Results for "Gorges+Tigre+|+112+>+171"
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Avis sur itinéraire Yellowstone et sud de l'Utah English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin de vos avis éclairés pour commencer à préparer un second voyage dans l'Ouest Américain du 2 juin au 9 juillet au départ de Salt Lake City (billets avion déjà pris)
Dans les grandes lignes, ce voyage doit nous mener à Yellowstone, Grands Têtons (8/10 jours pour ces deux parcs) Flaming Gorge, Vernal, Dinausor NM, (3J) Moab (3/4j) pour revoir et compléter Needles, apprécié +++ cet été donc 3j en camping sur place Valley of the Gods, Monument Valley (2j) Navajo NM Betatakin Coyote Buttes south (2j) Cottonwood Road Escalante Grand Staircase (3j) Capitol reef (3j) dont Upper Muley Twist Canyon Hanksville (3j) Horseshoe Canyon, Goblin Valley, Little Egypt..... Green River Cristal Geyser retour Salt Lake City après Nebo Loop
C'est encore approximatif, mais avant d'affiner, je me demande, dans un premier temps, si pour des raisons de chaleur et/ou fraîcheur et de fréquentation, il est plus opportun de faire ce parcours dans le sens indiqué ou le contraire.
A Yellowstone début juin, il fera peut-être encore froid, mais le parc sera peut-être moins fréquenté. Début juillet, il fera plus chaud mais il y aura plus de monde. Dans le sud de l'Utah, les températures seront peut-être plus supportables début juin que courant juin voire début juillet.
Je serai heureuse de profiter de votre expérience et vous remercie d'avance.
Christine.
PS : Si vous avez randonné dans le Yellowstone, vous pouvez me faire part de vos coups de coeur ici !
J'ai besoin de vos avis éclairés pour commencer à préparer un second voyage dans l'Ouest Américain du 2 juin au 9 juillet au départ de Salt Lake City (billets avion déjà pris)
Dans les grandes lignes, ce voyage doit nous mener à Yellowstone, Grands Têtons (8/10 jours pour ces deux parcs) Flaming Gorge, Vernal, Dinausor NM, (3J) Moab (3/4j) pour revoir et compléter Needles, apprécié +++ cet été donc 3j en camping sur place Valley of the Gods, Monument Valley (2j) Navajo NM Betatakin Coyote Buttes south (2j) Cottonwood Road Escalante Grand Staircase (3j) Capitol reef (3j) dont Upper Muley Twist Canyon Hanksville (3j) Horseshoe Canyon, Goblin Valley, Little Egypt..... Green River Cristal Geyser retour Salt Lake City après Nebo Loop
C'est encore approximatif, mais avant d'affiner, je me demande, dans un premier temps, si pour des raisons de chaleur et/ou fraîcheur et de fréquentation, il est plus opportun de faire ce parcours dans le sens indiqué ou le contraire.
A Yellowstone début juin, il fera peut-être encore froid, mais le parc sera peut-être moins fréquenté. Début juillet, il fera plus chaud mais il y aura plus de monde. Dans le sud de l'Utah, les températures seront peut-être plus supportables début juin que courant juin voire début juillet.
Je serai heureuse de profiter de votre expérience et vous remercie d'avance.
Christine.
PS : Si vous avez randonné dans le Yellowstone, vous pouvez me faire part de vos coups de coeur ici !
Vivre et trouver un emploi à Montpellier English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions nous installer du cote de Montpellier des notre retour d'Australie. Nous aimerions avoir davantage de renseignement sur cette ville et la region notamment en ce qui concerne le marche de l'emploi et le cout de l'immobilier. Nous avons une experience de qq annees dans le domaine commercial. Savez vous si dans ce domaine il est assez facile de trouver un travail? Merci de vos reponses
Nous souhaiterions nous installer du cote de Montpellier des notre retour d'Australie. Nous aimerions avoir davantage de renseignement sur cette ville et la region notamment en ce qui concerne le marche de l'emploi et le cout de l'immobilier. Nous avons une experience de qq annees dans le domaine commercial. Savez vous si dans ce domaine il est assez facile de trouver un travail? Merci de vos reponses
Infirmières dans un dispensaire guyanais? English translation pending
bonjour!
nous sommes 2infirmières travaillant actuellement à paris et nous désirons partir en guyane pour travailler dans un dispensaire au printemps 2008.
est il possible de ne pas passer par l'hopital de cayenne pour aller directement dans les dispensaires?
auriez vous des adresses ou des contacts pour nous orienter?
et par avance merci beaucoup!
Sécurité en Bolivie? English translation pending
Bonjour !
Nous partons cet été avec mon ami au Pérou et en Bolivie. Nous sommes allés voir le site "Conseils aux voyageurs" sur la Bolivie qui semble très alarmiste, disant notamment qu'il faut éviter Copacabana et le lac Titicaca (par où nous devions passer la frontière et comptions rester deux jours) et parlent de barrages pour se rendre à Uyuni ou Potosi. Doit-on prendre celà au sérieux et éviter la Bolivie ? ou est-ce trop alarmiste ? est-ce qu'il y a des gens sur place qui pourraient nous donner des infos à ce propos ? Merci d'avance !
Sophie
Nous partons cet été avec mon ami au Pérou et en Bolivie. Nous sommes allés voir le site "Conseils aux voyageurs" sur la Bolivie qui semble très alarmiste, disant notamment qu'il faut éviter Copacabana et le lac Titicaca (par où nous devions passer la frontière et comptions rester deux jours) et parlent de barrages pour se rendre à Uyuni ou Potosi. Doit-on prendre celà au sérieux et éviter la Bolivie ? ou est-ce trop alarmiste ? est-ce qu'il y a des gens sur place qui pourraient nous donner des infos à ce propos ? Merci d'avance !
Sophie
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Voyage à vélo: faut-il adhérer à une association? English translation pending
Bonjour cyclo-voyageuse, cyclo-voyageur, bretonne, breton, belge, belge, mon petit écureuil…🙂
Le très intéressant post «Comment dépenser 71€ par jour en voyageant à vélo...? » invite aujourd’hui cette bonne question : faut-il adhérer à une association? Aider à la faire vivre…l’améliorer.
FFCT: beaucoup, beaucoup de concentrations, de voyages proposées (Paris Pékin 2008 !!!!), de services, d’assistanat….( !?)…et quelques bénévoles. La tendance cyclo-performances est en contradiction avec les statuts et la bonne parole des dirigeants: pas de compétitions !!!
Ou ? Et ?
CCI (170 fois moins d’adhérents)…grosse différence : l’autonomie ! Nota : c’est une auberge espagnole…Nous y trouvons ce que nous y apportons… A propos ! nous rejoignons nos amis ccistes pour l’Ascension à VERNOUX, en Ardèche.
Et bien d’autres associations « défense de bicyclette de tout poil »…
Nous ne parlerons pas des sportifs…quoique ?????? : il doit s’en trouver un, accro au vélo et au rêve! Ou, se contenter du fourmillement de ce forum et des rencontres au croisements des chemins ???
Merci au passage à Chburz et à Wilk pour avoir promotionné CCI Et à luclyon, françonet…pour avoir expliquer la FFCT
« La Liberté ? D’accord ! Mais avec un petit vélo, par le chemin des écoliers » Georges nous a encouragés, hier encore, au téléphone
à bientôt
Le très intéressant post «Comment dépenser 71€ par jour en voyageant à vélo...? » invite aujourd’hui cette bonne question : faut-il adhérer à une association? Aider à la faire vivre…l’améliorer.
FFCT: beaucoup, beaucoup de concentrations, de voyages proposées (Paris Pékin 2008 !!!!), de services, d’assistanat….( !?)…et quelques bénévoles. La tendance cyclo-performances est en contradiction avec les statuts et la bonne parole des dirigeants: pas de compétitions !!!
Ou ? Et ?
CCI (170 fois moins d’adhérents)…grosse différence : l’autonomie ! Nota : c’est une auberge espagnole…Nous y trouvons ce que nous y apportons… A propos ! nous rejoignons nos amis ccistes pour l’Ascension à VERNOUX, en Ardèche.
Et bien d’autres associations « défense de bicyclette de tout poil »…
Nous ne parlerons pas des sportifs…quoique ?????? : il doit s’en trouver un, accro au vélo et au rêve! Ou, se contenter du fourmillement de ce forum et des rencontres au croisements des chemins ???
Merci au passage à Chburz et à Wilk pour avoir promotionné CCI Et à luclyon, françonet…pour avoir expliquer la FFCT
« La Liberté ? D’accord ! Mais avec un petit vélo, par le chemin des écoliers » Georges nous a encouragés, hier encore, au téléphone
à bientôt
"The Loneliest Road of America" English translation pending
Qui a déjà pris la highway 50 (http://www.travelnevada.com/story.asp?sid=40), au Nevada? Elle me dit bien car complètement paumée, mais j'ai peur de la trouver aussi un peu tristounette. La terre a l'air assez terne sur les photos que j'ai pu en voir sur Internet. Ça me semblait pourtant pas mal pour rejoindre Moab à partir de SF (au mois de mai).
Kashtin🙂🙂
Kashtin🙂🙂
Hôtel Grand Playa Blanca au Panama English translation pending
Salut
je suis allée a cet hotel du 13 au 20 novembre et jai vraiment aimer ca... je me demandais si quelqu'un avait le titre de la chanson theme de l'hotel... jai pas eu le temps de me faire faire un cd... ca serait gentil de me repondre si vous avez la reponse!!
jaimerais avoir des commentaires de cet horel si vous y etes allé😛😎
merci et bonne journée!!
je suis allée a cet hotel du 13 au 20 novembre et jai vraiment aimer ca... je me demandais si quelqu'un avait le titre de la chanson theme de l'hotel... jai pas eu le temps de me faire faire un cd... ca serait gentil de me repondre si vous avez la reponse!!
jaimerais avoir des commentaires de cet horel si vous y etes allé😛😎
merci et bonne journée!!
Vie quotidienne à Bamako au Mali English translation pending
Bonjour,
Svp comment est elle la vie quotidienne en générale au Mali exactement à Bamako, surtout si en va y passé un an ou plus.
Je souhaite recevoir des conseils et autres informations utiles. Puis que j’ai une offre de travail à Bamako, plus exactement dans l'humanitaire, j'ai pu avoir des informations et des conseils dans le site web le routard.com, mais je cherche plus d'informations en général auprès de quelqu'un qui a déjà vécue une pareil expérience.
Par exp.: je me demande comment ça se passe la vie quotidienne, ouvrir un compte bancaire, est ce qu'il y a des grandes surfaces (super marché), des marques franchisées, autoroute, université et écoles privées, cinéma, les horaires de travail... est ce qu'on peux comparer Bamako à Rabat au Maroc par exp. Je sais que ce sont vagues comme questions, j'espère que je n’ai pas trop demandé.
Je vous remercie bqp d'avance.
Je souhaite recevoir des conseils et autres informations utiles. Puis que j’ai une offre de travail à Bamako, plus exactement dans l'humanitaire, j'ai pu avoir des informations et des conseils dans le site web le routard.com, mais je cherche plus d'informations en général auprès de quelqu'un qui a déjà vécue une pareil expérience.
Par exp.: je me demande comment ça se passe la vie quotidienne, ouvrir un compte bancaire, est ce qu'il y a des grandes surfaces (super marché), des marques franchisées, autoroute, université et écoles privées, cinéma, les horaires de travail... est ce qu'on peux comparer Bamako à Rabat au Maroc par exp. Je sais que ce sont vagues comme questions, j'espère que je n’ai pas trop demandé.
Je vous remercie bqp d'avance.
Littérature japonaise English translation pending
Voila quelques mois que j'ai débarqué au Japon.
Et là, ÔÔ drame je me rend compte que j'y connais vraiment rien au Japon.😮
Je ne m'y étais pas particulièrement intéressée avant de venir et donc de cinéma ou de littérature nippone dans ma caboche: Que nenni, rien, nada, niente, niet, kuch nehi, walou!!🤪
bref tout à refaire. Pour le cinéma j'ai une jolie liste de référence pour les rattrapages (mais je suis toujours preneuse!)
Auriez vous des idées pour parfaire (heu....commencer) ma connaissance de la littérature japonaise. Traduite en français ou en anglais. Moderne ou classique, je suis ouverte à toute proposition. Si ça vous a marqué, touché, tourneboulé ou simplement intéressé: ça m'intéresse 😄
Je ne m'y étais pas particulièrement intéressée avant de venir et donc de cinéma ou de littérature nippone dans ma caboche: Que nenni, rien, nada, niente, niet, kuch nehi, walou!!🤪
bref tout à refaire. Pour le cinéma j'ai une jolie liste de référence pour les rattrapages (mais je suis toujours preneuse!)
Auriez vous des idées pour parfaire (heu....commencer) ma connaissance de la littérature japonaise. Traduite en français ou en anglais. Moderne ou classique, je suis ouverte à toute proposition. Si ça vous a marqué, touché, tourneboulé ou simplement intéressé: ça m'intéresse 😄
"Tourisme de masse" en Polynésie? English translation pending
Bonjour,
Ayant lu sur ce forum quelques messages inquiets et/ou critiques quand au « surplus » de fréquentation de la Polynésie et en particulier de Bora Bora, je me suis livré à une petite comparaison à partir d’infos disponibles sur la toile ; Voici donc quelques chiffres qui remettrons les choses à leur juste valeur :
La Polynésie Française compte 118 îles réparties sur quelques 5millons de km² dans le Pacifique et représentant environ 3500 km² de terres émergées (dont 1024 pour Tahiti seule). Ce pays d’outre mer a accueilli 212000 visiteurs en 2004 (info GEO de ce mois ci, 213000 selon le Quid 2006).
Voici pour comparaison quelques fréquentations touristiques : En France métropolitaine (source INSEE) : en Millions de visiteurs en 2004
Disneyland Paris :12, 4 Musée du Louvre : 6, 6 Tour Eiffel : 6, 2 Centre Georges Pompidou : 5, 4 Château de Versailles : 3, 3 Cité des Sciences de la Villette : 2, 8 Musée d'Orsay : 2, 6 Musée National d'art moderne (centre Pompidou) : 2, 6 Parc Astérix de Plailly : 1, 8 Parc Futuroscope de Poitiers : 1, 4 Parc zoologique de Lille : 1, 2 Arc de triomphe de Paris : 1, 2 Le Puy du Fou : 1, 1 Abbaye du Mont Saint-Michel : 1, 1 Champ : France métropolitaine. Source : ministère des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer, direction du Tourisme
Disneyland Paris accueille donc plus de visiteurs CHAQUE SEMAINE que toute la Polynésie CHAQUE ANNEE…et la seule Abbaye du Mont Saint Michel environ 5 fois plus à l’Année…
Autres comparaisons avec quelques îles lointaines « comparables »(sources Quid 2006 et Wikipedia) :
Iles Maldives : 564 000 visiteurs sur 1196 îles (dont 203 sont habitées) réparties sur 90000 km² dans l’océan Indien, et totalisant une surface émergée de 298 km² ; soit 2.5 fois plus de visiteurs sur 12 fois moins de surface environ que la Polynésie…
Les Seychelles : 122000 visiteurs sur une surface émergée de 455 km² répartis sur 115 îles, soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie qui est moins du quart de celle des Seychelles…
Ile Maurice : 702000 visiteurs sur une surface émergée de 1865 km² soit 3.3 fois plus de visiteurs sur une surface presque 2 fois plus petite que la Polynésie….
Ile de la Réunion : 394000 visiteurs sur une surface émergée d’environ 2500 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 2.6 fois moins élevée qu’à la Réunion…
Martinique : 445000 visiteurs sur une surface émergée de 1128 km² soit soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 6.5 fois moins élevée qu’en Martinique…
Guadeloupe : 623000 visiteurs sur une surface émergée de 1705 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 6 fois moins élevée qu’en Guadeloupe…
les Iles Tonga : 40 000 visiteurs sur une surface d’environ 750 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 14% supérieure à celle des Tonga, qui n’est pas que je sache, une destination critiquée pour son afflux de touristes …
Vous pourriez argumenter que les Maldives comportent beaucoup plus d’îlots que la Polynésie…. Je réponds que seule une centaine d’entre eux sont équipés pour recevoir les touristes…. Vous pourriez aussi dire que la très grande majorité des 212000 touristes en Polynésie visite Bora Bora (dont la supercicie est de 38 km²) et c’est certainement vrai… je réponds qu’ils ne sont pas tous en même temps sur cette île, mais répartis sur Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa, Rangiroa, Tikehau, Nuku Hiva, HivaOa Plus quelques autres.. et qui représentent la quasi-totalité des 3500 km² émergés…
La Polynésie possède une capacité hotelière de 5500 chambres environ toutes catégorie confondues (http://www.finances.gov.pf/articles.php?id=595) ce qui ne réprésente jamais QU'UN SEUL des gros hotels du Strip de Las Vegas... Ce même site indique qu'il y a 942 CHAMBRES D'HOTELS à Bora Bora, qui a parlé de surfréquentation ?...
Une dernière comparaison : La seule ville de Louxor en Egypte accueille autant de visiteurs chaque mois que toute la Polynésie en un an …
Voilà ! sachez simplement qu’il n’est pas du tout dans mon intention de dénigrer les destinations citées ci-dessus (qui constituent je n’en doute pas de superbes voyages), mais comme je le disais en titre, de répondre à certaines critiques et de remettre les choses à leur place :
Oui on peut trouver des destinations encore plus préservées du tourisme (les Iles Fidji par exemple) mais… Non ! la Polynésie (et donc Bora Bora) n’est pas une destination surpeuplée, c’est même tout le contraire !! Oui c’est cher d’aller là bas mais ce comparatif, l’éloignement, et l’avis de nombreuses personnes qui y sont allées justifient amplement à mon goût les tarifs pratiqués.
Le Paradis, pour ceux qui y croient, n’est pas sur Terre, mais la Polynésie doit être une des très rares destinations à s'en approcher…
Bon voyage 🙂
PS : je précise que je n’ai aucun rapport avec un quelconque office du tourisme ou tour opérator ; juste un amoureux de la Polynésie, et qui entend bien défendre cette destination.
PS2 : désolé pour les changements de polices intempestifs dans ce message mais je suis loin d'être un as de l'éditeur de texte😛
Ayant lu sur ce forum quelques messages inquiets et/ou critiques quand au « surplus » de fréquentation de la Polynésie et en particulier de Bora Bora, je me suis livré à une petite comparaison à partir d’infos disponibles sur la toile ; Voici donc quelques chiffres qui remettrons les choses à leur juste valeur :
La Polynésie Française compte 118 îles réparties sur quelques 5millons de km² dans le Pacifique et représentant environ 3500 km² de terres émergées (dont 1024 pour Tahiti seule). Ce pays d’outre mer a accueilli 212000 visiteurs en 2004 (info GEO de ce mois ci, 213000 selon le Quid 2006).
Voici pour comparaison quelques fréquentations touristiques : En France métropolitaine (source INSEE) : en Millions de visiteurs en 2004
Disneyland Paris :12, 4 Musée du Louvre : 6, 6 Tour Eiffel : 6, 2 Centre Georges Pompidou : 5, 4 Château de Versailles : 3, 3 Cité des Sciences de la Villette : 2, 8 Musée d'Orsay : 2, 6 Musée National d'art moderne (centre Pompidou) : 2, 6 Parc Astérix de Plailly : 1, 8 Parc Futuroscope de Poitiers : 1, 4 Parc zoologique de Lille : 1, 2 Arc de triomphe de Paris : 1, 2 Le Puy du Fou : 1, 1 Abbaye du Mont Saint-Michel : 1, 1 Champ : France métropolitaine. Source : ministère des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer, direction du Tourisme
Disneyland Paris accueille donc plus de visiteurs CHAQUE SEMAINE que toute la Polynésie CHAQUE ANNEE…et la seule Abbaye du Mont Saint Michel environ 5 fois plus à l’Année…
Autres comparaisons avec quelques îles lointaines « comparables »(sources Quid 2006 et Wikipedia) :
Iles Maldives : 564 000 visiteurs sur 1196 îles (dont 203 sont habitées) réparties sur 90000 km² dans l’océan Indien, et totalisant une surface émergée de 298 km² ; soit 2.5 fois plus de visiteurs sur 12 fois moins de surface environ que la Polynésie…
Les Seychelles : 122000 visiteurs sur une surface émergée de 455 km² répartis sur 115 îles, soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie qui est moins du quart de celle des Seychelles…
Ile Maurice : 702000 visiteurs sur une surface émergée de 1865 km² soit 3.3 fois plus de visiteurs sur une surface presque 2 fois plus petite que la Polynésie….
Ile de la Réunion : 394000 visiteurs sur une surface émergée d’environ 2500 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 2.6 fois moins élevée qu’à la Réunion…
Martinique : 445000 visiteurs sur une surface émergée de 1128 km² soit soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 6.5 fois moins élevée qu’en Martinique…
Guadeloupe : 623000 visiteurs sur une surface émergée de 1705 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 6 fois moins élevée qu’en Guadeloupe…
les Iles Tonga : 40 000 visiteurs sur une surface d’environ 750 km² soit une densité de visiteurs au km² en Polynésie environ 14% supérieure à celle des Tonga, qui n’est pas que je sache, une destination critiquée pour son afflux de touristes …
Vous pourriez argumenter que les Maldives comportent beaucoup plus d’îlots que la Polynésie…. Je réponds que seule une centaine d’entre eux sont équipés pour recevoir les touristes…. Vous pourriez aussi dire que la très grande majorité des 212000 touristes en Polynésie visite Bora Bora (dont la supercicie est de 38 km²) et c’est certainement vrai… je réponds qu’ils ne sont pas tous en même temps sur cette île, mais répartis sur Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa, Rangiroa, Tikehau, Nuku Hiva, HivaOa Plus quelques autres.. et qui représentent la quasi-totalité des 3500 km² émergés…
La Polynésie possède une capacité hotelière de 5500 chambres environ toutes catégorie confondues (http://www.finances.gov.pf/articles.php?id=595) ce qui ne réprésente jamais QU'UN SEUL des gros hotels du Strip de Las Vegas... Ce même site indique qu'il y a 942 CHAMBRES D'HOTELS à Bora Bora, qui a parlé de surfréquentation ?...
Une dernière comparaison : La seule ville de Louxor en Egypte accueille autant de visiteurs chaque mois que toute la Polynésie en un an …
Voilà ! sachez simplement qu’il n’est pas du tout dans mon intention de dénigrer les destinations citées ci-dessus (qui constituent je n’en doute pas de superbes voyages), mais comme je le disais en titre, de répondre à certaines critiques et de remettre les choses à leur place :
Oui on peut trouver des destinations encore plus préservées du tourisme (les Iles Fidji par exemple) mais… Non ! la Polynésie (et donc Bora Bora) n’est pas une destination surpeuplée, c’est même tout le contraire !! Oui c’est cher d’aller là bas mais ce comparatif, l’éloignement, et l’avis de nombreuses personnes qui y sont allées justifient amplement à mon goût les tarifs pratiqués.
Le Paradis, pour ceux qui y croient, n’est pas sur Terre, mais la Polynésie doit être une des très rares destinations à s'en approcher…
Bon voyage 🙂
PS : je précise que je n’ai aucun rapport avec un quelconque office du tourisme ou tour opérator ; juste un amoureux de la Polynésie, et qui entend bien défendre cette destination.
PS2 : désolé pour les changements de polices intempestifs dans ce message mais je suis loin d'être un as de l'éditeur de texte😛
Demande d'itinéraire pour traverser tout le Canada English translation pending
Comment visiter le Canada quand on est seule et qu'on a pas voiture et qu'on ne croule pas sur l'Or mais qu'on veut tout faire et tout voir?
Le bus et redescendre sur Terre, me repondrez-vous? Peut-on vraiment voir du pays avec les trajets empruntes?
J'avais douze mois a passer dans ce magnifique pays. 7 a pratiquement deprimer de ne pas voir autre chose que les tetes de mes collegues. Il ne m'en reste plus que 5 pour retrouver le gout de l'aventure. J'ai un pvt (visa-vacances-travail) et je suis partie sur un coup de tete les yeux fermes pour ce pays. Mais voila je me rend compte que la fin va vite arriver et que je n'ai pas encore commencer a vraiment voyage, visite, decouvert. Tout simplement car il y a tellement de choses que je ne sais pas lesquelles choisir. Comme je l'ai ecrit precedemment dans un ancien post, je veux voir du Canada. Le Canada decrit sur un tee-shirt pour faire un pied-de-nez aux touristes europeens, qui dit Je suis canadien mais non je ne vis pas dans un igloo, mon moyen de transport n'est pas d'etre tire par des traineaux et blablabla. Le hic c'est que moi, c'est ca que j'aimerais! Voir un igloo, faire du traineau, voir des aurores boreales, des indiens qui vivent toujours selon leur tradition, etc. Mais voila, j'ai bien l'impression que l'hiver a part le ski y a pas grand chose a faire. Tell me I'm wrong....
J'ai deja fait Montreal, Toronto et Vancouver et son ile. Whistler ce weekend et Banff probablement sera ma prochaine destination (travail).
Je voudrais etre sur de ne pas rater des incontournables alors a vos claviers pour un itineraire ideal svp. Je m'attends a passer du temps (beaucoup de temps) dans le Greyhound mais si certains d'entre vous pensent que l'avion serait preferable de temps a autre entre les destinations no problemo. Que faire des Prairies par exemple, je les ai survolees par un temps magnifique de Montreal a Vancouver et, waouh quelle vue, mais tres plat et vide. Quels en seraient les interets?
Et l'Hudson Bay?
Et combien de temps prevoir dans chaque endroit?
Un buget de 2 a 3000 $ pour ne rien rater est ce suffisant? Je voudrais pas exploser mon pecule non plus.
Merci beaucoup, beaucoup de bien vouloir m'aider a faire de cet opportunite une experience extraordinaire.
A bientot.
Merci beaucoup, beaucoup de bien vouloir m'aider a faire de cet opportunite une experience extraordinaire.
A bientot.
Temps de vol pour Punta Cana English translation pending
Salut le monde
Je pars le 13 janvier de Montréal à Punta Cana, j'aimerais savoir combien d'heure de vol?
Je commence à être stressé, alors j'aime connaître le plus de détail possible.
Pour mon hotel le Gr.Flamenco, vous avez répondu assez a mes questions pour que j'ai hâte d'y etre
Chagrine
Voyage à Yellowstone en juin 2006 English translation pending
Bonjour à tous.
Mon premier post sur le forum 😉
Donc comme tout le monde, je suis à la recherche d'expérience et de conseils ...
Pour info, nous avons déjà fait un circuit dans les parcs de l'ouest en sep 2001. C'était fabuleux. Pour ceux qui sont intéressé, consultez mon carnet de voyage sur mon site : www.philwoodrama.com
Comme indiqué dans le titre, nous contons partir visiter yellowstone (le plus beau des US d'après certain ? ) en juin 2006.
Voici le programme : Nous voudrions partir de paris le samedi 10 juin 2006 à partir de Paris pour Billings ( montana ). Location d'une voiture à l'aéroport de billings. Visite du parc ce Yellowstone et Grand Tetons. Arrivée en matiné à l'aéroport de Salt lake City le 17 juin 2006. Restitution de la voiture de location. Vol directe pour Las vegas. Départ pour Page pour un trip de 6 jours " descente du colorado à travers le grand canyon " (🙂🙂🙂) Départ de Las Vegas le 24 juin 2006 pour Paris . ( c'est ce que j'envoie pour aux agences de voyage 😛 ) Pourquoi arriver à Billings ? Il parait selon le routard que la route vers yellowstone est une des plus belle des US ... Nous comptons rester 4~5 jours à yellowstone. Est-il conseillé de réserver des lodges dans le parc pour mieux profiter du parc sachant que c'est très cher ? Toute autre expérience sur le parc est bienvenue !
Pour info, nous avons déjà fait un circuit dans les parcs de l'ouest en sep 2001. C'était fabuleux. Pour ceux qui sont intéressé, consultez mon carnet de voyage sur mon site : www.philwoodrama.com
Comme indiqué dans le titre, nous contons partir visiter yellowstone (le plus beau des US d'après certain ? ) en juin 2006.
Voici le programme : Nous voudrions partir de paris le samedi 10 juin 2006 à partir de Paris pour Billings ( montana ). Location d'une voiture à l'aéroport de billings. Visite du parc ce Yellowstone et Grand Tetons. Arrivée en matiné à l'aéroport de Salt lake City le 17 juin 2006. Restitution de la voiture de location. Vol directe pour Las vegas. Départ pour Page pour un trip de 6 jours " descente du colorado à travers le grand canyon " (🙂🙂🙂) Départ de Las Vegas le 24 juin 2006 pour Paris . ( c'est ce que j'envoie pour aux agences de voyage 😛 ) Pourquoi arriver à Billings ? Il parait selon le routard que la route vers yellowstone est une des plus belle des US ... Nous comptons rester 4~5 jours à yellowstone. Est-il conseillé de réserver des lodges dans le parc pour mieux profiter du parc sachant que c'est très cher ? Toute autre expérience sur le parc est bienvenue !
Un bon livre? English translation pending
Bonjour,
Je pars en voyage dans peu de temps...Et...Je cherche un ou deux bons bouquins à emporter pour occuper les temps morts !
Y'a-t-il des livres que vous me conseilleriez ? Parmi vos dernières lectures ? Ou plus anciennes ?
En gros c'est les vacances, donc des bouquins qui se lisent facilement si possible....😉
Et pas de récits de voyage, j'en lis déjà pas mal !!
Enfin voilà, si des livres vous ont marqué récemment, c'est le moment de m'en faire part, merci !!
Adresses d'associations ou orphelinats au Maroc? English translation pending
Bonjour à tous...
Préparant un voyage et un projet autour du Maroc, j'ai besoin d'aide car le temps passe trop vite!
Je suis à la recherche de personnes connaissant des associations où des orphelinats pour les enfants des rues et des villes du Maroc....
En fait, j'aimerai faire une sorte de reportage, un travail, une petite étude sur l'éducation des enfants au Maroc.... et pt'etre comparer avec la France...
Voir quelles places ont les enfants dans la famille.... comment chaque role est tenu...
Pour résumé, si vous aviez des adresses ou des livres à me conseiller; tout cela me serait d'une très grande aide!
merci
Livres sur le Vietnam English translation pending
ayant été en voyage au vietnam en avril, j aimerais en savoir plus sur la culture actuelle et passée du vietnam, pouvez-vous me conseiller des livres, romans, documentaires, nouvelles, etc....
merci d'avance
merci d'avance
Hôtel Casa del mar English translation pending
Salut !
Grâce à vos conseils j'ai enfin réussi à faire un choix (en fait j'ai surtout pris ce qui restait...) mais pas de regrets car il s'agit du casa del mar 😛
donc si tout va bien moi et ma petite famille serons au paradis dans - de 3 semaines !!😎
Si vous avez des recomandations de dernière minutes c le moment...
Merci !!!
Grâce à vos conseils j'ai enfin réussi à faire un choix (en fait j'ai surtout pris ce qui restait...) mais pas de regrets car il s'agit du casa del mar 😛
donc si tout va bien moi et ma petite famille serons au paradis dans - de 3 semaines !!😎
Si vous avez des recomandations de dernière minutes c le moment...
Merci !!!
Caribe Club Princess! English translation pending
Bonjour, c'est mon premier voyage, et je connais pas très bien le site ici, plusieurs m'ont dis que j'allais dans une merveilleuse place, je voulais avoir vos impressions sur le Caribe Club Princess de punta cana, je part dimanche le 25 janvier pour une semaine.. Merci 😉
Les petites "galères"? English translation pending
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
3 weeks in Bali in 2025
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.
Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Kyushu itinerary in spring: your thoughts?
Hi there,
For our second trip to Japan, we’ll be spending 22 full days in Kyushu. 😎 Here’s our draft itinerary:
1 - FUKUOKA 2 - FUKUOKA 3 - FUKUOKA 4 - FUKUOKA / SASEBO / OJIKA 5 - OJIKA 6 - OJIKA / SASEBO / NAGASAKI 7 - NAGASAKI 8 - NAGASAKI 9 - NAGASAKI / KUMAMOTO +++ car rental +++ 10 - KUMAMOTO / ASO 11 - ASO 12 - ASO / KUROKAWA ONSEN 13 - KUROKAWA ONSEN / KUMAMOTO +++ end of car rental +++ 14 - KUMAMOTO / KAGOSHIMA 15 - IBUSUKI / CHIRAN 16 - SAKURAJIMA (car?) 17 - KAGOSHIMA / YAKUSHIMA 18 - YAKUSHIMA (car?) 19 - YAKUSHIMA (car?) 20 - YAKUSHIMA / KAGOSHIMA 21 - ??? 22 - FUKUOKA
We’ve deliberately skipped the eastern part (from Beppu to Miyazaki…)
We still have a few questions about our itinerary:
Car: For most of our travel, we plan to take the train or bus, except in the Aso region where we’ll rent a car. We’re wondering about Sakurajima and Yakushima: is a car necessary there?
Ojika: Would one night be enough?
Yakushima: Are two full days (plus two half-days) sufficient?
If we keep the schedule as is, we have one extra day to fit in somewhere—any suggestions?
Thanks for your help! 🙂
For our second trip to Japan, we’ll be spending 22 full days in Kyushu. 😎 Here’s our draft itinerary:
1 - FUKUOKA 2 - FUKUOKA 3 - FUKUOKA 4 - FUKUOKA / SASEBO / OJIKA 5 - OJIKA 6 - OJIKA / SASEBO / NAGASAKI 7 - NAGASAKI 8 - NAGASAKI 9 - NAGASAKI / KUMAMOTO +++ car rental +++ 10 - KUMAMOTO / ASO 11 - ASO 12 - ASO / KUROKAWA ONSEN 13 - KUROKAWA ONSEN / KUMAMOTO +++ end of car rental +++ 14 - KUMAMOTO / KAGOSHIMA 15 - IBUSUKI / CHIRAN 16 - SAKURAJIMA (car?) 17 - KAGOSHIMA / YAKUSHIMA 18 - YAKUSHIMA (car?) 19 - YAKUSHIMA (car?) 20 - YAKUSHIMA / KAGOSHIMA 21 - ??? 22 - FUKUOKA
We’ve deliberately skipped the eastern part (from Beppu to Miyazaki…)
We still have a few questions about our itinerary:
Car: For most of our travel, we plan to take the train or bus, except in the Aso region where we’ll rent a car. We’re wondering about Sakurajima and Yakushima: is a car necessary there?
Ojika: Would one night be enough?
Yakushima: Are two full days (plus two half-days) sufficient?
If we keep the schedule as is, we have one extra day to fit in somewhere—any suggestions?
Thanks for your help! 🙂
The Verb That Guides
It’s nighttime and 3 degrees in Tashkent.
Hi there,
Reflection: an act of thought that revisits an object to examine it. The object here is travel (or tourist movement, it doesn’t really matter) and the desire to examine it from the particular angle of the verb that drives it came from reading a sentence by Xrctn in the introduction to his travel journal about Turkmenistan.
Part of that strange category of travelers who like ticking boxes...
Ticking I have no idea how strange that is—I actually get the impression it might be pretty common when I see the diverse mix of trips some people here take. But maybe it’s a different approach that drives these compulsive travelers.
Still, it wouldn’t even occur to me. What does it add?
Connecting Or chaining, assembling, linking. These are my verbs. If I can’t do it—either because finances are tight (I live in one of Europe’s pigsties—a PIIGS country, where the virtuous northern barbarians sent the G&S troika to "nurse us back to health" through austerity, making it all the more pleasant to spend every summer among civilized folks on the terrace of my little white house in Kalymnos overlooking the Aegean), or because I’ve chosen a tricky, unstable direction (Lebanon had to be canceled in summer 2006, Syria too, and Iran right now)—I don’t really feel like traveling. I might just tag along to be nice, but it doesn’t mean anything to me.
If I think about the need behind my verbs—this continuous, meticulous, patient way of traveling—it’s about stripping away sudden, artificial exoticism, weaving small, successive changes, and feeling the presence of the knots too. About understanding, integrating something a little different from the image on a screen.
And you? What’s your guiding verb?
Catherine
Hi there,
Reflection: an act of thought that revisits an object to examine it. The object here is travel (or tourist movement, it doesn’t really matter) and the desire to examine it from the particular angle of the verb that drives it came from reading a sentence by Xrctn in the introduction to his travel journal about Turkmenistan.
Part of that strange category of travelers who like ticking boxes...
Ticking I have no idea how strange that is—I actually get the impression it might be pretty common when I see the diverse mix of trips some people here take. But maybe it’s a different approach that drives these compulsive travelers.
Still, it wouldn’t even occur to me. What does it add?
Connecting Or chaining, assembling, linking. These are my verbs. If I can’t do it—either because finances are tight (I live in one of Europe’s pigsties—a PIIGS country, where the virtuous northern barbarians sent the G&S troika to "nurse us back to health" through austerity, making it all the more pleasant to spend every summer among civilized folks on the terrace of my little white house in Kalymnos overlooking the Aegean), or because I’ve chosen a tricky, unstable direction (Lebanon had to be canceled in summer 2006, Syria too, and Iran right now)—I don’t really feel like traveling. I might just tag along to be nice, but it doesn’t mean anything to me.
If I think about the need behind my verbs—this continuous, meticulous, patient way of traveling—it’s about stripping away sudden, artificial exoticism, weaving small, successive changes, and feeling the presence of the knots too. About understanding, integrating something a little different from the image on a screen.
And you? What’s your guiding verb?
Catherine
Vos bons plans pour 20 jours à Bali/Malaisie avec enfant English translation pending
Bonjour
Je compte passer les vacances de l'été prochain à partir du 25 juillet 2021 entre Bali et La Malaisie accompagné de ma femme et mon enfant de 2 ans.
Je cherche des bons plans à Bali pour un budget de 35 à 50 euros par jour.
Merci d'avance
Balade au pays des beaux châteaux romains English translation pending
C'était le deuxième jour du sentier Via Francigena lorsque nous avons parcouru environ 20 kms du village de Saint Vicent jusqu'à la ville de Verres.
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/iVpURU1A93s N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Nous nous sommes réveillés dans un camping calme que nous avons trouvé hier et nous avions tout pour nous. Hier soir, il y a eu un orage qui a beaucoup perturbé notre sommeil et nous ne pouvions donc pas nous endormir à l'heure. Pour cette raison, nous nous sommes levés une heure plus tard que prévu et avons commencé la journée un peu en retard.
Le début de la journée a été ensoleillé et chaud et a été très similaire à la précédente. L'air était plus frais après la pluie et c'était une grande sensation.
Nous sommes descendus à la ville de Saint Vicent et avons acheté deux glaces aux cerises pour avoir quelque chose de sucré après le petit déjeuner. Seulement ici en Italie, nous avons découvert la meilleure crème glacée de notre vie et ce qui est plus incroyable facilement disponible dans n'importe quel supermarché. La saveur de cerise était également très nouvelle pour nous et nous l'avons adorée.
Après cette belle petite pause sucrée, nous nous sommes dirigés vers le début du sentier. Toute la première partie se déroulait bien à travers les sentiers forestiers ombragés profonds et nous l'avons beaucoup apprécié car nous savions que cela ne durera pas éternellement. Partout, nous avons vu beaucoup de matériel d'irrigation qui ruisselait une grande eau coule sur les champs et les prairies. Il était difficile de les traverser sans se mouiller, mais par ces journées chaudes, c'était bien et même rafraîchissant. Nous avons également remarqué beaucoup de pas du cheval et nous nous sommes dit que peut-être quelqu'un faisait la Via Francigena à cheval, même si c'est un spectacle rare à voir de nos jours. Il s'agissait plutôt d'un court sentier pédestre pour quelqu'un.
Nous traversions beaucoup de cerisiers sauvages et de jardins fruitiers remplis de nectarines et d'abricots qui étaient très tentants. Soudain, nous sommes tombés sur un couple de cyclistes que nous faisions la Via Francigena à vélo et nous étions déterminés à aller jusqu'à Rome. C'était notre première rencontre avec de vrais pèlerins en chemin.
Ensuite, lorsque nous avons eu une petite pause dans l'ombre, nous avons vu un spectacle incroyable. Au début, nous pensions que c'était une guêpe volant de part et d'autre de la paroi rocheuse, mais nous avons réalisé que c'était une sorte de mouche camouflée comme une guêpe. Mais ce qui nous a le plus impressionné, c'est qu'elle transportait de petits bâtons et des rochers jusqu'au petit trou dans les rochers et construisait probablement son nid de cette façon. Nous n'avons jamais pensé que l'insecte comme une mouche peut réellement transporter des objets. C'était donc une découverte incroyable pour nous et c'était si spécial que nous avons pu le voir en personne.
Le sentier tourbillonnait entre les champs et les petits villages aux toits rocheux, les montagnes étaient toujours autour de nous, nous offrant un beau paysage à regarder. Nous marchions dans une sorte de gorge entre les montagnes et les montées et les descentes étaient toujours là mais pas tant que ça. Le deuxième jour, nous avons vu beaucoup de vieux châteaux au sommet des collines. Il semblait que chaque village avait un château où vivait un major ou un roi. Cela a définitivement rendu le sentier plus spécial à parcourir.
Parce que nous avons commencé la journée un peu plus tôt qu'hier et que le climat était meilleur pour marcher, nous avons pu faire 18 kms jusqu'à Verres vers 14h ce qui n'était pas mal du tout. Nous sommes entrés au supermarché pour faire nos courses habituelles et avons fait une petite pause au banc de la ville. Les nuages apparaissaient dans le ciel et nous avons entendu le tonnerre quelque part dans les montagnes. Soudain, il a commencé à pleuvoir mais ça n'a pas duré longtemps heureusement.
Aujourd'hui, nous savions que nous allions au camp sauvage parce qu'il n'y avait pas de camping aux alentours et nous ne voulions pas prendre un bus pour le plus proche à 13 km et sauter une partie du sentier. Nous avons donc quitté la ville, traversé le pont de la rivière et heureusement trouvé un endroit très proche du sentier dans la petite forêt. C'était assez isolé et dans l'ombre des arbres, personne ne pouvait nous repérer de n'importe quelle route. Il y avait de nombreuses routes et même une autoroute à proximité mais c'était une réalité de ces endroits très difficiles pour ce genre de camping. Les montagnes étaient assez raides et rocheuses et tout l'espace plat était généralement utilisé à des fins de construction et d'agriculture, malheureusement. Nous sommes donc arrivés à cet endroit assez tôt à 18 heures, avons pris une douche de notre réservoir d'eau, pris une petite collation parce que nous avions déjà déjeuné il n'y a pas longtemps et que nous étions bien pour dormir parce que demain nous voulions commencer la journée encore plus tôt pour marcher dans des conditions météorologiques plus fraîches. Donc, après avoir fait tout ce que nous avons appelé un jour, nous nous sommes endormis.
Quel est le plus beau château que vous ayez jamais visité?
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/iVpURU1A93s N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Nous nous sommes réveillés dans un camping calme que nous avons trouvé hier et nous avions tout pour nous. Hier soir, il y a eu un orage qui a beaucoup perturbé notre sommeil et nous ne pouvions donc pas nous endormir à l'heure. Pour cette raison, nous nous sommes levés une heure plus tard que prévu et avons commencé la journée un peu en retard.
Le début de la journée a été ensoleillé et chaud et a été très similaire à la précédente. L'air était plus frais après la pluie et c'était une grande sensation.
Nous sommes descendus à la ville de Saint Vicent et avons acheté deux glaces aux cerises pour avoir quelque chose de sucré après le petit déjeuner. Seulement ici en Italie, nous avons découvert la meilleure crème glacée de notre vie et ce qui est plus incroyable facilement disponible dans n'importe quel supermarché. La saveur de cerise était également très nouvelle pour nous et nous l'avons adorée.
Après cette belle petite pause sucrée, nous nous sommes dirigés vers le début du sentier. Toute la première partie se déroulait bien à travers les sentiers forestiers ombragés profonds et nous l'avons beaucoup apprécié car nous savions que cela ne durera pas éternellement. Partout, nous avons vu beaucoup de matériel d'irrigation qui ruisselait une grande eau coule sur les champs et les prairies. Il était difficile de les traverser sans se mouiller, mais par ces journées chaudes, c'était bien et même rafraîchissant. Nous avons également remarqué beaucoup de pas du cheval et nous nous sommes dit que peut-être quelqu'un faisait la Via Francigena à cheval, même si c'est un spectacle rare à voir de nos jours. Il s'agissait plutôt d'un court sentier pédestre pour quelqu'un.
Nous traversions beaucoup de cerisiers sauvages et de jardins fruitiers remplis de nectarines et d'abricots qui étaient très tentants. Soudain, nous sommes tombés sur un couple de cyclistes que nous faisions la Via Francigena à vélo et nous étions déterminés à aller jusqu'à Rome. C'était notre première rencontre avec de vrais pèlerins en chemin.
Ensuite, lorsque nous avons eu une petite pause dans l'ombre, nous avons vu un spectacle incroyable. Au début, nous pensions que c'était une guêpe volant de part et d'autre de la paroi rocheuse, mais nous avons réalisé que c'était une sorte de mouche camouflée comme une guêpe. Mais ce qui nous a le plus impressionné, c'est qu'elle transportait de petits bâtons et des rochers jusqu'au petit trou dans les rochers et construisait probablement son nid de cette façon. Nous n'avons jamais pensé que l'insecte comme une mouche peut réellement transporter des objets. C'était donc une découverte incroyable pour nous et c'était si spécial que nous avons pu le voir en personne.
Le sentier tourbillonnait entre les champs et les petits villages aux toits rocheux, les montagnes étaient toujours autour de nous, nous offrant un beau paysage à regarder. Nous marchions dans une sorte de gorge entre les montagnes et les montées et les descentes étaient toujours là mais pas tant que ça. Le deuxième jour, nous avons vu beaucoup de vieux châteaux au sommet des collines. Il semblait que chaque village avait un château où vivait un major ou un roi. Cela a définitivement rendu le sentier plus spécial à parcourir.
Parce que nous avons commencé la journée un peu plus tôt qu'hier et que le climat était meilleur pour marcher, nous avons pu faire 18 kms jusqu'à Verres vers 14h ce qui n'était pas mal du tout. Nous sommes entrés au supermarché pour faire nos courses habituelles et avons fait une petite pause au banc de la ville. Les nuages apparaissaient dans le ciel et nous avons entendu le tonnerre quelque part dans les montagnes. Soudain, il a commencé à pleuvoir mais ça n'a pas duré longtemps heureusement.
Aujourd'hui, nous savions que nous allions au camp sauvage parce qu'il n'y avait pas de camping aux alentours et nous ne voulions pas prendre un bus pour le plus proche à 13 km et sauter une partie du sentier. Nous avons donc quitté la ville, traversé le pont de la rivière et heureusement trouvé un endroit très proche du sentier dans la petite forêt. C'était assez isolé et dans l'ombre des arbres, personne ne pouvait nous repérer de n'importe quelle route. Il y avait de nombreuses routes et même une autoroute à proximité mais c'était une réalité de ces endroits très difficiles pour ce genre de camping. Les montagnes étaient assez raides et rocheuses et tout l'espace plat était généralement utilisé à des fins de construction et d'agriculture, malheureusement. Nous sommes donc arrivés à cet endroit assez tôt à 18 heures, avons pris une douche de notre réservoir d'eau, pris une petite collation parce que nous avions déjà déjeuné il n'y a pas longtemps et que nous étions bien pour dormir parce que demain nous voulions commencer la journée encore plus tôt pour marcher dans des conditions météorologiques plus fraîches. Donc, après avoir fait tout ce que nous avons appelé un jour, nous nous sommes endormis.
Quel est le plus beau château que vous ayez jamais visité?
Deux semaines à Bali et hébergement à Ubud et Amed English translation pending
Bonjour,
Nous partirons 2 semaines à Bali en Août 2020.
2 familles avec ados, visites, plongée et repos seront au programme.
Nous souhaitons réserver un hébergement d'1 semaine à UBUD et l'autre à AMED.
Est-ce-que c'est un bon choix?
Je suis preneuse de tous conseils, bons plans, contacts...
Dans l'attente de vous lire, je vous souhaite une belle journée.
Séverine
Acclimatation à l'altitude avant trek Namche Bazar (Népal) English translation pending
Bonjour
En novembre 2018, je suis partie avec mon mari pour le trek Gokyo, Kalapattar depuis Phaplu.
Malheureusement, j'ai eu le mal des montagnes à Namche, qui ne s'est pas amélioré malgré le Diamox. et nous sommes redescendus et repartis.
Je suis sensible à l'altitude mais je ne m'attendais pas du tout à être malade à moins de 3500m, et je n'avais pas pris de Diamox à titre préventif.
Nous avons dormi à Monjo à l'aller et au retour et tout allait très bien.
Nous souhaitons refaire un essai cette année en avril, et voudrions faire une journée d'acclimatation avant Namche, en montant 500 à 600 m, et en redescendant.
Sur la carte, je ne vois que deux possibilités: monter à l'ouest depuis Tok Tok en direction du Lumding La, ou monter à l'est depuis Monjo le long de la Monjo Khola.
Connaissez-vous ces chemins? Sont-ils corrects ou bien tellement mauvais qu'ils vont nous épuiser au lieu de nous acclimater?
Avez-vous d'autres idées?
L'autre alternative est de faire un A/R Monjo-Jorsale/Namche, en dormant à Jorsale pour ne pas sortir du parc, mais ce n'est pas très enthousiasmant.
J'ai de toute façon l'intention de prendre du Diamox depuis Monjo.
Merci pour vos conseils.
Sylvie
Séjour à Lisbonne English translation pending
Lundi 19 mars.
Voilà, il a fallu se lever tôt et partir de notre domicile vers 4h30, le départ de notre avion depuis Lyon Saint Exupery étant prévu à 6h00.


Survol de Lisbonne avant notre arrivée à 8h20 heure locale.

C'était un petit avion de la TAP.

A l'aéroport, nous avons pris l'Aérobus, (3,50 euros en 2012) qui nous a déposé à 200 mètres de notre hôtel. Avec ce ticket on pouvait prendre les tramways et le métro toute la journée, mais pas les funiculaires ni les ascenseurs.


Voilà notre Hôtel " Avenida Park" tout près du Parc en haut de l'avenue de la Liberté. J'avais trouvé ce voyage sur le site voyage SNCF, qui comprenait le vol et 5 nuits d'hôtel pour 2 personnes pour un prix total de 479 euros.
Une fois nos affaires déposées à l'accueil de l'Hôtel, petit tour dans le quartier autour de notre lieu de résidence.

On sait tout de suite, qu'il faudra changer notre plan de visite de Lisbonne, une grève générale est prévue pour le 22 mars !!!!

Avec plus de 125 ans d'existence, le funiculaire de Lavra est le plus ancien funiculaire de la capitale lisboète sur un parcours total de 188 mètres et une pente moyenne de 22,9 %.



La place Rossio, avec l’imposant Théâtre Dona Maria II



L'ascenseur de Santa Justa a été conçu par Raoul Mesnier du Ponsard, un ingénieur portugais né à Porto de parents français.
D'une hauteur de 45 mètres, il est construit en fer forgé et décoré dans un style néogothique avec des motifs différents à chaque palier.

Le palier supérieur possède un belvédère, ainsi qu'un café, accessibles par un escalier en colimaçon, offrant une vue magnifique sur le château de Saint-Georges, le Rossio, la Baixa — la ville basse — et le Tage.



La Place du Commerce (Praça do Comércio en portugais) est la place la plus importante de Lisbonne. Elle a été construite à l’emplacement du Palais Royal qui avait été détruit par le grand tremblement de terre de 1755.

Au loin, le pont du 25-Avril est le premier pont suspendu au-dessus du Tage,


Survol de Lisbonne avant notre arrivée à 8h20 heure locale.

C'était un petit avion de la TAP.

A l'aéroport, nous avons pris l'Aérobus, (3,50 euros en 2012) qui nous a déposé à 200 mètres de notre hôtel. Avec ce ticket on pouvait prendre les tramways et le métro toute la journée, mais pas les funiculaires ni les ascenseurs.


Voilà notre Hôtel " Avenida Park" tout près du Parc en haut de l'avenue de la Liberté. J'avais trouvé ce voyage sur le site voyage SNCF, qui comprenait le vol et 5 nuits d'hôtel pour 2 personnes pour un prix total de 479 euros.
Une fois nos affaires déposées à l'accueil de l'Hôtel, petit tour dans le quartier autour de notre lieu de résidence.

On sait tout de suite, qu'il faudra changer notre plan de visite de Lisbonne, une grève générale est prévue pour le 22 mars !!!!

Avec plus de 125 ans d'existence, le funiculaire de Lavra est le plus ancien funiculaire de la capitale lisboète sur un parcours total de 188 mètres et une pente moyenne de 22,9 %.



La place Rossio, avec l’imposant Théâtre Dona Maria II



L'ascenseur de Santa Justa a été conçu par Raoul Mesnier du Ponsard, un ingénieur portugais né à Porto de parents français.
D'une hauteur de 45 mètres, il est construit en fer forgé et décoré dans un style néogothique avec des motifs différents à chaque palier.
Le palier supérieur possède un belvédère, ainsi qu'un café, accessibles par un escalier en colimaçon, offrant une vue magnifique sur le château de Saint-Georges, le Rossio, la Baixa — la ville basse — et le Tage.



La Place du Commerce (Praça do Comércio en portugais) est la place la plus importante de Lisbonne. Elle a été construite à l’emplacement du Palais Royal qui avait été détruit par le grand tremblement de terre de 1755.

Au loin, le pont du 25-Avril est le premier pont suspendu au-dessus du Tage,
Nouveauté et innovation: cours de grammaire Bambara (Mali) English translation pending
Une révolution dans les méthodes d'apprentissage des langues !
Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Guide francophone à Lalibella (Éthiopie)? English translation pending
Bonjour
Je vais me rendre à Lalibella avec ma famille courant juillet ( Sans TO). J'aimerai savoir si je peux trouver un guide francophone sur place pour une journée pour visiter les églises . Merci pour tout renseignements
Je vais me rendre à Lalibella avec ma famille courant juillet ( Sans TO). J'aimerai savoir si je peux trouver un guide francophone sur place pour une journée pour visiter les églises . Merci pour tout renseignements