Visas: cas ou situations particulières
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Refus du consulat (ou à l'arrivée sur place)

Assez rare pour un visa de tourisme; à plus forte raison pour un européen. Généralement les motifs évoqués sont la validité du passeport insuffisante (les "6 mois après la date retour"), l'absence de billet retour ou de continuation (ou d'autres documents officiels comme une "invitation" pour certains pays), manque de fonds suffisants (ça c'est plutôt à la douane), problèmes antérieurs vis-à-vis du pays (un premier refus de visa par exemple) et, pour certains pays arabes, la preuve d'un voyage en Israël.

Ceci dit, pour des questions officiellement de "sécurité vis à vis du terrorisme", on peut maintenant se voir aussi refuser l'entrée (ou son visa) dans certains pays comme par exemple les USA ou au mieux se voir obliger à des démarches spécifiques.

Donc, vérifiez tous vos documents lors du dépôt de demande et, si vous êtes en situation particulière, expliquez-vous bien avant au consulat ou passez par une agence de visa par correspondance qui vous conseillera. En cas de refus, il n'y a pas toujours de recours et le consulat n'est pas obligé de motiver celui-ci.

Titre de transport "non adapté"

Sous-entendu, pour la destination, pas de billet aller-retour ou de continuation. Également, un billet retour prévu au delà du séjour autorisé sans visa ou de la validité maximum de celui-ci.

Pas de billet aller-retour ou de continuation

Un problème qu'on peut rencontrer lors de sa demande de visa aussi bien qu'à son arrivée en douane, y compris pour une destination pour laquelle aucun visa n'est requis.

En bref, certains pays notamment africains ou asiatiques exigent que vous ayez un vol retour ou de continuation vers une autre destination avant que vous puissiez rentrer sur leur territoire. Et même le fait d'avoir des fonds suffisants, d'envisager une sortie terrestre, voire même d'avoir un titre de transport au départ d'un pays voisin n'est pas toujours suffisant. Cela dit, si le problème arrive à la frontière on pourra toujours essayer de négocier; d'où l'intérêt de "savoir" passer au mieux les frontières.

En attendant, le plus simple pour décoincer ce genre de situation est d'acheter un billet d'avion plein tarif au départ du pays pour une destination proche, puis de se le faire rembourser par la suite par la compagnie. C'est en effet l'une des caractéristiques des "pleins tarifs"; le remboursement sur son compte bancaire prenant de quelques semaines à quelques mois avec uniquement quelques frais de dossier.

Retour prévu au delà du séjour autorisé

C'est un cas que rencontrent notamment ceux qui souhaitent visiter plusieurs pays lors d'une boucle qui durera un certain temps. Exemple: arriver à Bangkok puis visiter les pays voisins sur plusieurs semaines avant de repartir de Bangkok; le tout sans visa thaï (officiellement pas de visa nécessaire pour moins de 30 jours sur place).

Légalement, cela peut poser problème dans le sens où si l'on ne dispose pas de visa, ou que le temps entre les dates d'arrivée-départ est supérieur à ce qui est autorisé dans son visa, on peut théoriquement se voir refouler. Y compris et surtout au départ par la compagnies aérienne qui assurera le vol initial (celle-ci est en effet tenue comme responsable si un passager ne dispose pas des bons documents de voyages à son arrivée).

La solution la plus simple passe par un billet de continuation ou la possession d'un visa vers un autre pays. Et si ce n'est pas le cas, il faudra alors parfois argumenter et se montrer convaincant. Mais de façon générale, tout restera à la libre appréciation de la compagnie aérienne et surtout des douanes à l'arrivée.

Aller-retours en nombre dans un même pays

C'est le cas (finalement assez rare pour les touristes) où vous effectuez plusieurs aller-retours rapprochés dans un même pays. Même si vous ne dépassez pas les durées autorisées à chaque fois (que le pays demande ou non un visa), à la longue, les douaniers pourront trouver que vous passez un peu trop de temps dans leur pays et vous refuser l'entrée. C'est notamment le cas pour les États-Unis. Si le pays est sans visa, il vous faudra, soit attendre un certain temps avant de revenir, soit demander un visa adéquat.

Si par contre le pays est avec visa, rappelez-vous qu'il existe pour certaines destinations des visas à une entrée ou à entrées multiples. Donc, faites déjà le bon choix avant de partir. D'autre part, sachez aussi que des pays comme l'Inde octroie un visa tourisme (6 mois pour tous) mais obligent aussi à un certains temps avant la demande suivante ou même pour re-rentrer dans le pays après une première sortie. Là aussi renseignez-vous bien avant selon vos intentions, et le cas échéant attendez un peu entre chaque voyage ou demandez un autre type de visa.

Dans tous les cas ou presque, vous serez quand même plus ou moins prévenus des risques lors de vos passages antérieurs avant d'être refoulé.

Expiration du visa ou visa périmé (ou absence de visa)

Attention, c'est souvent la porte ouverte à de gros problèmes avec à la clé amendes, expulsion, voire prison (d'après la Loi) comme en Thaïlande, au Japon et beaucoup d'autres pays.

Toutefois, si votre visa est périmé dès l'arrivée les autorités ne vous laisseront pas entrer ou limiteront votre séjour à la date d'échéance du visa (la solution est donc de le refaire ou de demander une prolongation). Par contre, pour les autres cas, mieux vaut s'informer au plus vite des possibilités de régularisation quitte à voir auprès des consulats français (ou de l'Union Européenne si la France n'est pas représentée). À savoir aussi que dans un certain nombre de pays, on peut faire prolonger un visa sur place pour quelques jours ou semaines.

Quant au fait de ne pas disposer de visa préalable (s'il est obligatoire), les problèmes commenceront dès l'embarquement du vol initial car si la compagnie aérienne pense que le passager risque d'être refoulé à l'immigration, elle refusera son embarquement du fait qu'elle devrait supporter les frais de son retour.

Voyage longue durée

De la même façon que pour les billets d'avion, l'obtention des visas est une question qui revient souvent chez les voyageurs aux longs-court. En clair: "dois-je les prendre avant de partir ou en cours de route?".

Se renseigner avant

Selon son périple, déjà bien se renseigner avant sur les nécessités et les possibilités d'obtention sur place. Sur l'ensemble les visas concernent surtout l'Asie, le Moyen-Orient et une large partie de l'Afrique. Mais comme toujours mieux vaut faire simple et prendre le plus de visas possibles avant son départ.

À prendre en route

Toutefois, vous ne pourrez le plus souvent prévoir vos visas que pour les pays à visiter sous trois mois (sous peine que ceux-ci deviennent alors périmés); au delà il faudra donc les prendre en route.

Par rapport à cela, sachez déjà que peu de pays disposent de représentations dans tous les pays du monde; donc informez-vous, le long de votre trajet, sur l'existence des consulats des pays à visiter. À signaler que ce n'est pas parce que deux pays sont voisins qu'ils disposent forcément de représentations diplomatiques (par exemple Israël et ses voisins). Dès lors, si vous n'êtes qu'à quelques semaines d'entrer dans un pays, demandez le visa à la première représentation que vous trouverez. Sachez toutefois que, comme en France, cela peut prendre un certain temps; d'où l'intérêt d'effectuer les démarches dans une région où l'on compte séjourner plusieurs jours. C'est ainsi que concrètement de nombreux voyageurs prennent leurs visas pour le reste de l'Asie à Bangkok.

Et en dernier recours, si vous êtes un peu perdu essayez de passer via une agence de voyages locale qui, moyennant finances, pourra le plus souvent vous aider. Mais dans tous les cas, n'attendez jamais le dernier moment...