Expo Destins Croisés, Reza, Luxembourg
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Bonjour à tous les membres de VF (c'est ainsi qu'ils se nomment, apparemment...).

Tout d'abord merci François d'avoir ouvert ce topic.

Je voudrais ensuite parler de l'expo qui se déroule actuellement sur les grilles du Luxembourg à Paris (eh oui, encore et toujours, désolé pour les chanceux qui ne respirent pas le périph à longueur de journée). Elle est dans l'esprit de celles de La Terre Vue du Ciel (Yann Arthus Bertrand), et des Volcans et des Hommes. Cette fois-ci, c'est Reza, le célèbre photographe iranien, qui nous expose ses plus forts et ses plus beaux clichés, accompagnés de textes bouleversants.

Si vous avez un coup de bluz, n'y allez pas! Il faut avoir une dose très remplie de bonne humeur, de bonnes dispositions envers la vie. A chaque photo, cette dose est amputée de plusieurs unités. Dès la troisième photo (et le troisième texte qui va avec), on se sent l'envie de pleurer, ou de vomir. Mais, malgré cela, plus rien ne peut nous empêcher de continuer, tant son oeuvre toute entière est profondément humaine. Dans ses textes, dans ses cadrages, ses couleurs, le choix des portraits pris, des compositions des scènes, les regards des gens, tout transpire de sa propre personnalité, et on n'a qu'une phrase en tête: "j'aimerais bien le connaître, ce gars là!".

L'idée directrice de cette exposition, qui se nomme Destins Croisés, est qu'au delà des maux, des souffrances de tant de peuples, de tant de classes sociales, de tant d'enfants, de tant de cultures, de mers, de fleuves, la vie est la plus forte. Ces gens si malheureux trouvent encore le moyen d'être heureux, je ne sais pas comment ils font, et c'est montré avec beaucoup de pudeur, d'authenticité, de simplicité. Rien que d'écrire cela maintenant, j'en ai les larmes aux yeux en y repensant. Les gens que Reza montre, ce sont des gens qui n'ont plus rien, et qui trouvent encore la force de danser, de sourire, de jouer, de se débrouiller, de s'aimer, d'aimer. Ce sont ces photos là qui font le plus pleurer.

Devant les grilles du Luxembourg, en ce moment, rare sont ceux qui éclatent de rire, vraiment.

J'ai cru bon de parler de cette expo ici, dans ce Forum, parce que d'une part, je pense que ses membres, par ce qu'ils ont pu voir lors de leurs voyages, ont acquis une certaine sensibilité (où l'avaient et c'est pour cela qu'ils voyagent), et d'autre part parce que Reza est le type même du Globe Trotter qui a passé sa vie en voyages. Et ce n'était pas tous les jours les vacances, croyez le.

Après une expo comme celle-ci, on arête de raler, de se plaindre tout le temps, même un français. Ce n'est pas possible autrement!

Bon courage à ceux qui iront, et merci Reza!
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
WA Wantanaméra ·
Bien que Reza soit un photographe de renom, je trouve qu'en tant que partisan de la paix, il devrait aussi relater toute la vérité telle qu'elle existe et non celle qui peut parfois être truquée par certains en leur faveur, surtout lorsqu'on veut traiter de faits historiques. Je parle de cela car tout simplement dans cette exposition, on ne peut pas rester indifférent quant à la propagande anti-arménienne présentée dans le sujet " Azerbaidjan- Agdam. Avril 1992", et qui n'est autre qu'un tissu de mensonge digne des pures falsifications et élucubrations mythiques, pro-négationnistes et révisionnistes turcs et dans le cas présent, celles des azéries. Pourquoi aucune photo des réfugiés arméniens? ou du moins un commentaire plus équilibré! Et les victimes des pogromes anti-arméniens organisés notamment dans la capitale azerbaïdjanaise, à Bakou en 1990, ou bien à Soumgaït, ou encore à Kirovabad (aujourd’hui Gandja)?
AS Ashoddosha ·
J'ai aussi visité cette exposition à la station RER Luxembourg. Les faits concernant la ville d'Agdam dont Reza a relaté en tant que journaliste professionnel, sont malheureusement vrais! Il y a bien eu massacre de parts et d'autres (il n'est pas bon d'opposer un massacre à autre!), néanmoins le sac de la ville d'Agdam par les paramilitaires arméniens (avec la bénédiction des forces spéciales russes) est une réalité établie par plusieurs rapports des Nations Unies et bien visible même aujourd'hui sur Google Earth (vous n'avez qu'à aller la visiter virtuellement, vous serez impressionné par l'ampleur des destructions. C'est l'une des plus grandes villes fantômes du monde, entièrement vidée de ses quelques 100 000 habitants avant la guerre, à grande majorité musulmane azérie). Evitez surtout les multitudes de sites à contenues haineuse de parts et d'autres (turcs et arméniens qui s'insultent mutuellement), mais si vous recherchez bien des informations impartiales, ça vous éclairera sur ce qui c'est réellement passé. Il ne s'agit en rien de mythe ou de propagande anti-arménienne. Soyez adulte! C'est une réalité dont la diaspora arménienne doit en prendre pleine conscience et reconnaître, car un peuple qui n'a cesser à juste titre de réclamer justice pour un crime passé, ne peut et ne doit laisser passer sous silence des crimes plus récents commis par ses frères au Karabakh. Le devoir de mémoire doit se faire partout, pour les arméniens mais autant pour les pauvres civils azéris. En quoi, l'absence de photos de l'autre côté (de réfugiés arméniens, il est vrai bien inférieur en nombre) dans cette exposition, fait de la photo de la grand-mère d'Agdam selon vous "...un tissu de mensonge digne des pures falsifications et élucubrations mythiques..."??? Comme les serbes et les turcs, et les allemands, jadis, les arméniens se laissent-ils s'enfermer dans le carcan du nationalisme aveugle?
YS Ysengrin17 ·
A propos de l'exposition de Reza à la station RER Luxembourg, il est regrettable qu'elle soit à l'origine d'une polémique enflammée. Il a été question dans les divers commentaires, de devoir de mémoire, lequel doit se faire partout et par tous. Toute personne douée de sens commun est consciente du fait qu'en cas de conflit des exactions ont lieu de part et d'autre; Soit, Reza a montré des images mentionnant Agdam, le fait est qu'il a immortalisé des moments dans toute leur réalité. Agdam est une ville fantôme, désertée par ses habitants, actuellement entassés dans des camps de réfugiés en Azerbaïdjan. Pourquoi Adgam? Parce que cette ville devenue sujet tabou dont personne ne souhaite parler, est la principale victime d'un conflit fraternel qui atted pasivement l'issue des négociations entre Bakou et Erevan. Reza a ait preuve cette fois encore, de la lucidité et de l'honnêteté qui le caractérisent, en dévoilant une vérité qui devrait oeuvrer au rapprochement des hommes au lieu de les opposer.

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