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Validité du visa pour la Thaïlande English translation pending
Bonsoir,
Une question qui j'éspére n'est pas déja traitée ! (pas trouvée sur moteur de recherche)
Quand l'ambassade délivre un visa...pendant combien de temps est il valable ? Ex. je reçois le visa le 1er septembre...combien de temps ais je pour l'utiliser ? 1 mois 2 mois 6 mois ? (si je ne pars pas tout de suite !)
Dois je l'utiliser tout de suite...si c'est par ex. 1 visa de 3 mois, est ce que ces 3 mois commence le jour ou on le reçois ?
Merci d'avance de votre compréhension car pas facile à expliquer :)
@+
Une question qui j'éspére n'est pas déja traitée ! (pas trouvée sur moteur de recherche)
Quand l'ambassade délivre un visa...pendant combien de temps est il valable ? Ex. je reçois le visa le 1er septembre...combien de temps ais je pour l'utiliser ? 1 mois 2 mois 6 mois ? (si je ne pars pas tout de suite !)
Dois je l'utiliser tout de suite...si c'est par ex. 1 visa de 3 mois, est ce que ces 3 mois commence le jour ou on le reçois ?
Merci d'avance de votre compréhension car pas facile à expliquer :)
@+
Trajet à vélo Biarritz-Lorient (France) English translation pending
bonjour a tous, l'annee derniere j'ai accompli le parcours suivant, bastia, bonifacio et ajaccio(vtt+ tente), et finalement moi qui ai un petit niveau, et bien je m'en suis bien sorti!qui aura la gentillesse de me renseigner sur ce nouveau defi?difficultes eventuelles et est il mieux de passer par la poite de la grave? je rappelle biarritz lorient par les routes de bord de mer
je viens de me payer un bob yak(en france a 379 eur) il y en a bien sur E-BAY a 295 eur, mais impossible que la vente se fasseet pouquoi j'en sais rien, c'est une maison en allemagne
amities et bonne route a tous
michel
Logement à Biarritz et sa région (France) English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu'un connait une chambre à louer ou un appart ou un bon plan pour dormir pas trop cher à Biarritz ou dans les environs ou sur un village de la côte ?
Merci d'avance
PS : bonnes vacances à tous
chap
Quelqu'un connait une chambre à louer ou un appart ou un bon plan pour dormir pas trop cher à Biarritz ou dans les environs ou sur un village de la côte ?
Merci d'avance
PS : bonnes vacances à tous
chap
Aménager un car en camping-car English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
sur ce site on peut trouver toutes les information utiles à l'aménagement d'un Car en Camping Car.
Mais j'avoue que j'aimerai rentrer en contact avec quelqu'un qui a mener ce projet de A à Z.
Je trouve beaucoup de personnes qui ont baissé les bras ou dont le projet n'a pas encore abouti.
Qui à réussi ce projet, en combien de temps, avec combien d'argent, avec qu'ell aide, etc.
Transports bus et avion en Argentine English translation pending
Bonjour,
je pars trois semaines en Argentine avec deux amis au mois d'Aout et on se demande quel moyen de transport choisir..
Pour re-situer nous avons prévu de faire
Buenos Aires = 4 j
Iguazu = 3 j
Région de Salta = 7 j
Région de Bariloche = 4j
retour BA
vu que cela nous laisse peu de temps pour les transports on ne pourra pas prendre le bus à chaque fois (on a déjà prévu un retour Bariloche_BA en avion)
Et pour les trois autres trajets que nous conseillez vous? Lesquels valent la peine niveau paysage etc...
Merci d'avance pour votre aide
à bientot j'espère
sophie
Et pour les trois autres trajets que nous conseillez vous? Lesquels valent la peine niveau paysage etc...
Merci d'avance pour votre aide
à bientot j'espère
sophie
Conseils pour changer de l'argent ou des chèques de voyage en Indonésie, surtout à Bali English translation pending
Bonjour, je voudrais vous faire part d'une mesaventure qui vient tout juste de m'arriver hier soir (je suis a Bali, a Sanur exactement). Dans tous les guides pour l'Indonesie on nous dit de faire tres tres attention au changeur de monnaie ou de cheques de voyage. C'est ce que nous faisons depuis le debut. Mais hier, il y en a un qui a ete des plus filou. Tres habilement, il a su nous faire croire qu'il comptait tout l'argent devant nous alors meme qu'en comptant, il oubliait volontairement des rupiahs. Ce qu'ils fpnt pour nous avoir plus precisement : On leur donne 100$ US en cheque de voyage et il pretend qu'il n'a que des petites coupures de 20 000 RP ce qui est completement FAUX. Demandez TOUJOURS d'avoir des coupures de 100 000 RP. Donc il nous laisse compter les piles de 5X20 000 rp, et apres il recompte devant vous mais en subtilisant 2 des piles. Il compte donc a la fin 4 X 20 000 par pile ce qui ne donne donc pas 100 000 RP par pile mais bien 80 000RP.... Il a reussi a nous berner pour 300 000 RP, mais apres recomptage en mangeant tranquillement au resto apres coup, nous nous rendons compte du vol. Nous retournons voir le gars tranquillement et oups! Tout a coup sans meme avoir recompte, il nous sort 300 000 RP en 100 000 RP, he bien comme c'est drole! Alors, son ami se pointe et ramasse le paquet de tous les 20 000 rp et finalement il en avait trouve.... des 100 000RP quel hazard! Bref nous lui avons fait la morale en masse! Et sommes reparti! Mais je sais pertinemment qu'ils vont le refaire. Le pire c'est en fait qu'il faut se mefier lorsqu'ils vous donnent un taux tres tres avantageux pour nous et avec tres tres peu de comission, sinon aucune.
Bref, un coup sorti, recompter au calme vous-meme avec une calculatrice! Ne les laissez jamais tout faire et soyez les derniers a recompter l'argent!
Alors salut a tout, on part pour Nusa Lembongan ce matin! a+ Allez voir les photos!
Bref, un coup sorti, recompter au calme vous-meme avec une calculatrice! Ne les laissez jamais tout faire et soyez les derniers a recompter l'argent!
Alors salut a tout, on part pour Nusa Lembongan ce matin! a+ Allez voir les photos!
Monténégro-Kosovo ou Albanie-Kosovo? English translation pending
Bonjour
Nous partons au Kosovo en voiture mais nous allons passer par l'Italie puis bâteau. Pourriez-vous me conseiller entre l'arrivée à Durres ou Bar? Connaissez-vous les routes entre le Montegro et le Kosovo? ou la route Shkodra-Kukes en Albanie?? Merci
Klaruna
Nous partons au Kosovo en voiture mais nous allons passer par l'Italie puis bâteau. Pourriez-vous me conseiller entre l'arrivée à Durres ou Bar? Connaissez-vous les routes entre le Montegro et le Kosovo? ou la route Shkodra-Kukes en Albanie?? Merci
Klaruna
Stationnement de véhicule pendant deux mois et demi à Nice English translation pending
Salut, nous partons de fin juin à début septembre de l'aéroport de nice vers bangkok pour faire un circuit thailande, laos, cambodge .Seulement les tarifs de stationnement pour notre véhicule à l'aéroport de nice sont élevés (175 euros par mois). Auriez vous une solution plus économique pour stationner notre voiture pendant ces deux mois et demi sans avoir à trop dépenser.Nous sommes prêt à garer notre véhicule dans les communes avoisinantes.
Merci de vos conseils
Trajet en train New York - Chicago avec Amtrak English translation pending
Bonjour,
Je vais relier New York à Chicago en train Amtrak, et ce en 18 heures (gloups). Apparement les sièges ont l'air plutôt confortable (Coach Seats), mais j'aimerai bien reccueillir votre avis sur le confort de ces trains Amtrak. Je suis sûr que parmi vous, il y en a qui ont fait l'expérience de voyager en train aux Etats-unis...
(L'avantage par rapport aux Bus Greyhound, c'est d'une part le confort (j'imagine) et surtout le poids et le nombre de bagages autorisés...)
merci !
Je vais relier New York à Chicago en train Amtrak, et ce en 18 heures (gloups). Apparement les sièges ont l'air plutôt confortable (Coach Seats), mais j'aimerai bien reccueillir votre avis sur le confort de ces trains Amtrak. Je suis sûr que parmi vous, il y en a qui ont fait l'expérience de voyager en train aux Etats-unis...
(L'avantage par rapport aux Bus Greyhound, c'est d'une part le confort (j'imagine) et surtout le poids et le nombre de bagages autorisés...)
merci !
Électricité dans un camping-car en Australie? English translation pending
Bonjour,
La question bête : dans un camping-car australien, y'a t'il des prises "normales" de courant ou tout fonctionne sur 12V uniquement. C'est pour recharger les caméras et autres batteries photo etc ...
Ou sinon quelle est la solution pour toutes nos bestioles électroniques 😉
J-Luc
La question bête : dans un camping-car australien, y'a t'il des prises "normales" de courant ou tout fonctionne sur 12V uniquement. C'est pour recharger les caméras et autres batteries photo etc ...
Ou sinon quelle est la solution pour toutes nos bestioles électroniques 😉
J-Luc
Trajet Bangkok - marché flottant English translation pending
😉 Bonjour c'est Daddy....
Qui peut me dire comment allez de BKK au marché flottant de tres bonne heure le matin?.
D'avance merci
daddy.
Baie d'Halong au Vietnam sans agence English translation pending
Nous sommes en ce moment a Hanoi et nous prevoyons de d aller sur la baie sans prendre une agence, en se debrouillant la bas.
Est ce que qqn l a deja fait, a des tuyaux, des prix ? Nous avons 5 ou 6 jours pour le coin. On voudrait aussi aller dans la baie de bai tu long. Quelqu un l a t il deja fait ?
Merci d avance
Merci d avance
Où faire du change à Mumbai en Inde? English translation pending
salut je voudrais savoir quels sont les meilleurs endroits pour faire sans se faire plumer par des commissions/frais exorbitants ?
Nouvel hôtel Isla Caribe sur l'île de Margarita English translation pending
Bonjour nous savons que cet hôtel était en construction et que des voyageurs y allaient pour dormir car des chambres étaient prètes...mais ils devaient aLLer manger au vieux Pueblo Caribe qui se trouve à côté...Ma question est bien simple les gens qui réservent à partir de maintenant (début mars 06) peuvent-ils manger à LEUR HôTEL soit le
ISLA CARIBE Merci J'attend vos réponses ...Berny
N"B les installations de piscine sont t=elles prètes
Thailande: Bangkok traduction English translation pending
un peut de culture, , et ce n'est jamais mauvais pour la mémoire, ,
Krung Thep
Maha Nakorn Amon
Rattanakosin Mahinthara
Ayutthaya Mahadilokpop
Noppharat Ratchatani
Burirom Udom
Ratchaniwet Maha
Sathan Amon Piman
Awatan Sathit
Sakkathadtthiya
Witsanukam Prasit
Cité des Anges, écrin des gemmes divins,
terre imprenable, grand royaume proéminent, délicieuse capitale du royaume aux neuf pierres nobles, siège suprême et palais magnifique, refuge des dieux et séjour des esprits réincarnés.
Maha Nakorn Amon
Rattanakosin Mahinthara
Ayutthaya Mahadilokpop
Noppharat Ratchatani
Burirom Udom
Ratchaniwet Maha
Sathan Amon Piman
Awatan Sathit
Sakkathadtthiya
Witsanukam Prasit
Hôtel central et sympatique à Barcelone? English translation pending
bonjour,
Je suis à la recherche d'un hotel sympa et tres central à Barcelone pour quelques jours en Avril... Auriez vous un p'tit tuyau ?? merci
Je suis à la recherche d'un hotel sympa et tres central à Barcelone pour quelques jours en Avril... Auriez vous un p'tit tuyau ?? merci
Cartes bancaires en Amérique Centrale English translation pending
Salut, je pars le 4 mars pour remonter du panama au mexique en 80 jours.
En fait je voudrais savoir quelles sont les "bornes" les plus courantes en matière de CB. Ayant déjà été au chili je n'ai pas eu de problème à retirer de l'argent avec mastercard (mosaïc) et même cirrus. Je viens d'aller voir ma banque qui m'a recommandé de prendre plutôt une Eurocard car elle m'a dit que j'aurais sûrement des problèmes avec les autres?!!? Après m'avoir annoncé que celà me ferait un surcoût de 3.50euros par mois je me demande vraiment si c'est pas encore un mauvais coup de leur part...
Je précise, j'ai une carte de retrait mosaïc compte jeune avec borne cirrus et une carte de paiment mosaïc avec borne mastercard ET je ne souhaite pas forcément payer par carte, je ne veux que effectuer des retraits tout au long du voyage.
Merci donc de me donner votre avis afin de savoir si ma conseillère fait seulement semblant de s'y connaître.
En fait je voudrais savoir quelles sont les "bornes" les plus courantes en matière de CB. Ayant déjà été au chili je n'ai pas eu de problème à retirer de l'argent avec mastercard (mosaïc) et même cirrus. Je viens d'aller voir ma banque qui m'a recommandé de prendre plutôt une Eurocard car elle m'a dit que j'aurais sûrement des problèmes avec les autres?!!? Après m'avoir annoncé que celà me ferait un surcoût de 3.50euros par mois je me demande vraiment si c'est pas encore un mauvais coup de leur part...
Je précise, j'ai une carte de retrait mosaïc compte jeune avec borne cirrus et une carte de paiment mosaïc avec borne mastercard ET je ne souhaite pas forcément payer par carte, je ne veux que effectuer des retraits tout au long du voyage.
Merci donc de me donner votre avis afin de savoir si ma conseillère fait seulement semblant de s'y connaître.
Hôtel Villa Telamar ou Palma Real aux Honduras? English translation pending
Bonjour aux grands voyageurs de ce site et si quelqu'un pourrait nous renseigner sur une destination que nous croyons très récente soit le Honduras...2 hôtels semblent bien soit: Villas Telamar Honduras
: Palma Real
C'est bien du côté de la mer des Caraibes?
On apprécierait toutes les informations de tous les voyageurs de ce site: informations positives ou négatives mais l'heure juste ...Merci de Berny 😎
C'est bien du côté de la mer des Caraibes?
On apprécierait toutes les informations de tous les voyageurs de ce site: informations positives ou négatives mais l'heure juste ...Merci de Berny 😎
Expiration d'un visa indien dans quelques jours English translation pending
🙁 bonjour tt le monde! g un souci ..mon visa indien expire ds qlq jours et je ne peux me rendre a katmandou ou ailleurs.(je sais g p
Kenya début septembre: plage + safari? English translation pending
bonjour
Nous souhaitons partir au Kenya début septembre pour une dizaine de jours
Nous penson à Mombasa côte sud (est-ce mieux cote sud ou nord??)
Nous souhaiterions faire un safari de 2-3 ou 4 jours à Masai Mara ou Tsavo?? vaut-il mieux reserver sur place ou prévoir??? combien faut-il plus ou moins compter pour un safari de 2-3-4 jours a Tsavo ou Masai Mara bien sur pour Masai Mara il faut prendre l'avion ou le train... aussi peu etre allons nous plutot choisir Tsavo, moins de perte de temps de trajet et cout du vol. SInon quel excursion, chose a voir... pouvez vous nous conseiller
Merci Béren
Nous souhaiterions faire un safari de 2-3 ou 4 jours à Masai Mara ou Tsavo?? vaut-il mieux reserver sur place ou prévoir??? combien faut-il plus ou moins compter pour un safari de 2-3-4 jours a Tsavo ou Masai Mara bien sur pour Masai Mara il faut prendre l'avion ou le train... aussi peu etre allons nous plutot choisir Tsavo, moins de perte de temps de trajet et cout du vol. SInon quel excursion, chose a voir... pouvez vous nous conseiller
Merci Béren
Stations de sports d'hiver adaptées pour les camping-car? English translation pending
Salut à tous,
Je souhaite partir aux sports d'hiver en camping car, fin février. Pouvez vous me donner des stations assez adaptées pour les camping car (parking proche des pistes, lieu de vidange pas tres éloigné, ...)
Merci Arnaud
Je souhaite partir aux sports d'hiver en camping car, fin février. Pouvez vous me donner des stations assez adaptées pour les camping car (parking proche des pistes, lieu de vidange pas tres éloigné, ...)
Merci Arnaud
Blog birman - février 2005 English translation pending
MYANMAR : 25 / 01 – 16 / 02 / 2005
Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.
Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.
Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.
Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.
Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.
Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.
Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.
Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.
Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.
Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.
Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.
Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.
Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.
Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.
Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.
Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.
Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.
Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.
Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.
Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.
Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.
Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.
Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.
Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".
En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.
Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.
Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.
Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.
Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.
Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.
Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.
Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.
Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.
Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.
Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.
Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.
Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.
Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.
Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.
Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.
Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.
Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.
Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.
Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.
Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.
Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.
Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.
Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.
Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".
En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.
Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
Formalités administratives de vente d'un véhicule au Mali English translation pending
Bonjour à tous!
Je souhaiterais vendre ma camionnette (Peugeot J5) au Mali, et je voudrais savoir comment ca se passe pour les formalités administratives francaises? Est ce qu'il suffit d'envoyer la carte grise barrée à la préfecture??
Merci beaucoup!! Stéphanie
Je souhaiterais vendre ma camionnette (Peugeot J5) au Mali, et je voudrais savoir comment ca se passe pour les formalités administratives francaises? Est ce qu'il suffit d'envoyer la carte grise barrée à la préfecture??
Merci beaucoup!! Stéphanie
Hôtel Royal Decameron English translation pending
Nous partons pour le decameron à la fin du mois et ma blonde veut savoir si elle peu porter le monokini et le g-string à la plage
Cabarete en République Dominicaine English translation pending
Départ prévu le 10 janvier ..... et plus j'en parle autour de moi et plus les gens me disent que c'est pas terrible lol ... que les plages sont pas jolies, très sauvage, sales etc....
Qu'en pensez-vous ??? Est-ce moins touristique que punta cana ? y a-t-il de jolis sites et plages à visiter à proximité ???? Je me pose pas mal de question ??? Le climat en janvier ???
Merci de m'éclairer car je sais que sur ce forum j'ai à faire à des connaisseurs .....
J'en profite pour vous souhaite de BONNES FETES DE FIN D'ANNEE
bérengère😉
J'en profite pour vous souhaite de BONNES FETES DE FIN D'ANNEE
bérengère😉
J'ai vu Alan manger indien! English translation pending
Beaucoup d'entre nous connaissent Alan de Nice et son prétendu manque d'intérêt pour l'Inde.
Aussi l'avais-je défié de ma Chine lointaine afin de le trainer dans un restaurant indien de Nice, un jour du mois de décembre. Le fol croyait que je plaisantais et a accepté ce défi dans un élan de légéreté.
Un beau matin, le sieur Alan reçut un SMS l'enjoignant de respecter sa promesse, et celui-ci répondit par un coup de fil innocemment évasif:
"on n'a qu'à aller manger au Lou Balico".
Il ne fallut pas moins de six ou sept tentatives pour que le mot "indien" soit porté par le réseau de téléphonie mobile pour parvenir aux oreilles de l'intéressé.
"manger à Mougins?" répondit l'apprenti professeur Tournesol, entre autres fantaisies homonimes.
Mais notre homme était un rusé. Il avait entre temps prévenu le personnel du Delhi Belly, judicieusement caché dans une ruelle derrière le Cours Saleya, et lorsque le voyageur transi arriva sur les lieux du défi, il ne trouva qu'une porte entrouverte, un amoncellement de cartons, et un employé souriant (et complice) affirmant que le restaurant n'était pas ouvert à midi.
Ne voulant pas dénoncer cette supercherie au grand jour, je n'ai pas accusé les conjurés et ai contemplé avec une mine défaite le visage réjoui de celui qui a su berner son monde. Combien de statues de Ganesh et de prières à Siva le conspirateur avait-il dû consentir pour obtenir ces faveurs? Nul ne le saura jamais, mais il est très probable qu'Alan pactisa avec bon nombre de divinités hindoues pour en arriver là.
Mais il y a bien d'autres restaurants indiens à Nice, et le sieur Alan en choisit un, à un bon quart d'heure de marche, et qu'il croyait fermé. Un ricanement traversa sa gorge puis son visage lorsqu'il crut voir les soi-disant signes de fermeture dudit restaurant. Mais tandis que pizzas, gnocchis et autres poivrons à l'huile d'olive commençaient à alimenter ses fantasmes, le voyageur intrépide poussa la porte et eut la confirmation que le restaurant était ouvert.
C'est ainsi que nous nous sommes tous assis entre statues aux bras multiples et miniatures indiennes.
Rapidement, de succulents plats se succédèrent à notre table. Alan fut rapidement vaincu. Malgré quelques grimaces de façade et commentaires dont le flegme aurait désarçonné le plus dandy des londoniens du XIXème siècle à qui l'on aurait présenté le plus rare des thés royaux, ses assiettes se sont vidées. Les unes après les autres. Sans que personne ne le force. Et sans qu'il ne recrache rien en toute discrétion dans sa serviette.
D'inqualifiable, la nourriture devint supportable. Puis acceptable, et même correcte. Voire même bonne vers la fin du repas. L'homme était vaincu. Il avait accepté le défi et s'était ridiculisé.
Hélas, dans un ultime et traitre soubresaut, les divinités décidèrent de saboter ma victoire, et l'appareil photo destiné à immortaliser la scène, devant tourner ainsi définitivement une des pages les plus anciennes de VF, fut pris d'une soudaine et suspecte panne de batterie.
Telle la dame blanche, l'ovni de Roswell, ou le fameux sourire d'une hotesse d'Iberia en 1981, cette conversion d'Alan à la cuisine indienne restera sans preuve tangible. L'intéressé ainsi que ses plus fidèles compagnons démentira. "tu n'avais qu'à prendre une photo si tu dis vrai" répondra-t-il certainement, jouant de sa réputation sur le forum.
Mais nul doute que pendant des années encore, cet événement historique fera débat...
Aussi l'avais-je défié de ma Chine lointaine afin de le trainer dans un restaurant indien de Nice, un jour du mois de décembre. Le fol croyait que je plaisantais et a accepté ce défi dans un élan de légéreté.
Un beau matin, le sieur Alan reçut un SMS l'enjoignant de respecter sa promesse, et celui-ci répondit par un coup de fil innocemment évasif:
"on n'a qu'à aller manger au Lou Balico".
Il ne fallut pas moins de six ou sept tentatives pour que le mot "indien" soit porté par le réseau de téléphonie mobile pour parvenir aux oreilles de l'intéressé.
"manger à Mougins?" répondit l'apprenti professeur Tournesol, entre autres fantaisies homonimes.
Mais notre homme était un rusé. Il avait entre temps prévenu le personnel du Delhi Belly, judicieusement caché dans une ruelle derrière le Cours Saleya, et lorsque le voyageur transi arriva sur les lieux du défi, il ne trouva qu'une porte entrouverte, un amoncellement de cartons, et un employé souriant (et complice) affirmant que le restaurant n'était pas ouvert à midi.
Ne voulant pas dénoncer cette supercherie au grand jour, je n'ai pas accusé les conjurés et ai contemplé avec une mine défaite le visage réjoui de celui qui a su berner son monde. Combien de statues de Ganesh et de prières à Siva le conspirateur avait-il dû consentir pour obtenir ces faveurs? Nul ne le saura jamais, mais il est très probable qu'Alan pactisa avec bon nombre de divinités hindoues pour en arriver là.
Mais il y a bien d'autres restaurants indiens à Nice, et le sieur Alan en choisit un, à un bon quart d'heure de marche, et qu'il croyait fermé. Un ricanement traversa sa gorge puis son visage lorsqu'il crut voir les soi-disant signes de fermeture dudit restaurant. Mais tandis que pizzas, gnocchis et autres poivrons à l'huile d'olive commençaient à alimenter ses fantasmes, le voyageur intrépide poussa la porte et eut la confirmation que le restaurant était ouvert.
C'est ainsi que nous nous sommes tous assis entre statues aux bras multiples et miniatures indiennes.
Rapidement, de succulents plats se succédèrent à notre table. Alan fut rapidement vaincu. Malgré quelques grimaces de façade et commentaires dont le flegme aurait désarçonné le plus dandy des londoniens du XIXème siècle à qui l'on aurait présenté le plus rare des thés royaux, ses assiettes se sont vidées. Les unes après les autres. Sans que personne ne le force. Et sans qu'il ne recrache rien en toute discrétion dans sa serviette.
D'inqualifiable, la nourriture devint supportable. Puis acceptable, et même correcte. Voire même bonne vers la fin du repas. L'homme était vaincu. Il avait accepté le défi et s'était ridiculisé.
Hélas, dans un ultime et traitre soubresaut, les divinités décidèrent de saboter ma victoire, et l'appareil photo destiné à immortaliser la scène, devant tourner ainsi définitivement une des pages les plus anciennes de VF, fut pris d'une soudaine et suspecte panne de batterie.
Telle la dame blanche, l'ovni de Roswell, ou le fameux sourire d'une hotesse d'Iberia en 1981, cette conversion d'Alan à la cuisine indienne restera sans preuve tangible. L'intéressé ainsi que ses plus fidèles compagnons démentira. "tu n'avais qu'à prendre une photo si tu dis vrai" répondra-t-il certainement, jouant de sa réputation sur le forum.
Mais nul doute que pendant des années encore, cet événement historique fera débat...
Air Austral: prix et places English translation pending
j ai reservé 3 places sur 1 vol cdg-run sur air austral en b777
j ai les places 11L-11j-11k QUELQUES POURRAIT IL ME DIRE SI CE SONT DE BONNES PLACES
TOUT AU MOINS POUR LA VUE
quand au prix je trouve ca correct 685eur par adulte et 585eur pour 1 enfant
il est vrai que j ai réservé mes places en avril 2005 les prix ne doivent plus être les mêmes aujour'hui
merci a l'avance pour les questions posées
Tour de france: 4800 kms avec remorque en moins de 30 jours - us metro English translation pending
salut à tous, 😉
dans 6 mois j'envisage ce périple avec ma petite femme- on a chacun un vélo de course ( un peu amélioré : roues-pneus -braquet ) et moi, je disposerai d'une remorque BOB YAK . 4800 bornes et 43000 m de dénivellé : est ce possible avec une remorque en moinS de 30 jours ? Quelqu'un a essayé la bob yak ?
MERCI de vos lumières !😉😉
dans 6 mois j'envisage ce périple avec ma petite femme- on a chacun un vélo de course ( un peu amélioré : roues-pneus -braquet ) et moi, je disposerai d'une remorque BOB YAK . 4800 bornes et 43000 m de dénivellé : est ce possible avec une remorque en moinS de 30 jours ? Quelqu'un a essayé la bob yak ?
MERCI de vos lumières !😉😉
Transport agréable Battambang/Phnom Penh English translation pending
Bonjour,
Un petit renseignement je vais arriver de Siem reap à Battambang en bateau et je voudrais me rendre à Phnom Phen quel moyen de transport le plus sympatique me conseillez vous. Merci. Daniel
Un petit renseignement je vais arriver de Siem reap à Battambang en bateau et je voudrais me rendre à Phnom Phen quel moyen de transport le plus sympatique me conseillez vous. Merci. Daniel
De l'importance de s'asseoir en Inde English translation pending
Et oui, je récidive...
Cette fois, je parlerai à destination de nos amis les primo-partants de l'importance de s'ASSEOIR. Car au lieu de courir le plus vite plus possible ville après ville tel le tour de France à vélo, il vaut mieux d'asseoir, là bas.
La première fois que je me suis ASSIS: c'était sur les marches de la grande mosquée de Delhi. Je devais attendre plus d'une heure que la prière se termine pour y rentrer. J'ai presque rebroussé chemin, lorsque je me suis assis sur les marches. J'ai vu des gens jouer au cricket au loin, des rats jouants dans les interscices des pavés, des gamins tentant d'escaler les murs, un type visiblement défoncé marchant hagard de haut en bas, la vie grouillant le long de l'artère commercante en face. Des indiens se sont assis à coté, on a échangé quelques regards sur les gamins. Plus d'une heure a passé, et j'ai visité la mosquée... magique, ce souvenir est plus présent que la visite. Quant à rester, trois heures durant, à admirer le Gange bercé par les sons des brahmanes, waouh, cela fait certainement parti des souvenirs que l'on doit se remémorer juste avant de mourir.
On peut multiplier les lieux, les expériences; l'essentiel est de s'ASSEOIR. Voilà !
Mitch
Cette fois, je parlerai à destination de nos amis les primo-partants de l'importance de s'ASSEOIR. Car au lieu de courir le plus vite plus possible ville après ville tel le tour de France à vélo, il vaut mieux d'asseoir, là bas.
La première fois que je me suis ASSIS: c'était sur les marches de la grande mosquée de Delhi. Je devais attendre plus d'une heure que la prière se termine pour y rentrer. J'ai presque rebroussé chemin, lorsque je me suis assis sur les marches. J'ai vu des gens jouer au cricket au loin, des rats jouants dans les interscices des pavés, des gamins tentant d'escaler les murs, un type visiblement défoncé marchant hagard de haut en bas, la vie grouillant le long de l'artère commercante en face. Des indiens se sont assis à coté, on a échangé quelques regards sur les gamins. Plus d'une heure a passé, et j'ai visité la mosquée... magique, ce souvenir est plus présent que la visite. Quant à rester, trois heures durant, à admirer le Gange bercé par les sons des brahmanes, waouh, cela fait certainement parti des souvenirs que l'on doit se remémorer juste avant de mourir.
On peut multiplier les lieux, les expériences; l'essentiel est de s'ASSEOIR. Voilà !
Mitch