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Billet d'avion aller-retour et visa pour la Russie English translation pending
Salut ,
Je pense que ça déjà était traité maintes fois ce visa russe :).
Je vais introduire mon dossier à l'agence VFS à Bruxelles pour un visa touristique de 30 jours mais il me demande un billet aller/retour.( Nouvelle procédure ...qu'ils disent et que je peux seulement réserver le billet mais pas l'acheter) hein? 🏴☠️😕
Donc, je pose la question...la big question !!!
Comment puis-je réserver billet avant d'avoir un visa?
C'est impensable!!! Le risque e
Serait qui il refuse le visa...
Vous voyez des alternatives?
Merci...bonne journée
Merci...bonne journée
"Sauvages, au coeur des zoos humains", documentaire English translation pending
Anticipation retour Air Canada English translation pending
Bonjour,
Quelqu’un pourrait me renseigner sur la possibilité d’anticiper mon retour et si oui dans quelles conditions financières?
J’ai un vol aller-retour pour Montréal au départ de Bruxelles avec la compagnie Air Canada
J’ai atterri ce 5 février et je devais rentrer le 24 mars.
Mes vols sont en Premium économy.
Je souhaite anticiper mon départ d’une semaine, est-ce possible et si oui quelqu’un peu me renseigner sur les éventuelles surcoût de ce changement?
J.ai déjà contacté air Canada qui ne sait pas me répondre et qui me renvoie à mon opérateur en Belgique.... qui est en congé jusque lundi...
Retour sur 15 jours en Iran (été 2017) English translation pending
Avant le départ
Visa de 30 jours. On l’a obtenu en un après-midi à l’Ambassade d’Iran à Bruxelles (attention aux horaires par contre, c’est ouvert seulement une demi-journée par semaine). Avant d’aller à l’ambassade, il faut obtenir un numéro d’autorisation du Ministère iranien des affaires étrangères. On l’obtient en une dizaine de jours en passant par une agence de voyage locale. Je conseille : http://en.key2persia.com/home. Contact via whatsapp très rapide après la première demande par mail. Coût 30 euros par visa payable via paypal.
Argent : tenir du compte du fait qu’il est impossible d’effectuer la moindre opération bancaire à cause des sanctions (et ça ne vas pas s’arranger dans les prochaines années). Tout se fait donc en liquide et il faut prévoir du cash en suffisance pour tout payer sur place. On trouve des bureaux de change dans les grandes villes. Se méfier du marché noir à n’utiliser qu’en cas de dernier recours (les chauffeurs de taxi par exemple). Dans les bureaux de change (et en général), ne pas hésiter à marchander les taux.
A réserver avant : si vous avez un itinéraire en tête, il peut être utile, en fonction de la saison, de réserver les hébergements avant en passant par une agence de voyage. Ca évite la perte de temps sur place et toutes les réservations sont annulables 48h à l’avance.
Je conseille franchement celle-ci : http://www.irantravelingcenter.com/
Super service en anglais, hyper réactif. Ils proposent des hôtels mais acceptent sans problème de réserver ceux qu’on choisit sans eux.
Pas d’acompte à verser, on paie le solde en cash dans leur bureau de Shiraz. Ils font aussi des réservations pour les vols intérieurs.
2. Itinéraires
Vol British Airways. Pas mal au niveau des horaires car à l’aller vol de nuit qui arrive à Téhéran vers 6H du matin (les autres arrivent souvent plus tôt) et vol de jour au retour.
Toutes les compagnies proposent des tarifs assez similaires, entre 300 et 450 euros selon les saisons.
Pas mal de penser à prendre une carte sim locale. Le wifi n’est en général pas top (alors que la 4G fonctionne à peu près partout). Irancell, environ 10 euros pour 3 gigas et appel + sms illimités. Possible à l’aéroport de Téhéran ou dans toutes les grandes villes. Je l’avais fait à Kashan chez un petit agent Irancell situé sur le grand rond-point à côté du Bazar. Il faut juste montrer son passeport et c’est réglé.
Arrivée à Téhéran :
Deux écoles. On commence ou on termine par Téhéran. On a décidé de terminer par la capitale. Il est possible depuis l’aéroport de rejoindre, en métro, la principale gare des bus. Le métro n’était pas en service quand on était à Téhéran mais ça semble être le cas maintenant.
On a choisi la facilité en prenant un taxi jusqu’à Kashan notre première étape. 50 euros selon les capacités de négociations. Ca devient vraiment intéressant à partir de 4 passagers.
Pour le centre de Téhéran, le taxi coûte 25 euros.
Les taxis vous assaillent dès votre sortie du hall des bagages. Sinon ils sont au premier étage. Un bureau de change au premier étage mais pris d’assaut. Prévoir du temps en conséquence ou, si vous prenez le taxi, payer en euros ce qui est toujours possible et/ou changer quelques euros pour avoir un peu de cash avant de trouver votre premier bureau de change.
Kashan
Très jolie petite ville située à deux heures de route de Téhéran. Un point de chute idéal pour commencer l’Iran.
Très bon hébergement, la guest house Ehsan. 50 euros environ la double avec petit déjeuner. Très belle maison ancienne située tout près du bazar.
Pour manger : Abassi tea house, près des maisons de Kashan. Conseillé par tous les guides, assez touristique mais on y mange très bien pour des tarifs très corrects et le cadre est vraiment super.
A visiter à Kashan :
Bazar : à taille humaine mais on s’y perd facilement. Quelques très beaux caravansérails. Prendre un verre (on y mange aussi) au Hamman e-khan. Ancien hammam reconverti en salon de thé. Super.
Agha Bozorg : à proximité de l’Ehsan house. Très belle mosquée et petit complexe religieux.
Les maisons de Kashan : en dehors du centre. Elles valent toutes une visite. Ce sont des maisons de riches commerçants qui datent pour la plupart du 19ème siècle.
Hammam de Sultan Amir : dans le quartier des maisons
Bagh e fin : très beau jardin à la persane.
Prévoir au moins un après-midi pour un tour dans le désert autour de Kashan : lac salé, cité troglodyte, dunes, … S’arrêter au retour (de préférence le soir) au mausolée de Hilal Ibn Ali (le fils d’Ali, le premier prophète des chiites et beau-fils de Mahomet). Ambiance complètement dévote, un bon point de départ pour comprendre le chiisme (et voir à quel point il est différent du sunnisme). A côté impressionnant cimetière des martyrs de la guerre Iran-Irak. Tous les taxis peuvent organiser la visite mais pas mal de passer par une petite agence située au début dans la rue qui rejoint Agha Bozorg. Proprio assez sympa et prix très correct. Il arrange aussi des transfert en taxi vers Ispahan pour 30 EUR. Il s’appelle Reza (numéro de téléphone dans les cartes de visite à la fin du texte)
Ispahan
Pour aller de Kashan à Ispahan, prendre soit le bus soit le taxi. Le bus est moins cher. Le taxi permet de s’arrêter à Abyaneh qui est un des plus beaux villages d’Iran. Ambiance évidemment très clic-clac photo mais très belle rénovation et le site est superbe.
Pas de mots pour décrire Ispahan. Vous lirez partout que c’est une des plus belles villes du monde oriental (la Florence de l’Islam) et c’est rigoureusement exact. Prévoir au moins 4 jours pour bien s’en imprégner. On quitte difficilement cette ville.
Pour dormir : offre limitée vu le boom touristique. Les hôtels près du centre ont tendance à être assez chers pour ce qu’ils se proposent semble t’il. On a choisi l’hôtel Viana (40 EUR la double avec petit déjeuner), super hôtel dans un quartier un peu excentré mais sur une ligne de bus qui conduit en 10 minutes dans le centre. On paie en achetant des cartes magnétiques dans des petits kiosques un peu partout dans la ville. Les bus ont une partie homme et une partie femme. Mais cette séparation est indicative et pas obligatoire (et encore moins pour les touristes d’ailleurs).
Les taxis sont très abordables sinon (2 à 3 euros la course). Attention, les prix gonflent dès qu’on prend le taxi à proximité de la place de l’Imam mais en négociant durement, on arrive toujours à payer ce prix.
A visiter :
La place de l’Imam évidemment (Naghsh e-Jahan). A tous les moments de la journée mais particulièrement en fin de journée quand les Iraniens commencent à affluer pour pique-niquer sur la place. Sur la place, la grande mosquée (ne pas hésiter à pousser la porte pendant la prière du soir, c’est tout à fait autorisé à condition de rester respectueux comme on le serait en visitant une cathédrale en plein office religieux), le palais d’Ali Kapu et la mosquée Cheihk lotfollah. Pour prendre un café, il y’a plein d’adresses très chouette autour de la place et dans Ispahan en général. Nous on a beaucoup aimé le Narvan café, juste à l’entrée du Bazar située à l’opposé de la grande mosquée. Ne pas quitter la place sans goûter la glace au safran. On en vend chez les petits glaciers situé sous les arcades à côté du palais d’Ali Kapu.
Le bazar : immense. Comme à Kashan, il faut fouiner pour trouver les beaux caravansérails, des petites mosquées, des hammams. Chouette balade jusqu’à la superbe mosquée du vendredi (Jameh Mashid)
Palais Chehelsotoon
Les jardins autour du palais Hasht Behesht : autre point de rencontre dans le centre d’Ispahan.
L’hôtel Abassi : une certaine idée de l’Iran d’avant la révolution. Luxe suranné à l’occidental. Il faut prendre un thé, des pâtisseries et la soupe traditionnelle d’Ispahan dans les jardins de l’hôtel. Y arriver vers 16H30.
Le pont Kashu : super expérience à faire. Le pont en lui-même est déjà très beau mais c’est surtout un petit condensé de l’Iran : les amoureux s’y donnent rendez-vous, les chanteurs amateurs viennent faire des battles de poésie, les jeunes jouent au volley dans la rivière asséchée.
Le quartier arménien, très chouette visite à faire, assez incongrue tant on se figure que l’Iran est un pays intolérant aux autres religions alors que la réalité est plus nuancée. Les Arméniens ont plusieurs églises dont la très belle cathédrale Vank. Dans la rue de la cathédrale, le café-brocante Gyumri est vraiment super pour une petite pause.
Flâner, revenir sur ses pas, rencontrer et parler avec les Iraniens, c’est sans doute à Ispahan qu’on l’a fait le plus.
Pour manger à Ispahan, l’embarras du choix. Tout le monde vous enverra chez Sharzad le restaurant chic de la ville. Pas mal en soi mais rien d’inoubliable.
3. Yazd
Ispahan - Yazd : trajet en bus de 6 heures (avec les arrêts)
Magnifique vieille ville qui rappelle un peu les médinas du Maroc mais avec des spécificités architecturales comme ces systèmes d’aération en puits sur les toits des maisons, qui offrent des panoramas assez incroyables.
Pour dormir : Hotel Dad en dehors de la vieille ville. Hôtel “de charme” assez grand avec luxe à l’occidentale pour 80 EUR la double avec petit déjeuner. Sinon pas mal d’option dans la vieille ville dont le Silk Road où on a mangé bien pour pas trop cher. On mange bien (et avec une très belle vue) sur le toit de l’hôtel Marco Polo à côté de la mosquée du vendredi. Mais la plus belle terrasse de la vieille ville c’est à la Yazd Art house, petit salon de thé près de la maison d’Alexandre. A faire en fin de journée.
A voir :
La mosquée du vendredi : plus petite que celle d’Ispahan mais très intéressante car au centre de toute l’animation de la vieille ville
Se perdre dans la vieille ville
Le complexe Amir Chaqmaq
Le Zurbaneh : parfois sur la place devant Amir Chaqmaq ou alors dans une petite ruelle qui part de la place, dans le club A Zaman. Le Zurbaneh c’est entre la danse et les arts martiaux. Une espèce de célébration de la virilité persane. Une expérience assez intéressant sur le plan anthropologique…
Le jardin Dolat abad
Beaucoup d’excursions autour de Yazd : chak chak (mausolée zoroastrien) Meybod (une vieille ville) et Karanakh (un vieux village abandonné), bref une très chouette balade d’un jour dans le désert autour de Yazd
Il y’a, “Francis”, un chauffeur de taxi très sympa et anglophone (il a vécu et travaillé aux Etats-Unis avant de revenir dans sa ville natale) qui organise des tours autour de Yazd. Il tient une agence (c’est la seule de la rue vous pouvez la rater) dans la rue de l’Iman (la rue principe de Yazd), sur le trottoir de droite quand on la descend dans la direction opposée à la vieille ville depuis la mosquée Amir Chaqmag.
4. Shiraz
Yazd - Shiraz : trajet en bus de 7 heures (avec les arrêts)
Charme moins évident qu’Ispahan ou Yazd mais un incontournable du sud de l’Iran. Ambiance assez relax par rapport à Ispahan et surtout Téhéran (mais ça reste très speedé quand même…). Pour dormir : Niayesh hotel. Hôtel de charme là aussi mais un peu plus rugueux on va dire (chambres pour la plupart sans fenêtres et assez spartiates). Mais dans un chouette complexe de vieilles maisons avec un petit resto au milieu. Très bien situé.
A voir :
Le bazar
La mosquée Vakil dans le bazar
La maison Narajstan, vieille maison kadjar
La mosquée Nasir al Mok : très jolie petite mosquée, connue pour ses vitraux de couleurs
Le mausolée Chah Cheragh : immense complexe religieux très important pour les Chiites. Plusieurs mosquées, medersas, … . On est guidé par un.e préposé.e aux affaires internationales qui donne pas mal d’infos intéressantes sur le site. C’est obligatoire pour la visite.
Bahg e Eram : un vieux jardin botanique très bien conservé au nord de la ville. Aussi lieu de rencontre discret pour les amoureux qui s’y tiennent la main.
La tombe d’Hafez : le poète iconique de l’Iran. Un lieu de rendez-vous des familles en fin de journée. Très agréable moment à y passer même si rien de très spectaculaire.
Le parc Azadi : vraiment en dehors des circuits touristiques de la ville mais très intéressant. Il y’a un petit parc d’attractions qui complète l’ensemble. Pas loin de là, le restaurant Shattar Abbas, le genre d’endroit cauchemardesque pour les végétariens mais si vous n’en avez pas encore marre des kebabs, allez-y.
Persepolis naturellement, à doubler avec les tombeaux de Naqsh e Rostam. Tous les taxis de la ville propose de vous y conduire (environ une heure de route), sinon il y’a les agences voyage qui le font dans des conditions un peu plus confortables (mais plus cher naturellement)
5. Teheran
Shiraz - Teheran : vol intérieur (1 heure) avec Mahan Airlines (50 euros l’aller simple). Très commode pour “remonter” sur Téhéran et éviter un très long trajet en bus (13 heures). Plusieurs compagnies. Les avions ne sont plus tout jeunes (à cause de l’embargo mais là les choses changent) mais très bien entretenus.
Vous trouverez plein de gens bien intentionnés pour vous dire de ne pas vous attarder à Téhéran. C’est pas la plus belle ville d’Iran, c’est certain mais aller en Iran sans aller à Téhéran, c’est manquer une grosse partie de l’iranité. Et puis une fois passé le premier choc (c’est immense, pollué, embouteillé de partout), on découvre une ville super attachante avec des contrastes énormes et surtout très dynamique à plein de points de vue.
On s’est logé à l’hotel Saina (http://www.sainahotel.com/page.php?11). Environ 120 euros la double avec petit déjeuner. Très confortable (standard d’un novotel) mais sans aucun charme. Très bien situé dans le nord de la ville où il y’a beaucoup de choses de voir, pas loin du métro (station Meydan e Jahad). Le quartier est, relativement calme, et on trouve pas mal de chouettes adresses pour manger.
La notion de centre à Téhéran est assez relative tant la ville est grande. Mais en gros il y’a le nord (où on a beaucoup tourné voir plus bas), le centre (avec le Bazar et le Golestan) et le sud (où on a pas été)
A visiter :
Les classiques : palais du Golestan, le bazar, …
Le parc des artistes (nom officiel Honarmadan) : c’est un des coins aérés de la ville. Le parc n’est pas très grand mais c’est le point de rencontre (enfin un des points de rencontres) des jeunes “occidentalisés” de la ville. Au centre du Parc il y’a le forum iranien de la culture (avec un cinéma qui diffusait des films de Woody Allen au moment où on est passé) et un café très sympa. Le parc est à côté de l’ancienne ambassade des USA reconvertie en centre de propagande par les Gardiens de la révolution.
A quelques blocs en remontant vers le nord, il y’a la libraire Saless publication (sous le boulevard en hauteur Karim Khan). Librairie super moderne et bien fournie en livres (en iranien), papeterie et un chouette petit café / galerie d’art à l’étage.
En continuant vers l’ouest, à partir de la librairie donc vers la droite en sortant, il y’a à quelques blocs le parc Bejhat Abad. Un vrai havre de paix dans la furie du traffic avec les mêmes scènes qu’on retrouve dans la plupart des parcs de la ville : des familles, des jeunes insouciants qui oublient très vite les pesanteurs du régime…
Au nord-est, aller vers le pont Tabiat. Superbe ouvrage d’art qui relie deux très beaux parcs (avec du mobilier très innovant et très réussi). Le pont est un lieu de rencontres, de promenades. Il offre un super panorama sur la ville.
Toujours au nord, la Tour Milad. La fierté des Iraniens. Elle domine toute la ville et là encore le panorama est forcément super (forcement elle fait plus de 400 mètres de hauteur)
Encore plus au nord, ne pas hésiter à pousser vers Darband. C’est un village de montagne qui a été “avalé” par l’urbanisation de Téhéran. On l’atteint après avoir traversé les quartiers chics de la ville. Darband est le point de départ des randos dans les montagnes du nord de Téhéran mais il y’a aussi une multitudes de bars à Nargileh et (surtout) de restos.
Pour se déplacer à Téhéran, il ne faut pas hésiter à descendre dans le métro. Il est très moderne et très commode dans une ville perpétuellement embouteillée.
Sinon (comme le métro ne va pas encore partout), ce qui marche très bien ce sont les taxis collectifs. En fait toutes les voitures à Téhéran, ou presque font office de taxi. Le mode d’emploi est simple : vous vous mettez au bord de la voirie, vous levez le bras et vous prenez la première voiture qui s’arrête. Ca marche bien quand on fait des déplacements latéraux (nord/sud est/ouest) sur les grands axes. On prend la voiture pour quelques blocs et on paie (rarement plus de 50 cents) en sortant. Un peu moins facile quand on va vers une adresse en dehors de ces grands axes mais les taxis individuels prennent alors le relais. Prévoir le temps en conséquence. On passe vite 1h en voiture dans la ville pour faire deux ou trois kilomètres. On marche étonnamment facilement. Les trottoirs sont assez larges. Par contre traverser une rue met assez vite en péril votre espérance de vie. Le piéton est au mieux un obstacle à dégager, au pire une cible, pour le conducteur iranien. Le pire étant sans doute les motos qui déboulent de partout, tout le temps.
6. Considérations diverses
Marchander tout, tout le temps, partout. Dès lors qu’il y’a pas un prix annoncé bien entendu.
Très peu d’arnaques. Au pire un chauffeur de taxi qui empoche un euros en plus sur le tarif local, des restos qui ont des doubles cartes (une pour les Iraniens, l’autre pour les touristes) mais ça reste très marginal.
Les Iraniens sont comme on les décrit partout : hospitaliers, ouverts, en attente de dialogues mais aussi de compliments sur leur pays. L’Anglais est assez bien répandu dans les grands centres urbains.
Le coût de la vie sur place est assez bas :
Une course en taxi en ville : 2 à 3 euros
Une voiture avec chauffeur pour une journée : 50 euros
Un trajet de bus interurbain : 8/10 euros
Un repas dans un resto à touriste : 5/ 6 euros
Le gros poste ce sont les hôtels. Il y’a pas de standard moyen. Soit ce sont les hôtels “pour iraniens” qui sont très bons marchés soit on monte dans la catégorie des hôtels pour touristes ou les Iraniens des classes les plus favorisées, et on tombe dans les prix européens. Le pays est très développé. La pauvreté est réelle mais très peu visible. Ce qui frappe notamment à Téhéran, c’est la propreté publique qui est largement au-dessus des standards européens moyens…(et on parle pas de Bruxelles). Les parcs notamment sont remarquables de ce pointe vue.
Visa de 30 jours. On l’a obtenu en un après-midi à l’Ambassade d’Iran à Bruxelles (attention aux horaires par contre, c’est ouvert seulement une demi-journée par semaine). Avant d’aller à l’ambassade, il faut obtenir un numéro d’autorisation du Ministère iranien des affaires étrangères. On l’obtient en une dizaine de jours en passant par une agence de voyage locale. Je conseille : http://en.key2persia.com/home. Contact via whatsapp très rapide après la première demande par mail. Coût 30 euros par visa payable via paypal.
Argent : tenir du compte du fait qu’il est impossible d’effectuer la moindre opération bancaire à cause des sanctions (et ça ne vas pas s’arranger dans les prochaines années). Tout se fait donc en liquide et il faut prévoir du cash en suffisance pour tout payer sur place. On trouve des bureaux de change dans les grandes villes. Se méfier du marché noir à n’utiliser qu’en cas de dernier recours (les chauffeurs de taxi par exemple). Dans les bureaux de change (et en général), ne pas hésiter à marchander les taux.
A réserver avant : si vous avez un itinéraire en tête, il peut être utile, en fonction de la saison, de réserver les hébergements avant en passant par une agence de voyage. Ca évite la perte de temps sur place et toutes les réservations sont annulables 48h à l’avance.
Je conseille franchement celle-ci : http://www.irantravelingcenter.com/
Super service en anglais, hyper réactif. Ils proposent des hôtels mais acceptent sans problème de réserver ceux qu’on choisit sans eux.
Pas d’acompte à verser, on paie le solde en cash dans leur bureau de Shiraz. Ils font aussi des réservations pour les vols intérieurs.
2. Itinéraires
Vol British Airways. Pas mal au niveau des horaires car à l’aller vol de nuit qui arrive à Téhéran vers 6H du matin (les autres arrivent souvent plus tôt) et vol de jour au retour.
Toutes les compagnies proposent des tarifs assez similaires, entre 300 et 450 euros selon les saisons.
Pas mal de penser à prendre une carte sim locale. Le wifi n’est en général pas top (alors que la 4G fonctionne à peu près partout). Irancell, environ 10 euros pour 3 gigas et appel + sms illimités. Possible à l’aéroport de Téhéran ou dans toutes les grandes villes. Je l’avais fait à Kashan chez un petit agent Irancell situé sur le grand rond-point à côté du Bazar. Il faut juste montrer son passeport et c’est réglé.
Arrivée à Téhéran :
Deux écoles. On commence ou on termine par Téhéran. On a décidé de terminer par la capitale. Il est possible depuis l’aéroport de rejoindre, en métro, la principale gare des bus. Le métro n’était pas en service quand on était à Téhéran mais ça semble être le cas maintenant.
On a choisi la facilité en prenant un taxi jusqu’à Kashan notre première étape. 50 euros selon les capacités de négociations. Ca devient vraiment intéressant à partir de 4 passagers.
Pour le centre de Téhéran, le taxi coûte 25 euros.
Les taxis vous assaillent dès votre sortie du hall des bagages. Sinon ils sont au premier étage. Un bureau de change au premier étage mais pris d’assaut. Prévoir du temps en conséquence ou, si vous prenez le taxi, payer en euros ce qui est toujours possible et/ou changer quelques euros pour avoir un peu de cash avant de trouver votre premier bureau de change.
Kashan
Très jolie petite ville située à deux heures de route de Téhéran. Un point de chute idéal pour commencer l’Iran.
Très bon hébergement, la guest house Ehsan. 50 euros environ la double avec petit déjeuner. Très belle maison ancienne située tout près du bazar.
Pour manger : Abassi tea house, près des maisons de Kashan. Conseillé par tous les guides, assez touristique mais on y mange très bien pour des tarifs très corrects et le cadre est vraiment super.
A visiter à Kashan :
Bazar : à taille humaine mais on s’y perd facilement. Quelques très beaux caravansérails. Prendre un verre (on y mange aussi) au Hamman e-khan. Ancien hammam reconverti en salon de thé. Super.
Agha Bozorg : à proximité de l’Ehsan house. Très belle mosquée et petit complexe religieux.
Les maisons de Kashan : en dehors du centre. Elles valent toutes une visite. Ce sont des maisons de riches commerçants qui datent pour la plupart du 19ème siècle.
Hammam de Sultan Amir : dans le quartier des maisons
Bagh e fin : très beau jardin à la persane.
Prévoir au moins un après-midi pour un tour dans le désert autour de Kashan : lac salé, cité troglodyte, dunes, … S’arrêter au retour (de préférence le soir) au mausolée de Hilal Ibn Ali (le fils d’Ali, le premier prophète des chiites et beau-fils de Mahomet). Ambiance complètement dévote, un bon point de départ pour comprendre le chiisme (et voir à quel point il est différent du sunnisme). A côté impressionnant cimetière des martyrs de la guerre Iran-Irak. Tous les taxis peuvent organiser la visite mais pas mal de passer par une petite agence située au début dans la rue qui rejoint Agha Bozorg. Proprio assez sympa et prix très correct. Il arrange aussi des transfert en taxi vers Ispahan pour 30 EUR. Il s’appelle Reza (numéro de téléphone dans les cartes de visite à la fin du texte)
Ispahan
Pour aller de Kashan à Ispahan, prendre soit le bus soit le taxi. Le bus est moins cher. Le taxi permet de s’arrêter à Abyaneh qui est un des plus beaux villages d’Iran. Ambiance évidemment très clic-clac photo mais très belle rénovation et le site est superbe.
Pas de mots pour décrire Ispahan. Vous lirez partout que c’est une des plus belles villes du monde oriental (la Florence de l’Islam) et c’est rigoureusement exact. Prévoir au moins 4 jours pour bien s’en imprégner. On quitte difficilement cette ville.
Pour dormir : offre limitée vu le boom touristique. Les hôtels près du centre ont tendance à être assez chers pour ce qu’ils se proposent semble t’il. On a choisi l’hôtel Viana (40 EUR la double avec petit déjeuner), super hôtel dans un quartier un peu excentré mais sur une ligne de bus qui conduit en 10 minutes dans le centre. On paie en achetant des cartes magnétiques dans des petits kiosques un peu partout dans la ville. Les bus ont une partie homme et une partie femme. Mais cette séparation est indicative et pas obligatoire (et encore moins pour les touristes d’ailleurs).
Les taxis sont très abordables sinon (2 à 3 euros la course). Attention, les prix gonflent dès qu’on prend le taxi à proximité de la place de l’Imam mais en négociant durement, on arrive toujours à payer ce prix.
A visiter :
La place de l’Imam évidemment (Naghsh e-Jahan). A tous les moments de la journée mais particulièrement en fin de journée quand les Iraniens commencent à affluer pour pique-niquer sur la place. Sur la place, la grande mosquée (ne pas hésiter à pousser la porte pendant la prière du soir, c’est tout à fait autorisé à condition de rester respectueux comme on le serait en visitant une cathédrale en plein office religieux), le palais d’Ali Kapu et la mosquée Cheihk lotfollah. Pour prendre un café, il y’a plein d’adresses très chouette autour de la place et dans Ispahan en général. Nous on a beaucoup aimé le Narvan café, juste à l’entrée du Bazar située à l’opposé de la grande mosquée. Ne pas quitter la place sans goûter la glace au safran. On en vend chez les petits glaciers situé sous les arcades à côté du palais d’Ali Kapu.
Le bazar : immense. Comme à Kashan, il faut fouiner pour trouver les beaux caravansérails, des petites mosquées, des hammams. Chouette balade jusqu’à la superbe mosquée du vendredi (Jameh Mashid)
Palais Chehelsotoon
Les jardins autour du palais Hasht Behesht : autre point de rencontre dans le centre d’Ispahan.
L’hôtel Abassi : une certaine idée de l’Iran d’avant la révolution. Luxe suranné à l’occidental. Il faut prendre un thé, des pâtisseries et la soupe traditionnelle d’Ispahan dans les jardins de l’hôtel. Y arriver vers 16H30.
Le pont Kashu : super expérience à faire. Le pont en lui-même est déjà très beau mais c’est surtout un petit condensé de l’Iran : les amoureux s’y donnent rendez-vous, les chanteurs amateurs viennent faire des battles de poésie, les jeunes jouent au volley dans la rivière asséchée.
Le quartier arménien, très chouette visite à faire, assez incongrue tant on se figure que l’Iran est un pays intolérant aux autres religions alors que la réalité est plus nuancée. Les Arméniens ont plusieurs églises dont la très belle cathédrale Vank. Dans la rue de la cathédrale, le café-brocante Gyumri est vraiment super pour une petite pause.
Flâner, revenir sur ses pas, rencontrer et parler avec les Iraniens, c’est sans doute à Ispahan qu’on l’a fait le plus.
Pour manger à Ispahan, l’embarras du choix. Tout le monde vous enverra chez Sharzad le restaurant chic de la ville. Pas mal en soi mais rien d’inoubliable.
3. Yazd
Ispahan - Yazd : trajet en bus de 6 heures (avec les arrêts)
Magnifique vieille ville qui rappelle un peu les médinas du Maroc mais avec des spécificités architecturales comme ces systèmes d’aération en puits sur les toits des maisons, qui offrent des panoramas assez incroyables.
Pour dormir : Hotel Dad en dehors de la vieille ville. Hôtel “de charme” assez grand avec luxe à l’occidentale pour 80 EUR la double avec petit déjeuner. Sinon pas mal d’option dans la vieille ville dont le Silk Road où on a mangé bien pour pas trop cher. On mange bien (et avec une très belle vue) sur le toit de l’hôtel Marco Polo à côté de la mosquée du vendredi. Mais la plus belle terrasse de la vieille ville c’est à la Yazd Art house, petit salon de thé près de la maison d’Alexandre. A faire en fin de journée.
A voir :
La mosquée du vendredi : plus petite que celle d’Ispahan mais très intéressante car au centre de toute l’animation de la vieille ville
Se perdre dans la vieille ville
Le complexe Amir Chaqmaq
Le Zurbaneh : parfois sur la place devant Amir Chaqmaq ou alors dans une petite ruelle qui part de la place, dans le club A Zaman. Le Zurbaneh c’est entre la danse et les arts martiaux. Une espèce de célébration de la virilité persane. Une expérience assez intéressant sur le plan anthropologique…
Le jardin Dolat abad
Beaucoup d’excursions autour de Yazd : chak chak (mausolée zoroastrien) Meybod (une vieille ville) et Karanakh (un vieux village abandonné), bref une très chouette balade d’un jour dans le désert autour de Yazd
Il y’a, “Francis”, un chauffeur de taxi très sympa et anglophone (il a vécu et travaillé aux Etats-Unis avant de revenir dans sa ville natale) qui organise des tours autour de Yazd. Il tient une agence (c’est la seule de la rue vous pouvez la rater) dans la rue de l’Iman (la rue principe de Yazd), sur le trottoir de droite quand on la descend dans la direction opposée à la vieille ville depuis la mosquée Amir Chaqmag.
4. Shiraz
Yazd - Shiraz : trajet en bus de 7 heures (avec les arrêts)
Charme moins évident qu’Ispahan ou Yazd mais un incontournable du sud de l’Iran. Ambiance assez relax par rapport à Ispahan et surtout Téhéran (mais ça reste très speedé quand même…). Pour dormir : Niayesh hotel. Hôtel de charme là aussi mais un peu plus rugueux on va dire (chambres pour la plupart sans fenêtres et assez spartiates). Mais dans un chouette complexe de vieilles maisons avec un petit resto au milieu. Très bien situé.
A voir :
Le bazar
La mosquée Vakil dans le bazar
La maison Narajstan, vieille maison kadjar
La mosquée Nasir al Mok : très jolie petite mosquée, connue pour ses vitraux de couleurs
Le mausolée Chah Cheragh : immense complexe religieux très important pour les Chiites. Plusieurs mosquées, medersas, … . On est guidé par un.e préposé.e aux affaires internationales qui donne pas mal d’infos intéressantes sur le site. C’est obligatoire pour la visite.
Bahg e Eram : un vieux jardin botanique très bien conservé au nord de la ville. Aussi lieu de rencontre discret pour les amoureux qui s’y tiennent la main.
La tombe d’Hafez : le poète iconique de l’Iran. Un lieu de rendez-vous des familles en fin de journée. Très agréable moment à y passer même si rien de très spectaculaire.
Le parc Azadi : vraiment en dehors des circuits touristiques de la ville mais très intéressant. Il y’a un petit parc d’attractions qui complète l’ensemble. Pas loin de là, le restaurant Shattar Abbas, le genre d’endroit cauchemardesque pour les végétariens mais si vous n’en avez pas encore marre des kebabs, allez-y.
Persepolis naturellement, à doubler avec les tombeaux de Naqsh e Rostam. Tous les taxis de la ville propose de vous y conduire (environ une heure de route), sinon il y’a les agences voyage qui le font dans des conditions un peu plus confortables (mais plus cher naturellement)
5. Teheran
Shiraz - Teheran : vol intérieur (1 heure) avec Mahan Airlines (50 euros l’aller simple). Très commode pour “remonter” sur Téhéran et éviter un très long trajet en bus (13 heures). Plusieurs compagnies. Les avions ne sont plus tout jeunes (à cause de l’embargo mais là les choses changent) mais très bien entretenus.
Vous trouverez plein de gens bien intentionnés pour vous dire de ne pas vous attarder à Téhéran. C’est pas la plus belle ville d’Iran, c’est certain mais aller en Iran sans aller à Téhéran, c’est manquer une grosse partie de l’iranité. Et puis une fois passé le premier choc (c’est immense, pollué, embouteillé de partout), on découvre une ville super attachante avec des contrastes énormes et surtout très dynamique à plein de points de vue.
On s’est logé à l’hotel Saina (http://www.sainahotel.com/page.php?11). Environ 120 euros la double avec petit déjeuner. Très confortable (standard d’un novotel) mais sans aucun charme. Très bien situé dans le nord de la ville où il y’a beaucoup de choses de voir, pas loin du métro (station Meydan e Jahad). Le quartier est, relativement calme, et on trouve pas mal de chouettes adresses pour manger.
La notion de centre à Téhéran est assez relative tant la ville est grande. Mais en gros il y’a le nord (où on a beaucoup tourné voir plus bas), le centre (avec le Bazar et le Golestan) et le sud (où on a pas été)
A visiter :
Les classiques : palais du Golestan, le bazar, …
Le parc des artistes (nom officiel Honarmadan) : c’est un des coins aérés de la ville. Le parc n’est pas très grand mais c’est le point de rencontre (enfin un des points de rencontres) des jeunes “occidentalisés” de la ville. Au centre du Parc il y’a le forum iranien de la culture (avec un cinéma qui diffusait des films de Woody Allen au moment où on est passé) et un café très sympa. Le parc est à côté de l’ancienne ambassade des USA reconvertie en centre de propagande par les Gardiens de la révolution.
A quelques blocs en remontant vers le nord, il y’a la libraire Saless publication (sous le boulevard en hauteur Karim Khan). Librairie super moderne et bien fournie en livres (en iranien), papeterie et un chouette petit café / galerie d’art à l’étage.
En continuant vers l’ouest, à partir de la librairie donc vers la droite en sortant, il y’a à quelques blocs le parc Bejhat Abad. Un vrai havre de paix dans la furie du traffic avec les mêmes scènes qu’on retrouve dans la plupart des parcs de la ville : des familles, des jeunes insouciants qui oublient très vite les pesanteurs du régime…
Au nord-est, aller vers le pont Tabiat. Superbe ouvrage d’art qui relie deux très beaux parcs (avec du mobilier très innovant et très réussi). Le pont est un lieu de rencontres, de promenades. Il offre un super panorama sur la ville.
Toujours au nord, la Tour Milad. La fierté des Iraniens. Elle domine toute la ville et là encore le panorama est forcément super (forcement elle fait plus de 400 mètres de hauteur)
Encore plus au nord, ne pas hésiter à pousser vers Darband. C’est un village de montagne qui a été “avalé” par l’urbanisation de Téhéran. On l’atteint après avoir traversé les quartiers chics de la ville. Darband est le point de départ des randos dans les montagnes du nord de Téhéran mais il y’a aussi une multitudes de bars à Nargileh et (surtout) de restos.
Pour se déplacer à Téhéran, il ne faut pas hésiter à descendre dans le métro. Il est très moderne et très commode dans une ville perpétuellement embouteillée.
Sinon (comme le métro ne va pas encore partout), ce qui marche très bien ce sont les taxis collectifs. En fait toutes les voitures à Téhéran, ou presque font office de taxi. Le mode d’emploi est simple : vous vous mettez au bord de la voirie, vous levez le bras et vous prenez la première voiture qui s’arrête. Ca marche bien quand on fait des déplacements latéraux (nord/sud est/ouest) sur les grands axes. On prend la voiture pour quelques blocs et on paie (rarement plus de 50 cents) en sortant. Un peu moins facile quand on va vers une adresse en dehors de ces grands axes mais les taxis individuels prennent alors le relais. Prévoir le temps en conséquence. On passe vite 1h en voiture dans la ville pour faire deux ou trois kilomètres. On marche étonnamment facilement. Les trottoirs sont assez larges. Par contre traverser une rue met assez vite en péril votre espérance de vie. Le piéton est au mieux un obstacle à dégager, au pire une cible, pour le conducteur iranien. Le pire étant sans doute les motos qui déboulent de partout, tout le temps.
6. Considérations diverses
Marchander tout, tout le temps, partout. Dès lors qu’il y’a pas un prix annoncé bien entendu.
Très peu d’arnaques. Au pire un chauffeur de taxi qui empoche un euros en plus sur le tarif local, des restos qui ont des doubles cartes (une pour les Iraniens, l’autre pour les touristes) mais ça reste très marginal.
Les Iraniens sont comme on les décrit partout : hospitaliers, ouverts, en attente de dialogues mais aussi de compliments sur leur pays. L’Anglais est assez bien répandu dans les grands centres urbains.
Le coût de la vie sur place est assez bas :
Une course en taxi en ville : 2 à 3 euros
Une voiture avec chauffeur pour une journée : 50 euros
Un trajet de bus interurbain : 8/10 euros
Un repas dans un resto à touriste : 5/ 6 euros
Le gros poste ce sont les hôtels. Il y’a pas de standard moyen. Soit ce sont les hôtels “pour iraniens” qui sont très bons marchés soit on monte dans la catégorie des hôtels pour touristes ou les Iraniens des classes les plus favorisées, et on tombe dans les prix européens. Le pays est très développé. La pauvreté est réelle mais très peu visible. Ce qui frappe notamment à Téhéran, c’est la propreté publique qui est largement au-dessus des standards européens moyens…(et on parle pas de Bruxelles). Les parcs notamment sont remarquables de ce pointe vue.
Voyage en Iran: procurer son visa English translation pending
Bonjour , je me rend en Iran en avril 2018 pour 3 semaines.Je suis Belge Et je pars avec Turkish airlines, je fais une escale à Istambul, départ de Bruxelles, ensuite direction Téhéran.Puis je me procurer le visa à mon arrivée où est il préférable de me le procurer avant mon départ.Bien Merci
Croisière au départ de Venise: quel vol prendre depuis la Belgique? English translation pending
bonjour
je pars le 28 juillet 2018 pour une croise MSC au départ de Venise. Cependant auriez des conseils sur les vols (prix raisonnable) au départ de Bruxelles ou Charleroi.
Je ne connais pas trop les compagnies belges mais qui semblent moins onéreuses que les françaises.
merci par avance
Visas groupés pour les Émirats Arabes Unis et Oman English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux amis Belges qui partons au mois de mars pour un voyage Abu Dhabi, Sultanat Oman et retour par Dubaï. (vol A/R Bruxelles Abu Dhabi)
Nous avons entendu parler d'un visa combiné Emirats/Sultanat d'Oman. Afin d'éviter au maximum les files et les frais inutiles aux frontières , nous aimerions savoir s'il existe comme je l'ai lu , un visa combiné pour les Emirats et le Sultanat (nous allons aussi au Musandam ce qui nécessite un visa à entrées multiples semble-t-il) .
Et où le demander s'il existe? Ambassade des Emirats? celle de Oman? Je précise que nous vivons à Bruxelles.
Merci d'avance pour tous vos conseils !
Nayaeva
Réservation vol Paris - San Francisco et Los Angeles - Paris English translation pending
Bonjour 🙂
Nous préparons actuellement un voyage prévu pour le mois d'octobre 2018 dans l'Ouest américain. Nous privilégions beaucoup les vols directs, et donc, plutôt que de partir de Bruxelles ou Düsseldorf, nous pensions décoller de Paris.
Sur le site Air France, on nous propose un vol A/R multi-destinations (de Paris à SF et puis de LA à Paris) pour 600 euros.
J'ai l'impression que c'est un tarif intéressant, mais j'hésite à réserver aussi tôt.
Qu'en pensez-vous ? 🙂
Merci et bonne journée !
Nous préparons actuellement un voyage prévu pour le mois d'octobre 2018 dans l'Ouest américain. Nous privilégions beaucoup les vols directs, et donc, plutôt que de partir de Bruxelles ou Düsseldorf, nous pensions décoller de Paris.
Sur le site Air France, on nous propose un vol A/R multi-destinations (de Paris à SF et puis de LA à Paris) pour 600 euros.
J'ai l'impression que c'est un tarif intéressant, mais j'hésite à réserver aussi tôt.
Qu'en pensez-vous ? 🙂
Merci et bonne journée !
Itinéraire voyage en Thaïlande pour avril - mai English translation pending
Bonjour à tous,
Voila j 'ai finalisé mon voyage, il sera du 14 Avril 2018 au 06 Mai 2018 😉
Il va se dérouler comme suit :
14/05 Décollage de Bruxelles pour Bangkok via Dubaï
15/04 Bangkok Transfert privatif Bangkok - Kanchanaburi
15-18/04 Kanchanaburi U Inchantree (3 nuits)
18/04 Kanchanaburi Transfert privatif Kanchanaburi - Bangkok
18/04 Bangkok Vol domestique Bangkok (Aéroport de Don Mueang) - Chiang Rai
18/04 Chiang Rai Transfert privatif aéroport de Chiang Rai - votre hôtel
18-20/04 Chiang Rai Nak Nakara Hotel (2 nuits) 20/04 Chiang Rai Transfert privatif Chiang Rai - Chiang Mai
20-22/04 Chiang Mai Chedi Home Chiang Mai (2 nuits)
22/04 Chiang Mai Transfert privatif aéroport de Chiang Mai - votre hôtel
22/04 Chiang Mai Vol domestique Chiang Mai - Phuket
22/04 Phuket Transfert privatif aéroport de Phuket - votre hôtel
22-23/04 Phuket Serenity Resort & Residences Phuket (1 nuit)
23/04-6/05 Hébergement dans une villa avec piscine à Rawai (13 nuits)
6/05 Phuket Transfert privatif aéroport de Phuket
Je vais joindre quelques photos des Hébergements des que possible. (car je n'arrive pas en mettre , comment faire?)
Voila il me reste à regarder pour les visites, dés que j'ai d'autres infos, je partage 😎
Si quelqu'un à des idées ou des bons plans n’hésiter pas - Merci
A bientôt
Voila j 'ai finalisé mon voyage, il sera du 14 Avril 2018 au 06 Mai 2018 😉
Il va se dérouler comme suit :
14/05 Décollage de Bruxelles pour Bangkok via Dubaï
15/04 Bangkok Transfert privatif Bangkok - Kanchanaburi
15-18/04 Kanchanaburi U Inchantree (3 nuits)
18/04 Kanchanaburi Transfert privatif Kanchanaburi - Bangkok
18/04 Bangkok Vol domestique Bangkok (Aéroport de Don Mueang) - Chiang Rai
18/04 Chiang Rai Transfert privatif aéroport de Chiang Rai - votre hôtel
18-20/04 Chiang Rai Nak Nakara Hotel (2 nuits) 20/04 Chiang Rai Transfert privatif Chiang Rai - Chiang Mai
20-22/04 Chiang Mai Chedi Home Chiang Mai (2 nuits)
22/04 Chiang Mai Transfert privatif aéroport de Chiang Mai - votre hôtel
22/04 Chiang Mai Vol domestique Chiang Mai - Phuket
22/04 Phuket Transfert privatif aéroport de Phuket - votre hôtel
22-23/04 Phuket Serenity Resort & Residences Phuket (1 nuit)
23/04-6/05 Hébergement dans une villa avec piscine à Rawai (13 nuits)
6/05 Phuket Transfert privatif aéroport de Phuket
Je vais joindre quelques photos des Hébergements des que possible. (car je n'arrive pas en mettre , comment faire?)
Voila il me reste à regarder pour les visites, dés que j'ai d'autres infos, je partage 😎
Si quelqu'un à des idées ou des bons plans n’hésiter pas - Merci
A bientôt
Arriver directement à Esfahan ou Shiraz sans passer par Téhéran? English translation pending
Bonjour,
Pour un premier voyage en Iran, afin d'éviter de trop longs déplacements, on projette de voyager dans la seule région centrale. Est-il possible, depuis Bruxelles, Paris, Amsterdam, d'arriver directement à Esfahan ou Shiraz, ou ailleurs, sans passer par Téhéran ? On suppose qu'l faudra quand même un stop par la Turquie (ou un pays du Golf persique ?) On réserverait la capitale et les régions du Nord pour un autre voyage. Merci d'avance pour vos tuyaux !
Pour un premier voyage en Iran, afin d'éviter de trop longs déplacements, on projette de voyager dans la seule région centrale. Est-il possible, depuis Bruxelles, Paris, Amsterdam, d'arriver directement à Esfahan ou Shiraz, ou ailleurs, sans passer par Téhéran ? On suppose qu'l faudra quand même un stop par la Turquie (ou un pays du Golf persique ?) On réserverait la capitale et les régions du Nord pour un autre voyage. Merci d'avance pour vos tuyaux !
Escale à JFK et changement de terminal English translation pending
Bonjour,
je me permet de vous demander conseil, je fais un escale à JFK avec changement de terminal et je ne connais pas du tout cet aéroport.
Je vole de Bruxelles vers JFK (arrivé au terminal 4) avec une escale de 2h30 pour reprendre un vol de JFK à Orlando (au terminal 2), en sortant de l'avion au T4 est ce qu'il faut passer l'immigration dans ce terminal et récupérer sa valise et puis se diriger vers le T2 ?
J'ai vu et Delta le conseil, de passer les formalités dans le Terminal de départ et qu'il y avait une navette Delta qui reliait le T4 au T2 en 4min mais quid des valises?? Normalement on passe l'immigration, on récupère les valises et on les redéposent puis on repasse la douane et le contrôle de sécurité mais vu qu'il y a un changement de Terminal comment cela se passe t'il ?
Merci pour vos réponses.
je me permet de vous demander conseil, je fais un escale à JFK avec changement de terminal et je ne connais pas du tout cet aéroport.
Je vole de Bruxelles vers JFK (arrivé au terminal 4) avec une escale de 2h30 pour reprendre un vol de JFK à Orlando (au terminal 2), en sortant de l'avion au T4 est ce qu'il faut passer l'immigration dans ce terminal et récupérer sa valise et puis se diriger vers le T2 ?
J'ai vu et Delta le conseil, de passer les formalités dans le Terminal de départ et qu'il y avait une navette Delta qui reliait le T4 au T2 en 4min mais quid des valises?? Normalement on passe l'immigration, on récupère les valises et on les redéposent puis on repasse la douane et le contrôle de sécurité mais vu qu'il y a un changement de Terminal comment cela se passe t'il ?
Merci pour vos réponses.
Visa pour le Cambodge avant le départ English translation pending
Bonjour,
Prenez-vous un visa à l'ambassade avant de partir ou bien sur place en arrivant à l'aéroport ?
Belge, j'essaye de contacter l'ambassade du Cambodge à Bruxelles, mais personne ne répond, ni aux mails, ni au téléphone ....
Merci !
Prenez-vous un visa à l'ambassade avant de partir ou bien sur place en arrivant à l'aéroport ?
Belge, j'essaye de contacter l'ambassade du Cambodge à Bruxelles, mais personne ne répond, ni aux mails, ni au téléphone ....
Merci !
Location de vélo pour visiter la Belgique et les Pays-Bas English translation pending
Bonjour! J'aimerais louer un vélo pour 15 jours, pour visiter la Belgique et les Pays-Bas. Mon point de départ est Bruxelles alors je voudrais louer à partir de là. Est ce possible de trouver un centre de location de vélo hybride, ou de cyclotourisme pour faire quand même de longues distances ?
Merci. ÉLise
Merci. ÉLise
Itinéraire 6 semaines Java - Bali - Gili - Sulawesi English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de jeunes belges (22 et 24 ans) et nous partons 6 semaines en Indonésie. Nous avons déjà nos billets d'avion (29/06: Bruxelles-Jakarta et 08/08: Jakarta-Bruxelles). Nous avons un budget d'étudiants (à savoir environ 2000 pp sans les billets d'avion). Nous voulons éviter les endroits hypertouristiques (bien que certains soient inévitables, nous en sommes conscients) et découvrir la culture, les habitants, la nature, la vie en Indonésie. Que pensez-vous de notre itinéraire? Devons-nous réserver nos vols internes à l'avance? Et nos auberges/hôtels?
MERCI BEAUCOUP :)
1. Bruxelles – Jakarta (avion : Air France) 1 nuit en transit 30 juin – 1e juillet
2. Jakarta – Yogyakarta (avion : Air Asia ?) 1e juillet au matin
3. Yogyakarta du 1e au 4 juillet À visiter :
Ville de Yokyakarta : visiter Kraton + water palace Borobudur (temples) Prambanan (temples) Plateau du Dieng
4. Direction Java Est (en train) : trip organisé pour Bromo et Kawa Ijen ?? Du 4 au 7 juillet
Mont Penanjakan Mont Bromo Banyuwangi Kawa Ijen
5. En bas du Kawa Ijen, prendre le ferry pour Bali Ketapang (Java) – Gilimanuk (Bali) = 45 minutes
6. Gilimanuk – Pemuteran (en bus?)
7. 2 nuits à Pemuteran (7-9 juillet)
8. Pemuteran – Munduk (en Bemos?) 2 nuits à Munduk (9-11 juillet)
9. Munduk – Ubud 4 nuits à Ubud (11-15 juillet)
Temple de Taman Ayun Jatiluwih Temple Luhur Batukary Temple de Tanah Lot
10. Ubud – Amed
En route : Mont Batur
1 nuit à Amed (15-16 juillet)
11. Amed – Gili T 3 nuits à Gili T (16-19 juillet)
12. Gilit T – Amed – Sidemen 1 nuit à Sidemen(19-20 juillet)
13. Sidemen – Denpasar 1 nuit à Denpasar (20-21 juillet)
14. Denpasar – Makassar SULAWESI (21juillet - 7 août) Itinéraire à préparer!! (pas encore fait)
15. Makassar – Jakarta 1 nuit de transit à Jakarta (7-8 août)
16. Vol Jakarta-Bruxelles
Merci!!!! :) :) :)
Nous sommes un couple de jeunes belges (22 et 24 ans) et nous partons 6 semaines en Indonésie. Nous avons déjà nos billets d'avion (29/06: Bruxelles-Jakarta et 08/08: Jakarta-Bruxelles). Nous avons un budget d'étudiants (à savoir environ 2000 pp sans les billets d'avion). Nous voulons éviter les endroits hypertouristiques (bien que certains soient inévitables, nous en sommes conscients) et découvrir la culture, les habitants, la nature, la vie en Indonésie. Que pensez-vous de notre itinéraire? Devons-nous réserver nos vols internes à l'avance? Et nos auberges/hôtels?
MERCI BEAUCOUP :)
1. Bruxelles – Jakarta (avion : Air France) 1 nuit en transit 30 juin – 1e juillet
2. Jakarta – Yogyakarta (avion : Air Asia ?) 1e juillet au matin
3. Yogyakarta du 1e au 4 juillet À visiter :
Ville de Yokyakarta : visiter Kraton + water palace Borobudur (temples) Prambanan (temples) Plateau du Dieng
4. Direction Java Est (en train) : trip organisé pour Bromo et Kawa Ijen ?? Du 4 au 7 juillet
Mont Penanjakan Mont Bromo Banyuwangi Kawa Ijen
5. En bas du Kawa Ijen, prendre le ferry pour Bali Ketapang (Java) – Gilimanuk (Bali) = 45 minutes
6. Gilimanuk – Pemuteran (en bus?)
7. 2 nuits à Pemuteran (7-9 juillet)
8. Pemuteran – Munduk (en Bemos?) 2 nuits à Munduk (9-11 juillet)
9. Munduk – Ubud 4 nuits à Ubud (11-15 juillet)
Temple de Taman Ayun Jatiluwih Temple Luhur Batukary Temple de Tanah Lot
10. Ubud – Amed
En route : Mont Batur
1 nuit à Amed (15-16 juillet)
11. Amed – Gili T 3 nuits à Gili T (16-19 juillet)
12. Gilit T – Amed – Sidemen 1 nuit à Sidemen(19-20 juillet)
13. Sidemen – Denpasar 1 nuit à Denpasar (20-21 juillet)
14. Denpasar – Makassar SULAWESI (21juillet - 7 août) Itinéraire à préparer!! (pas encore fait)
15. Makassar – Jakarta 1 nuit de transit à Jakarta (7-8 août)
16. Vol Jakarta-Bruxelles
Merci!!!! :) :) :)
Partir à Cuba avec Air Europa English translation pending
Bonjour , est ce que quelqu'un connaît la compagnie Air Europa .Je pars à Cuba très bientôt avec cette compagnie au depart de Bruxelles via Madrid.Merci
Chemin de Compostelle au départ d'Amsterdam English translation pending
Bonjour,
Je souhaite commencer en 2017 le Chemin de Compostelle au départ d'Amsterdam, le GR 12 qui passe par Breda, Anvers puis Bruxelles etc.... Je cherche un topo guide en français pour indiquer le tracé du Chemin avec les sites à visiter ainsi que les hébergements.
Visa entrées multiples pour l'Inde si Belge English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais bientôt me rendre en Inde pour un voyage de 3 mois. Je suis Belge et part de Bruxelles. Mon arrivée et mon départ se feront à New Delhi.
Je devrai obtenir un visa (valable 6 mois) pour un séjour de 3 mois max. sur place. Je souhaite faire une demande de visa à entrées multiples afin que durant mon séjour, je puisse sortir du territoire indien librement. Sur le site du VFS et dans la réponse par mail reçu par le VFS, il est indiqué qu'il faut pour un visa à entrées multiples un itinéraire détaillée et des pièces justificatives (billets, ...).
Seulement voilà, je ne prépare rien à l'avance (juste mes deux premières nuits à l’hôtel) et je ne suis même pas certaine de quitter le territoire indien. Ça dépendra de mes envies et du temps que j'ai sur place.
Comment faites-vous dans ce genre de situation ? Je pensais faire une "fausse" réservation pour un hôtel à Katmandou pour le Népal par exemple et une autre pour Dhaka au Bangladesh pour les joindre à la demande puis les annuler.
Est-ce que sur le visa à entrées multiples délivré, tout ceci est noté (cela me semble improbable) ? Est-ce qu'après avoir obtenu un visa à entrées multiples, je peux décider quand sortir du territoire et où me rendre même dans un pays pas prévu au départ où dois-je respecter l'itinéraire fourni ?
Je vois qu'il y a beaucoup de messages de Français ou de personnes qui résident en France. Les formalités n'étant pas tout à fait les mêmes pour la Belgique, les renseignements de Français sont de toute façon les bienvenus 🙂 mais si des Belges ayant déjà fait une telle demande récemment pouvaient me répondre ce serait l'idéal. :D
Je vous remercie pour vos réponses.
Je vais bientôt me rendre en Inde pour un voyage de 3 mois. Je suis Belge et part de Bruxelles. Mon arrivée et mon départ se feront à New Delhi.
Je devrai obtenir un visa (valable 6 mois) pour un séjour de 3 mois max. sur place. Je souhaite faire une demande de visa à entrées multiples afin que durant mon séjour, je puisse sortir du territoire indien librement. Sur le site du VFS et dans la réponse par mail reçu par le VFS, il est indiqué qu'il faut pour un visa à entrées multiples un itinéraire détaillée et des pièces justificatives (billets, ...).
Seulement voilà, je ne prépare rien à l'avance (juste mes deux premières nuits à l’hôtel) et je ne suis même pas certaine de quitter le territoire indien. Ça dépendra de mes envies et du temps que j'ai sur place.
Comment faites-vous dans ce genre de situation ? Je pensais faire une "fausse" réservation pour un hôtel à Katmandou pour le Népal par exemple et une autre pour Dhaka au Bangladesh pour les joindre à la demande puis les annuler.
Est-ce que sur le visa à entrées multiples délivré, tout ceci est noté (cela me semble improbable) ? Est-ce qu'après avoir obtenu un visa à entrées multiples, je peux décider quand sortir du territoire et où me rendre même dans un pays pas prévu au départ où dois-je respecter l'itinéraire fourni ?
Je vois qu'il y a beaucoup de messages de Français ou de personnes qui résident en France. Les formalités n'étant pas tout à fait les mêmes pour la Belgique, les renseignements de Français sont de toute façon les bienvenus 🙂 mais si des Belges ayant déjà fait une telle demande récemment pouvaient me répondre ce serait l'idéal. :D
Je vous remercie pour vos réponses.
Andalousie jours 1 à 9 (suite) English translation pending
PARTIE 2 au jour le jour…avec photos...et avis perso sur les visites * (sympa), **(à voir), ***(indispensable). Ainsi que des suggestions d’autres visites.
- J01 de Bruxelles à Malaga : vendredi 13, arrivée à 14h40 puis taxi vers Atarazanas hôtel, près du marché couvert en centre-ville. Au lieu de la chambre triple pour 2 nuits, on nous propose un appartement à 100m (2 chambres, cuisine, salon) dans un immeuble calme le WE (cabinets de médecins, avocat), sympa. Balades en ville, visite guidée en Français du Musée du Verre et du cristal** (16€/3pers. très intéressant). Nombreuses rues piétonnes animées, ville très agréable***. Repas végétarien au El Calafate (menu complet avec boissons à 40,60€/3 pers.).

- J02 à Malaga : samedi 14, voir le marché couvert* puis prendre le bus 35 vers le château de Gibralfaro* qui ne passe pas avant 11h00 (!), donc à pieds à travers le Paseo Parque** avec ses arbres et ses fleurs avant d’entamer la montée pentue vers le Mirador* puis le centre d’interprétation* du château (2,5km), billet combiné avec l’Alcazaba** à 7,70€/3 pers. Belles vues depuis ces 2 forteresses, passage devant le théâtre romain* et repas en terrasse au Plaza, place Merced**. L’après-midi, 4km en bus 16 vers le Museo Automovilistico***un musée automobile et mode de toute beauté ! le must à 16,50€/3 pers. superbement aménagé dans une ancienne usine. Retour en ville pour les concerts et animations de la « Nuit en Blanc ». Repas végétarien au Alcazabilla près du cinéma Albéniz (bonnes crêpes en dessert à 41,35€/3 pers.).
- à voir en sus à Malaga : les arènes à la Plaza de Toros et le musée Picasso (10h00/20h00-7€).

- J03 de Malaga vers Ronda : dimanche 15 Pentecôte, taxi vers l’aéroport pour récupération de la voiture de loc… mais pas de panneau « Budget » ??? Oui tout le monde le sait, c’est AVIS….mais écrit nulle part sauf à leur comptoir ! une belle Ibiza noire presque neuve et c’est parti pour le parc El Torcal de Antequera** sentier assez caillouteux de 1,8km/1h15 en boucle et au pied des formations rocheuses. Puis cap sur la sortie Sud/Est de la ville d’Antequera* pour voir le Dolmen de Menga*. Pique-nique en ville. Un peu plus de route vers l’ouest pour atteindre le village de Setenil de las Bodegas*** célèbre pour ses escarpements rocheux couvrant les maisons. Par contre, y stationner et en sortir avec son dédale de rues étroites c’est sportif ! Ronda et l’hôtel San Francisco (en plein centre de la ville moderne et à 500m du Pont Neuf) nous accueille pour 2 nuits. Repas Italien à proximité à La Vita E Bella (37€/3 pers.).

- J04 à Ronda : lundi 16 de Pentecôte (non férié ici), visite des Arènes***, impressionnantes (10h00/20h00-22,5€/3pers.) petit musée à l’intérieur. Nous continuons la balade par le Pont Neuf**, puis le Palais de Mondragon** (8€/3 pers.) et les rues du centre historique** pour retomber sur notre resto Italien La Vita E Bella (35,50€/3 pers.) sous les parasols. L’après-midi, un peu de route Sud (20km) pour les Grottes de la Pileta***(8€/pers.) qui se méritent : 100 marches escarpées pour atteindre la cahute d’accueil. Nous n’étions que 12 visiteurs, ambiance spéléo avec lampe à la main pour chaque « duo ». Pas d’éclairage ni d’aménagement commercial pour 1h30 de balade commentée Anglais/Espagnol. Petits lacs, peintures murales, concrétions découvertes par la lampe torche du guide, c’est du rustique mais « Unique ». Photos interdites. Resto du soir à Ronda ville : La Pepa (ambiance jeune clientèle locale pour 32,90€/3 pers.).
- à voir en sus à Ronda : les Bains Arabes (11h00/19h00-3€) et le pont vieux.
- J01 de Bruxelles à Malaga : vendredi 13, arrivée à 14h40 puis taxi vers Atarazanas hôtel, près du marché couvert en centre-ville. Au lieu de la chambre triple pour 2 nuits, on nous propose un appartement à 100m (2 chambres, cuisine, salon) dans un immeuble calme le WE (cabinets de médecins, avocat), sympa. Balades en ville, visite guidée en Français du Musée du Verre et du cristal** (16€/3pers. très intéressant). Nombreuses rues piétonnes animées, ville très agréable***. Repas végétarien au El Calafate (menu complet avec boissons à 40,60€/3 pers.).

- J02 à Malaga : samedi 14, voir le marché couvert* puis prendre le bus 35 vers le château de Gibralfaro* qui ne passe pas avant 11h00 (!), donc à pieds à travers le Paseo Parque** avec ses arbres et ses fleurs avant d’entamer la montée pentue vers le Mirador* puis le centre d’interprétation* du château (2,5km), billet combiné avec l’Alcazaba** à 7,70€/3 pers. Belles vues depuis ces 2 forteresses, passage devant le théâtre romain* et repas en terrasse au Plaza, place Merced**. L’après-midi, 4km en bus 16 vers le Museo Automovilistico***un musée automobile et mode de toute beauté ! le must à 16,50€/3 pers. superbement aménagé dans une ancienne usine. Retour en ville pour les concerts et animations de la « Nuit en Blanc ». Repas végétarien au Alcazabilla près du cinéma Albéniz (bonnes crêpes en dessert à 41,35€/3 pers.).
- à voir en sus à Malaga : les arènes à la Plaza de Toros et le musée Picasso (10h00/20h00-7€).

- J03 de Malaga vers Ronda : dimanche 15 Pentecôte, taxi vers l’aéroport pour récupération de la voiture de loc… mais pas de panneau « Budget » ??? Oui tout le monde le sait, c’est AVIS….mais écrit nulle part sauf à leur comptoir ! une belle Ibiza noire presque neuve et c’est parti pour le parc El Torcal de Antequera** sentier assez caillouteux de 1,8km/1h15 en boucle et au pied des formations rocheuses. Puis cap sur la sortie Sud/Est de la ville d’Antequera* pour voir le Dolmen de Menga*. Pique-nique en ville. Un peu plus de route vers l’ouest pour atteindre le village de Setenil de las Bodegas*** célèbre pour ses escarpements rocheux couvrant les maisons. Par contre, y stationner et en sortir avec son dédale de rues étroites c’est sportif ! Ronda et l’hôtel San Francisco (en plein centre de la ville moderne et à 500m du Pont Neuf) nous accueille pour 2 nuits. Repas Italien à proximité à La Vita E Bella (37€/3 pers.).

- J04 à Ronda : lundi 16 de Pentecôte (non férié ici), visite des Arènes***, impressionnantes (10h00/20h00-22,5€/3pers.) petit musée à l’intérieur. Nous continuons la balade par le Pont Neuf**, puis le Palais de Mondragon** (8€/3 pers.) et les rues du centre historique** pour retomber sur notre resto Italien La Vita E Bella (35,50€/3 pers.) sous les parasols. L’après-midi, un peu de route Sud (20km) pour les Grottes de la Pileta***(8€/pers.) qui se méritent : 100 marches escarpées pour atteindre la cahute d’accueil. Nous n’étions que 12 visiteurs, ambiance spéléo avec lampe à la main pour chaque « duo ». Pas d’éclairage ni d’aménagement commercial pour 1h30 de balade commentée Anglais/Espagnol. Petits lacs, peintures murales, concrétions découvertes par la lampe torche du guide, c’est du rustique mais « Unique ». Photos interdites. Resto du soir à Ronda ville : La Pepa (ambiance jeune clientèle locale pour 32,90€/3 pers.).
- à voir en sus à Ronda : les Bains Arabes (11h00/19h00-3€) et le pont vieux.
Comment s'est passée ma croisière sur le MSC Magnifica au départ de Venise English translation pending
bonsoir
voici quelque ligne pour vous dire comment c est passer notre croisière sur le magnificat au départ de Venise
ca a mal commencer car suite au attentat de Bruxelles avons été obliger de nous rentre a Venise en voiture ( 2600km aller retour ) mais nous n avons pas été ni blesser ni caler a Bruxelles
pour le parking pas de problème
parking n 4 a 200 m du local d embarquement (payement a la sortie 95 € en liquide ou par carte )
pour info voici l adresse gps piazzale tronchetto Venise
arrivée au local msc a 12 h
entre notre notre arrivée et la 1 boisson sur le pont 13 a l oasis 1 h30
cabine disponible a 16h 30 bagage a 18h juste a temps pour le 1 repas au 4 vent a 18h30
repas rien a redire tout au long de la croisière
tout les jours spectacle varie et sans temps mort a 21h30 et ce pour 30a 35 min ( jongleur équilibriste contorsionnistes chanteurs cabaret )
après piano bar dance et cocktails
le 1 jour lever a 8 h pour déjeuner ( erreur) trop de monde et impossible de manger a 1 fenêtre et de pourvoir assister au spectacle du bateau logeant les cotes
par la suite debout a 6 h 30 pour avoir le choix des de la tables pour assister au lever de soleil en déjeunent
ensuite temps mort pour assister a la mise a quai du montre
pour les excusions voici notre expérience
barri 15 min a pieds pour arriver dans la vielle ville très beaux vieux quartier ( attention l arrivée ce fait 1 dimanche et tout les commerces ferme de 13h a 15 ou 16h
katakolon
village ou il n a rien a voire avont prit le tram (10 € aller retour jusque olympe a faire ) 4 € pour le bus le tout a 300m du bateaux
Mykonos prix le bus proposer par msc ( avantage on fait autant de fois l aller retour que l on veut ( 9.80€ par personnes )
nous l avons fait 2 x ( pour retourner manger et boire 1 cocktail)
belle petite ou gros village
le Pirée avons l excusions n4 l acropole
avons eu la chance d avoir 1 guide francophone (ancien archéologue retraite )pour 1 groupe de 20personnes ( 76€ par personnes ) ca peut paraître cher mais la qualité des explication et le tour de la ville en car fait oublier le prix
le jours en mer c est le seul jour ou on l on profiter du luxe du bateaux (piscine pont pour bronzer avec 1 cocktail juste a cote )
nous avons prix 1 jour au spa (34 € sauna Hamann bain a bulle salle de relaxation )
Dubrovnik avons prix le bus msc ( 11€ je pense)
belle ville avons rester dans la ville ville et non les remparts vu le temps disponible avons quitter le centre pour nous retrouver dans 1 petit crypte de toute beauté
pendant la croisière rien a redire sur le personnel la qualiter des repas les loisirs la cabine ( pont 11 )
le seul problème c est le débarquement a 9 h présence obligatoire au point qui nous été donner pour être hors du bateau a 13 h
ps c était notre 1 croisière et pas notre dernières
Claudine et Francis
Guatemala avec KLM et Copa Airlines English translation pending
Bonjour ! 🙂🙂
Je pars lundi pour le Guatemala avec KLM et Copa Airlines. BRU -> AMS -> PTY -> Guatemala. J'aimerai avoir quelques renseignements concernant les baggages. Sachant que je voyage sur KLM de Bruxelles à Panama et qu'ensuite je suis sur Copa Airlines, dois-je enregistrer de nouveau mes bagages à Panama ou ils iront directement au Guatemala ?
De plus, les prises au Guatemala sont généralement comme aux USA, sachant que j'ai un adaptateur acheté à NY puis-je l'utiliser au Guatemala ou sont-ils légèrement différents ?
Pour me rendre à Antigua, quel moyen de transport dois-je privilégier ??: Taxi, Bus, Navette...
J'ai pas mal de questions, je ne sais pas si je peux tous regrouper dans le même thème... Mais bon....
Merci pour vos réponses. 😎
Je pars lundi pour le Guatemala avec KLM et Copa Airlines. BRU -> AMS -> PTY -> Guatemala. J'aimerai avoir quelques renseignements concernant les baggages. Sachant que je voyage sur KLM de Bruxelles à Panama et qu'ensuite je suis sur Copa Airlines, dois-je enregistrer de nouveau mes bagages à Panama ou ils iront directement au Guatemala ?
De plus, les prises au Guatemala sont généralement comme aux USA, sachant que j'ai un adaptateur acheté à NY puis-je l'utiliser au Guatemala ou sont-ils légèrement différents ?
Pour me rendre à Antigua, quel moyen de transport dois-je privilégier ??: Taxi, Bus, Navette...
J'ai pas mal de questions, je ne sais pas si je peux tous regrouper dans le même thème... Mais bon....
Merci pour vos réponses. 😎
Sept lignes Ryanair au départ de Toulouse English translation pending
La compagnie va s'installer à Toulouse en 2016 en ouvrant à partir de novembre prochain 7 dessertes au départ de l'aéroport de Blagnac. A savoir : Berlin, Bruxelles, Fès, Londres, Madrid, Malte et Varsovie.
Lire la suite...
Certificat de résidence pour entrer au Ghana English translation pending
Bonjour,
Problème, je voudrais me rendre au Ghana a bord de mon bolide 2cv Citroën depuis le Burkina. Pour ce faire, j'ai besoin d'un visa depuis mon ambassade de Bruxelles. Pour cela il faut, entre autre, un billet d'avion...et comme je suis en "voiture"... J' espère pouvoir le remplacer par un certificat de résidence mais pour cela il faut connaître un Ghanéen et qu'il accepte de faire ce certificat pour février et mars 2016 ( ne sachant pas exactement le jour de mon arrivée )
Connaissez-vous quelqu'un ? ou une parade ?
Merci et bon W-E
Problème, je voudrais me rendre au Ghana a bord de mon bolide 2cv Citroën depuis le Burkina. Pour ce faire, j'ai besoin d'un visa depuis mon ambassade de Bruxelles. Pour cela il faut, entre autre, un billet d'avion...et comme je suis en "voiture"... J' espère pouvoir le remplacer par un certificat de résidence mais pour cela il faut connaître un Ghanéen et qu'il accepte de faire ce certificat pour février et mars 2016 ( ne sachant pas exactement le jour de mon arrivée )
Connaissez-vous quelqu'un ? ou une parade ?
Merci et bon W-E
Votre appréciation sur Aeroflot ou Ukraine International Airlines? English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant déja voyagé sur Aéroflot une fois, j'ai un très mauvais souvenir. Intoxication alimentaire après avoir diné à bord, juste avant l'arrivée à Bruxelles. J'ai juste pu attendre l'atterrissage pour renvoyer tout le repas. Depuis j'évite cette compagnie, mais l'intermédiaire qui fournit les repas se trouve à Moscou. (escale)
Avez - vous des appréciations à me communiquer concernant ces deux compagnies ? Merci par avance.
Ayant déja voyagé sur Aéroflot une fois, j'ai un très mauvais souvenir. Intoxication alimentaire après avoir diné à bord, juste avant l'arrivée à Bruxelles. J'ai juste pu attendre l'atterrissage pour renvoyer tout le repas. Depuis j'évite cette compagnie, mais l'intermédiaire qui fournit les repas se trouve à Moscou. (escale)
Avez - vous des appréciations à me communiquer concernant ces deux compagnies ? Merci par avance.
Voyage de 4 mois à travers Asie du Sud-Est avec billet A/R Thaïlande English translation pending
Bonsoir à tous,
Je souhaite effectuer un voyage de 4 mois en Asie du Sud-Est de début Mars à début Juillet. Disposant d'un billet A/R Bruxelles-Bangkok sur cette période, je souhaiterai solliciter vos expériences concernant les formalités à effectuer ou non pour l'arrivée en Thaïlande.
Je possède également un billet d'avion Bangkok-Kuala Lumpur au 28eme jours après mon arrivée en Thailande. Pour la suite du voyage nous avons décidé de ne pas tout prévoir à l'avance, ainsi nous n'avons pas réservé d'autres billet pour la suite du voyage.
Ma question est de savoir si je dois avoir un visa touriste pour rentrer en Thailande, ou si le billet de départ vers la Malaysie est un justificatif suffisant pour bénéficier de l'exemption de visa de 30 jours maximum ? Aussi bien pour l'immigration que la compagnie aérienne.
Merci d'avance,
Jean.
Je souhaite effectuer un voyage de 4 mois en Asie du Sud-Est de début Mars à début Juillet. Disposant d'un billet A/R Bruxelles-Bangkok sur cette période, je souhaiterai solliciter vos expériences concernant les formalités à effectuer ou non pour l'arrivée en Thaïlande.
Je possède également un billet d'avion Bangkok-Kuala Lumpur au 28eme jours après mon arrivée en Thailande. Pour la suite du voyage nous avons décidé de ne pas tout prévoir à l'avance, ainsi nous n'avons pas réservé d'autres billet pour la suite du voyage.
Ma question est de savoir si je dois avoir un visa touriste pour rentrer en Thailande, ou si le billet de départ vers la Malaysie est un justificatif suffisant pour bénéficier de l'exemption de visa de 30 jours maximum ? Aussi bien pour l'immigration que la compagnie aérienne.
Merci d'avance,
Jean.
Billet avion Madagascar English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir cet été à Madagascar avec nos 2 ados. AUrriez-vous des bons plans pour réserver nos tickets d'avion ? via Bruxelles, Paris, Amsterdam, ... pour le moment tout ce que j'ai vu était très cher ! Y a t-il plusieurs aéroports ?
Merci pour vos bons plans !!
Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Trajet Nice - Maastricht en avion et train English translation pending
Bonjour,
Je vais passer un week-end à Maastricht l'année prochaine. Je vais prendre l'avion à Nice mais je me demande où il vaut mieux atterrir (Bruxelles ou Amsterdam?) pour que ce soit le plus pratique. Et ensuite, on prendra le train (il semble direct au départ d'Amsterdam)
J'aimerais donc avoir vos conseils pour l'organisation de mon futur voyage.
Merci à tous 🙂
Je vais passer un week-end à Maastricht l'année prochaine. Je vais prendre l'avion à Nice mais je me demande où il vaut mieux atterrir (Bruxelles ou Amsterdam?) pour que ce soit le plus pratique. Et ensuite, on prendra le train (il semble direct au départ d'Amsterdam)
J'aimerais donc avoir vos conseils pour l'organisation de mon futur voyage.
Merci à tous 🙂
Retour d'expérience suite vol annulé sur Brussels Airlines English translation pending
Bonjour,
Voici mon retour d’expérience comme client (insatisfait) de Brussels Airlines suite aux vacances que nous avons passé en Pologne.
Le 16 Aout nous devions embarquer à Cracovie pour Bruxelles à 13h15. Nous nous sommes présentés à l'aéroport bien avant l'heure d'embarquement et avons suivi la procédure normale qui nous a conduit jusqu'au quai d'embarquement vers midi.
Aux alentours de 13h nous nous sommes rendu compte que: - L'avion n'était pas arrivé (on nous avait annoncé un retard initial de 15 minutes) - Un violent orage avait débuté
Les annonces se sont alors succedées nous disant que notre vol allait être retardé et que plus d'informations seraient disponibles un peu plus tard.
Vers 15h on nous a annoncé que notre vol (ainsi qu'un autre d'air Berlin) était purement et simplement annulé. J'insiste sur le fait que seulement 2 vols ont été annulés ce jour là. On nous a demandé de récupérer nos bagages et de retourner à l'entrée de l'aéroport.
Je passe sur les détails. nous avons fait diverses queues pour que finalement vers 18h on nous attribue un hôtel (une seule chambre pour notre famille de 4, 3 repas offerts au lieu de 4), et un vol de lendemain (via Francfort par la Lufthansa). Bonjour les tracas au bureau.
à ce stade je me suis posé plusieurs questions: - Qu'est ce qui justifie de l'annulation d'un vol alors que d'autres dans le même laps de temps ne l'ont pas été? - Est-ce que la circonstance exceptionnelle peut être invoquée? L'orage n'a duré qu'1h30 et les orages ont été fréquents lors de notre séjour. - A quoi puis je prétendre comme dédommagement?
Je suis passé par le site web de Brussels Airlines pour demander un dédommagement. voici la seule réponse obtenue à ce jour (il y a 6 semaines):
Nous avons bien reçu vos commentaires concernant votre vol du 16/08/2015.Nous nous occupons de votre dossier et vous répondrons dès que possible. Permettez-nous de vous informer qu'il faut tenir compte d'un délai de cinq semaines pour le traitement de votre dossier.Veuillez agréer, cher Monsieur, chère Madame, nos salutations distinguées. Customer Relations
==> Ils ont été défectueux dans leur engagement initial vis a vis de nous. Ils le sont également dans la gestion de leurs plaintes.
Je vous communiquerai la suite de mon expérience dans ce sujet.
Voici mon retour d’expérience comme client (insatisfait) de Brussels Airlines suite aux vacances que nous avons passé en Pologne.
Le 16 Aout nous devions embarquer à Cracovie pour Bruxelles à 13h15. Nous nous sommes présentés à l'aéroport bien avant l'heure d'embarquement et avons suivi la procédure normale qui nous a conduit jusqu'au quai d'embarquement vers midi.
Aux alentours de 13h nous nous sommes rendu compte que: - L'avion n'était pas arrivé (on nous avait annoncé un retard initial de 15 minutes) - Un violent orage avait débuté
Les annonces se sont alors succedées nous disant que notre vol allait être retardé et que plus d'informations seraient disponibles un peu plus tard.
Vers 15h on nous a annoncé que notre vol (ainsi qu'un autre d'air Berlin) était purement et simplement annulé. J'insiste sur le fait que seulement 2 vols ont été annulés ce jour là. On nous a demandé de récupérer nos bagages et de retourner à l'entrée de l'aéroport.
Je passe sur les détails. nous avons fait diverses queues pour que finalement vers 18h on nous attribue un hôtel (une seule chambre pour notre famille de 4, 3 repas offerts au lieu de 4), et un vol de lendemain (via Francfort par la Lufthansa). Bonjour les tracas au bureau.
à ce stade je me suis posé plusieurs questions: - Qu'est ce qui justifie de l'annulation d'un vol alors que d'autres dans le même laps de temps ne l'ont pas été? - Est-ce que la circonstance exceptionnelle peut être invoquée? L'orage n'a duré qu'1h30 et les orages ont été fréquents lors de notre séjour. - A quoi puis je prétendre comme dédommagement?
Je suis passé par le site web de Brussels Airlines pour demander un dédommagement. voici la seule réponse obtenue à ce jour (il y a 6 semaines):
Nous avons bien reçu vos commentaires concernant votre vol du 16/08/2015.Nous nous occupons de votre dossier et vous répondrons dès que possible. Permettez-nous de vous informer qu'il faut tenir compte d'un délai de cinq semaines pour le traitement de votre dossier.Veuillez agréer, cher Monsieur, chère Madame, nos salutations distinguées. Customer Relations
==> Ils ont été défectueux dans leur engagement initial vis a vis de nous. Ils le sont également dans la gestion de leurs plaintes.
Je vous communiquerai la suite de mon expérience dans ce sujet.
Lier deux vols réservés séparément - même compagnie aérienne English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche désespérément une réponse à ma question sur le forum, j'espère que vous pourrez m'aider :)
J'ai réservé un vol A/R Bruxelles-Bangkok avec la compagnie Thaï Airways. Dès l'arrivée à Bangkok, j'aimerais me rendre directement à Chiang Mai (avec Thaï Airways également).
Mon vol Bruxelles-Bangkok arrive à 6:30 et je souhaiterais prendre le vol Bangkok-Chiang Mai de 8:45.
Ma question est donc la suivante: vu qu'il s'agirait de 2 vols avec la même compagnie aérienne, réservés séparément, y a-t-il un moyen de regrouper/lier ces deux vols pour que je puisse m'enregistrer à Bruxelles directement jusque Chiang Mai et donc rester dans la zone de transit de l'aéroport de Bangkok? Je ne devrais donc pas passer l'immigration et me présenter au comptoir Thaï Airways à Bangkok, ce qui me permettrait de gagner du temps.
Merci d'avance pour votre aide!
Je cherche désespérément une réponse à ma question sur le forum, j'espère que vous pourrez m'aider :)
J'ai réservé un vol A/R Bruxelles-Bangkok avec la compagnie Thaï Airways. Dès l'arrivée à Bangkok, j'aimerais me rendre directement à Chiang Mai (avec Thaï Airways également).
Mon vol Bruxelles-Bangkok arrive à 6:30 et je souhaiterais prendre le vol Bangkok-Chiang Mai de 8:45.
Ma question est donc la suivante: vu qu'il s'agirait de 2 vols avec la même compagnie aérienne, réservés séparément, y a-t-il un moyen de regrouper/lier ces deux vols pour que je puisse m'enregistrer à Bruxelles directement jusque Chiang Mai et donc rester dans la zone de transit de l'aéroport de Bangkok? Je ne devrais donc pas passer l'immigration et me présenter au comptoir Thaï Airways à Bangkok, ce qui me permettrait de gagner du temps.
Merci d'avance pour votre aide!
Thai Airways: la désorganisation totale English translation pending
Avec THAIAIRWAYS j'ai vécu cette année une expérience extrêmement désagréable indigne d'une grande compagnie.
Nous avons réservé un vol HAT-YAI - BANGKOK - BRUXELLES par Thaiairways.
Il faut savoir que Suvarnabhumi, l'aéroport de Bangkok s'etire sur plus de 1Km. D'un côté les gates A, B, C en principe pour trafic national de l'autre, 1 km plus loin E, F, G pour l'international. De chaque côté les compagnies ont leurs "lounges" dédoublés.
Entre les deux, une galerie commerciale à parcourir à pieds, très peu de d'aides mécaniques, commerce oblige...
On nous débarque donc au A venant de Hat Yai et on nous envoie au transfert desk pour obtenir les boarding pass pour Bruxelles.
On reçoit des boarding pass sans indication de la porte d'embarquement, on nous invite à regarder les écrans. Ils indiquent à ce moment F6 soit de l'autre côté du terminal. Nous nous rendons donc dans cette zone et nous inscrivons au lounge de Thaiairways près des portes F.
Il faut savoir que dans ces lounges, il n'y a qu'un écran avec les départs et pas d'annonces haut parleurs, mais comme vous êtes enregistré le personnel est censé vous prévenir en cas de changement.
Nous y restons donc environ deux heures et 1/4H avant l'heure prévue d'embarquement, je vais voir à l'écran s'il n'y a pas de retard.
Là je reste coi, en découvrant que la porte à changé, on embarque dans 1/4H gate C6, dans l'autre aile de l'aéroport. Je m'informe auprès du personnel, qui ne peut m'expliquer pourquoi on n'a pas été avertis en temps voulu. Alors que je me déplace avec quelques difficultés, ils me disent qu'il est impossible de me fournir une aide pour rejoindre la porte d'embarquement. Nous nous lançons alors dans une course contre la montre pour parcourir le kilomètre en dix minutes.
C'est pour moi inacceptable de la part de Thaiairways de se désintéresser ainsi de ses clients et je vais reconsidérer l'opportunité de leur confier encore mes voyages.
Il faut savoir que Suvarnabhumi, l'aéroport de Bangkok s'etire sur plus de 1Km. D'un côté les gates A, B, C en principe pour trafic national de l'autre, 1 km plus loin E, F, G pour l'international. De chaque côté les compagnies ont leurs "lounges" dédoublés.
Entre les deux, une galerie commerciale à parcourir à pieds, très peu de d'aides mécaniques, commerce oblige...
On nous débarque donc au A venant de Hat Yai et on nous envoie au transfert desk pour obtenir les boarding pass pour Bruxelles.
On reçoit des boarding pass sans indication de la porte d'embarquement, on nous invite à regarder les écrans. Ils indiquent à ce moment F6 soit de l'autre côté du terminal. Nous nous rendons donc dans cette zone et nous inscrivons au lounge de Thaiairways près des portes F.
Il faut savoir que dans ces lounges, il n'y a qu'un écran avec les départs et pas d'annonces haut parleurs, mais comme vous êtes enregistré le personnel est censé vous prévenir en cas de changement.
Nous y restons donc environ deux heures et 1/4H avant l'heure prévue d'embarquement, je vais voir à l'écran s'il n'y a pas de retard.
Là je reste coi, en découvrant que la porte à changé, on embarque dans 1/4H gate C6, dans l'autre aile de l'aéroport. Je m'informe auprès du personnel, qui ne peut m'expliquer pourquoi on n'a pas été avertis en temps voulu. Alors que je me déplace avec quelques difficultés, ils me disent qu'il est impossible de me fournir une aide pour rejoindre la porte d'embarquement. Nous nous lançons alors dans une course contre la montre pour parcourir le kilomètre en dix minutes.
C'est pour moi inacceptable de la part de Thaiairways de se désintéresser ainsi de ses clients et je vais reconsidérer l'opportunité de leur confier encore mes voyages.