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Plan/intérêt des villes suivantes? English translation pending
by Aureliendu91 · 2011-07-31 · 15 replies
Bonjour, je voudrais avoir si vous auriez des plans des villes suivant avec les point d’intérêt si possible :

- Messine - Athènes - Kusadasi - Rhodes - Santorin - Mykonos - Naples

Merci des vos Réponses !
Retour d'un voyage de trois jours en Sicile English translation pending
by Billy0013 · 2011-06-09 · 4 replies
bonjour / bonsoir 🙂

je reviens avec ma compagne de 3 jours en Sicile. On a pris l'avion le 3 juin 2011 à Marseille à 10 h 00 et nous sommes arrivés à Palerme à 11 h 50. On a voyagé avec la compagnie aerienne Ryanair.

Le retour s'est fait le 6 juin 2011 à Palerme à 12 h 55 et nous sommes arrivés à Marseille à 14 h 40 (toujours avec la même compagnie). Pour le paiement de l'avion 🤪 * ******149.96 EUR Tarif total * *******97.60 EUR Taxes, Frais & Charges * *******24.00 EUR Frais passager: Frais d’enregistrement en ligne * *******16.00 EUR Frais passager: Frais d’embarquement prioritaire * *******20.00 EUR Frais passager: Frais d’administration * *******40.00 EUR Frais passager: Bagage(s) enregistré(s) * *******33.00 EUR Assurance * ******380.56 EUR Total payé

Pour ce qui est du séjour, on avait reservé sur le net, un hotel à Palerme pour 3 nuits avec petit dejeuner (buffet à volonté). L'hotel Bel 3 (hotel bel tre) pour un coût de 163 euros TTC. Hotel propre bien situé (si on a une voiture), presque à l'extérieur de la ville, non loin de Monréale (environ 5 km) mais à Palerme sur une colline avec vue imprenable sur la baie de Palerme. Demander si possible une chambre au 1er (étage le plus haut). Cet hotel à une piscine et une toute petite piscine. L'hotel est propre le seul inconvénient, il est mal insonorisé ! Le personnel est gentil et certains parlent français ! Encore une fois, si vous n'avez pas de voiture de location, oubliez cet hotel.

L'adresse (je n'ai pas d'actions dans cet hotel) 😛

Hotel Bel Tre

Via Ruffo Di Calabria, 20

90137 Palermo

Nous avons également reservé une voiture de location par internet pour la durée de notre séjour sicilien (nous l'avons récupéré à l'aeroport et l'avons ramené à ce même endroit le jour de notre départ). Pour un montant de 76 euros (chez Europcar). On a eu une Fiat panda avec un petit coffre !

Durant nos 3 jours, on a parcouru 1356 km (c'était marathonien). Avec un rythme effreiné ! Mais on ne regrette pas. On se levait à 6 h 30 / 7 h (le petit dej commençait à 7 h jusqu'à 10 h).

Le premier jour, nous sommes arrivés à 15 h et on a foncé vers Segeste pour ensuite Monreale, petit tour à l'hotel pour poser la valise et enchainer avec Palerme.

Voici si ça peut vous donner des idées ce qu'on a fait pendant ces 3 jours :

1er jour :

Segesta le site 6 €uros et pour la navette reliant les ruines (le château et le théâtre) 1,5 euros (sinon c'est 20 minutes à pieds et ça monte bien !) 🤪

le temple (IVème siècle avant J.C)

le théâtre (IVème siècle avant J.C)

Monreale (Sud-ouest de Palerme)

Le cloitre = 6 euros

Le Duomo place Guglielmo : tours + portail sans oublier le cloitre !

Entrée cathédrale piazza Vittorio Emanule fontaine Triton Palerme Port au nord Via Vittorino Emanuele

Via Maqueda (parallèle à la via Roma) et via Roma : artères commerçante de la ville (principales)

Ø Palazzo dei Normanni

Ø Capella Palatina (magnifiques mosaïques byzantines)

Ø Chiesa San Giovanni degli Eremiti

Ø Quattro Canti (entre Maqueda et Vittorio Emanuele)

Ø Chiesa di Santa Caterina en face de la fontaine Pretoria

Ø La Piazza Vigliena / Piazza Pretoria est le cœur de Palerme

Ø La cathédrale arabo-normande

Ø Al'est de via Alloro : porta dei Greci

Ø A l'ouest de la via Vittorio Emanuele, ancien port médiéval de la Cala

Ø Remonter la via Cassari (ruelles) marché de la Vucciria

Ø Via Marccheronai / chiesa di San Domenico

Ø Ouest via Roma, palazzo della posta / chiesa Sant'Ignazio Olivella

Ø Via Ruggero (prolongementde la via Maqueda) Piazza Castelnuovo / teatro Politeana

Ø Giardino Inglese

Pour le parking, vous trouverez de la place derrière la porta nuova (en face du palais normand) d'ailleurs on a mangé dans un restaurant sur la gauche (quand vous avez le palais normand en face de vous)....pas le premier restaurant mais le second plus bas face au mur (bonne pizza entre autre 😊).

2ème Jour

Syracuse

Parco archeologico della Neapolis. L'entrée est à 10 euros (elle comprend le théâtre grec, l'anfithéâtre romain, les grottes...). C'est un site grandiose avec un magnifique jardin !

Teatro greco

Anfiteatro romano Syracuse - Ile d'Ortygie

Parking tout de suite à gauche après le pont (extrème gauche) quand vous arrivez sur l'île (60 centimes l'heure).

Piazza Pancali - temple d'Apollon

Piazza Archimede (fontaine) avec 3 palais

Piazza del Duomo

Prendre un latte di mandorla (ou autre chose) au Grand Café sur la Piazza Duomo

Fonte Aretusa

Fonte Ciane

Acireale (nord de Catane)

Piazza del Duomo : villa Berlvedere (vue sur la mer Ionienne et un beau parc)

Dans notre guide, il parlait de cette étape, en toute franchise, vous ne ratez rien si vous ne vous vous arrêtez pas à Acireale.

Taormine Corso Umberto I

Tour de l'horloge

Teaotro greco (+ vue) l'entrée est à 8 euros (pour moi le plus beau de l'île) et la vue sur l'ETNA est magnifique !

Piazza IX Aprile (vue)

Piazza del Duomo

Villa Comunale

Messine

Port : statue dorée de la Madonne (fort San Salvatore)

Les côtes Calabraise

On a fait une halte très rapide à Messine avant de rentrer sur Palerme. 3ème Jour Agrigente

La Vallée des temples (entre autre tempio della Concordia / tempio di Eracle) : L'entrée du site est de 11 euros !

A une petite trentaine de km d'Agrigente, Eraclea Minoa (plage + théâtre) : on a pas fait le théâtre, on est allé directement à la plage pour prendre un bain frais !

Golfo di Castellammare) Localité au bord de mer (jolie plage)

Le panorama juste après Golfo di Castellemmare sur toute la baie (très beau).

Scopello (plage de Guidaloca)

4ème Jour

Mondello

Port de Mondello

Plage de Mondello

Ensuite direction l'aeroport ! 🙁

Si vous avez plus de temps, pour visiter vous avez aussi : - Villa Romana del Casale (luxueuse maison romaine du VIIème av. J.C) => A voir absolument à ce qui paraît !

- Selinonte : (à l’ouest d’Agrigente) Site datant du VIIème siècle avant J.C qui regroupe plusieurs temples, une acropole et un sanctuaire

- Porto Palo di Menfi : Plages à l'ouest de Porto Palo => Lido Fiori)

Pas très loin de Palerme : - Cap San Vito lo Capo (belles plages) - Parc naturel de Zingaro : spiaggia dello Zingaro / spiaggia Uzzo / spiaggia Capreria - Solunto (à l’Est de Palerme) Ruine d'une cité grecque sur le Monte-Catalfano / Via Ippodamo da Mileto (panorama sur la baie de Palerme)

- Péninsule de Milazzo Plages du golde de Patti Capo di Milazzo (vue Iles Eolienne) Punta Messine : piscine naturelle Laguna di Oliveri (cap Tindari)

- Cefalù Via Amendola, Ostério Magno Le Duomo La Rocca : Tempio di Diana (+ vue)

- Cava Grande De Cassibile Entre Syracuse et Noto. suivre direction "laghetti secondari")

- Noto Porta Reale Piazza Municipio Palazzo Nicolaci di Villardorata Piazza XVI Maggio : statue d'Hercule

Sans oublier l'ascension de l'Etna (en 4x4 par exemple) et la visite des nombreuses îles autour de la Sicile notamment les îles éoliennes !

Vous trouverez les photos du séjour :
https://picasaweb.google.com/114309247784934720795/Sicile?authkey=Gv1sRgCP62gYzbmtHJOQ&feat=email#

Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Je recommande Syracuse et Taormine fortement !

La Sicile est vraiment magnifique et riche en histoire !

@+
Grèce en septembre: circuit d'îles en îles avec Air Transat? English translation pending
by Exoyisme46 · 2011-05-12 · 17 replies
bonjour je prevois me rendre en Grèce en sept prochain et je voudrais savoir si quelqu'un à déja fait un circuit d'Iles en Iles avec vacance Air Transat en partance de Montreal Merci 😉
Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011) English translation pending
by Tokala · 2011-04-07 · 34 replies
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.

J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel

J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba

J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba

J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.

J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère

J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh

J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.

J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel

J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi

J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris

* ******************************************************************

Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :

Et pourquoi pas la Jordanie ?

Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !

Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.

Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.

Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !

Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…

Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.

Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.

Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !

Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.

Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.

Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…

Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.

Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.

Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…

Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).

Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.

Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.

Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !

Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.

Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.

Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.

Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !

De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…

Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.

Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.

Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.

Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.

Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.

En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Arrivée tardive sur Gaziantep (Turquie) et visite de sa région pour une femme? English translation pending
by Anne01 · 2011-04-01 · 24 replies
Nous partons pour visites et marche en Turquie de l'Est et prévoyons une arrivée tardive à l'aéroport de Gaziantep(1H du matin).A cette heure y-a-t-il encore des bus pour rejoindre le centre ville? Quelqu'un connait-il un hôtel sympa et pas trop cher à Gaziantep?combien de temps pour une bonne visite aux musée des mosaïques? Comment rallier ensuite le site de GÖBEKLI TEPE en transports en commun? Toutes réponses ou réflexions nous seront bienvenues ANNE
Hôtel Kimeros à Antalya English translation pending
by Isaléna · 2011-02-25 · 7 replies
bonjour,

Nous allons séjourner une semaine à l'hotel Kiméros à quelques kilomètres d'Antalya début Mars. Connaissez vous l'hotel ? Quelles sont les possibilités pour se déplacer, bus où taxis ? Le bus est-il confortable et prés de l' hotel , et quels sont les tarifs (pour ceux qui connaissent)pour Antalya . Pouvez-vous me donner également des renseignement sur d' autres visites sympa à faire dans la journée. Quels sont les horaires de bus matin et derniers bus le soir (en général). Toutes vos idées seront les bienvenues. Merci d'avance
Un circuit en Pologne: visites intéressantes? English translation pending
by Explo44Fogg · 2011-02-10 · 11 replies
Bonjour, Je vais entre le 10 mai et le 15 juin prochain faire un circuit en Pologne. Ce circuit sera réalisé en camping-car et d'ailleurs j'aurais l'occasion d'ouvrir une discussion dans la rubrique voyages en camping-cars à ce sujet. Mais ici je voudrais juste parler des endroits que je compte visiter et donc si certains d'entre-vous connaissent ces régions, merci de me dire si je passe à coté de choses importantes et ce qu'il y a à ne pas manquer comme visites intéressantes au long de mon circuit.

Départ de France le 8 mai et vers le 11 mai : Arrivée à Wroclaw que nous visiterons, puis : Czestochowa, les châteaux d’ Olsztyn et de Ogrodzieniec, la route des Nids d’Aigle, le jura Polonais, Auschwitz, Visite de Cracovie Vers le 20 mai : les mines de sel de Wieliczka, puis le musée du pétrole à Bóbrka, le Parc national des Bieszczadzki, puis Lancut, avec la visite du château + musée Vodka et festival de musique de chambre (3ème semaine de mai) Puis vers le 23 mai : Sandomierz et Kazimierz Dolny et ensuite Varsovie Ensuite vers le 28 mai : le nord est avec Bialowieza, la Mazurie, Augustow, Mikolajki, Gizycko, Wegorzewo, Ketrzyn, Reszel, Buczyniec, Elblag, Malbork, puis Gdansk et sa région où nous devrions être vers début juin Ensuite les 8 et 9 juin à Torun, Biskupin, 10 et 11 juin à Poznan,

12 juin à Szczecin puis Swinoujscie et retour vers la France, Je ne sais si nous aurons assez de temps pour faire tout cela ? qu'en pensez vous ? Je serais sans doute obligé de faire des choix ! @micalement Jean-Marie
Itinéraire de vingt jours dans l'Ouest américain en avril-mai 2011 English translation pending
by Chossamere · 2010-12-07 · 23 replies
Bonjour,

Nous organisons un voyage aux états unis en avril 2011 pour 20 jours, nous sommes 2 adultes et un enfant de 3 ans.

Nous pensons commencer par San Francisco et terminer par Los Angeles.

Voici ce que nous avons dégrossi:

23/04: Paris => San Francisco, Arrivée à 14h location voiture 24/04: San Francisco 25/04: San Francisco 26/04: San Francisco => Yosemite (300km, 4h) 27/04: Yosemite 28/04: Yosemite => Mammoth Lake (170km, 2h) 29/04: Mammoth Lake => Death Valey (360km, 4h40) 30/04: Death Valley 01/05: Death Valley => Las Vegas (260km, 3h20) 02/05: Las Vegas 03/05: Las Vegas => Zion (266km, 3h) 04/05: Zion => Bryce Canyon (190km, 3h) 05/05: Bryce Canyon 06/05: Bryce Canyon => Page, Lake Powell (246km, 3h) 07/05: Page, Lake Powell 08/05: Page, Lake Powell => Monument Valey (200km, 2h30) 09/05: Monument Valey => Grand Canyon (285km, 3h30) 10/05: Grand Canyon => Kingman (280km, 3h) 11/05: Kingman => Los Angeles (510km, 5h) 12/05: Los Angeles 13/05: Los Angeles => Paris arrivée le 14/05

Qu'en pensez vous?

Pouvez vous me donner votre avis et me donner la liste des parcs à faire absolument (avec la carte Golden Eagle Pass)?

Merci
Avis sur notre itinéraire en Syrie? English translation pending
by Zoupinettee · 2010-11-16 · 22 replies
Bonjour

j'ai ouvert une premiére discussion pour la premiére partie de notre voyage qui est la jordannie, j'ouvre celle-ci pour la suite qui est la Syrie. Merci de me donner votre avis, vos conseils sur la faisabilité et les choix.

Merci

Arriver à Damas la veille, depart le lendeman tôt pour :

J1 - seydnaya - maloula-dar moussa-crac des chevalier et dodo à Tartous (est ce faisable?) J2- visite de tartous le matin tôt et l'île d'arouad- arrêt au château El marqab- arrêt a ugarit et château de saladin (dodo a alep ou au château de saladi?) J3- Alep J4 : Alep (St simeon) J5 : Alep J6 : Serguilla- apamée- Hama (dormir a Hama ou palmyre?) J7 : Palmyre J8 : Damas J9 : Damas J 10 : bosra (si pas fait à l'aller) aman - jerusalem (je ne dsais pas si cela est possible en une journée de nous rendre a jerusalem?)

ps: je precise que pour les J1 / J2 on souhaite louer un taxi, nous pensions louer une voiture pour la syrie mais on hesite vraiment car on a beaucoyup lu que cela etait fesable en transports en commun)

si vous avez des hôtels pas cher, merci 😉
France-Turquie à vélo par l'Italie et la Grèce English translation pending
by Xefi · 2010-10-27 · 12 replies
Bonjour,

je souhaite partir d'ici 2 semaines (donc en plein hiver... 😕 ) pour un trajet partant environ de Montpellier jusqu'à Istanbul. Je me laisse 2 mois. J'ai choisi plus ou moins cette route:
http://www.bikemap.net/route/740256



Quelques passages en montagne qu'on ne peut pas éviter (centre de l'Italie et régions montagneuses après la côte grecque) sont à prévoir. Cet itinéraire est très provisoire et va évoluer au fil de mon trajet et en fonction du climat. Je suis donc preneur de toute suggestion quant aux routes choisies et aux villes que je pourrais traverser. J'ai longtemps hésité sur le choix de passer par la Slovénie puis de descendre par la Croatie>Montenegro etc. mais j'ai peur de trop me taper de dénivelé (et donc de neige...). La côte italienne m'a l'air plus clémente en cette saison.

Le point le plus épineux sur lequel, bizarrement, je ne trouve pas de clarification, c'est le passage de la frontière Grèce-Turquie. Comme vous pouvez voir sur mon itinéraire, je suis arrêté à la frontière au niveau d'Ipsala (le logiciel de Bikemap refuse de me faire passer la frontière et me fait faire un " gigantesque tour" par la Bulgarie). Des idées? Des conseils pour passer en Turquie depuis la Grèce? Il n'y a pas qu'un poste frontière quand même!

Pour info, voici ma monture (manquent les bidons, les pédales auto et une grosse sacoche transversale sur l'arrière qui couvre les deux latérales.



Trois petites inquiétudes:Ma jante arrière: j'espère qu'elle tiendra!!Ma tige de selle: j'espère qu'elle ne pliera pas!!Mes sections de pneu: du 35 pour être plus roulant. J'espère que ça suffira!!
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Sécurité pour un couple à Naples et sur sa région? English translation pending
by Johndoex3x · 2010-05-06 · 20 replies
Bonjour, je relance une discussion qui a été abordée plusieurs fois mais j'ai besoin d'être rassuré..ou dissuadé !!!! Nous partons avec ma femme en italie et j'ai prevu une halte sur naples de 6 jours pour visiter la ville et sa région. Je suis sur le point de reserver à l'hotel casanova a coté de la gare. En général, nous courons tellement dans la journée que le soir en général, nous ne sortons pas !!!zzzzzzzzzzzzz ;o) Cependant, il faudra bien aller manger une pizza quelque part. sachant qu'en octobre, il fait nuit à 18heures..à 22H................. ALORS, votre avis : coupe gorge ...ou légende (j'ai même lu que l'on pouvait se faire détrousser des pieds à la tête et se retrouver tout nu....... cela ressemble à une légende urbaine)

Merci de vos réponses Pascal
Turquie: idées de visites pour une journée à Samos? English translation pending
by Lena98 · 2010-05-05 · 12 replies
Bonjour,

Je souhaiterais faire une visite d'une journée sur l'ile de Samos (retour à Kusadasi en fin de journée). Que me conseillez vous de voir ?

Merci par avance pour vos précieux renseignements.
Coût de la vie en Égypte? English translation pending
by Labodeguita · 2010-02-23 · 14 replies
Bonjour à tous, Je pars fin Avril avec mon épouse en Egypte. Nous voyageons par nos propres moyens, hors circuits et tutti quanti... J'aimerais connaître le prix des restos et des transports...et des sites... Auriez vous la gentillesse de nous renseigner à ce sujet...
Art Nouveau à Bruxelles: quels quartiers? English translation pending
by Vazyvite · 2010-02-16 · 19 replies
Bonjour,

Je voudrais consacrer une journée compléte à l'Art Nouveau lors d'un week-end sur Bruxelles. Alors j'ai commencé à lister mais je doute pouvoir en faire le tour 🤪, donc j'aimerais avoir des conseils pour voir l'essentiel sans avoir à traverser la ville dans tous les sens et en faire le maximum à pied.

Peut-être 2 ou 3 quartiers qu'on pourrait facilement quadriller sur ce thème, si vous voyez ce que je veux dire.

Dans le même style, que dois-je privilégier pour une visite d'intérieur :Maison AutriqueMusée HortaCentre de la BDMaison CauchieHôtel Hannonetc ....Merci aux amoureux de cette période pour leur aide.
Circuit de deux semaines en Egypte? English translation pending
by Pelo1708 · 2009-12-19 · 22 replies
Bonjour à tous

On commence à sérieusement se renseigner sur les possibilités d'un circuit en Egypte. On prévoit de partir 2 semaines (un peu moins si possible) début avril.

L'ideal serait de faire un circuit complet : Le Caire, Alexandrie (peut-être), le désert blanc, les oasis, Louxor, Edfou, Kom Ombo, Assouan, le Lac Nasser et Abou Simbel. La partie de Louxor à Abou Simbel se ferait en felouque et pour ce qui est du désert blanc, on aimerait bien tenter le 4X4.

J'ai pas mal regardé sur le net, il y a beaucoup de voyages organisés avec guide proposant ces activités, mais pas aussi complet malheureusement.

Généralement, nous partions en voyage avec vol et voiture réservés et le guide du routard en poche. Là, on aimerait changer un peu notre façon de voyager, mais pas non plus se retrouver dans du tourisme de masse.

Par contre, partir avec 1 autre couple, pourquoi pas. ça serait l'occasion de faire connaissance et ne pas être tous seuls.

Que me conseillez-vous ?
Visites, activités et itinéraires pour huit jours en Turquie au mois de décembre? English translation pending
by Baguette20 · 2009-12-02 · 22 replies
Bonjour

je pars du 12 au 20 décembre en Turquie.

Que me conseillez-vous de faire et quels itinéraires sont possibles?

Je compte sur votre aide.

Merci

Clément
Itinéraire pour la Bulgarie English translation pending
by Kristinka · 2009-08-20 · 6 replies
Salut tout le monde,

pouez vous me conseiller svp pour le voyage en Bulgarie.

nous voulons partir (2 pers) vers le 12 septembre, le but est de visiter les sites archeologiques la nature et la plage......pouvez vous nous donner un itinéraire approximatif pour 10-14 jours en partant de Sofia............ quelle compagnie pas trop chere pour louer une voiture sur place? concernant la palge les lieu pas turistique où nus "allons rencontrer les voins du palier" mais plustot hors turistes (si c'est possibible).

merci pour vos conseils😉

kristinka
Où trouver des soirées salsa en Thaïlande? English translation pending
by Wikyboy · 2009-07-11 · 19 replies
Bonjour,

je souhaiterai savoir si quelqu'un connait un endroit ou l'on peut danser la salsa. Nous ne souhaitons pas prendre de cours mais plutot trouver des soirées latina ou l'on peut danser la salsa. (differentes etapes de mon sejour: bangkok, sukhotahi, chang mai, koh samui et iles alentours)

Merci pour vos reponses! ;)
Israël-Turquie en bateau? English translation pending
by Ilivic · 2009-07-06 · 21 replies
Bonjour,

Ayant le tampon israélien sur mon passeport, j'y suis coincé et ne puis plus retourner en Turquie par la route ; connaissez-vous des liaisons de n'importe quelle ville israélienne vers n'importe quelle ville turque en bateau, cargo ou ferry ? (je ne prendrai l'avion qu'en dernier ressort)

(j'ai fait une recherche sur le forum mais les messages ne sont pas très récents)

merci de votre aide !
Que visiter près de Rosas (Espagne)? English translation pending
by Marco210 · 2009-05-10 · 6 replies
Bonjour. Nous partons en famille une petite semaine en Juin, et je souhaiterais savoir ce qu'il y a à visiter à proximité de Rosas ?

Si quelqu'un connait, quel programme pourrait on faire ?

Merci par avance.
Logement sur Kota Kinabalu en Malaisie? English translation pending
by Tikus · 2009-05-09 · 4 replies
Bonjour Moi et ma petite famille partons au mois d'août prochain sur Kota Kinabalu. Mon mari est muté sur KK et nous recherchons un logement appart ou maison. Nous sommes 3 (ma fille aura 2 ans) . Nous n avons pas trouvé bcp de renseignements sur internet (prix...)aussi nous faisons appel à toutes les âmes charitables qui pourraient nous aider à faciliter notre expatriation. Merci par avance!
Retour de croisière MSC Musica - Iles Grecques - 19 avril 2009 English translation pending
by Nth59 · 2009-04-30 · 60 replies
Bonjour

Nous sommes rentrés lundi de croisière sur le MSC Musica, et comme promis voici nos impressions et petits trucs parfois utiles à savoir.

Nous sommes partis de Paris en train couchette pour Venise. Etant 4, nous avons opté pour la 1ère classe. Les compartiments sont les mêmes, mais occupés par 4 au lieu de 6 ce qui est franchement appréciable vu la taille des compartiments !! Nous avions réservé nos pass vaporetto sur internet (Venise connected), moins cher que sur place, ainsi que des cartes WC. Les cartes WC ne sont finalement pas interessantes car on peut se débrouiller avec les restos et pauses-goûters !! Nous avons séjourné au "Bernardi Sémenzato", que je conseille vivement : chambres immenses de style palais vénitien, accueil charmant et situation idéale dans Canareggio : 10 minutes à pied du Rialto par les petites rues typiques, 10 minutes à pied du point d'embarquement pour Burano et Murano. Bref super séjour à Venise. Nous avons embarqué sur le MSC Musica le dmanche vers 15 heures avec MSC EXpress ... qui porte bien son nom. 15 minutes après notre arrivée au port, nous étions dans notre cabine. Les cabines sont trés fonctionnelles. Nous avions 2 lits superposés pour les enfants, pliés le matin et redépliés le soir par le personnel. Et un lit King size (en fait 2 lits de 90 accolés). Le bateau est extrèmement propre. Les cabines nettoyées 2 fois par jour, la moquette des couloirs shampooinée tous les jours, du personnel en permanence dans les escaliers pour nettoyer les rampes, enfin bref, très propre. Au niveau des excursions, nous avions juste réservé Santorin et OLympie. Bari : a faire soi même. 15 minutes à pied de la vieille ville. Beaucoup disent qu'il n'y a rien à voir, moi j'ai trouvé la vieille ville charmante, la Vraie Italie du Sud ... Corfou : MSC propose une navette pour le centre ville (payante, environ 6 euros par personne). Nous l'avons prise mais bon la ville de Corfou sous la pluie ... Nous y avons fait nos emplettes et c'est tout. Santorin : Nous avions donc réservé l'excursion à Oia pour une raison simple . Le débarquement se fait en chaloupe et pour descendre 3000 personnes, ça prend du temps !! etant donnés que les excursioinnistes sortent les premiers, c'était le bon plan. Sauf que la mer houleuse a empéché les chaloupes de s'amarrer et que personne n'a pu descendre ... Mykonos : pareil, nous avons pris la navette pour le centre ville et nous sommes baladés dans le village trés typique Athènes : plusieurs excursions sont proposées mais nous l'avons visité par nous même. A l'aller nous avons pris un taxi jusqu'à l'Acropole (25 euros). Attention, ils insistent grossièrement pour que vous gardiez le taxi pendant la journée, afin de faire le tour de la ville (bonjour le prix !!). Il existe cependant un métro qui va du Pirée à l'Acropole. Et pour les claustrophobes comme moi, il y a un bus : Le numéro 40 qui va de la place Syntagma au Pirée. Prévoir 45 minutes pour le trajet et ... 4 euros pour 4 personnes !! Demandez tout de même au chauffeur de vous indiquer l'arrêt exact car on ne voit pas le port du bus. Nous sommes tombés sur un chauffeur hyper sympa ainsi que des jeunes filles grecques qui ont joué les interprêtres Franco-Greco-Anglophones !! Vous êtes en plein centre ville du Pirée, et en regardant par une rue transversale, vous apercevez le Musica juste à côté. Mais il faut le savoir... Attention aussi, les directions des bus sont écrites en Grec !! Olympie : nous avons réservé l'excursion "site archéologique et taverne". Olympie est à 35 minutes de bus du Pirée. Nous avons eu un guide trés calé et trés sympa. Aprés un petit quart d'heure de shopping, nous sommes revenus à Katakolon dans une taverne sur la plage, pour déguster les spécialités grecques et danser le sirtaki. Trés plaisant. Dubrovnik : Navette pour le centre ville, et visite de l'interieur des remparts (la balade en haut des remparts est payante et il y a un monde fou pour l'achat des tickets). La ville de Dubrovnik est vraiment trés jolie. Voilà pour les excursions. Concernant MSC : le personnel est au petits soins mais ne parle pas beaucoup le français ...Enfin, ça se passe trés bien ! Au niveau des repas par contre, ça coince. C'est l'usine !! Il nous est arrivé de faire 3 fois le tour du restaurant avant de trouver une table libre ... résultat on a fini par faire comme tout le monde, et se pointer à la porte du resto 15 minutes avant l'ouverture et se précipiter une fois ouvert pour avoir une table ... c'est pas joli-joli et c'est dommage, mais c'est le seul moyen ! C'est comme ça pour le petit déjeuner et le midi (un seul service). Par contre le soir, nous avions une table désignée, donc pas de problème. Nous étions d'abord un peu déçus car placés à une table de 8, mais nous avons sympathisé avec nos voisins de table, et tout s'est bien passé. Le club Enfant : mes enfants se faisaient une joie d'y aller, mais si vous ne prenez pas les excursions MSC ... il faut déposer les enfants à 9 heures et les récuperer à 11h45, pareil pour l'aprés midi ; 15h - 17h30. Alors si vous voulez visiter par vous même, c'est raté ! Il n'y a plus qu'a prendre les excursions MSC (là ils vous gardent les enfants sans problême) et débourser 60 euros par personne. Nous les avons finalement emmenés avec nous lors des visites et c'était beaucoup mieux comme ça !! D'autant qu'à chaque fois qu'on leur demandait ce qu'ils avaient fait, ils répondaient : "j'ai déssiné". Voilà en gros pour mes impressions générales. Nous avons passé de bonnes vacances, mais qui finalement ne correspondent pas à notre style : nous qui aimons visiter, nous sommes restés sur notre faim. C'est idéal pour ceux qui aiment le style hôtel-club avec animations etc ... Si vous avez des questions sur votre prochaine croisière, je me ferai un plaisir de vous répondre (si je le peux). J'ai trouvé sur ce forum plein d'infos utiles. Je rends donc la pareille ! A bientôt Nathalie
Retour de quatre semaines en Jordanie English translation pending
by Olivierq · 2008-08-16 · 16 replies
Nous sommes partis 4 semaines en Jordanie et mon épouse n’ayant pas autant de vacances que nous, elle nous a rejoint pour trois semaines de voyages. Durant la première semaine nous avons passé ( nos filles 7/10 ans) 6 jours à Aqaba plage, poissons et piscine...

20 D Départ LYON. 21 L Arrivée AMMAN aéroport d’Amman (35 Km de la ville taxi 15JD). Le visa 30 jours est à 10JD et les banques de l’aéroport sont ouvertes toute la nuit 1E/1.06JD. En ville le change est de 1E/ 1.0795JD. 22 M Départ et arrivée AQABA.
http://www.bedouin-hotels.com/servicefrench.html Avec une arrivée dans la nuit à 1 H 40, il a été difficile de trouver un transport. Nous avons donc négocier un van pour 6 à 10 JD chacun. 23 M Aqaba, le Bédouin Garden Village, 35 JD la chambre familiale pour 3 en demi pension. Ce n’est pas l'hôtel classe. Ce sont des bungalows avec douche, toilettes, A/C et ventilo simple, propre mais non spacieux. Il y a une piscine. Ce n'est pas du tout dans Aqaba mais à quelques kilomètres en direction de la frontière de l'Arabie Saoudite. On y mange très bien. La plage juste en face est très sympa, y compris pour le snorkelling ( pourtant, elle n’est pas toujours très propre !). Au Bédouin toutes les consommations sont à 1 JD et pour aller en ville c’est 5 JD. Par contre dans Aqaba toutes les courses en taxi sont à 1 JD. Allez donc vers le marché aux fruits pour y manger et acheter des pâtisseries. NB : Il est fortement recommandé d’avoir des chaussures en plastic pour la plage les coraux et les oursins, indispensable pour les enfants. 24 J AQABA. 25 V AQABA. http://www.alcazarhotel.com/ Pour cette dernière nuit, le Garden recevant un groupe, nous devions laisser la chambre (ceci étant convenu dès le départ) sous sommes allés à Al Cazar hôtel 32 JD avec un excellent petit dèj et une grande piscine il est dans Aqaba et à coté de la compagnie de bus trust qui devait nous ramener à Amman pour 8/6.5 JD Adultes/Enfants. 26 S Retour AMMAN Hôtel Palace réserver l’excursion châteaux du désert du 31. Le gros avantage de cet hôtel est qu’il est fort bien situé en plein centre, les visites peuvent se faire à pied le personnel est serviable les chambres sont correctes le prix aussi 30 JD. 27 D AMMAN arrivée d’ODILE à 3H30 avec du retard ! Visite de la ville gréco-romaine amphithéâtre romain 1/0 JD Adultes/Enfants, odéon, du musée du folklore jordanien permettant d’expliquer quelques traditions, la citadelle 2/0 JD Adultes/Enfants belle vue sur la ville. Enfin, le souk des fruits et légumes, de la mosquée al Hussein, et la ville moderne. Oui, Amman n’est pas une ville géniale tel Alep ou Damas mais elle n’est pas désagréable, un jour doit suffire. A Amman toutes les courses en taxi sont à 2 JD. (sauf pour l’aéroport 15 JD). 28 L départ JERASH 51 km 1H15 Bus 3 JD pour nous quatre. Visite des ruines (8H/19H) 8/0 JD Adultes/Enfants. C’est un bon exemple d’un cité provinciale Romaine remarquablement préservée. Visite 3 h. Prendre la brochure à l’accueil et de l’eau ! Nous avions prévu de dormir deux nuits à Hotel Station touristique Olive branch à 7 km de la ville avec piscine chambre or les prix ont flambés il est à 60 JD pas de négociation possible. Nous sommes donc allés à Ajlun où nous avons visité le château en fin de journée. Taxi 12 JD 22 km. Al Jabal Castel Hotelhttp://www.aljabal-hotel.com/ 40 JD terrasse superbe avec vue panoramique et donc sur le château. De l’hotel, il faut faire la montée à pied, le château est agréable à visiter 1/0 JD Adultes/Enfants. La forteresse Qala’at ar-rabad qui se situe au sommet d’un mont à 1250m c’est un bel exemple d’architecture islamique de 1184. 29 M Départ pour UMM QAIS 110 km d’Amman ; encore une ville de l’époque Romaine mais, ici la pierre est noire 3/0 JD Adultes/Enfants On peut visiter les ruines de deux théâtres, une terrasse à colonnade et découvrir le panorama sur le lac de Tibériade Il faut aussi aller voir le musée et discuter avec la gardien fort sympathique. Bus 5 JD pour nous quatre, attention il y a un changement à Ibid mais en plus il faut passer d’une gare des bus à l’autre (transport intra ville)… Nuit à Omm-Qais Hôtel 0777712677 30 JD avec petit dèj pour le prix c’est très moyen. 30 M Retour AMMAN Attention, il n’y a pas de liaison directe pour Amman, il faut changer à Irbid. Umm qais / Irbid 25 km 45 mn et Irbid / Amman 85 km 90 mn. 31 J Excursion organisée avec le Palace vers les châteaux du désert construits et transformés par les Califs des Omeyyades18/9 JD Adultes/Enfants, départ 8H30 retour 17H.

Pour ce soir c'est tout, je finirai plus tard...
Témoignages de l'île Leucade? (Grèce) English translation pending
by Morgannne · 2008-07-24 · 5 replies
Connaissez vous cette ile greque? J'aurais aimé avoir des témoignages, avis ou conseils de personnes qui y sont deja allées! Merci🙂
Italie en auto English translation pending
by Helène44 · 2008-05-24 · 7 replies
Bonjour,

Nous sommes 3 femmes qui allons à Florence en juillet, par la suite nous désirons prendre le train le 01 août jusqu'à Naples. De là, est-ce facile de louer une voiture et de se rendre jusqu'à Ravello (nous avons louer un app. à cet endroit) En fait le train nous débarque t-il au centre ville ?..et combien prend de temps Naples à Ravello en voiture? Y a t-il des choses sur ce parcours qui sont des incontournables? À plusieurs endroits on voit des commentaires de ne pas aller en Italie en août...nous serons sur la côte Amalfi la première d'aoùt ....que va t-il nous arriver??? tout sera fermé !!!

Ensuite nous terminons notre séjour à Rome du 6 août au 10. Est-ce qu'il est préférable d'y retourner en voiture (Ravello à Rome) ou bien retourner la voiture à Naples et de là prendre le train jusqu'à Rome? Est-ce que le train nous débarque près du centre ville?

merci beaucoup !!!

Hélène
Hôtel Rethymno Palace en Crète English translation pending
by Macova · 2008-04-19 · 11 replies
😎 J'ai choisi de me rendre en Crète à Rethymon fin juin 2008 au Rethymno Palace si vous y avez séjourné récemment voulez vous me donner quelques renseignements sur les prestations (propreté - qualité des repas) quels sont les endroits que l'on doit visiter en priorité sachant que mon séjour ne sera que d'une semaine et que j'aimerai également profiter de la mer. je vous remercie d'avance 😄
Voyage organisé en Turquie English translation pending
by Bernardette · 2008-04-07 · 14 replies
J aimerai avoir des opinions et conseils en vu de mon depart en Turquie voyage organise au depart de Nantes
Parcours d’une semaine en Sicile et équation à résoudre English translation pending
by Sylvanom · 2008-03-28 · 4 replies
Bonjour, Je pars en Sicile du 24 avril (au matin) au 1er mai (au matin) soit 7 jours pleins. J’ai lu beaucoup de guides + consulté les forums : Impossible d’établir mon parcours d’une semaine. Help me ! Sachant que j’atterris (et redécolle de Palerme), que je loue une voiture. Je pensais au parcours : Palerme – Cefalu – Taormina – Ascension de l’Etna – Syracuse.Je souhaiterai aussi voir quelques temples sur le chemin (Agrigente semble loin) + un peu de campagne sicilienne (région de Raguse?). Enfin, cerise sur la crème j’aimerai finir 2 jours dans un coin tranquille au bord de la mer, coupé du monde et du tourisme de masse. Si vous arrivez à trouver un parcours à partir de ces envies là, chapeau bas… Grazie Mille pour vos conseils & suggestions. Sylvain
Capadocce ou Antalya pour une semaine en Turquie? English translation pending
by Saab · 2007-10-30 · 14 replies
Bonjour,

pour les connaisseurs de la Turquie, pour 1 semaine, vous me conseilleriez la Capadocce ou Antalya (dont Pamukkale) ???

MERCI

Sabrina

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