10 jours dans le Telangana et l'Andhra Pradesh
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Comme promis voici le retour des 10 jours passés dans le Telangana et l'Andhra Pradesh.

Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.



Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
EN Enrick Regular ·
Hyderabad 2ème jour Ah enfin nous allons visiter le fort de l’ancienne ville Golconde dont les photos nous ont fait fantasmer. On a vu plusieurs orthographes à ce nom. On est à plus de 10 kms, pour connaître à l'avance le prix du trajet en autoricshaw, on demande à l'hôtel et on regarde l'appli Ola qui nous donne le prix en voiture. Les distances sont longues, difficile de tout faire à pied. On met environ 40 minutes. Nous achetons de l'eau dans une gargote en face de l’entrée du fort. Le vendeur commence à discuter avec nous. Encore une fois, le contact est vraiment très agréable. Enjoy Hyderabad. 200 r pour les étrangers; Ouvert de 9h à 17h30. Son et lumières le soir. Énorme coup de coeur. On adore cette architecture.



La légende dit qu'un berger a un jour marché sur cette colline, il est tombé sur une idole de Dieu (laquelle?) Le roi de la dynastie Kakatiya l’ayant appris a décidé de construire un fort sur cette colline: le fort de Golconda; On est au 12ème siècle. Ce nom est dérivé des mots Telugu "Golla" et "Konda" qui ensemble signifient "Shepherd's Hill”.Il parait que les remparts font 11 kms. Que les énormes portes hérissées de pointes métalliques les protégeaient de la charge des éléphants et des assaillants. Que la ville de Golconde était réputée pour son marché de diamants. On a hate de découvrir le fameux système acoustique du lieu. un système de communication très élaboré qui permet aussi d'entendre à 1 km l’arrivée de l’ennemi. Mais d’abord j'observe des femmes et des hommes faire la chaîne pour transporter de lourds sacs de terre le long des marches qui grimpent au sommet. La logique de leur travail m’échappe (comme très souvent). La terre est déversée , une fois arrivée à la plus haute marche, sur le bas côté, en vrac dans la nature . Pourquoi là ? Et pas plus bas pour éviter tous ces efforts ?



Il y a du monde mais pas trop. Des écoliers plein de vie, des touristes indiens venant de Bangalore, Chennaí ou d'autres petites villes du Telangana, de rares touristes occidentaux dont une femme vêtue d'une robe décolletée et ultra courte...ce qui fait glousser beaucoup d'écolières. Une indienne voit mon regard surpris. Elle me sourit, partage, nous nous comprenons. J'observe la réaction hommes mais curieusement ils la regardent peu. Ou alors en cachette.Ce sont les femmes qui réagissent et bien sûr les gamins qui rigolent franchement. Nous nous sentons si bien dans ce lieu, nous avons toute la journée devant nous, de l'eau et des bananes. Nous prenons tout notre temps. Il y a tant à voir.Nous n’avons prévu aucune autre visite.

Nous restons un moment devant le Shri Mahakali Temple, il y a des bracelets et des petits sacs suspendus. J’aurais bien aimé en connaitre la signification. À l’entrée un guide nous a proposé ses services mais on lui a dit qu’on ne parlait pas anglais. L’effort que nous devons fournir pour traduire longtemps ce qu’on nous dit aurait un peu gâché la contemplation de ce site. Alors tant pis.





Derrière le temple un repère pour jeunes amoureux; J’ai même vu un échange de baiser ! Une mosquée, je ne sais pas son nom.



Ambiance familiale, agréable, joyeuse; Bien sûr il y a toujours ces demandes de selfies mais sans insistance et just one.



On admire le paysage, on a une vue panoramique d’Hyderabad. C’est impressionnant.



Nous nous asseyons sur un banc à l'ombre pour manger un peu. A côté de 2 jeunes indiens musulmans Étudiants en médecine à Hyderabad. Nous échangeons sur leurs études, la famille, nos modes de vie, la pénurie de médecins en France, les délais d’attente pour un rdv. ils n’en reviennent pas. Ils nous interrogent sur nos enfants, sont-ils mariés ? Ben non. Ils les envient. C’est un moment très doux.

Après cet échange tranquille, intéressant, nous poursuivons la visite, comme sur un nuage dont je dégringole brutalement pour foncer aux toilettes. Sans rentrer dans les détails peu ragoûtants je dirai simplement que j'ai vécu un moment cauchemardesque à cause de la femme responsable du nettoyage. Elle ne comprenait pas pourquoi je restais si longtemps enfermée. Elle tambourinait comme une malade à la porte. Me hurlait de sortir et moi d'une voix bien faible je lui disais que je n'avais pas fini de vomir. Mon ami ne pouvait rentrer pour m'aider, il se faisait jeter dehors manu militari par cette femme. Elle criait de plus en plus fort. Open the door, open the door. Je pense même qu'elle a dû frapper à coup de pied vu la violence des coups, la porte tremblait. Mais je ne cessais de vomir. À un moment cette furie m'a balancé un seau d'eau sale sous la porte qui a fini de bien me souiller. Inutile de faire un dessin... J'ai du faire un malaise car je ne me souviens pas de ma sortie des toilettes, j'ai repris connaissance dans l'auto rickshaw . Mon ami m'a raconté qu'une militaire l'avait aidé en appelant un autoricshaw qui est entré dans le fort avec un gars de la sécurité et zou direction notre hôtel. Il lui avait été impossible d'entrer dans les toilettes réservées aux femmes même en expliquant la situation. Ca devenait presque violent. Je l'entendais me parler, lui entendait juste le son de ma voix, trop faible, couverte par celle de la furie Les indiennes qui attendaient devant l'autre porte des toilettes disaient également que non, c'était impossible, il n'avait pas le droit d'entrer. Sur un ton bien plus gentil et même compatissant mais non c'était définitivement non. De ce que mon ami aura compris, c’était l’heure du nettoyage, alors tout le monde devait sortir y compris la malade ! L'eau que j’ai reçue était peut-être celle du lavage qui devait absolument se faire à l’heure dite et non pas de l’eau sale destinée à m’em….. un peu plus. Aurais-je mauvais esprit ? A chaque voyage en Inde on vit des situations cocasses, parfois absurdes à nos yeux, que l’on aimerait déchiffrer. J'ai passé le reste de la journée couchée. Malade et frustrée de n'avoir pas pu continuer la visite, ni découvrir le système acoustique. Je n'ai vu qu'un coupable, l'aloo paratha !
EN Enrick Regular ·
Hyderabad 3eme jour Dimanche On avait prévu la visite guidée à pied organisée par walk heritage chaque dimanche. Je suis très fatiguée mais j'ai un si bon souvenir de celle d'Amedabad que je ne veux pas rater celle ci. 100 r par personne avec le p'tit dej inclus. Rdv à 7h30 devant Charminar. Très facile à trouver grâce à leur banderole. Nous ne sommes que 5 touristes. Il y a un belge, 2indiens vivant aux USA, le père et le fils, et nous. Notre guide et un "serre-file" 4 circuits différents sont proposés. Cette semaine ça tombe sur la balade jusqu'au Chowmahalla Palace.



Avant de démarrer il y a l'inévitable photo, le selfie. Nous voilà partis. Laad bazar. Rue qui relie Charminar au fort Golconda. Nous verrons au retour de nombreuses boutiques d bracelets, de bijoux (les fameuses perles d'Hyderabad). C'est l'heure du ramassage des ordures.

Ensuite la rue est quasi déserte



C'est aussi l'heure de la vente des poulets en gros.



Notre guide est passionné par son métier. Nous sommes vite largués à cause de notre faible niveau d'anglais. Nous le regrettons car il parle de l'histoire de Charminar. Les 2 Indiens suivent très bien, posent beaucoup de questions. Nous ne regrettons pas cette visite qui nous permet d’entrer dans des lieux où nous n’aurions peut-être pas osé rentrer les pensant privés. Je prends des photos d'enseignes peintes, le jeune homme est surpris que je prenne des photos sans intérêt pour lui.

Asman Jah Bahadur Devi, construit au 19eme, tribunal de grande instance. il ne reste que la façade on traîne mais le jeune homme qui boucle la balade veille sur nous, nous indique le chemin quand nous perdons de vue les autres. Et du coup on discute beaucoup avec lui, dans la bonne humeur. Nos niveaux d'anglais respectifs nous permettent de bien nous comprendre. A un moment je commets l'impair de lui poser une question sur un bâtiment, à lui et non au guide et devant celui ci, qui lui a coupé la parole pour nous répondre. On a écouté bien poliment en faisant semblant de comprendre et une fois que la visite à repris on a demandé plus discrètement au jeune de répéter .



Nous rentrons dans l'enceinte d'un bâtiment historique. Iqbal ud daula devdi. A l'intérieur un dépotoir.



Pour les non veg



Nous terminons dans l'enceinte du palais de Chowmahalla qui ouvre à 10h . Ancienne résidence des Nizam, dont la construction s’est achevée en 1869, transformée en musée. J’ai lu que ce palais était une copie conforme de celui de Téhéran qui appartenait au Shah d’Iran. 200 r pour les étrangers.Distribution des indian breakfast . 2 idlis, 1 vada et 2 sachets de sauce. Et un chai.Je mange discrètement ma banane. Cette visite nous a vraiment intéressés même si nous n'avons pas compris grand chose. nous avons été surpris par les différences architecturales.Les salles du palais qui nous intéressent étant fermées pour restauration on n'y va pas. Ce sera pour un prochain voyage. On préfère voir le fameux marché de Charminar . Mais les boutiques sont toutes fermées, c'est dimanche. Il y a les vendeurs installés sur les trottoirs, de pierres, de pièces de monnaie, de ferraille, et les ambulants devant Charminar. Vendeurs de lunettes que portent les acteurs de ciné, de bracelets, de bouteilles contenant des poudres, de parfums... Je n'ai pas eu le coup de coeur que j'imaginais. Peut être pas assez en forme pour ça. J'imaginais un lieu comme le souk de la vieille ville d'Agra que j'avais adoré, où on avait trainé des heures. On regarde sur Maps me où trouver d'autres petits marchés proches. (Quelqu'un sur ce forum avait conseillé cette appli qui marche hors connexion une fois la carte chargée. Merci car très utile.) On demande mais beaucoup sont fermés. On décide de remettre à demain la visite de Charminar quand on reviendra pour le marché et pour le Cutti market. Avant de repartir on contemple les magnifiques minarets de Charminar. Avant d’être largués par les explications de notre guide, on avait compris que le char de Charminar voulait dire ”Chàr”: quatre et ”minar”: tour ou minaret. Et que chacune des 4 grandes arches correspond à un point cardinal qui donne sur un axe historique de la vieille ville. D’où les 4 visites proposées par walk heritage. interessant pour ceux qui résident à Hyderabad et peuvent suivre les 4. Un Indien rencontré à Mysore nous avait fortement conseillé le Salar Jung Museum, .il nous intéresse pour ses manuscrits et sculptures. On y va tranquillement à pied, toujours à la recherche d'autres marchés. 500 r pour les étrangers. Ça nous fait un peu cher, et on n’est pas en super forme. On décide de rentrer à l'hôtel nous reposer un peu et découvrir notre quartier. De nombreux vendeurs de livres sont installés sur les trottoirs. C'est étrange toutes ces boutiques fermées, la circulation moins dense. C'est bien plus calme. Un resto à conseiller à 100 m de notre hôtel. Le Santosh Dhaba. Très bons naans et jeeri Rice. On emporte le repas à manger à l'hôtel. On va voir la cathédrale saint Joseph, il parait que c’est une des plus belles de la ville. elle est fermée, il n’y a personne. c’est silencieux. je n’ai plus l’impression d’être en Inde, c'est étonnant.



On passe devant des boutiques vendant du matériel paramédical, je n'avais jamais vu ce genre d'écorchés!





Nous passons devant un temple Parsi. Un homme assis sur le trottoir face à l'entrée nous demande si nous connaissons. Oui, merci. Nous ne pouvons bien sûr pas entrer. Je ne prends que la photo de la plaque. nous discutons un peu avec cet homme.



Retour à l’hôtel, bien remplis par cette journée.
EN Enrick Regular ·
Hyderabad 4 ème jour Nous avons des rdv avec une asso le matin. Nous projetons de retourner au fort Golgonde l'a.midi et de voir les Qutb Shahi Tombs qui nous font rêver. Finalement nous resterons toute la journée avec eux. Nous avons rencontré une dermatologue française qui nous a parlé du centre de thérapie cellulaire d'hyderabad. Une très haute technologie, de très fortes compétences qui n'ont rien à envier aux nôtres. C'était sa première venue en Inde et le contraste entre ce centre et les scènes de rue l'ont beaucoup marquée. Nous reviendrons à Hyderabad c'est certain. Trop de richesses à découvrir. Nous ne pouvons rester une journée de plus, nous voulons découvrir Warangal et Palampet sans nous presser. Je vais retirer de l'argent à un SBI. L'ATM est bien gardé!



Warangal. 5 ème jour. D'Hyderabad il y a des tours organisés à la journée, la possibilité de louer une voiture pour l'aller retour à la journée aussi, mais ce serait trop speed pour nous. Nous prenons un bus à Mahatma Gandhi. Sommes impressionnés par la propreté de cette bus stand.et les équipements. Il y a des fauteuils massants! Comme à la gare. Des lounges avec des fauteuils inclinés. Quai n° 20 pour Warangal. Arrivés au quai on nous dit que le bus n'est pas direct. Qu'il faut changer à Hamakonda. Un jeune homme nous demande où on va , si on a besoin d'aide. Comme à chaque fois. On n'a pas le temps de demander. 200 r . 3 h de trajet. La télé à fond, pénible. On demande à baisser le son mais quelques minutes après un indien se lève pour augmenter le volume encore plus fort qu'au début. Nos bouchons d'oreilles sont peu efficaces. Lunch stop. Je veux acheter du pain de mie, la vendeuse refuse, je ne comprends pas pourquoi. Un jeune passager de notre bus propose spontanément son aide, il traduit. La femme refuse de me vendre ce pain car il n'y a rien dedans et que ça n'a aucun goût !! Justement c'est ce qu'il me faut. Le jeune homme me prend sous son aile, il insiste et je peux acheter ce pain insipide et dégueu. Il a compris mes problèmes digestifs, il m'indique ce que je peux acheter de moins épicé, commande pour moi, prend mon argent pour payer et vérifie la monnaie avant de me la rendre. On entre dans la canteen, là encore il me guide. Je veux retourner dans le bus mais j'ai oublié de le repérer en descendant. Ils se ressemblent tous et rien n'est écrit en anglais. Heureusement mon ange gardien veille. Quand il grimpe à son tour dans le bus il nous fait goûter un fruit dont j'ai oublié le nom qui a un goût astringent. Il repart et revient et m'offre des pop corn. C'est No spicy. J'aime pas mais j'en mange , il a été tellement sympa avec moi. Il sourit quand il nous voit remettre nos bouchons. Arrivés à Hanamkonda , le terminus, nous prenons un autoricshaw pour aller à notre hôtel qui est situé entre la gare routière et ferroviaire. A Hyderabad on n'a pas réussi à trouver de bus qui s'arrêtait à cette gare routière. Avec son arche qui nous fait penser à Sanchi et que l'on retrouvera au fort.

Le prix me semble élevé. Je ne peux le négocier en dessous de 150 r. Le chauffeur nous dit que c'est directly... On comprendra le lendemain ce système de tarification grâce à un vieux monsieur qui nous l'explique . Directly c'est quand on est les seuls passagers. Sinon, on est à plusieurs et la course varie entre 10 et 20 r. Et bien sûr on fait des détours. Cet homme nous dit bien de refuser tout autre passager si c'est directly. Hotel Crystal de la chaîne Oyo, Avant de réserver on hésitait entre ce quartier et Hanamkonda. Je pense que le quartier Hanakomda aurait été plus sympa. Les abords de la gare routière sont un peu tristounes. On s'en fiche on ne reste qu'une nuit. Direction le fort qui date du 13 ème siècle. Un autorikshaw nous dépose devant un parc. Entrée 10 r. on ne voit pas tout de suite où se trouve le fort. En fait c'est un immense ensemble. Des manèges, ambiance très tranquille, loin du bruit, ça fait du bien.



un sentier qui longe le lac

Les terres sont cultivées à l'intérieur.



des tables de jeu gravées dans la pierre Une figure que l'on a souvent vue. Mais celle ci, jamais. A moins que ce ne soit pas un jeu



cette sculpture sous l'arche d'une porte. magnifique.



En sortant on voit les arches de la victoire. Au nombre de 4 situées aux points cardinaux. Sur le site archéologique. 200 R l'entrée



A coté de l'entrée menant au parc Le Svajambhu temple





Le Khush Mahal, construit au 14 ème , pour servir de salle d'audience. c'est une sorte de musée. Où l'on peut voir des statues provenant du fort.







Des photos du temple de Ramada à Palampet que nous verrons demain. Intéressant car elles nous montre le site avant et après les travaux. Idem pour le Rudreswara Temple, le temple aux mille piliers. Il y a de nombreux touristes Indiens. On grimpe comme eux sur le toit pour admirer le paysage malgré le ciel laiteux. Pause samosa chai pour mon ami avant de rentrer. A pied. Mais à l'intersection d'une route , la direction de la ville n'est plus indiquée. On nous montre des directions opposées. Du coup, on se résout à prendre un autorikshaw et sur la route au loin on voit une muraille. Trop tard! on n'a pas assez bien étudié ce lieu avant d'y aller.
YA Yan55 Veteran ·
Hello Cécile, C'est super, nous avions justement envie d'aller à Hyderabad et Warangal en janvier... Ton retour tombe à pic et va bien nous aider à préparer notre séjour. J'attends la suite... Merci et bonne soirée Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
EN Enrick Regular ·
Bonsoir Anne Notre énorme coup de coeur fut Palempet, je raconte dans mon prochain message. Vous allez vous régaler. Combien de temps partez vous dans cette région? C'est très peu touristique et on a de très bons contacts avec les gens. Je suis contente que tu y ailles!
AL Aleph240758 Veteran ·
Coucou, Tu es bien remise de tes mésaventures. Hydérabad, j'y suis allée plusieurs fois mais cette ville est trop grande pour moi car j'ai eu beaucoup de mal ..... tout comme Ahmédabad même s'il est intéressant de les visiter. Palampet , ouiiii c'est magnifique . donc vivement demain
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
YA Yan55 Veteran ·
Bonjour Cécile, Je ne sais pas encore combien de temps nous pourrons rester en Inde cette année (dans les 3 semaines seulement) ni même si nous pourrons y aller (Yannick a de petits ennuis de santé, pas graves mais un peu handicapants). Nous n'avons encore rien prévu mais je prépare quand même un programme au cas où (si ce n'est pas pour cet hiver, ce sera pour le suivant)... et, oui, Hyderabad et sa région nous intéresse bien. Ton compte-rendu tombe à pic ! Nous irions donc à Hyderabad, Warangal, Palampet puis Bidar et Bijapur qui me tentent depuis longtemps mais que nous n'avons pas encore eu le temps de visiter... pour revenir vers Gokarna où nous aimons passer quelques jours en fin de voyage... Merci encore à toi et Aleph qui me sont d'une grande aide pour découvrir des nouvelles destinations ! A bientôt Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
EN Enrick Regular ·
Bonsoir Anneje ne connais ni Bidar ni bijapur.Après Palampet nous sommes allés directement à Arraku  avant notre retour en France.J'en parlerai après Palampet.J'espère que vous pourrez partir cet hiver...cécile
EN Enrick Regular ·
Bonsoir Tu as raison ces grandes villes sont fatigantes mais nous avions la chance de dormir dans une rue tranquille et dans une chambre luxueuse (selon nos critères!) pour pouvoir nous reposer. Il faut aussi un budget autoricshaw car tout est loin. j'ai quand même trouvé Hyderabad moins fatigante que Chennai ou Bangalore.

Voici Palampet avec 1 jour de retard

Aujourd'hui, visite du temple Ramappa à Palampet ( ou Palempet).Situé à 77 kms de Warangal. Autoricshaw jusqu'à Hanakomda bus stand. Dans la rue on nous a dit qu'il y avait d'autres arrêts avant mais on n'a pas compris où et le gars de l'hôtel ne savait pas. On met 15 minutes pour y arriver. Warangal est grand en fait et ça circule beaucoup sur la ceinture. Pas de bus direct comme indiqué dans le guide. Il faut changer à Mulugu. 45 r. Plateforme n° 5. Arrivés à Palampet on demande à la femme qui vend les tickets de bus où récupérer le suivant. Elle descend du bus pour nous accompagner, mais là d'autres personnes s'en mêlent et après un échange en Telugu avec des gens que je croyais être des chauffeurs de bus, elle nous dit qu'il n'y a pas de bus maintenant. On s'étonne, des gamins nous avaient parlé de " minibus" pour 50 r. Bien sûr tous les chauffeurs d'autorikhaw disent la même chose et comme on ne répère aucun bus on accepte pour 300r un aller retour qui avait démarré à 1000 . Nous marchons sur une belle allée qui traverse une grande pelouse tristounette. Les toilettes sont à gauche ( maintenant je les repère toutes)



A l'entrée du temple (gratuit) un guide propose gentiment ses services. Non merci. On parle pas assez bien anglais. Il y a des touristes Indiens et le Belge rencontré à d'Hyderabad. Ambiance familiale, gaie, paisible. Peu de demandes de selfie. Il parait que c'est le seul temple à porter le nom de son sculpteur en chef Ramappa. On meurt tellement c'est beau.









Les sculptures de fines danseuses dans du basalte noir nous émerveillent.

Il n'y a pas que des danseuses



Animaux, musiciens, lutteurs.





On ne sait plus où donner des yeux.





Des indiens prient avec un prête devant le sanctuaire de Shiva. J'ai lu après qu'il y avait un cérémonial très tôt le matin. 6h je crois. Devant ce sanctuaire une magnifique Nandi monolithique, qui a un peu souffert.

Un vieil homme regarde attentivement toutes ces sculptures. il ne visite pas au rythme plutôt rapide des autres Indiens.



Le guide vient nous expliquer qu'il y a eu un tremblement de terre au 17 ème quand il voit nos regards intrigués sur les murs disjoints. le sol aussi présente des dalles obliques mais on n'a pas compris si c'était aussi du au tremblement de terre. J'ai pas trouvé.

Il nous dit aussi que les briques utilisées pour la construction du toit sont tellement légères qu'elles pourraient flotter sur l'eau.

Ce temple a été construit en 40 ans au 13 ème par la dynastie Kakatya.

On reste longtemps, le chauffeur débarque et ne nous lâche pas des yeux. On se sent attendus. On ne veut pas se presser mais c'est un peu pénible. il nous suit à distance. en face du temple une autre Nandi, sublime, l'attraction principale des Indiens qui se font tous photographier à côté d'elle. Nous attendons pour pouvoir la photographier seule.



Nous aurions pu rester toute la journée. il faudra que nous revenions. Nous voulons aussi voir le temple aux mille piliers avant la tombée de la nuit. Ensuite nous prenons le train pour Vizag. Avant de reprendre le bus à Mulugu pour Warangal, on mange dans une gargote en face de la bus stand. Mon ami se régale avec des samosas. Je me contente d'un chapati. le gars ne comprend pas que je le mange nature, il m'amène différentes sauces et insiste pour que je les teste. La télé est à fond. Je vois les "minibus" garés juste devant nous. Dans la direction du temple. Tout à l'heure il suffisait de traverser la rue et d'attendre un peu j'imagine...
AL Aleph240758 Veteran ·
Quelle beauté ce temple , il faudrait que j'y revienne. Un peu plus loin dans la campagne il y en a un au milieu des rizières, j'avais pris un taxi pour y aller.....je ne sais pas si j'avais noté le nom pour ĺe retrouver 😏🤔😙
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH Chris70 Regular ·
Bonsoir J'espère que vous pourrez partir en janvier. Pas très loin de Biijapur, Gulbarga vaut le détour. Et au sud d'Hyderabad, à quelques heures quand même, j'ai beaucoup aimé les temples d'Alampur ( tout à côté de Kurnool, pour que tu situes). J'avais cherché quoi faire entre Hyderabad et Hampi, et je n'ai pas été déçue. 3 sites différents, à 3 endroits éloignés, des dizaines de temples.

Et pour Enrick, il faudra retourner voir les tombeaux des Qutb Shahi à Golconde, c'est un très beau site.

Le musée Salarjung ou quelque chose comme ça est incroyable. On y a passé des heures. Organisé thematiquement, il referme des dizaines de milliers d'objets, miniatures, tissus, peintures, meubles et j'en passe. Il vaut bien les 500 roupies, vu le temps qu'on peut y passer Un vrai labyrinthe par contre... Compliqué de s'y retrouver. J'ai du passer 5 ou 6 fois par la salle des tissus !

Christine
EN Enrick Regular ·
oui, mais nous n'y sommes pas allés. 2 jours à Warangal c'était vraiment trop peu. Nous n'avons pas vu non plus le temple Jaïn de Warangal. Il faudra revenir!
EN Enrick Regular ·
Le jeune Indien avec qui nous avons tant discuté à Mysore connaissait bien Hyderabad. Il avait vraiment insisté pour que nous allions voir ce musée. Je ne doute pas qu'il vaille le prix de son entrée. J'irai à mon prochain passage, en étant en meilleure forme! Il faut que je continue ma visite du fort de Golconde. Comme je le disais à Aleph, nous avions trop peu de temps. Avant de partir j'avais cherché une voiture juste pour quelques jours mais personne ne couvrait cet état. J'avais reçu un seul devis mais qui n'avait aucun sens. Je veux aussi découvrir les sites bouddhistes.
EN Enrick Regular ·
Le temple aux mille piliers

Retour en bus de Mulugu à Warangal.On demande au chauffeur de nous arrêter devant le temple aux mille piliers (temple Rudeshwara) à Hanumakomda. Construit au 12eme Dédié à Vishnu, Shiva et Surya Décidément nous adorons l'architecture Kakatiya. Le temple est fermé pour travaux. nous le regardons de l'extérieur et nous allons à l'intérieur du temple situé juste en face.









Un chien se régale avec les offrandes faites à Nandi





Une femme balaie les détritus, des bouteilles en plastique laissés dans le temple. J'ai trouvé cet état beaucoup plus sale que le Madhya Pradesh. Pas un seul bout de nature, un seul cours d'eau sans déchets. Mais voir des bouteilles en plastique jetées au pied de la belle Nandi en basalte m'a quand même étonnée.





Elle retire les tissus qui entouraient des perches en banbous. La nuit tombe, on doit rentrer préparer nos sacs. Notre train pour Vizag part à 22h15 Retour en auto rickshaw. Pas besoin de connaitre le télugu pour comprendre le message publicitaire.



On quitte Warangal avec la certitude d'y revenir mais on logera sans doute du côté d'Hanakomda.
CH Chris70 Regular ·
Bonsoir Cécile

Pour Hyderabad, j'ai un contact pour voiture et chauffeur. En fait, j'avais réservé avec une agence de Chennai qui m'avait fait un devis correct si je comptais l'AR depuis Chennai pour voiture (c'était pour 2 semaines et moi non plus, je n'avais rien trouvé sur Hyderabad) et en fait, l'agence avait sous traité avec un guide d'Hyderabad qui a une voiture et un chauffeur. J'étais étonnée que le chauffeur connaisse si bien Hyderabad ... et pour cause. C'est quelques jours après, dans un resto à Hampi, que le chauffeur me présente son boss ! En discutant avec ce dernier, j'ai compris ! Je l'ai revu à Bidar et Gulbarga par hasard, il était guide et voyageait avec un chauffeur et deux anglais. Suis restée en contact messenger, il est très sympa et il m'a dit de passer directement par là si je retourne par là bas (pour sa voiture et chauffeur, je n'ai pas les moyens de prendre aussi un guide, lui ne conduit pas les touristes, juste guide.
MA Marien33 Veteran ·
Bonjour et merci, J'étais allé à Hyderabad lors de mon premier voyage en Inde, onze ans déjà. j'en garde un merveilleux souvenir. je m'étais dit que j'y retournerais. Mais les années passent... Ce voyage avait duré 4 ou 5 mois. Fabuleux ! Je dis toujours que je vais le raconter, même s'il n'est pas récent... A cette époque on pouvait rester les six mois de la validité du visa sans obligation de sortie du territoire. Ce carnet me pique aux fesses pour reprendre la route. Mais la santé, le budget... Avant d'arriver à Hyderabad j'étais passé par Bijapur et Bidar. Superbe. Magique. Mais je n'avais pas visité Palampet et vous me donnez envie... 10 jours pour visiter tout ça. Vous avez dû beaucoup courir, non ? Quel courage ! Rien qu'Hyderabad j'y ai séjourné 4 jours et ça ne m'a pas paru trop long
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
FA FabGreg Globetrotter ·
Bonjour Jean-Marie.

Mais je n'avais pas visité Palampet et vous me donnez envie...

Si mon avis t'importe, j'ai moi aussi eu très grand plaisir à visiter le temple de Palampet. Pas tout à fait au niveau des superbes temples de Halebid, Belur, ou Somnath, mais vraiment tout tout proche. Avec un style un peu différent, donc complémentaire des autres temples.

En sus, quand je m'y suis rendu en mars-15, un petit frisson non sollicité : pour le segment terminal (à partir de Mulugu), l'autocar était "protégé" par 2 soldats embarqués du fait de la rébellion naxaliste dans les environs.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
MA Marien33 Veteran ·
Si mon avis t'importe, j'ai moi aussi eu très grand plaisir à visiter le temple de Palampet. Pas tout à fait au niveau des superbes temples de Halebid, Belur, ou Somnath, mais vraiment tout tout proche. Avec un style un peu différent, donc complémentaire des autres temples.

Bonjour Fabrice, Bien sûr que ton avis m'importe ! Tu en douterais ? A propos, la dame parle de "quelqu'un" qui a donné l'indication de maps.me C'est toi qui as donné cette information et je m'en souviens très bien. Et tu as rendu service à bien des gens. Je t'en remercie à nouveau.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
EN Enrick Regular ·
Bonjour Chris et merci pour ce contact. Je veux bien que tu me le communiques. Ce n'est pas facile de trouver pour seulement 3 ou 4 jours, car nous ne sommes pas intéressés pour toute la durée du voyage. cécile
EN Enrick Regular ·
Bonjour Marien Nous n'avons pas couru ( nous ne courons jamais) et c'est pour cela que nous avons visité peu de sites. Hyderabad, Warangal et Palampet pui Araku Nous avons fait beaucoup de kms mais essentiellement en train de nuit. Nous avons commencé notre voyage par Pondicherry où je retrouvais un ami.Au départ nous avions prévu d'aller ensuite directement à Hyderabad puis j'ai proposé à mon ami qui ne connaissait pas l'Inde du Sud de passer 2 jours à Mysore qui s'est soldé à 3 car nous nous y sentions bien. Cela a pris la moitié de notre voyage.De Mysore nous sommes allés en train à Hyderabad. Ces trajets ne sont pas rationnels mais j'avais aussi des personnes à rencontrer à Hyderabad. Ce n'est pas à côté mais ça ne nous gêne pas de passer du temps dans les trains. Par contre ce qui a bien entravé ce voyage c'est d'être tombée malade 3 fois, et comme jamais. Ce que nous avions lu sur Bidar et Bijapur nous donnait furieusement l'envie de les découvrir. mais nous avions beaucoup fantasmé sur Araku et avons finalement choisi cette destination. Ces moments en pleine nature nous ont fait du bien après ces grandes villes. Je raconterai dans un dernier message. Le peu que j'ai vu dans l'AndhraPradesh, la gentillesse des gens, nous donnent l'envie de consacrer notre prochain voyage uniquement à cet état et de pouvoir y passer 4 semaines.
YA Yan55 Veteran ·
Bonjour Fabrice, Je n'ai pas encore visité celui de Palampet mais en voyant les photos d'Enrik, c'est vrai qu'il me fait vraiment beaucoup penser aux superbes temples de Belur, Halebid et Somnath. Anne





Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
YA Yan55 Veteran ·
En fait, nous parlons du temple de Somnathpur, situé dans le Karnataka car celui de Somnath se trouve dans le Gujarat, près de Veraval... Temple de Somnathpur, près de Mysore



Et celui de Somnath, dans le Gujarat

Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
FA FabGreg Globetrotter ·
en voyant les photos d'Enrik, c'est vrai qu'il me fait vraiment beaucoup penser aux superbes temples de Belur, Halebid et Somnathpur.

Ces temples sont emblématiques de l'architecture religieuse de la dynastie Hoysala.

Le temple Ramappa de Palampet a été construit sous la dynastie Kakatuya, contemporaine de la dynastie Chalukya.

Il y avait donc proximité géographique et proximité temporelle. Pas étonnant donc qu'il y ait une certaine parenté entre ces temples.

Lors de ma préparation de voyage, j'avais identifié à 11 km de Palampet Kota Gudulu, , un groupe de 22 temples au village de Ghanpuram. Ayant dû faire des choix, je n'ai pu les visiter.

Fabrice

P.S. : Merci d'avoir corrigé ma confusion de dénomination. (sur le seul plan esthétique, celui de Somnathpur est beaucoup plus intéressant et authentique, celui de Somnath ayant subi de multiples razzias musulmanes et n'étant de nos jours qu'une reconstruction moderne... avec des mitrailleuses postées face à la mer).
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
AN An5 Veteran ·
Bonjour Cecile Nous serons sur vos traces fin janvier et donc je prends note de vos infos si enthousiastes. Dites moi qu’est ce que cette apli ola? Je connais Rome2rio que j’emploie régulièrement mais pas celle ci, elle vous donne le prix de manière fiable? Je pense que suite à votre retour je vais prévoir plus longtemps à Hyderabad qui semble une ville que certains aiment et que d’autres détestent... Déjà toute une journée pour Golgonde. + le musée + j’espère une visite guidée de la ville. Quelle histoire votre malaise! Cecile vous me donner envie de faire un crochet vers Warangal et comme on viendrait de Bidar, je me demande si il ne serait pas judicieux d’aller d’abord à Warangal et ensuite Hyderabad pour poursuivre le voyage. D’où mon idée de faire cela en taxi. Ah oui aussi pouvez vous me donner les coordonnées de votre hôtel à Hyderabad? Un tout grand merci Anne
EN Enrick Regular ·
Bonjour Anne L'appli Ola Cabs est l'équivalent de Uber. C'est pour réserver une voiture. Nous l'avons utilisée une fois pour arriver à la gare de Chennaï ( train pour Hyderabad) Et souvent consultée pour avoir une idée approximative du prix à négocier avec les auto rickshaws sachant que les tarifs sont plus bas. Ça avait très bien marché pour aller à Chennai au début de notre voyage, nous avions payé en cash le conducteur. Mais pas le dernier jour quand nous avions voulu réserver pour aller à l'aéroport. Il fallait payer en ligne et je ne le pouvais pas. Cette appli est très utilisée par les Indiens et marche bien. Quand nous sommes revenus de Vizag à Chennai, il y a eu de pluies diluviennes, les rues étaient inondées, nous n'avons pas pu prendre d'autoricshaws prépaid à la gare. C'est une indienne qui a a appelé une voiture avec Ola. 5 minutes après nous montions dans le véhicule. Bien contents de bouger.

Pour la visite guidée à pied d'Hyderabad, elle n'est organisée que le dimanche. Oui, géographiquement c'est plus judicieux d'aller à Warangal avant Hyderabad. De Warangal à Hyderabad vous avez des bus et des trains, c'est très pratique. Notre hôtel c'est le Geetanjani. Nous l'avons trouvé très bien mais c'est selon nos critères! J'ai besoin de draps propres et que ce ne soit pas trop bruyant. Et y'a l'eau chaude à la douche. Attention, demandez une chambre pas côté chantier! Très bonne préparation de votre voyage. J'ai très envie d'y retourner... cécile
AN An5 Veteran ·
Merci beaucoup je vais chercher cette appli. L’hiver dernièrr, nous avons profité des services de Uber au Guatemala et c’était bien pratique et on payait effectivement par carte sans frais supplémentaires. Pour les hôtels, nous avons les mêmes critères... Encore merci de ce retour instructif. Anne
EN Enrick Regular ·
Il m'est arrivé de conseiller un hôtel pour moi luxueux mais qui était basique pour la personne qui y est allée ensuite....Mais si on a les mêmes critères cela devrait vous convenir. Il y a aussi le quartier Charminar qui est très intéressant où vous pouvez loger mais je n'ai pas d'adresse à vous donner.
EN Enrick Regular ·
Merci Anne pour ces photos; C'est vraiment une architecture que j'adore , je ne m'en lasse pas.
EN Enrick Regular ·
Vizag:Araku À la gare de Warangal nous voulons réserver nos billets Vizag Araku pour le lendemain. Nous en avions réservé en France sur Cleartrip mais nous avons changé notre programme. On nous répond dans un premier temps qu’il n’y a plus de place puis que le train est supprimé. Tant pis nous prendrons le bus. Notre train arrive à Vizag avec seulement 30 minutes de retard. Les autorickshaws prepaid sont situés en face de la gare, un peu à droite. Direction la bus stand. C’est la première fois que nous venons à Vizag, on avait lu que c’était une grande ville. Nous n’aurons pas le temps de nous y balader. On préfère aller direct à Araku. Un peu surpris de ne rien voir indiqué en anglais. Pas le temps de demander qu’un jeune homme veut savoir où l’on va et si on a besoin d’aide. Oui, merci. Car après plusieurs infos contradictoires au guichet sur le n° du quai et l’heure du départ (mais aussi quelle drôle d’idée de vouloir connaître les horaires quand il y en a so many!) nous nous demandons si nous n’aurions pas mieux fait de nous offrir un taxi. Ce jeune Indien écrit sur notre carnet Araku en Telugu pour que nous puissions reconnaître l’inscription sur notre bus. Il n’y a que 3 caractères, ça tombe bien, ce sera plus simple. Comme cette écriture est belle! Puis il nous fait prendre en photo la page de son smartphone.



Il nous montre la bonne plateforme qu’il a cherchée sur son téléphone et monte dans son bus. Le nôtre devrait arriver dans 15 minutes. On avait encore oublié qu’il s’agissait de minutes indiennes ! Plateforme en plein soleil. À tour de rôle on s’assoit par terre à l’ombre dans la salle d’attente. J’hésite à chercher hors de la bus stand un SBI ATM. À l’ATM Costal Bank de la salle d’attente, impossible de tirer de l’argent. On ne sait pas si on pourra en avoir à Araku. Les gens qui attendent avec nous nous voient regarder la photo et à chaque passage de bus nous disent que ce n’est pas le bon. Il est 10h quand le nôtre arrive. On commence à monter mais un employé de la bus stand nous fait vite redescendre. Celui ci n’est pas direct, pas interessant, il vaut mieux attendre le Delux Direct bus qui devrait arriver dans 30 minutes... IL est adorable, il nous trouve 2 sièges dans la salle d’attente, il me dit que ce n’est pas bon pour moi de m’asseoir par terre, et de nous inquiéter de rien, qu’il viendra nous chercher. Bon, j’ai le temps de trouver un SBI ATM. Il y en a un pas loin, à l’extérieur en sortant côté plateforme 26. En face du Tourism Pakage Tour. Notre bus arrive, notre ange gardien a déjà réservé la deuxième banquette avec son mouchoir. Trop gentil! Il nous aide à caler les sacs à dos derrière le siège du chauffeur. Du coup, je m’installe sur la première banquette pour allonger mes jambes sur mon sac. Non, non, surtout pas! Et là encore on nous explique qu’en cas de coup de frein, c’est dangereux, on peut s’écraser le visage sur la vitre de la cabine de conduite. L’homme nous serre longuement la main de façon un peu cérémonieuse, nous souhaite la bienvenue dans l’Andhra Pradesh et grande première pour moi, s’excuse au nom de la compagnie pour le retard du bus. Il y avait des embouteillages en ville. Vous avez déjà vu ça vous? On est heureux comme tout de partir, même si on part tard et que cette journée sera consacrée au transport. On a hâte d’enfin voir ces merveilleux paysages sur la route. Prêts à se régaler durant 3 ou 4 heures. On rêve! Télé à fond, encore. Impossible de faire baisser le volume. Des films d’un machisme stupidissime. Ce bruit commence à nous taper sur les nerfs. Impossible de partir dans la contemplation des paysages. Dommage...le trajet nous semble très, très long. Ce chauffeur conduit très, très dangereusement. Là on regrette vraiment le taxi. On serait déjà arrivés et tout frais. 8h30 à Vizag,16h à Araku....Heureux d'être enfin arrivés dans cette région qui nous a fait fantasmer. On reporte à demain la balade qu'on voulait faire. Là faut faire baisser les acouphènes...
AN An5 Veteran ·
Impatiente de découvrir à travers vos yeux... Quel voyage!
EN Enrick Regular ·
Merci! Voici la suite Araku enfin. Nous terminons notre voyage par cette petite ville qui tout de suite nous séduit par l'extrême gentillesse des gens. Nous cherchons un hôtel. Nous ne pouvons rester dans celui que nous avions réservé, situé dans les hauteurs, au calme, un manager adorable car il n'y a pas de WIFI. J'en ai besoin pour travailler avec mes contacts d'Hyderabad. Sinon nous serions restés ici. On est les seuls touristes et dans la nature. On part à la recherche d'un hôtel avec le chauffeur d'aurtoricshaw. On veut pas dépasser 1200 roupies/ nuit. On avait vu que les hôtels sont assez chers. C'est une ville très fréquentée par les touristes indiens, surtout le WE. On revient dans la grande rue principale, bruyante (faut pas rêver), avec pas mal de trafic. Le Gouvernemental Resort est superbe mais à 3500 r la nuit. On visite 2 autres hôtels donnant sur la grande rue. ils sont glauques, tristes. on arrive au Akshaya Hotel. Plus que des chambres AC. Je demande à ce qu'on nous coupe l'AC pour payer le prix d'une non AC mais ça ne marche pas. ( d'ailleurs j'ai remarqué depuis mes 3 derniers voyages que ça marche de moins en moins). Le manager est adorable.Il voit notre état de fatigue et surtout mon ami sui souffre de terribles acouphènes. Il regarde le registre et discute avec son collègue. il y a eu un désistement. Il nous emmène au premier étage de l'aile de l'hôtel qui vient d'être louée pour un mariage. il est désolé de la saleté et nous promet que demain tout sera nettoyé nickel. Il semble vraiment ennuyé de nous faire passer par ce petit hall jonché de détritus. La chambre est toute propre, confortable. La fenêtre donne sur un mur mais c'est pas grave vu qu'on compte rester dehors dans la journée.Il y a un resto. WI FI dans le hall de l'accueil.On prend pour 3 nuits. On est heureux comme tout. Pour nous c'est le grand luxe. Et le summum du summum du luxe c'est le SI-LENCE. On oublie vite la fatigue de la journée. De la terrasse de notre étage on regarde les mariés, les invités. C'est la fin de la fête. Eux aussi nous regardent. Certains nous prennent en photo. On se sourit. quand on descend ils nous demandent si on est américain. Non, français, ça n'a pas trop l'air de leur parler. Il fait frais, je porte pour la première fois mon gilet. j'aime bien cette fraicheur. Par contre c'est humide et le linge que nous lavons et étendons dans notre chambre ne sera pas sec le lendemain soir. On montera sur la terrasse pour le faire sécher par terre. Le reste, on le donne à laver à l'hôtel. Petite balade dans la les rues adjacentes de la rue principale. Une écolière nous aborde, a envie de discuter avec nous, nous demande elle aussi si on est américains. Français n'a pas l'air de lui évoquer grand chose non plus. On lui demande où on peut trouver un metal shop pour acheter une petite thermos ( les Milton sont super, elles ne fuient pas et gardent bien chaud 24h); Elle nous y conduit. On adore ce genre de boutique. On revient toujours en France avec de la quincaillerie. Puis elle nous demande si on veut rencontrer sa mère. Bien sûr! Celle-ci tient une échoppe qui fait salon de beauté et vente de bijoux. Elle est charmante, élégante, je me sens bien mal fagotée à côté d'elle. Elle envoie sa fille chercher du chaï et nous discutons tranquillement. C'est une femme épanouie, indépendante, instruite, ça fait palis à voir.Elle nous parle de ses origines, de sa famille. De son mariage d'amour!!Sa soeur est mariée à un médecin qui a son "cabinet médical" juste à côté de son échoppe. Je n'avais pas remarqué ce cabinet derrière les rideaux. La soeur en question arrive avec son bébé dans les bras. Elle écarte les rideaux, plusieurs personnes sont assises, le lieu est étroit; l'ambiance tranquille. J'aurais bien aimé discuter avec le médecin mais je ne veux pas le déranger au milieu de sa consultation. Elle nous demande si on est américains. Là on commence à s'interroger. C'est bien la première fois qu'on nous pose cette question et là ça fait 3 fois! Je demande s'il y a beaucoup de touristes américains ici. Ben non, d'ailleurs peu de touristes étrangers. La plupart sont indiens et viennent de Bangalore, Chennaï, Hyderabad et Vizag bien sûr. Pourquoi croit-on que nous sommes américains? J'ai pas vraiment de réponse. Le père des 2 femmes tient une boutique juste en face, leur frère une autre à côté. Nous passons un moment très agréable, gratuit, juste le plaisir d'échanger. Elle ne veut rien me vendre. La gamine me montre une carte que lui a écrite un touriste Belge. Un mot très sympa. Je compte lui en envoyer une aussi.La nuit est tombée. On se quitte comme ça, comme on s'est rencontrés. On passe devant de nombreuses gargotes qui proposent la spécialité du coin: le Bambou Chicken. On ne connaissait pas. Faudra gouter demain.ce sont des morceaux de poulet, généreusement épicés, entourés de feuilles de bananier mis à cuire comme un BBQ dans du bambou fermé aux 2 extrémités par des feuilles de bananier.Compter 1 h de cuisson.



De retour à l'hôtel on pense au programme de demain. Notre chauffeur d'auto rickshaw nous avait présenté sa plaquette défraichie sur les tarifs des visites qu'il propose. De 350 à 900 r selon les lieux à visiter. Le manager de l'hôtel qui avait vu cette plaquette nous dit le soir que c'est beaucoup trop cher, qu'il va nous trouver un autoricshaw pour 200 r , juste pour one drop jusqu'aux plantations de café, et qu'on en trouvera un autre pour le retour et comme il ne travaille pas le matin, il nous accompagnera en moto et nous emmènera chez lui. quoi demander de plus!
AN An5 Veteran ·
bonsoir Cecile, Des lieux reposants en Inde, vraiment ça se mérite... ces quelques jours au frais semblent hors du temps. Joyeux Noel tout juste passé et bonne fin de voyage, et bien sûr suis toujours curieuse de vos ressentis et découvertes dans cette Vallée au risque de passer pour des américains😇 Anne
EN Enrick Regular ·
Bonsoir Anne On n'a pas fini de passer pour des américains...

2ème jour à Araku Après une excellente nuit nous partons en autoricshaw commandé par notre nouvel ami Ajaï, vers les plantations de café. Nous n'en n'avons jamais vues, nous regardons de tous nos yeux les paysages. Le trajet ne dure pas assez longtemps. Nous nous régalons. nous réalisons à quel point nous avions besoin de cette pause nature.







On s’arrête à l’une des nombreuses échoppes qui se trouvent le long de la route et attirent les touristes indiens. Se vend du café local en grain et moulu et des épices. on sait quoi ramener comme cadeaux. On arrive devant un chemin qui serpente dans les caféiers. Des Indiennes s'y promènent, elles sont très souriantes, enjouées, demandent un selfie, on s'y prête sans problème, on discute un peu, elles viennent entre copines de Vizag. Are you america? Bon, là on ne s'étonne plus. No, Francia. Ça ne leur parle pas ce pays. On situe comme on peut en dessinant une carte de l'Europe dans l'air. Elles nous voient regarder d'un air désolé toutes les ordures qui jonchent le sol.Des bouteilles plastiques, des paquets de chips, des emballages de biscuits. Ce sont les touristes Indiens mal éduqués nous disent-elles. On se dit au revoir, je peux observer les arbustes, les dupes, j'apprends qu'elles contiennent 2 grains de café.



Ajaï nous dit déjà de partir, c'est dingue comme les indiens visitent vite, en tout cas ceux que l'on a observés sur les sites touristiques, les temples...On dit qu'on veut continuer notre balade mais il nous propose de venir chez lui, lui aussi a une plantation de café, plus belle encore, on pourra la voir. Super, on y va.On arrive dans un petit hameau paisible, ici pas de détritus sur les sentiers. Sa maison est très propre, il y a du riz qui sèche, il nous emmène sur la terrasse, nous offre un chaï, m'apporte une chaise qu'il installe en plein milieu. Seat! Je m'assois, l'impression d'être une princesse assise aux premières loges d'un magnifique spectacle. Je regarde l'horizon , les sommets, la végétation

mais comme je suis en plein soleil, je me mets contre un mur à l'ombre et me rebadigeonne de crème solaire. Ajaï a dû penser que c'était terminé, il reprend la chaise et la remet au rez de chaussée. On le suit, il nous présente son frère, sa belle-soeur, lui est célibataire. Son frère lui demande d'où on vient. Il répond America. No, no on lui avait pourtant déjà dit qu'on était français. Il nous emmène ensuite voir l'église que son grand père a contribué à bâtir. Lui même est chrétien. Il lui avait semblé évident que nous l'étions aussi. c'est d'ailleurs ce qu'on répond toujours car l'athéisme est une notion trop complexe à expliquer surtout avec notre niveau d'anglais.





Deux jeunes Indiens sont discrètement enlacés derrière cet arbre dont j'ai pas retenu le nom.



Il parait que de nombreux touristes indiens viennent ici pour se photographier devant l'église et l'arbre qui aurait des vertus auxquelles on n'a rien compris. Pour Noel les murs sont extérieurs sont peints. La porte de l'église est fermée. Dommage! Il nous demande si on veut visiter car il en a la clef. Oh oui, super! On s'attend à ce qu'il aille la chercher mais non, il nous fait faire une deuxième fois le tour de cette charmante église. Je lui demande s'il peut aller chercher la clef mais on ne comprend pas sa réponse, c'est assez confus. Il l'a mais il l'a pas et puis c'est fermé. Quoi? Bref, on insiste pas. On lui demande si on peut voir maintenant sa plantation comme convenu. Yes, yes, on repart ravis en autoricshaw, on aurait pu passer la journée à se laisser trimballer tranquillement ainsi. On réalise qu'on est déjà sur le chemin du retour. Et votre plantation alors, où est-elle? Vous l'avez déjà vue de ma terrasse. Ah... on s'est vraiment pas compris. Il est tellement gentil et prévenant et bienveillant qu'on ne dit rien, on est juste un peu frustrés. Sur le chemin une autre église bien sommaire celle ci

Mon ami dit qu'il veut acheter du miel. On a vu de nombreuses ruches sur la route.



Il nous arrête devant un apiculteur. Séance dégustation pour mon ami qui goûte à toutes les variétés en se léchant les mains. Le gars fait couler directement sur les doigts son miel. Il parait qu'il est délicieux. Difficile de choisir celui qu'il va rapporter entre celui à la rose, à l'ail, au gingembre, à l'orange...



La veille j'avais dit qu'on avait envie de marcher, aussi quand on est de retour à Araku je demande où nous allons marcher. Avec son sourire désarmant il me dit qu'on déjà marché dans la plantation. Ah bon?! Ces quelques pas? On n'a vraiment pas les mêmes représentations, on n'est jamais assez précis dans nos demandes. Et comme il suivait en moto on pouvait pas en discuter avec lui. Et le chauffeur parlait très peu anglais. Bon tant pis, on se rattrapera cet a.midi. On se donne rdv avec le chauffeur à 14 h pour voir les waterfall et Kollaput. On m'a parlé de ce village qui fait de l'éco tourisme et j'avais envie de voir ça de près pour une autre fois. Difficile de se comprendre, il me dit que c'est bien trop loin, mais non c'est juste à 12 kms. En fait il comprenait Koraput. Je lui ai montré une affiche qui en fait la pub dans la rue. OK pour 14h. Ajaï ne viendra pas avec nous, il travaille. Il nous parle du marché du vendredi qui va bientôt fermer et qu'il faut absolument voir. Super, j'adore les marchés. Le long de la route quelques femmes tribales vendent des fruits et légumes.





Je pense que ce n'est que le début du marché et je marche d'un bon pas pour arriver avant le départ des femmes. Ajaï me crie que je marche beaucoup trop vite. Je ralentis, il me regarde très étonné. Je suis une very strong women alors que je suis une old women. (Il avait vu mon âge sur le passeport). Il me parle de la santé des étrangers par rapport à celle des Indiens.Il me dit que les étrangers sont tous strong. Que les Indiens qui ont les moyens mangent trop gras et sucré et qu'il y a trop de diabète et que les pauvres ne mangent pas assez pour des travaux très pénibles. Et qu'à 61 ans ils ne sont pas du tout comme nous.

L'après-midi on part vers Kollaput. Pour y aller, la route se transforme en chemin, le chemin en piste, . Déconseillé aux lombalgiques. A plusieurs reprises on a bien eu envie de descendre. Nous croisons des autoricshaws bondés, c'est le retour de marché. échanges d'immenses sourires. Les paysages sont renversants. nos photos n'en rendent pas compte.

Scènes rurales









On ne peut pas ne pas voir des monceaux de déchets en plastique qui traînent partout.On s'arrête devant un cours d'eau . de l'autre côté une allée bien entretenue mène à des bungalows.



On demande à visiter, pour une retraite au calme c'est l'idéal, je vois tout le potentiel de balades aux alentours. On traîne, on s'extasie, on est comblé, et on repart. on s'attend à aller aux waterfall mais on se retrouve à Araku. On ne se comprend pas avec le chauffeur, il nous dit qu'on les a vues ces waterfall. Il fait allusion à la rivière proche des bungalows. ça nous fatigue d'essayer de se comprendre, on laisse tomber. La prochaine fois je montre les photos de ce que je veux voir, ce sera plus simple. On lui demande de s'arrêter à la gare, on veut acheter des billets de train pour le retour à Vizag. Pas question de reprendre le bus. Scène surréaliste au guichet. Quand on demande au vendeur un billet pour le train du lendemain, il s’approche de son micro, sa sono est à la limite et hurle un sabir inintelligible.On sursaute, on est à trente centimètres de lui, il n’y a personne d’autre. On réitère, lui de même, on s’interroge, on redemande et on finit par comprendre dans la saturation du haut parleur qu’il ne délivre les tickets que le lendemain matin. Pourquoi, on ne sait pas. Quand on y retournera le lendemain, il faudra y retourner à quinze heure, et le guichetier ne délivrera ses précieux billets qu’à seize. Demain on ira visiter le musée du café et le tribal muséum.
AN An5 Veteran ·
Oups il me semble qu’il faut une fameuse dose de zen attitude agrémentée de zeste d’humour pour cette visite... Du miel à l’ail c’est quand même pas courant... Ça vaut une waterfall loupée, au final vous auriez peut être dû prendre le premier rickshaw mais Ajai sait se rendre sympathique semble t-il. C’est fou comme parfois l’incompréhension mène à des situations cocasses et anglais ou pas on ne se comprend pas toujours bien avec nos amis Indiens. Les plantations de café c’est leur quotidien, leur travail et probablement, ils ne comprennent pas l’intérêt qu’on peut avoir à se promener dedans. Quel sera le prochain épisode train ou pas train... A bientôt Anne
EN Enrick Regular ·
Désolée, mauvaise manip, message parti trop tôt! je renvoie mon message avec les photos

Oui tu as raison, nous aurions peut-être dû prendre le premier auto rickshaw mais nous n'aurions pas été dans la maison d'Ajaï. Comme tu dis ces plantations c'est leur quotidien. Quel intérêt? Mais de manière générale nous passons du temps à flâner ou regarder des choses sans intérêt pour eux. Les peintures murales, les graffitis, les scènes de rue, les petits métiers qui chez nous ont disparu depuis longtemps, l'agencement des fruits et légumes...Même les temples , le chauffeur finit toujours par nous talonner alors que les horaires sont bien fixés au moment où on négocie le prix de la course. On a du mal à faire abstraction de lui quand on se sent ainsi attendu. Il y a un proverbe que j'aime bien, indien je crois, qui dit (approximativement) que tout Européen qui vient en Inde gagne de la patience s'il n'en n'a pas, et la perd s'il en a.

Suite de notre deuxième journée Après notre belle balade bien qu'un peu frustrante dans la nature nous allons au musée du café. 5 ou 10 r l'entrée. Un lieu amusant. Comme on en voit souvent en Inde.





Une boutique de souvenirs, une de chocolats et café ( moins cher que devant les plantations. Aussi bon? je vous dirai quand on aura testé) de biscuits, un comptoir où déguster chocolat chaud et café mais les prix sont excessifs. Et le musée en question.











Une ambiance de fête foraine, des familles et surtout des jeunes . Nous sommes les seuls étrangers. Une batterie est installée à l'extérieur et le musicien joue sur commande contre de l'argent. Les plus jeunes dansent, s'amusent, chahutent, c'est sympa mais la musique est vraiment affreuse et la sono à fond nous vrille les oreilles. On part.La nuit est tombée. On s'arrête devant la gargote où AjaÏ le midi avait commandé pour nous un chicken bambou zero spicy. Photo d'une autre gargote prise le midi car la nôtre de nuit ne donne rien.

On s'installe sur un tabouret en plastique et on observe le déroulement des opérations. La cuisson a demandé environ 1heure. Quand c'est prêt la vendeuse attrape le bambou avec un chiffon, elle verse dessus de l'eau pour le refroidir, elle retire les feuilles de bananiers qui bouchent les 2 extrémités, un savoureux fumet se dégage, miam miam, elle dispose les morceaux de poulet dans une assiette.



Elle jette les petits bouts d'os qu'un chien discret attrape au vol. Elle pose des piques en bois. Je reconnais et comprends ce que des vieilles femmes découpaient devant une autre gargote. Je goûte sous le regard attentif de la femme. Je peux même pas avaler tant c'est épicé. La vendeuse ne comprend pas, no spicy, no spicy!! Bon, j'ai l'habitude et mon ami aussi qui mange ma gamelle. Je ne saurais pas quel goût donne ce mode de cuisson. Elle n'a pas l'air contente alors pour ne pas la froisser je dis que je suis malade et ne peux rien manger même peu épicé. Des indiens assis à côté de nous s' amusent en me voyant . Nous discutons. Ils viennent de Bangalore pour le WE et logent dans le ressort gouvernemental. ils parlent parfaitement anglais et devinez...Nous demandent si nous sommes américains! No, french. Ils connaissent et parlent de Macron, de sa visite en Inde en 2018.Ils s'étonnent de nous voir ici et nous demandent comment on a entendu parler d'Araku. Nous passons un bon moment à discuter. Un mec bien imbibé s'approche de moi et m'entreprend. Son haleine me fait reculer. Je le regarde sévèrement et d'un mouvement de tête lui signifie de partir. Il chancelle, son copain l'aide à marcher. Il y a un wine shop pas loin, en face. Le père de famille les regarde d'un air réprobateur. Il me dit que beaucoup viennent en WE ici pour picoler. Ce n'est pourtant pas Diu où l'alcool hors de cette ville est interdit. De retour à l'hôtel on croise Ajaï qui me demande comment j'ai trouvé le poulet. Il pense que l'on s'est trompé, qu'on m'en a servi un épicé. Je ne le pense pas mais ne le contredis pas.Ou alors qu'on s'est trompé de resto. il n'y a pas de client, on parle de choses plus personnelles, on arrive à se comprendre, je lui montre des photos de nos familles, de notre potager, de l'éléphant des Machines de Nantes qui a toujours du succès ici et de la cathédrale de Rouen qu'il trouve très belle. Lui, n'a pas de photo à nous montrer mais il nous confie beaucoup de choses. Un jeune homme sort de sa chambre et se colle carrément derrière lui pour regarder les photos. c'est un client, Ajaï ne peut rien dire mais je vois combien il est contrarié. Peut-être y a -t-il aussi une problème de caste, on ne sait pas. On ne posera pas la question par la suite. Le mec a bu lui aussi, il veut en jeter avec son job, ses études faites je ne sais où, son iPhone dernier modèle, son fric, bref il est puant. il me propose d'aller avec lui dans la chambre d'un copain qui "fait de l'humanitaire", n'importe quoi! Un copain le rejoint et enfin il part. Ajaï me sermonne. je n'aurais pas du lui parler. J'essaye de lui expliquer nos codes de politesses mais non, je n'aurais même pas du lui répondre, ni le regarder. Il reste ombrageux. Ce client n'est pas "un homme bien", et la plus part des touristes indiens non plus. Il nous parle également des jeunes filles qui viennent ici le WE pour s'amuser avec leur petit copain, loin des yeux des parents qui selon lui ne savent pas ce qu'elles font. Elles disent qu'elles viennent entre copines. Elles picolent, "s'habillent mal" ( nous en avons vu plusieurs habillées de jupes très courtes, ce qui nous avait étonnés dans une si petite ville en pleine campagne). Il nous dit qu'on reconnait ces touristes à leur tenue, que jamais les locales ne s'habilleraient ainsi. Son collègue de nuit prend son service et lui demande d'où on vient. On tombe des nues quand on l'entend répondre America. On lui avait pourtant dit qu'on était français. Son collègue ne sait pas ce qu'est la France, on lui montre sur notre téléphone et Ajaï regarde aussi. On pense qu'il ne savait pas non plus et ne le disait pas. Arrivent 4 jeunes couples sur une moto. Ils ont réservé, ils viennent de Vizag. Demain on veut régler l'achat des billets de train. On n'est pas tranquille puisqu'on exclue le bus. L'horaire donné par l'odieux guichetier n'est pas bon, je viens de vérifier sur cleartrip. Ajaï ira à 10h avec mon ami en moto à la gare. Il ne comprend pas pourquoi on s'en fait autant, il suffit d'arriver, d'acheter le billet et de grimper dans le train. y'a juste que sur Cleartrip c'est complet. Don't worry. Qu'on compte sur lui, il s'en occupe. Merci notre bonne étoile. Je ne sais pas si ma traduction littérale rend bien le sens de cette expression mais il sourit.Et son sourire est lumineux.
AN An5 Veteran ·
Toujours le suspens du train...
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Toujours le suspens du train...

pour moi aussi 😛

J'ai raté deux fois le trajet entre Visakhapatnam et Araku.

Une fois dans le sens de la montée (2006). Le train ne partait pas de Visa mais d'une gare plus loin sur la ligne et le bus sensé faire le trajet jusqu'à cette gare a brillé par son absence et je suis parti pour Puri.

Une seconde fois (2012) dans le sens de la descente. Le train de 10h00 du matin est parti de Jagdalpur à l'heure et j'avais pris soin de réserver une place 🤪



mais au lieu d'arriver à Araku à 15h32 il s'y est arrêté à 17h00 et l'obscurité commençait à être déjà trop importante et ne voulant pas traverser les beaux paysages dans l'obscurité j'ai préféré rester pour la nuit à Araku. J'ai eu beaucoup de problème à trouver un "hôtel" avec une chambre libre 😕 j'ai fini par dégotter une piaule à ... 800Rs.

Et à cette époque il n'y avait, semble-t-il, que le train que j'avais pris et comme il risquait d'avoir le même horaire (j'allais écrire "le même horreur" 🙂) j'ai préféré prendre un bus en me disant que la route serait tout aussi pittoresque. Je n'avais pas envisagé les conditions climatiques 🤪







par moment le chauffeur actionnait ses essuie-glaces permettant d'apercevoir quelques bribes de route







Arrivée dans la plaine le temps était tout aussi pourri.

Un temps à ne pas mettre un chien dehors 😮



En espérant qu'Enrik a eu du beau temps et que le Araku-Visakhapatnam Special a pu partir à ... 14h30 (pas de train le matin ... on est en Inde, non ?)
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
AN An5 Veteran ·
Quelle drache comme on dit par chez nous... un temps à ne pas mettre un chien dehors mais le chien semble bien le seul adapté à la situation sur ta photo! Ne dit on pas aussi un vrai temps de chien! Bref d’où peut bien venir cette expression? Sinon tu y étais à quelle époque? Araku est une Vallée qui se mérite vraiment.
EN Enrick Regular ·
Bonjour Aurai-je plus de chance que toi...? Araku dernier jour D'abord régler cette histoire de billet de train. Ajaï emmène mon ami en moto à la gare. A leur retour il reconnaît que pour les étrangers ce n'est pas aussi simple qu’il l’imaginait… Il ne me dit plus Don’t worry. Le mec du guichet, le même que la veille, toujours vociférant a refusé de leur vendre ces billets. Il a chassé Ajaï de la main. Impossible de discuter avec lui. Caractériel. Faut revenir à 14 h... Ajaï nous accompagnera, il n'est pas tranquille, il a vu sur Cleartrip que le train est complet. Il sait que nous excluons le bus. Nous demandons notre landry avant de libérer notre chambre. In ten minutes. Twenty minutes après nothing !Puis prévu à midi. En fait ils le donnent à laver en ville. Le linge n’aurait pas encore séché. Nous donnons nos sacs à l'accueil. Le gars de la réception les attache solidement, écrit nos noms à la craie dessus et le nombre de sacs, les couvre d'un linge et veut que nous vérifiions ses écrits et que nous le regardions les ranger dans un recoin derrière le bureau. Il place d'autres paquets devant. Security, security. Je suis bien embarrassée quand je réalise que j'ai oublié ma crème solaire dans mon sac à dos. Mais je ne peux pas m’en passer. No problem, il se remet accroupi pour extirper mon sac. Et toujours ce sourire désarmant.

Nous voilà partis pour le tribal Museum.





On passe devant un bassin de petite dimension. 2 employés écopent des pédalos. On se demande qui peut bien avoir envie de tourner en rond dans cet espace réduit. A la sortie on verra des familles faire la queue. Mon ami qui n'avait jamais vu ce genre de musée est surpris par ces scènes naïves. Sa seule référence est le tribal muséum de Bhopal, c’est tout autre chose. scène de chasse

Pêcheur

Vendeuse de légumineuses

Nombreuses scènes de la vie domestique. Pas la place de les mettre toutes ici. On ne comprend pas toutes les scènes que l’on voit. Il n’y a pas d’explication. J'aurais bien aimé qu'on m'explique celle-ci, ma préférée, mais personne à qui demander. Confidence? et celle-ci aussi On va la coiffer, lui curer les oreilles?



Des indiens font des selfies tous les 2 mètres mais nous sollicitent à peine. C'est tranquille, amusant, bon enfant.Ils visitent à toute allure.

Cette scène a beaucoup de succès mais pareil on ne sait pas ce que représente le personnage jaune;

On repère des peintures murales défraichies qui nous séduisent. Les autres touristes sont étonnés de nous voir les prendre en photo.



De retour à l’hôtel on réclame notre linge. Faut attendre 13h ! Aille on veut être à la gare dès 13h30. J’insiste++. Le réceptionniste téléphone, son ton monte. Il envoie un jeune chercher notre linge en moto. Qui revient 15 minutes après. Notre linge est encore humide bien que repassé…Et la note salée ! J’aurais dû demander le prix avant. On n’est jamais assez précis dans ce pays. Notre bonne étoile arrive tout sourire en moto. Il nous voit avec notre sac de linge. Je lui dis que c’est cher, il me répond que nous aurions dû aller le porter directement en ville. Il nous suit en moto avec mon sac à dos alors que nous sommes en autoricshaw. Il y tenait absolument. Bon. Le suspens du train va vite être levé… A la gare, le guichet est fermé, le train à quai, presque vide. Ajaï se moque gentiment de moi et de Cleartrip. Yes it’s full !!Je te l’avais bien dit de don’t worry ! On s’installe, on pose nos fringues à sécher sur la couchette métallique du haut. Je sais qu’il ne faut pas s’amuser à grimper dans un train sans billet en Inde et ne serai rassurée que lorsque je les aurai en main. On discute avec 3 jeunes filles très vives, enjouées et curieuses. Elles rentrent chez elles à Vizag mais ont leur billet, pris en ligne ! Je ne sais pas ce qu’Ajaï leur dit en télugu mais elles nous regardent avec beaucoup de sympathie. 14h. Ajaï et mon ami retournent au guichet. Toujours fermé. Je suis ennuyée car je sais qu’Ajaï est avec nous sur son temps de travail. 14h15, il y retourne mais veut impérativement y aller seul. Toujours fermé. Là il est soucieux. Un autre train est sur le quai d’à côté. Vide. Lui aussi va à Vizag mais le billet est à 400 r parait-il. Et on ne sait pas son horaire. Quelques passagers montent. 14h30, retour au guichet et mon ami le suit malgré son refus. Miracle, le guichet ouvre tout juste. C’est le même homme mal aimable qui crie encore dans son micro. Heureusement qu’Ajaï est là pour traduire et que mon ami est là pour payer car il voulait absolument nous offrir ces billets. Pas question, peut-être l’avons-nous vexé. On ne saura pas. Il nous donne son adresse dans le village. Nous invite chez lui l’année prochaine. Il ne veut pas que nous allions à l'hôtel. On dit oui sachant qu’on ne le fera pas, on tient trop à notre indépendance. Que valent nos paroles à nous aussi. Il doit retourner travailler et nous demande s’il peut nous laisser !! On le remercie si chaleureusement qu’il semble embarrassé. On se prend en photo tous les 3, on lui propose de les lui envoyer mais il dit qu’il n’a pas encore d’email.On les lui enverra par la poste. Je ne me souviens plus de l’heure du départ. On est comme des rois, en bonne compagnie, prêts à succomber devant la beauté des paysages. Tous les marche-pied sont occupés mais cette jeune fille partagera sa place avec moi.



Et jusqu'à la tombée de la nuit elle et ses copines regarderont les paysages. On a plus de chance que Raga, il ne pleut pas et surtout on l'a eu ce fameux train. Encore une fois je ne comprends pas pourquoi sur Cleartrip ce train était affiché complet. Premier tunnel, des hurlements d’excitation joyeuse. On m’explique qu’il y en a 27 et que chaque traversée déclenche les mêmes cris. Cris qui nous amusent (on replonge dans les trains fantômes de notre enfance) nous réjouissent au début mais nous font boucher les oreilles au bout d’une heure. Je lirai de retour en France « Gardez un œil sur le tunnel n ° 10 où le train entre dans une courbe à droite. Vous pouvez réellement voir le train entrer dans le tunnel depuis la fenêtre » C’est vrai que les paysages sont renversants. Les jeunes filles vont d’un marchepied à l’autre. Elles nous voient émerveillés. Nous échangeons sur la beauté de la nature. Le ciel s’obscurcit hélas assez vite. Mes photos ne donnent rien, mais nos petites vidéos sont plus fidèles.









J’observe le travail des agents de la voie, de 2 gars sans aucune protection sur un poteau électrique des scènes de champs.Pollués par les plastiques.







Le temps passe autrement et on arrive de nuit à Vizag où on prendra un train à 1h du matin pour Chennaï, inondée quand on arrivera. Fin du voyage
FA FabGreg Globetrotter ·
Encore une fois je ne comprends pas pourquoi sur Cleartrip ce train était affiché complet.

Il s'agit d'un affichage impropre de ClearTrip.

Ce train 08518 est du type "Passenger Train" et ne comprend que des wagons "General" dont les places ne sont pas ouvertes à la réservation. Un billet "General" ne peut s'acheter qu'au guichet, un peu avant le départ du train. Sur le site officiel indiarailinfo, il est clairement indiqué que la réservation est impossible pour ce train.

On s'installe là où on trouve de la place, s'il y en a. Comme pour les wagons "General" d'un train classique. Dans chaque train classique, il y a un wagon "General" en tête de train et un autre en queue de train.

J'ai eu cette expérience pour un train "Passenger" de Hyderabad à Bidar.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonsoir et bonne année 😉

Oh ! Je suis déçu par les paysages car je m'attendais vraiment à des vues plus spectaculaires, plus montagneuses, plus ravinées et là je retrouve un peu les mêmes ambiances campagnardes bucoliques et très ... "chill" qu'entre Jagdalpur et Araku.

Voici ce que j'ai moi-même vu avant que d'arriver à Araku





















"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
EN Enrick Regular ·
Bonjour Fabrice Merci pour cette précision. Nous avons eu plus de chance qu'en 2017 lorsque nous avions voulu monter dans le Bhopal Sanchi avec notre général ticket. Voiture en queue de train archi bondée dans la quelle j'avais quand même réussi à grimper, mais mon ami qui me suivait s'était fait tirer en arrière par son sac à dos et n'avait pas pu monter lui. Du coup j'était redescendue et nous étions allés voir un contrôleur qui nous avait vendu des billets pour la 3 ème classe, quasi vide elle. Pour en revenir à Araku, je n'ai pas dû bien comprendre alors quand les jeunes filles m'ont dit avoir acheté leur billet en ligne. Elles, ne sont pas allées au guichet de la gare.
EN Enrick Regular ·
J'avais prévenu que mes photos ne rendent rien.(je ne sais pas photographier les paysages et en plus la lumière était voilée) Ce n'est sans doute pas aussi montagneux que tu l'imaginais ni aussi raviné mais ces paysages sont vraiment très beaux. j'ai repensé à mon arrivée à Kakiriguma en plus valloné. Il y a effectivement des ressemblances avec tes photos.🙂
AN An5 Veteran ·
Belles photos ou pas ce récit donne bien envie d’aller se perdre par là un jour... sans pluie... Et du coup j’ai saisi une des subtilités des trains Indiens pour les courtes distances. Merci Cécile pour ce petit carnet.
FA FabGreg Globetrotter ·
j’ai saisi une des subtilités des trains Indiens pour les courtes distances.

Courtes distances à l'échelle du sous-continent indien. 😉

Quand on embarque à la gare de formation du train, on trouve facilement une place assise. Dans une gare intermédiaire, c'est aussi "simple" que pour accéder à un wagon General d'un train classique. Sacré foire d'empoigne.

En gare de Jhansi, j'ai découvert une technique assez efficace. Alors que le train roulait encore à petite vitesse le long du quai, un indien sauta sur le marchepied du wagon General de tête. Il est alors en "pole position" pour accéder aux rares places qui se libèrent. Quant à moi, j'avais renoncé car les wagons General débordaient déjà avant arrêt du train.

Cette technique de saut sur le marchepied me fut profitable à Mathura. Mais réservée au voyageur sac-à-dos.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
AN An5 Veteran ·
Oui... J’ai d’ailleurs failli l’écrire dans mon message précédent. 4h en Inde c’est une bagatelle. J’ai lu dans un de tes récits je crois que tu as fait plus de 30 h dans un passager train à côté d’un Indien qui semblait comme léviter dans son habit immaculé pendant tout ce temps et je me suis demandé à quel point toi, tu étais arrivé lessivé! A la fin de ce mois, on va faire Badami Bijapur et le lendemain Bijapur Solapur... justes quelques heures...
FA FabGreg Globetrotter ·
J’ai lu dans un de tes récits je crois que tu as fait plus de 30 h dans un passager train à côté d’un Indien qui semblait comme léviter dans son habit immaculé pendant tout ce temps et je me suis demandé à quel point toi, tu étais arrivé lessivé!

On ne prête qu'aux riches... mais je n'ai pas encore cette expérience de 30 h d'une traite dans un train indien. Mon trajet le plus long a dû être de Bijapur à Arsikere Junction (gare ferroviaire longue distance la plus proche de Halebid), 12h30 par le Gol Gumbaz Express, retard inclus.

on va faire Badami Bijapur

Attention, la gare ferroviaire est assez éloignée de Badami.

En dépit des affirmations des chauffeurs de taxis, un rickshaw collectif dessert la route qui passe près de la gare ferroviaire. Reste à marcher quelques centaines de mètres.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.

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