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Séjour dans l'Ouest américain (22 jours) English translation pending
bonjour à tous,
comme beaucoup d'internautes, je viens récupérer votre avis au sujet de mon idée d'itinéraire.
les billets d'avion sont déjà achetés.
nous serons aux États-Unis le vendredi 4 juillet et foulerons le sol à LA vers 16h si l'avion n'a pas de retard. le retour est fixé au 27 juillet, avec un départ de LA.
nous sommes 4, mon épouse et moi ainsi que nos 2 garçons de 12 et 17 ans. j'ai bien suivi les conseils du Forum, je réserverai un 4X4 ou SUV.
voici mon planning: du 04 au 06 matin: LA, du 06 au 07 matin : Big Sur, du 07 au 10 matin: San Francisco, du 10 au 13 matin Yosemite / Bishop, du 13 au 15 au matin Las Vegas, du 15 au 17 Kanab et les alentours, du 17 au 18 Torrey, du 18 au 20 Moab, du 20 au 22 Salt Lake et les alentours, du 22 au 25 retour avec une nuit d'arrêt par Torrey, Page et Williams, arrivée à LA le 25 en fin d'après-midi, le 26 probablement Universal Studio et le départ le lendemain après-midi pour Paris.
j'aurai souhaité pouvoir pousser jusqu'à Yellowstone mais ca fait beaucoup de km surtout pour le retour!!!
voilà, je n'ai pas encore réservé d'hôtel surtout dans les parcs😕 j'attends quelques conseils à ce niveau là aussi avec votre expérience!!
j'ai regardé de nombreux forum (et pris contact) et à vrai dire je rêve déjà du séjour!!😉
encore merci de votre aide Dom
comme beaucoup d'internautes, je viens récupérer votre avis au sujet de mon idée d'itinéraire.
les billets d'avion sont déjà achetés.
nous serons aux États-Unis le vendredi 4 juillet et foulerons le sol à LA vers 16h si l'avion n'a pas de retard. le retour est fixé au 27 juillet, avec un départ de LA.
nous sommes 4, mon épouse et moi ainsi que nos 2 garçons de 12 et 17 ans. j'ai bien suivi les conseils du Forum, je réserverai un 4X4 ou SUV.
voici mon planning: du 04 au 06 matin: LA, du 06 au 07 matin : Big Sur, du 07 au 10 matin: San Francisco, du 10 au 13 matin Yosemite / Bishop, du 13 au 15 au matin Las Vegas, du 15 au 17 Kanab et les alentours, du 17 au 18 Torrey, du 18 au 20 Moab, du 20 au 22 Salt Lake et les alentours, du 22 au 25 retour avec une nuit d'arrêt par Torrey, Page et Williams, arrivée à LA le 25 en fin d'après-midi, le 26 probablement Universal Studio et le départ le lendemain après-midi pour Paris.
j'aurai souhaité pouvoir pousser jusqu'à Yellowstone mais ca fait beaucoup de km surtout pour le retour!!!
voilà, je n'ai pas encore réservé d'hôtel surtout dans les parcs😕 j'attends quelques conseils à ce niveau là aussi avec votre expérience!!
j'ai regardé de nombreux forum (et pris contact) et à vrai dire je rêve déjà du séjour!!😉
encore merci de votre aide Dom
Un jour et demi à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
dans le cadre d'un road trip en californie nous allons passer visiter Las Végas (nous sommes deux adultes et 3 ados).
Nous arriverons en fin de journée, nous y passerons la journée du lendemain et le surlendemain nous reprendrons la route en début d'après midi.
Je pensais m'organiser sur 3 deux demi journées :
- 1/2 journée , balade à red rock canyon, - 1/2 journée + soirée : le strip, voir un ou deux casino, spectacles dans les hôtels, freemont street (le soir) - 1/2 journée maximum (voir moins si possible mais je ne me rends pascompte de la taille et de l'intérêt des boutiques) shopping dans le outlet.
Pensez vous que ce programme est correct, y aurait il d'autres choses à voir que j'aurai oubliées?
Merci d'avance pour votre aide🙂
dans le cadre d'un road trip en californie nous allons passer visiter Las Végas (nous sommes deux adultes et 3 ados).
Nous arriverons en fin de journée, nous y passerons la journée du lendemain et le surlendemain nous reprendrons la route en début d'après midi.
Je pensais m'organiser sur 3 deux demi journées :
- 1/2 journée , balade à red rock canyon, - 1/2 journée + soirée : le strip, voir un ou deux casino, spectacles dans les hôtels, freemont street (le soir) - 1/2 journée maximum (voir moins si possible mais je ne me rends pascompte de la taille et de l'intérêt des boutiques) shopping dans le outlet.
Pensez vous que ce programme est correct, y aurait il d'autres choses à voir que j'aurai oubliées?
Merci d'avance pour votre aide🙂
Alerte météo dans le golfe de Thaïlande English translation pending
bonsoir
je viens de lire ceci
Le Service météorologique prévoit une baisse de 5-7 degrés Celsius de la température à partir d'aujourd'hui jusqu'au 22 Février quand un nouveau cycle de système de haute pression dans le déplacement vers le bas pour la couverture du pays.
Il a dit que le système de haute pression est maintenant recouvert Vietnam et le Laos et devrait se déplacer vers le bas pour la région du Nord de la Thaïlande, ce soir.
Le système de haute pression se traduira par un climat plus frais avec une température chute 5-7 degrés d'abord dans le Nord-Est et celui-ci dans d'autres parties du pays.
Il a dit que le Sud pourrait faire face à l'augmentation des pluies entre Février 20-22 et mer agitée dans le golfe de Thaïlande depuis Surat Thani vers le Sud avec des vagues de 2-3 mètres de haut.
Il a mis en garde les pêcheurs de la surveillance étroite de l'évolution de la météo et d'être en prudence voile à la mer au cours de la période.
Rachat franchise location auto en Namibie English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Namibie en septembre prochain. Les billets sont pris et nous avons réservé notre séjour sur place + location Auto par l'intermédiaire de Tourmalines. D'après ce que j'ai pu comprendre, le rachat de franchise de la location auto (CDW) ne couvre que 80% des éventuels dommages, ne garanti pas les dommages à la peinture lié au sable et ceux faits sur les bas de caisse. Je souhaitais compléter cette assurance par une assurance type assurlocauto.fr mais à priori cette assurance ne se fait plus sauf à louer un véhicule par autoescape qui de toute façon ne propose pas de location de véhicule pour la Namibie.
Quelqu'un connaîtrait-il une société d'assurance équivalente pour le rachat de franchise?
Cdlt
Kaerlagad
Nous partons en Namibie en septembre prochain. Les billets sont pris et nous avons réservé notre séjour sur place + location Auto par l'intermédiaire de Tourmalines. D'après ce que j'ai pu comprendre, le rachat de franchise de la location auto (CDW) ne couvre que 80% des éventuels dommages, ne garanti pas les dommages à la peinture lié au sable et ceux faits sur les bas de caisse. Je souhaitais compléter cette assurance par une assurance type assurlocauto.fr mais à priori cette assurance ne se fait plus sauf à louer un véhicule par autoescape qui de toute façon ne propose pas de location de véhicule pour la Namibie.
Quelqu'un connaîtrait-il une société d'assurance équivalente pour le rachat de franchise?
Cdlt
Kaerlagad
La charia appliquée dans la province d'Aceh (Indonésie) English translation pending
http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/12/la-charia-appliquee-dans-la-province-d-aceh
Que faut il en penser ????
Que faut il en penser ????
Retour du Playa Cayo Santa-Maria English translation pending
Séjour du 31 janvier au 8 février 2014.
Très beau voyage. La mer est SUBLIME. D`un turquoise à couper le souffle ! Les plages sont magnifiques ! J`ai marché des heures et des heures. Quel bonheur !
L`hôtel est très très bien. Super propre. Les piscines sont très belles avec leur palapas. Les chambres sont grandes. J`étais au Bloc 9 qui est très bien situé.
Partout sur le site, plein de palmiers, hibicus, bougainvilles, etc. Un très beau site.
De la bouffe pour tous les goûts. Un jus d`orange frais pressé chaque matin.
N`hésitez pas à aller à cet hôtel.
Très beau voyage. La mer est SUBLIME. D`un turquoise à couper le souffle ! Les plages sont magnifiques ! J`ai marché des heures et des heures. Quel bonheur !
L`hôtel est très très bien. Super propre. Les piscines sont très belles avec leur palapas. Les chambres sont grandes. J`étais au Bloc 9 qui est très bien situé.
Partout sur le site, plein de palmiers, hibicus, bougainvilles, etc. Un très beau site.
De la bouffe pour tous les goûts. Un jus d`orange frais pressé chaque matin.
N`hésitez pas à aller à cet hôtel.
Aéroport Montréal YUL: loueur discount et navette? English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Je vais découvrir le Québec cet été 3 semaines, et j'ai réservé un 4x4 par le web... Mais... Surprise, à la réception de la confirmation de la location : le loueur n'est pas dans l'aéroport, mais en dehors ! (loueur : "Discount", 405 ave Michel Jasmin, Dorval ) Aie ...
>> Connaissez vous ce loueur, et savez vous comment ça se passe pour récupérer (puis déposer) sa location ??
Merciiiiiiii
Je vais découvrir le Québec cet été 3 semaines, et j'ai réservé un 4x4 par le web... Mais... Surprise, à la réception de la confirmation de la location : le loueur n'est pas dans l'aéroport, mais en dehors ! (loueur : "Discount", 405 ave Michel Jasmin, Dorval ) Aie ...
>> Connaissez vous ce loueur, et savez vous comment ça se passe pour récupérer (puis déposer) sa location ??
Merciiiiiiii
Le fils du vent (Henning Mankell) English translation pending
C'est l'histoire d'un exilé qui ne reviendra pas chez lui. Un enfant arraché à sa terre natale, le désert du Kalahari, par un collectionneur d'insectes à la recherche du spécimen rare qui lui apporterait gloire et richesse.
Dans ses bagages il ramènera un scarabée non répertorié... et ce petit garçon seul rescapé d'une tuerie dans laquelle sa mère, Be, et son père, Kiko, ont trouvé la mort. Ce petit garçon qu'il considérera comme son fils adoptif.
Il s'appelait Molo, ne parlait que la langue de son peuple, il sera rebaptisé Daniel et apprendra le suédois. Sur le sable il marchait pieds-nus, il devra chausser des sabots. Son enfance était entourée de bienveillance, il découvrira le froid, l'inconfort, l'hostilité... Sa couleur de peau, l'histoire se déroule en Scanie à la fin du XIXème siècle, en fera un objet de curiosité, d'aversion, d'incompréhension... parfois de compassion. Il sera exhibé comme une curiosité, trimballé d'un endroit à l'autre au gré des errances de son père adoptif.
Un récit sombre et glacé comme la lumière d'un ciel d'hiver, qui s'ouvre sur une scène terrible dont le sens sera révélé dans les dernières pages... Une histoire dont les seules éclaircies sont la présence douce et chaleureuse des parents de Daniel, qu'il rejoint dans ses rêves éveillés... et qui semblent poursuivre, par delà la mort, leur rôle de guides, d'initiateurs, de transmetteurs. C'est dans leur souvenir que Daniel puise l'énergie, la force et la confiance. Un jour, il reviendra sur sa terre natale continuer le chemin tracé par son père... mais pour cela, il devra apprendre à marcher sur l'eau afin de refaire à l'envers le long trajet de l'exil.
Tous les personnages que Daniel croisera pendant sa brève existence s'en trouveront changés, comme si sa seule présence, sa différence, suscitaient en eux des choses qu'ils ne soupçonnaient pas. Des héros en demi-teintes, ni bons ni mauvais, que Daniel connectera avec leur humanité, leur lâcheté, leur bienveillance ou leur faiblesse...
Une écriture qui happe, qui enveloppe, qui dérange et ne lâche pas prise. Un livre qui colle à l'âme, longtemps après avoir refermé la dernière page...
..

Il s'appelait Molo, ne parlait que la langue de son peuple, il sera rebaptisé Daniel et apprendra le suédois. Sur le sable il marchait pieds-nus, il devra chausser des sabots. Son enfance était entourée de bienveillance, il découvrira le froid, l'inconfort, l'hostilité... Sa couleur de peau, l'histoire se déroule en Scanie à la fin du XIXème siècle, en fera un objet de curiosité, d'aversion, d'incompréhension... parfois de compassion. Il sera exhibé comme une curiosité, trimballé d'un endroit à l'autre au gré des errances de son père adoptif.
Un récit sombre et glacé comme la lumière d'un ciel d'hiver, qui s'ouvre sur une scène terrible dont le sens sera révélé dans les dernières pages... Une histoire dont les seules éclaircies sont la présence douce et chaleureuse des parents de Daniel, qu'il rejoint dans ses rêves éveillés... et qui semblent poursuivre, par delà la mort, leur rôle de guides, d'initiateurs, de transmetteurs. C'est dans leur souvenir que Daniel puise l'énergie, la force et la confiance. Un jour, il reviendra sur sa terre natale continuer le chemin tracé par son père... mais pour cela, il devra apprendre à marcher sur l'eau afin de refaire à l'envers le long trajet de l'exil.
Tous les personnages que Daniel croisera pendant sa brève existence s'en trouveront changés, comme si sa seule présence, sa différence, suscitaient en eux des choses qu'ils ne soupçonnaient pas. Des héros en demi-teintes, ni bons ni mauvais, que Daniel connectera avec leur humanité, leur lâcheté, leur bienveillance ou leur faiblesse...
Une écriture qui happe, qui enveloppe, qui dérange et ne lâche pas prise. Un livre qui colle à l'âme, longtemps après avoir refermé la dernière page...
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Rapport de voyage Saint-Pierre et Miquelon - Terre-Neuve - Québec de Blanc-Sablon à Montréal English translation pending
L'organisation de ce voyage sur plus de deux mois (du 11 juin au 15 août 2013) a necessité un énorme travail de préparation car nous avions fait le choix d'un itinéraire peu couru par les touristes, d'où d'énormes difficultés à obtenir divers renseignements, surtout à Terre-Neuve. Voici la formule pour laquelle nous avons opté : logement chez l'habitant, location de voiture, vols intérieurs, bateau.
Premier jour : vol AF Lyon-Paris-Montréal, vol Montréal-Saint-Pierre avec Air Saint-Pierre, le tout dans la même journée, et à l'arrivée 4 heures de décallage horaire seulement. Nous avons découvert le mode de vie de ce petit coin de France, ses paysages sauvages et ses plantes endémiques, l'histoire de la pêche à la morue arrêtée en 1992 (moratoire décreté par le Canada), les chevaux en liberté, les phoques, les petits pingouins, les guillemots et les macareux moines (sorties en zodiac organisées par l'école de voile).
Pour aller de Saint-Pierre à Miquelon, on prend le bateau ou l'avion (en fonction du temps). A Saint-Pierre, pas besoin de voiture, taxis à 5 € la course. A Miquelon, deux voitures à louer à la quincaillerie : il faut s'y prendre à l'avance. Indispensable pour aller sur des sites de rando (Belliveau, Anglade) et voir les phoques gris au Grand Barachois.
Question nourriture, on se régale avec le homard et les pétoncles élevés sur place.
les habitants sont hyper accueillants, serviables et très détendus.
16 juin : messe des Marins. 22 juin : course des 25 km de Miquelon, suivie d'un méchoui.
25 juin-11 juillet : Terre-Neuve Nous avons pris l'avion de Saint-Pierre à St John's (35 mn de vol) et récupéré à l'aéroport la voiture de location. Les distances à Terre-Neuve étant très grandes, nous avons fait le choix de nous limiter à la presqu'île d'Avallon (Irish loop) peuplée de gens d'origine irlandaise. Excellent accueil dans tous les B&B. Plusieurs jours passés dans un B&B près de St John's. Visite de la ville, ses bars à musique, ses musées (Géocenter, The Rooms), les baleines à Cape Spear, Signal Hill, Quidi Vidi... Et randos sur le sentier qui longe l'océan (East Coast Trail). En descendant vers le sud, arrêt à Bay Bulls d'où ont lieu les incontournables croisières pour voir les baleines et les oiseaux. Bien choisir la compagnie qui respecte la distance réglementaire d'approche des baleines. Très belle rando dans La Manche Provincial park. Deux nuitées à Ferryland. Site archéologique très intéressant, phare, baleines et ballet de dauphins. Halte suivante à Trepassey pour pouvoir aller visiter le site fossilifère de Mistaken point. Partons en van avec la guide, les autres voitures suivent. Une demi-heure de voiture sur route gravillonnée en direction de Cap Race, puis longue marche à travers la lande. Le site visité d'ordinaire ayant été dévasté par des pluies abondantes, la guide nous a emmené sur un site sans danger ni difficulté. La route de Trepassey jusqu'à St Bride's présente de nombreux attraits. Noter le petit port de pêche de Branch Point Lance et le chemin en terre au bout du village qui surplombe l'océan où nagent les phoques. Super paysages. Le seul intérêt de s'arrêter à St Bride's, c'est la balade à Mary's Point à 17 km où se trouve une colonie d'oiseaux tout à fait spectaculaire (fous de Bassan et autres). Ensuite nous avons fait le tour de la pointe entre Trinity Bay et Conception Bay en nous arrêtant à Hant's Harbour. Nombreux sentiers de randonnée, panoramas grandioses. Retour sur St John's. Envol sur Provincial Airlines pour Blanc-Sablon (Côte Nord du Québec) pour prendre le Nordik Express.
En bateau de Blanc-Sablon à Havre Saint-Pierre Le cargo qui assure la liaison entre les différents villages de la côte nord du Québec qu'aucune route ne dessert, assure le transport des marchandises, mais prend également à bord des passagers. Depuis mai 2013, un nouveau cargo a été mis en service, la Bella Desgagnés, plus spacieux, plus confortable aux dires de ceux qui ont déjà fait le voyage avec l'ancien. Cabines avec WC et douches, excellent restaurant, cafeteria, salons avec sièges inclinables. Equipé d'un brise-glace, il peut fonctionner également en hiver.. Arrêt dans les villages le temps du chargement et déchargement. Possibilité de contact avec les autochtones qui viennent en quad et en famille assister à l'arrivée du cargo.
Havre Saint-Pierre La ville offre beaucoup d'attraits, bien qu'elle ne paye pas de mine. Des gens chaleureux, du homard à gogo, des sorties en bateau sur les îles Mingan avec des guides des parcs Canada, étudiants en géologie et en botanique, compétents et sympathiques. Avions prévu d'aller à Natashquan au bout de la route 138. Mais la route avait été fermée à la circulation en raison d'importants feux de forêt. Si bien que nous avons prolongé notre séjour à Havre Saint-Pierre, ce qui nous a permis de faire notre lessive, de faire du vélo et de manger encore du homard ! Et nous avons loué une voiture sur place pour rejoindre Montréal. Peu de kilomètres nous séparaient de Longue Pointe de Mingan où nous avions prévu de nous arrêter au retour de Natashquan. De là on visite d'autres îles de l'archipel de Mingan et la station de recherches sur les baleines. Possibilité de partir en mer à la journée avec les biologistes. De la roulotte en bordure de mer que nous avions louée, nous avons pu admirer le merveilleux spectacle des fous de Bassan venant de l'île d'Anticosti pour se nourrir. A voir également les chutes de Mingan avec les pêcheurs au saumon et la jolie église du village décorée par les autochtones.
A Sept-Iles, nous étions invités par une Québécoise rencontrée lors d'un précédent voyage. L'occasion de parler de la vie au Québec et des relations avec les autochtones. Visite intéressante : le vieux poste de traite des fourrures (musée).
La suite de notre périplle jusqu'à Montréal étant davantage connue des touristes, nous ne citertons que quelques endroits que nous avons particulèrement aimés : Rivière Pentecôte et le Sentier des Pêcheurs, îlets Caribou, Pointe des Monts, Parc nature de la Pointe aux Outardes, site de la Nouvelle-France au Petit Saguenay, etc...
Iroussia
25 juin-11 juillet : Terre-Neuve Nous avons pris l'avion de Saint-Pierre à St John's (35 mn de vol) et récupéré à l'aéroport la voiture de location. Les distances à Terre-Neuve étant très grandes, nous avons fait le choix de nous limiter à la presqu'île d'Avallon (Irish loop) peuplée de gens d'origine irlandaise. Excellent accueil dans tous les B&B. Plusieurs jours passés dans un B&B près de St John's. Visite de la ville, ses bars à musique, ses musées (Géocenter, The Rooms), les baleines à Cape Spear, Signal Hill, Quidi Vidi... Et randos sur le sentier qui longe l'océan (East Coast Trail). En descendant vers le sud, arrêt à Bay Bulls d'où ont lieu les incontournables croisières pour voir les baleines et les oiseaux. Bien choisir la compagnie qui respecte la distance réglementaire d'approche des baleines. Très belle rando dans La Manche Provincial park. Deux nuitées à Ferryland. Site archéologique très intéressant, phare, baleines et ballet de dauphins. Halte suivante à Trepassey pour pouvoir aller visiter le site fossilifère de Mistaken point. Partons en van avec la guide, les autres voitures suivent. Une demi-heure de voiture sur route gravillonnée en direction de Cap Race, puis longue marche à travers la lande. Le site visité d'ordinaire ayant été dévasté par des pluies abondantes, la guide nous a emmené sur un site sans danger ni difficulté. La route de Trepassey jusqu'à St Bride's présente de nombreux attraits. Noter le petit port de pêche de Branch Point Lance et le chemin en terre au bout du village qui surplombe l'océan où nagent les phoques. Super paysages. Le seul intérêt de s'arrêter à St Bride's, c'est la balade à Mary's Point à 17 km où se trouve une colonie d'oiseaux tout à fait spectaculaire (fous de Bassan et autres). Ensuite nous avons fait le tour de la pointe entre Trinity Bay et Conception Bay en nous arrêtant à Hant's Harbour. Nombreux sentiers de randonnée, panoramas grandioses. Retour sur St John's. Envol sur Provincial Airlines pour Blanc-Sablon (Côte Nord du Québec) pour prendre le Nordik Express.
En bateau de Blanc-Sablon à Havre Saint-Pierre Le cargo qui assure la liaison entre les différents villages de la côte nord du Québec qu'aucune route ne dessert, assure le transport des marchandises, mais prend également à bord des passagers. Depuis mai 2013, un nouveau cargo a été mis en service, la Bella Desgagnés, plus spacieux, plus confortable aux dires de ceux qui ont déjà fait le voyage avec l'ancien. Cabines avec WC et douches, excellent restaurant, cafeteria, salons avec sièges inclinables. Equipé d'un brise-glace, il peut fonctionner également en hiver.. Arrêt dans les villages le temps du chargement et déchargement. Possibilité de contact avec les autochtones qui viennent en quad et en famille assister à l'arrivée du cargo.
Havre Saint-Pierre La ville offre beaucoup d'attraits, bien qu'elle ne paye pas de mine. Des gens chaleureux, du homard à gogo, des sorties en bateau sur les îles Mingan avec des guides des parcs Canada, étudiants en géologie et en botanique, compétents et sympathiques. Avions prévu d'aller à Natashquan au bout de la route 138. Mais la route avait été fermée à la circulation en raison d'importants feux de forêt. Si bien que nous avons prolongé notre séjour à Havre Saint-Pierre, ce qui nous a permis de faire notre lessive, de faire du vélo et de manger encore du homard ! Et nous avons loué une voiture sur place pour rejoindre Montréal. Peu de kilomètres nous séparaient de Longue Pointe de Mingan où nous avions prévu de nous arrêter au retour de Natashquan. De là on visite d'autres îles de l'archipel de Mingan et la station de recherches sur les baleines. Possibilité de partir en mer à la journée avec les biologistes. De la roulotte en bordure de mer que nous avions louée, nous avons pu admirer le merveilleux spectacle des fous de Bassan venant de l'île d'Anticosti pour se nourrir. A voir également les chutes de Mingan avec les pêcheurs au saumon et la jolie église du village décorée par les autochtones.
A Sept-Iles, nous étions invités par une Québécoise rencontrée lors d'un précédent voyage. L'occasion de parler de la vie au Québec et des relations avec les autochtones. Visite intéressante : le vieux poste de traite des fourrures (musée).
La suite de notre périplle jusqu'à Montréal étant davantage connue des touristes, nous ne citertons que quelques endroits que nous avons particulèrement aimés : Rivière Pentecôte et le Sentier des Pêcheurs, îlets Caribou, Pointe des Monts, Parc nature de la Pointe aux Outardes, site de la Nouvelle-France au Petit Saguenay, etc...
Iroussia
Rantanplan me fait un caprice (Maroc) English translation pending
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide (si, si j’vous jure) mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain.
Tout-terrain ? Pas tout à fait !
Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête. J'avais du rater la trace en amont permettant d'éviter le piège. Mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses difformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement.
Rien.
Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant.
Toujours rien.
Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir.
Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès.
J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif.
Que faire ?
Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf !
J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli sous la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension.
Collation …? vous avez dit "Collation" ?
Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ?
Je la tenais ma solution !
Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de "Vache qui rit" et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer.
J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder aux autres petits tas de grain et finir son repas de midi.
C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ?
Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans les dix mètres de corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant.
L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplan franchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête. J'avais du rater la trace en amont permettant d'éviter le piège. Mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses difformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement.
Rien.
Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant.
Toujours rien.
Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir.
Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès.
J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif.
Que faire ?
Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf !
J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli sous la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension.
Collation …? vous avez dit "Collation" ?
Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ?
Je la tenais ma solution !
Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de "Vache qui rit" et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer.
J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder aux autres petits tas de grain et finir son repas de midi.
C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ?
Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans les dix mètres de corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant.
L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplan franchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
Facile d'organiser un séjour aux Seychelles? English translation pending
Bonjour
Souhaitons commencer à préparer un éventuel séjour en octobre aux Seychelles. Est ce une bonne période pour profiter du beau temps en journée? Nous souhaitons découvrir à notre aise, en toute liberté, au feeling, sans réservations à l'avance. En prenant les infos ça et là sur le forum pour les points de chute et ballades, logements. Cela vous semble t'il faisable? Réservations de bateau ou vols pour se rendre d'une île à l'autre faisable au jour le jour? Merci
Souhaitons commencer à préparer un éventuel séjour en octobre aux Seychelles. Est ce une bonne période pour profiter du beau temps en journée? Nous souhaitons découvrir à notre aise, en toute liberté, au feeling, sans réservations à l'avance. En prenant les infos ça et là sur le forum pour les points de chute et ballades, logements. Cela vous semble t'il faisable? Réservations de bateau ou vols pour se rendre d'une île à l'autre faisable au jour le jour? Merci
Iran - Turkmenistan - Ouzbekistan en train English translation pending
Bonjour à tous,
Je planifie un voyage de la Turquie à l'Ouzbekistan en mai prochain. Mon but est de faire cela en train le plus possible. En gros :
1) Ankara - Tabriz - Teheran - Ispahan - Shiraz - Mashad. Pas de problème pour cette première partie du voyage. J'ai le visa iranien. Tout est réglé.
2) Ensuite, j'aimerais faire Mashad - Sarakhs (Iran) en train. Pas de problème particulier, le train semble circuler tous les jours de 10h35 à 13h25.
3) Une fois à Saraks, passage de la frontière (qui l'a passé? comment ca se passe?) et train de Seraks (Turkmenistan) vers Ashgabat. Cela semble circuler une seule fois par semaine, le vendredi (http://www.railway.gov.tm/pass.html ), à 8h00 du matin.
=> il semble qu'il me faille donc passer la frontière la veille. Y a-t-il un hotel à Serakhs (Turkmenistan)?
4) Une fois la frontière passée, et une première nuit au Turkmenistan, train Serakhs - Ashgabat. Avez vous déjà pris ce train? A quoi ressemble-t-il?
5) Une fois au Turkmenistan, quel passage de frontière est le plus facile? Je pense comprendre la frontière près de Turkmenabat? Qu'en pensez vous? Certains ont-ils déjà passé la frontière à Dashoguz?
Comment se passent les deux passages? Dans le cas du passage à Turkmenabat, comment va-t-on du coté ouzbek vers Boukhara? Il y a un train?
Merci de toutes vos réponses. A bientot!
Je planifie un voyage de la Turquie à l'Ouzbekistan en mai prochain. Mon but est de faire cela en train le plus possible. En gros :
1) Ankara - Tabriz - Teheran - Ispahan - Shiraz - Mashad. Pas de problème pour cette première partie du voyage. J'ai le visa iranien. Tout est réglé.
2) Ensuite, j'aimerais faire Mashad - Sarakhs (Iran) en train. Pas de problème particulier, le train semble circuler tous les jours de 10h35 à 13h25.
3) Une fois à Saraks, passage de la frontière (qui l'a passé? comment ca se passe?) et train de Seraks (Turkmenistan) vers Ashgabat. Cela semble circuler une seule fois par semaine, le vendredi (http://www.railway.gov.tm/pass.html ), à 8h00 du matin.
=> il semble qu'il me faille donc passer la frontière la veille. Y a-t-il un hotel à Serakhs (Turkmenistan)?
4) Une fois la frontière passée, et une première nuit au Turkmenistan, train Serakhs - Ashgabat. Avez vous déjà pris ce train? A quoi ressemble-t-il?
5) Une fois au Turkmenistan, quel passage de frontière est le plus facile? Je pense comprendre la frontière près de Turkmenabat? Qu'en pensez vous? Certains ont-ils déjà passé la frontière à Dashoguz?
Comment se passent les deux passages? Dans le cas du passage à Turkmenabat, comment va-t-on du coté ouzbek vers Boukhara? Il y a un train?
Merci de toutes vos réponses. A bientot!
"Safari dunes" à Dubai English translation pending
bonjour
nous partons au mois d'avril à Dubai et voudrions faire une sortie dans le désert ( sortie en 4x4, diner dans le désert)
faites moi partager vos expériences et quels sont les agences par lesquelles vous êtes passés.
est ce que quelqu'un a déjà fait la sortie "diner de nuit au restaurant Al Hadjeerah ?
merci de vos réponses
nous partons au mois d'avril à Dubai et voudrions faire une sortie dans le désert ( sortie en 4x4, diner dans le désert)
faites moi partager vos expériences et quels sont les agences par lesquelles vous êtes passés.
est ce que quelqu'un a déjà fait la sortie "diner de nuit au restaurant Al Hadjeerah ?
merci de vos réponses
Randonnée facile au Népal English translation pending
Bonjour à tous
Après une première visite du népal en 2007 où nous avions silloné la vallée de ktm à pied, 7 ans plus tard nous souhaitons retourner au népal.
Cette fois encore nous recherchons des randonnées accessibles (4-5 heures de marches, sans trop de dénivelé, ou alors quelque chose de progressif)
Un ami népalais, qui malheureusement ne peut pas nous servir de guide, m'avait conseillé cet itinéraire
jour1: pokhara - jomsom ( en avion ) et aller jusqu'a kagbeni a pied jour2: kagbeni - muktinath jour3:muktinath - jomsom jour4: jomsom - marpha jour5:marpha -tukuché jour6tukuché - kalopani jour7: kalopani - ghasa jour8: ghasa - tatopani jour8:tatopani - pokhara ( en bus )
Par contre je lis un peu partout que depuis qu'une route s'est construite il est moins intéressant. Qu'en pensez vous?
J'attend vos suggestions... et si vous connaissez un guide de rando parlant français...
Après une première visite du népal en 2007 où nous avions silloné la vallée de ktm à pied, 7 ans plus tard nous souhaitons retourner au népal.
Cette fois encore nous recherchons des randonnées accessibles (4-5 heures de marches, sans trop de dénivelé, ou alors quelque chose de progressif)
Un ami népalais, qui malheureusement ne peut pas nous servir de guide, m'avait conseillé cet itinéraire
jour1: pokhara - jomsom ( en avion ) et aller jusqu'a kagbeni a pied jour2: kagbeni - muktinath jour3:muktinath - jomsom jour4: jomsom - marpha jour5:marpha -tukuché jour6tukuché - kalopani jour7: kalopani - ghasa jour8: ghasa - tatopani jour8:tatopani - pokhara ( en bus )
Par contre je lis un peu partout que depuis qu'une route s'est construite il est moins intéressant. Qu'en pensez vous?
J'attend vos suggestions... et si vous connaissez un guide de rando parlant français...
Bivouac dans les parcs namibiens English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de randonneur et nous aimerions découvrir la Namibie.
J'ai du mal à trouver des infos concernant la législation dans les parcs et réserves namibiennes.
Nous aimerions faire des rando de 3-4 jours (avec notre réserve de nourritue, eau, matos...) dans quelques parcs ( sauf etosha = impossible ) mais sans guide (en autonomie). par exemple, est-ce possible de randonner en autonomie 3 jours dans le parc namib-naufluft? Dans la zone de sossulveil, est-il obligatoire de quitter la zone la nuit?
où peut-on trouver les infos sur la législation dans les parcs?
Merci de votre aide
Nous aimerions faire des rando de 3-4 jours (avec notre réserve de nourritue, eau, matos...) dans quelques parcs ( sauf etosha = impossible ) mais sans guide (en autonomie). par exemple, est-ce possible de randonner en autonomie 3 jours dans le parc namib-naufluft? Dans la zone de sossulveil, est-il obligatoire de quitter la zone la nuit?
où peut-on trouver les infos sur la législation dans les parcs?
Merci de votre aide
Traverser de Chobe vers Moremi en avril (4x4) English translation pending
bonjour
je voudrais avoir votre avis sur un parcours au botswana du 19 avril au 03 mai 2014 Nous voulons louer un 4x4 avec tente sur le toit depuis johannesbourg et faire principalement chobe et l'Okavango (ce serait un hilux 2,5 " sureleve" d'aprés le loueur)
Ayant peu d'expérience dans la conduite de ces véhicules (sauf un séjour en Namibie en février 2011 ou nous avons rencontré aucunes difficultés), pensez vous que la traversé par savuti depuis Kasane est risqué pour nous ou est-t-il préférable de prendre la bande de caprivi et redescendre vers Maun ( nous somme un couple donc un seul véhicule)
D'après les différents forums il est inutile de réserver les campings pour cette période (même ihaha) ???
Aussi quelle autre région peut-on faire sans trop de difficultés en avril (CKGR , Xian pan ... ) car nous redescendons vers johannesbourg
Merci pour votre aide
michel
je voudrais avoir votre avis sur un parcours au botswana du 19 avril au 03 mai 2014 Nous voulons louer un 4x4 avec tente sur le toit depuis johannesbourg et faire principalement chobe et l'Okavango (ce serait un hilux 2,5 " sureleve" d'aprés le loueur)
Ayant peu d'expérience dans la conduite de ces véhicules (sauf un séjour en Namibie en février 2011 ou nous avons rencontré aucunes difficultés), pensez vous que la traversé par savuti depuis Kasane est risqué pour nous ou est-t-il préférable de prendre la bande de caprivi et redescendre vers Maun ( nous somme un couple donc un seul véhicule)
D'après les différents forums il est inutile de réserver les campings pour cette période (même ihaha) ???
Aussi quelle autre région peut-on faire sans trop de difficultés en avril (CKGR , Xian pan ... ) car nous redescendons vers johannesbourg
Merci pour votre aide
michel
Parcours complet 27 jours Ouest USA English translation pending
Bonjour a tous!
J'avais déjà posté un parcours l'année dernière et entre temps, celui ci à énormément évolué.
Avant de reserver billet d'avion ect, je voudrais avoir vos avis concernant le parcours prévu pour mi septembre a mi octobre. Je voudrais savoir si tout est dans le bon ordre et cohérent. Je passe les détails concernant les visites. Nous partons à 2 sans être sportifs dans l'âme. :)
Je vous remercie.
1. Arrivée à Las Vegas. 2. Journée & hôtel à Las Vegas. 3. Départ de LV, route 66, arrivée au grand canyon pour le coucher de soleil. Camping mather campground. 4. Journée Grand Canyon, route vers Page en fin de journée. Camping. 5. Horseshoe Bend, Antelope Canyon & croisière lake Powell. Camping 6. Monument Valley, goosenecks state park, valley of the gods & Natural Bridge national monument.camping 7. Newspaper rock, canyonlands & Dead Horse Point. Camping parc Arches NP. 8. Arches NP. Camping Arches NP. 9. Goblin Valley, Capitol Reef. 10. Scénic Drive 12, Escalante petrified forest, Kodachrome bassin SP.
11. Bryce Canyon 12. Zion NP. 13. Valley of fire. Outlet Las Vegas. Hotel LV. 14. Las Vegas. 15. Red Rock Canyon, Death Valley. 16. Death Valley, monolake & Bodie. 17. Yosemite. 18. Yosemite & trajet vers San Francisco. 19. San Francisco 20. San Francisco
21. San Francisco 22. Route vers LA par la côte 23. Route vers LA par la côté. 24. Los Angeles 25. Los Angeles 26. Los Angeles 27. Paris :(
Avant de reserver billet d'avion ect, je voudrais avoir vos avis concernant le parcours prévu pour mi septembre a mi octobre. Je voudrais savoir si tout est dans le bon ordre et cohérent. Je passe les détails concernant les visites. Nous partons à 2 sans être sportifs dans l'âme. :)
Je vous remercie.
1. Arrivée à Las Vegas. 2. Journée & hôtel à Las Vegas. 3. Départ de LV, route 66, arrivée au grand canyon pour le coucher de soleil. Camping mather campground. 4. Journée Grand Canyon, route vers Page en fin de journée. Camping. 5. Horseshoe Bend, Antelope Canyon & croisière lake Powell. Camping 6. Monument Valley, goosenecks state park, valley of the gods & Natural Bridge national monument.camping 7. Newspaper rock, canyonlands & Dead Horse Point. Camping parc Arches NP. 8. Arches NP. Camping Arches NP. 9. Goblin Valley, Capitol Reef. 10. Scénic Drive 12, Escalante petrified forest, Kodachrome bassin SP.
11. Bryce Canyon 12. Zion NP. 13. Valley of fire. Outlet Las Vegas. Hotel LV. 14. Las Vegas. 15. Red Rock Canyon, Death Valley. 16. Death Valley, monolake & Bodie. 17. Yosemite. 18. Yosemite & trajet vers San Francisco. 19. San Francisco 20. San Francisco
21. San Francisco 22. Route vers LA par la côte 23. Route vers LA par la côté. 24. Los Angeles 25. Los Angeles 26. Los Angeles 27. Paris :(
Septembre/octobre: Xishuangbanna - Yuanyang English translation pending
Bonjour à tous,
je souhaite partir au mois de septembre/octobre prochain, pour faire Dali - Kunming - Yuanyang - Xishuangbanna (- éventuellement Lugu).
1)• Je voudrais savoir combien de temps/jours je dois compter par ville.
2)• Quel est la météo à cette période là (j'ai vu que septembre est encore la saison des pluies au xishuangbanna... est-ce pénalisant ?).
3)• Je me suis déjà rendu à Ping'an / Dazhai en septembre également, je voudrais donc savoir si les rizières du Yuanyang vont vraiment être différentes de celles de Ping'an ou pas (étant donné que c'est la même période) ?
4)• Je risque également de "revenir" au lac Lugu, dont j'ai adoré, et j'ai peur avec la venue du futur aéroport (cette année ??) que la magie n'opère plus ... Nostalgie quand tu nous tiens 😉 (si vous avez besoin d'informations sur le lac Lugu, n'hésitez pas)
Merci à tous pour votre future aide.
1)• Je voudrais savoir combien de temps/jours je dois compter par ville.
2)• Quel est la météo à cette période là (j'ai vu que septembre est encore la saison des pluies au xishuangbanna... est-ce pénalisant ?).
3)• Je me suis déjà rendu à Ping'an / Dazhai en septembre également, je voudrais donc savoir si les rizières du Yuanyang vont vraiment être différentes de celles de Ping'an ou pas (étant donné que c'est la même période) ?
4)• Je risque également de "revenir" au lac Lugu, dont j'ai adoré, et j'ai peur avec la venue du futur aéroport (cette année ??) que la magie n'opère plus ... Nostalgie quand tu nous tiens 😉 (si vous avez besoin d'informations sur le lac Lugu, n'hésitez pas)
Merci à tous pour votre future aide.
Location d'un SUV aux États-Unis: votre avis sur le prix English translation pending
Bonjour,
Après avoir réservé l'avion et les hôtels, je m'attaque à la voiture. J'ai fait des simulations sur plusieurs sites pour la location d'un SUV en juillet prochain et c'est chez Alamo que j'ai trouvé la proposition la moins chère.
Pour 25 jours de location : 893 € Ce prix comprend un conducteur additionnel. Prise en charge et restitution au même endroit, l'aéroport de Denver.
Ce prix vous parait-il correct ? En lisant d'anciens posts ou carnets de voyage, j'ai l'impression que oui car souvent, pour 3 semaines de loc, ça tourne plutôt autour des 1000 €.
Ça fait un peu tôt pour réserver mais j'ai constaté l'an dernier que, plus on s'approchait de la date de départ plus les prix augmentaient. Alors...
Après avoir réservé l'avion et les hôtels, je m'attaque à la voiture. J'ai fait des simulations sur plusieurs sites pour la location d'un SUV en juillet prochain et c'est chez Alamo que j'ai trouvé la proposition la moins chère.
Pour 25 jours de location : 893 € Ce prix comprend un conducteur additionnel. Prise en charge et restitution au même endroit, l'aéroport de Denver.
Ce prix vous parait-il correct ? En lisant d'anciens posts ou carnets de voyage, j'ai l'impression que oui car souvent, pour 3 semaines de loc, ça tourne plutôt autour des 1000 €.
Ça fait un peu tôt pour réserver mais j'ai constaté l'an dernier que, plus on s'approchait de la date de départ plus les prix augmentaient. Alors...
Renseignements pour le sud et le nord de l'Inde English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde du 15 février au 3 avril prochains. De mi-février au 10 mars nous serons 2 avec une amie et nous ferons le Sud, ensuite du 10 mars au 3 avril je ferais le Nord en solo. J'avais déjà posté une question sur le site pour avoir des avis sur un itinéraire. Avec les conseils que j'ai eu (merci à tout ceux qui m'ont répondu) et en cherchant sur le site j'ai revu mes ambitions à la baisse. Du coup pour le Sud je prévois l'itinéraire suivant : - Arrivée de nuit à minuit à MUMBAI 2 jours sur place - MUMBAI => GOA en avion et 2 jours sur place - GOA => BADAMI en bus et 2 jours sur place et les environs notamment AIHOLE et PATTADKAL - BADAMI => HAMPI en voiture avec chauffeur et 3 jours sur place - HAMPI => MYSORE en train de nuit et 1 jours sur place - MYSORE => OOTY avec le fameux train de montagne et 2 jours sur place - OOTY => KOCHI en train (ce qui à l'air bien galère d'ailleurs) 3 jours sur place - On garde 2 jours de rab au cas ou ensuite mon amie remonte à MUMBAI en avion pour prendre son vol retour et moi je m'oriente vers le Nord.
Mes questions sont les suivantes :
- Sur les destinations citées connaissez-vous des hôtels ou Guest Housse sympas (chaleur humaine, propreté, facilités) dans une fourchette de prix comprise entre 20 € à 40 € ? - A défaut de me donner des hébergements pourriez-vous me conseiller sur les "quartiers" à privilégier ? - Pour le trajet BADAMI => HAMPI en voiture et pour la visite des environs de BADAMI pouvez-vous me conseiller un chauffeur ou une compagnie ? - Le trajet en train de MYSORE à OOTY se fait-il facilement ? - Sur KOCHI connaissez-vous une bonne adresse pour louer des canoës pour visiter les backwaters ? - Connaissez-vous une bonne adresse pour des massages ayurvédiques ?
- Enfin je n'ai pas encore bien regardé tout ce qu'offre le Nord, mais je souhaite vraiment faire le désert du Thar et le Taj Mahal, avez-vous des suggestions pour 23 jours avec un vol retour de MUMBAI ?
Voila je sais j'en demande beaucoup. Merci d'avance pour votre précieuse aide.
Je pars en Inde du 15 février au 3 avril prochains. De mi-février au 10 mars nous serons 2 avec une amie et nous ferons le Sud, ensuite du 10 mars au 3 avril je ferais le Nord en solo. J'avais déjà posté une question sur le site pour avoir des avis sur un itinéraire. Avec les conseils que j'ai eu (merci à tout ceux qui m'ont répondu) et en cherchant sur le site j'ai revu mes ambitions à la baisse. Du coup pour le Sud je prévois l'itinéraire suivant : - Arrivée de nuit à minuit à MUMBAI 2 jours sur place - MUMBAI => GOA en avion et 2 jours sur place - GOA => BADAMI en bus et 2 jours sur place et les environs notamment AIHOLE et PATTADKAL - BADAMI => HAMPI en voiture avec chauffeur et 3 jours sur place - HAMPI => MYSORE en train de nuit et 1 jours sur place - MYSORE => OOTY avec le fameux train de montagne et 2 jours sur place - OOTY => KOCHI en train (ce qui à l'air bien galère d'ailleurs) 3 jours sur place - On garde 2 jours de rab au cas ou ensuite mon amie remonte à MUMBAI en avion pour prendre son vol retour et moi je m'oriente vers le Nord.
Mes questions sont les suivantes :
- Sur les destinations citées connaissez-vous des hôtels ou Guest Housse sympas (chaleur humaine, propreté, facilités) dans une fourchette de prix comprise entre 20 € à 40 € ? - A défaut de me donner des hébergements pourriez-vous me conseiller sur les "quartiers" à privilégier ? - Pour le trajet BADAMI => HAMPI en voiture et pour la visite des environs de BADAMI pouvez-vous me conseiller un chauffeur ou une compagnie ? - Le trajet en train de MYSORE à OOTY se fait-il facilement ? - Sur KOCHI connaissez-vous une bonne adresse pour louer des canoës pour visiter les backwaters ? - Connaissez-vous une bonne adresse pour des massages ayurvédiques ?
- Enfin je n'ai pas encore bien regardé tout ce qu'offre le Nord, mais je souhaite vraiment faire le désert du Thar et le Taj Mahal, avez-vous des suggestions pour 23 jours avec un vol retour de MUMBAI ?
Voila je sais j'en demande beaucoup. Merci d'avance pour votre précieuse aide.
Eurovélo 6 en partant de Dôle ou Mulhouse English translation pending
avec une copine on voudrait faire une partie de l 'euro vélo6 en partant de Dôle ou même de Mulhouse, on aimerait faire environ 600 km on n 'est pas à 100km près!).. ca nous mènerait jusqu'à ou?? Nous partons avec notre tente, est ce facile de demander à planter notre tente chez les locaux? Départ prévu début juillet 2014
Merci
Marianne
Alternatives à Coyote Buttes North ( the Wave) à Page? English translation pending
Bonjour
Pour la deuxième fois, j'ai participé à la loterie afin de visiter CBN the Wave, dont les images me passionnent depuis longtemps...J'avais planifié 3 nuits à page hors saison d'été (avril) afin d'augmenter mes chances de succès, ...en vain. La raison vient peut-être du fait que nous sommes 4, et n'additionnons pas les ‘ billets’ (interdit, mais préconisé par certains sites français !), mais aussi plus simplement du succès grandissant de cette belle destination, préservée à juste titre.
Mon soucis est qu’il n’est pas évident de changer tout le programme et que, lors de ma première visite, je n’avais pas vraiment aimé Page…Je me sens tout bizarre à oser dire cela tant les citations sont dithyrambique à son sujet sur forum voyage.. La visite Upper Antelope, même en visite tour pour photographe ne fut pas à notre goût…Quelle foule en étré!
- Quelles sont les alternatives intéressantes aux environs de page pour une famille de 4, dont deux enfants âgés de 13 et 17 ans ? - Quelle température fait-il à Page début avril ? Est-il possible de nager dans le lac à cette saison ? Pleut-il beaucoup ? (nous avons planifier de visiter Cathédral Valley les jours précédents la visite de page, mais je n’ai aucune idée du niveau d’eau de la rivière à franchir à cette saison.
Merci pour vos conseils et partages d’expérience,
- Quelles sont les alternatives intéressantes aux environs de page pour une famille de 4, dont deux enfants âgés de 13 et 17 ans ? - Quelle température fait-il à Page début avril ? Est-il possible de nager dans le lac à cette saison ? Pleut-il beaucoup ? (nous avons planifier de visiter Cathédral Valley les jours précédents la visite de page, mais je n’ai aucune idée du niveau d’eau de la rivière à franchir à cette saison.
Merci pour vos conseils et partages d’expérience,
L'est des États-Unis à petits prix English translation pending
Bonjour à tous,
j'essaye d'organiser un beau voyage de 15 jours au mois d'avril et j'ai besoin de votre aide et retour sur mon itinéraire.
de plus connaissez vous :
1. un moteur de recherche afin de me créer une alerte pour obtenir le meilleur tarif des vols. l'idéal serait un lyon-boston / washington - lyon ou la même chose avec comme départ et arrivé paris. le bémol avec illigo ou govoyage c'est qu'on ne peut pas créer d'alerte avec MULTI-DESTINATION.
2. connaissez vous des plans pour se loger pas cher dans les villes ci-dessous. est ce qu'il faut que je concentre mes recherches sur les auberges de jeunesse ?
3. savez vous comment relier les villes ci dessous ? privilégier le train ou le bus (nous ne serons pas véhiculé).
4. que pensez vous de l'itinéraire et avez vous des suggestions.
5. je vous remercie beaucoup pour votre aide.
Boston = 3 jours à pied Cape cod = 1 jour (culture de camberries potatos chips : musée JFK à haynnis) Salem = 1 jour (ville des socieres) New port = 1 jour (visite du domaine the breakers) est- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? NYC = 3 jours Philadelphie = 1 jour (eastern state penitentiary) Lancaster (voir le pays amich + dutch country) = 1 jourest- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? Baltimore + annapolis = 1 jourest- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? Washington = 3 jours
j'essaye d'organiser un beau voyage de 15 jours au mois d'avril et j'ai besoin de votre aide et retour sur mon itinéraire.
de plus connaissez vous :
1. un moteur de recherche afin de me créer une alerte pour obtenir le meilleur tarif des vols. l'idéal serait un lyon-boston / washington - lyon ou la même chose avec comme départ et arrivé paris. le bémol avec illigo ou govoyage c'est qu'on ne peut pas créer d'alerte avec MULTI-DESTINATION.
2. connaissez vous des plans pour se loger pas cher dans les villes ci-dessous. est ce qu'il faut que je concentre mes recherches sur les auberges de jeunesse ?
3. savez vous comment relier les villes ci dessous ? privilégier le train ou le bus (nous ne serons pas véhiculé).
4. que pensez vous de l'itinéraire et avez vous des suggestions.
5. je vous remercie beaucoup pour votre aide.
Boston = 3 jours à pied Cape cod = 1 jour (culture de camberries potatos chips : musée JFK à haynnis) Salem = 1 jour (ville des socieres) New port = 1 jour (visite du domaine the breakers) est- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? NYC = 3 jours Philadelphie = 1 jour (eastern state penitentiary) Lancaster (voir le pays amich + dutch country) = 1 jourest- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? Baltimore + annapolis = 1 jourest- ce intéressant ? ou pouvons nous le "zapper" ? Washington = 3 jours
Comment aller au Vat Phou depuis Paksé English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous me dire comment aller facilement au Vat Phou depuis Paksé en transports en commun? Existe-t-il des bateaux à des prix abordables et où les trouve-t-on?
Un grand merci pour vos réponses 🙂
Pouvez-vous me dire comment aller facilement au Vat Phou depuis Paksé en transports en commun? Existe-t-il des bateaux à des prix abordables et où les trouve-t-on?
Un grand merci pour vos réponses 🙂
Touristes indélicats en Inde English translation pending
Chers amis, bonjour,
Je suis indignée, je fulmine, j'apprends qu'un groupe de touristes, en minibus, ont très souvent demandé des détours supplémentaires malgré les remarques de leur chauffeur sur : le contrat à respecter... A la fin du voyage, il y a un supplément kilométrique de 8 000 INR, (avec un minibus ça monte vite!), soit environ 100 euros pour un groupe de 7 à 8 personnes ;
non seulement ces gens refusent de payer, mais ils injurient le chauffeur, font de l'intimidation : "nous allons déposer une plainte à l'ambassade".. c'est honteux, j'ai honte pour eux ; le mot Honêteté serait-il un gros mot, serait-il devenu ringard! Bien sûr c'est le chauffeur qui a payer le supplément, bien sûr il n'a pas eu de pourboire.
Vous imaginez ce que représente 100 euros pour un chauffeur en Inde!
Très souvent sur ce forum se pose la question de l'arnaque....
Alors! amis voyageurs ne soyons pas l'arnaqueur.
Allez! très bonne année à tous, 😉
Fanny
Road trip en Afrique du Sud + Namibie English translation pending
Bonjour et bonne annee a tous!!!
1er coup de tete 2014: nous partirons le mois prochain pour 2 mois decouvrir en amoureux et a la roots l'afrique du sud et la namibie !!! Seulement quelques doutes s'installent concernant l'itineraire, le budget et la securité? Si vous pouviez me donner quelques conseils? Est ce raisonnable de partir a 2 et en voiture de location parcourir des miliers de kilometres en afrique du sud?
L'itineraire (grosso modo) serait le suivant: depart de johannesburg, le blyde river canyon (2jours), parc kruger (4jours), le swaziland (2jours), sodwana bay pour plonger (4jours), sainte lucie (1jr), huluhluwe (2jours), umkomaas pour replonger (4jours), wild coast (4jours), port elizabeth (1nuit), le cap (5jours). Le tout en une trentaine de jours, faisable? Des suggestions?
Je prevois un budget pour cette premiere partie du voyage de 4600€ a 2 hors aeriens: Location voiture: 600€ Essence: 400€ Logement: 1000€ Nourriture: 1000€ Parc+excursions: 800€ Plongee: 800€ Soit 2300€ par personne
Je prevois large et espere m'en sortir un peu mieux sur place!
Ensuite pour la deuxieme partie, apres avoir rendu la voiture au cap et pris un vol pour windhoek, nous recuperons un 4x4 equipé d'une tente sur le toit et ferons le tour de la namibie en 25jours en camping uniquement. Je pense passer par tourmaline pour les reservations des camps et du 4x4 car ca me coute pas plus cher.
Mon budget pour 2 serait de 3500€. Location 4x4 equipes: 1500e Essences: 500e Logement: 500e Nourriture: 500e Parc et excursion: 500e Soit 1800€ par personne
Pensez vous que mon budget soit realiste?
Je me rend compte egalement que nous partons en saison des pluies: fevrier pour l afrique du sud et mars pour la namibie, les animaux dans les reserves etant plus difficile a observer, Auriez vous des conseils? J'imagine qu'il ne pleut pas du matin jusqu'au soir ? Ou peut etre commencer par la namibie en premier ?
Ca serait super sympa de m'aider!!!
1er coup de tete 2014: nous partirons le mois prochain pour 2 mois decouvrir en amoureux et a la roots l'afrique du sud et la namibie !!! Seulement quelques doutes s'installent concernant l'itineraire, le budget et la securité? Si vous pouviez me donner quelques conseils? Est ce raisonnable de partir a 2 et en voiture de location parcourir des miliers de kilometres en afrique du sud?
L'itineraire (grosso modo) serait le suivant: depart de johannesburg, le blyde river canyon (2jours), parc kruger (4jours), le swaziland (2jours), sodwana bay pour plonger (4jours), sainte lucie (1jr), huluhluwe (2jours), umkomaas pour replonger (4jours), wild coast (4jours), port elizabeth (1nuit), le cap (5jours). Le tout en une trentaine de jours, faisable? Des suggestions?
Je prevois un budget pour cette premiere partie du voyage de 4600€ a 2 hors aeriens: Location voiture: 600€ Essence: 400€ Logement: 1000€ Nourriture: 1000€ Parc+excursions: 800€ Plongee: 800€ Soit 2300€ par personne
Je prevois large et espere m'en sortir un peu mieux sur place!
Ensuite pour la deuxieme partie, apres avoir rendu la voiture au cap et pris un vol pour windhoek, nous recuperons un 4x4 equipé d'une tente sur le toit et ferons le tour de la namibie en 25jours en camping uniquement. Je pense passer par tourmaline pour les reservations des camps et du 4x4 car ca me coute pas plus cher.
Mon budget pour 2 serait de 3500€. Location 4x4 equipes: 1500e Essences: 500e Logement: 500e Nourriture: 500e Parc et excursion: 500e Soit 1800€ par personne
Pensez vous que mon budget soit realiste?
Je me rend compte egalement que nous partons en saison des pluies: fevrier pour l afrique du sud et mars pour la namibie, les animaux dans les reserves etant plus difficile a observer, Auriez vous des conseils? J'imagine qu'il ne pleut pas du matin jusqu'au soir ? Ou peut etre commencer par la namibie en premier ?
Ca serait super sympa de m'aider!!!
Voiture, catégorie et assurance aux États-Unis English translation pending
Bonsoir,
Suite de notre préparation de voyage pour l'Ouest américain, départ Phoenix et retour par Los Angeles avec piste par Monument Valley, environ 2000 kms -
2 personnes avec 2 valises et 2 sacs à dos.
Nous pensons louer un véhicule catégorie "COMPACT" gabarit correspondant
à nos véhicules en France (style 207), car nous ne sommes pas habituées à conduire de grosses voitures et n'osons pas prendre plus grand, en plus il y aura le stress car jamais conduit de voiture automatique et encore plus de stress à conduire à Los Angeles.
Au niveau garantie faut-il prendre l'assurance "TOUS RISQUES" ?
Est-il possible d'avoir des avis féminins car ces messieurs sont plus à l'aise dans ce domaine là. Mais nous acceptons bien volontiers messieurs tous vos conseils.
Merci à tous.
Montréal en mars 2014? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi aimerions aller à Montréal/Québec et alentours si possible cette année. 2 périodes possibles pour nous: - 8/9 jours en Mars - nous avons vu des billets d'avion assez attractifs sur le site d'Air France - ou alors 15/16 jours mi septembre, un peu plus cher mais plus de temps pour économiser aussi :)
Ma question étant est ce qu'en mars les routes sont facilement pratiquables car nous voudrions également voir Quebec. Que pourrions nous prévoir comme itinéraire pour une période aussi courte (en mars) ? D'un autre coté l'automne semble vraiement une trés belle saison pour visiter le Quebec...bref nous hésitons! En vous remerciant par avance pour vos bons conseils 🙂
Mon mari et moi aimerions aller à Montréal/Québec et alentours si possible cette année. 2 périodes possibles pour nous: - 8/9 jours en Mars - nous avons vu des billets d'avion assez attractifs sur le site d'Air France - ou alors 15/16 jours mi septembre, un peu plus cher mais plus de temps pour économiser aussi :)
Ma question étant est ce qu'en mars les routes sont facilement pratiquables car nous voudrions également voir Quebec. Que pourrions nous prévoir comme itinéraire pour une période aussi courte (en mars) ? D'un autre coté l'automne semble vraiement une trés belle saison pour visiter le Quebec...bref nous hésitons! En vous remerciant par avance pour vos bons conseils 🙂
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Tarifs des aluguers au Cap Vert English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour Santo Antao dans une semaine maintenant et j'aurai aimé un peu plus d'infos sur les aluguers et leur mode de fonctionnement: à partir de quelle heure il y en a?...jusqu'à quelle heure peut-on en trouver? le tarif est-il fixe? Y en a-t-il pour toute l'Ile? Bref, ceux qui connaissent peuvent-ils m'en dire un peu plus? Merci d'avance!
Anaïs
Je pars pour Santo Antao dans une semaine maintenant et j'aurai aimé un peu plus d'infos sur les aluguers et leur mode de fonctionnement: à partir de quelle heure il y en a?...jusqu'à quelle heure peut-on en trouver? le tarif est-il fixe? Y en a-t-il pour toute l'Ile? Bref, ceux qui connaissent peuvent-ils m'en dire un peu plus? Merci d'avance!
Anaïs