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Jeu des photos, nouvel épisode (50ème) English translation pending
by Lolohl · 2010-11-01 · 514 replies
Bonjour tout le monde, Comme d'hab, c'est où et c'est quoi?
Manifeste: Voyager avec ou sans guide de voyage (lonely, routard,...)? English translation pending
by AsianProjekt · 2008-10-12 · 60 replies
D'après nous, la réponse est évidente! Mais il est vrai que plusieurs paramètres peuvent vous contraindre à en utiliser un : la durée de votre voyage (très courte), votre objectif, et votre personnalité peu aventureuse. Mais cet article s'adresse avant tout aux jeunes qui partent avec comme but de découvrir un pays et sa culture. 90% des étrangers que nous rencontrons ici en Inde, ont un appareil photo dans une main et leur "lonely planet" dans l'autre... Quel dommage! Voyager ainsi c'est voyager comme avec un "tour opérateur" nommé guide! Bien sûr, les sites à visiter sont presque tous inscrit... mais à la manière d'un organisme de voyage, vous avez également les endroits où manger, les hôtels, etc... Et l'ensemble de votre voyage est ainsi planifié, avec des croix sur chaque page...

Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!

Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!

Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!

Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!

En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?

Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!

Retrouvez cette article sur notre site => "Manifeste..."
Croisière "Odyssée ionienne" le 4 septembre 2010 English translation pending
by Nadetseb · 2010-08-14 · 11 replies
bjr mon compagnon et moi partons le 4 septembre pour 9 jours. nous aurions aimé savoir si d autres personnes partaient ce jour là pour organiser des excursions ensemble je me tiens à votre dispo
Dix-neuf jours dans l'Ouest américain sans problèmes English translation pending
by Leprolo · 2010-07-03 · 21 replies
Et voila, après 10 mois de préparation, nos 19 jours de trip aux USA sont terminés. Tout a été comme sur des roulettes grâce à tous ceux qui font avancer le schmilblick par des posts précis sur ce forum et par la tenue de sites web riches comme la caverne d'Ali Baba (roadtrippin, ouestusa...). Je n'aurais pas pu organiser un super voyage comme celui-ci sans ces infos. Grand merci à vous tous. Avant de créer un petit carnet de voyages, voici à chaud nos coups de coeur :

Le Yellowstone : Incroyable tout bonnement. Des couleurs, des geysers, des chutes d'eaux, un canyon, des animaux sauvages, du ciel bleu, de la neige, sans conteste le n°1. Mesa Arch à Canyonlands. L'arche + l'arrière plan sont d'une beauté... Dead horse point au soleil couchant (sans les mouchettes :-) ) La ballade avec une jeune Navajo sympa et enthousiaste (pas nécessairement très répandu) dans les coins "secrets" de Monument Valley. Lower antelope canyon pour ses formes et ses couleurs. Les deux trails "south Kebab" jusqu'à Cedar ds le grand canyon et le queen's garden et Navajo loop dans Bryce canyon.

Rayon "American Way of Life, on n'a pas été spécialement impressionné. Il n'y pas tellement de différences si ce n'est la conduite pépère (le respect des stop même si on voit à 10Km à la ronde...), la convivialité et la politesse des gens en général.

On n'a moins aimé, les prix sans taxes et services, le prix des blocs de glace (3,5 $ au GC !) la chaleur et les casinos de Las Vegas (hormis le Vénétian), les queues incommensurables des buffets du Bellagio et du Caesar (je suis sûr qu'ils y en a qui meurent de faim avant d'arriver à table), les jacquouilles qui vous tendent sans cesse les tickets de call girl à chaque coin de rue de LV !!

Pour résumer, voyage fabuleux qui donne envie d'en organiser d'autres...

Merci à vous tous,

Jean (
http://2carolosauxusa.blogspot.com)
Dix jours à Casablanca: lieux historiques, balades à faire? English translation pending
by CanardQuasar · 2009-01-15 · 14 replies
Bonsoir à toutes et tous !

Je viens vous poser plusieurs questions, peut être pourrez vous y répondre :

Tout d'abord, je ne sais quoi voir et quoi faire dans cette ville que l'on m'a dit formidable... Auriez-vous des choses à me proposer ? Des lieux historiques, des particularités inconnues des guides traditionnels, des ballades à faire... Avec mon amie, nous sommes plutôt nature et histoire...

Dans un second temps, je souhaite savoir s'il est possible de faire une ballade dans le désert, si possible à dos de dromadaire, et dans des tarifs pas trop élevés ( nous ne sommes pas fortunés pour un sou !! ).

Enfin, peut être connaitriez vous un hôtel sympa à prix abordable ? J'avais trouvé un super hôtel très propre et joli à Marrakesh pour 10 euros par personne, je ne sais pas si c'est jouable dans ces prix là à Casablanca...

Nous sommes vraiment en recherche d'originalités et de beauté, alors si vous pouvez aider deux petits étudiants comme nous ce sera génial ! Merci d'avance.
MSC Musica îles grecques le 25 mai 2019 English translation pending
by Nikos1108 · 2019-04-02 · 17 replies
Bonjour,

Ma compagne et moi allons effectuer une croisière avec MSC sur les iles grecques le mois prochain. Nous nous sommes renseignés à propos des visites à faire dans les différents villes, cependant j'ai quelques questions dont j'espère trouver des réponses ici !!

Tout d'abord, le circuit : Venise, Brindisi, Katakolon, Mykonos, Le Pirée, Sarande, Dubrovnik et enfin Venise.

- Pendant notre escale à Brindisi, nous aurions voulu visiter la ville d'Alberobello. Mis à part l'excursion proposée par MSC, je ne sais pas vraiment comment m'y rendre par mes propres moyens. On a regardé les locations de voiture, mais il faut se rendre à l'aéroport de Brindisi et je ne me rends pas compte de la distance entre le port et l'aéroport. Pour les trains, le temps de parcours est long et l'escale est courte (13h30-19h30). Si vous avez des idées...

- Pour l'escale à Sarande, en regardant les excursions proposées pas MSC, on s'est penchés sur la visite de la source de l'oeil bleu, pensez-vous que ça vaut le coup ou y a-t-il mieux à visiter ?

- Pour Katakolon, nous nous rendrons à Olympie, il me semble qu'il y a une agence de location de voitures sur le port. Pensez-vous que ça vaut le coup ou mieux vaut privilégier d'autres moyens de transport ?

Merci pour vos renseignements !
Séjour seule à Zanzibar en août English translation pending
by Feelucy · 2015-03-08 · 7 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Je prévois de partir seule à Zanzibar avec pour projet : 1 semaine à Uroa (point de chute me permettant de visiter l île ) et une semaine à Pemba à wete. Je lis beaucoup d avis, pas toujours rassurants mais surtout datant un peu. Est-ce que quel qu un pourrais me donner des informations récentes, des conseils, des bons plans ??

Merci par avance !
Compte Rendu: croisière Medina sur l'Horizon avec Croisière de France English translation pending
by Celinearn · 2013-04-29 · 10 replies
Nous voilà revenu d'une semaine de croisière sur l'Horizon, je vais essayer de faire un petit compte rendu surtout pour ceux qui comme moi ne connaissent pas croisière de France et ceux qui souhaitent ne pas prendre les excursions. Précision nous étions 2 couples, 5 au total avec notre enfant de 5 ans. C'est notre 6ème croisière ( Costa et MSC qui seront cités comme les autres) et nos amis c'était leur première.

1er jour : embarquement , l'heure officielle était 13h mais nous sommes arrivés vers 12h et étions loin d'être les premiers beaucoup de monde avait déjà déposé ses valises et même embarqué! A l'arrivée une longue attente pour enregistrer ses bagages, c'est pas rapide car contrairement aux autres croisiéristes ils n'envoient pas les étiquettes avant afin de pouvoir les attacher aux bagages, c'est sur écrire à la main sur chaque étiquette le numéro de cabine et le nombre c'est pas très rapide et judicieux mais bon...Nous sommes passés sur une file spéciale car je suis handicapé, nous avons moins attendu mais la file normale était très longue . ensuite il faut pas oublier de passer devant un comptoir ou on vous donne une veuille sur laquelle il faut enregistrer sa carte , il n'y a pas un gros écriteau donc faire attention car on vous la demande après lors de l'enregistrement. On avait la possibilité de boire un coup, eau ou jus de fruit, il y avait plusieurs stand dont celui de l'inscription au club enfant ce que nous faisons. Nous voila partis pour aller faire une longue attente pour l'enregistrement, nous sommes passés un peu plus vite car la aussi file spéciale handicapée ou premium, une photo de tout le monde, nous récupérons nos cartes magnétiques et hop nous passons à la file d'attente pour embarquer qui est un peu longue à cause des traditionnelles photo d'embarquement. c'était presque 14h00 nous sommes enfin sur le bateau, on dépose nos bagages dans les cabines, la 4014, taille standard, la douche est plus grande que d'habitude après c'est une cabine premier prix donc pas grand chose de plus à attendre, le seul hic c'est la première fois que nous sommes dans l'étage le plus bas donc la surprise ça ronronne pas mal le moteur mais bon on s'y fait, sauf par moment ou on a entendu des bruits insupportables provenant des cales du coup on restait pas dans notre cabine, on partait ( surtout à quai et 1 fois la nuit), mais bon on s'y attendait un peu qui dit 1er prix dit bruit. Ensuite nous nous dirigeons sur le pont 11 au buffet pour manger et la bonne surprise, du choix, de la qualité une cuisine à la française. La bonne surprise qui suit c'est le tout inclus, on nous sert pour le repas et sur tous les bars de boissons gratuitement selon une carte très diversifiée , alcool, sans alcool, il y en a pour tout les gouts, c'est un vrai plus mais que nous avons appréciés surtout car nous étions avec nos amis. Ensuite nous avons enfilés nos maillots et direction la piscine enfin le spa car la piscine c'est de l'eau glacée personne n'y va a part 1 ou 2 sur les 7 jours. L'eau du spa était chaude mais bon pas de bulle ni de jet ça ne marche pas , l'autre qui fonctionne n'a que des jets très peu puissant et pas de bulle, ce sont des spa plutôt basique donc nous avons fait trempette dans de l'eau chaude comme un bain mais à l’extérieur! Le truc de bien c'est que c'est ouvert jusqu’à 21h00 contrairement aux autres bateaux ou ça ferme à 19h00. Ensuite visite du bateau, les espaces communs sont très agréable, il y a 4 bars plus la discothèque et le fumoir ( piano bar), niveau ambiance il y a des musiciens mais ils jouent à des plages très limités. Le casino est sympas, l'espace bien être nous n'y avons pas été, il y a un sauna gratuit, un coiffeur, une salle de gym sympas. Je pense avoir fait le tour, reste que le restaurant nous étions au second service car les escales étaient tardives mais à refaire j'irai au premier. Le restaurant est beau, les serveurs supers, le choix de la carte un peu limité par rapport à nos habitudes, la quantité un peu juste ( certains plats sont sans accompagnement, pensé à regarder pour demander un légume en plus) mais de très bonne qualité, même les desserts, ça change des autres. Du coup l'entrée; le plat le dessert servi en moins d'une heure, c'est très rapide et c'est très bien. Des fois vers 19h00 nous passions au buffet qui propose quasi exactement les mêmes plats mais à volonté! par contre ne cherchez pas les frites c'est diet que des légumes ou presque! Les spectacles sont la plupart très bien, je ne les ai pas tous vu car gros point noir de cette croisière c'est que le bateau à énormément tangué et j'ai étais souvent malade malgré la prise de médicaments, sur les 5 autres croisières je n'avais était malade qu'une seule nuit mais la ça était souvent , le temps à peut être joué ou ce sont les stabilisateurs du bateau qui n'étaient pas efficace je ne sais pas!

2eme jour : en mer, farniente , spa, animations sympas proposés par les animateurs et avons beaucoup joué aux cartes trouvés dans la salle des cartes. Nous avons mis notre fils au club enfant pendant 1h30 pas plus car la aussi mauvaise surprise les clubs enfants ont des heures d'ouverture ridicules, pour palier au manque ils proposent le baby-sitting qui lui est payant 6€/heure!! ne pensait pas laisser vos enfants lors des escales le club est ouvert genre de 9h à 10h30 puis de 16h30 à 18h00, pour notre enfant c’était pas ou presque un problème mais pour ceux qui ont des plus petits...

3ème jour: Gibraltar, l'arrivée est sympas, vient ensuite les problèmes, on ne sait pas ou il faut sortir, avant, arrière ni l'étage, la réception vous répond tout le temps il va y avoir une annonce mais 13h pas d'annonce puis vers 13h15 annonce et seulement ceux qui ont la lettre A et B sur leur carte , puis enfin c et d , nous pouvons sortir vers 13h30 . Au passage à la récption prenez un petit plan très succint de la ville et des leiux d'intérêts, si vous n'avez rien préparré ça dépanne. Direction le centre ville, nous achetons la carte de la ville pour 1€, 10 min de marche puis nous allons vers la baie ou il y a les bateaux pour aller en mer voir les dauphins et la 2 types de 2 compagnies différentes ( au prix de 15€ à la place de 23€) nous proposent des trucs, nous décidons de partir avec un puis on nous répond qu'il n'y a plus de place, bref 40 min de perdu, on abandonne direction le le rocher mais c'est à 30 min de marche, il y a des bus mais pas assez de maitrise de l'anglais pour demander du coup on marche. Arrivée au téléphérique on paye 10livres50 l'aller retour par personne mais ça vaut le coup, côté pratique il y a beaucoup d'escalier à monter , on arrive après une longue attente en haut et la c'est magnifique la vue est magnifique, un singe est la pour nous accueillir c'est très sympas à faire et si vous êtes en forme déscendez a l'étage intermédiaire d’où vous pourrez reprendre le téléphérique. Nous nous sommes promenés sur main street pour faire les boutiques puis il était l'heure de partir. Avec le recul j'aurai pris le taxi qui proposé 2h de visites guidés qui vous montent en haut du rocher pour 40 livres par voitures ( plus très sure du prix) et ensuite ballade sur main street. On a su après que ceux uqi sont allés sur le bateau voir les dauphins en excursions, n'ont rien vu se sont agrippes au bateau qui tangué un max! d'autant que sur le bateau lors de notre passage après Tanger dans le détroit on a vu plein de dauphins qui passaient très prés du bateau et ça gratuitement!

4ème jour : Casablanca, la sortie toujours pas indiqué de toute façon on sort soit au pont 5 niveau réception soit au pont 3 à l'avant si rien se préparre d'un côté vous allez de l'autre. Par contre la sortie a été très longue, ils attendaient l'accord des autorités locales puis les excursions sont sorties en premier donc nous sommes sortis avec 1h de retard!!! c'est la première fois qu'on voit ça et finalement on est sortie en retard tout le temps sauf la dernière!!! déjà que les escales sont courtes!!!! Vous arrivez plein de taxis vous attendent et vous harcèlent, nous voulons voir la mosquée hassan 2 , on réussi a négocier un taxi 5€ pour y aller mais ils font la tete car eux veulent vous faire une visite à 40€ de 2 heures, que peut-être je prendrais si c'était à refaire quoi que le plus dur c'est de sortir du port car ensuite vous avez les taxis rouges qui prennent 3 pers max et coutent très peu cher moins de 25 dirham la course de 40 min. La mosquée est magnifique puis direction la vielle medina, très sympas ensuite on décide de partir à pied au quartier des habbous en passant par la place des nations unies et de mohamed 5 on a beaucoup marché et galéré car les trottoirs sont très accidentes et la carte que nous avions approximative. On a voulu aller a notre dame de lourdes franchement ça vaut pas le coup on aurai du aller au sacré choeur , on est passé devant le palais présidentiel et enfin au quartier habbous , une medina ou on a trouvé la fameuse pâtisserie bennis ou on a acheté des gâteaux typiques, on est allé au marche aux olives très beau, puis nous avons continué en haut plus loin dans un quartier très fréquenté ou il y avait leur marché, nous étions les seuls touristes pas rassurant parfois mais nous avons vu des étals magnifiques d'épices et de tissus, superbe . Ensuite nous avons voulu aller à derb ghallef soit disant la caverne d'ali baba , a pied ce fut long et parfois pas très rassurant (quartiers isolés) mais ça en vaut pas la chandelle c'est un leur supermarché à eux ou produits high tech et de conso se vendent ( le darty et le tati de chez nous), vaut mieux prendre le temps dans les medina, retour au bateau épuisé par l'escale. Ceux qui sont allé à Marrakech en excursion l'ont regrette car trop loin, à rabat c’était pas mal il parait

5ème jour : Tanger sorties 1h en retard sauf que la ça nous a posé un gros problème car nous avions réservé une sortie en quad par nous même et la personne nous a attendu 1h, heureusement très sympas, Florence nous as vite pris dans sa voiture et direction a 25km après Tanger , presque 40 min de trajet nous somems arrivés, quelques explications de sécurité, un casque et hop sur le quad. Nous avions pris notre fils vu que le club enfant étati fermé et on a demandé à l prendre sur le quad c'était délicat car c'est à partir de 7 ans mais bon on a bien fait car il s'est régalé. Nous avons fait 2h de quad, c’était super, les paysages magiques, le parcours tres sportif mais inoubliable, passage dans un village typique , merci à Florance et Tanger quad pour cette sortie. Par contre nous sommes arrivés 15min en retard après le tous à bord en même temps si on était sortie à l'heure il y aurai eu aucun problème! Nous avons payé pour 4 quads et les transfert 2400 dirham environ 220€ mais ça les valais. Surtout qu' à tanger apart le grand socco il y avait pas grand choses à faire. En résumé à faire mais grosse frayeur pour le retour mais les excursions aussi étaient en retard! L'après midi nous voulions nous baigner mais sans mentir ils etaient 20 gosses dans un spa de 8 personnes donc on a oublié cette idée. Le soir il y avait un buffet de gâteaux et fruits mais je me suis couchée a 17h00 le bateau tangue trop , j'ai pas mange ni vu le spectacle ni vu le buffet mais a priori j'ai pas rate grand chose il parait que c’était bof rien de comparable aux autres croisières.

6ème jour : Alicante sortie 3/4 heure en rertard, c'est exaspérant , un mini office de tourisme a quai nous a donne des plans et indications très appréciables , nous avons pris un navette gratuite qui nous a pris du port vers l'entrée de la ville, de la direction la station de bus , bus vers elche , vous avez les horraires sur le site
http://www.subus.es/Lineas/Horario.asp?codigo=440 le prix 2.10€ l'aller, 35-40 min de trajet arrivé à elche, des palmiers partout la ville est sympas, nous allons visiter le parc la huerta del cura, très sympas , promenade dans le quartier et retour à alicante , nous sommes rentrés pil poil à l'heure pas loin d'être les derniers rentrés. Si on était pas sorti en retard nous aurions aimé faire le tour en bus en hop on à 10€ et la montée au château de santa barbara. Si j'avais pu j'aurai pris l'excursion pour guadalest qui est magnifique mais inaccessible par nos propres moyens a part le taxi peut être mais surement très cher

7ème jour: le seul jour de mauvais temps, l'escale la moins intéressante , les magasins n'ouvrent qu ' a 17h00 donc rien d'ouvert la plage devait être sympas mais sous la pluie et dans le froid c'est pas top, nosu siommes vite rentré à bord pour nous réchauffer ( enfin la clim est tellement forte sur tout le bateau , que c'est relatif) et preparrer nos bagages que le lendemain c'est débarquement. Quand il pleut on se rend compte que les espaces de restaurations sont trop petits nous n'avions pas de place pour le petit dej a midi on a mangé dehors congelé et des aliments refroidis par la température extérieure. La réunion d'info de debarquement on s'en est dispense tout était indique sur le document trouve dans la cabine. Nous avons profites le dernier soir un maximum, avons même était à la discothèque peuplé par les ados.

8ème jour : Marseille à 9h00 , c'est la fin nous débarquons , nous avions la couleur orange les dernier à débarquer ( les dernier sont ceux du pont 4 et les premiers ceux en haut) à 10h30 sauf qu'en réalité à 10h30 étaient appelés 3 couleutrs avant nous , du retard encore et encore nous décidons de descendre quand même et avons bien fait car même si les valises n'étaient pas prêtes le temps d'aller chercher la voiture au parking ( navette longue attente), nos bagages étaient prêts. on est parti a 11h30 du port!

En conclusion, bonne semaine de croisière, cabine correcte, animations sympas, spectacle pas mal, beau bateau mais qui tangue trop à mon goût , très bonne qualité de la nourriture malgré le peu de choix, le gros plus des boissons à volontés et pas de frais de service en fin de croisière comme pour les autres, les escales sont sympas et exclusives, le personnel parle presque tous français mais ce qui va faire que je ne retournerai peut être pas avec croisière de France c'est la désorganisation totale lors du débarquement des escales qui ont été longue et presque toujours avec beaucoup de retard!Ce qui pénalise beaucoup lorsque les escales sont courtes!

Je pense avoir fait le tour .

Bonne lecture
Piste Merzouga - Zagora (en 4x4) English translation pending
by Pristanda · 2018-09-30 · 58 replies
Bonjour,

je suis toujours dans mes préparatifs et je viens de "tomber" sur une vieille carte du Maroc qui indique une piste Merzouga - Taouz - Ouzina - Tamassint - Oum-Jrane - Tissemoumine - Tizi n'Tafilalt -Zagora ..

L'un d'entre vous la connait-il ? des conseils ?

Merci par avance !
Disparition: Kassé Mady Diabaté (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2018-05-31 · 2 replies
« Plus personne ne chante avec cette émotion. Et une fois qu’il aura disparu, il n’y aura plus personne pour le faire. » (Ry Cooder, 2014)

« La voix d’or du Mali » s’est éteinte

Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.

Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.

A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.

En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...

Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !

Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !

Hery

*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.



(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
Milos, Kimolos... English translation pending
by Upsit · 2016-01-14 · 9 replies
Je recherche vos retours d'expériences en vue d'un périple Albanie/Grèce aucours duquel nous débarquons (avec notre land defender aménagé )sur les îles de Milos et Kimonos en autre : bivouacs, particularités, et bonnes adresses......et c'est vaste Merci

def34.over-blog.com
Magasins de posters à Bangkok? English translation pending
by Micolo · 2012-09-09 · 9 replies
Je suis à la recherche d'une boutique à Bangkok qui aurait un grand choix " si possible * de posters ! Par avance merci pour vos réponses. 😊
Retour de la croisière de Noël du Fantasia du 19 au 28 décembre 2012 English translation pending
by Madisson · 2011-12-31 · 195 replies
bonjour à tous et meilleurs voeux 😛😛

dans 4h à peine ça y est nous tournons une page , une année bien, pour commencer ce récit je vais dejà vous donner un aperçu personnel des points positifs et négatifs de la croisiere ensuite je rentrerai davantage dans les détails et surtout sur les escales vous êtes prêts ? alors c parti 😉😉😉

POINTS POSITIFS - --

- un bon point pour les repas meilleurs au restaurant red velvet et servis bien chaud - toujours une bonne note pour le risotto - une jolie chambre balcon de belle taille + sofa - service de chambre impeccable, personnel agréable et courtois - bateau très propre - excellent buffet de minuit ; le meilleur jamais vu aupparavant ; du travail magnifique- ment accompli; un grand bravo ici meme - une excellente troupe de théatre pour la représentation mickael jackson ; excellent - une très bonne odeur de frais aux abords des couloirs de cabines la meme odeur que sur le splendida d ailleurs (y a des odeurs qui marquent ! vous le verrez plus loin!! )

POINTS NEGATIFS - --

- très mauvais serveur de table(sugita indonésien)( le premier en 5 croisieres !! ) - horaire du soir trop tot 18h/18h15 dernier carat...ce sera la dernière fois - beaucoup trop de gamins au casino - des gens toujours aussi bruyants dont on connait la nationalité par réputation - pas de jus de fruit au déjeuner (midi) - bagarre au zanzibar , vol et casses d assiettes, insultes ... - le pressing un peu long (sinon c 50% plus cher) et les habits meme pas sous film juste posés sur porte-manteau - il a fallu réclamer la coupe à fruits( mais ensuite on a eu 3 de plus !!! )😛

j ai sans doute oublier des choses mais bon faut préparer le réveillon alors je vais faire une pause et je vous dis à plus tard ...; je dirai que mis à part notre serveur tout a été bien dans l'ensemble bonne soirée à tous qu on enterre vite cette année 2011 ;;;;;;;;;;;;;; 😛
"Outlets" à Palm Springs? (États-Unis) English translation pending
by Mart1111 · 2008-12-26 · 5 replies
bonjour a tous

je vais me rendre une semaine a palm springs et j'ai entendu parler d'immenses outlets dans la region . Cependant quelqu'un pourrai il me dire ou ils se trouvent (qu'elle ville), me dire le type de produits vendus et me parler du prix de ces produits?

merci d'avance
Circuit classique en Ouzbékistan: arnaques policières? English translation pending
by Marrucin · 2008-07-03 · 25 replies
Bonjour à toutes et tous,

je pars en Ouzbékistan du 24 juillet au 7 août pour un circuit classique en individuel (on est toutefois deux) : Tashkent, Samarcande, Boukhara, Khiva et Khokand.

De nombreux guides touristiques (notamment "Petit Futé" de mémoire et "Olizane" acheté il y a peu) mettent en garde les touristes individuels contre les escroqueries perpétrées par les policiers : amendes farfelues, recomptage et vol des liquidités, etc ; le Guide Olizane explique même qu'il y a un risque de se retrouver en prison. Le PF déconseille aussi d'emprunter le métro de Tashkent à cause du risque "policier".

L'ambassade de France à Tashkent propose enfin en ligne un formulaire de protection consulaire à présenter aux policiers en cas d'ennuis ou lors des fréquents contrôles.

Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous ont été confrontés à ce genre de comportements, s'ils ont été volés ou escroqués.

J'ai bourlignué partout en individuel (même en Iran), je ne suis pas peureux de nature, mais je me renseigne !

Tout le monde me dit que les peuples d'Asie Centrale sont serviables, accueillants et sympathiques et que le vol ne fait pas partie de leur culture ; mais qu'en est-il de leur police 😕 ??

Avez-vous enfin été confrontés à d'autres ennuis du même genre ?

Merci pour vos réponses. Bien cordialement à tous, Marrucin.
Prix du visa à la frontière Mauritanie English translation pending
by Janinejirou · 2005-09-20 · 22 replies
Un message d'Ali (baie du lévrier de Nouadhibou) assure que le prix du visa est passé de 50 à 30€ à la frontière. A confirmer svp . Chic! par les temps qui courent une baisse c'est plutôt rare!
Iberostar Hacienda Dominicus English translation pending
by Sizzla68 · 2004-05-18 · 98 replies
Bonjour,

ma copine et moi souhaitons partir nous evadez en republique dominicaine en septembre notre choix s'est arreté sur cette hotel (pas trop cher et de tres bonne qualité) j'ai en fait deux questions :

1. septembre est ce la bonne periode ?

2. si quelqu'un a des photos de la plage je serais tres interressé car nous cherchons la plage avec sable blanc et eaux translucide

merci d'avance a tous

see ya :)
Already twenty years...
by Taamaden · 2026-03-20 · 0 replies
« Ali is not dead; he continues to inspire many talented musicians. There’s a new generation of artists who have their own style, but they’ve all listened to Ali Farka Touré. » (Ms. Kuypers-Touré, widow of Ali Farka Touré)

Ali Farka Touré (1939-2006)

Recognized worldwide as one of the most important musicians from Africa, his guitar playing earned him the nickname “the African John Lee Hooker.” But Ali Farka Touré preferred to flip the script and highlight the roots of Southern U.S. music in the Sahel region: « I have the roots and the trunk; they only have the leaves and branches. » In other words, what John Lee Hooker played was an echo of a distant African past. Ali Farka Touré was the guardian of traditions, and even though his sound resembled the blues, it remained deeply tied to the land of his ancestors—in Africa, in Mali. A farmer at heart, the famous Malian singer and guitarist continued to cultivate the land until his hospitalization for cancer, from which he passed away on March 7, 2006, in Bamako at the age of 66.

The son of a soldier who fell in combat while serving in the French army, he was born in 1939 in Kanau, near Timbuktu, then part of French Sudan (a subdivision of French West Africa, now Mali). He was raised by an uncle with harsh teaching methods and a grandmother who was “strong in voodoo,” communicating with spirits. At ten years old, he had a revelation for the single-string lute djurkel, “the instrument of the spirits,” and for the fiddle njarka. Seven years later, while training as a driver at a clinic, he fell in love with a colleague’s guitar. It wasn’t until 1968, when he was to represent Mali in Bulgaria, that he finally had the chance to acquire his first six-string guitar. International acclaim came later, following numerous concerts in the UK in the mid-1980s, at the invitation of World Circuit, the independent English label to which he remained loyal his entire life.

Several times, Ali Farka Touré announced his plan to stop making music. « It’s time for me to focus on my own. I don’t want Europe to tear me away from Africa. [...] Me, I love cultivating the land. In my life, if I’m not in the fields, I’m fishing or in the garden! »

Yet, Ali Farka Touré regularly returned to perform in Europe and the U.S. In 1995, he won his first Grammy Award for the album Talking Timbuktu, recorded in 1993 with bassist John Patitucci, percussionist Jim Keltner, the great Californian guitarist Ry Cooder, and the venerable guitarist Clarence Gatemouth Brown. His last three years were extraordinarily productive. Back to back, he recorded his best albums: In the Heart of the Moon (2004), Ali & Toumani (released in 2010), both duets with kora player Toumani Diabaté, and Savane (2005), dedicated to the traditional Peul and Songhai repertoires. At the same time, he tirelessly devoted himself to his agricultural work and his duties as mayor, a role he had held since 2004.

A multi-instrumentalist, he was a self-taught musician with an impressive musical culture. His discography includes around fifteen albums and several timeless hits used in films or as TV program themes. A universal symbol of West African sound heritage, his presence and his role in spreading a centuries-old legacy are undeniable. His son, also a musician, Vieux Farka Touré, now bears the heavy responsibility of carrying on his illustrious father’s message and legacy. His album Les Racines, released in 2002, is his contribution to preserving an instantly recognizable sound.

Meanwhile, his country, Mali, has paid tribute to him: for several years now, a square and a street in Bamako, the capital of Mali, have borne his name (both located in the Lafiabougou district).

In 2023, World Circuit released a new posthumous album, Voyageur, the first to feature previously unreleased tracks since 2010. It includes pieces composed and recorded spontaneously over the last 15 years, whether during his many tours or in the studio. These tracks once again showcase Touré’s passion for the musical traditions of his homeland and for the creativity and cultural diversity of West Africa. Below, an excerpt from this album: the beautiful song Chérie (with a very young Oumou Sangaré)—magnificent!!!

hgb

Ali Farka Touré feat. Oumou Sangaré: Chérie
Quelques jours à Bamiyan English translation pending
by Cocottte · 2017-04-05 · 27 replies
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années. J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion. J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.

Le contexte : Nowruz.

Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…

Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.

Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.

En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.

Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.

Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….

Le lieu : Bamiyan

Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….

Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.

Shar-e-Gholghola



Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…

« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.

Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »

Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.

Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.

Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…

Les bouddhas



Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.

« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.

Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »

Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.

Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….

Shar-e-Zohak (la cité rouge)



Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.

J’en suis restée scotchée.

Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.

« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.

Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »

Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.

Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.

Darya Adjahar (la vallée des dragons)



La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.

Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.

Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.

Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.

Band-e-Amir



Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !

« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.

Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.

De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.

Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».

Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.

Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…

Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…

Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.

Et le bonus…

Une balade en raquettes….



Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…

Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !

Une balade à cheval



LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.

Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.

A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….

Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Superbe expérience dans le Sud marocain English translation pending
by Mijanssens · 2016-05-22 · 4 replies
Voyage au Maroc 2016 Prenez une bonne dose d'Ouest américain, une part du nord argentin, un peu de Bolivie, saupoudrez d'étendues du Ladakh et vous aurez en un voyage dans le Sud marocain un aperçu de ces pays. .Des villages reculés, des canyons avec des casbahs magnifiques, des Berbères, des ergs et des regs, des couleurs de terre, le vert des oasis...Vous y découvrirez aussi des modes de vie que l'on croyait disparus: hormis les 4x4 des agences, vous croiserez des paysans sur leurs ânes revêtus d'un bournou, digne de Tintin dans Les Cigares du Pharaon, des femmes portant de lourds ballots de luzerne...précédées de leurs maris qui eux ne portent rien ou qui palabrent près de la mosquée. La modernité est peut-être présente par les GSM ou les antennes paraboliques, mais au niveau architectural des villes ou des villages on a conservé la même couleur des murs et on continue à revêtir les murs de pisé. Mais alors que dire des Marocains du Sud si ce n'est que du bien: partout un sourire, un salut ou un petit mot rarement provoquant. Un voyage à faire!

Conseils préliminaires : Guide Le Routard: de très bonne facture. Passeports: scanner et se les envoyer par mail Cartes de crédit: scanner idem Décalage horaire: -1 Renseignements sur place: Change : 1€ : 10,4 à l'aéroport (arrivées). et 10,75 change près de la place Jeefa. Aussi meilleur change dans le hall de départ de l'aéroport Budget quotidien : grande bouteille eau: 6 drh salade marocaine: 20 à 35 drh Brochettes de dinde, poulet ou Tajine..: 65 drh Midi: 10 à 17 € /2. Soir: 20 à 30 /2 Voiture louée via Budget: un Dacia Logan. Très bonne voiture assez haute donc pouvant prendre de bonnes pistes à l'aise. Très faible consommation en diesel. Prix à la pompe: Essence:10,34 drh. Diesel: 8,48 drh/l . Nombreuses pompes, prix assez identiques Attention: nombreux contrôles de police à l'entrée ou sortie des villes et sur les nationales nombreux contrôles de vitesse au pistolet radar. Sur la route, que ce soient les piétons, les cyclistes, les enfants...ils sont assez inconscients du danger. Ainsi Attention aux sorties d'école ainsi qu'aux cyclistes parfois à 4 de front! Nombreux écarts à cause des cyclistes! Nous n'avons jamais, en dehors de villes, hésité à prendre avec nous des femmes ou des personnes âgées pour les amener plus loin sur la route. Parfois, une femme enceinte ou alors une famille pour amener un jeune enfant à l'hôpital qui avait ingurgiter un médicament... Météo: normalement il doit commencer à faire chaud en début mai. Nous avons eu une dépression qui s'est d'abord manifestée par du vent à Marrakech puis par de violents orages sur tout l'Atlas. En conséquence, des oueds se sont gonflés rendant certaines routes non praticables et il a même neigé ce qui a créé un vent descendant de la montagne assez frais, surtout le soir. Aux portes du désert, et en général de M'Hamid à Tinejad via Merzouga, il a fait 25 ° de moyenne le jour avec un vent violent et des soirées fraîches. Le ciel s'est heureusement dégagé à partir du Todra mais les soirées sont restées très fraîches. Conseil: même si cela semble exceptionnel, n'oubliez par un bon polar ou une petite doudoune ainsi qu'un pijama assez chaud.

Avion: Brussels Airlines C8IXW2 prix: 476€/2 samedi 30 avril: vol 3843. À 13h45. Arrivée Marrakech: 18h10 via Agadir durée du voyage 5.25 durée de vol 4.40 Hall aéroport : carte Sim chez Maroc Télécom. 4€/2h ou alors utiliser les cabines téléphoniques publiques assez nombreuses. Noter le numéro de Visa sur papier Taxi vers le centre 70 drh mais le mieux est de se faire chercher par quelqu'un du Riad surtout si celui-ci est dans un quartier de la Médina comme La Fibule. Problème rencontré : La valise de mon épouse s'est perdue à Bruxelles et nous mettrons 2 jours avant de la récupérer.

Logement: Riad La Fibule. 8 derb Kaid Bouhou à 7 min des tombeaux saadiens dans un quartier très populaire. Très bonne adresse. 135€/3 nuits avec pt déjeuner plus taxe de séjour: 50€ la nuit (rem:10% sur présentation guide routard 2016 sauf si réservé via Booking) Très bon accueil d'Abdou, qui fait aussi la cuisine et donne de judicieux conseils Repas au café terrasse du Palais El Badia : tajine assez quelconque mais il se faisait tard. Fréquenté par de nombreux jeunes américains.

Dimanche 1 mai: visite Marrakech . Avons loué les services de Abdeslam via Abdou: 20€ par personne soit 40€ pour une demi journée pour aller à l'aéroport pour voir si la valise de Mimi est bien arrivée et pour faire un tour externe à la Médina: jardins de Majorelle puis palmeraie suivie de la visite du beau musée de la Palmeraie. A faire! Repas à la station service El Baraka: tb on se commande la viande à la boucherie et on la fait cuire ensuite. Retour par La Menara, bof (sale, niveau du lac bas mais le dimanche belle animation populaire et familiale)et visite des tombeaux saadiens : tb Fin d'am, vers la place Jeema et La Koutoubia Repas à La Fibule 10€ pp très bien

Lundi 2 mai: change dans un bureau de change sur la place du palais El Badia et visite Marrakech : palais de Bahia, maison dar Si Said puis remontée vers le musée de la photographie. Tous tb. Au musée, déjeuner sur la terrasse. Puis retour vers la place et la mosquée de El Mansour . Taxi vers l'aéroport pour aller chercher la valise 150 drh AR. Repas à la Villa Flore! Excellent, cadre plaisant. 36€ pp pour 3 services et bouteille de vin. Retour par la place très animée le soir. Ne pas hésiter à donner une petite pièce 5 à 10 drh pour faire la photo.

Mardi 3 mai: lift vers Aéroport chez Budget 228€ /12j plus 16€/jour d'assurance franchise zéro Modification de notre itinéraire vu les conditions météorologiques ! Ce qui était prévu : Marrakech -Vallée de l'Ourika-Oukaimeden- Ijoukak. Page 481

Gîte El Housseim Tigmmi N' Tmazirte. 300 Drh /per / 1/2 P Faire le plein car dernière station

Mercredi 4 mai: marché à Talat Nia Koub à 3 km souk authentique Route de Tizi N Test page 479 vers Talouine. Page 542 148 km. 6h Log: Hotel Auberge Le Safran. 32€ + 8€ pt dej page 544 Voir à 1,5 km la Casbah du Glaoui ne se visite pas Falaise d'Ifri???

Jeudi 5: Talouine - Zagora. 274 km Trajet non fait à cause des conditions météo. Ne pas faire le Tichi N Tist en cas d'orage. On aura bien fait car les orages qui se sont abattus ont fait de gros dégâts dans la région Itinéraire modifié : Mardi: autoroute vers Agadir (7€)pour bifurquer sur Taloudant repas sur la route au Jnane Soussia (voir Routard)puis direction Tâta. Arrêt à la coopérative Taitmatine d'huile d'argan à La palmeraie de Tioute.Très belle route, magnifiques paysages minéraux jusque Tâta. Logement au Relais des Sables : 470 drh pour 2 en demi pension, chambre basique mais il existe de meilleures comme les mini suites ! Hotel complet à cause d'un raid moto. Très bon accueil. Mercredi: route vers Foum Z Guid (anciennement une piste mais aujourd'hui une nouvelle route ...déserte) paysage toujours aussi beau, excellente route. Log Maison d'hôte Hiba sur la nouvelle route vers Zagora (douar Amezrou) Www.maisondhotehiba.com Très bon accueil. Le midi on retourne déjeuner sur la place de Foum. Tajine de chèvre, salade marocaine, 2 cocas ...100 drh. Il pleut!!! repos chez Hiba et repas sur place 1 chambre :250 dirhams par personne, dîner : 75 Jeudi: route vers Tazenakt. À voir. Très Beaux paysages mais route en piteux état puis route vers Agdz.. À Agdz, Ne pas manquer la visite de la Kasbah du caïd d'Ali, une des plus instructives sur l'architecture, les modes de vie...On y a appris beaucoup ! Rem: La boucle Taloudant-Tata-Foum-Agdz est à faire: peu de monde, gentillesse des locaux, bonnes routes.... Route du Draa vers Zagora: nombreux travaux qui rendent la route moins agréable ! Depuis Agdz, p 580, 6 km , ksar Tamnougalt: imposant Sur la route avant Zagora 8 km au N : Tissergate beau musée dans le Ksar page 586 Zagora: p 581 Log: La petite Casbah 34€ Repas 100 drh pp: très bonne adresse, Brahim vous accueille avec chaleur. Excellente cuisine. Belle piscine. Fin de journée : promenade libre dans la palmeraie puis vers la casbah des Juifs mais cette fois accompagné d'une ribambelle de gosses jouant les guides. Difficile de s'en débarrasser. On renonce quand des ados s'en mêlent pour....racketter les petits. Repas sur la terrasse Vendredi 6: dans la vallée du Draa à 20 km Tamegroute et ses potiers (visite en prenant un guide local négocié 20 drh à 2. À faire même si les 20 drh pour la bibliothèque font un peu arnaque. La visite se termine chez son copain potier, comme par hasard. puis route jusque Mhamid p 589 tempête de sable qui renforce l'image du bout du monde. Le village est désert. Déjeuner chez Dar Ahmid petite guest house qui fait aussi restaurant. Petite salade, brochettes de dinde à l'abri du sable. Au retour, arrêt et promenade en dromadaire à la dune de Tinfou! 2 dromadaires pour une petite ballade de 45 min négociée à 150 drh pour 2 chez Mohamed qui nous reçoit dans sa tente pour boire le thé et nous vendre un cheich berbère...mais le jeu en vaut la chandelle tant le touriste se fait rare. De plus nous étions seuls.

Samedi 7: route vers Merzouga. 320 km. De Zagora, une fois passé le pont du Draa (en reconstruction) une nouvelle route le N12 permet de rejoindre la nationale vers Erfoud a Tazarine, et donc ne pas devoir repasser par la vallée du Draa: très bonne et belle route dans le reg avec des plantations de pastèques. Arrêt déjeuner sur la nationale à Alnif. Merzouga: Log 2 nuits : Riad Madu. 75€/nuit avec pt dej . Magnifique bâtiment avec une superbe piscine sur l'erg. On déconseille le repas du soir: jamais manger un poulet aussi sec! Quelle erreur de vouloir faire de la mauvaise et fade cuisine internationale alors que la marocaine est si excellente.

Dimanche 8 mai: on va au bout de la route, à Taouz puis sur le retour on s'arrête pour écouter la musique Gnaoua au village de Khamilia au Pigeon des Sables. Sur le retour, balade (avec Mohamed Bousskri, les dunes de Tinfou, excursion en dromadaire, près de Tamegroute, Zagoura, +212672761950, 150 drh pour 2 dromadaires) dans les dunes alors que tempête de sable redouble de violence. Féerique. Déjeuner à la guest-house Maison Merzouga qui est à conseiller tant pour le lieu charmant que pour sa cuisine . La prochaine fois, ce serait là que nous irions poser nos valises

Lundi 9 mai: Merzouga, Erfoud, puis Tinejdad p 620. 130 km

Log: Gîte El Khorbat dans la vieille casbah, tb Visite du musée puis promenade dans le village (emprunter les couloirs de la casbah) et la palmeraie Chambre double BB: 350 dirhams Menu: 150 dirhams Soda: 10 dirhams

Mardi 10 mai: une visite à ne pas manquer: le musée des sources de Zaid Abbou situé 5 km plus loin sur la route de Tinehir. Grandiose est l'idée, grandiose sa réalisation : de la calligraphie aux modes de vie, le tout empreint de poésie. Très beau musee avec une belle mise en valeur autour des sources Lalla Mimouna puis 50 km vers Tinehir p 612 Hotel Tombouctou 53€. Très bien sauf que les chambres sont un peu sombres. Piscine trop froide à cause du vent. Bonne cuisine. Promenade dans le souk et dans la vieille ville et la casbah des juifs. De l'authentique!

Mercredi 11 mai: matin vallée du Todgha p 615 puis remontée sur Agoudal par une belle et bonne route.Nous prenons un vieux monsieur en stop et afin de nous remercier nous accueille chez lui où nous partageons le thé et le pain. Retour par la piste praticable sans 4x4 durée: 3h30 ( se renseigner quand même en cas d'orage car on franchit quelques oueds) Magnifiques paysages. Descente vers les gorges du Dades en fin d'après midi Puis rejoindre Logement : La perle du Dades, très bel hôtel, un peu isolé et on doit prendre une piste caillouteuse sur 6 km

Jeudi 12 mai: à Kella M'Gouma, 25 km de Boumalne du Dades vers Ouarzazate , bonne route, à droite vers vallée des Roses p 601: magnifique. Possibilité de faire une marche pour voir et sentir les rosiers en descendant le chemin devant le café Hadida, traverser la rivière et aller vers le village de l'autre côté.

Vendredi 13 mai: matin tôt vers la palmeraie de Skoura que l'on a pas visitée car l'oued était plein puis route 72 km/h vers Ai BenHaddou arrivée en début d'après-midi p 491 Log Kasbah Tebi 95€ un peu cher mais on dort à l'intérieur du ksar, en s'éclairant uniquement à la bougie (pas d'électricité) . Les fonds servent au proprio à retaper ce monument historique et on a eu plaisir de vivre ces instants. Le confort était quand même présent avec une douche bien chaude. Visite agréable de ce ksour.

Samedi 14 mai: route Ai BenHaddou vers Telouet: superbes paysages, vieilles casbahs route en réfection avec de nombreux trous dans l'asphalte ( à ne pas prendre s'il y a eu ou risque d'avoir des orages) pour rejoindre la nationale un peu avant le Tizi N' Tichka, col qui a subi des dégradations et nombreux travaux en cours. Descente vers Marrakech ( achat de collier de morilles séchées : 120 drh pour 2 grands colliers) et enfin l'Aéroport: 167 km. comptez 5 heures pour rejoindre Marrakech (nombreux arrêts photos) Aéroport de Marrakech: attention nombreux et longs contrôles. Comptez au moins 2 h!
Retour sur quatre jours à Lisbonne, en avril 2016 English translation pending
by Wallis06 · 2016-04-20 · 27 replies
Bonjour à tous,

Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.

Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .

Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).

Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.

Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.

Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/

J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.

Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

Traduction de "inchana massina"? English translation pending
by Bougouri · 2011-07-06 · 8 replies
J'aimerais bien connaître la traduction française de ce titre d'une chanson d'Ali Farka Touré. Merci à l'avance!
Quel hôtel choisir? English translation pending
by Mimika19 · 2011-02-26 · 62 replies
Bonjour, Nous sommes en recherche de réservation d'un séjour à Maurice pour mi mai, j'hésite entre plusieurs hotel sur la côte ouest, à savoir "trou au biches", "Sands", "les pavillons" ou autres si vous avez un conseil. Nous recherchons bien sur quelquechose de trés bien question confort, belle plage, et excellente nourriture si possible des buffets en demi pension. "Trou au biche" me parait trés bien, mais en travaux jusque là, ont ils terminés ? et aussi y a t il une animation en soirée, ne risque t on pas de s'ennuyer sur 2 semaines au meme endroit ? nous ne sommes pas jeunes, j'ai 50 ans et mon mari est à la retraite mais tout de meme j'aimerais bien une animation en soirée .. Je vous remercie par avance de vos conseils et vos expériences.
Midnight Hanoï Express English translation pending
by Simplybrice · 2010-01-03 · 8 replies
Enfin quand même! Quatre jours consécutifs avec entre 6 et 13 heures de transport, ça commençait à faire!!! Il est enfin temps de poser mon sac pour plus qu'une nuit à un endroit et le fait de le faire à Hanoï, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien. La ville jouit d'un charme certain. Il y a beau y avoir un traffic de foldingo, tout est à échelle humaine, pas de grands immeubles récents, il y a des parcs, des lacs et en plus pour couronner le tout, je suis réellement en bonne compagnie avec ceux qui comme moi, sont des pieds nicklés : Nat, Jo, Dani et Marius. On s'entend comme larrons en foire et ça ne fait que commencer puisque chacun sauf Marius a encore un mois devant lui dans ce pays plein de promesses qu'est le Vietnam... Marius, lui n'a qu'une grosse semaine encore dans le pays avant de s'en retourner chez lui, c'est triste mais ça a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.

A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.

L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...

On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!

Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.

On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.

Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...

Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.

A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.

En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.

Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!

On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le th��me du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!

Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!

Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.

Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!

Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!

Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.

Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...

Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.

Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.

Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!

On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!

Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.

C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!

Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..

J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
Douze bagagistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle interpellés pour le vol de 450,000 euros de marchandises English translation pending
by Barbot · 2008-09-30 · 31 replies
Salut à tous,

Certains d'entres nous ont eu des soucis avec les bagages disparitions d'objets ou valeurs, voici un exemple d'arnaques bien rodé . 🤪--

Douze bagagistes, suspectés d'avoir volé pour 450.000 euros de marchandises dans des bagages en transit à l'aéroport de Roissy, ont été interpellés et placés en garde à vue ce mardi.

Selon une source aéroportuaire, il s'agit de «la plus grosse opération de démantèlement d'un réseau de bagagistes menée à Roissy depuis 2004» .

Ordinateurs, camescopes, ipod...

Les douze bagagistes qui appartiennent tous à la même entreprise, Trac-piste, sont poursuivis pour vols en réunion et recel de marchandises volées.

Des ordinateurs, camescopes, ipod, iphones, parfums, traveler chèques, bijoux, pour une valeur totale estimée à 450.000 euros, ont été retrouvés lors des perquisitions menées ce mardi matin aux domiciles des bagagistes. Francois Guillot AFP/Archives ¦ L'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle

Avec agence
Retour de la Malaisie après deux semaines de voyage English translation pending
by Brooklynboog · 2008-06-05 · 12 replies
Je viens de rentrer de Malaisie après deux semaines de voyage passionnant et je vais essayer de vous donner envie d'y aller en vous racontant brièvement ce périple! Mon voyage a commence à Kuala Lumpur (KL comme tout le monde l"appelle !) où je suis arrivée en milieu d'après-midi. De là, j'ai pris un taxi prépayé pour RM 60 environ, soit 12€ et j'ai débarqué dans un petit hôtel simple, sympa, calme et super bien situé avec des petites gargotes en face pour déguster un jus de fruits ou un seafood noodles ! KL est une ville fascinante, moderne, bruyante, polluée, mais regroupant toutes les cultures du pays et les vestiges des différents colonisateurs. Grandes bâtisses des anglais le long de longues avenues, échangeurs, monorail, Chinatown, Arab Street, quartier indien, mosquées, temples, tout est passionnant ! Ensuite, je suis partie vers Melacca (2h de car )où j'étais hébergée chez Yee, grand maître dans l'art du thé, qui m'a fait déguster des dizaines de variétés de thé, appris à le préparer et à le boire correctement. Si vous passez par Melacca, allez le voir et découvrez sa caverne d"Ali Baba ! Yee Tea Shop La ville ancienne est superbe avec des vieilles maisons hollandaises, sa place rouge, ses cyclos pousse, et son Chinatown. Puis, je me suis finalement décidée à aller à Singapour dans un bus hyper confortable ; passage de la frontière à Johor Bahru puis arrivée à la gare routière de Singapour, Pour rejoindre le centre, il faut prendre soit un taxi soit le bus 170 ou 160 qui vous conduit directement au MRT (mass rapid transport =metro). Singapour est le paradis du shopping avec ses immenses malls pour ceux qui aiment ! De quoi dépenser vos $ singapouriens à la vitesse grand V ! Singapour ne peut laisser indifférent, c'est une très grande ville, affairée, très chaude et humide, où les gens sont pressés et ne prennent pas tjrs le temps de vous répondre..tiens, on se croirait à Paris! Allez donc vous balader près d'Arab Street, Chinatown très aseptisé et très touristique mais sympa quand même et surtout Little India que j'ai trouvé très authentique après un voyage récent en Inde. Les amateurs d'architecture vont aimer cette ville où se côtoient tours, maisons coloniales, mosquées, maisons chinoises, indiennes... le long de grandes avenues ou de ruelles étroites. Pour ce qui est du matériel photo, ça vaut le coup (entre 20 et 30% de moins), du choix et des bons conseils. Dans Pagoda Street, j'ai également trouvé une boutique super intéressante pour les parfums! Après Singapour, direction les îles Tioman (en passant par Mersing) pas vraiment le même style! Sauvages, pas trop de touristes en cette saison, un petit hôtel très simple à Panuba mais une chambre super grande pour moi tte seule avec vue sur la mer! Le lendemain, journée snorkeling absolument fabuleuse... poissons multicolores qui viennent vous manger dans la main et coraux de toute beauté! Temps un peu nuageux dommage....

Ensuite, je me suis embarquée dans un bus pour 8 h en direction de Kuala Terengganu! Rien de bien spécial à y voir hormis.... Chinatown! Visite extraordinaire que j'ai faite tôt le matin avec mon Canon en bandoulière! J'ai découvert de splendides maisons chinoises vieilles de 200 ou 300 ans et toute la rue est comme ça! Comme j'étais la seule touriste, les gens sont venus vers moi et m'ont expliqué un tas de choses.. J'ai même eu droit de participer aux rites célébrant la renaissance de Bouddha! De très beaux moments dans cette ville.... Dans la matinée, j'ai pris un bus pour aller à Kuala Besut et embarquer vers les îles Perenthian. Elles sont complètement différentes de Tioman, plages plus grandes, moins sauvages, plus d'h^tels, mais sur l'île de Besar en mai c'était tranquille...hormis le WE du 17/5 qui regroupait deux jours fériés en Malaisie et à Singapour ..;ce qui veut dire fiesta sur la plage le samedi soir et dans les hôtels chics! Pensez à réserver à l'avance votre hôtel si vous tombez sur un WE férié..très compliqué de se loger même en mai..mais j'ai trouvé quand même! Hôtels simples mais propres, restaurants corrects mais pas transcendants, mais on n'est pas vraiment là pour ça....la mer est telle que je l'imaginais! Claire, chaude, remplie de poissons, de coraux, et même de tortues cette fois! La Malaisie est vraiment le paradis des plongeurs! Après deux journées de rêve et une nuit de pluie torrentielle, j'ai repris mon balluchon en direction de Kota Bahru (en taxi car plus simple – essayez de trouver d'autres personnes pour partager la course) et là j'ai découvert la ville la plus musulmane de la côte et rencontré les habitants les plus chaleureux, les plus serviables. A visiter, le superbe marché rempli de fruits et de visages colorés, de sourires, de chaleur...j'ai adoré cet endroit! Les musées sont superbes et une petite visite au Cultural Center vous fera découvrir musique, danse et sports locaux.

En ce qui me concerne, le voyage touche alors à sa fin... j'ai pris un vol de Kota Bahru à KL le lendemain matin et le soir, je rentrai vers Paris, la tête pleine de souvenirs et en me promettant de revenir dans ce pays pour visiter ce que je n'ai pas eu le temps de voir cette fois-ci!

Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire, j'essaierai de vous répondre!

Bon voyage!
Vos avis sur ces excursions au départ de Djerba? English translation pending
by Pygman · 2008-04-20 · 7 replies
- Le village de potiers à GuellalaBalade en merTataouine et CheniniDouz (marché, découverte des dunes et de Matmata)Le parc Djerba Explore avec notamment l'île aux crocodiles Et j'aimerais savoir ce qu'est une Fantasia ? Merci.
Arnaque des Françaises en Tunisie English translation pending
by Rach79 · 2008-02-23 · 328 replies
Bonjour à tous,

J'ai voyagé à Djerba pendant les fêtes de fin d'année, et ce voyage m'a fait connaître la face cachée du tourisme tunisien: le tourisme sexuel...

Les femmes célibataires en voyage en Tunisie sont très sollicitées par les Tunisiens, qui les séduisent, entretiennent avec elles des relations longue durée à distance, mais les trompent, et les sollicitent énormément financièrement, avec mensonges à la clé: famille malade, manque d'argent, etc... Ils leurs proposent également des locations pour qu'elles reviennent les retrouver, mais le prix réel est souvent multiplié par 3, ils les piègent lors des sorties (pas d'argent au moment de payer); certains hommes vont jusqu'au mariage pour obtenir des visas pour la France, mais, hélas, plaquent leur épouse une fois obtenus les papiers.

Ces hommes choisissent la plupart du temps des femmes plus âgées qu'eux, ou des jeunes issues de milieux aisés, et dans tous les cas des femmes fragilisées par la vie, ou des femmes au coeur tendre.

Aucune femme n'est à l'abri. Tous ces hommes sont très habiles, et savent très bien jouer s'il le faut les gendres idéaux ou les bons copains; et aussi les amoureux transis.

Leurs actes sont révoltants car ils abusent de la philanthropie des voyageuses, et ils portent atteinte à tout le peuple tunisien, car beaucoup de femmes touchées par ce phénomène et leurs entourages finissent par penser que ces quelques opportunistes représentent une majorité.

Mesdames, soyez vigilantes lors de vos rencontres, les suspects ne travaillent pas tous dans le tourisme, et certains sont vraiment très très malins. Des réseaux se sont créés sur des forums pour parler de ces mauvaises expériences, et certaines femmes (le choc!) apprennent au bout de plusieurs années de relation que leur prince charmant est très connu des touristes qui vont en Tunisie...

Quant à vous, Messieurs, surveillez vos filles, vos nièces, vos soeurs, vos amies, et si vous n'adhérez pas à ce manège, aidez à combattre ce fléau en relayant l'information auprès des futures voyageuses!

Merci!
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
by Grisemote · 2008-02-14 · 73 replies
Ah, l’Afrique ! suite et fin



Pour retourner à la première partie:
http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

Etosha: Balade en eau mineure.

La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.

Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.



Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).



Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.



- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.



Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.



Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.



L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.



La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.

Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …





Celui-là, l'a échappé belle!

Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.



Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.





Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.







Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.







Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !



A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour. Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques. Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.









En route pour la bande de Caprivi

La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.





Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).

La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.

Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.



Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.



La bande de Caprivi et l’Okavango

Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos. Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls. L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ? Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana). Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre). Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »



Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.





Martin pêcheur malachite Guêpiers à front blanc

Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !



Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !

La réserve de Mahango : petite mais costaud

Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.



Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.



Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …



Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !



Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.



Le camp Kwando

Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.



Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.



Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.



Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…

Les enfants puisent de l'eau devant l'école

Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier

Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !







Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché

A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :

éléphants à tribord prenant leur bain,



crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux





- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,





buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.





Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.





Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.



Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.



Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !



Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.

Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune

En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !



Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.

Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.



S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).



Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.







A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.





Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).

Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine

Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.



Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.

Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.

Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !

Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.







Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.





L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.

Camping de Ihaha

Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.



Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?



Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !

Chobé, Savuti : que le monde est petit !

Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.



Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.





Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.



Un aigle martial trône à côté des vautours.







Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !



La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.



« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.



Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !



Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.



Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?



Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?



Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil. A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!



Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.





Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »



Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.

Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.







Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.

Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.



Sans commentaire!!!

Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit

Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.

Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.



Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !

C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.

Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…



Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.







C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.

Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.



La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.

Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée

800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …



Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.

Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.

Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.

Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire

1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion

TOTAL : 6850 kilomètres

Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais

Nos campings préférés :

Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana

En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.

A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.

Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir

En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Musique malienne English translation pending
by Jeantiti · 2007-07-24 · 19 replies
Bonjour pour les fans de la musique malienne et amateur du djembé une rencontre avec Oumou sangare, Baba salla Doussou Bagayogo la fille de Nahawa et d'autres joueurs de Djembe.

alors avis aux interesses

Fanta/Bamako

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