nous avons voyagé en Birmanie en Avril 2012 pendant 15 jours.
Nous avons fait un circuit classique de Yangon->Bago->KinPun->Mandalay->Monywa->Bagan->Inle.
Nous avons rencontré beaucoup de locaux, avons été invités à manger ou à discuter avec des familles ou bien des travailleurs dans les champs.
La plupart ne parlaient pas anglais, mais les quelques moines ou guides croisés ont pu nous parler de leur pays, de son évolution.
Tout d'abord, nous sommes arrivés à Yangon en pleine fête de l'eau. C'était la folie : 10cm d'eau dans le taxi, la fête partout, 20 personnes minimum par pickup qui s’arrosaient, ou bien arrosaient pour fêter ça.
Cela a duré 3 jours, et personne ne semblait se lasser de cette fête très bon enfant. Comme une espèce d'exutoire et puis, il parait que cette année, la fête était plus folle encore suite à l'élection d'Aung San Suu Kyi.
De ce qu'on nous a remonté, depuis 1 an, il y a eu beaucoup de changements :
- L'achat d'essence était limitée à 2 Gallons/jour (7.57 litres) L'essence s'achetait alors beaucoup au marché noir. Il s'ouvre désormais de nombreuses stations-essence et les limitations auraient cessées.
- La crainte de la présence d'espions dans son entourage décroit peu à peu. On peut désormais parler ou afficher des poster d'Aung San Suu Kyi sans être inquiété. Les discussions politiques seraient désormais possibles. Par contre, il ne faut pas se leurrer, Aung San ne possèderait que 44 sièges sur une assemblée de 547 ; il faudra encore du temps pour que les libertés se développent et les droits de l'Homme soient respectés.
- On pourrait visiter la Birmanie sans trop de problème ou routes barrées. (je mets là encore le conditionnel ; j'ai en effet lu des messages récents de voyageurs indiquant le contraire. Alors qu'en est-il ? Certains guides feraient-ils un peu de propagande ou bien ont-ils envie de donner une image plus ouverte de leur pays ?)
- Concernant les banques : on ne peut toujours pas faire d'emprunt. Même si j'ai vu que des occidentaux commençaient à mettre en place des systèmes de micro-crédits permettant à certains birmans d'investir et de développer leur activité, créant ainsi des emplois.
- Téléphone portable : la carte SIM coûte 400$. En 1999, elle coutait 5000$ et en 2002, 2000$.
- Prix d'une voiture : 50000$, et il s'agit bien souvent de voitures japonaises achetées et utilisées par le gouvernement, revendues d'occasion à la population locale.
- Électricité : les nombreuses coupures de courant seraient dues à la vente du gouvernement d'une partie de la production d’électricité à la Chine et à la Thaïlande.
- Concernant les moines : ils ne peuvent pas voter, ni approcher un bureau de vote à moins de 30 mètres. Ils n'auraient ni passeport, ni accès à leur certificat de naissance.
- La population dépenserait en moyenne 10% de leurs revenues pour leur culte bouddhiste.
Sinon, du coté de Bagan, nous avons vu des femmes et jeunes adultes construire des routes. Ils cassaient et déplaçaient des pierres du matin au soir (nous les avons croisés sur notre chemin de retour) alors que la chaleur alourdissaient chacun de nos pas...
Il parait que Bagan continue de de se développer en nombre de temples... Ils se construiraient toujours de nouveaux temples ; il est parfois difficile de faire la différence entre un temple antique et un construit récemment.
Voici pour le résumé de ce qu'on a nous a indiqué ou ce que nous avons pu observer.
Ce qui nous a, en tout cas, marqué : malgré le régime difficile dans lequel ce peuple vit, il démontre une grande foi en l'avenir. Plusieurs pensaient que les choses s'améliorent pour le peuple et que d'ici quelques années, cela ira encore bien mieux.
Espérons-le pour eux.









