last edited Dec 11, 2019
Tour du monde: en route
Psychologie et voyage
Si l'aspect pratique du voyage (gestion du budget, transports, etc) est évidemment important pour la réussite d'un tour du monde, la spécificité d'un tel voyage nécessite aussi de prendre en compte la "composante psychologique" des participants. Plusieurs considérations sont ainsi à retenir: le rythme, le stress et le choc culturel des lieux visités, l'ennui et/ou la tension entre voyageurs, le contact avec les proches.
Bref, autant être serein si on veut faire un bon et beau voyage...
Le bon rythme
Prendre son temps
Essentiel lors d'un voyage longue durée, surtout solitaire, que de trouver son propre rythme afin d'éviter au mieux fatigues, problèmes de santé, voire "coups de blues".
Première chose, n'oubliez pas que vous avez le temps. Donc, pas de précipitations ni de stress inutiles dans votre programme. Rester souvent de 2 à 5 jours dans un même lieu permet de se ménager au cours d'un long périple. De plus, en prenant votre temps, vous apprécierez et découvrirez mieux les choses et les gens. Et si vous vous plaisez quelque part, prolongez y votre séjour. D'ailleurs, pour un long voyage, il n'est pas recommandé de rester trop longtemps dans un lieu ou un pays dans lequel on n'est pas bien; la perception négative de l'environnement pouvant se propager à la suite du trajet.
Se ménager
Contrairement aux voyages de quelques jours où l'on sait que l'on pourra se refaire une santé sous peu, en longue durée il faut rester vigilant au niveau justement de la santé en se soignant au plus vite, de sa forme en se ménageant des périodes de répits, de son confort matériel et psychologique en choisissant de temps à autres le bon hôtel, le bon resto et l'endroit (ou le pays) "confortable" dans lequel on dispose de repères et où on se sent bien.
S'organiser
Mieux vaut faire aussi les activités les plus difficiles (certains treks par exemple) en début de voyage lorsque l'on est au top de sa forme ou après une période de repos. De même, autant faire ou visiter les choses qui tiennent le plus à coeur en arrivant dans un endroit ou un pays, cela évitera toujours les regrets si pour une raison ou une autre on doit changer son planning par la suite.
Stress, choc culturel, ennui et tensions
Un mauvais rythme peut engendrer à terme une forme de stress. Mais le fait de se retrouver dans certains endroits à un moment donné du voyage peut avoir aussi le même effet.
De même, si la nouveauté et l'aspect pratique du voyage peuvent être sources de problèmes, on oublie souvent que l'ennui ou les tensions entre personnes voyageant ensemble représentent généralement la première source de désagrément, surtout dans le cadre d'un périple au long-cours.
Garder le contact
Dernière chose qui facilitera aussi souvent un voyage au long-cours: garder le contact avec ses proches.
Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, c'est maintenant très simple et économique que d'être en relation avec sa famille ou ses amis lors d'un voyage. Finis les courriers en Poste Restante ou aux hôtels, les fax et même le téléphone hors de prix qui a du mal à passer. Le mail, les "messengers" avec ou sans vidéo, le téléphone par Internet (voire pour certains via son portable), la multiplication des lieux de connections à petits prix, font que le contact n'est plus du tout compliqué
Alors profitez-en, sans pour autant vous sentir obligés d'avoir un lien quotidien parce que c'est facile et pas cher. Et puis bien sûr faites profiter vos proches de votre voyage, un petit blog et des photos numériques à faire passer feront toujours le plus grand plaisir...
Quelques questions pratiques
Plusieurs situations - ou questions - assez courantes rencontrées par le voyageur longue durée.
Billet de continuation
Certains pays peuvent poser problèmes si l'on ne dispose pas d'un titre de transport pour sortir du pays, cela aussi bien lors de la demande d'un visa qu'à la frontière. Parfois, si vous montrez que vous disposez d'assez d'argent et expliquez que vous continuez vers un autre pays, les choses peuvent s'arranger.
Toutefois, s'il y a refus, la solution reste d'acheter un billet d'avion plein tarif pour une destination proche... qu'au final vous n'utiliserez pas (puisqu'il s'agit juste pour vous de pouvoir entrer dans le pays grâce à lui). En cas de non utilisation, celui-ci vous sera en effet remboursé sur votre compte bancaire sans pénalités (l'une des caractéristiques principales des pleins tarifs), avec juste quelques frais de dossier. Seul inconvénient, cela peut parfois prendre du certain temps et donc immobiliser une certaine somme. Autre possibilité, souvent plus simple, acheter un billet de train ou de bus pour le pays voisin.
Obtention de visas en route
De la même façon que pour les billets d'avion, l'obtention des visas est une question qui revient souvent chez les voyageurs aux longs-court. En clair: "dois-je les prendre avant de partir ou en cours de route? ".
Se renseigner avant
Selon son périple, déjà bien se renseigner avant sur les nécessités et les possibilités d'obtention sur place. Sur l'ensemble les visas concernent surtout l'Asie, le Moyen-Orient et une large partie de l'Afrique. Mais comme toujours mieux vaut faire simple et prendre le plus de visas possibles avant son départ.
À prendre en route
Toutefois, vous ne pourrez le plus souvent prévoir vos visas que pour les pays à visiter sous trois mois (sous peine que ceux-ci deviennent alors périmés); au delà il faudra donc les prendre en route.
Par rapport à cela, sachez déjà que peu de pays disposent de représentations dans tous les pays du monde; donc informez-vous, le long de votre trajet, sur l'existence des consulats des pays à visiter. À signaler que ce n'est pas parce ce que deux pays sont voisins qu'ils disposent forcément de représentations diplomatiques (exemple: Liban et Israël). Dès lors, si vous n'êtes qu'à quelques semaines d'entrer dans un pays, demandez son visa à la première représentation que vous trouverez. Sachez toutefois que, comme en France, cela peut prendre un certain temps; d'où l'intérêt d'effectuer les démarches dans une région où l'on compte séjourner plusieurs jours. C'est ainsi que concrètement de nombreux voyageurs prennent leurs visas pour le reste de l'Asie à Bangkok.
Et en dernier recours, si vous êtes un peu perdu essayez de passer via une agence de voyages locale qui, moyennant finances, pourra le plus souvent vous aider. Mais dans tous les cas, n'attendez jamais le dernier moment...
Passages de frontières
A priori assez nombreuses pour celui qui part longtemps que le nombre de frontières qu'il devra franchir au cours de son périple. Si en Europe et quelques autres pays cela ne demeure souvent qu'une simple formalité, c'est loin dans être le cas partout ailleurs...
Envoi d'argent, vols et pertes
Règle évidente, n'attendez pas le dernier moment pour vous faire envoyer des sous. La carte bancaire reste l'idéal pour se faire dépanner. Le transfert s'effectuant directement sur votre compte vous n'aurez pas à chercher une banque ou un organisme local pour réceptionner le virement. A éviter par contre dans tous les cas l'envoie de cash par courrier (très nombreux risques) et les mandats postaux (pas toujours sûrs d'arriver).
En dernier recours, sachez que vous pouvez toujours faire appel aux représentations consulaires de votre pays qui, uniquement après accord et virement d'un proche, vous aideront en servant d'intermédiaires.
Renouvellement de passeport
En cas de perte, de fin de validité ou même de renouvellement lorsqu'il est plein, les consulats français à l'étranger ne délivrent plus désormais de passeport d'une validité supérieur à 6 mois aux Français de passage. Et cela suite à une loi entrée en vigueur en 2002. D'où maintenant l'intérêt si l'on part longtemps de prévoir en conséquence. Mais cela dit, avec la validité désormais de 10 ans d'un passeport, hormis en cas de vol, la question ne se pose plus vraiment.
Surplus de bagages
A la longue votre sac risque fort de déborder de souvenirs et autres achats effectués en route, sans parler des affaires dont on n'a plus besoin au fil du temps. Dans ce dernier cas, on peut essayer la revente; des fringues aux guides de voyages, tout peut trouver acquéreur. Au delà des boutiques et autres marchés, vous pouvez passer des annonces dans vos hôtels.
Reste aussi la possibilité de réexpédier chez soi son surplus, soit par la poste (privilégiez comme pour le courrier les pays où les prix sont intéressants), par voie maritime (pour du volume) et à l'occasion par avion (cher). Vous pouvez aussi confier vos affaires en sus à un compagnon de route sur le départ ou mieux à vos proches si ceux-ci viennent vous voir pendant le voyage. À l'inverse n'espérez pas trop qu'un inconnu se charge de vos bagages dans un aéroport (à éviter de votre côté également pour des raisons de sécurité).
Photos
Avec le développement du numérique, la question ne se pose plus désormais pour nombre de voyageurs. Il faudra juste de se connecter de temps à autres à Internet pour mettre ses photos en ligne ou les envoyer par mail à leurs proches. Sans parler des possibilités de stockages qu'offrent en plus les clés USB ou les cartes mémoires.
Quant aux autres, doit-on faire développer en route ou attendre le retour? De façon générale, autant éviter les laboratoires de nombreux pays pas toujours au top en matière de qualité (reste quand même les autres et les bonnes adresses). Sans oublier qu'il faudra ensuite les garder avec soi ou les retourner chez soi. Donc, le mieux reste souvent de renvoyer les films à quelqu'un qui s'occupera du développement et pourra vous donner de plus son avis sur le rendu.