Itinéraire dans le Queyras en bivouac?
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SA
Bonjour, Mon post précédent n'ayant pas suscité un enthousiasme débordant, car sans doute trop général, j'ai affiné mes désidératas et me suis décidé pour une randonnée de 4-5 jours dans le Queyras fin de ce mois. Nous sommes un couple de marcheurs en bonne forme, habitués à de longues randos et à la montagne (sans être montagnards) et les dénivelés ne nous font pas trop peur. On souhaiterait rester éloignés de la civilisation et faire notre périple en bivouac (tente sur le dos). Il me semble d'après les cartes que la partie Est du Queyras est moins civilisée et plus en altitude. J'ai donc pensé partir de St-Véran (j'ai laisserais l'auto), marcher dans le sens anti-horaire classique (pour faciliter la lecture du topo, mais si vous me conseillez l'inverse, je veux bien vous écouter), et arriver quelque part entre Aiguilles et Arvieux, en fonction du temps qu'il nous faudra. Ma question est: par où passer ? On arrivera début d'après-midi à St-Véran, donc je pensais mettre la tente un peu après la chapelle de Clausis. Le lendemain, j'hésite entre descendre directement vers l'Echalp (et dormir un peu avant d'y arriver) via le lac Egorgéou, ou bien à m'engager dans le Tour du Pain de Sucre. Ca a l'air joli, mais la météo y est souvent plus capricieuse d'après ce que j'ai compris. Que me conseillent les spécialistes du Queyras ? Ensuite, j'hésite entre rester sur le GR58 entre l'Echalp (ou Ciabot del Pra en fonction du choix précédent) et les Fonts de Cervières, ou bien emprunter les variantes passant par le Col d'Urine et le col des Thures. Merci pour vos conseils ! 🙂
LO Lorette04 ·
Bonsoir,

peut etre est ce trop tardpour vous répondre. Je connais bien le qeyras où nous randonnons depuis de nombreuses années, la chapelle de clausis bonne idée mais je ne suis pas sure qu'il y ait de l'eau. Apres c'est on peu passer par les 2 caramantrans bref et joli détour. Le tour du pain de sucre est sympa ensuite aller vers les fonds de cervieres est interessant .En revenant un bivouac au dessus d'arvieux aux chalets de furfande accesibles uniquemnt à pied serait sympa Le col d'urine est tres joli aussi on redescend sur le petit hameau du Roux avant de repartir sur les fonds de cervieres mais on évite complètement la vallée et donc les points ravitaillement à vous de voir bo périple
MA Mathews Globetrotter ·
Salut, difficile d'apporter une réponse objectives aux questions il n'ya pas d'itinéraire prédéfini dans le Queyras sauf suivre éventuellement les GR et PR tous tracés. C'est pas comme le Tour du Mont Blanc par exemple. Donc il y a un certain nombre de combinaisons possibles de trajets

Il me semble d'après les cartes que la partie Est du Queyras est moins civilisée et plus en altitude. J'ai donc pensé partir de St-Véran (j'ai laisserais l'auto), marcher dans le sens anti-horaire classique (pour faciliter la lecture du topo, mais si vous me conseillez l'inverse, je veux bien vous écouter), et arriver quelque part entre Aiguilles et Arvieux, en fonction du temps qu'il nous faudra.

le Queyras est très fréquenté en été.... désolé de cette réponse laconique Les plus beaux coins que j'ai fait c'est Chateau Queyras et le col des Ayes

On souhaiterait rester éloignés de la civilisation et faire notre périple en bivouac (tente sur le dos).

à ce moment-là ne pas aller dans le Queyras ily a du monde en été mais plutôt dans les Rocheuses dans le Yukon 😉

Le tour du Viso comporte quelques coins un peu sauvage. De Saint-Véran on peut atteindre le sentier qui en fait le tour je l'ai fait une année.
SA Samstru ·
Merci pour vos conseils. On revient de notre (petit) périple et c'est toujours plus sympa de donner un peu de retour. Le premier jour on est parti de St Véran à 18h (un peu tard, mais il y avait de la route à faire avant) pour bivouaquer sous la Chapelle de Clausis (face à l'ancienne mine de cuivre), près du torrent. Très sympa, même s'il y avait du givre le lendemain matin sur le pré, on n'a donc pas eu très chaud. Deuxième jour, nous sommes montés au col de Chamoussière, puis on s'est engagés sur le tour du Pain de Sucre en passant le col d'Agnel. Nous avons bivouaqué après les Granges del Rio, côté italien donc. Il ne faut pas s'aventurer trop loin dans la vallée sous peine de se retrouver entourés de vaches (dont deux ont failli me passer sur le corps le lendemain matin, toutes affairées qu'elles étaient à régler violemment leurs comptes). Environ 1km après les granges del Rio, le chemin s'élève par rapport au torrent et il y a là en contrebas une petite zone plate où poser la tente près de la rivière. Très sympa et plus chaud que la veille. Le lendemain, on a passé le col della Losetta (très belle vue sur le Viso) et le col Vallante qui permet de repasser du côté français. Une fois ces deux cols passés, ce fut la grosse hésitation. Il ne nous restait plus beaucoup de jours, on n'avait pas envie de dormir entassés dans le refuge du Viso et nos jambes ne voyaient pas d'un très bon oeil l'idée d'ajouter le col Sellière à la journée. De plus, la météo annonçait une dégradation. Du lac Lestio, juste en dessous du col Vallante, on a donc suivi le sentier qui longe le Guil et redescend vers l'Echalp. Un peu à contre-coeur donc, mais pas pour longtemps tant on a trouvé cette vallée magnifique (surtout la première moitié) et calme (peu fréquentée). Nous avons dormi dans la descente, encore une fois, juste avant d'arriver dans les prés-aux-vaches. Le lendemain, on termine la descente vers l'Echalp avec dans l'idée de remonter vers la Crête de Peyra Plata et de passer notre dernière nuit après Collette de Gilly. Mais comme la fin de la descente a pris pas mal de temps, que nos jambes râlaient toujours et qu'on annonçait de la pluie, on a préféré essayer de rejoindre notre auto à St Véran. Bien nous en pris car rallier Ristolas à St Véran ne se fait pas en un clin d'oeil: un bus par jour et encore il faut en changer à Ville-Vieille (l'autostop a bien fonctionné); et surtout il s'est mis à pleuvoir sans discontinuer la nuit et le jour suivants.

Au final, on a bien apprécié cette partie du Queyras. Les paysages y sont très beaux. Par contre, je me demande si c'était bien une bonne idée de vouloir le faire avec la tente et tout l'équipement sur le dos car on n'a jamais vraiment été dans des endroits isolés: tout est plus ou moins accessible via des routes qui sillonnent le parc. Du coup, on crève avec nos baluchons et on se fait dépasser par une foule de gens (jeunes et moins jeunes) qui sautillent de roche en roche avec leur petit sacs pour la journée. Un peu frustrant, surtout qu'ils voient exactement les mêmes paysages que nous. J'ai donc eu l'impression de ne pas avoir été récompensé du surplus d'effort produit à porter lourd, et que les chemins ont volontairement été tracés de façon à repasser régulièrement par des villages où se trouvent hébergements et ravitaillements. D'un côté ça permet à tout le monde d'avoir accès à tout ou presque, ce qui est bien, mais on n'a pas vraiment le sentiment d'être "Into the Wild", à part le soir où on se retrouve seul. Peut-être que la partie nord du GR58 est plus isolée, ce sera à tenter une prochaine fois ?
LO Lorette04 ·
merci de nous donner de vos nouvelles au retour le périle a été sympa je comprends vos réfexions sur le poids du sac il y a une trentaine d'année nous avions commencé le queyras avec tout le matériel de camping et rapidement abandonné vu le nombre d'hébergements meme si il y en avait moins à ce moment là.
MA Mathews Globetrotter ·
Merci pour le récit c'est intéressant comme point de vue.

mais on n'a pas vraiment le sentiment d'être "Into the Wild", à part le soir où on se retrouve seul.

je l'ai écris dans mon précédent message, le Queyras est très fréquenté en été. Il vaut mieux aller dans les Ecrins plus sauvages. Dans le parc des Ecrins, pas de routes avec des casse-c.. en voiture, très peu de refuges, que des sentiers..

Et puis le gros problème c'est les routes qui y montent ; évidemment les casse-pieds en voiture, pardon les gens prennent leur voiture pour aller randonner, donc pollution supplémentaire et nuisances ; pour l'écologie et le développement durable on repassera.

C'est la faute aux responsables de région qui veulent "américaniser" les espaces naturels : bagnole, camping, bagnole, camping. En cause aussi l'étalement urbain qui grignote de plus en plus les espaces naturels et sauvages.

Du coup, on crève avec nos baluchons et on se fait dépasser par une foule de gens (jeunes et moins jeunes) qui sautillent de roche en roche avec leur petit sacs pour la journée. Un peu frustrant, surtout qu'ils voient exactement les mêmes paysages que nous. J'ai donc eu l'impression de ne pas avoir été récompensé du surplus d'effort produit à porter lourd,

c'est une problématique intéressante; à ce moment-là il faut prendre sa voiture la laisser en stationnement et monter un col pour redescendre prendre sa voiture ce que font une majorité de gens.Mais je n'en vois pas l'intérêt, autant rester chez soi à regarder la télé. Ensuite pour ces gens avec leurs petits sacs ils ont une logique adaptée à la France mais pas adaptée à des contrées sauvages où il faut être en autonomie.
SA Samstru ·
Mais qu'en est-il du bivouac dans les Ecrins ? C'est, au même titre que la Vanoise, un parc national où d'après ce que j'ai entendu dire, il n'est pas trop conseillé de bivouaquer sous peine d'amendes. C'est une des raisons pour lesquelles j'avais choisi le Queyras, c'est un parc régional pas national. Le bivouac est donc possible dans les Ecrins ?
MA Magne2 Globetrotter ·
le bivouac est toléré dans les PN Français mais la tente ou le tarp doit posé tard et enlevé tot les déchets doivent etre emmenes avec soi bien sur

bien sur il y a aussi des refuges et des gites sur le tour de l'oisans tour du vieux chaillol tour du champsaur tour du valgaudemar
Hasta la vista
MI Minifamille Regular ·
Et puis le gros problème c'est les routes qui y montent ; évidemment les casse-pieds en voiture, pardon les gens prennent leur voiture pour aller randonner, donc pollution supplémentaire et nuisances ; pour l'écologie et le développement durable on repassera.

C'est la faute aux responsables de région qui veulent "américaniser" les espaces naturels : bagnole, camping, bagnole, camping. En cause aussi l'étalement urbain qui grignote de plus en plus les espaces naturels et sauvages.

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Je trouve que ce n'est pas vraiment applicable au Queyras : les villages y sont depuis longtemps, il ne s'agit pas de stations construites de toutes pièces au début de l'or blanc. des personnes y habitent à l'année. Il est donc "naturel" que des routes relient ces villages. Et on est loin d'une abondance de campings dans ce coin là. Il est même difficile d'en trouver.

Le Queyras, ce n'est pas une montagne sauvage, mais une montagne habitée depuis des siècles, aménagée par l'homme (canaux d'irrigation, alpages, routes). Et je trouve qu'au contraire les responsables de région ont globalement su préserver cet écrin, avec un bon équilibre nature/ habitat.

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