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Photos Golden Gate English translation pending
bonjour, au mois septembre nous serons a san Francisco
je me demandais a quel heures pour le soleil est-il le mieux pour prendre photos du golden gates
au fort point je crois qui est tres populaire ou autres
merci pour info
je me demandais a quel heures pour le soleil est-il le mieux pour prendre photos du golden gates
au fort point je crois qui est tres populaire ou autres
merci pour info
Carnet de voyage Canada-Québec et Ontario juillet 2015 English translation pending
Bonjour à tous, Expérience de notre balade de 21 jours et 3100 kms au Canada, Montréal, Gananoque, Toronto, Niagara, Ottawa, Québec, Mont Tremblant, Mauricie
09/07/2015 au 29/07/2015
JOUR 1 : 09/07/2015 MONTREAL 24° (24kms) Couvert
Atterrissage à 17h30. Julien de LOCATION DIRECT nous récupère et nous allons à l’agence pour prendre notre voiture, cela se situe à Laval. Ford Focus en main, nous allons jusqu’à chez nos amis à côté de Montréal. Soirée au top, champagne, buffet, on se couchera à 23h soit 5h du mat heure de France.
JOUR 2 : 10/07/2015 MONTREAL>GANANOQUE 20° à 30° (262kms) Soleil
Nous prenons la route afin de longer le St Laurent au maximum. Direction de sud-ouest, en route nous nous arrêtons à Upper Canada Village (environ 140kms de Montréal).Un site qui vaut le détour, pas moins 4 bâtiments authentiques ont été soigneusement sélectionnés puis remontés sur un terrain au bord de l’eau pour recréer une bourgade des années 1860. Eglise, école, scierie, lainerie, imprimerie et d’autres maisons ont fière allure, mais, ce qui restitue vraiment l’atmosphère d’antan, ce sont les activités proposées pat les artisans et les comédiens en costumes d’époque. Bref, ce n’est pas un musée mais un site très vivant avec possibilités de balades en charrette pour se prendre pour Charles Ingalls ! Reprise de la route vers Gananoque, 120 kms plus loin nous allons directement à notre B&B, le Westgate B&B. Accueil extraordinaire de Bruce et Esther, on discute et prenons un café pendant une heure ! Chambre et salle de bain et douche parfaite (2 chambres uniquement dans ce B&B). En soirée, balade à pied en ville puisque nous sommes à 5 minutes de la marina et du centre. Repas à The Purple House, la meilleure assiette de ce village de 5200 âmes et pas cher, carte limitée (4 pizzas et 4 salades, boissons). Ce soir, quelle chance, fête des pirates au village, défilé de char et concert sur la marina !
JOUR 3 : 11/07/2015 GANANOQUE>KINGSTON>GANANOQUE 20° à 28° (61kms) Soleil
Ce matin petit-déjeuner très copieux et fait maison par Esther, ses muffins étaient parfaits et sortis du four tout chaud, elle et son mari Bruce ont déjeuné avec nous, on est dans le salle à manger jouxtant la cuisine, je recommande totalement cet endroit ! Puis, on va tout simplement à pied à l’embarcadère des petites croisières vers les 1000 îles. 1h, 2h30 ou 5h au choix, on fera celle de 1h, c’est déjà un bon aperçu, ces îles sont devenues des lieux de villégiatures, où nombre de maisons y furent construites. Chacun a son bateau et jet ski souvent, la balade est à faire absolument. Pour l’anecdote, ces îles furent vendues il y a 150 ans pour 2$ ou une bouteille de vin ! Aujourd’hui cela vaut des millions de $... Puis pour cet après-midi, on décide d’aller se balader à Kingston, ancienne capitale du Canada-uni. Elle se situe sur les rives du lac Ontario et à l’embouchure du Canal Rideau. Ville hyper agréable, des fortifications se visitent, nous ferons le Fort Henry et Murney Tower. Par chance encore pour nous, un festival de rue se déroule ce WE, jongleurs, musiciens, chanteurs et sketches en tous genres. Nous rentrons sur Gananoque à notre B&B pour reposer les pieds !
JOUR 4 : 12/07/2015 GANANOQUE>COBOURG>TORONTO 22° à 30° (304kms) Soleil
Et de nouveau ce matin le petit déjeuner copieux de Esther ! Ils sont charmant je les recommande absolument au WestgateB&B. Il est temps de les laisser malheureusement. On prend donc la route vers Toronto, tout en longeant au possible le lac Ontario, les routes, les maisons et les fermes sont très ressemblantes à celle des USA. Je modifie un petit peu l’itinéraire pour passer à Cobourg. C’est vraiment au feeling que je me dirige vers celle ville inconnue en bordure du lac. Et bien, en arrivant en ville, il y a un rassemblement de vieille voiture américains des années 1950 à 1980. On s’arrête et parcourons à pied cette exposition annuelle. Il y a dans cette bourgade une plage immense et un port de plaisance superbe. Ce petit arrêt improvisé nous a fortement plu. Il nous reste 120kms pour aller à destination, nous arrivons à 17h à notre hôtel plutôt assez central sur la ligne de tramway N°505, très pratique pour aller au centre en 5 minutes seulement. Le temps de décharger la voiture, et nous prenons le « streetcars » autrement dit le tramway ici. Le chauffeur est sympa et dit-nous préciser le moment de descendre, malheureusement il nous oublie et nous descendons en plein Chinatown. Ben c’est pas mal ! C’est cosmopolite, et nous en profitons pour se balader dans le quartier de Kensington ! Et finissons dans un resto tibétain fameux.
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JOUR 1 : 09/07/2015 MONTREAL 24° (24kms) Couvert
Atterrissage à 17h30. Julien de LOCATION DIRECT nous récupère et nous allons à l’agence pour prendre notre voiture, cela se situe à Laval. Ford Focus en main, nous allons jusqu’à chez nos amis à côté de Montréal. Soirée au top, champagne, buffet, on se couchera à 23h soit 5h du mat heure de France.
JOUR 2 : 10/07/2015 MONTREAL>GANANOQUE 20° à 30° (262kms) Soleil
Nous prenons la route afin de longer le St Laurent au maximum. Direction de sud-ouest, en route nous nous arrêtons à Upper Canada Village (environ 140kms de Montréal).Un site qui vaut le détour, pas moins 4 bâtiments authentiques ont été soigneusement sélectionnés puis remontés sur un terrain au bord de l’eau pour recréer une bourgade des années 1860. Eglise, école, scierie, lainerie, imprimerie et d’autres maisons ont fière allure, mais, ce qui restitue vraiment l’atmosphère d’antan, ce sont les activités proposées pat les artisans et les comédiens en costumes d’époque. Bref, ce n’est pas un musée mais un site très vivant avec possibilités de balades en charrette pour se prendre pour Charles Ingalls ! Reprise de la route vers Gananoque, 120 kms plus loin nous allons directement à notre B&B, le Westgate B&B. Accueil extraordinaire de Bruce et Esther, on discute et prenons un café pendant une heure ! Chambre et salle de bain et douche parfaite (2 chambres uniquement dans ce B&B). En soirée, balade à pied en ville puisque nous sommes à 5 minutes de la marina et du centre. Repas à The Purple House, la meilleure assiette de ce village de 5200 âmes et pas cher, carte limitée (4 pizzas et 4 salades, boissons). Ce soir, quelle chance, fête des pirates au village, défilé de char et concert sur la marina !
JOUR 3 : 11/07/2015 GANANOQUE>KINGSTON>GANANOQUE 20° à 28° (61kms) Soleil
Ce matin petit-déjeuner très copieux et fait maison par Esther, ses muffins étaient parfaits et sortis du four tout chaud, elle et son mari Bruce ont déjeuné avec nous, on est dans le salle à manger jouxtant la cuisine, je recommande totalement cet endroit ! Puis, on va tout simplement à pied à l’embarcadère des petites croisières vers les 1000 îles. 1h, 2h30 ou 5h au choix, on fera celle de 1h, c’est déjà un bon aperçu, ces îles sont devenues des lieux de villégiatures, où nombre de maisons y furent construites. Chacun a son bateau et jet ski souvent, la balade est à faire absolument. Pour l’anecdote, ces îles furent vendues il y a 150 ans pour 2$ ou une bouteille de vin ! Aujourd’hui cela vaut des millions de $... Puis pour cet après-midi, on décide d’aller se balader à Kingston, ancienne capitale du Canada-uni. Elle se situe sur les rives du lac Ontario et à l’embouchure du Canal Rideau. Ville hyper agréable, des fortifications se visitent, nous ferons le Fort Henry et Murney Tower. Par chance encore pour nous, un festival de rue se déroule ce WE, jongleurs, musiciens, chanteurs et sketches en tous genres. Nous rentrons sur Gananoque à notre B&B pour reposer les pieds !
JOUR 4 : 12/07/2015 GANANOQUE>COBOURG>TORONTO 22° à 30° (304kms) Soleil
Et de nouveau ce matin le petit déjeuner copieux de Esther ! Ils sont charmant je les recommande absolument au WestgateB&B. Il est temps de les laisser malheureusement. On prend donc la route vers Toronto, tout en longeant au possible le lac Ontario, les routes, les maisons et les fermes sont très ressemblantes à celle des USA. Je modifie un petit peu l’itinéraire pour passer à Cobourg. C’est vraiment au feeling que je me dirige vers celle ville inconnue en bordure du lac. Et bien, en arrivant en ville, il y a un rassemblement de vieille voiture américains des années 1950 à 1980. On s’arrête et parcourons à pied cette exposition annuelle. Il y a dans cette bourgade une plage immense et un port de plaisance superbe. Ce petit arrêt improvisé nous a fortement plu. Il nous reste 120kms pour aller à destination, nous arrivons à 17h à notre hôtel plutôt assez central sur la ligne de tramway N°505, très pratique pour aller au centre en 5 minutes seulement. Le temps de décharger la voiture, et nous prenons le « streetcars » autrement dit le tramway ici. Le chauffeur est sympa et dit-nous préciser le moment de descendre, malheureusement il nous oublie et nous descendons en plein Chinatown. Ben c’est pas mal ! C’est cosmopolite, et nous en profitons pour se balader dans le quartier de Kensington ! Et finissons dans un resto tibétain fameux.
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Périple en Ecosse et à Londres English translation pending
Bonjour,
Nous rêvions de partir en Écosse à 6 : les parents, la femme, le beau père et sa compagne, et enfin, moi même. Hélas, le beau père est décédé en 2013 et c'est donc en son honneur que nous avons décidé de nous lancer à 5, dans ce voyage.
Nous avons choisi d'effectuer un open jaw : Marseille-Edimbourg-Londres-Marseille, pour profiter aussi, un peu de la capitale britannique.
Le vol aller sera effectué sur Ryanair, le retour, sur Easyjet et le Edimbourg-Londres, en bus de nuit.
La location de voiture (break, pour les valises) a été réservée sur carigami (très bon site)
Les hébergements ont été réservés sur airbnb, pratique pour loger 5 personnes à moindre coût.
Voici jour par jour, notre circuit : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Glencoe Valley-Fort William-Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool-Durness-Tongue-John O Groats-Dornoch-Loch Ness-Pitlochry-Edimbourg.
Lundi 8 juin 2015 : The great Departure : Marseille-Edimbourg
Météo : gris 12°C
Le vol Ryanair 1286 décolle à l'heure de Marignane. En 2h30, il arrive à Edimbourg. Nous rejoignons le centre en bus et trouvons notre appartement réservé sur airbnb, assez facilement.
La visite commence. Nous attaquons le Royal Mile, puis la cathédrale Saint Gilles. C'est vraiment une très belle ville gothique, pleine de charme.


Le repas du soir se déroule dans un pub.
Mardi 9 juin : The Castle day : Edimbourg
Météo : soleil 18°C
La matinée Est consacrée à la visite du superbe château, qui surplombe la ville. Il regroupe de nombreux petits musées, tous très intéressants.
L'après midi, nous nous rendons au Holyrood Palace, appartenant à la reine. Là aussi, la visite est très intéressante.
Puis nous déambulons dans Edimbourg. Nous rencontrons Bobby, le petit chien mort sur la tombe de son maître, qu'il a veillé durant des années (une bien belle histoire). 
Mercredi 10 juin : On the Road again : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Dummbarton
Nous récupérons notre voiture à la gare chez Europcar. Il y a un problème…
J'avais réservé un break, il n'en ont pas. Ils me donnent donc un monospace, mais je dois payer 200€ de plus...bref. Il fallait bien qu'on ait un souci avec Europcar, comme à chaque fois qu'on loue avec eux.
Nous prenons la route de Stirling et nous arrêtons au Memorial de Wallace, une belle tour gothique.
Après avoir grimpé dans les bois, nous arrivons à l'édifice, et nous lançons dans son ascension. Ce petit musée, est assez intéressant. La vue sur la région est très belle.
Puis nous reprenons la route vers le Loch Lomond. Nous pique niquons sur la rive Est, à la fin de la route, puis roulons vers Luss, un très beau petit village.
Nous avons droit à une visite privée de l'église par le pasteur qui passait par là, et qui l'a ouverte juste pour nous. Nous apprenons qu'elle cache un très grand secret et qu'elle attire bon nombre de pèlerins. Elle abriterait les reliques d'un personnage biblique très haut placé.
Nous continuons la route vers le nord, puis redescendons vers Dumbarton via Arrochar. La route dans les bois est spectaculaire.
A Dumbarton, notre appartement est un peu décevant, mais ce n'est que pour une nuit.Jeudi 11 juin : Sun is Shining : Dumbarton-Glencoe Valley-Ben Nevis-Isle of Skye
Météo : soleil 22°C
C'est la journée la plus chaude. Nous traversons la Glencoe Valley, rencontrons chevaux et moutons, touristes et joueurs de cornemuse. C'est magnifique.
Arrivés vers Fort William, nous pique niquons près du Ben Nevis. La vallée Glen Nevis est très verte, très belle, avec ses cascades et ses cours d'eau.
Nous faisons quelques petites ballades de 15-20 minutes sur les sentiers balisés.
Puis nous reprenons la route vers Mallaig où le ferry vers Skye nous attend.
La traversée de 30 minutes est superbe, mais après, la route est un peu longue. Il nous faudra encore une heure pour atteindre Portree et notre caravane pour la nuit, perdue dans la pampa.
Vendredi 12 juin : Le vieil homme : Isle of Skye
Soleil, grisaille, 14°C
La journée sera consacrée à la visite de l'Isle of Skye. Le matin, nous mettons le cap sur Old Man Of Starr, ces mégalithes très célèbres du nord de l'île. Il faut seulement 15 minutes pour y arriver depuis Portree, puis 2 heures pour monter. La rando est magnifique. Nous sommes encore seuls à cette heure matinal. Le panorama est à couper le souffle.
De retour à la voiture, vers 11h, nous nous dirigeons vers le château de Dunvegan, très joli à l'intérieur, mais très moche à l'extérieur. Les jardins sont splendides.
Pique nique au bord d'un fjord, entourés de moutons…
Puis nous partons à 20 minutes de là, à Nest Point. C'est le bout de l'île. La rando d'une heure aller-retour, qui descend jusqu'au phare est magnifique et vaut vraiment le coup. Et dire qu'au loin, c'est l'Amérique.
Enfin, dernière étape de cette journée, cap au sud, vers les Fairy pools.
Une petite promenade nous y conduit en 20 minutes. Lorsque nous y arrivons, la plupart des touristes sont partis. Le site est féerique. 

Samedi 13 juin : Dans l'ambiance : Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool
Météo : grisaille, pluie 10°C
Nous quittons l'île de Skye pour le fameux Eilean Donan. Nous arrivons avant les cars de touristes, vers 9h30. La visite est fantastique et très bien faite et le site est magnifique.
Puis nous partons vers Shieldaig, un très joli village. Nous achetons quelques sandwiches et mangeons au bord de l'eau, un peu gelés…
La route file ensuite vers le Loch Mary, grandiose, puis la plage de sable rouge de Gairloch et enfin Ullapool. L
Il pleuviote et l'atmosphère est pleine de mystère. Notre B&B pour la nuit nous met dans l'ambiance. C'est un moment inoubliable que nous vivons ici. Cerise sur le gâteau, nous trouvons un superbe restaurant à l'accueil chaleureux. 
Je m'aperçois cette nuit là qu'il ne fait jamais nuit en Ecosse à cette période. Le soleil se couche vers 22h30 et se lèvre vers 4h00. Entre deux, le ciel n'est jamais noir.
Nous rêvions de partir en Écosse à 6 : les parents, la femme, le beau père et sa compagne, et enfin, moi même. Hélas, le beau père est décédé en 2013 et c'est donc en son honneur que nous avons décidé de nous lancer à 5, dans ce voyage.
Nous avons choisi d'effectuer un open jaw : Marseille-Edimbourg-Londres-Marseille, pour profiter aussi, un peu de la capitale britannique.
Le vol aller sera effectué sur Ryanair, le retour, sur Easyjet et le Edimbourg-Londres, en bus de nuit.
La location de voiture (break, pour les valises) a été réservée sur carigami (très bon site)
Les hébergements ont été réservés sur airbnb, pratique pour loger 5 personnes à moindre coût.
Voici jour par jour, notre circuit : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Glencoe Valley-Fort William-Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool-Durness-Tongue-John O Groats-Dornoch-Loch Ness-Pitlochry-Edimbourg.
Lundi 8 juin 2015 : The great Departure : Marseille-Edimbourg
Météo : gris 12°C
Le vol Ryanair 1286 décolle à l'heure de Marignane. En 2h30, il arrive à Edimbourg. Nous rejoignons le centre en bus et trouvons notre appartement réservé sur airbnb, assez facilement.
La visite commence. Nous attaquons le Royal Mile, puis la cathédrale Saint Gilles. C'est vraiment une très belle ville gothique, pleine de charme.


Le repas du soir se déroule dans un pub.
Mardi 9 juin : The Castle day : Edimbourg
Météo : soleil 18°C
La matinée Est consacrée à la visite du superbe château, qui surplombe la ville. Il regroupe de nombreux petits musées, tous très intéressants.
L'après midi, nous nous rendons au Holyrood Palace, appartenant à la reine. Là aussi, la visite est très intéressante.
Puis nous déambulons dans Edimbourg. Nous rencontrons Bobby, le petit chien mort sur la tombe de son maître, qu'il a veillé durant des années (une bien belle histoire). 
Mercredi 10 juin : On the Road again : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Dummbarton
Nous récupérons notre voiture à la gare chez Europcar. Il y a un problème…
J'avais réservé un break, il n'en ont pas. Ils me donnent donc un monospace, mais je dois payer 200€ de plus...bref. Il fallait bien qu'on ait un souci avec Europcar, comme à chaque fois qu'on loue avec eux.
Nous prenons la route de Stirling et nous arrêtons au Memorial de Wallace, une belle tour gothique.
Après avoir grimpé dans les bois, nous arrivons à l'édifice, et nous lançons dans son ascension. Ce petit musée, est assez intéressant. La vue sur la région est très belle.

Puis nous reprenons la route vers le Loch Lomond. Nous pique niquons sur la rive Est, à la fin de la route, puis roulons vers Luss, un très beau petit village.Nous avons droit à une visite privée de l'église par le pasteur qui passait par là, et qui l'a ouverte juste pour nous. Nous apprenons qu'elle cache un très grand secret et qu'elle attire bon nombre de pèlerins. Elle abriterait les reliques d'un personnage biblique très haut placé.
Nous continuons la route vers le nord, puis redescendons vers Dumbarton via Arrochar. La route dans les bois est spectaculaire.A Dumbarton, notre appartement est un peu décevant, mais ce n'est que pour une nuit.Jeudi 11 juin : Sun is Shining : Dumbarton-Glencoe Valley-Ben Nevis-Isle of Skye
Météo : soleil 22°C
C'est la journée la plus chaude. Nous traversons la Glencoe Valley, rencontrons chevaux et moutons, touristes et joueurs de cornemuse. C'est magnifique.
Arrivés vers Fort William, nous pique niquons près du Ben Nevis. La vallée Glen Nevis est très verte, très belle, avec ses cascades et ses cours d'eau.
Nous faisons quelques petites ballades de 15-20 minutes sur les sentiers balisés.
Puis nous reprenons la route vers Mallaig où le ferry vers Skye nous attend.
La traversée de 30 minutes est superbe, mais après, la route est un peu longue. Il nous faudra encore une heure pour atteindre Portree et notre caravane pour la nuit, perdue dans la pampa.
Vendredi 12 juin : Le vieil homme : Isle of SkyeSoleil, grisaille, 14°C
La journée sera consacrée à la visite de l'Isle of Skye. Le matin, nous mettons le cap sur Old Man Of Starr, ces mégalithes très célèbres du nord de l'île. Il faut seulement 15 minutes pour y arriver depuis Portree, puis 2 heures pour monter. La rando est magnifique. Nous sommes encore seuls à cette heure matinal. Le panorama est à couper le souffle.
De retour à la voiture, vers 11h, nous nous dirigeons vers le château de Dunvegan, très joli à l'intérieur, mais très moche à l'extérieur. Les jardins sont splendides.Pique nique au bord d'un fjord, entourés de moutons…
Puis nous partons à 20 minutes de là, à Nest Point. C'est le bout de l'île. La rando d'une heure aller-retour, qui descend jusqu'au phare est magnifique et vaut vraiment le coup. Et dire qu'au loin, c'est l'Amérique.
Enfin, dernière étape de cette journée, cap au sud, vers les Fairy pools.
Une petite promenade nous y conduit en 20 minutes. Lorsque nous y arrivons, la plupart des touristes sont partis. Le site est féerique. 

Samedi 13 juin : Dans l'ambiance : Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool
Météo : grisaille, pluie 10°C
Nous quittons l'île de Skye pour le fameux Eilean Donan. Nous arrivons avant les cars de touristes, vers 9h30. La visite est fantastique et très bien faite et le site est magnifique.
Puis nous partons vers Shieldaig, un très joli village. Nous achetons quelques sandwiches et mangeons au bord de l'eau, un peu gelés…
La route file ensuite vers le Loch Mary, grandiose, puis la plage de sable rouge de Gairloch et enfin Ullapool. L
Il pleuviote et l'atmosphère est pleine de mystère. Notre B&B pour la nuit nous met dans l'ambiance. C'est un moment inoubliable que nous vivons ici. Cerise sur le gâteau, nous trouvons un superbe restaurant à l'accueil chaleureux. 
Je m'aperçois cette nuit là qu'il ne fait jamais nuit en Ecosse à cette période. Le soleil se couche vers 22h30 et se lèvre vers 4h00. Entre deux, le ciel n'est jamais noir.Écosse: De retour p'tit compte rendu et impressions English translation pending
Bonjour,
Voyage de 12 jours du 13/07 au 25/07 3 personnes
Vol Bâle-Mulhouse / Edimbourg
Location de voiture à l'aéroport
Appartement à Edi ensuite B and B
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Vélo entre Flam et Myrdal (Norvège) English translation pending
bonjour,
est-ce que ca vaut le coup de faire du vélo en flam et myrdal?
j'arrive à flam en bateau.
l'idée c'est de prendre le train flam mydral, louer un vélo et redescendre à flam.
quelles sont les agences de location? si vous avez leur site interne ce serait pas mal.
quelles sont les agences de location? si vous avez leur site interne ce serait pas mal.
Laponie suédoise en septembre (randonnée et camping sauvage) English translation pending
Bonjour a tous,
Nous projetons de faire un petit voyage de deux semaines en Laponie du 6 septembre au 20 septembre 2015 mais nous ne savons pas trop ou aller. Quel parc naturel visité ? Le but étant de faire de la randonnée et du camping sauvage et le plus important est que nous voulons être au calme sans trop de monde. Nous atterrirons a l'aéroport de Lulea donc voir si il y a des correspondances pour rallier les parcs ou doit on louer une voiture ( pas le même budget non plus je pense .... ) Le parc du Sarek nous intéresse mais nous avons un peu peur de ne pas savoir s'orienter ....
Merci pour vos renseignements et idées !
Nous projetons de faire un petit voyage de deux semaines en Laponie du 6 septembre au 20 septembre 2015 mais nous ne savons pas trop ou aller. Quel parc naturel visité ? Le but étant de faire de la randonnée et du camping sauvage et le plus important est que nous voulons être au calme sans trop de monde. Nous atterrirons a l'aéroport de Lulea donc voir si il y a des correspondances pour rallier les parcs ou doit on louer une voiture ( pas le même budget non plus je pense .... ) Le parc du Sarek nous intéresse mais nous avons un peu peur de ne pas savoir s'orienter ....
Merci pour vos renseignements et idées !
3 semaines dans l'Ouest américain: parcs et villes English translation pending
Bonjour,
Apres bien des recherches et l'aide precieuse qu'un grand nombre de forumeurs m'ont apportée (merci a eux), et apres un report de 1 an, mon projet est finalisé (billets d'avion réservés). Je vous le présente et n'hésitez pas à me signaler les imperfections ou les améliorations que vous jugerez utiles. J1 19/10/2015: arrivée Phoenix vers 18h. Nuit pres de l'aéroport 20/10: récupération voiture de location, départ pour l'apache trail le matin puis rte vers grand canyon (nuit a Williams) 21/10: départ tôt pour Gc, south rim et rte vers monument valley (nuit a kayenta ou bluff) 22/10: Monument valley puis rte vers page ((visite horseshoe bend?), nuit a page 23/10: journee Page, Lake Powell, nuit Page 24/10: Page à Bryce Canyon, nuit à Bryce 25/10: Bryan >Zion (courte ballade) puis route Vegas, nuit Vegas 26 au 28: Las Vegas (casino, piscine, outlet et oui, oui, mariage) 29/10: départ vers Death Valley, nuit 30/10: Death valley > Bodie, Alabama hills, nuit Lee Vining (?) 31/10: Lee Vining > Yosemite, nuit El Portal (?) 01 au 03/11: San Francisco, 3 nuits 4/11: Sf>Los Angeles (nuit Obispo (?) 5 au 7/11: 3 nuits LA 8/11: vol retour La > Nice.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos contributions, vous pouvez voir que quelques incertitudes demeurent et que par ailleurs je n'ai encore reserve aucun hotel (peut être imprudent mais en octobre, novembre ça doit être jouable en cours de route).
Merci encore Pascale et Flo
Apres bien des recherches et l'aide precieuse qu'un grand nombre de forumeurs m'ont apportée (merci a eux), et apres un report de 1 an, mon projet est finalisé (billets d'avion réservés). Je vous le présente et n'hésitez pas à me signaler les imperfections ou les améliorations que vous jugerez utiles. J1 19/10/2015: arrivée Phoenix vers 18h. Nuit pres de l'aéroport 20/10: récupération voiture de location, départ pour l'apache trail le matin puis rte vers grand canyon (nuit a Williams) 21/10: départ tôt pour Gc, south rim et rte vers monument valley (nuit a kayenta ou bluff) 22/10: Monument valley puis rte vers page ((visite horseshoe bend?), nuit a page 23/10: journee Page, Lake Powell, nuit Page 24/10: Page à Bryce Canyon, nuit à Bryce 25/10: Bryan >Zion (courte ballade) puis route Vegas, nuit Vegas 26 au 28: Las Vegas (casino, piscine, outlet et oui, oui, mariage) 29/10: départ vers Death Valley, nuit 30/10: Death valley > Bodie, Alabama hills, nuit Lee Vining (?) 31/10: Lee Vining > Yosemite, nuit El Portal (?) 01 au 03/11: San Francisco, 3 nuits 4/11: Sf>Los Angeles (nuit Obispo (?) 5 au 7/11: 3 nuits LA 8/11: vol retour La > Nice.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos contributions, vous pouvez voir que quelques incertitudes demeurent et que par ailleurs je n'ai encore reserve aucun hotel (peut être imprudent mais en octobre, novembre ça doit être jouable en cours de route).
Merci encore Pascale et Flo
Séjour Sud Californie et Sud-Ouest Arizona, hébergement, restaurants, visites, etc English translation pending
Bonjour à tous,
Mon conjoint et moi ne somme absolument pas des adeptes de la période des fêtes, et puisque nous avons un ras le bol des destinations Sud, nous avons décidé cette fois d'opter pour autre chose. Le but étant surtout d'être en vacances, nous ne voulons pas constamment faire et défaire nos bagages. Nous ne voulons pas non plus avoir d'itinéraire précis car ce n'est pas un road trip, mais bien des vacances. Oui on veut faire des activités (golf, tennis, courtes randos), et des visites, mais nous voulons surtout nous sentir libre de faire selon notre humeur du matin. Aussi, les amateurs de golf que nous sommes prévoient jouer de 6 à 8 rondes de golf durant ce séjour. Nous utilisons nos Points Air Miles pour réserver les vols et donc devont y aller avec ce qu'il reste comme disponibilités. Donc nous prendrons un vol arrivé LA le 12décembre et retour LA le 2 janvier. Alors voici ce qui est au programme pour le moment.
12 déc- arrivée LA en fin d'avant-midi ... Nuit à LA 13 déc- route de LA vers Palm Springs ... 10 nts Palm Springs Prévoyons environ 4-5 rondes de golf Mt Jacinto et aerial tramway joshua Tree National Park yucca Valley Musée des vieux avions Indian Canyon (est-ce que Tahquitz Canyon en fait parti? Ce n'est pas très clair dans le site web) Pioneertown Anza Borrego Park 23 déc- route vers Phoenix ... 2 nuits région de Phoenix Montagne Camelback, Apache trail (ces trucs en valent-ils la peine?) car nous aurions aimé faire une ronde de golf à Scottsdale. 25 déc- route vers Tucson ... 5 nuits Tucson Idéalement 2 rondes de golf Kartchner Caverns State Park, région de Bisbee, Catalina State Park, Tombstone, Saguaro National Park, Kit peak national observatory. 30 déc- route vers San Diego ... 2 nts San Diego 1er jan- route vers LA ... Nuit à LA 2jan- vol de retour
Questions: - Suggestion de condo ou appartement à Palm Springs, ça peut être dans un resort ou non, l'important est que nous ayaons une cuisinette car nous n'irons pas au resto tous les soirs. Puisque nous aurons la voiture, la localistion n'est pas prioritaire. Par contre, nous voulons quand même qq chose de bien aux alentours de 100$ la nuit. - suggestion de restaurants à Palm Springs, Phoenix, Tucson et San Diego - Appartement ou condo ds la région de Tucson - hôtel ou motel dans la région de Phoenix - visites à San Diego, tous parlent du zoo, mais cela ne nous intéresse vraiment pas du tout, quoi d'autre? - sachant que nous ne sommes ni cinéphiles, ni "téléphiles", Nous avons prévu à LA voir le walk of fame et le Griffith observatory, Beverly Hills (curiosité oblige). Sachant que nous ne sommes pas type ville, y-a-t-il autre chose que nous devrions voir? - Suggestion de terrains de golf à Palm Springs et Tucson
Nous avons prévu voir la région de la côte à l'ouest de LA lors d'un autre voyage qui se voudra une boucle de San Francisco à SF. Aussi, nous avons prévu faire la région au nord de Phoenix et l'est de l'Arizona lors d'un voyage au Nouveau-Mexique.
Vos commentaires sur l'hébergement, les restaurants, et les endroits à visiter (durée à prévoir par endroit) seront très appréciés.
Aussi, malgré que j'ai vérifié sur plein de sites de météo, j'aimerais quand même avoir vos réactions en rapport avec la température à ce temps de l'année.
Merci à l'avance de votre collaboration,
Johannw
Mon conjoint et moi ne somme absolument pas des adeptes de la période des fêtes, et puisque nous avons un ras le bol des destinations Sud, nous avons décidé cette fois d'opter pour autre chose. Le but étant surtout d'être en vacances, nous ne voulons pas constamment faire et défaire nos bagages. Nous ne voulons pas non plus avoir d'itinéraire précis car ce n'est pas un road trip, mais bien des vacances. Oui on veut faire des activités (golf, tennis, courtes randos), et des visites, mais nous voulons surtout nous sentir libre de faire selon notre humeur du matin. Aussi, les amateurs de golf que nous sommes prévoient jouer de 6 à 8 rondes de golf durant ce séjour. Nous utilisons nos Points Air Miles pour réserver les vols et donc devont y aller avec ce qu'il reste comme disponibilités. Donc nous prendrons un vol arrivé LA le 12décembre et retour LA le 2 janvier. Alors voici ce qui est au programme pour le moment.
12 déc- arrivée LA en fin d'avant-midi ... Nuit à LA 13 déc- route de LA vers Palm Springs ... 10 nts Palm Springs Prévoyons environ 4-5 rondes de golf Mt Jacinto et aerial tramway joshua Tree National Park yucca Valley Musée des vieux avions Indian Canyon (est-ce que Tahquitz Canyon en fait parti? Ce n'est pas très clair dans le site web) Pioneertown Anza Borrego Park 23 déc- route vers Phoenix ... 2 nuits région de Phoenix Montagne Camelback, Apache trail (ces trucs en valent-ils la peine?) car nous aurions aimé faire une ronde de golf à Scottsdale. 25 déc- route vers Tucson ... 5 nuits Tucson Idéalement 2 rondes de golf Kartchner Caverns State Park, région de Bisbee, Catalina State Park, Tombstone, Saguaro National Park, Kit peak national observatory. 30 déc- route vers San Diego ... 2 nts San Diego 1er jan- route vers LA ... Nuit à LA 2jan- vol de retour
Questions: - Suggestion de condo ou appartement à Palm Springs, ça peut être dans un resort ou non, l'important est que nous ayaons une cuisinette car nous n'irons pas au resto tous les soirs. Puisque nous aurons la voiture, la localistion n'est pas prioritaire. Par contre, nous voulons quand même qq chose de bien aux alentours de 100$ la nuit. - suggestion de restaurants à Palm Springs, Phoenix, Tucson et San Diego - Appartement ou condo ds la région de Tucson - hôtel ou motel dans la région de Phoenix - visites à San Diego, tous parlent du zoo, mais cela ne nous intéresse vraiment pas du tout, quoi d'autre? - sachant que nous ne sommes ni cinéphiles, ni "téléphiles", Nous avons prévu à LA voir le walk of fame et le Griffith observatory, Beverly Hills (curiosité oblige). Sachant que nous ne sommes pas type ville, y-a-t-il autre chose que nous devrions voir? - Suggestion de terrains de golf à Palm Springs et Tucson
Nous avons prévu voir la région de la côte à l'ouest de LA lors d'un autre voyage qui se voudra une boucle de San Francisco à SF. Aussi, nous avons prévu faire la région au nord de Phoenix et l'est de l'Arizona lors d'un voyage au Nouveau-Mexique.
Vos commentaires sur l'hébergement, les restaurants, et les endroits à visiter (durée à prévoir par endroit) seront très appréciés.
Aussi, malgré que j'ai vérifié sur plein de sites de météo, j'aimerais quand même avoir vos réactions en rapport avec la température à ce temps de l'année.
Merci à l'avance de votre collaboration,
Johannw
Bivouac avec vue sur Java, Bali et Lombok English translation pending
Selamat siang :)
J'aimerais savoir s'il y'a possibilité de bivouaquer à des endroits avec points de vue fantastiques. Notamment au Mont Penanjakan ou Alentour proche pour le Bromo-Semeru, Kawah Ijen et/ou du côté de Dieng et du Merapi (Sikunir?). Ou alternatives... Bien sûr tout ça est accessible en rando en partant tôt, mais voilà, je pars avec ma copine qui n'est ni lève tôt, ni randonneuse. Hors j'aimerais partager ça avec elle! Mais la faire se lever vers 4 ou 5h du mat' pour faire de la rando risque de m'être très dangereux 😛. ET accessoirement j'aimerais si possible éviter les foules des points de vues ultra connus (je sais que à certains endroits de la planètes on y arrive). Là je pense au Penanjakan. L'idéal serait, une petite rando (ou pas) en fin d'aprèm jusqu'au bivouac et au réveil PAF: la vue! Ou 10-15-30 minutes de marche et PAF! Histoire de lui donner le goût du lever de soleil en bivouac à la montagne (et si possible, plus tard, a la rando) Est-ce possible? Certains/aines en ont-ils déjà fait l'expérience?
Merci pour vos réponses 🙂
J'aimerais savoir s'il y'a possibilité de bivouaquer à des endroits avec points de vue fantastiques. Notamment au Mont Penanjakan ou Alentour proche pour le Bromo-Semeru, Kawah Ijen et/ou du côté de Dieng et du Merapi (Sikunir?). Ou alternatives... Bien sûr tout ça est accessible en rando en partant tôt, mais voilà, je pars avec ma copine qui n'est ni lève tôt, ni randonneuse. Hors j'aimerais partager ça avec elle! Mais la faire se lever vers 4 ou 5h du mat' pour faire de la rando risque de m'être très dangereux 😛. ET accessoirement j'aimerais si possible éviter les foules des points de vues ultra connus (je sais que à certains endroits de la planètes on y arrive). Là je pense au Penanjakan. L'idéal serait, une petite rando (ou pas) en fin d'aprèm jusqu'au bivouac et au réveil PAF: la vue! Ou 10-15-30 minutes de marche et PAF! Histoire de lui donner le goût du lever de soleil en bivouac à la montagne (et si possible, plus tard, a la rando) Est-ce possible? Certains/aines en ont-ils déjà fait l'expérience?
Merci pour vos réponses 🙂
Visiter la Bretagne en 5 jours chrono et avec un enfant English translation pending
Bonjour!
Je prévois de partir en septembre en Bretagne avec ma petite de 7 mois et le papa, soit 10 mois au départ.
Pourriez-vous me dire quels coins sont immanquables en Bretagne et lesquels paraissent sympas et pratiques avec un bébé?
Je songe passer par le mont-st-Michel, St Malo et Rennes. Mais je n'ai que 5 jours et je me demande si Guimgamp, St Brieuc et en général le sud Breton vaut le coup.
Nous aimons bien voir les paysages, l'architecture des villes, les places remarquables et les bons restos.
Je prévois de partir en septembre en Bretagne avec ma petite de 7 mois et le papa, soit 10 mois au départ.
Pourriez-vous me dire quels coins sont immanquables en Bretagne et lesquels paraissent sympas et pratiques avec un bébé?
Je songe passer par le mont-st-Michel, St Malo et Rennes. Mais je n'ai que 5 jours et je me demande si Guimgamp, St Brieuc et en général le sud Breton vaut le coup.
Nous aimons bien voir les paysages, l'architecture des villes, les places remarquables et les bons restos.
La fréquentation des voies vertes et véloroute en France en 2014 English translation pending
Bonjour,
A consulter le rapport sur la fréquentation des voies vertes et véloroutes de France en 2014.
7 itinéraires particulièrement analysés : EV1, EV4, EV6, EV17, V51, V53, V63
Intéressant...
Itinéraire Pérou - Bolivie (20 jours) et budget English translation pending
Bonjour !
Nous partons en couple pour 20 jours au Pérou et Bolivie. Nous aimerions connaitre votre avis sur l'itiniraire auquel nous avons réfléchis et si ce dernier n'est pas trop ambitieux. Nous avons du malheuresement faire des choix comme ne pas découvrir le parc Torotoro ou encore le Canyon de colca.
- 08-août : Arrivé lima + visite (nuit a lima)
- 09-août : Avion pour cuzco (midi) + visite de la ville (nuit à cuzco)
- 10-août : Cuzco + Pisac + Sacsayhuaman (nuit à cuzco ou autre village)
- 11-août : Salinas de Maras + Moray + Ollantaytambo + train à 21h pour Aguas Clientes (nuit à AC)
- 12-août : Machu pichu + Train cuzco (à 18h) (nuit a Cuzco)
- 13-août : Bus pour puno 8 heures + Réservation circuit Lac titicaca (nuit a puno)
- 14-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 15-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 16-août : Bus / Bateau vers copacabana puis Bus vers La paz 4 heures ( nuit la Paz)
- 17-août : Bus (el dorado) vers sucre (nuit sucre) durée 13 heures
- 18-août : Visite sucre (nuit sucre)
- 19-août : Bus / taxi vers Potosi + Visite potosi (nuit Potosi)
- 20-août : Bus vers tupiza + réservation et visite Tupiza (nuit Tupiza)
- 21-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 22-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 23-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 24-août : Circuit salar uyuni / sud lipez arrivé UYUNI + bus de nuit direction La paz à 20h
- 25-août : Bus La paz pour Puno matin (6h)
- 26-août : Journée tampon (retard bus) ( taxi vers julica 1h + avion vers lima à 21h à julica )
- 27-août : Visite Lima + Avion vers Paris (21h)
J'aimerais également connaitre votre avis sur mon budget individuel prévisionnel :
- Avion interne + externe : 1800 € (vérifié) - Bus / Bateau : 200 € - Logement + nourriture : 260 € - Activité (Machu Picchu + Salar) : 340 € - Vaccins + petits équipements : 75 €
Total par personne : 2 675 €
Une petite question également : Est-il possible de réserver son ticket de Bus pour la Machu Picchu ?
N’hésitez pas à faire des remarques sur la faisabilité, des conseils… ou si d’autres destinations vous semblent à privilégier.
Merci d’avance pour vos réponses !
Mathieu
Nous partons en couple pour 20 jours au Pérou et Bolivie. Nous aimerions connaitre votre avis sur l'itiniraire auquel nous avons réfléchis et si ce dernier n'est pas trop ambitieux. Nous avons du malheuresement faire des choix comme ne pas découvrir le parc Torotoro ou encore le Canyon de colca.
- 08-août : Arrivé lima + visite (nuit a lima)
- 09-août : Avion pour cuzco (midi) + visite de la ville (nuit à cuzco)
- 10-août : Cuzco + Pisac + Sacsayhuaman (nuit à cuzco ou autre village)
- 11-août : Salinas de Maras + Moray + Ollantaytambo + train à 21h pour Aguas Clientes (nuit à AC)
- 12-août : Machu pichu + Train cuzco (à 18h) (nuit a Cuzco)
- 13-août : Bus pour puno 8 heures + Réservation circuit Lac titicaca (nuit a puno)
- 14-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 15-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 16-août : Bus / Bateau vers copacabana puis Bus vers La paz 4 heures ( nuit la Paz)
- 17-août : Bus (el dorado) vers sucre (nuit sucre) durée 13 heures
- 18-août : Visite sucre (nuit sucre)
- 19-août : Bus / taxi vers Potosi + Visite potosi (nuit Potosi)
- 20-août : Bus vers tupiza + réservation et visite Tupiza (nuit Tupiza)
- 21-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 22-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 23-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 24-août : Circuit salar uyuni / sud lipez arrivé UYUNI + bus de nuit direction La paz à 20h
- 25-août : Bus La paz pour Puno matin (6h)
- 26-août : Journée tampon (retard bus) ( taxi vers julica 1h + avion vers lima à 21h à julica )
- 27-août : Visite Lima + Avion vers Paris (21h)
J'aimerais également connaitre votre avis sur mon budget individuel prévisionnel :
- Avion interne + externe : 1800 € (vérifié) - Bus / Bateau : 200 € - Logement + nourriture : 260 € - Activité (Machu Picchu + Salar) : 340 € - Vaccins + petits équipements : 75 €
Total par personne : 2 675 €
Une petite question également : Est-il possible de réserver son ticket de Bus pour la Machu Picchu ?
N’hésitez pas à faire des remarques sur la faisabilité, des conseils… ou si d’autres destinations vous semblent à privilégier.
Merci d’avance pour vos réponses !
Mathieu
Une rando à la fois magnifique et "difficile" dans les Alpes? English translation pending
Bonjour à tous !
Pour mon premier message je viens solliciter vos précieux conseils. Ayant fait le GR54 il y a deux ans comme première randonnée itinérante et ayant vraiment, mais alors vraiment, apprécié l'expérience, je souhaiterai remettre le couvert cette année, fin juillet avec mon frère et un ami (qui n'a jamais randonné sur plusieurs jours encore, mais très motivé. J'ai hâte de lui faire découvrir les joies du bivouac!)
Je suis donc à la recherche d'une randonnée de 7 jours +/- 2 jours qui me permettrait de retrouver les sensations que j'avais eu sur le GR54, c'est-à-dire une rando en haute montagne, avec des bons dénivelés à engloutir chaque jours, des beaux passages de cols, un peu technique et des paysages variés et sauvages.
Concernant la logistique, nous comptons bivouaquer chaque jour et partir en quasi-autonomie (un point de ravitaillement plus ou moins au milieu du parcours ne serait tout de même pas de refus). Pour l'instant mes recherches se focalisent sur les alpes du sud française (Queyras, Ubaye, Ecrins), mais je suis également ouvert à toute suggestion en Suisse ou en Italie. L'idéal serait de trouver une boucle, mais ce n'est pas un critère obligatoire (loin de là...).
A l'heure actuelle, nous étudions le tour du Beaufortain qui semble répondre à un maximum de nos attentes et qui aurait une durée idéale (même si personnellement je trouve certaines journées vraiment trop courtes. Nous sommes en train de voir si il n'y a pas une façon de faire durer un peu plus ce tour en prenant des variantes et autres chemins de randonnée).
Voilà le topo ! J'espère pouvoir vous lire rapidement et je vous remercie d'avoir lu ce petit pavé ;)
Pour mon premier message je viens solliciter vos précieux conseils. Ayant fait le GR54 il y a deux ans comme première randonnée itinérante et ayant vraiment, mais alors vraiment, apprécié l'expérience, je souhaiterai remettre le couvert cette année, fin juillet avec mon frère et un ami (qui n'a jamais randonné sur plusieurs jours encore, mais très motivé. J'ai hâte de lui faire découvrir les joies du bivouac!)
Je suis donc à la recherche d'une randonnée de 7 jours +/- 2 jours qui me permettrait de retrouver les sensations que j'avais eu sur le GR54, c'est-à-dire une rando en haute montagne, avec des bons dénivelés à engloutir chaque jours, des beaux passages de cols, un peu technique et des paysages variés et sauvages.
Concernant la logistique, nous comptons bivouaquer chaque jour et partir en quasi-autonomie (un point de ravitaillement plus ou moins au milieu du parcours ne serait tout de même pas de refus). Pour l'instant mes recherches se focalisent sur les alpes du sud française (Queyras, Ubaye, Ecrins), mais je suis également ouvert à toute suggestion en Suisse ou en Italie. L'idéal serait de trouver une boucle, mais ce n'est pas un critère obligatoire (loin de là...).
A l'heure actuelle, nous étudions le tour du Beaufortain qui semble répondre à un maximum de nos attentes et qui aurait une durée idéale (même si personnellement je trouve certaines journées vraiment trop courtes. Nous sommes en train de voir si il n'y a pas une façon de faire durer un peu plus ce tour en prenant des variantes et autres chemins de randonnée).
Voilà le topo ! J'espère pouvoir vous lire rapidement et je vous remercie d'avoir lu ce petit pavé ;)
Location moto Royal Enfield ou autre à Leh et Ladakh English translation pending
bonjour
a la recherche d infos sur des ballades en Royal Enfield ou autres au Ladakh (sans route Manali - Leh a priori).
la partie qui m intéresse est la partie Leh -Lamayuru voir Kargil et Nubra Valley, et en fin juillet - mi Août environs 3 semaines sur place.
J aurais besoin de précisions concernant les endroits ou louer les 2 roues au Ladakh (Leh , je suppose ... ? ) et pour une période de 5 a 10 jours selon..... : prix / jour, documents a fournir, quel type de moto ? (royal enfield ou autres .... ?) état des motos , équipements fournis (casque ? gants....?).....
que faut il apporter au cas ou en plus et cote froid ( en sachant que j y serai plutôt en août .... mais bon les matins peuvent être frais...)
je suis preneur de toutes informations autres... qui pourrait m échapper..... adresses de guest house..... ballade autres...
voila... merci d avance pour ces précisions. cordialement, Pierre
J aurais besoin de précisions concernant les endroits ou louer les 2 roues au Ladakh (Leh , je suppose ... ? ) et pour une période de 5 a 10 jours selon..... : prix / jour, documents a fournir, quel type de moto ? (royal enfield ou autres .... ?) état des motos , équipements fournis (casque ? gants....?).....
que faut il apporter au cas ou en plus et cote froid ( en sachant que j y serai plutôt en août .... mais bon les matins peuvent être frais...)
je suis preneur de toutes informations autres... qui pourrait m échapper..... adresses de guest house..... ballade autres...
voila... merci d avance pour ces précisions. cordialement, Pierre
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Photographie dans la région de Chamonix English translation pending
Je passe une semaine à Chamonix en juillet, cette année; je connais un peu Chamonix pour y avoir séjourné et
y avoir pratiqué l'alpinisme lorsque ce que j'étais plus jeune. Qui pourrais m'orienter vers des endroits moins connus dans la région, et ce pou y faire de la photo. Je suis un mordu de photo.
Merci
Merci
Ouest des USA, conseils/astuces et mise en garde pour avoir des vacances tranquilles? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons aux USA, cote ouest au moins d'aout pour 3 semaines. Notre parcours, comprend 3 grandes villes et des parcs nationaux. Los Angeles Las Vegas San Francisco Yosemite Mammoth Lake Lake Powell Monument valley Grand Canyon Bryce Canyon Deeth Valley Needles
Y a t il des conseils/astuces sur ces destinations, comme des mises en garde ?
Par exemple quel quartier éviter à San Francisco ou Los Angeles, quelle route ne pas emprunter, à quelle heure arriver aux hôtels, ce qu'il faut éviter de manger, etc...
La conduite aux USA, les règles de priorités et ce qui diffère de chez nous.
Merci d'avance :)
Nous partons aux USA, cote ouest au moins d'aout pour 3 semaines. Notre parcours, comprend 3 grandes villes et des parcs nationaux. Los Angeles Las Vegas San Francisco Yosemite Mammoth Lake Lake Powell Monument valley Grand Canyon Bryce Canyon Deeth Valley Needles
Y a t il des conseils/astuces sur ces destinations, comme des mises en garde ?
Par exemple quel quartier éviter à San Francisco ou Los Angeles, quelle route ne pas emprunter, à quelle heure arriver aux hôtels, ce qu'il faut éviter de manger, etc...
La conduite aux USA, les règles de priorités et ce qui diffère de chez nous.
Merci d'avance :)
Calgary - Vancouver / réservation auto, parcs nationaux et camping English translation pending
Bonjour,
Du 31 mai 2015 au 20 juin 2015 je fais un voyage solo, sac au dos et voiture loué pour faire un petit voyage "vidage de tête" de 3 semaines, de Calgary jusqu'à Vancouver.
Voici le parcours officiel en détail :
31.05 - 1.06 Calgary 02.06 Banff 02.06 -03.06 Lake Louise / Lac Moraine 03.06 - 04.06 Yoho NP 05.06 Jasper 06.06 Mt Robson 07.06 - 09.06 Wells Gray 10.06 - 11.06 Whistler 12.06 - 13.06 Nanaimo / Tofino 14.06 - 15.06 Victoria 16.06 - 20.06 Vancouver
Est-ce que vous changeriez quelque chose dans les délais? A certains endroits serait-il nécessaire de passer plus ou moins de temps? L'arrivé et le départ des aéroports se trouvent tous les deux en milieu de journée, donc le 31.05 et le 20.06 j'ai une demi journée à ces deux dates pour m'occuper. Là j'ai 4 jours à Vancouver, mais je vais voir pour en faire environ 3, le un jour supplémentaire reste de réserve au cas où, mais je l'ai planifié vers la fin afin d'éviter certaines surprises.
J'ai également des questions au niveau de certains parcs nationaux, faut-il réserver à l'avance quelque chose pour pouvoir y accéder/se promener et pour y camper? Comment ça se passe? Y'a-t-il un jolie parcours à pied qui relierait le Lac Louise au Lac Moraine (aller-retour), faisable en une journée ou moins? Sinon pas grave, je ferai en voiture et j'espère pouvoir faire de belles marches (d'au moins une demi journée chacune, voir une journée) à Yoho NP, Mt Robson, Wells Gray, Whistler et Tofino.
Ensuite une autre question concerne la location du véhicule. Le plus simple c'est que je lourai un véhicule dès mon arrivé à l'aéroport de Calgary? Mais j'y passe tout de même 1-2 jours dans cette ville, est-il préférable que je fasse ainsi et que je suis libre de rouler dans cette ville (facile de trouver des places de parcs peu cher (surtout pour l'hôtel et visites) ?), ou c'est mieux de réserver pour le matin du 2.06 avant de prendre la direction de Banff? Mais je devrai retourner à l'aéroport juste pour ça ou payer un peu plus cher dans une agence en ville... Je pense que lors de mon arrivé à Vancouver, il est préférable de rendre directement le véhicule à mon arrivé dans cette ville puis d'utiliser les transports en commun, taxi ou vélo pour visiter la ville, ou je me trompe?
Quel climat fait-il durant le mois de juin dans cette région? Au niveau de la météo et des températures? Des chances qu'il fasse beau avec de bonnes températures à pouvoir camper à certains endroits?
Merci d'avance pour les réponses, mon départ avance à grand pas ^^.
Du 31 mai 2015 au 20 juin 2015 je fais un voyage solo, sac au dos et voiture loué pour faire un petit voyage "vidage de tête" de 3 semaines, de Calgary jusqu'à Vancouver.
Voici le parcours officiel en détail :
31.05 - 1.06 Calgary 02.06 Banff 02.06 -03.06 Lake Louise / Lac Moraine 03.06 - 04.06 Yoho NP 05.06 Jasper 06.06 Mt Robson 07.06 - 09.06 Wells Gray 10.06 - 11.06 Whistler 12.06 - 13.06 Nanaimo / Tofino 14.06 - 15.06 Victoria 16.06 - 20.06 Vancouver
Est-ce que vous changeriez quelque chose dans les délais? A certains endroits serait-il nécessaire de passer plus ou moins de temps? L'arrivé et le départ des aéroports se trouvent tous les deux en milieu de journée, donc le 31.05 et le 20.06 j'ai une demi journée à ces deux dates pour m'occuper. Là j'ai 4 jours à Vancouver, mais je vais voir pour en faire environ 3, le un jour supplémentaire reste de réserve au cas où, mais je l'ai planifié vers la fin afin d'éviter certaines surprises.
J'ai également des questions au niveau de certains parcs nationaux, faut-il réserver à l'avance quelque chose pour pouvoir y accéder/se promener et pour y camper? Comment ça se passe? Y'a-t-il un jolie parcours à pied qui relierait le Lac Louise au Lac Moraine (aller-retour), faisable en une journée ou moins? Sinon pas grave, je ferai en voiture et j'espère pouvoir faire de belles marches (d'au moins une demi journée chacune, voir une journée) à Yoho NP, Mt Robson, Wells Gray, Whistler et Tofino.
Ensuite une autre question concerne la location du véhicule. Le plus simple c'est que je lourai un véhicule dès mon arrivé à l'aéroport de Calgary? Mais j'y passe tout de même 1-2 jours dans cette ville, est-il préférable que je fasse ainsi et que je suis libre de rouler dans cette ville (facile de trouver des places de parcs peu cher (surtout pour l'hôtel et visites) ?), ou c'est mieux de réserver pour le matin du 2.06 avant de prendre la direction de Banff? Mais je devrai retourner à l'aéroport juste pour ça ou payer un peu plus cher dans une agence en ville... Je pense que lors de mon arrivé à Vancouver, il est préférable de rendre directement le véhicule à mon arrivé dans cette ville puis d'utiliser les transports en commun, taxi ou vélo pour visiter la ville, ou je me trompe?
Quel climat fait-il durant le mois de juin dans cette région? Au niveau de la météo et des températures? Des chances qu'il fasse beau avec de bonnes températures à pouvoir camper à certains endroits?
Merci d'avance pour les réponses, mon départ avance à grand pas ^^.
Étape entre Jasper et Clearwater English translation pending
Bonjour vous tous,
Pour notre étape entre Jasper et Clearwater, je me demande s'il est possible de visiter le Mount Robson Provincial Park et aussi le Wells Gray Park, tout cela sur la même journée??? C'est un peu serré car le lendemain nous n'aurons pas le temps de visiter car nous filons vers Victoria via Tsawwassen. (Donc une longue route) S'il faut choisir entre l' un des deux parcs, lequel me conseillez-vous ?
Sur l'île de Vancouver nous souhaiterions faire une sortie pour voir des baleines à partir de Tofino. (C'est là que nous logeons) Vaut-il mieux réserver maintenant ou peut on juste acheter une excursion au moment même?
D'avance merci
Joelle
Pour notre étape entre Jasper et Clearwater, je me demande s'il est possible de visiter le Mount Robson Provincial Park et aussi le Wells Gray Park, tout cela sur la même journée??? C'est un peu serré car le lendemain nous n'aurons pas le temps de visiter car nous filons vers Victoria via Tsawwassen. (Donc une longue route) S'il faut choisir entre l' un des deux parcs, lequel me conseillez-vous ?
Sur l'île de Vancouver nous souhaiterions faire une sortie pour voir des baleines à partir de Tofino. (C'est là que nous logeons) Vaut-il mieux réserver maintenant ou peut on juste acheter une excursion au moment même?
D'avance merci
Joelle
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte 😉
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Présentation
Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.
C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.
Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)
Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.
Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?
"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !
Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.
Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.
Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.
Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.
Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.
Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…
Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…
Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.
Tel un papillon...
Arrivée et installation dans notre villa
Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !
Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.
Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.
Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.
Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.
Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !
Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)
Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)
Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !
Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.
Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)
Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.
Les familiers de la propriété
Un rouge-gorge
Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.
Une chenille gloutonne
La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.
Un iguane sauvé des eaux
Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.
A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.
Un petit chat errant
Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.
Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !
Vue depuis la terrasse
La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"
Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.
Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.
Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.
Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.
Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.
Ça sent l'improvisation !
Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.
Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.
A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.
Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !
Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.
La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.
On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.
La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.
Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.
Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.
Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !
Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.
Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.
Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !
Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.
Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.
Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !
Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !
Sur la trace du Petit-Malendure

De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling
Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.
En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.
C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.
En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.
A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.
Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.
Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".
Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.
La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.
Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.
Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.
Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.
Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.
Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.
A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.
Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.
Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.
Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !
Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !
En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.
Sous l'eau aux Ilets Pigeon
L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières
Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.
Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?
Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)
Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.
Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.
Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.
En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.
Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.
Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.
Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.
Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.
Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.
Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.
Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.
Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.
Gros paquebots au premier plan.
Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.
Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.
La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.
En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.
A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.
Nous n'irons pas plus loin.
Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.
Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !
L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.
Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières

Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis
Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).
Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.
La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.
Les deux Mamelles
Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.
Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.
On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.
Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.
Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.
Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.
Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.
Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?
Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.
Le Morne à Louis
A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.
Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.
A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.
Ananas bois
Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses
Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.
Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.
Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.
Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.
D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.
Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.
Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.
La cascade aux Ecrevisses
C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)
La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !
La cascade aux Ecrevisses
Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude
Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.
Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.
Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.
Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.
Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.
Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !
Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?
Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.
Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !
Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…
Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata
Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.
Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.
Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.
Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !
Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !
Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…
Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon
Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.
C'est un festival de couleurs !
La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !
Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.
Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.
Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)
Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.
Sur le chemin de Solitude
Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique
Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.
C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.
En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !
Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.
On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.
Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)
Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse
Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.
L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.
A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.
Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.
Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.
L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.
Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !
Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !
A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !
Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.
Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)
Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !
Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.
Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.
Anse Rifflet
Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak
Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.
Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.
En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.
Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs
Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.
Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.
Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.
Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.
Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.
C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.
Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.
Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.
Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.
Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.
Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.
Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.
Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.
Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.
Les lieux restent néanmoins paradisiaques.
De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)
Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.
Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.
Instants magiques de communion avec la nature !
A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.
En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !
Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin
Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle
La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.
Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.
Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.
Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.
Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.
Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.
Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.
Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.
Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.
Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.
Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?
La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.
Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.
Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.
Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :
Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.
Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte
Hampe florale d'ananas jaune
Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles
Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.
Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.
Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.
C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.
Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.
J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !
Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.
De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.
En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.
Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.
Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.
De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.
Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.
Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.
En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !
En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.
A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.
Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.
Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !
C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.
Sur les pentes de la Soufrière
Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne
Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.
Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.
Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.
Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.
Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !
La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.
Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.
Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.
Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.
Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.
Un peu partout, des pièges à crabes !
Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.
Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.
Ici sur un sentier bordé de catalpas.
Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.
Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…
… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.
De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.
Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.
Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)
Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.
En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.
Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.
Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.
Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.
Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !
Plage du Souffleur
Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel
Compte -rendu fait par Hervé
Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.
J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.
Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.
Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.
Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.
Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.
J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.
Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.
Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.
Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !
Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.
La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.
Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.
Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.
Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !
Fonds sous-marins
Le mot de la fin
Impressions générales
En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !
Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.
Des phénomènes normaux pour la saison ?
Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.
Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !
Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.
Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.
A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.
Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…
Nos coups de cœur
Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.
Plage de la Caravelle
Un mot sur l'hébergement
Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.
Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.
Les ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages papier
Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.
Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.
La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
Sites Internet :
Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :
Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.
Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.
Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.
Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.
Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !
Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.
Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉
Rose de porcelaine
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte 😉
.......................................................................................................................................................Présentation
Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.
C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.
Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)
Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.
Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?
"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !
Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.
Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.
Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.
Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.
Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.
Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…
Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…
Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.
Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa
Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !
Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.
Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.
Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.
Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.
Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !
Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)
Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)
Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !
Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.
Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)
Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.
Les familiers de la propriété
Un rouge-gorge
Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.
Une chenille gloutonne
La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.
Un iguane sauvé des eaux
Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.
A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.
Un petit chat errant
Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.
Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !
Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"
Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.
Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.
Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.
Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.
Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.
Ça sent l'improvisation !
Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.
Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.
A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.
Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !
Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.
La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.
On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.
La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.
Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.
Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.
Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !
Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.
Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.
Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !
Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.
Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.
Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !
Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !
Sur la trace du Petit-Malendure

De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling
Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.
En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.
C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.
En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.
A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.
Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.
Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".
Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.
La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.
Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.
Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.
Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.
Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.
Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.
A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.
Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.
Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.
Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !
Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !
En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.
Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières
Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.
Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?
Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)
Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.
Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.
Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.
En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.
Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.
Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.
Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.
Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.
Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.
Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.
Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.
Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.
Gros paquebots au premier plan.
Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.
Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.
La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.
En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.
A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.
Nous n'irons pas plus loin.
Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.
Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !
L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.
Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières

Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis
Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).
Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.
La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.
Les deux Mamelles
Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.
Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.
On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.
Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.
Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.
Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.
Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.
Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?
Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.
Le Morne à Louis
A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.
Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.
A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.
Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses
Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.
Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.
Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.
Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.
D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.
Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.
Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.
La cascade aux Ecrevisses
C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)
La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !
La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude
Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.
Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.
Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.
Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.
Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.
Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !
Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?
Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.
Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !
Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…
Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata
Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.
Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.
Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.
Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !
Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !
Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…
Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon
Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.
C'est un festival de couleurs !
La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !
Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.
Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.
Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)
Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.
Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique
Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.
C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.
En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !
Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.
On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.
Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)
Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse
Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.
L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.
A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.
Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.
Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.
L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.
Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !
Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !
A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !
Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.
Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)
Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !
Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.
Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.
Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak
Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.
Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.
En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.
Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs
Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.
Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.
Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.
Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.
Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.
C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.
Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.
Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.
Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.
Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.
Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.
Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.
Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.
Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.
Les lieux restent néanmoins paradisiaques.
De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)
Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.
Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.
Instants magiques de communion avec la nature !
A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.
En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !
Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle
La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.
Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.
Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.
Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.
Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.
Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.
Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.
Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.
Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.
Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.
Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?
La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.
Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.
Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.
Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :
Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.
Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte
Hampe florale d'ananas jaune
Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles
Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.
Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.
Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.
C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.
Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.
J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !
Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.
De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.
En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.
Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.
Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.
De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.
Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.
Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.
En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !
En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.
A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.
Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.
Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !
C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.
Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne
Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.
Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.
Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.
Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.
Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !
La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.
Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.
Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.
Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.
Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.
Un peu partout, des pièges à crabes !
Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.
Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.
Ici sur un sentier bordé de catalpas.
Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.
Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…
… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.
De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.
Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.
Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)
Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.
En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.
Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.
Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.
Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.
Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !
Plage du Souffleur
Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. FresnelCompte -rendu fait par Hervé
Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.
J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.
Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.
Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.
Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.
Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.
J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.
Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.
Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.
Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !
Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.
La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.
Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.
Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.
Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !
Fonds sous-marins

Le mot de la fin
Impressions générales
En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !
Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.
Des phénomènes normaux pour la saison ?
Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.
Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !
Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.
Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.
A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.
Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…
Nos coups de cœur
Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.
Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement
Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.
Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.
Les ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages papier
Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.
Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.
La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
Sites Internet :
Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :
Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.
Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.
Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.
Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.
Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !
Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.
Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉
Rose de porcelaine

22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi avec la visite de la Campanie, la Basilicate et les Pouilles English translation pending
Compte rendu d’un voyage de 22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi, visitant la Campanie, la Basilicate et les Pouilles.
Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
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Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
https://plus.google.com/...339651633?banner=pwa Ou https://plus.google.com/.../6132336830339651633
Retour de trek au Langtang par Helambu: état du sentier English translation pending
Bonjour, j'étais à Helambu il y a presque 20 ans, je voudrais savoir si qqn a fait le trajet récemment de Ghopte à Sundarijal, je prévois 3 jours:par contre, j'aimerais savoir si je vais trouver un sentier ou une piste, ce qui me plairait beaucoup moins. dans ce cas, alternative pour rentrer en bus local en 3 jours? merci d'avance, Aichatou
prévision:
Gopte - Kutumsang; 6h-6h30 Kutumsang - Chisapani 7h Chisapani - Sundarijal 4h retour KTM en taxi ou bus
Gopte - Kutumsang; 6h-6h30 Kutumsang - Chisapani 7h Chisapani - Sundarijal 4h retour KTM en taxi ou bus
Voyage sud Californie, Arizona et Nouveau-Mexique English translation pending
Voyage de deux mois et demi dans le South West.
Nous posterons des photos et des commentaires à mesure que nous progresserons.
Au départ de San Francisco, nous prendrons le Pacific Coast Hwy pour aller en Southern California. Au moins deux jours pour faire San Francisco Los Angeles. Le choix du jour de départ sera selon si oui ou non il y a du brouillard le long de la côte. Nous attendrons qu’il n’y en n’ait pas !
Nous envisageons de faire la partie Sud de la California, en passant par Ortega Hwy pour rejoindre Temecula et Anza pour deux journées dans un ranch. Joshua National Monument. La partie sud de l’Arizona, du New Mexico et de continuer jusqu’à Houston au Texas pour y passer deux ou trois jours. Puis remonter jusqu’à Kansas City pour une semaine et retour par le Colorado en passant par Monarch Pass et arrêt à Gunnison Colorado. Passer à Santa Fe, une de nos villes favorites. Albuquerque NM. Passage à Chaco Canyon, arrêt obligatoire.
Détours dans Utah, à voir selon le temps dont nous disposerons.
Retour par le Sud Nevada ou plus au Nord en passant par Sacramento.
Nous ne prendrons les Freeways que lorsqu’il n’y a pas d’autres moyens.
Sri Lanka: 1000 km, seul et à vélo English translation pending
Bonsoir,
voici le compte-rendu de mon dernier périple à vélo au Sri Lanka...
Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
Infos récentes Ethiopie English translation pending
10 jours de voyage en février- mars 2015.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
Randonnée/exploration en Terre de Feu: région de l'Aysen et des Grands Lacs English translation pending
Bonjour,
Nous sommes trois étudiants prenant une année de césure sur la période Septmebre 2015- 2016. Passionnés d'escalade de nature et de rando engagée, nous aimerions réaliser un voyage à pied en autonomie sur deux mois. Nous avions pensé en premier lieu à traverser la région de l'Aysen et des grands Lacs, sur un trajet partant de Chile Chico et rejoignant les falaises des Cochamos. Soit à vol d'oiseau approximativement 1000km. Le problème est le suivant: j'ai bien peur qu'il n'y ait que très peu de chemins praticables et la végétation semble dense en plus des larges rivières à traverser. Je me pose ainsi la question suivante: est ce réalisable en l'état? Y aurait il des endroits plus propices (surtout en termes de chemins) pour des treks de longues distances et engagés ? (sur la section Puerto Monte - Linares par exemple avec de nombreux parcs à traverser (Conguilio, huerquehue, Puyehue...))
Quelqu'un qui aurait baroudé dans ces coins là aurait il des suggestions ?
Je vous en remercie par avance.
Henri Brunel
Nous sommes trois étudiants prenant une année de césure sur la période Septmebre 2015- 2016. Passionnés d'escalade de nature et de rando engagée, nous aimerions réaliser un voyage à pied en autonomie sur deux mois. Nous avions pensé en premier lieu à traverser la région de l'Aysen et des grands Lacs, sur un trajet partant de Chile Chico et rejoignant les falaises des Cochamos. Soit à vol d'oiseau approximativement 1000km. Le problème est le suivant: j'ai bien peur qu'il n'y ait que très peu de chemins praticables et la végétation semble dense en plus des larges rivières à traverser. Je me pose ainsi la question suivante: est ce réalisable en l'état? Y aurait il des endroits plus propices (surtout en termes de chemins) pour des treks de longues distances et engagés ? (sur la section Puerto Monte - Linares par exemple avec de nombreux parcs à traverser (Conguilio, huerquehue, Puyehue...))
Quelqu'un qui aurait baroudé dans ces coins là aurait il des suggestions ?
Je vous en remercie par avance.
Henri Brunel
Aventures en Houseboat et jet ski sur le lac Powell et Glen Canyon English translation pending
Notre voyage dans l'ouest effectué en septembre 2009 comportait deux parties: une terrestre avec une majorité de sites sauvages (coyote buttes south, white pocket, white valley, little finland, staircase canyon, passage canyon, secret canyon, sidestep canyon....) et une partie maritime dans Glen Canyon (lac Powell). Ce Carnet de voyage relate nos aventures parfois mouvementées et inoubliables sur le lac durant 7 jours du 11 au 17 septembre 2009
Jour 1 : Ca y est, le grand jour est enfin arrivé. Mais avant de partir de la Marina, le chemin est encore long. Première tâche de la journée : aller chercher le jet ski à l’autre bout de la ville. Il aurait été plus simple d’en louer un à la marina mais les tarifs y sont presque deux fois plus élevés…. Nous partons donc avec notre véhicule pour prendre possession de l’engin. Après les explications d’usage, dont les consignes en cas de retournement qui nous serviront plus tard…., Nous repartons avec un pick up muni d’une remorque direction la marina. Une fois sur la boat launch ramp, il faut reculer bien en ligne et cela ce n’est pas évident et je m’y prends à 3 reprises tant la visibilité arrière est faible. Une fois la remorque dans l’eau, je monte sur le jet direction la station essence pour y garer le jet et Lysiane prend le pick up pour m’y rejoindre. Une fois le jet garé, nous retournons en ville rendre le pick up et reprendre notre 4*4 et le garer pour la semaine. Deuxième étape, attacher le jet au bateau avant le départ. Une fois que c’est fait, je prends les commandes du monstre et le moins que l’on puisse dire c’est que le poids engendre beaucoup d’inertie donc peu maniable au premier abord. J’ai donc un peu de mal à me garer correctement à la station essence pour vérifier le plein d’essence mais cela ira mieux avec le temps. Cette fois ci, la check list est remplie, donc direction le grand large


et première constatation, la vitesse maximale s’avère moins élevée que prévue. Je tablais sur 10 miles à l’heure mais ce sera plutôt 8 donc il faudra que je revoie le programme à commencer par cette première journée où nous décidons d’aller jusqu’à dungeon canyon au lieu de Oak canyon. Après avoir pris nos repères avec les bouées, je m’écarte un peu du canal principal et rapidement nous nous apercevons trop tard que la profondeur n’est pas suffisante car le sonar sonne et le fond du bateau racle le fond. Marche arrière toute mais en oubliant quelque peu le jet ski dont la corde se prend dans l’hélice du moteur droit. Nous espérons à ce moment là que ce n’est pas grave et n’obligera pas à retourner à la marina pour réparer. Après avoir essayé de dérouler la corde, je me rends à l’évidence : il va falloir la couper. Je plonge donc dans l’eau avec mon couteau de randonnée pour couper la corde à la base de l’hélice. Au bout de quelques minutes, elle cède enfin et en tirant plusieurs fois sur le bout qui reste, j’arrive à libérer l’Hélice mais reste encore à vérifier si rien n’a été endommagé. Du coup, la corde est désormais plus courte et il faudra redoubler de vigilance lors des approches. Au moment de redémarrer les moteurs, je suis un peu tendu mais ouf ! plus de peur que de mal et nous réussissons à repartir sans encombre direction Dungeon Canyon. La navigation est très plaisante (c’est un peu un jeu de repérer les bouées en anticipation), on se relaie de temps en temps avec Lysiane et avec la musique dans la cabine et sur le pont, le niveau de confort est optimal.

Pour optimiser la journée, nous mangeons le midi en naviguant et en début d’après midi, nous arrivons à Dungeon Canyon . Il y a de nombreux emplacements pour parquer le bateau mais c’est une première pour nous et l’exercice est moins évident qu’il n’y parait. J’effectue une approche prudente, pendant que Lysiane s’occupe du jet ski en gardant toujours la corde tendue, et coupe les moteurs mais le temps de descendre sur la plage , de dérouler les cordes autour des ancres et de jeter celles-ci sur le pont pour que Lysiane les attache derrière, le bateau a eu le temps de dériver et repart vers le Large. Il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises pour stabiliser le tout , planter les ancres profondément dans le sable et tendre les cordes à 45° par rapport au bateau. Le temps d’enfiler nos gilets de sauvetage et nous enfourchons le jet ski direction Rainbow Bridge situé à une vingtaine de kilomètres de là. Comme toujours l’après midi, le vent se lève sur le lac et il y a plus de vagues que le matin mais nous arrivons tout de même à filer à environ 40km/h dans un confort tout relatif surtout pour lysiane avec le sac à dos. Après environ 30 minutes de navigation nous arrivons au bout de rainbow canyon et il n’y a que l’embarras du choix pour s’y garer. Le pont est déjà partiellement dans l’ombre ce qui n’enlève rien à la beauté de l’endroit.



Le retour sera un peu plus secoué que l’aller, le lac étant plus agité. L’emplacement de notre bateau est des plus sympa avec un beau panorama




et nous profitons de notre première soirée à bord hors du port autour d’un bon T-bone cuit avec notre BBQ taille XXL.


Une fois ce festin terminé, nous avons profité sur le point supérieur d’une des plus belle nuit étoilée qu’il nous ait été donné de voir aux Etats Unis au son des Coyotes qui hurlent au loin
Jour 1 : Ca y est, le grand jour est enfin arrivé. Mais avant de partir de la Marina, le chemin est encore long. Première tâche de la journée : aller chercher le jet ski à l’autre bout de la ville. Il aurait été plus simple d’en louer un à la marina mais les tarifs y sont presque deux fois plus élevés…. Nous partons donc avec notre véhicule pour prendre possession de l’engin. Après les explications d’usage, dont les consignes en cas de retournement qui nous serviront plus tard…., Nous repartons avec un pick up muni d’une remorque direction la marina. Une fois sur la boat launch ramp, il faut reculer bien en ligne et cela ce n’est pas évident et je m’y prends à 3 reprises tant la visibilité arrière est faible. Une fois la remorque dans l’eau, je monte sur le jet direction la station essence pour y garer le jet et Lysiane prend le pick up pour m’y rejoindre. Une fois le jet garé, nous retournons en ville rendre le pick up et reprendre notre 4*4 et le garer pour la semaine. Deuxième étape, attacher le jet au bateau avant le départ. Une fois que c’est fait, je prends les commandes du monstre et le moins que l’on puisse dire c’est que le poids engendre beaucoup d’inertie donc peu maniable au premier abord. J’ai donc un peu de mal à me garer correctement à la station essence pour vérifier le plein d’essence mais cela ira mieux avec le temps. Cette fois ci, la check list est remplie, donc direction le grand large


et première constatation, la vitesse maximale s’avère moins élevée que prévue. Je tablais sur 10 miles à l’heure mais ce sera plutôt 8 donc il faudra que je revoie le programme à commencer par cette première journée où nous décidons d’aller jusqu’à dungeon canyon au lieu de Oak canyon. Après avoir pris nos repères avec les bouées, je m’écarte un peu du canal principal et rapidement nous nous apercevons trop tard que la profondeur n’est pas suffisante car le sonar sonne et le fond du bateau racle le fond. Marche arrière toute mais en oubliant quelque peu le jet ski dont la corde se prend dans l’hélice du moteur droit. Nous espérons à ce moment là que ce n’est pas grave et n’obligera pas à retourner à la marina pour réparer. Après avoir essayé de dérouler la corde, je me rends à l’évidence : il va falloir la couper. Je plonge donc dans l’eau avec mon couteau de randonnée pour couper la corde à la base de l’hélice. Au bout de quelques minutes, elle cède enfin et en tirant plusieurs fois sur le bout qui reste, j’arrive à libérer l’Hélice mais reste encore à vérifier si rien n’a été endommagé. Du coup, la corde est désormais plus courte et il faudra redoubler de vigilance lors des approches. Au moment de redémarrer les moteurs, je suis un peu tendu mais ouf ! plus de peur que de mal et nous réussissons à repartir sans encombre direction Dungeon Canyon. La navigation est très plaisante (c’est un peu un jeu de repérer les bouées en anticipation), on se relaie de temps en temps avec Lysiane et avec la musique dans la cabine et sur le pont, le niveau de confort est optimal.

Pour optimiser la journée, nous mangeons le midi en naviguant et en début d’après midi, nous arrivons à Dungeon Canyon . Il y a de nombreux emplacements pour parquer le bateau mais c’est une première pour nous et l’exercice est moins évident qu’il n’y parait. J’effectue une approche prudente, pendant que Lysiane s’occupe du jet ski en gardant toujours la corde tendue, et coupe les moteurs mais le temps de descendre sur la plage , de dérouler les cordes autour des ancres et de jeter celles-ci sur le pont pour que Lysiane les attache derrière, le bateau a eu le temps de dériver et repart vers le Large. Il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises pour stabiliser le tout , planter les ancres profondément dans le sable et tendre les cordes à 45° par rapport au bateau. Le temps d’enfiler nos gilets de sauvetage et nous enfourchons le jet ski direction Rainbow Bridge situé à une vingtaine de kilomètres de là. Comme toujours l’après midi, le vent se lève sur le lac et il y a plus de vagues que le matin mais nous arrivons tout de même à filer à environ 40km/h dans un confort tout relatif surtout pour lysiane avec le sac à dos. Après environ 30 minutes de navigation nous arrivons au bout de rainbow canyon et il n’y a que l’embarras du choix pour s’y garer. Le pont est déjà partiellement dans l’ombre ce qui n’enlève rien à la beauté de l’endroit.



Le retour sera un peu plus secoué que l’aller, le lac étant plus agité. L’emplacement de notre bateau est des plus sympa avec un beau panorama




et nous profitons de notre première soirée à bord hors du port autour d’un bon T-bone cuit avec notre BBQ taille XXL.


Une fois ce festin terminé, nous avons profité sur le point supérieur d’une des plus belle nuit étoilée qu’il nous ait été donné de voir aux Etats Unis au son des Coyotes qui hurlent au loin
Transport entre Bromo et Iljen English translation pending
Bonjour,
partant cet été pour Java entre autres, nous souhaitons faire le Bromo par nos propres moyens et ensuite rejoindre le Kawa Iljen avant de partir sur Bali. Trouve t-on facilement un bus du Bromo au Kawa Iljen ?
Peut-on faire Yogyakarta jusqu'à cemoro Lewang en un jour ?
Merci.
Emmanuel
Le Québec en hiver: oui ou non? English translation pending
Bonjour!
Je suis Québécoise pure laine et je sais que plusieurs d'entre vous êtes plutôt réticents à visiter notre province en hiver. C'est normal, il fait très froid par moments ici. Par contre, le Québec est tellement beau lorsqu'il est tout blanc!
Ici, vous trouverez 5 excellentes raisons de visiter le Québec en hiver.
Planifiez-vous venir nous rendre visite? :)
Je suis Québécoise pure laine et je sais que plusieurs d'entre vous êtes plutôt réticents à visiter notre province en hiver. C'est normal, il fait très froid par moments ici. Par contre, le Québec est tellement beau lorsqu'il est tout blanc!
Ici, vous trouverez 5 excellentes raisons de visiter le Québec en hiver.
Planifiez-vous venir nous rendre visite? :)
2 semaines Haute-Savoie et Alsace English translation pending
Bonjour à vous,
J'ai à nouveau besoin de votre aide afin de confirmer mes choix ou me proposer de meilleurs plans qui me sont inconnus. Mon conjoint et moi avons la chance de pouvoir habiter la maison de la société pendant deux semaines. Nous n'avions pas du tout prévu aller en France cet été, mais nous profiterons de cette opportunité. La maison est située à La Rochette à 33 km au sud-est de Chambéry. Voici ce à quoi nous avons pensé. Nous sommes dans la cinquantaine, nous aimons les randonnées pédestres, le cyclo-tourisme, l'histoire et coutumes des gens habitant les petites communes.
Du 4 au 10 juillet nous retournerons dormir à La Rochette à tous les soirs.
4 juillet: arrivée à 6 h a.m. À Lyon, nous laissons nos bagages en consigne à la gare. Visite de la vieille ville et repas dans les bouchons lyonnais. Retour vers Chambéry en soirée par train ou un chauffeur nous amènera à La Rochette.
5 juillet: visite de Chambéry et Aix-les Bains
6 juillet: Annecy a.m. Tour du lac en vélo P.m. Rando:La Tournette Soirée : visite de la vieille ville
7 juillet: Chamonix : Rando au lac Blanc par le télésiège de la Flégère
8 juillet: rando aux Contamines, Notre-Dame-de-la-Gorge Aiguille du midi et les pas dans le vide Retour avec Arrêt a Mégève, Ugine et St-Gervais
9 juillet: Parc national des écrins à 3h 45 de la maison !!! Arrêt à Vizille, domaine Charance-Gap
10 juillet: activité relaxe ...
11 juillet route vers Strasbourg Arrêt a Lauzanne, Fribourg ou Mulhouse. Nous laissons la voiture à Colmar pour 4 jours. Est- ce possible? Train Colmar-Strasbourg 12 juillet: visite de Strasbourg Prise de possession des vélos. Strasbourg-Haguenau
13 juillet: Haguenau -La Petite Pierre- Saverne en vélo
14 juillet: Saverne-Obernai -Sélestat ( visite de Kintzheim, montagne des singes et volière des aigles. En vélo
15 juillet: Obernai-Ribeauvillé-Colmar en vélo
16 juillet: en voiture en route vers Besançon en passant par Munster, Ballon d'Alsace, région de 1000 étangs et Thillot. Visite de Besançon avec nos amis.
17 juillet : Visite de Beaume les messieurs et retour à La Rochette.
18 juillet: La Rochette-Chambéry Chambéry-Lyon en train ( visite de Lyon en p.m. Et soirée)
19 juillet: retour au Québec
Nous souhaitons faire de la randonnée, mais nous sommes conscients que nous aurons à faire beaucoup de routes pour certaines randonnées. Si vous pouvez nous suggérer mieux ou l'équivalent à moins de distance, nous en serions très heureux. Nous sommes aussi prêts à sacrifier des randos pour la visite de villages typiques.
Merci à l'avance.
J'ai à nouveau besoin de votre aide afin de confirmer mes choix ou me proposer de meilleurs plans qui me sont inconnus. Mon conjoint et moi avons la chance de pouvoir habiter la maison de la société pendant deux semaines. Nous n'avions pas du tout prévu aller en France cet été, mais nous profiterons de cette opportunité. La maison est située à La Rochette à 33 km au sud-est de Chambéry. Voici ce à quoi nous avons pensé. Nous sommes dans la cinquantaine, nous aimons les randonnées pédestres, le cyclo-tourisme, l'histoire et coutumes des gens habitant les petites communes.
Du 4 au 10 juillet nous retournerons dormir à La Rochette à tous les soirs.
4 juillet: arrivée à 6 h a.m. À Lyon, nous laissons nos bagages en consigne à la gare. Visite de la vieille ville et repas dans les bouchons lyonnais. Retour vers Chambéry en soirée par train ou un chauffeur nous amènera à La Rochette.
5 juillet: visite de Chambéry et Aix-les Bains
6 juillet: Annecy a.m. Tour du lac en vélo P.m. Rando:La Tournette Soirée : visite de la vieille ville
7 juillet: Chamonix : Rando au lac Blanc par le télésiège de la Flégère
8 juillet: rando aux Contamines, Notre-Dame-de-la-Gorge Aiguille du midi et les pas dans le vide Retour avec Arrêt a Mégève, Ugine et St-Gervais
9 juillet: Parc national des écrins à 3h 45 de la maison !!! Arrêt à Vizille, domaine Charance-Gap
10 juillet: activité relaxe ...
11 juillet route vers Strasbourg Arrêt a Lauzanne, Fribourg ou Mulhouse. Nous laissons la voiture à Colmar pour 4 jours. Est- ce possible? Train Colmar-Strasbourg 12 juillet: visite de Strasbourg Prise de possession des vélos. Strasbourg-Haguenau
13 juillet: Haguenau -La Petite Pierre- Saverne en vélo
14 juillet: Saverne-Obernai -Sélestat ( visite de Kintzheim, montagne des singes et volière des aigles. En vélo
15 juillet: Obernai-Ribeauvillé-Colmar en vélo
16 juillet: en voiture en route vers Besançon en passant par Munster, Ballon d'Alsace, région de 1000 étangs et Thillot. Visite de Besançon avec nos amis.
17 juillet : Visite de Beaume les messieurs et retour à La Rochette.
18 juillet: La Rochette-Chambéry Chambéry-Lyon en train ( visite de Lyon en p.m. Et soirée)
19 juillet: retour au Québec
Nous souhaitons faire de la randonnée, mais nous sommes conscients que nous aurons à faire beaucoup de routes pour certaines randonnées. Si vous pouvez nous suggérer mieux ou l'équivalent à moins de distance, nous en serions très heureux. Nous sommes aussi prêts à sacrifier des randos pour la visite de villages typiques.
Merci à l'avance.