Retour d'expérience: ascension du Batur, Bali
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Bonjour,

Pour ceux que cette ascension tenterait, voici un petit retour d’expérience de notre passage dans la caldeira du Batur. Pour planter le décor, nous voyageons sur une année en famille, avec des enfants de 4, 9 et 11 ans. On fait donc gaffe au budget, mais sans retenue excessive. J’en viens au fait : les rabatteurs sont ici très virulents mais je suppose qu’avant d’arriver au Batur, vous saurez d’expérience comment vous en dépêtrer. J’avais l’intention de réaliser l’ascension avec mon fils de 11 ans et à la vue du Batur, 600 m de dénivelé et des sentiers si creusés par les nombreux passages qu’on en devine le cheminement de la base jusqu’au sommet, il me semblait que ça ne poserait aucun problème. En arrivant à Toya, je passe devant le « bureau des guides » le HPPGB… J’entre par acquis de conscience mais les tarifs prohibitifs (60€ à deux pour un tour de 4h) me laissent pantois. Je laisse tomber, malgré l’insistance très pesante des « guides », avec l’intention de me débrouiller seul le lendemain. Le soir au restau, un type sympa me montre le départ du trek, à 100m de ma guest house en me conseillant, si je ne veux pas être harcelé, de répondre que je pars photographier les temples si quelqu’un s’enquièrent de ma destination. Autant pour éviter la meute que l’obscurité, nous décidons avec mon petiot de partir à 6h du mat. Le lendemain, au lever du jour, à peine engagés sur le sentier, nous croisons un type en scooter qui semble noter notre passage. Je sens le coup fumeux… A peine 100m plus loin, trois gonzes se garent devant nous, nous barrant le passage et commence une discussion assez virulente de 10mn sur l’interdiction supposée de grimper le Batur sans guide.

Pour l’anecdote, le responsable du groupe (guide ou policier, en réalité ni l’un ni l’autre) finit par me dire : vous êtes Français ? Je réponds oui, connaissant déjà la réponse qu’il va me donner : « Mais pourquoi ce sont toujours les Français qui ne veulent pas payer et qui s’affranchissent des règles ? ». J Bon, je suis avec mon petiot, je finirai par laisser tomber l’ascension, mais bien dégoûté quand même.

Il faut savoir que rien n’empêche quiconque de grimper le Batur par ses propres moyens mais les locaux ont instauré officieusement une forme de système mafieux, contrôlant chaque départ de sentier à l’aide de plusieurs personnes et n’hésitant pas à pratiquer une forme d’intimidation verbale et même physique à l’encontre de ceux qui décident de se passer de leurs services. Je ne suis pas contre l’idée de payer une contribution pour aider à l’emploi de ceux qui vivent ici mais pas dans ces proportions ridicules pour une ballade sans danger de 4h (600 000rp, c’est l’équivalent d’une centaine de repas) et encore moins pour un service factice revenant à vous prendre par la main pour traverser un passage piéton (encore que là aussi, j’étais prêt à faire un effort...).

Prenez un « guide » si vous le désirez, mais sachez que rien ne vous empêche de décider du contraire.

Cordialement Chrisan
JE Jeansellier Globetrotter ·
Bonjour ,

Ce coin de Bali a une sale réputation à cause de la mafia qui y régne et depuis de nombreuses années Il y a plus de 20 ans on l'evoquait déjà , avec les touristes qui retrouvaient pneus crevés au retour de la ballade sur le lac , ou alors le retour en barque voyait son prix s'envoler . La mentalité des locaux vivant dans cette zone est pourrie .

Les années passent rien ne change , merci de le rappeler et que cela mette en garde les prochains visiteurs .

cdlt Jean
BO Boumbastic Globetrotter ·
Salut Jean,

Oui mais il y a 20 ans on pouvait escalader le mont Batur sans se faire agresser, la mafia qui y règne actuellement n'était pas encore organisée, je l'avais fait tranquillement en tout cas, même si les guides locaux n'appréciaient deja pas le fait qu'on se prive de leur service 😉 Par contre pour le bord du lac, il était deja déconseillé de s'aventurer dans le coin en effet 🙁
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
CO Coolprovence Regular ·
Bonjour,

Pour ceux que cette ascension tenterait, voici un petit retour d’expérience de notre passage dans la caldeira du Batur. Pour planter le décor, nous voyageons sur une année en famille, avec des enfants de 4, 9 et 11 ans. On fait donc gaffe au budget, mais sans retenue excessive. J’en viens au fait : les rabatteurs sont ici très virulents mais je suppose qu’avant d’arriver au Batur, vous saurez d’expérience comment vous en dépêtrer. J’avais l’intention de réaliser l’ascension avec mon fils de 11 ans et à la vue du Batur, 600 m de dénivelé et des sentiers si creusés par les nombreux passages qu’on en devine le cheminement de la base jusqu’au sommet, il me semblait que ça ne poserait aucun problème. En arrivant à Toya, je passe devant le « bureau des guides » le HPPGB… J’entre par acquis de conscience mais les tarifs prohibitifs (60€ à deux pour un tour de 4h) me laissent pantois. Je laisse tomber, malgré l’insistance très pesante des « guides », avec l’intention de me débrouiller seul le lendemain. Le soir au restau, un type sympa me montre le départ du trek, à 100m de ma guest house en me conseillant, si je ne veux pas être harcelé, de répondre que je pars photographier les temples si quelqu’un s’enquièrent de ma destination. Autant pour éviter la meute que l’obscurité, nous décidons avec mon petiot de partir à 6h du mat. Le lendemain, au lever du jour, à peine engagés sur le sentier, nous croisons un type en scooter qui semble noter notre passage. Je sens le coup fumeux… A peine 100m plus loin, trois gonzes se garent devant nous, nous barrant le passage et commence une discussion assez virulente de 10mn sur l’interdiction supposée de grimper le Batur sans guide.

Pour l’anecdote, le responsable du groupe (guide ou policier, en réalité ni l’un ni l’autre) finit par me dire : vous êtes Français ? Je réponds oui, connaissant déjà la réponse qu’il va me donner : « Mais pourquoi ce sont toujours les Français qui ne veulent pas payer et qui s’affranchissent des règles ? ». J Bon, je suis avec mon petiot, je finirai par laisser tomber l’ascension, mais bien dégoûté quand même.

Il faut savoir que rien n’empêche quiconque de grimper le Batur par ses propres moyens mais les locaux ont instauré officieusement une forme de système mafieux, contrôlant chaque départ de sentier à l’aide de plusieurs personnes et n’hésitant pas à pratiquer une forme d’intimidation verbale et même physique à l’encontre de ceux qui décident de se passer de leurs services. Je ne suis pas contre l’idée de payer une contribution pour aider à l’emploi de ceux qui vivent ici mais pas dans ces proportions ridicules pour une ballade sans danger de 4h (600 000rp, c’est l’équivalent d’une centaine de repas) et encore moins pour un service factice revenant à vous prendre par la main pour traverser un passage piéton (encore que là aussi, j’étais prêt à faire un effort...).

Prenez un « guide » si vous le désirez, mais sachez que rien ne vous empêche de décider du contraire.

Cordialement Chrisan
Chantal de France

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