pas empêché un touriste asiatique de se retrouver à terre ! Donc je répète encore ici : ne vous approchez pas trop des vagues, la mer est dangereuse et a déjà fait des morts. - Dyrhólaey : 2 parkings pour 2 points de vue différents (l’un tout droit et l’autre à droite, quand vous arrivez de la route). Avec la météo, on ne voit pas grand chose de nouveau. - Urriðafoss : petite chute sympatique - Hveragerði : randonnée Reykjadalur de 3,3 km pour y aller. Le parking est plein à craquer ! Heureusement, on est en fin de journée (vers 15h quand nous montons) et ça va une fois là haut. Même si vous ne vous baignez pas, mares d’eau bouillonnantes et colorées impressionnantes, surtout à la fin. Dodo au Ljósafossskóli pour 2 nuits.

Jeudi 16 février 2017 : - snorkelling dans la faille de Silfra Tout le monde dit que c’est super mais moi je n’ai rien trouvé d’exceptionnel. Surtout pour le prix ! Peut être car il manquait le soleil ? - visite de Þingvellir : sympa mais pas le meilleur de l’Islande - Bruarfoss : sympa car de l’eau couleur bleu glacée Le sol est détrempé à nouveau, c’est vraiment gadouilleux pour y accéder - Geysir et Strokkur : Strokkur surtout est sympa - Gullfoss quasiment de nuit donc nous n’avons pas vu grand chose

Vendredi 17 février 2017 : - tour du fjord Hvalfjörður en voiture, sous la pluie : ça doit être superbe sous le soleil - Borgarnes - musée de la colonisation pour s’abriter de la pluie (on commence à en avoir marre) Le musée est séparé en 2 expositions pour une durée totale de 1h. C’est intéressant et surtout, audio guide en français ! Mais le prix est disproportionné par rapport au musée (2 500 ISK soit plus de 20€ par personne). - Sites autour de Borgarnes notamment Borg á Mýrum. Rien à voir, je pense que c’est plutôt symbolique par rapport à la colonisation de l’île. - Hraunfossar et Barnafoss, aménagées avec des cordes et des piquets qui empêchent de s’en approcher de trop près - Reykholt : rien à voir également, c’est plutôt un lieu d’histoire - Deildartunguhver : intéressant et impressionnant avec toute la fumée d’eau chaude qui s’en dégage et de l’eau qui bout à certains endroits Dodo au Fossatún Guesthouse avec jacuzzi extérieur commun.

Samedi 18 février 2017 : - Stykkishólmur avec de superbes vues sur la route grâce au soleil (enfin !) - Helgafell : sans plus - Grundarfjörður : routes et paysages magnifiques sous le soleil - cascade de Kirkjufellsfoss : quelconque - route 579, route assez difficile mais accessible aux véhicules ordinaires : bof, peut être car le soleil n’est pas là et tout est brumeux ? - cratère de scories de Saxhóll : aucune vue avec cette brume - plages de Dritvik et Djúpalón : sympa, nous avons fait la rando de 1,2 km vers Einsarlon, à gauche (mais comme aucun panneau n’indiquait la fin, on a continué bien trop loin !) 4 pierres de levage servant à tester la force des futurs marins sur la plage Dodo en AirBnB près de la plage d’Ytri Tunga

Dimanche 19 février 2017 : - plage de Ytri Tunga, afin d’aller voir les phoques. Nous avons vu les phoques dans l’eau mais aussi, en s’éloignant des touristes, 2 phoques en position de bananes sur leur rocher ! Super ! - rando entre Hellnar et Arnarstapi : sympa car personne quand nous y étions et couvert mais sans brume et plein de monde et de brume juste quand on s’en allait ! - Rauðfeldsgjá : une petite montée un peu raide amène à une crevasse dans la roche, quelques roches permettent de rentrer à l’intérieur - petite église noire de Búðir, photogénique grâce à quelques bouts de ciel bleu. - falaises de Gerðuberg : je les pensais plus hautes Dodo en AirBnB à Reykjavik 2 nuits

Lundi 20 février 2017 : Visite de Reykjavik, bof bof - Sun-craft - Hallgrímskirkja - point de vue au Perlan - lac Tjörnin et ses oiseaux - hôtel de ville (Radhus) - Dómkirkjan - visite guidée de Harpa : beau site - musée des Sagas, avec audio guide en français : complète bien le musée de la colonisation de Borgarnes même si de temps en temps, il y a quelques redondances

Mardi 21 février 2017 : Surprise car il neige beaucoup et avec notre voiture (non 4x4) impossible d’aller au lac Kleifarvatn (ça ne monte pas la côte, on verra en fin de journée), les bus de touristes n’y arrivent pas non plus. - Garður et cap de Garðskagi : il y a 2 phares et un vent énorme. - Hvalsnes : église photogénique sous le soleil et la neige - pont (au plutôt passerelle) entre les 2 continents - falaises de Reykjanestá : jolies - zone géothermique de Gunnuhver : impressionnant - route plus praticable, nous pouvons aller au lac de Graenavatn, à Seltún et au lac de Kleitfarvatn, Soleil et neige qui subliment tout ! - Blue Lagoon : pourquoi pas mais rien d’extraordinaire à en attendre Dodo en AirBnB

Mercredi 22 février 2017 : Avion à 6h du matin

Aurores boréales : malgré 12 jours et 13 nuits sur place, presque rien. Faute à la météo. En fait, nous en avons vu mais pas avec nos yeux. Explications : des allemands nous ont dit avoir capturer des aurores boréales en mettant l’appareil photo en pause longue. Un soir, ça a fonctionné pour nous et nous avons eu de belles photos d’aurores vertes mais impossible à voir à l’œil. C’était juste blanc et gris… Il y a quand même eu un moment où nous avons vu le blanc bouger de haut en bas, c’était beau même si ça n’a pas duré longtemps. Et sans couleur.

Tous les jours, nous regardions l’état des routes, la météo et l’activité solaire. Routes :
http://www.road.is/travel-info/road-conditions-and-weather/entire-iceland-road-conditions-map/ Météo : http://en.vedur.is/weather/forecasts/areas/ Aurore : http://en.vedur.is/weather/forecasts/aurora/

Nous avons presque fait 2 500 km en voiture sur nos 12 jours….

Budget : finalement raisonnable pour le pays Pas mangé une seule fois à l’extérieur, toujours des cuisines dans nos hébergements (mon mari a des intolérances alimentaires trop restrictives, du coup, on a bien économisé grâce à lui !) Tout est donné pour 2 : - Billets d'avion Paris/Reykjavik avec une valise en soute : 358,82 € - Aller/retour à Paris : 80 € - Voiture de location Car Reykjavik : 383 € - Hébergements (13 nuits) : 968,13 € - Marche sur glacier – 31 980 ISK soit 269,29 € - Snorkelling – 35 800 ISK soit 302,23 € - Blue Lagoon – 90 € - Sur place : 476,17 € (dont 255,98 € d’essence, 86,47 € de repas et 133,72 € de divers) Total = 2 928,85 € soit 1 464,43 €/personne

Voilà, j’espère que ce post vous aidera à peaufiner votre voyage !

Sabrina
Compte-rendu de 4 jours à Fès English translation pending
by Pagaljavab · 2017-02-14 · 50 replies
Bonjour,

Comme quelques-uns me l'ont demandé, je fais un petit retour sur mon séjour de 4 jour à Fès début février. J'y réponds entre autres aux questions que j'ai moi-même posées, si ça peut aider d'autres voyageurs. Nous avons donc voyagé en couple, en indépendant (ou presque) et à petit budget. Même si nous avons l'habitude de voyager de cette manière, il s'agissait de notre premier voyage au Maroc, et même en Afrique du Nord (et pour moi en Afrique tout court!). Nous sommes limités principalement aux vieilles parties de la ville (Fès-el-Bali et Fès-el-Jedid), ainsi qu’une excursion d’une grosse demi-journée vers la petite ville de Sefrou et le village voisin de Bhalil. En février, il faut beau dans la journée (entre 15 et 25°C), mais plutôt frais le matin et le soir (jusqu’à 4/5°C). Nous avons quelques pluies le soir à la fin du séjour.

De l'aéroport à la médina

Le trajet entre l'aéroport et la médina coûte officiellement 120 dirhams. C'est bien le prix que nous avons obtenu au retour en partant de la gare routière de Bab Boujloud (à côté de l'entrée de la médina) sans avoir à négocier. Il faut compter une petite demi-heure de trajet. En revanche, l'arrivée à 1 heure du matin organisée par nos hôtes, avec un taxi qui nous attendait et nous a emmené jusqu'au parking à deux minutes à pied de notre hébergement nous a coûté 250 dirhams, ce qui nous a paru un peu cher malgré la justification du tarif de nuit, mais bon...

Il y a aussi une ligne de bus (ligne 16) qui fait la navette pour presque rien, mais il faut la prendre à la gare dans la ville nouvelle, ce qui n'est pas forcément pratique si on loge dans la médina et que l'on est pressé. Donc pas essayée pour cette fois.

Hébergement

Nous avons logé au Dar Hayati, un dar du 14ème siècle rénové par un jeune couple franco-marocain. Il est idéalement situé dans la médina de Fès-el-Bali : à deux minutes à pieds de la rue principale (talaa kebira), mais un peu en retrait dans un endroit très calme. Les chambres (doubles) sont très biens, la salle de bain impeccable, et il y a même une terrasse avec la vue sur toute la médina et ses environs. Il y a pour le moment deux chambres doubles: on choisit entre celle avec lit double ou lits séparés, mais les propriétaires n'en louent toujours qu'une à la fois: même si la salle de bain est séparée, on ne la partage donc avec personne. Pour 31€/nuit (petit-déj copieux inclus), c'est vraiment un très très bon plan !

La médina (Fès-el-Bali)

Fès-el-Bali, la plus vieille partie de Fès fondée au 9ème siècle, est une grande médina peuplée par plus de 150.000 habitants, entourée de remparts. Elle comporte environ 9400 ruelles! Très commerçante, il y règne néanmoins une ambiance assez médiévale: l'architecture, les ruelles pavées, les marchandises transportées par des ânes et des chevaux (on a intérêt à s'écarter quand on entend leurs maîtres crier "yallaaaaaaah !!!"), les odeurs d'ordure et de canalisation mélangées occasionnellement à celles du pain chaud, des pâtisseries, de la soupe de fève et des épices... Des centaines de chats peuplent les ruelles (surtout devant le boucheries et les poissonneries !) et sont nourris par les habitants. Pour répondre à quelqu’un qui disait le contraire, ils ne sont pas du tout maltraités. La médina s’anime encore plus au rythme des bus remplis de touristes chinois, allemands ou japonais, qui s’arrêtent devant Bab Boujloud, et lâchent leur fournée qui envahit les axes principaux de la médina pour une visite d’une demi-heure, avant de repartir pour laisser la place à un autre bus. L’arrivée d’un troupeau dans un lieu touristique peut vous gâcher votre visite, mais si on a un peu de patience, ils restent rarement plus de 5 minutes.

Pour peu que l'on ait un peu le sens de l'orientation, il est assez facile de se repérer dans la médina grâce aux deux axes principaux, talaa kebira (la grande montée) et talaa seghira (la petite montée), deux rue parallèles qui partent du même point à Bab Boujloud, la principale porte de la médina à l'ouest, et se rejoignent un peu avant le mausolée de la Zaouia Moulay Idriss. La rue traverse à partir de là une zone très fréquentée, avec des souks de toutes sortes et quelques-uns des plus beaux édifices religieux de la médina: la Zaouia Moulay Idriss, la mosquée Quaraouiyine, et quelques belles écoles coraniques. En suivant encore un peu plus loin cette rue, on arrive dans le fameux "quartier des tanneurs". A partir de là, on peut rejoindre d'autres parties de la médina, notamment le photogénique quartier des Andalous, jusqu'à Bab Ftouh, la porte qui mène à une seconde gare routière au sud-est de la médina.

Ça se complique un peu quand on commence à s’aventurer dans le dédale de ruelles. On peut toujours arriver à regagner les axes principaux grâce au parcours fléché (pas toujours très logique soit dit en passant…). Mais là, on se trouve exposé aux faux-guides qui essaient de vous perdre sous couvert de vous ramener vers le centre. Même si vous employez toutes les précautions pour les envoyer paître, ils peuvent parfois finir par se montrer un peu menaçants au détour d’une ruelle déserte, et encore plus la nuit tombée. On a parfois l’impression de tourner en bourrique sans retrouver immédiatement son chemin, mais globalement, nous n’avons pas rencontrés de gros problèmes en nous perdant dans les ruelles.

Le soir (enfin pourquoi pas le matin ou la journée), on peut admirer la ville depuis les hauteurs environnantes, à quelques minutes de marche de la médina : les tombeaux mérinides et les Borjs nord et sud sont très fréquentés au coucher du soleil.

Fès-el-Jedid

Fès-el-Jedid est une autre partie de la vieille ville, plus tardive que Fès-el-Bali. Elle a beaucoup moins de charme que Fès-el-Bali et on n’y voit quasiment aucun touriste (les habitants vous y regardent un peu plus bizarrement !), mais elle vaut bien un petit détour. On peut y voir les portes du Palais Royal (seul endroit où s’aventurent les groupes de touristes) et l’ancien quartier juif. Il y a aussi quelques souks, où les prix sont moins élevés qu’à Fès-el-Bali. On en fait assez vite le tour. Pour s’y rendre, il faut marcher une dizaine de minutes depuis Bab Boujloud, et traverser le très agréable parc Jnane Sbil, fréquenté par les jeunes et les familles fassis.

Les visites

Outre le fait de se perdre dans les ruelles et les souks, la médina ne manque pas de visites à faire. Les magnifiques mosquées et mausolées sont malheureusement fermés aux nons-musulmans. Pour se consoler, on peut néanmoins en admirer une partie depuis l’extérieur, le temps de quelques photos furtives. En revanche, les écoles coraniques (merdersa) sont ouvertes au public et permettent d’avoir un aperçu de l’architecture que l’on peut voir dans les mosquées. Il semble que désormais, le prix officiel de toutes les merdersas soit de 20 dirhams/personne, mais elles ne se valent pas toutes. Parmi celles que nous avons visitées, les merdersas Bou Inania (à côté de l’entrée principale de la médina), et Al-Attarine étaient les plus belles. Mais attention arnaque : dans le quartier des Andalous, la merdersa Es-Sahrij est fermée pour rénovation, mais des faux-gardiens vont tenter de vous faire visiter la merdersas jumelle pour 10 dirhams/ personnes : elle n’a absolument aucun intérêt architectural, mais les faux-guides ne manqueront pas de vous indiquer qu’elle dispose de toilettes propres ! Nous n’avons pas visité les divers musées (musée ethnologique Batha, musée du bois, etc…), préférant profiter de l’extérieur.

Il est temps de parler de la tannerie Chouara, dite « quartier des tanneurs », qui semble être le principal point touristique de la médina. Tous les guides de la médina tentent de vous y amener. Quand vous arrivez dans la rue Chouara, tous les commerces qui disposent d’une terrasse avec vue plongeante sur la tannerie tentent de vous faire entrer chez eux. Si vous entrez, un pseudo-guide vous prendra en charge pour vous faire une courte explication de l’histoire de la tannerie (contre 10 dirhams, le nôtre a eu l’air plus que satisfait), avant de tenter de vous amener vers une boutique d’articles en cuir hors de prix. Parfois, on ne vous demande pas d’argent, mais le but est de vous attirer dans une boutique. L’odeur des tanneries est assez forte mais supportable. Depuis la terrasse, on peut donc voir les pauvres tanneurs travailler dur, avec pleins de couleurs et une belle vue sur une partie de la médina. Pour notre part, on a trouvé ça sympa, mais pas non plus absolument indispensable. C’est un peu l’attrape-touriste de la médina, mais à condition de ne pas se faire arnaquer, ça peut valoir la peine d’y passer quelques minutes.

Les guides et les « guides »

Lors de votre séjour à Fès, vous serez presque sans arrêt sollicités par des personnes se présentant comme des guides, ou des gens qui veulent vous aider gratuitement. Dans presque tous les cas, le but est de faire payer une visite ou de vous amener dans une boutique. Comme dit plus haut, certains peuvent se montrer un peu menaçant si vous ne leur donnez rien ou pas assez, surtout si vous vous trouvez dans une ruelle déserte, mais cela ne dépasse généralement pas le stade de la menace verbale. Il est possible d’avoir recours à un guide à la journée pour 200 dirhams, mais préférant visiter la médina en nous perdant un peu et aimant être indépendants, cela nous a paru complètement inutile. Mais parfois, quelqu’un se propose de vous faire voir des lieux « secrets » lors de la visite d’un quartier... et il arrive que ça vaille vraiment le coup 🙂 ! Dans le quartier des Andalous, l’un de ces guides nous a donné accès à l’intérieur de maisons traditionnelles (même s’il n’avait pas le droit, puisque une fois sur deux, on se faisait mettre dehors) et autres petits trésors pas très accessibles. En revanche, il faut bien négocier pour ne pas avoir de problème à la fin. Pour une grosse demi-heure de visite, nous avons accepté de lui donner 50 dirhams (on n’avait pas la monnaie…), ce qui est un peu élevé mais plutôt mérité. Pour une petite explication d’une dizaine de minutes, 10 dirhams sont suffisants.

Achats

Fès ne manquent pas de souks et de commerces où l’on peut acheter toute sorte de choses : poterie en céramique, vaisselle, tapis, henné, parfums, épices, babioles diverses… D’une manière générale, il faut bien marchander les prix, qui peuvent atteindre jusqu’à 10 fois le prix réel ! Mais les vendeurs sont redoutables : même si vous êtes expérimentés en marchandage (pour ma part, je suis rôdé à l’Inde), les vendeurs arriveront à vous faire croire que vous leur arrachez le cœur en négociant trop les prix. Et évidemment, la plupart du temps, quand vous sortez en pensant avoir fait une bonne affaire, vous êtes convaincus de vous être fait un peu arnaquer ! D’une manière générale, il faut avoir le temps de comparer les prix, et de rester ferme dans la négociation. Si vous devez acheter à la hâte, c’est là que vous avez le plus de chance de vous faire avoir. Les prix et les risques d’arnaques sont bien moins élevés à Fès-el-Jedid, mais on n’y a pas forcément le même choix qu’à Fès-el-Bali. Pour ceux qui veulent acheter du safran. La plupart du temps, c’est du faux safran qui est proposé, parfois, on en demande 4 fois le prix pour un safran de mauvaise qualité. Pour ma part, j’en ai trouvé du vrai safran de Talaouine (et apriori assez pur) pour 32 dirhams/g à Fès-el-Jedid. Plutôt en haut de talaa kebira, un magasin spécialisé dans les produits de Talaouine en vend aussi pour 35 dirhams/g : il avait l’air vrai. Tout le reste de ce que j’ai vu : arnaque 😠 !

Manger végétarien à Fès

Comme nous sommes un couple végétarien et plutôt branché street-food, j’avais lancé sur le forum un sujet sur la question. Je remercie encore tous les gens qui m’ont renseigné, ça m’a beaucoup aidé. Alors, être végétarien à Fès, c’est possible ?? Oui ! Et même très facile, et pour trois fois rien ! Je précise qu’au final, nous n’aurons jamais mangé dans un restaurant. Etant un grand amateur de cuisine du Maghreb, manger un couscous ou en tajine sans saveur dans les nombreux restaurants touristiques de la médina, très peu pour moi… En mangeant exclusivement dans la rue, nous n’avons jamais été ne serait-ce qu’un peu malades, et pour le grand plaisir du porte-monnaie ! Il suffit donc de se balader dans les ruelles pour trouver des spécialités locales végétariennes très variées. Déjà, les rues sont remplies de vendeurs de pain qui vont prépareront des sandwichs à base d’œufs, de pois-chiches ou autres crudités, pour moins de 10 dirhams. Un moyen avantageux de se nourrir pour pas cher pour les végétariens : les soupes ! Le matin dans les rues, c’est la bisara, une soupe de fève à l’ail et au cumin, arrosé d’une louchette d’huile d’olive : avec un pain rond entier, ça ne doit jamais vous coûter plus de 7 dirhams. Le soir, c’est la harira (soupe épaisse de lentille, légumes et vermicelle) : seulement 5 dirhams avec un pain. Les restaurants à touristes vendent généralement les soupes au moins 10 dirhams. Une petite sandwicherie du nom de Benlemlih sur talaa kebira propose des omelettes et des sandwichs végétariens biens remplis (on choisit la garniture) pour 7 dirhams. Près de Bab Boujloud, des vendeurs de rue ou des petites gargotes proposent des gâteaux de pois-chiches, pains ronds ou des crêpes copieuses fourrées au fromage, au miel, au chocolat, pour 3 à 10 dirhams ! Je conseille particulièrement à la jonction de talaa kebira et talaa seghira, la gargote « Chez Mhih » (un homme d’une honnêteté sans faille), spécialisée dans les pains et les crêpes, et une autre juste en face qui propose de nombreuses spécialités végétariennes (haricots blancs en sauce, poivrons grillés, œufs, salades, soupes…) : un repas complet ne vous en coûtera pas plus de 15 dirhams. On pourra également se servir chez les nombreux vendeurs d’olives, de dattes, de fruits, de sucrerie, de smoothies à l’avocat, de jus de sucre canne, et j’en passe… toujours pour une somme ridicule. Sans compter les pâtisseries marocaines, qui sont toutefois un peu plus chères (jusqu’à 150 dirhams le kilo de pâtisserie). Sinon, les restaurants proposent presque tous des tajines et couscous végétariens pour 40 ou 50 dirhams, mais n’avons pas essayé. Il y a également le Café Clock, un resto un peu branché sur tala kebira, qui propose pas mal de plats végétariens pour une centaine de dirhams, mais pas essayé non plus.

Etre invité par une famille

Il est possible qu’au hasard de vos errances, vous soyez amenés à sympathiser avec des Fassis qui vous inviteront chez eux. C’est ce qui nous est arrivé. Un soir, alors que nous mangions la harira dans la rue sur talaa seghira (comme presque tous les soirs en fait), un homme et sa femme d’une bonne cinquantaine d’années, apparemment très pieux, ont insisté pour nous inviter pour le couscous du vendredi, après nous avoir payé nos soupes. Nous n’avons pas hésité parce que leur gentillesse et leur honnêteté transparaissait. C’est dans un quartier relativement nouveau, au sud de la médina, que le couscous s’est transformé en 3 heures de plats successifs : fruits frais et secs, viandes séchées, viandes grillées (je ne me rappelle même plus de tout…), qui se sont terminés enfin par le fameux couscous ! Absolument délicieux, mais indigestion assurée 🤪 Si ma compagne n’a pas cédé sur son végétarisme, je n’ai pas voulu froisser nos hôtes et me suis dévoué pour goûter un peu de tout 😮… Inutile de dire que nous avons mangé léger le lendemain. Une belle expérience avec ces gens adorables avec qui nous avons gardé contact.

Excursion à Sefrou et Bhalil

Un séjour de 4 jours à Fès laisse facilement la place à une excursion dans les environs de la ville. Notre choix s’est porté sur le Moyen Atlas, et plus précisément sur Sefrou, une petite ville agréable de 60.000 habitants complètement désertée par les touristes, avec une médina plutôt modeste, un quartier juif et une cascade à environ 1 kilomètre de marche (possibilité de s’y rendre en taxi ou voiture). La cascade n’a rien de très extraordinaire, mais permet une petite marche dans la campagne. Un petit café vend à boire et à manger. De Sefrou, on peut se rendre dans des villages berbères, notamment le joli village de Bhalil, à 5 km de Sefrou, qui comporte quelques habitations troglodytes. Un « guide » rencontré à Sefrou, du nom de Zakaria, nous a bien aidé moyennant une petite somme (50 dirhams pour environ 4 heures), et nous a permis de prendre le thé chez une vieille dame berbère qui habite dans l’une de ses habitations creusées à même la roche. Pour se rendre à Sefrou, nous avons pris le bus n°38 depuis la ville nouvelle de Fès (7 dirhams/personne). Pour se rendre à Bhalil, des taxis collectifs et des bus partent de la gare routière de Sefrou pour 3 dirhams. Pour le retour, plusieurs compagnies de bus proposent le même trajet et vous déposent à différents endroits de Fès. Les taxis collectifs prennent 11 dirhams/personne.

Voilà! Nous avons vraiment adoré notre séjour à Fès, et pour ce qui ne connaissent pas encore, végétariens ou pas, nous ne pouvons que vous recommander de ne pas rater ce lieu magique. N'hésitez pas si vous avez besoins d'autres informations 😎
Road trip dans l'Ouest américain: un incontournable de bonheur! English translation pending
by Lmvoyager · 2017-02-13 · 110 replies
Hello à tous, Il était temps pour moi de mettre sur "papier" virtuel mon voyage dans l'Ouest Américain. De loin, ce fut l'un de mes plus beaux voyages - que cela soit la préparation , ou le voyage en lui-même ou encore les souvenirs qu'il m'en reste. Je le découperai en "journée" , 25 journées au total ! Ce premier volet comprendra surtout le comment du pourquoi, la préparation. Puis suivra le voyage, jour par jour. Merci de me lire, de partager également vos souvenirs ! J'espère réussir à vous faire voyager avec ce carnet !

Qui suis-je ?

Noemi, 24 ans, à qui il manque pas mal de dents (il m'en reste pas mal quand même ne vous inquiétez pas!). Je blogue depuis deux ans et demi. Amourachée de la sensation de voyage, du voyage en lui-même, de la liberté, du sentiment de liberté. Enchantée ! Nordiste de souche, oubliais-je.

VOLET 1 : POURQUOI L'OUEST ? Brain Storming et préparatifs



C'était au mois de novembre, je crois. Mais bien des années que cela me trottait en tête. Sur un presque coup de tête, nous discutons avec Fabien et Mélodie de partir, cet été là. Nous voulions de la route, beaucoup de route. Nous voulions du dépaysement, de celui que vous n'oublierez jamais. On voulait partir, tout simplement. Puis ce vieux rêve de "rouler sur les routes américaines" et découvrir l'Amérique est revenu en pleine face tel un boomerang. J'avais déjà regardé, les années précédentes, pour partir en "voyage organisé" , de ceux où vous devez vendre un rein pour vous l'offrir. Non, vraiment, je ne souhaitais pas partir avec ce genre d'organisme. Je voulais une aventure à mon image, à notre image. L'idée faisant son bonhomme de chemin, quelques jours plus tard, notre choix se porta sur l'Ouest Américain ! Organisé par nos soins, on était persuadé que cela serait une aventure formidable. Malgré quelques réticences de Maman, le projet est accepté. Nous partirons en Août.

L'ORGANISATION

À trois, sur les routes. Le plus gros du projet restait à faire : tout organisé, de A à Z. Justement, c'est sur ce forum que j'ai pu trouvé les premières informations. Le premier mois a été dédié à la recherche du billet d'avion le "moins cher". On est même passé par des désillusions, pensant que nous ne trouverions jamais le billet d'avion qui nous permettrait de rejoindre l'Ouest. Mélodie passait ses journées sur les comparateurs pour trouver une offre acceptable. Finalement, nous avons trouvé (ou plutôt, elle a trouvé). On arrivera à San Francisco, on repartira de San Francisco (Oakland plus précisément) avec la compagnie aérienne "Norwegian Air". Une première avec cette compagnie, considéré comme "low cost".

LA PREPARATION



Nous nous sommes finalement réparti comme suit : nous faisions chacun nos recherches de notre côté, puis nous mettions tout en commun (à noter que Tiphanie - ma soeur - et Thomas se sont rajoutés au cours du voyage, ils ont pris leur billet en Février !). On se voyait une fois par mois environ, pour faire corroborer toutes nos informations ensemble. Tiphanie était plutôt sur l'établissement de la carte, Thomas sur les comptes du groupe et de chacun, Mélodie, Fabien et moi étions plutôt sur les recherches d'endroits à visiter - et la création de notre parcours journées par journées. Au moins de mai, nous avons commencé à prendre tous les hôtels. Nous sommes passés par un site de cashback pour récupérer un peu d'argent sur ces hôtels/motels (n'hésitez pas à m'envoyer un message si vous souhaitez connaître ce site). Nous avons pris la location de voiture au moins d'Avril, avec le site AutoEscape. Attention, à ce moment là nous avons pris la location via ce site car nous avions trouvé un code promo nous permettant de faire un peu d'économies. Je vous conseille tout de même de faire des comparatifs avec les agences de location directement. Ca vous évitera les mauvaises surprises. Le plan était prêt, journées par journées, voiture ok, avion ok, hôtels/motels ok, ils ne nous restaient plus qu'à prendre notre mal en patience avant de partir, achevant les derniers préparatifs pour un séjour au top ! Nous étions déjà très satisfait du travail fourni, plutôt fier d'avoir mené cela de A à Z.

Informations supplémentaires : pour créer de toute pièce ce voyage , je me suis inspirée de : sites internet proposant déjà des "tours" préparés, blog en tous genre (spécialisé ou non dans le voyage aux USA), guide de voyage (Lonely Planet notamment), carte des Etats-Unis et bien entendu, des récits ici sur ce site. Je vous posterai bien entendu plus de photos de mon voyage dans les prochains volets ! Merci pour votre lecture/future lecture :*
Réunion et lieux de villégiature pour randonnées à la journée English translation pending
by LaRooutarde · 2017-02-09 · 11 replies
Je pars au mois de mai pour 9 jours pleins à la réunion et je me pose des questions sur le meilleur endroit pour loger (1 ou 2 points de chute)

Nous voudrions plutôt faire des randos à la journée (mais ça peut etre des grosses journées sans soucis ! mais par contre faire le moins de route possible serait bien sur le mieux) et nous aurons la voiture. Et nous aimerions loger vers des plages afin de pouvoir alterner également randos / plages (mais + randos quand meme)

Je pense que 2 points de chute, comme St Pierre pour faire le Piton de la fournaise, Cilaos, et le sud est, puis quelque chose comme St Leu ou St Paul pour faire les cirques de Mafate et Salazie serait pas mal ? Quel est le meilleur point de départ pour faire le Piton des neiges que je tiens à faire également ? St Pierre aussi ou plus à l’ouest ?

Aussi, quelles belles randos sont possible à la journée dans Mafate et Salazie qui soient facilement accessibles depuis l’ouest ?

Merci pour votre aide !
Tour de la Sardaigne English translation pending
by Borcap · 2017-01-29 · 16 replies
bonjour, nous sommes un couple et envisageons de faire le tour de la Sardaigne en voiture pendant un mois, en juillet. Nous atterrissons à Cagliari et repartirons du même endroit. Quelqu'un peut il nous guider sur le parcours à établir sachant que nous aimons découvrir les villes, les sites historiques mais aussi nous prélasser. Merci d'avance pour vos précisions
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
by Krikri6792 · 2016-12-17 · 85 replies
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN
Venise: l'arnaque était sans doute très proche...! English translation pending
by Evajules · 2016-09-22 · 8 replies
Bonjour à tous, en direct de Croatie,

Mardi dernier j'arrive à Venise, juste à côté de la place Saint Marc, en bateau bien sur, venant du Lido. Une minute plus tard, ma femme et moi sommes abordés par un monsieur - bien mis ! - parlant un très bon français et qui nous explique que nous pouvons aller gratuitement à Murano car les verriers font une opération de valorisation de leur profession. Un peu septique, je m'étonne de la gratuité du transport en vedette rapide et privée, demande si c'est possible plus tard - évidemment non, c'est tout de suite ! - je lui explique plus nettement ma réticence, puis il me demande si nous avons un hôtel sur Venise - réponse non, et immédiatement : alors ce n'est pas possible, au revoir, et il nous a planté là. Dans tous les cas je n'aurais pas répondu à sa proposition, mais je suis persuadé qu'il y avait "arnaque sous roche " du type vente de quelque chose en bloquant les personnes, type vente de time share.

Je n'en, sais pas plus, mais méfiez vous si vous passez par là, la mariée était sans doute trop belle et la gratuité trop chère !

Bonne fin de journée.
10 jours au Sri Lanka, décembre 2015 English translation pending
by Hamza09 · 2016-08-01 · 3 replies
Bonjour tous le monde.

Je viens de lire le carnet de voyages de Anne sur le Sri Lanka et j'ai eu envie de partager avec vous ma petite expérience dans ce pays.

Je suis parti en décembre 2015, pour 10 jours. Très bon vol avec Turkish Airlines depuis le Maroc, avec escale à Istanbul.

Mon itinéraire a été le suivant: aéroport - Negombo - Anuradhapura - Sigirya - Dambulla - Kandy - Nuwara Elia - Ella - Tissamaharama - Matara - Mirissa - Unawatuna - Galle - Colombo. Cela peut paraître un peu bizarre mais j'ai bien fait tous ces endroits là en 10 jours :)

Voici donc le résumé de mon expérience dans chaque étape:

1er jour: tuk-tuk de l'aéroport à Negombo. La ville n'est pas la meilleure au Sri Lanka, me permet de m'habituer à l'omniprésence de temples bouddhistes et hindous. Je passe la nuit dans un gh donnant sur la plage, cette dernière n'est pas à recommander.

2e jour: de bonne heure, petit déjeuner dans un café sympa et bus pour Anuradhapura. Il est à noter que malgré si, avant d'entreprendre le voyage, j'ai assez planifié mon itinéraire, une fois sur place je me suis laissé aller au gré des recommandations des gens que je rencontrais: gérants de gh, chauffeurs de tuk-tuks, ... les gens ici sont vraiment sympa. Après 3h environ, arrivée à la plus sainte des villes sri-lankaise, vu le nombre et l'importance de ses temples bouddhistes. J'ai rencontré un guide francophone et anglophone qui m'a très bien guidé à travers les temples: Chandana 071 616 8452. Déjeuner dans un snack local et bus pour Sigirya. Je passe la nuit dans un agréable gh géré par une famille dont le garçon est aux petits soins. Le dîner est délicieux.

3e jour: de bonne heure, j'entreprend la montée de la roche du lion. Assisté par un guide local anglophone, j'arrive sans trop de soucis au sommet: à 7h du matin, il ne fait pas encore trop chaud. Les paysages à partir de là sont à couper le souffle. L'un de mes meilleurs souvenirs du Sri Lanka. Descente et visite d'un musée au pied de la roche (le prix est inclus dans la visite), avant de ramasser mes affaires au gh et bus pour Dambulla. De là un autre bus pour Kandy. J'arrive tant bien que mal à localiser la gh où j'ai réservé, la ville étant construite sur des collines avec beaucoup de dénivelée et de marches à gravir... après les 1200 marches de Sigirya!! Je descend le soir visiter la ville, et découvre qu'au Sri Lanka on ferme très tôt. Je dîne dans un snack français dans l'artère principale de la ville.

4e jour: découverte de Kandy. De loin la meilleure ville que j'ai vue au pays, elle regorge d'histoire et bénéficie d'un climat plutôt tendre par rapport à l'humide Negombo. Je rencontre un voyageur chinois, solo lui aussi, et décidons de continuer la route ensemble. On visite le lac, le temple de la dent (une bonne demi-heure d'attente pour quelques secondes devant la "dent" de Bouddha...). On visite aussi un très joli parc et, pour terminer, la fac de médecine de la ville.

5e jour: je prend le train pour Nuwara Eliya. Vu l'altitude de la ville, la gare se trouve à quelques km de là et il faudra continuer avec le bus. Nuwara Eliya est une ville très différente de tous ce qu'on peut voir au Sri Lanka. Avec son altitude et son climat plutôt froid, c'est le centre de la culture du thé ceylanais, avec beaucoup d'usines de thé de renommée mondiale dans les alentours. Mais c'est aussi - et surtout - le point de départ vers une randonnée vine connue qu'est le parc national Horton Plains. Nous faisons les courses pour la randonnée du jour d'après et passons la nuit dans une agréable gh dans les hauteurs de Nuwara Eliya géré par un Sri-lankais très gentil et sa mère qui vous fait goûter son menu du jour :)

6e jour: A 5h du matin, départ dans un tuk-tuk (négocié la veille) pour Horton Plains. Les plantations de thé laissent place à une forêt et des steppes avec ça et là des cerfs bien farouches. On arrive à l'entrée du parc vers 6h et découvrons qu'il y a déjà du monde dans les guichets. On découvre aussi qu'il est interdit de faire entrer tout produit en plastique! Il faut dire que le parc est très bien préservé. Il y a deux chemins, on commence par l'un pour revenir par l'autre. Très belle randonnée au sein d'une forêt tropicale dense et intacte. Le point culminant de ce parc reste bien sûr le World's End, sorte de falaise assez élevée qui donne sur une bonne partie de l'arrière pays de Nuwara Eliya: rivières, plantations de thé, .... Après on passe par Baker's Falls, petite cascade également curiosité du parc. Vers 9h, un rideau de nuages tombe sur la parc et il n'est plus possible d'apercevoir quoique ce soit de puis World's End, c'est pourquoi on nous avait conseillé de partir très tôt et franchement on n'a pas été déçu. L'après midi on est retourné à Nuwara Eliya, et pris un bus pour une usine de thé bien connue: Mackwoods. Là-bas on vous fait découvrir les cultures, on vous explique tous le processus depuis la cueillette des fleurs de thé jusqu'au produit final: le fameux thé noir de Ceylan. Après on vous invite à boire un bon thé noir, vous pouvez acheter des cakes au chocolat pour accompagner. On a également acheté du thé pour nos familles respectives ur place. Après retour à la gare de train près de Nuwara Eliya et train pour Ella. On passe la nuit (seuls) dans un gh très sympa géré par une institutrice et son petit enfant. Elle nous apprend qu'on est les premiers clients ayant réservé par internet...

7e jour: A Ella j'ai eu le meilleur petit déjeuner de mon expérience sri-lankaise. L'institutrice a tenu à nous préparer un menu local avec egg-hoppers, sauce aux oignons, bananes et bien sûr thé noir au lait. De là on a pris le bus pour Tissamaharama. Ella correspond à la fin de la partie centrale du Sri Lanka. Avec Kandy et Nuwara Eliya, elle représente la partie centrale de l'île avec ses hautes collines, ses forêts et son climat plus tempéré que les villes chaudes et humides su sud et de l'ouest... A Tissa, on négocie un jeep pour faire le Yala Parc avant de prendre un bon déjeuner dans un restaurant de la place. Inutile de vous dire que le principal atout du Yala Parc, c'est la présence d'une quarantaine de léoprads qui en font l'un des principaux parcs de cet animal au monde... on part donc l'après-midi pour ce safari en compagnie d'un visiteur hollandais bien sympa et on découvre le charme de la faune et de la flore sri-lankaise: éléphants, paons somptueux, crocodiles (le chauffeur du jeep se faisait un plaisir de les dénicher) et autres animaux tout aussi beaux que naturels. Et comme il a été très bien expliqué par Anne dans son carnet de voyages, les chauffeurs de jeep communiquent par téléphone dès que quelqu'un d'entre eux aperçoive ne serait-ce qu'une silhouette du félin fier et hautain. On est arrivé à un coin où il y avait une bonne demi-douzaine de jeeps avec des touristes photographiant à coups de flashs un animal pendu fièrement sur un arbre. A peine eûmes-nous eu le temps d'apercevoir le félin qu'il sauta sur quatre pattes et gambada ailleurs... Assez déçus de cette courte rencontre avec le roi du Yala Parc, nous avions été quand-même consolés par une visite soudaine d'un éléphant dans notre jeep dont la trompe essayait d'attraper mon téléphone... Nous prenons le bus pour Matara et y passons la nuit.

8e jour: Petit-déjeuner dans un café sympa de Matara. La ville possède une plage mais nous décidons de ne pas y baigner. Nous allons par contre à Mirissa, à quelque kms par bus, et découvrons l'une des plus belles plages du Sri Lanka. On y passe la journée avant de prendre le bus pour Unawatuna où nous passons la nuit.

9e jour: Baignade! Unawatuna est très connue en dehors du Sri Lanka pour sa belle plage et ses nuits animées. Mais à vrai dire j'ai préféré Mirissa, beaucoup plus naturelle et moins chère que Unawatuna. En fin de matinée on prend le bus pour Galle. Galle est un port historique du Sri Lanka, connu pour avoir été une colonie portugaise avant de passer sous pavillon hollandais. La ville a un style particulier qui la différencie des autres coins de l'île et a une superbe "médina" bien préservée qui abrite avec symbiose églises et mosquées. Mon ami chinois et mois nous sommes séparés ici, lui devant prendre le bus un peu tôt pour Colombo (avion la nuit) alors que moi je suis resté un peu plus profiter le la ville avant de prendre de le train pour la capitale. A Colombo, je passe la nuit dans un dortoir (Monkey hotel) et j'y découvre avec plaisir les joies des rencontres entre voyageurs du monde entier: suédois, allemands, anglaise, phillipin et hollandais. Belle occasion pour échanger et écouter des histoires authentiques des voyageurs!

10e et dernier jour: mon vol étant prévu la nuit, je profite de la journée pour visiter la capitale et plus grande ville du Sri Lanka. Parlement, jardins, corniche, le quartier traditionnel (en cours de rénovation) et finalement le marché local, véritable souk de produits sri-lankais et indiens. J'y achète des vêtements indiens pour la famille avant de ramasse mes affaires au dortoir et prendre un bus (privé) pour l'aéroport.

All in all: très belle expérience dans ce beau petit pays qu'est le Sri Lanka.

Ce que j'ai apprécié: l'attitude des Sri-lankais, toujours serviables, bien organisés. La partie centrale de l'île, les belles plages et les parcs naturels. La facilité de transport dans l'île grâce à l'abondance des bus. Les trajets impressionnants en train entre Kandy et Nanu Oya, et entre cette dernière et Ella: succession de plantations, de forêts et de cours d'eau avec des fois des chutes impressionnantes. La bonne couverture téléphonique avec partout un réseau de données pratique: 4G à Colombo, H/H+ ailleurs. Cela a été d'un grand intérêt pour réserver les gh par booking et pour la géolocalisation.

Ce que j'ai moins apprécié: j'aurais aimé avoir plus de temps pour faire Adam's Peak, notamment. La région d'Ella mériterait elle aussi d'y rester 2 jours ou plus pour les randonnées.
Du Big One de Californie au Real Big One du Washington English translation pending
by Cochize · 2016-06-16 · 6 replies
bonjour aux curieux (et aux autres🙂)

Dans une discussion lancée récemment par Pong sur les glissements de terrain à ZION, discussion qui avait elle-même glissé sur les glissements de terrain du Pacifique Nord Ouest…

Aquilegia a attiré notre attention sur un autre sujet d'actualité de cette région : les tremblements de terre. En citant un article de presse du 20 juillet 2015

The Really Big One - The New Yorker

La démarche dont il est question est un exemple inédit et plutôt remarquable de la manière dont par extrapolation les recherches géologiques peuvent influer sur la collectivité et en même temps, en matière de communication, un exemple du poids des mots d' un journalisme de talent



Parmi les rebondissements récents dans l'actualité plus récente sur le même sujet : - réunion à la Maison Blanche en janvier - tenue en juin et dans toute la région du Pacific Northwest d'un exercice à grande échelle le Cascadia Rising drill

y compris en Colombie Britannique : Cascadia Rising doomsday earthquake drill to include US, BC - C

exercice qui vient compléter le Shake out day initié en Californie en 2008 sur le thème de la faille de San Andreas, repris depuis 2011 en Colombie Britannique sur le thème du Pacific Northwest le jour anniversaire du dernier Really Big One qui y est survenu le 26 janvier 1700….vers 21 heures

… lequel shake out day se tient maintenant une fois par an en octobre comme le rappelle

The Great British Columbia ShakeOut - ShakeOut Past, Present et ceci par Royal Proclamation 🙂



Comment donc le Real Big One du Northwest a-t-il supplanté le Big One Californien dans la communauté scientifique en une vingtaine d'années et dans le grand public en l'espace de quelques jours après le 20 juillet 2015 et… . comment un simple article de la Côte Est (de Manhattan qui plus est ) , d' un magazine culturel, écrit par une journaliste habituée des essais et critiques littéraires mais pas du tout des dossiers scientifiques a-t-il été suscité une réaction si forte sur la Côte Ouest et a-t-il été remarqué jusqu'au sommet de l'Etat?

En faisant court….

C'est vers la fin des années 80 que l'on a commencé à vraiment comprendre le risque sismique de la région du Pacific Northwest .

La ( désormais fameuse) Cascadia Subduction Zone a été identifiée bien que - dormante depuis 3 siècles- elle n'ait pas produit au cours de la courte histoire de séisme de subduction ( un type particulier et très puissant de séisme pouvant dépasser 9 de magnitude) depuis qu'y existent des archives écrites régionales .

Dans les 20 ans qui ont suivi les chercheurs ont découvert un faisceau d'indices puis de preuves de nombreux de ces séismes ayant laissé une signature dans le passé, le plus récent d'entre eux remontant à un peu plus de 300 ans, plus précisément au 26 janvier 1700 !

Ils ont ensuite découvert qu'il existe une certaine périodicité de ces séismes, et que l'on a toute raisons de penser qu'ils vont continuer à se produire à l'avenir

L'article en question porte à l'attention d'un grand public, au niveau national et international et d'une manière dramatisée avec talent, ce risque historiquement méconnu qu'encoure la côte du Pacific Northwest.

En étant plus bavard….

Depuis le grand séisme qui a saccagé et provoqué l'incendie de San Francisco en 1906 la notoriété de la faille de San Andreas en Californie est mondiale. C'est certainement le système de failles le plus étudié de par le monde et des générations d'étudiants du monde entier ont appris à le connaître (un tout petit peu ) et...le monde entier sait depuis longtemps que la Californie attend le Big One!

Le Pacific Northwest et sa Zone de subduction de Cascadia c'est une autre histoire…

la possibilité d'un ''Real Big One'' y a été identifiée assez récemment...

Pour apprécier un peu les enjeux et les réactions il faut d'abord comprendre la différence essentielle entre un Big One et un Real Big One ,

Dans l'ouest du continent Nord Américain les plus puissants séismes connus ou attendus , sont en limites de plaques ( pas à côté de la plaque… çà c'est impossible😛!)

- le Big One redouté et attendu depuis longtemps viendra, comme en 1906, sur la faille de San Andreas mais celle-ci est essentiellement coulissante son mouvement latéral ne pourra pas provoquer de tsunami parce qu'elle ne produit pas ou peu de mouvement vertical. Sa magnitude pourrait atteindre 8

- le Real Big One surviendra dans la zône de subduction . C'est dans les zônes de subduction que se génèrent les plus puissants séismes connus, ils produisent un mouvement vertical pouvant déplacer la masse d'eau et entraîner un tsunami lequel peut causer plus de dommages que le séisme lui-même. Sa magnitude peut dépasser 9 et on en a répertorié 6 en tout et pour tout dans le monde depuis 1960

le schéma ci dessous illustre la différence fondamentale



et pour apprécier visuellement la puissance d'un Real Big one par rapport à un Big One il faut regarder cette animation : chaque fois que l'on monte d'un degré dans l'échelle (exponentielle) des séismes on multiplie l'énergie relâchée par 33..

un séisme 9 est 1000 fois plus puissant qu'un séisme 7 !

Perspective: a graphical comparison of earthquake energy releas

Donc...

pendant la plus grande partie du XX ème siècle les géologues pensaient que la région était incapable de produire des séismes supérieurs à 7,5. Ils pensaient aussi que si des tsunamis déclenchés par un séisme 9 devaient un jour toucher la côte ils viendraient de loin , que l'on aurait le temps d'en prendre conscience et d'en avertir les populations mais ils ne pensaient pas qu'un tel séisme, 9 ou d'avantage, et le tsunami qu'il créeraient puissent se produire tout près des côtes

Quelques années après l'acceptation généralisée de la théorie de la tectonique des plaques discutée depuis des années et formalisée en 1968 par Xavier Le Pichon , on réalisa bientôt que le Pacifique Northwest présentait lui aussi une zône de subduction, celle de la plaque Juan de Fuca, connue maintenant sous le nom de Cascadia Subduction, Cascadia pour faire court

et ce qui attira évidemment l'attention c'est, qu'à la différence des autres, Cascadia ne portait aucun record de séisme majeur depuis 50 ans



et même aucune archive humaine d'un Real Big One aussi loin que 'on puisse remonter ce qui n'était pas très loin … à peu près 150 ans !

Donc jusque dans les années 80 la question des tremblements de terre dans la région ne comptait pas de Real Big One, connu ou éventuel

Encore quelques années et dans les années 80 on réalisa aussi que Cascadia devait a priori - comme d'autres subductions mieux connues du Ring of fire - constituer un environnement à risques capable de produire des super séismes c'est à dire de magnitude 9 et au-delà

Cette idée ne fut pas acceptée facilement car l'histoire régionale de renfermait pas de traces de tels super- séismes , rien qui puisse prouver que le danger était supérieur à un séisme ''ordinaire

Mais un groupe de chercheurs était convaincu du contraire et pour prouver le passé criminel et la dangerosité de Cascadia ils entreprirent une véritable enquête à partir du milieu des années 80

Cette enquête américano-japonaise aboutit à l'acceptation générale du nouveau schéma des séismes régionaux incluant le redouté séisme de subduction, le Real Big One ...

LES SEISMES DE CASCADIA VUS EN 2000



Des communications scientifiques, des réunions en marquèrent les étapes. La presse régionale en rendit compte et peu à peu, en réaction, des dispositions furent prises par les administrations :

- par exemple un plan d'action présenté en février 2013 à la législature de l'Oregon.

- par exemple les manœuvres mises sur pied dès 2014 par la National Guard de l’État de Washington

et , première dans la littérature scientifique, un remarquable livre fut publié en 2013 par une journaliste spécialisée Sandi Doughton



qui valut d'ailleurs à son auteur un prix dans le domaine du journalisme scientifique…….

Mais tout ceci devait rester relativement discret pour le public, au niveau national et international en tous cas…

comme si l'on restait un peu dans l'abstrait, dans l'académique

jusqu'à ce que...

… une journaliste ex-free lance, récemment engagée par le New Yorker, qui n' avait jusqu'ici rien écrit touchant aux sciences - son domaine de prédilection étant celui de l'essai et de la critique littéraire dans le style du magazine- s'empare du sujet. Peut-être parce que l'Oregon est son home state...

Rien de nouveau, rien qui n'ai déjà été dit, notamment dans le livre de Sandi Doughton,

mais un peu de mise en scène à la Hollywood, quelques phrases choc comme ''everything will be toast west of I5'' ( tout sera foutu à l'Ouest de l'Interstate 5!)

ou ''an earthquake will destroy a sizable portion of the coastal Northwest.''

tout çà avec un talent d'écriture évident

et hop ! tout çà lui vaut en un Pulitzer du journalisme (2016)

l'article est d'abord sorti sur le web le 13 juillet entraînant des réactions immédiates illustrant une nouvelle fois l'efficacité du média

La messagerie de l'auteur est submergée . Le lendemain matin même, sur la Côte Ouest une équipe se rassemble sur Reddit pour répondre à la mini- panique déclenchée. Ce jour là La discussion allait générer plus de 800 commentaires

ce qui me fait penser, allez savoir pourquoi, à la réaction du public paniqué par le canular radio signé Orson Welles en 1938 annonçant le débarquement des Martiens (Orson Welles, le génie mysticateur, par Michel Braudeau )

bref… le même article sort le 20 juillet en édition papier et est commenté le jour qui suit par un journal de l'Oregon avec une pointe d'ironie ( une sorte de West Coast vs East Coast journalistiquepeut-être!) marquée par le rappel de la célèbre couverture de 1976 ..Manhattan au premier plan et le reste de l'Amérique et même du monde de l'autre côté de l'Hudson River . Auto satire d'un parisianisme version Manhattan !



Trève des plaisanteries…

The New Yorker earthquake article unleashes tsunami of social m

Des magazines francophones en ligne le reprennent sous les 24 heures (slate.fr atlantico.fr. )

Mais à Seattle l'impact le plus remarqué de l'article du New Yorker a été celui que les grands journaux (avec évidemment une pointe de frustration) lui attribuent dans la décision de la Maison Blanche d' accueillir en février 2016 des chercheurs venus y présenter l'avancement des connaissances dans le cadre d'un '' Earthquake Resilience Summit'' ….3 ans après celui de l’Oregon et deux ans après la mise en place de Shake Alert the early-warning system

le Seattle Times en rend en effet compte de cette manière : 'Really Big One' article puts NW earthquake risk on White Hou

et le Seattle Pi de celle ci ( avec une intéressante simulation de la progression d'un tsunami à travers le Pacifique suite à un séisme 9 )

Northwest megathrust earthquake story scares White House

Moralité : la preuve qu'un livre aussi bien documenté et aussi bien écrit qu'il soit n'atteint pas l'efficacité d'un article de presse ou du web !

À suivre.. pour comprendre un peu l'enquête elle-même

ou alors regarder :

MegaQuake Could Hit North America - BBC (Full Documentary .
Burr Trail de Fruita à Boulder? (Utah) English translation pending
by Lionel77 · 2016-05-28 · 22 replies
Bonjour à tous, plutôt que de faire Fruita-Torrey-Boulder en partie sur la Scenic 12, est-ce intéressant de faire Fruita-Boulder par le Burr Trail? J'ai peur de manquer de beaux paysages sur la 12 entre Torrey et Boulder. Merci!
Préparation randonnée 3 jours dans le cirque de Mafate English translation pending
by Coralie42660 · 2016-05-17 · 10 replies
Bonjour,

J'essaye d'organiser une randonnée de 3 jours dans Mafate avec un départ Col des boeufs. Est-ce que vous avez des idées à me proposer pour m'aider à démarrer ?

Sachant que nous avons prévu de faire le piton des neiges sur 2 jours, une randonnée d'une journée au départ du Maîdo, et peut être une randonnée dans le cirque de Salazie quand nous serons vers Hell Bourg.

Nous serons 17 jours sur place en septembre, nous sommes un jeune couple sportif (28 et 25 ans) mais ça reste quand même des vacances 😉.

Si vous avez des idées je suis preneur. On cherche à en prendre plein la vue mais je crois que c'est partout à la réunion !
Visiter la réserve de Scandola et les Calanches de Piana en Corse? English translation pending
by Gregory17000 · 2016-04-24 · 5 replies
j aimerais trouver un moyen sans trop de touristes , et original pour visiter Scandola et les Calanches de Piana ?
Randonnée à Mafate (Réunion) English translation pending
by Konstantijn · 2016-02-04 · 10 replies
bonjour,

nous voulons fair une randonnée de deux jours - une nuit à Mafate.

laquelle conseillez-vous ?

jour 1: col des boeufs - marla - trois roches - roche plate jour 2: roche plate - la nouvelle - col de boeuf

ou

jour 1 : col des boeufs - sentier scout - aurere jour 2 : aurere- sentier augustave - col des boeufs

ou avez-vous une meilleur proposition pour 2 ou 3 jour ?

merci de vos reponses !
Circuit la Réunion - Maurice English translation pending
by Jonas104 · 2016-02-03 · 5 replies
En préparatif pour un circuit combiné La Réunion Ile Maurice intitulé "Douces iles vanille" avec FRAM, du 24/4 au 6/5/2016, je souhaiterais avoir des avis, conseils et informations sur ce circuit. Merci aux anciens et aux futurs participants de se faire connaitre pour échange de renseignements avant le départ.
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France) English translation pending
by Spoutnikette · 2016-01-25 · 105 replies
bonjour,

j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂

Départ- le 23.11.2015

Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…

Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …

Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.

Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !

On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.

À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2

On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.

On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-

Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.

Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .

Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.

Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.

On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.

On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8

Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !

Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.

Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.

Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.

À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.

L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
Intérêt des plages de Bohol English translation pending
by Nimou74 · 2016-01-11 · 66 replies
Bonjour 🙂

J'aimerais juste savoir si dans le cadre d'un voyage de 4 semaines aux Philippines, on peut faire l'impasse sur les plages de Bohol . Ne sont elles pas plus belles et moins touristiques à Siquijor et Bantayan par exemple ? Dans l'hypothèse où nous ferions l'impasse sur les plages sur cette île, 2 jours complets (3 nuits) sur Bohol vous semblent-ils suffisants pour visiter les collines et Loboc ? (loger vers Carmen éventuellement plutôt que Panglao ?) Balicasag et Apo Island sont elles semblables ? (Nous ne sommes pas plongeurs mais j'aime bien le snorkelling et J'adore les îles coralliennes). Nous avons encore le temps de réfléchir à l'itinéraire, mais je bloque un peu pour les Visayas... Plusieurs options sont envisagées. J'en ai parlé dans d'autres posts et j'ai bien du mal à me décider. Et... Bantayan offre t'elle des paysages différents de Bohol, Caminguin, Siquijor ? Ceci afin de déterminer le vol retour vers Manille, à savoir Dumaguete ou Manille si on termine le périple par Bantayan.

Un grand merci d'avance !
Hôtel Cayo Coco ou Caya Santa Maria avec bébé de 18 mois English translation pending
by Nadia1010 · 2015-10-16 · 3 replies
J'aurais besoin de suggestion pour des hôtels avec un bébé de 18 mois soit a Cayo Coco ou Cayo Santa Maria le 23 janvier 2016. Nos critères propreté de la chambre, plage sans roche et bonne nourriture.

Les hôtels pour notre budget (mais jai pas regarde les hôtels 3 étoiles):

Cayo Coco

Melia Jardin Del Rey Memories Caribe Beach Pestana Cayo Coco Iberostar Daiquiri Pullman ( mais un peu cher)

Cayo Santa Maria

Melia Las Dunas ( mais un peu cher)

Le quel est le mieux ou autre suggestion? ou holguin ou cayo largo..besoin de votre aide

Merci
GR 2 la Réunion English translation pending
by Polmitard · 2015-10-03 · 6 replies
Bonjour,

Nous partons dans 3 semaines à la Réunion pour 2 semaines (12 jours entiers sur place).

Nous souhaitons faire le GR 2, hors il y a 12 étapes en tout sans parler des ascensions de cirques à faire absolument je suppose :) Du coup il faut faire des choix !

1ere question : Est-il possible de commencer le GR 2 à partir de "Dos d'Ane" ? Y a t'il un moyen de locomotion pour ce rendre à Dos d'Ane depuis Saint Denis ? Sur le TopoGuides on dirait qu'il y a un bus....hors je ne trouve pas vraiment d'information sur internet.

Est-ce que les 2 premières étapes de La Providence à Dos d'Ane ont un grand intérêt ?

2ème question: Nous poursuivons notre voyage à Maurice pour 1 semaine après. Est-il possible de laisser à St Denis une partie de nos bagages comme masque et tuba dont nous n'aurons pas besoin pendant le GR ;) ? et de les récupérer à la fin de la randonnée ?

3ème question : Quelles sont selon vous les étapes incontournables du GR 2 ?

4ème question : Il nous faut un hôtel au retour de notre randonnée à Saint Denis. Avez-vous quelque chose de sympa à nous conseiller tout en restant dans un budget correct.

5ème question: Nous avons déjà fait le GR 20 en Corse. Evaluez vous le GR 2 à un niveau plus difficile ou plus facile ? Sous quels aspects ?

Enfin nous sommes preneurs de toutes bonnes informations qui pourront nous aider à en faire une découverte des plus belles de cette magnifique île !

Grand merci par avance pour votre aide précieuse, afin d'organiser au mieux cette aventure dans la nature !!!

Solange-Marie et Alex
USA: Avis itinéraire route 89 English translation pending
by Anamaya33 · 2015-07-23 · 7 replies
Bonjour,

j'envisage un nouveau voyage et en recherchant une idée d'itinéraire je suis tombée sur la route 89 proposé ici Cet itinéraire traverse les Etats-Unis du Nord au Sud et passe par Yellowstone, grand teton, Bryce, Zion, Grand Canyon et Saguaro NP. Je me demandais si quelqu'un avait déjà parcouru cette route de bout en bout et pouvez me dire ce qu'il en avait pensé en terme de paysages, d'intérêt (ou de non intérêt)... s'il y avait des sites à voir un peu hors des sentiers battus le long de la 89...

Merci !
Voyage Ouest Américain 23 jours septembre English translation pending
by Loobyz · 2015-07-13 · 20 replies
Bonjour,

Tot d'abord, je commence par remercier toutes les personnes qui postent sur ce forum, que ce soit par des commentaires, des récits de voyages, des astuces, bons conseils ... c'est un vrai plaisir de lire tout ce qu'on peut y trouver.

Ayant lu beaucoup de bonnes choses, je me permets d'y m'être le voyage que je m'apprête à faire en couple afin d'avoir vos avis sur les différents points prévus. Est-ce que tout est réalisable, trop rapide ou pas assez sur certaines villes, parcs ....

Après avoir retravaillé plusieurs fois le trajet en fonction de tout ce que j'ai pu trouver sur ce forum, peut-être n'ai-je pas encore "l'idéal".

Nous avons déjà réservé les billets d'avions, il nous reste à réserver tout le reste. Je trouve que je suis complètement en retard sur tout le reste - hotel - réservations de certaines choses prévus .... Dans tous les cas, je ferai tout cela très prochainement. Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez?

Merci par avance Je me ferai un plaisir à raconter tout le voyage à notre retour afin que d'autres lecteurs profitent des récits comme j'ai pu le faire depuis des semaines en préparant le notre ;) J'attends d'ailleurs avec impatience la suite du récit de Claire (Klr29)

Départ de Paris le 28/08 pour une arrivée à San Francisco le 28/08 à 13H. Retour de San Francisco vers Paris le 19/09 à 12h45

Jour 1 - 28/08 - San Francisco vers Yosemite Récupération voiture (type SUV) Arrêt dans un wall mart pour faire quelques achats nourriture et surtout des boissons Départ vers Yosemite - Arrivée à Yosemite en fin d'après-midi

Jour 2 - 29/08 - Journée complète dans Yosemite AM et PM => Randonnée à Yosemite (Tunnel View, El Capitan, Glacier Point, Half Dome, Mariposa Grove) Nuit à Yosemite

Jour 3 - 30/08 - Départ de Yosemite vers Mammoth Lakes AM => Matinée à Yosemite (vélo à la cool ou petite Rando?) PM => Départ vers Mammoth Lakes - Arrêt à Mono Lakes - Arrêt à Mammoth Lakes Nuit à Mammoth Lakes

Jour 4 - 31/08 - Départ Mammoth Lakes vers Las Vegas AM => départ de Mammoth Lakes direction Death Valley - Arrêt Lone Pine + Panamint Springs + Furnace Creek Ranch - Arrêt à Zabriskie Point + Dante's View - Arrêt à Shoshone Arrivée à Las Vegas soirée ou après coucher du soleil Soirée => possibilité de casino selon la fatigue Nuit à Vegas

Jour 5 - 01/09 - Journée complète Las Vegas Ceasars Palace - Venetian - New York - New York - Cosmopolitan - Fremont Street(finaliser les points à voir) Spectacle en soirée à prévoir Nuit à Vegas

Jour 6 - 02/09 - Journée complète Las Vegas AM => à planifier Fin PM - Outlet Nuit à Vegas

Jour 7 - 03/09 - Départ de Las Vegas vers Zion National Park AM => Départ de Vegas à 08H Arrêt à différents endroits : - Paradise, Lake Mead, Mesquite, Springdale PM => Randonnée dans Zion // The Grotto - Angels Landing Nuit à Zion

Jour 8 - 04/09 - Départ de Zion vers Bryce Canyon AM => Départ de Zion -> sortir par Mount Carmel Hwy fin AM - début PM => Fairyland Point, Sunrise Point, Sunset Point Passer par Inspiration Point, Bryce Point PM => circuit à cheval (dans ce cas on supprimera Sunrise Point et Sunset Point au dessus) Nuit Zion

Jour 9 - 05/09 - Départ de Zion vers Page Arrêt à : - Kanab - Lake Powell (étudier la balade en kayak?) Nuit à Page

Jour 10 - 06/09 - Page vers Monument Valley AM => Levée de soleil à Horseshoes Bend + Slot Canyon Hummer Adventures PM => départ vers Monument Valley pour arriver au couchée du soleil Nuit Monument Valley

Jour 11 - 07/09 - Monument Valley vers Grand Canyon AM => Visite Monument Valley (sunrise) Monument Valley Navajo Tribal Park (suivre Valley Drive) PM => Départ pour Grand Canyon pour arrivée : - Desert view point (Watchtower) - Sunrise Yaki Point Nuit Grand Canyon

Jour 12 - 08/09 - Journée complète Grand Canyon AM => Hermit Road (alterner bus et marche) PM => Havasu Point Couchée de soleil Nuit Grand Canyon

Jour 13 - 09/09 - Départ Grand Canyon vers Phoenix AM => à planifier PM => départ pour Phoenix à 14H Nuit Phoenix

Jour 14 - 10/09 - Départ de Phoenix à San Diego AM => sur la route PM => arrivée San Diego Soirée repos Nuit San Diego

Jour 15 - 11/09 - Journée complète San Diego AM => visite USS Midway + ?? PM => Mall frontière mexicaine Soirée => Coronado Island Nuit à San Diego

Jour 16 - 12/09 - Départ de San Diego vers Palm Springs direction Las Vegas AM => Direction Palm Springs + visite PM => direction Los Angeles Arrivée LA fin d'aprem

Jour 17 - 13/09 - Journée entière L.A. AM => Griffith obs / Mulholand Drive/ Beverly Hills / West Hollywood PM => Santa Monica + Venice + Venice Beach // Union Station Soirée L.A. ?? Nuit L.A.

Jour 18 - 14/09 - Départ Los Angeles vers Carmel AM => Melrose Place et Malibu PM => départ vers Carmel arrêt : Santa Barbara, Big Sur Soirée à Carmel (Monterey)

Jour 19 - 15/09 - Départ de Monterey vers San José AM => remonter vers la côté, Halte à San José + Silicon Valley PM => San José Nuit à San José

Jour 20 - 16/09 - Départ de San José vers San Francisco AM PM => Arrivée San Francisco, shopping Mall Nuit San Francisco

Jour 21 - 17/09 - Journée complète San Francisco AM => Alcatraz - Alamo Square PM => Golden Gate Bridge

Jour 22 - 18/09 - Journée complète San Francisco AM => Lombart Street / Haight Ashbury PM => ???

Jour 23 - 19/09 - Direction aéroport

Pensez-vous que l'ensemble est réalisable? Nous ne passons par beaucoup de temps à Zion et Bryce Canyon, est-ce une erreur? Dans Yosemite, l'ensemble des randonnées peuvent-elles tenir sur la journée? Il nous reste à planifier quelques journées notamment Las Vegas pour essayer de voir le plus de choses.

Merci par avance pour vos retours Amandine
Parcours Ouest américain English translation pending
by Celiapt · 2015-05-19 · 23 replies
Bonjour à tous,

Je me présente je suis Célia, toute nouvelle inscrite sur le site ! 🙂 Cela fait un mois que je passe mon temps à lire les carnets de route et cela me fait vraiment rêver ! J'ai donc décidé d'ouvrir une discussion pour que vous me donniez votre avis sur l'itinéraire que j'ai imaginé. J'ai une idée de mon itinéraire dans les grandes lignes, mais je n'arrive pas à m'organiser .. J'ai passé de nombreuses heures à lire vos carnets de voyage mais je ne m'en sors pas...

Avec mon copain, nous nous sommes dits que pour la fin de nos études nous allions faire un voyage aux Etats-Unis. J'ai donc commencé à me renseigner, au début j'étais plus partie pour faire un circuit organisé style Nouvelles Frontières, et en tombant sur votre site, avec tous les conseils et les témoignages qu'on y trouve, nous avons plutôt décidé d'organiser nous même notre road trip !

Notre idée est de faire un voyage de 21 jours, allant de San Francisco à Los Angeles.

Voici donc le parcours: J1: Vol Toulouse / San Francisco J2-J3: San Francisco J4: San Francisco / Yosemite Park J5: Yosemite Park J6: Yosemite Park / Las Vegas J7-J8: Las Vegas J9: Las Vegas / Zion NP J10: Zion NP / Bryce Canyon J11: Bryce Canyon J12: Bryce Canyon / Arches NP J13: Arches NP J14: Arches NP / Monument Valley J15: Monument Valley / Grand Canyon J16: Grand Canyon J17: Grand Canyon / Kingman J18: Kingman / Los Angeles J19-20: Los Angeles J21: Vol Los Angeles / Toulouse

Mon parcours est-il faisable? Qu'est ce que vous en pensez? N'hésitez pas, je suis loin d'être une spécialiste, car c'est le premier voyage que j'organise ^^.

J'aurais besoin aussi de conseils car dans les parcs ( Yosemite, Zion NP, Bryce Canyon, Arches NP) nous aimerions faire des randonnées, mais j'ai le vertige.. Quelles randonnées nous conseillez-vous ? 🙂

Un grand merci d'avance ! :)
Itinéraire Manille/Boracay/Cebu/Palawan/Manille English translation pending
by Samantha00 · 2015-02-15 · 5 replies
Hello

Il y a peu de temps, j'ai créé un post pour avoir des suggestions d'itinéraires sur 2 semaines. Plus précisément pour un séjour de 16J/15N, pendant la période de Pâques.

Avec les conseils d'autres voyageurs, mon amie et moi avons décidé de suivre le programme suivant: Manille (1N à l'arrivée) / Boracay (4J/3N ou 5J/4N) / Cebu (2-3J/1-2N)/ Palawan (7J/6N)/ Manille (tagaytay ou autre volcan/zone cciale) (3J/2N).

Il se peut qu'on abandonne Cebu. Nous n'aurons pas le temps d'aller à Bantayan et on se demande si ça vaudrait le coups de faire un arrêt à Moalboal plutôt pour une journée ou rester à Mactan (ce qui nous enchante moins).

Etant donné la durée de notre voyage, nous avons dû faire des concessions.

Ma crainte maintenant est de savoir, en choisissant cet itinéraire n'y a t-il pas un risque que notre voyage se résume à un séjour plage?

Parmi les endroits cités, avons-nous une possibilité de se retrouver dans un cadre type forêt tropicale / chutes d'eau? Pourrons-nous envisager une session de trekking/rando (par ex à Port Barton ou Sabang à Palawan)?

Qu'en pensez vous?

Merci pour votre aide.
Itinéraire Nouvelle-Calédonie English translation pending
by JulienPe · 2015-01-06 · 4 replies
Bonjour,

Je vous ecris car j'aurai besoin de quelques conseils pour mon voyage en solo en Nouvelle-Caledonie (itineraire), j'arrive le 13 janvier sur Noumea et je repars le 28. Apres avoir lu beaucoup de post sur plusieurs forums et en croisant avec google image je me suis fais ''un parcours'', et j'aurai voulu savoir si cela etait faisable en 14 jours mais aussi etre sur que les endroits que j'ai choisis de visiter sont ''indispensables'' lorsque l'on passe en NC. Avoir quelques conseils en fait :) Voici mon itineraire :

1) Noumea (3j) : musée maritime, aquarium, point du vue ouen toro/sunset, le marché, les marinas, l'îlot canard et le phare Amédée (snorkeling).

2) Iles des pins (2-3j): par bateau depuis noumea. Baie de Kanuméra et de Kuto, vestiges du bagne d’Ouro, vao et totems de la baie Saint-Maurice, pic N’ga (en option), baie d’Upi (pirogue), baie d’Oro et piscine naturelle.

3) Lifou (3j) : par bateau depuis iles des pins ou depuis noumea. les grottes du Diable, les grottes de la vierge, baie du Santal, plage de peng, plage de luengoni, jokin (option)

4) Poe (1j) : Retour a noumea de lifou par bateau, location d'une voiture. la Roche Percée, le Bonhomme, la baie des Amoureux, la baie des Tortues, plage de poe.

5) Hienghène (1j): falaises de lindéralique, plongée

6) Poindimié (1j): îlot tibarama en canoë, plage

7) prendre la route houailou, couper par une route transversale et rentrer a noumea. Cela laissera un peu d'aventure et de free camping pour les derniers jours qu'il me reste.

Niveau logement je compte faire enormement de camping et dormir dans la voiture, est-il facile de trouver des camping ?

D'autre part je recherche une/plusieurs personnes suceptible de voyager avec moi pendant ces 15 jours. Y a t'il un groupe facebook ou un site internet (genre gumtree) pour la nouvelle caledonie ? Je suis actuellement en australie et il existe ce genre de chose pour trouver des compagnons de route (les francais a sydney, ...).

Merci d'avance pour vos reponses :)

Julien
Croisière costa neoRomantica: excursions English translation pending
by Marie62232 · 2014-12-27 · 81 replies
Mon mari et moi, partons en croisère le 29 janvier 2015 sur le costa néoromantica. Nous faisons les escales suivantes : savone (italie), naples (italie), kalamata (grèce), nauplie (grèce), volos (grèce), athènes/le pirée (grèce), trapani(sicile). Pourriez vous me donner des bons plans d'excursions et de visites? merci d'avance
Trajet de Moab à Yellowstone English translation pending
by Jpg13 · 2014-11-17 · 11 replies
Bonjour

Je prevois de faire debut juin le trajet MOAB-> YELLOWSTONE, Yellowstone étant la fin de mon voyage avant le retour sur la FRANCE apres le tour des parcs de l'ouest (à faire decouvrir à des membres de la famille).

Primitivement, je pensais faire le trajet "classique", soit Moab -> Bryce -> SLC-> Jackson Hole -> Grand Teton -> Yellowstone et pour finir depart de CODY, ( ou Bozenan ou Jackson Hole pour un vol sur SLC ou Denver ou ??? pour le retour sur la France)

Mais finalement, je me demande si je ne ferais pas MOAB-> CODY, en passant par Dinosaur Ntl Park, et ???, puis Yellowstone-> Jackson hole -> SLC, avec vol retour direct par SLC.

Ma question est : que pensez vs de Dinosaur, Thermopolis etc. Est ce que celà vaut le coup. Y'a t'il d'autres choses à voir ? Et avez vs une route à me conseiller entre MOAB et CODY, sachant que je ne tiens pas trop à me detourner sur l'est (Sheridan, ou Cheyenne)

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