Être malade à bord d'une croisière sur le Costa Concordia: histoire vécue
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
MI
Acte I

Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…

Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.

Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.

Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.

En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.

Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.

Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s���était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.

Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.

Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)

Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !

Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.

Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.

Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.

Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.

Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.

On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)

On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.

Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.

En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.

Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.

Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.

Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.

La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.

Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».

Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »

Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.

Ma femme un peu plus, forcément.

Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.

Fin du premier acte

Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?

Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
PA PAP86 Globetrotter ·
Hello michel !

Passionnant, sent vraiment le vécu, bien écrit... avec cette pointe d'humour comme je l'aime, même pour une situation en fait certainement pas drôle, sur le moment...

j'attends impatiemment la suite !!! 😛

juste deux ou trois remarques...

- on ne dira jamais assez l'importance d'avoir toujours un passeport, ce qui rend quelque peu superflue les longues discussions sur la Carte d'Identité...

- on remarquera la célérité des personnels de cabines à aider à faire les valises (ils sont entraînés pour cela) en cas de débarquement forcé, pour que le bateau n'attende pas (ça, je l'ai vécu avec un couple d'amis, sur l'Europa, qui occupait la suite voisine de la nôtre, et qui a dû abandonner la croisière à Athènes pour cause de fracture de jambe de Madame)

- on remarquera au passage la bonne qualité des infrastructures médicales à bord, même s'il est regrettable (et à ma connaissance très rare) que le médecin de bord ne parle pas anglais...

- j'attends bien sûr la suite de l'histoire avant de parler des procédures de rapatriement immédiat, quand c'est possible, en shuntant la médecine "locale"... 🤪
AL Alcati Globetrotter ·
😉😉😉Bonjour Michel,

Excellent, j'ai adoré ce récit malgré une ballade inachevée alors que vous étiez parti pour vous reposez.

Je vous souhaite de tout cœur que tout s'arrange et que vos nombreuses assurances s'entendent pour vous donner le gout d'une nouvelle croisière.

Quel humour et qu'elle belle leçon de vie.

JC
Cap Saint-Jacques, Foucault, Leclerc, Brazza, Mangin, Mermoz, Romanza, Massalia, Mélody, Club Med 2, Concordia, Magica, Victoria, Mediterranea, Atlantica, Epic, Deliziosa, Favolosa, Divina, Fantasia, Serena, Deliziosa, Pacifica, Magica, Preziosa, Meraviglia, Magnifica, Poesia, Splendida, Orchestra.
DE Desbell83 Globetrotter ·
Bonjour Michel 😄

Merci pour ce récit qui raconté d'une façon aussi humoristique pourrait presque nous faire oublier le caractère grave de la chose😕

J'ai lu avec grand plaisir votre récit relatant tous les détails d'une façon très amusante.

En souhaitant que vous ayez ensuite pu continuer la croisière sans nouvelle alerte et que ce malaise n'était dû qu'au stress, impatiente je suis de lire la suite 😄
desbell83
VI Vinthi Regular ·
🙂 excellent !!!! J'attends la suite avec impatience en espérant que tout s'est bienterminé.....L'ombre de Kafka commence à planer.....
Vincent
LE Leonnorg Regular ·
Bonjour, Quelle histoire !!! curieux de connaitre l'épilogue parce que ça peut arriver à bon nombre d'entre nous, j'ai d'ailleurs un ami qui a eu presque le même problème que vous mais c'était le dernier jour de croisiére, nuit d'hopital sur le bateau avec soins maximun, le lendemain, il a débarqué le premier l'ambulance l'attendait (pas besoin de carte club!!!) il a passé quelques jours à l'hopital de Savone parce que soi disant intransportable, ensuite le médecin envoyer par l'assurance en à décidé autrement donc retour en ambulance à Lyon en 3h30!!! (bonjour les limitations de vitesses) Il avait été très satisfait du médecin du bateau et de l'hotesse francophone qui l'a accompagné, avec sa femme, jusqu'a l'hopital. Les médecins de bateaux ont tellement peur du gros pépin qu'ils appliquent, au maximimun, le principe de précaution. Pour ma femme qui avait eu un début de bronchite sur le Séréna la première visite n'a pas suffit, il a fallu qu'elle vienne à un seconde, le lendemain, pour un suivi et en plus deux curetages d'oreilles...je ne vois pas bien le rapport ? mais je ne suis pas médecin, les antibiotiques ont été efficaces, mais la bagatelle de 135€ tout compris pas de 15% de service!!!!!!!!!!!!!! . En attendant la suite, bonne journée.
COSTA CROISIERES: 19 croisières avec un total de 231 nuits à bord MSC CROISIERES: 13 croisières avec un total de 149 nuits à bord CROISIERES DE FRANCE: 1 croisière avec 7 nuits à bord
MI Michel911 ·
J'ai pris connaissance des commentaires et je vous en remercie. Je m'étais amusé en l'écrivant, mais je craignais qu'il ne soit lassant à lire. Je mettrai donc la suite qui ne manque pas de fantaisie non plus. Et utile également, du moins je le crois. Par contre, la retraite valant 3 occupations à plein temps, j'ai peur que le mois d'avril ne me laisse que trop peu de temps. Mais je continuerai, ne serait-ce que pour dire tout le bien que je pense de Macif assistance (Inter mutuelles assistance, je crois)
BE Berndanielle ·
merci michel de ce récit j'attends la suite et les conseils qui pourraient nous être utile en pareil cas j'ai fait un infarctus en 2005 à bientôt de lire
berndanielle
BL Blanotin Regular ·
Michel,

merci pour la rédaction du premier acte de cette tragicomédie (car l'humour vous conserve dans les difficultés), en espèrant la diffusion des actes suivants avant la fin de l'été pour que nous puissions en tirer les conséquences pour les prochaines croisières.
Cunard QE II juillet 76, Achille Lauro mai 88, Costa Fortuna juillet 2005, mai 2009, décembre 2010, Costa Serena avril 2012, Croisi-voyages Indochine décembre 2017
CH Choumi Veteran ·
😉😉😉 Bonsoir Michel911,

Pardon de rire en ce qui concerne votre "alerte / santé"...mais je me suis régalée😏😏 à vous lire !

Bel exercice de style, avec la tonalité du vécu et un humour à toute épreuve...

Car, oui, c'est une épreuve😕 (pas encore les "Travaux d'Hercule" mais presque !) et vous avez l'art de nous faire frissonner, puis sourire, puis rire, puis de nouveau... nous nous questionnons sur la suite..

Soudain, pour nous, vous n'êtes plus un anonyme, mais le Monsieur de " La chevauchée infernale "😏 et on suit votre parcours avec un intérêt grandissant.

J'ai hâte de lire la suite et j'ai appris que, oui, vaut mieux avoir un passeport, ce que je retiens pour l'avenir, même si on se croit bien protégé en Méditerranée avec la CI.

Madame a dû être bien secouée 😕dans cette histoire (en plus des cahots de la route !) et vous, vous ne perdez pas le Nord, même dans un cas aussi "alarmant" d'abord, et ensuite insolite, puisque vous pensez à jeter un oeil sur la Grande Mosquée, visite gratuite, celle-là ! Et, vous avez profité d'un bon repas bien gagné et bienvenu !

Continuez, dès que vous en aurez le temps. Amicalement, Choumi😎
JO Joska Veteran ·
Excellent le récit de votre "aventure " sur Costa . Témoignage tout à fait saisissant d'une chronologie d'évènements en définitive pas tellement surprenants. Mais il ya tout de même une phrase de votre récit que je ne comprends pas , mais alors pas du tout et qui me laisse bouche bée tellement elle me parait suréaliste:

😮""Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs."" 😮

C'est vraiment le déclenchement de toute les séquences.(Starting point)🙁 Je crois simplement que vous êtes tombé au mauvais moment , aux mauvais endroits, mais en ayant eu la grande chance de n'avoir rien de fondamentalement dangereux (sous décalages ST ou fibrillation A ou V par exemple) Que se serait-il passé si vous aviez eu un problème "grave" J'en frémis pour vous à cette idée. Merci de votre récit et bon rétablissement . :-)))
JS
JG JGFrance75 Regular ·
Bravo Michel pour l'humour ! 🙂 Et oui, tout comme PaP je ne réponds plus aux questions 😇 ; j'ajoute passeport ET carnet international de vaccinations à jour ; carte de sécurité sociale Union européenne (testé chez Costa pavillon italien en 2007, facture séparée intégralement remboursée par la sécu et ma mutuelle au retour).

Pour la suite Michel, combien de dirhams (ou d'euros) pour le permis de séjour au Maroc ? De quelle durée ce dernier ? 😇
De retour le 5 mai 2011 : MS Celebrity Millennium, San Juan de Puerto Rico, Canal de Panama, San Diego California http://voyageforum.com/v.f?post=4258472#4258472
CH Choumi Veteran ·
😉😉😉 Coucou PAP,

C'est vrai, ça, je vais faire faire nos passeports, je le dis toujours et ne le fais pas, me disant que la destination ne justifie pas la démarche.

J'ai un attrait peu prononcé pour les papiers administratifs et attentes aux guichets, (un N° à la main et toujours une pièce qui manque au dossier, à l'arrivée, devant le fonctionnaire😠 intraitable).

Alors, je "me" pense : " oh, pas la peine pour cette fois, on ne va pas au Pérou, on ne craint rien dans les alentours " avec la CI. Faut dire aussi que, par ici, les sourires des "patients qui patientent" au milieu de ceux qui vous passent devant sans vergogne et ceux de l'accueil 😕😕, sont aussi rares qu' un carat dans la soupe ! 😏

L'histoire vécue que nous livre Michel911 ne devait pas être marrante à vivre, mais quel humour, on languit la suite.

Bonne nuit, Bien amicalement, Choumi😎
PA PAP86 Globetrotter ·
😮""Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs."" 😮

tiens, j'avais raté ce passage précis... Qui tendrait à dire que maintenant, il y aurait DEUX médecins sur les bateaux Costa ??? j'ai toujours perso vu un seul médecin et deux ou trois infirmières...

Je crois simplement que vous êtes tombé au mauvais moment , aux mauvais endroits, mais en ayant eu la grande chance de n'avoir rien de fondamentalement dangereux (sous décalages ST ou fibrillation A ou V par exemple)

V étant beaucoup plus fondamentalement dangereux que A... 😉 encore que ça dure pas très longtemps, la fibri V, si on fait rien... 😇 🏴‍☠️
PA Pasan59 Veteran ·
carte de sécurité sociale Union européenne (testé chez Costa pavillon italien en 2007, facture séparée intégralement remboursée par la sécu et ma mutuelle au retour).

Bonjour, Pour nous c'est pareil, toujours avec nous. C'est important en Europe mais surtout ne pas oublier qu'elle est valable un an, donc bien vérifier la date de validité avant le départ.

Bonjour Michel,

Très bon récit, plein humour, mais bon, ne nous laisse pas trop longtemps sur notre faim car c'est nous qui allons faire un malaise.😎😎😎
Pascal "Ce qui est important, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers..." Saint Exupéry
MI Michel911 ·
Bonjour à tous les contributeurs.

Il me parait utile, dès maintenant d’insister sur une leçon que nous tirons de ce premier épisode, et qui n’était peut-être pas assez explicite dans le texte. Je vais tenter également une réponse aux remarques médicales de Joska, Choumi ou Pap86, en dépit de ma totale incompétence sur le sujet.

Dans les leçons que je tire : 1) Ne descendez pas du bateau sans avoir prévenu votre assistance (nous l'avions fait, ma femme avait ouvert un numéro de dossier en arrivant à Casablanca).

2) Ne descendez pas avant que l'Assistance n’ait pris contact avec le médecin de bord pour en obtenir un diagnostic et choisir en toute connaissance de cause la clinique où vous devez être transféré. En même temps, le simple fait qu’elle vous prenne en charge fera qu’elle organisera le transfert, ce qui éliminera les formalités que j’ai évoquées concernant le paiement de différents intermédiaires. Cela, nous ne l’avons pas fait, et nous l’avons regretté.

Costa utilise une agence locale. Ce faisant, sa responsabilité est sans doute transférée sur cette agence et le métier de cette agence n’est certainement pas celui d’une assistance. C’est elle, je suppose, qui a choisi ma clinique de destination sur des critères que je ne connais pas. Ce que je sais, c’est que cette clinique n’aurait pas pu me poser un stent. Ce que je sais, c’est que j’ai attendu plus d’une heure au pied du bateau en particulier parce que l’ambulance (elle-même probablement sous-traitée) ne voulait pas me charger à bord tant que je n’avais pas payé en liquide ! Ce que je sais, c’est qu’en cas d’accident grave, il serait bien difficile de trouver un responsable. Alors, vu l’efficacité de l’assistance (efficacité que je raconterai dans un prochain post car ils méritent un coup de chapeau), je pense que cela peut avoir un effet décisif de s’adresser à eux et à personne d’autre pour tout ce qui ne relève pas de la bobologie. (Ceci-dit, Costa fournit peut-être une assistance en même temps que l’assurance annulation qu’elle propose et que j’avais déclinée pour cause de double emploi. Si quelqu’un en a eu l’expérience, ce serait bien qu’il l’explique, mais attention, on parle ici de l’assistance et non de l’assurance qui, comme beaucoup l’ignorent sont deux choses distinctes, séparées, cloisonnées).

Concernant la question sur l’équipe médicale : Je ne pense pas me tromper en disant qu’il y avait deux médecins, même si, honnêtement, ce n’était pas ma préoccupation principale. De fait, au cours de nos nombreux tête à tête, l’infirmier m’avait expliqué que le Concordia bénéficiait d’une infirmerie et d’une équipe plus importante que sur d’autres bateaux Costa en raison de sa taille. Et je pense que c’est lui qui avait mentionné l’existence de deux médecins : ce qui est certain, c’est que l’analyse et le commentaire du 1er electro a été faite par celui que j’appelle le « premier médecin » dans un jargon sympathique qui serait resté inintelligible sans l’aide de l’infirmier, mais que son analyse a été confirmée par les deux cardiologues que j’ai vus ensuite. Les positions réciproques de ces deux personnes me paraissaient alors sans ambiguïté, mais je ne suis pas médecin pour pouvoir en juger. Voilà, je n’en sais pas plus sur le sujet.

Enfin, concernant le sous-décalage ST ou les plaisirs comparés des fibrillations A ou V, je ne les comprends évidemment pas, sauf que cela m’a fait revenir en mémoire des commentaires du cardiologue marocain, d’une part, de mon cardiologue habituel d’autre part et que j’ai consulté à mon retour. Ces commentaires, je ne les avais pas compris sur le moment (« la bonne nouvelle dans votre histoire, c’est que vous avez subi l’équivalent d’un test d’effort et que vous avez résisté. » Je croyais qu’il parlait de ma poussée de tension. S’il parlait du traitement que l’on m’a fait, cela prend en effet une toute autre signification, mais je ne pense pas utile ni même juste de faire planer le doute sur le bien fondé du traitement que j’ai reçu. En tous cas, cela ne m’avait pas effleuré l’esprit).
JO Joska Veteran ·
Bonjour Michel Merci pour votre narration complémentaire. Pour faire court : - Oui je suis dans le "métier", -plus exactement étais- et en plus, j'ai navigué , en cumuls plusieurs mois, dans des régions où il n' y a aucune assistance médicale possibles et disponibles MAIS nous le savions parfaitement. Les compagnies nous précisaient toujours ces points au moment de la réservation et même sur une des compagnies : Assurance d'Evacuation médicale obligatoire (à concurrence de 100.000 dollars US) et incluse d'office dans le prix et dans l'acceptation de la croisière (avec fourniture d'un questionnaire-certificat médical avant le début de la croisière)

(Croisières : Transatlantiques, Groenland, Svalbard, Antarctiques, iles Sud-Sandwich, Géorgie du sud, Falklands , mais jamais de croisière sur Costa)

Au passage, en réponse à un post précédent: je n'ai pas du tout pensé à l'hypothèse de la présence ou non de deux médecins à bord du Costa< c'est sans importance. Si le seul médecin est non seulement compétent mais surtout bien formé à --bien-- gérer des situations somme toute pas trop "rarissimes" sur les navires de la taille de Costa. Et de cela je n'ai pas à en douter, à priori.

- Excellente initiative de votre part que d'amener toujours avec vous un électro -de référence-. Même pour quelqu'un qui se sait pas trop lire un électro : c'est trés utile à condition d'essayer de réfléchir un peu. Dans votre cas précis et vu vos antécédents comme vous l'indiquez , c'est un point capital de bonne comparaison objective entre l'état au moment de la consultation et un état antérieur habituel ou éventuellement séquellaire.

- De deux choses l'une :

1- ou bien vous avez une "récidive" et alors l'électro au début est relativement facile à lire pour celui qui y est rodé . Je vous épargne les précisions techniques . Dans ce cas la grosse technologie (Moyens de réa ... est nécéssaire et indiquée tant à bord QUE dans la première escale) Il faut essayer de stabiliser dans bien entendu les limites des moyens de techniques-technologies d'interventions disponibles , y compris médicamenteuses embarqués ou embarquables à bord et dans l'espace et les locaux disponibles ou fournies à bord par Costa MAIS ...MAIS alors il FAUT une fois à TERRE , rester dans la MEME logique, et prendre les décisions COHERENTES avec le diagnostique établi sur le bateau. Ici se situe mon interrogation.

2- ou bien vous n'avez pas fait -au moment de votre consultation- de récidive --pas de signes électro ou cliniques francs ou suspects d'infar -- et alors il faut surveiller et attendre de voir l'évolution au cours des heures. A mon sens cela ne nécéssite pas la mis en oeuvre de la "grosse batterie" (et coûteuse) à bord (Milliers d'Euros) (d'autant que forcément à bord on ne peut disposer des facilités telles que la pose de stent puisque vous en faites mention. Si maintenant et dans un tel cas, on veut appliquer, à lettre le sacro-saint principe de Précaution (avec essentiellement une forte dose composante du "principe du parapluie") alors évidemment on peut tout faire mais on n'est pas forcément obligé de tout faire (Saisissiez la nuance!!!)

Quant à la manière dont les suites ont eu lieu à terre... je préfère m'abstenir de tout commentaire : donc NO COMMENT.

D'accord avec vous, cependant, pour les questions de formalités administratives d'assistance et les questions d'assurance. Oh que vous avez bien raison de distinguer, de différentier les deux. Il faut toujours y penser avant !

Je vous souhaite d'excellentes croisières dans le future et .. peu importe la compagnie ! Cordialement -
JS
BE Berndanielle ·
merci michel, pour ce complémentaire d'information. nous attendons tous la suite et les conseils. ceci dit votre hisoire est captivante à la lecture. cordialement
berndanielle
MA Major72 Regular ·
Un jour j'ai discuté avec un chirurgien dentiste avant une croisière. Il m'a indiqué qu'il partait pour une croisière (laquelle je ne m'en souviens plus) en tant qu'auxiliaire au médecin de bord. Un contrat avait été passé avec la compagnie et ce praticien pour cette croisière gratuite pour lui. Il n'avait que les contraintes de services à bord pour lui en assistant le médecin ou en pratiquant une intervention avec le matériel de bord. J'ignore si une convention est passée entre les praticiens et les compagnies lors de croisières. Dans le cas de ce dentiste apparement ce n'était pas sa première croisière sous cette forme.
DE Desbell83 Globetrotter ·
Bonjour Michel 😄

En vous remerciant pour ces précisions, partant toujours avec CI, carte européenne de santé, et Passeport, il est en effet fort utile de savoir qu'avant de quitter le bateau il faut prévenir notre Assistance qui je pense est celle de notre carte bancaire a laquelle nous ajoutons une complementaire annulation en réservant nos croisières.

Nous n'aurions je pense sans votre malheureuse expérience pas pensé a informer de suite l'assitance et attendre que celle ci se mette en relation avec le médecin de bord.

Il est vrai que dans de tels cas les formalités nous échappent étant donné que l'urgence est surtout au niveau santé.

Très bonne journée en vous remerciant pour vos précieux conseils.
desbell83
PA PAP86 Globetrotter ·
Hello MC !

Il y a en effet deux numéros à avoir partout et en gros caractère : nous l'affichons dans la cabine dès notre arrivée, et nous en avons un exemplaire dans chaque porfefeuille, porte-monnaie, sac...

- Le numéro de l'Assistance : de la ou des carte(s) bancaire(s), en effet, plus que celle du contrat de l'agence de voyage si on l'a pris : rappel : les assurances associées à une carte marchent uniquement si on a acheté le voyage AVEC la carte, mais l'Assistance marche DANS TOUS LES CAS (donc si plusieurs cartes prendre celle qui sera la plus rapide pour une urgence sanitaire). A noter que l'assistance (enfin, à ce niveau là, c'est plutôt le service ce conciergerie) des VISA Infinite ou des Mastercard Platinum (j'ai le choix, j'ai les deux, et la seconde est *gratuite* chez fortuneo.com) est très développée, puisque tu peux même dire "je suis à Athènes, au port du Pirée, devant le Concordia, et je veux un taxi pour aller à l'Acropole." Et trois minutes après tu as un SMS ou un coup de fil : "dans 10 minutes, et le chauffeur parle français, il s'appelle Nikos et a une mercedès verte"...

- le numéro d'opposition des cartes bancaires... (en n'oubliant pas d'appliquer dès l'arrivée à bord la procédure PAPale numéro 2 : la carte bancaire qui paie Costa se met dans le coffre et y demeure toute la croisière, sauf les quelques minutes pour aller l'enregistrer. prévoir une autre carte pour les achats éventuels à terre.)

Après, le numéro de sa petite amie qui fera la tête au retour si on ne l'a pas appelée pendant toute la croisière, c'est *très* optionnel... 😉

Non, non, c'est *pas* une bonne idée de mettre sa petite amie dans son répertoire de portable... madame peut toujours "tomber par hasard" sur votre portable... 😊

Mais bon, bien sûr, cette dernière remarque, c'est des conseils généraux, hein, ça ne me concerne absolument pas... 😇
DE Desbell83 Globetrotter ·
Coucou PAP

Il faut toujours rester très vigilant, il y a des N° à mettre bien en évidence ils sont aussi copiès en duplicata, meme plus, dans la cabine, dans nos sacs , dans le téléphone et carnet. D'autres sont a dissimuler 😇 et à retenir c'est très bon de faire fonctionner la mémoire 😄 ( je pensais au N° CB et code 😄) d'ailleurs si l'on veut se maintenir en forme tout doit fonctionner régulièrement.😉
desbell83
SO Sophy06 Regular ·
Bonjour Michel

J'ai lu avec attention votre post, raconter un tel épisode avec ce qu'il faut d'humour et un talent de narrateur qui nous scotche devant l'écran, bravo ! j'ai hate de lire la suite, j'espère néanmoins que vous vous êtes bien remis ! en tout cas merci pour la mine d'info, il y pas mal de choses auxquelles on ne pense pas de prime abord...

Bonne journée

Sophie
Sophie

MSC Splendida (octobre 2010) - MSC Armonia (avril 2013) - MSC Splendida encore ! (novembre 2016) et bien d'autres à venir !
SO Sophy06 Regular ·
Après, le numéro de sa petite amie qui fera la tête au retour si on ne l'a pas appelée pendant toute la croisière, c'est *très* optionnel... 😉

Non, non, c'est *pas* une bonne idée de mettre sa petite amie dans son répertoire de portable... madame peut toujours "tomber par hasard" sur votre portable... 😊

Mais bon, bien sûr, cette dernière remarque, c'est des conseils généraux, hein, ça ne me concerne absolument pas... 😇

Ah l'humour PAPal, j'A-DO-RE 😛 Pas trop le temps de venir sur le forum ces temps ci car pas mal de boulot mais je reviens faire un tour vite fait et je tombe sur ça au bout de 5 mn de lecture hihihihi trop bon !! 😉
Sophie

MSC Splendida (octobre 2010) - MSC Armonia (avril 2013) - MSC Splendida encore ! (novembre 2016) et bien d'autres à venir !
MI Michel911 ·
Être malade à bord : Comment ça se passe ?

Je n’ai pas eu le temps d’écrire la partie concernant les démarches administratives à faire une fois revenu à la maison. Qu’on me pardonne donc cette petite crise de nombrilisme qui me pousse malgré tout à poster ce deuxième acte finalement plus rigolo qu’informatif (encore que...). Mais je promets de compléter aux premiers jours du joli mois de mai.

Inutile de préciser que tout est véridique.

Deuxième acte Zut ! pour le calme après la tempête, c’est raté. Pourtant mes yeux se ferment et mon épouse a fait un sort à son stock d’antidouleurs mais, désolé pour Morphée, les coups de fils vont prendre le relais. Ils s’enchaînent à un rythme soutenu, à peine interrompu quand on nous change encore de chambre. (Sans doute parce que l’Assistance a faxé une prise en charge définitive). De fait, un médecin de l’assistance téléphone de Paris. Elle a déjà discuté avec le cardiologue. Je suis fatigué mais, optimisme ou fanfaronnade, je me déclare capable de rentrer par mes propres moyens si le bateau ne nous reprend pas. Finalement elle décide de procéder malgré tout à un rapatriement médical le lendemain ou le surlendemain et demande à ce que je reste sous observation. Voix calme, rassurante, professionnelle, on devine quelqu’un tout à la fois efficace et compatissante. Ça fait du bien.

Inutile d’insister trop lourdement, mais je regrette vraiment de m’être laissé faire par Costa et son agent local. Je me reproche de n’avoir pas eu le réflexe de confier mon sort à l’assistance dès l’ouverture du dossier, ce qui aurait introduit un avis médical supplémentaire et un choix de clinique sans doute plus adapté. Mais il faut comprendre que le système des croisières est bien rôdé et tout s’organise tellement rapidement qu’on ne vous laisse pas le temps d’intervenir, en admettant que vous en ayez la force. Bien sûr, en y réfléchissant, tout cela apparaît très normal : Le boulot du bateau est de vous débarquer, mais celui de l’agence locale est de conserver son contrat avec le bateau, et ce contrat, elle l’obtient sur des critères probablement plus administratifs que médicaux, puisque tous les actes médicaux semblent sous-traités.

Malgré tout, aussi rationaliste soit-on, il n’est pas évident de se satisfaire de cette analyse disons … un peu froide. Sans transition, comme on dit au JT de 20H, qu’aurait-on dit si j’étais mort pendant le transfert ? Le bateau avait fait le maximum, une ambulance m’attendait au port, la clinique était prévenue…On aurait dit « mort pendant le transfert »

Tout bien réfléchi j’euphémiserai (oui, je sais) en disant simplement que le système est ... perfectible.

Revenons aux coups de fil : Un vrai ring. Un ring virtuel puisque les coups sont des coups de téléphone, en l’occurrence entre Costa local, Macif local (en charge de l’administratif) et Macif Paris (pour le médical). Alors, panoramique de la chambre :

Au centre du ring : mon épouse et moi-même. A notre gauche, Mr Costa local. Il me harcèle pour avoir un numéro de vol et une date de départ, condition indispensable pour obtenir le permis d’escale. A notre droite, la Macif. Pour elle, c’est le contraire : elle ne peut pas obtenir de réservation si les papiers ne sont pas *d’abord* remplis avec un numéro qu’elle pourrait communiquer à la place du numéro de passeport. Bref, ils s’attendent mutuellement et, cerise sur le gâteau, impossible de les faire se parler directement pour dénouer ce nœud gordien. Je dois servir d’intermédiaire. Alors, je multiplie les appels, principalement vers monsieur Costa local qui, semble t’il, ne veut parler qu’à moi.

Au fond de la salle de boxe, tapi dans l’ombre, le bookmaker. Je veux parler de Bouygues-telecom qui compte les euros hors forfait. Sur les bancs, les spectateurs : nos amis, avec qui nous voyagions. Ils ont annulé leur excursion du jour et sont venus passer l’après midi avec nous. Qu’ils en soient remerciés ! Lorsqu’ils regagneront le bateau, nous leur confierons les papiers de la voiture toujours garée à Savone! Faut-il ajouter à ce moment de l’histoire que nous sommes le 12 décembre et que la météo annonce des tempêtes de neige en France. Quant aux alpes … Vous allez croire que j’en rajoute dans le mélodrame, ben non.

L’idée d’un départ le lendemain lundi a été rapidement abandonnée. Au vu de la situation, il faut craindre maintenant que le système ne reste bloqué pendant une période bien plus longue, pour ne pas dire indéterminée. En informatique ces situations d’inter-blocage s’appellent « deadlock ». A mon épouse qui me demande ce que ça veut dire, je traduis avec une petite émotion dans la voix : « en français on dit étreinte fatale » ! Un ange passe. Dieu merci, il ne s’arrête pas : c’est une infirmière qui passe pour me demander si j’ai bien pris mes pilules !

Alors, un conseil, ou plutôt une astuce : quand vous êtes malade à bord, l’astuce, c’est de rester en pleine forme car sinon, c’est galère !

Le mot me traverse à nouveau l’esprit : kafkaïen ! Revenu à la maison, j'ai pris la peine de vérifier sur un dictionnaire. Voici ce qu'en dit Wikipédia « kafkaïen : l'atmosphère particulière des romans et nouvelles de Kafka a donné naissance à un adjectif, kafkaïen, qui renvoie à quelque chose d'absurde et d'illogique, de confus et d'incompréhensible » Certes, l’adjectif est un peu fort pour qualifier ainsi ma petite mésaventure mais bon, mettez vous à ma place. Ce que j’ai raconté jusqu’ici n’est déjà pas si mal. Eh bien, ce n’est rien à côté de la suite. Oui, KAFKAIEN tout simplement.

La suite, en super accéléré : C’est l’Assistance qui résout le problème. Comment ? Je n’en sais rien. Toujours est-il qu’elle a réussi à réserver un vol pour le retour. Un médecin peut venir me prendre et nous emmener en ambulance départ mardi 13H de la clinique pour un vol à 16H, mais à condition bien sûr d’avoir les papiers. Ok c’est parti. Mr Costa local à qui je donne immédiatement le numéro de vol peut maintenant obtenir le fameux sésame. Il me promet de l'apporter le lendemain dans la matinée. Ouf ! Le soir, c’est déjà le deuxième, tombe enfin. Nous pouvons nous endormir avec la satisfaction du devoir accompli et, allez savoir pourquoi, en suçant un petit somnifère qui trainait par là. Mardi 12H, patatras : Mr Costa local débarque tout échevelé, en pleine panique : il n’a pas le fameux sésame.

Le chef de la police du port ne veut plus signer. Il ne veut plus ! C’est comme ça : il-ne-veut-plus !

Maintenant, il exige de nous voir en personne devant lui ! Exigence évidemment aberrante, anormale, stupide, déplacée, anachronique, incongrue, abusive vis-à-vis de quelqu’un qui ne se déplace qu’en ambulance et qui est passé devant son bureau deux jours plus tôt, avec son autorisation! Mais que faire contre Kafka, sinon courber le front ? Coup de chance, on venait de m’enlever le goutte-à-goutte, ne laissant que l’embout pour le voyage. J’étais donc libre de mes mouvements. Il est déjà 12H10, alors, ni une ni deux, ma femme et moi sautons dans la 4L antédiluvienne de monsieur Costa local et nous partons en trombe, sans être vus du médecin de Macif assistance qui nous aurait fait une crise cardiaque s’il l’avait su. Direction le port avec comme objectif d’être de retour à 13H pour prendre l’ambulance en direction de l’aéroport. Et surtout, objectif de ne pas rater l’avion, car demander un permis d’escale ça va, en demander un deuxième bonjour les dégâts !

La suite est à l’encan, mais je fais court pour essayer de rendre ici le rythme effréné des émotions qui vont nous assaillir pendant l’heure qui a suivi : le garde à l’entrée du port qui ne veut pas nous laisser entrer, notre permis d’escale qui est fait sur le champ mais qui ne peut pas être signé car, à cette heure là, que voulez vous, le chef du bureau est parti déjeuner…

Le chef déjeune. Ça me rappelle le film « le jour le plus long », on ne dérange pas le chef.

C’est tellement énorme que j’éclate de rire devant un monsieur Costa local au bord des larmes. Mais il est courageux, ce monsieur Costa. Très vite, il se ressaisit et nous laisse en plan sans un mot. Où est-il passé ? que fait-il ? On ne le saura jamais, mais il revient avec le papier signé. Et moi je me dis que mon cœur ne fonctionne pas si mal que ça pour un « insuffisant cardiaque » Qu’en aurait-il été si j’avais été vraiment mal en point ou, tout simplement seul, sans l’aide de ma femme ?

Le papier. Il est signé le papier. Par qui, l’histoire ne le dit pas. Comment ? L’histoire ne le dit pas non plus. L’histoire ne dit jamais tout. On repart en trombe (j’ai parlé des trous et des nids de poule : en ambulance-camion c’est bien ; en 4L commerciale préhistorique ce n’est pas mal non plus). La question me brûle les lèvres, mais je n’ose pas demander au monsieur Costa local comment le « chef policier» avait pu nous voir de l’endroit où il déjeunait. En effet, il n’est plus très causant, monsieur Costa local. D’ailleurs, en le regardant d'un peu plus près, sa santé m’inquiète un peu. Je me demande s’il a une bonne assistance.

A 13H tapantes, nous sommes devant la clinique. L’intervention de monsieur Costa local s’achève ici : elle est probablement prise en charge par Costa car nous ne payons rien pour tous ces allers-retours. Une excursion Costa gratuite, ce serait injuste de ne pas le souligner. Voilà qui est fait. Deux minutes plus tard, nous sommes dans la chambre. L’ambulance médicalisée vient d’arriver pour nous embarquer. On me trouve une tension un peu forte, mais on met ça sur le compte de l’émotion du départ. Je monte sur le brancard. Je me sens un peu fatigué. Je n’ose pas demander à ma femme comment elle va. Après, c’est l’aéroport. Un employé de l’aéroport, avec badge, vient me chercher avec un fauteuil roulant. C’est lui qui nous fera passer devant tout le monde pour nous conduire directement au salon des voyageurs business, puis, le moment venu, à l’avion. Je mets mon embout de goutte-à-goutte bien en vue pour que la vieille dame qui m’observe du coin de l’œil comprenne que je mérite bien tous ces égards, mais je vois bien qu’elle me désapprouve lorsque je me lève pour aller chercher deux Evian et 5 biscottes ! Nous embarquons. Le médecin et moi-même avons droit au business. Les hôtesses viennent vérifier sans arrêt que je vais bien et font venir mon épouse tout près de nous. Le médecin Macif (Intermutuelles) prend ma tension de temps à autre. Aucune douleur particulière, il n’a pas besoin d’ouvrir la jolie mallette de secours qu’il trimbale avec lui. Dedans, il y a de quoi faire des électro et plein de médicaments, parmi lesquels des tranquillisants assez forts pour les rapatriés en crise de démence, les plus délicats à faire accepter par les commandants de bord. Bref, nous ne manquons pas de sujets de conversation. A l’arrivée, encore une ambulance et on nous ramène à la maison, dans un véhicule 5 étoiles NN.

Le médecin qui m’a raccompagné me téléphone le lendemain pour savoir si je vais bien.

Je pense que l’avion aurait pu se crasher, alors oui, je vais bien, dans le meilleur des mondes possibles comme disait Pangloss. Nos amis sont arrivés à Madère. Ils vont bien aussi. Mais il neige, la voiture est à Savone, les Alpes doivent être magnifiques : que vont-ils faire s’ils ne peuvent pas prendre la route ?

Ma femme, elle, aurait besoin d’une croisière pour se reposer. Honnêtement, moi aussi, maintenant. Mais je ferai attention avant de repartir, car en remplissant les papiers de l’assurance annulation (assurance carte premier, rien à voir avec l’assistance) je découvrirai que les conditions à remplir sont draconiennes et les questions très vicieuses du genre : avez-vous déjà été hospitalisé ? Ce sera pour l’acte trois. Une personne seule, affaiblie et peu versée dans les paperasses doit avoir bien du mal. Serait-ce fait exprès? On peut se poser la question. Fin de l’acte II
DE Desbell83 Globetrotter ·
Bonjour Michel

Merci pour cette suite qui malgré le caractère dramatique arrive à nous faire sourire😉 mais je me demande comment cela aurait pu finir pour une personne plus gravement atteinte🙁, je vous souhaite ainsi qu'a votre épouse de repartir vous reposer en croisière mais dans d'autres conditions car la ce n'était vraiment pas ce que l'on peut attendre d'une croisière.
desbell83
PA PAP86 Globetrotter ·
Hello Michel !

C'est vraiment un plaisir de te lire, au delà du caractère instructif pour tous de la chose, tu as un style et un humour grinçant que j'adore... 😛

Avec une question qui me taraude : finalement, "l'évacuation" était-elle justifiée ? Au vu de ce qui a été dit jusqu'à présent, je me demande si tu as vraiment fait un début d'infarct, ou quelque chose de plus anodin ?

Cela étant, il faut mieux pécher 10 fois par prudence qu'une seule fois par optimisme exagéré...

Mais cette situation *vraiment kafkaïenne* ne se retrouve peut-être pas quand même à chaque fois.. Là, on a l'impression que tous les dieux de l'Olympe ont voulu "se faire" un mortel, histoire de s'amuser cinq minutes (mais c'est vrai qu'ils doivent s'ennuyer quelque peu, les pauvres... 😇 ), et t'ont balancé un maximum d'ondes négatives... 😮😕 En sachant qu'on en plaisante maintenant, parce que tu es là pour le raconter, mais on peut constater au fil de ton histoire que tu as subi une série de "pertes de chances" qui auraient pû t'être fatales... 😕 et je n'ose imaginer la complexité du procès derrière... 😮

J'ai l'impression que l'histoire ci-dessous, arrivée à un couple d'amis de rencontre sur l'Europa en septembre 2009 fut plus "simple", même si sans doute plus "douloureuse"... 😕

Ils habitaient la suite voisine de la nôtre, et on avait sympathisé... C'est pour ça qu'on a été surpris de ne pas les voir les deux derniers jours de la croisière, et deux coups de fil à leur cabine étaient restés sans réponse...

Ce n'est qu'après notre retour que nous avons reçu ce mail, non dénué, lui aussi d'humour, narrant une aventure douloureuse, mais où, semble-t-il, les procédures ont mieux "joué" que dans ton cas, avec un "Monsieur Costa" plus performant et coopérant :

Chers amis,

Vous l'avez peut-être appris, mais nous avons du quitter en catastrophe le bateau à Athènes, après mon accident à l'Acropole (glissade sur une des dernières marches en retournant au car --> fractures multiples à la jambe --> évacuation sanitaire d'urgence via Agence Costa et Europe Assistance --> opération en France le mardi...)... Voici un petit résumé :

17h ce dimanche, avant-dernière marche de l'escalier descendant de l'Acropole, l'attention se relâche (depuis le début j'étais vigilante, on nous avait prévenus, le marbre c'est beau mais ça glisse...) : et paf une belle glissade, je me retrouve sur les fesses, avec entre-temps une douleur fulgurante à la jambe droite et un bruit peu sympathique de crayon qui casse...

j'appelle mon mari parti un peu devant (que dis-je, je hurle...) et c'est parti pour 48h de folie : mon mari me remet à peu près le pied dans l'axe de la jambe et prévient la guide, la guide appelle une ambulance, une vieille petite dame grecque qui vendait quelques babioles vient me tenir la main et me caresser la joue en attendant les secours, les urgentistes arrivent, me mettent la jambe dans une attelle gonflable et me couchent dans leur camion, ils veulent m'emmener à l'hôpital, mais c'est pas possible le bateau part dans une heure, on appelle donc un taxi dans lequel je suis transférée (car l'ambulance ne veut pas aller jusqu'au port) (et j'ajoute qu'ils récupèrent l'attelle car "ils n'en ont qu'une"...), on arrive au bateau, là le médecin descendu à quai diagnostique immédiatement la fracture et donc la nécessité d'aller à l'hôpital, et donc d'être débarquée dans la foulée, vue l'heure...(appareillage prévu pour 18h...)

Me voilà installée sur un fauteuil roulant, montée vitesse grand V à notre cabine, suivie d'une dizaine de boys & girls Costa qui se mettent à faire nos valises à toute vitesse, efficacité maximum mais pas dans la dentelle.... (le beau Francesco Schettino devait bouillir....). Notre buttler Alan a même pensé à mettre notre bouteille de Champagne dans la valise et m'a posé la boîte de Kleenex sur les genoux avant de me faire une bise....

La "compta" est aussi montée, très essoufflée, nous faire signer la facture (perdent pas le Nord...) et prendre notre numéro de Carte Visa Premier pour prévenir l'assurance.

20 minutes plus tard descente expresse au pont 3, adieux rapides, très rapides (Rafaelle aussi m'a fait un bisou) et hop dans le taxi : Direction les urgences du Metropolitan Hospital d'Athènes, y ai passé 3 heures : attente, radios, verdict "you need an operation now" (glups), j'ai préféré rentrer en France le plus vite possible ; alors ils m'ont fait une immobilisation avec attelle thermoformée (misère, quelle épreuve), m'ont fait signer une décharge....et enfin donné une malheureuse gélule de paracétamol...

Puis 22h pharmacie de garde : médicaments et béquilles, et direction Hôtel Poséidon (ça ne s'invente pas...justement nous avions fait le Cap Sounion le matin même...) où nous dépose notre taxi (toujours le même depuis 19h, un petit papi grec charmant mais complètement speed). Passons sur la nuit d'enfer, la piqûre de Lovenox réalisée en douceur par mon chéri (une première pour lui...mais quand il faut, il faut !) et autres réjouissances... Passons aussi sur les innombrables coups de fils passés pour organiser le rapatriement (j'avais été bien inspirée de recharger à bloc ma carte Nomad avant de partir...)

Bref, le lendemain, notre petit papi grec vient nous chercher vers 9h et nous filons à l'aéroport, où, après bien des péripéties nous pouvons prendre le vol de 15h10 avec un extra-seat, réservé par Europ Assistance. L'ambulance nous attend à Roissy 3h plus tard, nous amène chez nous et me voilà hospitalisée le lendemain à la clinique du coin, opérée (plaque, vis, broches et toute la sauce) par un chirurgien orthopédiste que nous connaissons (mon sauveur, mon Dieu...) et retour at home ce jeudi (où je vais me la couler douce pendant 2 mois dans un fauteuil roulant, puis j'essaierai de me trouver un beau kiné pour réapprendre à valser...)

Voilà l'histoire....

Avec une impression très bizarre de "pas fini" Il nous manque quelque chose, mais quoi ? Le dîner Italien ? Le dernier jour en mer ? Le Gala de l'Au-Revoir ? Quelle couleur d'étiquettes aurions-nous eue pour les valises ? Les petites enveloppes de pourboires ? Les dernières photos du dernier coucher de soleil ? Tout ça et bien plus encore...Nous avions encore tellement de choses à faire.....On a l'impression d'un grand vide, c'est très curieux comme sensation. Hélas, il faudra attendre la prochaine croisière... (là, je relativise, c'est vraiment un tout petit malheur...) Nous ne savons pas encore où ni quand, mais c'est sûr... on y retournera !! (pas en Islande, déjà fait et très beaux souvenirs)

Alors, bon vent à tous les deux et à la prochaine, qui sait ?.....

Bien amicalement

F.

PS : petite cerise sur le gâteau : arrivés à l'hôtel, nous nous sommes aperçus que, dans la précipitation, le sac contenant l'intérieur du coffre (bijoux, argent liquide, Palm, mes papiers, clefs...) avait été oublié dans la cabine...et le bateau était parti... nouvelle giclée d'adrénaline...bref je vous raconte pas ça aussi, mais ce fut ubuesque et finalement, c'est bon, on a tout récupéré hier par livraison Fedex (chez Costa, ils ont vraiment assuré sur ce coup-là ! ) ... et heureusement que mon mari avait ses papiers sur lui (dont la fameuse Carte Visa Premier, véritable sésame international... )

Cette histoire là fait peur aussi, mais je ne sais pas si c'est toi qui a joué de malchance, ou eux qui ont eu un bol... d'enfer ! 😉 Quoique... Les hôpitaux grecs n'ont pas (du tout) une bonne réputation (surtout en orthopédie) dans le milieu médical français (je ne sais pas si c'est justifié, mais effectivement, sauf cas de mort imminente, j'aurais aussi préféré rentrer me faire opérer en France...).

Bref, grâce à toi, nous allons rajouter à nos procédures le détail d'une évacuation d'urgence... histoire, effectivement d'appeler l'Assistance au bon moment... Si ça doit servir un jour, on pensera très fort à toi...

Mais bon, sans vouloir te faire de peine, j'aimerais mieux ne penser à toi que comme un super-narrateur sur VF... 😉

Dont je suis impatient de lire le Chapitre III ! 😎😛
BE Berndanielle ·
hello michel merci pour l' acte II, tu devrais écrire un livre. en attendant j'ai bien rit. merci dans l'attente de l'acte III amicalement
berndanielle
CH Choumi Veteran ·
😉😉😉 Bonsoir Michel911,

Je languissais vraiment de connaître la suite et...je ne suis pas 😏déçue !

Je ne peux me retenir de rire 😄😏en vous lisant, c'est d'un humour "foudroyant" comme j'aime et, bien sûr, encore une fois, je pense bien à votre santé mais surtout à ce qu'a dû ressentir 😕 Madame.

C'est une véritable histoire pour un futur roman, vous écrivez sacrément bien. Raconter une telle épopée, sous une forme humoristique si prenante pour le lecteur, montre un caractère bien trempé et...heureusement, une bonne santé !

Toutes les anecdotes et votre sens aigu de l'observation des gens s'agitant (ou non) autour de vous ne font qu'ajouter du piquant à une mésaventure que nous pourrions, nous aussi, connaître un jour...j'espère que non.😕.. Je ne pense pas pouvoir 🤪garder un tel calme dans une même occasion !

J'ai fait les dossiers pour nos passeports, fait refaire notre carte sécurité sociale européenne, téléphoné à la macif et vais relire tout ce que dit notre assurance annulation.

En fait, on sait qu'on est partis que lorsque la porte est fermée (peur de devoir annuler😕😠 juqu'au dernier moment), mais on ne sait rien du déroulement choisi par le destin...ni du jour exact du retour !

Merci et à bientôt pour la suite, Amicalement, Choumi😎
MI Michel911 ·
Merci pour ces encouragements … ils me vont droit au cœur.

Pour répondre à PAP qui pose la question : non, je n’ai rien eu de sérieux, et en tous cas, pas de nouvel infarctus. Depuis, j’ai simplement un peu augmenté le traitement médicamenteux et tout est rentré dans l’ordre après quelques semaines à rythme modéré.

Reste la question de savoir si le médecin de bord a sur-réagi, et si ça peut arriver à tout le monde. Dans mon cas, je pense qu’il a effectivement sur-réagi mais sans aller jusqu’à l’en blâmer vu ses responsabilités d’une part, mon bilan personnel d’autre part. En tous cas, j’ai appris depuis qu’il ne se passe pratiquement pas d’escales sans que des gens ne soient débarqués d’office pour raison médicale (On parle de gros bateaux et de passagers qui, pour certains d’entre eux au moins, ont même dépassé la trentaine !)

Certes, je me suis demandé si les dieux m’en voulaient particulièrement. Eh bien non ! D’abord ma femme a été punie autant sinon plus que moi, et je ne verrais pas d’un bon œil que les Dieux se mettent à punir une sainte (si, si et il ne me reste plus qu’à lui conseiller de passer sur ce forum). Ensuite, je crois beaucoup à une loi empirique fondamentale selon laquelle la somme des emmerds est une constante.

Car, de cette loi majeure qui ringardise tout ce qui a été écrit sur le bonheur depuis Aristote jusqu’à Ferry (Luc, pas Jules), je tire qu’il y a deux vies possibles : soit une vie régulière lisse et sans aspérités pour ne pas dire morne comme une plaine à la Waterloo ; soit une vie faite de creux et de bosses, de grosses emmerds suivies de coup de chance jubilatoires, bref d’une vie montagnarde.

Le hasard m’a donné la deuxième vie, ce qui, on le comprend, complique mes croisières !

Trop plat, sans doute.

Sauf la première (Voyage de Noces sur un bateau de l’ancienne Cie PAQUET) où nous nous sommes retrouvés dans un restaurant presque vide, les autres passagers souffrant tous du mal de mer, et incapables, eux, gens des plaines sans doute, d’affronter les vagues, creux et bosses d’une méditerranée en colère.
PA PAP86 Globetrotter ·
Hello Michel !

Encore un vrai régal que de te lire... Tu passes avec brio de la narration anecdotique à la réflexion philosophique...

Après, je confirme que l'équipe médicale de bord, sur un bateau avec 3000 et plus passagers (et le petit millier de membres d'équipage qui ne sont pas les derniers à être malades ou blessés, même si tout est fait pour que leurs arrêts de maladie ne dépasse jamais 7 jours, vu qu'au delà, c'est le licenciement... 😕), n'arrête pas, au moins 10 heures par jour sans compter les urgences de nuit, et que les évacuations sanitaires, s'il n'y en a peut-être pas une par escale, sont quand même au nombre de "plusieurs" lors de chaque croisière... Je tire tout cela de deux ou trois conversations avec des médecins de bords francophones (le jour où j'ai fait mon intox alimentaire sur l'European Star, le médecin était même français, ce qui a été sympathique pour la discussion médicale sur mon cas...).
MI Michel911 ·
Acte III : Les bons, la brute et le méchant.

Prologue pour ceux qui prennent le bateau en route (sic).

Mon propos est de partager les enseignements que nous tirons de notre aventure après avoir été débarqués et rapatriés par avion d’une croisière que l’on avait souhaitée reposante. Alors j’espère que ce témoignage pourra inspirer aux lecteurs de ce blog les mesures à prendre pour parer à toute éventualité lors de leur prochain voyage. Les paranos en tireront quelques idées, les insouciants s’en moqueront : statistiquement, ils auront raison.

Statistiquement seulement.

Pourquoi tant de temps entre ce papier et les précédents objectera t-on, et surtout pourquoi maintenant ? La réponse est toute simple : j’avais rédigé des notes de façon décalée et humoristique au fur et à mesure que nous allions de découverte en déconvenue et cela a duré, duré, duré …et cet épouvantable naufrage du Concordia a eu lieu avant que tout ne soit terminé et que je puisse mettre un point final à mon récit, forcément épique, genre chanson de Roland. Trop long, trop décalé, il n’était plus publiable en l’état au moment où j’aurais pu le « poster ».

Le Concordia venait de s’échouer. Des gens, beaucoup de gens, trop en tout cas, n’ont pas eu la chance d’être débarqués pour que je m’autorise à écrire un récit gentiment ironique. Il aurait été déplacé, et je n’ai ni le goût ni l’envie d’ironiser sur la paperasserie qui suit une petite histoire comme la nôtre alors que tous les esprits sont encore tournés vers ce que personne n’aurait cru possible. Pourtant, il me semble que deux ou trois choses méritent d’être dites, à condition, bien sûr, d’oublier que nous parlons du Concordia.

A condition également, que le récit soit strictement informatif.

J’espère que c’est ainsi qu’il sera lu car, je le sais, je n’arriverai pas à cacher dans cette version totalement réécrite la pointe de colère qui m’anime malgré tout et que les circonstances m’empêchent de cacher sous une moquerie de bon aloi autant qu’il le faudrait. On me pardonnera.

Car, en ce jour de mars 2012, les paperasseries qui suivent un rapatriement de décembre 2010 ne sont pas terminées, plus d’un an après les faits !

Faisons court (sic😛) :

Dans cette affaire, j’ai quatre interlocuteurs : Les bons (2), la brute et le méchant. Les cinéphiles ne corrigeront pas car je ne fais ici référence à rien d’autre qu’à la réalité et ce n’est pas du cinéma.

- Scène 1 - Les Bons, ou comment faire quand on découvre la tête des « factures » COSTA.

Le bon N°1, c’est l’assistance : Ils avaient pris en charge tous les Frais d’assistance encourus à Casablanca, à l’exception bien sûr, de ce qui était déjà payé, à savoir ce que Costa avait déjà débité sur ma carte bancaire en nous débarquant (ce qui inclut plus de 1000 euros pour une nuit d’hôpital). Le médecin du bord nous avait donné un dossier avec, je cite « Tous les documents médicaux et administratifs pour vous faire rembourser ». Malheureusement la « facture » n’était qu’un « extrait de compte » à peine lisible, non détaillé et barré sur toute la page par un filigrane NOT FINAL 😠. Bref, pas vraiment la tête d’une facture !

Auriez-vous pensé à vérifier la facture si vous aviez été à ma place? L’auriez-vous ne serait-ce que regardée? J’avoue que je n’y ai pas pensé. Et ma femme m’a fait la gentillesse de ne pas y penser davantage.

Bien sûr, peu après notre retour, remis en selle par mon cardiologue, j’avais demandé une facture définitive à mon agence, le 2ème « bon » dans mon histoire. D’ailleurs, je remercie Sylvie (QCNS Cruise) qui faisait son possible pour m’obtenir cette facture de Costa, mais voilà, on lui répondait que tout « dépendait du bateau » et Costa France ne pouvait rien faire : Costa France devait parler à l’Italie qui devait parler au bateau … « qui était toujours en mer😊 » ajouterai-je sans tomber dans le mauvais goût car c’est textuellement ce qu’on me faisait répondre !

Bref, impossible d’avoir une facture « finale » avant une date « indéterminée ».

A l’époque, ma forme n’était pas revenue au Top. Je ne me sentais pas trop d’entamer des négociations avec la sécu et je n’étais pas loin de me résigner à abandonner mes 1000euros d’hôpital de bord.

J’en parle donc à la personne de l’assistance qui s’occupait de mon dossier (Le 1er « Bon » de l’histoire, vous suivez ?) qui me propose gentiment d’ajouter mes « factures » aux leurs et de voir avec la sécu et ma mutuelle ce qu’ils vont accepter. Du coup, ils (l’assistance) me remboursent la totalité des frais, à charge pour moi de leur restituer ce que la SS et ma mutuelle voudront bien me rembourser directement… Vous suivez toujours, hein ?

Le chèque de l’assistance m’arrive en février 2011. Tout va bien.

La facture « définitive » de Costa m’arrivera plus tard, en mars 2011 (Précision nécessaire pour apprécier la scène 3)

Et la Sécu, et la mutuelle va t’on me dire ? Comment ont-ils réagi à cette vilaine facture ?

D’abord, ils ont pris le temps (Peut-être y a-t-il eu des allers-retours entre Inter Mutuelle Assistance et la sécu, je ne sais pas?). Ensuite, ils ne retiendront qu’une petite partie des frais (250 euros) comme remboursables malgré mon statut à 100% pour la cardiologie.

Bref, le remboursement de la sécu m’arrivera finalement en décembre 2011, un an après les faits. Du coup la mutuelle me demande si j’ai la facture définitive et détaillée et après que je la leur ai envoyée accepte de me rembourser le reste.

Je peux faire un chèque de rétrocession à l’assistance : nous sommes fin janvier 2012, le Concordia venait de s’échouer !!!!!

- Scène 2 – La Brute ou ne sortez pas sans vous assurer d’être «bien couvert ». Brutal au téléphone, brutal dans les formalités, brutal dans le traitement. Qui donc ?

La Brute de mon histoire, c’est l’assurance annulation, vous savez celle qui vient avec la Carte bancaire. Téléphone : Allô, j’ai été débarqué et mon voyage annulé, que dois-je faire ? En face, un accueil administro-administratif de quelqu’un dont le ton, le style, la totale absence d’empathie me font supposer qu’il voit en moi un escroc qui va faire disparaître sa prime de résultat (licence poétique) et qui m’envoie vers un site Internet où « je vais tout trouver ».

Je trouve en effet le guide d’indemnisation. Il faut fournir :

1 Une liste des pièces justificatives, code des assurances oblige. Cette liste est variable et dépend de la situation matrimoniale ; elle s’étend sur deux pages écrites en petits caractères et listant tout ce qu’il faut fournir pour établir sa bonne foi et prouver que: Ø le voyage déclaré annulé ou écourté est bien identifié ; Ø que le conjoint est bien couvert par le contrat (Pour moi, simplement marié, c’est simple : juste le livret de famille, mais complété par un document prouvant que mon conjoint vit bien sous le même toit que moi (dès fois qu’on voudrait se faire rembourser une « tuile » qui ne serait plus commune, je suppose...😉). Les autres nominés dans cette liste sont : les concubins, les Pacsés, les beaux-parents, gendres, brues etc … etc …en passant par les demi-frères ou demi-sœurs. Ø que certaines prestations n’ont pas été utilisées (le but du jeu) § autant dire qu’avec ma facture Costa, j’étais mal barré (expression marine pour dire dans la bouse 😊) : j’ai donc dû attendre d’avoir la facture définitive en mars 2011 avant de commencer à remplir le dossier Ø que j’ai payé avec la bonne carte (carte à mon nom avec numéro reporté sur le relevé montrant que vous j’ai bien payé avec cette carte là et pas une autre) Ø Que j’ai été malade ou accidenté : ordonnances, compte-rendus, bulletins de situation etc …(L’esprit curieux remarquera qu’il n’est pas fait mention de certificat de décès dans cette liste. Sans doute est-il pudiquement caché derrière le « etc… ». L’esprit optimiste, lui, y trouvera une touche d’humanité dans cette liste sinistre et rejoindra Pangloss dans sa certitude que ce monde est le meilleur possible) Ø Que moi c’est moi et que ma femme est bien ma femme (dans mon cas, il a fallu une copie du livret de famille) Ø Que j’ai un compte bancaire. (Fournir un RIB. C’est écrit en tout petit, juste à la fin, pour le cas où vous voudriez vraiment être remboursé)

2 Une déclaration sur l’honneur au titre des assurances cumulatives (qui rappelle l’article 441-7 du code pénal pour l’escroc potentiel que je suis probablement)

3 Un questionnaire médical à compléter (avec signature) avec son médecin traitant : 2 Pages PLEINES DE QUESTIONS 🤪 qui sont autant de pièges vicieux car on ne vous dit pas quelle clause d’exclusion 😠 elles vont éventuellement actionner telles que : Antécédents médicaux, date de la 1ère constatation de l’affection etc … (Allez y faire un tour, c’est bien plus explicite que votre contrat sur ce qui risque de NE PAS être couvert !)

Je suis sûr que le FBI n’en a pas demandé autant à Madoff. De fait, c’est 29 Pages que j’ai dû envoyer au final.

D’ailleurs, on vous dit de ne surtout pas envoyer votre dossier sans téléphoner d’abord à un super conseiller chargé de le valider.

Mon dossier faisait 19 Pages (Bon, avec pas mal de vides, je reconnais), mais quand même 19 Pages.

Y’a du boulot pour valider 19 Pages au téléphone.

J’ai envoyé mon dossier de 19 pages validé au téléphone en mars 2011.

Il a été refusé.

Il n’y avait pas de raison, je l’ai fait re-valider et on m’a dit de le renvoyer.

J’ai reçu un chèque fin mai 2011 : nous avions passé 38 heures sur le bateau, ils ont considéré que nous avions passé 3 jours de vacances sur les 12 de la croisière et ils m’ont donc royalement accordé 9/12ème du total. Il n’y avait rien à dire, je n’ai rien dit. Pourtant, avec leur logique de comptage, 12 nuits auraient dû faire 13 jours de croisière. Allons, faut bien que les assureurs vivent aussi. Scène suivante, changement de décor.

Scène 3 : Le méchant ou comment perdre un client😠.

Le méchant, c’est COSTA. Ils veulent me faire un procès.

Ils réclament 111 euros, mais rassurez-vous pour mes économies, c’est à tort !

Pour ces 111 Euros (cent onze !), ils mobilisent leur directeur juridique qui ne voit même pas qu’il est à côté de la plaque, sans compter (si je puis dire) qu’en plus cela va lui faire perdre sinon la perle de ses clients, du moins un client Pearl.(Pardon, celle là, je n’ai pas pu me résoudre à la gommer de ma rédaction initiale😊)

Costa veut me faire un procès : A moi, qui suis l’archétype de l’anti-procédurier.

Ainsi, j’ai un bout du cœur définitivement mort parce que la clinique à côté de chez moi ne m’avait rien trouvé et m’avait renvoyé à la maison au lieu de me garder en observation (Le 15 m’avait envoyé dans cette clinique toute proche quand je les avais appelés pour leur dire que je souffrais dans la poitrine). Je suis donc rentré et la rechute, 7 heures plus tard, avait été atroce. Le SAMU n’avait alors eu que le temps de m’amener dans un autre hôpital (25 mns) où j’ai été récupéré par une équipe hors pair alors que je débutais un choc cardiaque. Quelques minutes de plus et mon cerveau était mort mais ils avaient réussi à installer un ballon de contre pulsion que j’ai regardé pendant trois jours en me demandant, avec eux, si mon cœur allait repartir. J’ai vraiment envisagé la mort de très près au point d’ailleurs de demander au médecin de ne pas me laisser sortir en légume et bien, je n’ai même pas voulu poursuivre cette vilaine 1ère clinique, qui pourtant, m’avait fait un bien mauvais procès (en français dans le texte) en me prenant pour un simulateur.

Costa veut me faire un procès. A moi qui ai reçu sur le bateau un traitement inapproprié de l’avis du cardiologue de Casablanca, un traitement qualifié d’étonnant par mon cardiologue (du TNT d'après le dossier 😊). Je cite mon cardiologue : « la bonne nouvelle, c’est que ce qu’ils vous ont fait vaut bien un test d’effort que je n’aurais pas osé vous faire faire sans grandes précautions, et que vous l'avez supporté.

Costa veut me faire un procès. Eux qui m’avaient débarqué en couverture de survie avec un pronostic grave (heureusement pour moi, ils étaient à côté de leurs pompes) et qui m’avait laissé une heure au pied du bateau, sans médecin, 1 heure dont une bonne moitié simplement parce qu’ils ne voulaient pas payer l’ambulance (90 euros que les ambulanciers ont mis ½ heure avant d’oser nous les réclamer).

Or donc, ils veulent me faire un procès ! Alors, Flash back (On n’est pas chez Molière, le malade n’est pas imaginaire et je ne respecte pas les unités de temps et de lieu)

Octobre 2011 : Ma femme et moi-même étudions le catalogue à la recherche d’une croisière en pays chaud pour l’hiver 2012. C’est alors que j’ai reçu le 1er courrier signé du Dr Juridique et Relations clientèle de Costa qui déclenche les hostilités. (On pourra trouver rigolo l’idée de regrouper juridique et relation clientèle dans une même direction, non ? Moi, à leur place j’y réfléchirais😐).

Très court le courrier. Deux pages.

Page 1 : Vous nous devez 111 Euros. C’est dit avec toute la délicatesse d’une relation clientèle de qualité, je cite « nous vous invitons à régler le montant de 111 euros (en gras, pour le cas, je suppose, où il me resterait des séquelles) sous quinzaine soit par chèque, soit par … ». J’ai été débarqué à tort 11 mois plus tôt et ils sont à 15 jours près. Quant à prendre la peine de me téléphoner pour expliquer quoi que ce soit, n’en parlons pas !

Page 2 : Une facture de LASRY Maroc à Costa crociere pour Assistance to PAX in the clinic sans mention de mon nom, sans signature de ma part., facture datée de janvier 2011.

Je rigole, puis je me ravise et répond en novembre pour contester le bien fondé de cette facture anonyme en leur disant que l’Assistance avait tout réglé sur place avant de me rapatrier. Et je conclus par, je cite « Enfin, et vu les circonstances -Absence de diagnostic, décision erronnée …-, j’ai, bien plus que vous, matière à procédure et si j’espérais effectivement un courrier de Costa, il s’agissait dans mon esprit d’un message commercial et certainement pas juridique »😛

Et j’oublie cette histoire shadock (Leur « facture finale » émise en mars ne mentionnait évidemment pas ces 111 euros farfelus.)

Relance le 6 décembre : ils m’affirment sans en apporter davantage la preuve, qu’il s’agit de frais d’assistance encourus sur place et que, en tant que transporteur, ils ont une obligation d’assistance vis-à-vis des passagers qui restent redevables des sommes avancées.

Le 2 Janvier, nouveau recommandé de relance avec menace de poursuite en l’absence de paiement sous huitaine.

Le 7 Février courrier RAR de mise en demeure pour 111 Euros, auquel je réponds le 29 février en leur rappelant que leur facture « finale et détaillée » de mars 2011 ne faisait pas état de ces 111 euros et que leur négligence face à leurs obligations d’assistance (qu’ils reconnaissent puisqu’ils me les rappellent) me pousserait au contraire à les poursuivre pour non assistance à personne en danger par transporteur en charge, mais que 1 an après les fait, je pense qu’il n’y a plus lieu à action civile.

Des vrais méchants, n’est il pas?

D’ailleurs, même si je leur devais vraiment ces 111 euros, j’y gagnerais quand même puisque nous avions allègrement😊 décidé d’annuler le projet d’hiver au chaud, océan indien ou pas (Aïe, Aïe, quand je vous disais que peut-être ma colère allait finir par transparaître... D’autant que cet adverbe est un rajout de dernière minute mais nom d’une pipe, j’en ai vraiment ras la casquette des suites de cette croisière. Que Dieu et ses saints me pardonnent, c’est dit, j’ai préféré allègrement à sereinement)

Et il est hors de question que nous remettions les pieds sur un bateau Costa tant que la menace d’un recouvrement de 111 Euros pèse sur ma tête. C’est ridicule, soit. La somme est sans importance, soit. Mais comme on dit en politique, tout est dans le symbole.

Un procès ! On m’a déjà fait le coup une fois : c’était un déménageur que j’avais refusé de payer. Normalement ce n’est pas bien, il faut payer et attaquer soi-même. J’ai quand même gagné et il n’a pas fait appel. Je le redis : Procédurier, non.

Teigneux, peut-être, de temps en temps, oui !

Tout compte fait, c’est peut-être normal qu’ils regroupent sur la même tête le juridique et les relations clientèles. Normal, mais ça envoie un mauvais signal.

A mon humble avis.
TI Titi77310 Globetrotter ·
Bjr Michel

très bon de lire ton acte III

très instructif et très bien écrit bravo titi
http://lesdkp.blog4ever.com http://notremondeanous.blog4ever.com/
PA PAP86 Globetrotter ·
Hello Michel !

Comme pour les épisodes précédents, un vrai régal à lire... Tu as une plume très agréable, et j'adore ton humour...

Mais dans "les bons", tu mets l'assistance et ton agence... OK, mais toi, tu ne crois pas que tu en fais partie aussi, dans cette histoire ? 😉 (et ta femme aussi, ça va sans dire... 😇)

Maintenant, si tu voulais être "méchant", cette histoire de 111 euros, et le récit complet, tu l'envoie à :

- TF1 - France télévision - Le Figaro - Le Monde - Le Point - Liberation

et à l'AFP, que tous les médias recopient... 😎

Ou bien, tu ne le fais pas, mais tu demandes 111 euros (ni plus ni moins) à Costa pour ne pas le faire (comme tu le dis, c'est symbolique 😎)

Eh bien par les temps qui courent, où ils envoient "Aurélie" sur tous les fronts, parce qu'il y a le feu (enfin, c'est une expression, hein... 😉), et que ça a l'air d'être "panique à bord" (oups 😊) chez Costa, je suis prêt à parier que Costa s'empresserait de "clore le dossier"... 😛

Similar discussions

You might also like