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Mes adresses au Cambodge English translation pending
by Greenfairy · 2013-09-01 · 15 replies
Bonjour,

suite à la demande d'un ami allant au Cambodge, je partage avec vous mes adresses GH/restau/lieux que je lui ai indiqué. J'ai vécu 1 an et demi au Cambodge en 2007 et 2008. Bien que les choses ont du changer à vitesse grand V, ça peut toujours dépanner certains et peut-être mis à jour par d'autres voyageurs !

Phnom Pehn

- Musée du Génocide S-21, Palais Royale, Wat Phnom (temple), le marché central (Central Market avec plein de contre façon pas chères !), l'école des arts et de la danse (Apsara Arts Association) et l'île de la soie : Koh Dah.

- Pour sortir : Poontoon (bar peniche, dj electro, hip hop....), The Heart of Darkness (institution de la capitale !)

- Pour dormir :
http://www.springguesthouse.hostel.com/

- Pour manger : les bouibouis de rues, sinon bon resto : The Tamarind (avec terrasse sur le toit) http://www.phnom-penh.biz/guide-cambodge/Phnom-Penh/Restaurant/the-tamarind

Avant il y avait un quartier routard sur les bords du Lac Boueng Kak, mais tout a été rasé, les familles expropriées et le lac asséché il y a 2 ans pour en faire un super quartier résidentiel !

Pour voyager entre Siem Reap et Phnom Penh prendre le bus qui s’arrête a Skuon, la ville des mygales ! spécialité culinaire locale !

Siem Reap

La ville des temples mais aussi des expats et des horde de touristes, c'est pas le Cambodge pour moi !

- les temples d’Angkor bien sur ! Ajouter le temple de Bantey Srey en granit rose, la cascade de Phnom Kulen

- Pour dormir : Babel Guesthouse (https://www.facebook.com/BabelSiemReap?ref=ts)

- Pour sortir : X Bar (bar sur un toit), Asana, et une vraie boite khmere : le Zone One !

- Pour manger : hors boui boui de rues qui sont excellents, le Silk Garden, le Singing Tree Café, le Khmer Kitchen

Mondolkiri

Région montagneuse isolée, tribus reculées, trecks - Aller au village de Sen Moronom, départ des excursions - Pour dormir : Long vibol guesthouse

Battambang

Ville 100% khmère - contacter Seth, il est chauffeur de moto taxi et guide et c’était un bon pote à moi, il est super sympa, ouvert, il aime partager ses connaissances du pays: https://www.facebook.com/peseth.pov

- Aller dans la campagne, les rizières, les vergers .... il y a un temple en haut d'une colline et surtout aller voir un spectacle de l’école de cirque Tini Tinou (ONG cambodgienne géniale qui récupère des enfants des rues et les forme aux métiers des arts du cirque), flâner dans les rues pleines de maisons coloniales et l'attraction Bamboo Train une experience locale !

- Pour dormir : Chhaya Hotel

- Pour manger : le white rose ! excellent, frais, 100% local et pas cher, parfait pour les ptis dej également

- Pour sortir : pas grand chose a part le Riverside Balcony Bar, ville calme sans trop de touristes ni d'expat, vraie ville khmère

Kampot

La ville du poivre

- De Kampot vous pouvez aller en bateau à Rabbit Island, petite ile calme.

- Sinon Kampot est juste une petite ville coloniale sympa car peu touristique, il y a la culture du poivre (réputé le meilleur au monde) et un parc national.

- Pour visiter les alentours, le tuk-tuk reste le plus utile. Avant il y avait une ancienne station climatique coloniale en haut d'une montagne Le Bokor, il y a avait un hôtel casino, église, un palais, des bâtiments en ruines (guerre khmers rouge et vietnam) ambiance shinning ! mais la encore tout a été rasé il y a 2 ans pour faire un complexe hôtelier luxueux ! http://www.google.fr/search?q=bokor&hl=fr&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=DwlSUJK9IoW2hAehtYCYBQ&ved=0CCwQsAQ&biw=1280&bih=685

Kep

Station balnéaire charmante mais pas grand chose à faire à part plage et farniente ou louer un vélo et flâner, découvrir les anciennes maisons coloniales abandonnées ....

- Pour manger : Kimly (prés du petit port) le meilleur crabe au poivre vert du monde ! Et un super endroit pour avoir des tuyaux par le patron sur les endroits a découvrir.

- Pour dormir : Vanna Bungalow

Sihanoukville (Kompong Som en khmer)

Plages, plongée, farniente

- Éviter la Chivas Guesthouse sur la plage c'est des escrocs et c'est sale (puces, rats) !

- Pour dormir : Shanti Shanti guesthouse (bungalows perchés sur pilotis 15 dollars pour 2pers) sur la plage de Otres Beach http://www.shantishanti.sitew.com/#Accueil.A

- Pour manger : plein de barbecues sur la plage

Voilà
Vignettes auto en Allemagne et Autriche English translation pending
by Petitvivi · 2013-09-01 · 13 replies
Qui peut m'aider ? Nous partons dimanche avec halte en Allemagne à Augsburg pour nous rendre ensuite dans la région de Salzbourg (Autriche) ensuite. Dois-je avoir une ou des vignettes ? Si oui où me les procurer (j'habite en Belgique) Merci de votre aide
Concours Photos VF Septembre 2013: "Les Taxis du monde" English translation pending
by Jemaflor · 2013-09-01 · 237 replies
Le jeux Concours photos VF de Septembre 2013 est lancé !

Le thème ? « Les Taxis du monde »

Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …

Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.

Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.

Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.

Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;

Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre

A vos photos … et bonne chance !

Jean
Retour d'un voyage de 3 semaines en Malaisie péninsulaire et Bornéo English translation pending
by Megareg · 2013-08-31 · 9 replies
Bonjour à tous,

J'ai voyagé 3 semaines (21 jours complets sur place) en juillet et vous propose un retour en espérant que cela serve à d'autres... Ma façon de remercier ce site et ses lecteurs pour toutes les infos reçues avant le voyage!

1er constat: en 3 semaines, il est tout à fait pertinent de faire la péninsule ET Bornéo; l'argument parfois évoqué comme quoi "mieux vaut privilégier la proximité" n'a plus de sens depuis longtemps avec l'avion, Bornéo étant plus rapide à rejoindre depuis KL que bien des destinations de la péninsule:

Mon parcours:

- Kuala Lumpur: 5 jours et demi, partagés entre le début et à la fin du trip: j'ai personnellement bien aimé cette ville, et si vous y passez plus que les 2-3 jours habituels, visitez les alentours (grottes de Batu, voir la forêt du FRIM)

- Kuching, Bornéo: avion pris depuis KL, pour 5 jours sur place: j'ai adoré Bornéo, ma destination préférée. Visite du parc Bako, où je recommande vivement de dormir sur place (penser à réserver un mois avant!) le coucher du soleil "au bout du monde" et balade de nuit ayant été pour moi le summum de tout mon séjour. Visité aussi le centre de réhabilittaion des Orangs-Outans de Semenggoh. Beaucoup de gens soulignent la nature de Bornéo, effectivement mais moi je soulignerai aussi l'atmosphère paisible de Kuching, sa diversité culturelle avec ses peuples natifs que sont les Iban, Bidayu etc. 5 jours m'ont paru presque trop court!

- Penang, par avion depuis Bornéo: honnêtement, j'ai été un peu déçu, surtout en arrivant de cette Bornéo si tranquille. Se retrouver dans le traffic de Georgetown ne m'a pas enchanté. Impossible de se promener en toute quiétude, il faut sans cesse faire attention aux voitures et mobilettes vous frôlant presque le long de ses rues sans trottoirs. Penang Hill n'a qu'un intérêt limité. Je me suis sinon limité à la Ville de Georgetown, les alentours sont peut-être intéressants. 2 jours et demi sur place m'ont paru bien assez.

- Iles Perhentians: petit paradis effectivement, même si on se retrouve quasi exclusivement entre touristes occidentaux (et même européens). L'occasion de se reposer, de faire de la plongée (voire passer son paddys), du snorkelling, la fête le soir (sur long Beach). 5 jours sur place ont été vraiment sympa.

- Cameron Highlands: sympa comme montagnes, une nouvelle fois c'est hyper touristique, mais j'ai pu y voir la rafflesia, découvrir la culture orang asli et voir plantations et usine à thé le tout en une seule journée! Les visites guidées, si elles sont chères, valent néanmoins le coup pour toutes les explications données. Un jour et demi ont été bons mais on peut faire plus si on souhaite randonner encore.

- Puis retour à KL pour la fin.

A refaire, je changerai Penang pour Singapour que je n'ai pu faire car on m'en a dit du bien.

Attention: j'ai eu de gros problèmes de retrait de liquide avec ma carte Visa (7 banques testées à Penang, seule une m'a donné du cash). Et je n'ai pas été le seul français confronté à ce problème. Je peux indiquer le nom de ma banque en PV pour ceux qui le souhaitent.

Avantages du pays: langue anglaise omniprésente et caractères latins donc communication facile, diversité culturelle, niveau de développement élevé avec ses avantages (bon réseau de transport, confort moderne etc.) mais tarifs toujours intéressants, pays pas trop sale (comparé à d'autres pays tropicaux) et avec une conscience écologique grandissante.

Inconvénients: moins authentique que d'autres pays de la région (peu de folklore, peu de vieille pierre, pas de danses ou artisanat, constat surtout vrai pour la péninsule), alcool relativement cher pour le pays en péninsule (pas à Bornéo!)

N'hésitez pas à me contacter pour toutes questions!

Régis
Itinéraire en octobre prochain au Québec avec enfant English translation pending
by Pseudofee · 2013-08-31 · 9 replies
bonjour à tous, j'ai réserver des billet d'avions (paris -montreal/montreal paris) pour ma petite famille (2 adultes et notre fils de presque 3 ans) du 17 octobre au 30 octobre prochain (pendant nos vacances scolaires). je pensais qu'octobre était une belle saison pour venir au quebec...en lisant plusieurs discussions je realise que je me suis trompé. bref les billets ne sont pas modifiables sans payer un gros supplément donc nous viendrons quoi qu'il arrive :)))

auriez vous quelques conseil d'itineraires à ces dates avec de jolies chose a voir (nous sommes déjà venu en fevrier2008 avec mon mari et sommes allés à montreal, quebec, Laurentides nous avions fait des glissades et ballade en traineau). un itineraire decontracté car notre loulou est turbulant, peu patient...

je m' y prend un peu tard mais j'ai reservé sur un coup de tete...besoin de voyage, d'ailleurs....merci d'avance pour votre aide !!!!!
MSC splendida avril 2014 première croisière English translation pending
by Mirkasand · 2013-08-29 · 26 replies
Bonjour

Nous venons de réserver notre première croisière avec la compagnie MSC sur le Splendida départ de Marseille le 12 Avril 2014. Notre cabine 11067 vu sur mer avec balcon. Nous voyageons en famille mon mari et moi et mes deux enfants 12 et 15 ans.On fête les 50 ans de mon mari nos 10 ans de mariage et ma fille fêtera sont anniversaire sur le bateau !!! Escales : Genes, Naples, Messine, Tunis, Barcelone Grâce au forum j'ai trouvé une majorité de réponse à mes questions, qui sont nombreuses ;) Questions boisson , nous prendrons le forfait eau pour les repas au restaurant et des forfaits soda pour mes enfants, 1er question j'ai lu qu'au niveau de la cafét on y trouvait boisson chaude (café et thé) et eau fraiche à disposition c'est bien cela ? Pouvez vous me confirmer qu'il y a bien au petit déjeuner du chocolat pour les enfants .... Budget boisson pour la semaine pour nous 4 /300 euros/ le tout compris pour 4 /490 euros/ Question restaurant, vaut il mieux prendre le premier ou le deuxième service 18h30 ou 21h ? Question Escale les excursions proposé par MSC sont un peu hors budget pour nous 4. Nous voudrions les organiser par nous meme, je sais qu'a Tunis il y a des Taxis, je pense que nous allons prendre cette options. Pour Barcelone nous allons utiliser les transports de la ville. Reste les escales a Naples et a Génes que me conseillez vous ?

merci a tous de vos réponses Cordialement
Hébergement et compagnie à la Réunion/Maurice English translation pending
by Manawone · 2013-08-29 · 9 replies
Bonjour, Je pars pour une troisième fois début décembre à Mada, au bout des trois mois de visa écoulés, j'aimerai me balader à la Réunion et Maurice avant de rentrer en métropole. Je ne suis pas très argenté donc je campe ou cherche des plans d'hébergement, vous l'avez compris, pas cher. Je compte sur vos expériences et vous remercie. Je pars seul et cherche également de la compagnie. Eric.
Compte rendu de croisière en mer Baltique sur le Celebrity Constellation (12 au 24 août 2013) English translation pending
by Van15 · 2013-08-25 · 5 replies
Bonjour à tous!

Me voici de retour d'une superbe -encore et toujours- croisière avec Celebrity Cruises sur la Mer Baltique. Ayant glané des infos à gauche et à droite sur ce site pour préparer au mieux cette croisière, je me dois de vous faire part de mon séjour. Je tenterai d'être la plus complète mais si vous avez encore des questions, n'hésitez pas!

Vous êtes prêts?????? C'est parti!!!! 😉

Lundi 12 août - Amsterdam

Nous sommes arrivés sans encombre à la gare d'Amsterdam Centraal. Pour rejoindre le terminal, vous avez 2 possibilités: - vous y rendre à pied car il se situe à +/- 1,5km de la gare (vous restez sur le trottoir en sortant de la gare et vous prenez sur votre gauche - vous suivez l'eau et de loin, vous verrez votre bateau) - vous prenez le tram 26 direction Ijborg (l'arrêt du tram est dans la zone A, vous verrez d'énormes panneaux reprenant plusieurs lettres en sortant de la gare) et vous descendez à l'arrêt Muziek Gebouw; c'est ce que nous avions fait et nous l'avons regretté!!! 2,60€ par personne pour faire 1 arrêt!!!!!

Nous nous sommes rendus au terminal des passagers - qui est indiqué très clairement - et nous avons directement été pris en charge: remise des bagages, puis direction le check-in où il a fallu prendre son mal en patience... Peu de guichets ouverts alors que j'ai l'impression que tous les passagers se sont données rdv en même temps :-)

Après 1h d'attente, nous posons enfin le pied sur le bateau. Premières impressions: il est beaucoup plus petit que ceux de nos croisières précédentes (Equinox et Solstice) et on sent qu'il a déjà qq années derrière lui (traces d'usure et de rouille, joints pas très propres dans la salle de bain, hublot perméable et très sale...); malgré ces constatations, nous sommes tout de même ravis de repartir avec Celebrity et nous nous réjouissons de sentir le bateau démarrer.

Après le verre d'accueil, direction l'Oceanview car nous avons faim ;-) Le buffet est similaire aux autres bateaux tant du point de vue de la quantité que de la qualité. Nous partons ensuite à la découverte du bateau même si pas mal de lieux sont déjà connus tels que le Café Al Bacio (mmmhhh 😛), le Michaël's Club, Bistrot on 5.... Les piscines sont plus petites et il y a moins de sièges disponibles mais on se rendra compte au final que cela ne posera pas trop de problème au vu de la météo 🤪 Quant à la cabine, elle est plus petite, plus "vieillotte", il y a moins d'espacement de rangement... mais bon , difficile de surpasser les bateaux de la classe Solstice... Les bagages arrivent rapidement ce qui nous permet de ranger le tout à notre aise...

Ayant payé les pourboires à l'avance, nous avons pu opter pour le Select Dining, ce qui signifie que nous pouvons nous rendre au restaurant à l'heure de notre choix. Arrivés à 20h30, on nous propose sans problème une table pour 2 près de la fenêtre... Le pied, j'adore ça! Qualité et service au top, comme d'habitude... On va encore prendre quelques kilos durant ces 12 jours....😛

Pas de spectacle pour nous ce soir-là car il a lieu trop tôt (19h et 21h) ce qui se répétera quasi tous les jours 🙁 C'est bien dommage, nous sommes en vacances et n'avons donc pas envie d'aller dormir avec les poules 😉

Mardi 13 août - en mer

Nous prendrons notre petit déjeuner à l'Oceanview, comme tous les autres matins. Nous nous rendrons compte de l'âge avancé de la majorité des passagers et de la présence de nombreuses personnes en chaise roulante... éléments que nous n'avions pas constaté sur nos 2 autres croisières.

Nous allons vivre une journée assez difficile car la mer est très agitée et donc, le bateau bouge énormément. Impossible de marcher droit! Au point que les membres de l'équipage vont venir fermer les piscines car toute l'eau en sort! Pluie, ciel couvert et bas, les gens sont en pull et basket, ça nous change de nos croisières en Méditerranée et Adriatique!

Au programme donc: repos et sieste! A notre réveil, le soleil a fait son apparition... direction la piscine intérieure car il fait vraiment trop frais que pour être à l'extérieur en bikini. On profite du sauna, du jacuzzi et du calme... Le bonheur!

Nous allons ensuite nous préparer pour la soirée de gala, la soirée du commandant; tout le monde est sur son 31. Rdv au théâtre pour le verre de bienvenue par le capitaine suivi du spectacle Ihollywood, qui est une reprise de musiques de film par la troupe du bateau... Pas mal, mais il faut aimer le genre...
Itinéraire de 2 semaines à la Réunion en octobre English translation pending
by 27fifi · 2013-08-25 · 8 replies
Bonjour,

Après moult recherches, lectures d’avis, demandes de renseignements, nous avons enfin élaboré un itinéraire plus ou moins définitif pour nos deux semaines à la Réunion. Chose pas vraiment facile, vu la quantité de choses à voir -)

Précision, nous voyagerons en octobre en compagnie de nos deux enfants de 14 et 11 ans.

Merci beaucoup de nous donner vos avis, conseils et remarques sur notre programme J

En espérant que celui-ci est réalisable, (bien sûr tout est fonction de la météo aussi), voici le détail :

Jour 1 – 6 octobre - dimanche

Arrivée Saint-Denis 8h40, prise en charge de la voiture

Cascade Niagara, baignade

Cirque de Salazie

Cascade Blanche

Cascade Voile de la mariée

Maison Folio

Nuit à Hell-Bourg au Relais des Gouverneurs

Jour 2 – 7 octobre – lundi

Randonnée Forêt de Bébour – Belouve – Trou de Fer – Hell-Bourg

Nuit à Hell-Bourg au Relais des Gouverneurs

Jour 3 – 8 octobre - mardi

Randonnée Col des Bœufs – Marla - La Nouvelle – Col des Bœufs

Nuit à Bras-Panon, Gîte Le Medinilla

Jour 4 – 9 octobre - mercredi

Visite du site de Takamaka

Visite exploitation vanille famille Roulof St-André

Temple Tamoul du Colosse et Siva Soupramanien à St-André

Bassin La Paix à Bras Panon

Vue sur Grand Etang

Plaine des Palmistes

Vue sur la vallée de Grand Bassin depuis le belvédère

Visite Maison du volcan (si ouvert)

Cratère Commerson

Nuit au gîte du volcan

Jour 5 – 10 octobre - jeudi

Randonnée au cœur du volcan (balcon de Dolomieu)

Plaine des palmistes

Cascade Biberon

Eglise de St-Anne

Bassin bleu Ravine Petit St-Pierre

Nuit à Sainte-Rose au gîte le Matilona

Jour 6 – 11 octobre - vendredi

Découverte de la région est et sud

Piton-Sainte-Rose, église Notre-Dame-des-Laves, Vue sur le littoral

Anse des cascades

Coulées de laves

Vue depuis l’ancien port de Tremblet

Jardin volcanique depuis le puits arabe

Le jardin des parfums et des épices (à voir les avis sont contraires)

Piscine du puits des anglais

Le Cap méchant

Nuit au Cap méchant, chambres d’hôtes du Cap méchant

Jour 7 – 12 octobre – samedi

La Marine de Vincendo

Rivière Langevin, Bassin des Hirondelles, Cascade du Trou Noir et cascade Grand Galet

Marine de Langevin

Manapany-les-Bains, piscine naturelle

Grand Anse

Visite de St-Pierre, Temple Tamoul Karli

Domaine du Café Grillé

Route pour Entre-Deux, visite

Nuit à Entre-Deux, chambres d’hôtes Entre-deux-Rêves

Jour 8 – 13 octobre – dimanche

Ballade jusqu’à l’Arche naturelle dans la Ravine du Bras de la plaine

Route des 400 virages pour Cilaos

Panorama depuis la Roche Merveilleuse

Visite de Cilaos, maison de la broderie, vieilles maisons créoles

Nuit à Cilaos, Hôtel des neiges

Jour 9 – 14 octobre – lundi

Randonnée à la cascade de Bras Rouge

Visite de Ilet à Cordes

Nuit à Cilaos, Hôtel des neiges

Jour 10 – 15 octobre – mardi

Etang-Salé-les-Bains, plages de sable noir

Tour de l’Etang

Conservatoire botanique de Mascarin

Eglise du Sacré Cœur (à côté du conservatoire)

Visite de St-Leu, église, hôtel de ville, chapelle, etc

Nuit à St-Leu, Leu Bleu Austral

Jour 11 – 16 octobre – mercredi

Kélonia, observatoire des tortues marines

Lagon de St-Leu

Nuit à St-Leu, Leu Bleu Austral

Jour 12 – 17 octobre – jeudi

Piton Maïdo, très tôt

St-Gilles-les-Bains

Plages (la Saline, l’Ermitage, Roches Noires, Boucan Canot)

Ravine de St-Gilles (Bassin Malheur, Bassin des Aigrettes, Bassin Cormorans)

Nuit à St-Leu, Leu Bleu Austral

Jour 13 – 18 octobre – vendredi

Dos d’Ane, ballade au Cap Noir

Marché de St-Paul

Tour des Roches et baignade à Grand Bras

Nuit à St-Leu, Leu Bleu Austral

Jour 14 – 19 octobre – samedi

Lagon de St-Leu

Visite de St-Denis, Rue de Paris, Jardin de l’Etat, Temples, point de vue des Trois Bancs, etc

Retour de la voiture à 18h00

Vol de retour à 20h20 à l’aéroport de St-Denis
Ile thailandaise à conseiller avec deux enfants English translation pending
by Melhor · 2013-08-23 · 4 replies
Bonjour à tous,

nous avons une grande envie de soleil, et avons décidé de partir fin avril début mai 2014, pour environ 9 jours. Budget: 4000 à 4500€. Nous sommes avec 2 enfants de 10 et 8 ans qui adorent la mer et la plage. Nous n'aimons pas quand il y a plein de monde et quand c'est tout bétonné, mais nous ne sommes pas non plus des sauvages qui fuyons la foule; on a rien contre les ptits restos animés le soir par exemple. Au début nos choix se tournaient vers les Antilles françaises, mais niveau budget, ça ne semblait pas rentrer (à moins que, si vous voyez que c'est possible, nous sommes preneurs), puis on a regardé la Rép dominicaine, mais les critiques sur les complexes hoteliers all inclusive semblent souvent sévères; puis la curiosité nous a fait regardé Phuket, Koh tao, ko samui, Koh phangan, et ça a l'air faisable. En fonction de tous ces critères, ainsi que la facilité d'accès, quelle ile thai me conseillez vous? A cette période de l'année que pouvons nous attendre du climat (côté andaman/ côté golfe)?

Merci
Un mois au Sri Lanka ou Vietnam English translation pending
by Pimpreunelle · 2013-08-20 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je prépare mon voyage de fin d'année et j'hésite entre le Viet Nam et le Sri Lanka. Je pars avec mon compagnon et peut-être 2 amis qui nous accompagneraient... La durée du séjour serait de 1 mois.

Mais, après m'être renseignée un peu partout, je n'ai pas réussi à prendre ma décision, les avis concernant le Sri Lanka sont très divergents ! C'est pourtant un pays qui a l'air magnifique, riche en culture et paysages. Pourtant, plusieurs personnes m'ont alerté sur le côté "miséreux" de la population. On m'a aussi parlé de la galère pour trouver une chambre avec un minimum de propreté et pas trop cher. On m'a aussi dit que les femmes devaient se baigner habillée, voir ne pas se baigner du tout à cause des requins.... Bref ! au secours ! Quelqu'un pourrait me dire si toutes ces appréciations ne sont que balivernes ?? :S

Mon ami et moi sommes des voyageurs plutôt baroudeurs, nous ne préparons rien et organisons sur place. Nous n'aimons pas le côté "touristes anglais" mais nous ne voulons pas non plus tomber sur des guest houses miteuses...

Du coup pour l'instant, je me tourne vers le Viet Nam...

Merci à tous pour vos retours,
Votre région préférée de la France English translation pending
by Carl4 · 2013-08-15 · 37 replies
Quel est votre région préférée de la France (excluant Paris et ses environs ) et pourquoi ? ( Nature, culture, nourriture...)
Visiter Ghardaïa (Algérie) English translation pending
by Butterfly81 · 2013-08-14 · 5 replies
Salam alikoum,

Voila ! j'avais ouvert un post car je voulais organiser un petit circuit en Algérie. Mais la je suis vraiment tentée par visiter Ghardaia ! cette belle région

Je serrai véhiculer mais la bas, je ne connais pas d'hôtel ! Si vous avez de bonne adresses, des hôtels pas cher même si c'est des hôtels de petits particulier !

Merci pour votre aide
Escale d'une journée à Lima English translation pending
by Sixfan · 2013-08-13 · 9 replies
Que voir de plus typique lors d'une escale d'une journée à Lima ( callao). Merci pour vos conseils
Itinéraire Utah, Colorado, Wyoming 3 semaines en juillet 2014 English translation pending
by VallM17 · 2013-08-08 · 97 replies
Bonjour,

Après un premier voyage en avril dernier, on a attrapé le virus et on envisage de retourner dans l'ouest américain en juillet 2014 pour visiter les parcs que nous n'avons pas pu faire cette année. Nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants qui auront 9 et 11 ans. Je vous soumets l'itinéraire prévu pour recueillir vos avis et suggestions :

J1 : vol Paris - SLC J2 : SLC - Moab > rando Corona et Bowtie arches J3 : Dead Horse point + Canyonlands J4 : Arches J5 : descente du Colorado en raft (je sais qu'en juillet c'est pépère mais ça me va bien !) J6 : Moab - Mesa Verde > visite de la partie wetherill mesa J7 : Mesa Verde > visite de la partie Chapin mesa J8 : The Needles J9 : Monticello - Torrey > arrêts sur l'UT95 (house on fire faisable avec les enfants ?) + scenic drive de Capitol Reef J10 : Torrey - Bryce canyon > rando à Kodachrome Basin J11 : Bryce canyon - SLC > rando Peekaboo loop le matin, route l'après-midi J12 : SLC - Jackson > outlets de Park City le matin, route l'après-midi J13 : Grand Teton J14 : Grand Teton J15 : Jackson - Cody > Old trail town + rodeo J16 : Cody - Yellowstone J17 à J20 : Yellowstone J21 : West Yellowstone - SLC J22 : vol SLC - Paris

Je précise que nous avons déjà fait Bryce canyon, d'où un passage rapide prévu l'an prochain. La rando Peekaboo loop est-elle facilement faisable pour les enfants ?

Merci par avance de vos avis
Voyage photos dans le nord Vietnam English translation pending
by Sergiophoto · 2013-08-07 · 29 replies
Bonjour,

Je suis nouveau sur le forum même si je le lis depuis pas mal de temps déjà. Serge, 34 ans, marié, fan de photos et de voyages 😉

Je serais au Vietnam 3 semaines pour raison professionnel et je souhaiterais faire un tour photo dans le nord (7/8 jours grand max) au début ou à la fin de mon séjour du 7/10 au 26/10. Début ou fin de séjour niveau température et ciel dégagé ?

Je pas mal bouquiné sur le sujet et je vous propose mon itinéraire et les quelques questions.

Jour 1 : arrivée à Bac Ha par le bus de nuit (pas cher par rapport au train), hôtel Sunday, location d'une moto pour mes déplacements (une adresse sérieuse où je peux louer une moto sans laisser mon passeport ? 10$ pour une minsk) Marché de Cancau (samedi matin), Boucle en moto Ta Van Chu - Bac Ha (passe t-elle par Ban Pho ou je dois redescendre jusqu'à Bac Ha pour faire cette boucle ?)

Jour 2 : Marché de Bac Ha (dimanche matin), Trajet jusqu'à Ha Giang, Hotel Ha Giang Resort.

Jour 3 : Trajet jusqu'à Dong Van, arrêt village de Can Ty, Hotel Hoang Ngoc

Jour 4 : Visite Lung Cu et Sa Phin (autres villages ?) Hotel Hoang Ngoc

Jour 5 : Trajet jusqu'à Ha Giang - Col Ma Pi Leng, Méo Vac, Yen Minh, Hotel Ha Giang Resort

Jour 6 : Trajet jusqu'à Hoang Su Phi - Ho Noong, col de Cong Troi, Hotel ???

Jour 7 : Trajet jusqu'à Bac Ha - Coc Pai, et petit chemin jusqu'à la TL153 au dessus de Bac Ha.

Donc voila pour l'itinéraire photo. Quand pensez vous ? Mes escales ne sont pas trop éloignées ? Je peux avoir une journée de plus donc si vous avez un stop en plus à me proposer pourquoi pas ! Toutes vos remarques me seront utile.

Merci
Tout ce qui se passe en Tunisie (début août) English translation pending
by Ninez · 2013-08-07 · 9 replies
Bonjour , je parts le 01/09/2013 en tunisie en famille et par route , et je suis rétisente avec tous ce qui se passe la ba, alors un conseil!!!
Islande: snowmobile - hébergement - aurore boréales English translation pending
by Evazion4 · 2013-08-05 · 3 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'une agence proposant de faire de la snowmobile dite "Skidoo". Nous allons sillonner l'île alors, pas de restriction sur le lieu. Dernière info, nous serons du 27.09 au 09.10 prochain en Islande.

Je profite de ce post, pour également demander des tuyaux d'hébergement (30€ max) pour les villes/ régions suivantes (période non propice pour le camping et trouver des logements à prix attractifs à ces dates): - Région de Myvatn - Stykkisholmur - SKAFTAFELL

Enfin, concernant les aurores boréales, avons des chances d'en voir à cette période ? Si oui, sommes nous obligés de passer par un "tour" ?? je crois qu'il est possible d'en voir dans la région de REYKJAVIK mais où exactement ??
Retour de terre sainte avec le Deliziosa du 12 au 23 juillet 2013 English translation pending
by Christel30 · 2013-07-30 · 6 replies
voila nous sommes rentrés de notre première croisière et comme j'ai trouvé très utile les info de ce forum, à mon tour de faire partager ce beau voyage.

embarquement/débarquement à savone rien à dire, tout a été parfait depuis le car à 10h30 à nice jusquà la cabine, et idem au retour. la prise en charge des valises depuis nice, c'est assez top!

le bateau SUPERBE. très très propre et soigné malgré que nous soyons très nombreux. le personnel (europeen ou pas) est très bien, un petit bémol pour l'hotesse francophone que je trouvais peu avenante et accueillante. le restaurant albatros est de bonne qualité, service à 21h15 rapide et efficace. la restauration est italienne et peu decevoir ceux qui ne l'apprecie pas. du coup nous y allions matin, midi et soir (sauf excursions). le buffet est très bien, diversifié et spacieux mais l'avons peu fréquenté, fuyant un peu la foule. les spectacles bien que très orientés italiano, sont de bonnes qualités, le théatre Duse très agréable. concernant les piscines, il fallait se lever tôt pour avoir un bout de transat! certains n'hésitent pas à le reserver dès 8h et pour de nombreuses heures! mais bon c'était pas très grave car il y a des transats partout sur les ponts extérieurs. les bars sont très agréables, surtout le mirabilis, le chocolat bar et le piano bar. c'est très agréable d'avoir des espaces plus fermés, loin du bruit parfois elevé dans les espaces communs.

la cabine nous avions la 8319 avec balcon (pont 8) assez spacieuse pour 3, rien à redire. le cabinier a été très efficace et gentil voir trop! (changement des serviettes de toilette 2 fois par jour, complétement inutile) aucun bruit ou très peu, bien que nous étions sous le buffet.

les excursions alors nous avions pris que des excursions Costa! en général, c'était bien organisé.

Katakolon : direction Olympie, le site est interressant, beaucoup de ruines mais avec un bon guide et beaucoup d'imagination, ça va.

haifa : 1er jour : Jerusalem et là nous sommes tombé en pleine fête juive (journée du souvenir pour le temple de salomon). donc beaucoup beaucoup de monde et nous avons été un peu bousculé le soir quand des musulmans qui levaient le jeun du ramadan se sont bagarrés avec des juifs qui se rendaient au mur des lamentations, et tout ça en pleine via dolorosa! nos amis militaires (très nombreux partout en israël) on tremis de l'ordre rapidement. sinon c'est une ville incroyable et bravo à Myriam notre guide d'avoir su gérer tout ça! néanmoins je me serais bien passé de la visite vente chez les diamantaires. je n'étais pas là pour ça. 2ème jour : la galilée; visite de Capharnaüm, cana, lac de tiberiade, fleuve jourdain et nazareth. journée plus tranquille, agréable malgré la chaleur. par contre Nazareth m'a beaucoup deçue, rien n'est mis en valeur et la ville est très sale.

Izmir : visite de l'incontournable site d'Ephèse, magnifique avec un guide Jamal, passionné et passionnant. vraiment à faire! par contre là encore la vente semi forcé au magazin de cuir est en trop et tout le monde râlait....normal!

Athènes : monté à l'acropole qui est encore malheureusement en rénovation. très beau point de vue sur Athènes là haut. puis 1h de libre dans le quartier de Plaka pour boutiques, etc....très sympa.

Citevecchia : direction Rome bien sur, pour visite de musée du vatican (au pas de course) et de la chapelle sixtine, toujours aussi magnifique. 1/2h dans la basilique Saint Pierre, puis direction le forum romain et le colisé. journée très très chargé avec pas mal de marche, très bien mais fatiguante!

voila pour mon petit compte rendu, mais il y aurais tellement à dire encore... n'hésitez pas à me poser des questions si je peux aider, comme beauoup m'ont aidé sur ce forum!

Marche Salinas de Maras (Cuzco) / Moray English translation pending
by JarMaat · 2013-07-28 · 12 replies
Bonjour, Je recherche une agence serieuse sur Cusco pour faire une marche Moray-Salinas de Maras-Urubamba. Merci pour vos informations, ERich
Budget pour un séjour à la Réunion English translation pending
by Doisneau · 2013-07-28 · 5 replies
Bonjour à tous Afin d'avoir une estimation sur le budget que je devrais prévoir pour un futur voyage à la Réunion pourriez vous m'aider en répondant à ces élémentsDate du voyage et nombre de joursNombre de personnesBudget total du vol d'avionBudget location de véhicule (type de véhicule)budget essenceHébergements (détaillé le type d'hébergements gites ou/et hôtels....)Budget nourritureBudget totalMerci pour toutes vos réponses😏😏😏😏
Petit-déjeuner sur le strip à Las Vegas English translation pending
by Yamen78 · 2013-07-26 · 12 replies
Bonjour,

nous serons dans quelques semaines à Las-Vegas au Venetian et au Bellagio.

Quelles sont les bonnes options pour le petit déjeuner ? --> c'est à dire tout près de l'hôtel et pas trop cher ?

J'en profite pour glisser une question qui n'avait pas trouvé de réponse dans un post précédant. Pour le "forfait buffet" à 49$, c'est à partir de quel age ? Comment ça se passe pour un enfant de 5 ans ?

Par avance, merci de vos réponses.
Six semaines au Vietnam (février et mars 2014) English translation pending
by Musvin · 2013-07-26 · 9 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple dans la soixantaine de Montréal. Nous souhaitons visiter les 3 régions du Vietnam l'hiver prochain. Nous pensons y séjourner six (6) semaines environ en février et mars 2014 et notre horaire est assez flexible. Déjà, j'ai recueilli plusieurs excellentes informations sur Voyageforum. Millle mercis aux contributeurs! J'ai quelques interrogations pour vous:

- Le Nord nous intéresse beaucoup mais selon certaines discussions, le temps y serait très froid. Faut-il que je retire cette région de notre voyage? Faire le Vietnam du Sud au Nord? - nous ferons certainement un petit détour (5 jours environ) au Cambodge. Est-ce que l'ajout d'une visite du Laos pourrait faire un itinéraire intéressant? Est-ce que le Laos est accessible en bateau à partir du Cambodge? -comme nous partirons de Montréal, la durée du vol sera longue, très longue 😉. Nous pensions faire une escale de 2-3 jours. Avez-vous un endroit à nous suggérer?

Merci beaucoup pour vos suggestions et commentaires, Musvin
Maroc: internet 3G et Wi-Fi English translation pending
by Ili007 · 2013-07-24 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je vais m'adresser ici surtout aux personnes vivant au Maroc, voilà je me rends au Maroc et ceux pour 1 mois, seulement meme si ce sont des vacances je dois quand meme travailler et j'aurais donc, besoin d'une connexion internet avec mon ordi portable. Je sais qu'il y a la bas des boutiques ou on peux disposer d'internet mais moi ce que je voulais savoir si Maroc Telecom, ou autre nous pouvions acheter une sorte de clé usb où je pourrais disposer d'internet wifi chez moi pour une période limité.

Savez vous les conditions?

Merci pour vos précieux renseignements.
Chott Melghir à moto - Algérie English translation pending
by Voyageur1606 · 2013-07-23 · 5 replies
Salut,

Est ce qu'il est possible de rouler et traverser chott Melghir au sud de Biskra en moto ( prolongement du chott djerid tunisien)? Y'a t'il des risques d'enlisement ? A quelle période de l'année est t'il possible de faire ça ? Enfin cette région est elle safe ?
Itinéraire Bolivie - Pérou English translation pending
by Jeaninfo · 2013-07-22 · 3 replies
Bonjour a tous,

J'arriverai sur La Paz le 30 aout prochain et je quitterai l'Amérique du sud par Lima le 27 octobre prochain vers Montréal soit 60 jours plus tard. Comme j'ai déja visité le nord du Péru dans la passé et je constate que les distances sont longue et les bus pas toujours vraiment a l'heure. Il faut se donner du temps pour les transports et du temps pour bien voir les choses a voir.

J'ai besoin de votre aide pour mon itinéraire car j'aimerais bien voir du paysage sans toutefois manquer les beaux endroits.

Voila la situation. En arrivant sur La Paz le vendredi 30 aout je devrais y passer une journée ou deux et par la suite passer les prochains 30 jours sur Cochabamba pour y suivre un cours d'espagnol afin de me perfectionner un peut... Je devrais suivre des cours du lundi au vendredi a raison de 5 heures par jour. Je profiterai donc de l'occasion de visiter tous se qui est possible de faire l'après midi et qui est facile d'accès la semaine et en fin de semaine autour de Cochabamba.

Par la suite j'aurai un autre mois pour visiter et j'aimerais bien Voir si cela en vaut la peine bien sur et le déplacement. J'adore rencontrer des gens et faire de la photo car mon passe temps est la photo des gens et les paysages visiter certain musée et fuir auta que possible les zones très touristes...

A la fin de mon cours, Je me demandais si cela ne serais pas une bonne idée, de prendre un vol de Cochamba et de me rendre le plus au sud possible vers Laguna Verde ou dans cette région et de revenir en autobus ou sur le pouce pour les arrets suivants :

Chuvica ( une journée ) Incluant Laguana Verde et Laguna Colorado

Uyuni (lac salé) (une journée)

Potosi ( une journée)

Sucre (deux journée)

La Paz (transit)

Capachica (une journée)

Péru - Cusco (4 journées)

Péru - Machu Picchu (une journée)

Péru - Arequipa (une journée)

Péru - Chivay et Yanque (une journée)

Péru - Corire (une journée)

Péru - Nazca (une journée)

Péru - Ica (ica) Une journée)

Péru - Pisco (une journée)

Péru - Lima - Miaflorest (1 ou 2 journée)

Un gros merci pour vos suggestions et si vous avez des petits endroits pour demeurer que vous avez aimer SVP me l'indiquer.

Jean de Montréal
Retour de voyage en Birmanie English translation pending
by Nic91 · 2013-07-22 · 39 replies
je rentre de birmanie , périple 15 j , un circuit merveilleux et complet ;renseignements a votre demande
Circuit de quinze jours au Vietnam en avril en famille English translation pending
by Nonotrotter · 2013-07-15 · 6 replies
Bonjour, je souhaite partir du 18 avril au 2 mai, en couple avec 3 enfants (10,12,14ans), ci-dessous, une proposition de circuit, qu'en pensez-vous?.Comme beaucoup, nous y allons dans un esprit de découverte des paysages et du mode de vie des vietnamiens.

Je suis ouvert à toutes les propositions, suggestions...

V18: Vol Paris-Hanoï S19:Arrivée à Hanoï, Nuit à Hanoï. D20: Départ pour la Baie d'Halong. Nuit à Halong. L:21 Visite Halong, aprés midi route vers Ning Ving, Nuit à Ning Bing. M22: Visite, Nuit à Ninh Binh M23:Visite, puis direction Hanoï et vol Hanoï-Hué, Nuit Hué. J24: Visite Hué, nuit Hué. V25: Hué Hoi-an, Nuit Hoi-An S26: Route vers Danang, Vol Danang-Hanoi+train de nuit vers Lao Cai puis Bac Ha. D27: Bac Ha visite marché et Nuit à Bac Ha L28: Bac Ha-Sapa (1h35)Nuit à Sapa. M29 Sapa- Mu Can Chai(2h15), Nuit à Mu Can Chai. M30: Mu Can Chai-Hanoï (4h19), Nuit à Hanoi. J1: Hanoi V2: Hanoi, vol Hanoi-Paris
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
by Naps · 2013-07-15 · 27 replies
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)

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