Film "Sur la route" d'après Kérouac
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
BL
Je l'attendais avec impatience. Le film de Walter Salles n'est sans doute pas un chef d'oeuvre mais l'ensemble se voit sans déplaisir. Il colle assez bien au livre pour l'atmosphère bien qu'il manque la dimension mystique très présente chez Kérouac. De toute façon, il est toujours difficile de faire au cinéma un chef d'oeuvre à partir d'un livre qui lui est un chef d'oeuvre reconnu depuis très longtemps. Plongée dans une Amérique pauvre pour de jeunes gens que rien ne prédestinaient dans ce sens sinon l'envie d'échapper à une société bourgroise et étriquée ... Contrairement à son titre prometteur pour des voyageurs "sur la route" n'a pas vraiment de but, l'essentiel pour les jeunes protagonistes c'est de bouger ... et ils bougent vraiment😛😉... J'ai bien aimé et pas mal de choses à dire avec le recul du temps (l'action se passant en 1949/50) ... ... et vous ?
KO Kola Globetrotter ·
A l'occasion de la sortie du film, le musée des lettres et manuscrits (à Paris) expose le rouleau... manuscrit, donc... sur lequel Jack Kerouac écrivit son roman.

Le film a l'écran peut-il être à la hauteur de celui que notre regard intérieur a projeté en transformant les mots lus en images ?

(Questionnement valable pour tous les films tirés d'un livre que l'on a préalablement lu...)
VO Voyajou Globetrotter ·
Tous les 10 ans j'essaie de lire "Sur la route" et ... je fais demi-tour.🙁 Par contre à 10 ans j'aimais bien Blek-le-roc en bd (trappeur américain d'origine bretonne).
TR Travaway Globetrotter ·
Quel dommage vraiment!🙂 Remarques, ce n'est pas celui que j'avais préféré à l'époque où je les ai lu... Je lui préferais les Anges vagabonds et les Clochards célestes ... mais le tout est extraordinairement bien écrit.

De mon côté je n'ai pas encore vu le film, mais l'affiche me parle assez, j'esperais juste que ce ne soit pas qu'une pale adaptation

Radiocan. possède des archives filmés de Jack Kérouac http://archives.radio-canada.ca/societe/jeunesse/clips/2865/
KU Kujila Globetrotter ·
Tous les 10 ans j'essaie de lire "Sur la route" et ... je fais demi-tour.🙁

C'est pourtant tout simple à lire... Peut-être qu'il faut le lire une première fois vers 15 ans...

Après, perso, je ne voit pas l'intérêt d'en faire un film...

Les bons films tirés de bons livres sont rarissimes, alors que pour les mauvais films tirés de bon livres, il y a bousculade !

Vouloir porter à l'écran un classique de la littérature ou un bon livre, c'est assez présomptueux je trouve...

Pas très curieux de voir le résultat en tout cas... J'attendrai sans problème 6 mois qu'un copain me prête le DVD 😛...
JE JeanMichel54 Veteran ·
Tous les 10 ans j'essaie de lire "Sur la route" et ... je fais demi-tour.🙁 Par contre à 10 ans j'aimais bien Blek-le-roc en bd (trappeur américain d'origine bretonne).

Vers le même âge j' étais aussi accro de Blek-le-Roc , flanqué de Roddy et du professeur Occultis . Quand un exemplaire me tombait entre les mains , pas question de faire demi-tour ! 😉 J' ignorais ses origines supposées bretonnes , mais qu' est ce qu' il flanquait comme dérouillées aux tuniques rouges ! 😛
BL Blekzerock Regular ·
Je vois qu'il y a de fins connaisseurs de Blek le roc, cela fait plaisir🙂

"Sur la route" m'a intéressé plus du point de vue de l'histoire des mentalités que pour l'oeuvre littéraire transposée à l'écran.

Pour ma part, difficile d'adhérer à cette route qui ne se résume qu'à une succéssion de drogues party, de saouleries et autres parties de jambes en l'air sur fond de jazz... tout simplement euh🤪 parce qu'on en a justement abusé un peu plus tard sur fond de rock😏 et qu'il y a eu accélération voire banalisation de tout cela jusqu'à aujourd'hui... mais replacé dans le contexte de l'époque bien sûr ...

Par contre avec du recul le culte hédoniste tout littéraire et un tantinet faussement paumé de "sur la route" prefigure une suite plus pépère ... la route est devenue avec le temps une autoroute bien bourgeoise vers la consommation tout court et plus de divorces ...

Je m'attendais à plus de rebellion, du Blek quoi ... Kérouac, Ginsberg et la beat génération ont mal vieilli. Ils semblent dans le fond assez conventionnels et trop axés sur eux mêmes.
TR Travaway Globetrotter ·
Bonjour,

Je suis finalement aller le voir hier...🙂 Je ne l'ai pas trouvé mauvais, mais pas transcendant non plus! J'ai été assez sensible au travail du chef op. pour ma part , la lumière et matière de l'image me semblaient appropriées.

L'excès de débauches en tout genre m'a gênée aussi , surtout que dans ces séquences j'ai trouvé le propos assez pauvre, beaucoup de clichés et la prise de vue pas tjrs. très audacieuse... Il y a un parti pris autour de la personnalité névrotique de Dean au détriemment du road-movie des grands espaces traversés, de l' évocation de la liberté, de la fluidité, mais aussi des moments plus intériorisés que Kérouac décrivaient plutôt bien. J'avais plutôt souvenir d'un canevas bien "ficelé" de toutes ces choses sans que l'une en évince d'autres et dont le fil conducteur etait Kérouac lui même dans la perception personnelle et poëtique qu'il en avait de même que dans sa façon plus ou moins consciente de remettre en question les codes de l'époque. Enfin je n'ai pas retrouvé son ton, et l'humour qu'on lui connaissait en itw.

Après bien , il y a un choix de montage discontinu, un peut haché façon magazine Américain sans trop en faire , je n'avais pas ressenti le récit de cette façon, même s'il était truffé d'histoires et de rencontres, mais je ne l'ai pas relu depuis des années... Cependant, je pense plutôt à une option économique ...qui explique probablement avec le fait qu'il soit tourné en Anglais, que le film est destiné à séduire le marché Nord Américain .

Maintenant que la brèche a été ouverte, avec "The Artists", Marin Karmitz ne peut que jouer sa carte aujourd'hui, et quand on voit le générique , on se rends compte que le tour de table est plutôt Transatlantique et qu'une bonne partie du tournage à été réalisé aux US avec des équipes Américaine et donc un producteur executif Américain, qui ouvrira probablement des portes au film. Il n'y a pas trop le choix, l'avenir de la production c'est aussi son internationalisation, mais ça oblige à un cinéma plus formaté ou plus normé (aujourd'hui en ts cas), au détriement de la patte, de la créativité plus vaste d'un cinéma d'avantage tourné vers la notion d'auteur et capable de réinventer son propre "language" cinématographique, que l'on a pourtant tant apprécié dans ses bonnes années .

Aussi , je pense qu'à dessein on n'a pas donné au film toute la profondeur qui aurait pu lui revenir et tous les "differents niveaux de lecture" ou de perception qu'il aurait pu avoir.
KU Kujila Globetrotter ·
Il n'y a pas trop le choix, l'avenir de la production c'est aussi son internationalisation, mais ça oblige à un cinéma plus formaté ou plus normé (aujourd'hui en ts cas), au détriement de la patte, de la créativité plus vaste d'un cinéma d'avantage tourné vers la notion d'auteur et capable de réinventer son propre "language" cinématographique, que l'on a pourtant tant apprécié dans ses bonnes années .

Oui et non. D'abord, le cinéma américain est globalement totalement formaté depuis des lustres et le phénomène s'est aggravé dans les années 1980 (même si on trouve épisodiquement toujours quelques "dissidents" !). Époque depuis laquelle le cinéma français, très créatif jusqu'au milieu des années 1970, s'est lui aussi formaté... Mais il s'est formaté, embourgeoisé et appauvri tout seul, sans pour autant s'être internationalisé...

Par ailleurs, il faut rappeler que les deux plus grosses puissances cinématographiques du monde sont l'Inde et la Chine qui sont loin de se conforter à un formatage international... De même, il existe une véritable identité du cinéma iranien, japonais ou coréen notamment, qui ne devront d'ailleurs leur salut à terme qu'au refus d'une uniformisation...

Bref, ne résumons pas le cinéma mondial au cinéma américain, où le fric a pris le pouvoir au détriment du talent et de la créativité depuis des décennies, ou au cinéma français qui n'est plus capable que de téléfilms diffusés sur des grands écrans...
JE JeanMichel54 Veteran ·
Je vois qu'il y a de fins connaisseurs de Blek le roc, cela fait plaisir🙂

En fouinant assidument sur Internet , j' ai retrouvé la trace d' une autre série en BD qui paraissait conjointement avec Blek dans Kiwi entre 1955 et 1961 , et dont le graphisme et l' ambiance fantastique m' avaient fasciné vers 1958-60 , étant enfant à cette époque . C' était "Mirko le Petit Duc" , de la plume d' un dessinateur italien qui a brutalement cessé son activité en 1961 sans alors laisser de traces ...

Je referme la parenthèse , en présentant mes plates excuses à J. Kerouac ... 😉
KO Kola Globetrotter ·
Bref, ne résumons pas le cinéma mondial au cinéma américain, où le fric a pris le pouvoir au détriment du talent et de la créativité depuis des décennies, ou au cinéma français qui n'est plus capable que de téléfilms diffusés sur des grands écrans...

L'embêtant avec les formules lapidaires et les jugements définitifs c'est qu'ils manquent un peu de nuances, et semblent être énoncés au terme d'une réflexion quelque peu... formatée ?

Il y a bien évidemment et heureusement des films qui échappent à cette classification simpliste.
KU Kujila Globetrotter ·
L'embêtant avec les formules lapidaires et les jugements définitifs c'est qu'ils manquent un peu de nuances, et semblent être énoncés au terme d'une réflexion quelque peu... formatée ?

Il n'y a rien de formaté dans ma "formule", le sujet a été longuement réfléchit, crois-moi...

Malheureusement, selon moi, il y a extrêmement peu de films français qui échappent à cette classification, qui à mon sens n'a rien de simpliste mais reflète très précisément la (faible) qualité du cinéma français : des navets à longueur d'année, tous plus insipides les uns que les autres, totalement dénués de créativité et à ce point dépourvus de tout aspect cinématographique que l'on peut en effet les considérer comme des téléfilms.

Quant au cinéma américain, voilà bien longtemps que c'est une industrie avant d'être une pépinière de talents ! Même les auteurs indépendants Américains ne sont plus capables du moindre recul et pondent des films tous plus pénibles les uns que les autres... Je pense même que les indépendants américains sont encore davantage formatés que les réalisateurs appartenant à des majors... Reste quelques extra-terrestres comme Woody Allen, mais qui dérivent au milieu d'un océan de mièvreries et de banalités...
KO Kola Globetrotter ·
Plutôt que de généraliser, et surtout en matière de culture, il serait mieux de dire ce que l'on aime... ce qui nous touche... et pourquoi.

Ainsi, personnellement, je n'aurais pas (plus) cité Woody Allen comme réalisant des films qui émergent de la masse... Comme quoi.
KU Kujila Globetrotter ·
Plutôt que de généraliser, et surtout en matière de culture, il serait mieux de dire ce que l'on aime... ce qui nous touche... et pourquoi.

Disons que sur l'ensemble de la production française et américaine de ces 20 dernières années, on peut hélas sans problème généraliser... Et sur cette même période, je pense que l'on peut dissocier "cinéma français" et "culture" 🤪...
VA Vazyvite Globetrotter ·
Juste pour préciser que les éditions précédentes étaient assez édulcorées et que Gallimard a sorti une nouvelle version, fidèle au "Rouleau original" ( http://www.amazon.fr/Sur-route-Le-rouleau-original/dp/2070121836%3FSubscriptionId%3DAKIAJLPE42GPI35YAG3A%26tag%3Dnice01-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2070121836 )
Tous mes voyages sur : http://www.vazyvite.com/

" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
KO Kola Globetrotter ·
Disons que sur l'ensemble de la production française et américaine de ces 20 dernières années, on peut hélas sans problème généraliser... Et sur cette même période, je pense que l'on peut dissocier "cinéma français" et "culture" 🤪...

Des certitudes définitives, réitérées... ou l'art et la manière de mettre un point final à un échange qui s'esquissait. 😕
KU Kujila Globetrotter ·
Non, je n'ai pas du tout fermé la discussion... Ce n'est pas pour cela que tu me feras changer d'opinion à propos du cinéma français et américain 😛.
TR Travaway Globetrotter ·
Il n'y a pas trop le choix, l'avenir de la production c'est aussi son internationalisation, mais ça oblige à un cinéma plus formaté ou plus normé (aujourd'hui en ts cas), au détriement de la patte, de la créativité plus vaste d'un cinéma d'avantage tourné vers la notion d'auteur et capable de réinventer son propre "language" cinématographique, que l'on a pourtant tant apprécié dans ses bonnes années . Oui et non. D'abord, le cinéma américain est globalement totalement formaté depuis des lustres et le phénomène s'est aggravé dans les années 1980 (même si on trouve épisodiquement toujours quelques "dissidents" !). Époque depuis laquelle le cinéma français, très créatif jusqu'au milieu des années 1970, s'est lui aussi formaté... Mais il s'est formaté, embourgeoisé et appauvri tout seul, sans pour autant s'être internationalisé...

Je suis assez d'accord avec ça, sauf que jusque dans la fin des années 80, on avait encore à l'affiche en France et à Paris en ts cas et parmi des films plus commerciaux il est vrai, mais que l'on ignorait de toute façon, bon nombre d' auteurs et grands auteurs et les producteurs Français, fiction comme documentaire (qui n'étaient pourtant jamais diffusés en salle) étaient encore à l'écoute de jeunes cinéastes, dont la singularité et les questionnements était bien souvent le fer de lance de l'intérêt général.

C'est finalement dans les années 90, par volonté de démultiplier les entrées , répondre aux nouveaux investisseurs venus de sphères financières et pensant récupérer le renouvellement de la population , que les producteurs en France ont délibéremment choisis de ne faire du ciméma qu' un loisir de consommation , un passe-temps sans réflexion etc... C'est aussi à cette période dans ce pays , que tout , de la culture aux êtres humains est devenu Produit ; Objet utilisable, renouvelable , jetable à loisir... en terme de philosophie de société et le reste on le connaît... Mais la vie des films, de ceux qui les imaginent comme de ceux qui les jouent en a été réduite d'autant et la course au label "bankable" s'est fait l'objectif principal de tous, sous la houlette du developpement marketing , mais aussi de la critique dont la liberté intellectuelle n'a d'honnêteté bien souvent que ses accointances économiques .

Par ailleurs, il faut rappeler que les deux plus grosses puissances cinématographiques du monde sont l'Inde et la Chine qui sont loin de se conforter à un formatage international... De même, il existe une véritable identité du cinéma iranien, japonais ou coréen notamment, qui ne devront d'ailleurs leur salut à terme qu'au refus d'une uniformisation... Bref, ne résumons pas le cinéma mondial au cinéma américain, où le fric a pris le pouvoir au détriment du talent et de la créativité depuis des décennies, ou au cinéma français qui n'est plus capable que de téléfilms diffusés sur des grands écrans...

A ceci près que l'Inde , la Chine ou l'Egypte malgré leurs taux de productions annuel ne diffusent pas ou très peut leurs films sur les réseaux Occidentaux, même si on les teste parfois... et se contentent largement de leurs réseaux propres pour rentabiliser leurs investissements, ça change tout! 🙂 Quant aux films Iranien , Coreen ou Japonais , certes, ils existent en terme d'identité propre pour le bien de tous, mais leurs diffusions annuelles restent assez confidentielles en terme de part de marché sur les reseaux Occidentaux même si certains sont plébicités. Je me demande même si les diffusions des kiariostami ou Makhmalbaf dépassent vraiment l'Europe vers l'outre Atlantique (?) c'est peut-être pour ça que le titre du dernier film de Kiarostami est en Anglais...
KU Kujila Globetrotter ·
Quant aux films Iranien , Coreen ou Japonais , certes, ils existent en terme d'identité propre pour le bien de tous, mais leurs diffusions annuelles restent assez confidentielles en terme de part de marché sur les reseaux Occidentaux même si certains sont plébicités. Je me demande même si les diffusions des kiariostami ou Makhmalbaf dépassent vraiment l'Europe vers l'outre Atlantique (?) c'est peut-être pour ça que le titre du dernier film de Kiarostami est en Anglais...

C'est aussi parce qu'ils s'exportent peu qu'ils conservent leur identité... C'est un peu paradoxal parce que du coup, on a peu l'occasion d'en voir en Europe, mais il y a hélas de nombreux exemples de réalisateurs asiatiques (ou plus anciennement soviétiques, voire des pays de l'Est) qui ont eu suffisamment du succès pour partir faire une carrière internationale" (c'est-à-dire américaine ou française, très souvent, comme par hasard...) et ils y ont laissé leur âme... et leur talent !
TR Travaway Globetrotter ·
Sûrement! mais au delà de l'impact des marchés internationnaux sur la creativité de ces auteurs, il y a aussi la solidité propre des postulants et notamment leur capacité à faire face aux sirènes de l'argent et de la popularité... être captif c'est aussi une position psychologique.

Mais pour ma part je pense que passé la période exploratoire du " comment s'exporter et trouver l' adhérence du marché Américain" il devrait y avoir un renouveau créatif de la production cinema. en France quelque soit ses influences d'origine , mais qui nécessitera la digestion des aspects normatifs comme autant de ponts culturels pour pouvoir être reçu et comprit d'un bout à l'autre de l'Atlantique... Je pense que ce sera difficile aux producteurs de passer outre, si l'on veut que le cinema s'exprime avec une certaine "couleur" différentielle, sinon on va vers un truc d'une insipidité consternante... Après c'est aux auteurs et à leurs ressorts personnels et syndicaux de défendre leurs territoires créatifs face aux productions et aux sirènes des tentations faciles, gageons que cela permette l'éclosion de talents plus ancrés et avec les yeux ouverts .. 😉
KU Kujila Globetrotter ·
En fait, les Américains consomment essentiellement des films américains. les films français, qui tentent (vainement...) de faire des films à l'américains ont, eux, surtout une carrière française. Et lorsqu'ils s'exportent, ce surtout vers le reste de l'Europe. les entrées de films étrangers aux USA sont négligeables.

Je pense que ce sera difficile aux producteurs de passer outre, si l'on veut que le cinema s'exprime avec une certaine "couleur" différentielle, sinon on va vers un truc d'une insipidité consternante... Après c'est aux auteurs et à leurs ressorts personnels et syndicaux de défendre leurs territoires créatifs face aux productions et aux sirènes des tentations faciles, gageons que cela permette l'éclosion de talents plus ancrés et avec les yeux ouverts .. 😉

Je pense hélas qu'en France cette période "espérée" est définitivement passée ; remarque valable à mon avis pour tous les pays qui ont eu une "grande" période de cinéma et dont la production est aujourd'hui pauvre (en nombre de films et/ou en créativité) : l'italie, l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les États-Unis. Encore que l'Allemagne est tombée si bas pendant si longtemps qu'elle ne pourrait que se relever (ce qu'a un peu fait la Grande-Bretagne dans les années 1980-1990 pour retomber dans l'anonymat et le manque l'inspiration depuis).

À mon avis, dans les années à venir, le plus intéressant du cinéma viendra (c'est déjà le cas en fait, mais ça se renforcera...) de l'Asie, de l'Amérique latine, voire de l'Afrique qui a également eu une période intéressante jusque dans les années 1990 mais qui a de nouveau presque disparu...

Mais bon, que les films intéressants viennent désormais du Japon ou de la Corée et non de France ou des États-Unis ne me pose aucun problème au demeurant 😛 ! Tant qu'il y a toujours des bons films à voir sur la planète, c'est l'essentiel !
TR Travaway Globetrotter ·
En fait, les Américains consomment essentiellement des films américains. les films français, qui tentent (vainement...) de faire des films à l'américains ont, eux, surtout une carrière française. Et lorsqu'ils s'exportent, ce surtout vers le reste de l'Europe. les entrées de films étrangers aux USA sont négligeables.

ça à été vrai pour Besson oui , mais l'approche n'etait pas la bonne... ça l'a été bien moins pour Amélie Poulain qui a fait un carton en terme d'entrées dans ce pays...

The Artists a empoché 43M$ aux US sur 4 mois contre 115 pour le monde entier à la même période... et Sur la Route fera probablement bien mieux. je pense que les chiffres parlent... A noter que le publique Américain est allé voir un film muêt au passage, donc ça n'est pas necessairement le publique ou ses choix qui sont en cause, mais l'offre qui lui est faite et la façon dont s'articulent le marché et la promo des films dans ce pays dont les circuits sont largement tenus par les Majors. On connaît ensuite les mentalités et lois protectionnistes etc... il était donc judicieux de faire intervenir des Américains dans la production .

Pour le reste, peut importe d'où viennent les films , d'un bout ou l'autre du monde, d'ailleurs, ou d'ici, le pblème reste le même, il faut bien qu'ils soient produits et que donc des gens misent sur des projets et y investissent de l'argent, sinon ils ne naissent tout simplement pas et ça n'est pas necessairement lié à un défaut de créativité ou de renouvellement de regard. Contrairement à une certaine époque , les films ne sont produit aujourd'hui que quand on est sûr d'y voir un marché. Pour moi ça veut dire que si les cinéastes sont capables d'en intégrer les règles sans galvauder leur créativité et leur authenticité, il va belle et bien y avoir à nouveau une place pour de vrais films capables de marquer la difference, chose que l'on ne voyait plus beaucoup depuis un bon moment. En tt cas c'est la lecture que j'en fait.

Concernant les films sortis des pays émergeants et les autres, je vois beaucoup de cineastes qui en sont issus venir au documentaire (parfois auto-produit) en ce moment... L'intérêt n'est pas moindre, dans le sens où le regard , la lecture, la façon de traduire des situations ou des changements parfois capitaux dans ces pays est spécifiquement culturelle , ce qui ouvre grandement la perception que l'on donnait aux spectateurs sur ces mêmes épisodes , quand seuls les réal. occidentaux en rapportaient un point de vue. C'est à mon avis, une tendance qui devrait s'accentuer.

Mais... le sujet du topic etait Sur la Route...😉🙂
KU Kujila Globetrotter ·
ça à été vrai pour Besson oui , mais l'approche n'etait pas la bonne... ça l'a été bien moins pour Amélie Poulain qui a fait un carton en terme d'entrées dans ce pays...

Amélie Poulain a fait un carton... pour un film étranger ; dans l'absolu, il n'était même pas dans les 50 plus grosses entrées de l'année (je crois même pas dans les 100 premières en fait). Par ailleurs, Besson et Amélie Poulain sont la preuve que le cinéma français qui s'exporte n'est pas forcément le meilleur 🤪 !

The Artists a empoché 43M$ aux US sur 4 mois contre 115 pour le monde entier à la même période...

Aux États-Unis, The Artist est considéré non comme un film étranger mais comme un film américain ! C'est la raison pour laquelle il a pu avoir plusieurs oscars d'ailleurs, car s'il avait été considéré comme un film étranger, il n'aurait pu prétendre qu'à un seul oscar, celui du meilleur film étranger.
BL Blekzerock Regular ·
... sont la preuve que le cinéma français qui s'exporte n'est pas forcément le meilleur...

Pour y voir plus clair dans ton propos, il faudrait déjà que tu nous cites 4 ou 5 titres de films que tu as jugé très bon (tous pays confondus) ... sinon on parle dans le vide ...
KO Kola Globetrotter ·
Ben... j'ai déjà demandé. Mais ils sont occupés à jouer aux critiques... 😕
KU Kujila Globetrotter ·
Ben... j'ai déjà demandé.

Heu... non, tu ne l'as pas demandé...
KU Kujila Globetrotter ·
Pour y voir plus clair dans ton propos, il faudrait déjà que tu nous cites 4 ou 5 titres de films que tu as jugé très bon (tous pays confondus) ... sinon on parle dans le vide ...

C'est un peu vaste... Mais pour en revenir au cinéma français par exemple, une partie des années 1950 et jusqu'à la moitié, voire la fin des années 70, on est à mon avis vraiment dans ce qu'il y a eu de mieux. Je cite juste quelques réalisateurs : Tati, Bresson (pas Besson hein 😉 !), Rohmer, Godard, Cavalier, Eustache, Rivette, Tanner (un peu Suisse, comme Godard, mais bon...), quelques Truffauts (pas tous, loin de là), quelques Melville aussi...

Je ne vois pas un seul réalisateur actuel qui leur arrive à la cheville... Même des gens comme Carax, Harrel ou Podalydès (il y a déjà 15 à 20 en plus...) dont les tout premiers films promettaient ont finalement rapidement dilapidé leur soupçon de talent...
KO Kola Globetrotter ·
Ah ? Relis le message 13.
KU Kujila Globetrotter ·
Dire "ce que l'on aime et ce qui nous touche" ne signifiait pas, à mon avis, donner des titres de films... Je pensais que c'était plutôt évoquer ce qui plait dans le cinéma.
TR Travaway Globetrotter ·
The Artists a empoché 43M$ aux US sur 4 mois contre 115 pour le monde entier à la même période...

Aux États-Unis, The Artist est considéré non comme un film étranger mais comme un film américain ! C'est la raison pour laquelle il a pu avoir plusieurs oscars d'ailleurs, car s'il avait été considéré comme un film étranger, il n'aurait pu prétendre qu'à un seul oscar, celui du meilleur film étranger.

loll on en revient au même...
TR Travaway Globetrotter ·
Pour y voir plus clair dans ton propos, il faudrait déjà que tu nous cites 4 ou 5 titres de films que tu as jugé très bon (tous pays confondus) ... sinon on parle dans le vide ...

C'est un peu vaste... Mais pour en revenir au cinéma français par exemple, une partie des années 1950 et jusqu'à la moitié, voire la fin des années 70, on est à mon avis vraiment dans ce qu'il y a eu de mieux. Je cite juste quelques réalisateurs : Tati, Bresson (pas Besson hein 😉 !), Rohmer, Godard, Cavalier, Eustache, Rivette, Tanner (un peu Suisse, comme Godard, mais bon...), quelques Truffauts (pas tous, loin de là), quelques Melville aussi...

Je ne vois pas un seul réalisateur actuel qui leur arrive à la cheville... Même des gens comme Carax, Harrel ou Podalydès (il y a déjà 15 à 20 en plus...) dont les tout premiers films promettaient ont finalement rapidement dilapidé leur soupçon de talent...

J'espere que dans la liste, tu rajoutes les Blier, Resnais, Polansky, Tarkovsky, Kurosawa , Adlon, Kubrick, Guilliam, Caro et Jeunet (Delicatessen) et bien d'autres... qui dépassent bien les 50/70 ...🙂

Au passage Amélie Poulain c'etait 33,2M$ aux US

Pour ceux qui aiment l'univers et pour le plaisir... un court de Jeunet : "Foutaises " de 1989 en N/B , qui préfigurait "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain" et qui est aussi très intéressant sur le plan du montage par l'utilisation qui est faite du son et des techniques image par image de l'animation.

http://www.youtube.com/watch?v=Z2RfTPc6hEc
KU Kujila Globetrotter ·
J'espere que dans la liste, tu rajoutes les Blier, Resnais, Polansky, Tarkovsky, Kurosawa , Adlon, Kubrick, Guilliam, Caro et Jeunet (Delicatessen) et bien d'autres... qui dépassent bien les 50/70 ...🙂

Je n'ai cité que des Français... Évidemment, on peut élargir : Tarkovsky, Kurosawa et Resnais, ça me va ! Dans ce cas, la liste devient longue !

Blier oui... jusqu'au début des années 1980 (Coup de Torchon étant le point d'orgue à mon avis), après, ça dérape avec le reste du cinéma français 😛... Caro et jeunet... pour Delicatessen uniquement ! Quant à Guilliam, il a fait des merveilles en groupe avec les Monty Python mais tout seul, il n'y a que Brazil de (très !) bon. Le reste est catastrophique à mon avis. Mais bon, si on commence à parler de chaque réalisateur et de chaque film, la discussion est sans fin 😉 !

Oui le score d'Amélie Poulain aux États-Unis, c'est ce que fait une bonne sortie américaine sur un week-end, ça reste donc, sur le marché américain, une goutte d'eau.
BL Blekzerock Regular ·
Quant au cinéma américain, voilà bien longtemps que c'est une industrie avant d'être une pépinière de talents ! Même les auteurs indépendants Américains ne sont plus capables du moindre recul et pondent des films tous plus pénibles les uns que les autres... Je pense même que les indépendants américains sont encore davantage formatés que les réalisateurs appartenant à des majors... Reste quelques extra-terrestres comme Woody Allen, mais qui dérivent au milieu d'un océan de mièvreries et de banalités...

Pas d'accord!🙂 ... les Scorcese, Stone, Eastwood; Gibson, Spielberg, les frères Cohen & co démontrent que l'on peut faire du cinéma varié pour le grand public tout en racontant des choses pas trop cons, sans verser dans l'élitisme intellectuel confidentiel ou l'hermétisme... D'autre part, il existe aux Etats Unis la même césure qu'ailleurs entre "Hollywood" et le cinéma d'auteur dit "New Yorkais" . Ce sont nos préjugés et notre méconnaissance en général sur les USA qui nous amènent à penser que culturellement parlant ce pays est dans le conventionnel et dans le manufacturé permanent.

Or et pour en revenir à "sur la route", le principal enseignement de ce film est que les américains ont fait leur Mai 68 culturel 20ans avant nous. En 49 / 50 l'Amérique était en effet ultra conservatrice, c'est l'époque de Mac Carthy et de la chasse aux sorcières, c'est aussi l'époque où la ségrégation des noirs est à son comble et dans ce sens lorsque le pote de Kérouac raconte qu'il a fait une partie de jambe en l'air interraciale, remis dans le contexte de l'époque c'est un véritable pavé dans la marre de la bien pensance. C'est aussi l'époque ou débute l'impérialisme télévisuel, la course à l'espace et du nucléaire et parallèlement commence le rock, la culture alternative, la pillule contraceptive ... Le film retranscrit une oeuvre littéraire et n'a pas le temps de s'attarder sur tout cet arrière plan et pourtant la réalité est là, Kérouac, Ginsberg et les auteurs de la beat génération ont bien démarré un Mai 68 culturel bien avant nous.
KU Kujila Globetrotter ·
Pas d'accord!🙂 ... les Scorcese, Stone, Eastwood; Gibson, Spielberg, les frères Cohen & co démontrent que l'on peut faire du cinéma varié pour le grand public tout en racontant des choses pas trop cons, sans verser dans l'élitisme intellectuel confidentiel ou l'hermétisme... D'autre part, il existe aux Etats Unis la même césure qu'ailleurs entre "Hollywood" et le cinéma d'auteur dit "New Yorkais" . Ce sont nos préjugés et notre méconnaissance en général sur les USA qui nous amènent à penser que culturellement parlant ce pays est dans le conventionnel et dans le manufacturé permanent.

Pas d'accord à mon tour 😉 !

Pour ma part, je trouve justement qu'Eastwood, Spielberg et, dans une moindre mesure, les frères Cohen (pour lesquels seul Barton Fink sort du lot... filmé il y a maintenant plus de 20 ans) sont complètement dans le moule ultra-conservateur. Spielberg fait du cinéma à grand spectacle, pourquoi pas, mais vu les moyens déployés, le résultat est quand même lamentable (sans évoquer la mièvre mentalité pleine de bons sentiments, comme si le code Hayes était toujours en vigueur...). Quant à Eastwood, c'est du cinéma figé, dépassé, ultra codé et bourré de poncifs ; la moindre série américaine actuelle paraît complètement avant-gardiste à côté ! À chaque fois, je me dis que c'est le dernier que je vois de lui... Mais avec Gran Torino, c'est juré, c'était bien le dernier 😛 !

Quant à Scorcese, ce qu'il faisait dans les années 1970 (encore une fois !) était parfois intéressant (rien d'inoubliable à mon avis), mais il s'est rapidement mis à faire des films totalement dénués d'intérêt, du pur alimentaire. j'avoue que j'ai démissionné à partir de Casino, l'un des pires films que j'ai vus de ma vie. Ce film ultra-stéréotypé, mal filmé, mal joué, alourdi par une musique pénible (comme l'essentiel de la production américaine et française actuelle au passage, c'est assez révélateur...) et interminable m'a dégoûté à vie de Scorcese...

Tout ceci n'est bien sûr que mon point de vue, je n'ai pas fermé la discussion 🙂 !
BL Blekzerock Regular ·
Oui mais il y a un énorme paradoxe! La contre culture américaine initiée dès l'époque Kérouac a constitué un référent pour une large part de la jeunesse du monde entier, toutes classes sociales confondues alors que la contre-culture française initiée après Mai68 est restée très élitiste pour ne pas dire "bourgeoise" dixit Godard & co dans le cinéma ...
KU Kujila Globetrotter ·
Alors que la contre-culture française initiée après Mai68 est restée très élitiste pour ne pas dire "bourgeoise" dixit Godard & co dans le cinéma ...

Le plus intéressant du cinéma français est même, selon moi, avant 1968, c'est Bresson, Tati et le phénomène de la nouvelle vague qui commence en 1959 mais s'évanouit ensuite rapidement au fil des années 1960 (seuls quelques réalisateurs comme Godard resteront un peu fidèles à leurs principaes de bases, si l'on peut parler de principes). Or, ce mouvement du cinéma français de l'époque a quand même très largement inspiré le cinéma japonais et américain (Scorcese lui-même l'a avoué, c'est pour dire 😛 !). Ce, même si le phénomène était intello et faisait finalement assez peu d'entrées par rapport à des réalisations de de Broca, Oury ou Audiard qui ont toutefois eux aussi eu de l'influence à l'époque.

Mais l'Amérique s'est tout de suite plus exportée pour plein de raisons : le pays n'a pas été autant sinistré que l'Europe pendant la deuxième guerre mondiale (pas de guerre "sur place", l'industrie continuait de tourner, même au ralenti), un pays de 300 millions d'habitants (actuellement) qui permet tout de suite de mieux rentabiliser le moindre film, ou encore, pendant les années 1950 et 1960, une incontestable "soif d'Amérique" de la part de l'Europe (largement alimentée par le cinéma et la littérature, on y revient), alors que les Américains n'avaient pas forcément une grosse "soif de France" 😛 !
PA PapJ59 Globetrotter ·
Salut les "jeunes et moins jeunes" !

Donc il faut bien revenir à la question d'origine... après toute cette philosophie de comptoir !!! (ça c'est de l'humour...)...

Vous êtes COMBIEN à l'avoir VU ??????

ET vous le recommandez aux Fans des US que nous sommes ???? car le fond de la question est bien là.

Cordialement. Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
TR Travaway Globetrotter ·
Bonjour,

Il faut lire plus haut. ...

Ni bon , ni moins bon... il n'est pas incontournable, mais on peut aller le voir lol ;)

La revue 1,2,3 du Mk2 a fait un sujet et même un hors serie en kiosque sur le film ...mais bon, pas forcement tres objectif au vu du fait que Karmitz a produit le film... tout comme le dernier Kiarostami.
TR Travaway Globetrotter ·
Tu ne peux pas fustiger tous les cineastes Americain sinon les Orson Wells, les Tarantino (Pulp Fiction) et consors seraient bons à mettre à la benne ... Pour le reste , je suis plutôt d'accord avec tes choix de films ...

par contre on est pas obligé d'éveiller une discussion à couteau tiré, on peut tous en parler tranquillement 😉
KU Kujila Globetrotter ·
Non bien sûr que je ne fustige pas tous les réalisateurs Américains... même si je n'en vois pas de bons dans ceux qui font des films actuellement à part Woody Allen (et en oubliant son terrible "Midnight in Paris", assez pathétique).

Maintenant, il y a aussi des réalisateurs dont on a souvent l'habitude de surestimer l'œurvre entière sous prétexte qu'ils sont réalisé un ou deux très bons films... C'est à mon avis le cas d'Orson Welles. Citizen Kane est à mon avis un incontournable et j'ai un bon souvenir du Procès (rare transposition réussie à l'écran d'un bon livre). Pour le reste (les Amberson, La soif du mal...) je trouve que ce n'est vraiment pas convaincant (à part le premier plan-séquence de la soif du mal, certes, mais ensuite, le film s'enlise jusqu'au bout).

Quant à Tarantino (on est parti pour tous les faires non 😉 ?), Pulp Fiction est justement à mon avis son plus mauvais film. Il m'a même fait craindre le pire à l'époque car, si je me souviens bien c'était son deuxième long métrage, et je me disais qu'il ne ferait toute sa vie que des remakes ratés de Reservoir dog. Or la suite était plutôt marrante, je l'admets !
TR Travaway Globetrotter ·
Kerouac et quelques autres dans les années 50 c'était le tout début de la contre-culture, pas vraiment comparable à "Mai 68" sil l'on veut trouver un point de comparaison ce serait plutôt 62 à mon avis, mais la jeunesse de la fin des années 60 en France avait eu vent de ce qu'il se passait aux US...
KU Kujila Globetrotter ·
Blier oui... jusqu'au début des années 1980 (Coup de Torchon étant le point d'orgue à mon avis),

Je me corrige moi-même hein, puisque "Coup de Torchon", c'est pas Blier mais Tavernier 😎...
BL Blekzerock Regular ·
Kerouac et quelques autres dans les années 50 c'était le tout début de la contre-culture, pas vraiment comparable à "Mai 68" sil l'on veut trouver un point de comparaison ce serait plutôt 62 à mon avis, mais la jeunesse de la fin des années 60 en France avait eu vent de ce qu'il se passait aux US...

... 20ans de retard qu'on avait sur les ricains et encore🤪!🙂😉 ... la contre culture soixanthuitarde n'a véritablement commencé en France qu'après les évènements de Mai 68 ... l'âge d'or pour le cinéma c'était les années 70. D'ailleurs tous les thèmes qui sont présents dans le film de Kérouac : "Sur la route" comme la libre sexualité, la conso de drogue, l'omniprésence de la musique, ne pas faire comme les "vieux", se casser de chez soi ne seront véritablement en vogue en France qu'à ce moment là ... En 1962 la jeunesse française était encore dans une phase de naïveté confondante ou touchante même pas atteinte par la vague yéyé, pour dire!🤪 ... c'est pourquoi j'ai fait le parallèle mais bon c'est une aparté ...
BL Blekzerock Regular ·
.. Mais bon là tu nous parles de toi, de tes goûts et couleurs ... très bien, mais d'autres te diront qu'ils adorent Scorcese ou Eastwood ... moi par exemple j'ai toujours trouvé Woody Allen chiant!😏 ... mais bon🤪 et "sur la route" tu l'as vu?
KU Kujila Globetrotter ·
Mais bon là tu nous parles de toi, de tes goûts et couleurs ...

Ben oui, mais c'est parce qu'on me l'a demandé... deux fois même !

j'ai toujours trouvé Woody Allen chiant!

c'est parce que tu n'as peut-être pas vu grand-chose de lui...

et "sur la route" tu l'as vu?

Non je l'ai dit plus haut, j'attendrai tranquillement qu'un copain me prête le DVD... un jour, peut-être... Je ne suis pas pressé, ça ne m'inspire pas vraiment...

Des road movies, il y en a eu bien avant, à commencer par Easy Rider. L'un des intérêts du livre de Kerouac, c'est justement que c'était un peu le premier du genre... Quel est l'intérêt en cinéma d'en faire un film qui, du coup, arrive après tout le monde ?
TC Tchaolin Regular ·
Je n'irai surement pas voir ce film, car je sais assez rapidement quand un film va me plaire ou non; Et les extraits bandes annonces que j'en ai vu m'ont confirmé qu'il ne m'emballerait pas trop; Ca ressemble plus à un film qui tire sur la corde du succès d'into the wild, mais en moins bon, et surtout insistant trop sur les cotés que je n'aime pas des livres de Kerouac, à savoir "la glorification" du drug, sex, alcool et dépravations" qui pour moi sont le coté obscur de la culture beatnik, tout comme de celle qui suivra, la culture hippie qui a d'ailleurs en parti "fait naufrage" à cause de ces excès; Cela dit, je n'ai pas lu "sur la route", mais j'ai lu et apprecié "les clochards célestes", de Kerouac qui me semble meilleur sur certains choses, moins "destroy" peut-etre

Et contrairement à Into the wild de Sean penn, qui est à mon sens une "assez bonne réussite", adapté du livre de Jon krakauer, ça reste souvent difficile de faire une bonne version film d'un livre; Les différences sont évidentes : la réalisation d'un film est très couteuse, en acteurs, producteurs, matériel, le visionnage est passif, c'est souvent un "spectacle collectif" grand écran, qui ne demande qu'à être visionné; La lecture d'un livre est une activité solitaire et active en parti, qui laisse une large place à l'imagination et à l'interprétation du lecteur; Les "oeuvres de l'esprit" et l'écriture ne coute pas grand chose, à part du papier et de l'encre (au moins avant l'édition ), les images sont mentales, et la créativité n'a que les limites de l'imagination de l'auteur (et du lecteur parfois);
KU Kujila Globetrotter ·
Je n'irai surement pas voir ce film, car je sais assez rapidement quand un film va me plaire ou non; Et les extraits bandes annonces que j'en ai vu m'ont confirmé qu'il ne m'emballerait pas trop; Ca ressemble plus à un film qui tire sur la corde du succès d'into the wild, mais en moins bon, et surtout insistant trop sur les cotés que je n'aime pas des livres de Kerouac, à savoir "la glorification" du drug, sex, alcool et dépravations" qui pour moi sont le coté obscur de la culture beatnik, tout comme de celle qui suivra, la culture hippie qui a d'ailleurs en parti "fait naufrage" à cause de ces excès; Cela dit, je n'ai pas lu "sur la route", mais j'ai lu et apprecié "les clochards célestes", de Kerouac qui me semble meilleur sur certains choses, moins "destroy" peut-etre

Franchement, tant que tu n'as pas vu le film, même si tu as un a priori, c'est quand même un peu "gonflé" d'en faire la critique en partant d'une bande annonce non ?

Idem pour le livre, tu ne peux pas le comparer aux clochards célestes si tu n'as pas lu les deux...
BL Blekzerock Regular ·
que je n'aime pas des livres de Kerouac, à savoir "la glorification" du drug, sex, alcool et dépravations" qui pour moi sont ....,

c'est sûr que côté sex & drugs, "Into the wild" par rapport à "Sur la route" ... c'est le couvent des Ursulines!!😎😏
BL Blekzerock Regular ·
Quel est l'intérêt en cinéma d'en faire un film qui, du coup, arrive après tout le monde ?

cela démontre la vitalité du cinéma américain qui contrairement à ce que tu affirmes de façon peremptoire plus haut n'hésite pas aussi à se risquer dans la mise en scène d'une oeuvre littéraire contemporaine loin des poncifs hollywoodiens ...
TC Tchaolin Regular ·
On peut vagabonder assez "librement" , sans pour autant tomber dans les beuveries de comptoir et la débauche; Ca manque de classe pour moi ! Et revendiquer la liberté de l'errance tout en devenant (parfois) dépendant de produits comme les drogues, l'alcool, tous souvent produits par la "société" dont ils prétendent s'émanciper, c'est un peu rejetter un système et en avoir besoin quand même; J'ai toujours pensé que les fumeurs ou les "noceurs" qui enchainent les relations, sous prétexte de liberté, sont en fait de grands dépendants, y compris à leurs désirs et pulsions; y compris envers la société qui leur propose ce genre de choses, et dans lesquelles ils se laissent attraper Et ça manque singulièrement d'élégance et d'honneur, d'aller copuler avec n'importe qui, quand on peut avoir quelques relations de qualité avec modération 😉

Similar discussions

You might also like