bonsoir à toutes et à tous!
les rickshaws indiens, je connais j'en suis à mon troisieme acheté, le premier à Chennai, les deux autres à Pondichery.
Pour aller dans votre sens c'est vrai que les drivers demandent plus car ils savent globalement à qui ils ont affaire! des consommateurs de passage qu'ils ne reveront jamais, donc pour eux c'est tout de meme du bon gibier.
je me suis fais souvent piégé les premieres années, connaissant le chemin, ils me balladaient pour faire durer la course, mais cela m'est arrivé aussi à Paris avec les taxis.
La discussion a débutée en 2006 si je ne me trompe, mais elle est toujours d'actualité. Ce qui a changé en Inde comme chez nous c'est le prix du carburant qu'il soit pour les deux temps ou comme les autres véhicules, je me demande à ce jour comme ils arrivent à s'en sortir (comparé à la france le prix du litre, est aussi cher que chez nous) et ils font rarement le plein. Peu de rickshaws appartiennent à leur driver, les trois quarts les louent 300 roupies par jour, plus ils payent les frais: carburant, licences et amendes bien entendu. Les emplacements sont repartis en fonction du prix de la licence payée, près d'une station de bus elle est plus chère ainsi que dans les quartiers à touristes comme la ville blanche de Pondi. Sur Pondichery (où je réside) il y a 60 000 rickshaws inscrits, cela fait aussi parti du folklore, je ne connais pas de driver un peu aisé, mais je connais des propriétaires de plusieurs dizaines de rickshaws tres riches. Les drivers à qui j'ai payé leur outil de travail, étaient vraiment dans la m.... quand j'ai decidé de les aider (plusieurs mois sans travail car ils avaient eu un accident et meme si ce n'étaient pas de leur faute ils se sont retrouvé au chomage) des familles avec des enfants et des épouses adorables.
Mes drivers je les ai sermoné pour faire des prix corrects s'il voulaient récupérer leurs étrangers pendant leur séjour. ils me disent souvent qu'ils ont des soucis avec les indiens qui sont encore plus radins que les touristes, parfois ils en arrivent à appeler la police ce qu'ils n'hésitent plus à faire de nos jours avec leurs portables (indicatif tél de la police: N°100). Ici les policiers abondent toujours dans leurs sens, ils sont chez eux, et il est surement possible qu'ils encaissent des backchiches, c'est monnaie courante. Ce que preferent mes drivers ce sont des abonnements: tous les matins et apres midi récuperer les enfants à l'école ou faire des courses pour le meme client, fonctionnaire ou autre.
Coté technique les engins ont évolué, moteurs plus puissant, marche arriere et sécurité renforcé, certains sont obligé de faire une journée de conduite pour ré apprendre à conduire ces nouveau véhicules qui d'apparence sont les meme depuis des années( Moins pollueurs et carburants différents). Coté énergie, l'électricité c'est pas encore la panacée, il y a de tres gros problemes dans le Tamilnadu et certaines villes ont jusqu'à 11 heures de coupures par jour. Il faut rappeler que les indiens ne paient pas l'électricité à 100% de ce qu'ils consomment, l'état indien paie environ 75% de la note (c'est de meme avec l'eau) un de ces jours cela va changer. Le seul brevet au monde d'un moteur à eau (inventé par un français de Carros dans les Alpes Maritimes) a été acheté par la compagnie TATA, mais ce n'est pas pour demain matin.
Pour finir, lorsque je trouvai la note un peu salée, je leurs disais je vais appeler mon ami indien qui me dira la vérité et j'arrivai toujours à un compromis car ils n'aiment pas attendre.
Aujourd'hui je ne paie plus mes courses en Rickshaw, et tous les jours ils m'arretent dans la rue pour m'embarquer gratuitement alors que j'adore marcher dans Pondichery.
Jacques