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Aimez-vous la France et les Francais? English translation pending
by Sushi · 2007-11-09 · 737 replies
Voyager pourquoi?

1- Pour quitter ce pays

Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.

Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
Pérou: alerte au tourisme industriel excessif English translation pending
by Silsama · 2007-10-27 · 37 replies
Le courrier que nous vous adressons EST moins un récit de voyage ou d'une demande de renseignements qu'une alerte. En effet, étant de "vieilles" habituées du Pérou, nous sommes d'année en année et au fur et à mesure de nos séjours, consternés par la pollution à la fois écologique et économique provoquée par Le lobby industriel du tourisme au Pérou. Cela en devient démentiel ! Au Macchu Picchu au mois d'Août des masses énormes de tourisme commencent à laisser l'empreinte du saccage, les touristes font n'importe quoi, nous en avons même vu grimper sur les murets du "quartier des fontaines". Le site perd de son mystère et de sa solidité . D'autre part nous avons upu apprécier aprés 3 jours de marche de trekking éprouvant, le merveilleux site de CHOQUEQUIRAO dont 30 % seulement a été dégagé de la végététion, et répétorié par les archéologues (Français et Péruviens). Mais nous avons appris par les agences locales, les guides, la population de Cachora qu'il est fortement question de créer un gigantesque complexe touristique de luxe dans cette région (qui s'appellera "Parque de Vilcabamba") qui consiste à tracer une route le long de l'Apurimac, fleuve torrentiel fortement encaissé dans ce relief montagneux entre deux parois abruptes de montagne, Ce projet consiste de même à créer un piste hélico (par la société COPESCO) directement sur le site archéologique de Choquequirao, pour transporter par hélicoptères, de la vallée au site, ce genre de touristes qui veulent tout sans effort et dans Le confort maximum. Il est d'autre part question de faire construire pas un, mais, des téléphériques. La conséquence de ce projet de complexe touristique de luxe est qu'une région magnifique dont la population vit en harmonie avec son environnement va être défigurée par : - Le tracet d'une route qui défigurera à jamais Le canyon de l'Apurimac, - Des aller-retours d'hélicoptères et l'activité des téléphériques qui ne pourront que polluer et détruire l'écosystème de la montagne et souiller Le site, - Des hôtels de luxe à la mode occidentale qui auront délocalisé toute la population d'origine. Ce projet risque fort de ruiner l'économie de cette région dont la population vit du tourisme du trekking. Que deviendront les muletiers, qui louent leurs chevaux et mules aux trekkeurs, les cuisiniers qui accompagnent les trekkeurs et qui à l'heure Des bivouacs les régalent de leur savoir faire extraordinaire dans la préparation de la cuisine locale, que deviendront les petits propriétaires Des campements très soucieux de l'environnement de "leur" montagne (Casa masama, Chikista, Santa Rosa etc...) qui permettent aux aventuriers de la marche de planter leurs tentes pour une somme dérisoire, que deviendra Le village de Cachora qui de l'heure vit dans la sérénité et la paix. Déjà des promoteurs peu scrupuleux, en vue de ce projet de tourisme, tente de spolier les terres des petits paysans locaux en leur proposant d'acheter leurs lopins de terre à un prix bien inférieur au coût réel.

Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).

Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.

Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.

Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Nosy Be et ses hôtel? (Madagascar) English translation pending
by Petiechien · 2007-09-12 · 40 replies
bonjour je viens de decouvrir cetet petite ile, je voudrais savoir si vous connaisseez l'hôtel Belle Plage, d ailleurs comment est sa plage? car sur une foto, on voit q des cailloux??? sinon quel hotel me conseillez vous ou me deconseillez vous, plutot vers quelel partie de l ile se loger? quelles activités avez vs fait?

et est ce q fin décembre-debut janvier c est une bonne periode pour s y rendre(quel temps??)

merci beaucoup!
Itinéraire de deux semaines en Guadeloupe au mois de février English translation pending
by BuiBel · 2007-09-01 · 21 replies
Bonjour,

Voilà c’est fait mes réservations sont faites pour la Guadeloupe du 9 février au 23 féveire 2008;

Je compte visiter Grande Terre & la Basse Terre à cet effet, j’ai réservé les Pavillons Ti-T’anse de Pointe-Noire pour la première semaine et le Gite Accrapays à Ste-Anne pour la 2ième semaine;

Je compte visiter tous ces endroits à vous de me dire si cela est raisonnable selon ma durée dans votre magnifique Ile;

La Souffrière, piscines eaux thermales Le saut de la lézarde la cascade aux écrevisses les chutes du carbet (2ième chute sera assez pour mon cardio J Parc aux Orchidées Jardins Botanique (Deshaies) Pointe Virgie Pointe aux Chateaux 1 Jours aux Saintes, une autre Marie-Galante et une Ile de Carret.

Et bien sur toutes les plages des alentours...les plus importantes selon les livres....

Si vous avez des commentaires au sujet des gites choisis ou bien des excursions planifiées, n'hésitez à me faire part de vos commentaires..... croyez-vous qu'en 2 semaines cette planification est réaliste !!!!

Merci à l'avance

GiGi
Préparation pour la Norvège et la Suède en 4x4 English translation pending
by Jf34 · 2007-08-17 · 59 replies
bonjour, je suis à la recherche de renseignements (site, livre, etc ) sur la suede et /ou la norvege, l'idée est de partir en juillet 2008 en land en petite autonomie, pour decouvrir ces pays, on est plus particulierement attirés par la nature et la geologie, (exit les ville)

quelles sont les regions a parcourir? on aimerais bien ne pas rester sur le goudron, y-a til des pistes, des points gps sont ils dispo quelque part ?

pour la preparation du vehicule, on est plutot habitué au maroc .... faut il prevoir des jerricans de gazole, d'eau, ou un ou deux de chaque suffise ? les pistes sont boueuses ?

tout les renseignements sont les bien venu merci
Avis sur itinéraire dans le Nord-Ouest des Etats-Unis English translation pending
by Vnoa · 2007-07-09 · 22 replies
Hello,

Voilà, j'ai déjà fait un voyage dans l'ouest américain l'an passé (après avoir découvert Orlando il y a 2 ans)... et comment dire, les grands espaces américains, c'est un peu devenu un besoin 😉...

L'an dernier, c'était un circuit organisé (et je ne regrette pas 😛 : il y a eu du très bon et évidemment qq inconvénients mais dans l'ensemble, c'était très bien)+ une partie en solo : Salt Lake City, Yellowstone***, Grand Tétons**, Bryce***, Capitol Reef, Canyonlands***, Arches**, Mesa Verde*, Monument Valley**, Canyon de Chelly*, Grand Canyon***, Las Vegas, Yosemite** et San Francisco***... On en a pris plein les yeux et l'appareil photo !

Cette année, on s'y prend un peu à la dernirèe minute mais l'envie de re-partir là bas en septembre est assez forte ! Du côté des Rocheuses US et Canadiennes... mais j'aurais besoin de vos avis et conseils avisés...

Notre but : voir les grand parcs... faire des photos et qq petites marches (nous ne sommes pas des grands randonneurs !)...

Voilà donc, je jette qq étapes... si vous pouviez m'aider à y voir + clair (ce qu'il ne faut pas manquer, ce qu'on peut zapper, le temps à y passer sachant qu'on ne randonne pas plus de 3-4h), ce serait sympa ! 😎 Départ en septembre donc... 15 -20 jours max... CALGARY (je cherche un endroit où atterrir !) PARC NATIONAL DE BANFF (Mont Sulphur) LAKE LOUISE et Moraine et faire une incursion dans le Yoho national Park jusqu'au lac Emerald JASPER Promenade des Glaciers (chutes Athabasca et Sunwapta), Mont Edith Cavell, ascension par téléphérique au sommet du Mont Whistler, les lacs Medecine et Maligne, le canyon Maligne. WELLS GRAY PROVINCIAL PARK (Helmken Falls et/ou les Spahat Falls) YOHO National Park GLACIER NATIONAL PARK (Going to the Sun road off course) WATERTON LAKES PARK YELLOWSTONE (la seule grosse frustration de notre voyage précédent... pas eu assez de temps dans ce parc splendide, donc je tiens à y retourner).

D'avance merci de vos conseils

@+ Noa

PS perso : salut Madison, je te réponds bientôt... 😉
Quel est le plus bel endroit que vous ayez jamais vu? English translation pending
by Elisa85 · 2007-06-08 · 39 replies
Juste par curiosité et parce que la beauté est tellement subjective, je vous demande tout simplement quel est à vos yeux le plus bel endroit que vous avez jamais vu ? ( ça peut être le lever du soleil sur votre rue, subjectif j'ai dit subjectif...) Je commence : jusqu'au jour d'aujourd'hui, le plus saisissant de beauté que j'ai eu la chance de contempler ce sont les magnifiques paysages de Santorin. voilà en espérant que ça vous inspirera !! je retourne à mes partiels !! à bientot

élisa
Desert Crossings... (Morocco)
by Kola · 2007-06-05 · 40 replies
The story of a trip to Morocco, from the first to the last day—otherwise, it wouldn’t have made sense... Marrakech... then four days on foot in the desert, alone with a guide, a camel driver, and two dromedaries... and Marrakech again. Everything mattered, even the smallest details, so this is a (very) long story. Behind the descriptions and anecdotes, there’s emotion, intimacy, and... soul-searching. All the things it’s strangely easier to share this way, all the things it’s strangely easier to share with people you don’t know... I have beautiful images in my eyes, but only a few are visible—if you read carefully, you’ll understand why. The other photos are imagined, created upon returning with souvenirs and a bit of staging. But everything is authentic.



Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.

The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...

Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.

(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...

Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.

Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!

Traversed and forgotten

Marrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?

Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.

Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...

Dear daggers

Earrings

Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...



Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...

I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...

8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...

Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...

Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...

Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...



Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...

Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)



Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...

Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...

... One foot in front of the other...

I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...

... A few photos among the ten...

Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...

We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!

... Abdou and his teapot...

... Mohammed...

Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...

First night in a tent at the foot of Jebel Baní...

... Jebel

Sunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...

We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.

Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...

Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...

Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.

So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.

After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...

Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...

.. A secret in the desert...

Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...

Desert drawings

We set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...

Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stone

Late afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...

Memory of beetles

Tuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...

Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...

I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...

Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.

What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...

At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...

Gift from the desert, good luck charm?

Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...

Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...

Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...

The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...

Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?

The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.

Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.

Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.

Clothes from 4 days...

Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...

Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...

.. Still lost!...

Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...

.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...

Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...

Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.

Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...

The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...

3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
by Krikri6792 · 2007-05-14 · 15 replies
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.

Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.

Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/

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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.

Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.

Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,

et vers la citadelle.

Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.

A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!

Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).

La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.

Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.

Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.

Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,

le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.

Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.

Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).

Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.

Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.

Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.

Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.

Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.

Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.

Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.

Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.

Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.

Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.

Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.

Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.

Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.

Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.

Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!

Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.

La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.

Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.

Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).

A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.

Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.

puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.

Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.

Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.

Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!

Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.

Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.

Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).

Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.

Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.

Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.

Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.

Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.

Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.

Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).

Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.

Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…

et de drôles de champignons (?).

Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.

Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.

Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.

190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.

Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.

De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.

Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.

Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.

Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.

Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.

Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!

Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.

Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.

Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.

La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.

Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!

Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.

C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.

Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.

Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.

Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE

Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!

Nos conclusions sur :

=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.

=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.

=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.

Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.

=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.

=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.

=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.

Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.



FIN
Nord du Vietnam à moto English translation pending
by Arthis · 2007-05-13 · 16 replies
Bonjour,

je vais partir 10 jours dans le nord du vietnam. J'atterris à Hanoi et ensuite j'aimerais bien louer une moto avec ma copine. Le voyage en moto va etre surement super sympa. J'ai vu sur un message que le mieux etait de quitter Hanoi par train en mettant la moto dedans. Etant donné que je n'ai malheureusement pas deux mois pour visiter tout le pays, pourriez vous me conseiller un itinéraire sympatoche pour ces 10 jours? J'ai quelques idées sur la question mais j'aimerais bien bien avoir votre avis. Merci d'avance,

Yoann
Trek en Birmanie sans guide English translation pending
by Vivalpaga · 2007-05-11 · 4 replies
Bonjour à tous! je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...) Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi... merci pour votre aide!
Thaïlande: périple à vélo dans les montagnes du nord. English translation pending
by Lumpini · 2007-05-08 · 3 replies
Me voici à Chiang-Raï, la province la plus au nord du royaume de Thaïlande. Cette petite province est très agréable, beaucoup plus que sa grande sœur Chiang-Maï polluée à souhait, car la circulation est moindre. Mon point de chute est la Chat Guest-House coincée dans une petite ruelle derrière le temple le plus important de Chiang-Raï. L’après-midi, j’en profite pour faire un petit tour au marché, thermomètre de la vie locale. Je suis agréablement surpris de voir tous ce petit monde s’agiter de la sorte dans la joie et la bonne humeur, pas une once d’agressivité, tous se négocie pour le mieux sans hausser le ton. Les ethnies montagnardes sont très présentes sur ce marché et ils en profitent pour vendre leurs productions de fruits et de légumes. J’en profite pour m’acheter de la nourriture que je mangerais à la Guest-House. Le soir venu, je discute avec le personnel Thaï sous les yeux médusés des autres touristes, apparemment surpris de voir un autre occidental parler le Thaï couramment. Plus tard dans la soirée, la cuisinière me propose une sortie en boîte de nuit, j’hésite car demain je dois repartir dés l’aube. Mais comme elle insiste en me disant qu’elle payera toutes les consommations, je finis par accepter. À minuit, je rentre heureusement seul, je m’endors aussitôt pour me lever 4 heures plus tard. J’ai la tête dans le brouillard, encore déchiré par la bière. Je file vite au marché qui est déjà bien animé, j’en profite pour boire un bon café Thaï additionné de lait concentré. Puis, j’en profite pour acheter de quoi grignoter pendant mon parcours à vélo, ensuite, je rentre à la guest-house afin de préparer tranquillement mes affaires. Une fois tous mon bardas ficelés sur ma monture, je m’élance dans la semi-obscuritée et la fraîcheur matinal de Chiang-Raï. Aujourd’hui, l’étape du jour est de rallier Mae-saï, ville frontiere avec la Birmanie en passant par les montagnes, nettement plus intéressant que la plaine et sa route emcombrée. J’emprunte la route principale sur 25 Km, jusqu'à Mae Jan, puis à une intersection, puis je tourne à gauche droit dans les montagnes. La route est très sinueuse et pas trop raide, puis d’un seul coup, cette dernière tombe littéralement dans le paysage, je me fais mal aux avants bras à force de freiner. Puis d’un coup, un mur d’une raideur incroyable se présente devant moi, dans la montée, je grimace atrocement même avec un braquet de 22 par 32. Ma suunto, m’indique une vitesse ascensionnelle de 21 m/min, impressionnants ! Même la Bastille de Grenoble et ses passages à 20 % que j’ai eu l’occasion de me chronométrer à plusieurs reprises, je ne monte pas aussi vite. Il fait très chaud, mon ventre se contracte tellement dû à l’effort et j’ai une envie soudaine de faire une grosse commission. J’essaie de me retenir jusqu’au sommet du Dooy Mae Faa Louang à 1400 mètres d’altitude sachant que mon point de départ : Chiang-Raï est à 580 mètres d’altitude. Le Dooy Mae Faa Louang est un haut lieu touristique pour les Thaï, car la mère du roi y a créé un jardin immense à cet endroit là. Ma préoccupation, principale à ce moment-là, n’est pas le jardin de la reine mère, mais plutôt les toilettes en marbres. J’ai eu chaud et l’honneur est sauf. Après avoir visité ce magnifique jardin avec de belles fleurs, je continue ma route jusqu’au Dooy Toung avec des portions bien raides avec une vue magnifique. Puis, je dois passer un barrage de militaires qui veille sur la frontière Birmanes, ces derniers me prêtent une paire de jumelle afin que je voie mieux les petits villages Birmans perdus dans les montagnes. Puis la descente est très impressionnante, j’ai l’impression d’être à bord d’un petit avion tellement que la route est aérienne, je dois à nouveau solliciter mes freins sous peine d’être greffé définitivement dans le paysage. L’ambiance est extraordinaire car je suis sur une crête en altitude avec une brume qui apparaît tantôt pour disparaître aussitôt avec le soleil qui essaie en vain de percer, un vrai jeu de lumière conjugué avec les rafales de vents qui me rappellent que je suis en montagne, prudence est mère de sûreté. Puis la route remonte de plus belle pour finalement descendre d’un coup dans la vallée avec un panorama exceptionnel. Mae-Saï, mon objectif du jour n’est plus qu’à quelques kilomètres. Une fois sur place, je me dirige vers la grande porte qui sers de frontière avec la Birmanie, puis je tourne à gauche le long d’une rivière qui fait une ligne de démarcation naturelle entre les deux pays dont les relations politiques sont très tendues. Dans ce petit quartier très bucolique, les guest-house ne manquent pas, j’opte pour la « Bamboo GH » et ses chambres à 150 baths. Mae-Saï est une ville frontière très importante du fait que la Chine n’est pas très loin, tous les produits manufacturés de l’empire du milieu se retrouvent en grosse partie sur l’immense marché de Mae-Saï, on y trouve aussi des pierres précieuse et du jade de Birmanie, mais gare aux contrefaçons. Bilan de la journée: 95 Km et 1800 mètres de déni La suite demain.

Pour voir toutes les photos de ce récit:
http://riton.travelblog.fr/30.php
Carte de randonnées en Norvège? English translation pending
by Tonytoon · 2007-05-08 · 19 replies
😉salut la norvege a l'air vraiment magnifique, je compte partir 2 a 3 mois(juillet-septembre) en fourgon et j'aimerai faire qqs haltes allant de 1 a plusieurs jours pour decouvrir ce pays a pieds peut on trouver des cartes de rando un peu partout dans le pays ou les trouve t on uniquement dans les grandes villes style oslo, bergen, stavanger j'aimerai avoir vos impressions sur les randos, lequelles vous ont marques, est ce bien balise? n'hesitez pas a me raconter vos periples, je ne trouve pas d'infos detaillees merci a tous tony
Hôtel Akti Zeus Club Marmara en Crète English translation pending
by Sabi27 · 2007-04-23 · 15 replies
Bonjour,

Je souhaite partir en crete et j'ai repéré l'hotel Akti Zeus club marmara Quelqu'un y a t'il été. Comment c'était?

Sinon, quels hotels pour passer un bon séjour en amoureux???

Sabi 27
Bon salaire pour faire les vendanges en Suisse? English translation pending
by Evadawa · 2007-04-16 · 36 replies
Je viens de trouver un plan pour faire les vendanges en Suisse, on me propose un salaire de 13 F suisses de l'heure... On m'a dit qu'il n'y avait pas de salaire minimun en Suisse, est-ce un bon salaire? Merci pour vos réponses !!!
Philippines: trois semaines au paradis... English translation pending
by Chris06 · 2007-03-30 · 50 replies
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ... Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !

Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...

Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...

Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...

Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Difficile de trouver des guest house au Laos et Birmanie? English translation pending
by PiMouK · 2007-03-30 · 17 replies
salut a tous j'aurai voulu savoir s il était difficil de se trouver des GH au Laos, en Birmanie et ds les zones montagneuses? ou quels type de logement est le plus aproprié(en sachant que le budget n'est pas enorme!😏) merci beaucoup
Travailler sans visa au mois de juillet en France et/ou Suisse English translation pending
by Nicolasmt · 2007-03-25 · 8 replies
Bonjour, comme le message le dit, je cherche un endroit ou travailler cet été en France, soit de la cueillette ou quelque chose d'autre pour me remplir un peu les poches. Quelqu'un sait ce qu'on peut de trouver comme boulot à cette période de l'année? Merci!
Trek de quinze jours en Bulgarie English translation pending
by Cissoulette · 2007-03-09 · 23 replies
Bonjour,

J'envisage de partir faire cet été 1 trek de 15 jours en Bulgarie avec une agence de trek française. Ce que je lis me donne très envie mais si certains d'entre vous y sont déjà allés, ce serait sympa de me donner leur avis et leurs impressions sur cette destination. Quels sont les incontournables ? merci de m'aider dans mon choix ! 😉

cécile
Géorgie: trekker dans le Caucase English translation pending
by Cupda · 2007-03-07 · 102 replies
Salut.

Bon, j'ai beau chercher sur le forum, je ne trouve pas grand-chose.

Alors quelqu'un parmi vous est-il allé trekker dans le Haut-Caucase en Géorgie, dans les patelins situés le long de la frontière russe (autour de la military highway et puis Haut Svaneti, Tusheti, Khevsureti) ? Même question pour le sud, vers la frontière arménienne ?

Si oui, j'aurais une paire de questions : 1. J'imagine qu'il faut pas trop compter sur du ravitaillement (?), mais pour dodo, vaut-il mieux à votre avis avoir sa tente ou trouve-t-on toujours un logement providentiel quand on débarque dans un bled ? 2. Est-ce que ça caille la nuit en été ? J'imagine que oui vu l'altitude des glaciers, mais il fait dans les combien à votre avis ? Risques de pluies en été ? 3. Sans véhicule, peut-on assez facilement monter dans les bleds de ces régions, y a-t-il des transports, ou au pire est-ce qu'on s'en tire avec un coup de stop ?

Voilà, c'est juste un début, histoire d'avoir une idée, pas de plan précis pour le moment : j'ai déjà trekké en autonomie totale mais j'aimerais bien partir léger cette fois-ci.

Les renseignements sur ce coin se font rares. Merci donc à ceux qui pourront me donner un avant-goût.

Cupda
Randonnées sauvages dans les Pyrénées Orientales English translation pending
by Pierrot74 · 2007-02-16 · 14 replies
désolé de venir faire le rabat joie, j'aimerais bien partir un peu plus loin mais il se trouve que pour l'instant je bosse sur perpignan, alors j'aurais aimé avoir votre avis sur les randos sympa et sauvages à faire dans la région des pyrénées catalanes.

merci, promis la prochaine fois ce sera plus pitorresque! 😉

pierrot
Maroc avec un tour opérateur English translation pending
by Raiugnon · 2007-01-14 · 28 replies
pourriez-vous me dire si marmara est un bon tour opérateur pour faire un circuit dans le grand sud marocain ? Merci d'avance🙂
Week-end à Varsovie: hôtel et visites (janvier)? English translation pending
by Orion59 · 2006-12-18 · 21 replies
Bonjour, j'ai l'intention de passer un petit séjour à Varsovie du 9 au 11 Janvier. J'aimerai que vous me conseillez un hôtel au meilleur rapport/qualité prix. Qu'y a t'il de beau à visiter dans cette ville charmante ? Les taxis sont chers depuis l'aéroport ? Le centre de Varsovie est il loin de l'aéroport ?

Je vous remercie beaucoup!

bonne soirée!😉
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 1) English translation pending
by Grisemote · 2006-11-26 · 51 replies
Vous pouvez retrouver ce carnet sur mon site, avec les photos "relookées", https://sites.google.com/site/louestamericainsouslatente/

Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.

La préparation :

Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !

Nos choix :

- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?

L’itinéraire

C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !

Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles

V18 Départ Los Angeles pour Lyon

Carte réalisée par Vazyvite Le road Book : TRES IMPORTANT

J’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)

Choix des activités :

Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)

- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !

Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !

La voiture

Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !

Les bagages

Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.

- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.

Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à démonter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !



- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.

- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.

- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).

- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.



- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.

- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!

- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.

Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !

Les campings

Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).

J’ai adoré :

Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)

Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)

Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !

Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.

En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.

Je n’ai pas aimé :

Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)

San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!

J’ai détesté :

Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !

Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)

Les bonnes surprises :

- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !

Les déceptions

Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)

Si c’était à refaire

On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)

Ce qui a été difficile :

Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :

Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)

Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €

Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€

Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€

Total campings : 558€

Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.

Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !

La Plançon’s family au far west !

Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).

Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq

Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.

Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !

Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone

Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite

Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.

Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco

Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.

Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre. Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard. Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin. Quelques points qui nous ont marqué :

- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.



- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.

- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade. - Chinatown et ses lampions colorés. En clair, on a aimé et on y retournerait bien.





2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite

Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .



Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.



Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.



Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie



- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez



- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.



3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse

Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),



- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),



- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.





L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.



Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.

Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!

Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs





- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !



- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages



- la palette des artistes qui porte bien son nom !

Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.

4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace

Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.

Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.

Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.

Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels



Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).



Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !

5ème Etape : Zion, la force tranquille



Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)



Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.



Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…

6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées



A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …





Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).

La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.

Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.

Les écureuils chapardeurs au camping!

7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton

Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …



Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.



On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.



Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !

Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.





Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).





Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.



8ème étape : Grand Teton

L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.



Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.



Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!



Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …

La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......

Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
by 321 · 2006-11-26 · 238 replies
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Ksar Ghilane en Tunisie English translation pending
by Mehdis · 2006-11-15 · 34 replies
😉Bonjour à Tous, Je cherche des témoignages de personnes ayant séjourné à Ksar Ghilane: Qu'avez vous apprécié😇, moins apprécié🙁 et pas du tout apprécié🏴‍☠️. Merci d'avance à tous ceux qui prendront la peine de me répondre.😎
Trois semaines au Pérou du 11 novembre au 3 décembre English translation pending
by Vinch64 · 2006-10-23 · 45 replies
Bonjour à tous,

ça fait quelques mois que je passe sur ce forum pour m'informer et je me décide enfin à poster un message. Apparement, il y a pas mal de personnes qui sont allés au Pérou et j'aurais donc quelques questions à poser.

Pour info, nous partons à 2 pendant 3 semaines du 11 novembre au 3 décembre en passant par Lima, Nazca, Arequipa, Puno et Cuzco (le circuit traditionnel ...) Concernant Nazca, connaissez vous un bon hotel très confortable (première vraie nuit après un long voyage) et pas trop cher et combien avez vous payé pour survoler les lignes? Quelle catégorie de bus de nuit doit on prendre pour pouvoir se reposer correctement (et quel prix) ? Tout d'abord, je tiens à remercier Micmag pour son plan de randonnée sans guide dans le Colca. 😉 Par contre, est il suffisant pour ne pas se perdre dans le canyon? Y a t'il d'autres personnes qui l'ont expérimenté? Peut on trouver des consignes à bagages à Arequipa ou Cabanaconde (pour éviter de faire la rando avec les gros sacs)? Dernière question et j'arrete de vous embêter après: Est il indispensable d'aller à la Cruz del condor pour voir des condors dans le canyon de Colca?

Merci d'avance pour les infos que vous pourrez m'apporter! 🙂

Vincent et Anne
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
by Wapiti74 · 2006-10-12 · 89 replies
Hé bien voilà, je me lance…

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎

Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage… : message 23 de cette discussion

Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !) En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou. avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…

Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006

- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.

TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴‍☠️

Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour

Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos

Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya English translation pending
by Douz · 2006-10-07 · 39 replies
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Avis sur itinéraire en Toscane (urgent) English translation pending
by Alexia · 2006-10-06 · 13 replies
Bonjour à tous,

En cadeau pour mes 30 ans, nous allons, avec mon copain, faire un petit séjour en Toscane de 8-10 jours . Après avoir lu pas mal de discussions sur le forum à propos de la Toscane, j'en suis arrivé à l'itinéraire suivant, sachant que nous descendons de la région parisienne en voiture, avec une escale en haute savoie pour voir la famille : jour 1 : région parisienne -> haute-savoie jour 2 : haute-savoie -> Lucca. Visite de Lucca. Nuit à Lucca ou vers Montecatini. jour 3 : Lucca -> Florence. Visite de Florence. Nuit à Florence ou les environs. jour 4 : Visite de Florence (principalement le Duomo et son quartier, le Ponte Vecchio et les jardins de Boboli sur les 2 jours). Nuit à Florence ou les environs. jour 5 : Florence -> Sienne. Visite du Chianti et de ses petits villages. Nuit à Sienne. jour 6 : Visite de Sienne. Nuit à Sienne. jour 7 : Sienne -> San Gimignano. Visite du Val d'Elsa. Nuit à San Gimignano ou les environs. jour 8 : San Gimignano -> Viareggio. Visite de San Gimignano, arrêt photos à Pise. Nuit à Viareggio. jour 9 : Viareggio -> Haute-savoie. Un petit tour sur la plage de Viareggio avant de prendre la route. jour 10 : retour Paris. Nous aimons surtout les beaux paysages et les belles vieilles villes, et ne ferons que les musées vraiment indispensables. Vu que nous n'avons pas eu de vacances depuis plus d'un an, nous voulons visiter tranquillement, sans se presser. Et un arrêt, même bref sur une jolie plage est obligatoire pour moi : la mer me manque, même si je ne peux pas m'y baigner car trop froide !!

Voilà mes questions : Que pensez-vous de mon programme ? Ai-je consacré trop de jours à un endroit et pas assez à un autre ?? Ai-je oublié des endroits incontournables ? A votre avis, vaut-il mieux dormir en ville ou plutôt en pleine campagne ? Sachant que le soir, nous ne comptons pas sortir (sauf pour manger et peut-être une ballade digestive de temps en temps). La plage de Viareggio est-elle belle ou y en a-t'il une plus jolie dans les environs au nord de Viareggio ou très près de Viareggio au sud ? Y a-t'il des choses à voir à Viareggio ?

Je n'ai encore réservé aucun hotel et nous partons dans une semaine !! Alors tous vos commentaires sont les bienvenus. Merci d'avance pour vos réponses.

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