Quelqu'un part à Delhi fin septembre?
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PY
786

🙁 Mes réserves de café en poudre pour machine à espresso fondent à vue d'oeil. A vrai dire, je n'en ai plus que pour quelques jours... Après, je suis condamné soit au filtre, soit à l'hypersomnie (on trouve du café en poudre en Inde, et même du très bon, mais pas une mouture adaptée à ma machine...).

A moins que...

Y aurait-il quelqu'un par ici :

* qui parte à Delhi dans les jours qui viennent * qui pourrait rajouter dans ses valises entre un et quatre paquets de café ?

Je propose en échange :

* de payer le café en roupies au taux du jour (et sans commission !) * de vous inviter à dîner pour dire merci * de vous donner un coup de main ou des conseils à Delhi si vous en avez besoin.

Si le deal vous convient, merci de m'envoyer un message privé (clic sur mon nom depuis la page d'adresse de ce message) ! Pyaasa Caféinomane pas encore repenti 😇
« Si ouverte que soit matériellement l'Inde aux Européens, aux voyageurs, aux commerçants, voire aux simples touristes, elle est loin, au sens profond des choses, d'être d'un accès facile. » Maurice Maindron, 1898
LA Larjungboy Regular ·
😉 lis tes mps !
Quittons l'UE, l'euro et l'OTAN - vite !
PY Pyaasa Regular ·
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Merci à tous ceux qui ont répondu favorablement à mon deal, presque trop nombreux pour que je leur envoie un message à chacun. Je suis en train d'organiser le calendrier des livraisons et pense ouvrir prochainement une boutique...

Pour éviter que cette discussion ne soit trop centrée sur ma propre addiction, un petit point utile sur le café à Delhi, pour tous mes camarades toxos sur le départ...

Il y a encore quelques années, le café, omniprésent dans le Sud, était quasiment introuvable dans la capitale. Il faut dire que ce n'est pas une boisson traditionnelle en Inde (pas plus que ne l'était le thé avant que les Anglais n'en introduisent la culture pour leur consommation personnelle, faisant du même coup plusieurs centaines de millions de nouveaux théinomanes).

Je me souviens d'une époque où il existait une machine à Nescafé dans un local syndical des cheminots de la gare de New-Delhi : c'était la seule que je connaisse dans toute la ville et je me demande encore comment je l'avais dénichée. Il est vrai que les Indian Coffee Houses, invraisemblables cafés d'Etat aux murs défraîchis et aux serveurs apathiques évoquant furieusement les cantines des pays de l'Est d'il y a encore dix ans et qui nous rappellent que l'Inde a été un pays quasi-socialiste, ont toujours servi du café et assuré la (molle) promotion de ce breuvage et de son grain.

Reste qu'il y avait manifestement un marché à prendre : le géant de Vevey s'y est engouffré et aujourd'hui, pas un Indien qui ne connaisse la petite musique du tortillard des Andes (papada papaaadada) qui rime avec Nescafé. Evidemment, le Nescafé (de café, qui veut dire café, et nes-, préfixe privatif, tous les linguistes vous le diront) est au vrai café ce que la poudre de thé CTC que l'on utilise pour le tchaï est à un Darjeeling Margaret's Hope FTGFOP, mais bon, la grosse machine helvète est passée en force et s'est imposée. Aujourd'hui, c'est le colosse d'Atlanta qui débarque avec son rouleau compresseur et ses petites machines rouges, qui pullulent comme des champignons et vendent sous la marque Georgia du "café" et du "thé" standardisés.

Les Indiens ont bien sûr bu leur café comme ils buvaient leur thé, avec moult sucre et force lait, n'hésitant pas, pour une ou deux roupies de plus, à le saupoudrer de chocolat en poudre Cadbury (qui est au cacao ce que... bon, vous m'avez compris), autre superpuissance de l'impérialisme alimentaire. Résultat : ce qu'on appelait café, et même souvent expresso, car les percolateurs étaient déjà répandus (pas de buffet de mariage sans perco) était en réalité un cappuccino. Pas un vero cappuccino italiano, naturalmente, ma un café au lait sucré mousseux.

Ce qui fait que quand deux chaînes de café se sont installées à travers l'Inde ces dernières années (Barista, qui, derrière son nom à consonance transalpine, appartiendrait en fait au Jean-Claude Van Damme pendjabi Sunny Deol, et Café Coffee Day, société de Bangalore), il a fallu faire un effort pédagogique en direction des masses. Car les cafés étaient vendus extrêmement cher et le client devait avoir tendance à se rabattre sur la tasse d'espresso premier prix (40 roupies tout de même si mes souvenirs sont bons) sans forcément savoir à quoi s'attendre. On imagine sa mine déconfite devant les trois centilitres de liqueur noire au fond de sa tasse, et surtout son rictus une fois le breuvage ingéré ! Et le scandale qui s'ensuivait...

Du coup, si vous allez aujourd'hui dans un Barista ou un Coffee Day et que vous demandez un espresso, le garçon prendra la peine de vous dire "it's a black coffee, sir/madam" et vous mourrez moins con. Si vous demandez autre chose, cappucino, macchiato, frappé-cino ou je-ne-sais-quoi-cino (tout y est, sauf le irish coffee, pour cause de prohibition), il vous proposera sans doute une boule de glace à la vanille pour mettre dedans. Barista proposait aussi à une époque des cafés d'origine (Cuba, Ethiopie, etc.), à des prix délirants et que j'ai trouvés plutôt quelconques.

La chaîne tout-orange joue la carte d'une convivialité qui ne passe pas, avec jeux de société en libre service, quotidiens à emprunter comme dans les cafés viennois (à mille années-lumière quand même) et même guitare sèche (heureusement ou malheureusement, ils mettent MTV ou la FM à la fond, ce qui fait qu'on n'a pas trop l'occasion d'entendre Hotel California ou Let It Be). Je préfère quant à moi Café Coffee Day, avec son décor lumineux et ses prix plus raisonnables (bien que Barista ait revu sa carte à la baisse).

Quand aux cafés Nescafé (cherchez l'oxymore), je n'en parlerai même pas.

Vous trouverez un café de chacune de ces chaînes (Barista et Café Coffee Day pour boire un café, Nescafé... je sais pas moi, pour leur jeter des pierres, par exemple) sur Connaught Place et dans le centre commercial Ansal Plaza. Beaucoup d'autres adresses dans Delhi et les grandes villes de l'Inde. Pyaasa
« Si ouverte que soit matériellement l'Inde aux Européens, aux voyageurs, aux commerçants, voire aux simples touristes, elle est loin, au sens profond des choses, d'être d'un accès facile. » Maurice Maindron, 1898
EL Eldjoudhi Regular ·
Salut

je pars en Inde (delhi en transit vite vite puis Jaipur pour quelques semaines) pour affaires.

si tu n'as pas encore eu ta dose de cafe fais le moi savoir, je pourrai peut-etre t'en rapporter 😉

a bientot

Samir
* **************************************************** "..Il faut toujours prendre ses distances par rapport aux biens de ce monde. personnellement, j'en jouis, certes, mais je m'en fous..." San Antonio (Je le jure)
JA Jacquesdu06 Regular ·
cher Pyaasa j' arrive à Delhi le 5 novembre pour un séjour de 2mois dans votre superbe pays. je pense avoir la place pour emporter dans mes bagages quelques paquets de café ( quelle qualité de café, carte noire ou autres? ). jacques et jean claude
FR Franca Veteran ·
coucou

et non je ne pars pas pour Delhi, ientot, mais j'ai un billet arrivée le 27 février, je pense que tu auras recu quelques paquets de café, mais d'ici la tu auras épuisé ton stock je me propose donc de t'apporter quelques paquets en février, dis moi as tu une marque !! préférée.

Le repas de remerciements n'esp pas indispensable, mais les infos par contre oui. Je te laisse ma boite mail si tu veux, pour tes futures commandes, si tu as besoin d'autres choses, nous sommes trois à arriver le meme jour Profites en .

A bientôt. francoisehallard@voila.fr
<< .....notre soif de survie dans le futur nous rend incapables de vivre dans le présent .....>>. Chuang TZU

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