Results for "Cameron+Highlands+|+8+>+190"
5750 results found.
Pékin puis Phuket avec Air Asia, qui a déja pris cette compagnie? English translation pending
Bonjour,
nous partons pour un circuit en Asie au mois d'octobre, et nous souhaitons partir de pékin pour aller a phuket et la compagnie Air Asia propose se trajet a un prix intéressent.
qui a déjà prix cet compagnie pour ce même trajet ? ou pour un moyen courrier
j'ai déjà pris cet compagnie pour Bangkok/phuket mais la le trajet étais de 1h et la il est estimé a 6h10. c'est tout de même long.
j attend vos réponse merci d'avance!!!!!!!!!
nous partons pour un circuit en Asie au mois d'octobre, et nous souhaitons partir de pékin pour aller a phuket et la compagnie Air Asia propose se trajet a un prix intéressent.
qui a déjà prix cet compagnie pour ce même trajet ? ou pour un moyen courrier
j'ai déjà pris cet compagnie pour Bangkok/phuket mais la le trajet étais de 1h et la il est estimé a 6h10. c'est tout de même long.
j attend vos réponse merci d'avance!!!!!!!!!
Retour de la Malaisie en mars-avril 2011 English translation pending
Bonjour à tous. Rompant avec mes habitudes, j'entame une discussion pour vous dire à quel point la malaisie m'a...déçu.
Nous sommes partis en couple de mi mars à début avril 2011, 18 jours, avec nos sacs, plutôt habitués à ce genre de voyage. Objectif: arrivée KL, avion Sandakan, bus pour semporna, 4 jours sur l'île de Mabul avec plongée à Sipadan, puis Kinabatangan river, et puis ensuite voir en fonction du temps qu'il nous resterait.
Plusieurs soucis: - Temps: 15 jours de pluie, et pas de la petite: des journées entières. Apparemment, la saison des pluies était finie selon tous les guides touristiques et les forums, mais selon les locaux, c'est habituel jusque mai. De fait, à part la plongée (qui n'était pas très agréable, du coup), toutes les activités de plein air sont infaisables, ou alors très décevantes.
- Propreté: Il paraît que c'est un pays d'iles paradisiaques, de plages de sable fin, etc... Peut être, mais la mer est sale comme je ne l'avais jamais vue avant. L'île de Mabul pour laquelle le Lonely n'a pas de mots assez fort pour dire à quel point c'est beau, est un foutage de gueule. L'île doit faire dans les 2-3 km de long: il n'y a pas de plage. 90% du rivage est occupée par les maisons des pêcheurs malais (normal) et par les ressorts touristiques, et ça construit encore!Effet "nature" garanti. Le peu de plage qui reste est tout simplement immonde. Les gens jettent tout, absolument tout dans le lagon. Les toilettes s'y déversent également. Le seul bout de plage propre est ...privé, vous avez deviné. Au milieu de l'île, il y a une espèce de decharge. Faire du snorkelling dans le lagon? Si vous parvenez à eviter les sacs plastiques et les dejections, vous n'y verrez quasiment rien, à part des serpents de mer qui pullulent: les locaux pêchent à pied à marée basse et ratissent tout, du plus petit coquillage aux quelques poissons qui survivent encore. J'ai même vu des gamins qui tuaient une raie pour s'amuser, alors qu'elles sont rares. A pleurer.
- Les fonds marins: J'ai déjà parlé du lagon. Les spots de plongée sont en meilleur état dès qu'on sort du lagon. Sipadan est fabuleux, vous y verrez des tortues et des requins, c'est du délire. Mais en plongeant, vous aurez peut-être le droit à la spécialité locale: la pêche à la dynamite sur le récif, malgré l'armée qui patrouille. Et quand vous entendez une explosion alors que vous êtes à 20 m de fond, vous vous demandez un peu ce qui se passe.
- Le logement: en asie, on sait qu'on ne va pas loger dans des palaces, en mode routard. Mais à certains endroits, ils abusent vraiment. Sur l'île de Mabul, vous payez une double 40 euros pour deux la nuit. Et vous avez droit à 8 m2, des murs épais de 5 mm, un ventilo qui marche 12heures sur 24, pas de draps, pas de rideau. Une chambre de moine. La salle de bain commune est atroce. Ca ne me dérange pas quand c'est pour 15 dollars dans un endroit chouette, mais là, c'est n'importe quoi, la loi du touriste qu'on trait et puis c'est tout. Les autres touristes confirment que dans les autres guest houses c'est pareil, à moins de taper dans les 150 euros la nuit. Pour les autres endroit où nous avons logé, ça oscillait entre 10 et 20 euros la nuit, pour soit des hotels borgnes, soit des bungalow dont certains étaient chouettes (naturelodge dans la kinabatangan river, à sépilok...)
- La bouffe: c'est bien le seul pays d'asie où la bouffe était si mauvaise. Du mauvais chinois frit dans l'huile de palme.
- Sépilok: On en entend parler partout en Malaisie, du centre re réhabilitation des oran-outangs. C'est une blague. Vous serez avec un troupeau de touristes sur une petite plateforme avec des barrières, et vous ne verrez les singes qu'au moment du nourrissage, comme au zoo. Autonomie zéro. C'est mieux à la télé.
- Les transports: bus très très longs. Prenez l'avion, airasia et airmalaisia font des prix minus et c'est très rapide et pratique.
- Les villes: Des poubelles pour la plupart: sandakan, semporna, kota-kinabalu, dédiées à la voiture, dans patrimoine ni architecture attrayante. Pas d'endroits sympas où se poser. Sauf à Kuching, ville plus aérée et avec une promenade plus engageante.
- Le prix: 3éme pays le plus riche d'asie du SE, les prix s'en ressentent. Dans certains endroits, on est pas très loin de notre niveau de vie. Les prix du Lonely sont à multiplier par 1,5 à 2. Si vous n'avez pas trop de sous, évitez, car en plus de l'avion déjà pas donné pour venir, les deplacements interieurs en avion, les activités (plongée, rando dans la jungle) et le logement font grimper votre budget: environ 1000 euros par personne en plus des avions pour 15 jours. Avec ça, vous vivez un mois en thailande ou au Vietnam, le côté sympa en plus.
En fin de compte, pour éviter la pluie, nous sommes partis dans le Sarawak (apparemment, la météo est toujours plus instable dans le sabbah). C'est beaucoup plus chouette, les plages sont plus agitées mais propres, les parcs naturels sont sympa. Par manque de temps, nous n'avons pas pu aller plus à l'est que sematan, mais déjà là, il n'y a plus un seul touriste, et vous êtes dépendants des voitures particulières pour voyager (une forme de stop à prix d'or...).
Bon, je me rends compte que je suis vache, mais faut dire qu'on a été très déçus, surtout par le manque de reculs des guides touristiques, et la nature dévastée de ce pays. Sûrement qu'ils ont besoin de tourisme pour protéger ce qui reste, mais auant savoir où on met les pieds. Et faut bien avouer aussi que nous avons recontré quelques touristes séduits par leur voyage.
Suis dispo si vous avez besoins d'infos fraiches sur Sandakan, semporna, mabul, sipadan, kinabatangan river, sépilok, kotakinabalu, kuching, sematan, et les differents trajets.
David Vandendriessche.
Plusieurs soucis: - Temps: 15 jours de pluie, et pas de la petite: des journées entières. Apparemment, la saison des pluies était finie selon tous les guides touristiques et les forums, mais selon les locaux, c'est habituel jusque mai. De fait, à part la plongée (qui n'était pas très agréable, du coup), toutes les activités de plein air sont infaisables, ou alors très décevantes.
- Propreté: Il paraît que c'est un pays d'iles paradisiaques, de plages de sable fin, etc... Peut être, mais la mer est sale comme je ne l'avais jamais vue avant. L'île de Mabul pour laquelle le Lonely n'a pas de mots assez fort pour dire à quel point c'est beau, est un foutage de gueule. L'île doit faire dans les 2-3 km de long: il n'y a pas de plage. 90% du rivage est occupée par les maisons des pêcheurs malais (normal) et par les ressorts touristiques, et ça construit encore!Effet "nature" garanti. Le peu de plage qui reste est tout simplement immonde. Les gens jettent tout, absolument tout dans le lagon. Les toilettes s'y déversent également. Le seul bout de plage propre est ...privé, vous avez deviné. Au milieu de l'île, il y a une espèce de decharge. Faire du snorkelling dans le lagon? Si vous parvenez à eviter les sacs plastiques et les dejections, vous n'y verrez quasiment rien, à part des serpents de mer qui pullulent: les locaux pêchent à pied à marée basse et ratissent tout, du plus petit coquillage aux quelques poissons qui survivent encore. J'ai même vu des gamins qui tuaient une raie pour s'amuser, alors qu'elles sont rares. A pleurer.
- Les fonds marins: J'ai déjà parlé du lagon. Les spots de plongée sont en meilleur état dès qu'on sort du lagon. Sipadan est fabuleux, vous y verrez des tortues et des requins, c'est du délire. Mais en plongeant, vous aurez peut-être le droit à la spécialité locale: la pêche à la dynamite sur le récif, malgré l'armée qui patrouille. Et quand vous entendez une explosion alors que vous êtes à 20 m de fond, vous vous demandez un peu ce qui se passe.
- Le logement: en asie, on sait qu'on ne va pas loger dans des palaces, en mode routard. Mais à certains endroits, ils abusent vraiment. Sur l'île de Mabul, vous payez une double 40 euros pour deux la nuit. Et vous avez droit à 8 m2, des murs épais de 5 mm, un ventilo qui marche 12heures sur 24, pas de draps, pas de rideau. Une chambre de moine. La salle de bain commune est atroce. Ca ne me dérange pas quand c'est pour 15 dollars dans un endroit chouette, mais là, c'est n'importe quoi, la loi du touriste qu'on trait et puis c'est tout. Les autres touristes confirment que dans les autres guest houses c'est pareil, à moins de taper dans les 150 euros la nuit. Pour les autres endroit où nous avons logé, ça oscillait entre 10 et 20 euros la nuit, pour soit des hotels borgnes, soit des bungalow dont certains étaient chouettes (naturelodge dans la kinabatangan river, à sépilok...)
- La bouffe: c'est bien le seul pays d'asie où la bouffe était si mauvaise. Du mauvais chinois frit dans l'huile de palme.
- Sépilok: On en entend parler partout en Malaisie, du centre re réhabilitation des oran-outangs. C'est une blague. Vous serez avec un troupeau de touristes sur une petite plateforme avec des barrières, et vous ne verrez les singes qu'au moment du nourrissage, comme au zoo. Autonomie zéro. C'est mieux à la télé.
- Les transports: bus très très longs. Prenez l'avion, airasia et airmalaisia font des prix minus et c'est très rapide et pratique.
- Les villes: Des poubelles pour la plupart: sandakan, semporna, kota-kinabalu, dédiées à la voiture, dans patrimoine ni architecture attrayante. Pas d'endroits sympas où se poser. Sauf à Kuching, ville plus aérée et avec une promenade plus engageante.
- Le prix: 3éme pays le plus riche d'asie du SE, les prix s'en ressentent. Dans certains endroits, on est pas très loin de notre niveau de vie. Les prix du Lonely sont à multiplier par 1,5 à 2. Si vous n'avez pas trop de sous, évitez, car en plus de l'avion déjà pas donné pour venir, les deplacements interieurs en avion, les activités (plongée, rando dans la jungle) et le logement font grimper votre budget: environ 1000 euros par personne en plus des avions pour 15 jours. Avec ça, vous vivez un mois en thailande ou au Vietnam, le côté sympa en plus.
En fin de compte, pour éviter la pluie, nous sommes partis dans le Sarawak (apparemment, la météo est toujours plus instable dans le sabbah). C'est beaucoup plus chouette, les plages sont plus agitées mais propres, les parcs naturels sont sympa. Par manque de temps, nous n'avons pas pu aller plus à l'est que sematan, mais déjà là, il n'y a plus un seul touriste, et vous êtes dépendants des voitures particulières pour voyager (une forme de stop à prix d'or...).
Bon, je me rends compte que je suis vache, mais faut dire qu'on a été très déçus, surtout par le manque de reculs des guides touristiques, et la nature dévastée de ce pays. Sûrement qu'ils ont besoin de tourisme pour protéger ce qui reste, mais auant savoir où on met les pieds. Et faut bien avouer aussi que nous avons recontré quelques touristes séduits par leur voyage.
Suis dispo si vous avez besoins d'infos fraiches sur Sandakan, semporna, mabul, sipadan, kinabatangan river, sépilok, kotakinabalu, kuching, sematan, et les differents trajets.
David Vandendriessche.
Carnet de voyage en Malaisie du 18 juillet au 19 août 2010 English translation pending
Nous sommes 2 Claude mon épouse (59) et moi-même Jean Louis (64)
Le guide de base est le Lonely planet édition janvier 2010 , complété par le Rough Guide Septembre 2009.
18 Juillet
Départ avec 1h de retard (grève du zèle des aiguilleurs, embouteillage aérien?)
Saudi arabian Airlines: nourriture très correcte, service correct (sans plus) espace entre les sièges assez grand.
4h d’escale à Riyad (au lieu de 5), on nous sert un plateau repas! Température dans l’aéroport: 28 à 30 !
Décollage et arrivée à l’heure à KL. Service OK, familles saoudiennes bruyantes.
Le prix du billet (650€) justifie ces quelques inconvénients (11h d’escale au retour).
19 Juillet
On change de l’argent à 3.85 ce qui n’est pas terrible.
On prend le KLIA express (35RM/p), et de là un taxi (23RM) pour nous emmener à la station de bus Bukit Jalil qui remplace Puduraya. La nouvelle station est au moins à 10km du centre et on peut se demander si ce n’est pas plus rapide et moins cher de prendre un taxi Aéroport-Bukit Jalil.
Là nous trouvons un bus pour Malacca (12,20RM/p) où nous dormirons. Atterris à 13h20 nous sommes à 17h45 dans notre hôtel après avoir pris pour 1RM le bus n° 17 qui nous pose à 50m du Kancil Guesthouse.
Hôtel très sympa tout en longueur 45RM la chambre lit double (40RM 2 lits simples) avec ventilateur. Lit excellent. Douche et WC communs.. Tout est impeccable et l’accueil par « Annie » très convivial. Joli jardin au fond.
Nous allons manger au Ole Sayang tout proche. Il fait nuit à 19h30. Nous mangeons très bien pour 68.80RM (2 bières pour 18, 3 plats).
20 Juillet
Bon petit déjeuner (de 4 à 7RM) pris dans la cuisine avec annie et 1/2h d’internet (1RM).
Nous prenons le bus n°17 qui nous emmène à l’est (medan portugis) puis au sud sur le pont au dessus de l’embouchure puis vers le nord où nous le quittons au N/O de Chinatown.
Nous traversons tranquillement celle-ci par Jalan Tokong(assez calme) , changeons de l’argent (4.06 beaucoup mieux) et en arrivant au bord de la rivière décidons de faire la croisière sur la sungai Melaka.
Elle démarre tout de suite(au pont en face du Stadthuys) et nous sommes seuls dans le bateau, voyons des crocodiles et surtout les bords qui sont aménagés en promenade et remontons jusqu’à Kampung Morten. Tout cela est très joli et donne envie de s’y promener à pied. La croisière est à 10RM/p.
Nous allons ensuite au pied du Stadthuys que nous visitons (jolies reconstitutions de scènes ) pour 5RM/p, puis enchainons avec Saint Paul (jolie vue) et redescendons vers la porte de Santiago pour revenir vers le stadthuys et s’arrêter pour manger au Bamboo hut bistro sur Jalan Kota
Repas très correct dans un espace bien ventilé mais la petite bouteille d’eau est à 8RM!!!!
Retournons au palais du Sultan que nous visitons (2RM/p) belle bâtisse avec quelques beaux costumes à l’intérieur et enchainons sur le jardin juste en face avec de bien beaux arbres et arbustes joliment arrangés dans un parc où il y a quelques oiseaux.
Nous allons ensuite au musée maritime (3RM/p) beau bateau mais l’intérieur transformé en musée de la marine locale ne rend pas du tout compte de l’intérieur d’un bateau du 16ème , dommage!
Nous nous rendons ensuite à la maison de thé Cheng ho où pendant ¾ h on nous à fait déguster 4 thés très différents verts ou noirs en respectant les règles de la cérémonie du thé chinoise, le tout dans un très beau cadre (20RM pour 2à 5 personnes!). Bien sur nous achetons (cher 120RM) un boite de notre préféré. Et nous ne sommes pas fana de thé.. À recommander aux fondus.
Puis rebalade dans Chinatown avec un arrêt prolongé au temple Cheng hon teng(des nuages verts!)avec de superbes sculptures en bois peint et de très belles salles.
Ensuite arrêt massages (pieds pour Claude(28RM ½ h), total pour moi(60RM 1h10) qui suis parti avec le bassin de travers. C’est fou ce que ça peut faire mal là ou c’est sensible. On verra si ça a marché: RC reflexologi 134 Jalan Hang Jebat
Ensuite recherche d’un restau mais plusieurs sont fermés à cette heure (19h30) et finissons au Géographer: très bien, des plats excellents aux environs de 10RM la bière aussi (l’alcool n’est pas donné mais très présent dans cette zone touristique)
Rentrons à pied (21h ) mais le 17 tourne toujours.
A notre arrivée « Annie » nous propose des beignets Jumpat-jumpat… chouette.
Mercredi 21
Nous allons acheter une carte sim locale(0 vendeur vu dans chinatown hier) et pour cela trainons dans le centre commercial Mahkota et finissons après plusieurs stands par trouver une celcom à 10RM.
Nous reprenons le 17 pour aller à Kampung Morten.
C’est très joli, il fait très beau aujourd’hui, les maisons de toutes les couleurs dans leur jardin plein de fleurs sont un enchantement.
Nous allons visiter la villa Sentosa, et sommes pris en charge par un des propriétaires de 74 ans, très heureux de nous la présenter ainsi que toute sa famille (en photos), nous subissons plusieurs photos de couple à des endroits stratégiques mais son enthousiasme est un peu émouvant et nous apprécions beaucoup cette visite « privée ». Nous y laissons 2 fois 10RM.
Nous partons ensuite à pied à Bukit China « colline du repos éternel » des chinois locaux, très reposant, calme, un peu venté. Très agréable.
Nous mangeons au pied devant le petit cimetière islamique dans un « self » correct pour 6.80RM 1 riz, 2 poulets et 2 beignets de pdt.
Puis à pied (toujours mais s’il fait chaud les distances sont courtes) Allons au 8 Hereen Street
Intéressante maison « standard » du 18ème bien restaurée et nous y sommes très bien accueillis par un membre de l’association. Nous y laissons 10RM.
Puis nous allons au Baba Nonya héritage muséum (2x8RM). Visite guidée criarde et répétitive, mais maison intéressante avec un beau mobilier et une architecture qui vaut la visite. (photos interdites)
Fatigués nous allons boire un thé glacé au bord de la rivière au Riverine Coffeehouse(108 Lorong Hang Jebat) terrasse très agréable mais un marteau piqueur proche nous en chasse et nous nous replions presqu’en en face au Riverside Kopitiam où là également la terrasse est très agréable et le prix de la bière aussi 6,5 à 8RM. Il est sur Jalan Laksamana à 20m de la place du Stadthuys à gauche vers le nord.
Nous rentrons(bus 17) à l’hôtel, nous douchons et repartons manger au Indori très correct, service agréable la plupart des portions sont à 2,5RM; l’eau à 2RM et le mini gigot d‘agneau à 18RM! L’avocat au chocolat est délicieux.
Jeudi 22
Nous quittons ce matin Malacca. Attendons près de ¾ h le 17 et quand nous arrivons à 9h15 à Sentral il n’y a pas de bus avant 11h, 22RM/p. Le bus met 4h jusqu’à Singapour avec 20’ d’arrêt buffet.
A la frontière nous descendons du bus pour quitter la Malaisie, il n’est obligatoire de prendre les valises, et nous retrouvons le bus au bout du bâtiment de la douane. Noter le n° du bus. Puis nous traversons le bras de mer et rebelote mais cette fois ci avec les valises et le formulaire d’entrée à Singapour rempli. Nous repartons dans le même bus. Tout ceci est très rapide un jeudi, mais le week end??
Le bus nous dépose à La gare routière de Lavender.
De là nous prenons un taxi qui pour 5.80$S nous dépose au Prince of Wales dans little India. Il y à deux chambres qui se partagent une salle de bains, le tout isolé du dortoir. Nous payons 60$S par nuit, pti dej inclus et la wifi (Il y a 2 réseaux un pour les chambres et un au bar et dans le jardin). Par contre sur le plan calme ça n’est pas ça: orchestre sous la fenêtre jusqu’à 5h du matin, vivent les boules Quies!
Nous visitons ensuite little India. Les différentes rues: commerçants, maisons peranakan, balade dans Mustafa center (un Grand magasin comme on n’en fait plus en Europe) et deux temples Sri Veeramakaliamman et Sri Srinivasa perumal très colorés et vivants avec cérémonies, musique et dévotions.
Nous terminons par un thali VIP au Madras new Woodland (restau végétarien). Copieux, excellent et très bien conseillés.
Vendredi 23
Pas de petit dèj avant 9h, celui-ci continental, en libre service y compris la vaisselle(plus ou moins bien faite avec un vieux chiffon tout dégueulasse).
Nous prenons ensuite 2 bus (65 et 174)pour le jardin botanique.
Celui-ci est superbe , nous faisons le tour du lac, puis montons vers le bandstand pour redescendre vers le Ginger garden.
Là nous mangeons un samosa, un « chicken nuggets » et une 1/2 bière pour 11$S/p. Fontaine d’eau fraiche potable dans chaque toilette du parc.
Puis nous passons une heure et demie avec les orchidées: fabuleux.
Une glace en dessert et ensuite rain forest et nous allons à l’autre bout du parc pour prendre le MRT (métro) …mais la station RG p642 Botanic garden est « Under development » merci le Rough Guide qui emploie un futur (will offer!!!) trompeur sur l’existence de cette station qui apparait ainsi que toute la ligne « circular » sur le plan de la page 592. Heureusement deux Singapouriens charmants (nombreuses sont les personnes qui se proposent de nous aider ici ainsi qu’en Malaisie) nous expliquent qu’en attendant un an nous pourrons prendre le MRT ici, mais que tout près (en face, à droite et à gauche) il y a une station de bus où nous retrouvons le 174 qui nous déposera pour 2$S/p à Boat Quay (plein centre)
De là fatigués de notre marche botanique nous faisons la balade en bateau (Hippo river cruise 1/2h, 15$S, pour voir le bas de la rivière et marina bay, commentaire totalement inintéressant alignant des chiffres: mètres, dollars…) sur Clarke quay lequel ressemble à un morceau de Disney land tout plastique.
Ensuite nous allons manger au Siem Reap II (même maison qu’Indochine en moins cher) qui est collé au musée des arts asiatiques avec terrasse sur la rivière et wifi (comme sans doute la plupart des établissements de ce secteur). 2 plats excellents à 14$S chaque et 2 bières à 10$( le même prix que la petite Evian !) chaque auxquels il faut ajouter 17% de taxes….Eau en carafe à volonté .
Retour à l’hôtel par le bus 145 pris sur hill street qui nous dépose au tekka market à 50m de l’hôtel.
Samedi 24
Nous partons au Mustafa center où il y a plein de changeurs à taux intéressant (la vie à Singapour coûte cher) soit 1€= 1.745, puis nous allons voir le temple Sakaya muni buddha saya( dit des mille lumières, mais aujourd’hui elles sont éteintes!) assez intéressant avec un grand buddha et des scènes de sa vie.
Nous allons ensuite au terminal Lavender street pour réserver nos billets pour Mersing (Pulau Tioman) pour le lendemain, mais les (2) bus du jour sont pleins et il reste de la place pour le bus du soir à 29.10$/p car on paie jusqu’à Kuantan et en plus on arrivera à Mersing vers 2h du matin!
Après analyse des guides il s’avère qu’il ne nous reviendra pas beaucoup plus cher (70$S pour 2 moins si on trouve des personnes intéressées) de prendre un bus jusqu’à Johor Baru puis un taxi jusqu’à Mersing.
Nous allons par bus au musée des civilisations asiatiques (5$, mais 2.5 pour moi +60) où nous passons 2h très intéressantes avec de très belles pièces.
Nous retournons au Siem ReapII ou nous mangeons une soupe et une salade délicieuses pour 33$S et nous partons pour China town(en bus).
Nous visitons le très intéressant China town heritage center (sur la vie des immigrants chinois avec un intérieur de maison reconstitué) et estimons que nous méritons une bière(0.666L!) à 5.5$S au restaurant heritage juste devant le musée.
C’est Samedi et la foule déambule dans pagoda street.
Ns dirigeons ensuite, en regardant au passage la « mini » mosquée Jamae, vers le temple de la dent du Buddha où la profusion d’or et de rouge et le nombre de buddhas sponsorisés de toutes tailles nous surprend un peu.
Repas au Da dong restaurant: délicieux peking duck 33$S pour 2, bien présenté, mais on nous fait payer les serviettes rafraichissantes(0.50) et les cacahuètes(2$S) que nous n’avions pas demandées. Riz frit à 8$S. IL faut rajouter taxes de 10 et 7%, tout cela sent la vente forcée: on aurait du manger une choucroute saucisses chez Erich dont le stand est juste en face: il vend toutes sortes de pains qui ont l’air délicieux (comme à la maison). Retour en bus et nous prenons la rue piétonne new bugis street et alber street qui sont en fait un marché et à 9h du soir c’est bondé! Délicieux jus de fruits à 1$S.
Dimanche 25
Nous attrapons à 7h30 un bus (2.40$S/p) pour Johor baru au ban san bus terminal proche de little india, et y prenons à 9h …un bus pour Mersing pour 12.60RM /p (bien que le bus aille jusqu’à Kuantan….cherchez l’erreur!
à 11h nous sommes à Mersing où on nous promet un bateau pour Pulau Tioman à 11h30... Il partira à 12h45 et arrivera à ABC puis Panuba 2h après..
Nous avons réservé une chambre à 80RM la nuit avec pti dèj AC et vue FANTASTIQUE sur la mer…que nous attendrons une heure en prenant un repas simple (1 plat 2 Starters 1 grand eau: 20RM) que nous complétons avec des ramboutans délicieux achetés à l’embarcadère (1kg 3RM).
Baignade (quelques coraux morts, mais ils renaissent, gênent la patauge mais pas la nage) Snorkeling (PMT comme préfère dire ma femme qui préfère les acronymes aux anglicismes) 15RM/j, grimpette vers ABC mais elle est peu confortable pour nous, vieux et fatigués par la chaleur, donc nous ne la finalisons pas complètement. Nous verrons cependant un iguane (50cm).
Un peu de balcon à regarder la nuit descendre et nous allons manger (très bien) pour 29RM 1 riz aux crevettes, 1 beignets de calamar, une glace une grande eau(2RM). La bière à 5RM (quand le bar à alcool est ouvert).
Décidément la vie et moins chère en Malaisie.
Un bel orage pour commencer et continuer la nuit.
Lundi 26 Aout
Temps gris et frais (25°) parfait pour une balade.
Pti dej libre service tartines, nouilles, riz, boisson à l’orange, thé, café!
Nous partons pour Monkey beach, nous mettons 1 heure, chemin accidenté mais faisable, nous sommes seuls sur la plage (avec un singe) et nous nous baignons, il y a des vagues et l’eau n’est pas claire (il n’y a pas de coraux, peu de rochers), puis 20 minutes environ pour Monkey bay déserte (seul un bateau au mouillage et un singe) eau turquoise mais agitée (suite de l’orage?) retour en une heure et quart. Nous aurons tout le temps été dans la forêt, vu un singe et un scorpion (noir ,18cm) des papillons et une végétation luxuriante, sympa.
Repas à Panuba ( 2 plats à 8-9RM)
Balcon puis PMT (à droite de la plage il y a des coraux et des poissons) dans les vagues, avec du sable dans l’eau et pas de soleil: c’est gris!). Re-balcon.
Repas du soir, toujours des plats corrects autour de 8-9RM
Mardi 27 Aout
Bain, mini jogging sur les allées, PMT, le temps est meilleur et sur la petite plage a 50m au nord il y a quelques coraux et pas mal de poissons (dont 2 raies et un gros de 50a 70cm).
Repas rapide, bateau pour Mersing (3h) a 12h30. Le pont supérieur est interdit donc on est enfermé sauf 10 places à l’arrière et autant à l’avant.
Allons à l’hôtel Embassy (réservé par tel) 55RM, sdb, AC, propre, accueil agréable, wifi.
Allons réserver le bus pour Pekan (16/p c’est le prix jusqu’à Kuantan, puis appelons le seul hôtel sur les 2 guides, il est plein, nous irons donc jusqu’à Kuantan.
L’internet (notre clavier est cassé) est a 1,5 ou 2RM l’heure suivant le cybercafé, et nous allons manger 2 délicieux Murtabak chez Al Arif ou une fois de plus un client nous voyant hésiter est venu à notre aide.
Mercredi 28
Pti dej en bas de l’hôtel, 16RM pour 2(thé, toast, jus de fruit frais, pancake) et une potion d‘œufs.
Nous prenons le bus (premier départ a 11h30)au terminal, mais celui-ci va ensuite au ferry ou il prend d’autres clients (qui avaient du réserver).
Arrivée à 15h a Kuantan.
Nous commençons par changer la réservation d’hôtel a Kuantan par une à Cherating, et réservons nos places pour Jerantut pour le 30, puis partons à la gare des bus locaux( un bon km) prés du fleuve. celle-ci a été déplacée…prés de la gare ou nous sommes arrivés (bus longues distances), les taxis demandent 10RM pour 1km….Elle est située sur Jalan stadium au sud ouest du marche central à cote de celui-ci.
Le bus part toutes les heures (3,4,5 p.m.) coûte quelques RM et nous mettons une heure 15 pour arriver à Cherating.
Le bus nous dépose après le pont, nous nous dirigeons vers la mer et prenons la main road vers l’est, suivons les panneaux mimi’s guesthouse passons prés d’un nid à moustiques et nous retrouvons sur un sentier impraticable pour arriver par l’arrière. Il faut ignorer ce fléchage et tourner à gauche en face du Ranting beach resort et en fait les bungalows avant la barrière sont à ce resort mais mimi‘s sert d‘intermédiaire..
L’accueil est très cool, le gérant me dit que le bungalow annonce à 70 est à 100, on dit non , il appelle son patron et nous payons…70. Le bungalow est agréable, il faut réclamer 2 fois serviettes et PQ, et on ira 3 fois pour payer à mimi’s et nous paierons au resort……..
Nous allons nous baigner, et allons a la recherche de Cherating river activities nous le trouvons (HAFIZ en gros) juste à temps pour aller voir les lucioles( à 8pm).. Petite présentation et 1 h sur la rivière à les découvrir(Klip-klip en malis) et à les voir traverser la rivière dès que Hafiz allume une lampe rouge. Une heure charmante, Noël en Juillet. 15RM/p.
Nous mangeons ensuite, très bien, d’un délicieux poisson grillé choisi sur présentoir pour 21RM avec en plus un plat, un nasi goreng et une grande eau, tout cela au Nabil Café,
Puis 2 bières glacées au don’t tell mama et dodo.
Jeudi 29
Petit dej ( le seul ouvert a 8h) au Cherating cottage café, excellent muesli fruits tropicaux à 5.5RM.
Bain à marée haute c’ est parfait, à marée basse il faut marcher.
La plage de Cherating est très chouette, le village invite à trainer et si nous n’y passons qu’une journée, nous aurions apprécié une journée de plus dans cette ambiance très relaxe.
Nous allons ensuite au sanctuaire des tortues (30’ dont 10 sur la grand route bruyante et chaude, mais dans la journée il n’y a à voir qu’une expo et 3 bassins avec des tortues adultes ou bébés toutes très jolies, mais à notre sens cela ne vaut pas une heure de marche à pied. On peut revenir le soir, bien sur il n’est pas certain que ce soir là il y aura lâchage de bébés tortue.
Allons manger au Duyong, vue superbe, bonne nourriture, plat à 8 riz frit à 4(rajouter 5% de taxes)
Puis internet au travel post (1/2h 1.5RM) et à 4h balade de 2h sur la rivière( toujours avec Hafiz) 20RM/p, pour découvrir la mangrove et serpents, singes, crabes, varans (1a 3 de chaque espèce) sympa.
Puis bière au don’t tell mama en regardant la pluie et en se baignant et en courant sur la plage.
Nous retournons manger au Nabil café une belle et bonne raie (400g 16RM) et des crevettes grillées.
Vendredi 30
Taxi a 8h30 (70RM, 40‘) pour Kuantan, nous voulons être surs d’être à l’heure pour le bus de 10h pour Taman Negera, et le bus local parait quelque peu aléatoire.
Le dit bus met 3h30 pour arriver à Jerantut.
Nous prenons rapidement un taxi(25RM) pour être à l’embarcadère de kuala tembeling avant 14h30 et être ainsi surs d’attraper le dernier bateau pour Kuala Tahan. Celui-ci coûte 70RM/p et nous sommes environ 70 pour remplir 5 bateaux qui partent successivement, avec 14 ou 16 personnes. La remontée prend environ 2h¾ et parait un peu longue dans la mesure ou le paysage est peu varié, qu’il n’y a pas grand-chose à voir {quelques buffles, quelques pécheurs , on devine quelques constructions) et qu’on est plutôt mal assis. On a quand même l’impression de jouer l’oreille cassée en Asie du sud-est et c’est assez sympa.
A l’arrivée on nous débarque au bateau flottant LBK, le plus loin de la route, nous allons a la yellow guesthouse de l’autre coté de la colline……
Nous faisons un grand tour a travers tout le village alors qu’il suffit de monter par le premier escalier vers le Liana Hostel et prendre en haut le chemin à droite et traverser au bout de 50m les chalets sur la gauche(Aki chalets) et descendre vers la yellow. On peut aussi monter par le second escalier public et tourner dans le même chemin à droite.(en fait il faut faire le tour de l’école).
La guesthouse comprend un petit (1 étage) immeuble jaune pastel avec 4 chambres ( la meilleure de tout notre séjour sur le continent) avec 2 terrasses air cond, ventilateur, très grande , presque neuve, très bien équipée(y compris bouilloire, thé, café…) et même un petit lit en plus du grand lit.
Puis nous descendons au LKP pour réserver un bus NKS (25RM/p) craignant de rater le bus public de 7h30 après demain (trop de monde) et rater ainsi le bus de 10h à Jerantut pour KL.
Enfin nous mangeons (correctement au bateau flottant Marwak 4/5RM le plat (avec peu de viande) mais attendons 3/4h pour être servis (riz poulet, nouilles sautées)
Nous achetons au passage de quoi petit déjeuner et picnic-er mais le choix est très restreint, acheter avant Kuala Tahan si possible.
Samedi 31
Panne de courant au milieu de la nuit qui durera jusqu’à 17h (se méfier des surgelés!).
Nous sommes a 9h au bureau du parc (1RM/p la traversée en barque) et prenons droit d’entrée (1RM) et permis photo (5RM).
Munis de 3l d’eau et de notre pic-nic nos partons pour la Canopy walkway(Kanopi Titian) et mettons 45’ pour l’atteindre (sans trainer). Pas de queue, 5RM pour une ½ passerelle (l’autre ½ en réfection). C’est chouette, Claude réussit à passer sans trop regarder en bas, on ne voit aucun animal(bruit de la passerelle et des touristes!)
Ensuite nous partons pour Bukit Indah, que nous n’atteindrons pas faisant raisonnablement demi tour, au total 4h30 de balade dont 1/4h de picnic. C’est bien assez pour nous, le chemin qui surplombe la rivière monte et descend tout le temps et les marches (les racines en fait) sont hautes. 100m de plat par km maxi. Mais c’est très sympa, la végétation est grandiose, il y a beaucoup de bruits d’oiseaux, mais nous n’en verrons pas, nous verrons par contre un varan occupé à manger.
La petite bouteille d’eau est à 1Rm au sud de la rivière et 3 au nord mais on en rembourse un au nom de l’écologie si on rapporte la bouteille.
La bière au Mutiara restaurant est quand même à 19RM.
Bien sur on est parti équipés contre les sangsues, chemise manches longues, pantalon dans les chaussettes, aspergés de repellent, mais on n’en a pas vu l’ombre de la queue d’une! (question de saison). On était d’ailleurs les seuls ainsi accoutrés…rigolo, on a fini en débardeur et short comme tout le monde.
Il n’y avait pas non plus de moustiques à Kuala Tahan, divine surprise. Mais au final on en aura vu (et sentu) à peu près partout ailleurs.
Repas du soir au Mama Chop (le plus au nord des restau flottants) même menu, mêmes prix, même qualité qu’au Marwak, attente raisonnable.
Dimanche 1er
Départ à 8h20 (au lieu de 8h) avec NKS, souhaitant être à KL le plus tôt possible pour récupérer une voiture déjà réservée.
Arrivée à Jerantut à 9h20 chez NKS, le minibus nous emmène à la bas station à 9h35 et nous achetons 2 places pour KL à 16.80RM, metrobus express, départ à 10h !
SMS envoyé à notre loueur qui confirme sa présence à Pekeliling à 13h.
Nous arrivons à 13h, la voiture (une Proton Wira de 250000km bien entretenue) est là et en une 1/2h faisons les formalités dans la rue.
7j 689RM +300 de caution+40 de mise à dispo à la gare.
Un 1/4h après on est sur l’autoroute vers Ipoh. Nous annulons la chambre retenue à Ipoh, après avoir retenu une chambre aux Cameron.
Sandwich maison et à 16h nous entamons notre montée vers les Cameron Highlands.
Route très jolie, sans une ligne droite, arrêt à la Lata Iskandar (belle cascade) où les familles locales se baignent dans les bassins du bas.
Nous goutons des Manggis(mangoustan) et nous continuons à dévorer des rambutans dont c’est la saison sur le continent.
Nous admirons la végétation changeante, et arrivons à Tanah Rata à 18h15.
Nous cherchons ( et finissons par trouver ) notre hôtel KRS pines
La chambre SDB est très bien, propre, accueil plutôt sympa même s’il se partage entre les deux hôtels « pines ».
Petite balade dans le marché du soir ? et nous allons manger (très bien mais épicé comme souvent chez les indiens) au Bunga Suria pour une douzaine de roupies par personne pour un « set » et une viande.
La bière n’est pas sur le menu mais vient du troquet d’à côté (10RM). Excellent gâteau à la banane (4.5)
Lundi 2
Pti dej pas terrible à l’hôtel, quantités faibles, voire ridicules pour 6.50RM.
Nous déménageons au Twin pines à 50RM même chambre un peu plus petite, jardin adorable accueil charmant. Bière à 6RM.
Nous allons faire les chemins 9 9a. Nus avons eu beaucoup de mal à trouver le départ, heureusement en voiture.
Le chemin démarre par une passerelle et ensuite aménagé jusqu’à la porte en grillage où démarre le 9a, ensuite le chemin est tranquille, nous sommes allés jusqu’aux premières cultures visibles, au dessus de la route qui mène à la centrale électrique, le tout en 2h30. Joli chemin qui vaut surtout par la végétation buissonnante sur les bords, la cascade est valable.
Nous avons déjeuné au Rosedale bistro, service impeccable, cadre agréable (attention c’est au premier étage), nourriture excellente, le sweet and sour chicken rice 6.50RM copieux avec beaucoup de poulet.
Ensuite visite de la « Cameron Highland Butterfly farm » (6.5RM/p) beaux papillons, belles fleurs, très beaux phasmes, serpents, lézards, insectes…
Nous avons ensuite cherché sans succès la « Cameron Bharat Tea Plantation », puis nous sommes montés au Gunung Brinchang, faisable avec une wira surbaissée, jolie route avec de belles vues sur les plantations de thé, et en haut il y a un accès aménagé avec quelques vues vers e sud(mais il y avait des nuages qui montaient à cette heure tardive) et très peu vers le Nord, il se termine en queue de poisson au milieu des arbres sans aucune vue.
Nous sommes ensuite allés voir le temple chinois au Sud est de Brinchang, très grand, très chinois.
Diner au Rosedale bistro : le steamboat à 17M, très joli, très bon, très copieux..
Mardi 3 Nous prenons le petit dèj sur une terrasse de Jalan Mentigi devant le bâtiment abandonné : Yong Teng Excellents pancake aux fraises, toasts genre pain perdu, thé pour pas cher et un service très sympa d’une femme + ou – sourde et muette de naissance : beaucoup mieux qu’aux « pines ». Puis nous allons à la Boh tea plantation (ouvre à 8h30), entrée libre, visite a peu près libre avec de nombreux panneaux explicatifs bien faits, la vidéo sans intérêt est publicitaire. Nous avons bien sûr acheté du thé (au même prix que dans les supermarchés de KL) et dégusté du thé sur la terrasse avec une vue superbe sur les plantations. Ensuite nous avons pris la route pour Ipoh, passés les premiers km très habités, et cultivés avec beaucoup de serres, la route est majestueuse avec de très beaux points de vue sur les montagnes environnantes, elle est très différente de la route de montée et beaucoup plus roulante.. D’Ipoh nous sommes allés à Kuala Kangsar et nous avons eu un coup de foudre. Si la rue commerçante (où il y a notre hôtel « double lion » correct, vieillot, air cond, sdbains : 60RM ) est semblable a toutes les autres de petite villes de Malaisie, le quartier des Istanas est superbe. 1 : la mosquée « Masjid Ubudia » très belle avec ses 4 minarets , ses dômes de toute taille, et son superbe marbre omniprésent. Le gardien est charmant, il nous a invités a voir et photographier l’intérieur. 2 : Istana Kota, superbe, restauré avec beaucoup de goût, et le musée est plutôt amusant en « picorant » dans les vitrines. 3 : Istana Kenangan, est encore en restauration (l’intérieur est fermé) mais il devrait ouvrir vers le 15 Octobre. Nous avons pu en faire le tour (bien qu’arrivés 10’ avant la fermeture) ; Très beau avec ses entrelacs de bambou, ses couleurs, son architecture. Il s’agit d’un palais de « camping » du sultan qui attendait son palais actuel (l’Istana Iskandaria) de 1931 à1933. 4 : Istana Iskandaria : on ne voit pas grand-chose sinon les tours un peu staliniennes décorées de bulbes, le jardin a l’air également très beau. 5 : nous avons trainé les pneus dans la rue Jalan Raja Muda et y avons admiré diverses constructions malaises traditionnelles très belles. Puis nous sommes allés voir le collège malais belle bâtisse et nous y avons vus des élèves jouer au foot ET au RUGBY sur des pelouses d’un vert ..anglais. Nous avons aussi admiré le pavillion square tower (qui n’est pas square mais hexagonal, et n’a que deux étages à l’intérieur). Puis nous nous sommes assis au bord du fleuve dans les jardins très joliment aménagés autour de la « jetty » en regardant les pêcheurs et le jour tomber le tout dans une relative fraicheur. Nous avons mange a Benteng au bord de la sungai kangsar a gauche de la jalan kansar en descendant, vers le sud, au début. Le cadre est agréable et les nasi goreng au poulet ou aux crevettes sont corrects à 4.50RM. Wifi. Il n’y a pas d’eau minérale (mais on en trouve partout autour) La bière a la bakery sous l’hôtel est a 6.50RM. Mercredi 4 Pti dej à 8h au restau shah reena dans le coude de jalan kangsar coté sud. Roti canai délicieux (surtout avec le miel que nous promenons partout ) à 0.90 et teh-o (sans lait) à 0.90RM. Pratiquement tous les autres y compris la bakery sous l’hôtel sont fermés à cette heure matinale. Route vers Georgetown, péage de 13RM sur l’autoroute et de 7RM sur le pont(gratuit pour le retour sans justificatif). Nous trouvons facilement (les plans du RG sont bien faits) notre hôtel Old Penang guesthouse. Acceuil sympa, chambre OK RM air cond, fenêtre sur le devant (toutes les chambres n’ont pas une fenêtre ce qui est logique dans une ancienne shophouse). Wifi. 55RM Salle de bains partagée, tout est très propre.
Puis nous allons à la recherche d’un tailleur pour dames Claude désirant se faire faire une robe avec un sari ramené d’Inde, sans succès, nous trouvons par contre un tailleur pour hommes qui va me faire un costume sur mesures pour le mariage de notre fille l’an prochain pour 550 RM. Nous lui laissons 275 d’arrhes. Ses coordonnées: Hover tailor 17 Jalan magazine. Nous trainons ensuite dans le Komtar centre commercial au bas d’une grande tour sur Jalan Magazine y achetons un pantalon et une chemise.. Passons chez un réparateur d’ordis car le clavier du notre déconne, il nous vend un clavier additionnel pour 35 RM car le délai de remplacement est de 5 jours au moins. Petit détail c’est un qwerty et il nous faut un certain temps grâce aux forums pour faire la conversion en anglais de l’ordi. Repos à l’hôtel et balade dans la ville (celle du LP) sympa. Nous retournons pour un premier essayage et terminons en mangeant dans un nouveau café : Le Post Cafe 3 et 5 lebuh Carnavon. Impeccable, la salade délicieuse à 10,90 la tiger à 11.50. Service efficace.
Jeudi 5 Pti dej compris à la guesthouse thé, café, toasts, fruits, bien. Nous sommes allés à Penang Hill mais le funiculaire est fermé jusqu’en décembre (il y a un accès en 4x4, ou à pied depuis le jardin botanique). Puis nous sommes allés au temple Kek Lok Si très impressionnant ( les 16 piliers de bronze et le toit couvrant la déesse Kuan yin sont presque terminés). Nous n’avons visité que ce plateau supérieur mais il vaut la peine. La route vers les réservoirs offre une ou deux vues sur Georgetown.
Nous partons pour le tour de l’ile décrit dans le Lonely: globalement assez décevant. Nous n’avons pas trouvé le port de Batu Maung et quand on demandait on nous envoyait a l’aquarium. Gertak Sanggul est très calme, il y a des bateaux en bord de mer et aucune activité si ce n’est dans le bassin de poissons tout au bout de la route derrière le restaurant qui ne sert a manger qu’a partir de 17h où il y a quelques pêcheurs à la ligne. Sungai Pinang c’est des maisons toutes simples alignées le long de la rivière et on y devine une activité de pèche Pantai Acheh ne montre aucune activité de pèche en suivant la route si ce n’est avant le village des bassins à poissons cachés derrière une palissade. La route pour Pantai Acheh est plutôt mignonne en quittant la route principale. Globalement la route de la cote ouest est agréable ( mais avant Balik Pulau elle est en cours de transformation en toboggan géant) Les plages de Teluk Bahang et Batu Ferringhi ne présentent guère d‘intérêt, la deuxième est bétonnée un max.. La route entre ces deux stations est agréable et il y a des criques-plages mignonnes. Pourquoi ne sont elles pas baignables? Nous avons termine la journée au jardin botanique agréable et bien entretenu (comme tous les espaces publics en Malaisie) Il est amusant d’y voir les Malais faire leur jogging ou marcher activement à la fin de la journée. Il manque un peu de cartels pour les arbres. Nous avons mange au Hot Wok: cadre superbe, service impeccable, cuisine excellente: un must. 2 plats medium à 18RM bière à 11, plus les taxes de 10%.. Enfin nous avons récupéré mon costume (donc fait en 33 h) qui me va comme un gant. Comment allons nous le rapporter? Vendredi 8 Je me lève à 6h15 et part faire mon jogging (en voiture) au jardin botanique. Celui-ci est noir de monde qui à cette heure matinale marche dans les allées, fait sa gym ou du tai shi. Après un tour je décide de monter ver Penang Hill et en une ½ h j‘atteins (en marchant la moitié du temps car c’est extrêmement raide, 20 25 %?)Un abri à peu prés à mi chemin et je redescends. Nous partons après le petit déjeuner au Komtar pour voir la vue (au passage nous changeons a 4,12 notre meilleur taux mais l’euro remonte !) mais l’ascenseur est en réfection….. Nous nous dirigeons donc vers le Khoo Kongsi remarquable maison de clan (5RM/p) cherchons vainement Tua Pek Kong, admirons la mosquée Kapitan Keling, et le temple Sri Mariammam.. Nous avons rencontré dans la rue un couple Australo-nonya qui restaure une maison et nous la fait visiter avec moult explications, il s’agit d’une shop house ou tout est à refaire et qu’ils reconstruisent avec des matériaux anciens. Passionnant. Nous mangeons au Madras new Woodland restaurant très propre, nous y prenons 2 assortiments (set) Madras et Spécial pour 15RM en tout. Délicieux. Nous allons ensuite visiter Pinang penerakan Mansion, superbe maison penarakan, avec mobilier et décor, très intéressant. Puis clock tower, fort Cornwallis que nous ne visitons pas les commentaires n’incitant guère à le faire (et le coup d’œil depuis l’entrée non plus). Retour a l’hôtel ou nous vivons notre 3eme panne de courant depuis le départ(pas très longue). Nous essayons de faire notre check in air asia pour demain mais cela ne fonctionne pas, et pas plus au comptoir air asia tout proche de l’hôtel. Notre vision de Georgetown est donc quelques très belles « pièces » à visiter, beaucoup de jolies maisons au gré des balades dans les rues, quelques bâtiments coloniaux intéressants à voir, et sans doute la cuisine mais nous ne mangeons que 2 fois par jour. Nous allons marcher un peu dans Lebuh Chulia et autres rues, voyons l’extérieur de Cheong Fatt Tze Mansion très beau mais nous ne pouvons entrer, nous mangeons au Red garden food paradise, notre première réelle expérience (après 3 semaines, mais ici la propreté est de rigueur) de Food court, très bien , beaucoup de choix pas cher, bon: 11RM pour 2 plats, Nous nous offrons un magnum (glacé) dans un supermarché et rentrons nous coucher. Samedi 8 Réveil à 6h (nous devons rendre la voiture a KL à 12h), comme nous avions prévenu le petit dej est prêt. Old Penang guest house est vraiment à recommander, très propre, accueil parfait, nous avions la chambre 1 sur la rue, toutes les chambres n’ont pas de fenêtre, la situation est très centrale. Il y a un parking (4RM/j) a cote. Route sans problème 4h et nous arrivons grâce au guidage parfait de Claude à KL Sentral ou nous avons rendez vous pour rendre la voiture, ils arrivent 5’ après nous, nous rendent la caution(300RM…) et 100RM de remboursement d’un jour trop perçu, plus 40RM pour la prise en charge. Car Orient est un bon loueur sur KL réactif et pas cher (100RM/j) la voiture quoique âgée de 250 000km est en très bon état. www.carorient.com. 5’ après nous sommes dans le skybus pour l’aéroport low cost( nous l’ avions réservé 7RM/p avec le biller Air Asia et gagnons ainsi 2x2RM…..). Une heure après nous voila dans l’aéroport 4h avant le décollage. Mangeons à asia taste seul resto de non-malbouffe (20RM pour 2 plats, la petite eau a 3.40RM) et dégustons ensuite un excellent Café glacé (9.80RM) au Old Town white coffee. L’avion pour Kuching décollera avec 1/2h de retard et nous verrons très bien toute la péninsule a l’ouest de Kuching et la multitude de rivières et de fleuves qui la traversent (à droite dans l’avion). A l’arrivée nous sommes attendus par l’hotelier (Mr Yap, Eric) qui nous avait proposé pour 24 RM de venir nous attendre. Il nous dépose à un stand de rue pour manger des nouilles et leur soupe délicieuses et revient nous chercher 1/2h après pour nous amener à l’hôtel: le Fairview. celui-ci est situé dans un très agréable jardin, calme, et nous avons une chambre très mignonne avec air cond, sdb dans l’annexe dans le jardin (il y a une autre chambre, toutes 2 avec terrasse privée}. Prix 70RM, mais il y des moustiques. Il y a internet. Dimanche 8 Petit déjeuner à l’hotel: 8RM très copieux, fruits (jusqu’à 6 variétés), œufs, toast et thé-café à volonté Puis nous allons au marché du Week end sur Jalan Satok, très intéressant, très grande variété de poissons, fruits, légumes, plantes, fleurs, vêtements…. Nous mangeons un très mauvais poulet (mais avec un bon riz putih parfumé) chez madame Tang’s qui semble avoir remplacé Min Joo à l’angle de Bihop et Carpenter. Plat entre 4 et 6, café glacé amer. Apres la sieste à l’hôtel nous retournons faire l’itinéraire secret du LP mais le dimanche après midi c’est assez calme et beaucoup de boutiques sont fermées. Nous faisons ensuite la “croisière” S’wak’s (celle le plus à l’est} 19RM/p pour une heure (annoncée une et quart) dans un petit bateau où nous étions une douzaine au ras de l’eau et c’est très agréable, à 17h30, les éclairages sont superbes. Nous achetons le pic nic pour bako et allons manger au Little Lebanon: Très bien. Service impeccable, plats excellents et originaux, nous avons mangé deux plats indigènes du Sarawak et du Houmous pour 19RM, la présentation est agréable, la bière à 4,5RM adresse à recommander. Dimanche 9 Lever a 7h, bus à 8h(numéro 1 à la gare des bus) toutes les heures à partir de 7h retour à la demie jusqu’à 17h30, 3RM, durée du trajet 1 h. A l’arrivée à l’embarcadère nous payons 10RM/p pour l’entrée au parc et un aiguilleur nous regroupe avec 2 autres couples dans un bateau pour 9 RM/p, nous devons rentrer avec eux et s’il manque quelqu’un le prix du bateau retour est de 47 à partager. Le trajet dure 15-20’ (temps calme} nous convenons de nous retrouver à 16h(comme tous les touristes) à la jetty(marée haute, sinon nous avons débarqué à marée basse sur la plage. Nous nous inscrivons au bureau et partons pour la plage Pandan kecil, ( il semble que l’accès à besar soit OK car elle est fléchée très normalement comme kecil).. Nous mettons une heure ¾ ce qui est apparemment le temps moyen. Le chemin une fois passée la très raide montée de départ ombragée est au soleil mais vers 10-11 h ça va. L’arrivée sur la plage que l’on domine est superbe et la plage ne l’est pas moins, Nous sommes 8 en arrivant (et 20-25 au plus haut). L’eau est délicieuse nous en profitons, il y a au fond une jolie rivière très ferrugineuse (comme toute l’eau dans laquelle nous pataugeons tout au long de la balade). Pique nique (sandwich au thon mayonnaise mais toutes les marques ne se valent pas). Nous repartons ver 13h30 et à cette heure chaude le chemin dans les parties ensoleillées est assez pénible (malgré eau abondante et chapeaux). Un bain sur la plage d’arrivée pour se rafraichir, et nous prenons notre bateau, puis le bus de 16h30 où l’abondance de touristes fait qu’il y en a une douzaine debout (tous jeunes, ça les murit). Au retour nous trouvons après 2 échecs (trop busy…) une couturière qui veut bien faire la robe de Claude (avec un boléro assorti) pour 180RM. Enfin nous mangeons (il tombe des hallebardes) au After 2 kiosk, 66 Wayang street ( derrière le parking multicolore) 2 canards-nouilles très corrects(à 8.80RM l’un) la bière à 10, desserts 1-2-3RM. Ambiance branchée/d’jeuns, wifi. Mardi 10 Après le petit dej nous partons à la recherche d’un money changer (le seul que nous avons vu dans Indian street était à 3.95...) Nous atterrissons dans le centre comm Tun juga sur Padungan où le taux de 4.09 est correct, nous cherchons aussi assez vainement des cartes postales…. Ensuite nous traversonsle fleuve au niveau de l’Hilton et partons vers l’est dans les villages malais. Après avoir traversé deux ponts(le bord de fleuve est jusques là agréablement aménagé ) nous rentrons dans le village en quittant la route et découvrons des maisons traditionnelles très jolies, repeintes dans des couleurs variées et mélangées, le tout extrêmement propre. Puis nous prenons un bateau pour l’orchid garden situé ( maintenant on le sait) entre l”Astana et l’immeuble de l’assemblée d’état. Le batelier nous emmène d’abord trop à l’ouest et s’apprête à nous emmener trop à l’est lorsqu’il comprend. Nous débarquons, le jardin n.est pas très loin sur la route mais il est fermé (tutup makan: fermé pour manger). Nous retraversons (0.50RM/p officiellement 0.40) et allons au little Lebanon tout proche qui s’avère être trop “busy” pour servir a manger : il y a 8 clients maximum qui boivent…. Nous allons aux stands de cuisine chinoise au début de Carpenter à gauche et nous mangeons des nouilles sautées porc et soja pour 3RM/p, bière Heineken 4, café glacé délicieux 1.40RM.. On bat tous nos records. Sieste dans notre chambre au frais. Départ pour les Wetlands, organise par le Fairview qui en fait sert d’intermédiaire avec l’agence CPH(ils doivent toucher une commission), l’avantage c’est qu’on vient nous chercher à l’hôtel. 160RM/p, 16h30. Minibus de 18 personnes. Nous allons au bord de la Santubong river et montons dans un bateau confortable, silencieux, bonne vision, on nous “offrira” de l’eau, des bananes et de l’ananas. Nous verrons pas mal de dauphins de l’Irrawaddy des singes à long nez oranges, un bébé crocodile qui ressemble à une branche morte un ciel d’orage incroyable et pas de lucioles (il tombe finalement des cordes) retour vers20h15, et nous allons manger au Top spot. Super restau de fruits de mer sur le toit d’un parking. On s’est lâché :crevettes 18 belle portion, black-bass(poisson) grillé 37 mais il y avait pour 2. La bière chinoise grande 9. Mercredi 11 Ramadan. Dans le coté sud de Kuching qui est essentiellement chinois, c’est quasi invisible. A ce sujet l’alcool en général et la bière en particulier sont beaucoup plus présents et moins chers de 30 a 40% que sur le continent (cela serait lié au marché noir). Nous allons à Santubong pour voir le village Sarawak. La navette (shuttle) de 7h15 est réservée au staff, nous prendrons donc celle de 9h qui nous prendra à 9h20 à l’hôtel toujours par l’intermédiaire du Fairview. Cela ne coute pas plus cher que les tarifs officiels (60RM entrée au village, 20RM de navette A/R). On a adoré . Les maisons sont vraiment intéressantes, quelques animations enrichissent le thème, le cadre est beau, le spectacle est de qualité (toujours à 11h30}. Après notre pique nique nous allons sur la plage presqu’en face, l’eau (marée montante est à 33 degrés {l’air à 31 à l’ombre et 44 au soleil}. Bien agréable. Puis navette à 15h15 pour nous 2... Au passage nous allons faire un tour dans le mignon parc réservoir, ¼ h suffit à en faire te tour Nous sommes entrés dans un chinois qui est au 13-14 green hill (mais pas dans la vraie rue green hill !) “Food comes first où on s’est un peu trompés sur les quantités: le demi gros poulet est à 12RM. Les crevettes au beurre (6 grosses crevettes) à 14, légumes variés à 6 et la grande bière(660ml)à 14RM. Tout est très bon et le service est très correct. Très propre comme partout. Jeudi 12 Petit dej à 7h30 départ à 8h15 pour une long house. Nous partons à 4 avec un couple de jeunes hollandais et Anson le fils des hôteliers qui nous sert de guide. Dans une Hyundai confortable. Les 2 jours, 1 nuit tout compris 450RM/p (détour par Semmengoh inclus), c’est plutôt moins cher que les tour operateurs qui proposent a 500 (Bornéo aventure). Nous arrivons juste à temps pour voir les Orangs Outang se nourrir: Male dominant, femelle et bébé, nombreux autres. Très chouette.
Puis nous allons au marche de Serian réduction intéressante de celui de Kuching, avec les explications de Anson sur les différents fruits, légumes et gâteaux (Nous goutons ceux-ci avec un thé) Ensuite arrêt dans un restauroute à Lachau (excellent) et enfin arrivée à Kesit pour notre long house au bord de la rivière lemanak . Celle-ci comprend 21 appartements (mais nous sommes logés dans la guesthouse (qui est une short longhouse avec dortoir de cellules munies de moustiquaires). Visite la vraie, baignade rafraichissante dans la rivière, Diner préparé par Anson(très bon, plats malais). Ensuite nous allons sous la véranda assister (et participer!) à quelques danses, boire un peu de vin de riz et de l’alcool de riz avec quelques hommes, et faire le tour des 21 étalages d’artisanat qui nous sont proposés (j’ai craqué pour un sarong). Après une petite discussion avec un ancien militaire dont les 2 filles sont en Angleterre mariées a des touristes venus ici (coup de foudre?) et qui nous a un peu parlé de son séjour à Londres en Janvier…….Dodo, au frais car le dortoir surchauffé sous la tôle ondulée s’est rafraichi avec la nuit. Vendredi 13 A partir de 4 h du matin les coqs chantent! Petit déjeuner plus malais que continental et nous nous essayons à la sarbacane. Puis petite balade de l’autre cote de la rivière Hévéas saignés, poivriers, tapioca, bambous …vie quotidienne des Ibans sédentaires. Nous redescendons la rivière en long boat (avec quelques frayeurs humides) repartons en voiture, déjeuner en route et à 15h nous sommes à l’hôtel. Le bilan est très positif mais le fait d’être 4 touristes seulement y participe beaucoup: nous avions un peu l’impression d’être invités. Nous allons récupérer la robe de ma femme, parfaite , je me fait faire un nœud pap avec les restes (10RM, 25 minutes) Et nous allons manger au bord du fleuve sur le Waterfront en admirant le coucher de soleil et au son du muezzin au gorengsgoreng kiosque proche du bout est de la promenade: Le menu c’est riz ou nouilles mais c’est très bon et les plats vont de 4.50 à 7RM avec un cadre comme celui là….Il y a même une relative fraicheur au bord de la rivière. En fait la cuisine en Malaisie est toujours au moins correcte, propre, nombreux choix de plats et le risque me parait faible de mal tomber car a mon avis les clients sont des habitués…. Samedi 14 Nous partons pour Kubah park. D’après l’info touristique il y a un bus Numéro 11 mais à la gare des bus il n’existerait pas. On ne l’a pas vu. Nous prenons donc un van 40RM pour nous 2. L’avantage c’est qu’il nous dépose au park ce qui ne serait pas le cas de l’éventuel 11. L’entrée est à 10 et à 5 pour les seniors. Certains chemins sont fermés pour maintenance, nous allons à la cascade, par la route pendant 1/2h et par un chemin très bien aménagé et très bien indiqué. Le tout nous prend 1h½, plus la halte d’une 1/2h pendant un orage sous un abri. La cascade est très belle, nous y piqueniquons seuls après le départ des 50 collégiens qui y sont en voyage d’école. Je me suis baigné, dans une eau qui ne dépasse pas 23 degrés je pense brrr…. Nous sommes revenus par le main trail très pentu dans les 2 sens, mais qu’il vaut mieux, pour les pas trop sportifs, faire dans ce sens. Au total une très chouette balade dans une végétation abondante, variée, avec de très beaux arbres et de très beaux palmiers. Pour le retour nous serons pris par un couple qui nous rapprochera de Kuching et là après avoir attendu 20’ un bus ou van nous hélerons un taxi qui nous reviendra à 21RM (compteur) pour la moitié du trajet. Nous partons ensuite au marché de nuit ou je m’achète 2 bermudas pour 43RM. Puis à pied allons jusqu’au top spot (promenade de 4 km quand même, nous régaler une nouvelle fois de poissons: 66Rm pour un beau redfish(600g), 8-9 crevettes, un mixed vegetables copieux et une nouilles cantonaise. Plus 15 de bière (bouteille 66cl). Le tout excellent, on y a même vu nos hôtes et toute leur famille. Dimanche 15 Ce matin c’est musées: celui-ci est assez intéressant, même si le vieux musée souffre d’une présentation à l’ancienne avec des vitrines poussiéreuses, entassées et pas toujours bien éclairées, mais on y voit les animaux que nous avons entendus et/ou pas vus dans les forêts et il y a de bien belles pièces d‘artisanat . La nouvelle aile de l‘autre cote de la route est mieux présentée.. Nous retournons manger dans le food court en face du temple chinois à l’entrée de Carpenter, et j‘y goute un délicieux Laksa à 4 et des nouilles au porc à 3RM….ajouter 2 cafés glacés à 1.70 l’un. Après une dernière douche nous prenons le thé en compagnie de nos hôtes qui nous emmènent ensuite à l’aéroport.. Air Asia vol réservé le 1-07: coût pour 2 avec supplément bagages, billet skybus et pré choix de sièges:112€ ( l’aller 80€) 20’ de retard, mais les bagages sont rapidement récupérés et le skybus part très vite. Nous trouvons sans trop de difficultés le monorail (le terrain vague du RG s’est transformé en un grand trou dont il faut faire le tour par la gauche}. Nous descendons à Raja Chulan, devant notre hôtel (Lodge Paradise) ou nous avons réservé il y a une semaine pour nos 3 dernières nuits. 120RM, petit dej compris, la chambre impeccable a été refaite assez joliment et est bien équipée. Nous cherchons Betty‘s café et le trouvons fermé (sans doute déjà trop tard).et nous aventurons dans le centre commercial Pavilion, le syndrome Singapour est de retour et nous y voyons les mêmes marques qu’en France: pas la peine d’aller si loin….. Nous descendons au niveau 1 et mangeons au Food Republic (food court) 2 plats à 6.90 et 8.90 corrects (mes nouilles étaient trop cuites). Les serveuses travaillent 12h de rang et sont un peu fatiguées a 9h du soir….. Lundi 16 Petit dej parfait (compris dans le prix)puisqu’en fait servi dans une cantine ouverte à tous et on peut donc manger ce qu’on veut, occidental ou oriental. Nous prenons ensuite le monorail pour Chow Kit (marché) 10h c’est un peu tôt pour le non alimentaire, mais pour l’alimentaire c’est OK et ça vaut le déplacement pour les montagnes de fruits et légumes, la quantité de poissons, le marché de Kuching à cote c’est petit. Nous nous sommes ensuite promenés dans little india en suivant l’itinéraire(à l’envers)du LP. Nous avons regardé pas mal de façades aux couleurs vives et/ou art déco(dommage ils ont sauté l’art nouveau que j’adore). Nous sommes ensuite entrés (vêtements décents veut dire tète bras et genoux couverts pour une femme), dans la Masjid Jamek, très belle, oasis de calme entre les 2 rivières et les palmiers. Puis nos avons décidé d’aller manger au restau en haut de Menara KL, nous y sommes montés directement par jalan bukit nanas et en prenant la première entrée après les nombreux collèges, cela prend 20-25 minutes depuis masjid Jamek. La bonne surprise c’est que on ne paye pas la montée à la tour(38RM quand même) la deuxième bonne surprise c’est que pendant le ramadan le buffet lunch est a 50RM! (donc en réalité on a mangé pour 12RM!) la cuisine est extra , il y a un choix énorme et varié et la vue est fantastique: le restau fait , au pif, un tour en 90’. Impressionnant, et on est beaucoup plus haut qu’à Petronas. Nous redescendîmes par le même chemin, pour admirer (encore) des façades, Central market assez sympa, le Dayabumi complex(ou il est impossible de monter sur la terrasse au pied de la tour) et de là fatigués nous sommes allés prendre le monorail à Maharajalela. Ce soir nous allons manger au Betty’s café les plats tournent au tour de 10RM la bière 10.30, cadre minimaliste, nourriture bonne, fermeture a 21h. Mardi 17 Nous allons à Lake Garden, monorail jusqu’à Marajalela puis marche à pied jusqu’à la mosquée nationale sur le 2x2, ça craint un peu mais c’est faisable. La mosquée est intégriste à fond il faut revêtir une djellaba violette si l’homme est en bermuda, même une cape de pluie n’est pas assez longue (le bermuda est accepté dans la mosquée Jamek. Je ne suis donc pas rentré refusant de revêtir la sueur des touristes précédents et s’ils ne veulent pas qu’on la visite, on ne la visite pas… Ensuite nous sommes allés voir les Butterfly. La route Jalan Lembah Perdana ne donne aucun accès ni aux oiseaux, ni aux papillons, il faut aller au premier carrefour et repartir à droite ou à gauche en en faisant le tour, tout cela est finalement assez long, cette partie du parc est dédiée aux voitures. Le parc des papillons est à 18RM (+1 pour les photos) mais est beaucoup plus intéressant que la ferme des Cameron H. C’est grand, belle variété, c‘est joli. Puis les birds: 39RM c‘est très grand, très intéressant, très varié, très chouette. Nous avons mangé au Hornbill restaurant (on peut retourner dans le parc après) sur la terrasse dans les arbres, des ibis ou hornhills(calaos) viennent vous rendre visite. C’est bon, le plat à 16 ou 18 (plus pour la western food) l’eau minérale étant à 9 on a bu de très bons jus de fruits à 11RM, rajouter 5% de service. Ensuite entre ou pendant les averses, on a pris un taxi (tarif forfait au comptoir:8RM) pour aller au musée islamique , qui touche le parc aux oiseaux mais par la route c’est, un peu long! Ce musée (12RM) est intéressant, de très belles pièces sont bien présentées dans un cadre agréable, il y avait une expo sur des “trésors de joaillerie Moghole” superbe. Fermeture à 17h pour le ramadan. Retour à marajalela par le même chemin que ce matin!!!!!!(cela permet d’admirer la vieille gare et son bâtiment compère) Nous retournons au Food republic dans Pavilion, faisons le tour des différents stands (pas si différents que ça) et mangeons 2 plats de 2 stands différents pour 21 RM+ 1 gâteau au Durian (C’est la deuxième fois et j’y prends goût, mais pas Claude)., comme il n’y a pas de bière nous nous en étions acheté une au seven-eleven (7.5RM). Mercredi 18 On va voir le quartier colonial via le quartier chinois, en prenant l’aérotrain jusqu’à …Marajalela. On achète du Boh thé (au même prix que dans la plantation) et des Marlboro(pour notre fils!) à 9.30RM le paquet. Nous aimons bien l’ensemble des bâtiments autour de Merdeka square en particulier Sultan Abdul Samad dont les couleurs et même les fenêtres nous évoquent le palais des doges à Venise….. Nous ne trouvons pas de café internet dans cette partie sud du quartier chinois (Le wifi lui est présent partout mais notre notebook n’en veut plus). Nous récupérons à l’hôtel les 100RM de caution, allons à Sentral par l‘aérotrain ( à ce sujet il semble que KTMsoit peu fiable dans ses horaires et ses temps de transport), prenons le KLIA express(toujours 35 RM et 28’), enregistrons nos bagages, mais je dois mettre un pantalon pour atterrir a Djedda (mon bermuda était passé sans problème à l’aller et d’ailleurs j’en ai vu à Djeddah) ravages de l’intégrisme hypocrite. Nous mangeons (moyen) à l’Asian cafe un plat autour de 10-12RM, achetons un porte monnaie pour finir nos ringgits. L’avion(Saudi Airlines) décolle avec un peu de retard (Voyages SNCF m’avait informé d’un décalage d’1/4h) après 2 contrôles rayons x. Beaucoup moins de femmes voilées en noir intégralement qu’à l’aller où elles occupaient toutes les places près des hublots, ca rend l’atmosphère + supportable. On nous sert à manger (non musulmans), plateau excellent (on en aura un 2ème avant d’atterrir). Le service est très agréable, ce qui sera plus moyen de Djeddah à Paris. Nous passons nos 11h d’escale dans le petit aéroport de Djeddah, montons dans notre avion, en redescendons après 3/4h(toilettes en panne) et passerons en tout 15h dans l’aéroport (mais à 620€ le voyage A/R cela vaut ce petit désagrément), on nous aura servi un en cas et une boisson. Retour ensuite sans problème jusqu’à Marly le roi. BILAN Pas de spot à couper le souffle en Malaisie, mais une variété intéressante, une végétation superbe dans les forêts, parcs et jardins, en dehors des énormes zones de palmiers à huile, une population agréable à côtoyer et qui nous a paru vivre assez correctement, globalement. Le pays est TRES propre (mais pas aseptisé comme Singapour) et on se sent bien partout. Nous avons beaucoup aimé Kuching et ses environs, Melaka et Georgetown nous paraissent un peu surévalués dans les guides. Singapour n’est guère autre chose qu’un centre commercial (avec le superbe jardin botanique) et est beaucoup plus chère. Nous aurions dû prolonger à Tioman et Cherating, et pour les plus entrainés le point fort est surement les treks possibles dans de nombreux lieux. C’est un pays où il fait bon voyager.
Mardi 3 Nous prenons le petit dèj sur une terrasse de Jalan Mentigi devant le bâtiment abandonné : Yong Teng Excellents pancake aux fraises, toasts genre pain perdu, thé pour pas cher et un service très sympa d’une femme + ou – sourde et muette de naissance : beaucoup mieux qu’aux « pines ». Puis nous allons à la Boh tea plantation (ouvre à 8h30), entrée libre, visite a peu près libre avec de nombreux panneaux explicatifs bien faits, la vidéo sans intérêt est publicitaire. Nous avons bien sûr acheté du thé (au même prix que dans les supermarchés de KL) et dégusté du thé sur la terrasse avec une vue superbe sur les plantations. Ensuite nous avons pris la route pour Ipoh, passés les premiers km très habités, et cultivés avec beaucoup de serres, la route est majestueuse avec de très beaux points de vue sur les montagnes environnantes, elle est très différente de la route de montée et beaucoup plus roulante.. D’Ipoh nous sommes allés à Kuala Kangsar et nous avons eu un coup de foudre. Si la rue commerçante (où il y a notre hôtel « double lion » correct, vieillot, air cond, sdbains : 60RM ) est semblable a toutes les autres de petite villes de Malaisie, le quartier des Istanas est superbe. 1 : la mosquée « Masjid Ubudia » très belle avec ses 4 minarets , ses dômes de toute taille, et son superbe marbre omniprésent. Le gardien est charmant, il nous a invités a voir et photographier l’intérieur. 2 : Istana Kota, superbe, restauré avec beaucoup de goût, et le musée est plutôt amusant en « picorant » dans les vitrines. 3 : Istana Kenangan, est encore en restauration (l’intérieur est fermé) mais il devrait ouvrir vers le 15 Octobre. Nous avons pu en faire le tour (bien qu’arrivés 10’ avant la fermeture) ; Très beau avec ses entrelacs de bambou, ses couleurs, son architecture. Il s’agit d’un palais de « camping » du sultan qui attendait son palais actuel (l’Istana Iskandaria) de 1931 à1933. 4 : Istana Iskandaria : on ne voit pas grand-chose sinon les tours un peu staliniennes décorées de bulbes, le jardin a l’air également très beau. 5 : nous avons trainé les pneus dans la rue Jalan Raja Muda et y avons admiré diverses constructions malaises traditionnelles très belles. Puis nous sommes allés voir le collège malais belle bâtisse et nous y avons vus des élèves jouer au foot ET au RUGBY sur des pelouses d’un vert ..anglais. Nous avons aussi admiré le pavillion square tower (qui n’est pas square mais hexagonal, et n’a que deux étages à l’intérieur). Puis nous nous sommes assis au bord du fleuve dans les jardins très joliment aménagés autour de la « jetty » en regardant les pêcheurs et le jour tomber le tout dans une relative fraicheur. Nous avons mange a Benteng au bord de la sungai kangsar a gauche de la jalan kansar en descendant, vers le sud, au début. Le cadre est agréable et les nasi goreng au poulet ou aux crevettes sont corrects à 4.50RM. Wifi. Il n’y a pas d’eau minérale (mais on en trouve partout autour) La bière a la bakery sous l’hôtel est a 6.50RM. Mercredi 4 Pti dej à 8h au restau shah reena dans le coude de jalan kangsar coté sud. Roti canai délicieux (surtout avec le miel que nous promenons partout ) à 0.90 et teh-o (sans lait) à 0.90RM. Pratiquement tous les autres y compris la bakery sous l’hôtel sont fermés à cette heure matinale. Route vers Georgetown, péage de 13RM sur l’autoroute et de 7RM sur le pont(gratuit pour le retour sans justificatif). Nous trouvons facilement (les plans du RG sont bien faits) notre hôtel Old Penang guesthouse. Acceuil sympa, chambre OK RM air cond, fenêtre sur le devant (toutes les chambres n’ont pas une fenêtre ce qui est logique dans une ancienne shophouse). Wifi. 55RM Salle de bains partagée, tout est très propre.
Puis nous allons à la recherche d’un tailleur pour dames Claude désirant se faire faire une robe avec un sari ramené d’Inde, sans succès, nous trouvons par contre un tailleur pour hommes qui va me faire un costume sur mesures pour le mariage de notre fille l’an prochain pour 550 RM. Nous lui laissons 275 d’arrhes. Ses coordonnées: Hover tailor 17 Jalan magazine. Nous trainons ensuite dans le Komtar centre commercial au bas d’une grande tour sur Jalan Magazine y achetons un pantalon et une chemise.. Passons chez un réparateur d’ordis car le clavier du notre déconne, il nous vend un clavier additionnel pour 35 RM car le délai de remplacement est de 5 jours au moins. Petit détail c’est un qwerty et il nous faut un certain temps grâce aux forums pour faire la conversion en anglais de l’ordi. Repos à l’hôtel et balade dans la ville (celle du LP) sympa. Nous retournons pour un premier essayage et terminons en mangeant dans un nouveau café : Le Post Cafe 3 et 5 lebuh Carnavon. Impeccable, la salade délicieuse à 10,90 la tiger à 11.50. Service efficace.
Jeudi 5 Pti dej compris à la guesthouse thé, café, toasts, fruits, bien. Nous sommes allés à Penang Hill mais le funiculaire est fermé jusqu’en décembre (il y a un accès en 4x4, ou à pied depuis le jardin botanique). Puis nous sommes allés au temple Kek Lok Si très impressionnant ( les 16 piliers de bronze et le toit couvrant la déesse Kuan yin sont presque terminés). Nous n’avons visité que ce plateau supérieur mais il vaut la peine. La route vers les réservoirs offre une ou deux vues sur Georgetown.
Nous partons pour le tour de l’ile décrit dans le Lonely: globalement assez décevant. Nous n’avons pas trouvé le port de Batu Maung et quand on demandait on nous envoyait a l’aquarium. Gertak Sanggul est très calme, il y a des bateaux en bord de mer et aucune activité si ce n’est dans le bassin de poissons tout au bout de la route derrière le restaurant qui ne sert a manger qu’a partir de 17h où il y a quelques pêcheurs à la ligne. Sungai Pinang c’est des maisons toutes simples alignées le long de la rivière et on y devine une activité de pèche Pantai Acheh ne montre aucune activité de pèche en suivant la route si ce n’est avant le village des bassins à poissons cachés derrière une palissade. La route pour Pantai Acheh est plutôt mignonne en quittant la route principale. Globalement la route de la cote ouest est agréable ( mais avant Balik Pulau elle est en cours de transformation en toboggan géant) Les plages de Teluk Bahang et Batu Ferringhi ne présentent guère d‘intérêt, la deuxième est bétonnée un max.. La route entre ces deux stations est agréable et il y a des criques-plages mignonnes. Pourquoi ne sont elles pas baignables? Nous avons termine la journée au jardin botanique agréable et bien entretenu (comme tous les espaces publics en Malaisie) Il est amusant d’y voir les Malais faire leur jogging ou marcher activement à la fin de la journée. Il manque un peu de cartels pour les arbres. Nous avons mange au Hot Wok: cadre superbe, service impeccable, cuisine excellente: un must. 2 plats medium à 18RM bière à 11, plus les taxes de 10%.. Enfin nous avons récupéré mon costume (donc fait en 33 h) qui me va comme un gant. Comment allons nous le rapporter? Vendredi 8 Je me lève à 6h15 et part faire mon jogging (en voiture) au jardin botanique. Celui-ci est noir de monde qui à cette heure matinale marche dans les allées, fait sa gym ou du tai shi. Après un tour je décide de monter ver Penang Hill et en une ½ h j‘atteins (en marchant la moitié du temps car c’est extrêmement raide, 20 25 %?)Un abri à peu prés à mi chemin et je redescends. Nous partons après le petit déjeuner au Komtar pour voir la vue (au passage nous changeons a 4,12 notre meilleur taux mais l’euro remonte !) mais l’ascenseur est en réfection….. Nous nous dirigeons donc vers le Khoo Kongsi remarquable maison de clan (5RM/p) cherchons vainement Tua Pek Kong, admirons la mosquée Kapitan Keling, et le temple Sri Mariammam.. Nous avons rencontré dans la rue un couple Australo-nonya qui restaure une maison et nous la fait visiter avec moult explications, il s’agit d’une shop house ou tout est à refaire et qu’ils reconstruisent avec des matériaux anciens. Passionnant. Nous mangeons au Madras new Woodland restaurant très propre, nous y prenons 2 assortiments (set) Madras et Spécial pour 15RM en tout. Délicieux. Nous allons ensuite visiter Pinang penerakan Mansion, superbe maison penarakan, avec mobilier et décor, très intéressant. Puis clock tower, fort Cornwallis que nous ne visitons pas les commentaires n’incitant guère à le faire (et le coup d’œil depuis l’entrée non plus). Retour a l’hôtel ou nous vivons notre 3eme panne de courant depuis le départ(pas très longue). Nous essayons de faire notre check in air asia pour demain mais cela ne fonctionne pas, et pas plus au comptoir air asia tout proche de l’hôtel. Notre vision de Georgetown est donc quelques très belles « pièces » à visiter, beaucoup de jolies maisons au gré des balades dans les rues, quelques bâtiments coloniaux intéressants à voir, et sans doute la cuisine mais nous ne mangeons que 2 fois par jour. Nous allons marcher un peu dans Lebuh Chulia et autres rues, voyons l’extérieur de Cheong Fatt Tze Mansion très beau mais nous ne pouvons entrer, nous mangeons au Red garden food paradise, notre première réelle expérience (après 3 semaines, mais ici la propreté est de rigueur) de Food court, très bien , beaucoup de choix pas cher, bon: 11RM pour 2 plats, Nous nous offrons un magnum (glacé) dans un supermarché et rentrons nous coucher. Samedi 8 Réveil à 6h (nous devons rendre la voiture a KL à 12h), comme nous avions prévenu le petit dej est prêt. Old Penang guest house est vraiment à recommander, très propre, accueil parfait, nous avions la chambre 1 sur la rue, toutes les chambres n’ont pas de fenêtre, la situation est très centrale. Il y a un parking (4RM/j) a cote. Route sans problème 4h et nous arrivons grâce au guidage parfait de Claude à KL Sentral ou nous avons rendez vous pour rendre la voiture, ils arrivent 5’ après nous, nous rendent la caution(300RM…) et 100RM de remboursement d’un jour trop perçu, plus 40RM pour la prise en charge. Car Orient est un bon loueur sur KL réactif et pas cher (100RM/j) la voiture quoique âgée de 250 000km est en très bon état. www.carorient.com. 5’ après nous sommes dans le skybus pour l’aéroport low cost( nous l’ avions réservé 7RM/p avec le biller Air Asia et gagnons ainsi 2x2RM…..). Une heure après nous voila dans l’aéroport 4h avant le décollage. Mangeons à asia taste seul resto de non-malbouffe (20RM pour 2 plats, la petite eau a 3.40RM) et dégustons ensuite un excellent Café glacé (9.80RM) au Old Town white coffee. L’avion pour Kuching décollera avec 1/2h de retard et nous verrons très bien toute la péninsule a l’ouest de Kuching et la multitude de rivières et de fleuves qui la traversent (à droite dans l’avion). A l’arrivée nous sommes attendus par l’hotelier (Mr Yap, Eric) qui nous avait proposé pour 24 RM de venir nous attendre. Il nous dépose à un stand de rue pour manger des nouilles et leur soupe délicieuses et revient nous chercher 1/2h après pour nous amener à l’hôtel: le Fairview. celui-ci est situé dans un très agréable jardin, calme, et nous avons une chambre très mignonne avec air cond, sdb dans l’annexe dans le jardin (il y a une autre chambre, toutes 2 avec terrasse privée}. Prix 70RM, mais il y des moustiques. Il y a internet. Dimanche 8 Petit déjeuner à l’hotel: 8RM très copieux, fruits (jusqu’à 6 variétés), œufs, toast et thé-café à volonté Puis nous allons au marché du Week end sur Jalan Satok, très intéressant, très grande variété de poissons, fruits, légumes, plantes, fleurs, vêtements…. Nous mangeons un très mauvais poulet (mais avec un bon riz putih parfumé) chez madame Tang’s qui semble avoir remplacé Min Joo à l’angle de Bihop et Carpenter. Plat entre 4 et 6, café glacé amer. Apres la sieste à l’hôtel nous retournons faire l’itinéraire secret du LP mais le dimanche après midi c’est assez calme et beaucoup de boutiques sont fermées. Nous faisons ensuite la “croisière” S’wak’s (celle le plus à l’est} 19RM/p pour une heure (annoncée une et quart) dans un petit bateau où nous étions une douzaine au ras de l’eau et c’est très agréable, à 17h30, les éclairages sont superbes. Nous achetons le pic nic pour bako et allons manger au Little Lebanon: Très bien. Service impeccable, plats excellents et originaux, nous avons mangé deux plats indigènes du Sarawak et du Houmous pour 19RM, la présentation est agréable, la bière à 4,5RM adresse à recommander. Dimanche 9 Lever a 7h, bus à 8h(numéro 1 à la gare des bus) toutes les heures à partir de 7h retour à la demie jusqu’à 17h30, 3RM, durée du trajet 1 h. A l’arrivée à l’embarcadère nous payons 10RM/p pour l’entrée au parc et un aiguilleur nous regroupe avec 2 autres couples dans un bateau pour 9 RM/p, nous devons rentrer avec eux et s’il manque quelqu’un le prix du bateau retour est de 47 à partager. Le trajet dure 15-20’ (temps calme} nous convenons de nous retrouver à 16h(comme tous les touristes) à la jetty(marée haute, sinon nous avons débarqué à marée basse sur la plage. Nous nous inscrivons au bureau et partons pour la plage Pandan kecil, ( il semble que l’accès à besar soit OK car elle est fléchée très normalement comme kecil).. Nous mettons une heure ¾ ce qui est apparemment le temps moyen. Le chemin une fois passée la très raide montée de départ ombragée est au soleil mais vers 10-11 h ça va. L’arrivée sur la plage que l’on domine est superbe et la plage ne l’est pas moins, Nous sommes 8 en arrivant (et 20-25 au plus haut). L’eau est délicieuse nous en profitons, il y a au fond une jolie rivière très ferrugineuse (comme toute l’eau dans laquelle nous pataugeons tout au long de la balade). Pique nique (sandwich au thon mayonnaise mais toutes les marques ne se valent pas). Nous repartons ver 13h30 et à cette heure chaude le chemin dans les parties ensoleillées est assez pénible (malgré eau abondante et chapeaux). Un bain sur la plage d’arrivée pour se rafraichir, et nous prenons notre bateau, puis le bus de 16h30 où l’abondance de touristes fait qu’il y en a une douzaine debout (tous jeunes, ça les murit). Au retour nous trouvons après 2 échecs (trop busy…) une couturière qui veut bien faire la robe de Claude (avec un boléro assorti) pour 180RM. Enfin nous mangeons (il tombe des hallebardes) au After 2 kiosk, 66 Wayang street ( derrière le parking multicolore) 2 canards-nouilles très corrects(à 8.80RM l’un) la bière à 10, desserts 1-2-3RM. Ambiance branchée/d’jeuns, wifi. Mardi 10 Après le petit dej nous partons à la recherche d’un money changer (le seul que nous avons vu dans Indian street était à 3.95...) Nous atterrissons dans le centre comm Tun juga sur Padungan où le taux de 4.09 est correct, nous cherchons aussi assez vainement des cartes postales…. Ensuite nous traversonsle fleuve au niveau de l’Hilton et partons vers l’est dans les villages malais. Après avoir traversé deux ponts(le bord de fleuve est jusques là agréablement aménagé ) nous rentrons dans le village en quittant la route et découvrons des maisons traditionnelles très jolies, repeintes dans des couleurs variées et mélangées, le tout extrêmement propre. Puis nous prenons un bateau pour l’orchid garden situé ( maintenant on le sait) entre l”Astana et l’immeuble de l’assemblée d’état. Le batelier nous emmène d’abord trop à l’ouest et s’apprête à nous emmener trop à l’est lorsqu’il comprend. Nous débarquons, le jardin n.est pas très loin sur la route mais il est fermé (tutup makan: fermé pour manger). Nous retraversons (0.50RM/p officiellement 0.40) et allons au little Lebanon tout proche qui s’avère être trop “busy” pour servir a manger : il y a 8 clients maximum qui boivent…. Nous allons aux stands de cuisine chinoise au début de Carpenter à gauche et nous mangeons des nouilles sautées porc et soja pour 3RM/p, bière Heineken 4, café glacé délicieux 1.40RM.. On bat tous nos records. Sieste dans notre chambre au frais. Départ pour les Wetlands, organise par le Fairview qui en fait sert d’intermédiaire avec l’agence CPH(ils doivent toucher une commission), l’avantage c’est qu’on vient nous chercher à l’hôtel. 160RM/p, 16h30. Minibus de 18 personnes. Nous allons au bord de la Santubong river et montons dans un bateau confortable, silencieux, bonne vision, on nous “offrira” de l’eau, des bananes et de l’ananas. Nous verrons pas mal de dauphins de l’Irrawaddy des singes à long nez oranges, un bébé crocodile qui ressemble à une branche morte un ciel d’orage incroyable et pas de lucioles (il tombe finalement des cordes) retour vers20h15, et nous allons manger au Top spot. Super restau de fruits de mer sur le toit d’un parking. On s’est lâché :crevettes 18 belle portion, black-bass(poisson) grillé 37 mais il y avait pour 2. La bière chinoise grande 9. Mercredi 11 Ramadan. Dans le coté sud de Kuching qui est essentiellement chinois, c’est quasi invisible. A ce sujet l’alcool en général et la bière en particulier sont beaucoup plus présents et moins chers de 30 a 40% que sur le continent (cela serait lié au marché noir). Nous allons à Santubong pour voir le village Sarawak. La navette (shuttle) de 7h15 est réservée au staff, nous prendrons donc celle de 9h qui nous prendra à 9h20 à l’hôtel toujours par l’intermédiaire du Fairview. Cela ne coute pas plus cher que les tarifs officiels (60RM entrée au village, 20RM de navette A/R). On a adoré . Les maisons sont vraiment intéressantes, quelques animations enrichissent le thème, le cadre est beau, le spectacle est de qualité (toujours à 11h30}. Après notre pique nique nous allons sur la plage presqu’en face, l’eau (marée montante est à 33 degrés {l’air à 31 à l’ombre et 44 au soleil}. Bien agréable. Puis navette à 15h15 pour nous 2... Au passage nous allons faire un tour dans le mignon parc réservoir, ¼ h suffit à en faire te tour Nous sommes entrés dans un chinois qui est au 13-14 green hill (mais pas dans la vraie rue green hill !) “Food comes first où on s’est un peu trompés sur les quantités: le demi gros poulet est à 12RM. Les crevettes au beurre (6 grosses crevettes) à 14, légumes variés à 6 et la grande bière(660ml)à 14RM. Tout est très bon et le service est très correct. Très propre comme partout. Jeudi 12 Petit dej à 7h30 départ à 8h15 pour une long house. Nous partons à 4 avec un couple de jeunes hollandais et Anson le fils des hôteliers qui nous sert de guide. Dans une Hyundai confortable. Les 2 jours, 1 nuit tout compris 450RM/p (détour par Semmengoh inclus), c’est plutôt moins cher que les tour operateurs qui proposent a 500 (Bornéo aventure). Nous arrivons juste à temps pour voir les Orangs Outang se nourrir: Male dominant, femelle et bébé, nombreux autres. Très chouette.
Puis nous allons au marche de Serian réduction intéressante de celui de Kuching, avec les explications de Anson sur les différents fruits, légumes et gâteaux (Nous goutons ceux-ci avec un thé) Ensuite arrêt dans un restauroute à Lachau (excellent) et enfin arrivée à Kesit pour notre long house au bord de la rivière lemanak . Celle-ci comprend 21 appartements (mais nous sommes logés dans la guesthouse (qui est une short longhouse avec dortoir de cellules munies de moustiquaires). Visite la vraie, baignade rafraichissante dans la rivière, Diner préparé par Anson(très bon, plats malais). Ensuite nous allons sous la véranda assister (et participer!) à quelques danses, boire un peu de vin de riz et de l’alcool de riz avec quelques hommes, et faire le tour des 21 étalages d’artisanat qui nous sont proposés (j’ai craqué pour un sarong). Après une petite discussion avec un ancien militaire dont les 2 filles sont en Angleterre mariées a des touristes venus ici (coup de foudre?) et qui nous a un peu parlé de son séjour à Londres en Janvier…….Dodo, au frais car le dortoir surchauffé sous la tôle ondulée s’est rafraichi avec la nuit. Vendredi 13 A partir de 4 h du matin les coqs chantent! Petit déjeuner plus malais que continental et nous nous essayons à la sarbacane. Puis petite balade de l’autre cote de la rivière Hévéas saignés, poivriers, tapioca, bambous …vie quotidienne des Ibans sédentaires. Nous redescendons la rivière en long boat (avec quelques frayeurs humides) repartons en voiture, déjeuner en route et à 15h nous sommes à l’hôtel. Le bilan est très positif mais le fait d’être 4 touristes seulement y participe beaucoup: nous avions un peu l’impression d’être invités. Nous allons récupérer la robe de ma femme, parfaite , je me fait faire un nœud pap avec les restes (10RM, 25 minutes) Et nous allons manger au bord du fleuve sur le Waterfront en admirant le coucher de soleil et au son du muezzin au gorengsgoreng kiosque proche du bout est de la promenade: Le menu c’est riz ou nouilles mais c’est très bon et les plats vont de 4.50 à 7RM avec un cadre comme celui là….Il y a même une relative fraicheur au bord de la rivière. En fait la cuisine en Malaisie est toujours au moins correcte, propre, nombreux choix de plats et le risque me parait faible de mal tomber car a mon avis les clients sont des habitués…. Samedi 14 Nous partons pour Kubah park. D’après l’info touristique il y a un bus Numéro 11 mais à la gare des bus il n’existerait pas. On ne l’a pas vu. Nous prenons donc un van 40RM pour nous 2. L’avantage c’est qu’il nous dépose au park ce qui ne serait pas le cas de l’éventuel 11. L’entrée est à 10 et à 5 pour les seniors. Certains chemins sont fermés pour maintenance, nous allons à la cascade, par la route pendant 1/2h et par un chemin très bien aménagé et très bien indiqué. Le tout nous prend 1h½, plus la halte d’une 1/2h pendant un orage sous un abri. La cascade est très belle, nous y piqueniquons seuls après le départ des 50 collégiens qui y sont en voyage d’école. Je me suis baigné, dans une eau qui ne dépasse pas 23 degrés je pense brrr…. Nous sommes revenus par le main trail très pentu dans les 2 sens, mais qu’il vaut mieux, pour les pas trop sportifs, faire dans ce sens. Au total une très chouette balade dans une végétation abondante, variée, avec de très beaux arbres et de très beaux palmiers. Pour le retour nous serons pris par un couple qui nous rapprochera de Kuching et là après avoir attendu 20’ un bus ou van nous hélerons un taxi qui nous reviendra à 21RM (compteur) pour la moitié du trajet. Nous partons ensuite au marché de nuit ou je m’achète 2 bermudas pour 43RM. Puis à pied allons jusqu’au top spot (promenade de 4 km quand même, nous régaler une nouvelle fois de poissons: 66Rm pour un beau redfish(600g), 8-9 crevettes, un mixed vegetables copieux et une nouilles cantonaise. Plus 15 de bière (bouteille 66cl). Le tout excellent, on y a même vu nos hôtes et toute leur famille. Dimanche 15 Ce matin c’est musées: celui-ci est assez intéressant, même si le vieux musée souffre d’une présentation à l’ancienne avec des vitrines poussiéreuses, entassées et pas toujours bien éclairées, mais on y voit les animaux que nous avons entendus et/ou pas vus dans les forêts et il y a de bien belles pièces d‘artisanat . La nouvelle aile de l‘autre cote de la route est mieux présentée.. Nous retournons manger dans le food court en face du temple chinois à l’entrée de Carpenter, et j‘y goute un délicieux Laksa à 4 et des nouilles au porc à 3RM….ajouter 2 cafés glacés à 1.70 l’un. Après une dernière douche nous prenons le thé en compagnie de nos hôtes qui nous emmènent ensuite à l’aéroport.. Air Asia vol réservé le 1-07: coût pour 2 avec supplément bagages, billet skybus et pré choix de sièges:112€ ( l’aller 80€) 20’ de retard, mais les bagages sont rapidement récupérés et le skybus part très vite. Nous trouvons sans trop de difficultés le monorail (le terrain vague du RG s’est transformé en un grand trou dont il faut faire le tour par la gauche}. Nous descendons à Raja Chulan, devant notre hôtel (Lodge Paradise) ou nous avons réservé il y a une semaine pour nos 3 dernières nuits. 120RM, petit dej compris, la chambre impeccable a été refaite assez joliment et est bien équipée. Nous cherchons Betty‘s café et le trouvons fermé (sans doute déjà trop tard).et nous aventurons dans le centre commercial Pavilion, le syndrome Singapour est de retour et nous y voyons les mêmes marques qu’en France: pas la peine d’aller si loin….. Nous descendons au niveau 1 et mangeons au Food Republic (food court) 2 plats à 6.90 et 8.90 corrects (mes nouilles étaient trop cuites). Les serveuses travaillent 12h de rang et sont un peu fatiguées a 9h du soir….. Lundi 16 Petit dej parfait (compris dans le prix)puisqu’en fait servi dans une cantine ouverte à tous et on peut donc manger ce qu’on veut, occidental ou oriental. Nous prenons ensuite le monorail pour Chow Kit (marché) 10h c’est un peu tôt pour le non alimentaire, mais pour l’alimentaire c’est OK et ça vaut le déplacement pour les montagnes de fruits et légumes, la quantité de poissons, le marché de Kuching à cote c’est petit. Nous nous sommes ensuite promenés dans little india en suivant l’itinéraire(à l’envers)du LP. Nous avons regardé pas mal de façades aux couleurs vives et/ou art déco(dommage ils ont sauté l’art nouveau que j’adore). Nous sommes ensuite entrés (vêtements décents veut dire tète bras et genoux couverts pour une femme), dans la Masjid Jamek, très belle, oasis de calme entre les 2 rivières et les palmiers. Puis nos avons décidé d’aller manger au restau en haut de Menara KL, nous y sommes montés directement par jalan bukit nanas et en prenant la première entrée après les nombreux collèges, cela prend 20-25 minutes depuis masjid Jamek. La bonne surprise c’est que on ne paye pas la montée à la tour(38RM quand même) la deuxième bonne surprise c’est que pendant le ramadan le buffet lunch est a 50RM! (donc en réalité on a mangé pour 12RM!) la cuisine est extra , il y a un choix énorme et varié et la vue est fantastique: le restau fait , au pif, un tour en 90’. Impressionnant, et on est beaucoup plus haut qu’à Petronas. Nous redescendîmes par le même chemin, pour admirer (encore) des façades, Central market assez sympa, le Dayabumi complex(ou il est impossible de monter sur la terrasse au pied de la tour) et de là fatigués nous sommes allés prendre le monorail à Maharajalela. Ce soir nous allons manger au Betty’s café les plats tournent au tour de 10RM la bière 10.30, cadre minimaliste, nourriture bonne, fermeture a 21h. Mardi 17 Nous allons à Lake Garden, monorail jusqu’à Marajalela puis marche à pied jusqu’à la mosquée nationale sur le 2x2, ça craint un peu mais c’est faisable. La mosquée est intégriste à fond il faut revêtir une djellaba violette si l’homme est en bermuda, même une cape de pluie n’est pas assez longue (le bermuda est accepté dans la mosquée Jamek. Je ne suis donc pas rentré refusant de revêtir la sueur des touristes précédents et s’ils ne veulent pas qu’on la visite, on ne la visite pas… Ensuite nous sommes allés voir les Butterfly. La route Jalan Lembah Perdana ne donne aucun accès ni aux oiseaux, ni aux papillons, il faut aller au premier carrefour et repartir à droite ou à gauche en en faisant le tour, tout cela est finalement assez long, cette partie du parc est dédiée aux voitures. Le parc des papillons est à 18RM (+1 pour les photos) mais est beaucoup plus intéressant que la ferme des Cameron H. C’est grand, belle variété, c‘est joli. Puis les birds: 39RM c‘est très grand, très intéressant, très varié, très chouette. Nous avons mangé au Hornbill restaurant (on peut retourner dans le parc après) sur la terrasse dans les arbres, des ibis ou hornhills(calaos) viennent vous rendre visite. C’est bon, le plat à 16 ou 18 (plus pour la western food) l’eau minérale étant à 9 on a bu de très bons jus de fruits à 11RM, rajouter 5% de service. Ensuite entre ou pendant les averses, on a pris un taxi (tarif forfait au comptoir:8RM) pour aller au musée islamique , qui touche le parc aux oiseaux mais par la route c’est, un peu long! Ce musée (12RM) est intéressant, de très belles pièces sont bien présentées dans un cadre agréable, il y avait une expo sur des “trésors de joaillerie Moghole” superbe. Fermeture à 17h pour le ramadan. Retour à marajalela par le même chemin que ce matin!!!!!!(cela permet d’admirer la vieille gare et son bâtiment compère) Nous retournons au Food republic dans Pavilion, faisons le tour des différents stands (pas si différents que ça) et mangeons 2 plats de 2 stands différents pour 21 RM+ 1 gâteau au Durian (C’est la deuxième fois et j’y prends goût, mais pas Claude)., comme il n’y a pas de bière nous nous en étions acheté une au seven-eleven (7.5RM). Mercredi 18 On va voir le quartier colonial via le quartier chinois, en prenant l’aérotrain jusqu’à …Marajalela. On achète du Boh thé (au même prix que dans la plantation) et des Marlboro(pour notre fils!) à 9.30RM le paquet. Nous aimons bien l’ensemble des bâtiments autour de Merdeka square en particulier Sultan Abdul Samad dont les couleurs et même les fenêtres nous évoquent le palais des doges à Venise….. Nous ne trouvons pas de café internet dans cette partie sud du quartier chinois (Le wifi lui est présent partout mais notre notebook n’en veut plus). Nous récupérons à l’hôtel les 100RM de caution, allons à Sentral par l‘aérotrain ( à ce sujet il semble que KTMsoit peu fiable dans ses horaires et ses temps de transport), prenons le KLIA express(toujours 35 RM et 28’), enregistrons nos bagages, mais je dois mettre un pantalon pour atterrir a Djedda (mon bermuda était passé sans problème à l’aller et d’ailleurs j’en ai vu à Djeddah) ravages de l’intégrisme hypocrite. Nous mangeons (moyen) à l’Asian cafe un plat autour de 10-12RM, achetons un porte monnaie pour finir nos ringgits. L’avion(Saudi Airlines) décolle avec un peu de retard (Voyages SNCF m’avait informé d’un décalage d’1/4h) après 2 contrôles rayons x. Beaucoup moins de femmes voilées en noir intégralement qu’à l’aller où elles occupaient toutes les places près des hublots, ca rend l’atmosphère + supportable. On nous sert à manger (non musulmans), plateau excellent (on en aura un 2ème avant d’atterrir). Le service est très agréable, ce qui sera plus moyen de Djeddah à Paris. Nous passons nos 11h d’escale dans le petit aéroport de Djeddah, montons dans notre avion, en redescendons après 3/4h(toilettes en panne) et passerons en tout 15h dans l’aéroport (mais à 620€ le voyage A/R cela vaut ce petit désagrément), on nous aura servi un en cas et une boisson. Retour ensuite sans problème jusqu’à Marly le roi. BILAN Pas de spot à couper le souffle en Malaisie, mais une variété intéressante, une végétation superbe dans les forêts, parcs et jardins, en dehors des énormes zones de palmiers à huile, une population agréable à côtoyer et qui nous a paru vivre assez correctement, globalement. Le pays est TRES propre (mais pas aseptisé comme Singapour) et on se sent bien partout. Nous avons beaucoup aimé Kuching et ses environs, Melaka et Georgetown nous paraissent un peu surévalués dans les guides. Singapour n’est guère autre chose qu’un centre commercial (avec le superbe jardin botanique) et est beaucoup plus chère. Nous aurions dû prolonger à Tioman et Cherating, et pour les plus entrainés le point fort est surement les treks possibles dans de nombreux lieux. C’est un pays où il fait bon voyager.
Poste frontière à Langkawi? (Malaisie) English translation pending
Bonjours,
Je compte me rendre en Malaisie à partir de la Thaïlande … J’aimerais passer de Koh Lipe à Langkawi en bateau mais je me demande s’il y aura un douanier pour tamponner mon passeport à Langkawi ? Si oui, Où ? Qu’est ce que je risque si je ne le fais pas ?
Sinon comment faire ? Perdre 1 journée pour revenir vers Satun puis Hat Yai et ensuite prendre le train jusqu’à Alor Star ou Penang ?
Par avance merci.
Je compte me rendre en Malaisie à partir de la Thaïlande … J’aimerais passer de Koh Lipe à Langkawi en bateau mais je me demande s’il y aura un douanier pour tamponner mon passeport à Langkawi ? Si oui, Où ? Qu’est ce que je risque si je ne le fais pas ?
Sinon comment faire ? Perdre 1 journée pour revenir vers Satun puis Hat Yai et ensuite prendre le train jusqu’à Alor Star ou Penang ?
Par avance merci.
Malaisie: retour de Perhentian, Redang et Tioman English translation pending
Bonjour,
Et oui je reviens d'un séjour de 3 semaines de ces superbes iles que je qualifierai ainsi : la belle Tioman, la superbe Redang et la magnifique Perhentian............
J'ai quasiment fait le tour entier de ces 3 iles (bcp en taxi boat et un peu en treck) et franchement c'est top....
Je séjournais aux Perhentian à l'hotel Coral View, à Redang au Laguna Resort et à Tioman au Bamboo Hill.....
Si vous avez besoin de qq infos sur ces hotels ou d'autres renseignements je vous aiderai si je peux..........
En plus le beau temps était un invité idéal............
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la fronti��re Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la fronti��re Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Voyage en Malaisie en août avec bébé de 10 mois English translation pending
Bonjour à tous,
mon mari et moi sommes en train de finaliser un séjour pour le mois d'août prochain avec nos 2 enfants, l'ainé aura 5 ans et notre bébé aura 10 mois, sur la cote Est de la malaisie..il parait que c'est une région que l'on peut visiter toute l'année même si les averses sont peut être un peu plus fréquentes en aout / septembre...
et avant de prendre les billets d'avion-dernière étape!-je me fais un coup de stress sur les conditions de séjour pour notre bébé, coté services médicaux en cas de pb, accès petits pots / couches sur place etc..et aussi plus généralement sur les risques sanitaires en rapport avec les vaccins...
Nous pensons faire le trajet suivant: arrivée à KL, 2 jours Départ de KL pour Penang en avion, 4 jours sur place bateau de Penang pour Langkawi, et retour Langkawi / KL en avion...
je précise que nous voyagerons dans des conditions super confortables, hôtels de luxe (nous allons au Eastern and Oriental à Penang et au Westin resort à Langkawi, si vous avez des avis sur le sujet!!) nous ferons presque tous les transferts en avion, nous restons sur la cote, nous n'irons pas dans la jungle ni dans les terres...bref, nous ne prenons pas franchement de risques et nous ne voyageons pas roots du tout!
je vais essayer de poser mes questions clairement! - 1), d'une manière générale, est ce que les hopitaux sont de bon niveau? est ce que je peux être tranquille de ce coté, en cas de pépin???(notamment sur les iles, car à KL, je suppose qu'il n'y a pas de pb, c'est une capitale moderne!)
-2) coté vaccins, traitements etc, que penser du palu?
Pour les vaccins, je me suis renseignée et j'ai donc fait faire à mes 2 enfants le vaccin hépatite B, même si je n'étais pas ravie... pour l'hépatite A, seul mon enfant de 5 ans peut le faire, car il est interdit aux enfants de moins de 1 an, donc mon bébé ne l'aura pas... du coup, il ne pourra pas forcément mangé comme nous, puisqu'il parait que l'hépatite A peut s'attraper avec la nourriture, crue notamment. ce qui sera un peu contraignant quand même car nous adorons gouter la nourriture locale et pour le coup, on préfère diner dans les restos locaux que dans les hotels...
qu'en pensez vous? est-ce que la cuisine présente des risques? dans les hotels je pense que non, mais par exemple, tout le monde nous dit qu'à Penang il faut absolument essayer les resto de rues, bon là, je suppose que j'ai plutot intéret à me rabattre sur les petits pots classiques! et pour les fruits?? s'ils sont cuits, mon bébé peut en manger sans risque?
3)- autre interrogation: le palu? a priori, tout le monde me dit que sur la cote, il y a peu de risques, donc utiliser des spray etc c'est indispensable, mais pas forcément d'anti palu...je dois dire que je n'ai aucune envie d'en donner aux enfants...
4) dernier vaccin qui m'interroge, la rage...je ne pense pas que nous le ferons, est ce que j'ai tort?
5) Dernière chose, coté pratique, trouve t-on facilement des couches et petits pots (sensiblement identiques à ceux qu"on trouve en france), sur l'ile de Penang et de Langkawi?
Merci à toutes et tous d'avance pour vos réponses qui sont nombreuses, elles me seront d'une aide précieuse et me rassureront!!!
Hélène, une maman qui a très envie de faire découvrir le monde à ses petits bouts, en toute sécurité quand même!!!
mon mari et moi sommes en train de finaliser un séjour pour le mois d'août prochain avec nos 2 enfants, l'ainé aura 5 ans et notre bébé aura 10 mois, sur la cote Est de la malaisie..il parait que c'est une région que l'on peut visiter toute l'année même si les averses sont peut être un peu plus fréquentes en aout / septembre...
et avant de prendre les billets d'avion-dernière étape!-je me fais un coup de stress sur les conditions de séjour pour notre bébé, coté services médicaux en cas de pb, accès petits pots / couches sur place etc..et aussi plus généralement sur les risques sanitaires en rapport avec les vaccins...
Nous pensons faire le trajet suivant: arrivée à KL, 2 jours Départ de KL pour Penang en avion, 4 jours sur place bateau de Penang pour Langkawi, et retour Langkawi / KL en avion...
je précise que nous voyagerons dans des conditions super confortables, hôtels de luxe (nous allons au Eastern and Oriental à Penang et au Westin resort à Langkawi, si vous avez des avis sur le sujet!!) nous ferons presque tous les transferts en avion, nous restons sur la cote, nous n'irons pas dans la jungle ni dans les terres...bref, nous ne prenons pas franchement de risques et nous ne voyageons pas roots du tout!
je vais essayer de poser mes questions clairement! - 1), d'une manière générale, est ce que les hopitaux sont de bon niveau? est ce que je peux être tranquille de ce coté, en cas de pépin???(notamment sur les iles, car à KL, je suppose qu'il n'y a pas de pb, c'est une capitale moderne!)
-2) coté vaccins, traitements etc, que penser du palu?
Pour les vaccins, je me suis renseignée et j'ai donc fait faire à mes 2 enfants le vaccin hépatite B, même si je n'étais pas ravie... pour l'hépatite A, seul mon enfant de 5 ans peut le faire, car il est interdit aux enfants de moins de 1 an, donc mon bébé ne l'aura pas... du coup, il ne pourra pas forcément mangé comme nous, puisqu'il parait que l'hépatite A peut s'attraper avec la nourriture, crue notamment. ce qui sera un peu contraignant quand même car nous adorons gouter la nourriture locale et pour le coup, on préfère diner dans les restos locaux que dans les hotels...
qu'en pensez vous? est-ce que la cuisine présente des risques? dans les hotels je pense que non, mais par exemple, tout le monde nous dit qu'à Penang il faut absolument essayer les resto de rues, bon là, je suppose que j'ai plutot intéret à me rabattre sur les petits pots classiques! et pour les fruits?? s'ils sont cuits, mon bébé peut en manger sans risque?
3)- autre interrogation: le palu? a priori, tout le monde me dit que sur la cote, il y a peu de risques, donc utiliser des spray etc c'est indispensable, mais pas forcément d'anti palu...je dois dire que je n'ai aucune envie d'en donner aux enfants...
4) dernier vaccin qui m'interroge, la rage...je ne pense pas que nous le ferons, est ce que j'ai tort?
5) Dernière chose, coté pratique, trouve t-on facilement des couches et petits pots (sensiblement identiques à ceux qu"on trouve en france), sur l'ile de Penang et de Langkawi?
Merci à toutes et tous d'avance pour vos réponses qui sont nombreuses, elles me seront d'une aide précieuse et me rassureront!!!
Hélène, une maman qui a très envie de faire découvrir le monde à ses petits bouts, en toute sécurité quand même!!!
Tensions au Sabah? (début mars 2013) English translation pending
Bonjour,
J essaye d avoir des infos sur la situation actuelle au sabah .Nous avions bouclé notre itinéraire et devions faire , sandakan puis descendre vers mabul en faisant pleins d activités . Mes hotels sont réservés pour la plupart avec agoda et mes vols intérieurs bookés avec Air asia . Nous partons avec 2 enfants en jeunes ages. Scuba Junkie nous dit qu il n y a pas de danger ???? Le gouvernement le contraire ?? Y a til quelqu un sur place ? Merci
J essaye d avoir des infos sur la situation actuelle au sabah .Nous avions bouclé notre itinéraire et devions faire , sandakan puis descendre vers mabul en faisant pleins d activités . Mes hotels sont réservés pour la plupart avec agoda et mes vols intérieurs bookés avec Air asia . Nous partons avec 2 enfants en jeunes ages. Scuba Junkie nous dit qu il n y a pas de danger ???? Le gouvernement le contraire ?? Y a til quelqu un sur place ? Merci
Voyage de noce en Malaisie, couple musulman English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en pleine organisation dans le cadre d'un futur voyage de noces pour Avril 2013.
En tant que femme voilé j'aimerai avoir des conseils de femme voilée ou de personne ayant cotoyer des femmes voilée en vacance dans ce si beaux pays qui est la malaisie.
Les excursions, l'ambiance générale, possibilité de ce baigner en burkini, ou simplement sur une plage déserte sans hijab...
Tout celà pour en savoir plus sur ma futur organisation pour que ce voyage ce passe dans les meilleurs conditions...
J'attend vos réponses...
Nous sommes actuellement en pleine organisation dans le cadre d'un futur voyage de noces pour Avril 2013.
En tant que femme voilé j'aimerai avoir des conseils de femme voilée ou de personne ayant cotoyer des femmes voilée en vacance dans ce si beaux pays qui est la malaisie.
Les excursions, l'ambiance générale, possibilité de ce baigner en burkini, ou simplement sur une plage déserte sans hijab...
Tout celà pour en savoir plus sur ma futur organisation pour que ce voyage ce passe dans les meilleurs conditions...
J'attend vos réponses...
Retour de la Malaisie (février 2012) English translation pending
Une autre Asie...
C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012.
Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion.
Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.
Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Concours photo de novembre 2011: Nature et paysages aux quatre coins du monde English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs photographes ou simplement voyageurs 🙂
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Ouverture des réservations AirAsiaX sur Orly-Kuala Lumpur English translation pending
... en principe jeudi 18 nov (annoncé par plusieurs medias locaux)
Compte-rendu de cinq semaines en Malaisie English translation pending
Voilà, la Malaisie, c'est fini.... on a beaucoup aimé ce pays dont on n'avait pas entendu grand chose, les gens, la nourriture, la variété des sites naturels.
Arrivée Kuala Lumpur : 2 nuits - bus : Star Shuttle du LCCT à Chinatown (gare Puduraya fermée) 8RM - logement : Backpackers Traveller's Inn, pas cher (54RM pour double fan et SDB, 36RM pour double fan SDB partagée) mais on en a pour son argent.... ça permet peut-être de se rendre compte de ce que vivent les gens en tôle et force à rester dans le droit chemin - alimentation : petit food-court dans la rue reliant Jl Sultan et Petaling Street sur la droite avec de super roti canai banane à 2RM; pour les courses, il y a un supermarché UO au coin de Jl Sultan et Jl Tun Hs Lee - visite : Chinatown (on a préféré le nord), Little India, Merdeka Square (pas chouette car plein de tentes pour la coupe du monde), les tours Petronas, on est pas monté sur la passerelle car, ce qui nous intéressait, c'était les tours en elles-même, et on n'a pas été déçues, elles ont la classe. - pour acheter les billets de bus, soit on passe par une agence, soit on prend une navette 2RM sous le pont devant le grand hôtel avant la gare Puduraya qui vous emmène à la nouvelle gare Bukit Jalil (pour exemple, 35RM pour rejoindre Georgestown)
Penang : 4 nuits - 7h pour KL-Penang, pour rejoindre le centre de Georgestown de la gare de bus express, il faut prendre un taxi 15RM. A voir, si ce n'est pas plus judicieux de s'arrêter à Butterworth, puis de prendre le ferry qui se trouve juste à côté de la gare? - logement : SecretGarden dans Love Lane(anciennement SD Guesthouse), chambre double fan SDB partagée et petit-dej à volonté 30RM (ça peut évoluer, on y était avant l'ouverture officielle), Marc, le proprio, c'est offert un nouveau jouet pour sa retraite, entièrement retapée, magnifique, demander les chambres donnant sur le "jardin" car du côté rue il y a un collège (sympa à 7h), et tester les matelas (pas super). Autres GH qui semblaient bien mais qu'on a pas testé : Old Penang, Rest Inn. - restaurant : Captain Restaurant, super indien sur Lebuh Chulia. En fait, Georgestown est le paradis de la bonne bouffe, c'est varié et pas cher - location moto automatique : 35RM/jour ou 30RM/jour si >3 jours dans lebuh Chulia - visite : Penang Hill n'est toujours pas accessible par son train, on peut y aller en 4*4 mais c'est cher. Pour le temple chinois Kek Lok, on a rarement vu un temple ressemblant autant à un supermarché, de plus, il faut payer pour voir le Bouddha (rampe d'accès) et pour la pagode. On a voulu visiter une ferme de fruits mais 28RM par personne, ça refroidi. Autant aller au marché, et en acheté pour essayer. On a également arpenté les rues de la vieille ville, c'est vraiment sympa toutes ces maisons. - visa indonésien 60 jours : on est allé à Penang surtout pour ça, j'ai déjà fait un post là-dessus
Melaka : - 9h de bus de Penang-Melaka 45RM , taxi pour relier la gare au centre-ville 20RM (15 possible mais pas envie à 19h de s'embêter) - logement en homestay au APA-KABA, 40RM la chambre double fan SDB partagée, dans une vraie maison malaisienne au milieu d'un grand jardin, à 5 min à pied de la vieille ville. Kenny et sa femme sont adorables, la maison est chouette, on est à la campagne en pleine ville, et Carrefour est juste à 400m. - restaurant :2 à retenir. Le Capitol Satay (LP), les satay à la mode Melaka, ne pas y aller le vendredi et le samedi soir, il y a une queue de 40 personnes. Le Selvam (LP), resto indien avec un très bon Daung Pisang (riz et accompagnement sur feuille de bananier) à 5RM, attention de ne pas oublier de dire stop quand ils servent le riz, sinon ils ne s'arrêtent pas!! - visite : la vieille ville hollandaise très sympa, la ballade le long de la rivière jusqu'à la Villa Sentosa et Chinatown. On a visité que les extérieurs, on n'avait pas envie de faire de musée. Franchement, en une journée, c'est fait. - pour acheter les billets de bus, il faut aller à la gare de bus par le bus 17, c'est 1RM, prévoyer du temps avec cette ligne, ça promène dans la ville
Ile Tioman : 6 nuits dont 1 à Mersing - 4h30 de bus pour relier Melaka à Mersing, 23RM, seule compagnie à faire ce trajet S&S International - arrivée à Mersing, sorter de la gare pour rejoindre le centre (300m) et vous tomber sur l'hotel Embassy, il fait un peu pourri d'extérieur mais c'est trompeur, l'intérieur est nickel, la literie est bonne, WIFI gratuit, 55RM pour un chambre double AC et SDB, demander sur l'arrière car c'est bruyant - ferry pour Tioman 70RM l'aller-retour quelque soit l'agence et la plage où on vous laisse - logement sur ABC beach : my friend's place, 40RM le bungalow PROPRE de 3 personnes fan et SDB (pas de résa), patron super sympa et souriant, au calme - resto : on en a essayer 3 dont celui du Nazri, et franchement le mieux, c'est celui du My friend's, le moins cher et de loin le meilleur tant que la mama restera au fourneau, attention le mec qui s'occupe des commandes parait glacial, mais il est juste timide - pour la plage, juste devant notre GH, il y avait une bonne zone d'eau praticable, sinon il faut aller devant le Nazri. Ne pas venir ici pour voir les fonds des Perhentians. Les excursions à la journée (enfin départ 10H, retour 15-16h) vont de 65 à 100RM. Pour aller à Juara, à pied c'est gratuit, en voiture c'est 45RM l'aller. On a aimé le côté sauvage de l'île avec les singes, serpents, et autres varans à la porte de notre bungalow, et sa tranquilité.
Cherating : 2 nuits - pour le bus à partir de Mersing, il vaut peut-être mieux aller jusqu'à Kuantan puis de prendre un bus local, sinon il vous le compte comme si vous alliez jusqu'à Kuala Terrengganu, sinon c'est direct et 34RM - logement : Payung GH, 40RM le bungalow de 2 personnes fan, moustiquaire et SDB, bruyant certaines nuits, car encadrée par 2 bars maintenant - restaurant: grosse déception pour le Matahari restaurant dont j'avais lu des éloges sur le CR de Genevois, c'était vraiment moyen. Par contre, de l'autre côté de la route, plusieurs petits resto très bon (surtout les roti canai au citron vert) - plage : on s'y voyait déjà ... mais c'était sans compter les méduses (5 en 30 sec chrono, ça refroidit) - activité : promenade nocturne pour voir des lucioles 15RM/per pour 1H, l'impression d'être saupoudrée par la fée clochette, manquait plus que Peter Pan. Balade diurne dans la mangrove de 2h pour 20RM/per, on n'a pas pu tout faire car un sacré bestiaux de serpent nous a barré la route, mais bien sympa.
Kota Bharu : 1 nuit - bus de Cherating pour Kota Bharu 42RM/pers (passage par agence car pas de gare de bus) - logement : KB Backpackers Lodge 1, chambre double fan SDB partagée 28RM, encore une tôle bruyante et sale - organisation pour le ferry, 1ORM/pers pour minivan nous amenant à Kuala Besut, 70RM pour aller-retour
Kecil Prehentian Island : 9 nuits (au lieu de 6) bon, là, c'est notre coup de coeur, mais les conditions étaient réunies pour aussi. On a choisi de descendre à Coral Bay pour ne pas subir la musique nocturne de Long Beach. En descendant de la jetée, on a été accosté par un anglais (merci Julian) qui nous a proposé des chambres budget au Shari-La. J'avais vu les prix là-bas, et ça ne me semblait pas du tout être dans nos prix. En fait, ils ont des chambres à 60 ou 80RM (selon la fréquentation) qui ne sont pas réservables, et même pas présentes sur le site internet. On s'est donc retrouvé dans une chambre de 4 à 2 avec clim, SDB partagée, et jus de fruits à volonté 😎😎. Derrière le Shari-La, il y a 4 petites plages (qu'ils appellent leurs plages privées mais elles ne le sont pas) super pour nager tranquille, faire du snorkeling en toute sécurité, les bateaux n'y ont pas accès. Pour la nourriture, le resort fait un buffet petit-dej à volonté pour 10RM très fourni, et le soir un BBQ avec entrée, accompagnement, dessert et jus de fruit à volonté pour 15RM, il suffit de choisir son poisson, poulet, crabe, crevette. on y a mangé 3 fois, et la troisième était de trop, car autant le poisson au BBQ est bon, autant les accompagnements ne sont pas variés voire mal cuisinés. Mais, on a trouvé une solution de rechange géniale : le Ewan's Café. C'est un resto en terrasse, jaune (vous pouvez pas le rater tellement c'est jaune) qui se trouve en retrait juste au départ de la montée vers Long Beach. Il a ouvert mi-juin, c'est super bon, c'est pas cher, et Ewan est vraiment sympa, par contre, pas de BBQ ni de vue sur mer (comme le lui ont reproché certains 😠).Aller essayer ces calamars à la sauce aux huitres!! Pour les activités : plongée (mais pas pour nous), tour de 5-6 spots de snorkeling pour 35RM, glandouille sur la plage, snorkeling de la plage, petite balade digestive pour aller voir sur Long Beach (10 min à pied, prévoir lampe torche)
Kota Bharu : 1 nuit - pour rejoindre la ville à partir du port, c'est 60RM le taxi, max 4 per (sont pas fous), ou 15 par minibus - logement : Cerana GH, 40RM pour chambre double AC et SDB. GH très bien mais ne prenez pas cette chambre car vous bénéficiez des boitiers de clim de toutes les autres chambres, et les SDB communes sont très propres - nourriture : mourtabak au poulet au marché de nuit
Jungle Train : il n'existe plus en tant que tel, mais le bus local fait très bien l'affaire. Attention pour ceux qui veulent relier Kota Bharu au Taman Negara, seul le train de 4h.. s'arrête à Jerantut. Celui de 6h20 s'arrête à Kuala Lipis vers 14h et il faut attendre le bus de 17h pour rejoindre Jerantut. Nous, nous sommes arrêtés à Gua Musang pour choper un minivan en direction des Cameron Highlands. 7,2RM pour aller à Gua Musang puis 40RM pour le minivan
Cameron Highlands : 3 nuits - logement : father's guesthouse, 32RM pour chambre double SDB partagée. Ne pas aller en juillet-août lors d'un week-end sans avoir réservé, c'est plein de chez plein. - resto : le Sri Brinchang, un resto indien dans la rue principale, on y a mangé matin, midi et soir. Et essayer les scones et la confiture de fraise du coin, à se damner!! - balade : en tour organisé, attendez-vous à des prix ouaaahhhh (80-100-150RM). Tout seul, discuter avec votre GH pour avoir les astuces du parcours et ne pas se perdre - location de moto : 30RM pour 5H!! - pour repartir vers le Taman Negara, c'est 80RM en minivan - pour repartir vers KL, 35RM en bus super-VIP (vous laisse dans Chinatown), 28 en VIP, 22 en local
Kuala Lumpur: 4 nuits - logement : Etika Inn, super hotel dans Jl Sultan, 80RM pour une double AC SDB, calme, propre, classe, WIFI gratuit - resto : toujours le food-court - visite : bukit Bintang, mouai un amoncellement d'hôtels, de resto et de centres commerciaux, aucun intérêt. Par contre, balade sympa vers le musée, le parc aux oiseaux (45RM par personne quand même). Et toujours les toiles de tentes sur Merdeka square malgré la fin de la coupe du monde
Voilà, on a bien aimé, c'est varié. On a dépensé 34€/jour pour 2 en se faisant plaisir mais en faisant attention quand même Désolé pour les fautes, je fatigue
Arrivée Kuala Lumpur : 2 nuits - bus : Star Shuttle du LCCT à Chinatown (gare Puduraya fermée) 8RM - logement : Backpackers Traveller's Inn, pas cher (54RM pour double fan et SDB, 36RM pour double fan SDB partagée) mais on en a pour son argent.... ça permet peut-être de se rendre compte de ce que vivent les gens en tôle et force à rester dans le droit chemin - alimentation : petit food-court dans la rue reliant Jl Sultan et Petaling Street sur la droite avec de super roti canai banane à 2RM; pour les courses, il y a un supermarché UO au coin de Jl Sultan et Jl Tun Hs Lee - visite : Chinatown (on a préféré le nord), Little India, Merdeka Square (pas chouette car plein de tentes pour la coupe du monde), les tours Petronas, on est pas monté sur la passerelle car, ce qui nous intéressait, c'était les tours en elles-même, et on n'a pas été déçues, elles ont la classe. - pour acheter les billets de bus, soit on passe par une agence, soit on prend une navette 2RM sous le pont devant le grand hôtel avant la gare Puduraya qui vous emmène à la nouvelle gare Bukit Jalil (pour exemple, 35RM pour rejoindre Georgestown)
Penang : 4 nuits - 7h pour KL-Penang, pour rejoindre le centre de Georgestown de la gare de bus express, il faut prendre un taxi 15RM. A voir, si ce n'est pas plus judicieux de s'arrêter à Butterworth, puis de prendre le ferry qui se trouve juste à côté de la gare? - logement : SecretGarden dans Love Lane(anciennement SD Guesthouse), chambre double fan SDB partagée et petit-dej à volonté 30RM (ça peut évoluer, on y était avant l'ouverture officielle), Marc, le proprio, c'est offert un nouveau jouet pour sa retraite, entièrement retapée, magnifique, demander les chambres donnant sur le "jardin" car du côté rue il y a un collège (sympa à 7h), et tester les matelas (pas super). Autres GH qui semblaient bien mais qu'on a pas testé : Old Penang, Rest Inn. - restaurant : Captain Restaurant, super indien sur Lebuh Chulia. En fait, Georgestown est le paradis de la bonne bouffe, c'est varié et pas cher - location moto automatique : 35RM/jour ou 30RM/jour si >3 jours dans lebuh Chulia - visite : Penang Hill n'est toujours pas accessible par son train, on peut y aller en 4*4 mais c'est cher. Pour le temple chinois Kek Lok, on a rarement vu un temple ressemblant autant à un supermarché, de plus, il faut payer pour voir le Bouddha (rampe d'accès) et pour la pagode. On a voulu visiter une ferme de fruits mais 28RM par personne, ça refroidi. Autant aller au marché, et en acheté pour essayer. On a également arpenté les rues de la vieille ville, c'est vraiment sympa toutes ces maisons. - visa indonésien 60 jours : on est allé à Penang surtout pour ça, j'ai déjà fait un post là-dessus
Melaka : - 9h de bus de Penang-Melaka 45RM , taxi pour relier la gare au centre-ville 20RM (15 possible mais pas envie à 19h de s'embêter) - logement en homestay au APA-KABA, 40RM la chambre double fan SDB partagée, dans une vraie maison malaisienne au milieu d'un grand jardin, à 5 min à pied de la vieille ville. Kenny et sa femme sont adorables, la maison est chouette, on est à la campagne en pleine ville, et Carrefour est juste à 400m. - restaurant :2 à retenir. Le Capitol Satay (LP), les satay à la mode Melaka, ne pas y aller le vendredi et le samedi soir, il y a une queue de 40 personnes. Le Selvam (LP), resto indien avec un très bon Daung Pisang (riz et accompagnement sur feuille de bananier) à 5RM, attention de ne pas oublier de dire stop quand ils servent le riz, sinon ils ne s'arrêtent pas!! - visite : la vieille ville hollandaise très sympa, la ballade le long de la rivière jusqu'à la Villa Sentosa et Chinatown. On a visité que les extérieurs, on n'avait pas envie de faire de musée. Franchement, en une journée, c'est fait. - pour acheter les billets de bus, il faut aller à la gare de bus par le bus 17, c'est 1RM, prévoyer du temps avec cette ligne, ça promène dans la ville
Ile Tioman : 6 nuits dont 1 à Mersing - 4h30 de bus pour relier Melaka à Mersing, 23RM, seule compagnie à faire ce trajet S&S International - arrivée à Mersing, sorter de la gare pour rejoindre le centre (300m) et vous tomber sur l'hotel Embassy, il fait un peu pourri d'extérieur mais c'est trompeur, l'intérieur est nickel, la literie est bonne, WIFI gratuit, 55RM pour un chambre double AC et SDB, demander sur l'arrière car c'est bruyant - ferry pour Tioman 70RM l'aller-retour quelque soit l'agence et la plage où on vous laisse - logement sur ABC beach : my friend's place, 40RM le bungalow PROPRE de 3 personnes fan et SDB (pas de résa), patron super sympa et souriant, au calme - resto : on en a essayer 3 dont celui du Nazri, et franchement le mieux, c'est celui du My friend's, le moins cher et de loin le meilleur tant que la mama restera au fourneau, attention le mec qui s'occupe des commandes parait glacial, mais il est juste timide - pour la plage, juste devant notre GH, il y avait une bonne zone d'eau praticable, sinon il faut aller devant le Nazri. Ne pas venir ici pour voir les fonds des Perhentians. Les excursions à la journée (enfin départ 10H, retour 15-16h) vont de 65 à 100RM. Pour aller à Juara, à pied c'est gratuit, en voiture c'est 45RM l'aller. On a aimé le côté sauvage de l'île avec les singes, serpents, et autres varans à la porte de notre bungalow, et sa tranquilité.
Cherating : 2 nuits - pour le bus à partir de Mersing, il vaut peut-être mieux aller jusqu'à Kuantan puis de prendre un bus local, sinon il vous le compte comme si vous alliez jusqu'à Kuala Terrengganu, sinon c'est direct et 34RM - logement : Payung GH, 40RM le bungalow de 2 personnes fan, moustiquaire et SDB, bruyant certaines nuits, car encadrée par 2 bars maintenant - restaurant: grosse déception pour le Matahari restaurant dont j'avais lu des éloges sur le CR de Genevois, c'était vraiment moyen. Par contre, de l'autre côté de la route, plusieurs petits resto très bon (surtout les roti canai au citron vert) - plage : on s'y voyait déjà ... mais c'était sans compter les méduses (5 en 30 sec chrono, ça refroidit) - activité : promenade nocturne pour voir des lucioles 15RM/per pour 1H, l'impression d'être saupoudrée par la fée clochette, manquait plus que Peter Pan. Balade diurne dans la mangrove de 2h pour 20RM/per, on n'a pas pu tout faire car un sacré bestiaux de serpent nous a barré la route, mais bien sympa.
Kota Bharu : 1 nuit - bus de Cherating pour Kota Bharu 42RM/pers (passage par agence car pas de gare de bus) - logement : KB Backpackers Lodge 1, chambre double fan SDB partagée 28RM, encore une tôle bruyante et sale - organisation pour le ferry, 1ORM/pers pour minivan nous amenant à Kuala Besut, 70RM pour aller-retour
Kecil Prehentian Island : 9 nuits (au lieu de 6) bon, là, c'est notre coup de coeur, mais les conditions étaient réunies pour aussi. On a choisi de descendre à Coral Bay pour ne pas subir la musique nocturne de Long Beach. En descendant de la jetée, on a été accosté par un anglais (merci Julian) qui nous a proposé des chambres budget au Shari-La. J'avais vu les prix là-bas, et ça ne me semblait pas du tout être dans nos prix. En fait, ils ont des chambres à 60 ou 80RM (selon la fréquentation) qui ne sont pas réservables, et même pas présentes sur le site internet. On s'est donc retrouvé dans une chambre de 4 à 2 avec clim, SDB partagée, et jus de fruits à volonté 😎😎. Derrière le Shari-La, il y a 4 petites plages (qu'ils appellent leurs plages privées mais elles ne le sont pas) super pour nager tranquille, faire du snorkeling en toute sécurité, les bateaux n'y ont pas accès. Pour la nourriture, le resort fait un buffet petit-dej à volonté pour 10RM très fourni, et le soir un BBQ avec entrée, accompagnement, dessert et jus de fruit à volonté pour 15RM, il suffit de choisir son poisson, poulet, crabe, crevette. on y a mangé 3 fois, et la troisième était de trop, car autant le poisson au BBQ est bon, autant les accompagnements ne sont pas variés voire mal cuisinés. Mais, on a trouvé une solution de rechange géniale : le Ewan's Café. C'est un resto en terrasse, jaune (vous pouvez pas le rater tellement c'est jaune) qui se trouve en retrait juste au départ de la montée vers Long Beach. Il a ouvert mi-juin, c'est super bon, c'est pas cher, et Ewan est vraiment sympa, par contre, pas de BBQ ni de vue sur mer (comme le lui ont reproché certains 😠).Aller essayer ces calamars à la sauce aux huitres!! Pour les activités : plongée (mais pas pour nous), tour de 5-6 spots de snorkeling pour 35RM, glandouille sur la plage, snorkeling de la plage, petite balade digestive pour aller voir sur Long Beach (10 min à pied, prévoir lampe torche)
Kota Bharu : 1 nuit - pour rejoindre la ville à partir du port, c'est 60RM le taxi, max 4 per (sont pas fous), ou 15 par minibus - logement : Cerana GH, 40RM pour chambre double AC et SDB. GH très bien mais ne prenez pas cette chambre car vous bénéficiez des boitiers de clim de toutes les autres chambres, et les SDB communes sont très propres - nourriture : mourtabak au poulet au marché de nuit
Jungle Train : il n'existe plus en tant que tel, mais le bus local fait très bien l'affaire. Attention pour ceux qui veulent relier Kota Bharu au Taman Negara, seul le train de 4h.. s'arrête à Jerantut. Celui de 6h20 s'arrête à Kuala Lipis vers 14h et il faut attendre le bus de 17h pour rejoindre Jerantut. Nous, nous sommes arrêtés à Gua Musang pour choper un minivan en direction des Cameron Highlands. 7,2RM pour aller à Gua Musang puis 40RM pour le minivan
Cameron Highlands : 3 nuits - logement : father's guesthouse, 32RM pour chambre double SDB partagée. Ne pas aller en juillet-août lors d'un week-end sans avoir réservé, c'est plein de chez plein. - resto : le Sri Brinchang, un resto indien dans la rue principale, on y a mangé matin, midi et soir. Et essayer les scones et la confiture de fraise du coin, à se damner!! - balade : en tour organisé, attendez-vous à des prix ouaaahhhh (80-100-150RM). Tout seul, discuter avec votre GH pour avoir les astuces du parcours et ne pas se perdre - location de moto : 30RM pour 5H!! - pour repartir vers le Taman Negara, c'est 80RM en minivan - pour repartir vers KL, 35RM en bus super-VIP (vous laisse dans Chinatown), 28 en VIP, 22 en local
Kuala Lumpur: 4 nuits - logement : Etika Inn, super hotel dans Jl Sultan, 80RM pour une double AC SDB, calme, propre, classe, WIFI gratuit - resto : toujours le food-court - visite : bukit Bintang, mouai un amoncellement d'hôtels, de resto et de centres commerciaux, aucun intérêt. Par contre, balade sympa vers le musée, le parc aux oiseaux (45RM par personne quand même). Et toujours les toiles de tentes sur Merdeka square malgré la fin de la coupe du monde
Voilà, on a bien aimé, c'est varié. On a dépensé 34€/jour pour 2 en se faisant plaisir mais en faisant attention quand même Désolé pour les fautes, je fatigue
Voyage enchanteur en Malaisie: trois semaines de pur bonheur English translation pending
Notre voyage en Thaïlande l’année dernière nous a donné envie de découvrir un autre pays d’Asie. Nous nous sommes tournées vers la Malaisie : quelques jours à Bornéo dans la Sarawak et un petit périple en Malaisie péninsulaire ont constitué le programme de ces 3 semaines avec une petite étape de 2 jours à Singapour.
Le même carnet de voyage, mais illustré de photos, est disponible ici : http://ensemble-sur-la-route.perso.sfr.fr/...fr.fr/Bienvenue.html
3 et 4 juillet : départ de Paris, Arrivée à Bornéo Réveil en fanfare à 7 heures. A 8h15, nous verrouillons la maisonnette. Comme d’habitude, ce sera à pieds jusqu’à Denfert Rochereau puis le RER B jusqu’à Roissy. Nous arrivons avec plus de 2 heures d’avance à l’aéroport.
L’accueil du personnel Malaysia Airlines est minable : la minette au guichet nous refile 2 places séparées par le couloir et nous précise qu’elle ne peut pas faire mieux, le vol étant complet. Je râle en soulignant que nous avons acheté nos billets en décembre 2009 ! A bord, nous constaterons qu’il y a des places côte à côte dans l’allée centrale; la minette ne voulait simplement pas faire d’effort ! Ca commence mal.
Les 12h30 de vol file assez rapidement : nous sommes correctement installées, le personnel naviguant est sympa, nous disposons tous d’un écran individuel et il n’y a eu aucune turbulence pendant tout le vol. Tout semble s’arranger.
Nous débarquons dans l’aéroport de Kuala Lumpur à 6h20. L’aéroport est moderne et l’architecture plutôt sympa. A cette heure matinale, les boutiques duty free sont déjà ouvertes mais nous ne sommes pas d’attaque ! Nous prenons un train pour un autre terminal puis passons l’immigration en moins de 10 minutes. Nos sacs à dos arrivent pratiquement les premiers si bien qu’il est à peine 7 heures lorsque nous nous dirigeons vers le bus qui nous conduit en un peu moins d’une demie-heure à l’aéroport des vols low cost.
Arrivées à l’aéroport des pauvres, on fonce prendre un café. L’attente est assez longue, notre vol pour Kuching n’est qu’à 11h45. Nous essayons d’embarquer sur un des vols précédents ... en vain.
Bref, le temps passe, nous embarquons enfin. La «sieste» est mauvaise dans l’avion et nous arrivons groggy.
Hop ! Douane, re-tampon et bagages.
La file des taxis attend. Il faut régler au malabar patibulaire avant la course. Le système évite au moins les (mauvaises) surprises à l’arrivée.
Notre lieu de résidence, Tune Hotel, est situé juste en face du ... Hilton. Il nous nargue.
Après nous êtres rafraichies et changées, nous partons à l’aventure ... première découverte. Vers 16 heures, malgré la fin du marché, nous trouvons une gargote ouverte. C’est notre premier «mee». Ballade dans Kuching, la ville nous plait et nous fait bonne impression. Nous sommes un peu fatiguées mais nous aurons plusieurs jours pour la découvrir vraiment.
Extinction des feux à 20h40 !! La découverte de la Malaisie commence vraiment demain.
5 juillet : Kuching
Je pousse V. du lit à 9 heures. Son réveil est difficile, elle n’est pas très tonique.
Nous franchissons le hall du Hilton, en bermuda, baskets et sac à dos. C’est ridicule, nous sommes trop chics, on dénote dans ce gourbi !! J’ai entendu parler d’une «bakery» ... en fait le coin boulangerie -pâtisserie est réduit. Je prends un gros shortbread qui en fait quatre et V. sélectionne un bun au chocolat, qui ne sera pas une révélation. Le Hilton n’est plus ce qu’il était. La qualité baisse, nous ne regrettons pas notre sémillant Tune hôtel !
Dans Chinatown, nous nous installons dans la première pétaudière (à droite après avoir passé la porte de l’Harmonie). La table colle, c’est crapauteux mais le thé est bon, servi avec du lait condensé sucré. Tout le monde regarde le film d’aventures / arts martiaux de série B sur la télé écran-plat. V. reconnait tout de suite le méchant, la gentille (princesse) et le courageux guerrier. Nous progressons en Malais à une vitesse folle.
Suivez le guide : office du tourisme, office des parcs du Sarawak pour régler notre nuit au parc Bako, promenade guidée à l’aide du Lonely Planet qui nous fait passer dans Chinatown, le Main Bazar, India Street et son petit passage qui conduit à une mosquée hindoue.
Nous prenons nos marques dans cette ville qui nous enchante ! Nous serons bien ici, nous en sommes déjà sûres.
Montée en haut du Cinéplex pour observer la vue.
Nos pas nous ramènent au Roti 88 où nous avons petit déjeuné ce matin. Il n’y a plus de roti, aussi nous prenons des Tomato Mee. V. est déçue par le plat, contrairement à moi qui l’est plutôt apprécié.
Après cette pause déjeuner, nous allons flâner dans le temple situé près de notre hôtel et faisons une petite sieste sur un banc, à l’ombre, baignées par l’odeur de l’encens.
Requinquées, nous poursuivons la visite de Kuching le reste de l’après midi.
Pour le dîner, nous atterrissons dans une guittoune chinoise où il n’y a pas un seul touriste. Ballade digestive le long du Waterfront. La journée a été bien remplie et avec le décalage horaire qui se fait encore sentir, nous regagnons l’hôtel sur les rotules.
6 juillet : La parc Bako, une merveille
Nous quittons Tune Hotel, prêtes pour l’expédition au parc Bako. Au passage, nous déposons notre sac de linge sale chez Mister Clean. Nous savourons enfin des Roti pour le petit dej, sorte de crêpes carrées. Un délice avec des bananes !
A peine le thé et le café engloutis, nous arrivons au bus. Une heure de trajet. Arrivées vers midi à Bako Bazar, nous prenons un petit bateau à moteur pour rejoindre le parc et nous partageons la course avec un couple de jeunes anglais.
Notre chambre n’est pas encore prête. Nous laissons nos sacs à l’accueil et nous en profitons pour déjeuner à la cantoche du parc qui propose un buffet, qui se révèle appétissant.
Nous enchainons direct avec une promenade qui nous fait traverser la jungle jusqu’à atteindre la mangrove. La végétation est incroyable et si nous ne voyons pas de nasique, nous débusquons et nous nous trouvons nez à nez avec un varan. Frayeur assurées !
Au retour, petit crochet pour admirer le point de vue. Ca monte, ça monte. Le petit crochet dure plus d’une heure. En chemin, nous «croisons» des singes argentés en haut des arbres que nous observons, ravies, pendant plus d’un quart d’heure. Nous arrivons trempées comme deux serpillières. mais la vue est splendide, la jungle est magnifique.
Après cette crapahute, nous faisons une pause jus de fruit bien méritée à la cantine et enchaînons avec le check in. Pour nous, ce sera l’hostel B. Nous avons la chambre 1, 4 petites lits pour nous seules, 2 ventilos dans la chambre. La salle de bain est située à l’autre bout, crade à souhait. Une nuit ici nous suffira largement !
Il est déjà 17 heures et les «rangers» nous déconseillent d’entamer une autre grande rando. Nous nous rabattons alors sur la promenade qui longe la mer et qui surplombe la mangrove.
En revenant, du bruit dans les arbres attire notre attention. Les nasiques, si longuement convoités lors de notre crapahute de l’après midi font les fous dans les arbres : nous allons pouvoir observer à notre guise des femelles au nez retroussé et de jeunes mâles. Fantastique !
Nous allons ensuite de merveilles en merveilles, le coucher de soleil sur la plage face est éblouissant, la ballade by night à laquelle nous participons avec un «ranger» du parc est une occasion unique d’observer la faune et la flore nocturne (serpents, oiseaux, insectes, grenouilles, poissons chats, feuilles phosphorescentes) et d’écouter en toute sécurité les affreux bruits noctures dans la jungle.
Au retour, la «triste» réalité nous rattrape : la douche aux fenêtres éventrées est envahies de moustiques. Il faut s’armer de courage mais la douche nous procure quelques minutes de fraicheur ... juste le temps de regagner notre luxueuse chambre.
7 juillet : Le parc Bako, suite et fin A suivre ...
Le même carnet de voyage, mais illustré de photos, est disponible ici : http://ensemble-sur-la-route.perso.sfr.fr/...fr.fr/Bienvenue.html
3 et 4 juillet : départ de Paris, Arrivée à Bornéo Réveil en fanfare à 7 heures. A 8h15, nous verrouillons la maisonnette. Comme d’habitude, ce sera à pieds jusqu’à Denfert Rochereau puis le RER B jusqu’à Roissy. Nous arrivons avec plus de 2 heures d’avance à l’aéroport.
L’accueil du personnel Malaysia Airlines est minable : la minette au guichet nous refile 2 places séparées par le couloir et nous précise qu’elle ne peut pas faire mieux, le vol étant complet. Je râle en soulignant que nous avons acheté nos billets en décembre 2009 ! A bord, nous constaterons qu’il y a des places côte à côte dans l’allée centrale; la minette ne voulait simplement pas faire d’effort ! Ca commence mal.
Les 12h30 de vol file assez rapidement : nous sommes correctement installées, le personnel naviguant est sympa, nous disposons tous d’un écran individuel et il n’y a eu aucune turbulence pendant tout le vol. Tout semble s’arranger.
Nous débarquons dans l’aéroport de Kuala Lumpur à 6h20. L’aéroport est moderne et l’architecture plutôt sympa. A cette heure matinale, les boutiques duty free sont déjà ouvertes mais nous ne sommes pas d’attaque ! Nous prenons un train pour un autre terminal puis passons l’immigration en moins de 10 minutes. Nos sacs à dos arrivent pratiquement les premiers si bien qu’il est à peine 7 heures lorsque nous nous dirigeons vers le bus qui nous conduit en un peu moins d’une demie-heure à l’aéroport des vols low cost.
Arrivées à l’aéroport des pauvres, on fonce prendre un café. L’attente est assez longue, notre vol pour Kuching n’est qu’à 11h45. Nous essayons d’embarquer sur un des vols précédents ... en vain.
Bref, le temps passe, nous embarquons enfin. La «sieste» est mauvaise dans l’avion et nous arrivons groggy.
Hop ! Douane, re-tampon et bagages.
La file des taxis attend. Il faut régler au malabar patibulaire avant la course. Le système évite au moins les (mauvaises) surprises à l’arrivée.
Notre lieu de résidence, Tune Hotel, est situé juste en face du ... Hilton. Il nous nargue.
Après nous êtres rafraichies et changées, nous partons à l’aventure ... première découverte. Vers 16 heures, malgré la fin du marché, nous trouvons une gargote ouverte. C’est notre premier «mee». Ballade dans Kuching, la ville nous plait et nous fait bonne impression. Nous sommes un peu fatiguées mais nous aurons plusieurs jours pour la découvrir vraiment.
Extinction des feux à 20h40 !! La découverte de la Malaisie commence vraiment demain.
5 juillet : Kuching
Je pousse V. du lit à 9 heures. Son réveil est difficile, elle n’est pas très tonique.
Nous franchissons le hall du Hilton, en bermuda, baskets et sac à dos. C’est ridicule, nous sommes trop chics, on dénote dans ce gourbi !! J’ai entendu parler d’une «bakery» ... en fait le coin boulangerie -pâtisserie est réduit. Je prends un gros shortbread qui en fait quatre et V. sélectionne un bun au chocolat, qui ne sera pas une révélation. Le Hilton n’est plus ce qu’il était. La qualité baisse, nous ne regrettons pas notre sémillant Tune hôtel !
Dans Chinatown, nous nous installons dans la première pétaudière (à droite après avoir passé la porte de l’Harmonie). La table colle, c’est crapauteux mais le thé est bon, servi avec du lait condensé sucré. Tout le monde regarde le film d’aventures / arts martiaux de série B sur la télé écran-plat. V. reconnait tout de suite le méchant, la gentille (princesse) et le courageux guerrier. Nous progressons en Malais à une vitesse folle.
Suivez le guide : office du tourisme, office des parcs du Sarawak pour régler notre nuit au parc Bako, promenade guidée à l’aide du Lonely Planet qui nous fait passer dans Chinatown, le Main Bazar, India Street et son petit passage qui conduit à une mosquée hindoue.
Nous prenons nos marques dans cette ville qui nous enchante ! Nous serons bien ici, nous en sommes déjà sûres.
Montée en haut du Cinéplex pour observer la vue.
Nos pas nous ramènent au Roti 88 où nous avons petit déjeuné ce matin. Il n’y a plus de roti, aussi nous prenons des Tomato Mee. V. est déçue par le plat, contrairement à moi qui l’est plutôt apprécié.
Après cette pause déjeuner, nous allons flâner dans le temple situé près de notre hôtel et faisons une petite sieste sur un banc, à l’ombre, baignées par l’odeur de l’encens.
Requinquées, nous poursuivons la visite de Kuching le reste de l’après midi.
Pour le dîner, nous atterrissons dans une guittoune chinoise où il n’y a pas un seul touriste. Ballade digestive le long du Waterfront. La journée a été bien remplie et avec le décalage horaire qui se fait encore sentir, nous regagnons l’hôtel sur les rotules.
6 juillet : La parc Bako, une merveille
Nous quittons Tune Hotel, prêtes pour l’expédition au parc Bako. Au passage, nous déposons notre sac de linge sale chez Mister Clean. Nous savourons enfin des Roti pour le petit dej, sorte de crêpes carrées. Un délice avec des bananes !
A peine le thé et le café engloutis, nous arrivons au bus. Une heure de trajet. Arrivées vers midi à Bako Bazar, nous prenons un petit bateau à moteur pour rejoindre le parc et nous partageons la course avec un couple de jeunes anglais.
Notre chambre n’est pas encore prête. Nous laissons nos sacs à l’accueil et nous en profitons pour déjeuner à la cantoche du parc qui propose un buffet, qui se révèle appétissant.
Nous enchainons direct avec une promenade qui nous fait traverser la jungle jusqu’à atteindre la mangrove. La végétation est incroyable et si nous ne voyons pas de nasique, nous débusquons et nous nous trouvons nez à nez avec un varan. Frayeur assurées !
Au retour, petit crochet pour admirer le point de vue. Ca monte, ça monte. Le petit crochet dure plus d’une heure. En chemin, nous «croisons» des singes argentés en haut des arbres que nous observons, ravies, pendant plus d’un quart d’heure. Nous arrivons trempées comme deux serpillières. mais la vue est splendide, la jungle est magnifique.
Après cette crapahute, nous faisons une pause jus de fruit bien méritée à la cantine et enchaînons avec le check in. Pour nous, ce sera l’hostel B. Nous avons la chambre 1, 4 petites lits pour nous seules, 2 ventilos dans la chambre. La salle de bain est située à l’autre bout, crade à souhait. Une nuit ici nous suffira largement !
Il est déjà 17 heures et les «rangers» nous déconseillent d’entamer une autre grande rando. Nous nous rabattons alors sur la promenade qui longe la mer et qui surplombe la mangrove.
En revenant, du bruit dans les arbres attire notre attention. Les nasiques, si longuement convoités lors de notre crapahute de l’après midi font les fous dans les arbres : nous allons pouvoir observer à notre guise des femelles au nez retroussé et de jeunes mâles. Fantastique !
Nous allons ensuite de merveilles en merveilles, le coucher de soleil sur la plage face est éblouissant, la ballade by night à laquelle nous participons avec un «ranger» du parc est une occasion unique d’observer la faune et la flore nocturne (serpents, oiseaux, insectes, grenouilles, poissons chats, feuilles phosphorescentes) et d’écouter en toute sécurité les affreux bruits noctures dans la jungle.
Au retour, la «triste» réalité nous rattrape : la douche aux fenêtres éventrées est envahies de moustiques. Il faut s’armer de courage mais la douche nous procure quelques minutes de fraicheur ... juste le temps de regagner notre luxueuse chambre.
7 juillet : Le parc Bako, suite et fin A suivre ...
Au pays de Kandy, le Sri Lanka English translation pending
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Magnifique Malaisie, jour après jour English translation pending
En 2008, nous avions parcouru la Thaïlande en version routard, sac au dos. Cette région d’Asie nous avait enchantés. Eté 2009, nous continuons notre exploration de cette partie du Globe, départ pour la Malaisie… Avec nos jumelles Natacha et Lauriane, 16 ans, mais sans Mathieu qui du haut de ses 18 ans décide de rester en Suisse.
Mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 09
Départ de Genève vers les 09h30 pour notre premier vol, direction Francfort, avec Lufthansa qui partage le vol pour Kuala Lumpur avec Qatarairways. A peine une heure de vol tranquille plus tard, nous voici en transit dans cet énorme aéroport. Pas de souci pour trouver la porte de notre prochain embarquement sur un A 330 de Qatar. L’avion n’est qu’à moitié plein et le vol est sans histoire jusque dans la péninsule arabique. Départ pour une longue escale à Doha, due aux modifications d’horaires intervenues après que nous ayons acheté nos billets. Au premier étage de l’aérogare, il y a un self service qui offre des repas, simples mais bons, aux passagers qui ont un transit de plus de 5 heures, ce qui est notre cas. Ce n’est marqué nulle part, nous tombons dessus par hasard. Nous tuons le temps avec des parties de cartes qui auront lieu tout au long de notre périple. Le jass, version suisse de la belotte, que nos filles de 16 ans maîtriseront relativement bien au retour. L’aéroport est actif toute la nuit, puisque des vols décollent et atterrissent sans interruption. Au final, nos parties de cartes auront bien meublé l’attente. Nous embarquons à l’heure pour la deuxième partie du voyage dans un autre A 330, mais qui sera archi-plein celui-là. Pas un siège de libre. Il faut dire que Kuala Lumpur ne sera qu’une escale puisque la destination finale de l’avion est Bali. Les premières heures du vol seront parfaites, mais dès notre entrée dans le Golfe du Bengale et la fin du sous-continent indien, nous voila partis pour 3 bonnes heures de turbulences plus ou moins importantes. Les repas sont souvent retardés, le personnel de bord part s’attacher fréquemment, les regards se font parfois inquiets. Le vol Rio-Paris a laissé des traces, même s’il n’y a aucune raison d’y penser. Finalement, l’approche du continent calme les ardeurs du Dieu Eole et nous nous posons sans dommage à Kuala Lumpur. Bienvenue en Malaisie ! 90 minutes de queue et d’attente pour passer les contrôles de l’immigration. Des panneaux et même un poste sanitaire font de la prévention sur le virus H1N1. Les fonctionnaires féminines sont voilées, ce qui nous rappelle que ce pays est majoritairement musulman. Après nos périples au Maroc, en Jordanie, à Oman ou encore en Turquie, nous sommes habitués. Vu le retard pris pour arriver au tapis des bagages, retrouverons-nous nos sacs ? Le tapis a cessé de tourner depuis longtemps, mais une employée gardait sérieusement une série de sacs dont les 4 nôtres. Pour rejoindre KL, nous optons pour le Airport Coach (10 RM p.pers.) qui nous amène à la gare centrale (KL Sentral). Vraiment simple, l’arrêt de bus se trouve au niveau 1, tout en bas du bâtiment de l’aéroport, sur la droite dès la sortie. De toute façon, des hommes « racolent » les voyageurs pour emprunter le bus, mais sans insistance ou agressivité. Notre but est la Red Palm GH. Nous pourrions prendre le Sky Train pour y parvenir, mais les heures de voyage nous incitent à nous y rendre au plus vite alors ce sera le taxi, plus simple et pas forcément plus cher à 4. Sur le même quai que l’arrivée des bus, il y a un comptoir où l’on annonce sa destination, le prix est fixé selon l’adresse donnée, un coupon nous est remis, un chauffeur est hélé. Pas de négociation, pas d’arnaque. Le taxi nous pose pile devant la Red Palm. L’endroit est routard à souhait. 2 chambres et un dortoir, toilettes et douche à l’étage. Le tout est propre, même si nous sommes étonnés par le plafond qui est en fait une sorte de rideau-bâche qui recouvre tout l’étage. En rajoutant l’épaisseur minime des murs (qui s’apparentent presque plus à du carton…), l’intimité ne sera pas de mise. Mais la convivialité des lieux, la gentillesse de la patronne et de son staff, l’emplacement idéal de la Red Palm, le prix raisonnable (70 RM la chambre pour 2) nous feront vraiment apprécier cet endroit. Une fois installés, nous partons dans Jalan Butik Bintang pour acheter une carte SIM. Comme l’an dernier, j’ai embarqué un vieux téléphone portable qui sera notre allié le plus précieux tout au long du voyage. 30 RM la carte, auxquels je rajoute 70 RM de crédit, cela nous fera tout le mois, avec plusieurs appels en Suisse. Les estomacs réclament pitance, nous mangeons dans la rue à proximité. Les stands extérieurs et les terrasses sont nombreux, nous reprenons nos habitudes de l’an dernier en Thaïlande. La nourriture est un peu plus chère, mais le choix est immense, dû à la diversité des communautés qui peuplent la Malaisie : Chinois, Malais, Thaïs, Indiens, Indonésiens, tous avec leur culture et leur cuisine. Nous voyons nos premiers rats, de belles pièces ! KL serait-elle plus sale que Bangkok ? La nuit est tombée depuis longtemps, la fatigue est là, mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller admirer le spectacle fascinant des tours Petronas, éclairées et mises en valeur. Deux flèches de lumières qui montent vers le ciel … 20 minutes à pied nous sont suffisantes depuis la Red Palm pour nous y rendre. Nous y restons, prenons quantité de photos, sous tous les angles, on en fait le tour, des tours, détours. Cette fois, nous avons le compte, nous rentrons à la GH, pour une bonne nuit, enfin on l’espère. Premier jour, mais notre esprit est déjà en Asie, Genève est loin, en kilomètres, mais aussi dans nos têtes. Ce continent nous fascine.
Jeudi 2 juillet 09
La nuit aura tout de même été un peu bruyante, entre la rue et le manque d’isolation de la GH. Mais nous avons tout de même réussi à bien dormir. Nous descendons à la cuisine où le petit-dèj est à dispo, compris dans le prix de la chambre. Chacun peut se servir dans le frigo, faire son thé, café, griller ses toasts, faire son bol de céréales ou éplucher sa banane. Système très convivial, mais il faut faire sa vaisselle après. Une fois rassasiés, nous partons dans les énormes centres commerciaux à proximité de Bukit Bintang, les fameux « malls » qui font la réputation de KL. Les clients du Moyen-Orient sont nombreux. Puis ce sera direction Little India en prenant le Monorail. Le ticket s’achète à un comptoir en fonction de la destination. Nous faisons 3 arrêts pour RM 1, 60 p. pers.. Nous surplombons les rues, faisant fi des bouchons et de la circulation. Le Lonely Planet (ci après LP) donne une balade à faire dans le quartier et nous suivons l’itinéraire proposé. Ce sont surtout les commerces, d’or et de tissus qui sont Indiens, on ne se croirait pas à Mumbai. Les restaurants en plein air et autres gargottes pullulent et nous testons plusieurs sortes de beignets délicieux. Notre périple nous amène à Merdaka square, place où l’indépendance de la Malaisie fut proclamée. Un vaste et très bel endroit avec une grande pelouse et de beaux bâtiments. Après une petite pause à l’ombre, nous décidons de nous rendre aux Batu Caves, à une quinzaine de km au nord de la ville. Il nous faut à peine 10 min. à pied depuis Merdaka pour rejoindre un arrêt de bus à l’angle de Tun Lee et Petaling, au début de Chinatown. Le bus 11 qui va sur place s’apprête à partir et nous y montons in extremis. Le billet se prend directement dans le véhicule (2 RM). 45 min. plus tard, nous voilà sur le site. Il y a 272 marches, relativement raides, à monter. Mais avant, nous allons nous régaler dans un des restos indiens qui bordent l’endroit. Menus végétariens, dans une feuille de banane, sans couteau, ni fourchette. A la commande, nous ne savons pas trop ce que nous choisissons, mais tout sera bon et pas trop épicé. Il y a largement assez, pour à peine 20 RM à 4. Batu Caves est une énorme grotte qu’il faut atteindre par un escalier, lequel est sérieusement gardé par une grande statue à ses pieds. Des singes peu farouches peuplent l’endroit, mais ne sont pas agressifs envers les humains. A l’intérieur de la grotte, divinités indiennes et 2 temples. Nous reprenons ensuite le bus 11 jusqu’à Chowkit, où il y a un arrêt du monorail qui nous ramènera vers notre GH. Internet, jus de fruit frais, douche, nous faisons une pause. Il fait chaud (env. 35 °), le ciel est brumeux, mais c’est surtout l’humidité qui nous fait transpirer. Comme l’an dernier, il nous faudra quelques jours pour nous y faire. Le but de ce soir sera Chinatown, à environ 20 min. à pied de la GH. La rue de Jelan Petaling est entièrement dédiée au business, une sorte de Khao San Road local. T-shirts, sacs à main, montres, tout est contrefaçons. Les clients sont arabes, occidentaux, malais, japonais, vive la mixité ethnique lorsqu’il s’agit d’achats… Le site est suffisamment grand pour y passer quelques heures. On voit même des francophones remplir des sacs … Ikea ! Nous succomberons comme tout le monde à la tentation et après d’âpres marchandages, nous achèterons quelques vêtements. Les Chinois sont moins souriants que les Thaïs, en tous les cas quand il faut négocier ! Nous mangeons également sur place, sur la terrasse d’un établissement chinois. Excellent. Les prix sont par contre plus élevés que chez le voisin du Nord, ce sera la tendance générale tout au long du voyage. Retour vers la GH, parties de cartes sur la terrasse et finalement retour dans nos lits.
Vendredi 3 juillet 09
Nous récupérons du décalage horaire et nous nous levons vers les 09h30. Petit-dèj, vaisselle et nous allons acheter nos billets à la gare routière qui est à 10 min. à pied : 4 billets pour les Cameron Highlands pour 90 RM, départ à 10h30 le lendemain. Nous continuons vers le Central Market. Ici, pas de contrefaçons, mais de l’artisanat local, des tissus, de l’art. Nous voulons visiter la mosquée Masjid Jamek, mais nous sommes vendredi et tous les fidèles sont à la prière. Le lieu est donc fermé aux non-musulmans. Petite pause boisson, on étudie la suite de l’après-midi. Finalement, on part dans le quartier de Kampung Baru, au nord des Petronas. Dès la sortie du métro, il faut prendre sur la droite et nous trouvons de nombreux petits restos en plein air qui servent de la nourriture malaise en buffet. Chaque fois que l’on met un nouveau plat dans l’assiette, l’addition monte. Mais rien de dramatique, puisque 2 assiette suffisantes pour 4 ont coûté 10 RM ! Nous traversons le quartier à pied, sans voir l’ombre d’un Occidental. Le paysage contraste avec le centre-ville. Ici, pas de circulation infernale, pas de bus puant le gasoil, pas de klaxon, juste de petites maisons et ruelles tranquilles. Nous débouchons sur le marché de Chow Kit, là aussi très local. On y trouve surtout de la nourriture, viande, poisson, légumes, fruits, attention aux odeurs ! Mais cela reste très typique, là aussi sans Occidentaux. Retour ensuite à la GH, se poser un peu et préparer la suite. Nous passons quelques coups de fil pour réserver des chambres ou se renseigner sur des prix. Parties de carte, petit tour sur le net, nous profitons de la petite terrasse de la Red Palm. L’air est toujours aussi moite, la température ne bouge pas. Et pas de pluie, ni orage. Nous repartons manger dans les stands en plein air proche du métro de Bukit Bintang. Retour ensuite à la GH. Il faut dire que Wimbledon arrive à son terme et que notre « Rodger » national est toujours en lice, en passe de battre un record historique. Ce sera donc soirée télé ! Rodger a gagné, nous pouvons monter nous coucher l’esprit serein.
Samedi 4 juillet 09
Nous nous levons vers 09h00, histoire d’être prêts pour prendre notre bus direction les Cameron. Dernier petit-dèj, quelques photos avec la très sympathique patronne et nous prenons la direction de la gare routière avec nos sacs. Notre bus, assez vétuste, est là et nous attend. Nous chargeons et c’est le départ. Nous sortons de KL par de larges autoroutes où la circulation est aisée et tranquille. Les routes se font plus étroites et, comme en Thaïlande, un arrêt est prévu pour se restaurer. Les chauffeurs de bus respectent leurs heures de conduite apparemment. A Tapeh, visiblement notre bus a un problème et nous devrons attendre qu’un autre véhicule vienne nous prendre en charge. Dès Tapeh, la route commence à grimper et le nouveau (mais pas neuf) bus à peiner … Le reste du chemin sera long et très sinueux. Mais cela ne vaudra jamais les 1864 virages entre Chang Maï et Mae Hong Son de l’an dernier ! En arrivant à Tanah Ratah, un minivan nous attend, résultat de notre coup de fil de la veille à la Cameronian Inn GH pour annoncer notre heure d’arrivée. Le trajet est court, l’endroit est à 10 min. à pied du centre du village. La GH est très bien tenue et nous avons réussi à avoir la Family Room à 4 lits (100 RM). Il y a toute sorte de service, notamment la lessive. Il est temps de donner quelques habits à laver. Nous partons à pied acheter quelques succulents beignets de banane à un stand que nous avions repéré en venant et nous revenons les manger sur la terrasse avec un thé local. Le thé, nous en ferons une cure. Nous le boirons avec du lait condensé, comme les Malais, chaud ou froid. Le petit jardin est accueillant pour quelques partis de carte. Le soir commence à tomber et nous réalisons que nous sommes à prêt de 2000m. d’altitude, nous allons donc sortir nos jaquettes pour la seule fois du périple. Il fait frais ! Un petit orage éclate même, mais rien de bien terrible. Notre premier repas dans les montagnes sera chinois. Un Steamboat (fondue chinoise) avec toute sorte d’aliments à faire cuire dans le bouillon : crevettes, poissons, poulet, légumes, etc… A notre retour, la pluie s’est remise à tomber. Ce sera parfait pour aller dormir.
Dimanche 5 juillet 09
Aujourd’hui, ce sera un tour organisé avec une agence locale, proposé à la réception de la GH. Bien sûr, les plantations de thé peuvent se visiter seul, mais on se coupe des explications avisées d’un guide. Donc vers 09h00, une Jeep vient nous chercher. Notre guide du jour, Ravi, est originaire du Tamil Nadu en Inde. Bel exemple de la mixité des ethnies et religions qui peuplent la Malaisie. Il parle un anglais quasi parfait. Nous serons accompagnés de 2 autres couples, des Autrichiens et des Hollandais, pas très causants. Première visite de la journée, une explication en bordure d’une plantation de thé, sur l’origine, le fonctionnement et le développement de la culture du thé dans cette région du pays. Très intéressant. Puis, nous montons en Jeep proche du sommet du Gunung Brinchang, le plus haut du coin. L’air est vif. Nous faisons une petite marche en forêt pour atteindre un point de vue et Ravi nous explique l’usage de certaines plantes ou fleurs, inconnues sous nos latitudes. Puis, nous poussons jusqu’au sommet où il y a malheureusement pour le paysage d’énormes antennes TV. Une petite tour nous permet de prendre encore un peu de hauteur pour admirer les environs. Descente ensuite sur la Boh Teh Plantation. On peut visiter l’usine où les feuilles sont amenées pour la fabrication du thé. Les informations données sont instructives. La vue sur les collines environnantes est magnifique, avec tous ces buissons verts qui suivent les douces courbes du terrain. Un magasin permet d’acheter la production locale, le choix est vaste. La suite du programme : la Butterfly Farm où à part d’énormes papillons, il y a aussi une petite collection d’insectes et de reptiles. L’avantage d’avoir le guide est qu’il peut ouvrir les cages et que nous pouvons toucher ou prendre dans les mains des sauterelles géantes, d’énormes scarabées, des insectes ressemblant parfaitement à des feuilles d’arbres et même des scorpions. Les papillons sont effectivement assez gros et colorés. Bref la visite vaut la peine. Nous revenons à Tanah Ratah pour le repas de midi pris chacun de notre côté. Nous nous posons sur la terrasse d’un petit stand local pour une nouvelle dégustation de beignets (banane, patate douce, légumes) et de thé, sucré avec du lait … L’après-midi, nous sommes censés visiter un village Orang Asli, une ethnie qui vivait dans la forêt il y a encore peu et que le gouvernement malaisien sédentarise peu à peu. Ce sera le gros point noir du tour organisé. En terme de village, il s’agit en fait de 3 bicoques au bord de la route principale de Tapah. Un « pseudo-chef » de village, en habits traditionnels, fait un simulacre de démonstration de chasse à la sarbacane, proche d’une cascade. Evidemment, cela donne quelques belles photos, mais alors rien d’authentique ! Rien. Puis, nous rejoignons une poignée d’hommes dans une hutte, pour l’exécution d’une danse traditionnelle. Aucune réelle conviction et comme on les comprend. Cela ressemble fortement à de la prostitution touristique et cela nous met mal à l’aise. Seul moment plus divertissant : nous avons pu essayer à tour de rôle la sarbacane sur un panneau en bois disposé à 7-8 mètres de distance. Pas facile à viser. Petite anecdote, un des Orang Asli est un sosie quasi parfait de Michael Jackson, avant ses nombreuses opérations esthétiques… Il se donne d’ailleurs le prénom de Michael. C’est bon, la civilisation a rattrapé les Orang Asli. Bref, le tour était vraiment sympa le matin, mais la partie de l’après-midi n’est pas nécessaire. Elle permettra néanmoins aux Orang Asli de gagner quelques Ringitts, c’est tout. Nous nous arrêtons encore à la Bee Farm, où il y a une grosse ruche en démo. Nous n’y trouvons pas la Reine et quittons les lieux après quelques achats (savon au miel, thé au miel, etc…). Vers 17h00, retour à la GH. Notre guide aura été très sympathique et efficace. Après la douche, le repas du soir. Ce soir, ce sera indien et notre choix se porte sur le Chennai Curry House, dans la rue centrale, qui propose un Tandoori Set très alléchant pour 7 RM. Avec un magnifique Lassi, ce sera parfait. Au total, un excellent repas indien pour 45 RM à 4. Ce soir, pas de prolongation en ville, c’est la finale du tournoi de Wimbledon avec … Rodger bien sûr. Notre héros national a la bonne idée de faire traîner les choses et nous devons attendre 3 heures du matin pour le voir savourer la victoire.
Lundi 6 juillet 09
Vu l’heure du coucher, nous nous levons vers 11h00. Après le petit-dèj, nous étudions les chemins de randos dans les environs. Nous optons pour le T4 et le T6 qui offrent environ 3 heures de balade dans la forêt. La GH a un panneau avec les indications utiles et j’en fais une photo pour pouvoir les avoir avec moi lors de la marche. Le chemin démarre derrière la gare routière. Cela tombe bien, nous en profitons pour réserver nos billets pour KL pour demain (90 RM). Nous empruntons le chemin choisi et c’est parti pour 3 heures de balade. Il fait plus frais sous les arbres, mais cela ne nous empêche pas de transpirer abondamment. Le chemin est bien tracé et grâce à ma photo, nous trouvons facilement les embranchements. Mais on pourrait aussi se perdre facilement… D’ailleurs en partant en rando, il faut toujours donner son itinéraire à sa GH afin de pouvoir être plus facilement localisé au cas où on viendrait à s’égarer dans l’immensité de la forêt. Certains ont passé la nuit dehors et doivent encore s’en souvenir. Si les chemins sont tracés, il n’y a par contre aucune indication. Nous ne voyons aucun animal, même si la nature est belle et sauvage. De retour au village, nous stoppons dans un resto indien pour des Lassis bien mérités, ainsi que, soyons fous, des crêpes aux cacahuètes et à la noix de coco. Les prix de ces restos sont dérisoires et la nourriture est excellente. Retour à la GH où nous profitons du soleil de cette fin d’après-midi en jouant aux cartes. Avant de sortir manger, douche, vérification des mails, un petit thé (au lait sucré). La jaquette sera de nouveau de mise ce soir. Nous mangeons chinois. Indien à midi, chinois le soir, les amoureux de la cuisine asiatique que nous sommes sont comblés.
Mardi 7 juillet 09
Notre destination du jour est Malacca, mais il n’y a aucun bus direct. Nous devons de toute manière redescendre sur KL et c’est là que nous changerons de bus. Le patron de la GH nous pousse en voiture à la gare routière. Le bus redescend la route sinueuse des Cameron, c’est le même véhicule qu’à l’aller. Cela se voit, arrivés en plaine, nous devons faire un stop pour réparer un problème avec la pédale d’accélérateur. C’est un gamin de 12 ans qui part sous le bus avec des outils pour resserrer 2-3 boulons … Puis, ce sera l’autoroute jusqu’à KL. Les voies s’entrecroisent, les sorties sont nombreuses, je ne me verrais pas en voiture de location là au milieu. A la gare routière, j’achète 4 billets pour Malacca (52 RM), le départ est prévu dans moins d’une heure. Pour les bus, le système est différent de la Thaïlande. De nombreuses compagnies privées de transport se disputent les lignes et les clients, racolant le voyageur dès son entrée dans la gare routière. Difficile de faire un choix, pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre ? Les prix restent sensiblement les mêmes, mais ensuite il y a encore le choix entre les bus normaux, les VIP, les super VIP … Ceci fait que la gare routière de KL est une véritable ruche. Heureusement, un guichet d’information renseigne efficacement à quel guichet se rendre pour la destination voulue. Pour Malacca, malgré ce que le vendeur nous avait dit, le bus n’est pas direct et nous faisons des détours dans la campagne environnante. Une fois à Malacca, nous rejoignons notre GH en taxi. Là, c’est plus simple : c’est comme à KL, on achète son billet à un comptoir en fonction de la destination et un chauffeur est désigné pour nous conduire. C’est ainsi que nous arriverons à la Samudra Inn, une GH au dernier étage d’un petit immeuble. Cela ressemble à un énorme appartement divisé en chambres et organisé en petite GH. Nous aurons une chambre avec salle de bains et une autre sans, mais côte à côte. C’est simple, mais propre. Le proprio, en première apparence un peu froid et distant, se révèle en fait très sympa et plein de bons conseils. Nous sortons ensuite manger au Madinah Restoran où les plats sont excellents et bon marché. Il y a une place vers l’église St-Paul où une fête se déroule pour honorer le premier anniversaire de l’inscription de Malacca au patrimoine de l’UNESCO. Les différentes communautés de la ville (chinoise, indienne, malaise, portugaise) ont organisé des danses, des chants, des petits sketchs. Tout le gratin de la ville est là, de même que de nombreux habitants. Les danses indiennes ont un petit air de Bollywood, les costumes sont splendides et nous passons un excellent moment. Vers minuit, retour à pied à la GH en 10 min.
Mercredi 8 juillet 09
Nous prenons le petit-dèj en face de la GH, où il y a un resto qui fait tout à fait l’affaire. A 8h30 précises, Alias, le boss de Melakaonbike est là pour nous prendre en charge. Ce matin, ce sera VTT au programme. 20 minutes de transport plus tard, nous arrivons chez lui, dans la campagne environnante, où il a son stock de vélos. Et c’est parti pour 3 bonnes heures de randonnée écologique. Nous traversons des plantations de palmiers à huile où nous pouvons voir les ouvriers cueillir les énormes grappes de fruits au sommet des arbres. Ils utilisent une très longue perche (entre 5-7 mètres) qu’ils n’arrivent pas à lever d’un seul coup sans faire levier sur un tronc. La grappe de fruit découpée de l’arbre fait un bruit très sourd en tombant au sol. Normal, elle peut peser jusqu’à 50 kilos ! Alias nous explique comment on tire ensuite l’huile de ces petits fruits rouges. Il faut dire que la Malaisie a fait du palmier à huile sa culture principale, n’hésitant pas à arracher ou déforester d’autres plantations. Rentabilité …Puis ce sera les plantations d’arbres à caoutchouc, où l’on voit également des femmes venir faire des entailles dans les troncs pour que le caoutchouc liquide puisse se déverser dans de petits pots. Notre guide prend un peu de ce liquide blanc et nous confectionne en quelques minutes une balle qui fait des rebonds impressionnants. Plus loin dans la plantation, nous allons au dépôt où le caoutchouc est récolté et mélangé à de l’ammoniac pour le maintenir liquide. Nous assistons à ces opérations effectuées par des travailleurs indiens ou du Bangladesh, peu payés, mais semble-t-il heureux d’avoir un emploi en Malaisie. Tous sont très souriants et acceptent sans souci d’être pris en photo en plein labeur. Nous quittons ensuite les plantations pour pédaler sur les chemins de campagne. Les bords des routes sont remplis d’arbres fruitiers ou de plantes diverses utilisées en cuisine. Alias s’arrête souvent pour que l’on goûte des fruits ou pour nous expliquer l’utilisation de telle ou telle plante. C’est vraiment instructif et agréable. Vers 14h00, Alias nous ramène vers notre GH. Son éco-tour vaut vraiment la peine, alors j’y vais de mon petit coup de pub : www.melakaonbike.com , 80 RM p. pers. Seule précaution, mettre des manches longues et éventuellement des pantalons pour se prémunir des moustiques, très nombreux sous les arbres. Le resto du petit-dèj propose maintenant un énorme buffet pour le repas de midi, alors départ ! L’après-midi sera consacrée à la visite du centre de Malacca, ses églises portugaise et hollandaise, cette dernière en briques rouges. Nous parcourons aussi Chinatown qui a un ou deux temples magnifiques. En fin de journée, nous montons à la gare routière avec le bus 17 pour acheter nos billets de bus pour Mersing où nous partirons demain (22, 8 RM p. pers.). Retour à la GH, quelques courses au centre commercial Carrefour (eh oui…), puis on prend un verre pour souffler un peu de cette active journée. Vers 19h00, je me rends dans une laverie chinoise où nous avions déposé notre linge sale la veille (3, 5 RM le kilo). Il est vraiment facile de laver son linge dans ce pays, comme l’an passé. Cela permet de voyager vraiment léger, pas besoin de remplir les sacs. On ne change pas nos bonnes habitudes et nous mangeons encore au même resto en face de la GH. Il faut dire que le buffet est si varié qu’il faudrait une semaine pour tout goûter. Résultat : encore un excellent repas pour 27 RM pour 4. Depuis notre arrivée à Malacca, les gens nous paraissent plus ouverts, plus souriants et plus sympathiques. KL avait le défaut des grandes villes, impersonnelles et individualistes, les Cameron étaient en montagne, comme chez nous les gens sont certainement un peu plus « bourrus », mais là, vraiment la population est charmante. Les gens cherchent le contact, la discussion, veulent savoir d’où l’on vient, etc… Le soir, nous retournons sur la place des festivités où les spectacles continuent. Un homme a vu mon t-shirt rouge à croix blanche et a même pu me parler de la date du 1er août, fête nationale de notre Helvétie natale ! Un autre a pu me citer 4 ou 5 villes suisses, ce que pas mal d’Européens sont incapables de faire. Malacca nous a enchantés.
Jeudi 9 juillet 09
Notre bus est à 12h45, nous avons le temps. Nous partons prendre le petit-dèj, de l’argent à un ATM et nous cherchons aussi une pharmacie pour le plein d’anti-moustique. Il faut dire que Dominique est particulièrement visée par les insectes. Ils vont tous sur elle et elle est pas mal parsemée de piqûres. Après une menace d’orage, le temps s’est mis sur beau et il y a un air qui souffle, rendant l’atmosphère nettement respirable qu’à KL. Nous quittons Malacca avec la satisfaction d’avoir vu une ville agréable, avec des touches européennes, une recherche d’esthétisme, des décors nocturnes et en plus avec la chance d’avoir pu assister au festival des communautés. Maintenant, direction l’île de Tioman et le début de la partie balnéaire. Nous reprenons le bus 17 pour aller à la gare routière, le long de la grande route à la sortie de la GH. Il suffit de héler le bus sur le bord du trottoir, on monte et paie son billet dans le bus au chauffeur. Nous sommes un peu en avance, nous faisons le tour des nombreuses boutiques et commerces qui peuplent la grande gare routière de Malacca. Départ. Notre chauffeur se croit rapidement au GP de Malaisie au volant d’un bolide. Conduite rapide, dépassements risqués, nous sommes tout à l’arrière, mais pas rassurés. Arrêt de 30 minutes à Kluang, juste de quoi se dégourdir les jambes et acheter quelques beignets de banane, toujours aussi délicieux. Puis suite de la route jusqu’à Mersing, toujours à vive allure. Le paysage est assez monotone, palmiers, palmiers, palmiers … pour l’huile. Cette culture prend vraiment le pas sur toutes les autres, économie oblige, très rentable semble-t-il. Arrivés à Mersing, le bus fait un premier stop à un rond-point et un homme monte pour savoir qui prend le bateau pour Tioman. En fait, il racole les passagers et essaient de vendre des billets avant tout le monde pour sa propre agence, mais sans le dire bien sûr. Etant les seuls Occidentaux dans le bus, il s’adresse directement à nous. Je n’aime pas être forcé et connaissant la combine, je lui réponds que nous ne savons pas encore si nous prendrons le bateau demain ou après-demain. Il donne alors le nom de son agence … Direction l’hôtel Embassy où nous passerons la nuit pour embarquer demain matin. Nous avions réservé 2 chambres par téléphone (55 RM la double) et l’endroit est vraiment bien. Bonne literie, clim, douche et toilettes. Nous allons à la jetée nous renseigner pour nos billets de bateau. Plusieurs agences proposent des billets pour Tioman, tous au même prix d’ailleurs (35 RM le trajet, donc 70 RM A/R). Le choix se fait donc au feeling et pas besoin de chercher la meilleure opportunité. La différence est que les agences essaient aussi de vendre l’hébergement de leur choix, souvent leurs propres établissements. Pour notre part, nous irons sur Juara, où le Rainbow Chalets nous attend. Encore une réservation par téléphone. Finalement, nous prendrons nos billets à l’agence Larossa, au guichet 13. Le patron, sa femme et son fils sont très sympas et n’essaient pas de nous forcer pour quoi que ce soit. Vendu. Nous prendrons nos billets de retour en open, il suffira de confirmer la veille de la traversée pour avoir une place (mais ne pas oublier car le bateau est souvent plein me dit-on). Une fois nos billets en poche, nous passons une heure sur le net au meilleur prix rencontré dans le pays (1, 5 RM), avant d’aller prendre un succulent repas indien au Al Arif restoran où nous mangeons de délicieuses Murtabak (crêpes fourrées au poulet ou au bœuf) à tremper dans une sauce au curry. 30 RM pour 4, boissons comprises (jus de fruits frais et … thé au lait sucré). Dernières parties de cartes avant une bonne nuit.
Vendredi 10 juillet 09
Excellente nuit, dans une bonne literie, rafraîchis par la clim. Cet hôtel est imbattable rapport qualité-prix. Notre vendeur de billets vient nous chercher avec son van, comme convenu, ce qui nous évite la marche avec nos sacs jusqu’à la jetée. Là, suivant les conseils de la patronne, nous l’attendons pour qu’elle nous mène à l’embarquement, erreur. Car premiers arrivés, premiers montés à bord. Les bateaux ne sont pas grands. En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste avec son nom et son numéro de passeport. Une fois la liste complète, on est recalé directement sur le prochain bateau. Ce qui a été notre cas. Du coup, 1h15 d’attente au port. Il faut encore s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour le fonds de conservation des parcs marins de Tioman. Sans cette taxe, pas de bateau. Bref, en gros, arriver en avance à la jetée et s’inscrire le plus vite possible sur la liste des passagers. Finalement, nous embarquons pour Tekek, sur la côte ouest de Tioman. 2 petites heures de traversée, nous voilà sur l’île. Le bateau commence par aller tout au nord, vers Salang où la majorité des gens quittent le navire. Le bateau redescend ensuite la côte pour finalement arriver à Tekek. Un chauffeur nous attend pour nous faire traverser l’île en voiture, direction la plage de Juara. 30 minutes de trajet, sur une route entièrement bétonnée, mais avec de fortes déclivités. La plage de Juara est quasi déserte, il faut dire qu’il y a peu d’hébergements ici et qu’ils sont bien espacés. Quelques restaurants aussi, mais rien qui va provoquer une surabondance de touristes. C’est ce que nous recherchons et ce sera parfait. Les Rainbow’s Chalets sont tout simples : un lit, une moustiquaire, WC et douche, ventilo au plafond, 50 RM la nuit, le tout sous les cocotiers, à 30 mètres de la mer. Ah oui, et une super petite terrasse pour se tenir à regarder les flots. L’endroit est calme, serein, reposant. Nous y serons bien pour quelques jours. Premier bain, l’eau est chaude et bizarrement peu salée. Pour le repas du soir, nous prendrons nos quartiers au Sunrise Café voisin où la nourriture est excellente et variée. Pour 60 RM à 4, nous prenons un très bon repas. Dès 21h00, le vent se met à souffler fort et l’orage arrive. La température baisse, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent l’obscurité. A l’abri sur notre terrasse, nous assistons à la colère du ciel. Une vraie averse tropicale. Le ventilo sera tout de même nécessaire pur passer une bonne nuit.
Samedi 11 juillet 09
Journée plage et farniente. Nous continuons de prendre nos repas au Sunrise, à 25 m. de notre bungalow, vu la gentillesse du personnel et la qualité de la nourriture. Puis, ce sera baignade et snorkelling. La plage est idéale pour profiter de l’eau, mais il n’y a pas grand-chose à voir sous la surface. Malgré une protection solaire de 30, le coup de soleil n’est pas évité pour le dos de Bibi. Pourtant, j’avais prévu un t-shirt dévolu exclusivement au masque-tuba, t-shirt que je n’ai pas mis… Au milieu de l’après-midi, grosse averse tropicale et nous restons sous les gouttes bien fraîches, les bras lever au ciel. Et le ciel bleu de revenir rapidement … Re-baignade, entrecoupées de parties de carte sur notre terrasse. Délassement. La marée est descendante, ce qui permet de faire un petit jogging le long de la plage, sur le sable dur avec Lauriane. Le repas du soir ? Au Sunrise. Les éclairs se rapprochent de Tioman, mais pas de pluie, seul le vent qui souffle fort… Au milieu de la nuit, la pluie s’en donnera à cœur joie, les grosses gouttes frappant notre toit en tôle, comme pour nous bercer.
Dimanche 12 juillet 09
Au réveil vers 10h00, le ciel est encore brumeux, hésitant entre nuages et soleil. J’ai 43 ans aujourd’hui. Cela fait presque 15 ans que je n’aurai pas fêté mon anniversaire en Suisse. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère et la plage est déserte. Un si beau lieu et personne, pourvu que ce petit paradis ne succombe pas aux promoteurs. Le temps reste couvert, mais sec, toute la journée. Que du farniente, des baignades, des promenades le long de la plage, des parties de carte. Ce rythme nous convient. Pour ne pas déroger à nos (bonnes) habitudes, nous mangerons le soir au Sunrise : curry de poulet, poisson grillé, crevettes et les boissons, toujours pour 60 RM pour 4. Les filles présentent pas mal de petits boutons rouges qui démangent. Les mouches de sable. Inévitables ici. On ne sent rien sur le moment, c’est le soir que les boutons apparaissent et commencent à gratter. Et cela dure sur plusieurs jours. Mais comme toute piqûre, cela finit par passer. Il paraît qu’il ne faut pas s’étendre sur le sable pour éviter les désagréments.
Lundi 13 juillet 09
Nous allons changer de côte, histoire de voir Tioman version ouest. Direction ABC Beach. Les filles n’ont pas trop envie de marcher (vive les ados…) alors elles iront en taxi, mais s’occuperont de nos sacs. Et pour Dominique et moi, ce sera le Jungle Trekk. Le temps est plutôt beau, légèrement venteux. Dommage de partir, de belles vagues viennent casser sur Juara. Le taxi emmène nos filles pour les déposer au Marine Park, de l’autre côté de l’île. Il nous prend un bout, histoire de gagner un peu de bitume, la première partie de la traversée de l’île étant sans intérêt. Puis nous prenons le sentier, très bien tracé. Nous croisons quelques touristes qui font le chemin depuis Tekek. Nettement plus dur, ça grimpe sec dans l’autre sens … Les bruits de la forêt sont parfois inquiétants, la nature nous fait sentir tout petit. Ecureuils, lézards, geckos, fourmis géantes, nous observons la faune. Mais aucun singe. L’endroit est bien sauvage, bien plus que dans les Cameron. Après environ 2 heures de marche à un rythme tranquille, nous atteignons Tekek. Il nous faut encore rejoindre le Marine Park, à quelques centaines de mètres. C’est le bout de la route avant ABC. Les filles sont là, nous mangeons un petit repas, avant de mettre le cap sur les bungalows de Mokhtar’s Place que nous avions contactés la veille. L’endroit est conforme à notre philosophie de voyage, simple, mais propre. En plus, il y aura un accès internet. La plage en contrebas est de sable, mais très vite, le fond de l’eau est envahi de petits rochers ou de coraux, ce qui rend la baignade quasi impossible. Le seul endroit où se tremper est facile sur ABC est devant Nazri 1, tout au début de la plage côté Tekek. Déception. Nous sommes devant nos bungalows, sur le sable, lorsque deux gros varans déboulent sur la plage en se poursuivant. Le premier va dans l’eau pour échapper à son agresseur. C’est assez impressionnant, ces bêtes doivent mesurer dans les 1m50-1m80 avec leur longue queue. Nous pouvons facilement les photographier, mais selon les autochtones, il vaut mieux éviter d’essayer de les toucher. Petit tour ensuite sur le chemin bétonné qui suit la plage au milieu des bungalows. Envers du décor : le nombre incroyable de détritus qui jonchent les abords du chemin. L’avantage de cette côte est qu’il y a un beau coucher de soleil, pour autant que le ciel soit dégagé. Pour le repas du soir, il n’y a finalement pas énormément de choix et ce sera la terrasse du Mawar’s Beach. Bonne nourriture, un peu plus chère que sur Juara. Un petit air souffle, c’est agréable.
Mardi 14 juillet 09
Lever assez tard et petit-dèj au Mawar. Vers midi, nous partons à pied vers Panuba Beach, à environ 20 min. d’ABC. Le chemin monte un promontoire et redescend sur Panuba, dans la jungle. Comme sur ABC, à peine entrés dans l’eau, il n’y a plus de sable mais des rochers. Par contre, l’endroit est nettement mieux pour le snorkelling. Nous partons vers les rochers en bord de plage et nous voyons plein de poissons aux belles couleurs. Panuba est isolé. Un seul resto et aucune possibilité de passer sur ABC le soir, le sentier dans la forêt n’est pas éclairé. Vers le milieu de l’après-midi, les filles restent sur cette plage et avec Dom, je pars direction Monkey Bay. Nous décidons d’y aller en bateau et de revenir à pied, par le chemin dans la forêt. 15 min. de trajet sur l’eau et notre taxi nous dépose dans la baie. Nous y sommes seuls, sur une large plage. Aucune infrastructure, l’isolement total. Par contre, l’arrière-plage est vraiment sale, jonché de détritus soit laissés là par les visiteurs, soit rejetés par la mer. Le plastique est une véritable catastrophe écologique en matière de pollution. Après une baignade dans une eau transparente, nous reprenons le chemin de Panuba. Nous avions fait attention de ne pas laisser notre sac sans surveillance trop longtemps. Non pas qu’il y ait des voleurs humains ici, mais bien des singes chapardeurs. Des témoignages affirmaient que certains touristes snorkellaient et que les singes sont descendus de leurs arbres pour prendre les sacs laissés sur la plage. Avec argent, passeports, téléphones … Le sentier est relativement bien tracé et il suit toujours la ligne électrique. Nous atteignons rapidement Monkey Beach, une autre plage isolée et encore plus belle que Monkey Bay. Le sable y est doré et l’eau vraiment claire. Le trekk est plus sportif que celui de Juara, il faut souvent escalader, contourner, passer sous des arbres tombés en travers du chemin. Nous voyons quelques singes au long du parcours, notamment une femelle qui porte son petit sous son ventre, et évidemment les habituels lézards qui nous font souvent sursauter en filant dans les buissons à nos pieds. 90 minutes plus tard, nous arrivons sur ABC, trempés de sueur. Sans être exceptionnelle, la promenade était bien sauvage. Le long du chemin qui longe la plage, sur un pont, nous voyons notre premier serpent en Malaisie : un python de belle taille, posé et enroulé dans les branches d’un arbre à une dizaine de mètres des bungalows de Mawar, dont certains ont la fenêtre ouverte ! Une dernière baignade rafraîchissante vers Nazri 1 et nous nous douchons pour aller manger. Ce soir, le coucher de soleil nous joue son show. Couleurs splendides, photos réussies. Repas au Mawar et dessert au Nazri. Puis, il sera temps de rentrer préparer les sacs, nous partons demain tôt, le bateau est à 08h00. Cherating ? Lac Chini ? Nous n’avons guère eu le choix. Nous pensions aller au lac Chini, mais un coup de fil chez Rajan Jones nous apprend que sa GH est overbookée pour au moins une semaine. Des groupes scolaires. Il est contrarié, mais on sent qu’il veut nous être serviable. Selon lui, il pourrait nous loger chez l’habitant dans le village, mais sans assurance de pouvoir nous accompagner dans la jungle. Ce sera donc Cherating.
Mercredi 15 juillet 09
Nous nous levons tôt pour ne pas manquer notre bateau. Nous ne pouvons prendre le suivant, car notre bus pour Kuantan et Cherating part à midi de Mersing. La mer est ce matin assez agitée, la traversée sera quelque peu secouée. L’air conditionné est poussé à fond, il fait même froid dans le bateau. En arrivant à Mersing, nous allons directement récupérer nos billets de bus à l’agence Larossa, que nous avons appelée depuis Tioman pour confirmer notre achat. Les billets sont là, nous payons. Service efficace et avec le sourire. Le trajet pour Kuantan coûtera 17 RM p. pers. Nous prenons notre repas à la jetée où il y a 2-3 restos avant de foncer à un ATM dans le centre de Mersing pour reprendre de l’argent. Le patron de l’agence Larossa nous amène avec son minibus à la gare routière, nouvelle et désormais hors de la ville. Nous sommes en avance ou notre bus est en retard. Cela nous laisse le temps d’aller au petit marché qui est derrière la gare routière. Produits locaux, légumes, fruits, volailles et poissons. Un vendeur me laisse prendre un petit requin pour faire une photo, pas de souci et toujours un grand sourire. Notre bus arrive. En fait, il passe par Cherating, pas besoin de changer à Kuantan, bonne nouvelle. Il me suffit de payer un petit supplément. Les chauffeurs se relaient après une pause repas sur le bord de la route. Ils sont prudents et conduisent parfaitement. Après quelques heures, il nous dépose sur la route nationale, à 500 mètres à pied du village de Cherating. Nous trouvons rapidement la Payung GH qui propose une dizaine de bungalows dans un joli jardin, tous avec douche et WC, ventilo et moustiquaire, très propre, pour 40 RM. Nous avions réservé par téléphone, deux d’entre eux seront pour nous. Personne n’est à la réception, pas grave, nous laissons nos sacs à dos sur place et partons pour la plage. Une énorme plage de sable. La marée est basse, nous pouvons marcher sur le sable dur, sous un ciel voilé et sans soleil. Nous faisons le tour de Cherating, petit village sans vraiment d’animation, avant de revenir à la GH prendre possession de nos chalets. Douche et lavage à fond. Une laverie est en face de la GH, nous y amenons notre linge sale : 3, 70 RM le kilo. Le soir, nous faisons une excursion sur la rivière qui passe derrière la GH. Ce tour est proposé à l’entrée de la Payung. Le but, observer les milliers de lucioles qui bordent le cours d’eau. Nous passons une heure en pleine obscurité, dans une petite barque. Les lucioles sont là, telles des guirlandes animées. Notre guide les attire avec une lampe rouge et elles viennent virevolter au-dessus de nos têtes, le spectacle est fantastique, des centaines de fées clochettes issues d’un conte de Disney. Le batelier doit connaître la rivière par cœur, car il n’a aucune lumière pour se guider dans le noir. Au retour, nous nous posons pour le repas du soir dans les gargottes en face de la Payung. Les Malaisiens mangent là, très peu de touristes, l’assurance d’avoir un bon repas. La literie est bonne, nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 16 juillet 09
A notre lever, nous cherchons quelque chose d’ouvert pour le petit-dèj. Quasiment tout est fermé. Cherating donne l’impression d’un village abandonné, d’une époque touristique florissante désormais révolue, comme si les étrangers, pressés de rejoindre les Perenthians oubliaient de s’arrêter ici. Pourtant, Cherating a beaucoup à offrir à ses visiteurs. Une plage superbe et sure, une rivière avec une faune bien présente, un sanctuaire aux tortues accessible à pied. Nous trouvons finalement de quoi nous sustenter et nous partons à la plage où les vagues nous permettent de nous amuser. Aucun caillou, ni rocher, que du sable. L’eau est brassée par le courant et n’est donc pas transparente. Mais elle est claire. La marée est à nouveau descendante et on peut marcher un long bout dans l’eau. Même problème que ce matin pour le repas de midi. Tout semble fermé. Il nous faut faire le village à pied pour trouver un petit resto, sans carte, où nous mangeons ce qui est proposé. Nous connaissons la rivière de nuit, nous y retournons, mais de jour ! 2 heures de découverte de la faune locale en compagnie d’un guide sur sa barque. Oiseaux aux belles couleurs, lézards de belles tailles, serpents de la mangrove enroulés dans les arbres (belles couleurs, noir et jaune fluo, magnifique, mais inquiétant car très venimeux paraît-il) et même des loutres qui nous font le spectacle, sautant et nageant autour de notre embarcation. Le guide a l’œil, il voit des choses que nous n’apercevons pas. Retour pour prendre une douche et notre repas au Matahari. Hasard, le cuistot était notre guide tout à l’heure. Le poisson se choisit à l’entrée de la terrasse et se paie au poids (5 RM les 100 gr.). Il est ensuite cuit dans une feuille de banane et agrémenté de la sauce choisie. Délicieux. La fin de la soirée se fera au Payung Café, à écouter de l’excellente musique.
Vendredi 17 juillet 09
Ce matin, lever tôt pour Bibi, car je vais pêcher en mer avec 2 autres personnes, des Chinois de Hong-Kong. Nous passons plus de 4 heures en mer et finalement sur la rivière, sans une seule touche ! Pourtant, nous avons vu des poissons, mais voler à côté du bateau, à faire des bonds inouïs, comme pour nous narguer de venir tenter de les arracher au monde du silence. Des méduses aussi, de belles tailles, mais au large. Heureusement qu’elles ne s’approchent pas des plages, la baignade serait impossible. En fin de matinée, je rejoins les filles à la plage, ces dames font bronzette. Cet après-midi, nous irons au sanctuaire aux tortues qui se trouvent à côté du Club Med. Car oui, il y a un Club Med à Cherating. Enfin, pas dans le village même, mais à quelques centaines de mètres, 30 minutes à pied. D’ailleurs, on ne voit personne de ce repaire venir à Cherating, ce genre de touristes préférant sans doute se calfeutrer dans leur retraite bien occidentale. Il est vrai que les pêcheurs-restauteurs de Cherating sont sans doute bien moins lookés que ceux de l’établissement. Bref, en 30 minutes de marche nous voilà aux portes du sanctuaire. Et soudainement, un gigantesque sanglier sort des buissons à une vingtaine de mètres devant nous. Il nous regarde, grogne et tape son sabot sur le sol. Il est prêt à charger et nous ne faisons pas trop les malins. Un sanglier sauvage ! Et en pays musulman, il ne risque pas grand-chose, personne ne le mangera. Nous serons sauvés par une moto pétaradante qui passe à toute allure et qui fait fuir l’animal dans la forêt. La diversité de la faune est incroyable dans ce pays. Autant l’an dernier nous n’avions vu que très peu d’animaux, autant cette année les rencontres sont fréquentes. L’accès au sanctuaire est gratuit. Il y a là 3 bassins avec de magnifiques tortues dont la carapace ressemble à du bois. En demandant à un préposé, il nous amène à l’endroit où les nids sont protégés dans une sorte de serre grillagée. En regardant la date de ponte, il découvre un nid en creusant le sable et nous voyons de minuscules tortues âgées d’à peine 2 mois tenter de remonter la pente pour partir à l’aventure. Le garde recouvre rapidement le nid de sable empêchant toute fuite. Il nous apprend que les tortues viennent pondre sur la plage, mais que le sanctuaire récolte les œufs pour les mettre en sûreté dans la serre, à l’abri des prédateurs. Puis, les petites tortues sont relâchées dans la mer. Le guide nous propose de relâcher des tortues prêtes à affronter la mer. Bien sûr ! Nous partons sur la plage déserte et il nous amène alors un bac avec une cinquantaine de ces petites bêtes. Nous pouvons les prendre dans la main, les poser dans le sable et observer leur obstination à regagner la mer. Toutes ne survivront pas, mais chacune a réussi à partir dans les vagues. Grand moment. Nous aurons vu des tortues pondre sur une plage du Sultanat d’Oman et nous en aurons relâchées en Malaisie. Nous apprenons que l’on peut laisser l’adresse de la GH (et le No de son bungalow) et les responsables du sanctuaire peuvent venir vous réveiller la nuit si des tortues arrivent sur la plage pour pondre. La possibilité de faire un don est laissée à notre libre appréciation et nous ferons donc un geste pour cette noble cause. Retour à Cherating. Il fait chaud, la marche est pénible. Alors nous essayons le stop. Rapidement, un jeune qui passe par là nous embarque et nous amène avec le sourire dans notre village, nous faisant économiser 30 minutes de marche en bord de route. Nous préparons la suite de notre voyage et il y a dans le village une agence de voyage qui fait aussi cybercafé. Nous y achetons nos billets de bus pour Kota Bahru et profitons pour aller vérifier nos mails. Le repas du soir est pris au Matahari, vu la qualité des plats et de l’accueil. Encore une bien belle journée.
Samedi 18 juillet 09
Journée tranquille, qui débute vers midi, vu l’heure à laquelle nos filles se lèvent. Le propriétaire de notre GH propose de nous conduire à Kemaman, une ville à 20 km au nord. Cela tombe bien, il nous faut prendre de l’argent et il n’y a pas d’ATM à Cherating. Nous ne voyons aucun touriste sur place et nous prenons la direction du marché (le long de la rivière, après la gare routière) pour faire le plein de fruits (mangue, bananes, ramboutan, mangosteen, etc..). Nous trouvons aussi notre ATM et faisons le plein de fruits et d’argent. Notre prochaine étape sera les Perenthians et là-bas non plus, pas d’ATM. Les gens sont aimables et nous saluent facilement. Il faut dire que nous avons du succès avec nos filles jumelles. Apparemment, ici c’est un honneur particulier. Le patron de la GH ne nous a pas attendus, ce qui n’était d’ailleurs pas prévu. Pour rentrer, ce sera donc le bus local. Cela nous rappelle un peu les bus thaïs, vieux et poussifs. Nous montons dans le bus, nous sommes les seuls Occidentaux dans un véhicule bondé. Nous payons nos tickets à un vieux monsieur. Il reste quelques places à l’arrière et des gens nous font signe pour venir nous asseoir. Pas de ventilation, pas de climatisation, nous sommes en sueur. L’arrière du bus est plein de gosses qui rentrent de l’école. Les éclats de rire fusent, nous devons être l’objet de plaisanteries … Des « Hello » ou «How are you » aussi, premiers mots pour un premier contact. Pour descendre du bus, facile. Une sonnette que l’on actionne et le chauffeur stoppe. Pas d’arrêts fixes. Arrivés à Cherating, sur le haut du village sur la route nationale, nous utilisons la technique malaisienne et nous descendons avec des signes de main aux autres passagers. Nous regagnons la GH et commençons à nous gaver de nos fruits. Départ pour la plage, où la marée est à nouveau basse. De loin, nous voyons deux sortes de camping-car, le long des arbres. Nous partons voir. Un Allemand et un Suisse ! Ce dernier nous explique avoir mis son véhicule sur un cargo et il compte rentrer au pays … dans 2-3 ans, qui sait ! C’est un habitué des périples, son fourgon Mitsubishi a déjà traversé les Amériques, de l’Alaska à la Patagonie. Nous profitons des vagues, en même temps que pas mal de jeunes. La plupart des filles se baignent habillées et voilées, religion oblige. Et toujours cet excellent repas au Matahari, avec du poisson frais, cuisiné dans une feuille de banane et accompagné de sauce Sambal bien épicée. Nous aurons vraiment passé du bon temps ici. Nous ne pensions rester qu’une nuit, vive la flexibilité du routard.
Dimanche 19 juillet 09
Les réveils s’étalent sur la matinée. Nous prenons notre petit-dèj en face de la GH. 7 Canai (petites crêpes, pour lesquelles j’ai un faible, surtout celles au citron) et boissons (thé au lait sucré, jus d’orange frais) pour 7 RM. Puis, nous partons à la plage. Moins de vagues, mais par contre sans doute quelques méduses puisque qu’avec Nat, nous nous faisons piquer dans le dos. Sans gravité, juste une petite sensation de brûlure. On regarde dans l’eau , on ne voit rien. A midi, nous allons au Muda Café, directement sur la plage, petite cahutte tenue par un monsieur d’une soixantaine d’année qui fait quelques plats simples, telles que des nouilles ou du riz frit. C’est un personnage que nous avons là, toujours à rire. Il nous initie au bricolage en fabriquant des sauterelles et crevettes géantes à l’aide de feuilles de bananiers. Toute la famille s’y met et les filles démontrent une belle dextérité. Le temps est brumeux, voire couvert. Venteux sur la plage, chaud et humide dès le bord de la mer abandonné. Nous revenons à la GH vers les 16h30 pour ranger nos affaires, préparer nos sacs, récupérer une lessive. La soirée se déroulera au rythme de Cherating, tranquille. Repas dans un resto local, et pour finir un thé au Payung Café à écouter une radio Rock.
Lundi 20 juillet 09
Il fallait bien que cela m’arrive au moins une fois, grosse indigestion pendant la nuit. Une belle série de crampes intestinales, mais sans vomissement ni diarrhées. Le réveil est pénible vu le manque de sommeil et j’évite donc le petit-dèj pendant que les filles se gavent de Roti Canai. Il nous faut être à 08h30 sur la route nationale, 500 mètres plus haut, pour attraper notre bus. Vers 08h45, soit pile à l’heure, notre bus Transnacional arrive. Il suffit de faire signe pour qu’il s’arrête, mais apparemment le chauffeur savait qu’il devait embarquer des passagers à Cherating. Direction Jerteh, où nous descendrons pour aller ensuite à Kuala Besut, port d’embarquement pour les Perenthians. Tout a été organisé par téléphone avec Aziz, le propriétaire des Mama’s Chalets. Un taxi nous attendra à Jerteh, puis nous prendrons nos billets de bateau. 6 heures de route plus tard et d’une conduite irréprochable (avec une pause repas), nous arrivons à Jerteh. Le bus nous dépose sur la route principale, il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre la gare routière où notre taxi doit nous prendre en charge. 4 occidentaux qui marchent avec leurs sacs, on devrait nous reconnaître. Les chauffeurs de taxi nous sollicitent, mais sans agressivité et sourient lorsque nous déclinons l’invitation. Un homme s’approche, il porte une pancarte avec notre nom, c’est notre chauffeur. Il nous conduit à Kuala Besut (30 RM le trajet) et nous amène devant le Mama’s Holidays office où nous prenons nos tickets de bateau (35 RM le trajet p. pers., soit 70 RM A/R). Dans tous les guides, il est fait mention de bateau lent ou de ferry, mais ce type de transport ne doit plus exister. Nous avons le temps de prendre un petit repas avant le départ pour les îles. Nous discutons avec les 2 employées du bureau qui sont très sympathiques et qui veulent savoir beaucoup de choses, surtout nos âges. Voici le temps d’embarquer, nous nous rendons à la jetée. Comme pour Tioman, il faut s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour la conservation des fonds marins. Puis nous montons dans le bateau. Bateau ? En fait une grosse barque avec une bâche. Un panneau indique que l’embarcation est faite pour 12 personnes, nous sommes 18 à bord, les bagages en plus. Au port, la mer semblait bien calme, mais une fois la digue franchie, les flots sont légèrement agités. Plein gaz pilote. Apparemment, cela ne gêne pas le marin qui surfe plus qu’il ne navigue. Les sauts sont nombreux et vu que nous sommes à l’avant, on déguste. Rien de dangereux, mais cela tape fort parfois dans le dos ou la nuque. Les Perenthians sont rapidement en vue et il nous faut 40 minutes pour les atteindre. Après avoir déposé quelques passagers sur d’autres plage, nous voici devant le Mama’s et une barque plus petite vient nous chercher car il n’y a pas de ponton pour débarquer. Aziz nous accueille personnellement, je le remercie pour l’arrangement de notre transport jusqu’ici. Nos bungalows seront parfaits. Bon lit, douche et WC, ventilo, petite terrasse, classique. Ils sont dans un petit jardin et ne donne pas sur la mer. Ce sera 60 RM l’unité, alors que ceux qui sont au bord de l’eau ont la clim, mais sont à 180 RM ! Nous avions vraiment bien fait de réserver, car tout est plein et il y a même des gens qui arrivent avec leurs sacs à dos et qui doivent repartir en bateau faute de place. Petite déception quand même : il n’y a pas de plage devant le Mama’s. Juste une fine bande de sable, rapidement remplacée par du corail ou des rochers qui cisaillent les pieds. Avec la marée descendante, ces coraux sont même hors de l’eau. C’est la fin de l’après-midi, nous n’allons pas chercher une plage maintenant, alors nous trouvons un petit coin pour nous tremper tout de même. Ce soir, nos testerons le resto de notre emplacement, le … Mama’s ! Nous comprenons le pourquoi de ce nom. Apparemment, c’est la cheffe de famille qui règne en maître sur les lieux et le reste de la troupe a chacun son rôle, la caisse, le service, la réception. Les prix du resto sont corrects, mais tout de même plus chers que sur le continent. Normal. Il faut dire que l’authenticité malaise de Cherating a disparu. Il n’y a que des Occidentaux ici ou des Chinois, mais tous avec un porte-monnaie de touriste. Il faut nous réhabituer à voir autant de voyageurs. Il va nous falloir un jour, on verra demain. En sortant de notre bungalow, nous nous retrouvons nez à nez avec un beau varan, et dans l’arbre en face de notre terrasse, à moins de deux mètres, il y a de belles chauves-souris. La Malaisie est finalement bien présente.
Mardi 21 juillet 09
Le lever est tardif pour les filles, j’ai donc le temps de me prendre un léger petit-dèj avant de partir à pied en exploration pour les plages. Je file au sud, direction Abdul’s Chalet par le Jungle Trekk qui commence derrière le petit club de plongée. Après 15 minutes dans la forêt, il faut longer différent resorts, par la plage, et je trouve mon bonheur, après 25 minutes à pied environ. Les touristes s’entassent sur la portion de sable devant leurs chalets, mais en marchant un peu, tout au bout du chemin, il y a une plage de rêve, déserte, sable blanc et eau limpide. C’est LA plage. Et en plus, il y a un petit bistrot pour les boissons et un petit repas de midi. Courte baignade dans une eau transparente et je reviens sur mes pas, faire part de ma découverte. Je retrouve les filles en train de manger. Je vais vers Aziz pour louer masques et tuba (5 RM par jour et p.pers.) et une fois tout le monde prêt, départ. La marche n’est pas pénible et nous atteignons facilement mon petit coin de paradis. Il n’y a personne. Baignade, snorkelling dans les rochers qui bordent la plage. L’endroit est un véritable aquarium, les poissons sont nombreux, multicolores, n’ont pas peur de l’homme et viennent même si près que nous pouvons les effleurer. Nous testerons le petit resto pour un repas simple, du riz frit. Retour vers 18h00 pour une douche et se poser un peu après ces bains d’eau de mer et de soleil. L’endroit était idéal, mais pendant la marche du retour, nous avons à nouveau été confronté à ce tourisme de masse, qui passe sa journée sur une chaise longue, entassés sur un bout de plage. Pour cela Tioman et surtout Juara était bien différente, même si la clarté de l’eau et la blancheur du sable n’étaient pas comparables. En soirée, ce sera la rencontre avec la famille Foletti, dont Caroline est une inconditionnelle du site voyageforum.com. Cela fait de nombreux mois que nous correspondons par message interposé et le hasard a fait que cette année, nos dates et destinations de vacances coïncidaient ici. Bornéo pour eux, la péninsule pour nous, mais point commun, les Perenthians. Rencontre avec Jean-Paul, leurs enfants. Discussions, le verre de fin de soirée, l’amitié n’est plus virtuelle. Au moment de se coucher, un bel orage éclate. Il pleut très fort, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre est assourdissant.
Mercredi 22 juillet 09
Au lever, plus de pluie, mais un ciel brumeux et gris, comme souvent le matin. Il faut avouer que cela enlève un peu de magie aux paysages de ces îles. Le petit-dèj du Mama’s est bien moins cher et tout aussi correct ailleurs, c’est notre base culinaire. Nous prenons la direction de notre plage sauvage que nous faisons découvrir à Caro et ses enfants. Une bonne heure de snorkelling où nous admirons coraux, poissons, anémones (et ses petits némos qui se laissent chatouiller les flancs). Toujours aussi peu de monde, c’est incompréhensible, vu la beauté de la plage et des fonds marins. Un petit repas à la gargotte, puis vers le milieu de l’après-midi, nous prenons le chemin de la plage du Perenthians Island Resort, à l’inverse vers le Nord, après le Coral View. La plage est énorme, d’un sable blanc immaculé et l’eau d’une transparence exceptionnelle. Il y a un petit ponton à quelques dizaines de mètres du bord, d’où on aperçoit parfois des tortues. Par contre, pas trop de snorkelling ici, le fond est sableux et le bord vers les rochers n’est pas très intéressant. Fin de journée, douche pour tout le monde. Il faut se décider assez rapidement pour les restos, car les tables se remplissent vite. Vers 22h00 par contre, tout commence à fermer et nous sommes les derniers à table. La pluie recommence à tomber, non pas sous forme d’orage, mais fine et régulière.
Jeudi 23 juillet 09
Lever assez tard, comme d’habitude sur ces îles. Après un petit repas, retour vers notre plage préférée, nous ne nous en lassons pas, sans les filles qui dorment encore. Le ciel est bleu, dégagé. Nous rencontrons Caroline et une de ses amies. Nous partons snorkeller, vers un petit cap qui s’appelle Shark Point et où les bateaux qui font le tour de l’île s’arrêtent. Le paysage sous-marin est vivant, habité et splendide. Il y a des centaines de poissons et même des bancs de petits calamars. Et soudain, tout à la pointe, un requin de récif, suivi bientôt d’un deuxième. Un des deux doit bien faire 1m50, il est plus gros que ceux que j’avais vus l’an dernier à Koh Tao. Nous restons à les observer raser le fond. Ils sont parfois à moins de 3 mètres de nous, spectacle fascinant. Le petit moment d’appréhension passé, nous essayons de les suivre et admirons l’ondulation de leur queue. Après ce magnifique spectacle, petit repas au resto de la plage, nous sommes désormais des habitués. Je m’aperçois après avoir mangé que j’ai oublié mon porte-monnaie au Mama’s. Je suis bon pour me faire les 25 minutes de marche de retour. Dom m’attend, mais pour revenir ce sera un taxi-boat ! Pour la fin de la journée, nos regagnons l’autre plage qui s’apparente presque à une piscine géante. Les filles sont là, avec les enfants Foletti. Elles ont vu une tortue peu avant notre arrivée. Et même peut-être un requin. Le planning est rôdé, vers 18h30 douche pour tout le monde et une heure plus tard nous sommes installés à la terrasse du Mama’s, au bord de l’eau. Tout comme hier, la pluie s’est remise à tomber.
Vendredi 24 juillet 09
Un touriste m’ayant signalé une bande de singe dans les arbres qui bordent l’arrière du Mama’s, je m’y rends dès mon lever. Aucun animal en vue. J’apprendrai plus tard qu’une tribu de singes noirs, avec le contour des yeux blancs, faisaient les fous quasiment sur les terrasses des bungalows du Coral View. La famille Foletti les a même photographiés. Ce matin, snorkelling sur la plage du Perenthians Island Resort, rien de spécial, si ce n’est un gros baliste que nous n’avons pas pu approcher. Nous resterons sur cette plage toute la journée, avec juste un intermède pour le repas de la mi-journée. Mer translucide, sable fin, soleil, que demander de plus pour cette fin de périple. Ce soir, nous prenons une bière et le repas avec les Foletti au Paradise Restaurant, sur des petites tables directement au bord de l’eau. Le ciel est partiellement nuageux et offre de belles couleurs pour le coucher du soleil. On ne voit pas l’astre disparaître dans mer, car l’île d’en face fait écran. Néanmoins, le ciel prend des teintes rosées, puis orangées. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvrira et un violent orage éclatera finalement en milieu de nuit.
Samedi 25 juillet 09
Quelques gouttes tombent encore à notre lever, le ciel est bien couvert. Nous repartons vers notre plage isolée dans le but de voir les requins. Nous nous rendons à la nage à Shark Point et malgré que nous restions presque une heure dans l’eau, aucun squale ne montre le bout de son aileron. Nous profitons de l’eau avant de changer de plage après le repas de midi. Journée baignade. Repas au Mama’s le soir et nous finissons au Paradise avec les Foletti, en achetant une bouteille de whisky malaisien (l’équivalent du Mékong thaï) que l’on mélangera avec du coca. C’est une des rares fois où nous aurons bu de l’alcool dans ce pays. Discussions, nous apprenons à nous connaître, invitations : rendez-vous est pris à Bordeaux !
Dimanche 26 juillet 09
Le départ approche, c’est notre dernier jour sur ces îles avant le retour sur l’Europe. Pas de baignade ce matin, mais lever tard, petit-dèj et remplissage des sacs. Notre bateau pour Kuala Besut est prévu à midi. Petite séance d’au revoir avec nos amis bordelais. Nous embarquons plus ou moins à l’heure avec une famille de Danois pour prendre la direction d’autres plages afin de remplir l’embarcation. Le bateau est plein, la mer est calme. Cela ne secoue pas trop, bien moins qu’à l’aller. Par contre, il pleut, une pluie fine et légère, qui fouette le visage avec la vitesse du bateau. Nous avions été serrer la main à tout l’aimable personnel du Mama’s et un des serveurs est même avec nous sur le bateau. A Kuala Besut, nous croisons un autre serveur au port, il avait pris un autre bateau. C’est celui qui était venu nous chercher le jour de notre arrivée avec une petite barque. Très souriant il avait souvent ouvert la discussion avec nous, et évidemment surtout avec nos filles… Il était vraiment sympa et sur le quai de Kuala Besut, nous procédons à un échange de t-shirt. Mon « Swiss » jaune et vert contre un maillot de foot de Barcelone !!! C’est Lauriane qui a insisté et cela se fait très naturellement, avec photo … Un taxi nous attend après la jetée, commandé par Aziz. L’organisation est parfaite. Il nous emmènera à Kota Bahru (70 RM le trajet) en une petite heure de route. Il nous dépose devant la KB GH où nous laisserons nos sacs en dépôt (2 RM le sac), le temps de visiter une partie de la ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. L’ambiance nous fait penser un peu à une ville du Moyen-Orient. Il faut dire que Kota Bahru s’est autoproclamée « the Islamic City of Malaysia ». Mais attention, toujours dans l’esprit tolérant du pays, pas d’extrêmisme affiché. Les magasins de tissus sont nombreux, nous faisons un ou deux supermarchés. Il n’y a rien à acheter de spécial. Nous allons tout de même au centre culturel, près du stade de foot, où il y a quelques spectacles gratuits. Lorsque nous y sommes passés, c’était des percussions. Nous profitons d’envoyer nos derniers mails depuis un cybercafé. Il est bientôt l’heure de rejoindre l’aéroport pour notre vol Air Asia à destination de KL, vol réservé en mars dernier pour le prix de 10 Euros par personne… Devant la KB GH, il y a des gens qui racolent le touriste en se présentant comme taxi. Le gérant de la KB nous dit qu’on peut y aller les yeux fermés, donc nous acceptons la proposition d’un homme qui peut nous conduire à l’aéroport pour 20 RM, ce qui semble être le tarif local. Pas de borne de taxi, ni même d’inscription sur les portières, mais une voiture privée bien pourrie, visiblement bientôt au bout du rouleau. En 25 minutes, nous arrivons à l’aéroport sans encombre. Nous sommes un peu en avance. Nous avisons alors un petit resto local, pile en face de l’aéroport, il n’y a que la grande route à traverser. On s’y rend pour déguster nos dernières Roti Canai malaisiennes, avec des thés au lait sucré. Notre vol est à l’heure, l’avion est plein. Comme l’an dernier, Air Asia propose des Airbus visiblement neufs avec sièges en cuir. Une petite heure de vol bien tranquille, je devise durant le trajet avec mon voisin qui veut savoir ce que nous avons pensé de la Malaisie. Au moment d’atterrir, nous survolons KL et nous avons la chance de passer quasiment à la verticale des tours Petronas. Nous les aurons vraiment vues sous tous les angles ! Une fois à KL, nous arrivons au terminal des vols domestiques (LCCT) et même si les vols empruntent les mêmes pistes, le bâtiment des vols internationaux (KLIA) n’est pas le même. Dès la sortie, il y a une navette qui nous conduit au bon endroit (1.50 RM p. pers.), un bus vert avec le sigle KLIA sur le pare-brise. Une fois dans ce terminal, nous avons le temps, notre vol Qatarairways ne décolle qu’à 03h15 du matin. C’est le dernier à partir…comme si nous voulions profiter de chaque minute dans ce pays. Nous anticipons notre retour en Occident en mangeant au Kentucky Fried Chicken, seul établissement encore ouvert. Au moment d’embarquer, nous sommes assez peu dans la salle d’attente. Notre A 330 sera-t-il plein ? Oui, car il arrive de Bali et la plupart des sièges sont déjà occupés. Jusqu’à Doha, le vol sera cette fois tranquille et nous arrivons un peu en avance au Qatar. Quelques courses au Duty Free et nous embarquons vers Genève. Hormis quelques turbulences au-dessus d’Istanbul, notre vol est sans histoire. Nous posons à l’heure, c’est le retour à la maison.
Il nous faudra quelques jours pour prendre du recul et apprécier à sa juste valeur ce que la Malaisie nous a offert. La Thaïlande nous avait enchantés, mais cette année, notre enchantement est encore plus grand. Plus d’authenticité, peut-être de sincérité dans les rapports humains, une faune exceptionnelle, une fréquentation occidentale moins marquée. Oui, la Malaisie est une destination exceptionnelle pour les amoureux de ce type de périple et du continent asiatique. Comme pour tous nos voyages, nos têtes sont pleines de souvenirs, que la lecture de nos carnets de route ou la vision de nos photos nous rappellent avec délice.
Mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 09
Départ de Genève vers les 09h30 pour notre premier vol, direction Francfort, avec Lufthansa qui partage le vol pour Kuala Lumpur avec Qatarairways. A peine une heure de vol tranquille plus tard, nous voici en transit dans cet énorme aéroport. Pas de souci pour trouver la porte de notre prochain embarquement sur un A 330 de Qatar. L’avion n’est qu’à moitié plein et le vol est sans histoire jusque dans la péninsule arabique. Départ pour une longue escale à Doha, due aux modifications d’horaires intervenues après que nous ayons acheté nos billets. Au premier étage de l’aérogare, il y a un self service qui offre des repas, simples mais bons, aux passagers qui ont un transit de plus de 5 heures, ce qui est notre cas. Ce n’est marqué nulle part, nous tombons dessus par hasard. Nous tuons le temps avec des parties de cartes qui auront lieu tout au long de notre périple. Le jass, version suisse de la belotte, que nos filles de 16 ans maîtriseront relativement bien au retour. L’aéroport est actif toute la nuit, puisque des vols décollent et atterrissent sans interruption. Au final, nos parties de cartes auront bien meublé l’attente. Nous embarquons à l’heure pour la deuxième partie du voyage dans un autre A 330, mais qui sera archi-plein celui-là. Pas un siège de libre. Il faut dire que Kuala Lumpur ne sera qu’une escale puisque la destination finale de l’avion est Bali. Les premières heures du vol seront parfaites, mais dès notre entrée dans le Golfe du Bengale et la fin du sous-continent indien, nous voila partis pour 3 bonnes heures de turbulences plus ou moins importantes. Les repas sont souvent retardés, le personnel de bord part s’attacher fréquemment, les regards se font parfois inquiets. Le vol Rio-Paris a laissé des traces, même s’il n’y a aucune raison d’y penser. Finalement, l’approche du continent calme les ardeurs du Dieu Eole et nous nous posons sans dommage à Kuala Lumpur. Bienvenue en Malaisie ! 90 minutes de queue et d’attente pour passer les contrôles de l’immigration. Des panneaux et même un poste sanitaire font de la prévention sur le virus H1N1. Les fonctionnaires féminines sont voilées, ce qui nous rappelle que ce pays est majoritairement musulman. Après nos périples au Maroc, en Jordanie, à Oman ou encore en Turquie, nous sommes habitués. Vu le retard pris pour arriver au tapis des bagages, retrouverons-nous nos sacs ? Le tapis a cessé de tourner depuis longtemps, mais une employée gardait sérieusement une série de sacs dont les 4 nôtres. Pour rejoindre KL, nous optons pour le Airport Coach (10 RM p.pers.) qui nous amène à la gare centrale (KL Sentral). Vraiment simple, l’arrêt de bus se trouve au niveau 1, tout en bas du bâtiment de l’aéroport, sur la droite dès la sortie. De toute façon, des hommes « racolent » les voyageurs pour emprunter le bus, mais sans insistance ou agressivité. Notre but est la Red Palm GH. Nous pourrions prendre le Sky Train pour y parvenir, mais les heures de voyage nous incitent à nous y rendre au plus vite alors ce sera le taxi, plus simple et pas forcément plus cher à 4. Sur le même quai que l’arrivée des bus, il y a un comptoir où l’on annonce sa destination, le prix est fixé selon l’adresse donnée, un coupon nous est remis, un chauffeur est hélé. Pas de négociation, pas d’arnaque. Le taxi nous pose pile devant la Red Palm. L’endroit est routard à souhait. 2 chambres et un dortoir, toilettes et douche à l’étage. Le tout est propre, même si nous sommes étonnés par le plafond qui est en fait une sorte de rideau-bâche qui recouvre tout l’étage. En rajoutant l’épaisseur minime des murs (qui s’apparentent presque plus à du carton…), l’intimité ne sera pas de mise. Mais la convivialité des lieux, la gentillesse de la patronne et de son staff, l’emplacement idéal de la Red Palm, le prix raisonnable (70 RM la chambre pour 2) nous feront vraiment apprécier cet endroit. Une fois installés, nous partons dans Jalan Butik Bintang pour acheter une carte SIM. Comme l’an dernier, j’ai embarqué un vieux téléphone portable qui sera notre allié le plus précieux tout au long du voyage. 30 RM la carte, auxquels je rajoute 70 RM de crédit, cela nous fera tout le mois, avec plusieurs appels en Suisse. Les estomacs réclament pitance, nous mangeons dans la rue à proximité. Les stands extérieurs et les terrasses sont nombreux, nous reprenons nos habitudes de l’an dernier en Thaïlande. La nourriture est un peu plus chère, mais le choix est immense, dû à la diversité des communautés qui peuplent la Malaisie : Chinois, Malais, Thaïs, Indiens, Indonésiens, tous avec leur culture et leur cuisine. Nous voyons nos premiers rats, de belles pièces ! KL serait-elle plus sale que Bangkok ? La nuit est tombée depuis longtemps, la fatigue est là, mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller admirer le spectacle fascinant des tours Petronas, éclairées et mises en valeur. Deux flèches de lumières qui montent vers le ciel … 20 minutes à pied nous sont suffisantes depuis la Red Palm pour nous y rendre. Nous y restons, prenons quantité de photos, sous tous les angles, on en fait le tour, des tours, détours. Cette fois, nous avons le compte, nous rentrons à la GH, pour une bonne nuit, enfin on l’espère. Premier jour, mais notre esprit est déjà en Asie, Genève est loin, en kilomètres, mais aussi dans nos têtes. Ce continent nous fascine.
Jeudi 2 juillet 09
La nuit aura tout de même été un peu bruyante, entre la rue et le manque d’isolation de la GH. Mais nous avons tout de même réussi à bien dormir. Nous descendons à la cuisine où le petit-dèj est à dispo, compris dans le prix de la chambre. Chacun peut se servir dans le frigo, faire son thé, café, griller ses toasts, faire son bol de céréales ou éplucher sa banane. Système très convivial, mais il faut faire sa vaisselle après. Une fois rassasiés, nous partons dans les énormes centres commerciaux à proximité de Bukit Bintang, les fameux « malls » qui font la réputation de KL. Les clients du Moyen-Orient sont nombreux. Puis ce sera direction Little India en prenant le Monorail. Le ticket s’achète à un comptoir en fonction de la destination. Nous faisons 3 arrêts pour RM 1, 60 p. pers.. Nous surplombons les rues, faisant fi des bouchons et de la circulation. Le Lonely Planet (ci après LP) donne une balade à faire dans le quartier et nous suivons l’itinéraire proposé. Ce sont surtout les commerces, d’or et de tissus qui sont Indiens, on ne se croirait pas à Mumbai. Les restaurants en plein air et autres gargottes pullulent et nous testons plusieurs sortes de beignets délicieux. Notre périple nous amène à Merdaka square, place où l’indépendance de la Malaisie fut proclamée. Un vaste et très bel endroit avec une grande pelouse et de beaux bâtiments. Après une petite pause à l’ombre, nous décidons de nous rendre aux Batu Caves, à une quinzaine de km au nord de la ville. Il nous faut à peine 10 min. à pied depuis Merdaka pour rejoindre un arrêt de bus à l’angle de Tun Lee et Petaling, au début de Chinatown. Le bus 11 qui va sur place s’apprête à partir et nous y montons in extremis. Le billet se prend directement dans le véhicule (2 RM). 45 min. plus tard, nous voilà sur le site. Il y a 272 marches, relativement raides, à monter. Mais avant, nous allons nous régaler dans un des restos indiens qui bordent l’endroit. Menus végétariens, dans une feuille de banane, sans couteau, ni fourchette. A la commande, nous ne savons pas trop ce que nous choisissons, mais tout sera bon et pas trop épicé. Il y a largement assez, pour à peine 20 RM à 4. Batu Caves est une énorme grotte qu’il faut atteindre par un escalier, lequel est sérieusement gardé par une grande statue à ses pieds. Des singes peu farouches peuplent l’endroit, mais ne sont pas agressifs envers les humains. A l’intérieur de la grotte, divinités indiennes et 2 temples. Nous reprenons ensuite le bus 11 jusqu’à Chowkit, où il y a un arrêt du monorail qui nous ramènera vers notre GH. Internet, jus de fruit frais, douche, nous faisons une pause. Il fait chaud (env. 35 °), le ciel est brumeux, mais c’est surtout l’humidité qui nous fait transpirer. Comme l’an dernier, il nous faudra quelques jours pour nous y faire. Le but de ce soir sera Chinatown, à environ 20 min. à pied de la GH. La rue de Jelan Petaling est entièrement dédiée au business, une sorte de Khao San Road local. T-shirts, sacs à main, montres, tout est contrefaçons. Les clients sont arabes, occidentaux, malais, japonais, vive la mixité ethnique lorsqu’il s’agit d’achats… Le site est suffisamment grand pour y passer quelques heures. On voit même des francophones remplir des sacs … Ikea ! Nous succomberons comme tout le monde à la tentation et après d’âpres marchandages, nous achèterons quelques vêtements. Les Chinois sont moins souriants que les Thaïs, en tous les cas quand il faut négocier ! Nous mangeons également sur place, sur la terrasse d’un établissement chinois. Excellent. Les prix sont par contre plus élevés que chez le voisin du Nord, ce sera la tendance générale tout au long du voyage. Retour vers la GH, parties de cartes sur la terrasse et finalement retour dans nos lits.
Vendredi 3 juillet 09
Nous récupérons du décalage horaire et nous nous levons vers les 09h30. Petit-dèj, vaisselle et nous allons acheter nos billets à la gare routière qui est à 10 min. à pied : 4 billets pour les Cameron Highlands pour 90 RM, départ à 10h30 le lendemain. Nous continuons vers le Central Market. Ici, pas de contrefaçons, mais de l’artisanat local, des tissus, de l’art. Nous voulons visiter la mosquée Masjid Jamek, mais nous sommes vendredi et tous les fidèles sont à la prière. Le lieu est donc fermé aux non-musulmans. Petite pause boisson, on étudie la suite de l’après-midi. Finalement, on part dans le quartier de Kampung Baru, au nord des Petronas. Dès la sortie du métro, il faut prendre sur la droite et nous trouvons de nombreux petits restos en plein air qui servent de la nourriture malaise en buffet. Chaque fois que l’on met un nouveau plat dans l’assiette, l’addition monte. Mais rien de dramatique, puisque 2 assiette suffisantes pour 4 ont coûté 10 RM ! Nous traversons le quartier à pied, sans voir l’ombre d’un Occidental. Le paysage contraste avec le centre-ville. Ici, pas de circulation infernale, pas de bus puant le gasoil, pas de klaxon, juste de petites maisons et ruelles tranquilles. Nous débouchons sur le marché de Chow Kit, là aussi très local. On y trouve surtout de la nourriture, viande, poisson, légumes, fruits, attention aux odeurs ! Mais cela reste très typique, là aussi sans Occidentaux. Retour ensuite à la GH, se poser un peu et préparer la suite. Nous passons quelques coups de fil pour réserver des chambres ou se renseigner sur des prix. Parties de carte, petit tour sur le net, nous profitons de la petite terrasse de la Red Palm. L’air est toujours aussi moite, la température ne bouge pas. Et pas de pluie, ni orage. Nous repartons manger dans les stands en plein air proche du métro de Bukit Bintang. Retour ensuite à la GH. Il faut dire que Wimbledon arrive à son terme et que notre « Rodger » national est toujours en lice, en passe de battre un record historique. Ce sera donc soirée télé ! Rodger a gagné, nous pouvons monter nous coucher l’esprit serein.
Samedi 4 juillet 09
Nous nous levons vers 09h00, histoire d’être prêts pour prendre notre bus direction les Cameron. Dernier petit-dèj, quelques photos avec la très sympathique patronne et nous prenons la direction de la gare routière avec nos sacs. Notre bus, assez vétuste, est là et nous attend. Nous chargeons et c’est le départ. Nous sortons de KL par de larges autoroutes où la circulation est aisée et tranquille. Les routes se font plus étroites et, comme en Thaïlande, un arrêt est prévu pour se restaurer. Les chauffeurs de bus respectent leurs heures de conduite apparemment. A Tapeh, visiblement notre bus a un problème et nous devrons attendre qu’un autre véhicule vienne nous prendre en charge. Dès Tapeh, la route commence à grimper et le nouveau (mais pas neuf) bus à peiner … Le reste du chemin sera long et très sinueux. Mais cela ne vaudra jamais les 1864 virages entre Chang Maï et Mae Hong Son de l’an dernier ! En arrivant à Tanah Ratah, un minivan nous attend, résultat de notre coup de fil de la veille à la Cameronian Inn GH pour annoncer notre heure d’arrivée. Le trajet est court, l’endroit est à 10 min. à pied du centre du village. La GH est très bien tenue et nous avons réussi à avoir la Family Room à 4 lits (100 RM). Il y a toute sorte de service, notamment la lessive. Il est temps de donner quelques habits à laver. Nous partons à pied acheter quelques succulents beignets de banane à un stand que nous avions repéré en venant et nous revenons les manger sur la terrasse avec un thé local. Le thé, nous en ferons une cure. Nous le boirons avec du lait condensé, comme les Malais, chaud ou froid. Le petit jardin est accueillant pour quelques partis de carte. Le soir commence à tomber et nous réalisons que nous sommes à prêt de 2000m. d’altitude, nous allons donc sortir nos jaquettes pour la seule fois du périple. Il fait frais ! Un petit orage éclate même, mais rien de bien terrible. Notre premier repas dans les montagnes sera chinois. Un Steamboat (fondue chinoise) avec toute sorte d’aliments à faire cuire dans le bouillon : crevettes, poissons, poulet, légumes, etc… A notre retour, la pluie s’est remise à tomber. Ce sera parfait pour aller dormir.
Dimanche 5 juillet 09
Aujourd’hui, ce sera un tour organisé avec une agence locale, proposé à la réception de la GH. Bien sûr, les plantations de thé peuvent se visiter seul, mais on se coupe des explications avisées d’un guide. Donc vers 09h00, une Jeep vient nous chercher. Notre guide du jour, Ravi, est originaire du Tamil Nadu en Inde. Bel exemple de la mixité des ethnies et religions qui peuplent la Malaisie. Il parle un anglais quasi parfait. Nous serons accompagnés de 2 autres couples, des Autrichiens et des Hollandais, pas très causants. Première visite de la journée, une explication en bordure d’une plantation de thé, sur l’origine, le fonctionnement et le développement de la culture du thé dans cette région du pays. Très intéressant. Puis, nous montons en Jeep proche du sommet du Gunung Brinchang, le plus haut du coin. L’air est vif. Nous faisons une petite marche en forêt pour atteindre un point de vue et Ravi nous explique l’usage de certaines plantes ou fleurs, inconnues sous nos latitudes. Puis, nous poussons jusqu’au sommet où il y a malheureusement pour le paysage d’énormes antennes TV. Une petite tour nous permet de prendre encore un peu de hauteur pour admirer les environs. Descente ensuite sur la Boh Teh Plantation. On peut visiter l’usine où les feuilles sont amenées pour la fabrication du thé. Les informations données sont instructives. La vue sur les collines environnantes est magnifique, avec tous ces buissons verts qui suivent les douces courbes du terrain. Un magasin permet d’acheter la production locale, le choix est vaste. La suite du programme : la Butterfly Farm où à part d’énormes papillons, il y a aussi une petite collection d’insectes et de reptiles. L’avantage d’avoir le guide est qu’il peut ouvrir les cages et que nous pouvons toucher ou prendre dans les mains des sauterelles géantes, d’énormes scarabées, des insectes ressemblant parfaitement à des feuilles d’arbres et même des scorpions. Les papillons sont effectivement assez gros et colorés. Bref la visite vaut la peine. Nous revenons à Tanah Ratah pour le repas de midi pris chacun de notre côté. Nous nous posons sur la terrasse d’un petit stand local pour une nouvelle dégustation de beignets (banane, patate douce, légumes) et de thé, sucré avec du lait … L’après-midi, nous sommes censés visiter un village Orang Asli, une ethnie qui vivait dans la forêt il y a encore peu et que le gouvernement malaisien sédentarise peu à peu. Ce sera le gros point noir du tour organisé. En terme de village, il s’agit en fait de 3 bicoques au bord de la route principale de Tapah. Un « pseudo-chef » de village, en habits traditionnels, fait un simulacre de démonstration de chasse à la sarbacane, proche d’une cascade. Evidemment, cela donne quelques belles photos, mais alors rien d’authentique ! Rien. Puis, nous rejoignons une poignée d’hommes dans une hutte, pour l’exécution d’une danse traditionnelle. Aucune réelle conviction et comme on les comprend. Cela ressemble fortement à de la prostitution touristique et cela nous met mal à l’aise. Seul moment plus divertissant : nous avons pu essayer à tour de rôle la sarbacane sur un panneau en bois disposé à 7-8 mètres de distance. Pas facile à viser. Petite anecdote, un des Orang Asli est un sosie quasi parfait de Michael Jackson, avant ses nombreuses opérations esthétiques… Il se donne d’ailleurs le prénom de Michael. C’est bon, la civilisation a rattrapé les Orang Asli. Bref, le tour était vraiment sympa le matin, mais la partie de l’après-midi n’est pas nécessaire. Elle permettra néanmoins aux Orang Asli de gagner quelques Ringitts, c’est tout. Nous nous arrêtons encore à la Bee Farm, où il y a une grosse ruche en démo. Nous n’y trouvons pas la Reine et quittons les lieux après quelques achats (savon au miel, thé au miel, etc…). Vers 17h00, retour à la GH. Notre guide aura été très sympathique et efficace. Après la douche, le repas du soir. Ce soir, ce sera indien et notre choix se porte sur le Chennai Curry House, dans la rue centrale, qui propose un Tandoori Set très alléchant pour 7 RM. Avec un magnifique Lassi, ce sera parfait. Au total, un excellent repas indien pour 45 RM à 4. Ce soir, pas de prolongation en ville, c’est la finale du tournoi de Wimbledon avec … Rodger bien sûr. Notre héros national a la bonne idée de faire traîner les choses et nous devons attendre 3 heures du matin pour le voir savourer la victoire.
Lundi 6 juillet 09
Vu l’heure du coucher, nous nous levons vers 11h00. Après le petit-dèj, nous étudions les chemins de randos dans les environs. Nous optons pour le T4 et le T6 qui offrent environ 3 heures de balade dans la forêt. La GH a un panneau avec les indications utiles et j’en fais une photo pour pouvoir les avoir avec moi lors de la marche. Le chemin démarre derrière la gare routière. Cela tombe bien, nous en profitons pour réserver nos billets pour KL pour demain (90 RM). Nous empruntons le chemin choisi et c’est parti pour 3 heures de balade. Il fait plus frais sous les arbres, mais cela ne nous empêche pas de transpirer abondamment. Le chemin est bien tracé et grâce à ma photo, nous trouvons facilement les embranchements. Mais on pourrait aussi se perdre facilement… D’ailleurs en partant en rando, il faut toujours donner son itinéraire à sa GH afin de pouvoir être plus facilement localisé au cas où on viendrait à s’égarer dans l’immensité de la forêt. Certains ont passé la nuit dehors et doivent encore s’en souvenir. Si les chemins sont tracés, il n’y a par contre aucune indication. Nous ne voyons aucun animal, même si la nature est belle et sauvage. De retour au village, nous stoppons dans un resto indien pour des Lassis bien mérités, ainsi que, soyons fous, des crêpes aux cacahuètes et à la noix de coco. Les prix de ces restos sont dérisoires et la nourriture est excellente. Retour à la GH où nous profitons du soleil de cette fin d’après-midi en jouant aux cartes. Avant de sortir manger, douche, vérification des mails, un petit thé (au lait sucré). La jaquette sera de nouveau de mise ce soir. Nous mangeons chinois. Indien à midi, chinois le soir, les amoureux de la cuisine asiatique que nous sommes sont comblés.
Mardi 7 juillet 09
Notre destination du jour est Malacca, mais il n’y a aucun bus direct. Nous devons de toute manière redescendre sur KL et c’est là que nous changerons de bus. Le patron de la GH nous pousse en voiture à la gare routière. Le bus redescend la route sinueuse des Cameron, c’est le même véhicule qu’à l’aller. Cela se voit, arrivés en plaine, nous devons faire un stop pour réparer un problème avec la pédale d’accélérateur. C’est un gamin de 12 ans qui part sous le bus avec des outils pour resserrer 2-3 boulons … Puis, ce sera l’autoroute jusqu’à KL. Les voies s’entrecroisent, les sorties sont nombreuses, je ne me verrais pas en voiture de location là au milieu. A la gare routière, j’achète 4 billets pour Malacca (52 RM), le départ est prévu dans moins d’une heure. Pour les bus, le système est différent de la Thaïlande. De nombreuses compagnies privées de transport se disputent les lignes et les clients, racolant le voyageur dès son entrée dans la gare routière. Difficile de faire un choix, pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre ? Les prix restent sensiblement les mêmes, mais ensuite il y a encore le choix entre les bus normaux, les VIP, les super VIP … Ceci fait que la gare routière de KL est une véritable ruche. Heureusement, un guichet d’information renseigne efficacement à quel guichet se rendre pour la destination voulue. Pour Malacca, malgré ce que le vendeur nous avait dit, le bus n’est pas direct et nous faisons des détours dans la campagne environnante. Une fois à Malacca, nous rejoignons notre GH en taxi. Là, c’est plus simple : c’est comme à KL, on achète son billet à un comptoir en fonction de la destination et un chauffeur est désigné pour nous conduire. C’est ainsi que nous arriverons à la Samudra Inn, une GH au dernier étage d’un petit immeuble. Cela ressemble à un énorme appartement divisé en chambres et organisé en petite GH. Nous aurons une chambre avec salle de bains et une autre sans, mais côte à côte. C’est simple, mais propre. Le proprio, en première apparence un peu froid et distant, se révèle en fait très sympa et plein de bons conseils. Nous sortons ensuite manger au Madinah Restoran où les plats sont excellents et bon marché. Il y a une place vers l’église St-Paul où une fête se déroule pour honorer le premier anniversaire de l’inscription de Malacca au patrimoine de l’UNESCO. Les différentes communautés de la ville (chinoise, indienne, malaise, portugaise) ont organisé des danses, des chants, des petits sketchs. Tout le gratin de la ville est là, de même que de nombreux habitants. Les danses indiennes ont un petit air de Bollywood, les costumes sont splendides et nous passons un excellent moment. Vers minuit, retour à pied à la GH en 10 min.
Mercredi 8 juillet 09
Nous prenons le petit-dèj en face de la GH, où il y a un resto qui fait tout à fait l’affaire. A 8h30 précises, Alias, le boss de Melakaonbike est là pour nous prendre en charge. Ce matin, ce sera VTT au programme. 20 minutes de transport plus tard, nous arrivons chez lui, dans la campagne environnante, où il a son stock de vélos. Et c’est parti pour 3 bonnes heures de randonnée écologique. Nous traversons des plantations de palmiers à huile où nous pouvons voir les ouvriers cueillir les énormes grappes de fruits au sommet des arbres. Ils utilisent une très longue perche (entre 5-7 mètres) qu’ils n’arrivent pas à lever d’un seul coup sans faire levier sur un tronc. La grappe de fruit découpée de l’arbre fait un bruit très sourd en tombant au sol. Normal, elle peut peser jusqu’à 50 kilos ! Alias nous explique comment on tire ensuite l’huile de ces petits fruits rouges. Il faut dire que la Malaisie a fait du palmier à huile sa culture principale, n’hésitant pas à arracher ou déforester d’autres plantations. Rentabilité …Puis ce sera les plantations d’arbres à caoutchouc, où l’on voit également des femmes venir faire des entailles dans les troncs pour que le caoutchouc liquide puisse se déverser dans de petits pots. Notre guide prend un peu de ce liquide blanc et nous confectionne en quelques minutes une balle qui fait des rebonds impressionnants. Plus loin dans la plantation, nous allons au dépôt où le caoutchouc est récolté et mélangé à de l’ammoniac pour le maintenir liquide. Nous assistons à ces opérations effectuées par des travailleurs indiens ou du Bangladesh, peu payés, mais semble-t-il heureux d’avoir un emploi en Malaisie. Tous sont très souriants et acceptent sans souci d’être pris en photo en plein labeur. Nous quittons ensuite les plantations pour pédaler sur les chemins de campagne. Les bords des routes sont remplis d’arbres fruitiers ou de plantes diverses utilisées en cuisine. Alias s’arrête souvent pour que l’on goûte des fruits ou pour nous expliquer l’utilisation de telle ou telle plante. C’est vraiment instructif et agréable. Vers 14h00, Alias nous ramène vers notre GH. Son éco-tour vaut vraiment la peine, alors j’y vais de mon petit coup de pub : www.melakaonbike.com , 80 RM p. pers. Seule précaution, mettre des manches longues et éventuellement des pantalons pour se prémunir des moustiques, très nombreux sous les arbres. Le resto du petit-dèj propose maintenant un énorme buffet pour le repas de midi, alors départ ! L’après-midi sera consacrée à la visite du centre de Malacca, ses églises portugaise et hollandaise, cette dernière en briques rouges. Nous parcourons aussi Chinatown qui a un ou deux temples magnifiques. En fin de journée, nous montons à la gare routière avec le bus 17 pour acheter nos billets de bus pour Mersing où nous partirons demain (22, 8 RM p. pers.). Retour à la GH, quelques courses au centre commercial Carrefour (eh oui…), puis on prend un verre pour souffler un peu de cette active journée. Vers 19h00, je me rends dans une laverie chinoise où nous avions déposé notre linge sale la veille (3, 5 RM le kilo). Il est vraiment facile de laver son linge dans ce pays, comme l’an passé. Cela permet de voyager vraiment léger, pas besoin de remplir les sacs. On ne change pas nos bonnes habitudes et nous mangeons encore au même resto en face de la GH. Il faut dire que le buffet est si varié qu’il faudrait une semaine pour tout goûter. Résultat : encore un excellent repas pour 27 RM pour 4. Depuis notre arrivée à Malacca, les gens nous paraissent plus ouverts, plus souriants et plus sympathiques. KL avait le défaut des grandes villes, impersonnelles et individualistes, les Cameron étaient en montagne, comme chez nous les gens sont certainement un peu plus « bourrus », mais là, vraiment la population est charmante. Les gens cherchent le contact, la discussion, veulent savoir d’où l’on vient, etc… Le soir, nous retournons sur la place des festivités où les spectacles continuent. Un homme a vu mon t-shirt rouge à croix blanche et a même pu me parler de la date du 1er août, fête nationale de notre Helvétie natale ! Un autre a pu me citer 4 ou 5 villes suisses, ce que pas mal d’Européens sont incapables de faire. Malacca nous a enchantés.
Jeudi 9 juillet 09
Notre bus est à 12h45, nous avons le temps. Nous partons prendre le petit-dèj, de l’argent à un ATM et nous cherchons aussi une pharmacie pour le plein d’anti-moustique. Il faut dire que Dominique est particulièrement visée par les insectes. Ils vont tous sur elle et elle est pas mal parsemée de piqûres. Après une menace d’orage, le temps s’est mis sur beau et il y a un air qui souffle, rendant l’atmosphère nettement respirable qu’à KL. Nous quittons Malacca avec la satisfaction d’avoir vu une ville agréable, avec des touches européennes, une recherche d’esthétisme, des décors nocturnes et en plus avec la chance d’avoir pu assister au festival des communautés. Maintenant, direction l’île de Tioman et le début de la partie balnéaire. Nous reprenons le bus 17 pour aller à la gare routière, le long de la grande route à la sortie de la GH. Il suffit de héler le bus sur le bord du trottoir, on monte et paie son billet dans le bus au chauffeur. Nous sommes un peu en avance, nous faisons le tour des nombreuses boutiques et commerces qui peuplent la grande gare routière de Malacca. Départ. Notre chauffeur se croit rapidement au GP de Malaisie au volant d’un bolide. Conduite rapide, dépassements risqués, nous sommes tout à l’arrière, mais pas rassurés. Arrêt de 30 minutes à Kluang, juste de quoi se dégourdir les jambes et acheter quelques beignets de banane, toujours aussi délicieux. Puis suite de la route jusqu’à Mersing, toujours à vive allure. Le paysage est assez monotone, palmiers, palmiers, palmiers … pour l’huile. Cette culture prend vraiment le pas sur toutes les autres, économie oblige, très rentable semble-t-il. Arrivés à Mersing, le bus fait un premier stop à un rond-point et un homme monte pour savoir qui prend le bateau pour Tioman. En fait, il racole les passagers et essaient de vendre des billets avant tout le monde pour sa propre agence, mais sans le dire bien sûr. Etant les seuls Occidentaux dans le bus, il s’adresse directement à nous. Je n’aime pas être forcé et connaissant la combine, je lui réponds que nous ne savons pas encore si nous prendrons le bateau demain ou après-demain. Il donne alors le nom de son agence … Direction l’hôtel Embassy où nous passerons la nuit pour embarquer demain matin. Nous avions réservé 2 chambres par téléphone (55 RM la double) et l’endroit est vraiment bien. Bonne literie, clim, douche et toilettes. Nous allons à la jetée nous renseigner pour nos billets de bateau. Plusieurs agences proposent des billets pour Tioman, tous au même prix d’ailleurs (35 RM le trajet, donc 70 RM A/R). Le choix se fait donc au feeling et pas besoin de chercher la meilleure opportunité. La différence est que les agences essaient aussi de vendre l’hébergement de leur choix, souvent leurs propres établissements. Pour notre part, nous irons sur Juara, où le Rainbow Chalets nous attend. Encore une réservation par téléphone. Finalement, nous prendrons nos billets à l’agence Larossa, au guichet 13. Le patron, sa femme et son fils sont très sympas et n’essaient pas de nous forcer pour quoi que ce soit. Vendu. Nous prendrons nos billets de retour en open, il suffira de confirmer la veille de la traversée pour avoir une place (mais ne pas oublier car le bateau est souvent plein me dit-on). Une fois nos billets en poche, nous passons une heure sur le net au meilleur prix rencontré dans le pays (1, 5 RM), avant d’aller prendre un succulent repas indien au Al Arif restoran où nous mangeons de délicieuses Murtabak (crêpes fourrées au poulet ou au bœuf) à tremper dans une sauce au curry. 30 RM pour 4, boissons comprises (jus de fruits frais et … thé au lait sucré). Dernières parties de cartes avant une bonne nuit.
Vendredi 10 juillet 09
Excellente nuit, dans une bonne literie, rafraîchis par la clim. Cet hôtel est imbattable rapport qualité-prix. Notre vendeur de billets vient nous chercher avec son van, comme convenu, ce qui nous évite la marche avec nos sacs jusqu’à la jetée. Là, suivant les conseils de la patronne, nous l’attendons pour qu’elle nous mène à l’embarquement, erreur. Car premiers arrivés, premiers montés à bord. Les bateaux ne sont pas grands. En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste avec son nom et son numéro de passeport. Une fois la liste complète, on est recalé directement sur le prochain bateau. Ce qui a été notre cas. Du coup, 1h15 d’attente au port. Il faut encore s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour le fonds de conservation des parcs marins de Tioman. Sans cette taxe, pas de bateau. Bref, en gros, arriver en avance à la jetée et s’inscrire le plus vite possible sur la liste des passagers. Finalement, nous embarquons pour Tekek, sur la côte ouest de Tioman. 2 petites heures de traversée, nous voilà sur l’île. Le bateau commence par aller tout au nord, vers Salang où la majorité des gens quittent le navire. Le bateau redescend ensuite la côte pour finalement arriver à Tekek. Un chauffeur nous attend pour nous faire traverser l’île en voiture, direction la plage de Juara. 30 minutes de trajet, sur une route entièrement bétonnée, mais avec de fortes déclivités. La plage de Juara est quasi déserte, il faut dire qu’il y a peu d’hébergements ici et qu’ils sont bien espacés. Quelques restaurants aussi, mais rien qui va provoquer une surabondance de touristes. C’est ce que nous recherchons et ce sera parfait. Les Rainbow’s Chalets sont tout simples : un lit, une moustiquaire, WC et douche, ventilo au plafond, 50 RM la nuit, le tout sous les cocotiers, à 30 mètres de la mer. Ah oui, et une super petite terrasse pour se tenir à regarder les flots. L’endroit est calme, serein, reposant. Nous y serons bien pour quelques jours. Premier bain, l’eau est chaude et bizarrement peu salée. Pour le repas du soir, nous prendrons nos quartiers au Sunrise Café voisin où la nourriture est excellente et variée. Pour 60 RM à 4, nous prenons un très bon repas. Dès 21h00, le vent se met à souffler fort et l’orage arrive. La température baisse, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent l’obscurité. A l’abri sur notre terrasse, nous assistons à la colère du ciel. Une vraie averse tropicale. Le ventilo sera tout de même nécessaire pur passer une bonne nuit.
Samedi 11 juillet 09
Journée plage et farniente. Nous continuons de prendre nos repas au Sunrise, à 25 m. de notre bungalow, vu la gentillesse du personnel et la qualité de la nourriture. Puis, ce sera baignade et snorkelling. La plage est idéale pour profiter de l’eau, mais il n’y a pas grand-chose à voir sous la surface. Malgré une protection solaire de 30, le coup de soleil n’est pas évité pour le dos de Bibi. Pourtant, j’avais prévu un t-shirt dévolu exclusivement au masque-tuba, t-shirt que je n’ai pas mis… Au milieu de l’après-midi, grosse averse tropicale et nous restons sous les gouttes bien fraîches, les bras lever au ciel. Et le ciel bleu de revenir rapidement … Re-baignade, entrecoupées de parties de carte sur notre terrasse. Délassement. La marée est descendante, ce qui permet de faire un petit jogging le long de la plage, sur le sable dur avec Lauriane. Le repas du soir ? Au Sunrise. Les éclairs se rapprochent de Tioman, mais pas de pluie, seul le vent qui souffle fort… Au milieu de la nuit, la pluie s’en donnera à cœur joie, les grosses gouttes frappant notre toit en tôle, comme pour nous bercer.
Dimanche 12 juillet 09
Au réveil vers 10h00, le ciel est encore brumeux, hésitant entre nuages et soleil. J’ai 43 ans aujourd’hui. Cela fait presque 15 ans que je n’aurai pas fêté mon anniversaire en Suisse. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère et la plage est déserte. Un si beau lieu et personne, pourvu que ce petit paradis ne succombe pas aux promoteurs. Le temps reste couvert, mais sec, toute la journée. Que du farniente, des baignades, des promenades le long de la plage, des parties de carte. Ce rythme nous convient. Pour ne pas déroger à nos (bonnes) habitudes, nous mangerons le soir au Sunrise : curry de poulet, poisson grillé, crevettes et les boissons, toujours pour 60 RM pour 4. Les filles présentent pas mal de petits boutons rouges qui démangent. Les mouches de sable. Inévitables ici. On ne sent rien sur le moment, c’est le soir que les boutons apparaissent et commencent à gratter. Et cela dure sur plusieurs jours. Mais comme toute piqûre, cela finit par passer. Il paraît qu’il ne faut pas s’étendre sur le sable pour éviter les désagréments.
Lundi 13 juillet 09
Nous allons changer de côte, histoire de voir Tioman version ouest. Direction ABC Beach. Les filles n’ont pas trop envie de marcher (vive les ados…) alors elles iront en taxi, mais s’occuperont de nos sacs. Et pour Dominique et moi, ce sera le Jungle Trekk. Le temps est plutôt beau, légèrement venteux. Dommage de partir, de belles vagues viennent casser sur Juara. Le taxi emmène nos filles pour les déposer au Marine Park, de l’autre côté de l’île. Il nous prend un bout, histoire de gagner un peu de bitume, la première partie de la traversée de l’île étant sans intérêt. Puis nous prenons le sentier, très bien tracé. Nous croisons quelques touristes qui font le chemin depuis Tekek. Nettement plus dur, ça grimpe sec dans l’autre sens … Les bruits de la forêt sont parfois inquiétants, la nature nous fait sentir tout petit. Ecureuils, lézards, geckos, fourmis géantes, nous observons la faune. Mais aucun singe. L’endroit est bien sauvage, bien plus que dans les Cameron. Après environ 2 heures de marche à un rythme tranquille, nous atteignons Tekek. Il nous faut encore rejoindre le Marine Park, à quelques centaines de mètres. C’est le bout de la route avant ABC. Les filles sont là, nous mangeons un petit repas, avant de mettre le cap sur les bungalows de Mokhtar’s Place que nous avions contactés la veille. L’endroit est conforme à notre philosophie de voyage, simple, mais propre. En plus, il y aura un accès internet. La plage en contrebas est de sable, mais très vite, le fond de l’eau est envahi de petits rochers ou de coraux, ce qui rend la baignade quasi impossible. Le seul endroit où se tremper est facile sur ABC est devant Nazri 1, tout au début de la plage côté Tekek. Déception. Nous sommes devant nos bungalows, sur le sable, lorsque deux gros varans déboulent sur la plage en se poursuivant. Le premier va dans l’eau pour échapper à son agresseur. C’est assez impressionnant, ces bêtes doivent mesurer dans les 1m50-1m80 avec leur longue queue. Nous pouvons facilement les photographier, mais selon les autochtones, il vaut mieux éviter d’essayer de les toucher. Petit tour ensuite sur le chemin bétonné qui suit la plage au milieu des bungalows. Envers du décor : le nombre incroyable de détritus qui jonchent les abords du chemin. L’avantage de cette côte est qu’il y a un beau coucher de soleil, pour autant que le ciel soit dégagé. Pour le repas du soir, il n’y a finalement pas énormément de choix et ce sera la terrasse du Mawar’s Beach. Bonne nourriture, un peu plus chère que sur Juara. Un petit air souffle, c’est agréable.
Mardi 14 juillet 09
Lever assez tard et petit-dèj au Mawar. Vers midi, nous partons à pied vers Panuba Beach, à environ 20 min. d’ABC. Le chemin monte un promontoire et redescend sur Panuba, dans la jungle. Comme sur ABC, à peine entrés dans l’eau, il n’y a plus de sable mais des rochers. Par contre, l’endroit est nettement mieux pour le snorkelling. Nous partons vers les rochers en bord de plage et nous voyons plein de poissons aux belles couleurs. Panuba est isolé. Un seul resto et aucune possibilité de passer sur ABC le soir, le sentier dans la forêt n’est pas éclairé. Vers le milieu de l’après-midi, les filles restent sur cette plage et avec Dom, je pars direction Monkey Bay. Nous décidons d’y aller en bateau et de revenir à pied, par le chemin dans la forêt. 15 min. de trajet sur l’eau et notre taxi nous dépose dans la baie. Nous y sommes seuls, sur une large plage. Aucune infrastructure, l’isolement total. Par contre, l’arrière-plage est vraiment sale, jonché de détritus soit laissés là par les visiteurs, soit rejetés par la mer. Le plastique est une véritable catastrophe écologique en matière de pollution. Après une baignade dans une eau transparente, nous reprenons le chemin de Panuba. Nous avions fait attention de ne pas laisser notre sac sans surveillance trop longtemps. Non pas qu’il y ait des voleurs humains ici, mais bien des singes chapardeurs. Des témoignages affirmaient que certains touristes snorkellaient et que les singes sont descendus de leurs arbres pour prendre les sacs laissés sur la plage. Avec argent, passeports, téléphones … Le sentier est relativement bien tracé et il suit toujours la ligne électrique. Nous atteignons rapidement Monkey Beach, une autre plage isolée et encore plus belle que Monkey Bay. Le sable y est doré et l’eau vraiment claire. Le trekk est plus sportif que celui de Juara, il faut souvent escalader, contourner, passer sous des arbres tombés en travers du chemin. Nous voyons quelques singes au long du parcours, notamment une femelle qui porte son petit sous son ventre, et évidemment les habituels lézards qui nous font souvent sursauter en filant dans les buissons à nos pieds. 90 minutes plus tard, nous arrivons sur ABC, trempés de sueur. Sans être exceptionnelle, la promenade était bien sauvage. Le long du chemin qui longe la plage, sur un pont, nous voyons notre premier serpent en Malaisie : un python de belle taille, posé et enroulé dans les branches d’un arbre à une dizaine de mètres des bungalows de Mawar, dont certains ont la fenêtre ouverte ! Une dernière baignade rafraîchissante vers Nazri 1 et nous nous douchons pour aller manger. Ce soir, le coucher de soleil nous joue son show. Couleurs splendides, photos réussies. Repas au Mawar et dessert au Nazri. Puis, il sera temps de rentrer préparer les sacs, nous partons demain tôt, le bateau est à 08h00. Cherating ? Lac Chini ? Nous n’avons guère eu le choix. Nous pensions aller au lac Chini, mais un coup de fil chez Rajan Jones nous apprend que sa GH est overbookée pour au moins une semaine. Des groupes scolaires. Il est contrarié, mais on sent qu’il veut nous être serviable. Selon lui, il pourrait nous loger chez l’habitant dans le village, mais sans assurance de pouvoir nous accompagner dans la jungle. Ce sera donc Cherating.
Mercredi 15 juillet 09
Nous nous levons tôt pour ne pas manquer notre bateau. Nous ne pouvons prendre le suivant, car notre bus pour Kuantan et Cherating part à midi de Mersing. La mer est ce matin assez agitée, la traversée sera quelque peu secouée. L’air conditionné est poussé à fond, il fait même froid dans le bateau. En arrivant à Mersing, nous allons directement récupérer nos billets de bus à l’agence Larossa, que nous avons appelée depuis Tioman pour confirmer notre achat. Les billets sont là, nous payons. Service efficace et avec le sourire. Le trajet pour Kuantan coûtera 17 RM p. pers. Nous prenons notre repas à la jetée où il y a 2-3 restos avant de foncer à un ATM dans le centre de Mersing pour reprendre de l’argent. Le patron de l’agence Larossa nous amène avec son minibus à la gare routière, nouvelle et désormais hors de la ville. Nous sommes en avance ou notre bus est en retard. Cela nous laisse le temps d’aller au petit marché qui est derrière la gare routière. Produits locaux, légumes, fruits, volailles et poissons. Un vendeur me laisse prendre un petit requin pour faire une photo, pas de souci et toujours un grand sourire. Notre bus arrive. En fait, il passe par Cherating, pas besoin de changer à Kuantan, bonne nouvelle. Il me suffit de payer un petit supplément. Les chauffeurs se relaient après une pause repas sur le bord de la route. Ils sont prudents et conduisent parfaitement. Après quelques heures, il nous dépose sur la route nationale, à 500 mètres à pied du village de Cherating. Nous trouvons rapidement la Payung GH qui propose une dizaine de bungalows dans un joli jardin, tous avec douche et WC, ventilo et moustiquaire, très propre, pour 40 RM. Nous avions réservé par téléphone, deux d’entre eux seront pour nous. Personne n’est à la réception, pas grave, nous laissons nos sacs à dos sur place et partons pour la plage. Une énorme plage de sable. La marée est basse, nous pouvons marcher sur le sable dur, sous un ciel voilé et sans soleil. Nous faisons le tour de Cherating, petit village sans vraiment d’animation, avant de revenir à la GH prendre possession de nos chalets. Douche et lavage à fond. Une laverie est en face de la GH, nous y amenons notre linge sale : 3, 70 RM le kilo. Le soir, nous faisons une excursion sur la rivière qui passe derrière la GH. Ce tour est proposé à l’entrée de la Payung. Le but, observer les milliers de lucioles qui bordent le cours d’eau. Nous passons une heure en pleine obscurité, dans une petite barque. Les lucioles sont là, telles des guirlandes animées. Notre guide les attire avec une lampe rouge et elles viennent virevolter au-dessus de nos têtes, le spectacle est fantastique, des centaines de fées clochettes issues d’un conte de Disney. Le batelier doit connaître la rivière par cœur, car il n’a aucune lumière pour se guider dans le noir. Au retour, nous nous posons pour le repas du soir dans les gargottes en face de la Payung. Les Malaisiens mangent là, très peu de touristes, l’assurance d’avoir un bon repas. La literie est bonne, nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 16 juillet 09
A notre lever, nous cherchons quelque chose d’ouvert pour le petit-dèj. Quasiment tout est fermé. Cherating donne l’impression d’un village abandonné, d’une époque touristique florissante désormais révolue, comme si les étrangers, pressés de rejoindre les Perenthians oubliaient de s’arrêter ici. Pourtant, Cherating a beaucoup à offrir à ses visiteurs. Une plage superbe et sure, une rivière avec une faune bien présente, un sanctuaire aux tortues accessible à pied. Nous trouvons finalement de quoi nous sustenter et nous partons à la plage où les vagues nous permettent de nous amuser. Aucun caillou, ni rocher, que du sable. L’eau est brassée par le courant et n’est donc pas transparente. Mais elle est claire. La marée est à nouveau descendante et on peut marcher un long bout dans l’eau. Même problème que ce matin pour le repas de midi. Tout semble fermé. Il nous faut faire le village à pied pour trouver un petit resto, sans carte, où nous mangeons ce qui est proposé. Nous connaissons la rivière de nuit, nous y retournons, mais de jour ! 2 heures de découverte de la faune locale en compagnie d’un guide sur sa barque. Oiseaux aux belles couleurs, lézards de belles tailles, serpents de la mangrove enroulés dans les arbres (belles couleurs, noir et jaune fluo, magnifique, mais inquiétant car très venimeux paraît-il) et même des loutres qui nous font le spectacle, sautant et nageant autour de notre embarcation. Le guide a l’œil, il voit des choses que nous n’apercevons pas. Retour pour prendre une douche et notre repas au Matahari. Hasard, le cuistot était notre guide tout à l’heure. Le poisson se choisit à l’entrée de la terrasse et se paie au poids (5 RM les 100 gr.). Il est ensuite cuit dans une feuille de banane et agrémenté de la sauce choisie. Délicieux. La fin de la soirée se fera au Payung Café, à écouter de l’excellente musique.
Vendredi 17 juillet 09
Ce matin, lever tôt pour Bibi, car je vais pêcher en mer avec 2 autres personnes, des Chinois de Hong-Kong. Nous passons plus de 4 heures en mer et finalement sur la rivière, sans une seule touche ! Pourtant, nous avons vu des poissons, mais voler à côté du bateau, à faire des bonds inouïs, comme pour nous narguer de venir tenter de les arracher au monde du silence. Des méduses aussi, de belles tailles, mais au large. Heureusement qu’elles ne s’approchent pas des plages, la baignade serait impossible. En fin de matinée, je rejoins les filles à la plage, ces dames font bronzette. Cet après-midi, nous irons au sanctuaire aux tortues qui se trouvent à côté du Club Med. Car oui, il y a un Club Med à Cherating. Enfin, pas dans le village même, mais à quelques centaines de mètres, 30 minutes à pied. D’ailleurs, on ne voit personne de ce repaire venir à Cherating, ce genre de touristes préférant sans doute se calfeutrer dans leur retraite bien occidentale. Il est vrai que les pêcheurs-restauteurs de Cherating sont sans doute bien moins lookés que ceux de l’établissement. Bref, en 30 minutes de marche nous voilà aux portes du sanctuaire. Et soudainement, un gigantesque sanglier sort des buissons à une vingtaine de mètres devant nous. Il nous regarde, grogne et tape son sabot sur le sol. Il est prêt à charger et nous ne faisons pas trop les malins. Un sanglier sauvage ! Et en pays musulman, il ne risque pas grand-chose, personne ne le mangera. Nous serons sauvés par une moto pétaradante qui passe à toute allure et qui fait fuir l’animal dans la forêt. La diversité de la faune est incroyable dans ce pays. Autant l’an dernier nous n’avions vu que très peu d’animaux, autant cette année les rencontres sont fréquentes. L’accès au sanctuaire est gratuit. Il y a là 3 bassins avec de magnifiques tortues dont la carapace ressemble à du bois. En demandant à un préposé, il nous amène à l’endroit où les nids sont protégés dans une sorte de serre grillagée. En regardant la date de ponte, il découvre un nid en creusant le sable et nous voyons de minuscules tortues âgées d’à peine 2 mois tenter de remonter la pente pour partir à l’aventure. Le garde recouvre rapidement le nid de sable empêchant toute fuite. Il nous apprend que les tortues viennent pondre sur la plage, mais que le sanctuaire récolte les œufs pour les mettre en sûreté dans la serre, à l’abri des prédateurs. Puis, les petites tortues sont relâchées dans la mer. Le guide nous propose de relâcher des tortues prêtes à affronter la mer. Bien sûr ! Nous partons sur la plage déserte et il nous amène alors un bac avec une cinquantaine de ces petites bêtes. Nous pouvons les prendre dans la main, les poser dans le sable et observer leur obstination à regagner la mer. Toutes ne survivront pas, mais chacune a réussi à partir dans les vagues. Grand moment. Nous aurons vu des tortues pondre sur une plage du Sultanat d’Oman et nous en aurons relâchées en Malaisie. Nous apprenons que l’on peut laisser l’adresse de la GH (et le No de son bungalow) et les responsables du sanctuaire peuvent venir vous réveiller la nuit si des tortues arrivent sur la plage pour pondre. La possibilité de faire un don est laissée à notre libre appréciation et nous ferons donc un geste pour cette noble cause. Retour à Cherating. Il fait chaud, la marche est pénible. Alors nous essayons le stop. Rapidement, un jeune qui passe par là nous embarque et nous amène avec le sourire dans notre village, nous faisant économiser 30 minutes de marche en bord de route. Nous préparons la suite de notre voyage et il y a dans le village une agence de voyage qui fait aussi cybercafé. Nous y achetons nos billets de bus pour Kota Bahru et profitons pour aller vérifier nos mails. Le repas du soir est pris au Matahari, vu la qualité des plats et de l’accueil. Encore une bien belle journée.
Samedi 18 juillet 09
Journée tranquille, qui débute vers midi, vu l’heure à laquelle nos filles se lèvent. Le propriétaire de notre GH propose de nous conduire à Kemaman, une ville à 20 km au nord. Cela tombe bien, il nous faut prendre de l’argent et il n’y a pas d’ATM à Cherating. Nous ne voyons aucun touriste sur place et nous prenons la direction du marché (le long de la rivière, après la gare routière) pour faire le plein de fruits (mangue, bananes, ramboutan, mangosteen, etc..). Nous trouvons aussi notre ATM et faisons le plein de fruits et d’argent. Notre prochaine étape sera les Perenthians et là-bas non plus, pas d’ATM. Les gens sont aimables et nous saluent facilement. Il faut dire que nous avons du succès avec nos filles jumelles. Apparemment, ici c’est un honneur particulier. Le patron de la GH ne nous a pas attendus, ce qui n’était d’ailleurs pas prévu. Pour rentrer, ce sera donc le bus local. Cela nous rappelle un peu les bus thaïs, vieux et poussifs. Nous montons dans le bus, nous sommes les seuls Occidentaux dans un véhicule bondé. Nous payons nos tickets à un vieux monsieur. Il reste quelques places à l’arrière et des gens nous font signe pour venir nous asseoir. Pas de ventilation, pas de climatisation, nous sommes en sueur. L’arrière du bus est plein de gosses qui rentrent de l’école. Les éclats de rire fusent, nous devons être l’objet de plaisanteries … Des « Hello » ou «How are you » aussi, premiers mots pour un premier contact. Pour descendre du bus, facile. Une sonnette que l’on actionne et le chauffeur stoppe. Pas d’arrêts fixes. Arrivés à Cherating, sur le haut du village sur la route nationale, nous utilisons la technique malaisienne et nous descendons avec des signes de main aux autres passagers. Nous regagnons la GH et commençons à nous gaver de nos fruits. Départ pour la plage, où la marée est à nouveau basse. De loin, nous voyons deux sortes de camping-car, le long des arbres. Nous partons voir. Un Allemand et un Suisse ! Ce dernier nous explique avoir mis son véhicule sur un cargo et il compte rentrer au pays … dans 2-3 ans, qui sait ! C’est un habitué des périples, son fourgon Mitsubishi a déjà traversé les Amériques, de l’Alaska à la Patagonie. Nous profitons des vagues, en même temps que pas mal de jeunes. La plupart des filles se baignent habillées et voilées, religion oblige. Et toujours cet excellent repas au Matahari, avec du poisson frais, cuisiné dans une feuille de banane et accompagné de sauce Sambal bien épicée. Nous aurons vraiment passé du bon temps ici. Nous ne pensions rester qu’une nuit, vive la flexibilité du routard.
Dimanche 19 juillet 09
Les réveils s’étalent sur la matinée. Nous prenons notre petit-dèj en face de la GH. 7 Canai (petites crêpes, pour lesquelles j’ai un faible, surtout celles au citron) et boissons (thé au lait sucré, jus d’orange frais) pour 7 RM. Puis, nous partons à la plage. Moins de vagues, mais par contre sans doute quelques méduses puisque qu’avec Nat, nous nous faisons piquer dans le dos. Sans gravité, juste une petite sensation de brûlure. On regarde dans l’eau , on ne voit rien. A midi, nous allons au Muda Café, directement sur la plage, petite cahutte tenue par un monsieur d’une soixantaine d’année qui fait quelques plats simples, telles que des nouilles ou du riz frit. C’est un personnage que nous avons là, toujours à rire. Il nous initie au bricolage en fabriquant des sauterelles et crevettes géantes à l’aide de feuilles de bananiers. Toute la famille s’y met et les filles démontrent une belle dextérité. Le temps est brumeux, voire couvert. Venteux sur la plage, chaud et humide dès le bord de la mer abandonné. Nous revenons à la GH vers les 16h30 pour ranger nos affaires, préparer nos sacs, récupérer une lessive. La soirée se déroulera au rythme de Cherating, tranquille. Repas dans un resto local, et pour finir un thé au Payung Café à écouter une radio Rock.
Lundi 20 juillet 09
Il fallait bien que cela m’arrive au moins une fois, grosse indigestion pendant la nuit. Une belle série de crampes intestinales, mais sans vomissement ni diarrhées. Le réveil est pénible vu le manque de sommeil et j’évite donc le petit-dèj pendant que les filles se gavent de Roti Canai. Il nous faut être à 08h30 sur la route nationale, 500 mètres plus haut, pour attraper notre bus. Vers 08h45, soit pile à l’heure, notre bus Transnacional arrive. Il suffit de faire signe pour qu’il s’arrête, mais apparemment le chauffeur savait qu’il devait embarquer des passagers à Cherating. Direction Jerteh, où nous descendrons pour aller ensuite à Kuala Besut, port d’embarquement pour les Perenthians. Tout a été organisé par téléphone avec Aziz, le propriétaire des Mama’s Chalets. Un taxi nous attendra à Jerteh, puis nous prendrons nos billets de bateau. 6 heures de route plus tard et d’une conduite irréprochable (avec une pause repas), nous arrivons à Jerteh. Le bus nous dépose sur la route principale, il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre la gare routière où notre taxi doit nous prendre en charge. 4 occidentaux qui marchent avec leurs sacs, on devrait nous reconnaître. Les chauffeurs de taxi nous sollicitent, mais sans agressivité et sourient lorsque nous déclinons l’invitation. Un homme s’approche, il porte une pancarte avec notre nom, c’est notre chauffeur. Il nous conduit à Kuala Besut (30 RM le trajet) et nous amène devant le Mama’s Holidays office où nous prenons nos tickets de bateau (35 RM le trajet p. pers., soit 70 RM A/R). Dans tous les guides, il est fait mention de bateau lent ou de ferry, mais ce type de transport ne doit plus exister. Nous avons le temps de prendre un petit repas avant le départ pour les îles. Nous discutons avec les 2 employées du bureau qui sont très sympathiques et qui veulent savoir beaucoup de choses, surtout nos âges. Voici le temps d’embarquer, nous nous rendons à la jetée. Comme pour Tioman, il faut s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour la conservation des fonds marins. Puis nous montons dans le bateau. Bateau ? En fait une grosse barque avec une bâche. Un panneau indique que l’embarcation est faite pour 12 personnes, nous sommes 18 à bord, les bagages en plus. Au port, la mer semblait bien calme, mais une fois la digue franchie, les flots sont légèrement agités. Plein gaz pilote. Apparemment, cela ne gêne pas le marin qui surfe plus qu’il ne navigue. Les sauts sont nombreux et vu que nous sommes à l’avant, on déguste. Rien de dangereux, mais cela tape fort parfois dans le dos ou la nuque. Les Perenthians sont rapidement en vue et il nous faut 40 minutes pour les atteindre. Après avoir déposé quelques passagers sur d’autres plage, nous voici devant le Mama’s et une barque plus petite vient nous chercher car il n’y a pas de ponton pour débarquer. Aziz nous accueille personnellement, je le remercie pour l’arrangement de notre transport jusqu’ici. Nos bungalows seront parfaits. Bon lit, douche et WC, ventilo, petite terrasse, classique. Ils sont dans un petit jardin et ne donne pas sur la mer. Ce sera 60 RM l’unité, alors que ceux qui sont au bord de l’eau ont la clim, mais sont à 180 RM ! Nous avions vraiment bien fait de réserver, car tout est plein et il y a même des gens qui arrivent avec leurs sacs à dos et qui doivent repartir en bateau faute de place. Petite déception quand même : il n’y a pas de plage devant le Mama’s. Juste une fine bande de sable, rapidement remplacée par du corail ou des rochers qui cisaillent les pieds. Avec la marée descendante, ces coraux sont même hors de l’eau. C’est la fin de l’après-midi, nous n’allons pas chercher une plage maintenant, alors nous trouvons un petit coin pour nous tremper tout de même. Ce soir, nos testerons le resto de notre emplacement, le … Mama’s ! Nous comprenons le pourquoi de ce nom. Apparemment, c’est la cheffe de famille qui règne en maître sur les lieux et le reste de la troupe a chacun son rôle, la caisse, le service, la réception. Les prix du resto sont corrects, mais tout de même plus chers que sur le continent. Normal. Il faut dire que l’authenticité malaise de Cherating a disparu. Il n’y a que des Occidentaux ici ou des Chinois, mais tous avec un porte-monnaie de touriste. Il faut nous réhabituer à voir autant de voyageurs. Il va nous falloir un jour, on verra demain. En sortant de notre bungalow, nous nous retrouvons nez à nez avec un beau varan, et dans l’arbre en face de notre terrasse, à moins de deux mètres, il y a de belles chauves-souris. La Malaisie est finalement bien présente.
Mardi 21 juillet 09
Le lever est tardif pour les filles, j’ai donc le temps de me prendre un léger petit-dèj avant de partir à pied en exploration pour les plages. Je file au sud, direction Abdul’s Chalet par le Jungle Trekk qui commence derrière le petit club de plongée. Après 15 minutes dans la forêt, il faut longer différent resorts, par la plage, et je trouve mon bonheur, après 25 minutes à pied environ. Les touristes s’entassent sur la portion de sable devant leurs chalets, mais en marchant un peu, tout au bout du chemin, il y a une plage de rêve, déserte, sable blanc et eau limpide. C’est LA plage. Et en plus, il y a un petit bistrot pour les boissons et un petit repas de midi. Courte baignade dans une eau transparente et je reviens sur mes pas, faire part de ma découverte. Je retrouve les filles en train de manger. Je vais vers Aziz pour louer masques et tuba (5 RM par jour et p.pers.) et une fois tout le monde prêt, départ. La marche n’est pas pénible et nous atteignons facilement mon petit coin de paradis. Il n’y a personne. Baignade, snorkelling dans les rochers qui bordent la plage. L’endroit est un véritable aquarium, les poissons sont nombreux, multicolores, n’ont pas peur de l’homme et viennent même si près que nous pouvons les effleurer. Nous testerons le petit resto pour un repas simple, du riz frit. Retour vers 18h00 pour une douche et se poser un peu après ces bains d’eau de mer et de soleil. L’endroit était idéal, mais pendant la marche du retour, nous avons à nouveau été confronté à ce tourisme de masse, qui passe sa journée sur une chaise longue, entassés sur un bout de plage. Pour cela Tioman et surtout Juara était bien différente, même si la clarté de l’eau et la blancheur du sable n’étaient pas comparables. En soirée, ce sera la rencontre avec la famille Foletti, dont Caroline est une inconditionnelle du site voyageforum.com. Cela fait de nombreux mois que nous correspondons par message interposé et le hasard a fait que cette année, nos dates et destinations de vacances coïncidaient ici. Bornéo pour eux, la péninsule pour nous, mais point commun, les Perenthians. Rencontre avec Jean-Paul, leurs enfants. Discussions, le verre de fin de soirée, l’amitié n’est plus virtuelle. Au moment de se coucher, un bel orage éclate. Il pleut très fort, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre est assourdissant.
Mercredi 22 juillet 09
Au lever, plus de pluie, mais un ciel brumeux et gris, comme souvent le matin. Il faut avouer que cela enlève un peu de magie aux paysages de ces îles. Le petit-dèj du Mama’s est bien moins cher et tout aussi correct ailleurs, c’est notre base culinaire. Nous prenons la direction de notre plage sauvage que nous faisons découvrir à Caro et ses enfants. Une bonne heure de snorkelling où nous admirons coraux, poissons, anémones (et ses petits némos qui se laissent chatouiller les flancs). Toujours aussi peu de monde, c’est incompréhensible, vu la beauté de la plage et des fonds marins. Un petit repas à la gargotte, puis vers le milieu de l’après-midi, nous prenons le chemin de la plage du Perenthians Island Resort, à l’inverse vers le Nord, après le Coral View. La plage est énorme, d’un sable blanc immaculé et l’eau d’une transparence exceptionnelle. Il y a un petit ponton à quelques dizaines de mètres du bord, d’où on aperçoit parfois des tortues. Par contre, pas trop de snorkelling ici, le fond est sableux et le bord vers les rochers n’est pas très intéressant. Fin de journée, douche pour tout le monde. Il faut se décider assez rapidement pour les restos, car les tables se remplissent vite. Vers 22h00 par contre, tout commence à fermer et nous sommes les derniers à table. La pluie recommence à tomber, non pas sous forme d’orage, mais fine et régulière.
Jeudi 23 juillet 09
Lever assez tard, comme d’habitude sur ces îles. Après un petit repas, retour vers notre plage préférée, nous ne nous en lassons pas, sans les filles qui dorment encore. Le ciel est bleu, dégagé. Nous rencontrons Caroline et une de ses amies. Nous partons snorkeller, vers un petit cap qui s’appelle Shark Point et où les bateaux qui font le tour de l’île s’arrêtent. Le paysage sous-marin est vivant, habité et splendide. Il y a des centaines de poissons et même des bancs de petits calamars. Et soudain, tout à la pointe, un requin de récif, suivi bientôt d’un deuxième. Un des deux doit bien faire 1m50, il est plus gros que ceux que j’avais vus l’an dernier à Koh Tao. Nous restons à les observer raser le fond. Ils sont parfois à moins de 3 mètres de nous, spectacle fascinant. Le petit moment d’appréhension passé, nous essayons de les suivre et admirons l’ondulation de leur queue. Après ce magnifique spectacle, petit repas au resto de la plage, nous sommes désormais des habitués. Je m’aperçois après avoir mangé que j’ai oublié mon porte-monnaie au Mama’s. Je suis bon pour me faire les 25 minutes de marche de retour. Dom m’attend, mais pour revenir ce sera un taxi-boat ! Pour la fin de la journée, nos regagnons l’autre plage qui s’apparente presque à une piscine géante. Les filles sont là, avec les enfants Foletti. Elles ont vu une tortue peu avant notre arrivée. Et même peut-être un requin. Le planning est rôdé, vers 18h30 douche pour tout le monde et une heure plus tard nous sommes installés à la terrasse du Mama’s, au bord de l’eau. Tout comme hier, la pluie s’est remise à tomber.
Vendredi 24 juillet 09
Un touriste m’ayant signalé une bande de singe dans les arbres qui bordent l’arrière du Mama’s, je m’y rends dès mon lever. Aucun animal en vue. J’apprendrai plus tard qu’une tribu de singes noirs, avec le contour des yeux blancs, faisaient les fous quasiment sur les terrasses des bungalows du Coral View. La famille Foletti les a même photographiés. Ce matin, snorkelling sur la plage du Perenthians Island Resort, rien de spécial, si ce n’est un gros baliste que nous n’avons pas pu approcher. Nous resterons sur cette plage toute la journée, avec juste un intermède pour le repas de la mi-journée. Mer translucide, sable fin, soleil, que demander de plus pour cette fin de périple. Ce soir, nous prenons une bière et le repas avec les Foletti au Paradise Restaurant, sur des petites tables directement au bord de l’eau. Le ciel est partiellement nuageux et offre de belles couleurs pour le coucher du soleil. On ne voit pas l’astre disparaître dans mer, car l’île d’en face fait écran. Néanmoins, le ciel prend des teintes rosées, puis orangées. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvrira et un violent orage éclatera finalement en milieu de nuit.
Samedi 25 juillet 09
Quelques gouttes tombent encore à notre lever, le ciel est bien couvert. Nous repartons vers notre plage isolée dans le but de voir les requins. Nous nous rendons à la nage à Shark Point et malgré que nous restions presque une heure dans l’eau, aucun squale ne montre le bout de son aileron. Nous profitons de l’eau avant de changer de plage après le repas de midi. Journée baignade. Repas au Mama’s le soir et nous finissons au Paradise avec les Foletti, en achetant une bouteille de whisky malaisien (l’équivalent du Mékong thaï) que l’on mélangera avec du coca. C’est une des rares fois où nous aurons bu de l’alcool dans ce pays. Discussions, nous apprenons à nous connaître, invitations : rendez-vous est pris à Bordeaux !
Dimanche 26 juillet 09
Le départ approche, c’est notre dernier jour sur ces îles avant le retour sur l’Europe. Pas de baignade ce matin, mais lever tard, petit-dèj et remplissage des sacs. Notre bateau pour Kuala Besut est prévu à midi. Petite séance d’au revoir avec nos amis bordelais. Nous embarquons plus ou moins à l’heure avec une famille de Danois pour prendre la direction d’autres plages afin de remplir l’embarcation. Le bateau est plein, la mer est calme. Cela ne secoue pas trop, bien moins qu’à l’aller. Par contre, il pleut, une pluie fine et légère, qui fouette le visage avec la vitesse du bateau. Nous avions été serrer la main à tout l’aimable personnel du Mama’s et un des serveurs est même avec nous sur le bateau. A Kuala Besut, nous croisons un autre serveur au port, il avait pris un autre bateau. C’est celui qui était venu nous chercher le jour de notre arrivée avec une petite barque. Très souriant il avait souvent ouvert la discussion avec nous, et évidemment surtout avec nos filles… Il était vraiment sympa et sur le quai de Kuala Besut, nous procédons à un échange de t-shirt. Mon « Swiss » jaune et vert contre un maillot de foot de Barcelone !!! C’est Lauriane qui a insisté et cela se fait très naturellement, avec photo … Un taxi nous attend après la jetée, commandé par Aziz. L’organisation est parfaite. Il nous emmènera à Kota Bahru (70 RM le trajet) en une petite heure de route. Il nous dépose devant la KB GH où nous laisserons nos sacs en dépôt (2 RM le sac), le temps de visiter une partie de la ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. L’ambiance nous fait penser un peu à une ville du Moyen-Orient. Il faut dire que Kota Bahru s’est autoproclamée « the Islamic City of Malaysia ». Mais attention, toujours dans l’esprit tolérant du pays, pas d’extrêmisme affiché. Les magasins de tissus sont nombreux, nous faisons un ou deux supermarchés. Il n’y a rien à acheter de spécial. Nous allons tout de même au centre culturel, près du stade de foot, où il y a quelques spectacles gratuits. Lorsque nous y sommes passés, c’était des percussions. Nous profitons d’envoyer nos derniers mails depuis un cybercafé. Il est bientôt l’heure de rejoindre l’aéroport pour notre vol Air Asia à destination de KL, vol réservé en mars dernier pour le prix de 10 Euros par personne… Devant la KB GH, il y a des gens qui racolent le touriste en se présentant comme taxi. Le gérant de la KB nous dit qu’on peut y aller les yeux fermés, donc nous acceptons la proposition d’un homme qui peut nous conduire à l’aéroport pour 20 RM, ce qui semble être le tarif local. Pas de borne de taxi, ni même d’inscription sur les portières, mais une voiture privée bien pourrie, visiblement bientôt au bout du rouleau. En 25 minutes, nous arrivons à l’aéroport sans encombre. Nous sommes un peu en avance. Nous avisons alors un petit resto local, pile en face de l’aéroport, il n’y a que la grande route à traverser. On s’y rend pour déguster nos dernières Roti Canai malaisiennes, avec des thés au lait sucré. Notre vol est à l’heure, l’avion est plein. Comme l’an dernier, Air Asia propose des Airbus visiblement neufs avec sièges en cuir. Une petite heure de vol bien tranquille, je devise durant le trajet avec mon voisin qui veut savoir ce que nous avons pensé de la Malaisie. Au moment d’atterrir, nous survolons KL et nous avons la chance de passer quasiment à la verticale des tours Petronas. Nous les aurons vraiment vues sous tous les angles ! Une fois à KL, nous arrivons au terminal des vols domestiques (LCCT) et même si les vols empruntent les mêmes pistes, le bâtiment des vols internationaux (KLIA) n’est pas le même. Dès la sortie, il y a une navette qui nous conduit au bon endroit (1.50 RM p. pers.), un bus vert avec le sigle KLIA sur le pare-brise. Une fois dans ce terminal, nous avons le temps, notre vol Qatarairways ne décolle qu’à 03h15 du matin. C’est le dernier à partir…comme si nous voulions profiter de chaque minute dans ce pays. Nous anticipons notre retour en Occident en mangeant au Kentucky Fried Chicken, seul établissement encore ouvert. Au moment d’embarquer, nous sommes assez peu dans la salle d’attente. Notre A 330 sera-t-il plein ? Oui, car il arrive de Bali et la plupart des sièges sont déjà occupés. Jusqu’à Doha, le vol sera cette fois tranquille et nous arrivons un peu en avance au Qatar. Quelques courses au Duty Free et nous embarquons vers Genève. Hormis quelques turbulences au-dessus d’Istanbul, notre vol est sans histoire. Nous posons à l’heure, c’est le retour à la maison.
Il nous faudra quelques jours pour prendre du recul et apprécier à sa juste valeur ce que la Malaisie nous a offert. La Thaïlande nous avait enchantés, mais cette année, notre enchantement est encore plus grand. Plus d’authenticité, peut-être de sincérité dans les rapports humains, une faune exceptionnelle, une fréquentation occidentale moins marquée. Oui, la Malaisie est une destination exceptionnelle pour les amoureux de ce type de périple et du continent asiatique. Comme pour tous nos voyages, nos têtes sont pleines de souvenirs, que la lecture de nos carnets de route ou la vision de nos photos nous rappellent avec délice.
Cherche équivalence à mon dernier séjour en Thaïlande English translation pending
Bonjour
Lors de mon dernier séjour en thailande, j'ai passé 15 jours formidables dans le golfe en aout/ Samui(cote nord) 3jrs, Tao 4jrs, 4jrs Phangan, Samui 4 jrs(cote ouest) Nous avons tout aimé, le tumulte de samui, le calme de tao, les petits villages du nord de Phangan, enchainant, plages, balades en bateau, snorkelling, balades en scooter, restaus, ....
Je cherche à refaire quelque chose de similaire, toujours en aout et j'ai pensé à Koh Chang et ses iles avoisinantes.J'espère y retrouver le beau temps que nous avons eu en aout à Samui). Auriez vous qqes suggestions pour 3 ou 4 stops ds ces iles (j'aime bien bouger) de 3 ou 4 nuits, des hotels sympas (un peu du style du koh tao cabana, pour les chanceux qui connaissent, bungallow les pieds ds l'eau, salle de bain avec vue sur les étoiles...)(budget hotel pour 12 nuits env 4 à 500 € pour un couple et une fifille de 12 ans) Les plus jolies iles, les beaux hotels, les bons plans.... Merci
Lors de mon dernier séjour en thailande, j'ai passé 15 jours formidables dans le golfe en aout/ Samui(cote nord) 3jrs, Tao 4jrs, 4jrs Phangan, Samui 4 jrs(cote ouest) Nous avons tout aimé, le tumulte de samui, le calme de tao, les petits villages du nord de Phangan, enchainant, plages, balades en bateau, snorkelling, balades en scooter, restaus, ....
Je cherche à refaire quelque chose de similaire, toujours en aout et j'ai pensé à Koh Chang et ses iles avoisinantes.J'espère y retrouver le beau temps que nous avons eu en aout à Samui). Auriez vous qqes suggestions pour 3 ou 4 stops ds ces iles (j'aime bien bouger) de 3 ou 4 nuits, des hotels sympas (un peu du style du koh tao cabana, pour les chanceux qui connaissent, bungallow les pieds ds l'eau, salle de bain avec vue sur les étoiles...)(budget hotel pour 12 nuits env 4 à 500 € pour un couple et une fifille de 12 ans) Les plus jolies iles, les beaux hotels, les bons plans.... Merci
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Thaïlande: chèques de voyage en euros ou dollars? English translation pending
Bonjour
Nous partons en juillet et en famille pour 1 mois en thailande (Bangkok et Samui) et nous avons decide de prendre des travellers mais nous ne savons pas si nous devons les prendre en euros ou en dollars est ce que vous pouvez nous renseigner ?
Merci
Les Photos (suite de la suite de la suite de la suite....) English translation pending
Pour commencer,
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier...
Bonne lecture... 😎
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business��� C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business��� C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
La jungle en Malaisie English translation pending
Bonjour !
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
Carnet de voyage sur la Malaisie en juillet 2012 (récit, informations) English translation pending
VOYAGE MALAISIE 2012
1 er Jour :
Trajet de Paris à Kuala Lumpur, départ 7h00 du matin, arrivée le lendemain 6h00, + Le décalage horaire, ca nous fera environ 36 heures sans dormir…
Nous décidons de louer une voiture afin de commencer notre périple dans la Malaisie occidentale…
Première surprise, en descendant de l’avion, tous les loueurs de voiture sont fermés…. ???
En fait les box des loueurs restent fermés, et les vendeurs se trouvent dans un parking voisin en sous soul, à coté des voitures à louer…super….pour avoir cette information nous avons du fouiller dans les papiers des box, rien n’est indiqué….bref…nous nous dirigeons donc vers ces garages, ……
Nous faisons 4 loueurs différents pour trouver une voiture…..Panique, ils nous répondent tous qu'’ils n’ont plus aucune voiture de disponible…….aie aie.
A force de chercher nous tombons sur un loueur a qui il reste une voiture…nous ne faisons pas les difficiles sur le prix même si Céline a réussi de nouveau à faire baisser le prix….
Ouf nous voila rassurés, nous mettons les bagages dans la voiture et commençons notre périple.
Nous prenons la route des Camerons Highlands, région au nord de Kuala Lumpur… le réseau routier est excellent, et nous mettons 2h30 pour rejoindre notre première ville de destination : Tanah Rata.
Nous traversons des plantations de thé, la jungle est un peu sous la brume.
Nous cherchons notre hôtel que nous trouvons très facilement…le Cameron Inn, simple, propre et confortable pour 18 euros….
Visite de la ville et prise de notre premier repas, un plat indien dans une feuille de bananier…pour seulement 5 euros pour nous 2, boisson comprise. (C’était très bon , je me suis régalée !).
L’après midi nous partons faire une petite randonnée d’environ 3h dans la jungle…premier contact avec la jungle malaise….la chaleur est très supportable car nous sommes en altitude…
Retour ensuite à l’hôtel, petite douche, (nous nous sommes posés un peu dans la chambre et il a fallu luter pour ne pas dormir). Ensuite, repas en ville dans un petit resto indien et dodo car nous sommes fatigués de notre voyage.
2 éme jour : Nous reprenons la même route sinueuse et montagneuse qu' hier. 2h30 de route pour rejoindre l’embarcadère pour Pulau Pangkor. Prix du bateau pour les iles 10 RM/pers soit 2,5 euros Nous louons un scooter beaucoup trop cher 40 RM. Nous nous faisons avoir…ca arrive lol En plus, pratiquement pas de frein…sympa la balade Nous partons déjeuner sur la plus belle plage de l’ile, Corail Bay, ou nous nous baignons également… (Là ça commençait à être le paradis avec le sable blanc, la mer bleu et le calme) Nous reprenons le bateau pour nous rendre à Ipoh. Arrivés sur Ipoh, nous recherchons notre hôtel que nous avons sélectionné dans le Lonely Planet, mais aucun plan ne correspond, nous ne mettons pas loin d’une heure pour le trouver… Apres l’avoir trouvé enfin, nous ressortons pour aller manger en ville. Nous trouvons une petite place remplie de restaurants en plein air…de petites échoppes qui font leur cuisine en plein rue… Nous prenons plein de choses différentes et nous goutons à tout. Certains plats se révèlent délicieux alors que d autres sont tout bonnement infectes… Apres avoir mangé un peu trop…. Nous allons nous balader dans le marché de nuit…. La vie nocturne ici est très développée, les malais vivent la nuit et nous nous en apercevrons tout au long de notre voyage… (Et ça j’adore, ça fait partie de l’ambiance des vacances) 3 éme jour : Ce matin avant de quitter Ipoh, nous aimerions visiter deux temples bouddhistes….. Le Sam Po Tog et le Perak ….mais jamais nous ne les avons trouvés….aucune indication n existe, aucun plan ne correspond….après 1h30 de recherche infructueuse, nous quittons Ipoh sans une certaine irritation pour prendre la direction de Taiping. (Un peu déçue mais nous avons tout tenté pour les trouver) Nous prenons cette fois un hôtel avec piscine dans la jungle… sympa. Première chose, nous allons nous baigner… Dans l après midi, nous allons à Kuala Sepetang afin de visiter la Matang Mangrove Forest Reserve. C’est un parc qui serpente dans la mangrove grâce à des pontons en bois qui sillonnent la foret. Nous apercevons parmi les arbres gigantesques des pics verts, des calaos, un varan, des martins-pêcheurs, des écureuils et des singes…d’ailleurs ces derniers étaient dans les arbres à une bonne cinquantaine de mètres de nous quand nous sommes passés la première fois… Puis quand nous avions fini notre petit tour dans la réserve, et que nous avions fait demi-tour pour repartir à la voiture, ils se trouvaient sur les passerelles à une dizaine de mètres de la sortie… Donc nous avançons pour sortir, ils s écartent tous, sauf un qui boitait…. Il se retourne, nous crache dessus et s’avance vers nous menaçant…nous reculons doucement …. Nous attendons donc qu’il parte de lui même de la passerelle et pendant ce temps, je décide de prendre une photo d’un singe qui se trouve dans les arbres… La foret est très sombre et pour pouvoir prendre la photo, le flash se déclenche…. Et le singe n’a pas du tout aimé cela, il est descendu de son arbre, a sauté sur la passerelle .Il était a moins de 2 mètres de nous. D’un air menaçant, crachant, grognant, et s’avançait vers nous en montrant les dents….. Céline paniquée était derrière moi (« il y avait de quoi être paniquée, il voulait vraiment nous attaquer »), j’avais pris mon sac à dos dans la main et le tenant par les sangles, j’étais prêt à lui balancer dans la tête s’ il s’avançait de plus prés… Dans le même temps, l autre singe boiteux, revenait vers nous en crachant également…nous étions pris en tenaille par deux singes. Céline était collée à moi en ayant assez peur, puis j’ai cherché dans mon sac quelque chose à leur jeter afin de les occuper pour que nous puissions partir sans les quitter des yeux……..Le singe avançait sans cesse et ‘ arrêtait des que je criais « NON ».Et Céline a eu cette phrase géniale avec un ton paniqué « balance lui un nurofen, balance lui un nurofen » lol (Oui dans ces moments là, l’important c’est de sauver sa peau !). J’ai enfin trouvé un bonbon dans le sac !!! Je leur ai jeté et ils se le sont disputé…et nous avons pu partir mais pas dans la bonne direction, nous avons donc du faire le grand tour dans la mangrove afin de rejoindre la voiture…. Apres cette péripétie, nous retournons à l hôtel et nous allons nous baigner. Le soir nous partons faire le safari de nuit dans le zoo de Taiping. Nous sommes seul dans le zoo, expérience sympa, nous apercevons des animaux qui ne bougent jamais la journée ; nous voyons les lions jouer ensemble, nous entendons les tigres vêler. Les ours qui courent dans l herbe… très belle initiative d ouvrir le parc la nuit…pour une somme dérisoire, nous avons payé 4 euros par personne. La faim se fait sentir et nous allons à Taiping manger. Nous nous installons dans un Street Food, qui se trouve dans une rue fermée a la circulation, nous sommes les seuls occidentaux sur place… l’ambiance de l Asie est là, et nous nous sentons bien dans cette ville qui n est pas du tout touristique… Nous mangeons local et nous goutons à plein de bonnes choses. 4 éme jour : Nous prenons la route et nous allons sur Pulau Penang. Nous visitons la ville de Georgetown… Très belle ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ville avec des influences chinoise et indiennes…mais c’est son passé colonial qui s’impose… Nous visitons Chinatown, ainsi que le temple Hainan, temple bouddhiste chinois de couleur rouge entouré de colonnes noires sculptées de signes chinois. Il est aussi doté d une magnifique cour en pierre Nous visitons aussi le temple Tua Pek Tong, c’est un temple de couleur rouge et or, avec de magnifiques colonnes polies noires et un mobilier ancien verni…on a l impression d être revenu au siècle passé et de voir surgir un moine shaolin pour nous faire une démonstration de Kung Fu. Il est l heure de manger et nous trouvons un petit resto chinois dans l avenue principale de Chinatown…bonne cuisine, simple, correct, propre et pas cher. Après ce petit en-cas, nous partons visiter Little India, résolument plus bruyante et plus vivante que Chinatown… c’est aussi plus coloré, des magasins mettent de la musique indienne à fond, des couleurs plus éclatantes parent les tenues portées par les indiens, des voitures se faufilent entre les gens qui sont dans la rue, l ambiance est beaucoup moins zen… ce n’est décidément pas la même culture… Avec la chaleur qui envahit la ville, nous décidons d’aller nous baigner et retournons à notre bungalow qui se trouve a Batu Ferringi… Petite baignade dans la mer en face de notre logement et location d un scooter des mers pour une demi heure… La réglementation est bien loin de celle de la France, aucun permis ne nous fut demandé pour louer le scooter….. Nous finissons notre journée sur la plage à regarder le coucher de soleil… Le soleil nous offre un très joli spectacle, le ciel se change en couleur vive, le bleu du ciel se mêle au rouge naissant du coucher de soleil, sans oublier le orange qui englobe la mer … Une barque passe au loin, et a comme toile de fond le coucher de soleil, cela me permet de faire une très jolie photo. Ce spectacle terminé, nous allons en ville pour diner. Ici l ambiance est vraiment celle des vacances, nous pourrions comparer cela a une ville française de bord de mer, avec ses marchés, ses échoppes, ses restaurants et ses rabatteurs pour que nous allions diner chez eux…. Apres avoir fait notre petit tour dans le marché nocturne, nous allons manger dans un petit Street Food au bout de la rue commerçante… Beaucoup de touristes et une ambiance bien moins authentique que celle de Taiping…nous découvrons ici malgré tout, le white coffee, c’est un mélange de café, de lait concentré sucré, et de glace. C’est très bon et assez rafraichissant, il y a la même déclinaison avec le thé. Nous apercevons également un restaurant assez particulier. Dans le hall de ce restaurant, se trouve des dizaines d’aquariums remplis de poissons plus ou moins gros et plus ou moins bizarres. En fait il n’y a pas de carte pour commander, le menu est dans les bassins. On choisit le poisson que l’on désire manger et on le paye au kilo… Nous avons adoré Georgetown et surtout Chinatown. Logement sur Batu Ferigni. Nous logeons chez Ismael, chambre a 100 RM , positionné sur la plage, patron très sympa, climatisation mais le soucis était les araignees, la chambre était rempli d araignees….. 5 éme jour : Ce matin nous sommes réveillés dans un premier temps par une araignée qui se balade sur ma tête (« Une petite faucheuse, pas de quoi devenir hystérique non plus ! Et c’est moi qui dit ça ! »), réveil éclair pour moi brrr et ensuite par des bruits qui viennent de dehors …un bruit de choses qui tombent sur notre toit… nous pensons que c’est le vent qui fait tomber les amandes de l arbre… Et non ce sont de jolis petits singes qui s amusent à lancer des amandes du haut de leur perchoir !!!Lol Route vers Pulau Langkawi. Nous arrivons a Kuala Kedah vers 10h00, pour nous garer, nous avons de la chance, le parking se trouve juste devant l’embarcadère et nous prenons la dernière place…mais pour le bateau, celui de 10h30 est complet, nous devons donc attendre celui de 12h00… Nous prenons donc le suivant par un temps très agréable et une mer très calme. Arrivés sur l’île nous prenons un taxi pour nous emmener jusqu’ ‘à AB Motel qui se trouve sur la plage de Pantai Cenang. Hôtel confortable, nous prenons les bungalows qui se trouvent de l autre coté de la route, bien moins chers et tout aussi propres.80 RM Nous louons une voiture pour 1 jour et demi juste à côté de l’hôtel. 100 RM soit 25 euros. Après négociation bien sur lol Nous ne perdons pas un instant, petite douche, on prépare notre sac et on part pour une après midi de visite sous un soleil radieux On commence notre périple par prendre le cable car qui nous emmène au point culminant de l ile pour nous permettre d avoir un joli point de vue sur l ile, les plages environnantes et sur la Thaïlande. Nous nous trouvons à environ 800 mètres de hauteur sur des plateformes conçues exclusivement pour les piétons. Ensuite nous allons à pied voir les Seven Falls, petite montée d’une demi-heure, la foret alentour est remplie de singe. Arrivé en haut rien d exceptionnel. Nous nous dirigeons ensuite vers la plus belle plage de l ile, la plage de Tanjung Rhu au nord de l ile. Nous arrivons vers 17h45, et là un garde nous fait comprendre que nous ne pouvons plus emprunter la route qui mène a la plage après 17h30 car, c’est une plage privée…. Et oui cette plage est privatisée après 17h30 pour les clients des hôtels luxueux qui bordent cette plage… dégouttés nous repartons avec la ferme intention de revenir demain… Nous retraversons l’île et allons donc nous baigner à la plage de Pantai Koi. Jolie plage également où des voiliers au loin jetaient l’ancre à proximité d’un îlot. Le soir, nous dinons sur Pantai Cenang, dans un resto Thaïlandais… Plat très pimenté, malgré le fait que Céline demande "No Spicy "!!! (Oui là-bas cela ne sert à rien de demander no spicy car ils répondent non et c’est toujours pimenté ! ») 6 éme jour : Des le lever, nous sommes allés nous baigner, nous allons sur la plage de Pantai Cenang, pas beaucoup de monde dans l’eau et aucun touriste… Ensuite direction le sommet de l’île accessible en voiture, mais là après 30 min de voiture, déception…on ne peut pas y accéder…zone militaire et zone privée, aucun intérêt donc à y monter… Cette fois nous comptons bien profiter de Tanjung Rhu, nous arrivons donc sur la plage après avoir passé le poste de garde et avoir rempli une fiche avec notre nom prénom etc.…. Nous nous baignons dans un endroit idyllique sans personne autour, nous avons la plage pour nous seul !!! Retour a l hôtel pour manger et l après midi balade dans le centre de l ile. Retour sur Tanjung Rhu. Nous décidons de faire un petit tour en bateau pour aller voir les aigles…. Et nous avons bien fait d attendre cette après midi… Ce matin quand nous sommes passés, le tarif qui nous était proposé était de 250 RN pour 1 heure, et ce soir sans aucune négociation, nous payons 170 pour deux heures de balades et plus de prestation et de visite….au lieu de 350…pas mal !!Non ? Lol Lors de notre tour en bateau, nous allons visiter une ferme Fish ou des poissons assez dangereux (genre barracudas) sont cantonnés dans des bassins entourés de filets mais sans aucune protection, il serait très facile de tomber dedans !!! Nous continuons ensuite notre périple pour aller voir les aigles chasser. Ce sont des aigles qui chassent les poissons.il y en a des dizaines, c’est magnifique. Puis direction une cave remplie de chauves souris, suivi d un tour dans la mangrove et d’un tour en mer pour finir, nous n’avons pas vu le temps passer, Le bateau nous dépose sur la plage de Tanjung Rhu pour que nous puissions assister au coucher de soleil…petit baignade bien sur en attendant le fameux coucher !!! Il est 19h, le soleil n’est pas tout a fait coucher, et un garde nous demande de partir, car c’est l heure ou les touristes qui ne résident pas a l hôtel doivent quitter la plage… Même pas pus voir le coucher de soleil jusqu’ au bout !!! De nouveau dégoutés et excédés nous quittons donc cette magnifique plage et retournons sur Pantai Cenang. 7 éme jour : Journée de route, trajet de Pulau Langkawi a Kota Bharu. Route sinueuse de montagne, pas beaucoup de monde, et la route est très bonne. Arrivés sur Kota Bharu, nous cherchons un hôtel qui n existe plus !! Nous allons finalement au cristal Lodge, un hôtel qui ne se trouve pas loin du centre-ville, pas cher, chambre de luxe à 150 RM au lieu de 200 RM avec petit déjeuner inclus, c’est la seule chambre qui leur restait. Le soir nous allons nous balader en ville, Les gens ici sont sympas, beaucoup nous sourient et nous disent bonjour. Cette ville est une étape dortoir pour aller ensuite sur les Perhentians. 8 éme jour : Le prix de la chambre d’hôtel comprend également le petit déjeuner. Mais arrivé a la salle du petit déjeuner, surprise, quasiment que de la bouffe salée et chinoise le matin. Dur d’avaler un plat de riz le matin, on trouve quand même dans un coin de la salle de quoi se nourrir, lait, céréales, confiture etc. ouf ! Ensuite direction Kuala Besut, embarcadère pour les iles Perhentians. Nous garons donc la voiture dans un parking gardé, et achetons également les billets pour le transport en speed boat. On a de la chance, pas besoin d attendre, un speed boat est prêt à nous emmener tout de suite. Aller retour par personne 70 RM Bateau rapide mais pas confortable et pas très sécurisé. Heureusement la mer est calme…on n’imagine pas par mauvais temps… On arrive a proximité des iles, la couleur de la mer se change pour un bleu turquoise, aux eaux translucides, des plages de sable blanc se jettent dans la mer, entourés par une végétation luxuriante a la couleur vert émeraude, tout cela baigné par un ciel bleu azur, aucun nuage a l horizon… un paradis sur terre, nous avons enfin trouvé notre éden… Le bateau nous dépose face au Reef Chalet, nous avions réservé avant de venir… La plage est magnifique, l eau transparente, la chaleur douce brassée par un air marin et les bungalows ou nous allons logés sont placés a l ombre, a une bonne vingtaine de mètre du rivage, ils sont placés en arc de cercle, dans un petit jardin qui nous apporte ombre et fraicheur. Le Reef hôtel est très bien situé, propre, agréable, personnel sympa à l inverse de ce que nous avons pu lire sur le guide Lonely. Etant donné que nous arrivons un peu tôt, nous allons visiter les plages alentours et décidons de nous baigner dans une toute petite crique face a l hôtel Corail View. C’est un endroit génial pour faire du snorkelling, l’eau y est transparente, il y a plein de coraux dans l’eau, et surtout aucun bateau ne peut accéder car une ligne de flottaison limite l’accès et protège les baigneurs. Nous nous mettons à l’eau dans une eau très chaude, à peine avons-nous mis nos masques et tubas, que nous sommes envahis par des hordes de poissons multicolores. Tous aussi beaux les uns que les autres. C’est vraiment magnifique. Nous ne voyons pas passer le temps et nous restons ici environ deux heures à nager et à admirer la faune et la flore marine… malgré la protection 50 UV, nous attrapons quand même de jolis coups de soleil. Nous retournons ensuite à notre hôtel… et nous découvrons notre petit bungalow… climatisation, moustiquaire, eau chaude, propre, bien situe le top pour seulement 140 RM. (« C’est moi qui l’ai trouvé ! ») Le midi nous allons manger chez MAMA, un petit restaurant de plage à côté de nos bungalows. Nous mangeons pour 31 RM, les prix sont un peu plus élevés que sur le continent mais cela reste abordable. L’après midi, re-baignade dans la petite crique du matin, nous avons vu de jolis petits poissons clowns qui se trouvent dans leur anémones de mer !! C’était très joli à voir ! (« Le monde de Némo en vrai !) Je me suis fait également piqué par une sorte d’anémone qui se trouvait sur les rochers et attaqué par un tout petit poisson qui se jetait sur mes jambes. lol, je devais très certainement être trop prêt de lui et de son domicile lol, et il ne devait pas apprécier …. Le soir nous dinons au corail View, face à la mer !!! Génial, nous voulons rester là toute notre vie !!! C’est vraiment le paradis ici !! Nous allons nous coucher avec des images plein la tête. 9 éme jour : Ce matin nous allons faire du snorkelling en bateau, c’est une excursion qui était proposé par un hôtel afin d aller voir les requins et les tortues… Nous avions rendez vous pour 10 heures. Pour ma part, l’heure me parait trop tardive pour pouvoir observer et avoir la chance de pouvoir apercevoir de tels animaux marins… Bref nous allons donc au rendez et là « surprise », il fallait nous en douter, nous sommes une bonne vingtaine a s’entasser dans un bateau, nous sommes serrés comme des sardines, quoi de plus normal pour le milieu marin…pff la sortie commence bien. (« J’ai vraiment pas aimé ça être entassé dans un petit bateau, on peut à peine bouger pour enlever son gilet ») Donc le snorkelling trip commence par la baie de Tetek, baie situé à 10 min en bateau en allant vers le sud. Arrivé, nous nous mettons a l eau, parmi déjà plusieurs autres groupes sont présents. Nous apercevons un bébé requin et un adulte, c’est tout. (« Oui c’est tout enfin c’est quand même génial, c’est la première que l’on nage avec un requin, ça fait une drôle de sensation même s’ils sont petits ces requins de récifs et qu’ils sont appelés Stupid sharks ! »)Le bateau nous emmène ensuite vers une autre baie pour y faire du snorkelling, et là aussi rien d extraordinaire, le site de snorkelling face au corail View est bien mieux. Nous nageons une petite demi-heure et là nous pensons qu’il nous emmène dans une troisième baie pour peut- être apercevoir des tortues…. Et là nous nous dirigeons vers notre lieu d embarquement et le bateau tourne a environ 300 mètres de la plage. Bon chose positive, le pilote trouve une tortue sur le fond, tout le monde se jette à l eau et nous apercevons entre les palmes, les pieds, l’écume et les tonnes de chair cramoisie par le soleil, une tortue qui n’apprécie pas trop le spectacle et décide de partir rapidement… Conclusion, pas top du tout cette sortie en bateau… le prix était de 30 RM /pers car nous avions notre masque et tuba. Nous aurions dû nous en douter, ce n’est pas notre premier voyage et nous ne sommes plus des débutants, mais l’envie de voir des requins et des tortues était bien plus forte que notre raison lol. Le midi nous dinons de nouveau au corail View. Fort de notre expérience du matin et nous voulions aussi changer d’endroits pour faire du snorkelling, nous demandons a un taxi, le meilleur endroit pour donc assouvir notre passion… il nous parle de Tuttle Beach. Une plage qui se trouve au nord. Je regarde dans le Lonely et il n en parle pas ! Bref, nous faisons confiance à ce taxi… Il nous emmène donc sur une plage de sable blanc, on dirait de la neige, personne aux alentours, ni sur la plage, ni dans l eau…une plage déserte rien que pour nous !! Déjà le cadre est splendide … il nous dépose sur la plage et nous ne perdons pas un instant pour nous mettre a l eau. Et là, l’extase. une eau translucide et pure, pas la moindre particule en suspension, le fond est tapissé de sable blanc, sur le coté gauche des rochers entassés s’enfoncent doucement dans la mer.des poissons multicolores nous entourent, nous suivons la découpe de la cote et chaque rocher passé , nous fait découvrir a chaque fois un paysage magnifique, des tombants ou des dizaines de poissons sont collés a la paroi, des anémones de mer habitées par des poissons clowns, des bénitiers géants aux couleurs mauves, verts, oranges, des coraux gigantesques sous lesquels les poissons se cachent..Nous ne savons pas où regarder tellement nous sommes entourés d’une faune et d’une flore extraordinaire. Nous apercevons ce qui doit être des barracudas (euh non peut-être pas, c’est méchant ça ! »), une raie pastenague, et des requins… nous sommes dans un aquarium géant. (« Le pied, j’ai adoré, je serai restée des heures dans l’eau à regarder ces magnifiques paysages sous-marins ! ») Toute chose à une fin et le bateau revient nous rechercher beaucoup trop tôt !lol Nous avons passé une après midi idyllique dans une baie magnifique, et le comble aucun guide n’en parle, ou peut-être est-ce mieux !!! Nous rentrons de cette baignade avec des centaines de photos sous marines, que du bonheur. 10 éme jour : Nous nous levons tôt pour notre dernière journée sur les Perhentians. Fort de notre expérience de la veille, nous décidons de nous mettre a l'eau très tôt, afin peux être d apercevoir par notre propre moyen des tortues… Le soleil est levé depuis 30 min que nous sommes déjà dans l eau…le plaisir de ne se fait pas attendre, au bout de 5 min, nous apercevons une tortue posé a environ 3 mètres de fond en train de prendre son petit déjeuner composé je pense d algues… rencontre inoubliable… elle s arrête de manger, nous regarde un long moment, elle nous observe comme nous l observions, communion de deux mondes différents, puis après 5 min de communication visuelle , elle se lève du fond et commence a nager.. nous la suivons une bonne dizaine de minutes…c’est un instant précieux que nous sommes en train de vivre….personne d autre dans ce paradis aquatique que la tortue , Céline et moi…., puis nous la laissons s enfoncer dans les profondeurs et nous revenons doucement a la réalité, la tête rempli d image… Et la le spectacle n est pas terminé, nous apercevons cette fois, sous nos pieds, 5 requins qui nagent tranquillement sur le fond ! (Moi je n’ai pas vu les 5, j’en ai vu un quand j’étais seule, Laurent était bien devant et ça m’a fait une drôle de sensation, j’ai eu un peu peur et je suis repartie vers la plage ! ») Céline décide de repartir sur la plage car nous sommes les seuls dans l eau vu l heure matinale. Je continue à nager et j’aperçois cette fois une raie blanche à pois jaunes. Elle file entre les rochers, pas assez rapide pour que je puisse la suivre… Les requins sont toujours là, ils partent, reviennent, et repartent, puis pour finir restent en dessous de moi en formant des cercles….. 5 requins ca devient impressionnants et n étant pas Rahan, je décide de regagner le rivage également, même si ces requins sont inoffensifs .lol Notre séjour sur les Perhentians se termine bientôt sur c est rencontre fabuleuse que nous venons de vivre… Le cœur lourd, nous allons prendre notre douche et faire notre sac pour quitter notre petit bungalow… La baignade de ce matin nous a creusés le ventre, et nous décidons d aller prendre un petit déjeuner de champion…nous ne déjeunons pas souvent le matin, mais là nous nous lâchons, café, thé, pain perdu, céréales, toast, saucisses, lard, croquette de pommes de terre, confiture, jus d orange œuf brouillé et au plat… et nous mangeons tout !lol Puis le bateau arrive et nous devons quitter ce paradis terrestre…. De retour sur le continent, nous reprenons la voiture et nous payons 30 RM de parking. Direction Cherating, prochaine escale, nous en profitons pour y voir les lucioles… balade en barque sur la rivière tout les deux en amoureux, personne, c’est génial, des milliers de lucioles se trouvent dans les arbres, et le guide pour les faire venir agite une lampe à la lumière rouge, cela les attire… (« Oui d’ailleurs, j’ai bien ri car Laurent a quand même dit : euh les lucioles pas trop près quand même ! Il a eu peur de ces pauvres petites bêtes ! MDR ! ») Cette excursion nous revient à 40 RM et la location du bungalow à 50RM Le soir nous dinons dans un petit restaurant à l’entrée de Cherating. J’ai commandé une soupe Tom Yam, cela restera le meilleur Tom Yam que j’aurais mangé en Malaisie, un peu épicé lol mais terriblement délicieux…mais ne regardons de trop prés l état de la cuisine du restaurant !!Lol 11 éme jour : Nous reprenons la route très tôt pour Padang Endau. C‘est le port le plus proche pour embarquer pour les iles Tioman. Le tarif pour le ferry est de 35 RM/pers et par aller. Il nous faudra deux heures de bateau pour rejoindre l’île. Arrivée à Tioman, il ne fait pas très beau, le ciel est gris et la mer houleuse. Le chalet que nous avons réservé est pas mal il s agit du Bamboo Hill. Accroché à la falaise et entouré de bougainvilliers, il domine la mer du bout de la plage. Mais tout semble fermé ici, le soir nous avons même du mal à trouver un restaurant d ouvert. Nous trouvons une petite gargote de plage.je commande un tom Yam épicé bien sur lol et la j’ai la chance d avoir dans mon plat une charmante petite fourmi ailée qui faisait une brasse coulée…sympa, bon ici, on enlève et on continue à manger, nous ne sommes pas en France avec nos règles sur l hygiène, sinon on ne finirait pas rien manger et des fois il ne vaut mieux pas savoir !!! Le soir nous dormons très bien dans notre petit bungalow … 12 éme jour : Ici les gens sont « space » nous réservons la veille pour faire un snorkelling trip, afin de ce rendre sur une ile proche et de passer la journée en bateau. L organisateur nous demande de venir a 9h pour savoir si nous pouvons aller en mer, vu l’état de la météo. Nous arrivons donc a 9h, personne, nous attendons une demi heure, un autre couple était arrivée entre temps pour également faire du snorkelling. Le pilote arrive donc a 9h30 et ne sait toujours pas si nous pouvons faire le trip.il nous demande de revenir a 10h.nous décidons d aller déjeuner pendant ce temps. Nous allons dans un restaurant où nous demandons un jus d orange…. A cette heure nous attendons toujours notre jus d’orange. Nous partons donc et repassons pour le trip… et là le mec passe devant nous sans rien nous dire et il s en va…….super l organisation…nous partons, nous n'allons pas leur courir derrière pour savoir si nous pouvons le faire ou pas….. La journée commence bien. La pluie fait son apparition, nous décidons malgré tout de partir randonner dans la jungle… Nous prenons le sentier pour nous rendre à la Monkey Beach. Le chemin n est pas simple, le début est assez escarpé et des sections doivent se faire a l’aide d’une corde. Apres 10 minutes de marche, nous arrivons à un hôtel avec des pontons en bois, de charmants petits bungalows accrochés a la falaise et avec une vue fantastique sur la mer bleu limpide et un ponton en bois défraichi par l air marin. Mais le charme est présent. Nous décidons de prendre notre troisième nuit sur l’ile de Tioman à cet hôtel. Nous réservons une chambre, le prix est de 20 RM de plus pour le week end mais cela reste abordable. Nous prenons une suite de luxe avec vue sur la mer » autant se faire plaisir ». Puis nous reprenons notre randonnée en direction de notre plage…le sentier ne fait que monter et descendre a travers une végétation luxuriante, les bruits de la jungle sont omniprésents, et les senteurs exaltent nos sens…le plus dur c’est l humidité ambiante, nous sommes trempés. J’ouvre le chemin pour que Céline puisse suivre et j’aperçois donc en premier toutes sortes de lézards…et je vois furtivement sur un tronc le temps d’une ou deux secondes ce qui semble être, une araignée. Elle a, à peu prés la taille de ma paume de main, elle est marron et très velue. N'étant pas un expert, je pense que cela doit être une mygale ou une tarentule. Elle m aperçoit et ce glisse sous un tas de feuilles jouxtant le coté gauche du sentier. Je ne dis rien a Céline, mais je lui dis de passé a droite car le coté gauche est glissant. Elle ne me croit pas, et ensuite passé elle me pose des questions, je lui dis ce que j’ai vu, et la je me rends compte que j ai fait une erreur, j aurais jamais du le lui dire…la pauvre, elle déteste ca, et elle me fait une crise de nerf en pleine jungle…. (« Il me dit qu’il a vu une mygale et que je suis passée à côté ! En ayant une phobie des araignées, comment voulait-il que je réagisse ???? ») Elle se calme difficilement et nous reprenons notre route…mais je l’entends régulièrement gémir durant le trajet … Apres de tels efforts et de telles émotions, nous arrivons enfin à notre plage tant attendu la Monkey Beach. Nous n'attendons pas un instant pour nous baigner. L eau est un peu plus fraiche, mais le cadre est magnifique, plage de sable blanc, déserte, entourée d’une jungle émeraude et à chaque extrémité, des rochers se jettent dans l eau. Apres notre petite baignade, nous déjeunons, petit gâteau au fromage et chips sont au programme. On ne mange pas beaucoup et nous décidons de nous re-baigner. J'y vais le premier, le temps que Céline range le reste dans un sac plastique qu'’elle dépose derrière nos sacs a dos. Elle n’a pas le temps de rentrer dans l eau entièrement, que des singes, descendent des arbres, se jettent sur le sac et se sauvent en nous le volant. Elle court, et là trop tard, le sac contenant la nourriture tant convoitée par les singes a été dérobée. Tout le temps que nous avons mangé, nous ne les avons pas vus, ni entendus. Et là des que nous avons déposé le sac, ils se sont jeté dessus ….ce sont des petits filous… heureusement que nous n'avons pas remis la nourriture dans un sac à dos…ils auraient pris le sac a dos également lol Pour retourner à l’hôtel, nous devons retraverser la jungle et refaire le chemin dans le sens inverse, mais Céline n’étant pas très motivée, elle arrive à choper un taxi boat, qui nous reconduira à notre hôtel pour 50 RM pour nous deux. (« Je n’avais pas envie de recroiser une autre mygale ou même un serpent »)
13 éme jour : Nous nous levons sous un soleil magnifique, un petit singe vient nous dire bonjour sur la terrasse et dans le même temps, nous voler un bonbon au miel « normal lol » nous pensions que la journée allait très bien se passée, la suite va nous prouver que non. Nous libérons la chambre pour 8h30 car le bateau du Panuba Inn Resort doit venir nous chercher a 9h00, mais avant il faut payer la location du bungalow au bamboo Hill. Bien sur personne a la réception, alors qu'’elle devrait être ouverte depuis 8h30. Nous attendons le bateau a proximité de la plage, mais aucun bateau ne vient, le temps presse car a 10h, nous avons rendez-vous pour faire un snorkelling trip avec l hôtel Panuba. 9h20, n’ayant toujours personne à la réception du Bamboo Hill et toujours pas de bateau a l’horizon, nous décidons de traverser la jungle pour aller par notre propre moyen a notre location suivante. Sur 4 sacs à dos que nous avons, j’en prends 3, les 2 plus gros bien sur .sympa non, la randonnée avec Céline !!!! Baroudeuse du dimanche, et malgré cela elle se retrouve quand même derrière moi !!Lol (« Oui ben je suis pas Tomb Raider moi) Nous arrivons à l’hôtel, trempés. 20 min après que nous soyons arrivés, le réceptionniste reçoit un coup de fil , certainement du pilote du bateau qui devait venir nous chercher, il dit que personne n était sur la plage a attendre la bateau…normal, il doit être 9h40 , et le bateau devait venir nous chercher à 9h, c’est un peu normal que ne soyons pas a attendre sur la plage… nous l expliquons a l accueil, et il s’en excuse, bref , nous voilà arrivés, on a juste le temps de prendre une douche, de se changer et direction le bateau pour notre snorkelling trip. On se retrouve a 5 dans un bateau, cool, nous deux et trois australiennes. Ici, il ne mélange pas les groupes et juste avant, ils ont fait partir un bateau d asiatique bien plus nombreux que nous, tant mieux, nous avons plus de place !! Au programme, nous allons nous baigner à Corail Bay, très jolie ile au large de Tioman, un peu de monde, il y a plus de japonais se baignant avec leur gilet de sauvetage, que de poissons dans l eau. Drôle de spectacle à voir lol Ensuite nous nous dirigeons sur paya Bay, une autre petite crique tranquille, l eau est chaude, mais pas beaucoup de poissons. Nous voila arrivés a l heure du déjeuner, et nous allons sur la plage de Salang, très jolie plage de sable blanc, plus vivante que la plage d’ABC. Nous mangeons les pieds dans le sable et nous allons ensuite faire quelques emplettes .un t-shirt pour moi et un sarong pour Céline. Reprise du snorkelling, cette fois nous nous arrêtons le long d un promontoire rocheux, c’est le meilleur endroit pour patauger avec les poissons, une petite mouette qui a du regarder un peu trop le film « les oiseaux », décide de m attaquer en ras motte une bonne vingtaine de fois !!Lol Nous avions également acheté du pain à la plage précédente, afin de nourrir les dizaines de poissons qui nageaient autour de nous. Ils s adorent ca, ils se jetaient sur le pain, il y en a même un qui m’a chopé le doigt et un autre l’épaule lol. Il est temps de rentrer avant de rencontrer un requin, vu la chance que j’ai avec les animaux aujourd’hui ! Puis nous finissons notre circuit par la Monkey Beach, plage que nous connaissons, puisque nous sommes venus la veille ici. Le pilote nous demande de remonter car le temps change très vite et la pluie arrive… nous avons juste le temps de rentrer a l hôtel, quand une pluie tropicale et diluvienne s’abat sur l ile. Pour rentrer a notre bungalow, nous empruntons le ponton en bois, qui par l effet de la pluie, le rend très glissant, et je m en aperçois très rapidement. Je me suis vautré en beauté sur ce ponton… assez mal au pied d ailleurs…lol Nous finissons notre journée sous la pluie, mais le dos brulé par le soleil, malgré la protection solaire que nous avions mise ! 14 éme jour : Nous quittons aujourd’hui les iles Tioman.., notre bateau est prévu a l embarcadère de la plage d’ABC. Le bateau du Panuba Inn Resort, nous y emmène pour 11h car nous devons régler la facture du précédent logement. Sur le ponton, le monde arrive de plus en plus. Plusieurs bateaux accostent appartenant à la compagnie de ferry qui effectue les trajets mais aucun ne prend de passagers. Bizarre. 13h est passé, et nous commençons a nous poser des questions. Un couple à coté de nous attend également le bateau, nous leur demandons pour quelle destination, eux repartent sur Mersing, mais ils attendent depuis un moment car leur bateau était prévu pour 11h45 et qu'’il doit être 13h30. Un nouveau bateau a l horizon, il accoste et il s avère que c est le notre, avec seulement 45 min de retard, ca va, nous sommes content de pouvoir embarquer…. Le soulagement va bientôt faire place a un énervement, car le bateau que nous prenons et qui part bien pour Padang Endau, va faire la navette entre les différentes plages de l ile pour finir par revenir a la plage d ABC… Nous apprendrons par la suite qu'’il a pris un groupe de passagers qui aurait du retourner a Mersing et qui a très probablement raté le bateau… super, au lieu de partir à 13h comme prévu, nous partons a 16h, 3h de retard !!! La suite de notre planning est tout chamboulée et va remettre en cause notre visite de Malacca… D ailleurs nous allons arriver à Malacca le soir à 21h. Nous trouvons notre hôtel sans aucune difficulté, il s agit de l’hôtel PURI. Il est installé dans un ancien manoir colonial, des que l’on franchit le seuil de la porte, on a l impression de remonter le temps, le hall d entrée est magnifique, au mur il y a des gravures chinoises accompagnées de très anciens meubles gravés style chinois, dans une autre pièce, un carrosse du 18e siècle habille la pièce, les chambres sont propres et spacieuses, on se sent très bien dans cet endroit. Le personnel est très serviable et vous avez même un portier qui gère votre véhicule. Nous ne perdons pas de temps et partons manger dans la jongle walk, une rue animée ou se déroule un immense marché de nuit, à peine 1 minute de l hôtel. Nous nous attablons dans un « Street Food », sans attendre car nous avons très faim, je ne prends aucun risque, je prends un MEI LEW, c’est un plat chinois, mais je le vois en photo, donc pas de soucis, et Céline, qui pourtant parle mieux anglais que moi, commande des ‘ skins brochette » lol, ce qui veux dire peau lol Son plat arrive, et elle se rend compte qu’elle vient de commander des brochettes de peau de poulet, Mdr !! Avec l’air dépité car elle a très faim, elle me regarde et dit « ce sont des peaux de poulet « lol et en plus c’est brochettes sont très cher !!14 RM pour 6, elle les mange quand même lol (« J’étais dégouttée ! Et Laurent s’est bien foutu de moi ! ») Nous nous promenons dans le marché, et nous reprenons des bouchées chinoises, un vrai délice….tellement bon qu’on en reprend une deuxième fois en repassant devant !!! Nous visitons un peu la ville avec le peu de temps que nous avons… nous sommes dégouttés de ne pas pouvoir profiter pleinement de notre visite de Malacca, a cause du ferry !!! 15 éme jour : Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel, dans une cour intérieure qui donne sur un très joli jardin. Il y a de tout à profusions, nous nous régalons Puis nous reprenons la route a 7h40 pour l aéroport, nous nous devons rendre la voiture a 8h.je crois que nous allons être un peu en retard !!Lol Nous arrivons vers 9h30, le loueur nous remet notre caution sans faire le tour du véhicule… puis nous prenons le bus pour KUALA LUMPUR, 10 RM /pers.il nous dépose a la gare centrale, et de là nous prenons un taxi pour l hôtel que nous avions réservé avant notre départ. Coût du trajet 12 RM Nous tombons sur un « connard de taxi » bref L’hôtel que Céline a réservé est magnifique, dans le style balinais, calme, proche des grand sites touristique de la capitale. Nous nous installons et nous partons visiter la ville sous la pluie, nous décidons d aller manger en attendant la fin de la pluie qui ne tarde pas à venir. Pour la première fois du voyage, nous allons manger japonais, un restaurant japonais comme jamais nous l’avons fait en France. Les maitres sushi sont devant nous et confectionnent les sushis sur demande ou alors pour gagner du temps, ils placent les sushis qu'’ils préparent sur un tapis roulant qui serpente entre les convives…génial, nous nous régalons, pour 6 makis California en France, nous payons 6 euros, la nous sommes a environ 50 cts d euros. Nous prenons tout ce qui nous fait plaisir et nous nous régalons. Puis direction Chinatown pour faire des emplettes. Nous prenons le monorail qui nous dépose a proximité de Chinatown…. Les routes et les plans ne correspondant à rien, je me plante en beauté, et je nous emmène pendant une bonne demi heure dans l autre sens… je m énerve et c’est Céline qui retrouve la route et nous emmène a Chinatown…. (Oui heureusement que j’étais là enfin je me suis fait remballée aussi parce que pour une fois j’avais trouvé la route et Loulou était vexé que ce soit moi qui trouve ! Gamin !! LOL ») Nous visitons donc Chinatown, JLN Petaling, marché central, Merkeda Square, jolie place avec une pelouse immense, c’est l endroit ou se réunit le peuple pour les grands événements, et nous flânons ensuite dans les rues…nous reprenons ensuite le monorail pour nous rendre au marché de nuit de CHOW KITT, pas exceptionnel… Retournons a l’hôtel pour prendre une bonne douche et ressortons pour aller diner dans le quartier voisin, ou il y a plein d échoppes de nourriture. Ca pue le durian dans la rue lol Puis retour à l hôtel, ou une bonne nuit nous attend…, 16 éme jour : Nous nous levons tôt, et partons voir les tours Petronas, nous mettons a pied 40 min pour nous y rendre, car rien n’est fait pour les piétons, du moins nous ne l avons pas encore découvert lol donc on se dirige a travers des gratte ciel en ayant toujours les tours en vue. On arrive a leur pied, elles sont immenses, en dessous d’elles, se trouve un immense centre commercial sur plusieurs étages. Nous allons dans le parc pour une séance photo… les tours mesures 452 mètres alors que la tour Eiffel ne mesure que 324 mètres. Nous n avons pas encore déjeuné et Céline a de nouveau faim, nous nous faisons un petit déjeuner de roi dans un bar des tours Petronas, 22 RM /pers pour un buffet… Apres avoir bien déjeuné, nous retournons a l hôtel pour libérer notre chambre. Nous demandons a l hôtel, si ils peuvent garder nos bagages, il accepte et nous leur demandons également si nous pouvons reprendre un douche le soir vers 18h avant d aller a l aéroport, il accepte également… Super, nous allons pouvoir nous promener dans KUALA LUMPUR tout l après midi… Donc pour cette dernière après midi, nous nous dirigeons vers le parc de papillon, il se trouve a l est de la ville est la plus proche station de métro est Chinatown, le reste du chemin devra être fait a pied !! Vu l orientation ici, nous nous doutons de la dangerosité de la chose. Nous finissons quand même par arriver à destination. Des milliers de papillons volent dans une serre immense, puis avant la sortie, une collection insecte épinglé assez complète est exposé sur les murs. Un joli cadre rempli d araignées, nous indique que les ¾ des araignées épinglés ici, viennent des camerons Highlands !!Lol Puis nous poursuivons la visite, par celle du magasin bien sur, ou nous achetons pour seul cadeau un cadre avec un très joli papillon. Continuons dans le même quartier, par la visite du jardin d orchidées, gratuit celui la. Repassons ensuite une dernière fois dans Chinatown avant de retourner à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre notre douche. Céline épuisée, décide de prendre un taxi jusqu'à la gare afin de prendre le bus !! 20 RM pour la course, nous ne négocions même pas !! Nous arrivons au terme du voyage… (Oui allez comme à chaque fois, une chose à dire : vivement le prochain ! »)
2 éme jour : Nous reprenons la même route sinueuse et montagneuse qu' hier. 2h30 de route pour rejoindre l’embarcadère pour Pulau Pangkor. Prix du bateau pour les iles 10 RM/pers soit 2,5 euros Nous louons un scooter beaucoup trop cher 40 RM. Nous nous faisons avoir…ca arrive lol En plus, pratiquement pas de frein…sympa la balade Nous partons déjeuner sur la plus belle plage de l’ile, Corail Bay, ou nous nous baignons également… (Là ça commençait à être le paradis avec le sable blanc, la mer bleu et le calme) Nous reprenons le bateau pour nous rendre à Ipoh. Arrivés sur Ipoh, nous recherchons notre hôtel que nous avons sélectionné dans le Lonely Planet, mais aucun plan ne correspond, nous ne mettons pas loin d’une heure pour le trouver… Apres l’avoir trouvé enfin, nous ressortons pour aller manger en ville. Nous trouvons une petite place remplie de restaurants en plein air…de petites échoppes qui font leur cuisine en plein rue… Nous prenons plein de choses différentes et nous goutons à tout. Certains plats se révèlent délicieux alors que d autres sont tout bonnement infectes… Apres avoir mangé un peu trop…. Nous allons nous balader dans le marché de nuit…. La vie nocturne ici est très développée, les malais vivent la nuit et nous nous en apercevrons tout au long de notre voyage… (Et ça j’adore, ça fait partie de l’ambiance des vacances) 3 éme jour : Ce matin avant de quitter Ipoh, nous aimerions visiter deux temples bouddhistes….. Le Sam Po Tog et le Perak ….mais jamais nous ne les avons trouvés….aucune indication n existe, aucun plan ne correspond….après 1h30 de recherche infructueuse, nous quittons Ipoh sans une certaine irritation pour prendre la direction de Taiping. (Un peu déçue mais nous avons tout tenté pour les trouver) Nous prenons cette fois un hôtel avec piscine dans la jungle… sympa. Première chose, nous allons nous baigner… Dans l après midi, nous allons à Kuala Sepetang afin de visiter la Matang Mangrove Forest Reserve. C’est un parc qui serpente dans la mangrove grâce à des pontons en bois qui sillonnent la foret. Nous apercevons parmi les arbres gigantesques des pics verts, des calaos, un varan, des martins-pêcheurs, des écureuils et des singes…d’ailleurs ces derniers étaient dans les arbres à une bonne cinquantaine de mètres de nous quand nous sommes passés la première fois… Puis quand nous avions fini notre petit tour dans la réserve, et que nous avions fait demi-tour pour repartir à la voiture, ils se trouvaient sur les passerelles à une dizaine de mètres de la sortie… Donc nous avançons pour sortir, ils s écartent tous, sauf un qui boitait…. Il se retourne, nous crache dessus et s’avance vers nous menaçant…nous reculons doucement …. Nous attendons donc qu’il parte de lui même de la passerelle et pendant ce temps, je décide de prendre une photo d’un singe qui se trouve dans les arbres… La foret est très sombre et pour pouvoir prendre la photo, le flash se déclenche…. Et le singe n’a pas du tout aimé cela, il est descendu de son arbre, a sauté sur la passerelle .Il était a moins de 2 mètres de nous. D’un air menaçant, crachant, grognant, et s’avançait vers nous en montrant les dents….. Céline paniquée était derrière moi (« il y avait de quoi être paniquée, il voulait vraiment nous attaquer »), j’avais pris mon sac à dos dans la main et le tenant par les sangles, j’étais prêt à lui balancer dans la tête s’ il s’avançait de plus prés… Dans le même temps, l autre singe boiteux, revenait vers nous en crachant également…nous étions pris en tenaille par deux singes. Céline était collée à moi en ayant assez peur, puis j’ai cherché dans mon sac quelque chose à leur jeter afin de les occuper pour que nous puissions partir sans les quitter des yeux……..Le singe avançait sans cesse et ‘ arrêtait des que je criais « NON ».Et Céline a eu cette phrase géniale avec un ton paniqué « balance lui un nurofen, balance lui un nurofen » lol (Oui dans ces moments là, l’important c’est de sauver sa peau !). J’ai enfin trouvé un bonbon dans le sac !!! Je leur ai jeté et ils se le sont disputé…et nous avons pu partir mais pas dans la bonne direction, nous avons donc du faire le grand tour dans la mangrove afin de rejoindre la voiture…. Apres cette péripétie, nous retournons à l hôtel et nous allons nous baigner. Le soir nous partons faire le safari de nuit dans le zoo de Taiping. Nous sommes seul dans le zoo, expérience sympa, nous apercevons des animaux qui ne bougent jamais la journée ; nous voyons les lions jouer ensemble, nous entendons les tigres vêler. Les ours qui courent dans l herbe… très belle initiative d ouvrir le parc la nuit…pour une somme dérisoire, nous avons payé 4 euros par personne. La faim se fait sentir et nous allons à Taiping manger. Nous nous installons dans un Street Food, qui se trouve dans une rue fermée a la circulation, nous sommes les seuls occidentaux sur place… l’ambiance de l Asie est là, et nous nous sentons bien dans cette ville qui n est pas du tout touristique… Nous mangeons local et nous goutons à plein de bonnes choses. 4 éme jour : Nous prenons la route et nous allons sur Pulau Penang. Nous visitons la ville de Georgetown… Très belle ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ville avec des influences chinoise et indiennes…mais c’est son passé colonial qui s’impose… Nous visitons Chinatown, ainsi que le temple Hainan, temple bouddhiste chinois de couleur rouge entouré de colonnes noires sculptées de signes chinois. Il est aussi doté d une magnifique cour en pierre Nous visitons aussi le temple Tua Pek Tong, c’est un temple de couleur rouge et or, avec de magnifiques colonnes polies noires et un mobilier ancien verni…on a l impression d être revenu au siècle passé et de voir surgir un moine shaolin pour nous faire une démonstration de Kung Fu. Il est l heure de manger et nous trouvons un petit resto chinois dans l avenue principale de Chinatown…bonne cuisine, simple, correct, propre et pas cher. Après ce petit en-cas, nous partons visiter Little India, résolument plus bruyante et plus vivante que Chinatown… c’est aussi plus coloré, des magasins mettent de la musique indienne à fond, des couleurs plus éclatantes parent les tenues portées par les indiens, des voitures se faufilent entre les gens qui sont dans la rue, l ambiance est beaucoup moins zen… ce n’est décidément pas la même culture… Avec la chaleur qui envahit la ville, nous décidons d’aller nous baigner et retournons à notre bungalow qui se trouve a Batu Ferringi… Petite baignade dans la mer en face de notre logement et location d un scooter des mers pour une demi heure… La réglementation est bien loin de celle de la France, aucun permis ne nous fut demandé pour louer le scooter….. Nous finissons notre journée sur la plage à regarder le coucher de soleil… Le soleil nous offre un très joli spectacle, le ciel se change en couleur vive, le bleu du ciel se mêle au rouge naissant du coucher de soleil, sans oublier le orange qui englobe la mer … Une barque passe au loin, et a comme toile de fond le coucher de soleil, cela me permet de faire une très jolie photo. Ce spectacle terminé, nous allons en ville pour diner. Ici l ambiance est vraiment celle des vacances, nous pourrions comparer cela a une ville française de bord de mer, avec ses marchés, ses échoppes, ses restaurants et ses rabatteurs pour que nous allions diner chez eux…. Apres avoir fait notre petit tour dans le marché nocturne, nous allons manger dans un petit Street Food au bout de la rue commerçante… Beaucoup de touristes et une ambiance bien moins authentique que celle de Taiping…nous découvrons ici malgré tout, le white coffee, c’est un mélange de café, de lait concentré sucré, et de glace. C’est très bon et assez rafraichissant, il y a la même déclinaison avec le thé. Nous apercevons également un restaurant assez particulier. Dans le hall de ce restaurant, se trouve des dizaines d’aquariums remplis de poissons plus ou moins gros et plus ou moins bizarres. En fait il n’y a pas de carte pour commander, le menu est dans les bassins. On choisit le poisson que l’on désire manger et on le paye au kilo… Nous avons adoré Georgetown et surtout Chinatown. Logement sur Batu Ferigni. Nous logeons chez Ismael, chambre a 100 RM , positionné sur la plage, patron très sympa, climatisation mais le soucis était les araignees, la chambre était rempli d araignees….. 5 éme jour : Ce matin nous sommes réveillés dans un premier temps par une araignée qui se balade sur ma tête (« Une petite faucheuse, pas de quoi devenir hystérique non plus ! Et c’est moi qui dit ça ! »), réveil éclair pour moi brrr et ensuite par des bruits qui viennent de dehors …un bruit de choses qui tombent sur notre toit… nous pensons que c’est le vent qui fait tomber les amandes de l arbre… Et non ce sont de jolis petits singes qui s amusent à lancer des amandes du haut de leur perchoir !!!Lol Route vers Pulau Langkawi. Nous arrivons a Kuala Kedah vers 10h00, pour nous garer, nous avons de la chance, le parking se trouve juste devant l’embarcadère et nous prenons la dernière place…mais pour le bateau, celui de 10h30 est complet, nous devons donc attendre celui de 12h00… Nous prenons donc le suivant par un temps très agréable et une mer très calme. Arrivés sur l’île nous prenons un taxi pour nous emmener jusqu’ ‘à AB Motel qui se trouve sur la plage de Pantai Cenang. Hôtel confortable, nous prenons les bungalows qui se trouvent de l autre coté de la route, bien moins chers et tout aussi propres.80 RM Nous louons une voiture pour 1 jour et demi juste à côté de l’hôtel. 100 RM soit 25 euros. Après négociation bien sur lol Nous ne perdons pas un instant, petite douche, on prépare notre sac et on part pour une après midi de visite sous un soleil radieux On commence notre périple par prendre le cable car qui nous emmène au point culminant de l ile pour nous permettre d avoir un joli point de vue sur l ile, les plages environnantes et sur la Thaïlande. Nous nous trouvons à environ 800 mètres de hauteur sur des plateformes conçues exclusivement pour les piétons. Ensuite nous allons à pied voir les Seven Falls, petite montée d’une demi-heure, la foret alentour est remplie de singe. Arrivé en haut rien d exceptionnel. Nous nous dirigeons ensuite vers la plus belle plage de l ile, la plage de Tanjung Rhu au nord de l ile. Nous arrivons vers 17h45, et là un garde nous fait comprendre que nous ne pouvons plus emprunter la route qui mène a la plage après 17h30 car, c’est une plage privée…. Et oui cette plage est privatisée après 17h30 pour les clients des hôtels luxueux qui bordent cette plage… dégouttés nous repartons avec la ferme intention de revenir demain… Nous retraversons l’île et allons donc nous baigner à la plage de Pantai Koi. Jolie plage également où des voiliers au loin jetaient l’ancre à proximité d’un îlot. Le soir, nous dinons sur Pantai Cenang, dans un resto Thaïlandais… Plat très pimenté, malgré le fait que Céline demande "No Spicy "!!! (Oui là-bas cela ne sert à rien de demander no spicy car ils répondent non et c’est toujours pimenté ! ») 6 éme jour : Des le lever, nous sommes allés nous baigner, nous allons sur la plage de Pantai Cenang, pas beaucoup de monde dans l’eau et aucun touriste… Ensuite direction le sommet de l’île accessible en voiture, mais là après 30 min de voiture, déception…on ne peut pas y accéder…zone militaire et zone privée, aucun intérêt donc à y monter… Cette fois nous comptons bien profiter de Tanjung Rhu, nous arrivons donc sur la plage après avoir passé le poste de garde et avoir rempli une fiche avec notre nom prénom etc.…. Nous nous baignons dans un endroit idyllique sans personne autour, nous avons la plage pour nous seul !!! Retour a l hôtel pour manger et l après midi balade dans le centre de l ile. Retour sur Tanjung Rhu. Nous décidons de faire un petit tour en bateau pour aller voir les aigles…. Et nous avons bien fait d attendre cette après midi… Ce matin quand nous sommes passés, le tarif qui nous était proposé était de 250 RN pour 1 heure, et ce soir sans aucune négociation, nous payons 170 pour deux heures de balades et plus de prestation et de visite….au lieu de 350…pas mal !!Non ? Lol Lors de notre tour en bateau, nous allons visiter une ferme Fish ou des poissons assez dangereux (genre barracudas) sont cantonnés dans des bassins entourés de filets mais sans aucune protection, il serait très facile de tomber dedans !!! Nous continuons ensuite notre périple pour aller voir les aigles chasser. Ce sont des aigles qui chassent les poissons.il y en a des dizaines, c’est magnifique. Puis direction une cave remplie de chauves souris, suivi d un tour dans la mangrove et d’un tour en mer pour finir, nous n’avons pas vu le temps passer, Le bateau nous dépose sur la plage de Tanjung Rhu pour que nous puissions assister au coucher de soleil…petit baignade bien sur en attendant le fameux coucher !!! Il est 19h, le soleil n’est pas tout a fait coucher, et un garde nous demande de partir, car c’est l heure ou les touristes qui ne résident pas a l hôtel doivent quitter la plage… Même pas pus voir le coucher de soleil jusqu’ au bout !!! De nouveau dégoutés et excédés nous quittons donc cette magnifique plage et retournons sur Pantai Cenang. 7 éme jour : Journée de route, trajet de Pulau Langkawi a Kota Bharu. Route sinueuse de montagne, pas beaucoup de monde, et la route est très bonne. Arrivés sur Kota Bharu, nous cherchons un hôtel qui n existe plus !! Nous allons finalement au cristal Lodge, un hôtel qui ne se trouve pas loin du centre-ville, pas cher, chambre de luxe à 150 RM au lieu de 200 RM avec petit déjeuner inclus, c’est la seule chambre qui leur restait. Le soir nous allons nous balader en ville, Les gens ici sont sympas, beaucoup nous sourient et nous disent bonjour. Cette ville est une étape dortoir pour aller ensuite sur les Perhentians. 8 éme jour : Le prix de la chambre d’hôtel comprend également le petit déjeuner. Mais arrivé a la salle du petit déjeuner, surprise, quasiment que de la bouffe salée et chinoise le matin. Dur d’avaler un plat de riz le matin, on trouve quand même dans un coin de la salle de quoi se nourrir, lait, céréales, confiture etc. ouf ! Ensuite direction Kuala Besut, embarcadère pour les iles Perhentians. Nous garons donc la voiture dans un parking gardé, et achetons également les billets pour le transport en speed boat. On a de la chance, pas besoin d attendre, un speed boat est prêt à nous emmener tout de suite. Aller retour par personne 70 RM Bateau rapide mais pas confortable et pas très sécurisé. Heureusement la mer est calme…on n’imagine pas par mauvais temps… On arrive a proximité des iles, la couleur de la mer se change pour un bleu turquoise, aux eaux translucides, des plages de sable blanc se jettent dans la mer, entourés par une végétation luxuriante a la couleur vert émeraude, tout cela baigné par un ciel bleu azur, aucun nuage a l horizon… un paradis sur terre, nous avons enfin trouvé notre éden… Le bateau nous dépose face au Reef Chalet, nous avions réservé avant de venir… La plage est magnifique, l eau transparente, la chaleur douce brassée par un air marin et les bungalows ou nous allons logés sont placés a l ombre, a une bonne vingtaine de mètre du rivage, ils sont placés en arc de cercle, dans un petit jardin qui nous apporte ombre et fraicheur. Le Reef hôtel est très bien situé, propre, agréable, personnel sympa à l inverse de ce que nous avons pu lire sur le guide Lonely. Etant donné que nous arrivons un peu tôt, nous allons visiter les plages alentours et décidons de nous baigner dans une toute petite crique face a l hôtel Corail View. C’est un endroit génial pour faire du snorkelling, l’eau y est transparente, il y a plein de coraux dans l’eau, et surtout aucun bateau ne peut accéder car une ligne de flottaison limite l’accès et protège les baigneurs. Nous nous mettons à l’eau dans une eau très chaude, à peine avons-nous mis nos masques et tubas, que nous sommes envahis par des hordes de poissons multicolores. Tous aussi beaux les uns que les autres. C’est vraiment magnifique. Nous ne voyons pas passer le temps et nous restons ici environ deux heures à nager et à admirer la faune et la flore marine… malgré la protection 50 UV, nous attrapons quand même de jolis coups de soleil. Nous retournons ensuite à notre hôtel… et nous découvrons notre petit bungalow… climatisation, moustiquaire, eau chaude, propre, bien situe le top pour seulement 140 RM. (« C’est moi qui l’ai trouvé ! ») Le midi nous allons manger chez MAMA, un petit restaurant de plage à côté de nos bungalows. Nous mangeons pour 31 RM, les prix sont un peu plus élevés que sur le continent mais cela reste abordable. L’après midi, re-baignade dans la petite crique du matin, nous avons vu de jolis petits poissons clowns qui se trouvent dans leur anémones de mer !! C’était très joli à voir ! (« Le monde de Némo en vrai !) Je me suis fait également piqué par une sorte d’anémone qui se trouvait sur les rochers et attaqué par un tout petit poisson qui se jetait sur mes jambes. lol, je devais très certainement être trop prêt de lui et de son domicile lol, et il ne devait pas apprécier …. Le soir nous dinons au corail View, face à la mer !!! Génial, nous voulons rester là toute notre vie !!! C’est vraiment le paradis ici !! Nous allons nous coucher avec des images plein la tête. 9 éme jour : Ce matin nous allons faire du snorkelling en bateau, c’est une excursion qui était proposé par un hôtel afin d aller voir les requins et les tortues… Nous avions rendez vous pour 10 heures. Pour ma part, l’heure me parait trop tardive pour pouvoir observer et avoir la chance de pouvoir apercevoir de tels animaux marins… Bref nous allons donc au rendez et là « surprise », il fallait nous en douter, nous sommes une bonne vingtaine a s’entasser dans un bateau, nous sommes serrés comme des sardines, quoi de plus normal pour le milieu marin…pff la sortie commence bien. (« J’ai vraiment pas aimé ça être entassé dans un petit bateau, on peut à peine bouger pour enlever son gilet ») Donc le snorkelling trip commence par la baie de Tetek, baie situé à 10 min en bateau en allant vers le sud. Arrivé, nous nous mettons a l eau, parmi déjà plusieurs autres groupes sont présents. Nous apercevons un bébé requin et un adulte, c’est tout. (« Oui c’est tout enfin c’est quand même génial, c’est la première que l’on nage avec un requin, ça fait une drôle de sensation même s’ils sont petits ces requins de récifs et qu’ils sont appelés Stupid sharks ! »)Le bateau nous emmène ensuite vers une autre baie pour y faire du snorkelling, et là aussi rien d extraordinaire, le site de snorkelling face au corail View est bien mieux. Nous nageons une petite demi-heure et là nous pensons qu’il nous emmène dans une troisième baie pour peut- être apercevoir des tortues…. Et là nous nous dirigeons vers notre lieu d embarquement et le bateau tourne a environ 300 mètres de la plage. Bon chose positive, le pilote trouve une tortue sur le fond, tout le monde se jette à l eau et nous apercevons entre les palmes, les pieds, l’écume et les tonnes de chair cramoisie par le soleil, une tortue qui n’apprécie pas trop le spectacle et décide de partir rapidement… Conclusion, pas top du tout cette sortie en bateau… le prix était de 30 RM /pers car nous avions notre masque et tuba. Nous aurions dû nous en douter, ce n’est pas notre premier voyage et nous ne sommes plus des débutants, mais l’envie de voir des requins et des tortues était bien plus forte que notre raison lol. Le midi nous dinons de nouveau au corail View. Fort de notre expérience du matin et nous voulions aussi changer d’endroits pour faire du snorkelling, nous demandons a un taxi, le meilleur endroit pour donc assouvir notre passion… il nous parle de Tuttle Beach. Une plage qui se trouve au nord. Je regarde dans le Lonely et il n en parle pas ! Bref, nous faisons confiance à ce taxi… Il nous emmène donc sur une plage de sable blanc, on dirait de la neige, personne aux alentours, ni sur la plage, ni dans l eau…une plage déserte rien que pour nous !! Déjà le cadre est splendide … il nous dépose sur la plage et nous ne perdons pas un instant pour nous mettre a l eau. Et là, l’extase. une eau translucide et pure, pas la moindre particule en suspension, le fond est tapissé de sable blanc, sur le coté gauche des rochers entassés s’enfoncent doucement dans la mer.des poissons multicolores nous entourent, nous suivons la découpe de la cote et chaque rocher passé , nous fait découvrir a chaque fois un paysage magnifique, des tombants ou des dizaines de poissons sont collés a la paroi, des anémones de mer habitées par des poissons clowns, des bénitiers géants aux couleurs mauves, verts, oranges, des coraux gigantesques sous lesquels les poissons se cachent..Nous ne savons pas où regarder tellement nous sommes entourés d’une faune et d’une flore extraordinaire. Nous apercevons ce qui doit être des barracudas (euh non peut-être pas, c’est méchant ça ! »), une raie pastenague, et des requins… nous sommes dans un aquarium géant. (« Le pied, j’ai adoré, je serai restée des heures dans l’eau à regarder ces magnifiques paysages sous-marins ! ») Toute chose à une fin et le bateau revient nous rechercher beaucoup trop tôt !lol Nous avons passé une après midi idyllique dans une baie magnifique, et le comble aucun guide n’en parle, ou peut-être est-ce mieux !!! Nous rentrons de cette baignade avec des centaines de photos sous marines, que du bonheur. 10 éme jour : Nous nous levons tôt pour notre dernière journée sur les Perhentians. Fort de notre expérience de la veille, nous décidons de nous mettre a l'eau très tôt, afin peux être d apercevoir par notre propre moyen des tortues… Le soleil est levé depuis 30 min que nous sommes déjà dans l eau…le plaisir de ne se fait pas attendre, au bout de 5 min, nous apercevons une tortue posé a environ 3 mètres de fond en train de prendre son petit déjeuner composé je pense d algues… rencontre inoubliable… elle s arrête de manger, nous regarde un long moment, elle nous observe comme nous l observions, communion de deux mondes différents, puis après 5 min de communication visuelle , elle se lève du fond et commence a nager.. nous la suivons une bonne dizaine de minutes…c’est un instant précieux que nous sommes en train de vivre….personne d autre dans ce paradis aquatique que la tortue , Céline et moi…., puis nous la laissons s enfoncer dans les profondeurs et nous revenons doucement a la réalité, la tête rempli d image… Et la le spectacle n est pas terminé, nous apercevons cette fois, sous nos pieds, 5 requins qui nagent tranquillement sur le fond ! (Moi je n’ai pas vu les 5, j’en ai vu un quand j’étais seule, Laurent était bien devant et ça m’a fait une drôle de sensation, j’ai eu un peu peur et je suis repartie vers la plage ! ») Céline décide de repartir sur la plage car nous sommes les seuls dans l eau vu l heure matinale. Je continue à nager et j’aperçois cette fois une raie blanche à pois jaunes. Elle file entre les rochers, pas assez rapide pour que je puisse la suivre… Les requins sont toujours là, ils partent, reviennent, et repartent, puis pour finir restent en dessous de moi en formant des cercles….. 5 requins ca devient impressionnants et n étant pas Rahan, je décide de regagner le rivage également, même si ces requins sont inoffensifs .lol Notre séjour sur les Perhentians se termine bientôt sur c est rencontre fabuleuse que nous venons de vivre… Le cœur lourd, nous allons prendre notre douche et faire notre sac pour quitter notre petit bungalow… La baignade de ce matin nous a creusés le ventre, et nous décidons d aller prendre un petit déjeuner de champion…nous ne déjeunons pas souvent le matin, mais là nous nous lâchons, café, thé, pain perdu, céréales, toast, saucisses, lard, croquette de pommes de terre, confiture, jus d orange œuf brouillé et au plat… et nous mangeons tout !lol Puis le bateau arrive et nous devons quitter ce paradis terrestre…. De retour sur le continent, nous reprenons la voiture et nous payons 30 RM de parking. Direction Cherating, prochaine escale, nous en profitons pour y voir les lucioles… balade en barque sur la rivière tout les deux en amoureux, personne, c’est génial, des milliers de lucioles se trouvent dans les arbres, et le guide pour les faire venir agite une lampe à la lumière rouge, cela les attire… (« Oui d’ailleurs, j’ai bien ri car Laurent a quand même dit : euh les lucioles pas trop près quand même ! Il a eu peur de ces pauvres petites bêtes ! MDR ! ») Cette excursion nous revient à 40 RM et la location du bungalow à 50RM Le soir nous dinons dans un petit restaurant à l’entrée de Cherating. J’ai commandé une soupe Tom Yam, cela restera le meilleur Tom Yam que j’aurais mangé en Malaisie, un peu épicé lol mais terriblement délicieux…mais ne regardons de trop prés l état de la cuisine du restaurant !!Lol 11 éme jour : Nous reprenons la route très tôt pour Padang Endau. C‘est le port le plus proche pour embarquer pour les iles Tioman. Le tarif pour le ferry est de 35 RM/pers et par aller. Il nous faudra deux heures de bateau pour rejoindre l’île. Arrivée à Tioman, il ne fait pas très beau, le ciel est gris et la mer houleuse. Le chalet que nous avons réservé est pas mal il s agit du Bamboo Hill. Accroché à la falaise et entouré de bougainvilliers, il domine la mer du bout de la plage. Mais tout semble fermé ici, le soir nous avons même du mal à trouver un restaurant d ouvert. Nous trouvons une petite gargote de plage.je commande un tom Yam épicé bien sur lol et la j’ai la chance d avoir dans mon plat une charmante petite fourmi ailée qui faisait une brasse coulée…sympa, bon ici, on enlève et on continue à manger, nous ne sommes pas en France avec nos règles sur l hygiène, sinon on ne finirait pas rien manger et des fois il ne vaut mieux pas savoir !!! Le soir nous dormons très bien dans notre petit bungalow … 12 éme jour : Ici les gens sont « space » nous réservons la veille pour faire un snorkelling trip, afin de ce rendre sur une ile proche et de passer la journée en bateau. L organisateur nous demande de venir a 9h pour savoir si nous pouvons aller en mer, vu l’état de la météo. Nous arrivons donc a 9h, personne, nous attendons une demi heure, un autre couple était arrivée entre temps pour également faire du snorkelling. Le pilote arrive donc a 9h30 et ne sait toujours pas si nous pouvons faire le trip.il nous demande de revenir a 10h.nous décidons d aller déjeuner pendant ce temps. Nous allons dans un restaurant où nous demandons un jus d orange…. A cette heure nous attendons toujours notre jus d’orange. Nous partons donc et repassons pour le trip… et là le mec passe devant nous sans rien nous dire et il s en va…….super l organisation…nous partons, nous n'allons pas leur courir derrière pour savoir si nous pouvons le faire ou pas….. La journée commence bien. La pluie fait son apparition, nous décidons malgré tout de partir randonner dans la jungle… Nous prenons le sentier pour nous rendre à la Monkey Beach. Le chemin n est pas simple, le début est assez escarpé et des sections doivent se faire a l’aide d’une corde. Apres 10 minutes de marche, nous arrivons à un hôtel avec des pontons en bois, de charmants petits bungalows accrochés a la falaise et avec une vue fantastique sur la mer bleu limpide et un ponton en bois défraichi par l air marin. Mais le charme est présent. Nous décidons de prendre notre troisième nuit sur l’ile de Tioman à cet hôtel. Nous réservons une chambre, le prix est de 20 RM de plus pour le week end mais cela reste abordable. Nous prenons une suite de luxe avec vue sur la mer » autant se faire plaisir ». Puis nous reprenons notre randonnée en direction de notre plage…le sentier ne fait que monter et descendre a travers une végétation luxuriante, les bruits de la jungle sont omniprésents, et les senteurs exaltent nos sens…le plus dur c’est l humidité ambiante, nous sommes trempés. J’ouvre le chemin pour que Céline puisse suivre et j’aperçois donc en premier toutes sortes de lézards…et je vois furtivement sur un tronc le temps d’une ou deux secondes ce qui semble être, une araignée. Elle a, à peu prés la taille de ma paume de main, elle est marron et très velue. N'étant pas un expert, je pense que cela doit être une mygale ou une tarentule. Elle m aperçoit et ce glisse sous un tas de feuilles jouxtant le coté gauche du sentier. Je ne dis rien a Céline, mais je lui dis de passé a droite car le coté gauche est glissant. Elle ne me croit pas, et ensuite passé elle me pose des questions, je lui dis ce que j’ai vu, et la je me rends compte que j ai fait une erreur, j aurais jamais du le lui dire…la pauvre, elle déteste ca, et elle me fait une crise de nerf en pleine jungle…. (« Il me dit qu’il a vu une mygale et que je suis passée à côté ! En ayant une phobie des araignées, comment voulait-il que je réagisse ???? ») Elle se calme difficilement et nous reprenons notre route…mais je l’entends régulièrement gémir durant le trajet … Apres de tels efforts et de telles émotions, nous arrivons enfin à notre plage tant attendu la Monkey Beach. Nous n'attendons pas un instant pour nous baigner. L eau est un peu plus fraiche, mais le cadre est magnifique, plage de sable blanc, déserte, entourée d’une jungle émeraude et à chaque extrémité, des rochers se jettent dans l eau. Apres notre petite baignade, nous déjeunons, petit gâteau au fromage et chips sont au programme. On ne mange pas beaucoup et nous décidons de nous re-baigner. J'y vais le premier, le temps que Céline range le reste dans un sac plastique qu'’elle dépose derrière nos sacs a dos. Elle n’a pas le temps de rentrer dans l eau entièrement, que des singes, descendent des arbres, se jettent sur le sac et se sauvent en nous le volant. Elle court, et là trop tard, le sac contenant la nourriture tant convoitée par les singes a été dérobée. Tout le temps que nous avons mangé, nous ne les avons pas vus, ni entendus. Et là des que nous avons déposé le sac, ils se sont jeté dessus ….ce sont des petits filous… heureusement que nous n'avons pas remis la nourriture dans un sac à dos…ils auraient pris le sac a dos également lol Pour retourner à l’hôtel, nous devons retraverser la jungle et refaire le chemin dans le sens inverse, mais Céline n’étant pas très motivée, elle arrive à choper un taxi boat, qui nous reconduira à notre hôtel pour 50 RM pour nous deux. (« Je n’avais pas envie de recroiser une autre mygale ou même un serpent »)
13 éme jour : Nous nous levons sous un soleil magnifique, un petit singe vient nous dire bonjour sur la terrasse et dans le même temps, nous voler un bonbon au miel « normal lol » nous pensions que la journée allait très bien se passée, la suite va nous prouver que non. Nous libérons la chambre pour 8h30 car le bateau du Panuba Inn Resort doit venir nous chercher a 9h00, mais avant il faut payer la location du bungalow au bamboo Hill. Bien sur personne a la réception, alors qu'’elle devrait être ouverte depuis 8h30. Nous attendons le bateau a proximité de la plage, mais aucun bateau ne vient, le temps presse car a 10h, nous avons rendez-vous pour faire un snorkelling trip avec l hôtel Panuba. 9h20, n’ayant toujours personne à la réception du Bamboo Hill et toujours pas de bateau a l’horizon, nous décidons de traverser la jungle pour aller par notre propre moyen a notre location suivante. Sur 4 sacs à dos que nous avons, j’en prends 3, les 2 plus gros bien sur .sympa non, la randonnée avec Céline !!!! Baroudeuse du dimanche, et malgré cela elle se retrouve quand même derrière moi !!Lol (« Oui ben je suis pas Tomb Raider moi) Nous arrivons à l’hôtel, trempés. 20 min après que nous soyons arrivés, le réceptionniste reçoit un coup de fil , certainement du pilote du bateau qui devait venir nous chercher, il dit que personne n était sur la plage a attendre la bateau…normal, il doit être 9h40 , et le bateau devait venir nous chercher à 9h, c’est un peu normal que ne soyons pas a attendre sur la plage… nous l expliquons a l accueil, et il s’en excuse, bref , nous voilà arrivés, on a juste le temps de prendre une douche, de se changer et direction le bateau pour notre snorkelling trip. On se retrouve a 5 dans un bateau, cool, nous deux et trois australiennes. Ici, il ne mélange pas les groupes et juste avant, ils ont fait partir un bateau d asiatique bien plus nombreux que nous, tant mieux, nous avons plus de place !! Au programme, nous allons nous baigner à Corail Bay, très jolie ile au large de Tioman, un peu de monde, il y a plus de japonais se baignant avec leur gilet de sauvetage, que de poissons dans l eau. Drôle de spectacle à voir lol Ensuite nous nous dirigeons sur paya Bay, une autre petite crique tranquille, l eau est chaude, mais pas beaucoup de poissons. Nous voila arrivés a l heure du déjeuner, et nous allons sur la plage de Salang, très jolie plage de sable blanc, plus vivante que la plage d’ABC. Nous mangeons les pieds dans le sable et nous allons ensuite faire quelques emplettes .un t-shirt pour moi et un sarong pour Céline. Reprise du snorkelling, cette fois nous nous arrêtons le long d un promontoire rocheux, c’est le meilleur endroit pour patauger avec les poissons, une petite mouette qui a du regarder un peu trop le film « les oiseaux », décide de m attaquer en ras motte une bonne vingtaine de fois !!Lol Nous avions également acheté du pain à la plage précédente, afin de nourrir les dizaines de poissons qui nageaient autour de nous. Ils s adorent ca, ils se jetaient sur le pain, il y en a même un qui m’a chopé le doigt et un autre l’épaule lol. Il est temps de rentrer avant de rencontrer un requin, vu la chance que j’ai avec les animaux aujourd’hui ! Puis nous finissons notre circuit par la Monkey Beach, plage que nous connaissons, puisque nous sommes venus la veille ici. Le pilote nous demande de remonter car le temps change très vite et la pluie arrive… nous avons juste le temps de rentrer a l hôtel, quand une pluie tropicale et diluvienne s’abat sur l ile. Pour rentrer a notre bungalow, nous empruntons le ponton en bois, qui par l effet de la pluie, le rend très glissant, et je m en aperçois très rapidement. Je me suis vautré en beauté sur ce ponton… assez mal au pied d ailleurs…lol Nous finissons notre journée sous la pluie, mais le dos brulé par le soleil, malgré la protection solaire que nous avions mise ! 14 éme jour : Nous quittons aujourd’hui les iles Tioman.., notre bateau est prévu a l embarcadère de la plage d’ABC. Le bateau du Panuba Inn Resort, nous y emmène pour 11h car nous devons régler la facture du précédent logement. Sur le ponton, le monde arrive de plus en plus. Plusieurs bateaux accostent appartenant à la compagnie de ferry qui effectue les trajets mais aucun ne prend de passagers. Bizarre. 13h est passé, et nous commençons a nous poser des questions. Un couple à coté de nous attend également le bateau, nous leur demandons pour quelle destination, eux repartent sur Mersing, mais ils attendent depuis un moment car leur bateau était prévu pour 11h45 et qu'’il doit être 13h30. Un nouveau bateau a l horizon, il accoste et il s avère que c est le notre, avec seulement 45 min de retard, ca va, nous sommes content de pouvoir embarquer…. Le soulagement va bientôt faire place a un énervement, car le bateau que nous prenons et qui part bien pour Padang Endau, va faire la navette entre les différentes plages de l ile pour finir par revenir a la plage d ABC… Nous apprendrons par la suite qu'’il a pris un groupe de passagers qui aurait du retourner a Mersing et qui a très probablement raté le bateau… super, au lieu de partir à 13h comme prévu, nous partons a 16h, 3h de retard !!! La suite de notre planning est tout chamboulée et va remettre en cause notre visite de Malacca… D ailleurs nous allons arriver à Malacca le soir à 21h. Nous trouvons notre hôtel sans aucune difficulté, il s agit de l’hôtel PURI. Il est installé dans un ancien manoir colonial, des que l’on franchit le seuil de la porte, on a l impression de remonter le temps, le hall d entrée est magnifique, au mur il y a des gravures chinoises accompagnées de très anciens meubles gravés style chinois, dans une autre pièce, un carrosse du 18e siècle habille la pièce, les chambres sont propres et spacieuses, on se sent très bien dans cet endroit. Le personnel est très serviable et vous avez même un portier qui gère votre véhicule. Nous ne perdons pas de temps et partons manger dans la jongle walk, une rue animée ou se déroule un immense marché de nuit, à peine 1 minute de l hôtel. Nous nous attablons dans un « Street Food », sans attendre car nous avons très faim, je ne prends aucun risque, je prends un MEI LEW, c’est un plat chinois, mais je le vois en photo, donc pas de soucis, et Céline, qui pourtant parle mieux anglais que moi, commande des ‘ skins brochette » lol, ce qui veux dire peau lol Son plat arrive, et elle se rend compte qu’elle vient de commander des brochettes de peau de poulet, Mdr !! Avec l’air dépité car elle a très faim, elle me regarde et dit « ce sont des peaux de poulet « lol et en plus c’est brochettes sont très cher !!14 RM pour 6, elle les mange quand même lol (« J’étais dégouttée ! Et Laurent s’est bien foutu de moi ! ») Nous nous promenons dans le marché, et nous reprenons des bouchées chinoises, un vrai délice….tellement bon qu’on en reprend une deuxième fois en repassant devant !!! Nous visitons un peu la ville avec le peu de temps que nous avons… nous sommes dégouttés de ne pas pouvoir profiter pleinement de notre visite de Malacca, a cause du ferry !!! 15 éme jour : Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel, dans une cour intérieure qui donne sur un très joli jardin. Il y a de tout à profusions, nous nous régalons Puis nous reprenons la route a 7h40 pour l aéroport, nous nous devons rendre la voiture a 8h.je crois que nous allons être un peu en retard !!Lol Nous arrivons vers 9h30, le loueur nous remet notre caution sans faire le tour du véhicule… puis nous prenons le bus pour KUALA LUMPUR, 10 RM /pers.il nous dépose a la gare centrale, et de là nous prenons un taxi pour l hôtel que nous avions réservé avant notre départ. Coût du trajet 12 RM Nous tombons sur un « connard de taxi » bref L’hôtel que Céline a réservé est magnifique, dans le style balinais, calme, proche des grand sites touristique de la capitale. Nous nous installons et nous partons visiter la ville sous la pluie, nous décidons d aller manger en attendant la fin de la pluie qui ne tarde pas à venir. Pour la première fois du voyage, nous allons manger japonais, un restaurant japonais comme jamais nous l’avons fait en France. Les maitres sushi sont devant nous et confectionnent les sushis sur demande ou alors pour gagner du temps, ils placent les sushis qu'’ils préparent sur un tapis roulant qui serpente entre les convives…génial, nous nous régalons, pour 6 makis California en France, nous payons 6 euros, la nous sommes a environ 50 cts d euros. Nous prenons tout ce qui nous fait plaisir et nous nous régalons. Puis direction Chinatown pour faire des emplettes. Nous prenons le monorail qui nous dépose a proximité de Chinatown…. Les routes et les plans ne correspondant à rien, je me plante en beauté, et je nous emmène pendant une bonne demi heure dans l autre sens… je m énerve et c’est Céline qui retrouve la route et nous emmène a Chinatown…. (Oui heureusement que j’étais là enfin je me suis fait remballée aussi parce que pour une fois j’avais trouvé la route et Loulou était vexé que ce soit moi qui trouve ! Gamin !! LOL ») Nous visitons donc Chinatown, JLN Petaling, marché central, Merkeda Square, jolie place avec une pelouse immense, c’est l endroit ou se réunit le peuple pour les grands événements, et nous flânons ensuite dans les rues…nous reprenons ensuite le monorail pour nous rendre au marché de nuit de CHOW KITT, pas exceptionnel… Retournons a l’hôtel pour prendre une bonne douche et ressortons pour aller diner dans le quartier voisin, ou il y a plein d échoppes de nourriture. Ca pue le durian dans la rue lol Puis retour à l hôtel, ou une bonne nuit nous attend…, 16 éme jour : Nous nous levons tôt, et partons voir les tours Petronas, nous mettons a pied 40 min pour nous y rendre, car rien n’est fait pour les piétons, du moins nous ne l avons pas encore découvert lol donc on se dirige a travers des gratte ciel en ayant toujours les tours en vue. On arrive a leur pied, elles sont immenses, en dessous d’elles, se trouve un immense centre commercial sur plusieurs étages. Nous allons dans le parc pour une séance photo… les tours mesures 452 mètres alors que la tour Eiffel ne mesure que 324 mètres. Nous n avons pas encore déjeuné et Céline a de nouveau faim, nous nous faisons un petit déjeuner de roi dans un bar des tours Petronas, 22 RM /pers pour un buffet… Apres avoir bien déjeuné, nous retournons a l hôtel pour libérer notre chambre. Nous demandons a l hôtel, si ils peuvent garder nos bagages, il accepte et nous leur demandons également si nous pouvons reprendre un douche le soir vers 18h avant d aller a l aéroport, il accepte également… Super, nous allons pouvoir nous promener dans KUALA LUMPUR tout l après midi… Donc pour cette dernière après midi, nous nous dirigeons vers le parc de papillon, il se trouve a l est de la ville est la plus proche station de métro est Chinatown, le reste du chemin devra être fait a pied !! Vu l orientation ici, nous nous doutons de la dangerosité de la chose. Nous finissons quand même par arriver à destination. Des milliers de papillons volent dans une serre immense, puis avant la sortie, une collection insecte épinglé assez complète est exposé sur les murs. Un joli cadre rempli d araignées, nous indique que les ¾ des araignées épinglés ici, viennent des camerons Highlands !!Lol Puis nous poursuivons la visite, par celle du magasin bien sur, ou nous achetons pour seul cadeau un cadre avec un très joli papillon. Continuons dans le même quartier, par la visite du jardin d orchidées, gratuit celui la. Repassons ensuite une dernière fois dans Chinatown avant de retourner à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre notre douche. Céline épuisée, décide de prendre un taxi jusqu'à la gare afin de prendre le bus !! 20 RM pour la course, nous ne négocions même pas !! Nous arrivons au terme du voyage… (Oui allez comme à chaque fois, une chose à dire : vivement le prochain ! »)
Partir vivre en Angleterre English translation pending
Bonjour
Nous sommes une famille composé de ma femme 42ans Responsable qualité textile, moi meme 44 ans Directeur Commercial dans la Distribution de produits destinés aux Bâtiments et nos deux enfants 10 et 12 ans, nous avons décidés de partir vivre au Royaume Uni dans un premier temps (et apres un pays plus chaud peut être), notre objectif: découvrir autre chose, être bilingue tous les 4 et tenter l'aventure...
Je prévois de partir tout seul quelques mois sur place pour me mettre a niveau en anglais et ma famille me rejoindra cet été
Ce que je cherche a savoir c'est :
- quelles sont les plus belles régions en Grande Bretagne avec un bassin d'emploi suffisament important pour trouver du travail (surtout pour ma femme dans le textile) et des écoles bien fréquentées pour les enfants > la qualité de vie et la sécurité sont les deux éléments recherchés c'est pour cette raison que j'exclue la région de Londres, a moins que je me trompe !?
- comment fonctionne le systeme scolaire anglais? existe t'il des écoles publiques en Angleterre comme en France afin d'éviter de payer des sommes importantes je crois en écoles privées ? mes enfants sont actuellement en 5eme et CM2.
Merci par avance a tous ceux qui voudront prendre quelques minutes de leur temps pour nous répondre, qu'ils vivrent au Royaume Uni ou qui en sont revenus après une large experience
Bonne année 2012 a toutes et tous
didier
Îles Perhentian avec enfants de 2 et 4 ans (Malaisie) English translation pending
Bon, après la Thaïlande, me voici -déjà prête pour un nouveau départ- à la recherche d'infos sur la Malaisie (péninsulaire, à priori) .
J'ai lu des tas de récits, de blogs sur les Iles Perhentians, qui semblent assez fabuleuses...
Pensez-vous que cela puisse nous convenir, à nous et nos petits, sachant que nous ne plongerons pas, au mieux nous ferons du snorkeling depuis la plage, car nos enfants ne pourraient évidemment pas nous suivre...
J'ai également lu qu'on pouvait faire une mini ballade dans la jungle...même avec un tout petit?
Dernière question, concernant la sécurité:ces îles sont-elles désertes au point de ne pas avoir un dispensaire ou assimillé, pour la prise en charge de la bobologie, parce qu'avec un marmot qui crapahute comme le mien, ça me rassurerait...sinon, faudra que je l'habille en combi de polystyrène, et il risque d'avoir chaud😛
J'ai une toute dernière question, mais faudra pas se moquer...quelqu'un peut-il me dire si ces gros Varants (que j'ai découverts sur les blogs) peuvent être aggressifs?(c'est le père qui flippe, et pour lui, pas pour ses enfants...)
Merci à tous de bien vouloir m'éclairer, je n'attends plus que vos avis pour acheter les billets!
J'ai une toute dernière question, mais faudra pas se moquer...quelqu'un peut-il me dire si ces gros Varants (que j'ai découverts sur les blogs) peuvent être aggressifs?(c'est le père qui flippe, et pour lui, pas pour ses enfants...)
Merci à tous de bien vouloir m'éclairer, je n'attends plus que vos avis pour acheter les billets!
Que préférez-vous: l'accueil en Malaisie ou au Vietnam? English translation pending
Perso, je serai volontiers allée aux USA mais faisont des concessions alors malaisie ou vietnam? Les paysages les sites sont importants, mais je privilégie l'accueil...Alors qu'en dites vous? Nous sommes un couple avec un ado
Bonne année
Eté 2014 - Ouest USA et Yellowstone: 15 vidéos et 230 photos d'un road trip English translation pending
Après avoir évoqué le Kenya, la Scandinavie, l’Islande et le Canada, la destination des USA avait été décidée en septembre 2013.Les réservations du CC, des billets d’avions et des nuits d’hôtels ont été effectuées à la même période. Ensuite, les nuits en camping et l’hélicoptère ont été réservés vers février. Aucune difficulté rencontrée pour la planification de ce voyage, la grande majorité ayant été faite par internet.
4 adultes participaient à ce road-trip : M mon père (72 ans), A ma mère (70ans), C mon épouse (40 ans) et moi-JF(40 ans). Ayant déjà effectué un voyage en 2005 dans l’ouest des USA (voyage organisé avec itinéraire classique), mes parents nous ont laissé gérer l’organisation du voyage. Ils avaient tout de même suggéré l’hélico pour GC, confirmé la beauté de MV et mon père nous avait précisé qu’il souhaitait cette fois-ci pouvoir rester plus de 30min à BC ! Il sera comblé : nous allions y passer 2 nuits.
Je dois avouer que la préparation de ce trip a pris du temps : des heures et des heures à glaner des infos à la lecture de vos carnets de route sur le web. Ce fut un réel plaisir. 🙂
Quelqu’un a écrit qu’un voyage se vivait en 3 étapes : avant lors de la préparation, pendant en profitant du moment, et après dans l’écriture d’un carnet de route et le traitement des photos. C’est donc autant pour mon épouse et moi que pour faire un juste retour face aux autres dizaines de carnets de voyage lus, que nous nous lançons dans l’écriture de ce road book. Vous y trouverez des informations, des pistes de recherche (je me rappelle d’un carnet de route qui m’a fait effectuer beaucoup de recherches sur le web car il y avait marqué sans plus de détail « W&R canyon chez les hopis »), des sentiments, etc. Il représente ce que nous avons vécu et ressenti.
Bref, tout ne vous intéressera pas, mais n’hésitez pas à poser des questions si vous souhaitez plus de détails sur un point particulier. Soyez indulgents avecl’écriture et les photos. Je compte mettre en ligne tous les jours une journée de trip avec les photos. Une fois ce carnet de route terminé, nous attaquerons une nouvelle préparation de voyage pour 2015, cette fois-ci avec nos enfants. Pourquoi pasl’Ecosse ?...... 😛
Quelques données préalables en vrac Le trip aduré 14 jours et comprenait en gros 250km par jour (en dehors du retour et de la montée de BC vers Yellowstone) : Paris -> LV (via LA) -> GC ->Lee’s Ferry -> MV -> Page -> BC -> Yellowstone -> SLC ->Paris. Nous avons réellement fait 3700km (estimation préalable de 3000km).
Les avions : Paris CDG à LAX : vol Air-France, en A380 vieillissant (écran vidéotactile sur lequel il fallait donner des coups de poings, télécommande qui ne tenait plus en place, siège qui ne s'inclinait presque plus, etc.), avec champagne français, soleil permanent, le fameux chicken or pasta (pasta aux champignons), un atterrissage impeccable. LAX à LV : vol Delta, en CJM900, à peine une heure de vol. En comparaison de l’A380, on sent que le pilote pilote… Ça bouge, ça penche, ça tremble, ça prend les trous d’airs et ça rebondit à l’atterrissage… SLC à Paris CDG : vol Delta, en A330 impeccable, magnifique coucher de soleil, chicken or pasta Les hôtels : Ibis à CDG : parfaitement situé dans l’aéroport, desservi par le shuttle, calme. Circus-circus à LV : réservé par précipitation, excentré des autres casinos. Days Inn à SLC : facile d’accès avec un RV de 30ft, RAS. Le camping-car de 30ft (loué chez Cruise America via camping-car online): récupéré à LV et rendu à SLC, très facile à conduire, la boite automatique est agréable, juste à surveiller l’arrière quand on tourne. Le système de vidange est très pratique. Le rayon de braquage ne permet pas de faire demi-tour rapidement. Le climat : une chance extraordinaire ! Quelques gouttes à Norris basin et 30 min de petite pluie le dernier jour sur l’autoroute arrivant à SLC.Ensoleillé le reste du temps.
Des Minions de Los Angeles aux colibris de Tucson, 3 semaines en famille English translation pending
Hello,
Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.
L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.
Ce que nous avons eu l'occasion de voir
J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre
J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios
J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater
J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos
J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂
J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂
J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP
J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos
J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend
J13 - Monument Valley
J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village
J15 - Grand Canyon
J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂
J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum
avec un petit résumé en images
et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)
Le budget
Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇
Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€
Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )
Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.
Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)
Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland
Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.
L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.
Ce que nous avons eu l'occasion de voir
J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre
J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios
J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater
J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos
J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂
J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂
J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP
J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos
J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend
J13 - Monument Valley
J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village
J15 - Grand Canyon
J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂
J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum
avec un petit résumé en images

et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)

Le budget
Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇
Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€
Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )
Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.
Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)
Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland
Climat sur la Malaisie en février? English translation pending
Bonjour,
Je projette d'aller en Malaisie de fin Janvier à mi-février, j'aimerais savoir si le climat est propice pour le programme suivant, s'il n'y a pas trop de pluie: Kuala Lumpur Malacca Taman Negara Camaron Highlands Pankor Penang
J'ai lu que les paysages étaient très beaux dans le centre, est ce que qu'elqu'un sait sur quelle route exactement? Entre Malacca et Temerloh?
Merci d'avance.
Je projette d'aller en Malaisie de fin Janvier à mi-février, j'aimerais savoir si le climat est propice pour le programme suivant, s'il n'y a pas trop de pluie: Kuala Lumpur Malacca Taman Negara Camaron Highlands Pankor Penang
J'ai lu que les paysages étaient très beaux dans le centre, est ce que qu'elqu'un sait sur quelle route exactement? Entre Malacca et Temerloh?
Merci d'avance.
Projets d'itinéraire pour quinze jours en juin Malaisie + Bornéo English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Suite à mon message précédent hésitant entre l'Indonésie et la Malaisie, nous avons finalement décidés... La Malaisie ! Reste donc à écrire les grandes lignes du parcours... les petites lignes seront écrites sur place. ;)
Voici donc deux projets d'itinéraires...
1/ Le premier fait place dans un premier temps à la Malaisie Péninsulaire et sa culture en général, puis dans un second temps à la luxuriance de la faune et de la flore de Bornéo.
Jour 1 : Départ en soirée de Panam vers KL, via Doha. Jour 2 : Arrivée en soirée sur KL. Nuit sur place. Jour 3 : Départ vers les Camerons Highlands (CH), via Battu Caves. Nuit à CH. Jour 4 : CH + nuit sur place. Jour 5 : Départ de CH pour Penang / Georgetown. Nuit à Georgetown. Jour 6 : Visite + Nuit à Georgetown. Jour 7 : Visite de l'île de Penang + Nuit à Georgetown. Jour 8 : Départ pour Kushing via avion. Jour 9 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 10 : Centre de réhabilitation d'orang-outan. Jour 11 : Bako + nuit sur place. Jour 12 : Bako. Jour 13 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 14 : Retour sur KL le matin. Visite et nuit sur KL. Jour 15 : Journée à KL. Le soir, retour vers Panam !
2/ Le second itinéraire fait lui place dans un premier temps aux îles paradisiaques, puis dans un second temps (ça, ça ne change pas) à la luxuriance de la faune et de la flore de Bornéo.
Jour 1 : Départ en soirée de Panam vers KL, via Doha. Jour 2 : Arrivée en soirée sur KL. Nuit sur place. Jour 3 : Départ vers les Camerons Highlands (CH), via Battu Caves. Nuit à CH. Jour 4 : CH + nuit sur place. Jour 5 : Départ de CH pour Perhentians via Kuala Besut. (Il faut compter la journée, non ?) Jour 6 : Perhentians + nuit sur place. Jour 7 : Perhentians + nuit sur place. Jour 8 : Perhentians le matin + retour sur la péninsule. Nuit proche de l'airport. Jour 9 : Départ pour Kushing via avion (KB - KL - Kushing). Jour 10 : Centre de réhabilitation d'orang-outan. Jour 11 : Bako + nuit sur place. Jour 12 : Bako. Jour 13 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 14 : Retour sur KL le matin. Visite et nuit sur KL. Jour 15 : Journée à KL. Le soir, retour vers Panam ! Jour 16 : Arrivée sur Panam.
Vos sentiments et avis ?
J'avoue être partagé... Il y a de quoi jouer en belles plages du côté de Kushing ? Penang, j'ai cru comprendre que ça n'était pas le fort de la région ;) ! On a aussi entendu parler de snorkeling du côté de Kushing ? Sans doute pas du niveau du Sabah ou des Perhentians... mais juste un peu nous conviendrait... ^^
D'avance, merci pour votre retour !
Suite à mon message précédent hésitant entre l'Indonésie et la Malaisie, nous avons finalement décidés... La Malaisie ! Reste donc à écrire les grandes lignes du parcours... les petites lignes seront écrites sur place. ;)
Voici donc deux projets d'itinéraires...
1/ Le premier fait place dans un premier temps à la Malaisie Péninsulaire et sa culture en général, puis dans un second temps à la luxuriance de la faune et de la flore de Bornéo.
Jour 1 : Départ en soirée de Panam vers KL, via Doha. Jour 2 : Arrivée en soirée sur KL. Nuit sur place. Jour 3 : Départ vers les Camerons Highlands (CH), via Battu Caves. Nuit à CH. Jour 4 : CH + nuit sur place. Jour 5 : Départ de CH pour Penang / Georgetown. Nuit à Georgetown. Jour 6 : Visite + Nuit à Georgetown. Jour 7 : Visite de l'île de Penang + Nuit à Georgetown. Jour 8 : Départ pour Kushing via avion. Jour 9 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 10 : Centre de réhabilitation d'orang-outan. Jour 11 : Bako + nuit sur place. Jour 12 : Bako. Jour 13 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 14 : Retour sur KL le matin. Visite et nuit sur KL. Jour 15 : Journée à KL. Le soir, retour vers Panam !
2/ Le second itinéraire fait lui place dans un premier temps aux îles paradisiaques, puis dans un second temps (ça, ça ne change pas) à la luxuriance de la faune et de la flore de Bornéo.
Jour 1 : Départ en soirée de Panam vers KL, via Doha. Jour 2 : Arrivée en soirée sur KL. Nuit sur place. Jour 3 : Départ vers les Camerons Highlands (CH), via Battu Caves. Nuit à CH. Jour 4 : CH + nuit sur place. Jour 5 : Départ de CH pour Perhentians via Kuala Besut. (Il faut compter la journée, non ?) Jour 6 : Perhentians + nuit sur place. Jour 7 : Perhentians + nuit sur place. Jour 8 : Perhentians le matin + retour sur la péninsule. Nuit proche de l'airport. Jour 9 : Départ pour Kushing via avion (KB - KL - Kushing). Jour 10 : Centre de réhabilitation d'orang-outan. Jour 11 : Bako + nuit sur place. Jour 12 : Bako. Jour 13 : Alentours de Kushing (parc ou autre, rien de prévu) Jour 14 : Retour sur KL le matin. Visite et nuit sur KL. Jour 15 : Journée à KL. Le soir, retour vers Panam ! Jour 16 : Arrivée sur Panam.
Vos sentiments et avis ?
J'avoue être partagé... Il y a de quoi jouer en belles plages du côté de Kushing ? Penang, j'ai cru comprendre que ça n'était pas le fort de la région ;) ! On a aussi entendu parler de snorkeling du côté de Kushing ? Sans doute pas du niveau du Sabah ou des Perhentians... mais juste un peu nous conviendrait... ^^
D'avance, merci pour votre retour !