Mon impression générale est un malaise : Mayotte n’est pas vraiment française mais n’est plus Comorienne :
- des infrastructures à la française, routes, bâtiments publics, écoles flambants neufs… mais des habitats souvent délabrés, inachevés à l’africaine... - une société de castes avec 3 populations qui ne se mélangent pas : les Comoriens, les Mahorais et les Métropolitains. Il suffit d’aller à la plage pour voir qu’il y a celles ou l’on ne retrouve que les blancs et les autres où il n’y a que des noirs. - Société de castes qui se retrouve dans le conditions économiques avec en bas de l’échelle des clandestins sous payés et en haut des fonctionnaires avec des salaires et primes d’expatriés (alors que nous sommes en France !). - Une nature magnifique mais laissée à l’abandon… terres agricoles qui font peu entretenues comparé à Anjouan, détritus omniprésent, villages moches (et ce n’est pas un pb de moyens car Madagascar pourtant très pauvre a des villages plus soignés et ne se laissent pas envahir par les ordures) - La non liberté d’échange effective des personnes entre Mayotte et les Comores qui font partie d’un même peuple : visas, tarifs scandaleux des liaisons aériennes (203 euros Dzaoudzi/Anjouan par avion et 150 euros par bateau pour une distance de 80 kms !). Sentiment de malaise renforcé par la chasse permanente aux clandestins. - Un développement économique artificiel de Mayotte plus basé sur des subventions de la métropole que la création de richesses locales. Même le tourisme n’est pas développé alors que le climat et la beauté des fonds sous marins le permettraient. - Une mentalité très revendicatrice (tout du moins c’est ce qui ressort à la lecture de la presse locale) où les Mahorais semblent plus se plaindre de ne pas avoir tous les avantages de la Métropole que de se féliciter de leurs conditions de vie incomparable par rapport à leurs frères Comoriens. - Par opposition, Anjouan pourtant très sous-développé donne une impression plus forte de joie de vivre avec des habitants qui viennent facilement à votre rencontre et des enfants qui vous saluent en riant.
Voilà ! Vos éclairages et réactions m'intéressent aussi.










