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Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
France-Madagascar: point sur la situation malgache English translation pending
by Nogir · 2010-04-01 · 380 replies
Alain Joyandet, secrétaire d’état français de la coopération était à Madagascar ces jours ci pour faire le point sur la situation malgache avec les instances de la HAT. Mais il n’était pas seul. Une petite délégation discrète l’accompagnait. Le hasard faisant que j’ai des accointances consulaires auprès de l’ambassade de France à Tana, quelques informations me sont parvenues. Il y a ce qui se dit, ce que disent les journaux et ce qui ne se dit pas, du moins pas encore. - La France serait prête à financer des élections en septembre. Rajoelina veut des législatives, la communauté internationale plutôt des présidentielles. Un accord serait intervenu pour que les deux aient lieu en même temps, la cour constitutionnelle ayant entre-temps amendé la constitution afin que Andry puisse se présenter (âge). - Air France ajouterait une liaison Paris-Antananarivo-La Réunion et retour à partir de septembre. - La HAT s’engagerait à faciliter l’implantation du Club Méditerranée à Nosy-Be, après un premier essai avorté il y a une dizaine d’années. - Le visa de 60 euros sera rétabli en 2011, mais la coopération franco-malgache remboursera ce montant au retour en France sur présentation de factures d’artisanat visées par les douanes malgaches, si elles atteignent 500 euros par personne. De bonnes nouvelles donc, non officielles mais qui devraient l’être prochainement.
Seule avec ou sans chauffeur en Inde du Nord? English translation pending
by Galeriemaegh · 2011-06-24 · 17 replies
Bonjour,

Je pars seule en Inde du nord pour 4 semaines (ou 5) mi-octobre 2011. Le programme que j'ai pré-établie est assez simple (il me semble) : arrivée à Delhi ensuite: Bikaner / Jaisalmer / Jodhpur / Udaipur / Pushkar / Jaipur / Agra /Varanasi et le tout en 3 semaines car je me laisse 1 semaine dans un Ashram au Rajasthan (des suggestions?). Retour en France depuis Delhi. Je pensais pour le retour du circuit faire Varanasi / Delhi en avion. J'ai déja voyagée seule et également accompagnée, mais pour cette nouvelle destination, seule, j'avais pensé voiture avec chauffeur, pour le côté facile(!) pdt les 3 semaines. J'ai évidemment plusieurs questions!

Est-il possible de faire quelques destinations avec chauffeur et d'autres sans et de retrouver un chauffeur aprés ? (ou s'adresser: sur place? ou peut-on faire ça depuis son ordi en France?) L'itinéraire vous parait-il faisable ? Comment se passe réellement le voyage avec un chauffeur ? As t'on quand même quelque moment seule ou étais-ce vraiment tout le temps avec le chauffeur ? Auriez-vous une adresse mail pr un chauffeur ? j'ai déja demandé à India Car Tour et Highlight tour, à voir... Vaut-il mieux réserver les chambres d'hôtel soi-même ou pour qq roupies de plus laisser faire l'agence ? J'ai vu sur plusieurs post qu'il valait mieux éviter de sortir la nuit, on peux quand même sortir d'un resto, quand il fait nuit, pour rentrer à son hotel à pied... ou pas? J'aurais sûrement d'autres questions à poser mais ces réponses m'aiderais déja beaucoup! Merci, Anne.
Entrer en Algérie par la frontière malienne? English translation pending
by Midnight · 2008-08-14 · 21 replies
Bonjour à tous,

Pour un prochain voyage, je voudrais me rendre en Algérie en venant du Mali. Quelqu'un sait si la frontière est ouverte entre le Mali et l'Algérie? est-ce possible de passer "facilement"? Merci d'avance pour vos réponses!

Bonne route,

Adrien
Ramener de la cire de Madagascar ou Maurice English translation pending
by Anis21 · 2015-05-06 · 2 replies
Bonjour, je suis à la recherche de personnes faisant bientôt un voyage sur Mada (ou sur Maurice), et qui pourraient me ramener de la cire (Jewel rouge). Cette cire est utilisée parfois sur des murs ou terrasses, puis lustrée à la coque de coco. Je m'en étais ramené lors d'un ancien voyage, mais n'en ai plus, et ne trouve pas d'équivalent de teinte. Donc si quelqu'un (passant par Paris ou vers Montpellier) peut m'en ramener un peu, ce serait top! (ma boite fait 325g, et tient dans la main). Et puis si quelqu'un habitant sur place sait me dire combien ça coûte aujourd'hui, je suis preneuse! Merci
Loi sévère à l'île Maurice, spray au poivre et avocats English translation pending
by Jojolabanane · 2014-09-27 · 16 replies
INFORMATION :

Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :

EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .

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L'aéroport

Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …

La douane

Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …

le commissariat :

Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …

Jean- Paul l 'escroc:

A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'a��roport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .

Le tribunal de Mahebourg :

Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !

Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …

Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .

Flic en Flac :

Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y d��crire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .

Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.

Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …

Le diable :

Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …

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J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .

JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>

LA SUITE : l ' enfer

à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …

L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...

" [
http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "

REFLEXIONS :

J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote

à vous de juger ! La loi est elle juste ?

pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !

Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :

1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .

Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !

Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !

La Réunion , le 25/09/2014,

Joël Innocente touriste français déçu

finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … »

à suivre ...
Quelques trucs récents sur l'Ile Maurice English translation pending
by Jackdaniels1 · 2012-01-27 · 28 replies
hello retour de l'ile Maurice lieu grand Baie quelques trucs pour se rendre compte 1) l'ile Maurice du routard des années 90 c'est fini, c'a devient l'europe , avec la perte de culture qui va avec, c'est dommage mais c'est comme ca 2) la securité c'est plus ca , suffit de lire le journal pour s'en rendre compte (le matinal, et le mauricien) mais pas de paranoia c'est quand meme cool, ya encore pleins de touristes qui debarquent avec Roleix en or et bijoux divers , faut pas s'etonner quand on sait que le salaire est de 300 € donc un conseil laisser vos bijoux a la maison ca sert a rien d'etaler sa richesse et surtout de provoquer les salaires sont bas et ya de la misère donc de la delinquance (la delinquance est fille de la misère) 3) c'est pas bon marché meme en consommant local , faut compter 30 € /jour pour etre a l'aise(taxi, resto, transat , bus ect....) 4) pour les excursions preferer les agences locales aux agences des tours operateurs, j'en connais une tres bien sur grand baie c'est un gars du sud ouest qui tient ca avec sa femme Mauricienne il connait toutes les ficelles , et solutionne tout , ce sera plus un copain qu'un vendeur de prestations jean pierre et pamela agence Belle holidays tel 7027990 route royale Grand Baie 🙂 5) le change est de 37 roupies pour 1€ on trouve des Gabs partout , et les commercants prennent les €uros que du bonheur🙂 6) les deplacements sont faciles grace au bus locaux compter 25 a 50 roupies les plages sympas a faire Mont choisy (club med) peyrebere, cap malheureux 7) je conseille la sortie en catamaran ilot gabriel c'est vraiment sympa Voila pour les trucs et astuces profitez de vos vacances c'est impossible de les rater, l'ile a encore du charme et les gens vraiment sympas Jack
Obtention de visa de transit pour traverser le Mali en voiture English translation pending
by LaBrune1664 · 2017-10-04 · 12 replies
Bonjour,

Nous sommes 3 français sur le point de prendre la route pour aller depuis la France jusqu'au Burkina Faso. Il semblerai qu'il y ait des difficultés à obtenir un visa de transit pour le Mali lorsqu'on veut traverser la frontière d'Ayoun el Atrous à Gogui .... Quelqu'un a-t-il des informations récentes sur le sujet ? Merci d'avance

Bruno
La face cachée de Ryanair révélée par une ex-hôtesse English translation pending
by Jeansellier · 2015-10-14 · 162 replies
Au moment ou des discussions sur VF s'enflamment à propos d' Air France , au meme moment

le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros

Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )

Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes

en charge d' assurer votre sécurité.

Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer

de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
Quelle est la meilleure façon de procéder pour se marier avec une malgache vivant à Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2010-01-05 · 53 replies
Bonjour

Voila, je voudrai avoir des renseignements concrets concernant la procédure pour se marier avec une malgache à Madagascar.

En fait, c'est pour savoir par où commencer, si je dois le faire en France ou à Madagascar en premier et le détail des faits m'intêresserait.

Donc, ce post est plutôt destiné bien sûr à des personnes françaises qui ont fait ce pas et qui vivent soient en France où dans ce pays.

Tous les renseignements me seront fort utile.

Merci à vous de votre collaboration.😉
Circuit dans l'Ouest américain avec agence English translation pending
by GaryB · 2007-04-15 · 34 replies
Avant tout je tiens a dire a tous ceux qui conseille de partir par soit meme que s'ils on sans doute raison je me résoud a un circuit organiser car c'est mon premier voyage aux USA donc un premier coup d'oeil, plus tard qui sait un autre sejours par moi mêm...bref, Mon message s'adresse a ceux d'entre vous qui aurait fait le circuit proposer par les agence -Leclerc voyage :circuit Ouest USA avec arrivée Los Angeles et depart de San Francisco - 11j- 9 nuits- le premier depart a eu lieu en debut de mois aussi si vous etiez l'un de ces voyageur j'aimerai avoir vos impression et tous ce qui concerne ce sejours que je dois effectuer le mois prochain, comment avez vous trouvez, est ce facile de se repérer aux differents aeroports ( des transit); je dois partir de Lyon; ou doit t-on recuperer les bagage? Francfort ou Los Angeles, et etc...Merci de vos reponses si vous pouvez repondre...🙂
Nouvelle loi à Cuba English translation pending
by Orquidea · 2006-03-04 · 80 replies
Mon petit ami qui travaille dans un hotel a la havane vient de me dire que le gouvernement cubain est en train de passer une loi que nous concerne a tous, qui visitons Cuba.bien, en bref il s'agit de surveiller les touristes soit dans les casas particulaires ou dans les centres touristiques, et s'on te atrape en ayant des relations sexuels avec un/e cubain/e tu pouras faire du temps en prison pour inciter la prostitution dans l'ile.il me dit que cela a ete pense pour finir avec la prostitution.

les CDR feront la surveillance .mon dieu ~~~~ quelque'un sait un peu plus sur cette loi? ici a quebec grace a Trudeau (charte de droits )nous sommes en liberte et l'etat ne peut pas intervenir dans ta vie priveee, mais la-bas avec cet fou castro de president qui sait . svp vos commentaires au plus vit.
Choix d'un planning aux États-Unis pour votre avis English translation pending
by Ramianne25 · 2017-12-03 · 29 replies
Bonjour, A la relecture de mon planning, je me demande si un petit changement ne serait pas plus judicieux, à savoir : 1) J6 Las Vegas (arrivée depuis un vol intérieur de SF) un dimanche et récupération de la voiture J7 Route vers Grand Canyon J8 Grand Canyon J9 MV J10 Page J11 Page J12 Bryce J13 Bryce J14 Zion J15 Zion J16 Route Las Vegas nuit à Las Vegas J17 Rendre la voiture vol intérieur SF vol France qui est à 20h20

2) Nouvelle idée : J6 Las Vegas (arrivée depuis un vol intérieur de SF) un dimanche J7 Las Vegas et récupération de la voiture J8 Route vers Grand Canyon J9 Grand Canyon J10 MV J11 Page J12 Page J13 Bryce J14 Bryce J15 Zion J16 Zion J17 Route vers LV rendre la voiture vol intérieur SF vol France qui est à 20h20

La modification serait de passer 2 nuits consécutives à Las Vegas et consacrer le J17 au retour total (est ce réaliste ce jour là : faire la route Zion-LV rendre la voiture - attendre le vol intérieur + le vol international ?) Une voiture est-elle utile à Las Vegas ?

Merci d'avance
Iquitos: voyage de trois/quatre jours sans réservation? English translation pending
by ElCo · 2011-07-17 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je continue la préparation de notre voyage au Pérou (nous partons pour une vingtaine de jours en octobre avec mon mari). Je m'occupe maintenant de la partie amazonienne de notre séjour.

Après avoir hésité entre Iquitos, Manu et Puerto Maldonado, nous avons tranché et ce sera Iquitos. 🙂

Par contre, nous avons une question. Comme nous ne réserverons pas les vols pour aller à Iquitos, nous ne souhaitons pas réserver un trip en forêt à une date précise. D'où ma question, est-il possible d'arriver à Iquitos sans réservation préalable et trouver un trip de 3-4 jours (agence ou guide) sans attente ?

Merci pour votre aide 😉
Association humanitaire cherche contacts d'orphelinats à Madagascar English translation pending
by Claudedart · 2008-03-02 · 47 replies
Bonjour, Nous sommes en phase de création d'une association à vocation humanitaire en direction des enfants et familles démunies des régions de Fianarantsoa et Antananarivo. Nous cherchons à entrer en contact avec des orphelinats, centres d'accueil, écoles, de ces régions pouvant être intéressées par un soutien sous forme de parrainage scolaire. Merci d'avance Claude - ladcouvertemadagascar.blogspot.com
Démarches pour travailler et résider en Suisse? English translation pending
by Elodielvf · 2007-06-29 · 11 replies
J ai 24 ans, j habitte actuellement a Toulouse et cela depuis presque 10 ans.

J'ai habitter dans d'autre ville de France sans vraiment m'y plaire. Mais l'orsque j'ai vu la Suisse je suis tombe amoureuse de ce pays. Aujourd'hui, je suis a nouveau libre de toute responsabilites et je souhaite changer de vie.

La Suisse, enfin ! Ce doux reve que j'entretient depuis toutes ces annees, c'est sans doute le bon moment. C'est maintenant ou jamais !

Seuleument je ne connais ni les conditions, ni les demarches pour realiser ce projet. De quoi ai-je besoin pour travailler et resider en suisse et comment effectuer ces demarches ?

Merci de me faire part de vos experiences et de vos conseils
Quel hôtel à Nosy Komba? (Madagascar) English translation pending
by Juliosito · 2006-08-31 · 57 replies
Nous sommes à la recherche d'un bon hotel pour se reposer 4 jours après notre mariage et avant de découvrir le Nord du pays! On recherche un hôtel avec possibilité de voir de beaux poissons en partant a la nage depuis la plage. Si possible une eau bleau truquoise. Au début on pensait à Mitsio, mais les prix sont quand meme trop trop surfaits! On veut quand meme se faire plaisir, donc les petits prix (on ne les dénigrent pas, bien au contraire) ce sera pour la suite du voyage. Voici une liste d'hotel que propose une agence spécialisé sur Madagascar: Tsara Komba Chez Madame Madio Hôtel Les Lémuriens Les Floralies Auberge La Pirogue Jardin vanille GL Guest House: Guy et LilianeQu'en pensez-vous?
Taxi à l'Ile Maurice English translation pending
by Elora · 2006-07-16 · 35 replies
Bonjour, rentrant de l'île Maurice, je vous conseille vivement un chauffeur de taxi excellent qui s'appelle Raki BUNDHUM. Il pratique un tarif trPs intéressant et nous a baladé sur toute l'île toute une journée pour 1000 Roupies (25Euros), il nous a emmené dans des boutiques B taux fixes et d'autres pour comparer nous mLmes les tarifs. Il est trPs aimable et s'adapte B tous les budgets. Il nous a servi de taxi durant toute la durée de notre séjour. Il est joignable sur son GSM au 795-7544 et son fixe est le 00230.240.8972.
Guide pour Mauritanie-Mali? English translation pending
by Catarina · 2004-07-29 · 21 replies
Je vais partir en camion en mauritanie et au Mali en décembre-janvier je cherche des infos sur la situation actuelle dans ces pays (régions à éviter, tensions, etc), on doit descendre jusqu'à Nouatchok, puis direction l'est via Tombouctou...est il absolument nécesaire d'avoir un guide?

Si vous avez des infos merci de me les transmettre...
Mali entre 2012 et 2017 English translation pending
by Fredofricain · 2017-01-10 · 2 replies
Bonjour,

Après 5 ans d’absence j’ai effectué mon retour à Bamako le 21 décembre 2016. J’ai retrouvé Bamako après 5 longues années d’absence. Les événements de la région et ma situation personnelle m’auront tenu éloignés de cette Afrique qui m’a tant apporté. Cette Afrique que j’aime et que je déteste à la fois. J’ai retrouvé une ville toujours aussi poussiéreuse et désorganisée. J’ai souffert de la chaleur et ma fièvre africaine est revenue. Malheureusement je n’avais que très peu de temps pour ce voyage de 2 semaines et demi. Ceux qui voyagent en Afrique le savent, il faut du temps lors l’on décide de partir vers ces contrées. Après 5 ans j’ai retrouvé mon bon vieux Toyota LJ70 dans son garage de Kalaban Coura. Mon bon vieux Toy qui m’a fait découvrir le nord Mali, le nord du Burkina et les pistes mystiques de la Mauritanie dont la fameuse piste Tidjidka/Oualata dont j’ai la chair de poule quand j’en parle. Mon vieux Toyota qui fête ces 30 ans cette année et qui est resté stationné dans le garage de M. Yattara de 2012 à 2017. Il a un peu toussé avant de redémarrer mais il m’est resté fidèle. Kamis le mécano de Kalaban Koura l’aura réveillé de sa longue hibernation. L’alternateur a été flingué pour l’occasion mais je suis tombé sur Kalingui l’électricien qui m’aura refait à neuf mon alternateur. J’ai dû courir dans Bamako pour trouver les bonnes personnes et les bonnes pièces pour mon Toyota mais finalement la bête était prête à reprendre la route le 27 décembre avec une courroie de distribution flambant neuve (10 000 FCFA pour le mécano Kamis + 30 000 FCFA pour la courroie première qualité, pas l’originale mais de la bonne qualité). Comme chacun le sait en Afrique, il y a la première qualité, la deuxième qualité et plus rarement l’originale ou la 3ème qualité. Je me suis surpris à trouver aussi facilement mes repères parmi les garages, les officines de pièces détachées de Bamako. Il faut dire que depuis 2005 et mes premiers pas en Afrique j’en ai parcouru des kilomètres dans Bamako à la recherche des pièces détachées pour mon Toy. Cette année j’ai logé chez les sœurs de la mission catholique de Bamako Coura. J’ai fait la connaissance des sœurs Jeanne et Marie Bernard avec lesquelles j’ai partagé le repas de Noël loin du consumérisme occidental et de nos pères Noël en carton. J’ai une nouvelle fois fui la magie de Noël et je n’en suis pas mécontent. J’aurais voulu montré à mes fils comment les petits africains jouent sans plastique chinois. Je me suis étonné devant ces enfants africains si calmes par rapport à nos enfants rois qui ne font que gueuler et chialer. J’ai retrouvé le père Michel Gaudiche de la mission catholique de Badalabougou et Jean-Michel toujours couché dans la cours. Les papayers ont été coupés pour faire de la place au corbillard mais tout est resté à l’identique. Le fameux père Gaudiche et ses 120 filles, un personnage très attachant que j’ai eu le plaisir de revoir et de retrouver en bonne santé malgré 50 années passées en Afrique au service des autres. J’ai retrouvé Katia et ses 60 orphelins de Badalabougou. Elle avait 30 orphelins en 2012, aujourd’hui ce sont 60 petits malheureux qui se pressent dans la maison du quartier de Badalabougou. Une chose est sûre. La pauvreté à Bamako a progressé entre 2012 et 2017. Il y a beaucoup plus de pauvreté à Bamako aujourd’hui qu’il y a 5 ans. Aucun changement dans la désorganisation de cette ville. Toujours autant de poussière et de plastique parterre. Quand j’ai traversé la nuit le centre-ville de Bamako par le boulevard du peuple j’ai cru me trouver sur une autre planète, une vision apocalyptique. Aujourd’hui il n’y a plus de toubabou dans les rues de Bamako ou si rare. J’ai croisé Michel le vendeur de Mercedes venu de Lyon et Hélène une donatrice de World Vision. Les touristes ont durablement fui cette région et je crains que la situation ne dure. Le jour même de mon arrivée je me suis présenté au Guichet Unique de Bamako à côté de la poste centrale avec mon laissez-passer touristique de 2011. Le chef de Brigade des douanes a écouté mon histoire et a prorogé mon laissez-passer jusqu’au 31/12/2106 pour me mettre de faire sortir mon véhicule du territoire malien. J’ai donc pris la route le 27 décembre 2016 en direction de la France pour 6000 km de route que j’avais déjà faite par le passé entre Bamako et Marseille. 6000km à une moyenne de 70 km/h, 13 jours d’un voyage monotone qui ne m’aura pas laissé le temps de profiter de ces paysages et de ces gens que j’aime tant. J’ai pu tout de même faire quelle belle rencontre à Bamako et lors de mon passage en Mauritanie. J’ai fait la connaissance de Christelle et de Mitou et leurs 6 enfants qui bossent depuis 12 ans dans le business de la revente entre la Vendée et Nouakchott. Etonnante histoire que celle de cette famille. Ils m’avaient prévenu que Nouakchott n’était plus aussi sûr aujourd’hui qu’avant. J’en ai fait la triste expérience en me faisant piquer 60 euros par une vieille mendiante handicapée à une station Totale de Nouakchott. La première fois que l’on me vole en Afrique depuis 2005, c’est toujours rageant mais ça montre aussi que les vols en Afrique sont bien moins nombreux que chez nous. Je suis passé par Gogui qui se trouve en zone rouge. J’ai un temps hésité à passer plus à l’Ouest côté Kayes mais j’ai finalement opté pour le trajet le plus facile. J’avais bien dans mon GPS les traces de mes traversées clandestines entre le Mali et la Mauritanie. Mais cette année j’avais décidé de faire les choses en règle avec un bon VISA à 120 euros du ministère de l’intérieur mauritanien. Comme toujours dans cette zone j’ai dormi avec les gendarmes mauritaniens parmi lesquels j’ai retrouvé une connaissance faite lors de mon passage à Tichitt en 2010. Un blanc seul avec son pauvre toyota sur cette piste de 800 kilomètres on ne l’oublie pas. J’ai pu reprendre les coordonnées de mon cher commandant de gendarmerie Camara. Dans cette zone transfrontalière je me sens toujours plus en sécurité côté mauritanien que côté malien. Par rapport à mon dernier passage à Gogui en décembre 2011 j’ai senti que la tension était retombée. Cette fois pas je n’ai pas eu droit à une escorte armée comme en 2011 mais je ne dirais pas que c’est le signe d’une normalisation. Cette zone transfrontalière est particulièrement difficile à contrôler et les informations de notre diplomatie sont très pertinentes alors fissa on ne traine pas dans cette zone. Voilà ce dernier voyage marque pour moi la fin d’une période. Il reste encore plein de possibilité pour voyager dans la zone sans trop de risque, je pense à la Guinée par exemple. Alors allez-y !! Afrique je t’aime, Afrique je te déteste. J’ai retrouvé Paris et sa grisaille et la chaleur humaine des africains me manque déjà. Pour ceux qui peuvent être intéressés mon Toyota africain est à vendre pour la modique somme de 5000 euros. Avec sa courroie de distribution flambant neuve il est reparti pour 100 000km. A bon entendeur. C’étaient mes dernières nouvelle du pays. Cioa.
Auto-tour, un mois Namibie-Botswana-Namibie English translation pending
by Sagapanama · 2016-10-23 · 16 replies
Au retour de récents voyages, Afrique du Sud, Pérou, Bolivie ou encore Pantanal brésilien, repris par d’autres activités, je n’ai jamais trouvé (cherché ?) le temps pour poster quelques récits et photos. Cette fois-ci, je m’y colle vite, avant d’être happé. Juste retour des choses, compte tenu des nombreuses infos trouvées ici pour la préparation de mes diverses escapades. Deux ans plus tard, retour en Afrique Australe ! Au programme cette fois-ci, la variété des paysages magnifiques de ces deux pays et surtout le désir d’assouvir, avec mon compagnon de voyages Jean, notre passion pour l’observation de la faune d’Afrique.



La préparation du voyage. Le circuit sera bâti autour de trois ou quatre points forts : Riviere Chobe et Delta de l’Okavango, Etosha, les dunes de Sesriem et un petit bout du désert du Kalahari. Avec, sur les liaisons intermédiaires, un maximum d’observations diverses et variées. Comme d’habitude, aidé par la consultation patiente des forums de voyage et des blogs de grands voyageurs, le programme est défini pour un circuit qui devrait répondre à nos attentes. Par contre, pour tenir compte d’avis divers conseillant de passer par un TO pour des raisons pratiques de communications avec les prestataires locaux, cette fois-ci j’ai confié "l’intendance" à l’un d’eux, Tourmaline Safaris. Du choix du loueur de véhicules aux réservations de tous les hébergements en passant par la remise à notre arrivée d’un road-book modèle du genre, je dois le dire, tout fût parfait et irréprochable. Courant janvier, après je ne sais combien de petits ajustements faits par mails, le programme est arrêté, les dates définitivement fixées et l’acompte réglé par virement bancaire. Restait à refréner la débordante impatience. Sept mois plus tard, toute patience épuisée, on part. Après 27 jours et 6500 km de pistes au compteur du Toy’ Hilux, on rentre. Un temps de récup’ auto-accordé, et voilà : quelques infos et photos du voyage. 28 aout 2016. Vol Lufthansa Panama-Frankfurt. Cette ligne récente me permet d’atteindre le seul aéroport européen qui dessert directement Windhoek, par Air-Namibia (Les lecteurs de mon blog et ceux de la rubrique Panama de ce forum, savent qu’après sept ans de bourlingue en voilier sur les océans, j’ai posé mon sac sur ce superbe et passionnant pays d’Amérique Centrale). A Frankfurt, je retrouve Jean, en provenance de ses Alpes de Haute Provence, via Marseille et Lufthansa aussi. Mardi 30 août, 6 heures du mat’, Windhoek, l’avion se pose, encore un peu nuit, pas très chaud, formalités douane-immigration rapides, le représentant de Tourmaline est là, café amical, examen du super road-book, recommandations d’un expert, consignes de prudence sur les routes (enfin routes…), rencontre avec notre Toyota Hi Lux double cabine blanc, tout est OK ? Yess ! Ciao ! On y va ! Cap au nord.



Jeux de lycaons, à l'heure du petit-déj'

Trois heures plus tard, on entre dans la réserve privée Erindi. Au bord de la piste, premières rencontres sauvages: rhino, phacos, girafes, éléphants, dik-dik charmants, nous y sommes ! Old Traders, beau lodge au bord d’un point d’eau bien fréquenté, tout pour oublier les interminables heures d’avion. Deux nuits africaines encadrent nos premiers self-game-drive.

L'arbitre en place, le combat peut commencer...

Moi, du rimmel? Jamais!

En remontant vers la bande de Caprivi, première halte vers Ojivarango au Frans Indongo Lodge, sa proximité avec le Cheetah Conservation Found nous permet d’assister au run du matin.





Les fauves sont lâchés. Sont conviées aux festivités six superbes femelles, racées comme sprinteuses jamaïcaines. A tour de rôle, quatre d’entre elles vont s’élancer derrière le petit chiffon qui tourne, façon Formule1, autour de l’aire de jeu, terrain de foot taillé au carré. Toi, dans la petite tribune présidentielle grillagée, jouxtant de plain-pied une des lignes droites du parcours, tu frémis à chaque passage des boules de muscles qui te frôlent, lancées à plus de 100 km/h. Tu as l’impression que la terre en tremble, tu sens comme le sifflement d’un boulet, cavalcade à train d’enfer ! Puis, tout près des spectateurs encore sous le choc, les sprinteuses viennent s’allonger une à une, voluptueusement, les flancs animés comme soufflet de forge. Rêvant surement à des courses moins organisées. Au moins, les antilopes du coin peuvent dormir tranquilles… Sur la route, les paysages changent. Maintenant, des arbres, de minuscules hameaux d’agriculteurs et d’éleveurs, on devine l’eau moins rare.

Priorité à gauche...



Arrivée en milieu de journée au Namushasha River Lodge. Il est juste temps de s’inscrire pour le game-drive de l’après-midi. En bateau, petite balade sur la rivière Kwando (hippos, buffles et oiseaux) pour atteindre le Parc Bwata Bwata où se trouve le garage des 4x4. Seuls à bord, avec le chauffeur-guide, beaucoup de chance de conclure un parcours déjà fructueux (éléphants, antilopes diverses, zèbres, gnous etc.) par une rencontre avec un guépard qui, lui, n’a pas couru après un chiffon... De sa présence tranquille, il protège son casse-croûte encore chaud, tandis que du haut de son arbre, un rapace surveille déjà la scène du crime. En résumé un très beau game-drive. Nous ne manquerons pas d’en refaire un autre, nous repassons ici au retour du Botswana.



Dérangé et pas content...

4 septembre. Trois heures de route (250km) pour atteindre la frontière du Botswana au pont de Gnoma. Au passage, nous traversons le Parc national de Chobe, vitesse limitée sur 60km. Formalités de frontière rapidement effectuées (Tourmaline nous a fourni un petit stock des documents à remplir à l’avance, bien utile car nous avons plusieurs séances de douane prévus ces jours-ci). Au passage à Kasane, nous laissons le 4x4 et le gros des bagages en consigne au Chobe Bakwena Lodge, inutiles pour la riviere Chobe et les chutes Victoria. Au Bakwena, un guide du Zambezy Queen Collection nous attend, il va nous aider pour le passage des frontières afin de rejoindre le house-boat, Chobe Princess. Cette assistance est la bienvenue, c’est un peu compliqué, nous sommes au point de rencontre de quatre pays (Namibie-Botswana-Zimbabwe et Zambie) et devons repasser une frontière sur le fleuve pour accéder au bateau qui navigue en Namibie…Tout ceci se passe rapidement, dans la bonne humeur et sans problème.



Eh, le piaf! M’étonnerait qu’ils t’écoutent…



Accueil sur le house-boat et déjeuner sur le pouce, rush vers une première balade sur le fleuve Chobe. Le petit hors-bord n’a place que pour deux passagers. Le guide comprend très vite ce que nous cherchons : des approches, des approches et, à la rigueur… d’autres approches. Au plus près de toutes espèces animales, du plus petit martin-pêcheur au plus gros des pachydermes. Magique ! Durant trois heures, nous sommes au paradis. Pour conclure en beauté, juste avant le retour à bord, postés à quelques mètres, nous assistons à notre premier "crossing" d’une troupe d’éléphants. Le temps s’arrête. Quelle entrée en matière pour demain !







Les trois couples (allemands et canadiens) qui partagent la table d’hôtes sont très sympas, ambiance détendue et délicieux repas. Le lendemain, deux nouvelles sorties sur le petit bateau privatif. Que de belles observations ! Bien sûr grandes quantités d’oiseaux et, sur les rives, buffles, éléphants, rhinos, antilopes et plus.





Sur le côté du fleuve hors parc, nous assistons à l’attaque d’un troupeau de zébus par deux jeunes lions un peu désordonnés qui ont dû traverser à la nage. Une vache en fera les frais, le proprio viendra la récupérer en mauvais état. Non loin, coté réserve cette fois, c’est du sérieux. Un beau male et ses concubines font du balnéaire sur la plage, la lumière n’est hélas plus de la partie.



Beau coucher de soleil africain et douce nuit. On rêve à la dernière sortie en bateau de demain matin. Elle sera à la hauteur, avec d’autant plus de regrets, il nous faut partir. C’était un premier clou du voyage. La première semaine tire déjà à sa fin.
L'Algérie a-t-elle une chance pour faire du tourisme? English translation pending
by Bird42 · 2012-10-09 · 246 replies
bonjour, l'Algérie comme un pays du maghreb et de l'Afrique du Nord en même temps a-t-elle une chance de devenir une destination touristique, sachant que ces voisins souffrent les derniers temps d'un climat d'instabilité sécuritaire ?
Manger pas cher à Paris? English translation pending
by Saevita · 2011-08-29 · 31 replies
Je vais à pris 10 jours au tout début d'octobre. Je me demandais, y-a-t'il des trucs pour manger par cher ? Comme par exemple dans les épiceries, des bars à tapas ??
Vers une annulation de la croisière brésilienne du Bleu de France? English translation pending
by Jissea · 2010-09-05 · 42 replies
Bonjour

Je viens de débarquer du Bleu de France. Nous devons normalement embarquer à nouveau sur ce navire le 8 Janvier, après un vol au départ de Paris avec une formule all inclusive, y compris les pourboires.

Seulement, le prêtre du Bleu de France m'a informé hier soir que les croisières brésiliennes étaient annulées pour les passagers européens. Le Bleu de France ne serait finalement pas commercialisé cet hiver sur le marché européen. Il serait affrété par un tour opérateur brésilien. Le contrat du prêtre n'est pas reconduit à partir d'Octobre pour cette raison.

Je viens d'aller voir le site internet de croisierenet et la croisière est maintenant proposée au départ de Madrid, bien plus chère, et sans le pourboire. J'ai appelé Croisieenet et ils ne sont pas capables de me renseigner un dimanche. La vendeuse m'a simplement indiqué qu'ils ne vendaient plus du tout le bleu de france cet hiver.

J'espère en savoir plus demain.

En cas d'annulation, le remboursement par croisierenet est il facile à obtenir?

Je vous tiens au courant.
Film ou livre sur l'Afrique? English translation pending
by Sysy1111 · 2010-01-29 · 45 replies
Bonjour!Je m`interesse beaucoup a l`Afrique, que se soit les gens, l`histoire des pays, les coutumes...J`aimerais trouvé des films ou des livres que je pourrais me procurer au Québec et qui parlent de ce continent que j`aimerais bien visiter un jour.toute vos suggestions seront appréciées.

Yves
Le pays où le noir est couleur English translation pending
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Location de Royal Enfield à Bangalore English translation pending
by Kreut77 · 2008-11-14 · 31 replies
Bonjour le monde, Si jamais je connais les bons shops et les bons mécanos ainsi que de superbes astuces à Bangalore pour louer ou acheter une Bullet (ship, ship) pour votre prochain bike trip en Inde du sud. Je vie à Bangalore depuis plus de trois ans et je roule aussi une Enfield. Si jamais vous avez besoin d'un conseil (itinéraire, aspect des routes ou autre choses), n'hésite pas. Cordialement Kreut
Etat des lieux: Madagascar (fin septembre 2008) English translation pending
by Benerika · 2008-09-27 · 26 replies
Bonjour, Etant en ce moment même à Madagascar, j'en profite pour donner des infos fraîches du front en référence à ce que j'avais pu lire à droite à gauche avant de partir. Tout d'abord, l'île est merveileuse, mais ça, ce n'est pas un super scoop... Deuxièmement, la ligne de train entre Moramanga et Tamatave via Brickaville est ouverte aux voyageurs, tous les deux jours. Il part dans l'après midi de Moramanga, arrivée vers 20h à Andasibe et terminus Tamatave le lendemain matin. Coût du trajet (je ne sais pas depuis Moramanga, mais au moins depuis Andasibe jusqu'à Tamatave): 9000 ar/personne.

D'autre part, de nombreux tarifs ont beaucoup augmenté par rapport à ce qui est écrit dans les guides (petit futé 2006-2007 surtout). Surtout pour les transports (normal à cause du pétrole mais attention, hausse beaucoup plus substancielle qu'en France) et certains hotels. A titre d'exemple, le trajet Sonierana Ivongo/Sainte-Marie est passé à 50.000 ar l'aller simple. Tarif taxi à Tana entre 5.000 et 10.000 la simple course. L'hotelerie en générale à augmenté, exemple: Zanatany de Mahambo passé de 6.000 ar à 25.000 ar pour une nuit. Bon voilà pour celles et ceux qui ce réfèreraient à ce genre de guide pour préparer leur voyage. En parlant de Sainte-Marie, il faut désormais payer une taxe communale de séjour de 10.000 ar/personne et une vignette pour chaque nuit passée de 600 ar/pers. Toujours pour Sainte-Marie et plus globalement pour tous les transports maritimes, une nouvelle loi vient de passer il y a quelques mois visant à interdire tout transport de passagers par bateau cargo. Ainsi, il devient impossible de rejoindre Maroantsetra par bateau de Sainte-Marie. Les autorités semblent ne pas blaguer avec cette nouvelles législation et ce, suite aux récents accidents qui se sont produits, notemment celui du naufrage des 14 diplomates chinois. je tiens l'infos de la plupart des gens auprès de qui je me suis renseigné et surtout d'un officiel gradé du port de Tamatave qui ma bien regardé dans les yeux pour me mettre en garde à ce sujet...

En bref également et c'est seulement un point de vue, mais pour ceux qui voudraient faire la côte est depuis Tamatave vers le nord, Foulpointe est un arrêt qui ne sert à rien. Beaucoup trop touristique, trop de vendeurs de tout et n'importe quoi, insistants et pénibles de surcroit, le lagon y est sommatre. Seul le resto Au gentil pêcheur nous à reservé une agréable surprise... J'espère que ces infos pourront servir à certains et d'ailleurs si quelqu'un peut m'éclairer pour faire le trajet Soinerana Ivongo/Maroantsetra autre que par avion, je suis preneur. Je sais qu'on peut le faire en 4X4 mais je ne connais pas les tarifs et je ne sais pas combien de temps ça prend. Merci d'avance.
Cubain ou cubaine vivant au Québec: heureux(se) dans votre pays d'accueil? English translation pending
by Fleur1201 · 2008-06-23 · 32 replies
Bonjour,

S'il y a des personnes originaire de Cuba qui vivent au Québec depuis quelques temps, j'aimerais savoir comment vous aimez votre pays d'accueil, êtes-vous heureux(se) ?, et l'hiver ? et le rythme de vie ?

J'attends vos réponses ! ... merci ! 😉

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