Cinq ans d’économies et de privations pour me le payer, aucun voyage pendant toutes ces années, pour réaliser mon rêve d’enfant, marcher sur la Lune.
Depuis que le premier groupe de touristes millionnaires a débarqué sur notre satellite un certain 19 octobre 2097, j’ai su que c’était possible bien qu’alors, personne ne croyait que le commun des mortels pourrait vivre une telle expérience.
Et j’ai vu les tarifs baisser année après année, évolutions technologiques et efforts de rentabilité aidant, jusqu’à ce que ce rêve fou devienne une obsession puis un projet concret. Il fallait réunir plus de 3.000.000 d’unités de consommation pour y arriver. C’était jouable ! Tant pis pour les railleries de mes amis et collègues qui pensaient que je ferais mieux de faire comme tout le monde et d’aller claquer mes unités dans de stupides montées en téléphérique au sommet de l’Everest, ou de banales orbites terrestres pour les plus audacieux. Non, moi je voulais aller plus haut, et voir notre planète de vraiment loin. Je ne serais pas le premier, quelques dizaines de milliers de touristes auraient fait la même chose avant, mais qu’à cela ne tienne, il le fallait.
Après toutes ces années de privation donc, j’ai fini par accumuler suffisamment d’unités pour franchir le pas, et envoyer un e-mail à Moon Travel Corp. pour m’inscrire à un de leurs voyages de l’hiver 2113.
2097 !!!! Je crois tres sincerement que cela se fera bien plus tot, surtout pour les "touristes millionaires". En tout cas je l'espere parce que 2113 pour le coup je pense plus etre la, et surement pas en condition pour aller sur la lune....
Dis donc tu en as marre de notre bonne vieille Terre aujourd'hui????😉
Moon Travel Corp. est un peu plus chère que les autres, mais ils sont très pros, et puis ce sont les pionniers, personne ne doute de leur sérieux. De surcroît, l'accident survenu à l'atterrisseur du voyagiste chinois Yueliang Youhang il y a quelques années a pas mal refroidi les adeptes de ce tourisme lunaire bon marché (10% moins cher que Moon Travel Corp.).
Outre le prix exorbitant qu'il faut payer pour aller sur la Lune, il faut également avoir pas mal de disponibilités. En plus de la semaine que dure le voyage à proprement parler, il faut aussi suivre un mois et demi de formation physique et comportementale dans les locaux de l'Agence Spatiale Européenne. Bon, ça fait heureusement partie du prix que l'on paie pour le voyage lui-même. Heureusement en tout cas que mon employeur a accepté de m'accorder un congé sans solde pour l'occasion. Comme je l'ai évoqué, j'ai choisi de faire ma formation à Turin. Il n'y a que quatre centres d'entrainement au monde, à Turin, Houston, Nijni-Novgorod, et Tianjin. Turin c'est quand même plus sympa que les autres villes, bien que la densité des programmes d'entrainement ne me laisse que peu de loisir de profiter de la ville.
Pendant ce mois et demi de formation, j'allais donc côtoyer plusieurs groupes de touristes, qui se succèdent dans les locaux, au rythme des départs. Mais c'est surtout avec les membres de mon groupe que j'allais passer le plus clair de mon temps. Nous étions trente deux, venus des quatre coins du Monde. 14 apatrides comme moi, et 18 nationaux, respectivement 2 andins, 1 brésilien, 4 européens, 4 indiens, 1 bengali, 1 canadien, 1 sahelien, 1 congolais, 1 indonésien, 1 thailandais et 1 iranien. Malgré le gros contingent de touristes américains, russes et chinois, très peu d'entre eux viennent suivre leur formation à Turin, car ils préfèrent rester chez eux.
Très bonne ambiance au sein du groupe, à part le couple d'andins qui était un peu bizarre, et un des apatrides qui ne parlait pas beaucoup. Sociologiquement, la plupart étaient bien évidemment aisés, quelques uns très riches, et seul un indien avait un emploi modeste, sa ville natale ayant subventionné son voyage.
L'entrainement ne fut pas vraiment pénible, rien à voir avec les tortures infligées aux astronautes professionnels ou amateurs jusqu'aux années 2020. Mais il était nécessaire, personne n'étant préparé à évoluer en apesanteur ni à faire face à certaines situations critiques.
Finalement, le 15 janvier, nous étions tous prêts dans les temps, sommes repassés à la maison régler quelques affaires, et nous sommes retrouvés au spatioport de Dubai le 19 janvier pour embarquer.
Hélas, je ne suis pas certain que la DPRK survive jusqu'au 22ème siècle. 😛 Pas sûr même que beaucoup de gens se souviennent de ce que c'était à cette époque.
La première étape du trajet était routinière, il s’agissait de s’installer à bord d’une navette orbitale qui devait nous emmener à bord de la station Copernic, l’une des principales plate-formes orbitales ouvertes au grand public. Une étape routinière donc, mais une grande première pour moi. Et oui, je n’étais jamais encore allé dans l’espace. Certes, les bienheureux ayant déjà franchi les dernières strates de l’atmosphère terrestre représentent toujours une infime minorité de l’espèce humaine, mais ce n’est plus une rareté depuis longtemps. Moins en tout cas que les touristes lunaires.
Midi et quart, nous sommes tous harnachés sur nos sièges, quand la navette commence à se déplacer sur la piste d’envol. Nous n’avons aucun bagage avec nous, il est interdit d’emporter quoi que ce soit avec soi, en raison des économies de poids et des mesures de sécurité. Moon Travel Corp. fournit tout : vêtements standardisés, affaires de toilettes, et appareils de télécommunication nous attendent là haut.
Tandis que la navette avance sur la piste d’envol, je serre les dents, ça y est, la réalisation de mon rêve a vraiment démarré. Nous fonçons jusqu’à atteindre la vitesse de décollage. Curieusement, nous ne prenons pas très vite de l’altitude, ce qui nous permet d’admirer de près la pyramide de l’Arabian Financial Center qui culmine à 1200 mètres de haut. Puis au bout de deux minutes de vol, nous mettons les gaz et la vitesse et l’altitude augmentent à une vitesse exponentielle. Jusque là, ce n’est pas très différent de ces avions stratosphériques qui relient sans cesse Melbourne à Madrid en quatre heures.
Certains touristes de l’espace nostalgiques de l’époque des pionniers préfèrent « monter » en fusée, mais c’est une expérience physique assez pénible, et de toute façon Moon Travel Corp. ne nous a pas proposé une telle option. Retour dans la navette donc, où nos regards sont rivés sur les écrans panoramiques, étant donné l’absence de hublots pour des raisons de sécurité.
Nous quittons très rapidement la péninsule arabe, tandis que la Mer d’Oman disparaît à son tour sous une épaisse couverture nuageuse. Vingt minutes plus tard, nous sommes déjà hors de l’atmosphère terrestre et approchons de la vitesse orbitale, mais nous ne ressentons absolument pas l’apesanteur en raison de la combinaison que nous revêtons et du sévère harnachement qui nous interdit le moindre mouvement. Deux tours de Terre et trois heures plus tard, nous approchons de Copernic, que nous accostons sans encombre. Bienvenue dans l’espace.
Il ne nous a pas fallu moins de deux heures pour que tout le monde débarque de la navette. Et oui, faire débarquer trente deux novices – entraînés certes, mais découvrant l’apesanteur – un par un pour des raisons de sécurité, et bien ça prend du temps, malgré l’aide efficace des agents et hôtesses orbitaux.
Il a été en revanche assez facile de suivre le long couloir principal pour rejoindre notre « hôtel », en fait un dortoir d’une cinquantaine de capsules fermées, à la mode japonaise. Les concepteurs et gérants ont refusé de loger des touristes sur des couches ouvertes, par crainte des accidents. Dommage.
Mais il n’était pas encore l’heure de dormir, nous n’avons cette fois que fait connaissance avec « nos » locaux pour les 48 heures suivantes. Et oui, nous n’allions pas repartir immédiatement pour la Lune, puisque les organisateurs du voyage avaient prévu de nous faire apprivoiser l’espace sur cette plate-forme orbitale. Ce n’est pas négociable, et si quelques uns parmi nous avaient l’impression de perdre leur temps car ils avaient déjà passé des vacances en orbite, moi j’en étais plutôt content, tout cela était nouveau pour moi. Ah la la, les deux frères indiens sont rapidement devenus insupportables, de vrais messieurs je sais tout, blasés jusqu’à la mœlle, au prétexte qu’ils avaient déjà fait deux séjours en station orbitale. Mais ils n’allaient pas entamer mon enthousiasme, tandis que nous faisions un tour guidé de la station.
Nous avons alors fait connaissance avec notre équipage lunaire :
- James, pilote principal, américain, ancien de la NASA qui a pas mal roulé sa bosse entre la Terre, la Lune et Mars, sérieux et pro, mais pas très causant,
- Evgueni, co-pilote, apatride d’origine russe, à la personnalité diamétralement opposée, et toujours le premier à faire les blagues les plus grasses,
- Aaron, le médecin israélien, qui pour nous rassurer, a fait la liste des pires complications médicales liées à l’apesanteur et à la micro-gravité, avant de nous avouer en riant qu’il suffisait d’avaler sa potion miracle pour aller mieux, et enfin
- Angela et Yashida, nos guides, une apatride d’origine argentine et un japonais flegmatique, qui allaient nous expliquer toutes les ficelles du voyage sur la Lune et répondre à toutes les questions incessantes que nous avions en permanence.
Merde alors, je suis tombé dans un piège « all inclusive » me suis-je dit, avant de réaliser que je n’avais pas vraiment le choix pour un tel voyage.
Une fois les présentations faites, ce fut enfin un des premiers temps forts du voyage, la découverte du bar panoramique, un complexe d'une cinquantaine de sièges desquels on a une vue incroyable sur la Terre. La "salle" pivote autour d'un axe, ce qui nous permet de faire en permanence face à notre planète (le corps de la station, lui, change naturellement d'orientation au fur et à mesure qu'il avance sur son orbite). Je ne sais plus combien d'heures nous avons passé là, à admirer le spectacle. Même les deux indiens blasés n'osaient plus rien dire, ils admiraient le spectacle comme les autres.
Durant ces quelques heures, nous avons aperçu tous les continents, bien que notre altitude peu élevée (Copernic est sur une orbite basse) ne nous permette pas de survoler tous les points du globe en si peu de temps. Nous étions en plein hiver, une chance, car cela nous a permis d'admirer la banquise polaire recouvrant une partie de l'océan arctique. Dès le mois d'avril, tout aura disparu jusqu'à l'hiver prochain.
Bien que nous ayons survolé la région pékinoise une heure plus tard, je n'ai pas réussi à voir la Grande Muraille. Aucun problème en revanche pour distinguer très nettement la forme de la pyramide de la réunification, un peu au nord de Séoul. Un peu plus loin, les formes rigolotes des iles artificielles au large de Kyushu sont elles aussi un spectacle fascinant vues de l'espace.
Trois heures plus tard, les lignes familières de la péninsule ibérique annonçaient l'arrivée au dessus des contrées méditerranéennes. Les ravages de la terrible éruption de l'Etna de 2108 sont toujours visibles, et nous avons tous eu des frissons à la vue de cette immense étendue grisâtre le long de la côte est de la Sicile. Tant de vies se sont éteintes ce jour-là... Nous devinions les contours de l'arc alpin beaucoup plus au nord tandis que nous filions vers l'Est. Un peu plus tard, le survol du delta du Nil fut magnifique, mais je n'en dirais pas autant de ces polygones grisatres éparpillés dans le désert égyptien, de part et d'autre du Nil, où ont dû migrer des millions d'égyptiens pauvres, repoussés dans ces zones artificielles inhospitalières en raison de la pression démographique.
Un peu moins de vingt minutes plus tard, nous abordions le sous continent indien, et les déserts du Rajasthan et du Maharashtra. Les deux indiens se sont alors mis à ricaner méchamment, mais je ne comprenais rien à ce qu'ils disaient. Je peux quand même le deviner, les deux gus venaient des riches régions du sud, et leurs propos ne devaient pas être tendres à l'égard de leurs "compatriotes" des régions du nord qui se sont désertifiées tout au long du vingt et unième siècle.
Les vues nocturnes étaient elles aussi hallucinantes, et notamment les survols des mégapoles brésiliennes et nigérianes.
Juste avant de quitter le bar panoramique, nous avons aperçu un gigantesque ouragan approchant des côtes irlandaises. Bah, ils ont l'habitude là-bas maintenant, et toutes les constructions sont aux normes depuis belle lurette, il ne devrait pas y avoir trop de dégâts cette fois, contrairement aux premiers super-ouragans ayant frappé l'ouest européen il y a quelques décennies.
On ne vient pas sur Copernic pour bien manger. La nourriture et la boisson telle que nous la concevons sur Terre est strictement interdite, en raison des risques engendrés par les miettes et gouttes qui pourraient flotter dans la cabine. Il faut donc se nourrir uniquement au moyen de tubes contenant la pâte nutritive et hydratante que l'on nous destine. Il y a certes plusieurs arômes différents, mais c'est vraiment pas bon du tout. L'heure du repas n'était jamais une fête pendant ce voyage.
Avant de nous coucher, nous sommes allés voir la boutique de souvenirs et ses babioles à touristes. Inutile d'acheter quoi que ce soit pour le moment, puisque nous ne pourrions rien emporter lors de notre trajet vers la Lune, mais cela ne nous empêchait pas de jeter un coup d'oeil sur ce que nous pourrions acheter juste avant notre retour sur Terre. Les prix étaient délirants: cinq à six fois plus chers que ce qu'on pouvait trouver sur Terre. Des figurines de Gagarine et des pionniers de la conquête de l'espace à 2000 unités de consommation, on croit rêver! Rien de bien particulier en tout cas: cailloux lunaires certifiés, plaques multimedia sur la station, livres d'astronomie, et même tubes alimentaires pour les nostalgiques de cette bouffe immonde... Il parait que c'est un cadeau qui fait fureur auprès des amis restés sur Terre.
Ce fut ensuite l'heure de faire dodo. La journée sur Copernic fait 24 heures, afin que les touristes conservent la notion du temps et gardent les mêmes repères que sur Terre. Il est vrai que ces alternances de jours et de nuits tous les trois quarts d'heure, ça fait un peu désordre. Il n'est pas obligatoire pour les gens en villégiature sur la station de se conformer à ces horaires, mais les touristes lunaires comme nous sont astreints à des horaires fixes, afin que tout le monde soit synchronisé et en forme pour les choses sérieuses. J'ai très mal dormi cette "nuit" là, probablement autant en raison de l'excitation que des troubles liés à l'apesanteur. Et puis ces capsules fermées, je n'arrive vraiment pas à m'y faire!
Il me semble qu'en 2100 et des poussieres, la Terre ne peut plus a elle seule nourir ses 13.5 milliards d'habitants, surtout depuis que la Chine a abandonne sa politique de l'enfant unique face a montee demographique de son voisin indien (2.3 milliards d'habitants). Par consequent meme les Terriens restes sur la planete se nourrissent six jours par semaine (sauf le dimanche pour les chretiens, le jour du shabbat pour les juifs etc) de concentres alimentaires...
Je sais Yanguizzi ca te fait mal au coeur d'imaginer la disparition de tes petits restos shangaiens et de ton plat favori du Sud de la France (dont j'ai oublie le nom), mais que veux-tu, il faut vivre avec son temps !!!! 😉
Divers › France › Paris - Île de France · 6 replies
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Many of us have noticed that bugs have been making it difficult to navigate the forum lately.
I’ll let Kate and Ticapi explain the issue:
I went to your profile to check out the Thailand travel journal, and when I clicked on it, it brought me back here again. All week, I’ve been dealing with bugs like this—it’s really discouraging from continuing on VF.🙁
I had the same thing happen, and multiple times. For me, it was Montagnard’s latest journal that kept coming up no matter which discussion I clicked on.
BOLIVIA: EPISODE 5 – RODRIGO PAZ WITH HIS BACK AGAINST THE WALL!
The saga continues in the heart of the Cordillera, and the tension isn’t letting up—quite the opposite! Between high-stakes political negotiations and the harsh reality on the ground, Bolivia is at a historic turning point.
In this new episode, we focus on the latest decisions and the crucial role of Senator Rodrigo Paz, now with his back against the wall as the crisis intensifies by the hour.
To fully understand the political and economic stakes and their direct impact on the country, check out the full analysis here: 👉 https://www.petitherge.com/2026/06/bolivie-episode-5-rodrigo-paz-au-pied-du-mur.html
Note to future travelers: Rest assured, there’s absolutely no violence from Bolivians toward tourists. On the contrary! They’ll often be happy to share their perspective on the crisis and talk about their situation, always with the warmth they’re known for.
The real shift could come if the government eventually orders the military to forcibly clear the roads. So stay alert, keep an eye on how the blockades evolve, and above all: prioritize your safety.
History is unfolding before our eyes—stay tuned for the next on-the-ground updates!
See you soon,
BOLIVIA: THE COUNTRY ON THE BRINK (What's Really Happening)
A dramatic saga is unfolding before our eyes in the Andes. Between suffocating blockades, clashes, an international airlift, and historic political decisions, Bolivia has just experienced 48 hours of rare intensity.
Here’s the full breakdown (economic, social, and political) of the last 48 hours:
For travelers and tourists: the article also includes an important note about the upcoming publication (starting tomorrow) of the precise status of roadblocks, route by route.
I’ll post the full update here on Voyage Forum!
Don’t miss this in-depth analysis. History is being written before our eyes! https://www.petitherge.com/bolivie-paralysie-et-ultimatum
J'ai découvert une super émssion sur Arte.
Il s'agit de "7 en route" : c'est 7 jeunes journalistes européens embarqués dans un bus complétement aménage, pour faire le tour de l'Europe et réaliser des reportages sur chaque ville qu'ils visitent. C'est génial 🙂
hier, par exemple, ils étaient à Rome en Italie et le type de reportages était le suivant : reportage sur le plus petit resto au monde : resto pour 2 personnes super romantique. Ou encore reportage sur le roi des paparazzis en Italie.
Ils doivent choisir des sujets qui nous permettent de découvrir les petits trucs de chaque pays. Et à chaque fin d'émission on découvre le reportage terminé.
C'est vraiment une trop bonne émission, qui allie journalisme, voyage, découverte, ... bref ... à voir absolument !
C'est le soir à partir de 18h50 (je crois), et ça à commencer depuis lundi 14/07.
Si vous la regardez écrivez moi, on pourra en discuter.
I left my heart’s country eight days ago and returned to my adopted one—or was it the other way around? Scotland-Morvan, Morvan-Scotland, I’m not quite sure anymore.
After a quarter without dragging my slippers around here, even though I’d loudly declared I had no interest left in this site, here I am again!
My imagination never stays fallow for long. Just enough time for my inner land to rest. It gets overgrown with fresh nettles, the kind you can pick without getting stung. Then, it’s time to till the fragrant earth and let the story grow.
I hesitated over where to set this story.
Maybe the Highlands, maybe the Hebrides, maybe the Orkney Islands, maybe the Shetland Islands. All of Scotland is myth—easy to embroider.
But in the end, no. I’d almost be too afraid to bare my soul.
The story will take place at home. Simple, practical.
1)
This morning, I was up well before dawn, feeling a bit grumpy, but nothing a bowl of coffee won’t fix. I love my bowl, and no one dares take it. It’s porcelain, edged with intertwined blue flowers. On the bottom, it says "Revol." The factory has existed long before the Revolution. It was my great-grandmother’s bowl. She drank roasted barley from it during the war, then her Leroux chicory.
Last year, a little guy dropped it. My bowl broke into three pieces. A black anger vibrated deep inside me. The little boy was so upset, on the verge of tears. How could I scold him!
I picked up the three pieces and took Little Boy in my arms. His hair smelled of the light, sweet sweat of toddlers. A gentle hug that healed—his budding sorrow and my anger—everything vanished, and time carried on.
Today, my bowl is even prettier. Man fixed it using the traditional kintsugi technique, except he didn’t use gold powder or lacquer but superglue, and he delicately painted the cracks with woad blue. And my bowl is even more beautiful now.
I’m lingering, I can tell—it’s just that a story wraps itself in life, and life can’t be told in the snap of a finger. Life is long. Like in architecture, you start with a rough sketch, called a "sous-cul" (the initial pencil drawing), then you make a tracing, which is the work itself, the one you later carefully roll up in a wooden tube.
Life is like that: you erase, you start over, you use the nub of the pencil until it’s tiny, but you keep going—dreaming, loving.
"Living is a full-time occupation, a unique adventure. Always a surprise and a wonder, which sometimes turns into astonishment. And, from time to time, happiness."*
Alright, enough digressing—this introduction is definitely too long.
Tomorrow, I’ll get to the heart of the matter.
(I hate that expression; it feels like I’m cutting into someone’s skin.)
I’m Yann, a 28-year-old TikToker who loves traveling!
Since I’ve been to several destinations, I’d love to get a flag from each one as a sort of trophy. But from what I’ve seen online, a lot of sites sell them with what looks like really poor quality...
So I’m reaching out to you all to share a site you usually use—help me start my collection! :)
hi there
I’d love to get some opinions—I’ve never used Airbnb before.
They’re offering a key handover via lockbox.
Any tips or advice?
Is it reliable?
Best,
Hi there, I’m Laura, and I’m looking for a few people to answer some questions so I can understand your travel wishes and challenges. It won’t take long—I can chat here, by email, or by phone. Don’t worry, I’m not selling anything! 😊
On this forum, we talk a lot about trekking in the Himalayas, but I’d love to share another side of Nepal: its spiritual, cultural, and religious atmosphere, especially in Kathmandu.
Nepal, much like Tibet and Bhutan, is deeply connected to the Himalayas—the ultimate sacred mountain range. This small country exudes a calming vibe, shaped by a strong spiritual dimension. What I loved most was the unique sensory experience you get there. Walking around temples and tantric monasteries, a distinct scent fills the air—aromatic plants used for ritual fumigation. Locals mainly burn Himalayan juniper, cedar, sandalwood, and other local essences. This fragrant smoke is a way to purify the space and reach the deities, and you’re constantly enveloped in these aromas.
Another striking aspect is the sound. As soon as you step outside, you hear bells ringing in front of temples. People ring them three times before praying to announce their presence to the deities. Nepal is also the birthplace of singing bowls and sound meditation practices. In Kathmandu, you can easily find meditation sessions or "sound baths."
The spiritual dimension is everywhere: a Hindu sadhu practicing asceticism, a lama in deep red robes with his mala, turning a prayer wheel while murmuring "Om mani padme hum." Newar Buddhism, Tantrism, and Hinduism coexist harmoniously in daily life.
For those who love exploring a destination through its culture and spirituality, Nepal is an unforgettable place. What was your spiritual experience in Nepal like?
Hi,
I’m landing in Quebec and then heading to New Brunswick and Nova Scotia. I’d like to rent a pick-up. My question is: does this vehicle come with a cover and is it secure enough to store luggage in? I’ve heard two conflicting opinions. Thanks
I just installed the Maps.Me app on my phone. I only recently found out about this app. I’m traveling in 2 weeks and a few days, and I’m a bit stuck on how to use it.
I’m from the Montreal (Quebec) area, and I’d love to know if there’s a kind soul out there who could help me get started and use the app at least minimally.
If there are private lessons available, I’d be interested in those too.
Like many others, I’m overjoyed to hear that VoyageForum is reopening! I’ve been waiting hopefully for this, and it’s wonderful that it’s finally happening!
I just couldn’t bring myself to actively participate in other French-language travel forums—their format and way of doing things never appealed to me as much. I really hope that VF’s structure, categories, and interface won’t change too much despite the handover, because I’m very attached to them. Through thick and thin, the site has held strong—it’s amazing!
In a previous message, François mentioned that there were positions to fill ahead of the reopening, including moderators...
I’ve been eagerly waiting for this and hoping to send in my CV.
Now, after reading the latest message, it seems like the team is already fully formed. But are there still a few spots left to fill?
I’ve been a VF member for 20 years (since 2004). I’d love to contribute to this wonderful adventure as a moderator if VF would trust me with the role. If the team is open to reviewing it, I’m ready to send my CV. Could you let me know the next steps?
I’m planning a 3-week trip to Japan in May with Voyage Privé. The package includes a 5 GB eSIM, but my phone isn’t new enough to support it. VP told me I could buy a SIM card when I arrive at the airport.
Sure enough, I’ve seen online that this is possible with different providers.
I only need it for checking routes, looking up addresses, train schedules, etc.—basically using Google Maps, TripAdvisor, and similar apps. No heavy downloads or major internet use. All hotels should provide free Wi-Fi for that, right?
Has anyone got any tips for me on this? What have you tried, and how much did it cost?
Thanks for your help!
I’d like to know if you can buy reef-safe sunscreen sprays at 7-Eleven. If so, how much do they cost? We’re traveling with backpacks, so we’ll either buy 100ml here or in Thailand.
Je viens vous faire part d'une expérience fort désagréable concernant notre dernier séjour réservé chez Promoséjours et organisé par FTI.
Nous avons réservé un séjour de 8 jours/7 nuits en Egypte, du 8 au 15 juin.
Le vol initialement prévu à été modifié une semaine avant départ pour décoller à 22h de Paris CDG.
Finalement il décollera avec 1h de retard et une escale non mentionnée à Marsa Alam.
Nous avons donc atterri à 4h du matin à Hurghada pour arriver à l’hôtel à 6h du matin.
Nous avons donc passé la première nuit dans l'avion.
Pour le retour, surprise, le vol est avancé. Nous quittons donc l’hôtel à 22h30 le vendredi 14 pour décoller à 2h du matin et attérrir à 7h du matin à Paris CDG.
Nous avons donc passé la dernière nuit dans l'avion.
Après un courrier de réclamation promoséjours / FTI ils m'ont répondu que le premier et le dernier jour peuvent être consacrés au transport (chose que je savais déjà) et que peu importe le nombre de nuits réservées, on est pas obligé de les passer dans l’hôtel, ça peut aussi être dans l'avion.
Je m'interroge à ce sujet.
Est-ce qu'il n'y a pas une loi qui protège le client dans ce genre de cas?
Car si je fais le compte, le premier et une partie du deuxième jour ont été consacrés au transport, de même pour l'avant dernier et le dernier jour; Et j'ai payé 7 nuits pour un séjour qui n'en a duré que 5.
En tout cas je leur dis merci car grâce à eux et aux deux nuits blanches passées dans les transports, je rentre encore plus fatigué d'un voyage sensé m'apporter du repos!
Je mets aussi en garde ceux qui réservent par cette agence pour les visas en Egypte.
A la réservation on m'a dit que le visa était inclus dans le prix, ensuite on m'a envoyé un mail pour me dire qu'il faudrait le payer sur place à 25€.
une fois sur place on nous fait emprunter une file spéciale pour les clients FTI et là on nous fait payer 30€!
Bref ils sont doués pour vous faire profiter de vos vacances, en tout cas ils profitent bien de votre portefeuille!
Si quelqu'un a déjà rencontré ce cas de figure et obtenu gain de cause, je suis toute ouïe.
Hi there!
I’m heading to Thailand for two months.
So I thought I’d get a Thai SIM card to use Google Maps for getting around cities, mostly.
Here’s my question: will this SIM affect my apps? Or will they work the same as with my Orange SIM?
Is there any setup I need to do, or can I just pop in the Thai SIM?
I’d also like to switch back to my Orange SIM now and then while I’m in Thailand—on the same phone. Will I need to reset the phone, or will it reconnect without any issues?
Thanks in advance for your tips!
Best,
Huiclos
Hi, I’d like to know where we can buy beer or wine in Chefchaouen and around Merzouga. We’ll be doing a circuit and staying at the Parador Hotel in Chefchaouen and in a bivouac in Merzouga.
Thanks for any info you can share!
Hello everyone,
I’m reaching out to all travelers and globe-trotters on this forum. I’m a teacher in Creuse working in a ULIS program (which welcomes children aged 6 to 12 with disabilities into a mainstream school). This year, I’m launching a school journal project that will involve the kids in many different topics. A big part of this journal will focus on opening up to the world, embracing differences, travel, global cultures, and more.
I’m putting out a call to invite as many of you as possible to send us a postcard (from France or anywhere in the world)! The goal is to help us "travel" and discover new places, countries, and horizons in a way that’s much more fun and exciting than a geography textbook. One section of our journal could be called "We received a letter from ," where we’d research the location and share what we learn with our readers—a really enriching activity for the classroom.
The project starts in September 2025 but doesn’t have a strict end date, since this journal and world-discovery initiative will span several school years (the kids stay in the ULIS program for multiple years). Postcards can be sent anytime—throughout the year, across seasons, even during holidays! The kids will find them when they return.
I hope this idea appeals to as many of you as possible, and that you’ll spread the word to your fellow travelers. Help us dream and explore!
For those who’d like to write to us in a language other than French, no problem—quite the opposite!
Thank you in advance for your participation! Below is our address. If you’d like us to write back, feel free to leave your address on a corner of the postcard! 😊
ULIS program students
Bonnat Elementary School
12 rue Georges Sand
23220 BONNAT
Thank you, and I hope to hear from you soon! 😊
Julien
🙂
Hi there! I have to leave Ivato/Antananarivo on December 16th. I have a lot of ariary that I’d like to exchange for euros since I might not be coming back to Madagascar (after this 21st trip). I think the exchange office at Ivato also buys ariary back. If any of you have seen the rate for this buyback in advance, thanks a million!
Hi everyone,
I’m looking for a website that would let me plot my travel route in advance so I can print it out. The idea is to create a map with a little “me” on a bike that my parents can move along as I progress, since I’m planning to cycle all the way to Nepal.
If any of you have done something similar or know of a good tool, I’d love to hear your tips!
Thanks in advance! 😊
I'm looking to buy an ultra-lightweight 50/55L travel backpack with a suitcase or front opening.
Does anyone have any brand and/or model recommendations?
Thanks,
Emma
Hello. We’re a retired couple heading to Sri Lanka from January to March. After the November floods, I’d like to know if we can offer hands-on help to the locals, maybe pack some clothes or other items people might need in our luggage, and who we could give them to. Thanks for any info from those on the ground.
Be careful when sailing between Somalia and northern Madagascar.
It appears to be Somali pirates who have widened their search in the Mozambique Channel, far from their usual attack zone, since, to my knowledge, there are no Malagasy pirates.
Not sure if this is the right section, but just wanted to warn future travelers...
Where’s Cape Vidal?
It’s in iSimangaliso, an independent park in KZN Wildlife, stunning and just a stone’s throw from St Lucia (KwaZulu-Natal, Maputaland).
It’s the beach spot at the end of the Eastern Shores road. You can swim, fish... but watch out for waves, currents, and sharks...
There’s a really nice game drive where you can get out of your car at certain points, especially at Cape Vidal.
That’s where the camp with bungalows and campsites is.
The vervets and samango monkeys (endemic to the area, and the males are pretty big) can be a bit of a nuisance if you’re trying to braai...
They’re super persistent and not shy at all—don’t let them intimidate you, and stay alert because their speed at snatching food is impressive.
Anyway...
I’m reporting two recent attacks by these hyenas... who were *not* in a playful mood...
The first one happened at night—a hyena tried to bite a camper’s nose off in their tent... and succeeded.
The other night, a camper returning to their tent in the early hours was violently attacked by two hyenas... and they had a close call!
So, if you’re camping there, be careful...
Measures are being taken, but for now, it’s a bit risky.
A white rental Toyota Land Cruiser 4x4 carrying foreign tourists was attacked at the entrance of Tsingy de Bemaraha National Park in the village of Bekopaka, western Madagascar, yesterday. So far, there’s been no response from the central government to curb these repeated armed attacks—usually between Malagasy people, but this time targeting foreign tourists.
After an engine failure in mid-2016 on a long-haul flight from BRISBANE to LYON, I developed a persistent aviophobia that I’m struggling to shake off. It’s becoming more and more of a hindrance.
Up until now, I’ve been using an avoidance strategy (for example, avoiding destinations that would require any other mode of transport than a car or train), but lately, it’s become really limiting.
I’m looking for a therapist—either in-person or via video call—who could help me get past this hurdle.