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Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
by Mamieecaval · 2013-12-28 · 69 replies
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue:
http://mamieencavale.wordpress.com



Contrôles dans les trains en Espagne English translation pending
by Lulupo · 2013-12-06 · 3 replies
Bonjour,

La dernière fois que je suis allé en Espagne et que j'y ai pris le train (2ans), il y avait des contrôles sur les quais avant de pouvoir monter.

N'étant pas pratique généralisée, je me demande s'il y a des contrôles à l'intérieur du train quand ces messieurs-dames agents des transports ne se postent pas sur les quais.

Quelqu'un peut-il m'éclairer sur ce point ? 😇

Merci d'avance. 😉

Amitiés.

Lulu.
Hôtel sécuritaire pas trop cher à Casablanca English translation pending
by Aymeline6 · 2013-11-09 · 6 replies
Bonsoir,

J'ai failli réserver une chambre sur casa, mais par acquis de conscience, j'ai voulu lire des avis. Là je déchante ! il semblerait que beaucoup d'hotels à petit prix deviennent des b....els la nuit tombée. + le reste des commentaires qui ne sont pas forcement encourageants. Je sais qu'il ne s'agit que d'avis d'internautes tous insatisfaits. Pourriez vous me conseiller, tous les hotels de cette ville n'étant pas référencés sur internet.

d'avance merci

cdt
Avis sur mon circuit en Afrique du Sud English translation pending
by Eddyetruth · 2013-09-09 · 8 replies
Bonjour, voici mon circuit, on a un vol aller pour Joburg et retour du Cap, nous avons louer un van qui n'est pas 4X4, nous souhaitons dormir dans notre van au sein de campings Que pensez vous de mon itinéraire? Les longues distances en voiture ne nous dérangent pas Avez vous des campings à nous conseiller? Joburg à Mapungubwe NP / nuit à Mapungubwe NP Mazhou Journée au Mapungubwe NP / nuit au Mapungubwe NP Mazhou Visite région Venda et départ pour le Kruger, entrée par Punda Maria gate / Nuit Punda maria rest camp Visite Kruger / nuit Mopani Tseudge Visite Kruger / nuit Olifants Balule Visite Kruger / nuit à Satara rest camp Visite Kruger / nuit à Skukuza Visite Kruger / Nuit à Crocodile bridge Départ pour Hluluwe imfolozi par le Sawaziland, entrée par Memorial gate / nuit à Hluluwe hilltop Visite Hluluwe imfolozi / nuit à Imfolozi Départ pour cape Vidal / Nuit à Cape vidal Visite matinée Isimangaliso et départ pour Royal natal np / nuit à Mohai campsite Visite royal natal np / nuit à Mohai campsite direction Lesotho / nuit à Butha buthe Direction Mokhotlong / nuit à Mokhotlong Mokhotlong à Katse puis Mohale Dam / Nuit à Mohale Dam Direction Malealea / nuit à Malealea Balade à cheval / nuit à Malealea Direction Addo elephant park par telebridge / Nuit Addo rest camp Visite Addo elephant park / nuit à Addo rest camp Direction de Hoop reserve / nuit à Caravan site opsal Visite matinée à De hoop puis direction hermanus / Nuit à Hermanus Départ pour le Cap et visite du Cap / nuit au Cap
Retour du Wakhan afghan English translation pending
by MattBronsky · 2013-08-28 · 10 replies
Salut les voyageurs,

Je reviens d’un voyage dans le Wakhan afghan avec 2 amis. Quelques infos pratiques pour les quelques téméraires qui voudraient tenter l’aventure.

SECURITE

Côté afghan Il est très clairement déconseillé de tenter de rallier Ishkashim par la route venant de Kaboul ou Fayzabad. La sécurité s’est nettement détériorée en 2013 dans les districts voisins de Warduj et Baharak, province de Badakhshan, suite à des offensives talibanes. Cela implique de passer par le Tadjikistan, en traversant la frontière à Ishkashim.

Côté tadjik RAS, pas de résurgence du conflit de 2012

FORMALITES ADMINISTRATIVES

Visa afghan On peut l’obtenir à Paris, Dushanbe ou Khorog (apparemment en 1 journée)

Visa tadjik double-entrée On le récupère à l’aéroport de Dushanbe dans le bureau consulaire, moyennant 33 $. Il convient d’avoir une Letter Of Invitation préalablement envoyée par un tour operator tadjik ou autre. Normalement, besoin de photos d’identité. Ce ne sont pas des flèches – compter jusqu’à 2 heures – et surtout nous nous sommes aperçus à la frontière afghane qu’ils nous avaient donné des visas à une seule entrée. C’était écrit en cyrillique et difficilement lisible. Mushkil … d’autant qu’ils n’étaient pas du genre coulant à la frontière. Petit caporal tadjik en casquette absolument infect. Après d’épuisantes palabres, nous n’avons eu d’autres choix que de payer 200 $ de pots-de-vin, 100 pour les douaniers tadjiks et 100 pour les douaniers afghans, de mèche. Malgré la réprobation morale, difficile de reculer si près du but. Cette pratique semble assez courante, nous avons croisé dans le Wakhan d’autres trekkeurs victimes de pareille mésaventure. Nous passons donc la frontière sans tamponner le visa tadjik les douaniers s’engagent à nous laisser repasser, à condition que nous n’ébruitions pas ces pratiques une fois revenus à Dushanbe. Et au retour, pas de problème avec les Afghans (« au moins, les Afghans sont honnêtes dans les pots-de-vin », comme on nous avait dit) mais ces diables de douaniers Tadjiks nous ont cherché des noises et ont cherché à nous soutirer 100 $ supplémentaires. Un peu sportif le passage de la frontière, donc. Vérifiez bien votre visa avant de vous y présenter ! Et attention, la frontière est fermée le vendredi, le dimanche et les jours fériés, sans parler de la pause du midi chaque jour !

Permis GBAO Absolument nécessaire. On nous l’a demandé plusieurs fois sur la route Dushanbe – Khorog. Ne pas compter le faire à Khorog. Le mieux est de le demander en même temps que le visa à l’ambassade tadjik de Bruxelles. Sinon, on ne peut pas le récupérer à l’aéroport de Dushanbe, il faut le faire au bureau de l’OVIR, rue Mirzo Tursunzoda. En soi ce n’est pas très difficile : il faut régler le montant (20 somoni, environ 3 euros, seulement) dans une banque proche, l’Amonat bank, rue Bukhoro (5 min à pied). Sauf que là, les formulaires, étiquetés URSS, sont en Russe et à remplir en Russe … C’est le seul obstacle, car ensuite on dépose le formulaire et une copie de passeport à l’OVIR et on récupère le permis en fin d’après-midi. Ça coûte beaucoup moins cher de le faire soi-même car les agences demandent au bas mot 25$ par permis et ça prend plus de temps. D’une manière générale, il y a peu d’anglophones au Tadjikistan. Il est assez difficile de s’en sortir sans rudiments en Russe ou en Tadjik (Persan).

Enregistrement en Afghanistan A Ishkashim, il faut s’enregistrer à 3 endroits : district governor office, représentant du ministère du tourisme et police. Il faut beaucoup de photos d’identité (possibilité de les faire sur place). Il est préférable de se faire introduire par un Afghan. C’est ce que nous avons fait avec Adab Shah, qui organisait notre trek. Les autorités remettent une foreign registration card. A Khandud, chef-lieu du district de Wakhan, visite de courtoisie aux autorités.

TRANSPORTS

Dans Dushanbe Les taxis, c’est un peu l’arnaque : ils sont désagréables, ne connaissent jamais l’adresse et demandent le prix double aux étrangers (ils commencent la négociation à 25 ou 30 somoni, alors qu’une course revient à 10 somoni normalement). Les taxis numérotés sont beaucoup plus efficaces et économiques.

Dushanbe – Khorog (route) Nous avons pris la route à l’aller. Il y a 2 options. La route par la montagne (col de Sagirdasht) est un peu plus courte mais moins sure en cas d’intempéries. Il faut alors prendre la route du Sud, par Kouliab. C’est ce que nous avons fait car il avait plu la veille. Là encore, inutile d’aller engraisser une agence de voyages, il suffit de se pointer au petit matin (pas avant 7 h) à la gare routière Badakhshanskaya Avtostansiya, située entre la gare ferroviaire et l’aéroport. Il y a des dizaines de 4 x 4 (genre Surf, Land Cruiser ou Prado) qui prennent la route pour Khorog. Attention, ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Compter 350 somoni par personne (prix relativement fixe). Nous avons fait le voyage en 14 heures. Très beaux paysages, mais malheureusement, on s’arrête rarement.

Dushanbe – Khorog (avion) Le fameux vol de Tajik Airlines fonctionne par temps dégagé. Nous l’avons pris au retour. Il y avait alors 2 vols par jour. Le vol n’est pas si effrayant que ce qui est parfois annoncé, les paysages sont très beaux. Billet aux alentours de 400 somoni, à prendre la veille ou le matin même dans un petit bureau situé dans le bâtiment en face de l’aéroport. On paye un supplément poids au-dessus de 10 kgs (environs 30 somoni pour 5 kgs supplémentaires). Environ 1 heure de vol.

Khorog – Ishkashim Entre 2 et 3 heures en Jeep, environs 100 somoni par personne.

Ishkashim (Afghanistan) – Wakhan Les transports sont rares. Aussi faut-il prévoir à l’avance (notamment pour le retour du trek) et compter des prix élevés (il faut payer le retour de la voiture). Nous avons fait Ishkashim – Goz Khun à l’aller (350 $ la voiture, 8 h) et Sarhad-e Broghil - Ishkashim (450 $, 14 h). J’insiste : il n’y avait pas une voiture dans le patelin de Sarhad au retour du trek, si ce n’est celle que nous avions bookée avant le trek.

TREK

Itinéraire Nous avons fait une boucle de 12 jours à travers le Big Pamir en partant de Goz Khun et en revenant à Sarhad-e Broghil, dans des zones Wakhis (W) et Kirghizes (K). Goz Khun (W) > vallée du Pamir (W) > Irghanak (K) > Bishkanek (K) > Showr (K) > Zorkol Lake (K) > Showr Kotal (K) > Karabel Kotal (W) > Shpotgiz (W) > Ghorumdee Kotal (W) > Langar (W) > Baharak (W) > Sarhad (W). Ca fait environ 220 km. Nous avons franchi 3 cols à plus de 4800 m (Showr, Karabel, Ghorumdee). Difficile d’enchaîner 2 cols dans la même journée.

Les + Découverte des premiers campements kirghizes à Irghanak bozkashi à Irghanak Showr pass réveil sous la neige en dessous de Ghorumdee pass arrivée à Sarhad et dans le corridor du Wakhan. Tous ces endroits étaient vraiment extraordinaires. Les parties hautes des 2 grandes vallées (Pamir et Wakhan) sont très belles aussi. Le col de Karabel n’est pas fabuleux (caillasse).

Conditions météo Temps ensoleillé et moyennement chaud en journée températures négatives de nuit risque de neige, même en plein été (au-dessus de 4500 m).

LOGISTIQUE TREK

Organisation, guide Nous avons soumis notre itinéraire à Adab Shah, qui tient une petite agence à Ishkashim, « Adventure Wakhan » (il a un site Internet). C’est un jeune, plein d’énergie, mais malheureusement son business est très amateur. Points forts : facilitateur pour les démarches administratives bonne vision du parcours fournit tentes et matelas de bonne qualité. Points faibles : guide fourni incompétent équipement incomplet (ex : pas de bidon d’eau, pas de bâche) pas de contacts fiables dans les communautés rencontrées au long du trek. Le guide, payé 35 $ par jour, ne connaissait pas la zone, n’avait aucune vision des distances, n’avait aucun poids pour négocier les animaux de portage, avec les Kirghizes notamment, et ne respectait pas certaines règles de sécurité élémentaires. Il est bon de ne pas se balader seul en Afghanistan, surtout pour ceux qui ne parlent pas Dari, mais pour ceux qui voudraient partir avec Adab Shah, veillez vraiment à avoir un guide expérimenté et à ce que tous le matériel nécessaire soit fourni. Au final, le trek est revenu à 1000 $ par personne, en incluant les guest-houses à partir d’Ishkashim et le trajet en 4x4.

Animaux Nous avons pris des animaux pour porter notre barda. Nous avons eu besoin de 3 yacks ou chevaux (en incluant un « safety » pour porter quelqu’un au cas où). Normalement un yack / un cheval reviennent à 800 Afghanis (moins de 20 $) par jour un âne revient à 400 Afghanis (mais porte 2 fois moins). Ces prix sont affichés à la frontière et validés par la Wakhan Association de tourisme. En fait les prix correspondent à une étape entre 2 campements Wakhis ou Kirghizes. Il arrive de faire 2 étapes en 1 jour. Notre plan était de prendre des animaux avec leurs propriétaires (inclus dans les prix) en changeant d’équipage tous les 3-4 jours. Il n’y a pas eu de problème particulier avec les Wakhis. Par contre, énormes difficultés avec les Kirghizes. Nous avons dû changer d’animaux tous les jours et surtout les Kirghizes étaient très durs à la négociation. Notre guide étant incompétent, nous avons dû négocier des heures chaque jour (je parle Dari) mais cela a été usant. A la fin, ça nous a fait perdre au moins 1 journée de trek. Les Kirghizes ne respectaient pas du tout les prix mentionnés plus haut, nous menaient en bateau, n’acceptaient pas de nous conduire aux destinations que nous souhaitions, ne fournissaient pas assez d’animaux ou de personnes pour s’en occuper. Alors que nous n’étions pas d’accord sur le prix à payer, un Kirghize qui nous a fait passer Showr pass nous a même menacés avec une pelle au réveil dans la yourte. Nous avons croisé un groupe de trekkeurs que 2 Kirghizes avaient abandonnés en partant avec leurs animaux en pleine montagne, de nuit. Dans l’ensemble, nos relations avec les Kirghizes ont été exécrables. Je ne suis pas sûr qu’ils soient enchantés de voir des touristes étrangers. Franchement, je conseille aux trekkeurs de ne pas s’attarder dans les zones kirghizes (aux altitudes les plus élevées) et surtout de ne pas se reposer sur les Kirghizes pour les animaux. L’idéal serait de garder la même équipe de Wakhis avec leurs animaux pendant toutes la durée du trek.

Guest-houses, yourtes A Ishkashim et dans la vallée principale, il y a un réseau de guest-houses très agréables, soutenu par les projets d’écotourisme de l’Aga Khan Foundation. Prix entre 15 et 25 $ / personne / nuit, incluant les repas. Electricité disponible en intermittence. Nous avons gouté à la nuit dans la yourte kirghize. Fantastique … sauf que là aussi, il faut compter sur des prix exorbitants et de faibles marges pour marchander. Pour la 1ère nuit, ils nous demandaient 100 $ pour 3 personnes, en incluant les repas. Là encore, un guide qui connait les Kirghizes peut faire la différence. Nous avions fait le plein de nourriture à Ishkashim. Les prix ne sont pas exorbitants et on peut trouver pas mal de choses. Par contre, pas la moindre boutique dans le haut-Wakhan, y compris à Sarhad. Possibilité de s’approvisionner en pain et produits laitiers dans les campements wakhis et kirghizes (compter des prix du pain 10 fois plus élevés qu’à Kaboul chez les Kirghizes …).

Autres Il y a un Internet café à Ishkashim côté Afghan. Pas d’ATM par contre. Les dollars s’échangent facilement.
Kilimandjaro sans guide ni porteur English translation pending
by Willgui · 2013-08-08 · 9 replies
Bonjour,

j'ai vu que la dernière discussion à ce sujet remontait à mai 2012. Je me permets de relancer le sujet à nouveau car à chaque fois cela part sur des considérations autres que l'information principale.

J'ai bien lu les autres discussions et il n'est pas pertinent ici de parler de respect, de danger, ou d'illégalité sinon cela va repartir encore dans tous les sens. Tout le monde possède son point de vue, et chacun doit respecter le principe de l'autre.

Je demande en toute humilité de s'en tenir, s'il vous plaît, au sujet, sans faire de morale et sans vouloir porter atteinte à ceux qui désirent s'exprimer sur la réalisation d'un projet officiellement interdit, toutes les autres discussions ont terminées comme cela.

En prenant donc en compte de tous les paramètres, altitude et illégalité, qqun a-t'il déjà monté le Kili sans guides ? Des personnes ouvertes qui auraient fait l'ascension payante pourraient-elles donner des infos sur les contrôles, si ils existent et/ou d'autres conseils sur les campements pour ceux qui aimerait conserver la liberté de marcher librement au XXIème siècle ?

Merci d'avance, Avec respect et expérience, Willgui.
Liaison entre Naxos et Ios English translation pending
by Syderale · 2013-08-01 · 4 replies
Bonjour,

Je suis intéressée par une liaison entre Naxos et Ios le vendredi 13 septembre. GTP ne semble pas être à jour alors que je pensais que c'était LE site de référence 😕

Sur Euromer il y a une liaison confirmée avec Hellenic Seaways que j'ai vérifié directement sur le site de la compagnie maritime.

Sur GTP, ils indiquent une traversée possible avec Blue Star Ferries, mais non confirmé sur le site de BSF et un autre avec NEL, mais pas encore validé (par contre rien sur Hellenic) ?

Aucune urgence, j'ai le temps de changer mes plans, mais j'aimerais votre avis quant à la validité des infos sur les sites que j'ai consulté.

D'avance merci et bonnes vacances, Syd'
Voyage de noces en Tanzanie à sept semaines de grossesse English translation pending
by Yaya0586 · 2013-07-04 · 6 replies
Bonjour,

J'avoue être un peu perdue, nous avons prévu notre voyage de noces depuis des mois, 5 jours en safari en Tanzanie et 3 jours à Zanzibar et je viens d'apprendre que je suis enceinte d'un mois pour le moment... Je rêve de ce voyage mais ne voudrait faire courir aucun risque à mon futur bébé... Quelqu'un a t'il déjà été dans le même cas? Merci de vos précieux conseils et eventuellement histoires vécues!🙂
Obtenir un emploi et aller travailler à Dubaï English translation pending
by Luntchap · 2013-06-27 · 3 replies
je vis au Cameroun, je compte aller travailler a dubai, j'ai une double formation en communication des entreprises et marketing international comme expérience je suis un débutant confirmé avec plus 1ans 6mois d'expérience . J'ai un niveau intermédiaire en anglais et je souhaiterai décrocher un emploi et aller travailler à Dubai.

Comment faire pour trouver un emploi à dubai? comment trouver un garant, ? comment faire pour avoir un visa?

J'aimerai tellment avoir des reponses s'il vous plait.

vous pouvez me repondre via luntchapmikael@yahoo.fr

merci
Second visa et problèmes avec les impôts en Australie English translation pending
by Mich051 · 2013-05-04 · 1 reply
Bonjour a tous,

Je suis parti il y a 2 ans en Australie, j'ai travaillé et voyagé environ 5 mois et demi puis je suis revenu en France. Avant de partir d'Australie je suis allé a l'ATO pour remplir les papiers pour la tax back. A mon retour en France env 2 semaines après j'ai reçu un courrier d'Australie me réclamant des impôts. Je n'ai pas compris pourquoi mais n'ayant pas un niveau d'anglais suffisant pour chercher des renseignements, ni l'argent pour payer j'ai laissé couler.

Le problème est que je regrette maintenant ( j'étais bête a l’époque ..) car ayant changé je souhaiterai retourner en Australie pour continuer le voyage que je n'ai pas pu terminer 2 ans plus tôt.

Donc voici mes questions: puis je demander mon second visa (sachant que j'ai les 3 mois de picking) ? Qu'est ce que je risque? Je suis pour payer ce que je dois, c'est normal, mais je sais pas si il y aura des pénalités de retard, et a combien s’élève le total? Puis je être bloqué a l’aéroport de Sydney? vont ils me dire: tu paye ou tu retournes en France??

Si quelqu'un sait merci de me répondre. PS: JE N'AI PAS BESOIN QUE L'ON ME FASSE LA MORALE!!

Merci.
Attraits touristiques moins connus en Californie? English translation pending
by Hamfor0424 · 2013-03-24 · 9 replies
De la mi- juin à la mi- juillet 2013, moi et mon conjoint serons en Californie pour une 3ème fois. Lors des voyages antérieurs, nous avons visités les attractions les plus populaires à San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Palm Spring et San Diego A chaque fois, nos déplacements se sont fait en voiture donc nous avons pu voir les attraits sur la US1, passé dans le desert Moyave etc.

J'aimerais avoir des suggestions d'attraits touristiques moins populaires (sur les sites info voyage) mais tout aussi intéressants HAMFOR

Météo aux Maldives en mars? English translation pending
by Khimkat · 2013-03-06 · 5 replies
Bonjour,

je dois partir aux Maldives le 20 mars, donc en pleine "bonne saison" normalement, cependant cela fait 15 jours que je surveille la méteo et je vois qu'il y pleut quasiment tous les jours !!! quelqu'un qui serait revenu récemment peut il me dire ce qu'il en est sur place ?

merci d'avance

KATHY
Trouver un bar à Bangkok pour regarder PSG/OM le dimanche 24 février 2013 English translation pending
by Buzz974 · 2013-02-22 · 5 replies
Bonjour tout le monde, je cherche un bar ou un hôtel qui diffuse PSG/OM dimanche 24/02, avec le décalage horaire le match passe à 3h du matin!!!merci d'avance , ciao.
Location de voiture aux États-Unis pour les personnes de 24 ans English translation pending
by Athev · 2013-01-20 · 6 replies
Bonjour, Ma fille part une vingtaine de jours aux USA l'été prochain, il aura encore 24 ans à cette époque, On lui impose une surtaxe de 25 euros/pers/jour de location de voiture, son copain a le même age. Sur 20 jours de voyage cela fait 25 euros X 2 personnes X 20 jours = 1000 euros de plus !!!!!!!!! Cher pour 2 jeunes gens qui commencent à travailler ! Est ce incontournable ? avec une autre agence peut-être ? Est ce définitif ? Merci svp de me renseigner rapidement pour leurs remonter le morale ou pas ! Un grand merci d'avance AT
Budget moyen pour une étudiante à Abu Dhabi? English translation pending
by Wafas · 2012-12-31 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je pars l'an prochain étudier à la Sorbonne Abu Dhabi, je serai seule et j'aimerai savoir quelle budget dois-je prévoir, par mois, pour tout ce qu'il y a d'alimentaires, sorties, vetements en moyenne ?

Merci d'avance :
Taxe pour coffrets de parfum à l'aéroport de Montréal? English translation pending
by Issihaka · 2012-11-29 · 4 replies
bonjour à tous

On me raconte tellement des choses sur notre voyage au Quebec, que je ne comprends plus rien

J'aurais aimé avoir des explications qui me réconforteraient.

Voilà, En arrivant , à Montréal, nous seront hébergés chez un couple (une cousine) , donc j'ai préparé 2 coffrets de parfum( cadeaux de noël )

Est ce que à l'aéroport j'aurai de taxe à payer pour ces articles ou je dois juste les déclarer?

Aidez moi à comprendre

Merci à tous
Voyage aux Etats-Unis, souci sur Esta English translation pending
by Patouxxx · 2012-11-18 · 2 replies
Bonjour, je fait ce sujet car je suis inquiet. Je m'explique: je prévoit de partir pour 1 semaine à New York vers juin 2013. J'ai donc fait mes papiers et donc rempli l'autorisation Esta qui m'a été accordée immédiatement. Seulement je n'ai pas tilté sur le coup mais en y repensant quelque chose me chiffonne et principalement la question " B) Avez-vous déjà été arrêté(e) ou condamné(e) pour un délit ou un crime réprouvé par la morale publique ou pour une infraction relative à des substances contrôlées ; ou avez-vous été arrêté(e) ou condamné(e) pour deux délits pour lesquels la peine totale était de 5 ans ou plus ; ou avez-vous été impliqué(e) dans le trafic de substances contrôlées ; ou demandez-vous l’admission aux Etats-Unis dans l’intention de vous livrer à des activités criminelles ou immorales ?" J'ai eu une annulation de permis, pour conduite en état d'ivresse et je suis donc passer devant le tribunal ( en décembre 2011). Donc vous aurez compris où je veux en venir: est ce qu'une annulation de permis est considéré comme un délit ou un crime réprouvé par la morale publique ou pour une infraction relative à des substances contrôlées ..? 😕 Car j'ai répondu non l'autre jour quand j'ai fait la demande mais aujourd'hui je me pose la question.. Est ce qu'il y a un risque arrivé à l'aéroport là bas ? Merci par avance pour vos réponses ! 😄
La France qui souffre... English translation pending
by Atila · 2012-11-05 · 861 replies
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Islande: chaussures pour voyage à vélo English translation pending
by Swissrider · 2012-07-08 · 3 replies
Quand je voyage à vélo j'emporte en général 2 paires de chaussures, une paire de chaussures de vélo qui permettent d'utiliser les cales automatiques du vélo et une paire de chaussures de jogging. Je me posais la question s'il était judicieux, en Islande, de remplacer les jogging par des chaussures de randonnées plus lourdes mais plus étanches à l'humidité. Quelle est votre expérience?
Un mineur peut-il fumer aux États-Unis English translation pending
by Alexichoux · 2012-06-28 · 16 replies
salut, en juillet je pars au etat unis en colo je fais la cote ouest et je fume bien un paquet tous les deux jours. j'ai fait un tour des forum mais je ne trouve pas de reponse claire. j'ai 17 ans et je me demande si je peux fumer las bas/ les sanctions encouru/ et ou le prix de l'amende

merci beaucoup

ps: je mettrais mes cigarettes dans ma valise
"L'élimination de Rithy Panh", à lire absolument English translation pending
by Cosi · 2012-04-03 · 3 replies
Bonjour J'ai cherché, mais je n'ai pas vu que nous en ayons parlé ici. Alors je me lance pour vous recommander "L'Elimination" de Rithy Panh avec Christophe Bataille. Le cinéaste de "S21, la machine khmère rouge" a été enfant et adolescent pendant le régime khmer rouge, sa famille a été décimée. Mais, au delà du témoignage, doublé d'extraits d'entretiens au long cours avec Duch, le sinistre chef de S21 que l'on retrouve dans le film "Duch, le maître des forges de l'enfer", il s'agit d'une profonde et bouleversante méditation sur la perte, l'expérience du mal, l'exil, l'histoire, l'humanité même chez les bourreaux, les génocides, le rôle du cinéma. Oui, oui, tout cela. Rithy Panh dit qu'il veut "comprendre, expliquer, se souvenir, dans cet ordre". Il résiste au cauchemar par la morale. Un très grand livre
Proverbes bambara (1) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-22 · 3 replies
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)

Les proverbes ici retenus ont été ramassés au Bèlèdugu, région historique du Mali précolonial (Kolokani, son chef-lieu, Banamba, Komi, Nossombougou, Didiéni, Falajè, Fassa, ...), au « cœur du pays bambara », au nord de Bamako, capitale du Mali. Ladite région est rattachée à la 2ième région administrative de Koulikoro. Les proverbes et sentences y sont compris, et beaucoup d’entre eux y sont utilisés, sinon tels quels, du moins dans l’une ou l’autre variante très proche.

Ces proverbes démontrent la sagesse d’un peuple, sa manière de concevoir la condition humaine et les relations sociales, son code de l’honneur et de sa morale. Ils sont un des supports de l’éducation de base traditionnelle ...

1 : Kamalen nyuman bèè tè dugutigi den ye. jeune homme / beau / tous / EQnég / chef de village / enfant / EQ Tous les beaux jeunes gens ne sont pas descendants du chef de village.

= La position sociale n’est pas gage de noblesse, il y a beaucoup de nobles gens qui ne sont pas fil(le)s de riches.

2 : Hakè dègè ka kumu. péché / dèguè / DES / aigre La bouillie du péché devient aigre.

= Toute faute sera punie un jour ou l’autre.

(dègè = mets consistant en une céréale pilée non tamisée, légèrement passée à la vapeur, étendue d’eau ou de lait ; « farine de petit mil bluté cuite à la vapeur d’eau et additionnée de sel, piment et lait »)

3 : I teri fa, o ye i fa ye. ton / ami / père / celui / EQ / ton / père / EQ Le père de ton ami, c’est ton père.

= On considère son ami comme un vrai frère, on respecte une personne qu’un ami respecte.

4 : Baladen bèè tè fò su kelen. balafon-morceau / tous / INACnég / jouer (de la musique) / soir / 1 On ne joue pas de toutes les lames du balafon le même soir.

= On ne doit pas nécessairement tout dire au même moment.

5 : Mògò ni i kònò tè kèlè. homme / et / sa / pensée/ INACnég / battre On ne se dispute pas avec ses pensées.

= Le fait de garder ses secrets ne cause aucun dommage, autrement dit, et tout le monde le sait : « La parole est d’argent, le silence est d’or » (en allemand « Reden ist Silber, Schweigen ist Gold ».)

(ici, le pronom personnel i "tu, te, toi ; ton, ta, tes" fait fonction d’un pronom de reprise de mògò. Par conséquent, je l'ai traduit par "sa" et non par "ta". Voir aussi le proverbe no.23)

6 : Kun tè diyanye la. raison / SITnég / amour / SIT L’amour ne s’explique pas.

= Quand on aime quelqu’un, c’est sans cause, sans raison.

7 : Sabu de bè juru se kòlòn na. méthode / FOC / INAC / corde / faire arriver / puits / à C’est la méthode qui fait arriver la corde au fond du puits.

= L’intelligence et la réflexion (nous) permettent de trouver de bonnes solutions.

8 : Kumakan tè kòrò. parole / INACnég/ vieillir La parole ne vieillit pas.

= Les calomnies, les médisances, les insultes, on peut les pardonner mais on ne peut les oublier.

9 : Mògòkòròkan ye fura ye. homme-vieux-langue / SIT / médicament / SIT Les paroles de vieux sont (comme) des remèdes.

= L’expérience est bonne conseillère, elle est toujours profitable.

10 : Tinyè bèè tè fòta ye. vérité / toute / SITnég / dire-ce qui est à faire / SIT Toute vérité n’est pas bonne à dire.

= Il faut s’abstenir de dire certaines vérités pour ne pas se créer de problèmes.

11 : Daga bèè ni a galama don. marmite / toute / et / sa / louche / PRES Chaque marmite a sa petite louche.

= A chaque village ses coutumes, à chaque famille ses coutumes.

12 : Cèkòròba ka fisa a sòngò ye. homme vieux / DES / meilleur / son / prix / que Un vieux vaut mieux que sa valeur marchande.

= Un vieux n’a pas de prix, il est précieux par son expérience et sa sagesse.

13 : Jamana bèè ni a ka laada don. pays / tous / et / sa / CONN / coutume / PRES A chaque pays ses coutumes.

= Tout pays a ses coutumes particulières. (voir aussi le proverbe no.11, même sens !)

14 : Ko bèè ni a sababu don. action / toutes / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.

= Il n’y a pas de fait sans cause.

15 : Nataba ni sugu lamini. cupide / et / marché / entourer Le cupide fait le tour du marché.

= Le cupide pense toujours trouver quelque chose de meilleur.

16 : Kami bè a nyèmògò tòn filè. pintade / INAC / son / patron / nuque / regarder La pintade regarde la nuque de celle qui la précède.

= Les enfants regardent et imitent leurs parents, leurs aînés, pour le bien ou pour le pire.

17 : Faama bè kòròfò a kò. puissant / INAC / réprimander / lui / derrière C’est en son absence qu’on dénigre le puissant.

= Le souverain a le pouvoir et il fait ce qui lui plait.

18 : Fiyen tè miseli tòmò. aveugle / INACnég / aiguille / ramasser L’aveugle ne peut ramasser une aiguille.

= Qui n’a pas étudié ne peut devenir savant, à moins d’avoir un maître qui l’initie.

19 : Wari bè wari nyini. argent / INAC / argent / chercher L’argent recherche l’argent.

= Plus on en a, plus on en veut.

20 : Muso tè dòn kaban. femme / INACnég / connaître / déjà On ne peut pas connaître parfaitement une femme.

= Il ne faut se fier à la femme, elle dissimule facilement ce qu’elle pense ou veut.

21 : N tè ji min nu fè ! je / INACnég / eau / boire / nez / par Je ne bois pas l’eau par le nez !

= Manière de dire « Je ne suis pas un imbécile ! »

22 : Diya tè kèlè sa. plaisir / INACnég / querelle / mourir L’amour n’empêche pas les disputes.

= Dans toute amitié, il y a des moments de tension.

23 : Mògò kana i bolo don jiri ni a fara cè. homme / PROH / sa / main / mettre / arbre / et / son / écorce / entre Il ne faut pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce.

= Il est indiqué de ne pas s’immiscer dans les querelles entre amis.

24 : Cè minbali tè tinyè fò. homme / boire-sans / INACnég / vérité / parler Un homme qui n’a pas bu d’alcool ne dit pas la vérité.

= Celui qui a bu de l’alcool dit la vérité sans se préoccuper des conséquences.

25 : Mògò tè se hakili dan na. homme / INACnég / arriver / intelligence / limite / à On ne peut atteindre les limites de l’intelligence.

= On ne peut ni tout savoir ni réaliser tous ses idées et projets.

26 : Tulo bè dènè kun. oreille / SIT / mur / avec Les murs ont des oreilles.

= Avertissement de prudence donné aux médisants, aux rapporteurs, aux étourdis ...

27 : Nyininkalikèla tè fili. qqn qui demande / INACnég / se tromper Celui qui interroge ne risque pas de se tromper.

= Tant qu’on demande des renseignements, on a de bonnes chances de ne pas faire d’erreurs.

28 : Fali ye tulo sòrò, a ko "Binyè". âne / AC / oreille / recevoir / il / dire / corne L’âne a été doté d’oreilles, il réclame des cornes.

= Plus on reçoit, plus on demande. Conseil : Il faut être content de ce qu’on a.

29 : Cènyè tè dumuni sa. beauté / INACnég / repas / empêcher La beauté n’empêche pas de manger.

= Mieux vaut la bonne santé que la beauté.

30 : Bolokòni bèè ni a dayòrò don. doigt / chaque / et / sa / emplacement / PRES A chaque doigt son emplacement.

= Chaque individu a une place, un rôle à jouer dans la société. Ce proverbe sert à montrer l’importance de la solidarité !

++++++++++++++++++++++++++

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

A suivre ...

VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!

Bonne lecture, Herbert
Mission d'Eva Joly à Madagascar English translation pending
by Gdid69 · 2012-03-14 · 25 replies
Bonjour

Je souhaite partager des informations très intéressantes sur la mission d'Eva Joly à Madagascar sous la présidence de Marc Ravalomanana. Pour ceux qui en ont déjà eu quelques échos, au plaisir de vous lire et je vous répondrai ! A vous de jouer...
Voyage au Rajasthan: trouver un guide local? English translation pending
by Carassol · 2012-03-09 · 6 replies
Avec quelques amis nous nous aimerions visiter le Rajasthan. Nous avons l'habitude quand c'est possible de trouver un guide local (ou une petite agence) pour nous aider à préparer et qui nous accompagne. Avec parfois de superbes réussites à Sulawesi ou Madagascar. Quelqu'un aurait il une proposition pour ce pays ? Merci d'avance
Circuit de quinze jours au Sri Lanka en août 2012 English translation pending
by Mimosa34 · 2012-02-07 · 2 replies
Bonjour On prepare 15 j au SL en aout , j ai besoin de petits conseils pour ne pas louper ou ne pas perdre de temps... Mon idée : depart Colombo -Kandy en train ... on descend tjrs en train Haputalle , Ella , Badhulla apres direction la cote est Arugam bay (mais là pas trop d idée pour rejoindre la cote facile et de facon pas trop chere ). Apres on remonte la cote jusqu'a Nilavelli et retour Colombo par train ( je sais pas s il y aura le tps de faire un stop au triangle culturel). Je suis donc preneur de tous les bon tuyaux , Guest house , Site ou plage a ne pas louper .Entre Kandy et badulla quel stop faire plutot qu' un autre et pareil pour la cote est. Bon on est plutot dans la categorie "routard moyen" pour les prix Merci a tous

Christophe
Ma contre-liste Télérama 2011 English translation pending
by Eversmile · 2012-01-21 · 6 replies
Dans le cadre du festival Télérama , une quinzaine de films, qui ont été à l'affiche en 2011 et figurent, selon le magazine, parmi les meilleurs de l'année, sont rediffusés en salles pendant une semaine. Encore une fois, n'étant pas d'accord avec la liste des films sélectionnés, je résente ici ma contre-liste personelle. Hélas, pas de rediffusion en vue pour ces films là!

SOUND OF NOISE de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson

MEME LA PLUIE de Iciar Bollain

THE TREE OF LIFE de Terrence Malick

MEDIANERAS de Gustavo Taretto

HANNA de Joe Wright

LES DEUX CHEVAUX DE GENGIS KHAN de Byambasuren Davaa

THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino

LA FEE de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Rémy

WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsay

ANOTHER EARTH de Mike Cahill

POLISSE de Maïwenn

A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg
Calligraphie tibétaine, trois mots English translation pending
by GypaetusSmil · 2011-12-01 · 2 replies
Bonjour

Je recherche désespérément quelqu'un qui aurait la gentillesse de me calligraphier 3 mots, en tibétain.

( J'ai déjà passé commande sur un certain site déjà cité dans ce forum, mais je ne suis pas satisfaite du résultat. Du coup, j'ai dépensé tout mon budget maintenant :( )

Voilà, si quelqu'un sait calligraphier (en style umed et Kyu-yig si possible) le tibétain et a un peu de temps, les 3 mots :

Force Sérénité Sagesse

Quelques précisions sans doute utiles pour la bonne traduction des mots : Le mot force doit être compris au sens force morale et non physique. En fait, le contexte de ces 3 mots est la prière de la sérénité : "Donnez-moi la force de changer les choses que je peux changer La sérénité d'accepter celles que je ne peux changer Et la sagesse d'en connaître la différence".

Merci beaucoup pour votre aide

Gypaetus
Aller-retour France - Québec sans souci? English translation pending
by Caro666 · 2011-11-11 · 3 replies
bonjour a vous tous 🙂

voila mon ptit probleme;

Francaise, je suis arrivée au Quebec pour retrouver mon conjoint, entre temps je me suis mariée avec mon conjoint Quebecois. J ai tout abandonnée en France logement ect ....je n ai plus aucune attache la bas rien !!! voila maintenant je me retrouve en situation irréguliére vu que j ai dépassé les 6 mois autorisés je ne veus pas quitter mon mari mais j aimerai régulariser ma situation je reconnais que je suis en situation irréguliére que j aurai du bien m informer je n ai pas besoin de morale juste d aide j ai peur de retourner en France ou je n ai plus rien ou je me retrouverai a la rue (appelons les choses par leurs nom ) puis je faire l aller retour France Quebec sans souci??? aidez moi a trouver une solution je vous remercie de m avoir
Mariage franco-thaï: traduction d'articles du code civil français English translation pending
by Pascal30540 · 2011-11-10 · 0 replies
Bonjour, Quelqu'un aurait-il la traduction en thaï des articles du code civil français que Monsieur le maire nous lit au cours de la cérémonie du mariage?

Article 212

Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

Article 213

Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir.

Article 214

Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution des époux aux charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés respectives.

Article 215 Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. Article 371-1 L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.

Elle appartient aux père et mère jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Merci par avance, cordialement. Pascal MICHEL PS: mariage prévu le 16/11/2011 à 10h00 🙂
Tour du monde seul ou accompagné? English translation pending
by Vaxxxx · 2011-09-12 · 25 replies
Bonsoir,

Voilà, je me présente, Jonathan, fils unique, 20 ans dans quelques jours.

J'ai toujours eu un mal être constant dans ma vie, toujours eu l'envie de partir très loin, beaucoup de personne l'on penser, ou vécu mais moi je n'arrive pas a construire quoi que ce soit dans cette société, rebelle étant jeune, n’ayant pas chercher a utiliser mes capacités, sans diplôme, je me suis toujours senti différent, il y a quelques semaines j'ai arrêter ma formation de menuiserie ou j'ai eu LE déclic de partir. Je suis actuellement en train de passer mon permis, une triste reconnaissance pour mes parents .... je voudrait ensuite partir en auto-stop sans gros budget et en quête de soi. Loin de ne pas avoir d'amis, la fête tout les week-ends depuis plusieurs années et entourés de gens sur qui je peut compter, adolescence difficile, pas toujours de bons rapports avec mes parents, assez solitaire mais pas forcement autonome et indépendant a 100% , j'ai toujours tourner une et mille questions dans mes petites solitudes étant quelqu'un de très ouvert acceptant les idées et pensés des autres. Je vous cachent pas que je me vois comme misanthrope, l'individualisme, les médias, le matérialisme, l'argent, les guerres, la liste est grande le sujet n'est pas la, ce n'est pas pour cela que je n'y trouve aucuns avantages dans la vie des autres, l’évolution aussi. Mais bon j'ai du mal a croire a la bonne morale, je suis plutôt quelqu’un de négatif dans la vie, fataliste en quelque sorte. Je n'ai presque pas voyager, je veux tout quitter mais en sécurité bien-sur, je m’inquiète pour le budget, je connais le woofing, le couchsurfing ect .. Je voudrais partir pour plus d'un ans, je ne me donne pas trop de limites, le départ ce fera quand je serai prêt. Mais avec toutes les informations que je lis sur des forums, ou encore des personnes que je suit a travers le monde, j'ai du mal a estimer un quelconque budget, je voudrais le minimiser. Je vous demande conseil pour cela et aussi suivant la description que je vous est fait de ma personne, est-ce mieux de partir seul ou accompagné ? et si vous avez d'autres suggestions pour des préparatifs ou autres je suis a l’écoute. Je ne veux en aucuns cas être juger pour quoi que ce soit cela a déjà été fait ... en parler ne serai pas de refus :) Je m’excuse pour les fautes d’orthographe ou de grammaire ou de mon expression.

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