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Bons plans plongées bon marché sur Sipadan-Mabul-Kapalai en Malaisie English translation pending
by Chapilisou · 2006-03-26 · 8 replies
Hello !

Nous sommes en train d'organiser nos vacances d'été et désirons aller plonger sur Sipadan-Mabul-Kapalai. Après avoir demander plusieurs offres, nous nous sommes rendu comptes que ce n'est de loin pas très bon marché.

On nous a déjà soumis l'idée de dormir à Semporna plutôt que sur les îles, se serrait nettement moins couteux.

Si vous avez d'autres informations ou idées à nous soumettres pour pouvoir plonger sur ces merveilleux sites à bon prix, nous sommes plus que preneur 😏.

Merci d'avance et bonnes bulles 😉

Fabrice
Malaisie: 6 semaines sur la péninsule et Bornéo English translation pending
by Lemnos · 2014-02-07 · 28 replies
Bonjour, Nous sommes deux couples, la soixantaine et voyageons petit budget! Nous sommes sensibles aux beaux paysages, aux rencontres avec les locaux, aux endroits non surpeuplés.... nous aimons faire du snorkeling et nous voudrions voir un maximum d'animaux... Nous voulons faire des balades mais pas longs trecks difficiles et avons besoin de vos conseils! Le fait de devoir réserver les vols à l'avance nous oblige à programmer un minimum! Nous pensons passer une bonne quinzaine de jours sur la péninsule avant de rejoindre Bornéo. Nous arriverons le 24 juin à 22H40 à Kuala Lumpur où nous passerons une seule nuit avant de prendre l'avion pur Kota Bahu pour les Perenthians pour 4 ou 5 jours. Pouvez nous conseiller pour rejoindre la ville à cette heure tardive et pour le choix d'un petit hôtel petit budget! Concernant le choix d'une des îles, Besar ou Kecil? Connaissez vous Fatimah Chalets sur Coral Beach?J'ai lu de bons retours sur cet endroit qui semble aussi intéressant pour le snorkeling. Puis nous aimerions faire une autre île, Tioman ou Kapas, dur de se décider, avez vous un avis? Y a t il des sandflies sur la côte ouest de Tioman? Nous souhaiterions faire Cameron Highlands, peut-on louer facilement des scooters, nous n'aimons pas les visites en groupe organisé! Après nous hésitons sur plusieurs endroits car nous avons lu des avis contradictoires: le lac Chini, Chérating, Taman Negara ...Y a t-il des endroits à ne pas manquer sur la péninsule? Il nous resterait trois bonnes semaines + ou - pour Bornéo. Le sarawak, Kuching, le parc de Bako, Semmengoh, après je suis perdue, Y a t il d'autres endroits à ne pas manquer dans le Sarawak?d Puis état de Sabah, mais là visiblement, les prix s'envolent. Quelles sont les activités qui valent le coup et ne coutent pas un bras! J'ai lu des avis très divergents concernant la rivière Kinabatangan et me demande si cela vaut l'effort financier. Puis concernant Sipidan où j'aurais bien aimé aller mouiller mes palmes, mais là c'est vraiment trop cher! Par contre, se rendre a Mabul pour faire snorkeling, vaut-il le coup ou pouvons nous trouver aussi bien du côté de KK? Connaissez vous Pulau Mantanani qui semble intéressante pour le snorkeling avec des hébergement à un prix correct? Par ailleurs, je me posais la question de louer une voiture pour sillonner certaines régions, pensez vous que cela vaille la peine et quelle région? Je ne voudrais pas me faire de centaines de KM de palmiers à huile! Que penser de Labuk bay, Tawau, Crocker Range.... D'avance, merci à tous de votre aide, je sis un peu perdue!!! A+

D'avance merci pour tous vos consels et remarques. A+
Eté 2014 destination Indonésie, 4 enfants English translation pending
by Delphy83 · 2013-11-09 · 21 replies
Bonjour Nous sommes en pleins questionnements pour la destination vacances de cet été Nous partons avec nos 4 enfants de 4 à 14 ans en Aout. L'été dernier nous avons fait Bornéo et les Perhentians. L'année avant, nous sommes allés en Thaïlande et nous n'avons pas aimé du tout, trop trop de monde en Aout pour nous

Donc pour l'été prochain on envisage l'Indonésie mais c'est tellement vaste et varié 🤪

Objectifs des vacances:

Randonnées assez faciles, nature et animaux (on a adoré le parc Bako à Bornéo) Snorkeling et Plongée pour notre ainé qui a son Padi Plages

J'hésite à retourner à Bornéo et faire Sipadan qu'on a pas fait, Kuching et rivière Sandakan

Ou en Indonésie, Flores, le Parc Komodo ou une autre ile ?

Merci
Bornéo: voyage d'un mois English translation pending
by Cdesbois · 2013-08-20 · 11 replies
Bonjour,

Quelques petites questions :

Nous aimerions partir cet hiver sur Bornéo (nous travaillons 7/7 en cette période), est-ce problématique pour les pluies? janvier? février? Est-il aujourd'hui possible de plonger à Sipadan? Le gouvernement a fait une nouvelle mise à jour et déconseille fortement d'y aller... Qu'en est-il? Qu'en est-il de la sécurité sur Bornéo (partie malaisienne? partie indonésienne?)? Moi, je ne suis pas du tout flippée mais mon homme beaucoup plus... Comment cela se passe pour plonger là-bas (Sipadan)? Je suis niveau 2 et mon homme n'a fait que des bâptèmes... Enfin, nous sommes plongeurs, botanistes et naturalistes, que nous conseillez vous? Quels sont les spots à voir sur Bornéo? doit-on faire les 4 régions (sabah/brunei/kalimantan/sarawak)?

Merci d'avance
Billet d'avion pour les Philippines (retour au délà de vingt et un jours) English translation pending
by Sashinco · 2011-12-05 · 30 replies
Bonjour,

J'aurais une question dont je n'ai pas trouvé de réponse claire sur des sites officiels ni rien.... Je compte partir aux philippines d'ici 2 semaines, pour passer les fêtes avec des ami(e)s de longue date. Le problème, c'est que je compte rester plus de 21 jours (l'extension de visa à 59 jours a l'air automatique pour peu qu'on s'acquitte des frais), et par conséquent, je compte prendre directement mon vol aller-retour avec un retour prévu environ 55 jours après mon arrivée.

Ma question est la suivante... Puis-je avoir des problèmes à l'immigration de l'aéroport si j'ai un billet retour au-delà de ma date limite autorisée de séjour (sachant que le prolongement de visa, je le ferai une fois sur place)?

Je pourrais prendre un retour dans les 21 jours et modifier ensuite, mais les retours début janvier coutent super cher là, et les modifications de billets ne sont pas tjs acceptées (j'en ai déjà fait les frais...) ou gratuites... Donc j'aimerais éviter.

Edit: En survolant le forum, j'ai vu plusieurs personnes abordant mon sujet indirectement... Mon problème est que je suis sur Strasbourg, et il n'y a pas d'ambassade ni de consulat proche, et le temps me manque (ok, c'est ma faute...). Certains disent qu'un séjour AR dans la limite du visa est obligatoire, mais une autre personne parle de prolongation possible à l'aéroport directement, moyennant la même somme que je paierais à l'ambassade sur place là-bas. J'ai également lu que plus qu'un AR, il faut surtout un billet de sortie... quel serait le billet le moins cher depuis les Philippines? Sachant que bien sur, je l’achèterais dans le vent...

Merci bien! Et bravo encore à ce forum et à ses membres qui ont par le passé plusieurs fois répondu indirectement aux questions que je me posais.

Brice
Extension de visa aux Philippines: date exacte d'entrée en vigueur? English translation pending
by Vince555 · 2011-05-24 · 16 replies
Bonjour,

Ma question concerne une formalité technique entourant l'extension d'un visa de 59 jours émis au Canada, une fois aux Philippines.

Est-ce que le nouveau 59 jours débute au lendemain du dernier jour du visa en cours de validité (celui émis au Canada) ou s'il débute le jour où est émise l'extension?

Merci grandement à tous! J'aimerais bien acheter un billet de retour dont les dates concordent avec celles de l'extension! 😉

Vincent
Paludisme en Malaisie et aux îles Perhentians? English translation pending
by Labulle23 · 2010-05-22 · 24 replies
Bonjour,

Moi et mon ami nous partons en "routard" en Malaisie du 14 juin au 3 juillet. C'est la première fois que nous partons aussi loin (nous avons 22 ans)

Notre Programme: 4 jours à Kuala Lumpur et le reste aux Perhentians (sur les 2 iles).

Nous lisons différents avis contradictoires en ce qui concerne le Paludisme ainsi que les vaccins.

Nous aimerions donc avoir l'avis des personnes y étant déjà allé.

Merci d'avance.
Séjour en Malaisie pour juillet 2010 avec deux enfants English translation pending
by Famillezz · 2009-10-19 · 16 replies
Bonjour J aimerai , et je pense que cela va se faire , aller en Malaisie avec ma femme et mes enfant de 5 et 8 ans Je commence juste a preparer mon voyage et ne connaissant pas trop ce pays : J'ai quelques questions

j'aimerai avoir des infos sur mes etapes en sachant que je compte rester environ 27 jours L'annee derniere nous sommes parti en Thailande et nous bougions de ville environ tous les 3 , 4 jours : c'etait un tres bon rythme pour les enfants

Une chose est sur je veux rester 3 4 jour sur KLumpur : ou sejourner ? Ensuite jaimerai faire des parc naturels pour les enfants : se balader et voir des animaux J'ai egalement vu qu'on pouvait se loger dans des lodges dans la Jungle : Super par contre je veux des lodges assez classes car quand j'ai ete au nepal nous avons fait une reserve naturelle super jolie ave balade dans la jungle mais le soir dans la chambre il y avait un serpent : la peur de ma vie mdr

J'ai aussi envie faire des coins un peu sauvage genre Kho lanta et bien sur des superbes plages : je crois que c'est Borneo

Voila je sais cela fait bcp de questions mais dans un premier temps j'aimerai faire mon parcours et ensuite paufiné

Si vous avez deja ete avec des enfants vos renseignements seront les bienvenues

Si vous etes en malaisie ou dans le monde entier : si cela ne vous derange je peux vous tel sans probleme je parle aussi anglais

voila merci de vos reponse

Sinon derniere question : le budget : combien faut il sans les billets aller/retour en sachant que je veux des hotels avec pisicne En thailande jai loue des belleschambres avec piscine entre 25 et 40 euros

Pour info En thailande sans jamais se privé et avec belle hotel : budget 2200 euros
Voyage à Sabah et Sarawak (Bornéo, Malaisie) English translation pending
by Savoyard · 2009-08-09 · 9 replies
Bonjour,

mon amie et moi nous préparons un voyage à Bornéo (Sarawak et Sabah) pour octobre et nous nous interrogeons sur certains lieux à voir ou non et dont on parle peu: - sur Sabah qui peut nous parler de Sabah tea plantation, du "tip of Borneo" (autour de Kudat) et de pulau banggi au large de Kudat? (avis, bons plans, à voir ou non???) - au Sarawak qui peut donner son avis sur le nanga damai luxury homestay dans la péninsule de santubong?

Petites précisions: nous aimons marcher, être entouré par la nature, le snorkeling, les endroits calmes. Merci d'avance pour votre aide.

Fanny et Cédric
Retour de Bornéo en famille English translation pending
by Babylon5 · 2009-08-02 · 16 replies
Ca y est ça fait presqu'une semaine qu'on est rentré de Malaisie. Voici un petit topo pour une famille de 5 personnes, dont 3 ados de 17, 15 et 12 ans.

En gros on a passé 1 semaine dans le Sarawak, une dans le Sabah et une dans les Perhentians. Vol Toulouse Kuala Lumpur via Amsterdam et Singapore à l'aller et KL Toulouse via Amsterdam au retour, avec KLM: super compagnie, aucun probleme. Ensuite 5 tronçons internes avec Air Asia, absolument aucun Pb, comme sur des roulettes.

A 5 impossible de prendre un taxi normal, on a pris systématiquement des minivans: plus cher. De l'aeroport les prix sont fixes, 180 RM pour aller en ville du KLIA ( l'aeroport International) e 138RM du LCCT ( terminal lowcost où on prend les vols Air Asia). Après dans le sens inverse il faut négocier mais c'est toujours moins cher car l'argent va dans la poche du chauffeur.

Hotel à KL: Numbereight Guesthouse 100RM la nuit avec clim, très sympa et très bien situé.

Aprés 2 nuits à KL on est parti pour Kuching, vol Air Asia. 2 nuits au Permai Rainforest dans une maison dans les arbres: absolument génial, au bord d'une plage de rêve, 260RM la nuit. 2 nuits au parc Bako: logement sommaire d'un entretien douteux. Par contre il va y avoir du neuf car il y a un gros chantier devant la cafet. Le parc est absolument à voir, il y a des balades sublimes, des singes partout: nasiques, langurs et ces satanés macaques. Ils sont térriblement voleurs mais nous ont beaucoup amusé ( surtout les enfants). En ce qui concerne les nasiques, pas besoin d'aller les chercher bien loin ils sont dans les arbres qui bordent la plage, il y en a même qui sautaient sur le toit de notre cabane. Donc Bako: à faire absolument.

Ensuite Kuching, ville super sympa avec un front de rivière aménagé où on peut se balader. On a logé au Waterfront lodge, hyper propre, neuf et idéalement situé. On a loué une voiture pour se balader dans les environs, on est allé voir les orangs outans du centre de Semenggoh et manque de bol ce jour là il n'y en a pas un seul qui est venu: très grosse deception mais en même temps ils sont dans la forêt et font ce qu'ils veulent.

En conclusion le Sarawak nous a semblé très propre avec une population hyper ouverte et accueillante.

Pour la 2e semaine depart pour le Sabah. 1ére nuit au Bornéo Paradise Beach Hotel: à deconseiller totalement, hotel sans entretien, très mauvais rapport qualité prix. On avait loué un minivan et dès le lendemain départ pour Ranau ( petite ville sympa où on a mangé des supers rotis). 2è nuit au Sabah Tea Garden au milieu d'une plantation de thé: sympa. 3è nuit au Sépilok Bed and Brekfast et le lendemain on a vu un seul orang outan au centre de réhabilitation. 4 et 5è nuit au Kinabatangan Nature Lodge, alternative un peu plus "luxueuse" à l'onle Tan. Bon notre chambre était quand même un clapier à lapin, petite mais propre. On a vu toutes sortes de bestioles: orang outan, nasiques, calaos, loutres, gibbons et plein d'oiseaux. De plus la nourriture était excellente. 340RM pour 2 nuits tout compris ( logement, nourriture, croisières matin et soir). 6è nuit encore au Sabah Tea Garden et dernière nuit à Kota Kinabalu au Mandarin Hotel: entretien encore inexistant.

En conclusion pour le Sabah, une population aussi sympathique que celle du Sarawak mais un etat général de l'hotelerie qui laisse à désirer, du moins là où on était.

Pour aller dans les Perhentians, on est passé par Kota Bharu où on a passé une nuit au Crystal Lodge, hotel que l'on a beaucoup aimé, car après notre semaine au Sabah, il était en parfait etat d'entretien. On a mangé au nightmarket: génial.

On a passé 5 nuits au Coral View sur Besar, on avait une chambre Seaview très sympa. Pour manger, il y avait le resto de l'hotel, ensuite celui du Watercolors ( le plus cher mais qui vendait de la bière) et le Mama's excellent et moins cher mais pas de bière. La plage du Pehentian Island Resort qui était juste à côté est une véritable piscine.

Dernière nuit au Corus Hotel à KL à 5min à pieds des Petronas.

En conclusion la Malaisie est un pays hyper sympathique où les gens sont adorables, ouverts, honnêtes, pas arnaqueur pour 2 ronds. C'est plus cher que la Thailande tout en restant raisonnable, à 5 on a mangé sans se priver pour 90RM par repas ( en moyenne car le moins cher a été 25RM et le plus cher 280RM où on s'est laché). Le marchandage n'est pas aussi courant qu'en Thailande. L'essence n'est pas cher: 1.70RM le litre et c'est super facile de louer une voiture.

Si vous avez des questions n'hésitez pas pendant que c'est encore frais, j'y répondrais avec grand plaisir. Caroline
Jeu: trouver la photo! English translation pending
by Philomene2 · 2008-09-22 · 535 replies
je reponds à la demande de Ben, je remets une photo en jeu, facile, et commence une nouvelle discussion au titre clair ... Dans quelle ville a été prise cette photo ?
Voyage de trois semaines en Malaisie, Bornéo et Singapour English translation pending
by Karima92 · 2008-05-02 · 12 replies
Bonjour toute le monde !

Je lis depuis 15 jours pleins de blogs et autres sites sur les voyages en Malaisie ... Je me lance et me décide enfin à poster un message sur ce forum car je ne sais quoi faire et comment m'organiser tant les avis divergent d'un site à l'autre !

Alors nous allons à 3 en Malaisie pour 3 semaines et 3 jours (pleins de 3 j'avais pas remarqué:), c'est notre 1er voyage sans passer par un tour opérateur (qui s'occupe de tout et nous de rien de tout :) Mais en lisant les commentaires des baroudeurs que vous êtes ...on a décidé de sauter le pas... tant il y a de choses à voir en Malaisie et pour dire la vérité on en a marre de suivre comme des moutons un guide et un circuit imposé ! Le problème c'est que là il faut tout préparer et penser à tout avant le jour J ! Alors je voulais savoir si vous pouviez me donner votre avis et m'aider dans la finalisation de notre circuit

On arrive à Kuala lumpur : 1er problème l'hôtel j'en ai pas encore trouvé, tous les sites se contredisent coté qualité et surtout propreté...j'ai noté le swiss in ou l'alpha genesis ...qu'en pensez vous ? si vous en avez d'autres à me proposer je suis preneuse :) Nous comptons y rester 3 voire 4 jours histoire de se remettre du voyage et du décalage horaire... je pense que c'est suffisant pour voir chinatown, faire un tour a little india, bathu caves, Petronas towers

Une semaine à Bornéo (état de Sabah) Direction pour Bornéo en faisait kuala lumpur-tawau en avion puis direction semporna pour une semaine : on voudrait faire notre bapteme de plongée si c'était possible dans le coin! Sur 2- 3jours jours pour voir les iles de sibuan, sipadan et mataking. Séjourner au Dragon Inn hotel à Semporna j'ai noté que cet hotel de bien dans le coin Semporna - Sepilok/sandakan apparement on peut y aller en taxi mais bus ? je sais pas 2 jours à sepilok : séjourner au sepilok forestedge comme on ne peut pas faire le séjour à l'uncle tan (trop dur certains sont douillets:) on va se rabattre sur un séjour à Sepilok et voir les ourang utan park Puis direction sur kota kinabalu mais pour y faire quoi ? mont kinabalu ? en fait, on est obligé d'y aller pour reprendre avion direction kota barhu mais sur place je ne sais quoi faire et ou aller ...si vous connaissez les environs ...help me please :)

Une semaine sur la côte Est arrivée sur kota barhu : une journée sur place puis direction les perenthians-apparemment c'est mieu de séjourner à Kesil (+ tranquille) mais quel hotel ? je ne sais pas si on peut aller d'une ile à l'autre facilement, car nous voulons aller à pulan redang et d'apres notre bouquin il faut aller sur kuala terranganu pour prendre la navette. Je pense qu'il doit y avoir une navette qui fait directement les deux iles non? ensuite on redescend pour aller sur singapour si vous connaissez des coins sympas sur la cote est je suis preneuse (ça change pas:) Kuantan, l'ile Tioman, les cascades de kota tinggi ce sont les seuls lieux que j'ai retenu de mon guide mais les avis qj'ai lu sur les sites sont pas très encourageants :(

Singapour 2 à 3 jours

Retour sur Kuala Lumpur

Après je me dis est ce qu'on passe pas à coté de qq chose en allant pas à Penang, cameron highlands, ou taman negara...il y a tellement de lieux à visiter que c'est dur de choisir ! et là je viens de visiter le blog de Yann (
http://yannsenant.com) merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos.... mais à cause de toi je me pose encore plus de questions sur mon circuit :)

Alors si y'en a qui peuvent m'aider, comme on dit l'expérience de certains enrichisse les autres ! et les guides du routards et cie je trouve q c'est pas si objectif que ça Merci à tous pour votre aide Bonne soirée
Malaisie: budget à quatre (deux enfants) au Sarawak et au Sabah? English translation pending
by Glac · 2007-10-02 · 35 replies
Salut quel est le budjet chambre familial de base sans luxe juste propre et accueil sympa!!!

Merci beaucoup
Vols internes en Malaisie English translation pending
by Croquechou · 2007-02-20 · 34 replies
Voila qu'il y a encore une semaine j'étais à Bali. Mais le froid de la France est dur à supporter. Alors je mets en piste le prochain voyage. Normalement 3 semaines en Malaisie. En gros notre parcours serait Toulouse/Singapour= 4 nuits

Singapour/KLP =4 nuits KLP/Langkawi = 10 nuits Langkawi/Singapour= 2 nuits

Voilà j'ai regardé le prix des vols intérieurs avec air Malaysia (les 3 vols internes 1.263€ pour 2 adultes 2 enfants) Peut-on trouver moins cher avec une autre compagnie (mais sûre bien entendu). Sinon un autre moyen de transport entre singapour et KLP (avec le temps du trajet). Ensuite est ce qu'il y a une plage aussi bien que langkawi (facile de baignade pour les enfants) Merci d'avance
Parc de Gurung Mulu au Sarawak en Malaisie English translation pending
by Teamten · 2006-11-03 · 23 replies
Salut, je cherche des renseignements sur le parc de gurung mulu au sarawak: les logements sur place, les choses à voir (ça, j'ai déja une idée) et surtout si il est praticable avec deux enfants de 7 et 4 ans 1/2. Merci. A plus .
Première découverte du Vietnam, en juin, à partir d'une croisière de l'Austral English translation pending
by Maclaro · 2017-07-30 · 11 replies
Bonjour,

Après avoir décidé d'aller au Vietnam en juin, nous avons lu un peu partout : ce n'est pas le bon moment, il va faire très chaud, c'est le début de la mousson et des typhons, il va pleuvoir, il y aura du vent et des insectes. Alors nous avons consciencieusement promené nos imperméables dans le sac à dos, mais ils n'ont jamais servi. Nous avons croisé 3 orages mais à chaque fois nous nous trouvions à l'intérieur d'un bâtiment, d'un bus ou d'un bateau fermé. Le Dieu des voyageurs devait être avec nous ... ou la mousson était un peu en retard cette année ... ou c'est juste de la chance.

Nous devons embarquer sur l'Austral à Hong Kong et le voy age sera bien long !

Jeudi 8 juin 1ère étape : Aller à Roissy Nous passons une nuit à Roissy et le lendemain nous partons pour Hong Kong.

vendredi 9 Juin 2ème étape, Hong Kong via Singapour Notre avion est un A 380 de Singapore Airlines Comme notre place est à l'étage, nous rentrons par la même porte que les business, mais hélas, pas en business ! Puis, c'est 12 h 30 de vol jusqu'à Singapour, une après midi et une nuit.

Samedi 10 juin Nous arrivons à 7 h à Singapour Changi pour repartir 3 h plus tard vers Hong Kong. Encore 4 h 15 de vol, et nous arrivons au dessus de Hong Kong l'arrivée est impressionnante car on survole la baie et la ville pendant plusieurs minutes ...



Un bus nous emmène en ville. Après ce long voyage nous apprécions de nous installer dans une chambre confortable à l’hôtel Marco Polo et de retrouver les amis, qui plus chanceux sont venus par un vol direct Paris - Hong Kong. Nous partons alors explorer le quartier à pied et nous découvrons cette petite tour de granite et de briques rouges, la Tour de l'Horloge, de l'ancienne gare ferroviaire démolie depuis 1970.

Dans la baie, d'anciennes jonques promènent des touristes



A cette latitude, la nuit arrive vite et les immeubles commencent à s'éclairer



Nous restons pour profiter du spectacle





C'était superbe !

Vous pouvez voir plus de photos ici :

https://subantarctiques.blogspot.fr/2017/06/lyon-hong-kong.html
Long Bawan, East Kalimantan (Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2012-09-29 · 18 replies
Bonjour En mars prochain, je devrais me trouver aux alentours de Malinau / Tarakan. Niveau climat: les graphiques montrent qu'il pleut régulièrement toute l'année, mars est-il un bon mois pour visiter cette région?

En étudiant les cartes, il semblerait que la région frontalière autour de Long Bawan soit intéressante à visiter, mais j'ai peur que ça plombe mon budget. Je n'ai trouvé que des vols Susi Air pour y aller, y'a t'il des transports par voie terrestre? La région vaut-elle le coup d'y passer 8-10 jours? Je vois qu'il y a des boucles à faire, mais peut-on observer le mode de vie des DAYAKS? Les paysages sont-ils spectaculaires ou bien est-on tout le temps sous les arbres?

Bref, toute information et retour d'expérience seront bienvenus 🙂

Merci
Voyage de douze jours en Malaisie et huit jours en Thaïlande English translation pending
by Jerem57 · 2012-02-26 · 23 replies
Bonsoir. Nous souhaitons avec ma femme, partir du 2 au 21juin (arrivée et départ BKK) en thailande et/ ou malaisie. Nous avons deja été deux fois en thailande et vu le mois, on voulais partir sur les iles tao, phan ang et samui. Je me demande si il serait réalisable de faire un tour en malaisie pour une douzaine de jours. Ce nous amenerait a 12jours en malaisie et 8 en thailande. Est ce raisonnable? Ou vaut il mieux se concentrer sur l'un ou l'autre des pays? Sachant qu on privilégira les transport en avion avec air asia pour gagner du temps. Concernant la malaisie j acheterai un guide papier demain. Mais pour l instant j ai 2 idées en tête. Penang-cameron highlands-pangkor-KL. Ou Iles perheitian-reding-kuala terengganu-KL- melaka. Cela vous semble t il cohérent?

Je suis ouvert à toute remarque.

Merci beaucoup
Réduction Aquamarine sur une croisière Costa English translation pending
by Latrousse44 · 2009-12-28 · 11 replies
Bonjour,

Nous avons réservé une croisière Costa et nous bénéficions d'une réduction Aquamarine 5%.Ma quetion est la suivante:cette réduction est s'applique au montant total de la croisière y compris les vols ou bien concerne-t-elle que la partie maritime.Costa nous embrouille et même à l'agence où je suis client depuis de nombreuses années on ne sait pas me répondre. En gros sur une croisière de plus de 8 000 € on gagne 200 €.

par ailleurs j'ai remarqué que selon l'âge que vous avez le prix n'est pas le même: plus vous êtes jeunes et moins vous payez. Vous pouvez faire l'expérience en allant sur le site de Costa !!!!!!!!!

J'attends de vous lire

MERCI
Malaisie du 14 août au 2 septembre English translation pending
by Laurent77 · 2006-07-24 · 16 replies
Bonjour à tous,

Avec ma copine, nous allons découvrir la Malaisie du 14 août au 2 septembre. On a eu pas mal d'occupations, alors on a pas préparé encore grand chose à part vaccins/anti-moustiques/billets d'avion... J'espère qu'il n'est pas trop tard :-)

J'ai un ami qui habite à Kuala Lumpur, cela nous permettra de se poser un peu à l'arrivée et au retour. Donc...... après avoir cherché un peu, j'ai essayé de faire un itinéraire qui correspond bien avec la durée de notre et notre esprit !

Parcours : arrivée Kuala Lumpur (3 jours) > bus vers Cameron Highlands Ballade à Cameron Highlands (2 jours) > bus + pirogue vers Taman Negara Treck dans le Taman Negara (3 jours) > Train de la jungle vers Kotha Bahru Kotha Bahru (1 jour)

- > bus jusqu'à Kuala Besut> bateau vers les Perhentian Iles Perhentian (4 jours)........... Ici, nous pourrions faire Cameron HighLands, Redang, Penang, ou .... ? Mais j'ai pas encore d'idées sur l'ordre ! Que choisir ?............. > Bus jusqu'à Kuala Lumpur Kuala Lumpur (1 jour)

J'ai fait cet itinéraire rapidement, mais je connais encore mal le pays !!!! Ce soir, je vais me plonger dans le guide du routard.

Sinon, au niveau des réservations d'hotels... pour cette période, je dois tout réserver à l'avance (en espérant qu'il est pas trop tard) ou je peux réserver les plus touristiques (Iles Perhentian) et voir sur place pour le reste ? Devons nous réserver depuis la France pour le Treck dans le Taman Negara ? Pareil pour le train reliant Taman Negara à Kotha Bahru ?

Merci d'avance en tout cas pour votre aide... Je vais faire évoluer le parcours au fur et à mesure dans le topic !!!!

Laurent
Malaisie avec enfants de 4 et 8 ans English translation pending
by Envallis · 2018-02-01 · 17 replies
Bonjour,

Toujours à la recherche d'un point de chute pour juillet prochain sur 2 semaines, on creuse l'hypothèse "Malaisie".

Après avoir un peu bouquiné et surfé sur le net, cette destination semble plutôt facile, dépaysante, et à la bonne météo au bon moment.

On imagien un voyage comme suit :

J1 arrivée à KL J2/3 : visite KL j4 : transfert vers Cameron Highlands (on opterait pour un transfert privé avec les enfants) j5/6 : Cameron Highlands. Sur place, activité possibles pour enfants (en plus de la visite plantation de thé et papillons) ? 2 jours n'est-ce pas trop long (d'autant plus que le transfert est court depuis KL, 1h30 si j'ai bien noté) j7 : là ca coince. On serait tenté d'aller vers Taman Nagara pour redescendre vers les Perenthians, mais je n'ai pas vraiment l'impression que c'est adapté pour des enfants... L'autre option c'est aller vers Penang, mais après il faut tout retraverser pour les Perenthians... j8/9 : Penang ou Taman Nagara ?? j10 : transfert vers Perenthians j11 à j14 : Perenthians j15 retour KL puis Paris

Merci de vos retours/commentaires/propositions alternatives sur ce trajet 😉
Itinéraire d'un mois: Singapour, Malaisie et Siem Reap English translation pending
by MrTrip · 2015-07-31 · 81 replies
Salut 😉

Je cherche toujours une destination pour un voyage d'un mois en Asie, j'ai posté il y a plusieurs jours un message sur le forum de la thailande, mais en y réfléchissant bien c'est pas une destination qui m'attire pour le moment. Nous sommes un couples de 22 et 21 ans, le voyage se fera soit au mois d'Avril ou de Mai on verra le jour de la rentrée pour savoir la date de fin des cours 😛 Nous voulons un voyage entre des grosses villes asiatiques ( Singa et KL ) , des belles plages , et des temples

J1 Départ de Paris avec singapore airlines J2 Arrivée à Singapour J3 Singapour J4 Singapour J5 Route pour Malacca en bus (3h de route je crois ) + nuit J6 Route pour Kuala lumpur + nuit J7 KL J8 KL J9 Route pour taman negara J10 Taman negara J11 Trajet jusqu'a kuala besut et transport jusqu'a perhentian besar J12 Besar J13 Besar J14 Besar J15 Retour sur besut, taxi jusqu'a Jerteh et bus jusqu'a Mersing J16 départ pour Tioman J17 Tioman J18 Tioman J19 Tioman J20 Retour sur Mersing et trajet pour Singapour + nuit J21 Singapour + nuit ( vraiment utile ou pas ? ) J22 Avion pour Siem reap avec singapore airlines J23 SR J24 SR J25 SR J26 SR J27 SR J28 Retour pour Paris avec singapore airlines

Les questions :

Est ce que l'itinéraire est correct ? Je peux rajouter des jours mais ou ? dans une autre île ? Comment ça ce passe pour Taman negara ? Pour le logement on veut faire un mix entre des GuestHouse et des Hotels, avez vous des bons guesthouse à nous proposer ? Niveau Visa ça se passe comment ?
Itinéraire en Malaisie et Bornéo sur 3 semaines en juillet: vos avis? English translation pending
by Bonjourciao · 2015-02-23 · 33 replies
Bonjour, un peu perdue face à la multitude de possibilités qu'offre une telle destination, j'ai élaboré une ébauche d'itinéraire pour lequel je sollicite vos conseils et votre bienveillance.

Nous serons 3 : moi et mes deux enfants de 15 et 11 ans.

J'ai énormément de mal à définir comment passer d'une étape à une autre, et les moyens de transport pour ce faire.

Pour le moment, voici ce que ça donne :Arrivée tard dans la nuit du 24 au 25 juin, l’avion atterrissant à 23h35 à Kuala Lumpur. 1ère nuit et grasse matinée à KL pour se remettre de ce long voyage. (nuit à Kuala Lumpur)J1 : jeudi 25 juin : on reprend l’avion pour Kuching. On y reste 4 nuits (activités : Bako National Park / Gunung Gading national park / réserve d’Ourangs-outans de Semenggohs). (1ère nuit sur 4 à Kuching)J2 : vendredi 26/06 : Kuching (2ème nuit)J3 : samedi 27/06 : Kuching (3ème nuit)J4 : dimanche 28/06 : Kuching (4ème nuit)J5 : lundi 29/06 : départ par avion depuis Kuching pour Sandankan (activités : réserve d'orangs-outans de Sepilok ou de nasiques de Labuk Bay / 3 jours/2 nuits sur la rivière Kinabatangan à la découverte de la nature sauvage si possible avec le guide Mr Aji
http://mrajiexpeditions.blogspot.fr, ou avec Uncle Tan, ou Sepilok forest edge resort). (1ère nuit sur 4 à Sandankan)J6 : mardi 30/06 - Sandankan (2ème nuit)J7 : mercredi 01/07 - Sandankan (3ème nuit)J8 : jeudi 02/07 - Sandankan (4ème nuit)J9 : vendredi 03/07 : départ par avion depuis Sandankan pour les iles Perenthian, via Kota Bharu. Ce trajet m’a l’air très compliqué à mettre en œuvre, alors prévoir une nuit à Kota Bharu j’imagine. (Nuit à Kota Bharu)J10 : samedi 04/07 : bateau jusqu’aux îles Perenthian (1ère nuit sur 6 à Perenthian)J11 : dimanche 05/07 - Perenthian (2ème nuit)J12 : lundi 06/07 - Perenthian (3ème nuit)J13 : mardi 07/07 - Perenthian (4ème nuit)J14 : mercredi 08/07 - Perenthian (5ème nuit)J15 : jeudi 09/07 - Perenthian (6ème nuit à Perenthian)J16 : vendredi 10/07 : départ de Perenthian pour Taman Negara. (1ère nuit sur 3 à Taman Negara)J17 : samedi 11/07 - Taman Negara (2ème nuit)J18 : dimanche 12/07 - Taman Negara (3ème nuit à Taman Negara)J19 : lundi 13/07 – départ pour Cameron Highlands (1ère nuit sur 3 à Cameron Highlands)J20 : mardi 14/07 – Cameron Highlands (2ème nuit)J21 : mercredi 15/07 – Cameron Highlands (3ème nuit)J22 : jeudi 16/07 : retour à Kuala Lumpur (dernière nuit à Kuala Lumpur puis retour le J23 vendredi 17/07 au petit matin)Merci d'avance pour partager vos conseils et ré-aiguillages !!! Et je ne suis pas susceptible, alors n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas 😉

Voyage camping-car vers l'Asie du Sud-Est via le Kazakhstan English translation pending
by Laurentinès · 2014-03-12 · 21 replies
bonjour on cherche des infos récentes sur le passage au kazakhstan en camping car. On partirai de France via ce pays puis la chine et Asie du sud est. est ce faisable en cc (état des routes), quelle est la sécurité de ce pays (d'apres le ministere des affaires etrangeres, le pays est classé en vigilance renforcée et le passage de la frontière vers la chine déconseillé), quand est il réellement? merci Inès
Bornéo entre jungle et océan English translation pending
by Grisemote · 2012-04-29 · 71 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Voyage de trois semaines en Malaisie avec trois enfants (août 2011) English translation pending
by Wépionais · 2011-08-27 · 17 replies
Voyage de 3 semaines en Malaisie aout 2011. Nous sommes une famille avec 3 enfants de 16, 14 et 9 ans. Suite a un voyage en Thaïlande il y a 3 ans qui ne nous avait laissé que de bons souvenirs, nous voulions découvrir un autre pays d'Asie du sud-est et après réflexion, surtout d'ordre météo en fonction des congés scolaires, notre choix s'est porte sur la Malaisie plutôt que le Cambodge ou le Vietnam qui nous tentaient également. Une fois la destination choisie, restait a définir l'itinéraire et là aussi nous avons hésité à nous concentrer surtout sur Bornéo mais finalement, nous y avons renoncé de peur de passer énormément de temps dans les transports mais aussi pour permettre un voyage plus varié. Merci à Voyage Forum qui nous a beaucoup aidé dans la préparation et a contribué à en faire un voyage inoubliable! Voici notre contribution réciproque! N'hésitez pas à nous contacter si une question vous taraude...

2 aout départ de Francfort, escale à Doha puis vol vers KL. Mauvaise surprise, notre avion est détourné en raison d'un "sick pasenger" avec atterrissage d'urgence a Bombay. 4 heures sur place pour diverses formalités qui nous laissent supposer qu'il s'agissait de plus que cela... On n'en saura pas plus mais on a vite fait de comprendre que nous raterons notre avion pour Kuching prévu à Kuala Lumpur... Heureusement, ce vol a été annulé et nous avons été replacés sur le dernier vol Firefly du jour vers la capitale du Sarawak. On a pu contacter les gens du Permai Rainforest Resort où nous devions loger et ils ont pu également réarranger notre transfert. Nous arrivons vers 23:30 la bas après plus de 24h de voyage. Ouf, ca aurait pu se passer plus mal vu les circonstances...

3-5/8. Permai Rainforest Resort. Très sympa, logement dans les treehouses. C'est a quelques pas du Cultural Village Center (photo) que nous avons beaucoup aimé. Visite en deux temps car arrivés un peu tard le premier jour. Ce musée est fort intéressant et c'est surement le plus beau qu'on ai vu lors de notre périple! On a également fait la ballade du red-blue trail que vous verrez si vous séjournez la bas. Sympa pour une première approche de la forêt Malaisienne. Deux belles plages au resort. Attention on est assez isolés à cet endroit et donc à moins de vouloir s'y reposer ou de disposer d'un moyen de locomotion, ne pas vouloir y séjourner trop longtemps. Kuching est une meilleure base pour rayonner dans le Sarawak, mais pas de plage... Par ailleurs, si vous voulez vous reposer sur la plage à Santubong, il y a sans doute d'autres resorts offrant plus de confort dans le coin.

6-7/8: départ pour le parc de Bako en mini van puis bateau. Attention si vous ne séjournez qu'une nuit à Bako, les boatmen n'aiment pas transporter de grosses valises. Nous avons du sélectionner nos vêtements pour ne garder que deux bagages et laisser les autres au terminal de Bako village. Ca n'a pas pose problème mais c'est peut être bon à savoir. Le prix du transfert en bateau est fixe. A Bako, ballade l'après midi vers la plage de Kecil. Prévoir beaucoup d'eau! 2 bonnes heures sous une chaleur +++ mais au bout quelle récompense (photo)! Quel bonheur de se baigner dans cet endroit magnifique. Retour en bateau vers les infrastructures du parc. Le boatman prend son temps et nous fait découvrir les rochers calcaires sculptés par la mer. Très chouette. Le coucher de soleil à Bako vaut la peine, avec le mont Santubong en toile de fond. On participe à la night walk très chouette aussi. A faire. Cela implique aussi de loger a Bako et là c'est par contre franchement spartiate, et même pas très propre. Par contre on y mange correctement. Comment l'état du Sarawak qui gère le parc ne soigne-t-il pas mieux son image? Malgré tout cela il faut loger a Bako. Vous verrez bien entendu les nasiques mais surtout autour des infrastructures. La fatigue aidant, la chaleur faisant le reste, nous décidons de quitter Bako après le petit dej. A noter qu'il faut réserver tôt son logement à Bako (www.forestry.sarawak.gov.my/forweb/np/np/bako.htm voir le bas de la page). Ils ne répondent pas toujours très vite. J'avais demandé un forest lodge, mais nous avons été affecté dans un "hostel". Ils exigent en principe le payement dans leurs bureaux de Kuching du logement quelques jours avant l'arrivée mais quand ce n'est pas possible, si on le demande par mail, ils acceptent le payement à l'arrivée à l'embarcadère de Bako village (la aussi plusieurs renvois de mails nécessaires avant d'avoir une réponse m'en informant...).

7-8/8 Kuching. Ville assez sympa avec sa promenade en bord de fleuve. Logement au Wo Jia Lodge sur la waterfront. Visite le premier jour du musée du Sarawak. Gratuit et assez chouette avec les enfants avec en particulier les animaux de Borneo empaillés exposés. La partie moderne est plus ardue présentant les diverses provinces ou régions de l'état sur des panneaux à lire essentiellement ce qui décourage vite les enfants. Le lendemain, on décide sur les conseils de notre guesthouse de faire un trip avec un taximan vers le Sarakraft centre, les longhouses d'Annah Rais et Semenggoh. On a l'impression de s'être fait un peu avoir. Pour 300 RM, on fait tout ca en 4h30 donc au pas de course. Si vous avez été au Cultural village à Damai comme nous, ces longhouses là sont décevantes, visite payante qui plus est. Malheureusement, pas d'orang-outans cet après midi là au feeding. Nous revenons déçus a la guesthouse. Pour les longhouses, si on veut vraiment les appréhender hors circuit touristique, il faut probablement accepter d'y consacrer 48h pour y loger après avoir fait connaissance avec des locaux à Kuching qui ne manquerons pas de vous proposer de vous emmener dans leur ancien village. Ca semble assez facile (nous avons reçu des propositions) mais ca nécessite donc un peu de temps, que nous n'avions pas vu nos vols bookés à l'avance....

9/8. Départ pour Penang avec vol Airasia. Nous constatons a nouveau à l'aéroport de Kuching que plusieurs vols Firefly sont annulés (par manque de passagers?). Quoi qu'il en soit j'ai pu lire que cette filiale low cost de Malaysian Airlines allait disparaitre, cette dernière se rapprochant par ailleurs d'Airaisia. A l'aeroport de Penang, on nous signifie qu'à 5 nous devons prendre deux taxis ce qui revient fort cher (2x75 RM). Pas de mini van. On décide de prendre le bus, très bon marché mais lent car heure de sortie des écoles. Plus de 90 minutes pour rejoindre Batu Ferringhi.

9-13/8. Penang. Logement au Lone Pine Hotel a Batu Ferringhi. Un bijou! Très content de ce logement qui nous a permis de récupérer un peu après une première semaine assez fatigante. Visite de Georgetown et ses vestiges coloniaux, d'une nyonya house (Pinang Peranakan Mansion) avec une chouette guide (photo). Passage par little India à ne pas manquer pour l'ambiance. On est si bien au Lone Pine qu'on lézarde un peu. Les enfants font leurs premiers pas en jet ski sur la plage! On décide d'y rester un jour de plus pour supprimer une nuit aux Cameron Highlands. La voiture de location réservée a partir du 12/8 nous servira le premier jour à circuler sur l'ile de Penang. Visite du temple Kek Si Lo. Assez décevant quand on a visite la Thaïlande. A refaire on s'arrêterait plutôt au Tropical Fruit Farm, un peu cher mais qui nous aurait permis de mieux faire connaissance avec la multitude de fruits exotiques que l'on peut rencontrer dans le pays.

13-15/8 Cameron Highlands. Départ donc en voiture. Autoroute jusque Taiping ou nous faisons une pause. On espérait visiter les jardins mais nous n'y rentrerons pas car il pleut des seaux. Poursuite de la route vers les Cameron Highlands après pause lunch. Abord par la route nord qui d'après ce qu'on nous en a dit est beaucoup plus facile. Effectivement large route, dépassements dzes camions et cars régulièrement possibles malgré une boîte automatique et un moteur poussif. Arrivée aux highlands en fin d'après midi sous la pluie. Logement au Eight Mentigi Guesthouse. Très décevant! On décide pour le lendemain d'une excursion proposée par eux (mais organisée par Cameron Secrets) avec visite de plantation de the (Sungai Palas tea estate), mossy forest et mont Brinchang plus Butterfly farm. Très chouette excursion. A faire... On profite de deux heures de soleil pour visiter les magnifiques paysages des plantations de thé. Il y avait la possibilité de faire une excursion d'une matinée ou d'une journée. Ceux qui ont participé à la journée entière nous ont dit que seul le matin valait le coup. Malheureusement le temps s'est déjà couvert lorsque nous arrivons au sommet du Mt Brinchang. Petite ballade sympa dans la mossy forest. La pluie qui ne tarde pas ensuite à revenir va nous décourager de toute activité supplémentaire l'apres-midi. Au total, ne pas manquer les paysages des Cameron Highlands mais être bien conscient qu'il y pleut beaucoup. Il nous a semblé difficile dans ces conditions d'envisager une ballade sur un des nombreux trails par ailleurs réputes difficiles... De notre point de vue, l'ideal est d'arriver un soir aux Cameron, visiter les plantations de thé le matin et déjà partir PM vers la destination suivante d'autant que la route est souvent longue.

Le 15/8 départ vers Kota Bahru. Prévoir 5h de route. Celle-ci est très facile jusque Gusa Muang, souvent double bande. Ensuite une seule bande, plus difficile, déforestation désolante et beaucoup de trafic à l'approche de Kota Bharu.

15-17/8 Kota Bharu. Logement au Grand Riverview Hotel. Kota Bharu, c'est la déception de notre voyage pour une raison simple. Nous y sommes arrivés en plein Ramadan et dans THE islamic city comme elle aime à s'appeler, cela veut dire ville morte. Le centre culturel et ses spectacles: fermé. Fabrique de cerf-volants: fermée. Nous décidons de pousser en bus jusqu'à la plage PCB: pas âme qui y vive. Tous les buibuis du coin clos! Il est même quasi impossible de trouver un restaurant ouvert à midi en ville! Le marché, ouvert lui, vaut le détour (photo). Nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier si les musées étaient eux ouverts mais on peut en douter. Même les restos de notre hôtel étaient fermés. Buffet de petit dej. servi dans une salle de réception interdite aux musulmans! De plus nous avons trouvé que Kota Bharu était une ville sale; ordures partout, jamais vu autant de rats dans un centre ville "moderne". En tout cas, un bon conseil: éviter Kota Bharu durant le ramadan. Par contre, les musulmans y sont très tolérants, comme partout en Malaisie. Notre fille s'est baladée en short court et T-shirt toute la journée et on ne l'a jamais regardée de travers, en tout cas ostensiblement...

17-21/8: iles Perhentian. Incontestablement le clou de notre voyage grâce aussi au Bubbles Dive resort ou nous avons séjourné. Apres avoir eu de mauvaises expériences dans les guesthouses nous avons hésité à venir au Bubbles, car nous imaginions des logements forts spartiates suite aux photos vues sur Tripadvisor! Il faut dire ici aussi qqs mots du Bubbles car ce petit resort a contribué à faire de notre séjour aux Perhentians un souvenir inoubliable. Au Bubbles, pas de luxe mais une ambiance familiale, entre guests et personnel. Un snorkeling 5 etoiles. De la plongée pour ceux qui le veulent mais les non plongeurs sont bienvenus. Deux d'entre nous s'y sont initiés. Un projet de conservation des tortues vertes. Nous avons pu assister à la ponte de deux tortues, malheureusement pas a l'éclosion d'un nid mais cela arrive fréquemment entre juin et septembre-octobre, la ponte ayant lieu deux mois plus tôt. Et puis la plage, qui suit celle de Flora Bay vers l'est sur Besar est uniquement occupée par le resort (photo). Tranquilité garantie! Excursion snorkeling organisée par le resort. Très bien surtout par le fait que nous nagerons avec une tortue verte durant 2-3 minutes. Magique! Le Bubbles est à conseiller vivement pour ceux qui veulent un endroit calme et préservé sur ces iles!

21/08: départ pour Kuala Lumpur. Nous quittons le Bubbles vers 8:10 pour Kuala Besut puis transfert minivan organisé par le Bubbles vers aéroport de Kota Bharu. Vol a 11:55 et nous arrivons bien a l'avance. Donc pas de souci pour quitter les Perhentians le matin d'un vol partant vers 12:00, surtout si le bateau est géré par votre hotel sur l'ile. Vol: Malaysian Airlines. à nouveau à L'aéroport, nous observons qu'un vol Firefly pour KL Subang est annulé.

21-23/08: Kuala Lumpur. Hotel Royale Chulan. A l'aéroport, nous décidons de prendre le taxi plutôt que l'express train car ce dernier suppose de prendre ensuite un taxi a KL Sentral ou le monorail + 700 m a pied avec nos grosses valises. C'était le bon choix. Surtout un dimanche ou il n'y a pas le moindre embouteillage. en 45 min, nous sommes a l'hôtel. A noter que pour 5 pers. Cela revenait moins cher de prendre un petit taxi et un taxi moyen qu'un mini van (compter 70RM pour un petit taxi-2 grosses valises, 100RM pour un taxi moyen-3 grosses valises et 190 RM pour un minivan; à noter que pour le retour, il y a moyen de négocier avec les taximen à KL; il existe des taxis monospaces bleus et nous avons payé 150RM pour le retour, à 1145 PM alors qu'en théorie, il y a une surcharge de 50% après minuit). Si vous voulez payer moins cher, il y a le bus. Lorsqu'on veut sortir de l'hôtel gros orage. On décide de prendre un taxi pour Barjayan Times Square, très gros centre commercial avec par d'attraction indoor. Impressionnant et démesuré...Incroyable le nombre de centres commerciaux géants; il en pousse de nouveaux comme des champignons. Visite de Little India, le Colonial district, Chinatown en soirée dans Petaling Jaya et le temple Sri Mahamariamman, très intéressants pour nous qui n'avons jamais visité de temples Hindous (photo). les Petronas bien sûr. Pour les déplacements à 5 à KL, préférer le taxi en s'assurant que le taximan accepte de mettre le taximètre, ce qui est le plus souvent possible.

Au total, ce que nous avons particulièrement aimé: - le parc de Bako malgre le logement en dessous de tout. Il nous a donné envie de visiter d'autres parcs a Bornéo. - le Lone Pine Hotel a Penang. Vaut le voyage a lui seul. - les paysages des Cameron Highlands. - les Perhentians et le Bubbles - la gentillesse des Malaisiens, toutes ethnies confondues. L'islam en Malaisie est très pratiquant mais pas du tout militant. Les Malais sont très tolérants et open minded. Ce que nous avons moins aimé: - les logements plus simples que nous avions choisis qui nous ont déçus. D'une manière générale et par opposition a la Thaïlande, difficile de trouver des logements vraiment bien a prix moyen ou bas. Problème de maintenance surtout. Sanitaires de propreté parfois déficiente, dans les restos aussi d'ailleurs. Mais rien de rédibitoire! - Kota Bharu mais cela nous semble lié au Ramadan. Ville assez sale malgré tout. - les longhouses d'Annah Rais a Bornéo.

Et si c'était a refaire? On repart! Vu l'objectif assigné d'un voyage varié et pas trop fatiguant du point de vue déplacements, on ne changerait pas grand chose si ce n'est peut être se donner 48-72h à Borneo pour "vivre" une expérience longhouse, une nuit de moins au Cameron Highlands et si nous avions su nous n'aurions pas séjourné a Kota Bharu pendant le ramadan.

Et si nous revenions en Malaisie? Sans aucun doute, nous nous concentrerions sur Borneo avec Mulu, le Mt Kota Kinabalu, rivière Kinabatangan, Mabul, que nous avions choisi sans regrets de ne pas visiter pour les raisons expliquées plus haut. Avec certainement également un saut pour visiter Malacca dont de nombreux voyageurs rencontrés en chemin nous ont dit beaucoup de bien. Autre endroit bien connu que nous n'avons pas visité: le Taman Negara. Mais nous n'en avons pas entendu que du bien, en particulier concernant l'accueil assez froid. Par ailleurs, quand on a visité les parcs de Bornéo, pas sur que le Taman Negara offre un gros plus.

Quelques points pratiques pour terminer: - Télécommunications: A l'arrivée a KL achat d'une carte SIM Cellcom. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mon crédit est vide. Visiblement, l'employé Cellcom a activé la fonction internet et les multiples petits programmes installes sur mon smartphone doive recevoir des données. Apparemment pas moyen de désactiver cela plus tard chez un vendeur Cellcom... Probablement a préciser a l'achat... Il y a du wifi un peu partout, le plus souvent gratuit (hôtels, guesthouses, restaurants) mais attention, la bande passante est souvent "light" et une communication skype est parfois interrompue, même en audio seul. - Déplacements: A cinq avec des bagages, pas toujours facile de se déplacer si on veut éviter les bus publics, pas chers mais faisant perdre beaucoup de temps en déplacement. Il ya moyen le plus souvent de trouver des taxis monospaces ou minivans pour des distances moyennes ou plus longues. C'est relativement cher pour le contexte local (compter souvent autour de 150RM pour une déplacement d'une heure). Les vols locaux sont bons marches. Nous avions booké tous nos vols à l'avance mais il nous a semblé que ce n'était pas vraiment nécessaire. Encore assez bien de place dans les avions et à moins de ne pas s'y prendre à la dernière minute, pas de grosses différence de prix. Bilan de la location de voiture avec Hertz (tarifs avantageux si réservation à l'avance sur le web; www.simedarbycarrental.com). Aucun problème. Nous avions loué une Proton Exora H-Line 1.6, un monospace, avec un GPS pour ne pas se prendre la tête... Tres grand coffre pour les bagages. Moteur un peu poussif en reprise. Demander une automatique vu la conduite à gauche, ça facilite les choses. Bonnes routes dans l'ensemble. Attention surtout aux motos. J'éviterais KL en voiture.

- Hébergement: Même si cela reste nettement moins cher que chez nous, l'hébergement confortable (il faut le plus souvent aller dans le haut de gamme) est plus cher qu'en Thaïlande.Peu d'ébergement de charme en gamme moyenne, à l'inverse de la Thaïlande. Sauf aux Perhentians, la réservation à l'avance n'est pas non plus vraiment indispensable. Les réservations par internet permettent de grosses réductions. Voir nos critiques des hébergements sur Tripadvisor. - Restauration: On mange très bien en Malaisie comme a peu près partout en Asie du sud-est. Patchwork de cuisines locale, chinoise et indienne. Très bon marché, un peu moins à KL. Jus de fruits à chaque repas, délicieux! Attention, on est rarement servis simultanement lorsqu'on commande des repas differents. Les Malaisiens ont plutot l'habitude de partager plusieur plats ensembles et donc l'ordre et le timing du service importe peu. Il n'a pas ete exceptionnel pour nous 5 que l'un ai termine son plat avant que le dernier ne le recoive. l'occasion de prendre les habitudes locales...
Billet tour du monde: quelle agence choisir? English translation pending
by Cerise12 · 2010-10-26 · 24 replies
Bonjour à Tous !

Nous organisons un tour du monde avec un départ début Septembre 2011 et un retour fin Mai 2012.

Voici le trajet envisagé :

- Equateur+Galapagos - Pérou / Bolivie - Argentine - Chili / Ile de Paques - Nouvelle Zelande - Australie - Cambodge/Vietnam/Indonésie (là on sait pas trop encore comment combiner le tout et que choisir) - Népal - Egypte.

Mais voilà ma question est la suivante : nous simulons cet itinéraire avec Oneworld mais le coup Chili - Ile de Paques et Cambodge - Népal puis Népal - Egypte semble hyper compliqué à intégrer car obligés de faire plusieurs escales qui font augmenter le nombre de segments. En fait le Népal semble compliqué à rajouter mais on ne veut absolument pas le louper ! Tant pis si l'Egypte on doit l'oublier. Est-ce qu'il y aurait qqun qui aurait déjà fait un TDM avec un itinéraire semblable à celui-ci et par quelle agence êtes-vous passé ?

Merci d'avance pour votre réponse.

Cerise.
Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille English translation pending
by Bluequark · 2010-07-04 · 25 replies
Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.

C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.

Le parcours !

J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour



Quelques repères :

- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».

Vendredi 31 Juillet :

Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.

Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.

Samedi 1er Août :

Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.

Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.

Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :

- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.



Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.





Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.

Dimanche 2 Août :

Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.







Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.



Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.

Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.

Lundi 3 Août :

La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.





Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.

Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.

Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.

Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.

Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.

Mardi 4 Août :

Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.

A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »

Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Retour de Bohol et Palawan (Philippines) en février-mars 2010 English translation pending
by Chumi18 · 2010-03-24 · 24 replies
Bonjour,

avec mon copain nous sommes rentré des Philippines il y a 2 semaines aujourd'hui... comme j'ai pris pas mal d'infos sur ce site pour préparer mon voyage, je me suis dit que de raconter le mien aiderai p-e qques personnes.

Pour les personne qui hésite... je dirais tout simplement FONCEZ... Ce pays est extraordinaire aussi bien par la beauté des paysages et des plages mais la gentillesse de la population. Nous avons voyagé pas mal en Asie du Sud Est et je pense que c'est mon plus beau voyage... les habitants sont gentils pour être tout simplement gentils, pas pour essayer de vous vendre qqchose. En choisissant les Philippines, je ne savais pas où l'on allait mettre les pieds... dans notre entourage personne n'y avais jamais été et il existe peu de guides ou infos sur ce pays... et les seules conneries qu'on entend à la TV ce que c'est dangereux et je dirais que c'est vraiment vraiment n'importe quoi... ALLEZ Y, VOUS LE REGRETTEREZ PAS. Pour nous, ça été un voyage extra, un vrai coup de coeur, on y retournera c'est certain!!!

Nous avons donc voyagé en couple... j'ai 26 ans et mon copain en a 32... et nous avions déja voyager en Asie en sac à dos. nous avons fait 2x la Thaïlande et une fois l'Indonésie... et tjs à l'aventure. Sans rien réserver, pour laisser place au feeling. C'est tellement facile dans ses pays là. Mais comme les Philippines nous ne connessions pas, j'avais réserver les hôtels à l'avance depuis la Belgique et heureusement car nous étions en haute saison et tout était full... On a rencontré pas mal de routards dans la merde pcq il n'y avait plus de chambres dispo, seulement des chambres assez chères. Mais bon commençons par le commencement :-)

Et concernant le temps... nous avons eu un temps Splendide.. les deux premiers jours ont été nuageux et après pendant 18j rien que du soleil et un beau ciel bleu... avec des températures de 35° :-) le pied totale en fait.

Départ d'Amsterdam avec la compagnie KLM, service extra... personnel attentif et assez de places pour les jambes. Le vol a duré +-12h00.

BOHOL

Nous sommes arrivés à Manille vers 09h00 du matin... et nous faisions que transiter car nous avions un vol avec Cebu Pacific pour Tagbilaran (BOHOL) Nous ne voulions pas rester à Manille, c un grande ville assez pauvre et bon des villes on en assez chez nous. Lorsque vous arrivez à Manille, vous devez changer de terminal pour les vols nationaux. Si vous demandez autour de vous, ils vous diront de prendre un taxi car c'est loinnnnn ... plus d'une personne se fait avoir mais comme c pas la 1ere x qu'on voyage en Asie, on connait. en fait il y a une navette gratuite qui part tt les 20min pour les autres terminaux et ca prend p-e 5 grosses minutes 🙂 La compagnie Cebu Pacific est très bonne, rien à signaler... prix vraiment pas cher et ponctuels. Pour faire Manille - Bohol (1h15) nous avons payés 52€/2pers.

Nous allions resté 6 jours à Bohol et plus précisément à Alona Beach Les 3 premières nuits à la Villa Belza tenu par Yannick et Eva, très sympa. Les bungalows étaient mignons, propres... à 28€/nuit avec fan. L'hôtel n'est pas directement sur la côte mais à 900m de la mer... mais ca va vite même pas 10min et on y est... c pas trop dérangeant. L'hôtel propose des excursions mais pour ceux qui ont déja voyager seront que c'est tjs plus cher... aller à Alona et vous trouverez la même chose 10€ moins cher. Ensuite, nous avons déménager pour 3 nuits aux Alumbungs hôtel... ce sont des villas magnifiques toutes équipées dans un beau jardin pour 20€ à 28€/nuit. L'hôtel était un peu plus loin que la villa Belza mais nous ça nous dérange pas... au moins on est au calme. Suffisait de demander gentillement à un local de nous déposer à Alona en mobylette (à 3 dessus 🙂) pour 40 pesos (+- 0,70€).

Sur 6 jours voila ce que nous avons fait: - Tour de l'île de Panglao en mobylette (500p/journée, +-8€) et on allait comme bon nous semble. - Visite des Chocolate Hills, la Loboc River et les Tarsiers denouveau en mobylette. nous avons fait 170km sur la journée et avec la carte c'est facile, c'est tjs tout droit :-) et bon si on sait pas on demande. Ça vous couterai bcp bcp moins cher que de le faire en excursion dont le prix n'est pas explicable. Les chocolate hills c'est sympa, le paysage et la route est très belle. La loboc River est tres belle d'un beau bleu émeraude et les tarsier sont trop choux. - Balicasag Island et Virgin Island: excursion avec un boatman à 1500p la journée (23€) Balicasag est une île sauvage, génial pour le snorkeling, le plus beau qu'on aura vu durant tout notre séjour et virgin island et un caca d'île sympa pour la farniente. - Mag Aso Falls et Dumaluan beach: Les chutes de Mag aso sont à +- 1h00 de Pangalo (denouveau en mobylette) les chutes sont belles et tjs bien abondantes même en saison sèche et l'eau est hyper fraiche, sympa pour un petit plongeon quand fait si chaud dehors. Dumaluan beach est à 2km de Alona est c'est la plus belle plage de Bohol... un beau sable blanc, un belle eau turquoise et pas grand monde.. le pied!

Je conseillerais Bohol aux personne qui se demande s'ils doivent le faire ou pas... c'est sympa, pas trop de monde, de belles choses à voir... les paysages sont bien verts et la flore est vraiment luxuriantes. C'est pas uniquement un endroit pour la plage, il y a aussi culturellement plein de choses à voir!

Nous avons ensuite pris le bateau pour Cebu avec Oceanjet... Si vous prenez votre billet 3j à l'avance vous économisez 300p par personne ce qui veut dire 10€ à 2 donc c'est pas négligeable. Un tricycle qui nous dépose au port pr 5€, 1h30 de bateau et nous arrivons à Cebu... Nous ne restons pas à Cebu, nous faisons que passer la nuit car le lendemain nous avons notre avion pour Puerto Princesa à Palawan. Cebu Pacific est la seule compagnie aérienne à proposer un cebu - Palawan en liaison direct... il y en a un ts les deux jours à 10h40 au sinon faut remonter jusque Manille pour ensuite redescendre jusque Palawan... c le double de temps et d'argent. Et nous avons payé 36€/2 pers. c-à-d rien!

PALAWAN

Nous sommes donc arrivés à Puerto Princesa, capitale de Palawan à 11h30... J'avais réservé à Albon Pension à 25€/nuit. L'hôtel était en plein centre. Il ne cassait pas pt de vue décoration mais il y avait tout ce dont on a besoin (AC, TV, eau chaude, wifi, ...) La patronne Ashley était un amour de personne... Elle ns a donné plein de conseils, s'est renseigné pour nous, ... Nous avons passé la journée la à faire du shopping et faire ce que nous devions faire avant de partir vers le nord style échanger de l'argent car après, ça devient plus compliqué et acheter 2-3 truc au CCC supermarkt. Le lendemain, nous partions pour Puerton Barton donc ns ns sommes renseignés "comment faire?" En fait, il faut se rendre à la gare San José à 7km du centre (on peut y aller en tricycle sans problème) nous c'est Ashley qui nous a déposer à 07h00. A San José se trouve le Terminal des Jeepneys et bus qui vont vers le nord. Nous nous avons pris un jeepney à 09h00 qui faisait Puerto Princesa - Puerto Barton direct. On a mit +- 2h30 et ça nous a couté 500p/2 pers (8€). La route est pendant tt un temps bien et ensuite c'est vraiment de la piste, plein de poussières et de cailloux. Si vous vous mettez derrière, attendez vous à être tout brun 🙂. Arrivés à Puerto Barton... nous devions nous rendre sur l'île de Cacnipa au Coconut Garden REsort En fait c'est une île ou il n'y a qu'un hôtel... c un peu Robinson Cursoé. Une fois arrivés à Puerton Barton, nous devions apellés l'hôtel pour que qq'un vienne nous chercher. Un petit bateau est arrivé et 45min plus tard et 500p, nous sommes arrivés sur l'île de Cacnipa. Nous étions que 9 sur toute l'île, le pied, le paradis. La mer est vraiment magnifique et les bungalows mignons pour pas cher (10€/nuit) Nous sommes restés la 2 nuits. C'est vraiment coupé du monde... pas de connections net, presque pas de réseau mobile, de l'électricité que 4h par jour (de18h à 22h)... un petit coin de paradis parfait pour se reposer et parfait pour ceux qui ne veulent pas faire Puerto Princesa - El Nido en une fois car c'est très long.

Apres deux jours sur ce petit bout de paradis, nous avons continué sur El nido. Il y a un public boat qui vient de Sabang, qui passe par Cacnipa et continue sur El Nido... c pas donné ça coute 40€/2 pers. mais c'est plus pratique que de retourner sur P. Barton et prendre 2-3 bus jeepney pour atteindre El Nido. Comme nous étions dimanche, pas de public boat donc nous avons du prendre un bateau privé rien que pour nous deux... ça nous a couté 80€ 🤪 mais bon c'est comme ça et nous avons mis 5h30 pour atteindre El Nido 😕... c'était longggg et la mer secouait légèrement à certain endroit.

Nous sommes restés 7 nuits à El nido: 3 nuits au Golden Monkey Cottages et 4 nuits au Marina Garden Beahc Hotel. Le Golden Monkey était un peu plus loin qu'El nido, à Ca-alan beachn à 10min à pied...Les cottages étaient immenses et magnifique, avec une vue extraordinaire sur la baie. Nous avons payés +-30€/nuit avec petit dej... on serait bien rester la mais notre bungalow était déjà réserver... en fait tout était full. La patronne Rose nous a expliqué qu'en janvier et février, il y avait tellement de monde que les gens ont du dormir sur la plage ou parterre dans des restos, ... il faut savoir qu'il y a une capacité de +- 600 chambres sans tout EL Nido, pas assez par rapport à la demande et pourtant quand on est la bas, on a l'impression qu'il y a presque personne... 🙂 Ensuite nous avons changé au Marina Garden, qui est situé en plein milieu de la plage. La situation était idéale mais à choisir on préfère le golden Monkey. La Marina est surtout occupé par des touristes locaux qui font bcp de bruit pcq ils se connaissent tous et à 05h00 ils sont deja debout et réveille tout le monde. Toute façon, sachez que vous ne savez pas faire de grasse mat au Philippines... pcq entre le soleil, la chaleurs, les coqs, ... à 06h00 max on est debout 😎 ne même temps c'est bien pcq à 18h00 fait noir donc autant en profiter et puis on est pas là pour dormir hein!!

Le but d'aller à El Nido est de visiter l'archipel de Bacuit qui se fait sous forme de tour: A, B , C et D il y a au moins 20 petites agences qui proposent ces tours. Dans les guides, on vous dit d'aller au Art Café mais n'allez pas là, vous payerez plus cher et je préfère donner des sous aux locaux qu'à une expat qui gonfle ses prix pour exactement la même prestation que les autres. nous nous l'avons fait avec le bar " Sea Slugs".. les excursions démarrait vers 10h00 et nous rentrions vers 18h00. Et nous avions le repas compris... et possibilités de louer masque tuba si vous en avez pas. nous avons fait les Tours A, B et C... les trois sont très bien, je les conseille tous... comme ça on a vraiment fait tout le tour de l'archipel et il y a vraiment plein de beaux spots de snorkeling... en général ce sont des bateaux avec 4-5 personnes donc c'est bien, c'est pas trop!

nous avons également loué une mobylette chez Pitstop, quasi le seul qui en loue, c'est un français installé au Philippines depuis 8 ans. Il ns conseille de faire un tour qui prend toute la journée pour parcourir le nord en passant par des rizières, des plages et des paysages grandioses... mais c'est pas de tout repos, j'avais vraiment mal aux fesses car il n'y a pas de routes, que des gros cailloux et le masque avec visière est vraiment nécessaire pcq quand des jeepney ou autre passent, vous en recevez plein la figure 🙂 mais le tour est à faire... ça change des excursions aquatiques.

En soirée, c'est assez calme... tout se passe sur le bord de mer... il y a qques restos et 2-3 bars qui jouent de la musique live. Je vous conseille le squido, petit resto très bon, pas cher et qui sert des portions de malades... c'est tenu par un français qui est la bas depuis 11 ans qui vous donnera de bons conseils également. Le sea slugs pour aller boire un verre est très sympa.

nous sommes restés 7 jours à El Nido, c'est bien... plus c'est pas nécessaire pcq une fois qu'on a fait les 4 tours et le tour en moto, on a plus rien a faire!

Nous sommes donc repartis vers Puerto Princesa en Mini Van d'une traite. Ca prend entre 6 et 8h00 et ça coute 10€/pers. C'est 6h quand tout va bien!! nous on mis 8h30 car notre van est tombé en panne puis un pneu a creuvé... c'est vraiment l'aventure... quand on voit l'état de la route on comprend 🙂 mais ça fait des souvenirs.. et en plus dans les van on est légèrement serrés et fait chaud donc tout va bien ahaha.

Arrivés à Puerto Princesa, j'avais réservé au Ibiscus Garden Inn... à 32€ la nuit par une chambre supérieur. L'hôtel est nouveau et vraiment bien... les chambres sont grandes, bien décorés, bien équipés entouré par un beau jardin avec des hamacs partouttttt. Nous avons denouveau profiter de la journée pour faire du shopping, acheter des souvenirs et se reposer.

Le lendemain, nous prenions l'avion pour rejoindre Manille ou nous avons passé une nuit pour ensuite prendre notre vol retour vers Amsterdam.

- --

voici donc en résumé notre séjour.

durée: 20j car après 21j, faut payer un visa. Cout total par pers.: 800€ sans le long courrier Temps: Magnifique, ensoleillé, pas de pluie. entre 30 et 35° Petit index des prix:Sachant que 61p font 1€ Eau:40p Bière:25p Cigarettes: 40p (Malboro) Rhum: 70p pour une grande bouteille ce qui siginifie qu'on boit pour rien... ca coute moins cher que l'eau Repas à Alona: entre 300 et 1000p pour 2 Repas à El nido: entre 200 et 600p pour 2 ...

Voila j'espère que ce petit récit vous aidera, si vous avez des questions, n'hésitez pas.. Et foncez, les Philippines c'est génial... je n'ai rien de négatif à dire sur mon voyage. C'était la 1er fois et tout s'est formidablement bien passé.

Bon voyage
Que préférez-vous: l'accueil en Malaisie ou au Vietnam? English translation pending
by Irmine · 2010-01-02 · 21 replies
Perso, je serai volontiers allée aux USA mais faisont des concessions alors malaisie ou vietnam? Les paysages les sites sont importants, mais je privilégie l'accueil...Alors qu'en dites vous? Nous sommes un couple avec un ado Bonne année

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