last edited Mar 8, 2026
Santé et sécurité au Népal
Recommandations officielles
En France, aussi bien pour les particuliers que les professionnels, les "conseils aux voyageurs" du Ministère des Affaires Étrangères en matière de précautions pour chaque pays ont valeur légale. Un même système en ligne de conseils aux voyageurs existe dans plusieurs pays:
Santé
Maladies
Sans être énormes, quelques risques de maladies existent au Népal, notamment lorsqu'on séjourne dans la partie basse du pays comme au sud avec la région du Teraï. Là, c'est avant tout des moustiques dont il faudra se protéger, en prévoyant répulsifs et tenue adéquate, spécialement en soirée. En dessous de 1 500-2 000 mètres d'altitude, le paludisme est en effet potentiellement présent, plus aussi la dengue, le chikungunya ou le zika. Toutes ces maladies provenant donc de piqûres de moustiques.
Sinon, même si officiellement rien n'est obligatoire pour entrer dans le pays en matière de vaccins, être à jour à ce niveau reste néanmoins préférable. Cela dit, pour ceux qui restent assez longtemps en zones rurales, surtout hors sentiers battus, un vaccin contre la rage bien présente et l'encéphalite japonaise sont parfois recommandés par certaines instances.
Hygiène
Comme souvent, une bonne hygiène corporelle et davantage alimentaire est nécessaire si on n'est pas trop habitué à "manger local". Donc, évitez l'eau du robinet qui n'est pas potable et les plats ou aliments ne présentant pas toutes les garanties de fraîcheur, spécialement sur les marchés. Cela pour au moins éviter la turista, cette diarrhée bien connue qui, à l'occasion, guette le voyageur.
Infrastructures sanitaires sur place
Le Népal fait partie de ces pays où l'essentiel des structures sanitaires de qualité est concentré à la capitale. Donc, à Katmandou, on trouve du service public et surtout des cliniques privées (avec leur coût) capables d'assurer de bons soins dans un peu tous les domaines, y compris pour ce qui est de la médecine de montagne et du suivi des trekkeurs. Ailleurs, par contre, les choses sont très aléatoires et les infrastructures basiques, avec néanmoins dans nombre de villages d'importance au moins un dispensaire géré par des infirmiers en charge d'assurer les soins de base.
Et puis, le Népal étant le pays des treks d'altitude et de l'alpinisme, en saison (printemps/automne) des cliniques temporaires sont installées en certains endroits afin de traiter notamment le mal des montagnes. Reste qu'ici plus qu'ailleurs, si vous envisagez justement un trek, une bonne assurance-assistance est indispensable. Ne serait-ce que quand on sait qu'une évacuation sanitaire en haute montagne peut coûter des milliers de dollars...
Sécurité
Criminalité et délinquance
La délinquance "classique" est relativement faible au Népal. Avec un minimum de vigilance, ou si on ne fait pas n'importe quoi, les risques restent vraiment minimes, y compris dans le quartier touristique de Thamel à Katmandou. D'un autre côté, malgré l'image du pays en la matière, le trafic tout comme d'ailleurs la consommation de drogues est sévèrement réprimé par les autorités népalaises.
Risques sociopolitiques et terrorisme
Les tensions sociopolitiques, quelles qu'en soient les raisons, sont des phénomènes assez récurrents au Népal, notamment en période d'élections. Avec à la clé des manifestations et des grèves pouvant parfois dégénérer ou au minimum désorganiser le fonctionnement du pays. Autant le savoir et se tenir informé de la situation, en premier lieu à la capitale et autour où se concentrent généralement les tensions.
Climat, nature, animaux
Mal des montagnes
D'une certaine façon, bien plus que les risques sanitaires voire d'insécurité, le mal des montagnes demeure le principal désagrément que rencontrera le voyageur lors d'un périple au Népal, avant tout bien sûr dans sa partie himalayenne.
Maux de tête, insomnies, nausées, perte de l'appétit, difficultés pour respirer sont autant de symptômes qui apparaissent vers les 2 500-3 000 mètres d'altitude mais qui, pour la plupart des gens ayant une santé correcte, disparaîtront ou s'atténueront avec l'acclimatation, le fait de ne pas grimper trop vite ou au-delà d'une certaine altitude (4 000 mètres et plus). Bref, il sera donc toujours indispensable d'adapter son rythme et de doser ses efforts dès qu'on sera dans la partie montagneuse du Népal, à plus forte raison lors de treks.
Autres problèmes
Mais au-delà des problèmes d'altitude, le Népal est soumis à bien d'autres risques naturels. Entre autres: les tremblements de terre relativement fréquents et parfois très destructeurs comme l'actualité l'a déjà rapporté, les inondations et glissements de terrain dus à la mousson qui rendent parfois problématiques les déplacements entre juin et septembre, les avalanches et grands froids en haute montagne, les incendies de forêts en certains coins au printemps, et même cette pollution qui peut gêner au niveau de Katmandou. Pas mal de choses, donc.
Animaux
Comme en beaucoup d'endroits, c'est aux chiens errants parfois agressifs et porteurs de maladies qu'il faudra d'abord se méfier.
Consulats étrangers sur place
En cas de problèmes lors d'un voyage à l'étranger, les services consulaires de votre pays peuvent vous aider. À savoir aussi que, si vous êtes ressortissant de l'Union Européenne et que votre pays n'est pas représenté, vous pouvez alors vous adresser à n'importe quelle autre représentation d'un état membre de l'Union européenne.
France
- Consulat général: Lazimpat, BP 452 Katmandou.