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Itinéraire de huit jours en Andalousie English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens demander conseil à tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette région qui semble si riche... Le soucis, c'est que l'on s'y prend au dernier moment... 🤪
Nous arriverons à Séville samedi midi et prenons une voiture à l'aéroport vers 13h. Ensuite c'est le gros point d'interrogation... En faisant des recherches et en lisant notamment beaucoup de choses sur ce forum, nous avons pris une carte et avons pointé les endroits qui semblaient intéressants. Voici donc un planning de ce que cela donnerait, nous vous remercions d'avance de nous dire ce que vous en pensez et de ne pas hésiter à apporter votre expérience, vos anecdotes, conseils sur les lieux à visiter, restos, hotels... Petites précisions Hotels : qqch de propre, calme avec possibilité parking sur site ou à proximité, si possible proche centre ville, où on parle anglais si possible (nous ne parlons pas un mot d'espagnol...)
Jour 1 : arrivée à Séville à 13h - Départ pour Cordoue par la voie rapide => arrivée vers 14h30 - visites : Alcazar de Los Reyes, Mezquita, Juderia - Avez-vous des hôtels, auberge (de jeunesse) à nous conseiller ? où manger qqch de typique ?
Jour 2 : - Départ pour les villes de Baeza et Ubeda et visites : il semble que le déplacement en vaille la peine, mais quelle route emprunter pour s'y rendre et combien de temps faut-il ? - Direction Grenade par voie rapide - un hotel, une auberge (de jeunesse), des restos à nous conseiller ?
Jour 3 : - ballade dans la ville, achat du pass Bono Turistico - visites l'après-midi - 2è nuit à Grenade
Jour 4 : - Visite de l'Alhambra le matin/midi - ballades dans la ville - 3è nuit à Grenade ou départ sur la côte pour la nuit ?
Jour 5 et 6 A partir d'ici, le but est d'arriver à Séville le jour 6 au soir, afin d'y passer 48h Que faire, sachant que nous sommes intéressés par : - le parc de la Sierra Nevada - un passage par Malaga - la route des villages blancs de Ronda à Jimena de la Frontera - un passage à Gibraltar, Tarifa, Cadiz
Jour 7 : - ballade dans Séville - nuit à Séville
Jour 8 : - ballade dans Séville - retour en France
Autre point : où peut-on voir un spectacle de Flamenco un soir ?
Merci à tous pour votre aide !
Antoine
Je viens demander conseil à tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette région qui semble si riche... Le soucis, c'est que l'on s'y prend au dernier moment... 🤪
Nous arriverons à Séville samedi midi et prenons une voiture à l'aéroport vers 13h. Ensuite c'est le gros point d'interrogation... En faisant des recherches et en lisant notamment beaucoup de choses sur ce forum, nous avons pris une carte et avons pointé les endroits qui semblaient intéressants. Voici donc un planning de ce que cela donnerait, nous vous remercions d'avance de nous dire ce que vous en pensez et de ne pas hésiter à apporter votre expérience, vos anecdotes, conseils sur les lieux à visiter, restos, hotels... Petites précisions Hotels : qqch de propre, calme avec possibilité parking sur site ou à proximité, si possible proche centre ville, où on parle anglais si possible (nous ne parlons pas un mot d'espagnol...)
Jour 1 : arrivée à Séville à 13h - Départ pour Cordoue par la voie rapide => arrivée vers 14h30 - visites : Alcazar de Los Reyes, Mezquita, Juderia - Avez-vous des hôtels, auberge (de jeunesse) à nous conseiller ? où manger qqch de typique ?
Jour 2 : - Départ pour les villes de Baeza et Ubeda et visites : il semble que le déplacement en vaille la peine, mais quelle route emprunter pour s'y rendre et combien de temps faut-il ? - Direction Grenade par voie rapide - un hotel, une auberge (de jeunesse), des restos à nous conseiller ?
Jour 3 : - ballade dans la ville, achat du pass Bono Turistico - visites l'après-midi - 2è nuit à Grenade
Jour 4 : - Visite de l'Alhambra le matin/midi - ballades dans la ville - 3è nuit à Grenade ou départ sur la côte pour la nuit ?
Jour 5 et 6 A partir d'ici, le but est d'arriver à Séville le jour 6 au soir, afin d'y passer 48h Que faire, sachant que nous sommes intéressés par : - le parc de la Sierra Nevada - un passage par Malaga - la route des villages blancs de Ronda à Jimena de la Frontera - un passage à Gibraltar, Tarifa, Cadiz
Jour 7 : - ballade dans Séville - nuit à Séville
Jour 8 : - ballade dans Séville - retour en France
Autre point : où peut-on voir un spectacle de Flamenco un soir ?
Merci à tous pour votre aide !
Antoine
Endroits incontournables au Bénin à visiter en quatre/cinq jours? English translation pending
Bonjour
je dois organiser aux environs du 15 novembre un séjour"touristico - humanitaire" pour une douzaine de personnes d'une association humanitaire. C'est à dire qu'en même temps que nous distribuerons du matériel scolaire , médical et agricole, tout au long de notre séjour, nous visiterons 3 pays le Benin , le Burkina et le Mali.3 semaines en tout.
quelqu'un pourra t-il me dire ce qu'il y a de vraiment "d'incontournable à visiter au Benin dans un premier temps(4 jours ).sachant que nous serons basés dans un hotel de Cotonou? et au Burkina et au Mali ensuite?
Bien sur , je pourrais consulter des guides, mais je préfere m'en remettre a l'expérience des personnes qui connaissent bien le pays.
des adresses d'hotel pas trop chers seront les bienvenues...
d'autre part nous arriverons a Cotonou et repartirons de Bamako.Comment faire pour trouver de "bons prix " pour cet AR.
Tous vos "tuyaux " seront les bienvenus car" je pédale un peu dans la semoule"...
Récit de quatre filles au Rajasthan ou un début d’une vocation humanitaire! English translation pending
Nous avons passés 22 jours en Inde. je vous fais un petit résumé de notre expérience mémorable dans ce pays en laissant un peu de côté les villes très connues.
Le circuit:
Delhi. Beaucoup de choses à voir pas assez de temps(juste deux jours) et surtout la fatigue du vol... Ville merveilleuse qui vaut le détour.
Alsisar
Trajet long mais fort en sensations, couleurs, bruits. Finalement cela reste notre premier vrai contact avec la population, le trafic, les animaux... Magnifique.
Le fort d'Alsisar, que dire ... Somptueux, magique et surtout un staff chaleureux et brillant. Même si nous étions les seules à séjourner dans le fort, nous avons eu la chance d'avoir un spectacle de marionnettes et de danse uniquement pour nous... Nous avons été vraiment charmées par l'endroit et les gens sur place.
Bikaner
Nous avons eu l'occasion de rencontrer sur la route des gens merveilleux qui nous ont offert un thé inoubliable et qui nous ont marqué par leur sympathie, leur simplicité et surtout leur vision de la vie... Grâce aux traductions de notre chauffeur, nous avons pu établir un dialogue intense et riche.
Visite du temple de Desnoke. Sensations fortes, mêmes très fortes mais il faut le voir pour le croire et surtout le plus troublant, c’est la dévotion et la vénération portée à ces rats par les personnes. Nous avons profité pour visiter les petites boutiques autour du temple où nous avons discuté de nouveau avec les pèlerins.
Jaisalmer
Impressionnante quand on arrive de Bikaner, sa silhouette se dessine à 10 kilomètres. Visites des havelis et le lac Gadi Sagar Tank.Le village de Lodruva et de son temple. Sur le chemin du retour vers Jaisalmer, visite de Amar Sagar et les fameux cénotaphes Bada Bagh au coucher du soleil. Magnifiques moments… Vous allez peut-être dire encore un autre moment inoubliable, et oui, je vous rassure, il y en aura encore d’autres.
Arrivée à Osyan. Magnifique et phénoménal site. Immense pour quatre personnes… Géant.
Nous avons été gentiment accueillies par le gérant, qui se trouve être le cousin du propriétaire. Il nous a expliqué en long et en large les fondements, les valeurs, les responsabilités reposant sur les frêles épaules des descendants rajpoutes. Nous avons profité de la ballade en chameaux.
Jodhpur
Visite du temple de Sachiya Mata avant de prendre la route pour Jodhpur. Visite de la forteresse Mehrangarh.
Arrivée à l’hôtel. Très chouettes les lits en hauteur…
Visite de la vieille ville, de Sardar Bazar et de sa clock Tower. On s’est régalé en épices…
Sublime rencontre avec le responsable d’une association pour la défense des femmes.
Luni
Site merveilleux où nous avons pu nous reposer au bord de la piscine. Cette étape tombait à pic car nous commencions à être fatiguées mais surtout ce jour était sensiblement chaud. La fraîcheur de la piscine était la bienvenue.
Chambre agréable, personnel très accueillant. Un spectacle de danses rajasthanies en prime que nous avons partagé avec une famille indienne qui était venue juste pour y passer la soirée.
Sadargarh
Route quelque peu tumultueuse mais de nouveau riche en paysages… Moments mémorables, une fois de plus.
Arrivée au fort de Sadargarh. Accueil haut en couleurs par le personnel et surtout par la Maharani.
Splendide fort. Le top point de vue logement, aménagement, …
Udaïpur
Très belle ville. … C’est également la première fois depuis le début du séjour que nous croisons des touristes dans notre hôtel. On s’était habituées à être les uniques occupantes des lieux, des Maharanis tout simplement. Cela devenait difficile de partager les lieux avec des touristes, …
Belle promenade autour du lac en fin de journée. Visite de la ville et du City palace muséum, du Jagdish Temple.
Route vers Khempur. Nous avions l’impression d’avoir visité le fin fond de l’Inde. Magnifique, magique, étonnant. Nous ne sommes pas des inconditionnelles du cheval. Cependant, ce site nous a paru sympathique même si on a réellement eu très chaud.
Le personnel nous a chaleureusement accueilli et nous a permis de faire une splendide ballade dans le village où nous avons pu rencontrer les habitants chez eux. Pas besoin de vous dire que les portes étaient toutes ouvertes et que l’hospitalité débordait à tous les coins de rue. Nous avons là encore eu l’occasion de partager des moments magiques avec les habitants qui nous ont montré leur mode de vie, du maçon au fileur de tissu. De la cuisinière à la grand-mère accrochée à son portable sans compter les enfants par dizaine autour de nous… Un réel plaisir. On était réellement au paradis du sourire, de la joie et du bonheur
Pushkar. Visite de la ville. Grosse déception que cette ville. Travaux sur le lac, des babacools restés “scotchés” aux années peace and love et des “pandits” qui harcèlent.
Roopanagarh. Très beau fort. Personnel très accueillant qui nous a fait une belle visite guidée des lieux avec données historiques à l’appui. Très beau village aussi qui vaut le détour. Nous avons eu de bons fous rires. Les barbiers commençant à se surpasser en matière de soins du visage. Tout cela parce qu’on les prenait en photo. Les clients étaient heureux..
Deuxième belle rencontre humanitaire avec le manager de ce Fort qui s’occupe de la scolarisation des petites filles.Encore magnifique.
Jaipur
Visite du City palace et du jantar Mantar. Splendide soirée au cinéma Raj Mandir. C’est sûr, un bollywood dans cette salle reste mémorable. Fantastique, nous avons adoré ce moment… Visite de l’Amber Palace, du temple de Shiromani, de Jaigarth fort et de Nahagarth fort et du Palais des Vents.
Agra
Visite de Fatehpur Sikri et de la Ville d’Agra.
Magnifique Taj Mahal, à vous mettre la chair de poule.Sa beauté est bien supérieure à ce qu’on peut avoir imaginé. C’est sûr, on y reviendra et cette fois ci pas avec nos amies mais avec nos “jaanu” (nos “chéris”)comme disent les indiens.
Les Indiens:
Quatre filles de 30 ans, il est évident que nous avons eu droit aux réflections “neuneu” des jeunes indiens.Mais jamais nous nous sommes senties en danger, même en nous baladant seules le soir.
Les Indiens hors des villes, femmes comme hommes, sont incroyables de gentillesse, de curiosités.Du plus riche au plus humble, ils nous ont tous donnés de belles leçons de vie.Nous avons perdu, en Europe, beaucoup de valeurs simples:comme la famille, le respect de l’autre…
Notre chauffeur:
Nawal, notre prince: Le plus beau sourire de l’Inde
La Tavera (c'est la voiture), impeccable même si dans la nuit une volée d'oiseaux s'est "appesantie" sur le capot ... Nawal va trouver les cinq minutes nécessaires pour assurer un départ en toute blancheur. Il est parfait et pendant toute la durée du voyage: une conduite tranquille en toute sécurité, sans juron hindi apparent (et pourtant ça le mériterait souvent), une attention aux moindres souhaits (dans la mesure de la raison bien comprise), la souplesse dans le programme prévu (pas obligée de se "tanner" les fesses sur un chameau qui n'en a pas envie si vous préférez les ruelles de Jailsamer, par exemple). Il est là, se prête à faire les traducteurs afin de nous offrir ces moments incroyables décrits plus haut. Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette marque de respect qu’il nous a toujours montré. Nos prénoms étaient toujours suivis de “ji”(marque de respect en hindi).Il est donc devenu pour nous Nawalji.
Dans ce monde où l’on parle de tourisme équitable, profitez de votre séjour dans ce pays pour rencontrer ceux qui travaillent sur le terrain afin d’aider les plus démunis. Je crois qu’on leur doit bien ça.
La“pub” est interdite sur ce forum mais je voudrais vous signaler ceux que nous avons rencontrés et qui méritent notre soutien: Même si ça n’est qu’une goutte dans l’océan, ça vaut toujours le coût.
Mr Jasweer, manager du Fort de Roopangarh qui s’occupe de scolariser des petites filles.
Mr Govind S.Rathore, proprietaire du Durang Niwas de Jodhpur qui lui milite pour les femmes et jeunes filles démunies.
Béatrice, propriétaire de l’agence avec laquelle nous avons voyagées.Elle s’occupe de richshaw wallahs à Delhi.
Je suis surprise qu’il n’y est pas plus de discutions sur l’humanitaire dans ces forums de voyage. Quand on a vu l’Inde, on ne peut pas rester insensible. Parler du Taj Mahal ou d’un bon resto, c’est bien mais la claque que l’on a pris, c’est un peu dommage de la taire.
Nous sommes actuellement au Népal, où notre aventure continue.Là aussi, il y beaucoup à écrire et à dire.Un autre post!
Le circuit:
Delhi. Beaucoup de choses à voir pas assez de temps(juste deux jours) et surtout la fatigue du vol... Ville merveilleuse qui vaut le détour.
Alsisar
Trajet long mais fort en sensations, couleurs, bruits. Finalement cela reste notre premier vrai contact avec la population, le trafic, les animaux... Magnifique.
Le fort d'Alsisar, que dire ... Somptueux, magique et surtout un staff chaleureux et brillant. Même si nous étions les seules à séjourner dans le fort, nous avons eu la chance d'avoir un spectacle de marionnettes et de danse uniquement pour nous... Nous avons été vraiment charmées par l'endroit et les gens sur place.
Bikaner
Nous avons eu l'occasion de rencontrer sur la route des gens merveilleux qui nous ont offert un thé inoubliable et qui nous ont marqué par leur sympathie, leur simplicité et surtout leur vision de la vie... Grâce aux traductions de notre chauffeur, nous avons pu établir un dialogue intense et riche.
Visite du temple de Desnoke. Sensations fortes, mêmes très fortes mais il faut le voir pour le croire et surtout le plus troublant, c’est la dévotion et la vénération portée à ces rats par les personnes. Nous avons profité pour visiter les petites boutiques autour du temple où nous avons discuté de nouveau avec les pèlerins.
Jaisalmer
Impressionnante quand on arrive de Bikaner, sa silhouette se dessine à 10 kilomètres. Visites des havelis et le lac Gadi Sagar Tank.Le village de Lodruva et de son temple. Sur le chemin du retour vers Jaisalmer, visite de Amar Sagar et les fameux cénotaphes Bada Bagh au coucher du soleil. Magnifiques moments… Vous allez peut-être dire encore un autre moment inoubliable, et oui, je vous rassure, il y en aura encore d’autres.
Arrivée à Osyan. Magnifique et phénoménal site. Immense pour quatre personnes… Géant.
Nous avons été gentiment accueillies par le gérant, qui se trouve être le cousin du propriétaire. Il nous a expliqué en long et en large les fondements, les valeurs, les responsabilités reposant sur les frêles épaules des descendants rajpoutes. Nous avons profité de la ballade en chameaux.
Jodhpur
Visite du temple de Sachiya Mata avant de prendre la route pour Jodhpur. Visite de la forteresse Mehrangarh.
Arrivée à l’hôtel. Très chouettes les lits en hauteur…
Visite de la vieille ville, de Sardar Bazar et de sa clock Tower. On s’est régalé en épices…
Sublime rencontre avec le responsable d’une association pour la défense des femmes.
Luni
Site merveilleux où nous avons pu nous reposer au bord de la piscine. Cette étape tombait à pic car nous commencions à être fatiguées mais surtout ce jour était sensiblement chaud. La fraîcheur de la piscine était la bienvenue.
Chambre agréable, personnel très accueillant. Un spectacle de danses rajasthanies en prime que nous avons partagé avec une famille indienne qui était venue juste pour y passer la soirée.
Sadargarh
Route quelque peu tumultueuse mais de nouveau riche en paysages… Moments mémorables, une fois de plus.
Arrivée au fort de Sadargarh. Accueil haut en couleurs par le personnel et surtout par la Maharani.
Splendide fort. Le top point de vue logement, aménagement, …
Udaïpur
Très belle ville. … C’est également la première fois depuis le début du séjour que nous croisons des touristes dans notre hôtel. On s’était habituées à être les uniques occupantes des lieux, des Maharanis tout simplement. Cela devenait difficile de partager les lieux avec des touristes, …
Belle promenade autour du lac en fin de journée. Visite de la ville et du City palace muséum, du Jagdish Temple.
Route vers Khempur. Nous avions l’impression d’avoir visité le fin fond de l’Inde. Magnifique, magique, étonnant. Nous ne sommes pas des inconditionnelles du cheval. Cependant, ce site nous a paru sympathique même si on a réellement eu très chaud.
Le personnel nous a chaleureusement accueilli et nous a permis de faire une splendide ballade dans le village où nous avons pu rencontrer les habitants chez eux. Pas besoin de vous dire que les portes étaient toutes ouvertes et que l’hospitalité débordait à tous les coins de rue. Nous avons là encore eu l’occasion de partager des moments magiques avec les habitants qui nous ont montré leur mode de vie, du maçon au fileur de tissu. De la cuisinière à la grand-mère accrochée à son portable sans compter les enfants par dizaine autour de nous… Un réel plaisir. On était réellement au paradis du sourire, de la joie et du bonheur
Pushkar. Visite de la ville. Grosse déception que cette ville. Travaux sur le lac, des babacools restés “scotchés” aux années peace and love et des “pandits” qui harcèlent.
Roopanagarh. Très beau fort. Personnel très accueillant qui nous a fait une belle visite guidée des lieux avec données historiques à l’appui. Très beau village aussi qui vaut le détour. Nous avons eu de bons fous rires. Les barbiers commençant à se surpasser en matière de soins du visage. Tout cela parce qu’on les prenait en photo. Les clients étaient heureux..
Deuxième belle rencontre humanitaire avec le manager de ce Fort qui s’occupe de la scolarisation des petites filles.Encore magnifique.
Jaipur
Visite du City palace et du jantar Mantar. Splendide soirée au cinéma Raj Mandir. C’est sûr, un bollywood dans cette salle reste mémorable. Fantastique, nous avons adoré ce moment… Visite de l’Amber Palace, du temple de Shiromani, de Jaigarth fort et de Nahagarth fort et du Palais des Vents.
Agra
Visite de Fatehpur Sikri et de la Ville d’Agra.
Magnifique Taj Mahal, à vous mettre la chair de poule.Sa beauté est bien supérieure à ce qu’on peut avoir imaginé. C’est sûr, on y reviendra et cette fois ci pas avec nos amies mais avec nos “jaanu” (nos “chéris”)comme disent les indiens.
Les Indiens:
Quatre filles de 30 ans, il est évident que nous avons eu droit aux réflections “neuneu” des jeunes indiens.Mais jamais nous nous sommes senties en danger, même en nous baladant seules le soir.
Les Indiens hors des villes, femmes comme hommes, sont incroyables de gentillesse, de curiosités.Du plus riche au plus humble, ils nous ont tous donnés de belles leçons de vie.Nous avons perdu, en Europe, beaucoup de valeurs simples:comme la famille, le respect de l’autre…
Notre chauffeur:
Nawal, notre prince: Le plus beau sourire de l’Inde
La Tavera (c'est la voiture), impeccable même si dans la nuit une volée d'oiseaux s'est "appesantie" sur le capot ... Nawal va trouver les cinq minutes nécessaires pour assurer un départ en toute blancheur. Il est parfait et pendant toute la durée du voyage: une conduite tranquille en toute sécurité, sans juron hindi apparent (et pourtant ça le mériterait souvent), une attention aux moindres souhaits (dans la mesure de la raison bien comprise), la souplesse dans le programme prévu (pas obligée de se "tanner" les fesses sur un chameau qui n'en a pas envie si vous préférez les ruelles de Jailsamer, par exemple). Il est là, se prête à faire les traducteurs afin de nous offrir ces moments incroyables décrits plus haut. Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette marque de respect qu’il nous a toujours montré. Nos prénoms étaient toujours suivis de “ji”(marque de respect en hindi).Il est donc devenu pour nous Nawalji.
Dans ce monde où l’on parle de tourisme équitable, profitez de votre séjour dans ce pays pour rencontrer ceux qui travaillent sur le terrain afin d’aider les plus démunis. Je crois qu’on leur doit bien ça.
La“pub” est interdite sur ce forum mais je voudrais vous signaler ceux que nous avons rencontrés et qui méritent notre soutien: Même si ça n’est qu’une goutte dans l’océan, ça vaut toujours le coût.
Mr Jasweer, manager du Fort de Roopangarh qui s’occupe de scolariser des petites filles.
Mr Govind S.Rathore, proprietaire du Durang Niwas de Jodhpur qui lui milite pour les femmes et jeunes filles démunies.
Béatrice, propriétaire de l’agence avec laquelle nous avons voyagées.Elle s’occupe de richshaw wallahs à Delhi.
Je suis surprise qu’il n’y est pas plus de discutions sur l’humanitaire dans ces forums de voyage. Quand on a vu l’Inde, on ne peut pas rester insensible. Parler du Taj Mahal ou d’un bon resto, c’est bien mais la claque que l’on a pris, c’est un peu dommage de la taire.
Nous sommes actuellement au Népal, où notre aventure continue.Là aussi, il y beaucoup à écrire et à dire.Un autre post!
Budapest en Hongrie (2e partie) English translation pending
Voyage à Prague, Budapest et Vienne, du 4 au 22 septembre 2008 (2e partie - Budapest)
1er partie : Prague http://voyageforum.com/...ost=2842482;#2842482 3e partie : Vienne http://voyageforum.com/...ost=2848303;#2848303
Le 12 septembre Nous quittons Prague en République tchèque, pour nous rendre en train à Budapest. Nous sommes assis sur le côté fenêtre et il y a quatre autres personnes dans le compartiment. Le trajet dure 7 heures. Nous dînons au restaurant qu’il y a dans le train. Nous arrivons à la gare de Budapest à 18 h 30, puis nous prenons le métro pour nous rendre à notre appartement.
L’appartement que nous avons loué est situé à la place de la liberté (Szabadsag). Quelqu’un nous attend sur le trottoir en face de l’appartement. Il nous dit que notre appartement est déjà loué, qu’il n’avait pas le choix, car la personne qui l’a loué doit prolonger son séjour à Budapest, que c’est le président français de leur organisme (France-Hongrie). En retour, il nous offre un spacieux appartement, à moindre coût et situé sur la rue Vaci, dans le centre-ville de Budapest. Longue journée.
Le 13 septembre Anecdote : notre appartement est au 2e étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée, il y a des commerces et aux étages des bureaux et des appartements. Pour entrer ou sortir de l’appartement et de l’immeuble, il y des « obstacles » à franchir. Pour entrer dans l’immeuble, après les heures de fermeture des commerces, il y a un code pour y pénétrer : ceci ne pose pas de problème. Pour aller au deuxième étage, via les escaliers, il y a un grillage avec deux serrures et pour entrer dans l’appartement, il y a un autre grillage avec serrures et, enfin, la porte de l’appartement a aussi une serrure. Hier soir, nous avons demandé à la personne qui nous a loué l’appartement de nous expliquer le fonctionnement des serrures. Malgré ces explications, il nous a fallu plus de trente minutes aujourd’hui pour sortir de l’immeuble!!!
La rue Vaci où nous habitons est une rue piétonne, paradis des touristes. Cette artère est la plus chic et la plus chère de la capitale. C’est ici qu’on trouve les restaurants et commerces de luxe, les grandes librairies internationales et les antiquaires. La rue Vaci est située sur la rive droite, à quelques rues du pont Erzsébet (Élisabeth). Notre appartement est situé au cœur de la ville.
La Duna (Danube) sépare en deux la ville : Buda est une succession de collines boisées dominée par le Palais royal, imposant symbole de l’Empire austro-hongrois; de l’autre côté du fleuve s’étend Pest. Huit ponts relient Buda à Pest. Budapest compte 2 millions d’habitants.
Dans l’avant-midi, nous prenons le métro pour aller à la gare Keleti acheter nos billets de train pour Budapest-Vienne. Nous allons dans un café Internet à la gare pour voir nos courriels, écrire à la famille et écrire à Vienne pour préciser l’heure de notre arrivée à l’appartement.
Nous revenons vers notre appartement et visitons notre quartier qui est le noyau historique de la ville (la cité) de Budapest. Quelques minutes de marche sur la rue Vaci et nous voilà rendus à la place Vorosmarty qui est un point de ralliement pour les touristes. Son monument le plus célèbre n’est pas la statue de marbre de Vorosmarty (poète du début du XIXe siècle), mais la pâtisserie Gerbeau, où l’on déguste toutes les spécialités hongroises en matière de gâteaux. Par la suite, nous visitons la partie nord de la cité. Nous passons par la place Erzsébet puis nous entrons dans la basilique Saint-Étienne. C’est la plus grande église de Budapest (8500 personnes peuvent y prendre place). Nous achetons deux pâtisseries sur la rue Sas et nous allons les déguster sur la place de la Liberté. Les pâtisseries sont succulentes.
La place de la Liberté est un parc de verdure entouré de bâtiments : la maison de la télévision, des banques, l’ambassade américaine, des cafés et des restaurants chics. Nous poursuivons notre promenade en contournant le Parlement. C’est une gigantesque construction. Nous revenons vers notre appartement en longeant la Duna. Nous trouvons une épicerie sur la rue Arany et retournons à notre appartement porter nos emplettes. Il fait beau et nous allons flâner près du fleuve. Nous achetons un vin hongrois le Portugieser 2007 pour accompagner les cuisses de poulet de notre souper. Excellent vin et un bon souper.
Le 14 septembre
Aujourd’hui, nous visitons l’avenue Andrassy et le Bois-de-Ville. Nous prenons « le petit métro » aussi appelé le « petit souterrain ». Circulant à moins de 10 mètres sous terre, c’est le premier métro sur le continent (1896). Nous nous rendons jusqu’au Bois-de-Ville.
Le Bois-de-Ville est le plus grand parc de Budapest, il s’étend sur environ 2 km carrés. À côté et autour du parc, il y a de nombreux monuments et bâtiments : la place des Héros, le monument du Millénaire, le musée des Beaux-Arts, le palais des Expositions, le palais des Arts. Dans le parc du Bois-de-Ville, il y a, entre autres, le zoo, le château Vajdahunyad. Nous dînons dans le parc : une pizza et coca cola. Plus tard, nous mangeons un pain hongrois. Nous faisons quelques visites :
La place des Héros : située dans le prolongement de l’avenue Andrassy, cette immense esplanade est aussi appelée « place du Millénaire ».
Le monument du Millénaire : érigé en 1896, il commémore le millième anniversaire de l’arrivée des Mayars sur le sol hongrois. Les statues alignées représentent les héros de la patrie. Très impressionnant à voir.
Les bains Széchenyi : les établissements sont, d’après notre guide Évasion, les plus grands et parmi les plus beaux complexes thermaux d’Europe. En ce dimanche de septembre, de nombreuses personnes sont dans les bassins (piscines) en plein air. L’intérieur du bâtiment principal est impressionnant.

Nous terminons la visite des lieux par une promenade dans le parc et, par la suite, nous prenons l’avenue Andrassy pour nous rendre à pied jusqu'à l’appartement. Conçue dans les années 1870, cette artère qui s’étend sur 2, 30 km relie le centre-ville à la place des Héros. Récemment restaurée, avec ses somptueuses villas, l’avenue Andrassy est l’une des fiertés de Budapest, et figure sur la liste de l’Unesco depuis 2002. En chemin, on s’arrête devant quelques bâtiments dont l’Opéra, le musée Lizt…

C’est dimanche, les épiceries sont fermées, mais nous trouvons un traiteur (salade de pâtes) dans notre quartier. De plus, nous faisons un arrêt à la boutique de vin, qui est voisin de notre immeuble. Nous choisissons un merlot hongrois, Domaine Grof Zichy 2006, avec une petite boîte de foie de canard. Le vin est tout à fait délicieux. Pour dessert, ce sera de la crème glacée chez Gerbeau! Malheureusement, c’est fermé, dommage. Nous nous rendons jusqu’au Danube, quelle vue nous avons du Palais royal éclairé le soir. Il y a plein de monde, plein de touristes sur la rue Vaci. Oui, Budapest est une belle ville.
Le 15 septembre Dernière journée dans la capitale de la Hongrie. Journée pluvieuse. Nous allons d’abord dans un café Internet.
Aujourd’hui, nous nous rendons sur la colline du Château à Buda. Il y a différents lieux à visiter, dont autour de l’Église Mathias, le Palais royal, le mont Gellért et autres endroits. Nous nous promenons dans le secteur autour de l’Église Mathias (fermée, en réparation) et dînons dans le coin. Nous poursuivons notre route et passons devant le Palais royal. Le palais est occupé aujourd’hui par la Galerie nationale hongroise, la Bibliothèque nationale Széchenyi, le musée d’Histoire de Budapest.
Nous retournons sur la rue Vaci en passant par le pont des Chaînes, qui est l’un des symboles de la capitale hongroise. Le pont des Chaînes est le premier pont ayant relié Pest à Buda. Nous allons enfin au marché central qui est au sud de la rue Vaci, près du pont de la Liberté. C’est le plus grand marché couvert de Budapest. Que de choix! Nous achetons deux cuisses de canard, des saucissons, des prunes et deux morceaux de gâteau. Et nous arrêtons chez Bacchus (magasin de vin), notre voisin. La vendeuse nous reconnaît et nous conseille. Nous achetons un cabernet sauvignon Château Kajmad. Quel bon souper et le vin était un des meilleurs vins que nous ayons bu depuis belle lurette.
Nonzan
1er partie : Prague http://voyageforum.com/...ost=2842482;#2842482 3e partie : Vienne http://voyageforum.com/...ost=2848303;#2848303
Le 12 septembre Nous quittons Prague en République tchèque, pour nous rendre en train à Budapest. Nous sommes assis sur le côté fenêtre et il y a quatre autres personnes dans le compartiment. Le trajet dure 7 heures. Nous dînons au restaurant qu’il y a dans le train. Nous arrivons à la gare de Budapest à 18 h 30, puis nous prenons le métro pour nous rendre à notre appartement.
L’appartement que nous avons loué est situé à la place de la liberté (Szabadsag). Quelqu’un nous attend sur le trottoir en face de l’appartement. Il nous dit que notre appartement est déjà loué, qu’il n’avait pas le choix, car la personne qui l’a loué doit prolonger son séjour à Budapest, que c’est le président français de leur organisme (France-Hongrie). En retour, il nous offre un spacieux appartement, à moindre coût et situé sur la rue Vaci, dans le centre-ville de Budapest. Longue journée.
Le 13 septembre Anecdote : notre appartement est au 2e étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée, il y a des commerces et aux étages des bureaux et des appartements. Pour entrer ou sortir de l’appartement et de l’immeuble, il y des « obstacles » à franchir. Pour entrer dans l’immeuble, après les heures de fermeture des commerces, il y a un code pour y pénétrer : ceci ne pose pas de problème. Pour aller au deuxième étage, via les escaliers, il y a un grillage avec deux serrures et pour entrer dans l’appartement, il y a un autre grillage avec serrures et, enfin, la porte de l’appartement a aussi une serrure. Hier soir, nous avons demandé à la personne qui nous a loué l’appartement de nous expliquer le fonctionnement des serrures. Malgré ces explications, il nous a fallu plus de trente minutes aujourd’hui pour sortir de l’immeuble!!!
La rue Vaci où nous habitons est une rue piétonne, paradis des touristes. Cette artère est la plus chic et la plus chère de la capitale. C’est ici qu’on trouve les restaurants et commerces de luxe, les grandes librairies internationales et les antiquaires. La rue Vaci est située sur la rive droite, à quelques rues du pont Erzsébet (Élisabeth). Notre appartement est situé au cœur de la ville.
La Duna (Danube) sépare en deux la ville : Buda est une succession de collines boisées dominée par le Palais royal, imposant symbole de l’Empire austro-hongrois; de l’autre côté du fleuve s’étend Pest. Huit ponts relient Buda à Pest. Budapest compte 2 millions d’habitants.Dans l’avant-midi, nous prenons le métro pour aller à la gare Keleti acheter nos billets de train pour Budapest-Vienne. Nous allons dans un café Internet à la gare pour voir nos courriels, écrire à la famille et écrire à Vienne pour préciser l’heure de notre arrivée à l’appartement.
Nous revenons vers notre appartement et visitons notre quartier qui est le noyau historique de la ville (la cité) de Budapest. Quelques minutes de marche sur la rue Vaci et nous voilà rendus à la place Vorosmarty qui est un point de ralliement pour les touristes. Son monument le plus célèbre n’est pas la statue de marbre de Vorosmarty (poète du début du XIXe siècle), mais la pâtisserie Gerbeau, où l’on déguste toutes les spécialités hongroises en matière de gâteaux. Par la suite, nous visitons la partie nord de la cité. Nous passons par la place Erzsébet puis nous entrons dans la basilique Saint-Étienne. C’est la plus grande église de Budapest (8500 personnes peuvent y prendre place). Nous achetons deux pâtisseries sur la rue Sas et nous allons les déguster sur la place de la Liberté. Les pâtisseries sont succulentes.
La place de la Liberté est un parc de verdure entouré de bâtiments : la maison de la télévision, des banques, l’ambassade américaine, des cafés et des restaurants chics. Nous poursuivons notre promenade en contournant le Parlement. C’est une gigantesque construction. Nous revenons vers notre appartement en longeant la Duna. Nous trouvons une épicerie sur la rue Arany et retournons à notre appartement porter nos emplettes. Il fait beau et nous allons flâner près du fleuve. Nous achetons un vin hongrois le Portugieser 2007 pour accompagner les cuisses de poulet de notre souper. Excellent vin et un bon souper.
Le 14 septembre
Aujourd’hui, nous visitons l’avenue Andrassy et le Bois-de-Ville. Nous prenons « le petit métro » aussi appelé le « petit souterrain ». Circulant à moins de 10 mètres sous terre, c’est le premier métro sur le continent (1896). Nous nous rendons jusqu’au Bois-de-Ville.Le Bois-de-Ville est le plus grand parc de Budapest, il s’étend sur environ 2 km carrés. À côté et autour du parc, il y a de nombreux monuments et bâtiments : la place des Héros, le monument du Millénaire, le musée des Beaux-Arts, le palais des Expositions, le palais des Arts. Dans le parc du Bois-de-Ville, il y a, entre autres, le zoo, le château Vajdahunyad. Nous dînons dans le parc : une pizza et coca cola. Plus tard, nous mangeons un pain hongrois. Nous faisons quelques visites :
La place des Héros : située dans le prolongement de l’avenue Andrassy, cette immense esplanade est aussi appelée « place du Millénaire ».
Le monument du Millénaire : érigé en 1896, il commémore le millième anniversaire de l’arrivée des Mayars sur le sol hongrois. Les statues alignées représentent les héros de la patrie. Très impressionnant à voir.

Les bains Széchenyi : les établissements sont, d’après notre guide Évasion, les plus grands et parmi les plus beaux complexes thermaux d’Europe. En ce dimanche de septembre, de nombreuses personnes sont dans les bassins (piscines) en plein air. L’intérieur du bâtiment principal est impressionnant.

Nous terminons la visite des lieux par une promenade dans le parc et, par la suite, nous prenons l’avenue Andrassy pour nous rendre à pied jusqu'à l’appartement. Conçue dans les années 1870, cette artère qui s’étend sur 2, 30 km relie le centre-ville à la place des Héros. Récemment restaurée, avec ses somptueuses villas, l’avenue Andrassy est l’une des fiertés de Budapest, et figure sur la liste de l’Unesco depuis 2002. En chemin, on s’arrête devant quelques bâtiments dont l’Opéra, le musée Lizt…

C’est dimanche, les épiceries sont fermées, mais nous trouvons un traiteur (salade de pâtes) dans notre quartier. De plus, nous faisons un arrêt à la boutique de vin, qui est voisin de notre immeuble. Nous choisissons un merlot hongrois, Domaine Grof Zichy 2006, avec une petite boîte de foie de canard. Le vin est tout à fait délicieux. Pour dessert, ce sera de la crème glacée chez Gerbeau! Malheureusement, c’est fermé, dommage. Nous nous rendons jusqu’au Danube, quelle vue nous avons du Palais royal éclairé le soir. Il y a plein de monde, plein de touristes sur la rue Vaci. Oui, Budapest est une belle ville.Le 15 septembre Dernière journée dans la capitale de la Hongrie. Journée pluvieuse. Nous allons d’abord dans un café Internet.
Aujourd’hui, nous nous rendons sur la colline du Château à Buda. Il y a différents lieux à visiter, dont autour de l’Église Mathias, le Palais royal, le mont Gellért et autres endroits. Nous nous promenons dans le secteur autour de l’Église Mathias (fermée, en réparation) et dînons dans le coin. Nous poursuivons notre route et passons devant le Palais royal. Le palais est occupé aujourd’hui par la Galerie nationale hongroise, la Bibliothèque nationale Széchenyi, le musée d’Histoire de Budapest.

Nous retournons sur la rue Vaci en passant par le pont des Chaînes, qui est l’un des symboles de la capitale hongroise. Le pont des Chaînes est le premier pont ayant relié Pest à Buda. Nous allons enfin au marché central qui est au sud de la rue Vaci, près du pont de la Liberté. C’est le plus grand marché couvert de Budapest. Que de choix! Nous achetons deux cuisses de canard, des saucissons, des prunes et deux morceaux de gâteau. Et nous arrêtons chez Bacchus (magasin de vin), notre voisin. La vendeuse nous reconnaît et nous conseille. Nous achetons un cabernet sauvignon Château Kajmad. Quel bon souper et le vin était un des meilleurs vins que nous ayons bu depuis belle lurette.Nonzan
Où loger pour 2 jours à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Je vais en Thaïlande pour 17 jours (fin septembre - début octobre) et je compte rester que 2 nuits à l'arrivée dans la capitale. Mon avion atterrit vers 23h30. Je passe donc la nuit de l'arrivée + une autre nuit avant de décoller (en avion) pour Chiang Mai en matinée. Étant donné l'arrivée tardive de l'avion et le départ matinal deux jours après, j'ai crû bon résider dans un hôtel à proximité de l'aéroport. Par contre, j'ai entendu dire qu'il y a beaucoup de trafic et que la distance de 30km peut prendre plusieurs heures entre l'aéroport (hôtel) et Bangkok. Nous désirons profiter de Bangkok et nous ne voulons pas perdre 4 heures de notre journée de visite en ville à cause de l'achalandage routier. Où me conseillez-vous de séjourner? Dans un hôtel, près de l'aéroport? Au centre-ville? Et si nous louons une chambre au centre-ville, combien de temps le trajet de nuit devrait nous prendre (en taxi) de l'aéroport à l'hôtel? Et combien ça devrait coûter? Sinon, connaissez-vous un hôtel qui se situerait à mi-chemin entre l'aéroport et le centre-ville? Avez-vous des hôtels à me suggérer?
Merci beaucoup!!!
Je vais en Thaïlande pour 17 jours (fin septembre - début octobre) et je compte rester que 2 nuits à l'arrivée dans la capitale. Mon avion atterrit vers 23h30. Je passe donc la nuit de l'arrivée + une autre nuit avant de décoller (en avion) pour Chiang Mai en matinée. Étant donné l'arrivée tardive de l'avion et le départ matinal deux jours après, j'ai crû bon résider dans un hôtel à proximité de l'aéroport. Par contre, j'ai entendu dire qu'il y a beaucoup de trafic et que la distance de 30km peut prendre plusieurs heures entre l'aéroport (hôtel) et Bangkok. Nous désirons profiter de Bangkok et nous ne voulons pas perdre 4 heures de notre journée de visite en ville à cause de l'achalandage routier. Où me conseillez-vous de séjourner? Dans un hôtel, près de l'aéroport? Au centre-ville? Et si nous louons une chambre au centre-ville, combien de temps le trajet de nuit devrait nous prendre (en taxi) de l'aéroport à l'hôtel? Et combien ça devrait coûter? Sinon, connaissez-vous un hôtel qui se situerait à mi-chemin entre l'aéroport et le centre-ville? Avez-vous des hôtels à me suggérer?
Merci beaucoup!!!
Rajasthan, juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre d'un premier voyage de 15 jours dans le Rajasthan avec ma mère (j'ai 24 ans) et je vous fais donc un "résumé" de notre périple, qui nous laisse des souvenirs et des images inoubliables! Je sais à quel point ce forum nous a aidé à préparer notre voyage, et j'espère que mon récit donnera des conseils/idées aux prochains voyageurs.
Petites précisions : - C'était notre premier voyage en Inde - On a choisi l'option location de voiture avec un chauffeur, qui s'est avéré être fabuleux. On ne saurait combien le remercier! Son nom est Ishak Khan, contact au ishak_raj@yahoo.co.in. Et pour être complet, on a payé 400€ pour 14 jours. - On a toujours choisi des hôtels propres, avec climatisation, et les chambres étaient toujours spacieuses. Ishak nous a beaucoup aidé et conseillé dans nos choix et grâce à lui et ses connaissances on a eu l’occasion d’avoir des bons prix. On ne prenait jamais en compte les vues par la fenêtre, et la luminosité dans la chambre, car en juillet il fait nuit à 19h30 et jour à 5h30, et à part pour dormir, on ne restait pas longtemps dans les chambres:
- Notre trousse à pharmacie pour éviter les tracas : 1) Savarine pour le paludisme. On a hésité, mais c’est le fait d’être en période de mousson et l’idée d’aller dans les villages excentrés qui nous a convaincue de nous la faire prescrire. Par ailleurs, on n’a eu aucun effet secondaire. 2) lactéol en cas de troubles digestifs. Mais si on s’en tient à des légumes cuits, à bien peler les fruits, et qu’on mange végétarien les premiers jours, aucun souci ! 3) un gel savon sans rinçage pour se laver régulièrement les mains. Je m’en sers dans le métro parisien, donc ça m’a semblé être idéal pour l’Inde. - Un petit + qui s’avérera indispensable pour les voyageurs d’été : Un vaporisateur d’eau type Evian ou Vittel. On le trimballait partout, et ça permet d’éviter les coups de chaud lorsque la température monte. 4) Anti moustique bien sûr.
Jour 1 : 30 juin - Delhi Arrivée à Delhi à 6h20 du matin. (Vol British Airways, escale à Londres) Il pleut le temps que l'on atterrisse, on s'y attendait, c'est la période de mousson. Enfin, le temps que l'on récupère nos bagages, et c'est déjà fini et malgré les nuages, il fait déjà une trentaine de degré de si bon matin. Ishak nous attend à l'aéroport et nous conduit dans son ambassador resplendissante avec deux colliers de fleurs en cadeau de bienvenue ! On fait connaissance et déjà on rigole bien tous les trois. La première étape est de passer à l’hôtel (Hôtel Grand Godwin - 2000 Roupies on aurait pu négocier mieux, mais le premier jour, dur de s'y mettre d'emblée!). Puis on part visiter à notre rythme la Grande Mosquée, le Red Fort, le mausolée de Humayun, le Raj ghat. La grande Mosquée nous laissera un souvenir mitigé, surtout les hommes à l’entrée qui nous parlaient comme des chiens pour nous faire payer « le passe droit » pour l’appareil photo. Ils étaient vraiment désagréables, et on n’a toujours pas compris pourquoi... Enfin, sinon tout est très beau, il y a très peu de touristes, basse saison oblige. La première impression qui nous vient à l’esprit est assez étrange. On pensait arriver avec l’idée qu'il faudrait être le moins "voyeur" possible (faire attention quand on prend des photos, être discrètes etc...) mais en fait, c'est la situation inverse qui se produit. Tout le monde n'arrête pas de nous prendre en photo avec leur téléphone portable, les femmes et les hommes c'est la folie! Et de même ils adorent qu'on photographie en famille. On ne peut pas s’asseoir deux minutes quelque part sans qu’une vingtaine de personnes se posent en arc de cercle autour de nous ! C’est assez déroutant, mais on s’y est fait petit à petit. C’est donc ça pour moi la première chose marquante : les indiens sont très curieux, posent plein de questions, regardent, sont tellement spontanés ! On est déjà émerveillé par les saris magnifiques des femmes : couleurs vives, elles sont toutes belles et tellement féminines ! Vers 17h, on rentre à l'Hôtel, épuisées entre le voyage et les premières visites. On passera la soirée à digérer l'atmosphère et la multitude de choses vues dans la journée...
Jour 2 - Delhi - Agra Bonne nuit de sommeil, petit déjeuner sur la terrasse du toit de l’hôtel. J’essaye les plats indiens, mais je crois que pour le matin, je ne m’y ferais pas. Je m’en tiens donc au sucré 🙂. Ensuite départ vers 8h30 pour Agra. On s'arrête sur le chemin à Mathura où se tient le lieu de naissance de Krishna. Puis on arrive à Agra en début d’après midi. Après un déjeuner végétarien, on visite le Fort d’Agra. Le fort mongol est très beau, les bâtiments de pierre rouge et marbre blanc s’alternent de façon harmonieuse.Toujours pas de touristes à l’horizon et par contre toujours autant de curieux autour de nous, mais on commence à s’habituer ! On rigole beaucoup avec les gens, ils sont très ouverts vers nous, si seulement on pouvait accueillir les touristes à Paris de la même manière au lieu de les ignorer ! L’Hôtel choisi à Agra est le Taj Plaza. 1500 Roupies pour une chambre très correcte avec clim + petit déj. Ils veulent nous vendre une vue sur le Taj Mahal dans une chambre à 2000 Roupies, mais franchement, on ne tient pas à passer la journée à la fenêtre de la chambre d’hôtel, on préfère le voir en vrai ! Le soir on va faire un tour dans un marché nocturne. On craque sur des petites chaussures en cuir. Les vitres des magasins sont entièrement couvertes de gros moustiques à ma grande horreur. Je suis une proie très convoitée par ces bestioles, donc je dégaine mon Moustiguard en prévention !
Jour 3 - Agra - Fatehpur Sikri - Jaïpur Le réveil sonne à 5h30. On se prépare rapidos et on part à la découverte du Taj Mahal. Il fait bon se promener à cette heure, les rabatteurs ne sont pas encore trop réveillés ! Bon, l’entrée n’est pas donnée (750 Roupies par personne) mais c���est vraiment fabuleux, on ne se lasse pas de regarder ce palais à l’architecture parfaite. Le temps est mitigé, ce qui donne une ambiance particulière : le Taj blanc se démarque encore plus devant les gros nuages noirs... Les groupes de touristes commencent à pointer leur bout du nez vers 8h30, on décide donc de rentrer à l’hôtel, on prend un petit déjeuner et on retrouve Ishak. On passe voir le Baby Taj, impressionnant pour ses détails, surtout que là pour le coup, il n’y a personne, on est les deux seules à déambuler dans ce petit palais. Puis l’étape suivante de la journée est Fatehpur Sikri. On quitte Agra avec le souvenir du Taj Mahal dans les yeux, et on part pour ce site fortement recommandé par tous les visiteurs. On arrive sur les coups de 12h, il commence à faire très chaud, mais bon, on tient le coup ! Une chose totalement inattendue : Fatehpur Sikri recevait le même jour un pèlerinage à la Mosquée, donc c’est la cohue sur le site : marchands, pèlerins, familles, enfants, tous les mondes s’activent autour de nous, c’est assez impressionnant ! L’ambiance est assez oppressante, enfin c’est surtout la multitude de guides qui nous harcèlent qui est oppressante ! On a beau leur dire que l’on ne veut pas d’explications, on veut juste se balader, ils n’arrivent pas à comprendre que même s’ils donnaient des explications gratuites on n’en voudrait pas… On préfère être libre d’aller où on veut, s’arrêter quand on veut…bref « no guide » devient l’expression favorite de ma mère, et on doit malheureusement les renvoyer balader assez durement pour se faire comprendre... Dans le fort proprement, vu que l’entrée est payante (contrairement à la mosquée), c’est beaucoup plus calme, il n’y a quasiment personne. Au bout de deux heures, on redescend avec un bus du gouvernement au parking où Ishak nous attend patiemment. On devait passer la nuit à Barathpur, pour partir pour Jaipur le lendemain, mais vu qu’il n’est pas trop tard, et que l’été, il n’y a pas grand-chose à voir à Barathpur (les oiseaux du parc sont absents), Ishak nous propose de rouler directement vers Jaïpur. On s’arrête sur la route pour admirer un joli coucher de soleil et on roule au milieu des motos, des rickshaws, des camions, des moutons, des chameaux, oui oui on est bien sur l’autoroute 😉 On arrive dans la soirée à Jaïpur. On passera les prochaines nuits à l’hôtel Anuraag Villa - 1300 Roupies par nuit avec petit déj. L’hôtel est dans un quartier paisible de Jaipur (Bani Parc) et possède un grand jardin, où on peut se prélasser. Petit havre de paix bien agréable !
Jour 4 - Jaipur
Aujourd’hui journée tranquille de prévue. On commence un peu à saturer des visites de forts et de palais. Ils sont bien sûr tous très beaux, mais on a besoin de faire un petit break. On décide donc de faire une sortie au cinéma bien connu : le Raj Mandir. Le cinéma est absolument magnifique, la salle est immense, le plafond est comparable à de la meringue. A l’intérieur, on est les seules occidentales, les gens nous regardent en souriant. Une jeune fille dans la queue pour les billets (queue pour la gente féminine bien sûr) n’en revient pas que l’on aille voir un film dont on ne comprendra pas la langue ! Elle nous explique que c’est un film comique, qui était très attendu, ce qui explique le monde présent à la séance! Lorsque l’on achète les billets on a les places attitrées, on va donc s’asseoir à notre siège et la salle plonge dans le noir sous un tonnerre d’applaudissements. Quelques bandes annonces et le film démarre. A la moindre cascade de l’acteur principal ou au moindre pas de danse de l’actrice, toute la salle est en ébullition. L’ambiance est vraiment extra ! Malgré les dialogues en hindi, on n’a aucun mal à saisir l’histoire et les anecdotes, les acteurs exagèrent toutes leurs mimiques et les situations sont loufoques et faciles à comprendre. Après 3 heures de spectacle (avec un petit entracte au milieu) on sort après avoir passé un très bon moment. On retrouve Ishak qui nous accompagne dans le vieux Jaipur, la ville rose proprement dite. Les rues sont très belles, les couleurs magnifiques, et on déambule dans les rues, grimpe un escalier et arrive à un petit magasin de bijoux en argent. Le vendeur adore la France, d’ailleurs son magasin se nomme « le Maître des bijoux », bien écrit en français. On discute, il nous parle de Bordeaux et de son vin, on choisit une jolie bague et des boucles d’oreille et on repart pour retrouver Ishak qui doit nous emmener dans une manufacture de tissus, « Rainbow Textile ». Après une centaine de déballage, une quarantaine d’essayages, plusieurs tasses de chaï entrecoupées de sessions de marchandage bouclées par une belle poignée de main, on repart avec moult saris, tissus et vêtements. On ne se lasserait jamais d’admirer tous ces beaux tissus avec ses belles couleurs… On sort du magasin aux anges, et le soleil commençant à se coucher, on fait un passage au bord du lake palace. Les familles pique-niquent, la température est plus agréable et les couleurs du ciel et du palace en mettent plein à la vue… On retourne à l’hôtel en croisant sur le chemin des chameaux, des éléphants, on est en plein centre ville, tout va bien, on est en Inde… Jaipur n’est pas la ville préférée des voyageurs. Mais c’est la ville de résidence de notre chauffeur, donc je crois qu’il nous a transmis l’affection qu’il possède pour la capitale du Rajasthan.
Jour 5 - Jaipur
Réveil puis petit déj léger dans le jardin de l’hôtel. A côté de notre table, un yogi indien, vraisemblablement client de l’hôtel, fait son pranayama (yoga de respiration) devant la petite statue d’un Bouddha en marbre blanc. A 8h30, Ishak arrive, il fait déjà chaud, la journée promet d’être rude côté température. On passe à côté du palais des vents, d’après notre chauffeur, c’est l’heure idéale pour le prendre en photo, puis direction le fort d’Amber qui surplombe Jaïpur. A deux kms du fort (avant l’ascension de la colline), on s’arrête au bord de la route déserte, pour prendre quelques photos de la forteresse. A peine sortie de la voiture, on voit surgir de nulle part (des buissons ???) des charmeurs de serpents et des marchands de babioles. Décidément, ils sont vraiment sans relâche les indiens et ils nous étonneront toujours ! Arrivées au fort, on commence par visiter le petit temple, où a lieu la célébration d’un mariage. Comme d’habitude, ils sont enchantés et très fiers lorsqu’on leur demande si on peut les prendre en photo. Les mariés sont magnifiques, lui en blanc, elle en rouge. Ensuite on visite le fort proprement dit, qui est, comme cité dans tous les guides et les forums, vraiment beautiful. Tout est travaillé, les pièces, les petites cours, les murs, les plafonds, c’est impressionnant. D’ailleurs, tout comme au Taj Mahal, l’endroit comporte plus d’occidentaux que d’habitude. Il y a la possibilité de monter sur des éléphants, mais leurs mines tristounettes nous convainquent de nous passer de l’aventure. Ishak nous expliquera qu’ils ne sont pas bien traités par les propriétaires et que « sometimes they get crazy with tourists ! ». Ah ok, on a bien fait de s’en passer 😕 On fait un passage à la fin de la visite à la galerie d’art contemporain. De magnifiques tableaux y sont exposés et on discute simplement avec les jeunes qui tiennent la galerie. On aime la musique qu’ils passent en fond sonore, donc ils décident d’essayer de nous graver un CD. Malheureusement l’ordinateur fait un caprice, on devra trouver le CD par nous même, enfin ça sera assez simple car ce sont les bien connus Gayatri Mantra. On quitte finalement le fort d’Amber, et retourne sur Jaïpur. On prend un lunch léger, puis après quelques emplettes d’ordre logistique (timbres à la poste, carte mémoire pour l’appareil photo…) on part visiter le City Palace. On laisse de côté l’observatoire astronomique car c’est impossible pour nous de rester plantée debout sous ce soleil plombant. Le palace du Maharaja nous séduit avec les portes des quatre saisons puis on enchaîne avec le tombeau de la famille royale. On est les seules à visiter (on commence à avoir l’habitude d’avoir un site touristique pour nous toutes seules) et on croisera juste un groupe d’adolescents qui joue aux cartes sur le marbre blanc du mausolée et un troupeau de quatre ou cinq ânes qui traversent le site le plus naturellement du monde.
En fin d’après midi, on repasse au « Rainbow Textile », pour récupérer des pantalons faits sur mesure pour ma maman. Et « comme par hasard » le staff est justement en train de plier soigneusement des étoles en soie dans le magasin lorsque l’on arrive. Ils viennent de les recevoir. On s’est littéralement écroulées sur le sol, et c’est reparti pour un déballage, essayage, marchandage, on boit du chaï, on rigole… on est ressorti du magasin avec les pantalons de ma maman et en prime huit magnifiques étoles en soie fine! Enfin, on verra par la suite (dans d’autres villes, Delhi, Udaipur…) que la manufacture où nous a emmenées Ishak faisait des tissus vraiment de bonne qualité et à un prix tout à fait raisonnable. On rentre à l’hôtel et Ishak nous fait une surprise : Il nous invite à dîner dans sa famille ! On est super contente, et on se met sur notre 31 ! Il vient nous chercher à 20h pétante. Sa maison est assez spacieuse, il nous présente à sa femme Amvin et deux de ses fils. Ishak est le seul à parler anglais donc tout le monde est un peu réservé, c’est normal. L’accueil est chaleureux, on va sur la terrasse, qui est en fait le toit de la maison puis c’est le temps du repas. On installe une nappe sur le sol ainsi que tous les plats : poulet, lentilles, riz basmati, chapati et frites pour les enfants ! Tout est bien sûr succulent et on comprend qu’ils ont mis le frein sur les épices pour nous, merci ! Plus tard dans la soirée, plusieurs personnes de la famille rendront visite, tout le monde est adorable avec nous. On rentre à l’hôtel se coucher vers 23h, la tête pleine de souvenirs touchants et de jolies rencontres.
Jour 6 - Jaïpur - Village d’Ishak Jour 7 - Village de la grand-mère d’Ishak
Réveil à 5h du matin. On bondit du lit, car on a prévu de tenter un cours de yoga à 6h dans un collège que l’on a repéré à 200 mètres de l’hôtel (cité dans le lonely planet). On se prépare, mais une fois arrivée au centre, aucun signe de vie, quelqu’un devant le bâtiment nous annonce que l’on est dimanche donc, c’est fermé aujourd’hui. Snif, on repart bredouille et on se recouche quelques temps. Deuxième réveil, on quitte l’hôtel vers 8h30, direction le village d’Ishak. On est très impatientes de quitter les grandes villes pour découvrir la vie à la campagne râjasthâni. On arrive au village après plus d’une heure de route, et déjà une vingtaine d’enfants nous entourent. Le bruit que des touristes étaient ici à fait le tour du village ! On arrive chez la mère d’Ishak puis il nous présente à toute la famille. On boit du chaï, distribue des carambars aux enfants, il fait très chaud à l’extérieur, on reste donc dans la maison. On joue avec les enfants, puis on comprend qu’ils sont en fait très impatients de nous montrer le temple du village, ils sont très fiers de nous y emmener. Dans la salle principale, un groupe de chanteurs s’exercent, on s’installe, on écoute, c’est très beau. On fait un tour dans le village et l’heure du départ a déjà sonné. On doit partir au village de la grand-mère d’Ishak, à 30 Kms, c’est là que l’on passe la nuit. La grand-mère d’Ishak est un phénomène, du haut de ses plus de 88 ans. On n’entend qu’elle dans la ferme où la famille toute entière habite : le fils qui est le chef de famille, sa femme et leur ribambelle d’enfants. L’aînée est Shameen qui parle le mieux l’anglais. C’est elle qui sera à nos petits soins tout le temps du séjour. Dès notre arrivée, ils insistent pour que l’on ne reste pas une nuit mais deux. On accepte avec joie, on est tellement bien accueillies ici ! Quelques souvenirs en vrac de ses 2 jours fabuleux :
- Dormir sur le toit d’une maison au fond de la campagne râjasthâni et se réveiller au lever du soleil à 5h du matin. - Shameen nous montrant ses tenues et bijoux pour son mariage prévu 3 mois plus tard. Elle était tellement heureuse de ce mariage d’amour (et non d’arrangement, elle l’a bien précisé) ! On était très émues de partager ses moments et ses confidences. - Shameen nous dessinant des tatouages au henné à minuit à la lueur d’une ampoule, toujours sur le toit de la maison - Les sessions « toilette matinale » dans le coin salle de bain, en pleine nature ! - Les préparations des repas et de l’inconditionnel chaï - Le charmeur de serpent qui nous a rendu visite - La danse matinale du paon et sa majestueuse roue ! - Les balades au clair de lune, quand la chaleur tombe enfin.
Jour 8 - Ajmer - Pushkar
Départ le matin vers 9h, on a les larmes aux yeux derrière nos lunettes de soleil… La rencontre avec cette famille me marquera à vie, et reste certainement le plus beau souvenir de ce voyage… Mais notre périple continue et toutes les bonnes choses ont une fin ! Sur la route, Ishak nous explique qu’il va rester encore avec nous quelques jours mais que la fin du voyage se fera avec Singh, un autre chauffeur. On était au courant, il nous avait prévenues lors de la réservation par internet. On retrouve donc Singh, on fera la route à 4 pendant encore deux jours. Singh est très gentil, plus jeune et a des faux airs de mafioso avec ses grandes lunettes de soleil R*B*, qui nous fait beaucoup rigoler. On stoppe à Ajmer, pour la visite de 2 mosquées dont une en ruine où on se reposera un peu (enfin jusqu’à ce qu’une trentaine de personnes se présentent en arc de cercle autour de nous, pour nous parler et nous regarder !) On reprend la route, pour passer l’après midi à Pushkar. Derrière la montagne se cache cette petite ville sacrée pour les hindous. Cet avis n’engage que nous, mais on a trouvé que la partie « business » avait pris beaucoup de place dans la religion. Les prêtres nous font réciter des mantras au bord des ghâts, enfiler un bracelet au poignet droit et ensuite ils négocient sec pour que tu fasses l’offrande la plus importante possible… Enfin, on relativise et en rigole, c’est mieux ainsi ! On trouve des CDs des Gayatri Mantras et on traverse la ville pour arriver au temple de Brahma. On est pas rentré dedans, découragé par le monde, et ma maman a eu un coup de chaud (certainement au bord des ghats, il faut bien garder quelque chose sur la tête). On retrouve Singh et Ishak, et on reprend la route : direction Jodhpur. (On devait passer la nuit à Pushkar, mais on rattrape la nuit supplémentaire passée au village). Arrivée à Jodhpur à l’hôtel Durag Villas Guest House, chambre sans fenêtre mais spacieuse, 800 Roupies, personnel adorable.
Jour 9 - Jodhpur - Ranakpur
Le matin, Singh nous emmène visiter le fort qui surplombe la ville bleue. On passe trois heures dans la magnifique forteresse. Le plaisir est un peu gâché par la chaleur, Singh nous annonce qu’il fait 48° aujourd’hui, on est totalement abasourdie par sa nouvelle, je crois avoir atteint la température maximale supportée par mon corps ! Après le fort, on redescend dans la ville, il est 13h, la chaleur est intenable. On décide de déjeuner dans un endroit climatisé, puis direction le cinéma, deuxième session ! Au moins, il y a des ventilos, et on profite un peu de la fraîcheur en attendant que le soleil quitte son zénith ! Nos chauffeurs rigolent et nous emmènent donc voir notre 2e film indien. L’ambiance est plus calme qu’à Jaipur, mais on a passé un bon moment. On sort à 18h, la température a baissé, ouf ! On retrouve Singh et Ishak, qui nous annonce qu’il doit retourner à Jaipur pour son business. Séquence émotion, on quitte un ami plus qu’un simple chauffeur, il est tellement formidable ! Enfin, pour nous remonter le moral, Singh nous emmène au marché de la Clock Tower (hihihihi il sait comment réconforter les femmes : shopping !). Le marché est très animé, la population locale a attendu que le soleil se couche pour sortir et faire ses emplettes ! On dévalise un marchant d’épices puis on se balade, ça fait du bien de marcher un peu. On revient à la voiture et on prend la route pour Ranakpur. La route est plus pénible que d’habitude, on arrive à l’hôtel, totalement épuisées, on mange une mangue et s’étale dans nos lits ! Hôtel : Ranakpur Hill Resort, chambre luxueuse, 1800 Roupies.
Jour 10 - Ranakpur - Udaipur
Réveil en douceur, aujourd’hui, on a le temps ! Première bonne nouvelle : le ciel est couvert, la température est beaucoup plus supportable. On prend un petit déj dans les jardins puis on fait un plongeon dans la piscine de l’Hôtel. Ca fait du bien ! On aurait bien fait un petit massage mais le spécialiste est en congé, tant pis, ça sera pour Udaipur ! A 12h, on va visiter le temple Jain de Ranakpur. Il y règne une belle atmosphère, très paisible, les idoles jains nous observent avec leurs yeux en miroirs, et les gens sont respectueux et calmes. Rien à voir avec lé frénésie de certaines mosquées ou temples hindous. On reprend la route tranquillement, direction Udaipur. Sur la route, la pluie nous surprend, la mousson arrive enfin dans le Rajasthan. Les visages des indiens s’apaisent, la sécheresse est une vraie source d’angoisse dans les endroits désertiques. Plus on s’approche d’Udaipur, plus les paysages changent, plus verts, plus montagneux. On arrive à Udaipur, déjeune tranquillement et fait un saut à l’Hôtel. C’est le Swaroop Villas, très bel hôtel, avec piscine, le manager est un ami d’Ishak et nous reçoit comme des princesses. On a une belle chambre à 1500 Roupies. On fait un plongeon dans la piscine, puis à 17h, on retrouve Singh qui nous emmène expérimenter les massages ayurvédiques. Grand moment de décompression, fini les tensions, les fatigues, le massage à 4 mains (deux masseuses) est fabuleux. En soirée, Singh nous propose un spectacle de danses râjasthâni. Les danseuses sont impressionnantes, et leurs costumes magnifiques. On rentre à l’hôtel sous la pluie, après une journée bien décompressante.
Jour 11 - Udaipur - Khempur
Au réveil, l’option piscine est éliminée, car il ne cesse de pleuvoir. Mais honnêtement, c’est presque agréable ! On ne doit retrouver Singh qu’à midi, donc on décide de se refaire faire un massage, à l’hôtel cette fois-ci. On n’aura pas l’occasion de profiter autant en France (8 fois plus cher!) ! Après ce moment de détente, on retrouve Singh. La pluie a finalement cessée, donc il nous emmène au jardin des demoiselles d’honneur. On admire la fontaine de lotus, les palmiers, les énormes bougainvillées et profite des effluves de jasmin. Puis direction le lac des amoureux, Fateh Sagar. On prend le bateau pour l’île au centre qui consiste à un jardin, dont la vue est très agréable. Plus tard, on décide de rendre visite à une école d’art. Des étudiants nous présentent différentes peintures sur soie, les détails sont impressionnants ! On choisit quelques petits tableaux, dur dur, il y en a tellement et ils sont tous beaux ! En guise de lunch, on teste les Thalis végétariens à 99 Roupies.
En fin d’après midi, on part pour Khempur, autre petit village, situé à une heure de route. Sur le chemin, les prés sont gorgés d’eau de pluie. On aura vécu tous les climats dans la région ! Arrivée à Khempur, on négocie une suite sans clim à 800 Roupies. On restera dans un hôtel héritage (Ravla Khempur), où ils élèvent les magnifiques chevaux Marwari. Etant cavalière passionnée, je succombe à leurs petites oreilles en croissant de lune ! On passe la soirée dans le village, rencontre avec les enfants, puis on se pose avec Singh sur la terrasse de l’hôtel. Les employés s’installent avec nous (on est les seuls clients) et commence à chanter et jouer de la musique râjasthâni ! Instant magique !
Jour 12 - Khempur - Udaipur
Le matin, j’arrive à convaincre ma maman de faire une ballade à cheval. On ne refera pas ça de sitôt ! Nos hôtes nous préparent deux magnifiques petits chevaux, et nous voilà parties pour deux heures de promenade. Les palefreniers ne nous quitte pas d’un sabot, ma maman est rassurée. On croise des enfants qui vont à l’école, les paysans dans les champs et des femmes à l’entrée de leur maison. Tout le monde nous salue et nous sourit. Sur les coups de midi, on dit au revoir à nos hôtes vraiment chaleureux, et on repart pour Udaipur. Vu que le soleil n’est pas au rendez vous, on ne retourne pas à l’hôtel qui a une piscine, mais un autre, plus proche du centre d’Udaipur, le Hôtel Hill Lake. On a une chambre négociée à 1000 Roupies, car on ne veut pas de petit déjeuner (on est accro aux mangues et ananas achetés sur le marché depuis plusieurs jours 🙂. ) On arrive sur les coups de 16h30 au city palace, qui ferme à 17h30. On se décide à la visiter : un guide nous harcèle disant qu’avec lui, en une heure c’est faisable, par contre toutes seules, il y en a pour trois heures…mais bien sûr ! Le palace est très beau, les salles colorées avec les vitraux et bien décorées. Tout brille ! On devait aller au son et lumière, mais la pluie tombe par intermittence, ça n’est pas bien grave, on rentre à l’Hôtel et profite de sa terrasse sur le toit pour dîner. C’est très agréable, la vue est géniale ! Singh nous dit au revoir, car il doit partir dès maintenant avec la voiture pour Delhi, pour nous récupérer demain à l’aéroport.
Jour 13 - Udaipur - Delhi
Aujourd’hui nous sommes livrées à nous-mêmes et on a prévu une journée shopping à Udaipur, avant de reprendre l’avion pour Delhi à 18h. On part dans la matinée, la ville est très animée. Les klaxons des motos et rickshaws rythment notre balade. On fait nos emplettes « cadeaux pour les amis », difficiles de marcher tranquillement, l’activité est débordante ! Enfin, on rentre à l’Hôtel, et passe le temps qui nous reste à surfer sur internet dans le cyber café au sous sol. A 16h, un ami d’Ishak (qui contrôle notre séjour à distance) vient nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’aéroport intérieur d’Udaipur. Le vol est court, et on assiste à un coucher de soleil vu du ciel, les couleurs sont magnifiques ! On arrive à Delhi, attendues par Singh qui a traversé le Rajasthan en 24 heures pour nous récupérées. Il nous amène à l’hôtel négocié par Ishak : le Hôtel Bill Palace. C’est bizarre car il est très mal noté sur internet, mais on a été parfaitement bien reçu. Chambre à 2000 Roupies, très propre, rien à dire, vraiment. On dit au revoir pour de bon à Singh cette fois-ci, qui a été vraiment dévoué et adorable avec nous.
Jour 14 - Delhi
C’est notre dernière journée en Inde. Elle était un peu dédiée au transit Udaipur - Delhi, au cas où on aurait un problème quelconque avec le vol intérieur ou autre. Du coup, on a quartier libre, notre vol n’est que cette nuit à 2h du matin.
On passe la matinée dans notre chambre, à regarder Harry Potter en Hindi à la télévision. C’est très rigolo, mises à part les innombrables coupures de publicités. Les chaînes indiennes sont impressionnantes pour ça !
Vers midi, on décide d’aller vers Connaught Place pour se balader. On demande à l’hôtel un rickshaw. Il arrive et commence à nous emmener à destination. C’est alors que deux autres rickshaws (qui attendaient aux alentours de l’hôtel également), déboîtent à gauche et à droite et nous font une queue de poisson! Ouhlala, dans quelle galère on s’est mises! Notre rickshaw est forcé de s’arrêter et les deux autres bonhommes commencent à être violent verbalement avec lui, ils lui prennent les clefs de son véhicule et nous demandent de monter avec eux. On est totalement effarées, et on ne bouge pas, hésitant à appeler la police! Notre conducteur est mort de trouille et nous dit finalement de monter avec eux. On est pas très rassurées mais on s’exécute (on aurait pas du, mais dans ces cas là, on ne réfléchit pas trop!) en précisant bien que l’on veut aller à Connaught Place... Evidemment au bout de dix minutes de trajet dans le nouveau rickshaw, il nous dépose dans un magasin où il touche une commission et pas du tout à l’endroit voulu. Il nous pose au milieu de nulle part disant qu’il faut rentrer dans l’échoppe. Il m’agace tellement, on rentre dans le magasin pour qu’il nous laisse tranquille et on ressort illico. Vu nos têtes enragées, personne ne nous embête pour nous vendre un bout de tissu. On se retrouve seule au bord de la route, sans savoir où on est, avec comme seul plan nos guides...On commence à marcher, et après une dizaine d’arrêts, et 1, 5 km de marche on arrive enfin à Connaught Place! Je crois qu’à chaque fois que l’on demandait à quelqu’un le chemin, on n’avait jamais 2 fois la même direction... bref, on ne peut vraiment faire confiance à personne dans cette ville! On passe l’après midi à déambuler autour de la place et pour le retour, le choix est vite fait : le métro !! On découvre un métro ultra moderne et climatisé, quand même mieux que les rickshaws arnaqueurs et où on suffoque au milieu de la pollution... En trois stations, on arrive aux alentours de l’hôtel, que l’on trouve facilement. On restera le début de soirée à l’accueil, rencontrant d’autres touristes, qui souvent arrivaient juste en Inde. C’était sympa de répondre à leurs questions et de discuter. Vers 22h, on prend un taxi par l’hôtel, direction l’aéroport, l’international cette fois ! La fin du séjour approche !
On rentre à Paris, comblées par ce voyage. Une certitude : nous retournerons en Inde ! Bien sûr, la culture est tellement différente, ça n’est pas toujours facile, mais l’expérience est extraordinaire, unique. Comme le disent tous les voyageurs, il y a un « avant » et un « après l’Inde ». Après, sur la façon dont on a organisé notre voyage, on ne regrette rien, que ce soit le choix du chauffeur, la durée, l’itinéraire.Le seul bémol serait la période, je pense que c’est plus agréable l’automne ou l’hiver, mais on ne choisit pas toujours ces congés, et je pense que l’on a su adapter notre rythme quotidien au climat. Mais en même temps, l’avantage de cette période là, c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes et même dans certains lieux, pas du tout ! A travers notre voyage, on se découvre un peu soi même, et aussi notre relation mère - fille a été extra. Je souhaite à toutes les jeunes filles d’emmener toutes leurs mamans dans une telle aventure !
Je rentre d'un premier voyage de 15 jours dans le Rajasthan avec ma mère (j'ai 24 ans) et je vous fais donc un "résumé" de notre périple, qui nous laisse des souvenirs et des images inoubliables! Je sais à quel point ce forum nous a aidé à préparer notre voyage, et j'espère que mon récit donnera des conseils/idées aux prochains voyageurs.
Petites précisions : - C'était notre premier voyage en Inde - On a choisi l'option location de voiture avec un chauffeur, qui s'est avéré être fabuleux. On ne saurait combien le remercier! Son nom est Ishak Khan, contact au ishak_raj@yahoo.co.in. Et pour être complet, on a payé 400€ pour 14 jours. - On a toujours choisi des hôtels propres, avec climatisation, et les chambres étaient toujours spacieuses. Ishak nous a beaucoup aidé et conseillé dans nos choix et grâce à lui et ses connaissances on a eu l’occasion d’avoir des bons prix. On ne prenait jamais en compte les vues par la fenêtre, et la luminosité dans la chambre, car en juillet il fait nuit à 19h30 et jour à 5h30, et à part pour dormir, on ne restait pas longtemps dans les chambres:
- Notre trousse à pharmacie pour éviter les tracas : 1) Savarine pour le paludisme. On a hésité, mais c’est le fait d’être en période de mousson et l’idée d’aller dans les villages excentrés qui nous a convaincue de nous la faire prescrire. Par ailleurs, on n’a eu aucun effet secondaire. 2) lactéol en cas de troubles digestifs. Mais si on s’en tient à des légumes cuits, à bien peler les fruits, et qu’on mange végétarien les premiers jours, aucun souci ! 3) un gel savon sans rinçage pour se laver régulièrement les mains. Je m’en sers dans le métro parisien, donc ça m’a semblé être idéal pour l’Inde. - Un petit + qui s’avérera indispensable pour les voyageurs d’été : Un vaporisateur d’eau type Evian ou Vittel. On le trimballait partout, et ça permet d’éviter les coups de chaud lorsque la température monte. 4) Anti moustique bien sûr.
Jour 1 : 30 juin - Delhi Arrivée à Delhi à 6h20 du matin. (Vol British Airways, escale à Londres) Il pleut le temps que l'on atterrisse, on s'y attendait, c'est la période de mousson. Enfin, le temps que l'on récupère nos bagages, et c'est déjà fini et malgré les nuages, il fait déjà une trentaine de degré de si bon matin. Ishak nous attend à l'aéroport et nous conduit dans son ambassador resplendissante avec deux colliers de fleurs en cadeau de bienvenue ! On fait connaissance et déjà on rigole bien tous les trois. La première étape est de passer à l’hôtel (Hôtel Grand Godwin - 2000 Roupies on aurait pu négocier mieux, mais le premier jour, dur de s'y mettre d'emblée!). Puis on part visiter à notre rythme la Grande Mosquée, le Red Fort, le mausolée de Humayun, le Raj ghat. La grande Mosquée nous laissera un souvenir mitigé, surtout les hommes à l’entrée qui nous parlaient comme des chiens pour nous faire payer « le passe droit » pour l’appareil photo. Ils étaient vraiment désagréables, et on n’a toujours pas compris pourquoi... Enfin, sinon tout est très beau, il y a très peu de touristes, basse saison oblige. La première impression qui nous vient à l’esprit est assez étrange. On pensait arriver avec l’idée qu'il faudrait être le moins "voyeur" possible (faire attention quand on prend des photos, être discrètes etc...) mais en fait, c'est la situation inverse qui se produit. Tout le monde n'arrête pas de nous prendre en photo avec leur téléphone portable, les femmes et les hommes c'est la folie! Et de même ils adorent qu'on photographie en famille. On ne peut pas s’asseoir deux minutes quelque part sans qu’une vingtaine de personnes se posent en arc de cercle autour de nous ! C’est assez déroutant, mais on s’y est fait petit à petit. C’est donc ça pour moi la première chose marquante : les indiens sont très curieux, posent plein de questions, regardent, sont tellement spontanés ! On est déjà émerveillé par les saris magnifiques des femmes : couleurs vives, elles sont toutes belles et tellement féminines ! Vers 17h, on rentre à l'Hôtel, épuisées entre le voyage et les premières visites. On passera la soirée à digérer l'atmosphère et la multitude de choses vues dans la journée...
Jour 2 - Delhi - Agra Bonne nuit de sommeil, petit déjeuner sur la terrasse du toit de l’hôtel. J’essaye les plats indiens, mais je crois que pour le matin, je ne m’y ferais pas. Je m’en tiens donc au sucré 🙂. Ensuite départ vers 8h30 pour Agra. On s'arrête sur le chemin à Mathura où se tient le lieu de naissance de Krishna. Puis on arrive à Agra en début d’après midi. Après un déjeuner végétarien, on visite le Fort d’Agra. Le fort mongol est très beau, les bâtiments de pierre rouge et marbre blanc s’alternent de façon harmonieuse.Toujours pas de touristes à l’horizon et par contre toujours autant de curieux autour de nous, mais on commence à s’habituer ! On rigole beaucoup avec les gens, ils sont très ouverts vers nous, si seulement on pouvait accueillir les touristes à Paris de la même manière au lieu de les ignorer ! L’Hôtel choisi à Agra est le Taj Plaza. 1500 Roupies pour une chambre très correcte avec clim + petit déj. Ils veulent nous vendre une vue sur le Taj Mahal dans une chambre à 2000 Roupies, mais franchement, on ne tient pas à passer la journée à la fenêtre de la chambre d’hôtel, on préfère le voir en vrai ! Le soir on va faire un tour dans un marché nocturne. On craque sur des petites chaussures en cuir. Les vitres des magasins sont entièrement couvertes de gros moustiques à ma grande horreur. Je suis une proie très convoitée par ces bestioles, donc je dégaine mon Moustiguard en prévention !
Jour 3 - Agra - Fatehpur Sikri - Jaïpur Le réveil sonne à 5h30. On se prépare rapidos et on part à la découverte du Taj Mahal. Il fait bon se promener à cette heure, les rabatteurs ne sont pas encore trop réveillés ! Bon, l’entrée n’est pas donnée (750 Roupies par personne) mais c���est vraiment fabuleux, on ne se lasse pas de regarder ce palais à l’architecture parfaite. Le temps est mitigé, ce qui donne une ambiance particulière : le Taj blanc se démarque encore plus devant les gros nuages noirs... Les groupes de touristes commencent à pointer leur bout du nez vers 8h30, on décide donc de rentrer à l’hôtel, on prend un petit déjeuner et on retrouve Ishak. On passe voir le Baby Taj, impressionnant pour ses détails, surtout que là pour le coup, il n’y a personne, on est les deux seules à déambuler dans ce petit palais. Puis l’étape suivante de la journée est Fatehpur Sikri. On quitte Agra avec le souvenir du Taj Mahal dans les yeux, et on part pour ce site fortement recommandé par tous les visiteurs. On arrive sur les coups de 12h, il commence à faire très chaud, mais bon, on tient le coup ! Une chose totalement inattendue : Fatehpur Sikri recevait le même jour un pèlerinage à la Mosquée, donc c’est la cohue sur le site : marchands, pèlerins, familles, enfants, tous les mondes s’activent autour de nous, c’est assez impressionnant ! L’ambiance est assez oppressante, enfin c’est surtout la multitude de guides qui nous harcèlent qui est oppressante ! On a beau leur dire que l’on ne veut pas d’explications, on veut juste se balader, ils n’arrivent pas à comprendre que même s’ils donnaient des explications gratuites on n’en voudrait pas… On préfère être libre d’aller où on veut, s’arrêter quand on veut…bref « no guide » devient l’expression favorite de ma mère, et on doit malheureusement les renvoyer balader assez durement pour se faire comprendre... Dans le fort proprement, vu que l’entrée est payante (contrairement à la mosquée), c’est beaucoup plus calme, il n’y a quasiment personne. Au bout de deux heures, on redescend avec un bus du gouvernement au parking où Ishak nous attend patiemment. On devait passer la nuit à Barathpur, pour partir pour Jaipur le lendemain, mais vu qu’il n’est pas trop tard, et que l’été, il n’y a pas grand-chose à voir à Barathpur (les oiseaux du parc sont absents), Ishak nous propose de rouler directement vers Jaïpur. On s’arrête sur la route pour admirer un joli coucher de soleil et on roule au milieu des motos, des rickshaws, des camions, des moutons, des chameaux, oui oui on est bien sur l’autoroute 😉 On arrive dans la soirée à Jaïpur. On passera les prochaines nuits à l’hôtel Anuraag Villa - 1300 Roupies par nuit avec petit déj. L’hôtel est dans un quartier paisible de Jaipur (Bani Parc) et possède un grand jardin, où on peut se prélasser. Petit havre de paix bien agréable !
Jour 4 - Jaipur
Aujourd’hui journée tranquille de prévue. On commence un peu à saturer des visites de forts et de palais. Ils sont bien sûr tous très beaux, mais on a besoin de faire un petit break. On décide donc de faire une sortie au cinéma bien connu : le Raj Mandir. Le cinéma est absolument magnifique, la salle est immense, le plafond est comparable à de la meringue. A l’intérieur, on est les seules occidentales, les gens nous regardent en souriant. Une jeune fille dans la queue pour les billets (queue pour la gente féminine bien sûr) n’en revient pas que l’on aille voir un film dont on ne comprendra pas la langue ! Elle nous explique que c’est un film comique, qui était très attendu, ce qui explique le monde présent à la séance! Lorsque l’on achète les billets on a les places attitrées, on va donc s’asseoir à notre siège et la salle plonge dans le noir sous un tonnerre d’applaudissements. Quelques bandes annonces et le film démarre. A la moindre cascade de l’acteur principal ou au moindre pas de danse de l’actrice, toute la salle est en ébullition. L’ambiance est vraiment extra ! Malgré les dialogues en hindi, on n’a aucun mal à saisir l’histoire et les anecdotes, les acteurs exagèrent toutes leurs mimiques et les situations sont loufoques et faciles à comprendre. Après 3 heures de spectacle (avec un petit entracte au milieu) on sort après avoir passé un très bon moment. On retrouve Ishak qui nous accompagne dans le vieux Jaipur, la ville rose proprement dite. Les rues sont très belles, les couleurs magnifiques, et on déambule dans les rues, grimpe un escalier et arrive à un petit magasin de bijoux en argent. Le vendeur adore la France, d’ailleurs son magasin se nomme « le Maître des bijoux », bien écrit en français. On discute, il nous parle de Bordeaux et de son vin, on choisit une jolie bague et des boucles d’oreille et on repart pour retrouver Ishak qui doit nous emmener dans une manufacture de tissus, « Rainbow Textile ». Après une centaine de déballage, une quarantaine d’essayages, plusieurs tasses de chaï entrecoupées de sessions de marchandage bouclées par une belle poignée de main, on repart avec moult saris, tissus et vêtements. On ne se lasserait jamais d’admirer tous ces beaux tissus avec ses belles couleurs… On sort du magasin aux anges, et le soleil commençant à se coucher, on fait un passage au bord du lake palace. Les familles pique-niquent, la température est plus agréable et les couleurs du ciel et du palace en mettent plein à la vue… On retourne à l’hôtel en croisant sur le chemin des chameaux, des éléphants, on est en plein centre ville, tout va bien, on est en Inde… Jaipur n’est pas la ville préférée des voyageurs. Mais c’est la ville de résidence de notre chauffeur, donc je crois qu’il nous a transmis l’affection qu’il possède pour la capitale du Rajasthan.
Jour 5 - Jaipur
Réveil puis petit déj léger dans le jardin de l’hôtel. A côté de notre table, un yogi indien, vraisemblablement client de l’hôtel, fait son pranayama (yoga de respiration) devant la petite statue d’un Bouddha en marbre blanc. A 8h30, Ishak arrive, il fait déjà chaud, la journée promet d’être rude côté température. On passe à côté du palais des vents, d’après notre chauffeur, c’est l’heure idéale pour le prendre en photo, puis direction le fort d’Amber qui surplombe Jaïpur. A deux kms du fort (avant l’ascension de la colline), on s’arrête au bord de la route déserte, pour prendre quelques photos de la forteresse. A peine sortie de la voiture, on voit surgir de nulle part (des buissons ???) des charmeurs de serpents et des marchands de babioles. Décidément, ils sont vraiment sans relâche les indiens et ils nous étonneront toujours ! Arrivées au fort, on commence par visiter le petit temple, où a lieu la célébration d’un mariage. Comme d’habitude, ils sont enchantés et très fiers lorsqu’on leur demande si on peut les prendre en photo. Les mariés sont magnifiques, lui en blanc, elle en rouge. Ensuite on visite le fort proprement dit, qui est, comme cité dans tous les guides et les forums, vraiment beautiful. Tout est travaillé, les pièces, les petites cours, les murs, les plafonds, c’est impressionnant. D’ailleurs, tout comme au Taj Mahal, l’endroit comporte plus d’occidentaux que d’habitude. Il y a la possibilité de monter sur des éléphants, mais leurs mines tristounettes nous convainquent de nous passer de l’aventure. Ishak nous expliquera qu’ils ne sont pas bien traités par les propriétaires et que « sometimes they get crazy with tourists ! ». Ah ok, on a bien fait de s’en passer 😕 On fait un passage à la fin de la visite à la galerie d’art contemporain. De magnifiques tableaux y sont exposés et on discute simplement avec les jeunes qui tiennent la galerie. On aime la musique qu’ils passent en fond sonore, donc ils décident d’essayer de nous graver un CD. Malheureusement l’ordinateur fait un caprice, on devra trouver le CD par nous même, enfin ça sera assez simple car ce sont les bien connus Gayatri Mantra. On quitte finalement le fort d’Amber, et retourne sur Jaïpur. On prend un lunch léger, puis après quelques emplettes d’ordre logistique (timbres à la poste, carte mémoire pour l’appareil photo…) on part visiter le City Palace. On laisse de côté l’observatoire astronomique car c’est impossible pour nous de rester plantée debout sous ce soleil plombant. Le palace du Maharaja nous séduit avec les portes des quatre saisons puis on enchaîne avec le tombeau de la famille royale. On est les seules à visiter (on commence à avoir l’habitude d’avoir un site touristique pour nous toutes seules) et on croisera juste un groupe d’adolescents qui joue aux cartes sur le marbre blanc du mausolée et un troupeau de quatre ou cinq ânes qui traversent le site le plus naturellement du monde.
En fin d’après midi, on repasse au « Rainbow Textile », pour récupérer des pantalons faits sur mesure pour ma maman. Et « comme par hasard » le staff est justement en train de plier soigneusement des étoles en soie dans le magasin lorsque l’on arrive. Ils viennent de les recevoir. On s’est littéralement écroulées sur le sol, et c’est reparti pour un déballage, essayage, marchandage, on boit du chaï, on rigole… on est ressorti du magasin avec les pantalons de ma maman et en prime huit magnifiques étoles en soie fine! Enfin, on verra par la suite (dans d’autres villes, Delhi, Udaipur…) que la manufacture où nous a emmenées Ishak faisait des tissus vraiment de bonne qualité et à un prix tout à fait raisonnable. On rentre à l’hôtel et Ishak nous fait une surprise : Il nous invite à dîner dans sa famille ! On est super contente, et on se met sur notre 31 ! Il vient nous chercher à 20h pétante. Sa maison est assez spacieuse, il nous présente à sa femme Amvin et deux de ses fils. Ishak est le seul à parler anglais donc tout le monde est un peu réservé, c’est normal. L’accueil est chaleureux, on va sur la terrasse, qui est en fait le toit de la maison puis c’est le temps du repas. On installe une nappe sur le sol ainsi que tous les plats : poulet, lentilles, riz basmati, chapati et frites pour les enfants ! Tout est bien sûr succulent et on comprend qu’ils ont mis le frein sur les épices pour nous, merci ! Plus tard dans la soirée, plusieurs personnes de la famille rendront visite, tout le monde est adorable avec nous. On rentre à l’hôtel se coucher vers 23h, la tête pleine de souvenirs touchants et de jolies rencontres.
Jour 6 - Jaïpur - Village d’Ishak Jour 7 - Village de la grand-mère d’Ishak
Réveil à 5h du matin. On bondit du lit, car on a prévu de tenter un cours de yoga à 6h dans un collège que l’on a repéré à 200 mètres de l’hôtel (cité dans le lonely planet). On se prépare, mais une fois arrivée au centre, aucun signe de vie, quelqu’un devant le bâtiment nous annonce que l’on est dimanche donc, c’est fermé aujourd’hui. Snif, on repart bredouille et on se recouche quelques temps. Deuxième réveil, on quitte l’hôtel vers 8h30, direction le village d’Ishak. On est très impatientes de quitter les grandes villes pour découvrir la vie à la campagne râjasthâni. On arrive au village après plus d’une heure de route, et déjà une vingtaine d’enfants nous entourent. Le bruit que des touristes étaient ici à fait le tour du village ! On arrive chez la mère d’Ishak puis il nous présente à toute la famille. On boit du chaï, distribue des carambars aux enfants, il fait très chaud à l’extérieur, on reste donc dans la maison. On joue avec les enfants, puis on comprend qu’ils sont en fait très impatients de nous montrer le temple du village, ils sont très fiers de nous y emmener. Dans la salle principale, un groupe de chanteurs s’exercent, on s’installe, on écoute, c’est très beau. On fait un tour dans le village et l’heure du départ a déjà sonné. On doit partir au village de la grand-mère d’Ishak, à 30 Kms, c’est là que l’on passe la nuit. La grand-mère d’Ishak est un phénomène, du haut de ses plus de 88 ans. On n’entend qu’elle dans la ferme où la famille toute entière habite : le fils qui est le chef de famille, sa femme et leur ribambelle d’enfants. L’aînée est Shameen qui parle le mieux l’anglais. C’est elle qui sera à nos petits soins tout le temps du séjour. Dès notre arrivée, ils insistent pour que l’on ne reste pas une nuit mais deux. On accepte avec joie, on est tellement bien accueillies ici ! Quelques souvenirs en vrac de ses 2 jours fabuleux :
- Dormir sur le toit d’une maison au fond de la campagne râjasthâni et se réveiller au lever du soleil à 5h du matin. - Shameen nous montrant ses tenues et bijoux pour son mariage prévu 3 mois plus tard. Elle était tellement heureuse de ce mariage d’amour (et non d’arrangement, elle l’a bien précisé) ! On était très émues de partager ses moments et ses confidences. - Shameen nous dessinant des tatouages au henné à minuit à la lueur d’une ampoule, toujours sur le toit de la maison - Les sessions « toilette matinale » dans le coin salle de bain, en pleine nature ! - Les préparations des repas et de l’inconditionnel chaï - Le charmeur de serpent qui nous a rendu visite - La danse matinale du paon et sa majestueuse roue ! - Les balades au clair de lune, quand la chaleur tombe enfin.
Jour 8 - Ajmer - Pushkar
Départ le matin vers 9h, on a les larmes aux yeux derrière nos lunettes de soleil… La rencontre avec cette famille me marquera à vie, et reste certainement le plus beau souvenir de ce voyage… Mais notre périple continue et toutes les bonnes choses ont une fin ! Sur la route, Ishak nous explique qu’il va rester encore avec nous quelques jours mais que la fin du voyage se fera avec Singh, un autre chauffeur. On était au courant, il nous avait prévenues lors de la réservation par internet. On retrouve donc Singh, on fera la route à 4 pendant encore deux jours. Singh est très gentil, plus jeune et a des faux airs de mafioso avec ses grandes lunettes de soleil R*B*, qui nous fait beaucoup rigoler. On stoppe à Ajmer, pour la visite de 2 mosquées dont une en ruine où on se reposera un peu (enfin jusqu’à ce qu’une trentaine de personnes se présentent en arc de cercle autour de nous, pour nous parler et nous regarder !) On reprend la route, pour passer l’après midi à Pushkar. Derrière la montagne se cache cette petite ville sacrée pour les hindous. Cet avis n’engage que nous, mais on a trouvé que la partie « business » avait pris beaucoup de place dans la religion. Les prêtres nous font réciter des mantras au bord des ghâts, enfiler un bracelet au poignet droit et ensuite ils négocient sec pour que tu fasses l’offrande la plus importante possible… Enfin, on relativise et en rigole, c’est mieux ainsi ! On trouve des CDs des Gayatri Mantras et on traverse la ville pour arriver au temple de Brahma. On est pas rentré dedans, découragé par le monde, et ma maman a eu un coup de chaud (certainement au bord des ghats, il faut bien garder quelque chose sur la tête). On retrouve Singh et Ishak, et on reprend la route : direction Jodhpur. (On devait passer la nuit à Pushkar, mais on rattrape la nuit supplémentaire passée au village). Arrivée à Jodhpur à l’hôtel Durag Villas Guest House, chambre sans fenêtre mais spacieuse, 800 Roupies, personnel adorable.
Jour 9 - Jodhpur - Ranakpur
Le matin, Singh nous emmène visiter le fort qui surplombe la ville bleue. On passe trois heures dans la magnifique forteresse. Le plaisir est un peu gâché par la chaleur, Singh nous annonce qu’il fait 48° aujourd’hui, on est totalement abasourdie par sa nouvelle, je crois avoir atteint la température maximale supportée par mon corps ! Après le fort, on redescend dans la ville, il est 13h, la chaleur est intenable. On décide de déjeuner dans un endroit climatisé, puis direction le cinéma, deuxième session ! Au moins, il y a des ventilos, et on profite un peu de la fraîcheur en attendant que le soleil quitte son zénith ! Nos chauffeurs rigolent et nous emmènent donc voir notre 2e film indien. L’ambiance est plus calme qu’à Jaipur, mais on a passé un bon moment. On sort à 18h, la température a baissé, ouf ! On retrouve Singh et Ishak, qui nous annonce qu’il doit retourner à Jaipur pour son business. Séquence émotion, on quitte un ami plus qu’un simple chauffeur, il est tellement formidable ! Enfin, pour nous remonter le moral, Singh nous emmène au marché de la Clock Tower (hihihihi il sait comment réconforter les femmes : shopping !). Le marché est très animé, la population locale a attendu que le soleil se couche pour sortir et faire ses emplettes ! On dévalise un marchant d’épices puis on se balade, ça fait du bien de marcher un peu. On revient à la voiture et on prend la route pour Ranakpur. La route est plus pénible que d’habitude, on arrive à l’hôtel, totalement épuisées, on mange une mangue et s’étale dans nos lits ! Hôtel : Ranakpur Hill Resort, chambre luxueuse, 1800 Roupies.
Jour 10 - Ranakpur - Udaipur
Réveil en douceur, aujourd’hui, on a le temps ! Première bonne nouvelle : le ciel est couvert, la température est beaucoup plus supportable. On prend un petit déj dans les jardins puis on fait un plongeon dans la piscine de l’Hôtel. Ca fait du bien ! On aurait bien fait un petit massage mais le spécialiste est en congé, tant pis, ça sera pour Udaipur ! A 12h, on va visiter le temple Jain de Ranakpur. Il y règne une belle atmosphère, très paisible, les idoles jains nous observent avec leurs yeux en miroirs, et les gens sont respectueux et calmes. Rien à voir avec lé frénésie de certaines mosquées ou temples hindous. On reprend la route tranquillement, direction Udaipur. Sur la route, la pluie nous surprend, la mousson arrive enfin dans le Rajasthan. Les visages des indiens s’apaisent, la sécheresse est une vraie source d’angoisse dans les endroits désertiques. Plus on s’approche d’Udaipur, plus les paysages changent, plus verts, plus montagneux. On arrive à Udaipur, déjeune tranquillement et fait un saut à l’Hôtel. C’est le Swaroop Villas, très bel hôtel, avec piscine, le manager est un ami d’Ishak et nous reçoit comme des princesses. On a une belle chambre à 1500 Roupies. On fait un plongeon dans la piscine, puis à 17h, on retrouve Singh qui nous emmène expérimenter les massages ayurvédiques. Grand moment de décompression, fini les tensions, les fatigues, le massage à 4 mains (deux masseuses) est fabuleux. En soirée, Singh nous propose un spectacle de danses râjasthâni. Les danseuses sont impressionnantes, et leurs costumes magnifiques. On rentre à l’hôtel sous la pluie, après une journée bien décompressante.
Jour 11 - Udaipur - Khempur
Au réveil, l’option piscine est éliminée, car il ne cesse de pleuvoir. Mais honnêtement, c’est presque agréable ! On ne doit retrouver Singh qu’à midi, donc on décide de se refaire faire un massage, à l’hôtel cette fois-ci. On n’aura pas l’occasion de profiter autant en France (8 fois plus cher!) ! Après ce moment de détente, on retrouve Singh. La pluie a finalement cessée, donc il nous emmène au jardin des demoiselles d’honneur. On admire la fontaine de lotus, les palmiers, les énormes bougainvillées et profite des effluves de jasmin. Puis direction le lac des amoureux, Fateh Sagar. On prend le bateau pour l’île au centre qui consiste à un jardin, dont la vue est très agréable. Plus tard, on décide de rendre visite à une école d’art. Des étudiants nous présentent différentes peintures sur soie, les détails sont impressionnants ! On choisit quelques petits tableaux, dur dur, il y en a tellement et ils sont tous beaux ! En guise de lunch, on teste les Thalis végétariens à 99 Roupies.
En fin d’après midi, on part pour Khempur, autre petit village, situé à une heure de route. Sur le chemin, les prés sont gorgés d’eau de pluie. On aura vécu tous les climats dans la région ! Arrivée à Khempur, on négocie une suite sans clim à 800 Roupies. On restera dans un hôtel héritage (Ravla Khempur), où ils élèvent les magnifiques chevaux Marwari. Etant cavalière passionnée, je succombe à leurs petites oreilles en croissant de lune ! On passe la soirée dans le village, rencontre avec les enfants, puis on se pose avec Singh sur la terrasse de l’hôtel. Les employés s’installent avec nous (on est les seuls clients) et commence à chanter et jouer de la musique râjasthâni ! Instant magique !
Jour 12 - Khempur - Udaipur
Le matin, j’arrive à convaincre ma maman de faire une ballade à cheval. On ne refera pas ça de sitôt ! Nos hôtes nous préparent deux magnifiques petits chevaux, et nous voilà parties pour deux heures de promenade. Les palefreniers ne nous quitte pas d’un sabot, ma maman est rassurée. On croise des enfants qui vont à l’école, les paysans dans les champs et des femmes à l’entrée de leur maison. Tout le monde nous salue et nous sourit. Sur les coups de midi, on dit au revoir à nos hôtes vraiment chaleureux, et on repart pour Udaipur. Vu que le soleil n’est pas au rendez vous, on ne retourne pas à l’hôtel qui a une piscine, mais un autre, plus proche du centre d’Udaipur, le Hôtel Hill Lake. On a une chambre négociée à 1000 Roupies, car on ne veut pas de petit déjeuner (on est accro aux mangues et ananas achetés sur le marché depuis plusieurs jours 🙂. ) On arrive sur les coups de 16h30 au city palace, qui ferme à 17h30. On se décide à la visiter : un guide nous harcèle disant qu’avec lui, en une heure c’est faisable, par contre toutes seules, il y en a pour trois heures…mais bien sûr ! Le palace est très beau, les salles colorées avec les vitraux et bien décorées. Tout brille ! On devait aller au son et lumière, mais la pluie tombe par intermittence, ça n’est pas bien grave, on rentre à l’Hôtel et profite de sa terrasse sur le toit pour dîner. C’est très agréable, la vue est géniale ! Singh nous dit au revoir, car il doit partir dès maintenant avec la voiture pour Delhi, pour nous récupérer demain à l’aéroport.
Jour 13 - Udaipur - Delhi
Aujourd’hui nous sommes livrées à nous-mêmes et on a prévu une journée shopping à Udaipur, avant de reprendre l’avion pour Delhi à 18h. On part dans la matinée, la ville est très animée. Les klaxons des motos et rickshaws rythment notre balade. On fait nos emplettes « cadeaux pour les amis », difficiles de marcher tranquillement, l’activité est débordante ! Enfin, on rentre à l’Hôtel, et passe le temps qui nous reste à surfer sur internet dans le cyber café au sous sol. A 16h, un ami d’Ishak (qui contrôle notre séjour à distance) vient nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’aéroport intérieur d’Udaipur. Le vol est court, et on assiste à un coucher de soleil vu du ciel, les couleurs sont magnifiques ! On arrive à Delhi, attendues par Singh qui a traversé le Rajasthan en 24 heures pour nous récupérées. Il nous amène à l’hôtel négocié par Ishak : le Hôtel Bill Palace. C’est bizarre car il est très mal noté sur internet, mais on a été parfaitement bien reçu. Chambre à 2000 Roupies, très propre, rien à dire, vraiment. On dit au revoir pour de bon à Singh cette fois-ci, qui a été vraiment dévoué et adorable avec nous.
Jour 14 - Delhi
C’est notre dernière journée en Inde. Elle était un peu dédiée au transit Udaipur - Delhi, au cas où on aurait un problème quelconque avec le vol intérieur ou autre. Du coup, on a quartier libre, notre vol n’est que cette nuit à 2h du matin.
On passe la matinée dans notre chambre, à regarder Harry Potter en Hindi à la télévision. C’est très rigolo, mises à part les innombrables coupures de publicités. Les chaînes indiennes sont impressionnantes pour ça !
Vers midi, on décide d’aller vers Connaught Place pour se balader. On demande à l’hôtel un rickshaw. Il arrive et commence à nous emmener à destination. C’est alors que deux autres rickshaws (qui attendaient aux alentours de l’hôtel également), déboîtent à gauche et à droite et nous font une queue de poisson! Ouhlala, dans quelle galère on s’est mises! Notre rickshaw est forcé de s’arrêter et les deux autres bonhommes commencent à être violent verbalement avec lui, ils lui prennent les clefs de son véhicule et nous demandent de monter avec eux. On est totalement effarées, et on ne bouge pas, hésitant à appeler la police! Notre conducteur est mort de trouille et nous dit finalement de monter avec eux. On est pas très rassurées mais on s’exécute (on aurait pas du, mais dans ces cas là, on ne réfléchit pas trop!) en précisant bien que l’on veut aller à Connaught Place... Evidemment au bout de dix minutes de trajet dans le nouveau rickshaw, il nous dépose dans un magasin où il touche une commission et pas du tout à l’endroit voulu. Il nous pose au milieu de nulle part disant qu’il faut rentrer dans l’échoppe. Il m’agace tellement, on rentre dans le magasin pour qu’il nous laisse tranquille et on ressort illico. Vu nos têtes enragées, personne ne nous embête pour nous vendre un bout de tissu. On se retrouve seule au bord de la route, sans savoir où on est, avec comme seul plan nos guides...On commence à marcher, et après une dizaine d’arrêts, et 1, 5 km de marche on arrive enfin à Connaught Place! Je crois qu’à chaque fois que l’on demandait à quelqu’un le chemin, on n’avait jamais 2 fois la même direction... bref, on ne peut vraiment faire confiance à personne dans cette ville! On passe l’après midi à déambuler autour de la place et pour le retour, le choix est vite fait : le métro !! On découvre un métro ultra moderne et climatisé, quand même mieux que les rickshaws arnaqueurs et où on suffoque au milieu de la pollution... En trois stations, on arrive aux alentours de l’hôtel, que l’on trouve facilement. On restera le début de soirée à l’accueil, rencontrant d’autres touristes, qui souvent arrivaient juste en Inde. C’était sympa de répondre à leurs questions et de discuter. Vers 22h, on prend un taxi par l’hôtel, direction l’aéroport, l’international cette fois ! La fin du séjour approche !
On rentre à Paris, comblées par ce voyage. Une certitude : nous retournerons en Inde ! Bien sûr, la culture est tellement différente, ça n’est pas toujours facile, mais l’expérience est extraordinaire, unique. Comme le disent tous les voyageurs, il y a un « avant » et un « après l’Inde ». Après, sur la façon dont on a organisé notre voyage, on ne regrette rien, que ce soit le choix du chauffeur, la durée, l’itinéraire.Le seul bémol serait la période, je pense que c’est plus agréable l’automne ou l’hiver, mais on ne choisit pas toujours ces congés, et je pense que l’on a su adapter notre rythme quotidien au climat. Mais en même temps, l’avantage de cette période là, c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes et même dans certains lieux, pas du tout ! A travers notre voyage, on se découvre un peu soi même, et aussi notre relation mère - fille a été extra. Je souhaite à toutes les jeunes filles d’emmener toutes leurs mamans dans une telle aventure !
Trois mois en Inde du Sud: étapes et sites incontournables? English translation pending
Salut,
Dans la préparation d'un tour de l'Inde d'environ 6 mois, je bloque sur la partie grand sud de ce pays. Apres de nombreuses lectures sur VF, je remarque qu'il y a trop de lieux intéressants à voir/à ne pas manquer. Du coup, tout se mélange et je n'ai plus quelle itinéraire organiser.🤪
Autant pour la partie nord: ladakh, cachemire, punjab, uttar pradesh, (Nepal en bonus), bengal et orissa je ne sèche pas, d'ailleurs je rêve d'y être. Mais la grande boucle de Puri à Bombay c'est le flou complet. Bon après, j'ai 2 ou 3 idées mais sans réelles convictions. Alors je voudrais savoir, qu'elles sont les étapes + ou - incontournables (incredible india) dans le sud de l'Inde sachant que j'aurais presque 3 mois entre novembre et fevrier ? Surtout, je n'ai vraiment pas envie de courir, de tout faire avec des étapes de 2jours, j'aime bien prendre mon temps, prendre le train et aussi laisser place aux imprévus. Une douzaine de lieux suffira largement.
Par la même occasion Goa vaut il le coup, ou on peut se reposer sur une plage tranquille plus au sud? Est-il possible de se rendre aux iles Lacquedives en bateau et y'a t'il des hebergements "routard"? Le sri-lanka vaut'il le détour?
Merci et je suis sûr que vous allez me trouver des choses sympa😉 Patrick
L'Inde: un sens à la vie
Dans la préparation d'un tour de l'Inde d'environ 6 mois, je bloque sur la partie grand sud de ce pays. Apres de nombreuses lectures sur VF, je remarque qu'il y a trop de lieux intéressants à voir/à ne pas manquer. Du coup, tout se mélange et je n'ai plus quelle itinéraire organiser.🤪
Autant pour la partie nord: ladakh, cachemire, punjab, uttar pradesh, (Nepal en bonus), bengal et orissa je ne sèche pas, d'ailleurs je rêve d'y être. Mais la grande boucle de Puri à Bombay c'est le flou complet. Bon après, j'ai 2 ou 3 idées mais sans réelles convictions. Alors je voudrais savoir, qu'elles sont les étapes + ou - incontournables (incredible india) dans le sud de l'Inde sachant que j'aurais presque 3 mois entre novembre et fevrier ? Surtout, je n'ai vraiment pas envie de courir, de tout faire avec des étapes de 2jours, j'aime bien prendre mon temps, prendre le train et aussi laisser place aux imprévus. Une douzaine de lieux suffira largement.
Par la même occasion Goa vaut il le coup, ou on peut se reposer sur une plage tranquille plus au sud? Est-il possible de se rendre aux iles Lacquedives en bateau et y'a t'il des hebergements "routard"? Le sri-lanka vaut'il le détour?
Merci et je suis sûr que vous allez me trouver des choses sympa😉 Patrick
L'Inde: un sens à la vie
Hôtels au Yunnan? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage pour la fin aout dans le Yunnan.
On m'a recommandé deux hotels pour Linjiang et Shangri-La, qui sont respectivement les Bayan Tree Linjiang et Ringha, mais je suis a la recherche de bonnes adresses pour DaLi et Kunming: tous ceux qui m'ont été proposés m'ont l'air fort standards, sans aucune originalité donc je suis preneur de tous les tuyaux pour des hébergements confortables et qui marient bien l'authenticité et les particularités locales aux standards de l'hotellerie internationale.
Par ailleurs, je dois passer cinq nuits entre Linjiang et Shangri La, pensez vous qu'il soit preferable de faire 3 a LJ et 2 a SL ou l'inverse. Quel est le meilleur moyen pour relier les deux villes? Je ne trouve pas de vols directs, combien de temps faut-il compter en voiture?
Merci d'avance,
Je prépare un voyage pour la fin aout dans le Yunnan.
On m'a recommandé deux hotels pour Linjiang et Shangri-La, qui sont respectivement les Bayan Tree Linjiang et Ringha, mais je suis a la recherche de bonnes adresses pour DaLi et Kunming: tous ceux qui m'ont été proposés m'ont l'air fort standards, sans aucune originalité donc je suis preneur de tous les tuyaux pour des hébergements confortables et qui marient bien l'authenticité et les particularités locales aux standards de l'hotellerie internationale.
Par ailleurs, je dois passer cinq nuits entre Linjiang et Shangri La, pensez vous qu'il soit preferable de faire 3 a LJ et 2 a SL ou l'inverse. Quel est le meilleur moyen pour relier les deux villes? Je ne trouve pas de vols directs, combien de temps faut-il compter en voiture?
Merci d'avance,
Vietnam début janvier 2010: propositions de trajets? English translation pending
Salut tout le monde !
Je viens de lire qu'il faut éviter fin janvier-fin février au Vietnam. Je pensais y aller mi-février 2010 mais du coup je crois que je vais plutôt prévoir ce voyage début janvier 2010.
Pensez-vous que partir les 3 premières semaine de janvier seraient plus raisonnable ? Auront nous des prix moins élevé que pendant le TET ? Et des transports, hôtels sans trop ce sasser la tête ?
Auriez-vous quelques propositions de trajets ? Pensez-vous que cela est possible de Hanoi d'aller à Sapa, de faire la baie d'Halong et de descendre au sus + Mekong au sud en 2, 5 semaines ?Une amie m'a dit que le centre du Vietnem peut être esquivé.. elle a pris l'avion pour arriver au sud... ?
Merci pour votre aide :-)
Je viens de lire qu'il faut éviter fin janvier-fin février au Vietnam. Je pensais y aller mi-février 2010 mais du coup je crois que je vais plutôt prévoir ce voyage début janvier 2010.
Pensez-vous que partir les 3 premières semaine de janvier seraient plus raisonnable ? Auront nous des prix moins élevé que pendant le TET ? Et des transports, hôtels sans trop ce sasser la tête ?
Auriez-vous quelques propositions de trajets ? Pensez-vous que cela est possible de Hanoi d'aller à Sapa, de faire la baie d'Halong et de descendre au sus + Mekong au sud en 2, 5 semaines ?Une amie m'a dit que le centre du Vietnem peut être esquivé.. elle a pris l'avion pour arriver au sud... ?
Merci pour votre aide :-)
Itinéraire de Toulouse vers Nice? English translation pending
Nous partons dans quelques jours pour visiter cette belle région et on se demandait ma femme et moi quel serait les "must" dans ce couloir de voyage. Nous passons 2 jours à Toulouse, 4 jour à Carcassonne, 4 jours à Avignon et pour finir 3 jours à nice. Nous avons déjà une bonne idée mais nous cherchons des idées inusités style un coin de pays qui mérite le détour. Jattends vos suggestions judicieuses.
Merci à tous ceux qui auront la gentillesse le nous répondre.😊
Excursions de croisière sur le Bleu de France cet été? English translation pending
Bonjour
L'été dernier je suis partie en croisière avec le bleu de france en étant très satisfaite je repars cet été du 19 juillet au 26 juillet , j'aimerais savoir si d'autres personnes qui auraient fait la même croisière c'est a dire celle qui passe par :Olbia , Tunis, Malte...peuvent me donner quelques infos , astuces , bon plan , pour les escales et excursions
merci d'avance 🙂
Totote38
L'été dernier je suis partie en croisière avec le bleu de france en étant très satisfaite je repars cet été du 19 juillet au 26 juillet , j'aimerais savoir si d'autres personnes qui auraient fait la même croisière c'est a dire celle qui passe par :Olbia , Tunis, Malte...peuvent me donner quelques infos , astuces , bon plan , pour les escales et excursions
merci d'avance 🙂
Totote38
Croisière "Magique Méditerranée" sur le Costa Pacifica, départ le 12 avril 2010 English translation pending
Bonjour,
Qui part le 12 avril 2010 croisière" Magique méditerranée "sur le pacifica: savone, barcelone, palma, tunis, rome etc...
C'est notre deuxième croisières .
La première en avril dernier sur le costa concordia les trésors de l'histoire.
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran, elle me croit sur une plage de Punta Cana! English translation pending
Bonjour,
Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.
Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇
Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛
Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.

Vendredi 8 Mai 2009 :
Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !
On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎
Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.
Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.

Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.
Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !
On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.
Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.

Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique

Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.


C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?
13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.
Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.
Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !
17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.
Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.
Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇
Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛
Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.

Vendredi 8 Mai 2009 :
Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !
On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎
Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.
Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.

Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.
Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !
On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.
Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.

Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique

Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.


C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?
13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.
Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.
Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !
17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.
Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

Quinze jours en Chine: à voir à Shanghai et ses alentours? English translation pending
Bonjour,
je pars 15 jours a Shanghai en Juin J'aimerais bouger, voir du pays car je pense que 15 jours a shanghai c'est beaucoup. Je voudrais savoir ce qu'il y a a voir a shanghai et dans les allentours. On m'a parlé de HK et de Pékin. Est ce que 'est facile d'y aller en partant de shanghai? Est ce qu'il n'y a pas d'autre chose à voir? Je n'y suis jamais allée...
Merci d'avance pour vos conseils et réponses.😏
je pars 15 jours a Shanghai en Juin J'aimerais bouger, voir du pays car je pense que 15 jours a shanghai c'est beaucoup. Je voudrais savoir ce qu'il y a a voir a shanghai et dans les allentours. On m'a parlé de HK et de Pékin. Est ce que 'est facile d'y aller en partant de shanghai? Est ce qu'il n'y a pas d'autre chose à voir? Je n'y suis jamais allée...
Merci d'avance pour vos conseils et réponses.😏
Un magasin spécialiste du vélo de cyclotourisme à Bordeaux ou ses environs? English translation pending
Bonjour,
Pour améliorer mon vélo ainsi que les accessoires, je suis à la recherche d'un magasin spécialisé dans les velos de cyclotourisme sur Bordeaux ou ses envrions ?
Merci et bonne route !!!
Marie Héléne
Pour améliorer mon vélo ainsi que les accessoires, je suis à la recherche d'un magasin spécialisé dans les velos de cyclotourisme sur Bordeaux ou ses envrions ?
Merci et bonne route !!!
Marie Héléne
Long week-end de quatre jours en Corée du Sud English translation pending
Je ne vis pas tres loin de la Coree (seulement 1h d'avion de Seoul ) dans une grande ville chinoise, alors je voulais profiter d'un prochain week-end de 4 jours pour aller y faire un tour. Mais voila je n'arrive pas trop a me decider sur quoi faire...
choix 1 : visiter Seoul sur 3 jours et prendre 1 journee pour aller au Parc Seorak ou sur une ile pas trop loin (mais laquelle?)
choix 2 : pas de stop a Seoul et direction une ile pour 3 jours un peu plus "nature". Quelle ile? si je choisis l'option ile, c'est pour les ballades, le repos, les jolis paysages, la baigande???. Est-ce que CheJu do conviendrait?
Sunhae, j'ai visite ton blog (super! plein d'info), malheureusement je n'ai pas acces aux photos...
merci pour vos conseils
Obtention du visa russe: question voucher English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai lu une bonne partie de la matinée les messages de ce forum, et j'ai déjà eu beaucoup de réponses à mes questions. Cependant j'ai une question qui reste sans réponse :
Nous voulons partir avec ma compagne en Russie du 26 au 30/08/09. Nous avons un voucher faxé depuis un hôtel de St Petersbourg pour les dates : 25/08 au 28/08/09 (le responsable de l'hôtel s'est trompé pour la date de début : j'avais demandé le 26 et il a écrit le 25 ; je pense que dans ce sens là c'est pas trop grave😉). Ensuite nous prendrons un train pour Moscou la nuit du 28/08 au 29/08/09. Enfin nous re-prendrons un train pour St Petersbourg la nuit du 29/08 au 30/08/09. Est ce ok pour obtenir notre visa avec ce voucher?
Autre question : a t'on besoin de s'enregistrer à St Petersbourg alors qu'on n'y sera que 4 jours (jour d'arrivée et jour de départ inclus)?
Merci d'avance et encore bravo pour ce forum!
ben
J'ai lu une bonne partie de la matinée les messages de ce forum, et j'ai déjà eu beaucoup de réponses à mes questions. Cependant j'ai une question qui reste sans réponse :
Nous voulons partir avec ma compagne en Russie du 26 au 30/08/09. Nous avons un voucher faxé depuis un hôtel de St Petersbourg pour les dates : 25/08 au 28/08/09 (le responsable de l'hôtel s'est trompé pour la date de début : j'avais demandé le 26 et il a écrit le 25 ; je pense que dans ce sens là c'est pas trop grave😉). Ensuite nous prendrons un train pour Moscou la nuit du 28/08 au 29/08/09. Enfin nous re-prendrons un train pour St Petersbourg la nuit du 29/08 au 30/08/09. Est ce ok pour obtenir notre visa avec ce voucher?
Autre question : a t'on besoin de s'enregistrer à St Petersbourg alors qu'on n'y sera que 4 jours (jour d'arrivée et jour de départ inclus)?
Merci d'avance et encore bravo pour ce forum!
ben
Croisière vernissage sur le Costa Luminosa le 5 mai 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec ma compagne sur le Costa Luminosa pour la croisière dite "vernissage" le 5 mai entre Venise et Istanbul. Ceci est notre première croisière, et qui plus est vers des desinations toutes inconnues: Venise, Bari, Katakolon, Rodi, Izmir, Istanbul, Mykonos, Athènes et retour.
Donc j'avais quelques petites questions pour les croisiéristes plus expérimentés de ce forum: tout d'abord y aura-t-il des lecteurs de ce forum à bord? concernant les excursions est-il préférable de se débrouiller seul (ma préférence) ou bien de faire confiance aux excursions organisées par Costa? (çà doit peut-être dépendre des destinations) quels sont les choses utiles à savoir une fois à bord? les particularités des bateaux Costa? (nous serons en espace Samsara) c'est quoi exactement une croisière "vernissage"? vu que la bateau est entièrement neuf, faut-il s'attendre à de nombreux "bugs"? j'ai vu que le Luminosa a également un croisière "baptême" de lancement officiel en juin, donc cela veut-il dire que la croisière "vernissage" n'est qu'un grand essuyage de plâtre? :-)
Merci d'avance de vos suggestions et conseils,
Je pars avec ma compagne sur le Costa Luminosa pour la croisière dite "vernissage" le 5 mai entre Venise et Istanbul. Ceci est notre première croisière, et qui plus est vers des desinations toutes inconnues: Venise, Bari, Katakolon, Rodi, Izmir, Istanbul, Mykonos, Athènes et retour.
Donc j'avais quelques petites questions pour les croisiéristes plus expérimentés de ce forum: tout d'abord y aura-t-il des lecteurs de ce forum à bord? concernant les excursions est-il préférable de se débrouiller seul (ma préférence) ou bien de faire confiance aux excursions organisées par Costa? (çà doit peut-être dépendre des destinations) quels sont les choses utiles à savoir une fois à bord? les particularités des bateaux Costa? (nous serons en espace Samsara) c'est quoi exactement une croisière "vernissage"? vu que la bateau est entièrement neuf, faut-il s'attendre à de nombreux "bugs"? j'ai vu que le Luminosa a également un croisière "baptême" de lancement officiel en juin, donc cela veut-il dire que la croisière "vernissage" n'est qu'un grand essuyage de plâtre? :-)
Merci d'avance de vos suggestions et conseils,
Visite du désert de M'hamid et de Foum Zguid en 4x4 (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Je vais entreprendre un périple dans le sud, fin juin.
Concernant Mahmid : je souhaite organiser une ou deux journées de piste 4x4 dans le désert de mahmid, fin juin. y a t-il de quoi faire sur deux jours ?
Que pouvez-vous me conseiller comme guide ou agence et comme type de parcours, sachant que j'ai déjà bivouaqué dans la partie West du désert (celà ne me gène pas d'y retourner, en variant la forme...) : l' Est et le sud-est du désert sont-ils exploitables en 4x4 ?
Et concernant Foum Zguid : que ne faut -il pas manquer (en particulier en 4x4) ?
Quelles sont les pistes à ne pas rater ? Quel point de chute incontournable ?
Pour revenir sur Ouarzazate, la piste donnée dans le Gandini qui rejoint l'oasis de Fint est-elle fluide et abordable, quelle précaution à prendre ?
Merci beaucoup de vos bons tuyaux. D. Frecel.
Merci beaucoup de vos bons tuyaux. D. Frecel.
Circuits touristiques Marseille - Nice English translation pending
Nous prévoyons mon épouse et moi, en septembre, un séjour de 2 semaines pour découvrir la Provence Côte d’Azur. Est-ce que vous pouvez nous recommander ou nous faire parvenir un circuit touristique de Marseille à Nice qui indiquerait les sites à visiter ainsi que la durée en jour par endroit .. Merci
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Martinique: suites et conséquences de la grève de février/mars 2009 English translation pending
Bonjour,
Comme j'ai eu diverses demandes en MP pour savoir où nous en étions, j'ouvre ce post spécial "depuis et après"...
Est-ce fini ? Réponse: oui et non Le mouvement général est en suspens mais il y a des petits conflits toujours en cours et une ambiance de questionnement permanent sur le thème "Cela va recommencer ou non ???"
A titre d'exemple celui autour de l'abattoir départemental. Les bouchers locaux demandent l'exclusivité de la vente de la production de viande locale et donc l'interdiction de la vente de cette viande dans les supers et hypers...
Toutefois, d'un point de vue touristique, aucun désagrément à signaler. Tout fonctionne.
Quelques données chiffrées dans les prochains jours. Mais pour finir une info pouvant surprendre + de 18 000 visiteurs au Salon du Tourisme (nettement plus que les années précédentes).
Quelques photos récentes: le Chateau Depaz le 21 mars - ouvert seulement depuis décembre 2008. Nous avons trouvé le prix d'entrée de 3 euros un peu cher pour ce qu'il y a à voir à l'intérieur. Nous avons été déçus par le restaurant du site pour la première fois en plusieurs. Toutefois, la carte était encore en suite de grève et il vient d'y avoir un changement de management. Nous aurions mieux fait d'aller manger au marché de Saint-Pierre.
Comme j'ai eu diverses demandes en MP pour savoir où nous en étions, j'ouvre ce post spécial "depuis et après"...
Est-ce fini ? Réponse: oui et non Le mouvement général est en suspens mais il y a des petits conflits toujours en cours et une ambiance de questionnement permanent sur le thème "Cela va recommencer ou non ???"
A titre d'exemple celui autour de l'abattoir départemental. Les bouchers locaux demandent l'exclusivité de la vente de la production de viande locale et donc l'interdiction de la vente de cette viande dans les supers et hypers...
Toutefois, d'un point de vue touristique, aucun désagrément à signaler. Tout fonctionne.
Quelques données chiffrées dans les prochains jours. Mais pour finir une info pouvant surprendre + de 18 000 visiteurs au Salon du Tourisme (nettement plus que les années précédentes).
Quelques photos récentes: le Chateau Depaz le 21 mars - ouvert seulement depuis décembre 2008. Nous avons trouvé le prix d'entrée de 3 euros un peu cher pour ce qu'il y a à voir à l'intérieur. Nous avons été déçus par le restaurant du site pour la première fois en plusieurs. Toutefois, la carte était encore en suite de grève et il vient d'y avoir un changement de management. Nous aurions mieux fait d'aller manger au marché de Saint-Pierre.
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Hôtel Cordoba 860 Suites à Buenos Aires? English translation pending
une agence argentine m'a conseillé l'hotel CORDOBA 860 SUITES à BA
en fait il s'agit d'un studio pour 2 avec petit dej pour 250 pesos arg la nuit
prix tres interessant à RETIRO
est ce que qu'elqu'un connait cet endroit et le quartier
en fait il s'agit d'un studio pour 2 avec petit dej pour 250 pesos arg la nuit
prix tres interessant à RETIRO
est ce que qu'elqu'un connait cet endroit et le quartier
Manger en France coûte combien? English translation pending
bonjour!
seulement un information simple à savoir faut budgéter combien pour manger pas cher en France? nous allons être pour 10 jours dnas les régions de Auvergnes et Limousin.
pas la gastronomie et pas le fast food non-plus....
C'est que j'y suis jamais allé donc j'ai aucune idée!!
Qu'elqu'un peut m'aider??
merci!
seulement un information simple à savoir faut budgéter combien pour manger pas cher en France? nous allons être pour 10 jours dnas les régions de Auvergnes et Limousin.
pas la gastronomie et pas le fast food non-plus....
C'est que j'y suis jamais allé donc j'ai aucune idée!!
Qu'elqu'un peut m'aider??
merci!
Arrêt sur la route entre Bundi et Âgrâ? (Inde) English translation pending
Il semblerait d'aprés "mapyindia.com que le trajet entre ces 2 villes soit de l'ordre de 12h00 pour 500km.
faire un stop dans une ville sympa entre Bundi et Agra, afin de couper ce long trajet, cela doit être possible, mais laquelle ?
faire un stop dans une ville sympa entre Bundi et Agra, afin de couper ce long trajet, cela doit être possible, mais laquelle ?
Premier voyage en Inde: meilleure saison pour y aller? English translation pending
Bonjour,
je prépare mon premier voyage en Inde et je me demandais quelle serait la meilleur saison pour y aller. J'aime pas nécéssairement les grosses chaleurs humides mais le froid intense non plus. J'ai fait la Chine en janvier et je ne veux plus revivre cette expérience même si je crois que l'Inde n'a pas d'écart de grandes températures comme la Chine. Quelle partie de l'Inde est la meilleure pour une première découverte? Nous serons deux à voyager et nous aimerions bien sûr voir l'essentiel de la culture indienne, les grandes villes mais le coté nature aussi avec les plages ou les endroits moins peuplé même si cela doit être impossible en inde! 😉 Nous prévoyons y aller pour 3 semaines et voulons faire un voyage "sac-a-dos" mais pas non plus denudé de petit confort! Le train semble le plus intéressant pour découvrir ce pays qui semble fascinant. Quelqu'un à il des petits conseils ou trucs pour ne pas se faire constamment arnaquer ou se faire coller aux talons, lorsque à la recherche d'un hotel. J'ai entendu dire par des amis qui y sont allés que les gens se font constamment acoster pour se faire offrir meilleur en arrivant devant un hotel dejà réservé etc. Est-ce vrai? Au point de vue nourriture, j'adore tout ce qui est épicé et indien alors ca ne devrait pas poser problème. Il y il des trucs à éviter au point de vue nourriture tout de même? ca fait beaucoup de questions je sais! alors ceux qui ont le goût de répondre à qq unes...vous êtes les bienvenue! merci! Daniel 🙂
je prépare mon premier voyage en Inde et je me demandais quelle serait la meilleur saison pour y aller. J'aime pas nécéssairement les grosses chaleurs humides mais le froid intense non plus. J'ai fait la Chine en janvier et je ne veux plus revivre cette expérience même si je crois que l'Inde n'a pas d'écart de grandes températures comme la Chine. Quelle partie de l'Inde est la meilleure pour une première découverte? Nous serons deux à voyager et nous aimerions bien sûr voir l'essentiel de la culture indienne, les grandes villes mais le coté nature aussi avec les plages ou les endroits moins peuplé même si cela doit être impossible en inde! 😉 Nous prévoyons y aller pour 3 semaines et voulons faire un voyage "sac-a-dos" mais pas non plus denudé de petit confort! Le train semble le plus intéressant pour découvrir ce pays qui semble fascinant. Quelqu'un à il des petits conseils ou trucs pour ne pas se faire constamment arnaquer ou se faire coller aux talons, lorsque à la recherche d'un hotel. J'ai entendu dire par des amis qui y sont allés que les gens se font constamment acoster pour se faire offrir meilleur en arrivant devant un hotel dejà réservé etc. Est-ce vrai? Au point de vue nourriture, j'adore tout ce qui est épicé et indien alors ca ne devrait pas poser problème. Il y il des trucs à éviter au point de vue nourriture tout de même? ca fait beaucoup de questions je sais! alors ceux qui ont le goût de répondre à qq unes...vous êtes les bienvenue! merci! Daniel 🙂
Circuit en Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!
Je me présente, Alexandra, 19ans, étudiante. J'avais déjà voyage en Inde du Nord en Juin 2008, et cela m'a tellement marqué que depuis, je ne rêve que d'y retourner. Cela va donc se concrétiser l'an prochain, au moins de juillet avec mon compagnon.
Je reviens sur ce forum, car il m'avait été d'une très grande aide.
Tout d'abord, nous avons trouvé des billets aller-retour Paris-Bombay pour 450euros avec Finnair, qu'en pensez-vous, car cela semble presque relever d'un miracle, car tous les tarifs que je trouve sur le net sont bien plus élevés!! Pour Paris-Delhi en aller-retour, nous avions payé 660 euros.
Ensuite, nous souhaiterions aller directement à Madras, grâce à MakeMyTrip, et les billets tournent autour de 80euros, aller simple. Est-ce un tarif normal?
Et c'est ensuite que j'ai un peu de mal, quant à l'itinéraire.
Nous ferions quelquechose comme :
Chennai Kanchipuram Mamallapuram Tirukkalukkunram Pondicherry Tiruvannamalai Chidambaram Thanjavur Trichy Madurai Rameswaram Kochi Calicut Mysore Bangalore Hampi Goa et Bombay
Serait-ce trop juste pour une durée de un mois? Y'a-t-il des étapes plus interressantes que d'autres, certaines à supprimer, d'autres à ajouter? Je suis allée sur le site IndianRailways, et je n'ai pas trouvé de train entre chacune de ces étapes, alors je suppose qu'il n'y a que des bus!
Comme une partie du voyage sera dans le Kérala, ne pensez-vous pas que cela risque d'être très désagréable, au vu des moussons?
J'étais partie sans faire de vaccins l'an passé (sauf le rappel du tétanos polyo) Qu'en pensez-vous?
Je vous remercie de tout coeur de votre attention!
Bonne journée à tous et à toutes!
Croisière en Méditerranée: excursions à Gênes/Naples/Palerme/Tunis/Palma/Barcelone/Marseille English translation pending
Bonjour, je pars en croisières sur le tout nouveau MSC "Fantasia" au mois d'Avril prochain en Méditéranée. Les escales sont les suivantes : Genes Naples Palerme Tunis Palma Barcelone Marseille
Pouvez vous me guider sur les excursions à faire (organisée ou par mes propres moyens). Merci de vos conseils. Smack
Pouvez vous me guider sur les excursions à faire (organisée ou par mes propres moyens). Merci de vos conseils. Smack
Tourisme durable English translation pending
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l���environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l���environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>