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Voyage Québec - Ontario en 3 semaines English translation pending
Bonjours à tous !
Tout d'abord, merci à tous les forumeurs pour leurs conseils que j'ai pu piocher dans l'un et l'autre sujets.
Avant tout, j'aimerai vous présenter le contexte et optique du voyage. Ma compagne et moi (28 et 25 ans) souhaitons réaliser un voyage de 3 semaines (à définir entre la 2ème semaine d'août et 2ème semaine de septembre) au Canada. Ce que l'on attend de ces 3 semaines c'est: - Profiter de la faune / flore à pieds, canoë, kayak (rando-camping, cannot camping de 2 jours, rafting, canyoning). - Visiter les villes de Montréal, Québec, Toronto, Ottawa. - S'imprégner de la culture du pays et échanger avec les canadiens (notamment pompiers, l'étant en Belgique). - Voir un match de hockey. - Balade à cheval dans l'Anse Saint-Jean. - Faire de ces 3 semaines, un souvenir inoubliable.
Les grandes lignes pour réaliser cela sont: - Vol aller: Bruxelles-Toronto (oui, nous sommes belges \o/) - Parcourir le pays en voiture de location: - Hébergements: auberges, b&b, hôtel (de temps en temps), camping, ... - Vol retour: Montréal-Bruxelles. - Pour citer un des membres du forum: Voir moins, mais voir mieux.
Après moult recherches, voici les points de chute. Attention: quand je mets des jours entre parenthèse, c'est ce que je crois être raisonnable. Lorsque je n'en mets pas, c'est que je n'ai aucune idée sur la question. D'autre part, la chronologie des lieux a été pensée pour éviter de faire des kilomètres inutiles (enfin je pense ^^).
TORONTO (2 jours) NIAGARA FALLS (1jour) MILLES ILES (1/2 jour) OTTAWA PARC MONT TREMBLANT LAC TAUREAU (auberge du lac Taureau) MAURICIE (2 jours cannot-camping + chutes Waber) ZOO SAUVAGE SAINT-FELICIEN FJORD SAGUENAY TADOUSSAC CHARLEVOIX QUEBEC (2 jours) CHUTE MONTMERANCY PARC JACQUES CARTIER TROIS-RIVIERES SURCRERIE DE LA MONTAGNE DU NORD RAWDOWN (bains nordiques) MONTREAL (2-3 jours)
Et voilà... Alors sur cette base, j'ai bien entendu plein questions 😊: - Sur cette base, pensez-vous que nous réalisons des "doublons"? J'entends par là, faire par exemple, le Mont Tremblant et ensuite le Parc national de a Mauricie. - Avons-nous oublier un "incontournable" ? Avons-nous inclus un "pas nécessaire"? - L'ordre est-il correct? - Selon vous, combien de jours par lieux, après rafraichissement de cette liste?
Ceci conclut les questions liées à l'itinéraire. Comptez sur moi, pour revenir avec d'autres questions quand l'itinéraire sera plus "propre".
En tout cas, je vous remercie d'avance pour l'aide apportée et d'avoir lu cette belle tartine 😄.
Johan.
Tout d'abord, merci à tous les forumeurs pour leurs conseils que j'ai pu piocher dans l'un et l'autre sujets.
Avant tout, j'aimerai vous présenter le contexte et optique du voyage. Ma compagne et moi (28 et 25 ans) souhaitons réaliser un voyage de 3 semaines (à définir entre la 2ème semaine d'août et 2ème semaine de septembre) au Canada. Ce que l'on attend de ces 3 semaines c'est: - Profiter de la faune / flore à pieds, canoë, kayak (rando-camping, cannot camping de 2 jours, rafting, canyoning). - Visiter les villes de Montréal, Québec, Toronto, Ottawa. - S'imprégner de la culture du pays et échanger avec les canadiens (notamment pompiers, l'étant en Belgique). - Voir un match de hockey. - Balade à cheval dans l'Anse Saint-Jean. - Faire de ces 3 semaines, un souvenir inoubliable.
Les grandes lignes pour réaliser cela sont: - Vol aller: Bruxelles-Toronto (oui, nous sommes belges \o/) - Parcourir le pays en voiture de location: - Hébergements: auberges, b&b, hôtel (de temps en temps), camping, ... - Vol retour: Montréal-Bruxelles. - Pour citer un des membres du forum: Voir moins, mais voir mieux.
Après moult recherches, voici les points de chute. Attention: quand je mets des jours entre parenthèse, c'est ce que je crois être raisonnable. Lorsque je n'en mets pas, c'est que je n'ai aucune idée sur la question. D'autre part, la chronologie des lieux a été pensée pour éviter de faire des kilomètres inutiles (enfin je pense ^^).
TORONTO (2 jours) NIAGARA FALLS (1jour) MILLES ILES (1/2 jour) OTTAWA PARC MONT TREMBLANT LAC TAUREAU (auberge du lac Taureau) MAURICIE (2 jours cannot-camping + chutes Waber) ZOO SAUVAGE SAINT-FELICIEN FJORD SAGUENAY TADOUSSAC CHARLEVOIX QUEBEC (2 jours) CHUTE MONTMERANCY PARC JACQUES CARTIER TROIS-RIVIERES SURCRERIE DE LA MONTAGNE DU NORD RAWDOWN (bains nordiques) MONTREAL (2-3 jours)
Et voilà... Alors sur cette base, j'ai bien entendu plein questions 😊: - Sur cette base, pensez-vous que nous réalisons des "doublons"? J'entends par là, faire par exemple, le Mont Tremblant et ensuite le Parc national de a Mauricie. - Avons-nous oublier un "incontournable" ? Avons-nous inclus un "pas nécessaire"? - L'ordre est-il correct? - Selon vous, combien de jours par lieux, après rafraichissement de cette liste?
Ceci conclut les questions liées à l'itinéraire. Comptez sur moi, pour revenir avec d'autres questions quand l'itinéraire sera plus "propre".
En tout cas, je vous remercie d'avance pour l'aide apportée et d'avoir lu cette belle tartine 😄.
Johan.
Yémen: six semaines en Arabie heureuse en direct English translation pending
Desole pour les fautes mais c'est du brut, en direct et le temps ici est precieux entre deux powercut !!!
donc comme d'hab remplacer si besoin les a par les q et inversement...
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Trip to Morocco in September-October 2025, in our camper van
Hi everyone,
We’re just back from a month-long trip to Morocco in our camper van.
After crossing France (we left from the Nantes area) and Spain, we arrived in Algeciras where we bought our boat tickets to Tangier. When we got to Tangier, as we were going through customs, you can imagine our surprise when the customs officer took our road map of Morocco and pointed out the label "Western Sahara" (just like in the forum’s destination section, by the way!).
He wanted it to say "Moroccan Sahara" instead!!! But there was nothing we could do—it was an old map... He wouldn’t listen, and after long discussions with the other (younger) customs officers, he finally gave it back and let us through... Unbelievable! Later, we heard that other travelers had their maps confiscated outright.
So, hide it well if you want to keep yours!!!
Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.
Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!



Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.
Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!



Croisière transatlantique sur le Queen Mary 2 Cunard English translation pending
Bonjour.
Nous devons effectuer une croisière sur le QM2 de Southampton à New York début mai 2017.
Nous devons revenir de New York 4 jours après avoir visité la ville par avion XL Airway une compagnie Low Cost française utilisé par bon nombre de compagnies de croisières.
Ma question est la suivante:
Cette compagnie impose un bagage cabine de 5 kg maxi et un bagage en soute de 10 kg maxi, alors qu' Air France autorise plus du double.
Comment peut-on effectuer une croisière de 14 jours avec par personne une valise n’excédant pas plus de 10 kg et un bagage cabine ne dépassant pas 5 kg.
J'ai l'impression que l'on se fou du monde....
Pour ceux qui ont déjà été confrontés au problème, comment cela s'est-il passé.
Merci infiniment. 😏
Merci infiniment. 😏
Voyager au pays de la soie en juin 2016 (Ouzbékistan) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait m'expliquer comment faire pour avoir facilement un visa, à Paris sont trop dur et répondent méchamment, est-ce-normal ? Me dire combien me coute deux semaines en arrivant à l’Ouzbékistan Dormir, manger et prendre ma douche le plus simple au monde et humain le prix pour faire des excursions, trains ect...en euros svp merci si on a l'euro dans sa poche en arrivant à l’Ouzbékistan ça crée des problèmes ? J'attends gentillement de votre part des réponses précises à mes question, Merci à Vous
Quelqu'un pourrait m'expliquer comment faire pour avoir facilement un visa, à Paris sont trop dur et répondent méchamment, est-ce-normal ? Me dire combien me coute deux semaines en arrivant à l’Ouzbékistan Dormir, manger et prendre ma douche le plus simple au monde et humain le prix pour faire des excursions, trains ect...en euros svp merci si on a l'euro dans sa poche en arrivant à l’Ouzbékistan ça crée des problèmes ? J'attends gentillement de votre part des réponses précises à mes question, Merci à Vous
Trajet Hanoi, Ha Giang, Dong Van, Meo Vac, Ba Be (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
Retour en Namibie, août 2011: English translation pending
Sa préparation a été longue, un peu distendue, mais ça y est : mon carnet de voyage est achevé. Le voici ...
Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...
La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...

La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Un mois en Californie sans voiture English translation pending
J'ai déjà ouvert un post sur Yosemite, mais comme d'autres questions me taraudent, je préfère distinguer les choses (si jamais j'ai mal fait, dites le moi, je rectifierais sans problème)
Je suis en train de préparer un voyage d'un mois (aout prochain) avec mon copain en Californie. Nous partirons (et devrons repartir) de Los Angeles, et j'essaye de voir ce qui est faisable sans voiture (j'arrete toute personne qui nous sugererais de louer une voiture, car je sais que c'est beaaaaucoup plus facile, mais nous n'avons ni l'un ni l'autre le permis). J'ai donc pensé à aller à San Francisco et Yosemite (car d'une part c'est un reve, d'autre part c'est accessible par bus avec des navettes à l'intérieur du parc en prime).
Par contre, je sèche sur quoi faire d'autre (surtout si Yosemite tombe à l'eau pour cause de réservations trop tardives). Nous faisons tous les deux un peu d'escalade, mais je ne sais pas s'il y a d'autres parcs accessibles en bus qui permettent en prime de faire un peu de grimpette (j'en reste au bloc, pas envie de tenter un Big Wall, ni de transporter une corde). Donc connaissez vous des parcs autres que Yosemite ou l'absence de voiture est "supportable" ? Ou alors des endroits accessibles en bus et sympas, à voir ? Je pense que vouloir aller voir Grand Canyon ou Death Valley est impossible ou alors suicidaire, mais si quelqu'un a une idée pour nous permettre de le faire quand même...
Merci beaucoup Miolette
Je suis en train de préparer un voyage d'un mois (aout prochain) avec mon copain en Californie. Nous partirons (et devrons repartir) de Los Angeles, et j'essaye de voir ce qui est faisable sans voiture (j'arrete toute personne qui nous sugererais de louer une voiture, car je sais que c'est beaaaaucoup plus facile, mais nous n'avons ni l'un ni l'autre le permis). J'ai donc pensé à aller à San Francisco et Yosemite (car d'une part c'est un reve, d'autre part c'est accessible par bus avec des navettes à l'intérieur du parc en prime).
Par contre, je sèche sur quoi faire d'autre (surtout si Yosemite tombe à l'eau pour cause de réservations trop tardives). Nous faisons tous les deux un peu d'escalade, mais je ne sais pas s'il y a d'autres parcs accessibles en bus qui permettent en prime de faire un peu de grimpette (j'en reste au bloc, pas envie de tenter un Big Wall, ni de transporter une corde). Donc connaissez vous des parcs autres que Yosemite ou l'absence de voiture est "supportable" ? Ou alors des endroits accessibles en bus et sympas, à voir ? Je pense que vouloir aller voir Grand Canyon ou Death Valley est impossible ou alors suicidaire, mais si quelqu'un a une idée pour nous permettre de le faire quand même...
Merci beaucoup Miolette
Hôtel Sultan Gardens Resort à Sharm el-Sheikh English translation pending
Bonjour à tous je pars le 21 février au sultan gardens resort à sharm el sheikh de lesquin à 20 h on doit arriver à 4 h le matin savez vous si on vient nous chercher à l'aéroprt et ou on fait escale Merci de me répondre je suis nouvelle sur le forum j'espère que ma demande n'est pas trop naive
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Valenciennes: agréable à visiter? English translation pending
Bonjour,
est-ce que quelqu'un connait la ville de Valenciennes (59)?
est-ce une ville agréable à visiter?
merci
gianluca😎
est-ce que quelqu'un connait la ville de Valenciennes (59)?
est-ce une ville agréable à visiter?
merci
gianluca😎
A "relaxed" 16-day tour of Corsica in autumn 2024
CORSICA From September 24, 2024 to October 9, 2024
Thank you, thank you, thank you for reactivating my favorite forum, which has given me so many ideas for my trips since... 2008—it’s been ages, as they say!
So, to celebrate its return, I’m sharing this little travel journal from our latest road trip, not too long ago, since it was Corsica in the autumn.
Autumn is the ideal season to visit Corsica: fewer tourists, perfect temperatures around 25°C, and, most importantly, less stress on the roads. You can feel it everywhere. Servers and shopkeepers are more relaxed and have time to chat (yes, Corsicans do talk... but not all of them!)
09/24 Arrival in Erbalunga Whether you're from northern France or Belgium, like us, the easiest way to reach the Isle of Beauty is by flying from Lille-Lesquin Airport. Volotea offers two destinations: Bastia and Ajaccio. Be careful, though—while the ticket prices are attractive, the airline makes up for it with baggage fees. A 25kg suitcase for 212 €—that really drives up the cost of transportation! For us, it’ll be Bastia. After this short flight and an arrival that lets you clearly see the east coast of Cap Corse, we’re welcomed by our friend Jean-Claude, who’s kindly hosting us for a few days. We met this Corsican and his wife during our four-year stay in French Guiana, and I have to say, he completely changed my opinion of Corsicans and even made me want to visit his island. The house, clinging to the rock above the sea, is stunning and offers a breathtaking view of the island of Elba. I’d always heard of Elba but must admit I wouldn’t have known where to place it before. We’ll stay here for five nights, long enough to explore the north of the island.

Since we’ve just arrived, Jean-Claude wants to show us his village, ERLALUNGA, a quiet little port, and the small village of CASTELLO above it, where he spent a lot of time in his childhood...




09/24 Arrival in Erbalunga Whether you're from northern France or Belgium, like us, the easiest way to reach the Isle of Beauty is by flying from Lille-Lesquin Airport. Volotea offers two destinations: Bastia and Ajaccio. Be careful, though—while the ticket prices are attractive, the airline makes up for it with baggage fees. A 25kg suitcase for 212 €—that really drives up the cost of transportation! For us, it’ll be Bastia. After this short flight and an arrival that lets you clearly see the east coast of Cap Corse, we’re welcomed by our friend Jean-Claude, who’s kindly hosting us for a few days. We met this Corsican and his wife during our four-year stay in French Guiana, and I have to say, he completely changed my opinion of Corsicans and even made me want to visit his island. The house, clinging to the rock above the sea, is stunning and offers a breathtaking view of the island of Elba. I’d always heard of Elba but must admit I wouldn’t have known where to place it before. We’ll stay here for five nights, long enough to explore the north of the island.

Since we’ve just arrived, Jean-Claude wants to show us his village, ERLALUNGA, a quiet little port, and the small village of CASTELLO above it, where he spent a lot of time in his childhood...





Compte rendu croisière aux Antilles sur Costa Favolosa janvier 2020 English translation pending
bonjour
Notre Itinéraire 25 janv départ de Pointe à Pitre 26 janv en mer 27 janv la Romana 28 janv Catalina (ile face à la Romana) 29 janv Tortola 30 janv St Martin 31 janv Martinique Fort de France 1 fev Pointe à pitre
Nous avions réservé début 2019 cette croisière pour deux personnes et nous avions comme à l’habitude acheté nos vols A/R séparément au départ de Roissy avec la compagnie Xl airways.🤪
Malheureusement la compagnie ayant fait faillite en novembre nous avons dû remplacer nos transferts vers la Guadeloupe avec la compagnie Corsair avec un départ de Orly.
Un inconvénient supplémentaire pour nous qui demeurons près de Lille, car nous avons un accès direct à l’aéroport Charles de gaule via le TGV. Étant donné l’horaire de départ de notre vol à Orly nous avons donc réservé une chambre à Ibis cœur de Paris.
Finalement nous sommes partis avec un couple d’amis ayant l’opportunité d’avoir une cabine sur le même bateau à un bon prix.😎
Nos transferts : Nous sommes partis donc le 21 janv en TGV de Lille vers Paris Charles de Gaulle et pensions prendre le RER B et l’Orlyval pour rejoindre Orly.
Mais en cette période de grève nous avons finalement opté pour le Bus Direct assurant la liaison CDG ligne 3 vers Orly, ce que nous n’avons pas regretté, car pas de bousculade et les valises posées une fois pour toutes dans le coffre du bus. 22€ l’aller mais 19€ si vous êtes 4 en payant au chauffeur.
Arrivé à Orly T4 , nous avons pris l’ascenseur de la passerelle qui nous conduisait directement vers l’ibis cœur de Paris.
Aucun problème d’enregistrement à notre arrivée pour nous, mais pour mes amis, la réceptionniste ne trouvant pas leur réservation sur internet, une erreur sur la date (21/2 au lieu de 21/1) les taxa de 50% du prix de la chambre. Pas très commercial comme accueil surtout qu’il restait bien des chambres de libres.🤪
Nous passerons l’après-midi dans cet hôtel, et prendrons l’apéro au bar en attendant le dîner de 19H. La chambre bien insonorisée malgré la proximité de l’aéroport est confortable, la literie aussi. Le choix des repas est assez limité, c’est un hôtel de transit, les plats sont corrects le service à table efficace si vous ne prenez pas les formules buffets, malgré tout il y a pas mal de monde et trouver une place pour 4 c’est laborieux.


Une bonne nuit et nous prendrons notre petit-déjeuner vers 7H compris dans notre réservation , que nos amis devront eux repayer, leur réservation ayant été annulée.🤪
Nous reprendrons la grande passerelle couverte vers le terminal 4 juste en face pour déposer nos bagages pour le vol Corsair.
Notre enregistrement ayant déjà été fait la veille sur internet, il nous manquait seulement les porte étiquettes pour les valises, afin de glisser dedans nos feuilles comportant le code-barres relatif à notre vol vers Pointe à pitre. Une hôtesse Corsair devant les caisses d’enregistrement automatique nous donna les porte étiquettes plastifiés afin de déposer les valises sur le tapis d’enregistrement vite fait bien fait.
Notre vol a eu quand même une petite heure de retard au décollage mais nous étions déjà assis dans l’avion et pouvions profiter des écrans et films vidéo (j’ai donc prévenu notre taxi Ruddy à Pointe à pitre de notre probable retard).
Retard final de 15mn à l’atterrissage avec un vol très correct, nous étions assis derrière l’espace central où sont distribuées les boissons. J’en profitais pour demander s’il était possible d’avoir le seul « kit apéro payant » avant le repas que nous avons eu tout loisir de déguster.😉
Le plateau est correct, poulet ou poisson, servit avec du vin ou de la bière ou des sodas et de l’eau. Les boissons au repas sont incluses dans le prix du billet, un plus par rapport à XLairways où tout était payant sauf l’eau.
à suivre
Notre Itinéraire 25 janv départ de Pointe à Pitre 26 janv en mer 27 janv la Romana 28 janv Catalina (ile face à la Romana) 29 janv Tortola 30 janv St Martin 31 janv Martinique Fort de France 1 fev Pointe à pitre
Nous avions réservé début 2019 cette croisière pour deux personnes et nous avions comme à l’habitude acheté nos vols A/R séparément au départ de Roissy avec la compagnie Xl airways.🤪
Malheureusement la compagnie ayant fait faillite en novembre nous avons dû remplacer nos transferts vers la Guadeloupe avec la compagnie Corsair avec un départ de Orly.
Un inconvénient supplémentaire pour nous qui demeurons près de Lille, car nous avons un accès direct à l’aéroport Charles de gaule via le TGV. Étant donné l’horaire de départ de notre vol à Orly nous avons donc réservé une chambre à Ibis cœur de Paris.
Finalement nous sommes partis avec un couple d’amis ayant l’opportunité d’avoir une cabine sur le même bateau à un bon prix.😎
Nos transferts : Nous sommes partis donc le 21 janv en TGV de Lille vers Paris Charles de Gaulle et pensions prendre le RER B et l’Orlyval pour rejoindre Orly.
Mais en cette période de grève nous avons finalement opté pour le Bus Direct assurant la liaison CDG ligne 3 vers Orly, ce que nous n’avons pas regretté, car pas de bousculade et les valises posées une fois pour toutes dans le coffre du bus. 22€ l’aller mais 19€ si vous êtes 4 en payant au chauffeur.
Arrivé à Orly T4 , nous avons pris l’ascenseur de la passerelle qui nous conduisait directement vers l’ibis cœur de Paris.

Aucun problème d’enregistrement à notre arrivée pour nous, mais pour mes amis, la réceptionniste ne trouvant pas leur réservation sur internet, une erreur sur la date (21/2 au lieu de 21/1) les taxa de 50% du prix de la chambre. Pas très commercial comme accueil surtout qu’il restait bien des chambres de libres.🤪
Nous passerons l’après-midi dans cet hôtel, et prendrons l’apéro au bar en attendant le dîner de 19H. La chambre bien insonorisée malgré la proximité de l’aéroport est confortable, la literie aussi. Le choix des repas est assez limité, c’est un hôtel de transit, les plats sont corrects le service à table efficace si vous ne prenez pas les formules buffets, malgré tout il y a pas mal de monde et trouver une place pour 4 c’est laborieux.


Une bonne nuit et nous prendrons notre petit-déjeuner vers 7H compris dans notre réservation , que nos amis devront eux repayer, leur réservation ayant été annulée.🤪
Nous reprendrons la grande passerelle couverte vers le terminal 4 juste en face pour déposer nos bagages pour le vol Corsair.
Notre enregistrement ayant déjà été fait la veille sur internet, il nous manquait seulement les porte étiquettes pour les valises, afin de glisser dedans nos feuilles comportant le code-barres relatif à notre vol vers Pointe à pitre. Une hôtesse Corsair devant les caisses d’enregistrement automatique nous donna les porte étiquettes plastifiés afin de déposer les valises sur le tapis d’enregistrement vite fait bien fait.
Notre vol a eu quand même une petite heure de retard au décollage mais nous étions déjà assis dans l’avion et pouvions profiter des écrans et films vidéo (j’ai donc prévenu notre taxi Ruddy à Pointe à pitre de notre probable retard).
Retard final de 15mn à l’atterrissage avec un vol très correct, nous étions assis derrière l’espace central où sont distribuées les boissons. J’en profitais pour demander s’il était possible d’avoir le seul « kit apéro payant » avant le repas que nous avons eu tout loisir de déguster.😉
Le plateau est correct, poulet ou poisson, servit avec du vin ou de la bière ou des sodas et de l’eau. Les boissons au repas sont incluses dans le prix du billet, un plus par rapport à XLairways où tout était payant sauf l’eau.
à suivre
Cinq jours en Baie de Somme English translation pending
Séjour très varié autour de Saint-Valéry-sur Somme

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 5 jours effectué du 10 au 14 septembre 2018 en rayonnant à partir de Saint-Valéry-sur-Somme.
Participants: couple de 63 et 65 ans Logement : hôtel réservé par internet : Château du Romerel, B&B Déplacements : notre propre voiture et le train touristique entre Le Crotoy et Saint-Valéry. Météo : quelques journées bien ensoleillées, une journée de véritable mauvais temps mais peu de pluie. Températures permettant de déjeuner dehors.
Nos coups de cœur :
- Saint-Valéry et son animation, ses jolies rues, ses restaurants. - Le parc ornithologique du Marquenterre, même si nous n’étions pas à la meilleure saison pour la variété des oiseaux. - Mers-les-Bains et ses magnifiques villas art nouveau.
Observations :
- Même hors saison, il y a énormément de monde à Saint-Valéry. Mieux vaut réserver sa table au restaurant, le soir en tout cas. - La météo n’étant pas toujours très stable, il faut être souple dans son programme et s’adapter aux conditions du jour. - Pour la traversée de la Baie de Somme à pied, il est très recommandé de prévoir un guide qui connait les meilleurs endroits pour passer sans avoir de l’eau jusqu’au genou et qui évitera de se faire surprendre par la marée. - Pour l’observation des oiseaux au Marquenterre, il est indispensable d’avoir des jumelles. Il y a moyen d’en louer au guichet d’entrée.
Jour 1 : Saint-Valéry-sur-Somme
a.m. : - Route vers Saint-Valéry (+/- 3h) - Promenade sur la digue entre l’estuaire et les villas construites à la Belle Epoque. - Déjeuner à Saint-Valéry à la « Buvette de la Plage », endroit très agréable avec vue sur la baie et possibilité d’observation des marées.
p.m. : - Visite de Saint-Valéry : - le quartier médiéval et la ville haute : jolies ruelles qui mènent à la Porte du Haut et aux tours Guillaume, vue sur la baie. Étonnante église au curieux assemblage noir et blanc fait de grès et silex.





- Le quartier du Courtgain et la ville basse : maisons colorées des marins dans des ruelles en pente et très fleuries, pleines de charme.




- Dîner à St-Valéry, à « l’Ardoise », agréable, carte réduite mais de qualité. - Nuit à Saint-Valéry, au Château de Romerel (belle maison dans un parc, grande chambre très confortable, un peu vieillotte, agréable accueil).

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 5 jours effectué du 10 au 14 septembre 2018 en rayonnant à partir de Saint-Valéry-sur-Somme.
Participants: couple de 63 et 65 ans Logement : hôtel réservé par internet : Château du Romerel, B&B Déplacements : notre propre voiture et le train touristique entre Le Crotoy et Saint-Valéry. Météo : quelques journées bien ensoleillées, une journée de véritable mauvais temps mais peu de pluie. Températures permettant de déjeuner dehors.
Nos coups de cœur :
- Saint-Valéry et son animation, ses jolies rues, ses restaurants. - Le parc ornithologique du Marquenterre, même si nous n’étions pas à la meilleure saison pour la variété des oiseaux. - Mers-les-Bains et ses magnifiques villas art nouveau.
Observations :
- Même hors saison, il y a énormément de monde à Saint-Valéry. Mieux vaut réserver sa table au restaurant, le soir en tout cas. - La météo n’étant pas toujours très stable, il faut être souple dans son programme et s’adapter aux conditions du jour. - Pour la traversée de la Baie de Somme à pied, il est très recommandé de prévoir un guide qui connait les meilleurs endroits pour passer sans avoir de l’eau jusqu’au genou et qui évitera de se faire surprendre par la marée. - Pour l’observation des oiseaux au Marquenterre, il est indispensable d’avoir des jumelles. Il y a moyen d’en louer au guichet d’entrée.
Jour 1 : Saint-Valéry-sur-Somme
a.m. : - Route vers Saint-Valéry (+/- 3h) - Promenade sur la digue entre l’estuaire et les villas construites à la Belle Epoque. - Déjeuner à Saint-Valéry à la « Buvette de la Plage », endroit très agréable avec vue sur la baie et possibilité d’observation des marées.
p.m. : - Visite de Saint-Valéry : - le quartier médiéval et la ville haute : jolies ruelles qui mènent à la Porte du Haut et aux tours Guillaume, vue sur la baie. Étonnante église au curieux assemblage noir et blanc fait de grès et silex.






- Le quartier du Courtgain et la ville basse : maisons colorées des marins dans des ruelles en pente et très fleuries, pleines de charme.




- Dîner à St-Valéry, à « l’Ardoise », agréable, carte réduite mais de qualité. - Nuit à Saint-Valéry, au Château de Romerel (belle maison dans un parc, grande chambre très confortable, un peu vieillotte, agréable accueil).
Road trip en Californie en camping-car English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de faire un road trip en camping car de trois semaines avec nos filles de 10 et 9 ans au mois d'août 2017. Vol aller sur San Francisco et vol retour de Los Angeles (vols déjà réservés). J'ai trouvé plusieurs sites pour la location d'un camping car pour une partie de notre séjour (nous ne louerons pas de CC à SF et LA) mais je ne sais pas du tout sur quel site je peux réserver les emplacements pour la nuit (campgrounds).
Par ailleurs, voici l'idée de notre road trip, est-ce faisable? Merci pour tous vos bons conseils.
Jour 1 : 30/07 = Arrivée à San Francisco Jour 2 : 31/07 = San Francisco Jour 3 : 01/08 = San Francisco Jour 4 : 02/08 = San Francisco et nous prenons possession du CC l'après-midi Jour 5 : 03/08 = Route vers Yosemite et Yosemite. Nuit à Yosemite Jour 6 : 04/08 = Yosmite Park. Nuit à Yosemite Jour 7 : 05/08 = Route vers Death Valley. Nuit à Death Valley Jour 8 : 06/08 = de Death Valley à Las Vegas. Nuit à Las Vegas Jour 9 : 07/08 = Las Vegas. Nuit à Las Vegas Jour 10: 08/08 = de Las Vegas à Bryce Canyon. Nuit à Bryce Canyon Jour 11 : 09/08 = de Bryce Canyon à Monument Valley. Nuit à Monument Valley Jour 12 : 10/08 = Monument Valley. Nuit à Monument Valley Jour 13 : 11/08 = de Monument Valley à Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Jour 14 : 12/08 = Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Jour 15 : 13/08 = de Grand Canyon à Kingman. Nuit à Kingman Jour 16 : 14/08 = de Kingman à Los Angeles. Nuit à Los Angeles Jour 17 : 15/08 = Los Angeles et remise du CC (location d'une voiture pour fin du séjour?) Jour 18 : 16/08 = Los Angeles Jour 19 : 17/08 = Los Angeles Jour 20 : 18/08 = Los Angeles Jour 21 : 19/08 = Nous reprenons l'avion à LA pour rentrer en Europe.
Est-ce que ceci paraît cohérent et aisé en camping car?
Merci pour vos conseils. Cathouchka.
Nous envisageons de faire un road trip en camping car de trois semaines avec nos filles de 10 et 9 ans au mois d'août 2017. Vol aller sur San Francisco et vol retour de Los Angeles (vols déjà réservés). J'ai trouvé plusieurs sites pour la location d'un camping car pour une partie de notre séjour (nous ne louerons pas de CC à SF et LA) mais je ne sais pas du tout sur quel site je peux réserver les emplacements pour la nuit (campgrounds).
Par ailleurs, voici l'idée de notre road trip, est-ce faisable? Merci pour tous vos bons conseils.
Jour 1 : 30/07 = Arrivée à San Francisco Jour 2 : 31/07 = San Francisco Jour 3 : 01/08 = San Francisco Jour 4 : 02/08 = San Francisco et nous prenons possession du CC l'après-midi Jour 5 : 03/08 = Route vers Yosemite et Yosemite. Nuit à Yosemite Jour 6 : 04/08 = Yosmite Park. Nuit à Yosemite Jour 7 : 05/08 = Route vers Death Valley. Nuit à Death Valley Jour 8 : 06/08 = de Death Valley à Las Vegas. Nuit à Las Vegas Jour 9 : 07/08 = Las Vegas. Nuit à Las Vegas Jour 10: 08/08 = de Las Vegas à Bryce Canyon. Nuit à Bryce Canyon Jour 11 : 09/08 = de Bryce Canyon à Monument Valley. Nuit à Monument Valley Jour 12 : 10/08 = Monument Valley. Nuit à Monument Valley Jour 13 : 11/08 = de Monument Valley à Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Jour 14 : 12/08 = Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Jour 15 : 13/08 = de Grand Canyon à Kingman. Nuit à Kingman Jour 16 : 14/08 = de Kingman à Los Angeles. Nuit à Los Angeles Jour 17 : 15/08 = Los Angeles et remise du CC (location d'une voiture pour fin du séjour?) Jour 18 : 16/08 = Los Angeles Jour 19 : 17/08 = Los Angeles Jour 20 : 18/08 = Los Angeles Jour 21 : 19/08 = Nous reprenons l'avion à LA pour rentrer en Europe.
Est-ce que ceci paraît cohérent et aisé en camping car?
Merci pour vos conseils. Cathouchka.
Retour d'un premier Yacht Club MSC Fantasia English translation pending
Bonjour 😎
Me voici revenue d une très belle semaine de croisière.
Ce compte rendu aura pour objet de comparer les prestations du YACHT CLUB du MSC FANTASIA et l AQUACLASS de CELEBRITY.
chapitre 1: introduction et avertissement
A) introduction
Cette croisière est la 18 ème apres
- 8 croisières COSTA
- 3 Croisières ROYAL CARIBBEAN
- 3 croisières CELEBRITY ( dont 2 an aquaclass)
- 1 croisière MSC
- 1 croisière NCL
- 1 croisière PRINCESS
Pourquoi avoir choisi cette Croisière en yacht club ?
Nous avions envie d essayer le concept et les curieux que nous sommes , se demandaient ce que valait réellement le yacht club....
De plus les prestations annoncées correspondent a ce que l on recherche : du calme , la qualité du service, un restaurant gastronomique....
Enfin le dernier facteur déterminant a été le prix ! Nous ne voulions pas payer trop cher sans savoir si cela nous plairait vraiment ....
1150 euros la semaine par personne nous a paru être un prix raisonnable.
B) avertissement
Le titre peut sembler très protocolaire mais comme tout le monde le sait, le yacht club est un sujet très sensible sur le forum.... 😕
Beaucoup de polémiques de railleries a la limite des insultes ... 😠
A qui s adresse donc ce compte rendu ?
- a tous ceux qui aimeraient savoir.ce que vaut vraiment le yacht club
- aux personnes qui se demandent s il vaut mieux choisir le yacht club ou une compagnie premium
- a tous les forumeurs qui comme moi se sont toujours demande a quoi servait réellement un majordome
- a toutes les personnes bien intentionnées qui aiment lire les comptes rendus et participer a des échanges constructifs.
A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄
Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre
Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄
Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre
Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
On n'a pas aimé l'Islande English translation pending
Ce qui compte ce n'est pas la destination mais le voyage dit-on et pourtant...
Après quelque pays parcourus, nous voilà en Islande. Pays de glace, soufré, pays de mes rêves.
Un pays rude, c'est vrai. 3 semaines le temps de s'imprégner réellement n'auront pas suffi.
Et puis là, la déception...la première raison, c'est bien sur le tourisme de masse et ses dérives.
Comment échapper à ces foules d'aoutiens venus cliquer sur un appareil dont ils n'utiliseront probablement que très rarement ces instants capturés. Je me pose la question à maintes reprises. En rentrant je tombe sur un reportage intitulé "l'islande destination phare en europe" (http://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/lislande-destination-phare-en-europe_1795406.html). S'échapper, parcourir des chemins inconnus, voila la seule issue, au prix de maintes efforts.
L'accueil des islandais me surprend. J'ai en tête une belle anecdote. Fin d'AM, nous roulons en quête d'une brasserie locale que le LP nous décrit. On arrive harassés, un peu perdus et là une dame sort de l'entrepot, ouvre la porte à toute volée et nous hurle véritablement et simplement "CLOSED" et referme sa porte sans attendre son reste. Surpris, je me dis : quel peuple !! Difficile de généraliser mais quand même...
Et puis que dire des prix exorbitants pratiqués par les gentils islandais. La faute à la crise nous dit-on. Oui sans doute mais on est quand même de belles vaches à lait.
On se reprend car un voyage quoi qu'on en dise c'est toujours bien. Ces paysages grandioses, terre de glaces, pays de mes rêves, plus si sûr. Je retournerai sans doute à Yellowstone ou à Lanzarote car ces payasages lunaires me fascinent mais sans doute plus chez les vikings.
Bien à vous
Arnaud
Un mois à circuler seule en Iran English translation pending
Je rentre tout juste d’un mois passé seule à circuler en Iran (sans réservation de transport ou d’hôtel). Plutôt que de raconter mon expérience qui n’intéressera que modérément les uns ou les autres, je prefère me tenir à votre disposition pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez sur mon expérience des hôtels, de l’argent, des rencontres, des tenues vestimentaires, du statut de femme seule, etc.
De Miami à Savone "Costa Luminosa" du 17 mars au 14 avril 2014 English translation pending
Nous avons joué les prolongations en combinant le tour de Miami à Miami en 10 jours et le retour vers Savone en 17 jours...
Cela fait 28 jours sur le bateau et je ressens encore les effets du mal de terre...cela diminue peu à peu!!!!Enfin, je suis prête à commencer mon récit..
Je remarque que, comme la photo de mon avatar est le Luminosa, il n'y a rien à changer...C'était à Saint-Martin il y a deux ans!!!
Voici le début...
Le Myanmar en dix points, octobre 2012 English translation pending
1- L'arrivée à Yangon
L'aéroport a été mis aux normes internationales, il est devenu bien plus pratique et agréable. Les formalités de douane ne sont pas très longues et sans tracas. Concernant le visa, il est à ce jour impossible de l'obtenirà l'arrivée. Sauf à demander le " bizness visa" qu'on ne vous accordera qu'avec les justificatifs nécessaires et 100 dollars. Donc , dans TOUS les cas, il est préférable de faire le visa avant l'arrivée dans le pays. Soit en France, soit à L'ambassade du Myanmar pour ceux qui transitent par Bangkok.(voir mon post à ce sujet.)
Surtout ne pas changer d'argent dès la sortie, près des tapis de livraison des bagages.Le plus mauvais taux de change de la Birmanie..! Attendre et changer uniquement 50 ou 100 euros aux différents guichets de banques dans le hall principal. Bien sûr, le taux sera encore meilleur au marché central en ville. Banque MIDB. A la sortie, les taxis vous attendent. On vous demandera 10 dollars Us pour une course en ville. C'est évidemment plus cher que le tarif habituel. Mais les négociations sont difficiles car ils sont en situation de force et c'est une petite mafia qui règne sur l'endroit. Le meilleur tarif sera de 7000 Kyatts soit près de 8 dollars Us. Compter une petite demi- heure pour se rendre dans le centre de Yangon. À plusieurs ce n'est donc pas vraiment cher.
Pas de WiFi à l'aéroport sauf à ruser avec les hôtesses du poste accueil - information dans le hall. Connexion "D Link" ...
-2- l'argent.
C'est à Yangon que vous aurez les meilleurs taux. Contrairement à ce qu'affirment certains guides papiers de l'année mais néanmoins totalement obsolètes, vos euros seront acceptés. Vous pourrez les changer en Kyatts à Yangon voire même en dollars.. Les meilleurs taux de change ne sont pas obligatoirement dans la rue. La banque MIDB au marché central de Yangon propose souvent de meilleurs taux que les changeurs au black et c'est sans risque. Toutefois il est possible de changer dans la rue avec les précautions d'usage si on vous propose un taux nettement plus avantageux. Pour une somme importante ça peut devenir intéressant. Attention quand même aux arnaques toujours possibles. Ne faites jamais cette opération seul(e), ni dans un endroit trop isolé. Les billets de 100 euros seront toujours payés plus chers que ceux de 50 euros. Toutefois, il est nettement préférable de vous munir de dollars. En coupures différentes car à chaque fois qu'on vous imposera le paiement en dollars, on vous précisera qu'il est impossible de vous rendre la différence en dollars si vous ne donnez pas la somme juste. Sachez que le train ou l'avion ne pourront être payés qu'en dollars Us cash. Pas de carte de crédit...! Sinon pas de billet.!!! Donc ne changez pas une fortune en Kyatts. Privilégiez les dollars Us. Quitte à changer vos euros en dollars US. Le plus simple est de vous munir de dollars US avant votre arrivée au Myanmar. N'oubliez pas les coupures de 5 et 1 dollars. Quant aux DAB- ATM.. Ils font une réelle apparition dans les grandes villes, mais pour l'instant n'acceptent AUCUNE CARTE de crédit. Oubliez donc vos Visas , Master Card ou Américan Express , Gold ou pas...Elles ne vous seront d'aucune utilité. Ce qui signifie par voie de conséquence qu'il faut partir avec suffisamment de cash faute à devoir rentrer plus vite que prévu. Cela dit, il me semble que ça va évoluer assez vite. ATTENTION. Le moindre défaut cosmétique sur un de vos billets et il sera systématiquement refusé. Vérifiez donc que vos coupures ne comportent AUCUNE tâche , rayure ou inscription, si minimes soient- elles. C'est extrêmement agaçant de se voir refouler son dernier billet de 100 dollars à cause d'une tâche équivalent à la pointe d'un stylo. ( du vécu ..) À la mi- octobre 2012, l'Euro se changeait pour 1100 Kyatts et le dollar US pour 850 k.
3- l'hôtellerie.
C'est peu dire que les prix ont augmenté. À Yangon, ils ont doublé voire triplé sans que la qualité suive. Il reste cependant possible de se loger aux alentours de 20 à 30 dollars pour une chambre double si vous n'êtes pas trop exigeants sur le confort et l'esthétique. En général , à ce prix, c'est propre. Les petit- déjeuners sont quasiment toujours inclus. Mais ceci vaut pour la basse saison. Il semblerait que cela devienne incertain voire pénible de se loger en pleine saison touristique. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas. En général, les hôtels d'état, sont plus chers et bien moins entretenus. De plus ils alimentent la junte militaire. Le boycott est donc, à double titre, justifié. Cependant il est toujours compliqué de savoir avec exactitude si l'hôtel est privé ou pas. C'est un peu moins cher en dehors de la capitale mais cela reste élevé pour un pays asiatique de ce niveau.
4- la restauration.
Cela reste bon, voire excellent et abordable. Les plats sont souvent goûteux et bien préparés. Un plat moyen tourne autour de 3000 Kyatts et une bière 66 cl autour de 1500 kyats. Une bouteille d'eau 300 Kyatts et un Coca 600 Kyatts . Beaucoup de petits restos sympas où en général on mange des plats savoureux. Certains endroits offrent de la bière pression. La "Myanmar beer" se vend 600 kyats la chope. Il est à éviter systématiquement les lieux où ne figurent pas les prix sur les menus. C'est souvent source de petits désagréments. Exemple le "Lashio" à Mandalay pourtant si chaudement recommandé par le Lonely. Lui préférer sans hésitation, le "Rainbow" à 50 mètres de là, qui offre une salle climatisée à l'étage et d'excellentes bières pressions mousseuses à souhait. Le tout pour des prix doux , des plats variés et un service diligent. À NOTER: les inconditionnels du café noir auront soin d'acheter du café soluble avant de partir ou à Yangon. Sinon ils auront comme très souvent au Myanmar, un mélange , café, lait et sucre, plutôt insipide pour les amateurs de café noir non sucré. Les amateurs de thé n'auront pas de soucis.
-5- la culture.
Les Birmans sont entrés dans le 21 siècle avec les IPhones, IPads et autres trucs du même genre. Les cafés internet sont de plus en plus nombreux même si la vitesse de la connexion n'est pas toujours au rendez- vous. De plus en plus d'hôtels se mettent au WiFi. Mais l'internet reste sous contrôle d'état. Le printemps birman n'est pas pour demain. Malgré un afflux touristiques important ces derniers semestres, les Birmans n'ont rien perdu de leur gentillesse. Les sourires sont toujours présents et chaleureux. Mais pour combien de temps encore..? On distingue les prémices de changement. La grande majorité ne parle ni ne comprend l'Anglais, ou alors avec un accent tellement horrible qu' il est toujours difficile de comprendre leur propos. Cependant, la jeune génération , plus scolarisée, commence à s'y mettre avec bonheur. Les jeunes et les moins jeunes ont conservé l'habit traditionnel même s'il m'est arrivé de croiser des Birmans punk aux cheveux roses à Yangon et quelques jolies filles en jean moulant...😉 Les questions politiques seront abordées prudemment par les Birmans. Vous n'êtes pas dans une démocratie, ne l'oubliez pas. À ma connaissance, peu voire pas du tout de délinquance. Seule une japonaise aurait été assassinée l'an dernier. Mais ce serait un cas isolé. Les gens, à de rares exceptions près, ne refusent pas d'être photographiés. Dites simplement merci pour les photos effectuées et tout se passera bien.
-6- les moyens de transports.
- La voix ferrée reste le mode de transport le plus onéreux vis à vis du service offert. Très lents et souvent très vieux, les trains sont peu confortables, même si vous choisissez la classe supérieure. Il faut toujours payer en Dollars et votre prix, en qualité de touriste sera majoré. C'est ainsi que vous payerez 33 dollars pour un trajet Yangon > Mandalay contre 21 dollars le même trajet en bus moderne, climatisé. - Les bus sont bien entretenus et modernes. Certains ne transportent que 29 passagers. Donc vous avez vraiment de la place pour vous étendre. Les prix sont honnêtes. Le seul inconvénient se situe dans le fait que les gares routières ont été largement décentrées et localisées dans la petite banlieue, en général à 5 ou 6 kms du centre ville. Donc un surcoût pour s'y rendre. Attention: À Mandalay tout le monde vous dira que la gare routière est à 11 kms du centre ville pour justifier les 6000 Kyatts de transport qu'on vous démandera. C'est Faux.! De la gare vers le centre en pick- up collectif, c'est 1500 Kyatts. Et du centre vers la gare c'est théoriquement 3000 Kyatts. Sauf à la sortie des hôtels pour touristes, où c'est doublé, évidemment. Info: pour les bus de Yangon à Mandalay , aller en face de la Gare de trains. Nombreuses représentations de Cies de bus. Ça facilite bien les choses.!!! - L'avion.. Le plus cher bien sûr mais aussi le plus rapide evidemment, parfois le plus commode voire même quelques fois le seul moyen de transport existant entre 2 destinations. ( exemple entre Myikyita et BHAMO > Uniquement Myanmar Airways. 44 dollars Us aller simple. Toutes les autres possibilités de transport ont été suspendues depuis un an et demi. Ce que semblent ignorer tous les guides papiers, y compris les plus récents et les plus célèbres.) TOUJOURS payable en Dollars . Cartes de crédit non acceptées. Quatre compagnies aériennes nationales qui ne desservent pas toutes les mêmes endroits. Facile d'obtenir l'info dans les agences locales. Routes et prix. Toujours avoir une copie du passeport. Exigé au moment de l'achat du billet. ( pour l'instant) . - le bateau. Généralement assez lent et plutôt cher pour les touristes qui devront , là aussi, systématiquement payer en Dollars US. À titre d'exemple une couchette dans le bateau lent entre BHAMO et MANDALAY, vous coûtera 60 dollars pour une nuit. C'est nettement excessif pour le confort offert. Sachez que les locaux payent 20000 kyatts pour la même prestation...presque 3 fois moins cher.!! Il vous reste l'entrepont, sur une natte en paille de riz pour 9 dollars.. Là, pas de surtaxe. - les transports urbains. Pas vraiment satisfaisant en terme de confort mais vous trouverez toujours une moto, un Tuk Tuk , ou un taxi collectif pour vous emmener à destination. Négociation des prix toujours nécessaire. - il est, paraît- il interdit de louer des scooters aux étrangers. J'ai cependant constaté que cette interdiction n'était pas respectée. Cela reste toutefois onéreux si on compare avec les pays asiatiques environnants. Mais tout à fait possible à Mandalay. La location de vélo se fait sans problème. Compter 2000 kyats par jour. L'allocation de scooters entre 8000 et 10000 Kyatts / jour. Pas de concurrence pour faire baisser les prix. Dans tous les cas, négocier.
7- l'artisanat.
Le Myanmar est riche d'artisanat en pierres, tissus, mais surtout en objets laqués. Pour la plupart, ils sont réalisés traditionnellement et avec soin. Cependant avec l'afflux touristique certaines pièces sont de moindre qualité et avec une finition qui laisse à désirer de façon à tirer les prix vers le bas. Sachez que , la plupart du temps, les beaux objets, entièrement réalisés à la main, boîtes, assiettes, coffres, seront relativement chers. C'est le prix pour la qualité. Et c'est à Bagan que vous trouverez les plus belles pièces dans ce domaine. Ne soyez jamais trop pressés d'acheter. Fouillez et comparez.. Pas seulement les prix, mais aussi la qualité, cela va sans dire.
8- les télécommunications
Oubliez vos IPhones , Galaxy , et autres Blueberry qui ne vous quittent jamais . Au Myanmar pas de " roaming". Vous ne pourrez ni appeler ni être appelé sur vos beaux smartphones. Mais bien sûr vous pourrez appeler des postes fixes birmans ou mieux encore avec Skype quand vous aurez du WiFi. Le coût d'une carte SIM reste prohibitif. Compter encore au moins 200 dollars. Possibilité de location à l'aéroport pour 2 dollars par jour et une caution de plus de 100 dollars. L'Internet se développe mais reste souvent très lent. Quant au WiFi, seuls quelques hôtels ou guest- houses vous l'offriront, mais la tendance est, là encore, au développement . Les communications locales sont généralement facturées 100 Kyatts la minute.
9- l'électricité.
C'est souvent une source d'insatisfaction. Les délestages sont parfois quotidiens et durent toute la journée. Ce qui signifie que si votre hôtel n'a pas de groupe électrogène, vous ne pourrez pas profiter d'une chambre bien fraîche car votre climatisateur ne fonctionnera pas. Et pire encore , dans certains hôtels, vous n'aurez même pas d'eau car pas de pompe... C'est donc une question à poser systématiquement à la réception de l'hôtel que vous avez choisi. Dernière chose. Vous n'aurez pas besoin d'adaptateur pour vos différents chargeurs de batteries, car nos prises peuvent s'enficher dans les leurs.
10- la religion.
La religion d'état est le Boudhisme. Mais on voit de plus en plus de mosquées et il y a des quartiers dans certaines villes qui sont devenus à dominante islamique. On trouvera aussi des communautés chrétiennes mais qui restent en minorité. À aucun moment la religion ne semble poser problème aux voyageurs. Sauf peut- être à refuser l'aumône aux jeunes bonzes qui se plantent devant vous à attendre un petit subside. Mais c'est alors un choix personnel.
L'aéroport a été mis aux normes internationales, il est devenu bien plus pratique et agréable. Les formalités de douane ne sont pas très longues et sans tracas. Concernant le visa, il est à ce jour impossible de l'obtenirà l'arrivée. Sauf à demander le " bizness visa" qu'on ne vous accordera qu'avec les justificatifs nécessaires et 100 dollars. Donc , dans TOUS les cas, il est préférable de faire le visa avant l'arrivée dans le pays. Soit en France, soit à L'ambassade du Myanmar pour ceux qui transitent par Bangkok.(voir mon post à ce sujet.)
Surtout ne pas changer d'argent dès la sortie, près des tapis de livraison des bagages.Le plus mauvais taux de change de la Birmanie..! Attendre et changer uniquement 50 ou 100 euros aux différents guichets de banques dans le hall principal. Bien sûr, le taux sera encore meilleur au marché central en ville. Banque MIDB. A la sortie, les taxis vous attendent. On vous demandera 10 dollars Us pour une course en ville. C'est évidemment plus cher que le tarif habituel. Mais les négociations sont difficiles car ils sont en situation de force et c'est une petite mafia qui règne sur l'endroit. Le meilleur tarif sera de 7000 Kyatts soit près de 8 dollars Us. Compter une petite demi- heure pour se rendre dans le centre de Yangon. À plusieurs ce n'est donc pas vraiment cher.
Pas de WiFi à l'aéroport sauf à ruser avec les hôtesses du poste accueil - information dans le hall. Connexion "D Link" ...
-2- l'argent.
C'est à Yangon que vous aurez les meilleurs taux. Contrairement à ce qu'affirment certains guides papiers de l'année mais néanmoins totalement obsolètes, vos euros seront acceptés. Vous pourrez les changer en Kyatts à Yangon voire même en dollars.. Les meilleurs taux de change ne sont pas obligatoirement dans la rue. La banque MIDB au marché central de Yangon propose souvent de meilleurs taux que les changeurs au black et c'est sans risque. Toutefois il est possible de changer dans la rue avec les précautions d'usage si on vous propose un taux nettement plus avantageux. Pour une somme importante ça peut devenir intéressant. Attention quand même aux arnaques toujours possibles. Ne faites jamais cette opération seul(e), ni dans un endroit trop isolé. Les billets de 100 euros seront toujours payés plus chers que ceux de 50 euros. Toutefois, il est nettement préférable de vous munir de dollars. En coupures différentes car à chaque fois qu'on vous imposera le paiement en dollars, on vous précisera qu'il est impossible de vous rendre la différence en dollars si vous ne donnez pas la somme juste. Sachez que le train ou l'avion ne pourront être payés qu'en dollars Us cash. Pas de carte de crédit...! Sinon pas de billet.!!! Donc ne changez pas une fortune en Kyatts. Privilégiez les dollars Us. Quitte à changer vos euros en dollars US. Le plus simple est de vous munir de dollars US avant votre arrivée au Myanmar. N'oubliez pas les coupures de 5 et 1 dollars. Quant aux DAB- ATM.. Ils font une réelle apparition dans les grandes villes, mais pour l'instant n'acceptent AUCUNE CARTE de crédit. Oubliez donc vos Visas , Master Card ou Américan Express , Gold ou pas...Elles ne vous seront d'aucune utilité. Ce qui signifie par voie de conséquence qu'il faut partir avec suffisamment de cash faute à devoir rentrer plus vite que prévu. Cela dit, il me semble que ça va évoluer assez vite. ATTENTION. Le moindre défaut cosmétique sur un de vos billets et il sera systématiquement refusé. Vérifiez donc que vos coupures ne comportent AUCUNE tâche , rayure ou inscription, si minimes soient- elles. C'est extrêmement agaçant de se voir refouler son dernier billet de 100 dollars à cause d'une tâche équivalent à la pointe d'un stylo. ( du vécu ..) À la mi- octobre 2012, l'Euro se changeait pour 1100 Kyatts et le dollar US pour 850 k.
3- l'hôtellerie.
C'est peu dire que les prix ont augmenté. À Yangon, ils ont doublé voire triplé sans que la qualité suive. Il reste cependant possible de se loger aux alentours de 20 à 30 dollars pour une chambre double si vous n'êtes pas trop exigeants sur le confort et l'esthétique. En général , à ce prix, c'est propre. Les petit- déjeuners sont quasiment toujours inclus. Mais ceci vaut pour la basse saison. Il semblerait que cela devienne incertain voire pénible de se loger en pleine saison touristique. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas. En général, les hôtels d'état, sont plus chers et bien moins entretenus. De plus ils alimentent la junte militaire. Le boycott est donc, à double titre, justifié. Cependant il est toujours compliqué de savoir avec exactitude si l'hôtel est privé ou pas. C'est un peu moins cher en dehors de la capitale mais cela reste élevé pour un pays asiatique de ce niveau.
4- la restauration.
Cela reste bon, voire excellent et abordable. Les plats sont souvent goûteux et bien préparés. Un plat moyen tourne autour de 3000 Kyatts et une bière 66 cl autour de 1500 kyats. Une bouteille d'eau 300 Kyatts et un Coca 600 Kyatts . Beaucoup de petits restos sympas où en général on mange des plats savoureux. Certains endroits offrent de la bière pression. La "Myanmar beer" se vend 600 kyats la chope. Il est à éviter systématiquement les lieux où ne figurent pas les prix sur les menus. C'est souvent source de petits désagréments. Exemple le "Lashio" à Mandalay pourtant si chaudement recommandé par le Lonely. Lui préférer sans hésitation, le "Rainbow" à 50 mètres de là, qui offre une salle climatisée à l'étage et d'excellentes bières pressions mousseuses à souhait. Le tout pour des prix doux , des plats variés et un service diligent. À NOTER: les inconditionnels du café noir auront soin d'acheter du café soluble avant de partir ou à Yangon. Sinon ils auront comme très souvent au Myanmar, un mélange , café, lait et sucre, plutôt insipide pour les amateurs de café noir non sucré. Les amateurs de thé n'auront pas de soucis.
-5- la culture.
Les Birmans sont entrés dans le 21 siècle avec les IPhones, IPads et autres trucs du même genre. Les cafés internet sont de plus en plus nombreux même si la vitesse de la connexion n'est pas toujours au rendez- vous. De plus en plus d'hôtels se mettent au WiFi. Mais l'internet reste sous contrôle d'état. Le printemps birman n'est pas pour demain. Malgré un afflux touristiques important ces derniers semestres, les Birmans n'ont rien perdu de leur gentillesse. Les sourires sont toujours présents et chaleureux. Mais pour combien de temps encore..? On distingue les prémices de changement. La grande majorité ne parle ni ne comprend l'Anglais, ou alors avec un accent tellement horrible qu' il est toujours difficile de comprendre leur propos. Cependant, la jeune génération , plus scolarisée, commence à s'y mettre avec bonheur. Les jeunes et les moins jeunes ont conservé l'habit traditionnel même s'il m'est arrivé de croiser des Birmans punk aux cheveux roses à Yangon et quelques jolies filles en jean moulant...😉 Les questions politiques seront abordées prudemment par les Birmans. Vous n'êtes pas dans une démocratie, ne l'oubliez pas. À ma connaissance, peu voire pas du tout de délinquance. Seule une japonaise aurait été assassinée l'an dernier. Mais ce serait un cas isolé. Les gens, à de rares exceptions près, ne refusent pas d'être photographiés. Dites simplement merci pour les photos effectuées et tout se passera bien.
-6- les moyens de transports.
- La voix ferrée reste le mode de transport le plus onéreux vis à vis du service offert. Très lents et souvent très vieux, les trains sont peu confortables, même si vous choisissez la classe supérieure. Il faut toujours payer en Dollars et votre prix, en qualité de touriste sera majoré. C'est ainsi que vous payerez 33 dollars pour un trajet Yangon > Mandalay contre 21 dollars le même trajet en bus moderne, climatisé. - Les bus sont bien entretenus et modernes. Certains ne transportent que 29 passagers. Donc vous avez vraiment de la place pour vous étendre. Les prix sont honnêtes. Le seul inconvénient se situe dans le fait que les gares routières ont été largement décentrées et localisées dans la petite banlieue, en général à 5 ou 6 kms du centre ville. Donc un surcoût pour s'y rendre. Attention: À Mandalay tout le monde vous dira que la gare routière est à 11 kms du centre ville pour justifier les 6000 Kyatts de transport qu'on vous démandera. C'est Faux.! De la gare vers le centre en pick- up collectif, c'est 1500 Kyatts. Et du centre vers la gare c'est théoriquement 3000 Kyatts. Sauf à la sortie des hôtels pour touristes, où c'est doublé, évidemment. Info: pour les bus de Yangon à Mandalay , aller en face de la Gare de trains. Nombreuses représentations de Cies de bus. Ça facilite bien les choses.!!! - L'avion.. Le plus cher bien sûr mais aussi le plus rapide evidemment, parfois le plus commode voire même quelques fois le seul moyen de transport existant entre 2 destinations. ( exemple entre Myikyita et BHAMO > Uniquement Myanmar Airways. 44 dollars Us aller simple. Toutes les autres possibilités de transport ont été suspendues depuis un an et demi. Ce que semblent ignorer tous les guides papiers, y compris les plus récents et les plus célèbres.) TOUJOURS payable en Dollars . Cartes de crédit non acceptées. Quatre compagnies aériennes nationales qui ne desservent pas toutes les mêmes endroits. Facile d'obtenir l'info dans les agences locales. Routes et prix. Toujours avoir une copie du passeport. Exigé au moment de l'achat du billet. ( pour l'instant) . - le bateau. Généralement assez lent et plutôt cher pour les touristes qui devront , là aussi, systématiquement payer en Dollars US. À titre d'exemple une couchette dans le bateau lent entre BHAMO et MANDALAY, vous coûtera 60 dollars pour une nuit. C'est nettement excessif pour le confort offert. Sachez que les locaux payent 20000 kyatts pour la même prestation...presque 3 fois moins cher.!! Il vous reste l'entrepont, sur une natte en paille de riz pour 9 dollars.. Là, pas de surtaxe. - les transports urbains. Pas vraiment satisfaisant en terme de confort mais vous trouverez toujours une moto, un Tuk Tuk , ou un taxi collectif pour vous emmener à destination. Négociation des prix toujours nécessaire. - il est, paraît- il interdit de louer des scooters aux étrangers. J'ai cependant constaté que cette interdiction n'était pas respectée. Cela reste toutefois onéreux si on compare avec les pays asiatiques environnants. Mais tout à fait possible à Mandalay. La location de vélo se fait sans problème. Compter 2000 kyats par jour. L'allocation de scooters entre 8000 et 10000 Kyatts / jour. Pas de concurrence pour faire baisser les prix. Dans tous les cas, négocier.
7- l'artisanat.
Le Myanmar est riche d'artisanat en pierres, tissus, mais surtout en objets laqués. Pour la plupart, ils sont réalisés traditionnellement et avec soin. Cependant avec l'afflux touristique certaines pièces sont de moindre qualité et avec une finition qui laisse à désirer de façon à tirer les prix vers le bas. Sachez que , la plupart du temps, les beaux objets, entièrement réalisés à la main, boîtes, assiettes, coffres, seront relativement chers. C'est le prix pour la qualité. Et c'est à Bagan que vous trouverez les plus belles pièces dans ce domaine. Ne soyez jamais trop pressés d'acheter. Fouillez et comparez.. Pas seulement les prix, mais aussi la qualité, cela va sans dire.
8- les télécommunications
Oubliez vos IPhones , Galaxy , et autres Blueberry qui ne vous quittent jamais . Au Myanmar pas de " roaming". Vous ne pourrez ni appeler ni être appelé sur vos beaux smartphones. Mais bien sûr vous pourrez appeler des postes fixes birmans ou mieux encore avec Skype quand vous aurez du WiFi. Le coût d'une carte SIM reste prohibitif. Compter encore au moins 200 dollars. Possibilité de location à l'aéroport pour 2 dollars par jour et une caution de plus de 100 dollars. L'Internet se développe mais reste souvent très lent. Quant au WiFi, seuls quelques hôtels ou guest- houses vous l'offriront, mais la tendance est, là encore, au développement . Les communications locales sont généralement facturées 100 Kyatts la minute.
9- l'électricité.
C'est souvent une source d'insatisfaction. Les délestages sont parfois quotidiens et durent toute la journée. Ce qui signifie que si votre hôtel n'a pas de groupe électrogène, vous ne pourrez pas profiter d'une chambre bien fraîche car votre climatisateur ne fonctionnera pas. Et pire encore , dans certains hôtels, vous n'aurez même pas d'eau car pas de pompe... C'est donc une question à poser systématiquement à la réception de l'hôtel que vous avez choisi. Dernière chose. Vous n'aurez pas besoin d'adaptateur pour vos différents chargeurs de batteries, car nos prises peuvent s'enficher dans les leurs.
10- la religion.
La religion d'état est le Boudhisme. Mais on voit de plus en plus de mosquées et il y a des quartiers dans certaines villes qui sont devenus à dominante islamique. On trouvera aussi des communautés chrétiennes mais qui restent en minorité. À aucun moment la religion ne semble poser problème aux voyageurs. Sauf peut- être à refuser l'aumône aux jeunes bonzes qui se plantent devant vous à attendre un petit subside. Mais c'est alors un choix personnel.
Trouver un camping à Bora Bora? English translation pending
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île
merci pour tout vos conseils
Quelle destination choisir en Europe? English translation pending
Bonjour à tous,
Afin de célébrer la fin de nos études universitaires en mai 2011, moi et d'autres étudiants québécois aimerions faire un voyage culturel dizaine de jours en Europe. Je ne sais pas encore combien nous serons, mais certainement plus que six, et moins que vingt. Nous ne savons pas trop quelle destination choisir. Certes, il serait bien que le coût de la vie de l'endroit ne soit pas trop cher, étant donné que nous sommes des étudiants qui sortons tout juste de l'école et que, par conséquent, nous ne sommes pas les plus riches. :-) Qu'avez-vous à nous conseiller? Comme certains d'entre nous sommes déjà allés à Paris, nous aimerions visiter un autre endroit. De plus, nous avons l'intention de dormir dans des Auberges Jeunesse (nous avons tous entre 18 et 25 ans, environ). .. Et, aussi, nous sommes des étudiants en lettres (littérature française), donc s'il pouvait y avoir quelque part un lien avec notre champ d'études, nous en serions bien contents! :-)
Merci!
Afin de célébrer la fin de nos études universitaires en mai 2011, moi et d'autres étudiants québécois aimerions faire un voyage culturel dizaine de jours en Europe. Je ne sais pas encore combien nous serons, mais certainement plus que six, et moins que vingt. Nous ne savons pas trop quelle destination choisir. Certes, il serait bien que le coût de la vie de l'endroit ne soit pas trop cher, étant donné que nous sommes des étudiants qui sortons tout juste de l'école et que, par conséquent, nous ne sommes pas les plus riches. :-) Qu'avez-vous à nous conseiller? Comme certains d'entre nous sommes déjà allés à Paris, nous aimerions visiter un autre endroit. De plus, nous avons l'intention de dormir dans des Auberges Jeunesse (nous avons tous entre 18 et 25 ans, environ). .. Et, aussi, nous sommes des étudiants en lettres (littérature française), donc s'il pouvait y avoir quelque part un lien avec notre champ d'études, nous en serions bien contents! :-)
Merci!
Au pays de Kandy, le Sri Lanka English translation pending
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plut��t qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plut��t qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Partenaires pour voyage à vélo en France en août/septembre English translation pending
Bonjour,
Je me cherche un petit groupe pour faire un voyage de vélo en France cet été. J'aimerais partir 2 semaines en Aout ou Septembre et faire environ 40 à 80 km par jour sur des terrains pas trop valoneux... Je suis du Québec et j'ai 47 ans alors des gens entre 35 et 55 ans serait l'idéal! Je n'ai pas choisi de région en particulier mais la Loire, la Normandie, la Bretagne, l'Alsace et la provence sont des endroits qui me tente! Je ne veux pas que pédaler... Je veux visiter!!! Peut-être même me joindre à un groupe qui s'est déjà choisi une agence pour tout organiser et transporter les bagages!!!
Je me cherche un petit groupe pour faire un voyage de vélo en France cet été. J'aimerais partir 2 semaines en Aout ou Septembre et faire environ 40 à 80 km par jour sur des terrains pas trop valoneux... Je suis du Québec et j'ai 47 ans alors des gens entre 35 et 55 ans serait l'idéal! Je n'ai pas choisi de région en particulier mais la Loire, la Normandie, la Bretagne, l'Alsace et la provence sont des endroits qui me tente! Je ne veux pas que pédaler... Je veux visiter!!! Peut-être même me joindre à un groupe qui s'est déjà choisi une agence pour tout organiser et transporter les bagages!!!
Vendanges en France - septembre English translation pending
Bonjour,
Je ferai un voyage de 3 mois cet automne. Départ prévu 30 août, retour au début décembre.
J'aimerais possiblement débuter mon voyage en faisant les vendanges quelque part en France. J'aimerais obtenir toute information pertinente afin de m'aider dans ce projet. Par exemple, est-ce mieux de trouver un vignoble avant d'arriver? Où chercher? Y a-t-il une bonne demande?
Si je prévois faire les vendanges au début septembre, quelles régions sont recommandées?
Vous avez déjà fait les vendanges : des commentaires, impressions, suggestions?
Merci à l'avance!!!! 🙂
Je ferai un voyage de 3 mois cet automne. Départ prévu 30 août, retour au début décembre.
J'aimerais possiblement débuter mon voyage en faisant les vendanges quelque part en France. J'aimerais obtenir toute information pertinente afin de m'aider dans ce projet. Par exemple, est-ce mieux de trouver un vignoble avant d'arriver? Où chercher? Y a-t-il une bonne demande?
Si je prévois faire les vendanges au début septembre, quelles régions sont recommandées?
Vous avez déjà fait les vendanges : des commentaires, impressions, suggestions?
Merci à l'avance!!!! 🙂
Gran Canaria... a trip that wasn't exactly thrilling
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

L'Uruguay, pourquoi pas? English translation pending
Si vous cherchez l’aventure, le dépaysement total, les paysages extraordinaires, la rando, ce n’est pas en Uruguay qu’il faut aller. Je le savais avant de partir.
Simplement l’envie de découvrir un autre pays, un autre mode de vie. Trouver de la chaleur et du soleil pour les vacances de Noël, passer des vacances cool !
Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’émigration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)
Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.
Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….
Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !
COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)
Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠
Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.




Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.
MERCEDES (1 nuit)
Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.
Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.
Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.
Plage de la agraciada : aucun intérêt
Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.
Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.
Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !
SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)
Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?



Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.
On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.





Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.

A suivre....
Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’émigration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)
Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.
Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….
Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !
COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)
Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠
Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.




Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.
MERCEDES (1 nuit)
Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.
Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.
Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.
Plage de la agraciada : aucun intérêt
Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.
Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.
Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !
SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)
Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?



Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.
On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.





Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.

A suivre....
Bons plans pour le Transatlantique Costa Pacifica du 17 novembre 2019 Marseille-Rio English translation pending
Bonjour,
Si vous êtes intéressés par des échanges de bons plans sur cette croisière, merci de me contacter.
A bientôt
Sécurité au Brésil English translation pending
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans!
tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et
tout ça de partout au bresil???????
je projette d y aller en routarde de decembre a mars????
bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem?????
vous pensez vraiment que ça craint ???????
etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot
martine
On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html