Chacun des plats, des hors-d’œuvre aux desserts en passant par le poisson et le quartier de viande, était une découverte aux saveurs puissantes. Tout était mis en œuvre pour que la truffe puisse donner le meilleur d’elle-même. Soirée agréable chez Serge, restaurateur qui sait vous accueillir et vous accompagner tout au long du repas.
A huit heures trente le lendemain matin, départ pour l’hôtel Dieu et son fameux marché aux professionnels. Ce matin il fait froid, un courant d’air pour le moins frais remonte les rues de la ville. Nous pénétrons sous le porche de l’édifice. A l’intérieur une grande cour apparaît. En son centre un ensemble de tables longues matérialisent un rectangle de quelques neuf mètres sur six, à l’intérieur duquel viendront se positionner les acquéreurs.
Les vendeurs se positionnent sur le bord extérieur des tables et déposent leurs sacs contenant leurs trésors. Pour certains il s’agit de simples poches plastiques, pour d’autres d’adorables sacs en tissu de couleur claire tranchant avec la noirceur de leur contenu.
La première impression en pénétrant dans cette enceinte est saisissante. On est vraiment dans la France profonde avec ses rites qui se perpétuent depuis la nuit des temps. Les narines sont immédiatement envahies de cette odeur puissante de truffe qui règne sur le lieu. Les vendeurs se pressent les uns contre les autres avec leur richesse mycologique à peine dévoilée. Seuls les acheteurs professionnels, dont sans doute bon nombre de restaurateurs parmi lesquels Serge le propriétaire du restaurant de la veille, ont le droit de pénétrer au centre des table. Ils doivent de plus attendre neuf heures précises.
Le signal est donné par la cloche de l’édifice qui ponctue l’heure juste. Immédiatement un commissaire surveille et réglemente l’opération. Il est haut en couleurs, large chapeau sur la tête, cravate rouge, l’accent chantant du midi et pas avare de paroles et de sourires. Au gong l’espace vide au centre des tables se remplit. Les acheteurs habitués à la manœuvre ne montrent aucun empressement mais une assurance bien rôdée. Avec un œil expert ils jaugent la marchandise exposée. De toute évidence acheteurs et vendeurs sont de vieux complices. Cependant, Il semble que cette année tout du moins à cette période, du fait de la forte chute de neige des jours précédents certains lots pourraient avoir subi des dommages dus au gel, donc la prudence reste de rigueur.
Voulant faire quelques photos, j’essaie de pénétrer sur l’aire réservée. Le commissaire m’arrête en me disant « Vous ne pouvez pas rentrer, c’est réservé aux professionnels ». Je lui réponds « Monsieur, je voudrais simplement faire quelques photos ». Là son visage s’éclaire en un large sourire et il me lâche « Nous ne sommes pas des sauvages allez les faire vos photos ». Je me suis donc insinué au milieu des tables et gentiment les vendeurs m’ont laissé faire de magnifiques prises de vue. Je suis effaré de constater que l’on ferait facilement la confusion avec une magnifique fournée de truffes en chocolat chez un bon chocolatier, bien entendu mis à part la senteur.
Pas d’argent échangé au niveau des tables. Certains repartent directement avec les sacs qu’ils ont négociés, le paiement se fera plus tard, tractation probablement basée sur la confiance. Cependant au niveau du porche deux policiers gardent une pièce à l’entrée vitrée au-dessus d’un court escalier de pierre. Là à l’intérieur, je constate que des liasses de billets s’échangent contre la somptueuse Tuber melanosporum. En souriant, la réflexion suivante me vient à l’esprit « zone de non-droit fiscal protégée par la loi ». Mais peut-être ai-je l’esprit mal tourné, car les différents contrôles sont bien réels dans ce genre de manifestations. En particulier on traque la truffe chinoise qui essaierait de se glisser, car elle n’a absolument pas les qualités de goût de celle du sud de la France. Cependant dans l’hexagone tout reste possible, surtout lorsqu’il s’agit d’échapper à un règlement ou à une taxation.
Ce fut un moment fort intéressant qui me permit d’assouvir un vieux rêve de curiosité concernant la truffe. Expérience que je recommande vivement, surtout si on la combine avec un voyage dans le sud est, en passant par Vaison la Romaine, le Ventoux magnifique en hiver, Gordes et son village de Bories sans oublier de passer voir les carrières d’ocre, et pour finir une nuit dans le Lubéron à Lourmarin à la villa Saint-Louis, en ne manquant pas de faire un petit détour par Buoux et sa falaise magnifique au fond d’une gorge pittoresque.









Un petit avant-goût ?



L'Albanie ne faisant pas partie de l'Europe concernant la téléphonie en tout cas :-) , nous avons été obligées d'acheter une carte SIM physique (sinon facture faramineuse si vous utilisez votre forfait français!) chez l'opérateur Vodafone AL à l'aéroport. Il est possible d'acheter sur internet avant de partir des forfaits avec une SIM virtuelle (e-sim) pour les téléphones compatibles sans avoir à changer de carte sur le téléphone. Mais devant l'incertitude sur le choix d'un forfait en ligne, nous avons préféré acheter une carte directement à l'aéroport de Tirana. Coût 31 euros pour 100 Go. C'est beaucoup trop 100 Go. Pour 40 Go, c'est 27 euros. Et la durée du forfait est de 21 jours. Bon il n'y a pas beaucoup d'euros de différence. Et c'était moins cher que sur internet. Ce forfait couvre bien tous les pays traversés par la chaîne des Balkans.
Conseil pour l'argent : toutes les guesthouses et logements acceptent les euros. La monnaie locale en Albanie est le LEK. Au Monténégro, c'est l'EURO. Les frais de banque suite au retrait d'argent dans un distributeur en Albanie est assez élevé : 8 euros pour un retrait de 600-700 LEK (200 euros) ! Donc il vaut mieux retirer de l'argent liquide (euros) en France. Ah oui, nous avions réservé tous les logements avant de partir. Mais le paiement se fait toujours en espèces. Prévoir environ 400-500 euros pour 9 jours de trek.
Shköder est une ville que j'ai appréciée, notamment sa rue piétonne bordée de nombreux restaurants et illuminée la nuit. Il est très agréable de s'y promener et d'y manger. La nourriture n'est pas chère. 2 belles salades + 2 bières : 14 euros :-) . Le prix des fruits également est très abordable : 3 euros le kilo de cerises contre 9-10 euros en France.
Les religions dans ces pays cohabitent très bien. Catholiques, musulmans. De notre balcon, mon amie a entendu pour la première fois "l'appel à la prière" lancé depuis une des mosquées de la ville.


Dodo dans les hauteurs de Theth, dans une guesthouse récente, "Mountain Vista Shkafi", avec une superbe vue.






And in Kyoto, the Nishiki Market:

This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions. I ended up using another well-known site, but I don’t like its layout as much. Now that I’ve just finished my Japan travel journal and need to prepare the one for Oman (where we went at the beginning of 2026), I thought I’d squeeze in my Laos travel journal—a destination we absolutely loved.



But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).


Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.













