20 jours en Birmanie en septembre 2019
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En 2016 un membre du forum m’avait soufflé l’idée d’aller en Birmanie, j’avais finalement bouclé mes valises pour le Rajasthan. Trois années plus tard, l’envie de découvrir le pays aux milles pagodes était toujours dans un coin de ma tête et je me décide à prendre des billets pour 20 jours au mois de septembre 2019. Une décision que je ne regretterais pas ! 🙂 J’ai suivi un itinéraire assez classique pour la Birmanie, mais ai tout de même envie de le raconter ici, peut-être que cela en intéressera certains. 😉

30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.

31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.



En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !





A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.



Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.



Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.







En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
AD Adolie ·
1er septembre 2019

7h je descends dans la salle de petit déjeuner avec l’idée d’aller ensuite à Amarapura et Inwa. Une des employées de l’auberge rentre tout juste des étals de rues avec ananas, pastèque, petits beignets et gâteaux. Deux jeunes femmes belges arrivent dans la salle de petit-déjeuner, on discute, elles vont aussi à Amarapura et nous décidons de partir ensemble. Après l’aide de Birmans pour trouver l’arrêt, nous prenons le bus n°8 sur la 84th St, à l’angle de la 30th St pour 500 kyats. Il s’arrête régulièrement, mais le trajet se fait avec fluidité en environ 45 minutes. Le bus nous dépose au pied du marché qu’il faut remonter pour aller vers le fameux pont en teck. Le marché n’est pas bien grand, l’odeur de poisson est très présente, mais j’aime l’atmosphère qui y règne. On flâne dans les alentours du pont, et vers 9h30 nous nous rendons au monastère de Mahagandhayon pour assister au déjeuner des moines à 10h15. Alors que nous n’avions croisé encore que très peu de touristes, des touristes Chinois sont tous agglutinés autour des barrières pour assister également au déjeuner des moines. Ils parlent fort, se poussent pour être devant, et nous nous demandons si c’est bien une bonne idée de participer à ce cirque… Nous finissons par rester, mais ce n’est pas une étape que je conseillerais, on se trouve à regarder, comme dans un zoo, des personnes faisant la queue pour manger qui tentent dans un vacarme infernal de trouver le recueillement…





Ensuite on retourne sur le pont, le traversons, et allons visiter deux-trois pagodes de l’autre côté. L’atmosphère est agréable, les cars de touristes croisés avant ne se sont visiblement pas aventurés jusqu’au pont, et on croise essentiellement des touristes birmans.



Vient l’heure de midi, on pousse la porte d’un restaurant où de nombreux Birmans sont attablés, sûrement gage de qualité gustative. Un serveur nous apporte une carte dont le verso est écrit en anglais. Problème il n’y a pas de traduction à côté, et lorsque le serveur nous répond qu’il n’a pas de riz, nous comprenons qu’il ne parle pas un mot d’anglais. On essaye de montrer des plats qui semblent appétissants sur les tables voisines, mais il ne comprend pas, et nous indique deux plats sur la carte dont visiblement il connait la signification. On se retrouvera donc à manger des poissons et bambous frits, qui n’ont guère d’autres goûts que celui de la friture… Je quitte mes compagnons de voyage d’une matinée qui retourne vers Mandalay pour l’après-midi, et prend le bus pour Inwa. Je traverse la rive et arrive sur l’île où une armada de calèches attendent les touristes. J’en négocie une pour 12000 kyats. Qui m’emmènera sur tous les points d’intérêts de la ville pendant environ deux heures, une jolie balade.











Je retraverse ensuite la rive, et retourne sur le rond-point où m’avait déposé le bus à l’aller en pensant trouver facilement celui du retour. J’attends 20 minutes aucun bus ne passe et un Birman me dit d’aller plus loin. J’avance en marchant sur un kilomètre le long de la route, certains Birmans me disent qu’il n’y a plus de bus, d’autres que si. Un trishaw s’arrête, me demande où je vais, je lui explique que je chercher à rentrer à Mandalay et à ce moment un bus arrive, il l’arrête, interroge le chauffeur, puis me dit de monter dedans. Le bus me dépose à Amarapura, il fait nuit-noire, je pense qu’effectivement plus aucun bus ne passera, et je négocie avec un trishaw pour me ramener à Mandalay pour 7000 kyats. Le chauffeur est adorable, il ne parle pas bien anglais mais utilise une application sur son téléphone pour me faire la conversation. J’arrive à Mandalay vers 18h30, m’arrête dans une gargote de rue, « Shan Ma Ma » qui sert un bon et copieux buffet shan. Retour à l’auberge, où je planifie ma journée du lendemain à Sagaing.
SE Senmout Veteran ·
Trés sympa ! merci :)
il lui suffisait de voir une carte pour se mettre à l'étudier avec passion, puis, invariablement, il commençait à projeter quelque nouveau voyage impossible, qui, parfois, se transformait en réalité. » PAUL BOWLES : « Un Thé au Sahara »
AD Adolie ·
Trés sympa ! merci :)

Merci ! 🙂
AD Adolie ·
2 septembre 2019

7h petit déjeuner similaire à celui de la veille, je discute avec les deux jeunes femmes Belges rencontrées hier et un Allemand qui vont tous les trois à Inwa aujourd’hui. Le routard indique que le bus pris pour aller à Amarapura la veille va aussi à Sagaing, mais pas précaution je demande à la jeune femme à l’accueil de l’auberge. Elle m’indique un autre numéro de bus et un autre arrêt pour le prendre. Je choisis donc d’écouter plutôt ses conseils que ceux de mon guide et marche donc vers l’endroit qu’elle m’a montré sur une carte. Arrivée à destination il y a bien quelques bus, mais aucun des chauffeurs ne va à Sagaing. Un autre bus arrive, quand je demande Sagaing au chauffeur il me dit de monter, serait-ce le bon bus ? Finalement le chauffeur me dépose au même arrêt que celui pris pour aller à Amarapura et me fait comprendre d’attendre le bus, le guide du routard avait donc raison ! Le bus fini par arriver, beaucoup plus lent que la veille, ça bouchonne et le chauffeur s’arrête une demi-heure devant un atelier de fabrication de bouddhas. Le bus me dépose juste après le pont. Quelques taximotos me proposent de m’emmener à la pagode U Ponya, j’ai le temps, la ville à l’air tranquille, je préfère marcher. La route est peu animée, quelques femmes vendent des longanes et les pagodes se succèdent. Je m’arrête au monastère dans lequel je trouve un escalier qui semble aller vers la pagode d’U Ponya. Des dizaines de marche plus tard je suis bien arrivée à la pagode, dont la terrasse offre un superbe panorama sur les collines alentours. Il y a peu de monde, un petit vent rafraichissant, l’atmosphère est paisible, un chouette moment !







En repartant j’imagine redescendre par l’escalier par lequel je suis montée, mais des chiens m’aboient dessus au bout de quelques marches, ils semblent assez agressifs donc je n’insiste pas et retourne vers la sortie « normale ». Il y a un bon bout de marche par la route principale pour redescendre dans la ville, pas de trishaw dans les parages je commence à marcher pensant en croiser un en chemin. Finalement je n’en trouverais aucun.



Il est l’heure de manger, je commence à avoir faim, mon application maps.me ne conseille aucun restaurant en particulier, je décide de me fier au Routard et opte donc pour le restaurant Panwar. Cuisine de qualité correcte sans être inoubliable, mais personnels aux petits soins et très souriants. Il est aux alentours de 14h30, je me suis déjà bien baladée dans la ville, et décide donc de retourner vers Amarapura pour profiter du coucher de soleil. Un bus attend à l’arrêt de bus, je monte et suis surprise d’y trouver un couple japonais d’une cinquantaine d’années, n’ayant pas encore croisé de touristes aujourd’hui. Ils m’offrent des longanes, et utilisent un petit dictaphone qui traduit ce qu’ils disent en français et ce que je dis en japonais pour me faire la conversation. Arrivée à Amarapura, je retourne vers le pont d’U Bein, bien en avance pour le coucher de soleil je bouquine et regarde passer les gens. Le soir, en rentrant dans mon auberge, deux Françaises ont rejoint le dortoir dans lequel j’étais jusqu’alors seule, elles commencent leur première semaine d’un voyage de 6 mois en Asie !











AD Adolie ·
3 septembre 2019

Dernière journée à Mandalay, n’ayant pas un programme très chargé en tête, je démarre ma journée un peu plus tard et pars à pied vers la pagode Mahamuni. Mandalay n’est pas forcément une ville très agréable à arpenter à pied, mais j’aime regarder le spectacle qu’offre la rue.



En arrivant à la pagode un gardien m’aide à trouver l’entrée pour les touristes où je laisse mes chaussures. Dans la pagode, je ne remarque pas d’autres touristes, mais de nombreux fidèles.









J’y reste environ une heure, puis me décide de marcher jusqu’au Jade Market, à l’entrée une pancarte affiche des frais de 2500 kyats pour les étrangers, mais personne n’est là pour me faire payer, sûrement à cause de la basse saison touristique. A l’intérieur du marché à ciel ouvert des tas de petites guitounes avec des personnes attablées à scruter les pierres, une ambiance particulière y règne, intéressant à voir, mais pas un incontournable si vous avez peu de temps à Mandalay.





Mon petit tour terminé, je décide de continuer ma promenade vers le monastère de Shwe In Bin, un bel édifice de bois, dans un jardin très paisible.







Je pense ensuite à regagner le quartier de mon auberge, j’hésite à rentrer à pied, un peu las de marché, un trishaw m’aborde et fini de me convaincre. Le chauffeur me fait la discussion et déplore le manque de touristes. Avant de regagner l’auberge je m’arrête manger dans un petit restaurant conseillé par mon auberge, Pan Cherry Noodle, petits prix, chouette atmosphère ouverte sur la rue et bons plats de nouilles. Je termine ma journée à lire dans la salle commune de l’auberge et à discuter avec les voyageurs croisés. Petite journée de visite, peut-être aurais-je pu me passer de cette journée à Mandalay, même si je ne suis pas mécontente de ce que j’ai vu.
LO Lobo Veteran ·
Vite la suite LOBO
VOYAGER C'EST FACILE.........IL SUFFIT DE PARTIR

toutes mes photos :www.picasaweb.google.fr/LOVIBO
JE Jeeaan Globetrotter ·
Bravo! Magnifique compte rendu illustré de superbes photos. J'étais en Birmanie en novembre et c'est un plaisir de parcourir à nouveau le pays à travers votre carnet.
AD Adolie ·
Bravo! Magnifique compte rendu illustré de superbes photos. J'étais en Birmanie en novembre et c'est un plaisir de parcourir à nouveau le pays à travers votre carnet.

Merci, contente que ça puisse en intéresser quelques uns ! 🙂
AD Adolie ·
4 septembre 2019

Départ pour Bagan, mes deux colocataires de dortoirs prennent le même bus que moi. Le mini-bus de la compagnie « OK » réservé par la réceptionniste vient nous chercher devant notre hôtel. Il n’est pas de première jeunesse, non climatisé, mais assez confortable. C’est parti pour six heures de route, on s’arrête pour déposer et prendre des passagers au milieu de nulle part, les bagages s’entassent dans le couloir du bus, et l’une des passagères a le mal des transports…

Arrivé à la gare routière vers 12h30, les quatre autres touristes du bus ont déjà réservé un taxi via leur hôtel, je suis donc la cible de tous les chauffeurs. Après quelques minutes à marchander, je monte dans un taxi, on s’arrête au poste de garde pour payer l’entrée de 25000 ks, puis il me dépose devant mon hôtel. J’ai réservé au « Grand Empire Hotel » de Nyaung-U. Je dépose mon bagage et pars manger dans un restaurant situé à quelques pas repérés sur Maps.me, « Comfort restaurant ». Je commande les premières shan noodles de mon séjour et commence à les déguster à l’ombre du ventilateur, après quelques bouchées je vois arriver mes colocataires de dortoir de Mandalay, première rencontre inopinée qui sera loin d’être la dernière de mon séjour… Après avoir partager le repas avec elles, je remonte la rue pour retourner à l’hôtel, et constate sur les vitrines des échoppes de loueurs qu’il est possible de louer un e-bike à la demi-journée. Je décide d’en louer un auprès de mon hôtel pour 4000 ks l’après-midi. Quelques explications sur le fonctionnement de l’engin, et me voici partie. J’ai un peu de mal à me repérer, reste plutôt le long des routes goudronnées, et m’arrête contempler les temples croisés.







Vers 16h30 un jeune garçon m’accoste et m’explique qu’il connait un bâtiment sur lequel on peut monter pour voir le coucher de soleil. Je refuse, il insiste, me dit qu’il ne veut pas d’argent, qu’il fait des peintures et que je suis libre de lui en acheter une si elles me plaisent, bon, je me laisse convaincre… En chemin il me montre le temple Mimalaung Kyaung doté d’une terrasse et d’un escalier encore ouvert au public, duquel on peut voir le lever de soleil, s’arrête au temple de Shinbinthalyaung pour me montrer le bouddha couché et on arrive finalement sur les ruines à côté de l’Ashin Arahan Monastery. Je me dits que je vais regarder ses peintures par politesse même si je ne suis pas intéressée et le gratifier d’un petit billet. Il me montre des peintures faites au sable, jolies sans être exceptionnelles, m’annonce un prix de 35000 ks, je lui dis ne pas être intéressée, et lui donne 7000 ks, il me répond « only ?! ». D’autres touristes arrivent, accompagnés d’un autre gamin qui leur montrent des peintures similaires, mais qui annonce un prix initial de 25000 ks. On sera finalement une quinzaine de touristes sur le lieu. La lumière baisse et nous offre un coucher de soleil agréable.











La nuit tombe, je repars et découvre que le feu arrière de mon scooter ne fonctionne pas, heureusement j’avais pris un gilet jaune dans mon sac et des lampes frontales. En arrivant je préviens le réceptionniste qui me répond qu’il sait. Bien, bien. Je réserve un scooter pour le lendemain matin, et pars manger dans une petite gargote de rue Moe Pyae San Vegetarian Restaurant où seules des familles birmanes sont attablées.
AD Adolie ·
5 septembre 2019

5h, le réveil sonne, je m’habille rapidement et réveille le réceptionniste pour récupérer les clefs du scooter, différent de celui de la veille, les deux phares fonctionnent ! Je roule vers le temple Mimalaung Kyaung, en arrivant le soleil commence déjà doucement à poindre et une huitaine de touristes occupent la terrasse. Ciel très nuageux, quelques pointes de roses dans le ciel, certes le spectacle n'est pas chatoyant, mais l'environnement de Bagan suffit à rendre ce moment remarquable.



Une fois le soleil levé, je visite quelques temples dans la zone environnante, notamment le temple Ananda et le monastère Nat Taung dans le village de Leya.











Je retourne ensuite à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner, seule cliente de la salle de repas, l’hôtesse m’apprend que j’étais aussi la seule cliente de l’hôtel cette nuit ! Une fois mon petit déjeuner englouti, je pars en direction du marché de Nyaung-U. Que j’aime visiter les marchés en voyage, apercevoir les produits locaux, des bribes de la vie quotidienne des habitants. J’achète Burmese Days d’Orwell à une marchande ambulante qui a absolument tenu à me mettre du thanaka sur les joues, et une mangue que je déguste ensuite à l’hôtel.













Je repars ensuite déambuler la pleine de Bagan à scooter, en m’aventurant davantage dans les chemins de terres où les temples se succèdent. Un spectacle formidable, dont les mots ne suffisent pas à décrire la beauté… Peu avant midi, je m’arrête visiter Winido Temple, où je recroise mes deux colocataires de dortoirs de Mandalay !





Je retourne ensuite à l’hôtel, un peu stressée par l’autonomie de la batterie, je demande à l’aubergiste s’il peut mettre le scooter à charger pendant ma pause méridionale et pars à pied manger dans un restaurant conseillé par le routard « Weather Spoon’s Restaurant ». On est clairement sur un restaurant à touristes, mais les prix sont corrects, et ma tea leaf salad très bonne. Je repars ensuite en empruntant des petites rues pour retourner à l’hôtel et récupérer mon scooter pour une nouvelle après-midi à arpenter la plaine et visiter des temples.









Entre la pagode Pyathetgyi et le village de Minnathu je repères une colline artificielle qui propose une jolie vue. J’y retourne en fin d’après-midi pour admirer le coucher de soleil, je ne serais rejointe que par un couple de Belges et un américain accompagné de son guide. Je repars ensuite à l’hôtel, non sans recroiser une nouvelle fois mes deux colocataires de dortoirs de Mandalay, et retournerais manger dans le même restaurant que la veille au soir.



AD Adolie ·
6 septembre 2019

Rebelotte le réveil à 5h pour cette dernière journée à Bagan. J’enfourche mon e-Bike direction la même colline que la veille au soir. Jolie vue, tranquillité, et au moins je sais où c’est, car il n’est pas si facile de se repérer. J’ai la colline pour moi toute seule, et peut profiter du lever de soleil au son des oiseaux, un bonheur !





Je retourne ensuite tranquillement vers Nyaung-U, et profite du petit matin pour visiter la pagode Shwezigon, pas d’autres touristes à l’horizon, mais déjà quelques fidèles. Une Birmane s’approche de moi et me demande de la suivre, polie j’obtempère, et me voici entourée d’un attroupement de femmes qui me récitent des prières et me donnent un verre d’eau à jeter sur un bouddha, pour ensuite bien sûr me réclamer une offrande…







Je rentre ensuite à l’hôtel en faisant quelques petits détours dans les ruelles non-explorées du village. Mon petit-déjeuner pris, je repars me balader en e-bike, notamment dans les temples dans le coin de Minnanthu qui offrent de superbes peintures.





Vers midi, un arrêt dans un restaurant indien de Nyaung-U, « Wonderful Tasty », plutôt bon, mais bien que je sois l’unique cliente, service très lent. Je repars profiter de ma dernière après-midi à visiter Bagan. Durant l’après-midi, je recroise de nouveau mes deux camarades de chambre de Mandalay, décidément ! Elles restent encore une journée de plus à Bagan, on se dit aurevoir en pensant naïvement que ce coup-ci ce sera la dernière fois qu’on se croisera…









Pas très inspirée pour trouver un lieu duquel admirer le coucher de soleil, je me dis que la pagode Bupaya le long de la rivière peut-être un bel endroit. Effectivement, regarder le soleil se coucher sur l’Irrawady au milieu des touristes Birmans était une belle idée.









Je m’arrête diner au « Weather Spoon’s Restaurant », le serveur m’installe à une table seule, et une mère accompagnée de sa vie de douze ans m’invite à me joindre à elles, charmante proposition ! Elles sont autrichiennes, partent vivre un an en Australie et ce sont donc arrêtées faire des vacances en Thaïlande et en Birmanie en chemin. Le père, un Anglais, est resté à l’hôtel avec le fils malade, rien de trop grave apparemment, mais suffisamment pour le clouer au lit. Une trentenaire et son père viennent s’installer à la table voisine, ils parlent allemand et mes hôtes de table se mettent à leur faire la conversation dans la langue de Goethe, une occasion de dérouiller mes restes linguistiques, ma compréhension est bien meilleure que ce que j’aurais imaginé ! Des rencontres sympathiques et une jolie façon d’achever ce séjour à Bagan.
AD Adolie ·
7 septembre 2019

Mon mini-bus pour Kalaw réservé via l’hôtel n’est qu’à 8h00, le réveil est donc moins matinal que les jours précédents. Contrairement au mini-bus pris pour venir de Mandalay, celui-ci est moderne et possède la clim, il vient me chercher devant l’hôtel, s’arrête charger d’autres passagers à la gare routière, et c’est parti pour 8h de route. Un groupe de jeunes étudiants est assis à côté de moi, ils rient de bon cœur et parlent fort jusqu’à leur descente à Meiktila, c’est un peu fatiguant même si leur bonheur fait plaisir à voir. Après Meiktila ont fait un stop dans une gargote le long de la route pour manger, ce n’est pas spécialement bon marché pour le pays et franchement pas bon. On poursuit la route, qui se fait de plus en plus sinueuse à l’approche de Kalaw, j’avais eu un temps des velléités de faire le trajet de nuit, j’avoue être plutôt rassurée de le faire finalement de jour… On arrive finalement à Kalaw dans l’après-midi, on sent qu’on a gagné en altitude, il fait bien plus frais qu’à Bagan. Je rejoins mon motel à pied, il pleuviote. J’ai réservé une petite chambre dans le motel Amigo, c’est propret, très mignon, ambiance chalet, et grand luxe j’ai ma salle de bain personnelle ! Le lendemain c’est le marché d’Aungban, conseillé par Kristofe sur voyageforum, je pense aller le visiter, même si j’hésite un peu me disant que je verrai d’autres marchés, peut-être un peu moins intéressants dans la diversité ethnique des clients, mais cela me permettra de « gagner » une journée. Je pars faire le tour des agences de trek en leur demandant s’ils ont des groupes à joindre pour un trek de trois jours pour le surlendemain, toutes me répondent négativement, soit ils n’ont pas encore de groupes, soit pour des durées moins longues. En même temps, je leur pose la question sur l’intérêt du marché d’Aungban, on me dit que c’est effectivement un grand et beau marché, mais que je pourrais en voir d’autres pendant le trek. Cela suffit à me faire changer d’avis, et décide de commencer mon trek dès le lendemain. Même la veille pour le lendemain, basse saison oblige, seules deux agences ont des groupes à rejoindre, je jette mon dévolu sur Uncle Sam car c’est celle des deux où mon interlocuteur a pris le plus de temps pour me décrire l’itinéraire. Je pars ensuite vers le restaurant repéré sur Tripadvisor « Home Again », les critiques sont dithyrambiques mais pas de bol, c’est fermé quand j’arrive. Je me rabats sur un autre restaurant dans lequel beaucoup de locaux sont attablés, Pyae Pyae, ambiance simple et sympa, j’opte pour des shan noodles. Je rentre ensuite à l’hôtel, prépare mes affaires pour le trek, et entend la pluie couler à flot dehors.

Journée passée principalement dans le bus, donc je n’ai pas pris d’autres photo que celle de cet homme croisé à la gare routière de Bagan.

AD Adolie ·
8 septembre 2019

Rendez-vous à l’agence à 8h. Rencontre avec les cinq autres marcheurs de mon groupe, un couple de Belges en voyage de 6 mois en Asie et Océanie, un autre couple de Belges en vacances pour deux semaines et un Néo-Zélandais en voyage d’un an à travers le monde, et notre guide Jolen, tous dans la même tranche d’âge, la vingtaine. Oncle Sam nous fait un petit briefing avant de partir, puis on commence la marche, il pleut un peu, le chemin un peu boueux, mais rien de terrible.





On monte en discutant, l’ambiance est bonne. Au bout de deux heures, on s’arrête dans une petite cabane au bord du chemin, une Birmane nous sert du thé chaud, même s’il ne fait pas très froid, ça fait du bien. On repart pour une heure, puis on arrive dans un village où l’on s’arrête pour manger. Un vieil homme nous accueille, et nous fait monter à l’étage de sa maison, une pièce meublée d’une table basse, d’un meuble à offrande et de tapis tressés, au mur des photos de familles. Pendant que notre guide prépare le repas, le vieil homme nous tient compagnie et essaye de communiquer avec les quelques mots d’anglais qu’il connait. Il nous demande notre âge, nos professions, et nous dit qu’il est le plus vieux de son village, et qu’il ne travaille plus et est donc selon lui « useless ». Notre guide arrive avec des bols de soupes, des assiettes de nouilles aux brocolis, des chips de crevettes, de la pastèque et du fruit du dragon, un véritable festin ! On savoure, puis reprenons notre marche.



On passe à travers les rizières, tout est verdoyant, on ne croise pas grand monde, quelques travailleurs dans les champs.







Vers 16h on arrive dans le village où l’on passera la nuit. C’est le village où vivent les beaux-parents de notre guide qui seront nos hôtes pour la nuit. Lorsqu’on arrive ils sont encore en train de travailler dans les champs, un voisin nous indique où est caché la clé, on rentre, installe notre dortoir, puis partons à la petite échoppe du village. On achète des boissons et quelques trucs à grignoter. On se fait une toilette de chat dans le bac d’eau de pluie à l’arrière de la maison, puis vient l’heure du repas, de nouveau notre guide nous prépare un très bon plat ! Pour le dessert et le thé nous rejoignons nos hôtes dans la pièce où se trouve le feu, on discute, ils nous expliquent un peu la vie au village, la façon dont ils s’organisent pour construire leur maison, nous parlent de ce qu’ils cultivent. Puis nous partons nous coucher, assez tôt.





AD Adolie ·
9 septembre 2019

On se réveille tôt après une nuit plutôt bonne bien qu’un peu fraîche. Nos hôtes nous préparent des crêpes, notre guide coupe des fruits, un festin de roi pour commencer la journée !



On boucle nos sacs vers 8h et entamons notre journée de marche, il pleuvouille. Notre guide nous informe que dans un village des environs se tient aujourd’hui un marché, ça fait un petit détour, mais nous avons tous envie d’y aller. On goûte aux petits snacks cuisinés sur place, s’attardons à une tablée pour boire du thé chaud, un chouette moment !











On continue notre marche, les paysages sont assez plats, on passe par des routes de terres longeant des champs ou beaucoup de monde s’active, l’agriculture semble encore si peu automatisée !









On s’arrête sur le coup de midi manger dans un village, dans la maison qui nous accueille, un autre groupe de trekker et déjà attablé, parmi eux mes deux camarades de dortoir de Mandalay ! Elles ont finalement opté pour le trek de 2 jours et nous en sommes donc au même stade ! Notre guide nous prépare encore un excellent repas, fruits, tomates, soupes, plats de nouilles, salades… Nous repartons marcher pour l’après-midi, le paysage comporte un peu plus de relief que dans la matinée, on longe davantage de rizières. Pour l’instant les paysages de ce trek ne sont pas époustouflants, mais j’ai la chance d’être tombé sur un super groupe, on s’entend tous très bien, personne ne fait bande à part, notre guide nous explique beaucoup de chose sur la Birmanie, la vie de ses habitants.







En chemin notre guide trouve un citronnier et cueille quelques citrons pour assaisonner notre plat du soir, on lui dit que si nous trouvons de la menthe et du rhum nous pourrions faire un mojito, il ne connaît pas cette boisson, mais nous dit que nous devrions trouver du rhum à l’échoppe du village dans lequel nous dormons ce soir, et de la menthe sur le chemin. On continue de marcher, arrivons au village sans avoir finalement trouvé de menthe. Notre hôtesse nous accueille, son mari, sa fille et son gendre sont encore dans les champs à travailler. La maison est ce coup-ci en brique, on pose nos affaires, elle nous offre du thé et se met à trier des haricots, je l’aide un peu.



On part ensuite à l’échoppe du village où nous trouvons du rhum et du s*prite, ils nous manquent plus que la menthe. Accompagné de notre guide nous toquons à toutes les portes du village en demandant « puuhcenan shilarr ? » qui signifie donc « avez-vous de la menthe ? », une dame finie gentiment par nous laisser en cueillir dans son jardin.







On s’arrête ensuite au monastère, dans la cour des hommes tressent des paniers en bambou, les mômes du village jouent au foot, les hommes de notre groupe se mettent à jouer avec eux.







On reste jusqu’à la tombée de la nuit puis rejoignons la maison. Certains attaquent la préparation du mojito, d’autres celle du repas. On fait goûter le mojito à nos hôtes, la vieille dame adore et en redemande ! On mange, discutons avec la famille et partons nous coucher. Une jolie journée s’achève.
AD Adolie ·
10 septembre 2019

Nous nous réveillons vers 6h, un peu engourdis, les futons étaient bien plus minces que la veille. On avale notre petit déjeuner sur une table dehors regardant les villageois s’activer partir travailler, puis commençons notre dernière matinée de marche vers 7h30.





Le paysage est plus vallonée que la veille, on passe à travers champs et finissant par rejoindre une route de terre où se trouve le poste de garde pour payer les droits d’entrée au lac Inle de 15000 kyats. Après cette étape la route descend et on se retrouve pour la première fois à suivre d’autres groupes de touristes. En chemin on s’arrête boire un thé dans une gargote, puis terminons notre descente en voyant le lac se dessiner.







Un contrôle de notre ticket d’entrée aux abords du lac et nous arrivons dans le restaurant dans lequel nous devons manger. On discute avec Jolen notre guide, il nous dit qu’un batelier va nous amener tout à tour dans nos hôtels respectifs et qu’il a senti que notre groupe s’entendait bien donc que nous puissions partager les frais d’un bateau ensemble demain et qu’il pourrait négocier avec le batelier en question pour nous faire visiter le lac demain. On trouve l’idée bonne, et demandons à Jolen s’il a du travail prévu pour demain. Il répond par la négative et lui proposons de l’embaucher comme guide le lendemain, il accepte avec grand plaisir. On programme donc un lieu de rendez-vous à Nyaungshwe et embarquons dans le bateau pour rejoindre nos hôtels. Seul un des deux couples ne dort pas à Nyaungshwe, le batelier commence par les déposer à leur hôtel au bord du lac, plutôt au sud, puis il remonte nous déposer à Nyaungshwe, la balade durera environ 1h30.

















On arrive dans la ville en milieu d’après-midi, je rejoins mon hôtel, « Bright Hotel » où mes bagages m’attendent. Je suis seule dans le dortoir de douze lits, je prends une douche très appréciable et me repose, je me suis sentie un peu patraque pendant la marche du matin. Vers 18h je sors déposer mon linge dans une gargote qui fait laverie et pars dîner dans un petit restaurant à côté de l’hôtel, « Red Star Restaurant », j’opte pour une tea leaf salad et un mango milkshake délicieux, les tenanciers sont adorables. Je rentre ensuite à l’hôtel et me couche assez tôt.
AD Adolie ·
11 septembre 2019

J’avale mon petit-déjeuner et rejoint le lieu de rendez-vous que l’on s’est donné la veille, les quais de Nyaungshwe. Le temps n’est pas terrible, il pleut, pas bien grave, on enfile nos k-ways, déployons les parapluies et en route pour une chouette journée !





C’est jour de marché à Nampam, nous nous y rendons, une dizaine d’étales à touristes nous accueillent, mais ensuite nous arrivons dans un « vrai marché ». Notre guide, Jolen, a prévu de nous ramener dans le restaurant de la veille pour cuisiner nous-même notre repas du midi, alors on achète pastèque et ananas. On s’arrête également boire un café pour nous réchauffer.

















Ensuite nous allons visiter un atelier de tissage, intéressant de voir comment sont extraits les fils à l’intérieur des tiges de lotus !



Ensuite, nous nous rendons dans une maison sur pilotis où des femmes fabriquent des cigares. Elles connaissent Uncle Sam et sont ravis de nous accueillir et de nous montrer leur travail. Elles nous offrent du thé, des bananes, des gâteaux apéritifs, et nous passons tous tour à tour s’essayer à la fabrique d’un cigare, quelle hospitalité, quelle gentillesse ! Les fumeurs du groupe achètent des cigares, et Jolen repart avec un sac de tomates à donner à Uncle Sam.







Ensuite nous repartons vers le restaurant de la veille qui jouxte des jardins flottants, on troque notre barque à moteur pour deux canoés, et partons cueillir tomates et haricots pour faire notre tambouille. Dans les allées des jardins flottants, nous croisons un pêcheur ami des deux jeunes hommes qui nous aident à ramer et à manœuvrer les canoés, il est tout heureux de nous offrir deux poissons tout frais, la gentillesse des Birmans n’est vraiment pas une légende !









Vers 14h30, nous avons fini notre récolte et regagnons le restaurant où l’on se met à cuisiner sur les bons conseils de Jolen et de la maîtresse des lieux. Un très beau moment de partage ! On mange notre repas vers 16h30, avons le temps de faire un crochet par un atelier d’orfèvrerie et repartons vers Nyaungshwe, le soir commençant déjà à tomber. On croise un pêcheur qui tape la pose, à voir d’autres carnets de voyage forum, j’ai l’impression que c’est toujours le même !



En arrivant à Nyaungshwe, nous remercions chaleureusement Jolen qui repart sur Kalaw, et Paddy, l’un d’entre nous, nous invite à profiter du rooftop de son hôtel et nous terminons donc la soirée ensemble.
AD Adolie ·
12 septembre 2019

Deuxième journée au lac Inle, je loue un vélo pour 3000 kyats et pars me balader. Je compte faire la boucle classique autour de Nyaungshwe et commence à pédaler en direction de Khaung Daing. La route s’écarte un peu du lac et longe une zone très boisée. Le vélo loué est très correct, c’est assez plat, une jolie balade. Sur le chemin je croise une cabane qui semble faire boite à livres, puis j’arrive dans le village de Khaung Daing où je compte traverser la rive dans une barque avec mon vélo. Il n’y a pas vraiment pas foule, un piroguier fini par m’aborder et me propose la traversée pour 12000 kyats, un tarif vraiment abusif, et je n’arrive pas à négocier. Tant pis, j’ai le temps et repars dans l’autre sens et croise Paddy sur la route du retour qui pédale vers les hots springs.







Je profite d’être retournée à Nyaungshwe pour aller au marché acheter des cartes postales, les écrire et les poster, puis déjeuner au « Red Star Restaurant ». Je réenfourche ensuite mon vélo pour pédaler vers Maing Thauk. La route est bien goudronnée, mais peu fréquentée et passe par des villages. A Maing Thauk je monte un peu dans les hauteurs pour avoir une vue sur le lac, puis redescend vers le pont. Un petit pont en teck qui mène au village flottant.



















Ma visite terminée je repars vers Nyaungshwe en faisant un petit arrêt pour regarder les vignes du vignoble « Red Mountain ».



A Nyaungshwe je termine l’après-midi en me baladant dans le marché assez désert. Je recroise les deux jeunes femmes qui étaient dans mon dortoir à Mandalay, décidément ! Elles reviennent de leurs balades en bateau sur le lac, comme la veille on a consacré notre après-midi à la préparation d’un repas avec Jolen, je planifie de refaire une sortie en bateau le lendemain et elles me conseillent d’aller jusqu’à In Dein (un peu plus loin, donc les piroguiers demandent un supplément). Je réserve un bateau et vais au Shwe Yan Pyay monastère. C’est un bel édifice en bois sur pilots aux fenêtres ovales, à côté se trouve une pagode percée de centaines de niches dans lesquelles logent des petits bouddhas et les noms de leurs donateurs. Dans la pagode des moinillons jouent à se cacher.













Le soleil commence à se coucher et je rentre dans le centre-ville, et fini ma soirée en allant au Night Market qui n’est pas très animé, peut-être l’est-il plus en saison touristique ?
MO Montagnard74 Globetrotter ·
Bonjour Angèle Mandalay, Kalaw, Inle ... Un bien beau parcours que je suis depuis le début et qui me remémore avec beaucoup de nostalgie mon voyage là bas, 5 ans déjà...
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
TF Tfcboy31 Regular ·
très beau voyage et très belles photos ! Je viens de rentrer de 27 jours en Birmanie, saison sèche, surtout j'adore ta photo du Pont U Bein, en février il n'avait presque pas d'eau en dessous. Une raison pour revenir :)
IT Iterfacimus ·
Bonjour Merci pour ce carnet qui me replonge dans notre propre voyage. C'est vrai que la Birmanie est un pays merveilleux et que les gens y sont adorables.
Christine (anouslemonde.net)
MU Musarde ·
Bonjour, merci de ton beau carnet de voyage! Vivement la suite! Cordialement
AD Adolie ·
Bonjour Angèle Mandalay, Kalaw, Inle ... Un bien beau parcours que je suis depuis le début et qui me remémore avec beaucoup de nostalgie mon voyage là bas, 5 ans déjà...

Effectivement, un superbe voyage, à peine 6 mois après je partage votre nostalgie ! Ecrire ce carnet prend du temps, mais me permet de renouveler un petit peu le voyage.
AD Adolie ·
très beau voyage et très belles photos ! Je viens de rentrer de 27 jours en Birmanie, saison sèche, surtout j'adore ta photo du Pont U Bein, en février il n'avait presque pas d'eau en dessous. Une raison pour revenir :)

Merci beaucoup ! C'est fou comme certains paysages peuvent être différents entre la saison sèche et la saison des pluies !
AD Adolie ·
Bonjour Merci pour ce carnet qui me replonge dans notre propre voyage. C'est vrai que la Birmanie est un pays merveilleux et que les gens y sont adorables.

Merci à vous ! Oui, un pays si beau, et effectivement beaucoup de jolies rencontres.
AD Adolie ·
Bonjour, merci de ton beau carnet de voyage! Vivement la suite! Cordialement

Merci beaucoup ! C'est assez long à écrire, mais je m'y remets 😉
AD Adolie ·
13 septembre 2019

Troisième et dernière journée au lac Inle. J’ai fixé le rendez-vous avec mon batelier à 8h au petit embarcadère de Nyaungshwe. En arrivant, je demande au batelier d’aller vers Ywama village flottant où se trouvent des ateliers d’orfèvrerie et de papeterie. Si la visite de l’atelier d’orfèvrerie est intéressante, je suis en revanche très mal à l’aise dans l’atelier de papeterie, qui exhibe des femmes kayan parées de leurs lourds colliers en laiton et propose aux touristes de sous-peser ces fameux colliers. Démarche voyeuriste au possible, et ce n’est pas ce qui m’intéresse dans la visite d’un atelier de travail du papier…





Ensuite je décide de poursuivre vers In Dein, on y accède par une rivière aux eaux brunâtres. Je débarque, et marche en direction du long passage couvert qui monte à la pagode Shwe Inn Tain. Dans le passage on trouve de nombreux étales touristiques, et comme je suis la seule touriste à l’horizon je suis pas mal sollicitée sans trop d’insistance cependant. Arrivée en haut je suis impressionnée par les centaines de stûpas du XVIIe et XVIIIe siècles, en plus ou moins bon état, envahie par la végétation. Une balade bucolique agréable.











Je fini par redescendre, et demande au batelier d’aller à la Phaung-Daw U Pagoda où j’apprécie jeter un œil aux barges royales qui y sont garées.







Ensuite, direction le monastère Nga Phe Chaung, plus connu sous le nom du monastère des chats sauteurs car apparemment fut un temps où un moine faisait sauter des chats dans des cerceaux, aujourd’hui le moine n’est plus là et restent quelques matous qui se baladent ci et là sans sauter. Monastère en teck sur pilotis du XIXe siècle, l’édifice est superbe !









Ayant fait le tour de ce que je voulais voir sur le lac, j’achève l’excursion en barque ici et le batelier me reconduit à Nyaungshwe.



J’arrive dans la ville au milieu de l’après-midi, n’ayant pas déjeuner je m’arrête manger un naan au Dosa King Restaurant, puis retourne à l’hôtel pour finir de ranger mes affaires puisque j’ai mon bus de nuit pour Hpa-An à 18h30. Un petit pick-up vient me chercher à l’hôtel pour m’emmener à l’arrêt de bus de Nyaungshwe. C’est un grand bus, dont tout l’arrière est vidé de ses sièges, étonnant mais je fini vite par comprendre pourquoi, durant les deux premières heures on n’arrête pas de s’arrêter pour charger des colis récupérés dans des boutiques en bords de route, si bien que l’on ne fait à peine 40 kilomètres en deux heure ! Le bus est beaucoup trop climatisé, et une télé diffuse un téléfilm birman assez bruyant, la nuit s’annonce assez mal… Vers 21h on fait une pause dans un restaurant de route, la nourriture n’est vraiment pas fameuse, pour ne pas dire mauvaise… On repart 40 minutes plus tard, par chance le chauffeur coupe la télé, et je trouve finalement le sommeil assez facilement. En pleine nuit, le chauffeur s’arrête, réveil tout le bus et nous invite à descendre, je ne comprends pas trop ce qui se passe, nous sommes au milieu de nulle part, il y a de nombreux militaires et policiers, le bus est passé au rayon X, et nous sommes invités à nous rendre de l’autre côté de l’appareil à rayon X en empruntant un passage grillagé. On remonte ensuite dans le bus, je regarde sur mon portable où nous sommes, on est visiblement près de Naypyidaw, peut-être est-ce pour ça ? Je finis ensuite ma nuit dans le bus sans encombre.
AD Adolie ·
14 septembre 2019

Le bus arrive à Hpa-An vers 7h30, j’ai réservé une chambre en dortoir au « Little Hpa-An » situé à une centaine de mètres de l’arrêt de bus, je m’y rends à pied. En arrivant à l’hôtel, je remarque qu’un autre bus en provenance du lac Inle vient visiblement d’arriver, je retrouve ainsi D. une des deux jeunes femmes belges rencontrées le 1er septembre à Mandalay ! Elle fait une halte à Hpa-An d’une journée avant de poursuivre son voyage vers la Thaïlande, tandis que son amie est repartie en Belgique ayant moins de vacances. Voyageant maintenant seules toutes les deux, on se dit qu’on pourrait passer la journée ensemble. Malgré mon arrivée matinale, l’hôtel m’autorise à m’installer dans la chambre dès maintenant, moyennant 1500 kyatts je peux également prendre le petit déjeuner (un buffet très copieux). En arrivant dans la chambre, deux jeunes Allemandes sont également en train de déballer leurs affaires. On fait connaissance et décidons de partir ensemble à l’ascension du mont Zwegabin.

Nous louons deux scooters à la réception de l’hôtel (10000 kyatts par scooter), et nous voici toutes les quatre parties. La circulation dans Hpa-An et ses environs est peu dense, il est assez facile d’y rouler. Une dizaine de kilomètres plus tard, nous arrivons au pied du mont Zwegabin, accueillies par une armada de bouddhas qui composent le Lumbini Garden. Mine de rien, d’en bas ça semble assez haut, mais le Routard est assez encourageant en annonçant 1h30 de marche pour atteindre le sommet et le ciel dégagé est annonciateur d’une magnifique vue à l’arrivée.





On se lance dans l’ascension, c’est raide, un peu glissant, le sol est humide à certains endroits et jalonnés de coulées d’eau. Les deux Allemandes ont plus de difficultés à monter, elles nous encouragent à ne pas trop les attendre pour ne pas freiner notre rythme de marche. Un peu gênées, on suit finalement leur conseil. Le chemin pour monter est boisé, malgré l’ombre offerte par les arbres il fait tout de même terriblement chaud, nous ne croisons pas grand monde dans notre ascension, uniquement une poignée de Birmans qui redescendent et nous encouragent en souriant.



Finalement, on mettra environ 2h15 pour atteindre le sommet, et pourtant nous n’avons pas l’impression d’avoir traîné ! La vue en vaut la chandelle, un panorama magnifiquement dégagé de la vallée de Hpa-An s’offre à nous ! Au sommet se trouve également un petit groupe de jeunes Birmans, ils viennent de Rangoun et sont venus passer le weekend ici.





On profite de la vue une bonne demi-heure, en se demandant si nos deux acolytes réussissent à monter, lorsqu’on décide de repartir, on les croise qui arrivent, épuisées mais heureuses d’avoir réussies ! Je redescends avec D. en une petite heure, puis nous décidons d’aller voir la Sadan Cave située à une vingtaine de kilomètres de là. C’est le début de l’après-midi, on s’arrête manger dans un petit restaurant thaï en bord de route, puis poursuivons jusqu’à la grotte. La route et magnifique, les rizières sont verdoyantes, les paysages karstiques époustouflants et le ciel est radieux.





La grotte plongée dans la pénombre se compose de plusieurs pièces, que l’on traverse pieds nus sur le sol très humide voir parfois inondé, en entendant les chauves-souris et en croisant des bouddhas disséminés çà et là.



On débouche sur le lac de l’autre côté, ou quelques birmans discutent sur leur barque. Pour 4000 kyatts, l’une d’eux nous ramène au parking en barque, saison des pluies oblige, le niveau de l’eau est trop haut pour passer par la grotte, mais finalement ce n’est pas plus mal nous pouvons ainsi profiter du paysage offert par le lac !













On repart vers Hpa-An sous la lumière de fin de journée, en continuant d’apprécier le paysage, une chouette journée s’achève ! Même si au vu de la nuit dans le bus et de la randonnée je ne suis pas trop fatiguée, je suis quand même contente d’aller me coucher !

AL Alexval2 Veteran ·
Splendide !!! En ces temps de confinement (et d'annulation de voyage 🏴‍☠️) une vrai bouffée d'air frais ! Vivement la suite...
AD Adolie ·
Splendide !!! En ces temps de confinement (et d'annulation de voyage 🏴‍☠️) une vrai bouffée d'air frais ! Vivement la suite...

Merci. Le confinement est en effet autant propice au voyage virtuel, qu'à l'écriture de ce carnet ! 🙂
AD Adolie ·
15 septembre 2019

Peu avant 7h je suis réveillée par du bruit dans la chambre, une jeune femme vient d’arriver dans le dortoir et s’installe discrètement. Avec les deux autres Allemandes déjà rencontrées la veille nous avions prévu de passer la journée ensemble, on propose à la nouvelle venue, une Allemande aussi, de se joindre à nous, mais étant là a priori que pour une journée elle opte plutôt pour le tour guidé organisé par l’hôtel pour voir un maximum de choses. Nous petit-déjeunons toutes les trois, louons des scooters à la réception de l’hôtel et partons pour Kyaik-Ka-Lat. Curieux spectacle que ce drôle de piton rocheux coiffé d’une pagode. On accède à la petite île par un pont traversant un lac artificiel rempli de gros poissons. Une première terrasse est accessible aux touristes, au pied de l’escalier pour y monter un moine nous accroche un bracelet autour du poignet et nous récite une prière. Un autre moine nous invite à monter sur une deuxième terrasse normalement réservée à la prière. La vue est belle, le lieu paisible.





Nous enfourchons ensuite nos scooters directions la Yathae Pyan Cave. Accueillies par quelques singes, nous montons par un escalier dans la grotte, qui surplombe un paysage magnifique ! A l’intérieur de multiples bouddhas et au plafond des tablettes votives datant du XIIIe siècle pour les plus anciennes.







On s’enfonce dans la grotte au son de quelques chauves-souris et finissons par déboucher de l’autre côté sur une plateforme aménagée qui offre une vue époustouflante sur la campagne environnante. Le spectacle est tel, que l’on fait abstraction du sol métallique chauffé par le soleil qui nous brûle les pieds.







Nous partons ensuite déjeuner dans un restaurant, mes deux acolytes partent se reposer à l’hôtel, je continue vers la Bayin Nyi Cave. Rien d’aussi mémorable que les précédentes grottes visitées, des bouddhas récents, un environnement qui n’a rien de spectaculaire. L’intérêt se trouve surtout dans la route pour y aller, difficile de se lasser des paysages karstiques, et d’un bassin d’eau chaude à proximité de la grotte, où se baignent les familles Birmanes.











Je regagne vers l’hôtel rejoindre les deux Allemandes et nous repartons aussitôt pour la Kaw-Gone Cave. On paye les droits d’entrée de 3000 kyatts et marchons vers la grotte. Au plafond se dévoilent de nombreuses tablettes votives et de nombreuses statues de bouddhas habitent évidemment les lieux.







A côté de la grotte, un escalier à flanc de colline mène à une pagode en hauteur, les moines nous invitent à y monter. Une armada de singes est déjà sur les marches, ils semblent assez méfiants, n’étant pas vaccinées contre la rage nous le sommes tout autant, nous gravissons les marches une à une tout doucement pour ne pas les énerver. Cela en valait la peine, le sommet nous offre un paysage splendide surplombant les rizières verdoyantes.







Le soleil se couche, nous roulons vers la Bats Cave pour observer le spectacle des chauves-souris partant chasser à la nuit tombée. Pour la première fois de la journée, nous ne sommes pas les seuls touristes occidentaux sur les lieux, on retrouve notamment le groupe parti avec le tour organisé par notre hôtel et donc notre camarade de dortoir. On attend ensemble en discutant, les chauves-souris finissent par sortir lorsqu’il fait déjà presque nuit noire, on aperçoit à peine une nuée noire, elles sortent visiblement par milliers dans un vacarme impressionnant.



Nous finissons la soirée en allant manger au Thai Village Restaurant, restaurant perdu dans un village des environs conseillé par le Routard. Dans un jardin au bord des rizières, nous partageons un poisson et du pandan leaf chicken sous une paillote décorée de loupiottes, de nombreuses familles birmanes sont attablées, l’ambiance est chouette, la cuisine délicieuse.
XE Xeta Veteran ·
Bonsoir Angèle Quelle expérience ! Bravo et merci pour ton compte rendu. On attend la suite 😎

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