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4 jours à l'assaut de la Normandie English translation pending
by Cbodeau · 2013-08-07 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous allons profiter du long weekend du 15 août pour partir à la découverte de la Normandie... Le problème, c'est que 4 jours c'est court! Et il faut décider d'un trajet. En général nous aimons bouger, marcher et visiter, plutôt que flemmarder ou bronzer.

Dans l'idée, sachant que nous partons de Belgique le 14 août au soir après le boulot, nous ferions la route vers Rouen et y passerions la nuit. Jour 1 : Le 15 août, visite de Rouen, nuit à Rouen. Jour 2 : Départ de Rouen, en passant par Jumièges. Après ça, c'est le flou. Je suis attiré par Etretat, Honfleur... Mais aussi par les plages du débarquement... Impossible de faire les deux à mon avis, mais je ne sais pas combien de temps prévoir pour ces différents endroits, ni aux endroits qui seront sur notre route...

A l'aide :-D
Paris - Londres à vélo en novembre/décembre? English translation pending
by Sheebom · 2012-11-13 · 9 replies
Bonjour, j'ai du temps devant moi et je pensais faire paris Londres à vélo. Que pensez vous de la période (nov/déc) pour faire du cyclotourisme sur ce trajet ? je me suis déjà pas mal renseignée, à part la troisième journée (grosses montées) ça m'a l'air accessible. Faut que je m'assure que les hôtels soient ouvert hors période estivale. Mais comme je voyage seule je me pose des questions sur le temps et les journées courtes.. je pense à commencer mes journées vers 8h du mat pour finir à 17h max..

Le projet vaut il d'être reporté selon vous ? je ne voudrais pas que ma motivation me joue des mauvais tours.. P'tre que je ferais mieux d'aller au soleil.. Si je me décide, il faut que je me trouve un vélo, le mien ne tiendras pas, si vous avez des suggestions..

Merci pour vos commentaires virginie

Le planning (largement inspiré de tomboy19 et du livre paris-londres à vélo)

ALLER (vitesse env 10km/h) (en premier le numéro de la carte du livre)

JOUR 1 : 51km/5h30 1) la villette -> st-denis (6km) : millénaire, stade de france, bidonville 2) st-denis -> nanterre (17km) : parc pierre lagravère le long de la seine 3) nanterre -> le pecq (14km) : parc des impressionistes 4) le pecq -> conflans (20km) : forêt de st-germain-en-laye, conflans st-honorine

JOUR 2 : 67km/7h00 14) conflans -> vigny (22km) : pavillon d'amour au bord de l'oise, base de loisir de cergy-pontoise 15) vigny -> villarceaux (18,4km) : parc du vexin 16) villarceaux -> bray-et-lu (6km) 17) bray-et-lu -> gisors (21km) : château de gisors

JOUR 3 : 66km/7h00 18) gisors -> Neufmarché (21km) 19) Neufmarché -> gournay-en-bray (18km) 20) gournay-en-bray -> forges-les-eaux (27km) : parc de l'epinay/lac de l'andelle

JOUR 4 : 56,1km/5h45 21) forges-les-eaux -> neufchâtel-en-bray (18,6km) : sources thermales de forges-les-eaux 22) neufchâtel-en-bray-> st-vaast d'equiqueville (16,2km) 23) st-vaast d'equiqueville -> arques-la-bataille (12,6km) : ruines de la forteresse féodale d'arques 24) arques-la-bataille-> dieppe (8,7km) : quartier des pêcheurs, plage

JOUR 5 : 17km + ferry dieppe -> newhaven (4h de ferry) : port 25) newhaven -> Brighton (16,3km) journée repos, visite, amusement. piers & plage

JOUR 6 : 57km /5h45 RN20 Brighton-> crawley (37km) route national 20 31) crawley -> redhill (19,8km) : gatwick airport au départ de crawley

JOUR 7 : 34km ++ redhill -> coulsdon (14km) : wimbledon, morden hall park coulsdon -> Morden (10km) Morden -> london thames (10km++) longer la tamise et dormir chez des amis
Pourquoi VF? Pour ça! English translation pending
by Belard · 2012-10-30 · 4 replies
Je n’ai pas de grande histoire avec VF mais plein de petites qui me poussent toujours à me questionner sur les manières de voyager. Le voyage est aussi dans les lectures, car il commence ou se termine dedans bien souvent. Un exemple qui me vient :

Cimetière allemand de La Cambe. De tous les musées, plages, sites de batailles, cimetières que j’ai pu visiter en Normandie à propos du débarquement, le cimetière allemand a été pour un des plus touchant. Pourquoi ? C’est l’âge des soldats qui pouvaient avoir 16 ans (j’ai même le souvenir d’avoir vu des tombes de jeunes de 14 ou 15 ans). C’est vraiment frappant dans le cimetière allemand, il m’a semblé que les soldats alliés étaient en moyenne plus âgés. En fait, cette image gravée dans ma tête est bien plus instructive que tout le reste car si tous les efforts faits en muséographie nous parlent de la fin de la guerre avec la libération de l’Europe, ces tombes nous renvoient aux prémisses de celle-ci. L’embrigadement d’une jeunesse dans le projet d’un homme qui veut le pouvoir par l’extermination. Cela renvoie à des choses que me disait mon grand père que j’entendais sans vraiment l’écouter du genre « la guerre, ce n’est pas ceux qui la décident qui la font », « ceux qui l’ont vu n’en gardent que les cauchemars », il n’aimait pas les cérémonies et ne croyait pas au devoir de mémoire, pour la guerre n’est qu’un éternel recommencement. Et je me dis, « même s’il radotait, il n’avait pas tort le grand père, finalement ».

C’est grâce à ce post que j’ai découvert le cimetière allemand, en tombant dessus par hasard : http://voyageforum.com/v.f?post=3231958;search_string=cimetiere%20allemand

VF me sert à ça aussi, plus que des renseignements sur les commodités ou parcours, VF me permet réfléchir a mon niveau sur de nouveaux sujets grâce à l’expérience des autres.

Merci à vous, merci à VF 🙂
Rome ou Londres? English translation pending
by Cenicienta · 2012-07-28 · 23 replies
Bonjour à tous ! Tout d'abord je vais vous expliquer rapidement ma situation pour que puissiez m'aider 🙂 Mon copain est Chilien, et il vient en France pour Mars-Avril 2013. Ce qui le chagrine, c'est que nous sommes jamais partis en vacances tous les deux, je veux dire que soit moi je pars en vacances le rejoindre là-bas, ou bien lui fait de même en venant ici, jamais en vacances en même temps :) Donc son souhait serait de m’emmener à Rome ou à Londres entre Mars et Avril 2013. Nous sommes tous les deux jeunes, moi 18 ans et lui 20 , donc le budget est très vite limité. C'est pour cela que je m'adresse à vous : Quelle destination vous paraît la moins chère à cette époque ( Fin mars début Avril ) ? Connaissez vous un endroit près du centre où un jeune couple peut loger pour pas trop cher ? Enfin, tous vous trucs et astuces .. Nous avons vraiment envie de partir, mais pour lui, l'Europe est très chère ( sa monnaie vaut quasiment 6 fois moins que l'euro ), donc ça serait vraiment pour un petit séjour pas cher 🙂

J'attends toutes vos idées, merci d'avance !

Une fille qui rêve de partir en vacances avec son copain ;)
Voyage à vélo de quatorze jours en Europe English translation pending
by Tibrass · 2012-07-19 · 7 replies
Bonjour à tous.Je me nomme Martin et je viens du Québec, plus précisément du Lac-St-Jean pour ceux qui connaissent. j'aimerais, avec ma famille, aller vous visiter, en vélo, pendant 14 jrs. La destination en Europe ne m'importe peu, mais nous avons quelques criteres tres important à respecter.

1-Une boucle à partir d'un aéroport Internationnal.Nous aimerions faire environ 60-70 km/jrs sur 10 jrs soit environ 650KM 2-Camping à tout les 60-70 km 3-Pas trop de col (voyage avec enfants) 4-Tres important paysage à coupé le souffle.

Ce que je m'imagine. Vélo en campagne, traversé de beau petit village, peut-etre quelques chateaux à visiter etc.

A votre avis est-ce possible ou je reve Si oui, quelle serait vos propositions.

Merci beaucoup D'une famille qui ne connait pas l'Europe, mais qui veut la découvrir
Matériel et carte pour faire la côte normande à vélo? English translation pending
by Benreis · 2012-07-18 · 6 replies
Bonjour à tous et à toutes, Je vais faire ma premiere session rando vélo et j'aurais aimé avoir quelque conseille que ce soit pour la route ou les cartes eventuelles ainsi que le materiel indispensable.Je ne vais faire que 6 jours pour debuter voir plus si cela ce passe bien. J'ai deja un vélo :) ce qui est plutot bien ! Mais je ne sais pas quoi commence pour remplir mon sac a dos (tente sac de couchage lampe torche petit rechaud lampe torche kit de reparation ...) J aimerais juste prendre le strict minimum en sachant que je compte plus dormir dans des gites que dans des tentes mais je me dis que l on ne sait jamais .Si vous pouvez me venir en aide je vous en serais tres reconnaissant . merci d avance🙂
Itinéraire de seize jours Paris-Londres-Paris à vélo English translation pending
by Tomboy75019 · 2012-07-15 · 22 replies
Bonjour à tous,

ça y est je me lance dans le cyclo-tourisme, ça m'a l'air d'être un bon moyen de se déplacer et découvrir certaines choses un peu hors des grands axes touristiques. J'apprécie particulièrement de rouler le long des canaux et des fleuves.

Je prépare donc actuellement mon premier voyage à vélo : paris-londres-paris Départ prévu dans moins d'un mois !

Merci de me dire ce que vous pensez de mon planning :

FEUILLE DE ROUTE

ALLER (383,3km dont 148,1km en angleterre et 235,2km en france)

JOUR 1 : samedi 11 (env 50km) 1) la villette → st-denis (6km) : millénaire, stade de france, bidonville 2) st-denis → nanterre (11,3km) : parc pierre lagravère le long de la seine 3) nanterre → le pecq (13,8km) : parc des impressionistes 4) le pecq → conflans (16,8km) : forêt de st-germain-en-laye, conflans st-honorine

JOUR 2 : dimanche 12 (65,3km) 14) conflans → vigny (20,5km) : pavillon d'amour au bord de l'oise, base de loisir de cergy-pontoise 15) vigny → villarceaux (18,4km) : parc du vexin 16) villarceaux → bray-et-lu (5,5km) 17) bray-et-lu → gisors (20,9km) : château de gisors

JOUR 3 : lundi 13 (65,9km) 18) gisors → st-germer-de-fly (28km) 19) st-germer-de-fly → gournay-en-bray (11,3km) 20) gournay-en-bray → forges-les-eaux (26,6km) : parc de l'epinay/lac de l'andelle

JOUR 4 : mardi 14 (56,1km) 21) forges-les-eaux → neufchâtel-en-bray (18,6km) : sources thermales de forges-les-eaux 22) neufchâtel-en-bray → st-vaast d'equiqueville (16,2km) 23) st-vaast d'equiqueville → arques-la-bataille (12,6km) : ruines de la forteresse féodale d'arques 24) arques-la-bataille → dieppe (8,7km) : quartier des pêcheurs, plage

JOUR 5 : mercredi 15 (55,6km) + ferry & train 5h30 : départ de dieppe → 8h30 : arrivée à newhaven (4h de ferry) : port 25) newhaven → brighton (16,3km) : plage, brighton pier brighton → polegate en train : moulin à vent de wooton manor à polegate 27) polegate → heathfield (16,4km) 28) heathfield → groombridge (22,9km)

JOUR 6 : jeudi 16 (48,2km) 29) groombridge → east-grinstead (16,6km) : forest row 30) east-grinstead → crawley (11,8km) 31) crawley → redhill (19,8km) : gatwick airport au départ de crawley

JOUR 7 : vendredi 17 (44,3km) redhill → wallington (20,6km) : wimbledon, morden hall park wallington → earlsfield (12,6km) earlsfield → london thames (11,1km) longer la tamise, tower bridge, london bridge, london eye

JOUR 8 : samedi 18 bus 15, street-art à brick lane, national gallery (free) at traffalgar square, soho @ night

JOUR 9 : dimanche 19 canaux à vélo, marché de camden lock

RETOUR (393,9km dont 158,7 en angleterre et 235,2 en france)

JOUR 10 : lundi 20 (64,1km) london thames → earlsfield (11,1km) earlsfield → wallington (12,6km) wallington → redhill (20,6km) : wimbledon, morden hall park redhill → crawley (19,8km) : gatwick airport à crawley

JOUR 11 : mardi 21 (67,7km) crawley → east-grinstead (11,8km) east-grinstead → groombridge (16,6km) : forest row groombridge → heathfield (22,9km) heathfield → polegate (16,4km) : moulin à vent de wooton manor à polegate

JOUR 12 : mercredi 22 (64,4km) polegate → newhaven (26,9km) 10h : départ de newhaven → 15h : arrivée à dieppe (4h de ferry) dieppe → arques-la-bataille (8,7km) : quartier des pêcheurs, plage arques-la-bataille → st-vaast d'equiqueville (12,6km) : ruines de la forteresse féodale d'arques st-vaast d'equiqueville → neufchâtel-en-bray (16,2km)

JOUR 13 : jeudi 23 (56,5km) neufchâtel-en-bray → forges-les-eaux (18,6km) : sources thermales de forges-les-eaux forges-les-eaux → gournay-en-bray (26,6km) : parc de l'epinay/lac de l'andelle gournay-en-bray → st-germer-de-fly (11,3km)

JOUR 14 : vendredi 24 (55,4km) st-germer-de-fly → gisors (28km) gisors → bray-et-lu (20,9km) : château de gisors bray-et-lu → villarceaux (5,5km)

JOUR 15 : samedi 25 (55,7km) villarceaux → vigny (18,4km) : parc du vexin vigny → conflans (20,5km) : pavillon d'amour au bord de l'oise, base de loisir de cergy-pontoise conflans → le pecq (16,8km) : forêt de st-germain-en-laye, conflans st-honorine

JOUR 16 : dimanche 26 (31,1km) le pecq → nanterre (13,8km) : parc des impressionistes nanterre → st-denis (11,3km) : parc pierre lagravère le long de la seine st-denis → la villette (6km) : millénaire, stade de france

Je vais commencer à réserver les hôtels mais je pense les appeller tous car je m'inquiète de savoir où je vais pouvoir laisser mon riverside 7 la nuit. Il m'a couté un peu cher donc j'ai un peu peur de me le faire voler ou vandaliser. J'ai donc de bons antivols mais le top serait qu'il dorme à l'intérieur à l'abris des intempéries. Sinon j'ai vu qu'il y avait des parkings à vélo sécurisés à londres. Mais pour le reste... Comment faites-vous vous ?

Sinon j'aimerais bien éviter de devoir prendre le train, ça doit être un peu galère avec les vélos... Depuis Brighton, au lieu de rejoindre polegate en train afin de reprendre l'avenue verte, j'ai vu qu'il suffisait d'aller vers le nord en empruntant la piste cyclable route nationale 20 jusqu'à crawley où elle rejoint la 21.
http://www.sustrans.org.uk/map?searchKey=london&searchType=search&Search=Find Ca m'éviterait de faire ce détour bizarre, mais du coup y'a toute une portion qui n'est pas l'avenue verte, or j'ai un peu peur de me perdre... Que me conseillez-vous ?
Deux semaines sur la France en septembre English translation pending
by Kikine57 · 2012-02-10 · 22 replies
Bonjour! à tous(tes)

Je suis à planifier un voyage en France de 2 semaines en septembre. Ma première idée était 1 semaine à Paris et 1 semaine en Val de Loire pour les châteaux.

Maintenant, en naviguant sur Internet, nous serions intéressés par le Mont St-Michel et les alentours. Pensez-vous que 4 jours pour les châteaux seraient suffisants, même si nous n'aimons pas trop être à la course? 4 ou 5 châteaux parmi les plus visités feraient notre bonheur.

En cette période de l'année, début septembre, pensez-vous qu'il faille réserver à l'avance pour les auberges ou gites en Bretagne et Loire? A Paris, nous réserverons d'avance.

Merci pour les avis et suggestions... j'aurai sûrement d'autres questions.
Voyage de quatre-cinq jours à vélo en Normandie English translation pending
by Bibichoc · 2011-08-01 · 16 replies
Bonjour,

Des potes et moi faisons de temps en temps des ballades à vélo allant de 60 à 100km sur une après midi de temps. Mais ici pour les vacances on aimerait passer une étape: Voyager avec en vélos et faire du camping. On habite tous Mons donc on partirait de ce point là ou bien de la frontière Française. On voudrait voyager du coté de la Normandie mais on ne connait pas le coin. Et je suis tombé sur ce forum. Donc si vous avez des randonnée à me proposer en Normandie on est preneur, que ce soit 50 100 ou 200km, je ferais un petit mixte. Ca peut aller jusque 800km maximum, on va déjà commencer avec ça. On logerait dans des petits campings. On peut prendre un peu de train si il faut. Eviter un peu les chemin de halage car bon, 10km ça va mais faire 100km en longeant un canal, c'est peut-être tranquille mais c'est chiant.. Si vous avez des conseilles à nous donner pour les trajets, quoi prendre, comment manger etc .. Ca m’intéresse. On pourrait faire ça en début septembre.

Je vous remercie pour vos conseils.
Bruxelles - Etretat: visites sur le trajet? English translation pending
by Jby43 · 2011-05-31 · 3 replies
Bonjour,

mon mari et moi allons à Etretat ce week-end et je voulais savoir ce qu'il y a d'intéressant à voir sur la route, car nous y allons en voiture!

Où est-ce que vous nous conseillez de nous arrêtez pour manger et peut être visiter? Et qu'y a-t-il d'intéressant dans les alentour d'Etretat?

Bien à vous

Jamila
Quel ferry prendre pour l'Angleterre depuis la France? English translation pending
by Defaced · 2011-04-14 · 4 replies
Bonjour à tous ! Je souhaiterai aller en Angleterre vers Mai. Mais le problème est que je n'ai aucune idée par où traverser la manche. Je souhaiterai le moyen le moins couteux quand je prend les billets sur place, car je ne souhaite pas réserver à l'avance. Je suis allé visiter pas mal de site de ferry, mais pourriez vous me conseillez quel est le meilleur niveau prix pour aller en Angleterre svp ? Merci pour votre aide et vos réponses ! @ +
Voyage de trois semaines au Cambodge et au sud du Vietnam English translation pending
by Anneken · 2011-04-05 · 12 replies
Je prévois un voyage de 3 semaines cambodge et vietnam sud pour mi-novembre-début décembre 2011. Nous passerons la première semaine à P.Penh puis Siem Reap et rejoindrons le Vietnam pour visiter le delta du Mékong et prévoyons de passer ensuite quelques jours à Phu quoc.

Je pensais rejoindre le vietnam par bateau plutôt que par avion. Le Bassac le propose.Est-ce un bon plan ? Le prix est-il justifié ? Savez-vous si cela est possible au départ de S.Reap ou seulement de Phnom Penh ? Y a t'il d'autres alternatives (offrant tout de même un minimum de confort !)

Pour visiter le delta, si l'on préfère ne pas changer d'hôtel souvent , quel est l'endroit où se poser quelques jours ?

D'autre part quels sont les moyens pour se rendre à P.Quoc? Et avez-vous des adresses à conseiller (bon confort, bord de plage à budget raisonnable) ? Merci d'avance
Vallée de la Loire, Bretagne et Normandie: itinéraire et endroits incontournables? English translation pending
by Cricket835 · 2011-03-29 · 6 replies
Bonjour, Je ferai un voyage dans ces 3 régions de la France à la fin août-début septembre prochain, donc pour une période de 17 nuits. Je suis allé sur différents sites touristiques, mais j'ai de la difficulté à faire mon itinéraire, tout me semble intéressant.

Quelqu'un pourait me suggérer un itinéraire et les endroits incontournables à ne pas manquer? Nous aurons une voiture pour nous déplacer et ce sera notre 3ième voyage en France, mais le premier dans ces régions.Nous aimons faire des voyages avec activités diversifiées: châteaux, jardins, culture, monuments, etc.

Également, quelle est la température dans ces régions de France à ce moment de l'année.

Merci à l'avance de votre aide! 🙂
S'installer en Haute-Normandie et informations sur Fécamp English translation pending
by Marie79 · 2011-03-24 · 6 replies
Bonjour à tous, je suis actuellement en poste à Mayotte dans l'océan indien et je viens d'être muté dans l'académie de Rouen (je suis prof) qui comprend les départements de l'Eure et de Seine Maritime. Je ne connais absolument pas la région et je dois maintenant "faire des voeux" sur des groupe de communes, je suis donc à la recherche de toutes informations concernant la région: villes et villages où il fait bon vivre, moyens de transports, écoles maternelles (mon fils sera en PS), crèches, coins à éviter à tout prix...J'ai trouvé assez de renseignements sur la Seine Maritime et j'ai bien envie de m'installer à Fécamp (en fonction bien sur de ma nomination définitive), quels sont les quartiers sympas? Les bonnes écoles maternelles? Est-on proche de Rouen? ... Toutes informations sera la bienvenue. Cordialement Marie
Voyage d'un mois à vélo en Normandie: itinéraire? English translation pending
by Laura68 · 2010-10-29 · 6 replies
Bonjour, lors des prochaines vacances d'été, mon copain et moi avons le projet de partir 1mois à vélo. Nous avons choisis de partir du côté de la Normandie (la côte surtout) car nous ne connaissons pas trop cette région. Je voulais donc demander quelles sont les choses intéressantes à voir, les endroits à ne pas louper ... Ou encore si certains ont des idées de trajet. Merci d'avance
Traversée vers l'Angleterre au mois d'août 2011 English translation pending
by Anaf135 · 2010-10-28 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons faire un traversé en voiture vers l'Angleterre au mois d'Aout 2011 pour y passer nos vacances dans le sud, nous sommes 2 adultes nous habitons la région de Rennes ( ou prendre le bateau, les bons plan et si certain ou des adresse de logement). Merçi de votre aide.
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten) English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 2 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN

Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord



07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.

09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !

09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.

Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures

09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.

Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.

Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.

Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.

10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.

11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.

Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.

Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.

Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.

Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.

Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.

12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…

Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.

12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !

Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.

Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficult��s qui en découlent pour vivre.

Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.

Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.

Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.

16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…

Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.

17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.

20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.

20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !

22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.

Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.

23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !

Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.

C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.

Minuit à l'extrême nord de la Norvège

Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø



Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.

06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.

Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.

08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.

Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !

Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.

11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.

Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.

En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.

Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.

12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.

15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.

18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.

19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.

Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.

20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.

Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !

23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.

Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.

23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.

00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !

Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.

Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique

Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)



En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.

04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.

Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.

D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.

07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.

08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.

Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.

10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.

Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.

Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.

11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !

A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.

15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?

Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.

Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.

A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !

16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.

A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.

17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?

Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !

Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.

Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.

19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !

20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !

21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.

22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.

23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !

Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !

Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik



La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.

Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.

Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.

Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.

Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.

09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.

10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.

11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.

12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.

C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…

Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.

Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.

Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).

Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.

17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.

Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.

Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.

Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !

C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !

20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.

La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.

Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.

Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.



Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde



06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.

06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.

06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !

Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.

08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !

08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.

Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !

10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.

A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.

Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.

17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.

20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.

Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.

21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !

Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !

23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !

Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys

Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen



L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.

C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…

07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.

Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.

Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.

A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.

Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !

C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.

11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !

Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.

A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.

14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.

Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.

Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.

Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.

Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !

16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !

Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.

Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…

Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…

Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.

De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".

La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.

20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.

Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…

Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !

Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.

Le petit matin à Florø

A suivre…

1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie

Piste cyclable Paris-Londres English translation pending
by Pierre46 · 2010-05-24 · 13 replies
J'ai vu que "L'Avenue Verte" Paris Londres devait être inaugurée le vendredi 2 octobre 2009 à l'hôtel du Département de Rouen. Envisageant une ballade à vélo de Strasbourg à Londres, j'aimerais savoir si l'un d'entre vous a déjà utilisé cette piste cyclable. Est-elle entièrement terminée? Y-a-t-il des possibilités de campings tout le long? Je n'arrive pas à trouver un plan de cette Avenue Verte? Merci pour toutes vos contributions et bonne route à tous Pierre
Croisières sur la Seine de Paris à Honfleur: les repas? English translation pending
by GhislaineF · 2010-05-20 · 10 replies
Quelqu'un a-t-il déjà fait une croisière sur la Seine de Paris à Honfleur? Je voudrais avoir commentaires et appréciations surtout des repas.

Merci à l'avance
Bali: choisir Sanur ou Nusa Dua pour la période de fin août-début septembre? English translation pending
by Jordal07 · 2010-05-11 · 13 replies
Bonjour tout le monde,

mon amie et moi préparons nos vacances pour Bali pour la periode fin aout, début septembre .

Ce que nous recherchons, une jolie plage pour se baigner et quelques restaurants pour le soir.

Pour le moment, nous hésitons encore entre 2 options !

Soit partir vers Sanur (hôtel Bali Hyatt) : on nous dit qu il y avait quelques animations dans le centre de Sanur mais que les plages etaient pas terribles!

Soit partir vers Nusa Dua (hôtel Ayodya) : après diverses lectures, les plages ont l'air bien... Et dans ce cas la, nous pourrions toujours aller vers Kuta le soir en taxi!

J aurais voulu savoir ce que vous pouviez me conseiller! Nous recherchons un endroit plutôt tranquille la journée, avec de belles plages proposant des sports nautiques et de quoi se divertir le soir... Les trajets en taxi entre Nusa Dua et Kuta sont ils envisageables? Nusa Dua propose quand même quelque chose le soir? Bien sur si vous avez d'autres région a me proposer a Bali répondant a mes attentes, n hésitez pas ! Merci d'avance pour vos réponses !!
Tour de France à pied English translation pending
by Crock713 · 2010-03-18 · 6 replies
Nous allons entreprendre un tour de France au plus proche des côtes et des frontières. Nous ferons ce circuit avec un maximum d’autonomie, bivouac, camping...Quelques nuits en gîte. Nous partons de Megève le 5 avril 2010, nous allons descendre vers le sud par Annecy, Chambéry, Grenoble, Gap, Dignes, Grasse et Cannes, nous contournons les cols des Alpes (GR 5) encore impraticables par l’enneigement, ensuite nous suivons au plus près la côte jusqu'aux Pyrénées, que nous traversons en partie par le GR 10 ensuite la côte Atlantide et La Manche, puis les Ardennes, l’Alsace, le Jura et retour Megève courant Juin 2011. Nous pensons être sur les côtes bretonnes et normandes, pour les saisons d’automne et d’hiver 2010-2011, cette partie du parcours sera assez difficile en autonomie, pour ce faire nous recherchons des possibilités d’accueils gratuits (ferme, association de rando etc.) cela serait sympa de nous les faire partager, si vous en connaissez. Merci de vos suggestions et conseils, sur la messagerie ci-dessous. Notre Mail : (tdf_marie_et_claude@yahoo.fr) Marie et Claude
Se rendre de Paris au mont Saint-Michel et ensuite à Londres le moins cher possible? English translation pending
by Valérie012 · 2010-01-19 · 8 replies
Bonjour, une amie et moi partons pour 3 semaines cet été. Nous voulons passer 5 jours + ou - à Paris et France, puis passer en Angleterre. Je voulais donc savoir ce que vous pensiez de notre début d'itinéraire ainsi que les choses que nous avons oublié qui doivent être vue avant de quitter.

Aussi je voulais savoir pour passer de Paris au mont st-michel et ensuite possiblement se rendre à Londre... comment faire le moins cher possible?

voici donc ce que nous avons planifié (si avez trouvé que cela ne valait pas le coût, SVP m'en faire part):

Paris: - tour effeil, moulin rouge, louvre, versaille, bateau mouche et si possible mont st-michel

angleterre: londre: parlement, grand roue, tower,

liverpool: partie de football

mon amie aimerait aller à Surrey... ca vaut le cout?

de là je pensais aussi me rendre à la frontière avec l'écosse... la ville exacte où nous pouvons bien apprécier? et frontière avec irelande ca vaut la peine?

Je suis encore au début des planifications donc rien de sur, mais je voulais avoir l'avis de gens qui étaient déjà allé avant de continuer.

Merci!
Prix des ferries pour l'Angleterre, bus Portsmouth-Londres? English translation pending
by Mohamma2 · 2009-12-07 · 11 replies
Bonjour, Je dois prendre un avion depuis Londres le 1 Août 2010... Comme je pars de Caen je voudrais éviter de passer par Paris et de prendre le train ou l'avion... Mais je suis affolé par le prix des ferries pour PORTSMOUTH... 160 E à deux aller simple pour un trajet de nuit! 1) Savez-vous si ces prix augmentent plus on attend? (Ou si on peut attendre le dernier moment pour acheter) 2) S'il y a des promos régulières pour cette période? 3) Le prix et la fréquence des bus PORTSMOUTH - LONDON... Merci!!
Paris-Londres à vélo: ça sera possible en 2012 English translation pending
by Jeevann · 2009-10-10 · 3 replies
cette article a été lu sur yahoo.com PARIS-LONDRES… À VÉLO !Aujourd'hui, réfléchir à l'automobile c'est en partie réfléchir aux différents moyens de se passer de l'automobile. Paradoxe productif puisque les bonnes idées se développent. Qui aurait cru par exemple, il n'y a même pas dix ans, que tout serait fait pour que les gens puissent relier Paris à Londres à vélo ?

Oui, relier Paris à Londres à vélo sera bientôt possible ! Le tout grâce à « L'Avenue verte Paris-Londres » (ou « Green Way » en anglais), projet qui comprend notamment 350 km de pistes cyclables reliant les deux capitales.

Ces initiatives visent à promouvoir le tourisme vert par des modes de déplacements doux, une façon « propre » d'explorer les collines du pays de Bray et le littoral de la côte d'Albâtre en Seine-Maritime, de dévoiler des villages plein de charme, admirer des bâtiments ou des monuments historiques tels que les châteaux de conte de fée de Bodiam dans les comtés du Sussex ou encore pédaler le long des falaises des Northdowns dans le Kent… Autant de boucles de découvertes balisées permettant de découvrir l'arrière-pays des régions traversées. Du nord de la France au sud de l'Angleterre, cette avenue verte Paris-Londres est une véritable solution de rechange pour l'automobile. Elle met en valeur la promotion d'un style de vie, la recherche d'une tranquillité rurale et la possibilité d'échanges culturels entre les deux pays.

Cette piste cyclable géante reliera donc les deux capitales selon un l'itinéraire déjà prévu :

• En Angleterre, elle part de Londres, traverse les comtés de l'East Sussex et du Kent avec les villes de Redhill, Crawley, Heathfield et Newhaven soit un tracé de 150 km. • Ensuite la traversée de la Manche se fait en ferry entre Dieppe et Newhaven grâce aux Transmanche Ferries. • En France, elle repart de Dieppe. L'Avenue verte continue en traversant Neufchâtel-en-Bray, Forges-les-Eaux et Gournay-en-Bray. Ensuite elle se sépare en deux branches : la première passe à Gisors et à Gasny et Cergy-Pontoise pendant que la seconde traverse Beauvais. Les deux parcours rejoignent Paris par un tracé de 217 km. Les cyclistes, les rollers, les piétons, les personnes à mobilité réduite, et à certains endroits les cavaliers, tous peuvent emprunter cet itinéraire dont une grande partie est en site propre.

La Green Way sera achevée et ouverte en totalité début 2012, histoire de se rendre aux Jeux olympiques de Londres… à vélo.

F.G.
Paris - Le Tréport - Le Havre en cyclo-camping English translation pending
by Supertramber · 2009-06-28 · 10 replies
Bonjour,

Voulant profiter d'un gros week-end de 5 jours au 14 Juillet, et pour m'entraîner avant un plus long voyage estival, j'envisage de rallier le Tréport depuis Paris en deux jours (2 fois 90 ou 100 km) à travers le Vexin et la Picardie par les petites routes et prendre un peu plus mon temps sur la côte d'Albâtre pour visiter et voir les belles falaises du coin (pas de trop près quand même) du Tréport au Havre en deux autres jours (2 fois 70 à 80 km), par la véloroute du littoral, avec quelques détours pour voir certains coins. Je ferai le retour en train.

Je voudrais le faire en cyclo-camping. Mon précédent et premier voyage à vélo, je n'avais pas de tente, ni de matelas, ni de quoi me faire à manger, juste le minimum de nourriture froide, et petit resto le soir, donc moins à porter. Ces distances vous semblent-elles raisonnables vu le chargement?

Trouve-t-on facilement des campings? Le bivouac est-il possible dans ces coins?

Merci de vos réponses!
Voyage en Normandie: intérêt de Caen, autre ville à visiter? English translation pending
by Sikki · 2009-06-23 · 35 replies
Bonjour, je m'appelle Simona et je suis italienne. Je irai en Normandie cet été. J'ai mon hotel à Rouen, mais je voudrais visiter une autre ville. J'ai pensé d'aller à Caen, mais on m'a dit qu'elle n'est pas trop belle (mais je ne le crois point!). Est-ce que vous me pouvez dire si Caen est intéressante ou pas? Ou vous connaissez une autre ville intéressante (pas trop loin de Rouen) où je pourrais aller? Merci beaucoup!
Taux de change pesos (CUC) - dollar canadien pour Cuba? (16 juin 2009) English translation pending
by Daniboy · 2009-06-16 · 57 replies
Je suis un peu perdus, quels sons les 2 devises de pesos et quelle est la diférence entre les 2 😐, combien de pesos pour 1$ canadien et combien coute un bon souper en pesos par-exemple ?

merci de vos réponses 🙂
Visiter une autre ville que Paris English translation pending
by Pommette36 · 2009-06-01 · 15 replies
Bonjour,

J'ai déjà demandé plusieurs informations sur notre voyage à Paris. Je me pose une autre question... Nous aimerions peut-être visiter une autre ville que Paris.... J'ai déjà entendu que Paris n'était pas représentatif de la France. J'aimerais visiter une petite ville, aller déjeuner ou dîner et revenir le soir même. Est-il possible de le faire autour de Paris, sans que ça nous coûte trop cher.... Nous aurions aimé prendre le TGV et aller à Nantes ou Lyon, mais le temps nous manque et ça déborde de notre budget initial.

Comme j'ai dit, ce n'est qu'une idée en l'air. Nous avons beaucoup à visiter dans Paris mais tant qu'à y aller.... autant en profiter...

Merci
Vos commentaires sur un itinéraire de trois semaines en France? English translation pending
by Mipi · 2009-05-15 · 13 replies
Bonjour à tous,

Mon épouse et moi avons été en France l’année passé et avons passé deux semaines de rêve à Paris avec une petite journée à Versailles, mais c’est tout (c’est déjà pas mal!). C’était la seconde fois à Paris pour moi et je suis complètement en amour avec cette ville, comme des millions d’autres personnes de toute évidence. Mais ceci étant dit nous connaissons peu de choses du reste de la France et pour notre prochain voyage nous aimerions remédiez à cet état de choses.

Nous planifions un voyage de trois semaines fin août. Nous aimerions arriver à Bruxelles et louer une voiture (mon épouse a toujours rêvée de voir Bruges) et ensuite d’aller vers le sud et partir à la découverte de la mère patrie. Notre itinéraire ressemblerait à ce qui suit et nous aimerions profiter de votre expérience pour connaitre votre opinion; Est-ce que nous voyons trop grand? Selon vous est-ce un itinéraire réaliste pour un voyage de trois semaines?

Jour 1; Bruxelles Jour 2; Bruxelles – Bruges (avec peut-être un petit détour à Gand) Jour 3 ; Bruges – Giverny et Honfleur Jour 4 ; Arromanches, Pointe du Hoc, Caen, Bayeux Jour 5; La journé au Mont Saint-Michel ensuite vers Amboise (Deux nuits) Jour 6 ; Chambord, Chenonceau, Cheverny, si le temps le permet Jour 7 ; Amboise – Sarlat (deux nuits à Sarlat) Jour 8 ; Sarlat – la grotte de Fond de Gaume Jour 9 ; Albi et Carcassonne Jour 10; Vers Arles (détour au Pont du Gard) – Deux nuits à Arles Jour 11; Arles, Les Baux, Jour 12; Avignon, Villefranche-sur-mer (deux nuits) Jour 13; Nice Monaco Jour 14; Vers Chamonix (deux nuits) Jour 15; Les Alpes Jour 16; Beaulne Jour 17; Colmar (deux nuits) Jour 18; Autour de Colmar (vignobles?) Jour 19; Reims Jour 20; Namur – Bruxelles. Jour 21; Retour dans un état semi-comateux 🙂

Merci à l'avance à tous ceux qui voudrons bien nous faire partager leur connaissances.
Traversée France-Irlande et formalités? English translation pending
by Redcloud16 · 2009-03-11 · 4 replies
Salut.

Je vais faire un voyage à pieds et songe éventuellement à passer de la France à l'Irlande. Comme je ne suis pas Jésus, il me faudrait prendre un bateau. Est-ce que quelqu'un peut me renseigner sur les possibilités ? Est-ce qu'on peut éviter le ferry à 150 euros ? Y-a-t-il des formalités administratives ?

Merci !🙂

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