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Voyage en Casamance: mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009) English translation pending
Voyage en Casamance - Mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
Transit à Shanghai: sortir de l'aéroport? English translation pending
Bonjour,
Nous passons 12H à Shanghai le 24 décembre. Nous serons en transit pour Sydney. J'ai bien compris qque nous n'avons pas besoin de visa mais nous aimerions bien ne pas rester à l'aéroport. Je ne trouve rien qui m'indique si on peut vraiment sortir de l'aeroport. Si l'un de vous pouvait m'indiquer quel serait le moyen le plus approprié et les choses à voir dan ce laps de temps (12H moins quelques heures pour être sûr de pouvoir rentrer de nouveau à l'aéroport et ne pas rater son avion) nous en serions ravis. Nous sommes avec nos 2 petits garçons de 3 et 7 ans donc nous ne voulons que du safe tranquille et pas trop fatigant.
Merci beaucoup
Nous passons 12H à Shanghai le 24 décembre. Nous serons en transit pour Sydney. J'ai bien compris qque nous n'avons pas besoin de visa mais nous aimerions bien ne pas rester à l'aéroport. Je ne trouve rien qui m'indique si on peut vraiment sortir de l'aeroport. Si l'un de vous pouvait m'indiquer quel serait le moyen le plus approprié et les choses à voir dan ce laps de temps (12H moins quelques heures pour être sûr de pouvoir rentrer de nouveau à l'aéroport et ne pas rater son avion) nous en serions ravis. Nous sommes avec nos 2 petits garçons de 3 et 7 ans donc nous ne voulons que du safe tranquille et pas trop fatigant.
Merci beaucoup
Le Nord Laos, en route vers le Vietnam (leçon de chaleur en ces temps hivernaux) English translation pending
Enfin! Il était grand temps!!
Grand temps d'en finir avec le conte de mes histoires au Laos!
Je tiens à dire tout d'abord que c'est inversement proportionnel avec le sentiment que j'ai eu de quitter ce merveilleux pays qui m'a enchanté mais comme même les meilleures choses ont une fin, je me mets enfin en route vers le Vietnam...
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Organisation d'un circuit de trente jours en Namibie et au Botswana English translation pending
nous partons dans quelques jours, et nous sommes toujpurs pas entièrement fixés sur notre circuit ( 4X4 aménagée camping, avec nos 2 enfants ) durée 30 jours
pour l'instant nous avons prévu d'aller : (à part sesriem, swakopmund, skeleton coast, twyvelfountain et etosha, house boat a seronga (botswana) tsodillo hills , maun, okanvango et un peu moremi) à Fish river canyon et luderitz mais pas dans le kaokoland ni a chobe raisons du choix : - expérience en 4X4 inexistante - nous partons en janvier : saison des pluies au nord si je ne m'abuse - nous n'aimons pas spécialemnt passer l'essentiel du temps dans une voiture et essayons de privilégier le temps passé sur place aurions nous malgré tout intéret à sacrifier fish river au profit de chobe ou du kaokoland ? et comment sont les pistes (principales) en janvier en période de pluies ?
pour l'instant nous avons prévu d'aller : (à part sesriem, swakopmund, skeleton coast, twyvelfountain et etosha, house boat a seronga (botswana) tsodillo hills , maun, okanvango et un peu moremi) à Fish river canyon et luderitz mais pas dans le kaokoland ni a chobe raisons du choix : - expérience en 4X4 inexistante - nous partons en janvier : saison des pluies au nord si je ne m'abuse - nous n'aimons pas spécialemnt passer l'essentiel du temps dans une voiture et essayons de privilégier le temps passé sur place aurions nous malgré tout intéret à sacrifier fish river au profit de chobe ou du kaokoland ? et comment sont les pistes (principales) en janvier en période de pluies ?
Escale de deux jours (complets) à Bangkok: qu'en pensez-vous? English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre d'un trajet Paris-Sydney pour un Tour du Monde, nous souhaitons faire une escale à Bangkok, histoire de "souffler" un peu, qu'en pensez-vous?
1er Jour
Départ de Paris, direction Bangkok (env. 12H)
2ème Jour
Installation au New siam Guest House II, puis aller à l’Office du tourisme (carte…) puis flâner aux alentours
3ème Jour
Partir tôt le matin, promenade du Lonely: Wat Phra Kaew et Grand Palais, Lak Meuang, Wat Pho, Wat Arun, Wat Mahathat, marché aux amulettes
4ème Jour
Matin : Repos puis aller au marché de Banglamphu
Après-midi :monument de la victoire, déambulation au bord du khlong banglamphu, wat saket, village du bol du moine et flâner dans les rues jusqu’à l’hôtel puis massage à Angela Beauty (si on a le temps)
5ème Jour
Départ vers Sydney
Avez-vous des p'tits restos et coins sympas à nous conseiller dans le quartier de Banglamphu?
Merci!
Dans le cadre d'un trajet Paris-Sydney pour un Tour du Monde, nous souhaitons faire une escale à Bangkok, histoire de "souffler" un peu, qu'en pensez-vous?
1er Jour
Départ de Paris, direction Bangkok (env. 12H)
2ème Jour
Installation au New siam Guest House II, puis aller à l’Office du tourisme (carte…) puis flâner aux alentours
3ème Jour
Partir tôt le matin, promenade du Lonely: Wat Phra Kaew et Grand Palais, Lak Meuang, Wat Pho, Wat Arun, Wat Mahathat, marché aux amulettes
4ème Jour
Matin : Repos puis aller au marché de Banglamphu
Après-midi :monument de la victoire, déambulation au bord du khlong banglamphu, wat saket, village du bol du moine et flâner dans les rues jusqu’à l’hôtel puis massage à Angela Beauty (si on a le temps)
5ème Jour
Départ vers Sydney
Avez-vous des p'tits restos et coins sympas à nous conseiller dans le quartier de Banglamphu?
Merci!
Circuit pour une semaine au Cambodge, hébergement? English translation pending
j'ai pas mal voyagé à travers l'Asie, j'aime l'esprit aventure sac à dos, mon souhait est d'aller au Cambodge une semaine accompagnée d'une personne qui ne connait pas "le voyage"
aussi j'aimerais concilier un peu les deux ! que me proposez vous comme circuit, (avion vol sec + circuit par nous même) ? , comme hébergement ? fin fév début avril ! merci
Votre avis sur un programme de trois semaines au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Voilà nous partons à deux pour trois semaines du 25 décembre au 14 janvier faire un petit tour au Pérou. J'aimerai beaucoup avoir votre avis sur ce programme, si il vous parait réalisable et laisse le temps d'apprécier les merveilles de ce pays.
J'ai prévu de faire treck dans le canyon de Colca mais cela tombe le jour de l'an... est ce assez facile à organiser pour partir seul ou un guide est préférable sachant que nous n'avons jamais tenté de treck en solo ?
Connaissez vous une adresse sur pour laisser les bagages à Arequipa ?
J'ai aussi prévu de passer à Truchillo au retour pour les temple du soleil et de la nuit et sachant que sur la côte le temps devrait être meilleur que dans les montagnes. Est raisonnable ou vaut-il mieux passer plus de temps dans la vallée sacrée ?
Connaissez vous une adresse fiable pour le Rafting à Cuzco ?
Voyage au Pérou du 25 décembre au 14 janvier 2010 Lieu nuit Visite
25-déc LIMA pas de nuit…
26-déc LIMA-PARACAS-NAZCA Nazca Bateau pour les îles belletas
27-déc NAZCA Nazca Départ le matin pour l'aéroport et suvrol des lignes de
Nazca (1h), puis visite du cimetière de Chauchilla
28-déc NAZCA-AREQUIPA Nuit dans le bus Sandboard toute la matinée, ballade en ville
29-déc AREQUIPA Arequipa Visite de la ville et repos avant le treck
30-déc AREQUIPA treck 3 jours de treck dans le canyon de colca
31-déc AREQUIPA treck
01-janv AREQUIPA Arequipa
02-janv AREQUIPA-PUNO Puno Visite de la ville
03-janv ILES du LAC TITICACA nuit sur une ile Visite et nuit sur les îles du Lac
04-janv ILES du LAC TITICACA Puno
05-janv PUNO-CUZCO Cuzco visite de la ville
06-janv CUZCO Rafting 2 jours rafting sur l'Urubamba près de Cuzco
07-janv CUZCO Cuzco
08-janv CUZCO-VALLEE SACREE- OLLANTAYTAMBO-AGUACALIENTE agua caliente Chinchero – Moray – Salineras de Maras –
Ollantaytambo
09-janv AGUACALIENTE- MACHUPICCHU-AGUACALIENTE- OLLANTAYTAMBO ollantaytambo lever 4h30 premier bus à 5h30 pour le Machu Picchu
10-janv OLLANTAYTAMBO- CUZCO-LIMA-TRUJILLO avion puis nuit dans le bus
11-janv TRUJILLO Trujillo Visite des temples de soleil et de la lune, visite de la ville
12-janv TRUJILLO Trujillo Visite de la cité de Chan-Chan
13-janv TRUJILLO-LIMA journée de bus puis retour en avion
Merci pour vos commentaires Bonne Route à tous ! Sabine
J'ai prévu de faire treck dans le canyon de Colca mais cela tombe le jour de l'an... est ce assez facile à organiser pour partir seul ou un guide est préférable sachant que nous n'avons jamais tenté de treck en solo ?
Connaissez vous une adresse sur pour laisser les bagages à Arequipa ?
J'ai aussi prévu de passer à Truchillo au retour pour les temple du soleil et de la nuit et sachant que sur la côte le temps devrait être meilleur que dans les montagnes. Est raisonnable ou vaut-il mieux passer plus de temps dans la vallée sacrée ?
Connaissez vous une adresse fiable pour le Rafting à Cuzco ?
Voyage au Pérou du 25 décembre au 14 janvier 2010 Lieu nuit Visite
25-déc LIMA pas de nuit…
26-déc LIMA-PARACAS-NAZCA Nazca Bateau pour les îles belletas
27-déc NAZCA Nazca Départ le matin pour l'aéroport et suvrol des lignes de
Nazca (1h), puis visite du cimetière de Chauchilla
28-déc NAZCA-AREQUIPA Nuit dans le bus Sandboard toute la matinée, ballade en ville
29-déc AREQUIPA Arequipa Visite de la ville et repos avant le treck
30-déc AREQUIPA treck 3 jours de treck dans le canyon de colca
31-déc AREQUIPA treck
01-janv AREQUIPA Arequipa
02-janv AREQUIPA-PUNO Puno Visite de la ville
03-janv ILES du LAC TITICACA nuit sur une ile Visite et nuit sur les îles du Lac
04-janv ILES du LAC TITICACA Puno
05-janv PUNO-CUZCO Cuzco visite de la ville
06-janv CUZCO Rafting 2 jours rafting sur l'Urubamba près de Cuzco
07-janv CUZCO Cuzco
08-janv CUZCO-VALLEE SACREE- OLLANTAYTAMBO-AGUACALIENTE agua caliente Chinchero – Moray – Salineras de Maras –
Ollantaytambo
09-janv AGUACALIENTE- MACHUPICCHU-AGUACALIENTE- OLLANTAYTAMBO ollantaytambo lever 4h30 premier bus à 5h30 pour le Machu Picchu
10-janv OLLANTAYTAMBO- CUZCO-LIMA-TRUJILLO avion puis nuit dans le bus
11-janv TRUJILLO Trujillo Visite des temples de soleil et de la lune, visite de la ville
12-janv TRUJILLO Trujillo Visite de la cité de Chan-Chan
13-janv TRUJILLO-LIMA journée de bus puis retour en avion
Merci pour vos commentaires Bonne Route à tous ! Sabine
Avis sur circuit organisé de quinze jours en Chine? English translation pending
Bonjour à tous chers amis du forum,
Mon épouse et moi même souhaitons partir pour 2 semaines en Chine en janvier 2010. Nous habitons l'île de la Réunion.
Nous avons trouvé un circuit dans une des agences locales et je souhaiterais vous le soumettre pour avoir vos avis éclairés. Que pensez-vous du programme ? Pertinences des visites et des sites visités...?
Merci encore à tous pour vos précieux avis.
Jour 1 REUNION –> MAURICE -> HONG KONG
Départ dans l’après midi à destination de Hong Kong via l’île Maurice. Transit à Maurice puis envol pour Hong Kong. Dîner et nuit à bord.
Jour 2 HONG KONG
Arrivée à Hong Kong en début de matinée. Accueil et transfert vers l’hôtel, reste de la journée libre et repas libres. Nuit à l’hôtel.
Jour 3 HONG KONG - BEIJING
Départ pour une visite de l’île de Hong Kong : Victoria Peak, Repulse Bay, Aberdeen. Déjeuner en cours de visite. Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Beijing. Accueil et installation à l’hôtel. Reste de l’après midi libre. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 4 BEIJING
Matinée consacrée à la visite guidée de la capitale chinoise. Vous découvrirez la place Tian An Men, la plus vaste du monde avec ses 40 ha en plein cœur de la ville puis la Cité Interdite qui fût l’ancienne résidence de 24 empereurs chinois. Déjeuner. Visite du Temple du Ciel où vous en saurez plus sur la vie des pékinois, le Temple des Lamas habité par des moines. C’est le plus grand et certainement le plus beau des temples lamaïstes de Beijing. Dîner suivi d’un spectacle d’acrobaties. Nuit à l’hôtel.
Jour 5 BEIJING
Excursion de la journée complète à la Grande Muraille de Chine, construction monumentale qui protégea l’Empire du Milieu des invasions des barbares du Nord. Celle-ci passe à 80 kms au Nord-Ouest de Pékin et est longue de 6.400 kms, c'est le seul ouvrage construit par la main de l'homme visible de la lune. Déjeuner sur place. Visite des tombeaux des empereurs de la dynastie Ming et de la Voie des esprits conduisant aux tombeaux, bordée d’imposantes statues d’animaux et des différents empereurs. Le soir dîner spécial canard laqué. Nuit à l’hôtel.
Jour 6 BEIJING - XI AN
XIAN est une des anciennes capitales de la CHINE. Elle a abrité 12 dynasties pendant plus de 1000 ans. C'était aussi une ville située sur la route des caravanes reliant la CHINE à la Méditerranée, connue sous le nom de "La Route de la soie" . Excursion au Palais d'été, construit sur les bords d'un lac artificiel où les empereurs se rendaient en été pour fuir la chaleur de la cité interdite. Déjeuner au restaurant. Visite du stade national construit pour les Jeux Olympiques de 2008. Transfert à la gare pour un départ vers Xian. Dîner et nuit dans le train.
Jour 7 XI AN
Visite de la ville : les anciens remparts, la porte de la cloche, la mosquée, la pagode de la Grande Oie Sauvage, la forêt de stèles… Déjeuner dans un restaurant local puis visite du musée Shanxi dont l’architecture est inspirée d’un palais Tang. Dîner dans un restaurant local. Installation à l’hôtel, puis nuit.
Jour 8 XI AN
Excursion au mausolée du premier empereur de Chine, Qin Shi Huang Di, où vous admirerez l’une des découvertes du XXème siècle : 6000 guerriers, chars et chevaux d’argile grandeur nature, ainsi que des chariots de bronze datant de plus de 2000 ans ont été enterré. Déjeuner dans un restaurant local. Visite de la Grande Mosquée. Dîner suivi d’un spectacle de chants et danses. Nuit à l’hôtel.
Jour 9 XI AN –> SHANGHAI - SUZHOU
Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Shanghai. A votre arrivée départ immédiat vers Suzhou qui a été surnommée par Marco Polo la “Venise de l’Orient”. En cours de route, visite d’une ville traditionnelle chinoise et déjeuner. Installation à l’hôtel. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 10 SUZHOU
Découverte du jardin de la Politique des Simples, le plus grand de la ville, conçu dans la pure tradition classique. Vous visiterez également une fabrique de soie. Déjeuner. Arrêt à la colline du tigre, et promenade en bateau sur le grand canal la “Venise de l’Orient”. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 11 SUZHOU - SHANGHAI
Ville mythique pour les occidentaux où les nations européennes, le Japon et les Etats-Unis avaient leurs propres quartiers jusqu’en 1949. C’est la ville la plus importante de Chine avec ses 12.000.000 d’habitants, une des plus peuplées au monde. C’est aussi le port le plus important de Chine. Le matin, transfert à la gare pour le départ du train pour Shanghaï. Visite du temple du Bouddha de Jade. Déjeuner. Tour de la vieille ville et du jardin du Mandarin Yu. Dîner dans un restaurant local. Installation puis nuit à l’hôtel.
Jour 12 SHANGHAI
Visite du musée abritant de très belles collections de bronzes, céramiques et peintures. Promenade sur le Bund, l’avenue construite sur la rive droite du fleuve et shopping le long de la rue Nanjing. Déjeuner et dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 13 SHANGHAI - GUILIN
La ville de Guilin, souvent chantée et peinte par les artistes chinois, se trouve au milieu d’une contrée fantastique, faite de vallées surplombées par des pains de sucre en calcaire entre lesquels coule le fleuve LI. Transfert à l’aéroport à destination de Guilin. Déjeuner dans un restaurant local puis visite du pic de la beauté solitaire de la grotte de la flûte rouge. Dîner dans un restaurant local. Installation à l’hôtel pour la nuit.
Jour 14 GUILIN - YANGSHUO - GUILIN
Départ le matin pour une croisière sur la superbe rivière Li, célèbre pour les pains de sucre qui la bordent jusqu’à Yangshuo. Déjeuner à bord au milieu des paysages magnifiques. Retour à Guilin en bus. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 15 GUILIN -> GUANGZHOU
Transfert à l’aéroport à destination de Guangzhou. Visite de la résidence de la famille Chen, maison traditionnelle convertie en musée et du marché Qingping. Déjeuner. Visite de l’île de Shamian. Dîner dans un restaurant local. Installation à votre hôtel puis nuit.
Jour 16 GUANGZHOU - HONG KONG
Transfert le matin à la gare pour le train à destination de Hong Kong (en 1ère classe). Repas et journée libres afin que vous puissiez faire vos derniers achats. Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Maurice dans la nuit.
Jour 17 HONG KONG -> MAURICE -> REUNION
Nuit à bord, arrivée matinale à Maurice, transfert dans un restaurant pour un déjeuner. En début d’après midi transfert à l’aéroport pour le vol retour sur la Réunion. Arrivée en fin d’après midi.
Djalil.
Mon épouse et moi même souhaitons partir pour 2 semaines en Chine en janvier 2010. Nous habitons l'île de la Réunion.
Nous avons trouvé un circuit dans une des agences locales et je souhaiterais vous le soumettre pour avoir vos avis éclairés. Que pensez-vous du programme ? Pertinences des visites et des sites visités...?
Merci encore à tous pour vos précieux avis.
Jour 1 REUNION –> MAURICE -> HONG KONG
Départ dans l’après midi à destination de Hong Kong via l’île Maurice. Transit à Maurice puis envol pour Hong Kong. Dîner et nuit à bord.
Jour 2 HONG KONG
Arrivée à Hong Kong en début de matinée. Accueil et transfert vers l’hôtel, reste de la journée libre et repas libres. Nuit à l’hôtel.
Jour 3 HONG KONG - BEIJING
Départ pour une visite de l’île de Hong Kong : Victoria Peak, Repulse Bay, Aberdeen. Déjeuner en cours de visite. Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Beijing. Accueil et installation à l’hôtel. Reste de l’après midi libre. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 4 BEIJING
Matinée consacrée à la visite guidée de la capitale chinoise. Vous découvrirez la place Tian An Men, la plus vaste du monde avec ses 40 ha en plein cœur de la ville puis la Cité Interdite qui fût l’ancienne résidence de 24 empereurs chinois. Déjeuner. Visite du Temple du Ciel où vous en saurez plus sur la vie des pékinois, le Temple des Lamas habité par des moines. C’est le plus grand et certainement le plus beau des temples lamaïstes de Beijing. Dîner suivi d’un spectacle d’acrobaties. Nuit à l’hôtel.
Jour 5 BEIJING
Excursion de la journée complète à la Grande Muraille de Chine, construction monumentale qui protégea l’Empire du Milieu des invasions des barbares du Nord. Celle-ci passe à 80 kms au Nord-Ouest de Pékin et est longue de 6.400 kms, c'est le seul ouvrage construit par la main de l'homme visible de la lune. Déjeuner sur place. Visite des tombeaux des empereurs de la dynastie Ming et de la Voie des esprits conduisant aux tombeaux, bordée d’imposantes statues d’animaux et des différents empereurs. Le soir dîner spécial canard laqué. Nuit à l’hôtel.
Jour 6 BEIJING - XI AN
XIAN est une des anciennes capitales de la CHINE. Elle a abrité 12 dynasties pendant plus de 1000 ans. C'était aussi une ville située sur la route des caravanes reliant la CHINE à la Méditerranée, connue sous le nom de "La Route de la soie" . Excursion au Palais d'été, construit sur les bords d'un lac artificiel où les empereurs se rendaient en été pour fuir la chaleur de la cité interdite. Déjeuner au restaurant. Visite du stade national construit pour les Jeux Olympiques de 2008. Transfert à la gare pour un départ vers Xian. Dîner et nuit dans le train.
Jour 7 XI AN
Visite de la ville : les anciens remparts, la porte de la cloche, la mosquée, la pagode de la Grande Oie Sauvage, la forêt de stèles… Déjeuner dans un restaurant local puis visite du musée Shanxi dont l’architecture est inspirée d’un palais Tang. Dîner dans un restaurant local. Installation à l’hôtel, puis nuit.
Jour 8 XI AN
Excursion au mausolée du premier empereur de Chine, Qin Shi Huang Di, où vous admirerez l’une des découvertes du XXème siècle : 6000 guerriers, chars et chevaux d’argile grandeur nature, ainsi que des chariots de bronze datant de plus de 2000 ans ont été enterré. Déjeuner dans un restaurant local. Visite de la Grande Mosquée. Dîner suivi d’un spectacle de chants et danses. Nuit à l’hôtel.
Jour 9 XI AN –> SHANGHAI - SUZHOU
Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Shanghai. A votre arrivée départ immédiat vers Suzhou qui a été surnommée par Marco Polo la “Venise de l’Orient”. En cours de route, visite d’une ville traditionnelle chinoise et déjeuner. Installation à l’hôtel. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 10 SUZHOU
Découverte du jardin de la Politique des Simples, le plus grand de la ville, conçu dans la pure tradition classique. Vous visiterez également une fabrique de soie. Déjeuner. Arrêt à la colline du tigre, et promenade en bateau sur le grand canal la “Venise de l’Orient”. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 11 SUZHOU - SHANGHAI
Ville mythique pour les occidentaux où les nations européennes, le Japon et les Etats-Unis avaient leurs propres quartiers jusqu’en 1949. C’est la ville la plus importante de Chine avec ses 12.000.000 d’habitants, une des plus peuplées au monde. C’est aussi le port le plus important de Chine. Le matin, transfert à la gare pour le départ du train pour Shanghaï. Visite du temple du Bouddha de Jade. Déjeuner. Tour de la vieille ville et du jardin du Mandarin Yu. Dîner dans un restaurant local. Installation puis nuit à l’hôtel.
Jour 12 SHANGHAI
Visite du musée abritant de très belles collections de bronzes, céramiques et peintures. Promenade sur le Bund, l’avenue construite sur la rive droite du fleuve et shopping le long de la rue Nanjing. Déjeuner et dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 13 SHANGHAI - GUILIN
La ville de Guilin, souvent chantée et peinte par les artistes chinois, se trouve au milieu d’une contrée fantastique, faite de vallées surplombées par des pains de sucre en calcaire entre lesquels coule le fleuve LI. Transfert à l’aéroport à destination de Guilin. Déjeuner dans un restaurant local puis visite du pic de la beauté solitaire de la grotte de la flûte rouge. Dîner dans un restaurant local. Installation à l’hôtel pour la nuit.
Jour 14 GUILIN - YANGSHUO - GUILIN
Départ le matin pour une croisière sur la superbe rivière Li, célèbre pour les pains de sucre qui la bordent jusqu’à Yangshuo. Déjeuner à bord au milieu des paysages magnifiques. Retour à Guilin en bus. Dîner dans un restaurant local. Nuit à l’hôtel.
Jour 15 GUILIN -> GUANGZHOU
Transfert à l’aéroport à destination de Guangzhou. Visite de la résidence de la famille Chen, maison traditionnelle convertie en musée et du marché Qingping. Déjeuner. Visite de l’île de Shamian. Dîner dans un restaurant local. Installation à votre hôtel puis nuit.
Jour 16 GUANGZHOU - HONG KONG
Transfert le matin à la gare pour le train à destination de Hong Kong (en 1ère classe). Repas et journée libres afin que vous puissiez faire vos derniers achats. Transfert à l’aéroport pour le vol à destination de Maurice dans la nuit.
Jour 17 HONG KONG -> MAURICE -> REUNION
Nuit à bord, arrivée matinale à Maurice, transfert dans un restaurant pour un déjeuner. En début d’après midi transfert à l’aéroport pour le vol retour sur la Réunion. Arrivée en fin d’après midi.
Djalil.
Quinze jours au Costa Rica fin novembre/début décembre English translation pending
Bonjour à tous,
Un groupe de 5 amis, nous partons 15 jours au costa Rica fin novembre/début décembre.
J'ai déjà pu me renseigner parmi les différents post au sujet du Costa Rica.. nous avons sélectionné principalement le coté ouest : Poas, Monteverde, Arenal Volcano, Barra Honda National Parc, Samara beach, ... qqch d'autre ici je suppose..., Manuel Antonio.
Mais pour la durée, je pense qu'on peut rajouter pas mal d'autres chose non? Ptet ricon de la vieja notamment. Comme nous comptons aller du coté plage vers Samara et aussi d'aller du coté du parc de manuel antonio, est il obligé de repasser en bus par l'intérieur? ou peut etre un bateau peut faire la traversée depuis la pointe de la pénisule du Guanacaste jusqu'a la cote en face (puntarrenas?)
Y a t'il des choses spécifiques concernant la période où nous y serons?
Merci de tout conseil!
David
Un groupe de 5 amis, nous partons 15 jours au costa Rica fin novembre/début décembre.
J'ai déjà pu me renseigner parmi les différents post au sujet du Costa Rica.. nous avons sélectionné principalement le coté ouest : Poas, Monteverde, Arenal Volcano, Barra Honda National Parc, Samara beach, ... qqch d'autre ici je suppose..., Manuel Antonio.
Mais pour la durée, je pense qu'on peut rajouter pas mal d'autres chose non? Ptet ricon de la vieja notamment. Comme nous comptons aller du coté plage vers Samara et aussi d'aller du coté du parc de manuel antonio, est il obligé de repasser en bus par l'intérieur? ou peut etre un bateau peut faire la traversée depuis la pointe de la pénisule du Guanacaste jusqu'a la cote en face (puntarrenas?)
Y a t'il des choses spécifiques concernant la période où nous y serons?
Merci de tout conseil!
David
Visa de travail nécessaire pour vivre en Argentine? English translation pending
Bonjour ,
je compte partir vivre en argentine quelques mois à Buenos Aires , je me demande si il faut un visa pour pouvoir travailler , et s'il est facile de l'obtenir ? si vous avez des infos ? Merci 😉
je compte partir vivre en argentine quelques mois à Buenos Aires , je me demande si il faut un visa pour pouvoir travailler , et s'il est facile de l'obtenir ? si vous avez des infos ? Merci 😉
Passer la frontière de la Thaïlande au Laos en passant par Chiang Khong-Houeisai? English translation pending
Bonjour,
Je suis en Thailande en ce moment, a chiang rai, et je souhaite passer la frontiere du laos par chiang khong-houeisai. Seulement le guide du routard dit que ce n'est pas possible d'arriver a toutes les postes frontieres terrestres sans un visa prealable, qu'a certains endroits on ne peut pas le payer sur place, on arrival, donc a voir avant.
Quelqu'un aurait-il tente l'experience recemment, ou serait-il au courant des formalites concernant cette poste frontiere ?
Merci 🙂
Je suis en Thailande en ce moment, a chiang rai, et je souhaite passer la frontiere du laos par chiang khong-houeisai. Seulement le guide du routard dit que ce n'est pas possible d'arriver a toutes les postes frontieres terrestres sans un visa prealable, qu'a certains endroits on ne peut pas le payer sur place, on arrival, donc a voir avant.
Quelqu'un aurait-il tente l'experience recemment, ou serait-il au courant des formalites concernant cette poste frontiere ?
Merci 🙂
Louisiane: programme d'une escapade de six jours English translation pending
Hello,
Afin de patienter jusqu'au printemps pour pouvoir retourner dans l'Ouest, nous faisons un p'tit tour en Louisiane du 5 au 12 Décembre.
Je vous me permets de vous exposer mon programme (plus ou moins détaillé que je completerai) : N'hésitez pas à me conseiller ou déconseiller certaines choses (temps que la critique est constructive, elle est la bienvenue 😉)
Jour 0 : Vol Bxl - Atlanta - New Orleans - 1ere nuit a NO Jour 1 : de NO à Lafayette - 2eme Nuit : Lafayette - Morgan City - Lake End Park - Frankiln - New Iberia - Avery Island - St Martinville (evangeline, park, musée) Jour 2 : Visite des alentours - 3eme Nuit : Lafayette - Swamptour (peut etre) & rando (sur) au Lake Martin - Lafayette - Crowley - Jennings (ville - musée) Jour 3 : de Lafayette à Natchez - 4eme Nuit : Natchez - Breaux-Bridge - Opelousas - Chicot State Park + Arboretum - p'tites routes paumées vers Natchez - visites de Natchez et ses demeures Jour 4 : de Natchez a Baton Rouge : 5eme Nuit : Baton Rouge - Tunica Hills state Wildlife recreation area (passage, rando?) - Greenwood plantation - Myrtles plantation - St Francisville - Visite de Baton rouge Jour 5 : de Baton Rouge a New Orleans - 6eme Nuit a NO - Route des plantations (Houmas, Oak Alley, Laura plantation, San Francisco Plantations... (lesquelles?)) Jour 6 : Journée a NO - 7eme Nuit a NO (à l'improviste...) Jour 7 : matinée a NO - vol retour Jour 8 : vol retour / arrivée
Vols reservés / Hotels reservés / voiture reservée
Merci de vos remarques.
Afin de patienter jusqu'au printemps pour pouvoir retourner dans l'Ouest, nous faisons un p'tit tour en Louisiane du 5 au 12 Décembre.
Je vous me permets de vous exposer mon programme (plus ou moins détaillé que je completerai) : N'hésitez pas à me conseiller ou déconseiller certaines choses (temps que la critique est constructive, elle est la bienvenue 😉)
Jour 0 : Vol Bxl - Atlanta - New Orleans - 1ere nuit a NO Jour 1 : de NO à Lafayette - 2eme Nuit : Lafayette - Morgan City - Lake End Park - Frankiln - New Iberia - Avery Island - St Martinville (evangeline, park, musée) Jour 2 : Visite des alentours - 3eme Nuit : Lafayette - Swamptour (peut etre) & rando (sur) au Lake Martin - Lafayette - Crowley - Jennings (ville - musée) Jour 3 : de Lafayette à Natchez - 4eme Nuit : Natchez - Breaux-Bridge - Opelousas - Chicot State Park + Arboretum - p'tites routes paumées vers Natchez - visites de Natchez et ses demeures Jour 4 : de Natchez a Baton Rouge : 5eme Nuit : Baton Rouge - Tunica Hills state Wildlife recreation area (passage, rando?) - Greenwood plantation - Myrtles plantation - St Francisville - Visite de Baton rouge Jour 5 : de Baton Rouge a New Orleans - 6eme Nuit a NO - Route des plantations (Houmas, Oak Alley, Laura plantation, San Francisco Plantations... (lesquelles?)) Jour 6 : Journée a NO - 7eme Nuit a NO (à l'improviste...) Jour 7 : matinée a NO - vol retour Jour 8 : vol retour / arrivée
Vols reservés / Hotels reservés / voiture reservée
Merci de vos remarques.
Reims quatre saisons English translation pending
Campagne autour de Reims au fil des saisons
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
Alerte au Vietnam et en Thaïlande (typhon Kitsana) English translation pending
pour ceux qui sont dans le coin ..
"Kitsana va frapper tres fort . 🤪🤪🤪
http://www.tmd.go.th/EN/storm_tracking.php
http://www.tmd.go.th/EN/storm_tracking.php
Séjour au Vietnam en octobre: itinéraire, hôtel à Hanoi? English translation pending
bonjour ,
nous partons mon mari et moi du 5 au 25/10 , nous arrivons à hanoi et nous avons rien préparé pour ce voyage, nous voudrions la jouer cool et pas fatiguant aucun intérêt de courir , nous recherchons un certain confort( j'ai la phobie des rats, ( alors je préfère éviter les endroits ou ça grouille), nous sommes crevés alors nous voudrions découvrir une petite partie de ce pays. que nous conseillez vous comme itinéraire, nous voulons du soleil de préférence, connaissez vous un hotel bon rapport qualité/prix sur hanoi, car nous arrivons le 6 à 5h du matin;Que pensez vous du HANOI ELEGANCE 4, pour le même prix connaissez vous des hotels ou maison d'hôtes de charme?
nous avons l'habitude de nous débrouiller seuls( cambodge, thailande, indonésie, inde) mais cette fois ci j'ai envie de calme repos massages , loin des masses de touristes, voir des riziéres me ravi, des endroits zen, je compte sur vos conseils précieux car je n'ai pas le courage de me plonger dans les bouquins
merci a+
Itinéraire et trajets pour un voyage en Chine? English translation pending
Bonjour,
Après avoir posté un 1er message il y a qqls semaines et reçus des tas de conseils avisés, me voilà préparant mon voyage de 3semaines en Chine pour le mois de décembre. Nous atterrirons à Guangzhou et j'ai encore besoin de vos lumières.
Que pensez-vous de cet itinéraire : Guangzhou, Guilin (14h de train couchettes) (Yangshuo 1h de bus), Longsheng (3h de bus), Sanjinag), Kunming (18h de train couchettes), Dali (5h de bus), Lijiang (3h de bus). Ou alors : Guangzhou, Guilin (Yangshuo, Longsheng, Sanjinag), Kunming, Yuanyang (6h de bus), Jianshui (4h de bus), Jinghong (10h de bus couchettes).
Selon vous, est-ce réalisable ou trop chargé ? Peut-on même penser faire un saut à Hong-Kong avant de repartir, ou pas ? Les temps de trajets que j'ai noté sont-ils exacts ? Faut-il réserver les trajets avant le départ ou est-il possible de le faire sur place ? Et enfin, auriez-vous un trajet en avion pour regagner HK ou Guangzhou à m'indiquer depuis les villes de fin de parcours ? Bon je sais ça fait bcp bcp de questions, mais si certains d'entre vous peuvent me faire partager leur expérience elle sera chaleureusement accueillie !
Un grand merci d'avance 😉 Polka
Que pensez-vous de cet itinéraire : Guangzhou, Guilin (14h de train couchettes) (Yangshuo 1h de bus), Longsheng (3h de bus), Sanjinag), Kunming (18h de train couchettes), Dali (5h de bus), Lijiang (3h de bus). Ou alors : Guangzhou, Guilin (Yangshuo, Longsheng, Sanjinag), Kunming, Yuanyang (6h de bus), Jianshui (4h de bus), Jinghong (10h de bus couchettes).
Selon vous, est-ce réalisable ou trop chargé ? Peut-on même penser faire un saut à Hong-Kong avant de repartir, ou pas ? Les temps de trajets que j'ai noté sont-ils exacts ? Faut-il réserver les trajets avant le départ ou est-il possible de le faire sur place ? Et enfin, auriez-vous un trajet en avion pour regagner HK ou Guangzhou à m'indiquer depuis les villes de fin de parcours ? Bon je sais ça fait bcp bcp de questions, mais si certains d'entre vous peuvent me faire partager leur expérience elle sera chaleureusement accueillie !
Un grand merci d'avance 😉 Polka
Croisière sur le delta du Mékong English translation pending
Bonjour.
Quelqu'un connaît-il une agence sérieuse à Saîgon (HCM) qui pourrait me proposer une croisière de trois jours sur le delta du Mékong (février 2010).
Merci
Quelqu'un connaît-il une agence sérieuse à Saîgon (HCM) qui pourrait me proposer une croisière de trois jours sur le delta du Mékong (février 2010).
Merci
Comment se rendre de Bali à Maluku? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars toute seule pour l'indonésie le 14 octobre, pour une durée de 2 mois et je souhaiterai avoir des informations sur des trajets...
J'aimerai visiter maluku et sulawesi. Mais j'ai cru comprendre qu'il étais difficile de se rendre aux molluques, mais je pense disposée d'assez de temps ...?
J'arrive a denpasar et je voudrai me rendre directement à maluku puis ensuite rejoindre sulawesi par manado et redescendre ainsi toute l'île ...
Quelqu'un peut il me renseigner si il existe un bateau qui part directement de bali jusqu'aux molluques ... Ou faut il prendre l'avion? Es ce que ces îles sont souvent desservies?
Merci d'avance.
Idée d'une guest house à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage en thailande- laos. Qui porrais me conseiller une guest house a Bangkok ?
Merci de votre aide
Line
Je prépare un voyage en thailande- laos. Qui porrais me conseiller une guest house a Bangkok ?
Merci de votre aide
Line
Marché aux fleurs à Bangkok... English translation pending
Pak klong tallat , Cest le marché aux fleurs légèrement au sud du grand palais..
Tout d'abord , merci à Thuan pour m'avoir indiquer l'emplacement.
C'est super toutes ces fleurs , en sac, en bouquet , en guirlande , en panier , sur les étales , dans les pick up , etc...
et l'odeur !!! ça change de certains endroits😛
allez y faire un tour , c'est vraiment pas loin du grand palais
Tout d'abord , merci à Thuan pour m'avoir indiquer l'emplacement.
C'est super toutes ces fleurs , en sac, en bouquet , en guirlande , en panier , sur les étales , dans les pick up , etc...
et l'odeur !!! ça change de certains endroits😛
allez y faire un tour , c'est vraiment pas loin du grand palais
Essayer de me faire une idée plus positive de Bangkok English translation pending
Bonjour,
Lors de mon premier voyage en Thailande, en 2006, seule, et premier voyage en asie, je dois avouer que à peine arrivée, ayant du mal à savoir où aller, et juste après une arnaque taxi, j'ai choisit la facilité et j'ai attérit à Kao San Road, le temps de partir ailleurs (le plus vite possible). Ces quelques jours à Bangkok ont été durs pour moi (j'ai eu mon lot d'arnaques, comme tout débutant) et meme si Kao Sand Road permets d'avoir tout à proximité, je ne suis pas restée sur une très bonne impression (bien que j'ai un bon souvenir du parc Lumphini et son calme qui m'a sauvée de la crise de nerfs, et des urgences à 4h du matin désertes et avec des docteurs agréables héhé 😛).
Je retourne en septembre en Thailande, et il y aura à nouveau un passage à bangkok, le temps de prendre les billets pour partir dans le nord. Je me dis que c'est dommage d'etre restée sur cette première impression, et qu'il doit y avoir des quartiers plus authentiques, plus zen, et moins bondés de touristes à tous les coins de rue.
Si vous avez des quartiers de Bangkok à me faire partager, je suis prenneuse (sachant que mon "type" de voyage c'est plutot peu de confort, premiers prix d'hotels, aucune organisation à l'avance, tout au feeling et rien d'imposé, en favorisant les contacts humain). Evidemment, j'ai conscience que 2 jours à Bangkok, dans une capitale, de passage, ne collent pas vraiment avec la façon dont je vis les vacances, c'est impossible, mais celà peut permettre de donner une vague idée de ce que je fuis (les super mega complexes avec piscine et clim, les stands de scorpion grillés, et les rues remplies de tee-shirts pour hippies occidentaux 🙂) De plus, j'aimerais bien que ce deuxième arret me fasse voir cette ville de façon plus agréable. La seule chose que j'aurais besoin de trouver sur place : un agence honnète pour billets de train et bus.
Merci de vos conseils !
Lors de mon premier voyage en Thailande, en 2006, seule, et premier voyage en asie, je dois avouer que à peine arrivée, ayant du mal à savoir où aller, et juste après une arnaque taxi, j'ai choisit la facilité et j'ai attérit à Kao San Road, le temps de partir ailleurs (le plus vite possible). Ces quelques jours à Bangkok ont été durs pour moi (j'ai eu mon lot d'arnaques, comme tout débutant) et meme si Kao Sand Road permets d'avoir tout à proximité, je ne suis pas restée sur une très bonne impression (bien que j'ai un bon souvenir du parc Lumphini et son calme qui m'a sauvée de la crise de nerfs, et des urgences à 4h du matin désertes et avec des docteurs agréables héhé 😛).
Je retourne en septembre en Thailande, et il y aura à nouveau un passage à bangkok, le temps de prendre les billets pour partir dans le nord. Je me dis que c'est dommage d'etre restée sur cette première impression, et qu'il doit y avoir des quartiers plus authentiques, plus zen, et moins bondés de touristes à tous les coins de rue.
Si vous avez des quartiers de Bangkok à me faire partager, je suis prenneuse (sachant que mon "type" de voyage c'est plutot peu de confort, premiers prix d'hotels, aucune organisation à l'avance, tout au feeling et rien d'imposé, en favorisant les contacts humain). Evidemment, j'ai conscience que 2 jours à Bangkok, dans une capitale, de passage, ne collent pas vraiment avec la façon dont je vis les vacances, c'est impossible, mais celà peut permettre de donner une vague idée de ce que je fuis (les super mega complexes avec piscine et clim, les stands de scorpion grillés, et les rues remplies de tee-shirts pour hippies occidentaux 🙂) De plus, j'aimerais bien que ce deuxième arret me fasse voir cette ville de façon plus agréable. La seule chose que j'aurais besoin de trouver sur place : un agence honnète pour billets de train et bus.
Merci de vos conseils !
Sept jours dans le nord de la Thaïlande English translation pending
Bonjour ,
Nous sommes a CHiang Mai et partons pour Chiang Rai. Nous n avons pas bcp de jour avant de repartir vers le sud. Env 7jours.
Nous pensions faire Maoe Sei, Chiang Saen et Chiang Kong. Cela vaut il lle coup? Y a t il des croisieres sur le mekong d une journee env sur le Mekong?
Si non que conseillez vous.
A voir, A faire et hebergement? On avait envie de voird e belles vues du Mekong ou des pays adjacents si possible.
MERCI BEAUCOUP ;)
Nous sommes a CHiang Mai et partons pour Chiang Rai. Nous n avons pas bcp de jour avant de repartir vers le sud. Env 7jours.
Nous pensions faire Maoe Sei, Chiang Saen et Chiang Kong. Cela vaut il lle coup? Y a t il des croisieres sur le mekong d une journee env sur le Mekong?
Si non que conseillez vous.
A voir, A faire et hebergement? On avait envie de voird e belles vues du Mekong ou des pays adjacents si possible.
MERCI BEAUCOUP ;)
Deux jours entre Saigon et Can Tho English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars dans quelques mois au Vietnam et durant ce voyage, je vais passer dans le delta du Mekong. Pour être précis, je vais réserver une nuit d'hotel le 27 décembre à Saigon, et ai reservé une autre nuit à Can Tho le 29. Je dispose donc d'une nuit/deux jours pour me rendre de Saigon à Can Tho
Au départ, je pensais faire l'excursion en bateau sur le Bassac mais c'est vraiment très cher...
Quelqu'un a des idées sympas, des bons plans, des adresses intéressantes ?
Merci d'avance !
A+
Je pars dans quelques mois au Vietnam et durant ce voyage, je vais passer dans le delta du Mekong. Pour être précis, je vais réserver une nuit d'hotel le 27 décembre à Saigon, et ai reservé une autre nuit à Can Tho le 29. Je dispose donc d'une nuit/deux jours pour me rendre de Saigon à Can Tho
Au départ, je pensais faire l'excursion en bateau sur le Bassac mais c'est vraiment très cher...
Quelqu'un a des idées sympas, des bons plans, des adresses intéressantes ?
Merci d'avance !
A+
À la découverte de l'Asie: quinze jours en Thaïlande du 5 au 20 juillet 2009 English translation pending
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.
Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!
Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.
Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.
Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.

Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.
Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !
Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.

Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!

Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.

Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.

Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.
Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.

Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !

Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Voyage à vélo de Montréal vers le Bas-Saint-Laurent English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite faire le trajet Montréal-Rimouski à vélo l'été prochain (la météo actuelle n'autorisant pas ce type d'entreprise pour cette année). La route verte passe par la 138 jusqu'à Québec mais j'ai un préjugé favorable à la 132. Je souhaite traverser les villages de Varennes, Verchères, Contrecoeur et tout le beaux villages de ce genre qui longent le fleuve. Ma question: est-il possible de faire le trajet mentionné ci-dessus par la 132? Merci.
Je souhaite faire le trajet Montréal-Rimouski à vélo l'été prochain (la météo actuelle n'autorisant pas ce type d'entreprise pour cette année). La route verte passe par la 138 jusqu'à Québec mais j'ai un préjugé favorable à la 132. Je souhaite traverser les villages de Varennes, Verchères, Contrecoeur et tout le beaux villages de ce genre qui longent le fleuve. Ma question: est-il possible de faire le trajet mentionné ci-dessus par la 132? Merci.
Sri Lanka, Bentota: y a-t-il des choses à ne pas louper? English translation pending
Bonjour , nous partons au Sri lanka (bentota) du 09/10/2009 au 19/10/2009 , nous ne connaissons absolument pas cette destination est aimerions avoir quelques infos afin de réussir notre voyage du mieux que possible.
Merci par avance à tous
Transport de Kakarbhita (Népal) à Darjeeling (Inde) English translation pending
Bonjour,
je suis en train de faire mes trajets pour un voyage de 2 mois Népal- Inde du nord. Je ne trouve pas d'information concernant une liaison entre Kakarbhita et Darjeeling ??? je pense qu'il doit y avoir un bus ? en combien de temps ? et pour combien ? Merci d'avance
je suis en train de faire mes trajets pour un voyage de 2 mois Népal- Inde du nord. Je ne trouve pas d'information concernant une liaison entre Kakarbhita et Darjeeling ??? je pense qu'il doit y avoir un bus ? en combien de temps ? et pour combien ? Merci d'avance
Birmanie: séjour de trois semaines dans l'état de Kachin English translation pending
Etat KACHIN
21 juin 2009 à 22:05

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Je pars 3 semaines en Birmanie à partir de Noel. Ce sera mon 3eme voyage en Birmanie Je compte visiter cette fois le nord du pays. Qui connait bien cette région?? que me recommandez vous?? quel festival à cette époque?? avez vous une idée pour une "croisière" en petit bateau privé entre Myitkhyna et Mandalay? est ce possible?? prix?? quelqu'un a t il déjà visité la région de MOGOK? est ce possible?? que voir?? En ce qui me concerne, je voyage toujours avec quelques amis (7) et nous partons avec des vétements et médicaments pour donner sur place. Nous essayons toujours d'aider le peuple birman. Nous avons d'ailleurs à ce sujet créé une ASBL en Belgique afin de récolter des fonds pour aider le peuple birman que nous adorons. Si cela vous intéresse allez voir notre site : http://lesbourlingueurs.be/index.html Merci de vos informations
21 juin 2009 à 22:05

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Je pars 3 semaines en Birmanie à partir de Noel. Ce sera mon 3eme voyage en Birmanie Je compte visiter cette fois le nord du pays. Qui connait bien cette région?? que me recommandez vous?? quel festival à cette époque?? avez vous une idée pour une "croisière" en petit bateau privé entre Myitkhyna et Mandalay? est ce possible?? prix?? quelqu'un a t il déjà visité la région de MOGOK? est ce possible?? que voir?? En ce qui me concerne, je voyage toujours avec quelques amis (7) et nous partons avec des vétements et médicaments pour donner sur place. Nous essayons toujours d'aider le peuple birman. Nous avons d'ailleurs à ce sujet créé une ASBL en Belgique afin de récolter des fonds pour aider le peuple birman que nous adorons. Si cela vous intéresse allez voir notre site : http://lesbourlingueurs.be/index.html Merci de vos informations
Informations récentes sur la frontière au sud du Laos avec le Cambodge? English translation pending
Bonjour, je descend à Pakse, puis dans le sud du Laos, et je veux passer au Cambodge,
en 2007 selon le forum, je peux faire mon visa à la frontière sud,
est ce toujours le cas?
Merci de votre aide! je continue à surfer sur le net et j'attend de vos nouvelles!!
Elisa
Merci de votre aide! je continue à surfer sur le net et j'attend de vos nouvelles!!
Elisa
Tour du Myanmar English translation pending
Question qui peut sembler idiote !
Quand je lis les recits de voyage, les visites se font souvent dans le même sens (aiguille d'une montre)
soit Yangon bagan mandalay inle Yangon (pour resumé)
Moi, je compte le faire dans le sens inverse! (pas pour des raisons d'excentricité, mais car je retrouves des amis à Inle)
Donc la question idiote: Est-ce qu'un tour Yangon - Inle - (pindaya) - Mandalay - (amarapura, inwa, sagaing) - Mingon - Bagan - Yangon - (rocher d'or) parait farfelu dans ce sens?
(pour la durée, je me donne 20 jours)
Sinon, il y a t'il des endroits à trek, mais de seulement 1 jours qui sont intéressants?
Merci Beaucoup
Moi, je compte le faire dans le sens inverse! (pas pour des raisons d'excentricité, mais car je retrouves des amis à Inle)
Donc la question idiote: Est-ce qu'un tour Yangon - Inle - (pindaya) - Mandalay - (amarapura, inwa, sagaing) - Mingon - Bagan - Yangon - (rocher d'or) parait farfelu dans ce sens?
(pour la durée, je me donne 20 jours)
Sinon, il y a t'il des endroits à trek, mais de seulement 1 jours qui sont intéressants?
Merci Beaucoup