Fuerteventura pour une semaine de découverte

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MI
FUERTEVENTURA !!!

Cette île, au départ, ne méritait peut-être pas de s'y attarder plus que cela mais nous, nous avons beaucoup aimé !

Tout d'abord, quelques modestes lignes pour présenter ce magnifique archipel des Canaries composé de 7 îles espagnoles, qui se trouve dans l'Océan Atlantique, au large des côtes du Maroc (environ une centaine de kms pour Fuerteventura).

Fuerteventura, où nous allons séjourner pour la semaine, est la seconde plus grande île, après Ténérife mais l'une des moins peuplée. Toutes les îles sont d'origine volcanique mais chacune a sa propre particularité. Fuerteventura est la plus ancienne d'entre elles (20 millions d'années environ) et sera certainement la première à disparaître. Quant à ses plages, ce sont sans aucun doute les plus belles et les plus grandes de tout l'archipel.

Au début, les îles Canaries furent vraisemblablement peuplées par différentes populations venues d'Afrique du Nord, ensuite par des navigateurs Phéniciens, Egyptiens puis par les Carthaginois et les Romains. Platon y situera les vestiges de l'Atlantide, Juba II, roi de Namibie, fera une description de l'île au 1er siècle avant J.C. et Pline l'Ancien, s'inspirera de cette description et citera 2 des îles : Canaria pour le nombre important de chiens qui vivent à Grande Canarie et l'île Pourpre pour Fuerteventura en raison de sa couleur brune mais celle-ci portera également plusieurs autres noms dont Planaria, Herbania etc...

L'archipel tombe ensuite dans l'oubli et ce ne sera qu'à partir du XIIIe siècle que des aventuriers génois, portugais ou autres marins d'Europe du sud accostant sur l'île de Ténérife y découvriront les Guanches (les enfants du grand volcan) appelés également Majoreros, qui vivaient là depuis longtemps apparemment.

Même s'il y a beaucoup de vent à Fuerteventura, ce n'est pas la traduction de son nom. Fuerteventura s'appelait Fortaventure en français (dans le sens de forte bataille) mots qu'aurait prononcé un aventurier français, Jean de Béthencourt, en arrivant sur ses côtes à des fins de conquête en 1405. Et c'est lui qui lui donnera ainsi son nom actuel que l'Espagne conservera lorsqu'elle en prendra possession en 1424.

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Après un vol matinal très agréable, nous atterrissons à PUERTO DEL ROSARIO, ville principale de FUERTEVENTURA !

Puis nous prenons la navette pour CALETA DES FUSTE que nous avons choisi pour sa situation géographique plutôt centrale. Cette première demi-journée est surtout dédiée à faire connaissance avec l'endroit où nous avons décidé de nous poser pour quelques jours car nous n'avons réservé notre voiture que pour le lendemain. Nous commençons donc par une balade autour de l'hôtel (notre chambre n'étant pas tout à fait prête) puis par le village construit uniquement pour le tourisme, où nous voulons nous restaurer un peu et, en fin d'après-midi, nous poursuivons par le bord de la très grande plage de sable blanc qui jouxte l'hôtel. Il fait très beau mais il y a beaucoup de vent. Il faut s'y habituer, c'est plutôt monnaie courante par ici surtout en cette période !



La plage depuis l'hôtel



Une partie de la plage côté port



La promenade le long de la plage

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Ce matin, nous avons rendez-vous avec notre loueur de voiture.

Belle journée en perspective donc, sauf que le loueur de voiture n'est pas du tout à l'heure pour le rendez-vous (plus d'une heure de retard), que la voiture qu'il nous amène n'est pas celle demandée (twingo au lieu de clio !), qu'elle affiche beaucoup de kilomètres (11300 kms au compteur !!!), qu'elle est franchement sale à l'extérieur comme à l'intérieur et qu'elle a de nombreux coups et autres rayures un peu partout. Nous perdons ainsi toute notre matinée à essayer de résoudre ce problème, sans résultat efficace (évidemment dans ce cas-là, il ne parle ni français, ni même anglais!), sauf qu'il nous propose de nous la changer pour le lendemain…

Bref !

Nous décidons quand même de partir pour le centre de l'île.

Nous prenons la direction de BETANCURIA. De chaque côté de la route c'est très beau. Dommage pour les photos, il y a un voile de brume qui perturbe quelque peu les abords de l'horizon… Mais le soleil est là, accompagné de son grand copain le vent qui ne souffle apparemment pas assez fort pour dégager cette intruse dans le tableau…



Le Cuchillos (625m) depuis la FV20



Sur la FV30

Sur la route, avant BETANCURIA, deux étapes intéressantes pour découvrir un magnifique panorama :

D'abord, un arrêt obligatoire au « mirador de Morro Velosa »! Il faut prendre un chemin sur la gauche sur environ 1 km (cet accès n'est ouvert que pendant les heures d'ouverture du mirador, c'est-à-dire du mardi au samedi entre 10 et 18h). En haut, c'est trop beau ! Mais difficile de rester dehors à cause du vent plutôt violent et… Gla-gla ! Heureusement, c'est très bien aménagé et il y a plein d'explications intéressantes concernant la géologie des lieux à l'intérieur. J'ai lu quelque part que ce mirador avait été conçu par César Manrique, architecte, peintre, sculpteur espagnol du XXe et grand défenseur de la nature de son île Lanzarote. Le panorama est vraiment superbe : on se croirait presque dans un pastel géant tout autour de nous ! Même la brume tenace rajoute une sorte de magie… lunaire au tableau ! C'est un paysage plutôt valonné et désertique et ce n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire !





Nauplius sericeus (aster endémique de Fuerteventura)

Autre arrêt inévitable un peu plus loin sur la route : le « mirador Corrales de Guize » où nous trouvons deux immenses statues de Guanches (environ 4,50m de hauteur), les premiers hommes connus des îles. Ces deux statues sont l'oeuvre du sculpteur Emiliano Hernandez et se trouvent, apparemment, sur la ligne « frontière » des deux anciens royaumes. On aurait donc, à droite, le roi de Guize et, à gauche, le roi d'Ayoze.



Les Guanches : signifie « les hommes du grand volcan », nom donné aux premiers hommes des îles canariennes découverts par les premiers conquérants sur Ténérife. C'était un peuple de bergers et de guerriers qui vivait comme les hommes du néolithique et habitaient dans des grottes. Ils étaient connus pour être plutôt grands (au moins 1,80m) et blonds aux yeux bleux ! Au début du XVe siècle, il y avait 2 royaumes guanches (pas forcément les mêmes que sur Ténérife) qui se partageaient l'île : les Ayoze et les Guize, deux frères ennemis. Le roi de Guize régnait sur la partie nord de l'île, Maxorata et celui d'Ayoze sur la partie sud, Jandia. Au début du XVIe , après les massacres et les nombreuses déportations comme esclaves vers l'Europe, les Guanches furent finalement anéantis.

depuis le "mirador Corrales de Guize"

BETANCURIA :

C'est Jean de Bethencourt qui trouva cet endroit idéal, s'y installa en 1405 et lui donna son nom. Ce fut la capitale de l'île jusqu'en 1834. Elle fut mise à sac par les pirates européens ou marocains à plusieurs reprises.

On trouve une place de parking, à l'ombre, le long de la route et c'est à pied que nous montons visiter la partie historique de ce très joli petit village.



Belle église du XVIIe. Elle fut construite au XVe siècle, sur l'ordre de Jean de Béthencourt mais détruite au XVIe lors d'une incursion de pirates puis rebâtie au XVIIe. Seul le clocher est d'origine. Nous n'entrons pas à l'intérieur (fermé) mais remarquons la drôle de gargouille en bois sculpté et l'escalier plutôt raide du campanile (quasi à la verticale!)…

Jolie petite place ombragée avec une belle fontaine. Depuis cet endroit on a une vue originale sur l'église avec, à l'arrière, le sommet du Morro de la Cruz (676m).







Une oasis de verdure à Betancuria

C'est très agréable mais on en a vite fait le tour car c'est plutôt petit.
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Vego de Rio Palmas et les sommets des montagnes de Betancuria

Nous poursuivons notre route vers PAJARA. Belle route sinueuse mais bien roulante. Sur le parcours, également 2 autres endroits où s'arrêter :

Tout d'abord au niveau du « mirador de las Penitas »pour un autre point de vue où nous rencontrons un nombre impressionnant d'écureuils de Barbarie. Apparemment importés sur l'île par les marins, ils pullulent maintenant et des aigles ont même été dressés pour réguler leur prolifération… Mais il semblerait que ceux-ci préfèrent les… Lapins !!! En même temps, c'est sûr ! Un lapin c'est plus gros et donc certainement plus facile à attraper : sont quand même pas idiots les aigles !!! Il est donc interdit de donner à manger aux écureuils mais cela n'empêche nullement les passagers d'un car de tourisme de les nourrir (comme par hasard, ils ont tous quelques graines à leur donner…!!!). Bref ! On apprécie énormément le paysage, un peu les très nombreux écureuils gourmands et plutôt agressifs entre eux mais nettement moins le car de tourisme qui, en plus, lors de son arrêt prolongé, garde son moteur allumé (nous avions déjà remarqué cela au mirador de Morro Velosa et même à l'aéroport, lorsque la navette attendait ses clients…).



Un écureuil de Barbarie



Le barrage de las Penitas et, au fond, la pointe de l'Atalayeja de la Vieja (246m)

Quelques photos et nous reprenons la FV30 pour PAJARA.



La FV30 et le « mirador Risco de las Penas »

Un peu plus haut, au niveau de la porte de PAJARA (limite entre BETANCURIA et PAJARA), nouvelle pause au « mirador Risco de las Penas » où là encore, nous profitons pleinement du paysage.



Depuis le mirador Risco de las Penas



La porte de Pajara au niveau du mirador devant le Pico de la Muda



Le Risco de las Penas et la pointe de la Atalayeta de la Vieja (246m)





Depuis le mirador de Risco de las Penas – vue sur Vego de Rio Palmas dans la vallée et le sommet du Betancuria - fleurs d'euphorbe du roi Juba



Pajara

Arrivés sur PAJARA, nous sommes un peu déçus car nous ne pouvons pas accéder aux rues vers l'église à cause de travaux autour de celles-ci. Cela entraîne un peu d'embouteillage alors nous continuons pour TUINEJE, puis ANTIGUA où nous bifurquons en direction de TRIQUIVIJATE pour revenir sur CALETA DES FUSTE.

Tuineje et la montaneta de Tamacite (354m)



Tiscamanita et la caldera de Gaira



Triquivijate depuis la FV413 et culture de figuiers de barbarie

Première journée de découverte bien remplie.
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Pour cette nouvelle journée nous envisageons de partir plus vers le nord, du côté de TINDAYA , de LA OLIVA et de CORRALEJO.

Toujours la même météo et toujours… la même voiture !!! Propre certes, mais toujours la même ! Bon, on se dit qu'au moins elle ne craint plus grand-chose si ce n'est notre hantise de la voir tomber en panne dans je ne sais quel endroit… plutôt paumé ! De plus, nous ne voulons pas perdre une seconde matinée pour essayer de régler vainement ce problème ! Alors tant pis, nous ferons avec !!!

Cette fois-ci nous roulons vers TETIR et TINDAYA.

Encore de beaux paysages.



Le Tindaya

A TINDAYA, on découvre une jolie petite église et la majesté du volcan Tindaya qui fut, en son temps, la montagne sacrée des Guanches (vers le sommet, on y aurait trouvé des gravures de pieds et des momies datant de leur époque…). J'avais entendu parler d'une piste entre TINDAYA et EL COTILLO, qui menait au barranco de « los Encantados » (le ravin des enchantés appelé aussi barranco de « los Enamorados », ravin des amoureux), mais, apparemment, nous nous trompons de direction et la piste est vraiment très mauvaise. Nous ne voulons pas aller trop loin car il y a d'énormes trous au fur et à mesure que nous avançons et vu notre véhicule, nous ne voulons pas risquer une panne quelconque. Demi-tour donc mais, au moins, on peut apprécier le Tindaya sous d'autres angles car ce chemin en fait presque le tour. A plusieurs endroits, des panneaux indiquent qu'il est interdit de grimper sur ce volcan. C'est à TINDAYA qu'est fabriquée la plus grande partie du fromage de chèvre local (le majorero).



Église de Tindaya



autre vue du Tindaya



Entre Tindaya et El Cotillo

Nous nous dirigeons maintenant vers LA OLIVA. On aperçoit la « Casa de los Coroneles » (la maison des Colonels) depuis la route avant d'arriver sur LA OLIVA avec, en arrière plan, la montana de Escanfraga et, surtout, le magnifique cône de la montana del Fronton.



LA OLIVA doit certainement son nom à la présence d'oliviers sur son territoire même si nous n'avons pas eu l'occasion d'en voir beaucoup.

Du temps des Guanches, LA OLIVA était la capitale du royaume des Guize mais elle fut délaissée par la suite au profit de BETANCURIA puis, de nouveau, redevint capitale partagée avec ANTIGUA au début du XIXe pour être abandonnée, à la fin du même siècle, au profit de PUERTO DEL ROSARIO.

C'est Ginès de Cabrera Bethencourt qui fit construire La « Casa de los Coroneles » au XVIIIe. L'église (iglesia de Nuestra Senora de la Candelaria) est également bâtie à cette période (1711)

et c'est à partir de la création de la paroisse et de l'arrivée du Gouverneur Militaire de l'île, le « coronel », que LA OLIVA devient l'un des plus importants noyaux de population et le principal centre de gouvernement de l'île.



La « casa » fut l'ancien siège de la commanderie militaire de l'île pendant près de 150 ans. La charge de « coronel » était héréditaire au sein des familles apparentées. Les « coronels » avaient ainsi , en plus du pouvoir militaire, celui du social et de l'économique. Cela leur permit de s'enrichir en devenant d'importants propriétaires terriens d'une grande partie de l'île (environ 1/3) suite, notamment à différents mariages arrangés mais également et surtout grâce aux très nombreuses taxes imposées aux paysans qui finirent par se soulever en de multiples jacqueries sanglantes qui obligea quand même MADRID à dissoudre cette milice malsaine en 1834.

C'est donc avec la disparition des « coronels » que LA OLIVA perd son statut en faveur de PUERTO DEL ROSARIO.

Nous n'entrons pas à l'intérieur de l'édifice car il est fermé (il n'ouvre qu'à 10h), c'est dommage ! Il paraît que l'intérieur est très intéressant.

Nous pouvons entrer par contre dans l'église. C'est une église simple avec un joli plafond en bois sculpté par endroits qui mérite qu'on s'y attarde un moment. A l'extérieur, le campanile en pierres de volcan est très imposant.





petit moulin à la sortie de LA OLIVA

Prochaine étape : EL COTILLO.



Du côté de LAJARES, nous trouvons une piste de sable sur la gauche, à un rond-point, que nous empruntons sur quelques centaines de mètres (nous espérons trouver un barranco intéressant et, pourquoi pas celui de Los Encantados ?) mais là encore, cette fois-ci c'est la « tôle ondulée » qui nous inquiète pour la voiture et comme je ne peux pas marcher trop longtemps, nous faisons demi-tour pour EL COTILLO et, avant de reprendre la route bitumée, nous nous arrêtons sur la piste pour photographier de belles fleurs près d'un tout petit barranco de sable pétrifié qui a, malgré tout, de bien jolies formes. Ce n'est pas celui qu'on recherchait, car celui-ci est plutôt mini mais ce paysage désertique est quand même très beau.





Fleurs de garland chrysanthème (chrysanthemum coronarium)



fleurs de nicotiana glauca



Notre mini barranco à nous...
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EL COTILLO est un joli petit port et nous marchons jusqu'au « castillo de Rico Roque » pour quelques photos. Le bord de mer est très agréable.





El Cotillo



Le castillo de Rico Roque



Puis nous reprenons notre route en direction de VILLAVERDE pour, un peu plus loin sur la droite avant le village, nous diriger vers la « Cueva del Llano » (la grotte de la plaine). C'est bien indiqué, nous trouvons l'endroit facilement. Il s'agit d'une sorte de tunnel de lave qui date d'environ un million d'années et que l'on peut visiter. Nous ne sommes pas les seuls à être intéressés mais, pas de chance, ce n'est ouvert que les jeudi, vendredi et samedi de 10h à 17h. Il s'agit d'un petit musée sur l'évolution géologique de l'île et, apparemment, on a la possibilité de marcher sur quelques centaines de mètres, dans un tunnel de lave… Nous prévoyons donc de revenir demain et repartons pour CORRALEJO.

Nous connaissons déjà CORRALEJO pour y avoir passé une journée lors d'une croisière. On va juste faire un tour sur la promenade en bord de mer. Aujourd'hui le ciel est trop brumeux, on ne peut pas apercevoir les hauteurs de Lanzarote comme la dernière fois mais nous avons tout de même une belle vue sur l'île de Lobos.



Photo prise à Corralejo lors de notre escale de croisière avec les reliefs de Lanzarote à l'horizon



La plage de Corralejo



fleurs d'aloe vera

Après une petite pause gourmande, nous rentrons à l'hôtel par la FV1 qui longe, sur la droite, le parc naturel de Corralejo et, sur la gauche, les belles plages avec de jolies vues sur l'île de Lobos et, au bout de la route, l'imposant Mont Roja.

L'île de Lobos





Les dunes, la côte Roja et le mont Roja



La côte Roja

Le mont Roja

Encore une bien belle journée.

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Départ ce matin pour retourner sur TINDAYA. Il fait moins beau, le ciel est très voilé et toujours autant de vent. On a décidé de découvrir un autre barranco même si ce ne sera certainement pas celui que nous voulions trouver hier.



Depuis la FV10 du côté de TETIR. Au fond, le Muda (689m)



Le massif du Muda

A la sortie de TINDAYA, en direction de la plage, on suit la route goudronnée jusqu'à un croisement où l'on prend une nouvelle piste à droite qui nous mène au lieu-dit Taca. Au bout de celle-ci, beaucoup plus roulante que celle d'hier, on s'arrête à droite, dans le « barranco de Esquinzo ». Apparemment, si nous étions partis sur notre gauche, un peu plus en aval en direction de la plage, nous serions fatalement tombés sur le « barranco de los Encantados » (enfin !… Peut-être!!!… Ou pas !) mais voilà ! Nous partons vers la droite !!! Décidément, il était écrit que nous n'aurions pas la chance de découvrir ce site naturel et encore sauvage… Mais bon ! Nous avons malgré tout fait une belle balade, certainement moins impressionnante que vers « los Encantados »mais avec quelques beaux endroits quand même.









Balade dans le ravin (barranco) de Esquinzo et dans un affluent de ce ravin
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La piste entre Taca et Tindaya

La montagne Quemada depuis la piste

Comme envisagé la veille, nous retournons à VILLAVERDE pour la « cueva del Llano » qui devrait être ouverte cette fois-ci. Grande déception à notre arrivée !!! Bon ! Le tout petit musée (gratuit) est bien ouvert mais le tunnel de lave est fermé au public… Pour des raisons de sécurité… Le musée par lui-même est intéressant même s'il est vraiment rikiki ! C'est un centre d'interprétation. Il y a des explications géologiques, des photos du tunnel et on fait même connaissance avec le genre de… bestioles qui vivent dans le tunnel, notamment une araignée troglodyte plus que géante, endémique de Fuerteventura, appelée Majoreus Randoi Rambla… Ben finalement, au vu de la taille de l'araignée en question, qui ressemble davantage à un crabe du genre immense araignée de mer, je suis très contente de ne pas descendre dans ce tunnel !!!



Une pie grièche méridionale rencontrée à Villaverde

De retour sur VILLAVERDE, nous montons sur les hauteurs pour y découvrir 2 beaux moulins très bien rénovés. De là-haut, nous avons un joli point de vue sur les alentours, notamment sur un volcan dont je ne suis pas certaine du nom : peut-être l'Arena !

Villaverde



Au croisement de la route avec celle de TINDAYA, je découvre, au pied de la montana Quemada, un monument. Arrêt un peu plus loin pour essayer de le prendre en photo pour pouvoir me renseigner par la suite.



La montana Quemada. Le monument se trouve en bas sur la gauche



Le monument dédié à Miguel de Unamuno



Il s'agit d'un monument dédié à Miguel de Unamuno (1864-1936), qui fut exilé ici en 1924 pour son opposition à la dictature. Il réussit à s'enfuir à Paris jusqu'à l'instauration de la république en 1931 dont il est le grand inspirateur. C'était un poète, un romancier, un philosophe et un critique littéraire qui figure parmi les plus grands écrivains de son époque. Il a écrit de très belles phrases sur Fuerteventura telles que :

« Cette île a un style propre : sa terre est squelettique, comme ses ruines volcaniques… Ses montagnes surgies du fond de la mer sont un don pour ceux qui savent ce qu'est le secret intime de sa force... ».

J'ai trouvé également d'autres citations de sa part (mais rien à voir avec Fuerteventura) dont ces deux-là qui me plaisent beaucoup :

- « Exister, c'est agir ! » et « La vie ! Bien agiter avant l'usage »…

A méditer, sans aucun doute.

Retour ensuite à l'hôtel par TETIR

Tétir et la montana Tenejereque

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Aujourd'hui, c'est vers le sud que nous décidons de nous rendre, plus précisément, du côté de LA PARED.



L'Aceitunal (686m)

On descend par la FV2 jusqu'à MATAS BIANCAS. Encore de beaux paysages le long de Malpais Grande : champs de lave et belle caldera de Los Arrabales.



Caldera de los Arrabales



Champ de lave

Puis on emprunte la FV605 en direction de LA PARED. Arrêt sur la gauche en haut d'une côte qui surplombe LA PARED. Très belle vue sur le village, les montagnes et la côte.





Nous allons jusqu'au parking pour la plage et continuons à pied pour admirer les belles falaises.









Après un bon moment sur place, nous reprenons la voiture pour AJUY, toujours en direction de PAJARA.
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Depuis la FV605



Pied de Mesembryanthemum crystallinum, à nos pieds, au bord de la route



Le Cardon (691m)



Vers le mirador de Sicasumbre

Très beau parcours et arrêt au « mirador de Sicasumbre » (parkings à droite et à gauche de la route). Après environ 5mn de montée, nous voici au niveau du mirador : superbe panorama de tous les côtés ! On peut y voir entre autres : le Cardon (691m), le Vigocho (382m) côté mer avec la pointe del Penon Blanco et le Mezquez (414m). C'est un très beau mélange de couleurs avec, là encore, la roche plus ou moins noire des volcans qui tranche avec la blondeur des dunes de sable toujours aussi désertiques qui s'enfoncent inlassablement dans le bleu de l'océan.



Depuis le parking du mirador



Vue sur le Cardon depuis le mirador



Le Vigocho (382m)



Le Mezquez (414m)

Le Mezquez et la route de Pajara



le mirador de Sicasumbre et le Cardon

Nous continuons notre route. Avant PAJARA, il faut prendre à gauche, la FV621 pour AJUY.



En direction d'AJUY



Embranchement FV621 et FV605

Très belle route comme toujours et nous arrivons sur AJUY, où il y a un grand parking à l'entrée pour se garer sans problème.



Le petit port d'Ajuy et sa plage de sable noir



Dans les rues d'Ajuy

Le bout de la plage d'Ajuy et le promenade au-dessus de la falaise



Accès à la balade sur les falaises

Mélange de roche volcanique, de sable pétrifié et de lave au début du circuit
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"PUERTO DE LA PENA » : superbe site le long de la mer qui part sur la droite de la petite plage de sable noir. Très beau tout au long de l'itinéraire balisé et, le must, c'est l'arrivée à la grotte accessible et la vue sur les autres grottes depuis « la Rampa ». Sublime !









Différentes « sculptures » dans le sable pétrifié par le vent et l'eau





Sublime nature à l'état brut ! Magique !





Les cuevas et la caleta negra



La grotte accessible



Depuis l'intérieur de la grotte

Superbe site à protéger au maximum



Moulin de Tiscamanita sur le chemin du retour



Un des moulin de Valles de Ortega

Très très belle journée une fois encore.

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En ce samedi matin, toujours la brume et toujours le vent ! Cela ne nous empêche pas bien sûr de prévoir encore une nouvelle journée de découverte de cette île au charme indéniable.

Nous partons pour LOS MOLINOS.



Le village de TEFIA entre les montagnes Cuchillos (625m) à droite et Aceitunal (686m) à gauche





Le barranco de Los Molinos





De nouveau une belle route et, après une sorte de village communautaire, les belles falaises du barranco de Los Molinos : premier ravin où l'on trouve un peu de verdure au fond. L'arrivée sur LOS MOLINOS est plutôt sympathique. C'est un tout, tout petit hameau de pêcheurs mais les falaises qui l'entourent valent le coup d'oeil. On grimpe sur celles de gauche (il y a des escaliers!) après avoir évité les quelques canards locaux qui se mettent à l'abri à l'ombre des voitures garées là. Premier endroit où l'on voit un peu d'eau couler jusqu'à la mer, même les canards ont de quoi barboter !



Néanmoins, le tour est vite fait. On pourrait, je pense, remonter à pied le fond du barranco qui est, semble-t-il, très beau. Il y a également une sorte de piste (plutôt un chemin) qui démarre au-dessus de LOS MOLINOS pour rejoindre le village communautaire par, cette fois, le haut du barranco d'après ce que j'ai vu sur la carte.



La jolie toute petite chapelle de Los Molinos
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Au retour, on s'arrête au moulin un peu avant l'embranchement pour TEFIA que l'on avait remarqué à l'aller. Il se trouve juste à côté d'un observatoire qui est ici un point de référence principal pour observer le ciel et les étoiles dans d'excellentes conditions.







Le mont Cuchillos depuis le moulin de Tefia

Le vieux moulin à vent, lui, comme bien d'autres rencontrés lors de nos escapades, étaient utilisés pour moudre les céréales servant à faire le « gofio ». Le « gofio », c'est une pâte de farine de maïs, orge ou froment délayée dans de l'eau. Le « gofio » comme le fromage de chèvre, constituaient l'aliment de base des Guanches. Aujourd'hui, le « gofio » est surtout proposé en dessert, sous forme de mousse ou de crème, voire de glace.

Je ne crois pas que Don Quichotte soit venu jusqu'ici pour combattre ses fameux moulins mais il aurait eu vraiment de quoi satisfaire sa folie quand on voit le nombre important de ces « silhouettes géantes » qui jalonnent tous les jours nos balades. Certains sont en très mauvais état, certes. D'autres encore n'existent même plus, hormis quelques tas de pierres… Mais tous ceux qui sont encore debout, tous ceux qui ont été rénovés, tous ceux qui se redressent fièrement, nous font présumer de l'importance des cultures céréalières sur l'île à une certaine époque.

De nos jours, c'est surtout le manque d'eau qui nous frappe un peu partout.

Avant de rentrer à l'hôtel, nous décidons d'aller à l'usine d'aloe vera qui se trouve sur la route FV20 entre VALLES DE ORTEGA et TUINEJE que nous avions repérée il y a quelques jours déjà. Nous arrivons un peu avant la fermeture et nous sommes accueillis par une personne qui parle bien le français et qui nous explique en détail, ce qu'est l'aloe vera et ce que l'on peut en faire : très intéressant.

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Déjà notre dernière journée à Fuerteventura.





Aujourd'hui, nous ne bougeons pratiquement pas de l'hôtel. Au menu de la journée : farniente autour de la piscine, dernière balade en bordure de mer pour ne pas rester complètement inactifs et quelques courses de dernières minutes.



Un schefflera pueckleri dans les jardins de l'hôtel

Nous découvrons, au niveau du petit port de CALETA DES FUSTE, une tour de type génois qui est une tour de défense de 1743. Appelée également el castillo, son nom véritable est tour de San Buenaventura. Cette tour est le seul élément d'origine de ce village fabriqué de toutes pièces pour le tourisme, même la plage n'est pas naturelle car il a fallu l'aménager avec des tonnes de sable pour en faire ce super espace bien protégé de la houle.





Le petit port de Caleta des Fuste

Ressenti de l'ensemble de notre séjour :

C'est une île qui mérite qu'on s'y attarde un peu plus. Nous avons d'autres projets de voyage pour l'instant mais il n'est pas exclu que nous revenions dans quelques temps car il faut bien qu'on finisse par le trouver ce fameux « barranco de los Escantados » !!! Nous n'avons pas eu l'occasion non plus d'admirer un coucher de soleil à l'ouest de l'île, ni même de marcher dans les dunes de CORRALEJO… Nous n'avons pas pris le temps d'aller faire un tour sur l'île de Lobos ni de nous rendre à El COTILLO par la piste côtière et voir le phare de Toston pas plus que faire le sud pour la pointe de Jandia et son phare, découvrir COFETE et ses plages…

Il y a donc encore beaucoup de choses à découvrir sur cette île pleine de belles surprises.

Par contre … On changera de loueur de voitures, çà... c'est sûr !
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OR
Bonsoir chris,

Merci pour ce retour et toutes ces photos ! Sacré boulot ... Pour le Barranco de los Escantados, vous n'aviez pas téléchargé de trace GPX ?
https://lesvoyagesdeboncampeur.blogspot.com/
MI
Bonjour Jean-Philippe, [:)] Merci pour votre message. On avait bien regardé déjà avant de quitter la France. Mon mari avait également téléchargé le circuit. Le premier essai était sans doute bon mais nous ne sommes pas allés suffisamment loin sur la piste (je ne peux pas trop marcher) et pour le second essai, le téléphone était resté à l'hôtel ! C'est quand même idiot je sais, mais... Je me dis que ce sera une bonne occasion de revenir !!![;)]

Bonne journée et bien cordialement
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RO
Bonjour Chris, Un grand merci pour ce carnet que je viens de découvrir. Nous avons parcouru cette île y a quelques années, j'ai revu quelques endroits avec grand plaisir mais aussi découvert de nouveaux. En effet, Fuerteventura a beaucoup plus à offrir que ses plages. Bonne journée Isabelle
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
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Bonsoir chris,

Merci pour ce retour et toutes ces photos ! Sacré boulot ... Pour le Barranco de los Escantados, vous n'aviez pas téléchargé de trace GPX ?

Bonjour Orionide,

Alors moi j'avais la trace GPX mais l'état de la piste m'a dissuadée d'aller plus loin... Il me restait 3 km à parcourir, un peu trop long à mon goût pour les faire à pieds, d'autant plus que le temps commençait à se couvrir. J'ai trouvé les 50 premiers mètres de la piste beaucoup trop caillouteux (pires que pour los charcones à Lanzarote) et j'ai fait demi-tour.

Par contre si ça peut vous aider : je suis arrivée jusque là 28.616571, -13.988956 en prenant la piste (assez roulante, 30km/h) depuis 28.665502, -13.945011. Mais en fait il y a beaucoup plus court ! Il faut partir de Tindaya : 28.595206, -13.989349 la piste est tout aussi correcte mais 4 fois plus courte.

Après il y a peut-être d'autres alternatives... Moi j'utilise l'appli maps.me et je pensais que les routes tracées en pointillés noirs étaient des chemins piétons, ce qui ne semble finalement pas être le cas.

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